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UNIVERSITE AUBE NOUVELLE

COURS D’ENQUETES SOCIOECONOMIQUES


Licence 3 : Option ANALYSE ECONOMIQUE

Par :
Madame OUEDRAOGO

Année Académique : 2019-202

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Madame Ouedraogo
INTRODUCTION GENERALE

L’enquête socio-économique est une collecte d’informations sur les conditions sociales et
économiques d’une population donnée. Ces informations collectées ou données socio-
économiques permettent de décrire la situation d'agents économiques, de groupes socio-
économiques, de secteurs sociaux et économiques dans le but de comprendre leurs
dynamiques et d'orienter les décisions de politiques économiques.
Les enquêtes sont justifiées par l'impossibilité de recueillir des informations sur l'ensemble de
la population.

Les enquêtes socio-économiques sont utiles dans les domaines suivants :

 Le domaine de la politique économique : il s’agit de collecter les informations susceptibles


d’éclairer ou d’orienter les décisions politiques. Les données peuvent également servir à
l’évaluation de certaines politiques économiques. Par exemple: l'évaluation de l'impact d'un
projet de développement.

 Le domaine de la recherche : il s'agit essentiellement d'expliquer une situation observée


dans le domaine de la recherche. La collecte des données socioéconomiques permet de faire
des mesures qualitatives ou quantitatives des phénomènes observés, de construire des
indicateurs afin de répondre aux questions essentielles formulées par la recherche.
Ce cours est organisé en trois chapitres; le premier chapitre porte sur les méthodes de
collectes des données socioéconomiques ; le deuxième traite des méthodes d'échantillonnages
et le troisième chapitre porte sur la collecte et l’analyse des données.

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Chapitre I : Méthodes de collecte de données socio-économiques

Les données socio-économiques sont essentielles à l'analyse économique. Les enquêtes


socio-économiques sont conduites selon les méthodes quantitatives, qualitatives, formelles et
informelles.
Ce chapitre ce fixe pour objectif de présenter ces méthodes. Il comprend quatre sections. La
première section présente des méthodes quantitatives et les méthodes qualitatives; la
deuxième section traite des méthodes informelles; la troisième est consacrée aux méthodes
formelles; la quatrième ce focalise sur la construction du questionnaire d'enquête.

I. METHODES QUANTITATIVES ET METHODES QUALITATIVES


I.1 METHODES QUANTITATIVES
Les méthodes quantitatives de collecte de données mesurent directement l'état ou la variation
d'une variable. Elles donnent des résultats numériques. Par exemple: montant épargné par les
ménages auprès du système financier centralisé, production agricole des ménages, quantité de
produits vendus par une entreprise, augmentation des recettes mensuelles d'une unité de
production.

I.2 METHODES QUALITATIVES


Les méthodes qualitatives quant à elles, recueillent des renseignements qualitatifs en
demandant aux enquêtés d'expliquer une situation donnée ou dire ce qu'ils font ou souhaitent
faire ou dire ce qu'ils pensent d'une situation donnée. Elles donnent des descriptions sous
formes de textes. Les données qualitatives sont utiles pour comprendre des habitudes, des
comportements, les croyances, les préférences, les opinions etc.

Pendant que les méthodes quantitatives donnent des informations chiffrées, les méthodes
qualitatives fournissent des données qui ne peuvent pas être facilement expliquées sous
formes numérique. Le choix entre une méthode quantitative et une méthode qualitative
dépend de la nature de l'information recherchée, des capacités du chercheur, des ressources
disponibles, de l'utilisation prévue de l'information et du degré de précision voulu.
Il n'y a pas d'opposition absolue entre les méthodes quantitatives et les méthodes qualitatives.
Ces deux types de méthode peuvent se compléter.
Une grande partie des informations qualitatives peut être quantifiée. Par contre, il est
généralement difficile de transformer une information quantitative en une information
qualitative. On dit que l'on ne peut pas extraire une opinion d'un chiffre.

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Remarque:
Une enquête n’est pas qualitative parce que les questions portent sur des variables
qualitatives. Le sexe est une variable qualitative, mais la répartition par sexe peut être connue
au moyen d’une enquête quantitative. De même une variable qualitative ne permet pas
d’obtenir que des variables qualitatives. Au cours d’une étude qualitative, le chercheur peut
être amené à s’intéresser à l’âge des enquêtés qui est une variable quantitative.
II. METHODES INFORMELLES
Les principales méthodes informelles de collecte de données socioéconomiques sont :
- la méthode active de recherche et de planification participative(MARP) ;

- la méthode par informateurs clés ;

- l'entretien ou animation de groupes (focus groupes) ;

- l'entretien semi-structuré.

II.1 La méthode MARP

La MARP est une méthode systématique et semi-structurée de collecte d'informations sur les
conditions de vie et les moyens d'existence en milieu rural. Elle comporte plusieurs outils tels
que les entretiens auprès d'informateurs clés, les entretiens de groupes, l'observation directe et
les représentations schématiques.
La MARP consiste essentiellement en un processus au cours duquel les populations rurales
créent et manipulent leurs propres informations en utilisant les matériaux disponibles.
Les principales caractéristiques de la MARP sont les suivantes:
 la problématique est analysée à partir d'angles différents c'est-à-dire d'opinions
différentes ;
 la MARP est exploratoire et itérative ;
 la MARP utilise une approche de type pluridisciplinaire ;
 les entretiens sont menés par les chercheurs eux-mêmes et non pas les enquêteurs ;
 les interlocuteurs sont sélectionnés selon une finalité et non au hasard ;
 la variabilité doit être explorée plutôt que dissimulée derrière les moyennes.
On a recours à la MARP dans les phases exploratoires de l'analyse rurale et de la planification
de la recherche. Elle peut être utilisée aussi dans les autres phases de l'analyse rurale.

