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NATO NATO STANDARDIZATION OFFICE

OTAN BuREAU OTAN DE NORMALISATION

21 novembre 2016 NS0/1418(2016)SGA/4560

STANAG 4560 SGA (EDITION 3)- METHODES D'EVALUATION ET D'ESSAI POUR LA


CARACTERISATION DES DISPOSITIFS ELECTRO-PYROTECHNIQUES - AOP-43
EDITION 3

References :
A. NSA/1031-JAS/4560, du 14 decembre 2006 (Edition 2)
B. NSA/0762(2014)LMC/4560, du 18 juin 2014 (Edition 3) (1er Projet pour ratification)

1. L'accord de normalisation OTAN ci-joint, qui a ete ratifie par les pays dans les
conditions figurant dans Ia Base de donnees des documents de normalisation OTAN
(NSDD), est promulgue par Ia presente.

2. Les documents cites en reference sont a detruire conformement aux procedures


locales de destruction des documents.

MESURES A PRENDRE PAR LES ETATS-MAJORS NATIONAUX

3. Les etats-majors nationaux sont invites a examiner l'etat d'avancement de Ia


ratification du STANAG et a informer, s'ils ne l'ont pas encore fait, le NSO, par
l'intermediaire de Ia delegation nationale appropriee, de leurs intentions concernant sa
ratification et sa mise en application.

4. II convient de noter que cette norme a ete redigee et soumise pour ratification
conformement a I'AAP-03(1) et par consequent, est promulguee suivant le format
preconise.

Edvardas MAZEIKIS
General de division aerienne, LTUAF
Directeur du Bureau OTAN de normalisation

Piece jointe :
STANAG 4560 (Edition 3)

NATO Standardization Office- Bureau OTAN de normalisation


B-1110 Bruxelles, Belgique Site Internet: http://nso.nato.int
Courriel: nso@nso.nato.int- Tel/Tel. 32.2.707.5556- Fax 32.2.707.5718
STANAG 4560
(Edition 3)

ORGANISATION DU TRAITE DE L'ATLANTIQUE NORD


(OTAN)

BUREAU OTAN DE NORMALISATION


(NSO)

ACCORD DE NORMALISATION
(STANAG)

OBJET: METHODES D'EVALUATION ET D'ESSAI POUR LA CARACTERISATION


DES DISPOSITIFS ELECTRO-PYROTECHNIQUES- AOP-43 EDITION 3

Promulgue le 21 novembre 2016

'
Edvardas MAZEIKIS
General de division aerienne, LTUAF
Directeur du Bureau OTAN de normalisation
STANAG 4560
(Édition 3)
RÉPERTOIRE DES AMENDEMENTS

N Référence/date de Date Signature


l'amendement d'inscription

NOTES EXPLICATIVES
ACCORD

1. Le présent STANAG est promulgué par le Directeur du Bureau OTAN de


normalisation en vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par le Conseil de l’Atlantique
Nord.

2. Nul ne peut déroger à l’accord sans en avoir informé l’autorité responsable en


formulant une réserve. Les pays peuvent à tout moment proposer des modifications à
l’autorité responsable, qui engage alors le même processus que pour l’accord original.

3. Les pays ayant ratifié l’accord sont convenus d’indiquer le numéro du STANAG
dans les ordres, manuels et instructions qui l’appliquent, à des fins d’identification.

RATIFICATION, MISE EN APPLICATION ET RÉSERVES

4. Des informations relatives à la ratification, à la mise en application et aux réserves


sont disponibles sur demande ou sur les sites web de l’AON (Internet http://nsa.nato.int ;
grand réseau protégé de l’OTAN http://nsa.hq.nato.int).

RESTRICTION CONCERNANT LA REPRODUCTION

5. Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite, incorporée dans une
base documentaire, utilisée commercialement, adaptée ou transmise sous quelque forme
ou par quelque moyen que ce soit (électronique, mécanique, photocopie, enregistrement
ou autre), sans l'autorisation préalable de l’éditeur. Sauf pour les ventes commerciales,
cela ne s’applique pas aux États membres ou aux pays partenaires, ni aux
commandements et organismes de l’OTAN.

INFORMATIONS EN RETOUR

6. Tous les commentaires concernant cette publication doivent être adressés au


NSO/OTAN - Bld Léopold III - 1110 Bruxelles - Belgique.
STANAG 4560
(Édition 3)

ACCORD DE NORMALISATION OTAN


(STANAG)

MÉTHODES D'ÉVALUATION ET D'ESSAI POUR LA CARACTÉRISATION DES


DISPOSITIFS ÉLECTROPYROTECHNIQUES

Annexe A : Points de contact nationaux


Annexe B : Caractérisation des dispositifs électro-pyrotechniques
Annexe C : Essais de caractérisation des DEP à fil chaud, à feuille chaude et à
composition conductrice
Annexe D : Essais de caractérisation des DEP à fil explosé et à couche projetée

Documents de référence :

STANAG 4147 Compatibilité chimique des composants des munitions avec les
substances explosives (applications non nucléaires)

STANAG 4157 Critères d'essai pour l'évaluation de la sécurité et de l'aptitude au


service des systèmes d'allumage

STANAG 4170 Principes et méthodes pour l’homologation des matières


explosives à usage militaire

STANAG 4187 système d’initiation : exigences de sécurité à respecter dans la


conception

STANAG 4370 Essais en environnement

AECTP 250 Conditions d’environnement électrique et électromagnétique

AECTP 500 Essais et vérifications des effets de l’environnement


électromagnétique

AOP-20 Manuel sur les essais pour l'homologation de sécurité des


systèmes de fusée

AOP-43 Méthodes d'évaluation et d'essai pour la caractérisation des


dispositifs électropyrotechniques – Lignes directrices pour
l'application du STANAG 4560
STANAG 4368 Principes de sécurité à respecter pour la conception des systèmes
d'allumage pour roquettes et moteurs de missiles guides

Documents en relation :

STANAG 4238 Principes de conception des munitions, environnement


électrique/électromagnétique

1
STANAG 4560
(Édition 3)

AECTP 200 Conditions d’environnement

AECTP 230 CONDITIONS CLIMATIQUES

AECTP 240 CONDITIONS MÉCANIQUES

AECTP 300 Essais en environnement climatique

AECTP 400 Essais en environnement mécanique

AOP-7 Manuel de spécifications de données et d'essais pour


l'homologation des matières explosives à usage militaire

AOP-16 Systèmes de fusée : Directives pour le STANAG 4187

2
STANAG 4560
(Édition 3)

BUT

1. Le présent accord a pour but de normaliser la méthodologie et les procédures de


caractérisation des dispositifs électro-pyrotechniques (DEP), afin de contribuer à
l’évaluation de leur sécurité et de leur aptitude à l’emploi par les forces de l'OTAN. Il faut
souligner que la caractérisation n'est pas une qualification, mais qu'elle consiste
seulement à fournir les données utiles pour faciliter la qualification globale.

DÉFINITIONS

2. Les termes et définitions suivants sont utilisés dans le cadre du présent accord :

a. Seuil de mise à feu. Niveau correspondant à une probabilité de mise à feu


de 99,9% à la limite supérieure de l’intervalle de confiance unilatéral à 95%.
b. DEP à fil chaud. DEP dans lequel la puissance dissipée par le passage d'un
courant dans un fil résistif sert à initier par échauffement un explosif primaire
en contact étroit avec le fil.
c. Caractérisation. Détermination des caractéristiques d'un composant qui
définissent sa capacité à satisfaire à des exigences particulières.
d. Composition conductrice. DEP où l'explosif primaire est intimement mélangé
à une faible quantité de matériau conducteur (par exemple du graphite et
des particules métalliques) et qui, placé dans une enceinte appropriée,
permet la circulation d'un courant électrique entre deux électrodes. Le
passage de ce courant produit un échauffement suffisant pour amorcer la
composition.
e. Dispositif initié électriquement. Tout composant monocoup initié par un
moyen électrique et dont la réaction explosive, pyrotechnique ou mécanique
est déclenchée par une action explosive, pyrotechnique, laser ou
électrothermique.
f. Dispositif électro-pyrotechnique (DEP). Dispositif pyrotechnique ou explosif
monocoup utilisé comme élément d'amorçage dans une chaîne
pyrotechnique et qui est activé par l'apport d’énergie électrique.
g. DEP à fil explosé. DEP qui, étant soumit à une impulsion électrique de
courte durée et à énergie élevée, subit un échauffement très rapide avec
une sublimation partielle suivie d’une expansion avec projection de particules
de grande énergie, provoquant la détonation d’une matière explosive
relativement peu sensible placée en contact direct avec le filament.
h. DEP à couche projetée (ou slapper). DEP comportant un pont à faible
résistance qui, après avoir reçu une brève impulsion de forte énergie,
convertit l’énergie électrique en énergie cinétique destinée à projeter un
paillet à grande vitesse qui, à l’impact, provoque la détonation d’une matière
explosive relativement insensible et qui n’est pas en contact direct avec le
pont.

