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30

NFPA 30
Code des liquides NFPA 30
inflammables et Code des liquides
combustibles La présente édition du Code NFPA 30, intitulée Code des inflammables et
liquides inflammables et combustibles, a été élaborée par le
Édition 1996 comité technique sur les liquides inflammables et com-
bustibles et adoptée par la National Fire Protection
Association lors de sa réunion annuelle tenue à Boston, au
Massachusetts, du 20 au 23 mai 1996. Publiée par le
combustibles
Conseil des normes le 18 juillet 1996 et entrée en vigueur
le 9 août suivant, elle remplace toutes les éditions précé-
dentes. Édition 1996
La présente édition du Code NFPA 30 a été approuvée à
titre de norme nationale américaine (Américan National
Standard) le 26 juillet 1996.

«Le présent ouvrage a été traduit de l’original anglais par la


Commission de la santé et de la sécurité du travail, (CSST).
La National Fire Protection Association décline toute
responsabilité en ce qui concerne la présente traduction et
les dommages, pertes ou préjudices suceptibles d’en résul-
ter. En cas de contradiction entre les éditions anglaise et
française, c’est l’édition anglaise qui prévaut.»

®
NFPA
Commission
LES PUBLICATIONS DU QUÉBEC de la santé
et de la sécurité ®
NFPA
du travail
Imprimé au Québec, Canada

33,95 $
NFPA 30
Code des liquides
inflammables et
combustibles
Édition 1996
NFPA 30
Code des liquides
inflammables et
combustibles
Édition 1996

Commission
de la santé
et de la sécurité
du travail

NFPA
®
Cette norme a été traduite sous la direction de
la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).

Traduction

M.P.C.N. inc.

Coordination

Lucie Duhamel, Direction des communications, CSST

Révision

Comité CSST : Céline Lemieux et Carole Veillette, Direction de la prévention-inspection,


Pierre Lefebvre, Direction régionale de Longueuil, et Donald Boutin, Direction régionale de
Chaudière-Appalaches

Comité consultatif : Léon Beauchemin, Service de la sécurité incendie, ministère de la


Sécurité publique, Stéphane Soulières, Service d’incendie de Westmount,
Gérard Chouinard, Association des techniciens en prévention incendie du Québec

L’édition anglaise de ce document est la version officielle. La traduction et la


reproduction en français ont été autorisées par la NFPA qui détient les droits d’auteur.
Ni la NFPA ni la CSST ne sont responsables de l’exactitude de la traduction.

The English version of this document is the official version. Permission to translate
and reproduce was granted by the NFPA who retains the copyright. Neither the
NFPA nor the CSST shall be responsible for the accuracy of the translation.

Cette édition a été produite par


Les Publications du Québec
1500 D, rue Jean-Talon Nord
Sainte-Foy (Québec)
G1N 2E5

Gouvernement du Québec
Dépôt légal – 1998
Bibliothéque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada
ISBN 2-551-17931-9

© National Fire Protection Association – 1996

Tous droits réservés pour tous pays.


La reproduction par quelque procédé que ce soit
et la traduction même partielles sont interdites
sans l’autorisation de la NFPA.
AVIS
Pour toute question ou autre communication relative au présent document, s’adresser au comité responsable, au siège social de la NFPA.
Pour tout renseignement sur le processus de demande d’émission d’une interprétation formelle par un comité technique, de proposition de
modifications expérimentales provisoires, de soumission de modifications à l’examen d’un comité ou de demande de révision relative au contenu
du document, prière d’écrire à l’adresse suivante : The Secretary, Standards Council, National Fire Protection Association, 1 Batterymarch Park,
P.O. Box 9101, Quincy, MA 02269-9101.
Toute communication, écrite ou verbale, non conforme à la Section 16 de la réglementation relative aux projets des comités ne doit pas être
considérée comme la position officielle de la NFPA ou de l’un de ses comités, et ne doit pas être tenue pour une interprétation formelle ni utilisée
comme telle.
Les utilisateurs du document doivent consulter la réglementation fédérale, provinciale et municipale applicable. En publiant le présent Code,
la NFPA n’entend pas inciter à contrevenir aux lois en vigueur et ce document ne peut être interprété dans ce sens.
Ligne de conduite adoptée par le Conseil d’administration de la NFPA le 3 décembre 1982
Le Conseil d’administration réaffirme que la National Fire Protection Association considère la toxicité des produits de combustion comme une
cause importante de décès en cas d’incendie. Depuis de nombreuses années, la NFPA traite de cette question dans les documents élaborés par ses
comités techniques.
On craint que l’emploi croissant de matériaux synthétiques n’occasionne le dégagement d’une plus grande quantité de produits de combustion et
même de nouveaux produits de combustion toxiques en cas d’incendie. En conséquence, le Conseil a demandé à tous les comités techniques de la
NFPA de revoir les documents dont ils sont responsables. Pour aider les comités à s’acquitter de cette tâche, le Conseil a constitué un comité d’ex-
perts qu’il a chargé de guider les comités techniques en matière d’évaluation des risques que présentent les produits de combustion.

Disposition relative aux licences — Le présent document est protégé par des droits d’auteur et est la propriété exclusive de la National Fire
Protection Association (NFPA).

1. Adoption par citation — Les autorités publiques et autres sont priées instamment de citer ce document dans les lois, ordonnances, régle-
mentations, arrêtés ou autres documents similaires. Tous les changements, suppressions et ajouts souhaités par l’autorité qui procède à l’adoption
doivent être indiqués séparément. Les utilisateurs de cette méthode sont priés d’aviser la NFPA par écrit (Attention : The Secretary, Standards
Council). L’expression adoption par citation signifie que seuls le titre et les renseignements relatifs à la publication sont mentionnés.
2. Adoption par transcription — A. Sur demande écrite adressée à la NFPA (Attention : The Secretary, Standards Council), les autorités
publiques investies de pouvoirs juridictionnels reçoivent, sans contrepartie financière, le droit d’imprimer et de rééditer tout ou partie de ce do-
cument, en indiquant séparément les éventuels changements et ajouts dans les lois, ordonnances, règlements, arrêtés ou documents du même ordre
ayant force de loi, à condition 1) de mentionner les droits d’auteur de la NFPA dans chaque loi et chaque copie qui en serait faite, et 2) que les-
dites impressions et rééditions se limitent au nombre d’exemplaires nécessaire à la mise en œuvre des pouvoirs juridictionnels. B. Une fois ce code
ou cette norme NFPA intégré à une loi, les autorités publiques investies de pouvoirs juridictionnels ou quiconque souhaite reproduire tout ou par-
tie du document, sous quelque forme que ce soit, tel qu’il a été adopté pas lesdites autorités, reçoivent, sur demande écrite à la NFPA (Attention :
The Secretary, Standards Council), sans contrepartie financière, le droit non exclusif d’imprimer et de rééditer tout ou partie du document, en
indiquant séparément les éventuels changements et ajouts, à condition de mentionner le droit d’auteur de la NFPA dans chaque loi et chaque copie.
Ce droit n’est accordé qu’en contrepartie du paiement de redevances à la NFPA. Ces redevances servent à financer la recherche et le développe-
ment nécessaires à la poursuite du travail de mise à jour et de révision continuelles des normes de la NFPA par l’organisme et ses collaborateurs
bénévoles. Dans certains cas, les autorités publiques investies de pouvoirs juridictionnels peuvent demander et recevoir des redevances spéciales
lorsque cela sert les intérêts du public.
3. Portée de la licence — Les conditions énoncées ci-dessus ne s’appliquent pas à l’index du document.
(Pour obtenir plus d’information à ce sujet, consulter la ligne de conduite relative à l’adoption, à l’impression et à la publication des docu-
ments de la NFPA, fournie sur demande par la NFPA.)

Énoncé sur les méthodes de la NFPA


Le présent document a été élaboré selon les méthodes officielles de la National Fire Protection Association destinées à assurer la nomination
de comités techniquement compétents et à représentation équilibrée. Bien que ses méthodes assurent le plus haut degré de soin, la National Fire
Protection Association, ses membres et les personnes qui participent à ses activités déclinent toute responsabilité relative à la conformité ou la
non-conformité aux dispositions des présentes, aux limitations imposées aux matériaux ou procédés, ou encore à l’exhaustivité du texte.
Étant donné que la NFPA n’a ni les moyens ni le mandat d’imposer ou de contrôler l’application de ses normes, toute homologation attestant
la conformité de produits aux exigences du présent document n’engage que son auteur.