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 Point fort de la MARP
L'atout principal de la MARP est d'inciter la population à prendre un certain pouvoir et
prendre part aux décisions et aux responsabilités dans la planification d'activités de
développement et de recherches. La MARP permet ainsi une implication plus grande de la
communauté et la durabilité des activités.
 Point faible de la MARP
De nombreux praticiens de la MARP considèrent les communautés comme des
entités homogènes négligeant les différences sociales. Cela peut aboutir à des
interventions profitables uniquement à quelques individus.
L'animation de la MARP requiert une personne qualifiée pas toujours disponible.
Ce qui fait que tous les intervenants n'ont pas nécessairement les talents requis.
La MARP est intensive et se concentre à l'échelle communautaire. Lorsqu'on
essaie de couvrir un espace plus large, les problèmes de changements d'échelles
peuvent se poser.
Les institutions de recherches sont réticentes à reconnaitre le professionnalisme
d'actions et de résultats d'une méthode qui ne respecte pas un protocole
scientifique formel.
II.2 LES INFORMATEURS CLES

Un informateur clé est un individu en possession d'informations intéressantes et qui accepte


de se prêter à un entretien.
L'entretien est informel dans la mesure où il ne nécessite pas un questionnaire préétabli. Il est
cependant important de définir un thème. Il est cependant important d'avoir des entretiens
avec des personnes représentants différents groupes d'intérêts ou différentes perspectives par
rapport au thème.
Les entretiens avec les informateurs clés peuvent se faire pour tout type d'études à caractère
sociale. Ils sont surtout utiles au stade préliminaire de la recherche.
 Point fort de la Méthode
La méthode est simple à organiser et à mettre en place. C'est une méthode flexible qui permet
une réorganisation rapide et l'exploitation de nouvelles pistes d'investigation. La méthode
permet l'exploration de points de vue différents.

 Point faible de la Méthode


Les informations obtenues peuvent être biaisées ou objectives.

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Il y a le risque d'accepter certaines informations qui ne sont que des apparences
sans les confronter à d'autres sources.
Il y a également le risque de perdre de vue l'information recherchée lorsque les
objectifs ne sont pas bien définis avant l'entretien.
II.3 L'ENTRETIEN DE GROUPES

L’entretien avec les groupes peuvent se faire avec l’ensemble d’une communauté ou avec des
groupes cibles composés de membres représentatifs de la communauté dont
on souhaite connaître les convictions, les pratiques ou les opinions. En posant d'abord
quelques questions puis en structurant le débat, le facilitateur/enquêteur peut obtenir, par
exemple, des renseignements sur les pratiques courantes. Avec l'ensemble d'une
communauté, on recherche la vision de la communauté sur une question donnée. Tout
membre de la communauté peut participer à cet entretien. Avec des groupes ciblés, il s'agit
également d'appréhender leur savoir ou leurs points de vue spécifiques sur un sujet.
 Point fort de la Méthode
Les entretiens du groupe permettent d'obtenir de nombreuses informations en un
temps court.
L'information peut être rapidement confirmée ou infirmée. Ce qui permet d'enquêter
rapidement sur les divergences d'opinions.
Les dynamiques du groupe permettent aux individus de réagir aux commentaires des
autres, ce qui encourage la discussion du groupe et d'apprentissage social.
 Point faible de la Méthode
Les entretiens de groupe exigent des talents de facilitateurs pour les mener à bien.
Les entretiens peuvent être dominés et leurs résultats fortement influencés par les
autorités présentes, les personnes qui articulent mieux leurs idées ou les représentants
d'un groupe social dominant.
Les réunions de communautés peuvent nécessiter un protocole social et du temps pour
leur organisation.
Les réunions de communautés peuvent être également sujettes à des biais. Par
exemple: la présence des seules personnes qui ont le temps, qui se trouvent près du
site de l'entretien, la prédominance des hommes.
II.4 ENTRETIEN SEMI-STRUCTURE

L’entretiens semi-structuré permet de collecter des informations individuellement ou en petits


groupes. Il utilise une série de questions générales pour guider les conversations mais laisse la

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possibilité d'introduire d'autres questions pendant la discussion. Cette méthode est importante
pour une compréhension approfondie des méthodes qualitatives. Les questions doivent être
formulées de manière à ce que les personnes interrogées puissent exprimer leur point de vue.
Les questions doivent se présenter dans une séquence logique permettant le bon déroulement
de l'entretien. La conduite semi-structurée nécessite l'intervention de plusieurs personnes (au
moins deux). Les informations collectées lors de l'entretien semi-structuré peuvent être
synthétisées de la manière suivante:
- Numéroter chaque répondant (1;2;3;…; n).
- Faire le résumé de chaque réponse par question et par répondant;
- Examiner les réponses en notant les points les plus fréquemment mentionnés par 25%
des répondants;
- Classer les réponses des 75% des répondants restants dans les catégories de réponses
identifiées auprès des 25% des répondants, créer des nouvelles catégories de réponses
si nécessaire;
- Relever toute citation importante pour souligner certains points de vue.