3
STANAG 4560
(Édition 3)

i. DEP à feuille chaude. DEP dans lequel la puissance dissipée par le passage
d'un courant électrique au travers d'un film résistif de très petites
dimensions, déposé sous vide, sert à initier par chaleur une matière
explosive qui est en contact étroit avec le film.
j. Dispositif de mise à feu. Pour la caractérisation à haute tension (> 500 V en
cas d'application à des fusées), un dispositif de mise à feu est la partie
intégrale d'un dispositif d'amorçage à haute tension conçu pour produire une
impulsion électrique présentant des caractéristiques spécifiques, qui consiste
normalement en un condensateur de mise à feu, un commutateur à haute
tension déclenché et son circuit de déclenchement.
k. Unité de mise à feu. Une unité de mise à feu est la combinaison d'une
source d'énergie et de commutateurs de sécurité et de déclenchement
utilisée pour amorcer un DEP.
l. Stimulus de sécurité maximal admissible (MASS). Tension prévue à laquelle
un DEP à couche projetée a une probabilité de mise à feu de 10 -6 avec un
intervalle de confiance idéal (souvent désigné estimation ponctuelle).
m. Seuil de non-feu. Niveau correspondant à une probabilité de mise à feu de
0,1% à la limite inférieure de l'intervalle de confiance unilatéral à 95%.
n. Homologation. Évaluation par l’ANCMS d’une matière explosive ou d’un DEP
pour déterminer s'il possède les propriétés de sécurité et d’aptitude à
l’emploi dans son usage prévu.
o. DEP à pont semi-conducteur. DEP contenant un pont en polysilicium
fortement dopé qui, soumis à une impulsion d'énergie électrique, produit une
décharge de plasma amorçant une matière explosive avec laquelle il est en
contact.
p. Qualification spécifique. La qualification spécifique (ou qualification finale)
concerne l'utilisation d'un dispositif pour une application particulière ou dans
un système d'arme spécifique. La qualification spécifique est délivrée quand
le dispositif a été évalué au titre de la conception d'une arme particulière, et
montré que, dans son usage prévu, il peut être employé en toute sécurité à
des fins opérationnelles ou d’instructions militaires. Si le même dispositif est
utilisé dans plusieurs systèmes de munition, la qualification spécifique est
alors exigée pour chaque munition.

ACCORD

3. Les pays participants conviennent :

a. de caractériser les DEP conformément à la méthode et aux procédures


exposées dans le présent STANAG ;

b. d'appliquer le présent STANAG au développement et à l'acquisition de DEP


utilisés dans les systèmes d'armes militaires développés après sa
promulgation ;

4
STANAG 4560
(Édition 3)

c. de fournir au pilote du présent STANAG ou aux points de contact nationaux


les évaluations de la sécurité et de l'aptitude au service des DEP ;

d. de mettre les données relatives à la sécurité, établies conformément au


présent STANAG, à la disposition des autres pays de l'OTAN qui participent
à un programme de développement ou d'acquisition d'armes en
collaboration, sur demande transmise via les canaux nationaux appropriés,
par les autorités nationales compétentes en matière de sécurité (ANCMS) ou
par les autorités compétentes dont la liste figure en annexe A.

GÉNÉRALITÉS

4. Les DEP qui sont généralement utilisés dans une application militaire
comprennent des DEP à fil chaud, à feuille chaude, à composition conductrice, à pont
semi-conducteur, à fil explosé et à couche projetée.

5. Le présent STANAG définit les exigences générales relatives à la caractérisation


de tous les DEP actuellement utilisés à des fins militaires et spécifie des méthodes
standardisées d’essai des initiateurs électriques et de sous-ensemble d’initiateur
électrique. Le programme d'essais vise à déterminer les caractéristiques électriques, la
robustesse de la conception mécanique, l’effet produit et la résistance à des conditions
ambiantes d’utilisation néfastes. Il prolonge les travaux précédemment conduits au niveau
national sur les DEP à fil chaud, à feuille chaude et à composition conductrice, afin de
couvrir les DEP à fil explosé et à couche projetée.

6. Le terme initiateur électrique ne comprend pas les ensembles complets qui


possèdent des initiateurs électriques comme sous-ensembles, mais seulement les sous-
ensembles eux-mêmes. La caractérisation doit être effectuée sur le plus petit élément ou
sous-système « testable » contenant un des composants ci-dessus.

7. Les DEP sont conçus pour produire une réaction particulière telle qu'un choc
(détonation), une flamme, ou pour produire des gaz en vue d'accomplir une tâche donnée.
Il se produit dans un DEP une réaction explosive lorsque la température d'une petite
quantité d'explosif est portée au-delà de sa température d'allumage par la chaleur produite
par l'application d'une énergie électrique, ou lorsque le choc provoqué par un DEP à fil
explosé ou par la projection d'un paillet fait détoner un explosif secondaire. De manière
générale, lors de l'allumage et du fonctionnement d'une composition explosive, il peut se
produire différents types de réaction allant de la combustion à la détonation complète. La
réaction dépendra du type et de l'état de l'explosif, de l’intensité de l'énergie appliquée et
du degré de confinement.

8. Un DEP peut être un composant d'un système ou d'un sous-système de munition


sans existence propre, sauf en phase de fabrication, de reconditionnement ou
d'élimination, durant le cycle de vie de la munition. Un DEP peut aussi être monté dans un
système de munition lors de son déploiement, comme par exemple un détonateur
électrique monté sur une charge de destruction.

9. Des explosifs primaires et secondaires, des propergols et des compositions


pyrotechniques peuvent tous être utilisés dans des DEP. De manière générale, les

5
STANAG 4560
(Édition 3)

explosifs primaires et secondaires serviront à produire une détonation, tandis que les
propergols et les compositions pyrotechniques seront utilisés pour la combustion.
Toutefois, dans certaines conditions, les explosifs primaires et secondaires peuvent brûler
et certains propergols peuvent détoner. Toutes les matières explosives doivent être
évaluées et/ou homologuées selon le STANAG 4170. De plus, les éléments d’amorçage
doivent satisfaire aux exigences de compatibilité stipulées dans le STANAG 4147.

10. L'impulsion électrique nécessaire pour initier le DEP peut être obtenue soit à partir
de sources installées dans une munition, soit à partir de sources extérieures situées, par
exemple, dans un dispositif de tir de destruction ou dans une plate-forme de lancement
reliée par un câble à la munition.

11. La caractérisation d'un DEP est nécessaire pour permettre à une autorité
nationale d’évaluer la sécurité et l'aptitude au service des armes et des éléments de
systèmes d'armes et des matériels dans lesquels il est utilisé. L'évaluation devrait porter
sur la conception et la fabrication, y compris le contenu explosif, l'initiation et l’effet produit
dans diverses conditions d'utilisation. De plus, les initiateurs électriques doivent pouvoir
être manipulés, transportés, stockés et utilisés en toute sécurité et ils ne doivent pas subir
d'altération telle que leurs performances ou leur sécurité seraient compromises dans des
conditions normales de manutention ou dans des conditions difficiles de stockage et de
transport. Les exigences et essais de sensibilité radioélectrique n'ont pas été inclus dans
le présent STANAG. Il faut souligner que la caractérisation n'est pas une qualification,
mais qu'elle consiste seulement à produire les données utiles pour la qualification globale.

12. Une nouvelle évaluation doit être effectuée à chaque modification de composant
du DEP ou du dispositif de mise à feu.

DÉTAILS DE L’ACCORD

13. Les pays participants conviennent de ce qui suit :

a. La caractérisation doit s'appuyer sur les essais électriques et en


environnement définis en annexe B.

b. La caractérisation des dispositifs électro-pyrotechniques à fil chaud, à feuille


chaude, à pont semi-conducteur et à composition conductrice doit être
conduite conformément aux procédures d'essai décrites en annexe C ou aux
procédures d'essai nationales acceptées et définies dans l'AOP-43.

c. Pour les DEP à fil explosé et à couche projetée, la caractérisation doit être
effectuée conformément aux procédures d'essai décrites en annexe D.

d. L'autorité nationale compétente en matière de sécurité (ANCMS) ou autre


autorité compétente doit approuver le choix des essais, de la taille des
échantillons et des critères d'acceptation. Au moins, le nombre minimum de
dispositifs, tel qu’indiqué dans les annexes C et D, doit être utilisé lors de la
caractérisation..

6
STANAG 4560
(Édition 3)

e. Dans le cadre du programme d'essais de caractérisation, les DEP doivent


subir des essais séquentiels en environnement, sauf si l‘ANCMS estime que
les essais de qualification du système couvrent les aspects
environnementaux. Ces essais en environnement doivent s'appuyer sur les
directives du STANAG 4370 et les publications interalliées sur les conditions
ambiantes et essais en environnement (AECTP) concernées et/ou le
STANAG 4157.

(1) Lorsque le DEP est transporté séparément de la charge explosive


réceptrice, le programme d'essais séquentiels en environnement doit
comporter la simulation d'environnements tactiques tels que le
transport par terre, par mer et par air, selon le cas.

(2) Lorsque le DEP doit être incorporé à un stade précoce dans un sous-
système ou un système, il peut faire l’objet d’une qualification
spécifique dans le cadre du sous-système ou du système concerné.

f. L'utilisation d'un DEP dans de nouvelles conditions d’environnements


exigera une nouvelle évaluation des données pertinentes de caractérisation
en environnement.

g. Les pays participants doivent tenir à jour des relevés reprenant toutes les
spécifications, toutes les données et tous les résultats des essais effectués
conformément au présent accord.