00 99 98 97 96 95 5 4 3 2 1 SC-AM 96
1996 NFPA Droit d’auteur © 1996 NFPA. Tous droits réservés 30–

NFPA 30
Code des liquides inflammables et combustibles
Édition 1996
La présente édition du Code NFPA 30, intitulée Code des liquides inflammables et combustibles, a été élaborée par le comité
technique sur les liquides inflammables et combustibles et adoptée par la National Fire Protection Association lors de sa réunion
annuelle tenue à Boston, au Massachusetts, du 20 au 23 mai 1996. Publiée par le Conseil des normes le 18 juillet 1996 et entrée en
vigueur le 9 août suivant, elle remplace toutes les éditions précédentes.
La présente édition du Code NFPA 30 a été approuvée à titre de norme nationale américaine (American National Standard) le
26 juillet 1996.

Origine et évolution du Code NFPA 30


De 1913 à 1957, le présent document s’est présenté sous la forme d’un arrêté municipal type intitulé Suggested Ordinance for
the Storage, Handling, and Use of Flammable Liquids. En 1957, le document est devenu un code dans lequel les dispositions et
les exigences techniques ont été conservées. Au cours de ses 83 années d’existence, le Code NFPA 30 a fait l’objet de nombreuses
éditions dictées par l’expérience acquise dans le domaine et l’évolution des progrès technologiques.
Les principaux changements apportés par rapport aux quatre dernières éditions du Code sont les suivants. En 1984, on a supprimé
le chapitre sur les stations-service automobiles et marines, qui a servi de point de départ pour la rédaction d’un code distinct, le NF-
PA 30A, Automotive and Marine Service Station Code. En 1987, on a regroupé sous le titre « Operations »  (opérations) le chapitre
5, « Industrial Plants »  (établissements industriels), le chapitre 6, « Bulk Plants and Terminals »  (dépôts de stockage et terminaux
de transport en vrac), le chapitre 7, « Process Plants »  (usines de traitement), et le chapitre 8, « Refineries, Chemical Plants and
Distilleries »  (raffineries, usines de produits chimiques et distilleries). En 1990, on a ajouté une section au chapitre 4 pour énoncer
les exigences relatives aux locaux de stockage de matières dangereuses et on a ajouté de nouvelles directives à la section 5‑3 relati-
vement à la ventilation des aires de traitement fermées et à l’évaluation des émissions fugitives. En 1993, le chapitre 4, « Container
and Portable Tank Storage »  (stockage en contenants et citernes portables), a été entièrement réécrit afin de présenter ses exigences
avec plus de clarté, tout particulièrement dans le cas des établissements commerciaux. En outre, on a apporté des modifications
aux dispositions portant sur l’endiguement des réservoirs afin de permettre l’aménagement combiné de bassins de rétention et de
systèmes d’endiguement, de même que pour soustraire aux exigences relatives au contrôle des déversements certains réservoirs à
double enceinte de confinement.
L’édition 1996 comporte les principaux changements suivants.
• Ajout au chapitre 1 d’une section sur la classification des liquides, en remplacement de la norme NFPA 321, Standard on Basic
Classification of Flammable and Combustible Liquids.
• Ajout d’une toute nouvelle section (2‑4.4) énonçant les exigences relatives à la désaffectation temporaire et permanente de
réservoirs souterrains.
• Révision en profondeur des exigences portant sur les essais d’étanchéité des réservoirs afin de les appliquer à des types spéci-
fiques de réservoirs.
• Inclusion au chapitre 4, Stockage en contenants et citernes portables, de certains grands récipients pour vrac autres que les
citernes portables métalliques.
• Révision complète des exigences relatives à l’étalage et au stockage de liquides dans les établissements commerciaux, afin
de tenir compte des méthodes commerciales actuelles et de favoriser l’adoption de critères de calcul pour la protection contre
l’incendie fondés sur des essais au feu à l’échelle réelle.
• Ajout au chapitre 4 de nouveaux critères de calcul pour la protection contre l’incendie de liquides inflammables et combustibles
stockés à l’intérieur. Ces critères se fondent sur des essais au feu à l’échelle réelle et sont plus complets que les précédents.
• Ajout au chapitre 4 de critères de calcul pour le confinement et l’évacuation de déversements dans les aires de stockage inté-
rieures.
• Révision du chapitre 5, Opérations, afin de rendre son contenu plus clair et de faciliter son utilisation en conjonction avec les
règles fédérales sur l’analyse et la gestion de la protection des procédés.
• Renforcement considérable des exigences relatives aux terminaux portuaires au chapitre 5.
30– Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Comité de concordance
sur les liquides inflammables et combustibles
Edward Hildebrandt, président
Village of Morton Grove, IL
John A. Davenport, Industrial Risk Insurers, CT William E. Rehr, BOCA Int’l, IL
John J. Hawley, Underwriters Laboratories Inc., IL Douglas A. Rivers, 3M Co., MN
Donald L. Hierman, Rhone-Poulenc, Inc., NJ Gerald J. Rosicky, General Motors Corp., MI
Repr. de la Chemical Mfrs. Assn. Repr. de l’Industrial Fire Protection Section de la NFPA
James D. Kieffer, Hiram Walker & Sons Ltd, Canada Orville M. Slye, Jr., Loss Control Assoc., Inc., PA
Richard S. Kraus, Petroleum Safety Consultants, VA Brooke B. Smith, Jr., Aspen Engr Inc., CO
Repr. de l’American Petroleum Inst. Hugh Patrick Toner, Society of the Plastics Industry, Inc., DC
John F. Murphy, Dow Chemical U.S.A., TX Repr. de la Society of the Plastics Industry, Inc.

Suppléants
Richard D. Gottwald, Society of the Plastics Industry, Inc., DC Kenneth H. Turnbull, Texaco, TX
(remplace H. P. Toner) (remplace R. S. Kraus)

Sans droit de vote


David L. Blomquist, Blomquist Fire Protection Engr, CA Jack Woycheese, Gage-Babcock & Assoc., Inc., CA
Repr. du comité technique responsable des réservoirs Repr. du comité technique responsable des opérations
et des réseaux de tuyauterie
Donald M. Johnson, Walnut Creek, CA
(Membre émérite)

Attributions du comité : Le comité est essentiellement responsable des documents relatifs 1) à la protection contre les
risques d’explosion et d’incendie occasionnés par le stockage, la manutention et l’utilisation des liquides inflammables
et combustibles ; 2) à la protection contre les dangers d’explosion et d’incendie occasionnés par le transport de liquides
inflammables et combustibles dans des véhicules-citernes, des citernes portables et des contenants, sauf lorsqu’il est
réglementé par le U.S. Department of Transportation ; 3) à la classification des liquides inflammables et combustibles.

Comité technique responsable


des principes fondamentaux (FLC-FUN)
C. Charles Snow, Jr., président
3M Co., MN

Robert P. Benedetti, secrétaire


Nat’l Fire Protection Assn., MA
(non votant)

David L. Blomquist, Blomquist Fire Protection Engr, CA Richard S. Kraus, Petroleum Safety Consultants, VA
Gerald A. Gordon, Sonoco Industrial, IL Repr. de l’American Petroleum Inst.
John J. Hawley, Underwriters Laboratories Inc., IL Jack Woycheese, Gage-Babcock & Assoc., Inc., CA

Suppléant
Charilyn A. Zeisset, Penzoil Co., TX
(remplace R. S. Kraus)

Attributions du comité : Le comité est essentiellement responsable des documents ou des parties de document relatifs
à la protection contre les risques d’explosion et d’incendie occasionnés par le stockage et la manutention des liquides
inflammables et combustibles, à la classification de ces liquides et aux définitions qui s’y rapportent.
1996 NFPA Membres des comités 30–

Comité technique responsable


des opérations (FLC-OPS)
Jack Woycheese, président
Gage-Babcock & Assoc., Inc., CA