II.5 CHOIX ENTRE METHODE D'ENTRETIEN DE GROUPE ET ENTRTIEN


INDIVIDUEL

Avec les méthodes d'entretien individuel, les renseignements sont généralement plus détaillés
mais l'exigence de représentativité et de fiabilité impose une collecte de données auprès de
nombreuses personnes. Leur coût est par conséquent plus élevé. Avec les méthodes
d'entretiens de groupe, on a un point de vue plus collectif et une mise en évidence des points
de convergences et de divergences. Ces méthodes ne donnent pas des renseignements plus
détaillés sur les points de vue personnel ou individuel.

METHODES INDIVIDUELLES

AVANTAGES
Il est plus facile de gérer la discussion;
Les renseignements obtenus sont plus détaillés;
Les informations collectées peuvent être structurées de façon à conduire une analyse
statistique.
INCONVENIENTS
Les méthodes individuelles demandent plus de temps et de ressources.
Ces méthodes ne permettent pas de dégager un consensus.

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La qualité de l'information collectée est plus importante et son traitement est plus
couteux.

METHODES DE GROUPES

AVANTAGES

La prise en compte du groupe ou catégorie marginalisée;


L'expression du point de vue divergent et convergent;
Le partage de l'information au sein du groupe.

LES INCONVENIENTS
La validité des données peut être remise en cause;
Le traitement des questions délicates n'est généralement pas possible;
Les informations ne sont pas suffisamment détaillées pour certaines questions
notamment les questions individuelles;
Il faut veiller à une bonne composition du groupe pour que toutes les sensibilités
soient suffisamment représentées.

III. METHODES FORMELLES

III.1 L’Enquête formelles

L'enquête formelle consiste en une collecte de données à partir d'un questionnaire standard
auprès d'un échantillon représentatif d'une population. Elle est conduite par les enquêteurs. La
fréquence de collecte de l'information permet de distinguer les enquêtes simples qui sont à
passage unique des enquêtes à visites multiple ou répétées. On a recours aux enquêtes
formelles pour obtenir des données auprès d'un grand nombre d'individus de manière
structurée en se référant à des questions spécifiques. Des données collectées font souvent
l'objet d'une analyse statistique. Cette analyse permet de caractériser les populations et de les
comparer. Les questionnaires d'enquêtes formelles peuvent être simples ou complexes. Ils
sont simples lorsqu'ils comportent une série de questions précises et structurées quantitatives
et généralement fermées. Les questionnaires sont complexes lorsqu'ils incluent des questions
qualitatives ouvertes.
Les questions peuvent être formulées de manière à tester une hypothèse ou de manière à
décrire une situation particulière.
 Point fort
L'utilisation des données quantitatives pour l'inférence statistique ;

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Possibilité de construction d'un échantillon aléatoire permettant de réduire les biais. Ce
qui donne un caractère scientifique à la démarche ;
Les décideurs politiques acceptent généralement les enquêtes comme étant une
méthode scientifique fiable.
 Point faible
L'exigence d'un échantillon plus ou moins large pour aboutir à des résultats
statistiques plus ou moins valides ;
la méthode est coûteuse en temps, en ressources humaines, matérielles et financières ;
la méthode peut être souple et difficile à réorienter, c'est la méthode de collecte des
données la plus utilisées.

III.2 LA TENUE DE REGISTRE

La tenue de registre est semblable aux enquêtes à visite multiples. Sauf qu' au lieu
d'enquêteurs, ce sont des enquêtés eux même qui enregistrent des données. Elle est facile à
conduire lorsque les informations à collecter sont quantitatives. Dans le cas d'informations
qualitatives, les modalités de réponses doivent être identifiées à l'avance.
Par exemple si vous voulez des informations sur la quantité de consommation de céréales
pour les six mois à venir, cela peut consister à ce que l’enquêté remplit le registre pour chaque
mois de consommation.
Elle est plus facile à exploiter si les informations sont quantitatives. A la limite si les
informations sont de type qualitatives, il faut identifier à l’avance des modalités de réponses
par exemple : oui si consommation = la production d’un hectare et non si non.
 Point fort
L'enregistrement fréquent des données ;
La facilité de collecte de données par les chercheurs ;
L'enquêté est plus impliqué dans le processus de collecte, ce qui permet d'avoir des
résultats plus fiables.
 Point faible
La difficulté de trouver un équilibre entre les besoins en données du chercheur et les
données qui intéressent l'enquêté et que ce dernier voudrait enregistrer ;
La nécessité de concevoir une formation appropriée du registre et de rendre visite de
façon régulière à l'enquêté afin de maintenir son intérêt et de vérifier l’exactitude des
données enregistrées.

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IV. CONSTRUCTION D'UN QUESTIONNAIRE D'ENQUÊTE

Un questionnaire (ou un formulaire) est un groupe ou une séquence de questions formulées


pour obtenir d’un répondant de l’information sur un sujet. Les questionnaires sont au cœur du
processus de collecte des données parce qu’ils ont des répercussions importantes sur la qualité
des données et une incidence sur l’image de marque que projette l’organisme statistique dans
le grand public. Les questionnaires sont sur support papier ou électronique. La conception
d’un questionnaire suscite des interrogations. Le but est d’obtenir de l’information et, à cette
fin, les répondants doivent comprendre les questions et donner facilement les réponses exactes
en un format qui convient au traitement ultérieur et à l’analyse des données.
Le questionnaire d'enquête comprend essentiellement deux parties: les fiches d'enquêtes et le
manuel de l'enquêteur.