MISE EN APPLICATION DE L'ACCORD

14. Le présent accord est considéré comme mis en application lorsque les pays qui
l’ont ratifié ont mis en vigueur les procédures nationales voulues.

7
ANNEXE A
STANAG 4560
(Edition 3)

POINTS DE CONTACT NATIONAUX

CANADA Director General Ammunition


National Defence Headquarters
101 Colonel By Drive
OTTAWA K 1 A 0K2

DANEMARK Danish Acquisition and Logistics Organization


Lautrupbjerg 1-5
DK-2750 Ballerup
Denmark

FRANCE DGA/INSP/IPE

5 bis, avenue de la Porte de Sèvres


75509 Paris Cedex 15
FRANCE

ALLEMAGNE Bundesamt für Wehrtechnik und Beschaffung


K1.3
Ferdinand-Sauerbruch-Str. 1
D-56073 KOBLENZ

PAYS-BAS Defence Material Organisation


Weapon Systems and Munitions Division
Section Ammunition
P.O. Box 90822
2509 LV The Hague
Pays-Bas

Royal Air Force Material Command (DMKLU)


Brinkhorsthof
PO Box 20703
2500 ES Den Haag

NORVÈGE Norwegian Army Material Command


Weapon and Ammunition Branch/ROMAN 6.2
Oslo Mil/Loren
0018 OSLO I

GRANDE-BRETAGNE Electrical Safety Section ST3


Defence Ordnance Safety Group
Fir 3a #4304
MOD Abbey Wood,
Bristol
BS34 8JH

A-1
ANNEXE A
STANAG 4560
(Edition 3)
ÉTATS-UNIS Army
Chairman
US Army Fuze Safety Review Board
Attn: RDAR-EIF
Picatinny Arsenal, NJ 07806-5000

Chairman
Ignition System Safety Review Board
Attn: AMSAM-SF
Redstone Arsenal, AL 35898-5130

Navy
Chairman,
Weapon System Explosives Safety Review Board
Naval Ordnance Safety & Security Activity, Code N3
Farragut Hall Building D323
23 Strauss Avenue
Indian Head, MD 20640-5555

Air Force
USAF, Non-Nuclear Munitions Safety Board
Attn: AFDTC/SES
1001 North 2nd Street, Suite 366
Eglin Air Force base
FL 32542 - 6838

A-2
ANNEXE B
STANAG 4560
(Edition 3)

CARACTÉRISATION DES DISPOSITIFS ÉLECTRO-PYROTECHNIQUES

1. Normalement, un DEP sera caractérisé séparément, sauf pour les caractéristiques que
l’ANCMS jugerait plus judicieux de déterminer au niveau du sous-système.

2. Le programme d'essais de caractérisation d'un DEP comprendra une série


d'essais électriques destinés à établir ses paramètres électriques et d'essais en
environnement représentatif du cycle de vie du DEP par rapport à son mode
d'application. Le tableau 1 montre les essais recommandés pour des DEP
individuels.

3. Au cours de ces 35 dernières années, on a eu recours à des procédures d'essai


nationales distinctes pour caractériser les dispositifs électro-pyrotechniques à fil
chaud, à feuille chaude et à composition conductrice. Ces procédures, bien que
différentes, sont normalement considérées comme appropriées, à condition d’être
supervisées par l’ANCMS ou autre autorité compétente, auxquelles les données
d'essai devraient être fournies.

4. Compte tenu de la confiance accrue accordée aux fabricants qui effectuent les
essais et de la nécessité de communiquer les renseignements aux autres pays
dans la perspective de ventes à l'étranger, il a été jugé utile de regrouper ces
essais afin de fournir une directive unique aux agences de défense nationale et
aux contractants. La liste des procédures d'essai acceptées pour les DEP à fil
chaud, à feuille chaude, à composition conductrice et à pont semi-conducteur
figure en annexe C.

5. Les méthodes d'essai pour les DEP à couche projetée et à fil explosé sont
exposées à l’annexe D.

6. La liste des essais figurant dans le tableau 1 n'est PAS EXHAUSTIVE. Les
numéros 2 à 10 et 19 désignent des essais obligatoires pour fournir les données
nécessaires à la caractérisation électrique utilisées lors de l’évaluation des
dangers des rayonnements radio-radar – RADHAZ (risque du rayonnement
électromagnétique pour les munitions – DRAM) dans les systèmes ou sous-
systèmes et les essais fonctionnels d'un DEP.

7. Lorsque les essais doivent être exécutés à température basse, ambiante et


élevée, les valeurs à respecter sont les suivantes :

a. Une température basse doit être inférieure ou égale à -54 °C (-65 °F).

b. Une température ambiante doit être de l’ordre de +23 ± 10° (+73 ± 18°F).

c. Une température élevée doit être supérieure ou égale à +71 °C (+160 °F).

8. À l’issue des essais en environnement, le DEP doit satisfaire à toutes les


exigences de sécurité et de performances, sauf spécification contraire.

B-1
ANNEXE B
STANAG 4560
(Edition 3)

9. Un plan d'essais de caractérisation détaillé doit être établi et approuvé par


l'autorité compétente en matière de sécurité avant le démarrage des essais de
caractérisation. Ce plan doit décrire ce qui suit : inspections et examens visuels,
dispositif de mise à feu, installations d'essai, circuit de mise à feu expérimental et
matériel d'essai spécial qui sera utilisé pour l’exécution de chaque essai. À
l'achèvement des essais de caractérisation, un rapport d'essai détaillé doit être
remis à l'autorité de sécurité de conception. Ce rapport doit contenir, au minimum,
les données d'essai, les résultats d'inspection, les relevés de diagnostic et une
explication des résultats anormaux.

10. L’ANCMS ou autre autorité nationale compétente devrait tenir à jour un


exemplaire du rapport d'essai, contenant les caractéristiques électriques et de
performances. Ce rapport doit contenir, au minimum, les données d'essai, les
résultats d'inspection, les relevés de diagnostic et une explication des résultats
anormaux. D'autres directives concernant l'évaluation et la caractérisation figurent
dans l'AOP-43.

B-2
ANNEXE B
STANAG 4560
(Edition 3)

Dispositifs
DEP à fil chaud, à
feuille chaude, à
N° Essai composition
conductrice, à DEP à
pont semi- couche DEP à fil
conducteur projetée explosé

(a) (b) (c) (d) (e)


1 Inspection radiographique et/ou
X X X
visuelle

Essais électriques
2 Résistance X X X
3 Résistance d’isolement X X X
4 Vérification des propriétés de mise X X X
à feu
5 Seuil de dysfonctionnement X X
6 Essai de sensibilité électrique X X
maximale admissible
7 Constante de temps thermique(1) X X X
8 Exigence chaîne pyrotechnique X X
non interrompue
9 Décharge électrostatique X X X
10 Essai de non-fonctionnement à X
basse puissance

Essais en environnement
11 Vibrations X X X
12 Choc thermique X X X
13 Humidité X X X
14 Étanchéité X X X
15 Chute de 1,5 m X X X
16 Choc mécanique X X X
17 Explosion par échauffement X X X
thermique(1)
18 Haute température(1) X

Essais fonctionnels
19 Essais de performances(2) X X X
20 Vérification des propriétés de mise X X
à feu après essai en
environnement
21 Haute tension X X
Notes : (1) Peut ne pas être jugé obligatoire par l’ANCMS
(2) Fonctionnement à température basse, ambiante et élevée
TABLEAU 1. ESSAIS DE CARACTÉRISATION ÉLECTRIQUES ET EN
ENVIRONNEMENT

B-3
ANNEXE C
STANAG 4560
(Edition 3)

ESSAIS DE CARACTÉRISATION DES DEP À FIL CHAUD, À FEUILLE CHAUDE, À


COMPOSITION CONDUCTRICE ET À PONT SEMI-CONDUCTEUR

GÉNÉRALITÉS

1. Au cours de ces 35 dernières années, on a eu recours à des procédures d'essai


nationales distinctes pour caractériser les dispositifs électro-pyrotechniques à fil chaud, à
feuille chaude, à composition conductrice et à pont semi-conducteur. Ces procédures,
bien que différentes, sont normalement considérées comme appropriées, à condition
d’être supervisées par l’ANCMS ou autre autorité compétente et que les données d'essai
leur soient fournies. La liste des documents qui contiennent les procédures d'essai
nationales acceptées figure dans l'AOP-43.

2. Ce programme d'essais a pour objet d'établir les caractéristiques essentielles des


initiateurs telles que les caractéristiques électriques, la robustesse de la conception
mécanique, l’effet produit, les propriétés fondamentales liées à la sécurité et la résistance
à des conditions d’environnement en service défavorables.

3. L‘ANCMS ou autre autorité compétente doit approuver les procédures d'essai, les
essais choisis, le nombre de dispositifs à soumettre à chaque essai et les méthodes
d'analyse statistique à utiliser et doit spécifier le stimulus approprié. On emploiera des
procédures statistiques connues, dont notamment les méthodes de Bruceton, de Langlie,
Neyer D-Optimal, de One Shot ou de probit.

4. La liste des essais n'est pas exhaustive et ne doit pas être considérée comme un
substitut pour la qualification des dispositifs, des sous-systèmes ou systèmes contenant le
dispositif.