Gary R. Glowinski, Safety-Kleen Corp., IL Anthony M. Ordile, Loss Control Assoc., Inc., PA
John P. Hartmann, Hartmann Mgmt. Services, Inc., IL Lee Paige, IRM Insurance, NC
Donald L. Hierman, Rhone-Poulenc, Inc., NJ Susan Preske, Liberty Mutual Insurance Co., NY
Repr. de la Chemical Mfrs. Assn. Repr. de The Alliance of American Insurers
Richard J. Hild, Verlan Fire Insurance Co., MD Robert N. Renkes, Petroleum Equipment Inst., OK
Edward Hildebrandt, Village of Morton Grove, IL Repr. de la Petroleum Equipment Inst.
Clark L. Holmberg, Citco Petroleum Corp., OK Gerald J. Rosicky, General Motors Corp., MI
Repr. de la Nat’l Petroleum Refiners Assn. Repr. de l’Industrial Fire Protection Section de la NFPA
Joshy Paul Kallungal, Ontario Fire Marshals Office, Canada Brooke B. Smith, Jr., Aspen Engr Inc., CO
James D. Kieffer, Hiram Walker & Sons Ltd, Canada C. Charles Snow, Jr., 3M Co., MN
Robert E. McClay, Indiana University of Pennsylvania, PA Thomas K. Terrebonne, Kemper Nat’l Insurance Cos., KS
Repr. de l’American Society of Safety Engr William A. Thornberg, Industrial Risk Insurers, CT
Thaddeus A. Nosal, American Insurance Services Group, NY Kenneth H. Turnbull, Texaco, TX
Repr. d’American Insurance Services Group, Inc. Repr. de l’American Petroleum Inst.

Suppléants
John A. Davenport, Industrial Risk Insurers, CT Thomas E. McCauley, IRM Services, Inc., TX
(remplace W. A. Thornberg) (remplace L. Paige)
John J. Foley, Gage-Babcock & Assoc., Inc., GA Douglas A. Rivers, 3M Co., MN
(remplace J. Woycheese) (remplace C. C. Snow)
Robert D. Grausam, Kemper Nat’l Insurance Cos., NY Orville M. Slye, Jr., Loss Control Assoc., Inc., PA
(remplace T. K. Terrebonne) (remplace A. M. Ordile)
David C. Kirby, Union Carbide Corp., WV Kevin F. Sykora, The Sherwin-Williams Co., OH
(remplace D. L. Hierman) (remplace R. E. McClay)
Richard S. Kraus, Petroleum Safety Consultants, VA
(remplace K. H. Turnbull)

Sans droit de vote


Michael B. Moore, U.S. Occupational Safety & Health Admin., DC (remplace M. B. Moore)
Terence P. Smith, U.S. Dept. of Labor, DC
Attributions du comité : Le comité est es-
sentiellement responsable des documents ou des parties de document relatifs aux opérations au cours des-
quelles des liquides inflammables et combustibles sont manipulés ou utilisés dans le cadre d’activités
principales ou secondaires, de même qu’au transport de ces liquides sauf lorsqu’il est réglementé par le
U.S. Department of Transportation.

Comité technique responsable


du stockage en contenants et en citernes portables (FLC-SWC)
William M. Carey, Underwriters Laboratories Inc., IL Charles L. Milles, Jr., AgrEvo USA Co., DE
Robert H. Christopher, DuPont Co., DE Repr. de l’American Crop Protection Assn.
Repr. de la Nat’l Paint & Coatings Assn. Anthony M. Ordile, Loss Control Assoc., Inc., PA
John A. Davenport, Industrial Risk Insurers, CT Lee Paige, IRM Insurance, NC
John J. Foley, Gage-Babcock & Assoc., Inc., GA Lee Rindfuss, M&M Protection Consultants, MA
Gary R. Glowinski, Safety-Kleen Corp., IL Douglas A. Rivers, 3M Co., MN
Gerald A. Gordon, Sonoco Industrial, IL Gerald J. Rosicky, General Motors Corp., MI
John Heller, Brown Sprinkler Corp., KY Repr. de l’Industrial Fire Protection Section de la NFPA
Repr. de la Nat’l Fire Sprinkler Assn. Ronald J. Stephens, Automatic Sprinkler Corp. of America, CA
Richard J. Hild, Verlan Fire Insurance Co., MD David C. Tabar, The Sherwin-Williams Co., OH
Edward Hildebrandt, Village of Morton Grove, IL Thomas K. Terrebonne, Kemper Nat’l Insurance Cos., KS
Joshy Paul Kallungal, Ontario Fire Marshals Office, Canada William J. Tomes, Tomes, VanRickley & Assoc., CA
David C. Kirby, Union Carbide Corp., WV Repr. de Home Depot
Repr. de la Chemical Mfrs. Assn. Hugh Patrick Toner, Society of the Plastics Industry, Inc., DC
John A. LeBlanc, Factory Mutual Research Corp., MA Paul T. Vavala, Haz-Stor Co., IL
Robert E. Lister, American Insurance Services Group, NY William W. Woodfill, Wausau Insurance Cos., IL
Repr. d’American Insurance Services Group, Inc. Repr. de The Alliance of American Insurers
Navin D. Mehta, Defense Logistic Agency (DLA-MMDI), VA
30– Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Suppléants
Jon V. Brannan, Underwriters Laboratories Inc., IL Leon C. Schaller, L-C Schaller Co., DE
(remplace W. M. Carey) (remplace R. H. Christopher)
Richard D. Gottwald, Society of the Plastics Industry, Inc., DC Orville M. Slye, Jr., Loss Control Assoc., Inc., PA
(remplace H. P. Toner) (remplace A. M. Ordile)
Robert D. Grausam, Kemper Nat’l Insurance Cos., NY C. Charles Snow, Jr., 3M Co., MN
(remplace T. K. Terrebonne) (remplace D. A. Rivers)
Donald L. Hierman, Rhone-Poulenc, Inc., NJ David C. Swenson, The Sherwin-Williams Co., OH
(remplace D. C. Kirby) (remplace D. C. Tabar)
Thomas E. McCauley, IRM Services, Inc., TX William A. Thornberg, Industrial Risk Insurers, CT
(remplace L. Paige) (remplace J. A. Davenport)
Richard S. Kraus, Petroleum Safety Consultants, VA James W. Tomes, Tomes, VanRickley & Assoc., CA
(remplace, avec droit de vote, le repr. de l’API) (remplace W. J. Tomes)
Thaddeus A. Nosal, American Insurance Services Group, NY Jack Woycheese, Gage-Babcock & Assoc., Inc., CA
(remplace R. E. Lister) (remplace J. J. Foley)
Susan Preske, Liberty Mutual Insurance Co., NY Larry E. Yunker, Sonoco Products Co., IL
(remplace W. W. Woodfill) (remplace G. A. Gordon)

Attributions du comité : Le comité est essentiellement responsable des documents ou des parties de document relatifs
au stockage de liquides en contenants et en citernes portables dont la capacité ne dépasse pas 2 500 L (660 gal US).

Comité technique responsable


des réservoirs et des réseaux de tuyauterie (FLC-TAN)
David L. Blomquist, président
Blomquist Fire Protection Engr, CA

Gary T. Austerman, Burns & McDonnel Engr Co., MO Michael D. Lattner, Morrison Bros., Co. IA
Thomas M. Bazzolo, Connecticut Fire Marshal’s Office, CT David G. Mahoney, M&M Protection Consultants, IL
Repr. du comité tech. resp. des stations-services terrestres Armin E. Mittermaier, Data Action, IN
et marines Repr. de la Petroleum Marketers Assn. of America
Jon V. Brannan, Underwriters Laboratories Inc., IL Joseph R. Natale, Mobile Research & Development, NJ
Michael T. Castellano, Joseph E. Seagram & Sons, Inc., NY Repr. de la Nat’l Petroleum Refiners Assn.
Repr. du Distilled Spirits Council of the U.S. Thaddeus A. Nosal, American Insurance Services Group, NY
Sullivan D. Curran, Fiberglass Petroleum Tank & Pipe Inst., TX Repr. d’American Insurance Services Group, Inc.
Repr. du Fiberglass Petroleum Tank & Pipe Inst. Albert S. Pela, Jr., Mobil Research & Development Corp., NJ
Wayne Geyer, Steel Tank Inst., IL Repr. de l’American Petroleum Inst.
Repr. du Steel Tank Inst. Robert N. Renkes, Petroleum Equipment Inst., OK
John P. Hartmann, Hartmann Mgmt. Services, Inc., IL Repr. du Petroleum Equipment Inst.
Thomas Henning, Unocal, CA Orville M. Slye, Jr., Loss Control Assoc., Inc., PA
Repr. de la Western States Petroleum Assn. Brooke B. Smith, Jr., Aspen Engr Inc., CO
Donald L. Hierman, Rhone-Poulenc, Inc., NJ William A. Thornberg, Industrial Risk Insurers, CT
Repr. de la Chemical Mfrs. Assn.