IV.1 FICHES D'ENQUETES

Les fiches d'enquêtes servent à l'enregistrement des données collectées par l'enquêteur. Une
fiche d'enquête comporte l'ensemble des questions à poser et des cases réservées à
l'enregistrement des réponses. Chaque fiche d'enquête traite généralement d'un thème donné
ou module.
Exemple: Thème: La scolarisation des filles au Burkina Faso

Problématique

- faiblesse de la scolarisation des filles au Burkina Faso (Appuyer par les données) ;

On pense que la scolarisation des filles est un élément essentiel de l'amélioration des
conditions de vie des ménages et de réduction de la pauvreté.

Questions de recherche

- Quels sont les facteurs qui affectent la scolarisation des filles au Burkina Faso?

* De façon spécifique, quels sont des facteurs socio-économiques qui affectent leur
scolarisation?

* quels sont les facteurs institutionnels qui jouent sur leur scolarisation?

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Objectifs

L'objectif général de cette étude est d'analyser les facteurs qui affectent la scolarisation des
filles au Burkina Faso.

De façon spécifique, il s'agit de:

Ø1: l'analyse des facteurs socio-économiques qui affectent la scolarisation des filles au
Burkina Faso

Ø2: l'analyse des facteurs institutionnels qui déterminent la scolarisation des filles au Burkina
Faso.

Hypothèses

Ho : les facteurs démographiques (taille et l'âge) affectent négativement sur la scolarisation


des filles

H1: le niveau d'éducation des femmes a un impact positif sur la scolarisation des filles

H2:le revenu du ménage joue positivement sur la scolarisation des filles.

Hb1: la disponibilité des infrastructures scolaires affectent positivement le niveau de la


scolarisation des filles

Hb2: la cantine scolaire affecte positivement la scolarisation des filles au Burkina Faso

FICHES

Thème1 ou module1: caractéristiques démographiques

- Nom et Prénom

- Age

- Sexe

- Niveau d'éducation

- Taille du ménage

- Religion

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-Ethnie

Numéro Nom et Age Sexe Education Religion Ethnie Lien de


Prénom parenté
1 Traoré 45 1 0 1 1 1
Seydou
2 Barro 35 2 1 1 5 2
Aziz
3 Konaté 15 1 2 1 1 3
Karim

Education: o = aucun Religion Ethnie

1 = primaire 1 = musulmans 1 = mossis

2 = secondaire 2 = chrétiens 2 = samo

3 = supérieur 3 = animistes 3 = peulh

4 = madérisa 4 = autres 4 = Bobo

5 = autres

Lien

1) chef de ménage

2) femme de chef de ménage

3) fils du chef de ménage

Thème 2 ou module2 : Revenu du ménage

- Revenu agricole

- Revenu non agricole

- revenu du facteur travail

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Numéro Nom et Superficie Quantité Intrant utilisé Main
Prénom récolté d'œuvre
1 Konaté A 1 1500 55000 1500
Karim

Thème 3 ou module 3: Scolarisation des enfants

- couts de la scolarisation

Numéro Nom et Age Sexe Classe Taux Taux Frais Cout de


Prénom d'éducation d'éducation APE déplacement
mère père

Thème 4 ou module 4 : Nutrition scolaire

- Existence d'un programme de nutrition

- Type de rations

- Mesures particulières pour les filles

Remarque: Pour chaque thème identifié, des questions sont posées dans le but de
recueillir les informations nécessaires à l'analyse.

IV.2 MANUEL DE L'ENQUETEUR

Le manuel de l'enquêteur est un document d'information et d'orientation permettant une bonne


compréhension de l'enquête et une collecte harmonisée des données d'un enquêteur à un
autre. Le manuel décrit des fiches d'enquêtes explique les questions à poser, renseigne sur la
manière de collecter les données et sur les types de données à collecter, définir les unités de
collecte, définit les situations non applicables, indique les séquences de passages des
questions et des fiches, précise les unités de mesure des données et la période couverte par
l'information à collecter (période de rappel). Pour les variables qualitatives, le manuel donne
une condition des différentes réponses possibles. Certains éléments manuels peuvent être
présentés sur la fiche d'enquête afin de faciliter le recours à ces éléments

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Chapitre 2 : L’ECHANTILLONNAGE

Ce chapitre traite de l'échantillonnage. Il est structuré en trois sections. La première porte sur
la population et la base de sondage; la deuxième section traite du choix de l'échantillon; la
troisième section présente des méthodes d'échantillonnages.

I. POPULATION ET BASE DE SONDAGE

La population est l'ensemble des individus ou des groupes d'individus susceptible d'être
concernés par l'enquête. C'est l'entité sur laquelle doivent être présentée les informations
collectées. Le recensement de l'ensemble de la population et la collecte de données auprès de
celle-ci ne sont pas toujours réalisable au regard des moyens et du temps disponible d’où la
constitution d'un échantillon d'enquête.
La constitution d'une base de sondage est préalable à l'échantillonnage. Une base de sondage
est une description préliminaire de l'ensemble des éléments de la population qui pourrait être
inclus dans l'échantillon. Pour définir la base de sondage, il faut choisir une unité
d'observation au sein de la population. Cette unité peut être le village ou le secteur, le
ménage, l'exploitation agricole.
Exemple de base de sondage: la base de sondage de l'enquête démographique et de la santé au
Burkina Faso est constituée de zones de dénombrement (ZD) contenant l'essentielle des
informations telles que le lieu de résidence peut être urbain ou rural, la taille des zones, la
région administrative. Ces zones de dénombrement sont constituées à partir du recensement
général de la population et de l'habitat.