ESSAIS EXIGÉS

5. Inspection radiographique et/ou visuelle. Tous les initiateurs doivent être examinés
conformément aux critères d'inspection de fabrication et seuls ceux qui répondent aux exigences
d'inspection doivent être utilisés pour les essais suivants. Lorsque l’ ANCMS le juge utile, chaque
dispositif doit être soumis à un examen radiographique, par exemple aux rayons X, par
bombardement de neutrons, aux rayons gamma, etc. La date, l'élément du DEP, le lot et le numéro
de série doivent être mentionnés sur les plaques radiographiques et le rapport d'acceptation
d'examen..

6. Résistance. Cet essai a pour but de mesurer l'élément résistif du DEP. La résistance
doit être mesurée individuellement sur chaque dispositif avant l’exécution de tout autre
essai. Cette mesure doit être effectuée comme suit :

a. On utilise un ohmmètre agrée à basse tension et résistance faible en


courant, fonctionnant à moins de 10% du seuil de non-feu défini ou estimé
(généralement < 50mA).

C-1
ANNEXE C
STANAG 4560
(Edition 3)
b. L’exécution de ces essais doit reposer sur une méthode de mesure de la
résistance en courant continu à la température ambiante. Les mesures
doivent être enregistrées puis corrigées à la température ambiante (23 C) si
nécessaire.

c. La mesure de la résistance ou de la continuité du pont ne doit pas affecter


l'initiateur ni entraîner un raté ou sa mise à feu. Il est recommandé, pour
réduire les erreurs, d'utiliser une méthode de mesure à quatre bornes pour
les dispositifs à faible résistance (par ex. < 1 .). (Cf. AOP-43)

7. Résistance d’isolement. Pour les dispositifs enfermés dans un boitier isolé, la


résistance opposée par les éléments isolants d’un composant à une tension continue
appliquée doit être mesurée.

a. Les mesures de la résistance d’isolement doivent être exécutées à l’aide


d’un appareil adapté aux caractéristiques du composant à mesurer – par
exemple un pont mégohm, un mégohmmètre, un appareil de mesure de
résistance d’isolement ou autre appareil approprié.

b. S’agissant des DEP à 2 fils conducteurs de mise à feu enfermés dans un


boitier isolé, il est impératif de s’assurer que la présence d’une tension de
500 V en un point quelconque à proximité de l’initiateur ne risque pas de
provoquer de façon intempestive un fonctionnement inacceptable. Tous les
DEP de ce type doivent être soumis à une tension continue de 500 V
appliquée pendant 60 s entre l’initiateur dont les fils d’entrée auront été
court-circuités, et le boitier, avant d’être soumis aux essais en
environnement. L’article en essai ne doit pas être endommagé, être utilisable
sans risque et présenter un courant de fuite ne dépassant pas 2 μA.

8. Vérification des propriétés de mise à feu. Pour des raisons de sécurité et d'aptitude
au service (S3), il est important de connaître le niveau d'énergie ou de puissance auquel
le DEP sera ou non amorcé. On considère en règle générale que la probabilité
d'amorçage par l'impulsion électrique suit une loi normale ou log-normale. Les valeurs du
seuil de mise à feu et du seuil de non-feu, telles qu’elles sont définies à la clause 2 du
présent STANAG, doivent être déterminées.

a. En plus de rendre compte des niveaux de fiabilité, toutes les données brutes
enregistrées lors des essais de sensibilité comprenant les essais de
propriétés de mise à feu doivent être consignées en même temps que le
stimulus moyen de mise à feu et l’écart-type correspondant. On emploiera
des procédures connues, dont notamment les méthodes de Bruceton, de
Langlie, Neyer D-Optimal, de One Shot ou de probit. Ces méthodes
statistiques ne sont valides que pour les DEP dont la sensibilité peut être
approchée par une distribution normale ou log-normale. Dans la plupart des
cas, les DEP classiques sont des dispositifs « tout ou rien » dont les
réponses suivent convenablement une distribution log-normale. Étant donné
que les niveaux exigés de mise à feu et de non-feu se situent au niveau des
« queues » de la distribution, le coût de grandes quantités de DEP ne
permet pas de déterminer directement ces valeurs, et il faut procéder par

C-2
ANNEXE C
STANAG 4560
(Edition 3)
extrapolation à partir d'un nombre réduit de résultats expérimentaux se
situant plus près du centre de la distribution.

b. Caractéristiques des seuils de mise à feu et de non-feu. Pour caractériser un


DEP, une stratégie consiste à soumettre chaque article d'un lot d'initiateurs à
une série d'impulsions de puissance ou de courant définies par une méthode
statistique, à observer si l'initiateur a fonctionné ou non et à déterminer par
calcul les valeurs des seuils de mise à feu et de non-feu. En appliquant la
méthode statistique convenue avec l’ANCMS, on détermine les propriétés de
mise à feu (stimulus moyen de mise à feu (puissance/courant), écart-type,
stimulus minimal de mise à feu (puissance/courant) et stimulus maximal de
non-feu (puissance/courant)). (L’annexe A de l'AOP-43 présente une
stratégie type de mise à feu).

9. Évaluation du seuil d'énergie pour des essais relatifs aux dangers des rayonnements
radio-radar (RADHAZ). S’agissant des dispositifs sensibles aux impulsions et si l’ANCMS
le juge approprié, on évaluera le seuil d'énergie (E th) en utilisant la méthode statistique
avec des impulsions nettement inférieures à l’estimation de la constante de temps
thermique (). Il faudra utiliser davantage de dispositifs pour obtenir une précision
suffisante.

10. Constante de temps thermique. Si le seuil d'énergie et le seuil de puissance ont été
déterminés tous les deux de manière expérimentale, on évaluera la constante de temps
thermique  en divisant Pth par Eth (cf. paragraphe 8). Si la valeur obtenue de la constante
de temps thermique est si élevée que seul le seuil de puissance a pu être évalué, alors on
peut déterminer la constante de temps thermique à partir des meilleures données
existantes. Il s'agira du niveau de puissance à 50% (P50%) résultant de l'évaluation du
seuil de puissance et du niveau d'énergie à 50% (E 50%). D’autres moyens de calcul de la
constante de temps thermique peuvent être utilisés, au gré de l’ ANCMS.

11. Décharge électrostatique (25 kV). La brochure 253 de l’AECTP 250 définit la
décharge électrostatique humaine maximum (PESD) à laquelle les DEP, ainsi que les
munitions et les systèmes d'armes comportant des DEP, risquent d'être exposés au cours
de leur manutention et de leur déploiement. L'essai doit être conduit conformément aux
exigences ci-dessous :

a. Les DEP ne doivent pas fonctionner lorsqu'ils sont soumis à la décharge


électrostatique humaine simulée (25 kV), et doivent être capables de
fonctionner comme prévu après avoir été soumis à cette décharge.

b. L'essai et l'évaluation de la susceptibilité à la décharge électrostatique des


DEP doivent être conduits conformément aux dispositions de la brochure
508-2 de l’AECTP 500 et aux directives de l’AOP-43. Seule la méthode de la
décharge par contact doit être utilisée pour tous les essais des DEP.

c. Le nombre minimum de dispositifs soumis à l'essai devrait être approuvé par


l’ANCMS ou l'autorité nationale compétente, mais ne doit pas être inférieur à
30.

C-3
ANNEXE C
STANAG 4560
(Edition 3)
d. Si des dispositifs échouent à l’essai au niveau approprié et si l’ANCMS ou
l'autorité nationale compétente le demande, on doit procéder à des essais
supplémentaires pour déterminer le niveau de tension maximale admissible
auquel les dispositifs n’échouent pas.

12. Essais séquentiels en environnement. Les exigences ci-dessous s’appliquent aux


essais en environnement définis au tableau 2. La séquence d’essais en environnement et
le nombre de DEP par essai sont laissés à la discrétion de l‘ANCMS, pour autant que tous
les essais en environnement exigés soient exécutés avec au moins 30 DEP pour chacun
d’eux.

13. Vibrations. Cet essai vise à fournir des données de caractérisation sur les DEP afin
de démontrer de manière convenable leur aptitude à résister à des conditions ambiantes
représentatives sans dégradation inacceptable de leurs caractéristiques :

a. Le DEP doit être soumis à l’essai de vibrations décrit dans le STANAG 4157
(AOP-20), essai B1 – vibrations dues au transport (fusée nue) ; balayage
sinusoïdal de 5 à 500 Hz.

b. À l’achèvement de l'essai, on doit contrôler la performance du DEP pour


vérifier les évolutions sur les points suivants :

(1) État physique (par exemple par inspection visuelle).

(2) Paramètres électriques (résistance du pont, résistance d’isolement,


etc.).

14. Choc thermique. L'essai de choc thermique a pour objectif de déterminer si


l'exposition à des variations extrêmes de température soudaines a une incidence sur un
DEP. L’essai doit être exécuté conformément au STANAG 4157 (AOP-20), essai C7.

15. Température - Humidité. Les effets conjugués des variations de la température et de


l’humidité peuvent engendrer une dégradation des performances et de la sécurité du
DEP. Le DEP doit être soumis à l'essai conformément au STANAG 4157 (AOP-20),
essai C1.

a. Au cours de l'essai de choc thermique, l'humidité relative peut avoir une


incidence notable sur certains matériaux. Si cela est considéré opportun,
cette procédure d'essai peut être combinée avec l'essai de choc thermique.