Suppléants
James W. Cragun, Phillips Petroleum Co., OK Patrick A. McLaughlin, McLaughlin & Assoc., CA
(remplace A. S. Pela) (remplace S. D. Curran)
John A. Davenport, Industrial Risk Insurers, CT Michael B. Nolan, Joseph E. Seagram & Sons, Inc., NY
(remplace W. A. Thornberg) (remplace M. T. Castellano)
Shari L. Duzac, Underwriters Laboratories Inc., CA Anthony M. Ordile, Loss Control Assoc., Inc., PA
(remplace J. V. Brannan) (remplace O. M. Slye)
David C. Kirby, Union Carbide Corp., WV K. Tim Perkins, Unocal, CA
(remplace D. L. Hierman) (remplace J. R. Natale)

Sans droit de vote


Donald M. Johnson, Walnut Creek, CA
(membre émérite)

Robert P. Benedetti, le chargé de liaison à la NFPA


1996 NFPA Membres des comités 30–

Attributions du comité : Le comité est essentiellement responsable des documents ou des parties de document relatifs
1) au stockage de liquides dans des réservoirs souterrains et de surface fixes ainsi que dans des citernes portables dont
la capacité dépasse 2 500 L (660 gal US), et 2) à l’installation de ces réservoirs fixes et portables dans des bâtiments et
des entrepôts de réservoirs.

Les pages précédentes reflètent la composition des comités au moment du vote sur le texte de la présente édition du
Code. Depuis, cette composition peut avoir changé.

NOTE : En soi, le fait d’être membre d’un comité n’implique pas l’aval de l’Association ou d’un quelconque des docu-
ments produits par le comité dont la personne est membre.
30– Code des liquides
Tableinflammables combustibles
des matièreset 1996 NFPA

Table des matières

Avant‑propos.............................................................................30-  7 4-5 Exigences relatives aux aires de stockage de


liquides dans d’autres usages.........................................30-35
Chapitre 1  Dispositions générales .........................................30-  7 4-6 Locaux de stockage de matières dangereuses................30-37
1-1 Portée.............................................................................30-  7 4-7 Stockage à l’extérieur....................................................30-38
1-2 Objet..............................................................................30-  7 4-8 Mécanismes de protection-incendie..............................30-39
1-3 Applicabilité..................................................................30-  7
1-4 Équivalence...................................................................30-  7 Chapitre 5  Opérations.............................................................30-48
1-5 Rétroactivité...................................................................30-  7 5-1 Portée.............................................................................30-48
1-6 Définitions.....................................................................30-  7 5-2 Généralités.....................................................................30-48
1-7 Définition et classification des liquides.........................30-10 5-3 Conception des installations..........................................30-48
1-8 Emploi d’autres unités de mesure..................................30-11 5-4 Réservé..........................................................................30-50
1-9 Exigences générales.......................................................30-11 5-5 Opérations secondaires..................................................30-50
5-6 Chargement et déchargement........................................30-50
Chapitre 2  Stockage en réservoir...........................................30-11 5-7 Quais..............................................................................30-52
2‑1 Portée.............................................................................30-11 5-8 Réservé..........................................................................30-54
2‑2 Conception et construction des réservoirs.....................30-11 5-9 Contrôle des sources d’inflammation............................30-54
2‑3 Installation des réservoirs extérieurs hors sol................30-12 5-10 Systèmes de récupération et de traitement des
2‑4 Installation des réservoirs souterrains............................30-19 vapeurs...........................................................................30-54
2-5 Bâtiments abritant des réservoirs de stockage...............30-21 5-11 Gestion des risques d’incendie......................................30-57
2‑6 Supports, fondations et points d’ancrage des 5-12 Prévention et suppression des incendies........................30-57
réservoirs.......................................................................30-26
2‑7 Sources d’inflammation.................................................30-27 Chapitre 6  Publications de référence.....................................30-58
2‑8 Essais et entretien..........................................................30-27
2‑9 Protection contre l’incendie et identification.................30-28 Annexe A Notes explicatives....................................................30-60
2‑10 Prévention du remplissage excessif des réservoirs........30-28
2‑11 Détection des fuites et répertoire à jour des Annexe B Mise à l’air libre d’urgence des réservoirs
réservoirs souterrains.....................................................30-28 hors sol exposés au feu ..........................................30-70

Chapitre 3  Réseaux de canalisations......................................30-29 Annexe C Désaffectation temporaire, désaffectation


3-1 Portée.............................................................................30-29 permanente en place ou enlèvement de
réservoirs souterrains............................................30-73
3-2 Généralités.....................................................................30-29
3-3 Matériaux utilisés pour la tuyauterie, les vannes
et les raccords................................................................30-29 Annexe D Élaboration des critères de protec­tion contre l’incen-
die présentés à la section 4‑8 et
3-4 Joints de tuyauterie........................................................30-29 proposition de moyens de protection contre
3-5 Supports.........................................................................30-29 l’incendie pour certains contenants de liquides in-
3-6 Protection contre la corrosion........................................30-30 flammables non couverts par la section 4‑8.........30-75
3-7 Tuyauterie souterraine...................................................30-30
3-8 Vannes............................................................................30-30 Annexe E Protection contre l’incendie propo­sée pour les conte-
3-9 Essais.............................................................................30-30 nants de liquides inflammables et
3-10 Identification..................................................................30-30 combustibles............................................................30-78

Chapitre 4  Stockage en contenants et citernes portables.....30-30 Annexe F Évaluation des émissions fugitives........................30-81
4-1 Généralités.....................................................................30-30
4-2 Conception, construction et capacité des contenants.....30-30 Annexe G Publications de référence.......................................30-82
4-3 Conception, construction et capacité des armoires
de stockage....................................................................30-31 Index...........................................................................................30-84
4-4 Conception, construction et utilisation des aires
de stockage intérieures de liquides................................30-32 Modifications expérimentales provisoires...............................30-90
1996 NFPA Dispositions générales 30–

NFPA 30 1‑4  Équivalence.