II. L'ECHANTILLON

L'échantillon est obtenu de la base de sondage et est constitué de l'ensemble des éléments de
la population auprès desquels les données seront collectées. L'échantillon doit être
représentatif de l'ensemble de la population à travers sa proposition et ses caractéristiques. La
taille de l'échantillon peut influencer considérablement la validité des informations qui seront
tirées de l'enquête. La taille peut être définie en fonction des ressources disponibles et des
caractéristiques de la population étudiée sans oublier le temps nécessaire pour la conduite de
l'enquête.

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III. METHODES D'ECHANTILLONNAGE

On distingue essentiellement deux types de méthodes d'échantillonnage: l'échantillonnage


aléatoire ou méthodes probabilistes et l'échantillonnage non aléatoire ou méthodes
empiriques.

III.1 L'ECHANTILLONNAGE ALEATOIRE (méthodes probabilistes)

L'échantillonnage aléatoire consiste à obtenir un échantillon pouvant être considérée comme


représentatif sans aucune connaissance préalable des caractéristiques particulières de la
population. L'échantillonnage aléatoire est habituellement associé à la collecte de données
quantitatives; il donne à tous les membres d'une population ou de la base de sondage, les
mêmes chances d'être sélectionné. Il utilise des procédures de sélection permettant d'estimer
les erreurs d'échantillonnage.
On peut avoir quatre types d'échantillonnage aléatoire:
-L'échantillonnage aléatoire simple
-L'échantillonnage systématique
- L’échantillonnage en grappe
- L'échantillonnage aléatoire stratifié
* ECHANTILLONNAGE ALEATOIRE SIMPLE

Cette méthode consiste à choisir un groupe d'éléments soit par tirage soit en utilisant une table
de la loi aléatoire correspondant aux éléments de la liste de sondage.
* L'ECHANTILLONNAGE SYSTEMATIQUE

Parfois appelé échantillonnage par intervalles, l'échantillonnage systématique (SYS) signifie


qu'il existe un écart, ou un intervalle, entre chaque unité sélectionnée qui est incluse dans
l'échantillon. Vous devez suivre les étapes énumérées ci-dessous pour sélectionner un
échantillon systématique :
 Numéroter de 1 à N les unités incluses dans votre base de sondage (où N est la taille
de la population totale).
 Déterminer l'intervalle d'échantillonnage (K) en divisant le nombre d'unités incluses
dans la population par la taille de l'échantillon que vous désirez obtenir. Par exemple,
pour sélectionner un échantillon de 100 unités à partir d'une population de 400, vous
auriez besoin d'un intervalle d'échantillonnage de 400 ÷ 100 = 4. K = 4, par
conséquent. Vous devrez sélectionner une unité sur 4 pour avoir finalement au total
100 unités à l'intérieur de votre échantillon.

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 Sélectionner au hasard un nombre entre 1 et K. Ce nombre s'appelle l'origine choisie
au hasard et serait le premier nombre inclus dans votre échantillon. À l'aide de
l'échantillon fourni ci-dessus, vous sélectionneriez un chiffre entre 1 et 4 à partir d'une
table de nombres aléatoires (pris au hasard). Si vous choisissiez 3, la troisième unité
incluse dans votre base de sondage serait la première unité comprise dans votre
échantillon; si vous choisissiez 2, le début de votre échantillon serait la deuxième unité
incluse dans votre base de sondage.
 Sélectionner chaque Kième (dans ce cas, chaque 4e) unité après ce premier nombre.
L'échantillon pourrait, par exemple, se composer des unités suivantes de façon à
constituer un échantillon de 100 : 3 (l'origine choisie au hasard), 7, 11, 15, 19... 395,
399....
* L'ECHANTILLONNAGE EN GRAPPE
C’est une méthode par laquelle des sondages sont réalisés sur des groupes complets
d'individus. La population source est subdivisée naturellement en groupes (La composition
des grappes est antérieure au plan de sondage). Un certain nombre de ces groupes va être
sélectionné aléatoirement pour composer l'échantillon. Toutes les unités statistiques des
grappes désignées figurent dans l’enquête.
La méthode est d’autant meilleure que les grappes se ressemblent et que les individus d’une
même grappe sont différents, contrairement aux strates.
* L'ECHANTILLONNAGE ALEATOIRE STRATIFIE

Dans cette méthode, la population est subdivisée en plusieurs groupes appelés strates. Ces
strates sont constituées à partir d'un certain nombre de critères définis à l'avance. Au sein
d'une population, les critères de stratification peuvent être par exemple: l'âge, le genre,
l'activité principale, le milieu de résidence, le niveau d'éducation, la situation économique, la
technologie de production etc. chaque strate doit être représentée dans l'échantillon
proportionnellement à son importance ou à son poids dans la population. Au sein de la strate,
les éléments constitutifs de l'échantillon sont sélectionnés de façon aléatoire. Exemple: on
s'intéresse aux dépenses non alimentaires des étudiants de SEG III. On possède les effectifs
suivants:
MI: 243
AE: 97
EAE: 218
Total: 558

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Madame Ouedraogo
On veut constituer un échantillon de 100 étudiants pour l'étude des dépenses non alimentaires