16. Choc mécanique. L’initiateur doit être soumis à un essai visant à vérifier s’il satisfait
aux exigences de tenue aux chocs stipulées dans le STANAG 4157 (AOP-20), essai A1
(secousse). Le support utilisé pour le dispositif pendant l'essai doit être tel que l’intensité
du choc soit intégralement transmise au dispositif.

17. Chute de 1,5 m. Cet essai simule les chocs violents dus à la chute du DEP lors d’une
manipulation accidentelle en usine, durant le transport ou en service. L’initiateur doit être
testé pour vérifier qu’il satisfait aux exigences stipulées dans le STANAG 4157 (AOP-20),
essai A4. Sauf instruction contraire de l‘ANCMS, 6 initiateurs sans protection doivent être
largués et percuter le sol sous chacune des orientations suivantes :

C-4
ANNEXE C
STANAG 4560
(Edition 3)
a. 2 DEP sans protection, ogive vers le haut

b. 2 DEP sans protection, ogive vers le bas

c. 2 DEP sans protection, en position horizontale

18. Étanchéité. L'initiateur doit être soumis à l'essai conformément aux dispositions du
STANAG 4157 (AOP-20), essai C8. Cet essai s'applique tout particulièrement aux
initiateurs hermétiques qui doivent être testés conformément à l'essai d'étanchéité
poussée. Ils ne doivent pas présenter de taux de fuite d’air supérieur à 10-5 cm3/s pour
une différence de pression de 0,1 ± 0,01 MPa.

19. Explosion par échauffement thermique. La température maximale (à 10 °C près) à


laquelle un initiateur peut être exposé pendant une durée d'une heure sans explosion par
échauffement doit être déterminée.

a. Par le biais d'un essai préalable approprié (par exemple en utilisant des
échantillons individuels de DEP), on détermine la température minimum, à
10 °C près, à laquelle une explosion par échauffement se produit dans un
délai d’une heure.

b. Cinq initiateurs doivent être placés dans un four préchauffé à une


température de 10 C inférieure au minimum déterminé lors de l’essai
préalable. S’il se produit une explosion par échauffement, on doit diminuer la
température de 10 C et on répète l'essai avec de nouveaux initiateurs.
L’essai doit être répété en diminuant à chaque fois la température de 10 C
jusqu'à ce qu'il ne se produise pas d’explosion par échauffement pendant
une durée d'une heure.

c. Le seuil d’explosion par échauffement thermique d’un composant


correspond à la température maximum à laquelle il ne se produit pas
d’explosion au cours d’une exposition d’une heure.

20. Température élevée. Il s’agit de déterminer si l’initiateur satisfait aux exigences


relatives à l’exposition à une température élevée. La température maximum (à 10 C près)
à laquelle un initiateur peut être exposé pendant 12 heures et satisfaire aux exigences de
sécurité tout en fonctionnant de manière satisfaisante doit être déterminée.

a. 10 initiateurs doivent être placés dans un four préchauffé à une température


inférieure de 10 C au maximum déterminé pour une exposition n’engendrant
pas d’explosion par échauffement (cf. paragraphe 19).

b. La température doit être maintenue pendant douze heures. En l'absence


d'explosion par échauffement, on doit laisser les dix initiateurs refroidir à la
température ambiante et on vérifie leur fonctionnement.

c. En cas d’explosion par échauffement d'un des initiateurs, ou si l’un d’eux ne


répond plus aux exigences de sécurité ou de performances nominales après
refroidissement, l'essai doit être répété avec des groupes supplémentaires
d'initiateurs, en diminuant la température par paliers de 10 C jusqu'à

C-5
ANNEXE C
STANAG 4560
(Edition 3)
l’obtention de la conformité aux exigences de performances nominales et de
sécurité.

Note : Cet essai pourrait être combiné à l’essai d’explosion par échauffement
thermique décrit à la section 19.

21. Essais de performance. Le DEP doit être mis à feu et l’effet produit enregistré
lorsqu'il est soumis à la tension de mise à feu minimale pour une application voulue, après
conditionnement en température :

a. Les essais doivent être exécutés à température basse, ambiante et élevée.

b. Ces essais peuvent être réalisés avec des initiateurs préalablement stressés
lors d'essais en environnement.

c. Les caractéristiques de l’effet produit peuvent être déterminées à l'aide


d'essais qui reflètent le rôle pour lequel le dispositif sera utilisé.

22. Rechanges. Il est recommandé de disposer de DEP supplémentaires pour le cas où


la répétition de certains essais s’imposerait.

C-6
ANNEXE C
STANAG 4560
(Edition 3)

QUANTITÉS MINIMUM
EXIGENCE Para.
120 30 6 10 10 50 50 50 25 25 25 401(3)
A B C D E F G H I J K
Inspection radiographique 5 X X X X X X X X X X X 401
et/ou visuelle
Résistance 6 X X X X X X X X X X X 401
Résistance d’isolement 7 X X X X X X X X X X X 401
Propriétés de mise à feu 8 X 120
Constante de temps 10 X 120
thermique(1)
Décharge électrostatique 11 X 30
Vibrations (2) 13 X X X 75
(2)
Choc thermique 14 X X X 75
Température - Humidité (2) 15 X X X 75
Choc mécanique (2) 16 X X X 75
Chute de 1,5 m 17 X 6
Étanchéité (2) 18 X X X X 81
Explosion par échauffement 19 X 10
thermique(1)
Température élevée(1) 20 X 10
Essai de performance, 21 X X X X 111
température ambiante
Essais de performance, “ X X 75
température basse
Essais de performance, “ X X 75
température élevée

Notes : (1) Peut ne pas être jugé indispensable par l‘ANCMS.


(2) Cf. paragraphe 12
(3) Il est recommandé de disposer de DEP supplémentaires pour le cas où la répétition
de certains essais s’imposerait.

TABLEAU 2. SÉQUENCE D'ESSAIS MINIMUM POUR DES DEP À BASSE TENSION

C-7
ANNEXE C
STANAG 4560
(Edition 3)
Radiographique/visuel
Résistance
Résistance d’isolement
Para. 5 , 6 , 7

401 DEP

120 30 6 10 10 50 50 50 25 25 25
DEP DEP DEP DEP DEP DEP DEP DEP DEP DEP DEP

Vibrations
Chute1, 5 Explos. Par Temp.
DES Para 13
m échauf. élevée
thermique
Para 11
Para 17 Para 19 Para 20
Choc thermique
Para 14

Etanchéité
Thermo-hygrométriey
Propriétés mise à feu Para 15
Para 18
Constante de temps
thermique
Paras 8 , 9 , 10
Choc mécanique
Para 16
Essais de performance temp.
élevée

75 DEP
Etanchéité
Para 18
Essais de performance temp.
basse

75 DEP

Essais de performance temp. 25 25 25


ambiante DEP DEP DEP

111 DEP

Figure 1 : SÉQUENCE D'ESSAIS DES DEP À BASSE TENSION

C-8
ANNEXE D
STANAG 4560
(Edition 3)

ESSAIS DE CARACTÉRISATION DES DEP À FIL EXPLOSÉ ET À COUCHE


PROJETÉE

GÉNÉRALITÉS

1. Les essais décrits dans cette annexe permettent d'obtenir les données de
caractérisation d'initiateurs électriques qui sont fréquemment utilisés dans une chaîne
pyrotechnique non interrompue, dans des applications critiques au plan de la sécurité. Ce
programme d'essais a pour objet d'établir les caractéristiques essentielles des initiateurs
telles que les caractéristiques électriques, la robustesse de la conception mécanique,
l’effet produit, les propriétés fondamentales liées à la sécurité et la résistance à des
conditions ambiantes en service défavorables.

2. La connaissance des méthodes d'évaluation des dispositifs à fil explosé et à


couche projetée ne cessant d’évoluer, ces essais sont considérés comme le minimum
nécessaire. Ils comprennent ceux qui sont communs à l'initiateur en tant que dispositif et
ceux qui s'appliquent à l'initiateur et à son dispositif de mise à feu. Le programme d’essais
de caractérisation d'un dispositif à fil explosé ou à couche projetée comportera une série
d'essais électriques et, si l‘ANCMS ou une autorité nationale compétente l'exige, d'essais
en environnement.

3. La séquence d'essais minimum, ainsi que les quantités minimum, figurent dans le
tableau 3. Tout écart par rapport aux essais décrits dans la présente annexe, destiné à
tenir compte de l'application particulière de l'article en essai, doit être approuvé par
l‘ANCMS ou une autre autorité compétente avant le début du programme d'essais.

ESSAIS EXIGÉS

4. Inspection radiographique et/ou visuelle. Tous les initiateurs doivent être


examinés conformément aux critères d'inspection de fabrication et seuls ceux qui
répondent aux exigences d'inspection doivent être utilisés pour les essais suivants.
Lorsque l‘ANCMS le juge utile, chaque dispositif doit être soumis à un examen
radiographique, par exemple aux rayons X, par bombardement de neutrons, aux rayons
gamma, etc. Les plaques radiographiques et les rapports d'examen doivent porter la
mention de la date, de l'élément du DEP et des numéros de lot et de série.