1‑4.1  Rien dans le présent Code ne vise à empêcher l’emploi de
Code des liquides inflammables et combustibles systèmes, de méthodes ou de dispositifs dont la qualité, la solidité, la
résistance au feu, l’efficacité, la durabilité ou la sécurité sont équiva‑
Édition 1996 lentes ou supérieures à celles prescrites par le Code, à condition qu’une
NOTE : Un astérisque (*) placé après le numéro ou la lettre identifiant documentation technique en démontrant l’équivalence soit soumise
un paragraphe indique que ce paragraphe fait l’objet de plus amples à l’autorité compétente et que le système, la méthode ou le dispositif
explications à l’annexe A. soient approuvés pour l’usage envisagé.
Le chapitre 6 et l’annexe G donnent la liste des publications de
1‑4.2  L’autorité compétente peut, à son gré, modifier les dispositions
référence.
du Code en fonction de certains facteurs comme la topographie du
terrain, la présence ou l’absence de dispositifs de protection (barri‑
Avant‑propos cades, murs, etc.), le caractère adéquat des issues des bâtiments, la
classification de l’usage, la proximité des bâtiments ou des propriétés
L’utilisation du présent Code, intitulé Code des liquides inflam- voisines ainsi que le type de construction de ces bâtiments, la capacité
mables et combustibles, est recommandée pour l’établissement de la et la construction des réservoirs de stockage prévus ainsi que la nature
réglementation dans le domaine. Ses dispositions visent à réduire des liquides à entreposer, la nature du procédé, l’ampleur des moyens
les risques associés aux opérations nécessitant l’emploi de liquides de protection privés contre l’incendie et les capacités du service d’in‑
inflammables et combustibles, à un niveau raisonnablement com­patible cendie local. Ces solutions de rechange doivent assurer une protection
avec la sécurité publique, sans entrave indue à la commodité et la au moins équivalente à celle exigée par le Code.
nécessité publiques. Par conséquent, la conformité aux exigences de
cette norme n’élimine pas tous les risques qu’occasionne l’emploi de 1‑4.3  Les dispositions du Code doivent en outre pouvoir être
tels liquides (pour plus d’information, consulter le document intitulé modifiées au gré de l’autorité compétente dans les cas où d’autres
Flammable and Combustible Liquids Code Handbook). réglementations, comme celle relative à la protection de l’environne‑
ment, imposent des exigences non prévues par le Code. Dans ce cas,
les solutions de rechange doivent assurer une protection au moins
équivalente à celle exigée par le Code.
Chapitre 1 Dispositions générales
1‑4.4  Les installations conformes aux exigences pertinentes des
1-1  Portée. normes suivantes sont réputées conformes au présent Code.
NFPA 30A, Automotive and Marine Service Station Code ;
1‑1.1  Le présent Code concerne le stockage, la manutention et
NFPA 32, Standard for Drycleaning Plants ; NFPA 33, Norme sur
l’utilisation des liquides inflammables et combustibles, y compris les
la pulvérisation de matières inflammables ou combustibles (Stan-
déchets liquides, tels qu’ils sont définis et classés aux présentes.
dard for Spray Application Using Flammable and Combustible
1‑1.2  Le présent Code ne s’applique pas aux liquides suivants. Materials) ; NFPA 34, Standard for Dipping and Coating Processes
a)* Tout liquide dont le point de fusion est égal ou supérieur à 100 °F Using Flammable or Combustible Liquids; NFPA 35, Standard for the
(37,8 °C) ou qui ne répond pas aux critères de fluidité énumérés Manufacture of Organic Coatings ; NFPA 36, Standard for Solvent
à la définition de « Liquide »  donnée à la section 1‑6. Extraction Plants ; NFPA 37, Standard for the Installation and Use
b) Les gaz liquéfiés et les liquides cryogéniques définis à la sec‑ of Stationary Combustion Engines and Gas Turbines ; NFPA 45,
tion 1‑6. Standard on Fire Protection for Laboratories Using Chemicals ;
c)* Tout liquide sans point d’éclair qui peut être inflammable dans ainsi que le chapitre 10 de la norme NFPA 99, Standard for Health
certaines conditions, comme certains hydrocarbures halogénés Care Facilities.
et mélanges contenant des hydrocarbures halogénés. 1‑5  Rétroactivité. Les dispositions du présent Code sont jugées
d)* Tout produit en aérosol. nécessaires pour offrir un degré raisonnable de protection contre les
e) Tout liquide sous forme de brouillard, d’aérosol ou de mousse. pertes de vies humaines et de biens matériels attribuables à un incendie
f) Les liquides inflammables et combustibles visés par la norme ou une explosion. Elles reflètent la situation ainsi que l’état de la tech‑
NFPA 395, Standard for the Storage of Flammable and Com- nologie au moment de la publication du Code. À moins d’indication
bustible Liquids at Farms and Isolated Sites. contraire, les dispositions du Code ne concernent pas les installations,
les équipements, les structures ou les ouvrages existants ou dont
1‑1.3  Le présent Code ne s’applique pas aux activités suivantes. la construction ou l’aménagement étaient approuvés avant l’entrée
a)* Transport de liquides inflammables et combustibles régi par la en vigueur du Code, à l’exception des cas où l’autorité compétente
réglementation du U.S. Department of Transportation. détermine que la situation présente un danger manifeste pour la vie
b)* Stockage, manutention et utilisation de réservoirs et de récipients humaine ou les propriétés contiguës.
à mazout raccordés à des appareils fonctionnant au mazout. 1‑6  Définitions. Pour les besoins du Code, on utilisera la définition
1‑2* Objet. Le présent Code a pour objet de proposer des exigences des termes suivants.
raisonnables relativement au stockage et à la manutention sécuritaires Aire de stockage intérieure de liquides (inside liquid storage
des liquides inflammables et combustibles. area). Pièce ou bâtiment servant au stockage de liquides dans des
contenants ou des citernes portables et séparé des autres usages. Ces
1‑3  Applicabilité. Les chapitres 2 et 3 traitent du stockage en aires comprennent les suivantes.
vrac de liquides dans des réservoirs et des récipients analogues. Le
cha­pitre 4 traite du stockage de liquides en contenants et en citernes a) Bâtiment attenant (attached building). Bâtiment dont un seul mur
portables dans des aires de stockage et des entrepôts. Le chapitre est mitoyen avec un autre bâtiment servant à d’autres usages.
5 traite de la manipulation des liquides dans le cadre d’activités et b) Entrepôt de liquides (liquid warehouse). Bâtiment distinct, isolé
de procédés de fabrication ainsi que d’activités et de procédés ou attenant servant au stockage de liquides.
analogues. c) Pièce intérieure (inside room). Dans un bâtiment, pièce qui ne
comporte aucun mur extérieur.
30– Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