ECHANTILLON

ESG: 243/558X 100=43,54=44 243/558 est le poids de la filière


APE=97/558X100=17,38=17
EAE=218/558X100=39,06=39
NB: Chaque strate doit avoir au moins un individu quel que soit son poids. Il faut s’assurer
que chaque sous-groupe est représenté proportionnellement à sa représentation dans la
population.
L'échantillonnage aléatoire n'est pas adopté dans le cas où la taille de l'échantillon est très
petite. Dans ce cas l'échantillon ne serait pas représentatif et ne permettra pas d'obtenir des
conclusions valides sur l'ensemble de la population. L'échantillonnage aléatoire est
généralement utilisé pour les études de grandes envergures c'est-à-dire lorsque la taille de
l'échantillon est très importante. Cependant, même avec un échantillonnage, il peut être
difficile de choisir un échantillon lorsque les moyens et le temps sont limités. On peut avoir
recours à des données existantes, par exemple les résultats des recensements, les listes
électorales, les annuaires téléphoniques.
III.2 L'ECHANTILLONNAGE NON ALEATOIRE.

L’échantillonnage non aléatoire ou raisonné est moins précis que l'échantillonnage aléatoire.
Il est généralement associé à la collecte des données qualitatives. Il suppose aussi un
échantillonnage délibérément orienté vers certains éléments dans la population. Les individus
à inclure dans l'échantillon sont choisis à partir des jugements propres du chercheur. Avec les
méthodes non aléatoires, le risque d'erreur est important et difficile à évaluer. Ces méthodes
sont généralement utilisées dans les cas suivants :
* Echantillonnage de convenance (de commodité)
On appelle parfois l'échantillonnage de commodité l'échantillonnage à l'aveuglette ou
accidentel. Cet échantillonnage n'est pas normalement représentatif de la population cible,
parce qu'on ne sélectionne des unités d'échantillonnage dans son cas que si on peut y avoir
facilement et commodément accès. Il arrive que monsieur ou madame Tout-le-monde utilise
l'échantillonnage de commodité. Les reporters des stations de télévision sont, en outre,
souvent à la recherche de soi-disant « interviews de gens de la rue » pour déterminer comment
la population perçoit un enjeu ou une question. L'avantage évident de la méthode, c'est qu'elle
est facile à utiliser, mais la présence de biais annule énormément ce dernier. Même si ses

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applications utiles sont limitées, la technique peut donner des résultats exacts lorsque la
population est homogène. Un scientifique pourrait, par exemple, utiliser cette méthode pour
déterminer si un lac est pollué. En supposant que l'eau du lac est bien mélangée, tout
échantillon donnerait de l'information identique. Un scientifique pourrait en toute sécurité
puiser de l'eau n'importe où dans le lac, sans se tracasser au sujet de la représentativité de son
échantillon.
Cas où les unités d’échantillonnage sont faciles à rejoindre, disponibles et généralement facile
à convaincre.
* Echantillonnage au jugé
On utilise la méthode d'échantillonnage au jugé lorsqu'on prélève un échantillon en se fondant
sur certains jugements au sujet de l'ensemble de la population. L'hypothèse qui sous-tend son
utilisation est que l'enquêteur sélectionnera des unités qui seront caractéristiques de la
population. L'échantillonnage au jugé est exposé aux préjugés du chercheur et est peut-être
encore d’avantage biaisé que l'échantillonnage de commodité ou à l'aveuglette. Étant donné
que l'échantillonnage au jugé reflète toutes les idées préconçues que risque d'avoir le
chercheur, il peut y avoir introduction de biais importants si ces idées sont inexactes. Les
statisticiens utilisent souvent cette méthode dans le cadre d'études préparatoires comme des
tests préalables de questionnaires et des discussions en groupe.
Le chercheur juge que l’échantillon va lui permettre d’atteindre les objectifs de la recherche.

*ECHANTILLONNAGE PAR LA METHODE DES QUOTAS

La méthode des quotas est une méthode par laquelle on sélectionne les individus qui feront
partie de l’échantillon en s’assurant que l’échantillon sera représentatif des différentes strates
de la population. Toute fois les individus de l’échantillon ne sont pas choisis au hasard. Elle
est utile lorsqu'il s'agit d'établir des comparaisons ou d'isoler des aspects particuliers à étudier.

*ECHANTILLONNAGE PAR LA METHODE DES Boules de neige

Cette méthode est réservée aux populations composées d’individus dont l’identification est
difficile ou qui possèdent des caractéristiques rares.
La méthode consiste à faire construire l’échantillon par les individus eux-mêmes. Il suffit d’en
identifier un petit nombre initial et de leur demander de faire appel à d’autres individus
possédant les mêmes caractéristiques.

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Madame Ouedraogo
IV. Taille de l’échantillon
ELEMENTS DE SYNTHESE
METHODES ALEATOIRES :
* les données sont essentiellement quantitatives ;
* Ces méthodes s'appliquent lorsque la taille de l'échantillon est large ;
*Les méthodes aléatoires exigent plus de ressources humaines, financières et prennent
beaucoup plus de temps.
METHODES NON ALEATOIRES :
*Elles s'appliquent aux données qualitatives ;
*Elles s'appliquent lorsque la taille de l'échantillon est réduite ;
*Elles sont plus économiques car elles exigent peu de ressources et de temps.
IV. Les difficultés pratiques de la collecte statistique.