5. Résistance. Pour les initiateurs qui ne comportent pas un pont ouvert, on doit
mesurer la résistance de chacun d’eux avant de procéder à l'essai des propriétés de mise
à feu. Cette mesure doit être effectuée comme suit :

a. On utilisera un ohmmètre agrée à basse tension et résistance faible en


courant, fonctionnant à moins de 10% de l’intensité ne provoquant pas de
détérioration ou de l’intensité de seuil de non-feu, selon la plus basse de ces
deux valeurs.

b. L’exécution de ces essais doit reposer sur une méthode de mesure de la


résistance en courant continu à la température ambiante. Les mesures

D-1
ANNEXE D
STANAG 4560
(Edition 3)

doivent être enregistrées puis corrigées à la température ambiante (23 C) si


nécessaire.

c. La mesure de la résistance ou de la continuité du pont ne doit pas affecter


l'initiateur ni entraîner un raté ou sa mise à feu. Il est recommandé, pour
réduire les erreurs, d'utiliser une méthode de mesure à quatre bornes.

6. Résistance d’isolement. S’agissant des DEP enfermés dans un boitier isolé, la


résistance opposée par les éléments isolants d’un composant à une tension continue
appliquée doit être mesurée.

a. Les mesures de la résistance d’isolement doivent être exécutées à l’aide


d’un appareil adapté aux caractéristiques du composant à mesurer – par
exemple un pont mégohm, un mégohmmètre, un appareil de mesure de
résistance d’isolement ou autre appareil approprié.

b. S’agissant des DEP à 2 fils conducteurs de mise à feu enfermés dans un


boitier isolé, il est impératif de s’assurer que la présence d’une tension de
500 V en un point quelconque à proximité de l’initiateur ne risque pas de
provoquer de façon intempestive un fonctionnement inacceptable. Tous les
DEP de ce type doivent être soumis à une tension continue de 500 V
appliquée pendant 60 s entre l’initiateur, dont les fils d’entrée auront été
court-circuités, et le boitier, avant d’être soumis aux essais en
environnement. L’article en essai ne doit pas être endommagé, être utilisable
sans risque et présenter un courant de fuite ne dépassant pas 2 μA.

7. Propriétés de mise à feu. Étant donné qu’un DEP à fil explosé ou à couche
projetée fonctionne par application d'une impulsion émise par une source extérieure, il est
nécessaire d'en déterminer les paramètres électriques. Les paramètres les plus
importants sont ceux qui déterminent les conditions électriques dans lesquelles l'initiateur
peut et ne peut pas être mis à feu. Les propriétés de mise à feu (stimulus de mise à feu
moyen (tension/énergie), écart type, stimulus minimum de mise à feu (tension/énergie),
stimulus maximum de non-feu (tension/énergie)) et le stimulus de sécurité maximal
admissible (MASS)doivent être déterminées par des essais statistiques en procédant
comme suit :

a. L‘ANCMS ou autre autorité compétente doit approuver les procédures


d'essai et les méthodes d'analyse statistique utilisées. On emploiera des
procédures statistiques connues (par exemple les méthodes de Bruceton,
Langlie, Neyer D-Optimal, de One Shot ou de probit).

b. Il ne faut pas confondre ces essais avec les essais de performance décrits
au paragraphe 22 ci-dessous. La vérification des propriétés de mise à feu
permet de déterminer la sensibilité électrique en matière de sécurité et de
fiabilité prévue, et fournit à l'utilisateur les données nécessaires pour estimer
les seuils de mise à feu et de non-feu et le stimulus de sécurité maximal
admissible (MASS).

D-2
ANNEXE D
STANAG 4560
(Edition 3)

c. L’unité de mise à feu doit utiliser les mêmes composants ou des composants
aussi proches que possible de ceux utilisés dans le dispositif de mise à feu
tactique de la munition prévue. Étant donné que la détérioration des
composants de mise à feu (par exemple le dispositif de déclenchement et/ou
le condensateur de mise à feu) risque de provoquer une dégradation de
l’impulsion de mise à feu, ces composants ne doivent pas être utilisés au-
delà de leur durée de vie nominale.

d. Pour que les propriétés de décharge (temps de décharge) restent


acceptables, il faut étalonner les dispositifs de mise à feu avant le premier
essai et à son achèvement, puis observer les décharges suivantes pour
déceler d’éventuelles variations, par exemple une détérioration des
composants internes de l’unité de décharge du condensateur de mise à feu
(dispositif de mise à feu).

e. Les essais doivent être exécutés à différentes températures en utilisant un


nombre minimum d'échantillons à chaque température. Ils doivent être
réalisés à température basse, ambiante et élevée, ou à des températures
conformes à l'utilisation prévue possible du DEP à couche projetée ou à fil
explosé et du dispositif de mise à feu. La taille de l'échantillon doit remplir les
deux conditions suivantes :

(1) Au moins 30 initiateurs à chaque température.

(2) Le rapport entre l'écart-type et la valeur moyenne de la tension de mise


à feu (obtenu par l'analyse statistique) ne doit pas dépasser 30%.

f. L'analyse statistique des données relatives aux propriétés de mise à feu doit
être utilisée pour prédire le seuil minimum de mise à feu, le seuil maximum
de non-feu et le stimulus de sécurité maximal admissible (MASS) des DEP à
couche projetée et à fil explosé aux températures basse, ambiante et élevée.
La tension correspondant au seuil de non-feu et au stimulus de sécurité
maximal admissible doit être d’au moins 500 V.

8. Seuil de dysfonctionnement. Des essais sont nécessaires pour déterminer quelle


devrait être l'intensité ou la puissance produite par des effets extérieurs, par exemple un
rayonnement électromagnétique, pour provoquer un dysfonctionnement. Un échantillon
d’initiateurs (au moins 30) doit être soumis à la méthode par fonctionnement ou par
inspection à la température ambiante pour déterminer à quel niveau de courant continu ou
de puissance il se produit une détérioration. La méthode par inspection risque de fournir
une estimation moins précise du niveau maximum sans détérioration. Les résultats
devraient indiquer la procédure d'essai employée pour déterminer ce seuil de
dysfonctionnement. Il est souvent utile pour les pays qui s'interrogent sur la sécurité
d'emploi d'un DEP à couche projetée ou à fil explosé de connaître l'intensité du courant
ou la puissance qui provoque une rupture ou une détérioration du pont ou du filament
sans entraîner de détonation ni d'amorçage. Ces essais devraient être effectués
conformément aux procédures ci-dessous :

D-3
ANNEXE D
STANAG 4560
(Edition 3)

a. Méthode par fonctionnement. L'essai ci-dessous convient le mieux pour les


DEP à couche projetée. À l’heure actuelle, chaque ANCMS ou l’autorité
nationale compétente devrait être consultée pour savoir s’il est nécessaire
de déterminer l’intensité maximale ne provoquant pas de détérioration pour
les DEP à fil explosé :

(1) En l'absence de données du fabricant, on choisira un échantillon réduit,


pas plus de 10 dispositifs (n'appartenant pas à l’échantillon principal),
et chaque dispositif sera soumis à un courant continu pour déterminer
un niveau moyen de dysfonctionnement avant de commencer l'essai
statistique.
(2) À partir du niveau de dysfonctionnement indiqué par le fabricant, ou du
niveau précédemment déterminé, on doit soumettre le ruban ou les fils
du DEP à couche projetée à différentes intensités de courant continu,
selon une méthode statistique acceptable, semblable à celle utilisée
pour la vérification des propriétés de mise à feu (par exemple la
méthode de Bruceton, Langlie, ou Neyer D-Optimal).
(3) L’intensité ou la puissance du courant continu qui provoquera une
détérioration est généralement évaluée par l’application d’un stimulus
d’essai d’une durée nettement supérieure à celle de la constante de
temps. L'impulsion de courant continu devrait être appliquée pendant
plus d'une minute.
(4) Le courant appliqué ne doit pas dépasser de plus de 5% l'intensité
prévue du courant d'essai.
(5) La détermination d’une détérioration ou non après chaque essai, doit
être réalisée par l’application de la tension de fonctionnement nominale
délivrée par le dispositif de mise à feu visé. L'absence de détonation
doit être considérée comme la preuve d’une détérioration, une
détonation comme la preuve de l'absence de détérioration.
(6) Si la tension de fonctionnement nominale est inconnue ou n’est pas
définie, on doit utiliser le seuil de mise à feu à 99,9% déterminé lors de
la vérification des propriétés de mise à feu.
(7) La valeur moyenne et l’écart-type du seuil de dysfonctionnement
doivent être consignés.
b. Méthode par inspection. L'essai qui suit ne peut être réalisé que si le pont
est accessible pour un examen au microscope :

(1) Le courant continu doit être appliqué aux conducteurs d'entrée de


l'initiateur en augmentant son amplitude de manière linéaire jusqu'à
l’apparition d’une modification (physique) visible ou d’une modification
mesurable des paramètres électriques (résistance). Cet examen doit
normalement être effectué en l'absence de tout explosif;

D-4
ANNEXE D
STANAG 4560
(Edition 3)

(2) L'amplitude du courant ou de puissance la plus faible à laquelle


apparaît une détérioration de l'initiateur, ainsi que le type de
détérioration constatée doivent être communiqués à l’ANCMS.