d) Pièce isolée (cut-off room). Dans un bâtiment, pièce qui comporte Débordement par bouillonnement* (boil-over). Événement de
au moins un mur extérieur. la combustion de certaines huiles dans un réservoir ouvert au cours
Approuvé* (approved). Acceptable pour l’autorité compétente. duquel, après une longue période de combustion stable, une augmen‑
Autorité compétente* (authority having jurisdiction). Organisme, tation soudaine de l’intensité du feu s’accompagne d’une expulsion
bureau ou personne responsable de l’approbation d’un appareil, d’une d’huile enflammée du réservoir. Le débordement par bouillonnement
installation ou d’un procédé. se produit lorsque, devenus plus denses que l’huile non brûlée, les
résidus de la combustion en surface s’enfoncent et forment une
Baril ou bbl (barrel or bbl). Unité de mesure de volume égale à couche chaude qui descend beaucoup plus rapidement que ne régresse
42 gal US (158,9 L). la surface du liquide. Lorsque cette couche chaude, appelée « onde
Bâtiment (building). Espace tridimensionnel fermé par un toit et calorifique » , atteint l’eau ou l’émulsion d’eau dans l’huile au fond
des murs couvrant plus de la moitié de la superficie des côtés, dont du réservoir, l’eau est d’abord surchauffée puis se met à bouillir
les dimensions permettent l’accès au personnel, qui est susceptible de de façon presque explosive et fait déborder le réservoir. Les huiles
limiter la dissipation de la chaleur ainsi que la dispersion des vapeurs, susceptibles de déborder par bouillonnement ont des composantes
et qui restreint l’accès aux pompiers en cas d’incendie. ayant une plage de points d’ébullition étendue, y compris les fractions
Bâtiment abritant des réservoirs de stockage (storage tank légères et les résidus visqueux. Ces caractéristiques, qui sont cel‑
building). Structure couverte abritant des réservoirs de stockage les de la plupart des huiles brutes, peuvent être produites dans des
qui limite la dissipation de chaleur ou la dispersion des vapeurs mélanges synthétiques.
inflam­mables, ou qui restreint l’accès du personnel de lutte contre Distillerie (distillery). Usine ou partie d’usine où sont concentrés
l’incendie et nuit à son efficacité, et qui est installée conformément des liquides produits par fermentation et où les produits concentrés
aux exigences de la section 2‑5. peuvent aussi être mélangés, stockés ou conditionnés.
Bâtiment important (important building). Bâtiment que l’on ne Émissions fugitives (fugitive emissions). Émissions de vapeurs
peut se permettre de perdre en cas d’incendie exposant. Cette catégorie inflammables qui s’échappent continuellement ou par intermittence au
comprend notamment les immeubles occupés, les bâtiments de com‑ cours du fonctionnement normal de l’équipement d’exploitation. Ces
mande et les bâtiments abritant des marchandises ou des équipements émissions comprennent les fuites des joints de pompe, des garnitures
coûteux ou essentiels. de vanne, des joints de bride et de compresseur, des drains de procédés,
Bidon de sécurité (safety can). Tout récipient approuvé d’une etc.
capacité maximale de 5 gal US (18,9 L), comportant un couvercle et Emploi ou stockage secondaire de liquides (incidental liquid use
un obturateur de bec verseur fermés par ressort et conçus pour laisser or storage). Utilisation ou stockage secondaire subordonné à l’activité
échapper la pression de façon sécuritaire lorsqu’il est exposé au feu. qui a servi à établir la classification de l’usage ou de la zone.
Certifié (labeled). Appareil ou matériau auquel est apposé une Entrepôts* (warehouses).
étiquette, un symbole ou une autre marque d’identification d’un or‑ a) Entrepôt de liquides (liquid warehouse). Voir la définition sous
ganisme reconnu par l’autorité compétente. Cet organisme procède « Aire de stockage intérieure de liquides » .
à l’évaluation des produits et assure une vérification périodique de
la production d’appareils ou de matériaux certifiés. En vertu de cette b) Entrepôt polyvalent (general-purpose warehouse). Bâtiment ou
certification, le fabricant atteste que l’appareil ou le matériau est structure dont la totalité ou une partie ne sert qu’à des opérations
conforme aux normes en vigueur et répond aux critères de rendement de stockage.
exigés. Équipement de traitement des vapeurs (vapor processing equi-
Citerne portable (portable tank). Tout récipient fermé d’une pment). Ensemble des constituants d’un système servant à traiter des
capacité de plus de 60 gal US (227 L) de liquide, non destiné à une vapeurs ou des liquides captés au cours des opérations de transvase‑
installation fixe. Sont inclus les grands récipients pour vrac - GRV ment.
(intermediate bulk containers - IBC) définis et réglementés par le U.S. Établissement administratif (office occupancy). Bâtiment ou
Department of Transportation. structure dont la totalité ou une partie sert à l’exécution de transac‑
Classification des usages (occupancy classification). Système tions commerciales, ou à la prestation ou l’obtention de services
définissant les principales caractéristiques de l’usage d’une partie professionnels.
d’un bâtiment ou d’une usine, aux fins d’application des sections per‑ Établissement commercial (mercantile occupancy). Bâtiment
tinentes du Code. La classification englobe notamment la distillation, ou structure dont la totalité ou une partie sert à l’étalage de produits
l’oxydation, le craquage et la polymérisation. destinés à la vente en gros ou au détail, au stockage et au commerce
Classification des usages extérieurs (outdoor occupancy clas- de biens ou de marchandises.
sification). Semblable à la classification des usages, sauf qu’elle Établissement d’enseignement (educational occupancy). Bâti‑
s’applique à des activités extérieures qui ne sont exécutées ni dans ment ou structure dont la totalité ou une partie est utilisée à des fins
un bâtiment ni dans un abri. d’apprentissage ou de formation.
Compartiment résistant au feu (fire area). Aire d’un bâtiment Établissement de réunion (assembly occupancy). Bâtiment ou
séparée du reste du bâtiment par une construction ayant une résistance structure dont la totalité ou une partie sert aux réunions de 50 per‑
au feu d’au moins 1 heure et dont toutes les ouvertures de communi‑ sonnes ou plus pour y délibérer, y pratiquer leur culte, s’y divertir, y
cation sont adéquatement protégées par un dispositif ayant un degré dîner, s’y amuser ou y attendre un moyen de transport.
de résistance au feu d’au moins 1 heure. Établissement institutionnel (institutional occupancy). Bâtiment
Contenant (container). Tout récipient de 60 gal US (227 L) ou ou structure dont la totalité ou une partie sert à dispenser des soins
moins servant au transport ou au stockage de liquides. médicaux, de bienfaisance ou autres, à des personnes hébergées ou
Contenant fermé (closed container). Aux fins du présent Code, retenues contre leur gré.
récipient fermé hermétiquement par un couvercle ou un autre dispo‑ Gaz liquéfié (liquefied gas). Gaz partiellement liquide à 70 °F
sitif afin que les liquides ou les vapeurs ne puissent s’en échapper à (21 °C) lorsqu’il est comprimé à sa pression de charge.
température normale.
1996 NFPA Dispositions générales 30–

