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14.XI.

2009 Tle S
Corrigé du devoir de mathématiques n°2

Exercice n°1

- Partie A : Etude graphique et conjectures -



1. On a pour tout n entier un + 1 = f(un) avec f définie sur [0 ; +∞[ par :   .
 

Cf


2. f est une fonction rationnelle définie sur [0 ; +∞[, donc dérivable, et pour x ≥ 0, 
   ². Donc,
comme 4 > 0 et (2 + 3x)2 > 0 sur [0 ; +∞[, et f’(x) est positive sur R+, donc f est strictement croissante.
 
Par le théorème du plus haut degré pour les fonctions rationnelles, lim   lim  .

x 0 +∞
4 +
(2 + 3x)2 +
f’(x) +

Variations

de f 0

3. Par lecture graphique, on a u1 = 0,4 ; u2 = 0,25 ; et u3 ≈ 0,18.

4. Ces premiers termes et la construction suggèrent que (un) est strictement décroissante et convergente
vers 0.

-Partie B : Démonstrations des conjectures –

1. Montrons par récurrence la propriété P(n) : un > 0, pour tout n de N.


Initialisation, pour n = 0 : u0 = 1 donc u0 > 0 et P(0) est vraie.
Hérédité : Supposons que pour un certain n, P(n) est vraie, c'est-à-dire que un > 0.
Alors, 2un > 0 et 2 + 3un > 0, donc par quotient, un + 1 > 0.
La propriété P(n + 1) est vraie.
Conclusion : P(n) est initialisée, héréditaire, donc par récurrence vraie pour tout n de N.
   
2. a.     0,4 ;      0,25 ; et   .
   
  
b.      1   et        :    !    , donc (un) n’est pas arithmétique.
   
# "
"  #  " #
 $
 et  %
#  : ! , donc (un) n’est pas géométrique.
   " &  "
$

'(" 
3. Comme pour tout n, un > 0, on peut calculer le quotient :  .
'  '
'("
Comme un > 0, 2 + 3un > 2 et < 1. La suite (un) est strictement décroissante.
'


4. a. On a : )  1 *  3, )  6 et )  9. On peut conjecturer que (vn) est arithmétique de raison 3.

b. Démontrons la conjecture, soit n dans N :
   ' 
).  ).  2 /  0  2/  0
'(" ' ' '
Donc : ).  ).  3, (vn) est bien arithmétique de raison 3.

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5. D’après 4.b., pour tout n, vn = v0 + nr = 3 + 3n, soit vn = 3(n + 1).
 5
Par suite, .  , donc : 34  , pour tout n.
1' 2 645

Remarque : on peut vérifier que cette expression est cohérente avec les valeurs u0, u1, u2, et u3 connues.

6. D’après 5., 7894 34  :, ce qui prouve la deuxième conjecture de –A-3..

Exercice n°2 (7 points)

- Partie A : Restitution organisée de connaissances -

1. Soit z = x + iy un nombre complexe.


D’une part, |<|  ² * =² ; d’autre part, <<   * >=  >=  ²  >= * >=  >²=²  ² * =². Donc,
|<|  <<.

2. Soient deux nombres complexes z1 et z2,


|< ? < |  < ? < < ? < 
 < ? < ? < ? <
 < ? < ? < ? <
 |< | ? |< |
Et comme, les modules sont positifs, |@A ? @5 |  |@A | ? |@5 |.

- Partie B -

1. a. ϕ(1 + 2i, −2 + i) = 1 * 2>2 * > * 1 * 2>2 * >


 1 * 2>2  > * 1  2>2 * >
 2  >  4>  2>²  2 * > * 4>  2>²
 0.

b. ϕ(i, 1 + i) = >1  > * >1 * >  >  >²  >  >². Donc, ϕ(i, 1 + i) = 2.

2. a. Pour z et z’ complexes, B<, <


   * >=
 >=
 *   >=
* >=C
B<, <
  
 >  ==
* >=
 =
 * 
 >  ==
* >=
 =
. Donc : D@, @
  5EE
* FF
.

b. x, x’, y et y’ sont réels donc, le nombre ϕ(z, z’) est réel.

3. a. D’après 2.a, ϕ(z, z) = 2(x2 + y2), alors D@, @  5|@|5 .


b. Pour z complexe, ϕ(z, z) = 2  |<|  1  |<|  1.
(E) est le cercle de centre O et de rayon 1.

4. Pour z = x + iy, ϕ(z, i) = i< − iz = −i(z − <) = −i(2iy). ϕ(z, i) = 2y.


L’ensemble (F) des points M d’affixe z tels que ϕ(z, i) = 2 est la droite d’équation y = 1.

5. ϕ(z, <) = 0  2(x2 − y2) = 0  (x − y)(x + y) = 0.


(G) est bien la réunion des deux droites d’équations y = x et y = −x.

Exercice n°3 (5 points)

<  <  2G√3 * >I<² * 4G1 * >√3I  8>


1. a. Soit z un nombre complexe :
<  2>G<   2√3< * 4I  <  2√3<² * 4<  2><² * 4>√3<  8>
Donc K@  @  5LG@5  5√6@ * MI.

b. Dans C, f(z) = 0  <  2>G<   2√3< * 4I  0


 z − 2i = 0 ou <   2√3< * 4  0
Pour le trinôme, ∆ = −4 = (2i)2 < 0. Il a donc deux racines
complexes conjuguées :
√ N
<   √3 * > et <  √3  >.

Pour f(z) = 0, S = O5L; √6 * L; √6  LQ.

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2. a. On a : |< |  R√3  >R  S√3 * 1  2,
|< |  |< |  |< |  2 et |< |  2.
M1, M2 et M3 sont sur un même cercle de centre O de rayon 2.

b. M3 est sur l’axe des imaginaires purs. On construit cercle C de centre O et de rayon 2 et les droites
d’équation y = −1 et y = 1. M1 et M2 sont les points d’intersection de C et de ces droites ayant une affixe
avec une partie réelle positive.

3. <WWWWWWWWWX
TUV  <UV  <T  <  2>
et <WWWWWWWWWWWWWX
U" U#  <U#  <U"  √3 * >  G√3  >I  2>.

4. On vient de montrer que WWWWWWWWWX


YZ et WWWWWWWWWWWX
Z Z ont même affixe, ils sont égaux. Alors, OM1M2M3 est un
parallélogramme. De plus, OM1 = OM3, ce parallélogramme a deux côtés consécutifs de même longueur,
alors OM1M2M3 est un losange.

Exercice n°4 (1,5 points)

Déterminons l’équation de dm passant par A(1 ; 4) de coefficient directeur m réel :


y = m(x − xA) + yA .
y = m(x − 1) + 4

Les abscisses des points d’intersection, s’ils existent, de H et dm sont solutions de : [  1 * 4  pour x

non nul (E).

(E)  mx2 + (4 − m)x − 4 = 0

Pour m = 0, (E) est une équation du premier degré, qui admet une seule solution (x = 1)
Pour m ≠ 0, c’est une équation de second degré, de discriminant, ∆m = (4 − m)2 + 16m = (m + 4)2.

H et dm ont un unique point d’intersection si et seulement si m vaut 0 ou −4 et deux points


d’intersections pour m ≠ 0 et m ≠ −4.

remarque : on peut utiliser Géogébra pour conjecturer le résultat, avec un curseur pour m.
On constate de plus, que pour m = −4, la droite est tangente à H, son coefficient directeur est

égal à f’(−4) =  = −4.

d0

d−4

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