9. Essai de non-fonctionnement à basse puissance. S’agissant des DEP à fil


explosé, l’explosif étant en contact direct avec le filament, il faut s’assurer que le dispositif
ne peut fonctionner comme un dispositif à basse tension. À fins de confirmation, on doit
soumettre cinq dispositifs à un courant continu de puissance inférieure de 1 dB au seuil
d’absence de détérioration déterminé plus haut (ou, à défaut, à un seuil d'absence de
détérioration moyen déterminé à partir d'un échantillon de 10 dispositifs), que l’on
maintient constant pendant au moins 5 minutes ou jusqu’à ce que la température du DEP
à fil explosé soit stabilisée (selon la plus grande de ces deux valeurs). Toute détonation
ou réaction explosive de nature à amorcer la chaîne pyrotechnique doit être considérée
comme une défaillance et le dispositif ne doit pas être utilisé dans une configuration de
chaîne ininterrompue dans des fusées ou des moteurs-fusées. S’il se produit une
réaction, l’essai doit être répété sur d’autres lots de cinq DEP à fil explosé en réduisant le
niveau de courant continu jusqu’à ce que l’on puisse déterminer le seuil auquel aucune
réaction ne se produit. Tout dysfonctionnement survenant au cours de l’essai doit être
enregistré et les données doivent servir à définir le niveau de dysfonctionnement exigé en
vertu du paragraphe 8 supra.

10. Constante de temps thermique. L’ANCMS peut juger utile de déterminer la


constante de temps thermique pour évaluer la susceptibilité du dispositif à des impulsions
radioélectriques ambiantes. La constante de temps thermique () est le rapport de
l'énergie électrique à la puissance électrique qui génère des détériorations du pont du
DEP à couche projetée de même nature et de même ampleur que celles produites au
seuil de dysfonctionnement.

a. Soumettre à un essai progressif un échantillon de 5 à 10 DEP à couche


projetée, en partant d’un niveau auquel aucune détérioration ne devrait
survenir et d’une largeur d'impulsion nettement inférieure à la constante 
(généralement 75 µs). Augmenter ensuite l'amplitude d'impulsion (contenu
énergétique) par paliers jusqu'à l’apparition d’une détérioration répondant au
critère de seuil de dysfonctionnement. La valeur moyenne et l'écart-type de
l'énergie nécessaire pour provoquer un dysfonctionnement, relevés au cours
de l’essai progressif, indiquent le niveau de départ pour l'essai de Bruceton.

b. Un échantillon d’au moins 20 DEP à couche projetée doit être utilisé pour
l'essai de Bruceton avec impulsion courte et impulsion longue.

c. Soumettre le DEP à couche projetée au niveau d’énergie indiqué par l'essai


progressif (impulsion courte). Augmenter ou diminuer le niveau d'énergie de
0,125 dB en fonction de l’apparition ou non du seuil de dysfonctionnement.

d. Répéter les mesures a) à c) avec l'impulsion longue en commençant l’essai


progressif à une largeur d'impulsion nettement plus grande que la constante
 prévue (généralement 7,5 ms). Selon qu’un dysfonctionnement se produise
ou non, augmenter ou abaisser le niveau de 0,25 dB. Pour les mesures avec

D-5
ANNEXE D
STANAG 4560
(Edition 3)

une impulsion longue, on calcule la puissance en divisant l'énergie


enregistrée par la largeur de l'impulsion.

e. À partir du résultat de l’essai effectué selon la méthode de Bruceton,


déterminer le seuil de dysfonctionnement à 50% en l'énergie (impulsion
courte) et en puissance (impulsion longue) et calculer la constante .

11. Décharge électrostatique (25 kV). La brochure 253 de l’AECTP 250 définit la
décharge électrostatique humaine (PESD) maximum à laquelle les DEP, ainsi que les
munitions et les systèmes d'armes comportant des DEP, risquent d'être exposés au cours
de leur manutention et de leur déploiement. L'essai doit être conduit conformément aux
exigences ci-dessous :

a. Les DEP à couche projetée et à fil explosé ne doivent pas fonctionner


lorsqu'ils sont soumis à la décharge électrostatique humaine simulée et
doivent être capables de fonctionner comme prévu après avoir été soumis à
cette décharge.

b. L'essai et l'évaluation de la susceptibilité des DEP aux décharges


électrostatiques devraient être réalisés conformément aux dispositions de la
brochure 508-2 de l’AECTP 500 et aux directives de l’AOP-43. La méthode
de la décharge par contact doit toujours être utilisée pour les essais des
DEP.

c. Le nombre minimum de dispositifs soumis aux essais ne doit pas être


inférieur à 25.

d. Si des dispositifs échouent lors de l’essai au niveau de 25 kV, on doit


effectuer des essais supplémentaires, à la demande de l’ANCMS ou de
l'autorité nationale compétente, pour déterminer le niveau de tension
maximum admissible.

12. Chaîne pyrotechnique non interrompue. Lorsqu'un sous-système de munitions


(comme la tête militaire d’un missile) contient un DEP monté dans une chaîne
pyrotechnique non interrompue (selon le STANAG 4187, par exemple), l’ANCMS ou autre
autorité nationale compétente peut exiger d'effectuer un essai d'explosion par
échauffement électrique et un essai de sensibilité électrique maximale admissible
(MAES) :

a. Explosion par échauffement électrique. L'initiateur ne doit pas produire de


réaction fonctionnelle explosive (y compris une déflagration) en cas
d'exposition à des sources de courant alternatif et de courant continu
pouvant atteindre une tension de 500 volts, appliquée directement aux fils
d’alimentation du dispositif.

Deux essais sont suggérés, l’un sous 440 V c.a. (valeur efficace) et l’autre sous 28 V c.c. :

(1) Test en courant alternatif : La réaction du DEP nu lorsqu’il est exposé à une
source de tension alternative commune de 440 V doit être déterminée. La

D-6
ANNEXE D
STANAG 4560
(Edition 3)

qualification d’un DEP pour l’emploi dans une chaîne pyrotechnique non
interrompue ne peut être envisagée si la réaction produite est une
détonation. S'il est prévu d'utiliser ce DEP en configuration autonome, ou
pour une application dans laquelle ses conducteurs peuvent être exposés ou
accessibles de l’extérieur, il ne doit pas produire de réaction fonctionnelle
explosive (déflagration, explosion ou détonation) au cours de cet essai.

(a) Un appareillage d’essai spécial est nécessaire. Cet appareillage doit


pouvoir être réglé sur un potentiel de sortie (en valeur efficace) de
440V en courant alternatif. Il doit en outre être capable de délivrer le
courant de sortie sans déclencher le disjoncteur au cours de l’essai de
maintien en court-circuit pendant cinq minutes. La sortie de
l’appareillage d’essai doit être réglable pour mettre la tension en circuit
à moins de 10% de sa valeur crête, avec régulation des transitoires de
mise sous tension.

(b) L’entrée du DEP doit être alimentée sous un courant alternatif de 440 V
(en valeur efficace) de fréquence de 50 à 60 Hz. La source de courant,
y compris le câblage, doit être apte à maintenir au DEP un courant de
court-circuit minimum de 20 A. La tension minimum en circuit ouvert de
la source doit être réglée entre -5 et +15 % de la valeur requise. Le
DEP utilisé pour cet essai doit être conditionné à la température
ambiante.

(c) Cinq DEP doivent être exposés à une tension de 440 V (en valeur
efficace) pendant cinq minutes sans qu’une impédance de sortie
supplémentaire soit introduite dans le circuit.

(d) Le confinement radial utilisé doit être constitué d’un cylindre circulaire
droit en acier. Le rayon extérieur du cylindre doit être supérieur d’au
moins 50% au rayon du DEP soumis à l’essai. Le cylindre doit en outre
comporter un trou central, destiné à recevoir le DEP, dont le rayon doit
être tel qu'il subsiste un jeu radial maximum de 0,045 mm (0,0018
pouces) entre la surface extérieure du DEP et la surface intérieure du
trou. Le DEP confiné radialement doit être mécaniquement immobilisé
par rapport à la plaque témoin afin d’empêcher le déplacement s’il se
produit une réaction.

(e) Pour l’essai, la tension d’entrée doit être activée par un moyen
mécanique ou électronique, et la montée en tension doit être contrôlée.
La mise sous tension doit pouvoir être réalisée avec un temps
d’établissement ne dépassant pas 1 µs, pour la tension nominale, ce
temps correspondant à la durée jusqu’à ce que l’amplitude de la
tension appliquée se situe à moins de 10% de la valeur crête. La
réaction de chaque DEP doit être consignée Des enregistrements vidéo
ou optiques à cadence rapide doivent être réalisés pour capturer les
caractéristiques de réaction, en même temps que l’état de la plaque
témoin.

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ANNEXE D
STANAG 4560
(Edition 3)

(2) Essai en courant continu. L’entrée du DEP doit être alimentée sous 28 V à
partir d’une source de courant continu, apte à maintenir un courant de court-
circuit minimum de 10 A.

(a) Cinq initiateurs doivent être soumis à l'essai, pendant cinq minutes
chacun.

(b) Le DEP devra être confiné comme décrit pour l’essai en courant
alternatif.

(c) La mise sous tension doit pouvoir être réalisée avec un temps de
montée à la tension maximum ne dépassant pas 1 µs.