Habitation (dwelling). Bâtiment exclusivement destiné à être habité Procédé unitaire ou traitement unitaire (unit operation or unit
et ne comportant pas plus de deux logements. Également, maison process). Partie d’un procédé physique ou chimique intégrée ou non
de pension ou maison de chambres servant des repas ou louant des à d’autres étapes pour constituer un processus de fabrication.
chambres (ou les deux) à au plus 15 personnes. Protection contre les risques de voisinage (protection for ex-
Hôtel (hotel). Bâtiment ou ensemble de bâtiments placé sous posures). Protection contre l’incendie des structures situées sur les
l’autorité d’une direction unique, comportant des chambres à louer terrains adjacents au lieu de stockage de liquides. La protection de
principalement utilisées par des personnes de passage logées avec ou ces structures est acceptable si elle est soit dans la zone d’intervention
sans repas; ces établissements comprennent notamment les auberges, d’un service d’incendie public, soit adjacente à des installations où
les clubs, les motels et les hôtels‑résidences. un corps de sapeurs-pompiers industriel est en mesure de déverser de
Immeuble d’habitation (apartment house). Bâtiment ou partie de l’eau de refroidissement sur les structures situées sur les propriétés
bâtiment comportant plus de deux logements. adjacentes au lieu de stockage de liquides.
Installation ou terminal de stockage en vrac (bulk plant or Quai (wharf). Tout môle, jetée, appontement ou autre ouvrage
terminal). Partie d’une propriété où les liquides sont livrés par bateau- construit au‑dessus d’une voie navigable ou contiguë à celle-ci, auquel
citerne, pipeline, wagon‑citerne ou camion-citerne, et sont stockés ou on peut accéder directement de la terre et dont le rôle premier est
mélangés en vrac aux fins de distribution par bateau-citerne, pipeline, de permettre le transbordement de cargaisons de liquides en vrac
wagon‑citerne, camion-citerne, citerne portable ou contenant. entre les installations côtières et tout bateau-citerne, pétrolier, barge,
Liquide (liquid). Voir le paragraphe 1-7.2. bateau de faible tonnage ou autre embarcation.
Liquide cryogénique (cryogenic liquid). Gaz liquéfié par réfrigé‑ Raffinerie (refinery). Usine qui produit des liquides inflammables
ration dont le point d’ébullition se situe à une température inférieure ou combustibles à l’échelle industrielle à partir de pétrole brut, d’es‑
à ‑130 °F (‑90 °C) à la pression atmosphérique. sence naturelle ou d’autres sources d’hydrocarbures.
Liquide instable (unstable liquid). Liquide qui, produit ou trans‑ Réaction dangereuse ou réaction chimique dangereuse (ha-
porté à l’état pur ou sous forme commerciale, se polymérise violem‑ zardous reaction or hazardous chemical reaction). Réaction qui
ment, se décompose, se condense ou réagit spontanément sous l’effet entraîne d’autres dangers en plus des risques d’incendie relatifs au
d’un choc ou d’une variation de pression ou de température. point d’éclair et au point d’ébullition des réactifs ou des produits. Ces
dangers peuvent notamment inclure les effets toxiques, la vitesse de
Liquide stable (stable liquid). Tout liquide qui ne correspond pas la réaction (y compris la détonation), les réactions exothermiques ou
à la définition d’un liquide instable. la production de composés instables ou réactifs.
Local de stockage de matières dangereuses (hazardous material Récipient sous pression (pressure vessel). Tout récipient soumis
storage locker). Structure préfabriquée déplaçable, généralement ou non à l’action du feu et compris dans le champ d’application de
construite ailleurs que sur le lieu d’utilisation, où elle est transportée l’une des sections du Boiler and Pressure Vessel Code de l’ASME.
complètement assemblée ou prête à assembler. Celle-ci est conçue
pour répondre aux exigences locales, d’état et fédérales relatives au Répertorié* (listed). Appareil, matériau ou service publié dans
stockage de matières dangereuses à l’extérieur. une liste par un organisme reconnu par l’autorité compétente. Cet
organisme procède à l’évaluation des produits ou des services, assure
Logement (dwelling unit). Unité d’habitation d’une ou plusieurs une vérification périodique de la production d’appareils ou de maté‑
pièces où vivent une ou plusieurs personnes et qui comporte une cui‑ riaux répertoriés, ou encore une évaluation périodique des services, et
sine, une salle de séjour, des installations sanitaires et des chambres atteste que l’appareil, le matériau ou le service est conforme aux
à coucher. normes en vigueur ou a subi des essais confirmant qu’il convient à
Matière dangereuse ou produit chimique dangereux (hazardous l’usage prévu.
material or hazardous chemical). Matière qui présente des dangers Réservoir à double enceinte de confinement (secondary
autres que les risques d’incendie relatifs au point d’éclair et au point containment tank). Réservoir à deux parois séparées par un espace
d’ébullition. Ces dangers peuvent notamment découler de la toxicité, interstitiel (annulaire) et comportant des dispositifs de surveillance
de la réactivité, de l’instabilité ou de la corrosivité. de l’étanchéité de l’espace interstitiel. Les réservoirs à double
Mise à l’air libre d’urgence (emergency relief venting). Ouverture, enceinte de confinement souterrains sont de type I ou de type II.
méthode de construction ou dispositif qui permet d’évacuer automa‑ a) Type I. L’enceinte primaire est doublée d’une enveloppe ex‑
tiquement un excès de pression causé par un feu exposant. térieure avec laquelle elle est en contact direct. L’enveloppe
Opération (operation). Terme général qui englobe notamment entoure totalement ou partiellement l’enceinte primaire.
l’emploi, le transfert, le stockage et le traitement des liquides. b) Type II. L’enceinte primaire est doublée d’une enveloppe ex‑
Pétrole brut (crude petroleum). Mélange d’hydrocarbures dont térieure dont elle est isolée par des séparateurs. L’enveloppe
le point d’éclair est inférieur à 150 °F (65,6 °C) et qui n’a pas été entoure totalement l’enceinte primaire.
raffiné. Réservoir atmosphérique* (atmospheric tank). Réservoir de stoc‑
Point d’ébullition* (boiling point). Voir le paragraphe 1-7.2. kage conçu pour être utilisé à une pression comprise entre la pression
Point d’éclair* (flash point). Voir le paragraphe 1-7.2. atmosphérique et 1,0 psig (760 et 812 mm Hg) mesurée dans la partie
Point d’inflammation ou point de feu (fire point). Température supérieure du réservoir.
minimale à laquelle un liquide s’enflamme et continue de brûler à Réservoir basse pression (low-pressure tank). Réservoir de stoc‑
l’approche d’une flamme, conformément à la norme ASTM D 92, kage conçu pour résister à une pression interne supérieure à 1,0 psig
Standard Test Method for Flash and Fire Points by Cleveland Open (6,9 kPa) mais d’au plus 15 psig (103,4 kPa) mesurée au sommet du
Cup. réservoir.
Procédé ou traitement (process or processing). Ensemble d’opé‑ Réservoir de stockage (storage tank). Tout récipient d’une capacité
rations intégrées qui comprend des traitements physiques et chimi‑ de plus de 60 gal US (227 L) de liquide, destiné à une installation fixe
ques, sauf si le terme est qualifié de manière à se limiter aux uns ou et qui ne sert pas au traitement.
aux autres. Les opérations comprennent notamment la préparation, Sous-sol (basement). Étage d’un bâtiment ou d’une structure
la séparation, la purification ou le changement d’état, de niveau dont au moins la moitié de la hauteur est située sous le niveau du sol
d’énergie ou de composition. extérieur et dont l’accès pour la lutte contre l’incendie est indûment
limité.
30–10 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Système de récupération des vapeurs (vapor recovery system). Tension de vapeur* (vapor pressure). Pression absolue qu’exerce
Système conçu pour capter et retenir, sans les traiter, les vapeurs un liquide, mesurée en livres par pouce carré (psia) et déterminée
déplacées au cours des opérations de transvasement. À titre d’exem‑ selon la norme ASTM D 323, Standard Method of Test for Vapor
ple, on peut citer les systèmes de déplacement de vapeurs à pression Pressure of Petroleum Prod­ucts (Reid Method).
équilibrée et les systèmes à dépression sans traitement des vapeurs.
1‑7.3* Classification et définition des liquides. Tout liquide visé
Système de traitement des vapeurs (vapor processing system). par les exigences du Code doit être connu sous l’appellation générale
Système conçu pour capter et traiter les vapeurs déplacées au cours de liquide inflammable ou combustible, selon le cas, et être défini et
des opérations de transvasement, à l’aide de moyens mécaniques ou classé conformément à la présente sous-section.
chimiques. À titre d’exemple, on peut citer les systèmes qui utilisent
une soufflante pour capter les vapeurs ainsi que les systèmes de ré‑ 1‑7.3.1  Liquides inflammables. Tout liquide dont le point d’éclair
frigération, d’absorption et de combustion utilisés pour le traitement en vase clos est inférieur à 100 °F (37,8 °C) conformément aux essais
des vapeurs. effectués par la méthode et l’appareillage décrits au paragraphe 1-7.4.
Tension de vapeur (vapor pressure). Voir le paragraphe 1-7.2. Les liquides inflammables doivent être classés comme liquides de
classe I comme suit.
Unité d’exploitation (réservoir) ou de traitement (réservoir)
[operating unit (vessel) or process unit (vessel)]. Équipement dans a) Classe I - comprend tous les liquides dont le point d’éclair en vase
lequel est réalisé un procédé ou un traitement unitaire (voir aussi la clos est inférieur à 100 °F (37,8 °C) et dont la tension de vapeur
définition de « Procédé unitaire ou traitement unitaire »). Reid est d’au plus 40 psia (2 068,6 mm Hg) à 100 °F (37,8 °C)
conformément à la norme ASTM D 323, Standard Method of
Usine de produits chimiques (chemical plant). Grandes installa‑ Test for Vapor Pressure of Petroleum Products (Reid Method).
tions ou partie de ces installations, distinctes d’une raffinerie ou d’une Les liquides de classe I se subdivisent comme suit.
distillerie, où des liquides sont produits par des réactions chimiques
ou utilisés au cours de réactions chimiques. 1. Classe IA - comprend tous les liquides dont le point d’éclair est
inférieur à 73 °F (22,8 °C) et le point d’ébullition est inférieur
Ventilation (ventilation). Comme il est spécifié dans le présent à 100 °F (37,8 °C).
Code, déplacement d’air destiné à prévenir les incendies et les ex‑
plosions. La ventilation est jugée adéquate si elle est suffisante pour 2. Classe IB - comprend tous les liquides dont le point d’éclair
empêcher l’accumulation de quantités significatives de mélanges de est inférieur à 73 °F (22,8 °C) et le point d’ébullition est égal
vapeurs et d’air à une concentration supérieure au quart de la limite ou supérieur à 100 °F (37,8 °C).
inférieure d’inflammabilité. 3. Classe IC - comprend tous les liquides dont le point d’éclair
est égal ou supérieur à 73 °F (22,8 °C) et inférieur à 100 °F
1‑7  Définition et classification des liquides. (37,8 °C).
1‑7.1  Portée. La présente section vise à établir un système uni‑ 1‑7.3.2  Liquides combustibles. Tout liquide dont le point d’éclair en
forme de définition et de classification des liquides inflammables et vase clos est égal ou supérieur à 100 °F (37,8 °C) conformément aux
combustibles afin d’assurer une application appropriée du Code. Elle essais effectués par la méthode et l’appareillage décrits au paragraphe
s’applique à tout liquide visé par les exigences du Code. 1-7.4. Les liquides combustibles doivent être classés comme liquides
de classe II ou de classe III comme suit.
1‑7.1.1  Cette section ne concerne pas les liquides sous forme de
brouillard, d’aérosol ou de mousse. a) Liquides de classe II. Liquides dont le point d’éclair est égal ou
supérieur à 100 °F (37,8 °C) et inférieur à 140 °F (60 °C).
1‑7.1.2  Cette section ne concerne pas les liquides sans point d’éclair b) Liquides de classe IIIA. Liquides dont le point d’éclair est égal
et qui peuvent brûler dans certaines conditions, comme certains hy‑ ou supérieur à 140 °F (60 °C) et inférieur à 200 °F (93 °C).
drocarbures halogénés et certains mélanges de liquides inflammables
ou combustibles contenant des hydrocarbures halogénés. [Voir à ce c) Liquides de classe IIIB. Liquides dont le point d’éclair est égal
sujet le paragraphe A-1-1.2 c)]. ou supérieur à 200 °F (93 °C).
1‑7.2  Définitions. Pour les besoins de la présente section, on utilisera 1‑7.4  Détermination du point d’éclair. Le point d’éclair d’un
la définition des termes suivants. liquide doit être déterminé au moyen des méthodes décrites dans la
Liquide (liquid). Toute matière dont la fluidité est supérieure à présente sous-section.
celle d’un bitume ayant un indice de pénétrabilité de 300 lorsqu’elle 1‑7.4.1  Le point d’éclair d’un liquide ayant une viscosité inférieure
est soumise à des essais conformes à la norme ASTM D 5, Test for à 5,5 centistokes à 104 °F (40 °C) ou à 9,5 centistokes à 77 °F (25 °C)
Penetration for Bituminous Materials. doit être déterminé conformément à la norme ASTM D 56, Standard
Point d’ébullition* (boiling point). Température à laquelle la Method of Test for Flash Point by the Tag Closed Cup Tester.
tension de vapeur d’un liquide est égale à la pression atmosphérique Exception : les bitumes fluxés, les liquides qui tendent à former une
environnante. Pour les besoins de la présente définition, on considérera pellicule à la surface et les liquides qui contiennent des solides en
que la pression atmosphérique est de 14,7 psia (760 mm Hg). Dans suspension ne doivent pas être testés selon la norme ASTM D 56,
le cas des mélanges dont le point d’ébullition n’est pas constant, on même s’ils satisfont aux critères de viscosité.
utilisera le point d’évaporation correspondant à 20 % d’une distilla‑
tion exécutée selon la norme ASTM D 86, Standard Method of Test 1‑7.4.2  Le point d’éclair d’un liquide ayant une viscosité égale ou
for Distillation of Petroleum Products, comme point d’ébullition supérieure à 5,5 centistokes à 104 °F (40 °C) ou égale ou supérieure
du liquide. à 9,5 centistokes à 77 °F (25 °C), ou un point d’éclair de 200 °F
(93,4 °C) ou plus doit être déterminé conformément à la norme
Point d’éclair* (flash point). Température minimale à laquelle un
ASTM D 93, Standard Test Methods for Flash Point by the Pens-
liquide dégage des vapeurs en concentration suffisante pour former
ky‑Martens Closed Tester.
avec l’air un mélange inflammable près de la surface du liquide ou
dans le récipient utilisé, conformément à la méthode et à l’appareillage 1‑7.4.3  On peut également recourir à la norme ASTM D 3278,
d’essai appropriés, spécifiés au paragraphe 1-7.4. Standard Method of Tests for Flash Point of Liquids by Setaflash
Closed Tester, pour les peintures, peintures émails, laques, vernis,
produits connexes et leurs composants dont le point d’éclair se situe
entre 32 °F
1996 NFPA Stockage en réservoir 30–11