Des erreurs peuvent intervenir à chaque étape d’une enquête et avoir une incidence sur la
validité des résultats. Il est donc important de prendre un certain nombre de mesure, afin
d’éviter des multiples difficultés lors des enquêtes. Les risques d’erreurs peuvent être classés
en deux catégories :
o Les erreurs d’échantillonnage
o Les erreurs de recueil des données.

Iv.1 Les erreurs d’échantillonnage


Les erreurs liées à l’échantillonnage dépendent du degré de représentativité de l’échantillon
c’est-à-dire :
- La méthode d’échantillonnage : la méthode choisit permet-elle de constituer un
véritable échantillon représentatif ;
- La taille de l’échantillon : laquelle est lié au degré d’homogénéité de la population par
rapport à un caractère donné. C’est la dispersion de ce caractère qui commande la
taille de l’échantillon. L’erreur d’échantillonnage est fonction du degré de précision
recherchée. Plus la précision est élevée plus la taille de l’échantillon doit être étendue.

IV.2 Les erreurs de recueil de données


On peut distinguer :

- Les erreurs dues aux questionnaires (question mal rédigées)


- Les erreurs dues aux enquêtes (le détenteur de l’information peut donner les
informations avec incertitude ou ne pas communiquer toute l’information qu’il
dispose).
- Les erreurs dues aux enquêteurs qui peuvent être volontaire ou involontaires.

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Madame Ouedraogo
Chapitre3 : LA COLLECTE ET L'ANALYSE DES DONNEES

Ce chapitre porte sur l'analyse des données. Il est structuré en quatre sections. La première
section porte sur la définition et la planification des activités; la deuxième section aborde la
préparation de la collecte, la troisième traite de la collecte des données sur le terrain; la
quatrième section s'intéresse aux méthodes de traitements, et l'analyse des données.

I. DEFINITION ET PLANIFICATION DES ACTIVITES


Il s'agit d'identifier les activités à exécuter tout au long du processus de collecte des données.
Ces activités comprennent les activités de préparation de la collecte et les activités de collecte
des données. A l'issus de la collecte, les activités concernent essentiellement le traitement et
l'analyse des données.

I.1 les activités préparatoires

- l'identification de la zone de recherche ;


- la prise de contact avec le milieu ;
- constituer une base de sondage ;
- Echantillonnage ;
- Elaboration du questionnaire ;
- Formation des agents de collecte ;
- Test du questionnaire (pré-test ou enquête pilote).

I.2 activités de la phase de collecte

- Collecte des données par les enquêteurs ;


- Supervision de la collecte des données par le chercheur ;
- Centralisation des données.

I.3 phase post-enquête

- Saisie des données ;


- Traitement informatique des données (tabulation) ;
- l'Analyse des données (commenter les données…..).
L'objectif de la planification des activités est de concevoir un calendrier prévisionnel dans le
but de coordonner de façon efficace l'exécution de ses activités et optimiser l'utilisation de ces
ressources. Un tableau de programmation est, généralement élaboré. Il contient les activités à
exécuter, la période d'exécution de chaque activité, les auteurs impliqués dans les activités
ainsi que les résultats attendus.

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Madame Ouedraogo
II. PREPARATION DE LA COLLECTE

La préparation de la collecte comprend généralement plusieurs étapes dont l'analyse du


contexte, la précision des objectifs et des hypothèses, la définition du domaine d'étude, le
regroupement des informations en thème, la clarification méthodologique, l’estimation des
besoins et l’élaboration des outils de travail et la formation des agents de collecte

II.1 ANALYSE DU CONTEXTE

Il s'agit de collecter les informations disponibles (même informelles) et nécessaires à la


collecte des données. On peut utiliser des informations préexistantes ou rechercher des
informations actuelles sur le milieu de collecte. Il peut s'agir d'informations écrites ou
d'informations orales. Il peut s'agir ainsi d'informations résultant de l'observation du milieu.
L'analyse du contexte concerne aussi les auteurs, les moyens disponibles et personnels.

II.2 CLARIFICATION DES OBJECTIFS ET HYPOTHESES

La définition des objectifs est essentielle et guide la collecte des données. On distingue
l'objectif général et les objectifs spécifiques.
L'objectif général est défini à partir de la problématique de l'étude de recherche .il précise
l'enjeu de l'étude.
Les objectifs spécifiques sont définis à partir de l'objectif général.
Exemple de problématique: dans la région agricole du nord du BF, la surexploitation des
terres associées à la disparition progressive des techniques de jachère entraine la dégradation
et l'appauvrissement des sols. On observe de plus en plus, l'utilisation de la culture attelée, des
fertilisants et de plusieurs techniques de conservation des sols dans le but de restaurer la
qualité des sols appauvris et par conséquent d'améliorer la productivité agricole. Cependant
malgré l'intervention de plusieurs projets d'appuis le niveau d'adoption de la culture attelée,
des engrais chimiques et de techniques de conservations des sols demeure faible.
Le problème de recherche qui se dégage de cette problématique est la faible adoption des
techniques de conservation des sols.
OBJECTIF GENERALE: analyser les déterminants de la faible adoption des techniques de
conservation des sols.
OBJECTIFS SPECIFIQUES:
-Analyser les déterminants sociodémographiques de la faible adoption des techniques de
conservation des sols

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Madame Ouedraogo
-Analyser les déterminants économiques de la faible adoption des techniques de conservation
des sols.
Les objectifs spécifiques et l'objectif général permettent de déterminer la taille de la zone
d'étude et de formuler les hypothèses de recherche. Ils permettent en outre de proposer la
méthodologie appropriée pour la collecte des données.
Les hypothèses sont formulées sur la base de la théorie économique, les observations
empiriques de l'analyse des données secondaires et du contexte du milieu. Les hypothèses
donnent des précisions concernant l'information recherchée et permettent ainsi d'orienter la
collecte des données. En l'absence d'hypothèse explicite, la collecte peut produire une grande
masse d'informations non utilisable.
Exemple d'hypothèses:
-le revenu du producteur influence positivement l'adoption de la technologie de conservation ;
-le prix de la technologie affecte négativement son adoption ;
-la taille du ménage affecte négativement l'adoption de la technologie ;
-le niveau d'éducation du chef de ménage affecte positivement l'adoption de la technologie de
conservation des sols.