(d) La réaction du dispositif doit être consignée, de même que les


éventuels non fonctionnement.

b. Essai de sensibilité électrique maximale admissible (MAEST). Un essai jugé


applicable aux DEP à couche projetée consiste à utiliser un dispositif de
mise à feu standard, du type décrit dans l’AOP-43, qui sera utilisé pour tous
les DEP de ce type pour déterminer le seuil de non-feu et le stimulus de
sécurité maximal admissible (MASS) pour un DEP équipé d’un dispositif de
mise à feu standard. Le dispositif de mise à feu standard est indépendant de
celui qu’il est prévu d’utiliser réellement et il ne doit servir qu’à cet essai. Si le
dispositif de mise à feu prévu produit une impulsion qui correspond à celle
du dispositif standard ou la dépasse, l‘ANCMS peut estimer qu’il est possible
d'utiliser le seuil de non-feu et le stimulus de sécurité maximal admissible
(MASS) déterminés lors des essais de propriétés de mise à feu au lieu des
résultats produits par l’essai de sensibilité électrique maximale admissible
(MAEST). La tension correspondant au seuil de non-feu et au stimulus de
sécurité maximal admissible (MASS) doit être d’au moins 500 V quelque soit
le dispositif de mise à feu.

13. Essais séquentiels en environnement. Les exigences ci-dessous s’appliquent aux


essais en environnement définis au tableau 3. La séquence d’essais en environnement de
chaque DEP et le nombre de DEP par essai doit être approuvée au préalable par
l‘ANCMS. (À noter que certaines ANCMS acceptent qu’au moins 30 DEP soient utilisés
pour chaque environnement).

14. Vibrations. Cet essai est applicable afin d’obtenir des données de caractérisation
sur les DEP à couche projetée et à fil explosé pour démontrer de façon convenable leur
aptitude à résister à un environnement typique sans dégradation inacceptable de leurs
caractéristiques :

a. Le DEP doit être soumis à l’essai de vibrations comme décrit dans le


STANAG 4157 (AOP-20), essai B1.

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ANNEXE D
STANAG 4560
(Edition 3)

b. À l’achèvement de l'essai, on doit contrôler la performance des DEP à


couche projetée et à fil explosé pour vérifier les évolutions sur les points
suivants:

(1) État physique, par exemple par inspection visuelle.

(2) Paramètres électriques (résistance du pont, pouvoir diélectrique de


l’isolation, etc.).

15. Choc thermique. L'essai de choc thermique a pour objectif de déterminer si


l'exposition à de soudaines variations extrêmes de température a une incidence sur un
DEP à couche projetée ou à fil explosé. L’essai doit être exécuté conformément aux
stipulations du STANAG 4157 (AOP-20), essai C7.

16. Température - Humidité. Les effets conjugués des variations de la température et


de l’humidité peuvent engendrer une dégradation des performances et de la sécurité du
DEP. Le DEP doit être testé conformément aux dispositions du STANAG 4157 (AOP-20),
essai C1.

Au cours de l'essai de choc thermique, l'humidité relative (HR) peut avoir une incidence
importante sur certains matériaux. Si cela est considéré opportun, cette procédure d'essai
peut être combinée avec l'essai de choc thermique.

17. Choc mécanique. L’essai doit être exécuté pour vérifier si l’initiateur satisfait aux
exigences de tenue aux chocs stipulées dans le STANAG 4157 (AOP-20), essai A1
(secousse). Le support du dispositif utilisé pendant l'essai doit être tel que l’intensité du
choc est intégralement transmise au dispositif.

18. Chute de 1 5 m. Cet essai simule les chocs violents dus à la chute du DEP lors
d’une manipulation accidentelle en usine, durant le transport ou en service. L’initiateur doit
être testé pour déterminer s’il satisfait les exigences stipulées dans le STANAG 4157
(AOP-20), essai A4. Sauf instruction contraire de l‘ANCMS, 6 initiateurs sans protection
doivent être largués et percuter le sol sous chacune des orientations suivantes :

a. 2 DEP sans protection, ogive vers le haut

b. 2 DEP sans protection, ogive vers le bas

c. 2 DEP sans protection, en position horizontale

19. Étanchéité. L'initiateur doit être soumis à l'essai conformément aux dispositions
du STANAG 4157 (AOP-20), essai C8. Cet essai s'applique tout particulièrement aux
initiateurs hermétiques qui doivent être soumis à l'essai d'étanchéité poussée. Ils ne
doivent pas présenter un taux de fuite d’air supérieur à 10-5 cm3/s pour une différence de
pression de 0,1 ± 0,01 MPa.

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ANNEXE D
STANAG 4560
(Edition 3)

20. Explosion par échauffement thermique. La température maximum (à 10 °C près) à


laquelle un initiateur peut être exposé pendant une durée d'une heure sans explosion par
échauffement doit être déterminée.

a. Par le biais d'un essai préalable approprié (par exemple en utilisant des
échantillons individuels de DEP), on détermine la température minimum, à
10 °C près, à laquelle une explosion par échauffement se produit dans un
délai d’une heure.

b. Cinq initiateurs doivent être placés dans un four préchauffé à une


température de 10 C inférieure au minimum déterminé lors de l’essai
préalable. S’il se produit une explosion par échauffement, on doit diminuer la
température de 10 C et on répète l'essai avec de nouveaux initiateurs. On
doit répéter l'essai en diminuant à chaque fois la température de 10 C
jusqu'à ce qu'il ne se produise pas d’explosion par échauffement pendant
une durée d'une heure.

c. Le seuil d’explosion par échauffement thermique d’un composant


correspond à la température maximum à laquelle il ne se produit pas
d’explosion au cours d’une exposition d’une heure.

21. Vérification des propriétés de mise à feu après essai en environnement. Pour
confirmer que les essais en environnement n’ont pas affecté les caractéristiques
électriques du dispositif, les essais de propriétés de mise à feu du paragraphe 7 supra
doivent être répétés sur 30 dispositifs à la température ambiante. Les DEP utilisés pour la
vérification des propriétés de mise à feu après essais en environnement sont prélevés des
exemplaires pour les essais de performances.

22. Essais de performance. Le DEP doit être mis à feu et produire l’effet approprié
lorsqu'il a été soumis à la tension de mise à feu minimum pour une application voulue,
après conditionnement en température :

a. Les essais doivent être exécutés à températures basse, ambiante et élevée.

b. On doit utiliser pour cet essai des initiateurs préalablement stressés lors
d'essais en environnement.

c. Les caractéristiques des effets peuvent être déterminées par le biais d'essais
représentatifs de l’usage visé du dispositif.

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ANNEXE D
STANAG 4560
(Edition 3)

23. Haute tension. Il a été démontré que les DEP à couche projetée ne se révèlent
pas tous fiables lorsqu’ils sont soumis à une tension de mise à feu supérieure. Une
énergie excessive appliquée au pont d’un DEP à couche projetée peut engendrer
l’éjection d’un paillet non conforme qui ne transmettra pas une énergie suffisante pour
provoquer une détonation. Cet essai vise à confirmer que l'initiateur choisi offre une
marge de conception raisonnable au-delà de la tension de mise à feu minimum et que le
système de mise à feu peut fonctionner :

a. L’unité de mise à feu doit utiliser les mêmes composants que ceux utilisés
dans le circuit de mise à feu des munitions (dispositif de mise à feu).

b. L'initiateur doit satisfaire aux exigences fonctionnelles lorsqu'il est amorcé


par un potentiel de mise à feu aux limites de la capacité du système de mise
à feu, ou égal à 150% de la tension de mise à feu nominale propre à
l'application, quelque soit la valeur la plus basse.

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ANNEXE D
STANAG 4560
(Edition 3)

QUANTITÉS MINIMUM

EXIGENCE Para. 90 40 30 5 25 30 10 50 50 50 50 50 50 5 535


A B C D E F G H I J K L M N
Inspection radiographique
4 X X X X X X X X X X X X X X 535
et/ou visuelle
Résistance 5 X X X X X X X X X X X X X X 535
Résistance d’isolement 6 X X X X X X X X X X X X X X 535
Propriétés de mise à feu 7 X 90
Seuil de dysfonctionnement 8 X 30
Essai de non-fonctionnement
9 X 5
à basse puissance
Constante de temps
10 X 40
thermique(1)
Décharge électrostatique 11 X 25
Chaîne pyrotechnique non
12 X 30
interrompue
Vibrations (2) 14 X X X 150
(2)
Choc thermique 15 X X X 150
Température - humidité (2) 16 X X X 150
(2)
Choc mécanique 17 X X X 150
Chute de 1,5 m(2) 18 X X X 150
Étanchéité (2) 19 X X X 150
Explosion par échauffement
20 X 10
thermique(1)
Propriétés de mise à feu
après essai en 21 X X X 30
environnement
Essai de performance,
22 X X 90
température ambiante
Essais de performance,
“ X X 90
température basse
Essais de performance,
“ X X 90
température élevée
Tension élevée de mise à feu 23 X 5
Notes : (1) Peut ne pas être jugé indispensable par l‘ANCMS
(2) Cf. paragraphe 13

TABLEAU 3. SÉQUENCE D'ESSAIS MINIMUM POUR LA CARACTÉRISATION DES


DEP À COUCHE PROJETÉE ET À FIL EXPLOSÉ

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ANNEXE D
STANAG 4560
(Edition 3)

FIGURE 2 : SÉQUENCE D’ESSAIS POUR LES DEP À FIL EXPLOSÉ ET À COUCHE PROJETÉE

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