II.3 DEFINITION DU DOMAINE DE RECHERCHE

Définir le domaine d'étude et de recherche consiste à apporter des précisions sur les critères
de choix du milieu à étudier et les éléments qui sont objets de l'étude. Les critères du choix du
milieu peuvent être géographiques, économiques, sociodémographiques. Il faut aussi définir
l'échelle de travail et l'unité d'observation. L'échelle de travail ou de collection définie
l'étendue de la zone d'étude. Cette étendue peut être le pays, la région, la province, la
commune, le département, le secteur ou le village. L'unité d'observation peut être le ménage,
l'exploitation agricole, la parcelle, l'entreprise, l'individu.

II.4 REGROUPEMENT DES INFORMATIONS EN THEMES

Les informations doivent être regroupées par thèmes afin de faciliter la constitution des fiches
et la collecte des données. Le regroupement peut être analytique ou sectoriel. La définition
des thèmes dépend de l'échelle de collecte et du domaine d'étude en général.

II.5 CLARIFICATION METHODOLOGIQUE

Les méthodes d'échantillonnages de collecte, de traitement et d'analyse des données, doivent


être déterminées.

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Madame Ouedraogo
II.6 ESTIMATION DES BESOINS ET ELABORATION DES OUTILS DE TRAVAIL

En fonction de la taille de l'échantillon et du domaine d'étude, le chercheur estime les besoins


matériels, financiers et en personnels nécessaires à la collecte des données, élabore les fiches
d'enquêtes et conduit un test de questionnaire. Il recrute le personnel nécessaire (enquêteurs,
contrôleurs)

II.7 FORMATION DES AGENTS DE COLLECTE

La formation a pour objectif d'assurer une compréhension harmonisée du questionnaire et de


fournir les informations nécessaires au bon déroulement de la collecte. Elle porte
essentiellement sur les points suivants:
-compréhension des objectifs poursuivis ;
-compréhension de l'information recherchée ;
-harmonisation de la traduction du questionnaire en langues locales ;
-harmonisation de la façon de poser les questions ;
-détection de la cohérence ou de l'incohérence d'une réponse à une question donnée ;
- Choix des répondants ;
- La période couverte par l'information recherchée (exemple: deux derniers mois etc.) ;
- l'applicabilité d'une question (il existe des questions qui ne s'appliquent pas à certaines
personnes) ;
- simulation d'enquête.

III. COLLECTE DES DONNEES SUR LE TERRAIN

Les enquêtes doivent généralement respecter les séquences de passage des fiches, de même
que les séquences de passage des questions pour une fiche donnée. Les attitudes des
enquêteurs peuvent influencer la bonne conduite et la qualité de l'information collectée.
L'enquêteur a un devoir de respect de la confidentialité de l'information obtenue, de discrétion
et le respect des mœurs dans le milieu étudié. Le contrôleur supervise la qualité de
l'information recueillie et veille à la bonne conduite de l'enquête en prenant les initiatives
nécessaires.

IV. TRAITEMENT DES DONNEES

IV.1 LA CODIFICATION

La codification est l’opération par laquelle les codes sont attribués à des variables afin d’en
faciliter l’exploitation informatique.

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Madame Ouedraogo
L’attribution de codes à des questions fermées ne présente aucune difficulté puisque le
nombre de catégories est limité et dicté par le nombre de modalités de la variable concernée.
Dans le cas des questions ouvertes, la codification peut être plus délicate. Il faut en effet
procéder à un léger dépouillement des réponses (par tirage aléatoire d’un nombre suffisant de
questionnaire) avant d’arrêter les codes. Il faut en particulier veiller à ce que les modalités
« autres » des variables ouvertes n’aient de trop fortes fréquences.

IV.2 SAISIE OU DEPOUILLEMENT

Le dépouillement des questionnaires consiste à faire la synthèse des différentes réponses


obtenues, généralement de façon manuelle. Le calcul d'indicateurs ou le niveau des variables
intervient après la phase de dépouillement. La saisie des données consiste à enregistrer les
informations collectées en utilisant des logiciels informatiques tels EXCEL; ACCESS; SPSS;
STATA; EVIEWS; etc.
La saisie peut être simple avec vérification ou double.

IV.2 TABULATION

Il s'agit de construire des programmes d'informatiques pour la construction des tableaux


d'analyses.
Ces programmes peuvent être construit à l'aide des logiciels statistiques et économiques tels
que Excel; SPSS; stata etc. Cette programmation est faite sur la base d'un plan d'analyse et
d'un plan de tabulation qui indique les informations des tableaux à construire ainsi que les
indicateurs et les variables à mesurer. Ces plans d'analyses et de tabulation sont construits à
partir du questionnaire d'enquête notamment des fiches d'enquêtes.

FIN

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Madame Ouedraogo