(0 °C) et 230 °F (110 °C) et dont la viscosité est inférieure à 150 b) Les réservoirs construits en matériaux combustibles doivent être
stokes à 77 °F (25 °C). approuvés par l’autorité compétente et limités :
1‑7.4.4  On peut également recourir à la norme ASTM D 3828, 1. à l’installation souterraine ; ou
Standard Test Methods for Flash Point by Small Scale Closed Tester, 2. à l’emploi là où les caractéristiques du liquide stocké l’im­
pour les matières autres que celles auxquelles s’applique spécifique­ posent; ou
ment la norme ASTM D 3278. 3. au stockage hors sol de liquides de classe IIIB dans des
1‑8  Emploi d’autres unités de mesure. Lorsqu’une unité de mesure zones non exposées à un déversement ou à une fuite de
américaine est suivie d’un équivalent entre parenthèses donné dans un liquide de classe I ou II ; ou
autre système de mesure, l’unité américaine a préséance. Les unités 4. au stockage de liquides de classe IIIB dans un bâtiment pro­
entre parenthèses ne sont qu’approximatives. tégé par une installation automatique d’extinction d’incendie
approuvée.
1‑9  Exigences générales.
c) Les réservoirs en béton non revêtu peuvent servir à entreposer
1‑9.1  Stockage. Les liquides doivent être stockés dans des réservoirs des liquides ayant une densité de 40 degrés API ou plus. Les
conformes aux dispositions du chapitre 2, ou dans des contenants, des réservoirs en béton à revêtements spéciaux peuvent servir
citernes portables et des grands récipients pour vrac (GRV) conformes à d’autres usages à condition d’être conformes aux principes
aux dispositions du chapitre 4. de construction reconnus.
1‑9.2  Récipients sous pression. Tous les récipients sous pression d) Les réservoirs peuvent avoir des revêtements combustibles ou
neufs contenant des liquides inflammables ou combustibles doivent incombustibles. Le choix d’un revêtement protecteur adéquat
être conformes aux exigences suivantes. dépend des caractéristiques du liquide stocké.
a) Les récipients sous pression soumis à l’action du feu doivent être e) Certains facteurs techniques particuliers doivent être pris en
conçus et construits conformément à la section I, « Power Boi­ compte si la densité du liquide à entreposer est supérieure à
lers »  (chaudières à vapeur haute pression) ou à la section VIII, celle de l’eau ou si le réservoir doit contenir des liquides à une
division 1 ou division 2, « Pressure Vessels »  (récipients sous température inférieure à 0 °F (‑17,8 °C).
pression), de la publication de l’ASME intitulée Boiler and
2‑2.2  Fabrication.
Pressure Vessel Code.
b) Les récipients sous pression non soumis à l’action du feu doi­ 2‑2.2.1  Les réservoirs peuvent être de toute forme et de tout type
vent être conçus et construits conformément à la section VIII, compatible avec les principes de construction reconnus.
division 1 ou division 2, de la publication de l’ASME intitulée 2‑2.2.2  Les réservoirs métalliques doivent être soudés, rivetés et
Boiler and Pressure Vessel Code. calfatés, ou encore boulonnés ou construits en utilisant une combi­
c) Les récipients sous pression qui ne répondent pas aux exigences naison de ces méthodes.
des points a) ou b) ne peuvent être utilisés qu’avec l’autorisation
préalable de l’administration de l’État ou d’une autre autorité gou­ 2‑2.3  Réservoirs atmosphériques.
vernementale dans la région où ils seront utilisés. Ces récipients 2‑2.3.1  Les réservoirs atmosphériques, y compris ceux à double
sont généralement connus sous le vocable « State Special ». enceinte de confinement, doivent être construits conformément aux
1‑9.3 Issues. Les sorties des bâtiments et des zones dont traite le normes de fabrication reconnues ou à des principes équivalents approu­
Code doivent répondre aux exigences de la norme NFPA 101®, Life vés. Les réservoirs atmosphériques doivent être construits, installés
Safety Code®. et utilisés dans les limites de l’autorisation dont ils ont fait l’objet ou
dans les limites prescrites dans l’un des documents suivants.
a) Normes UL 142, Standard for Steel Aboveground Tanks for
Flammable and Combustible Liquids ; UL 58, Standard for Steel
Underground Tanks for Flammable and Combustible Liquids ; UL
Chapitre 2 Stockage en réservoir 80, Standard for Steel Inside Tanks for Oil Burner Fuel ; ou UL
2085, Standard for Insulated Aboveground Tanks for Flammable
2‑1  Portée. Le présent chapitre traite des points suivants : Liquids, des Underwriters Laboratories.
a) stockage de liquides inflammables et combustibles en réservoirs b) Norme 650, Welded Steel Tanks for Oil Storage, 8e édition, de
fixes souterrains et hors sol ; l’American Petroleum Institute.
b) stockage de liquides inflammables et combustibles en réservoirs c) Spécifications 12B, Bolted Tanks for Storage of Production
fixes hors sol à l’intérieur de bâtiments ; Liquids, 12e édition ; 12D, Field Welded Tanks for Storage of
c) stockage de liquides inflammables et combustibles en citernes Production Liquids, 8e édition ; ou 12F, Shop Welded Tanks for
portables de capacité supérieure à 660 gal US (2 500 L) ; et Storage of Production Liquids, 7e édition, de l’American Petro­
d) installation de ces réservoirs fixes et portables. leum Institute.
d) Norme ASTM D 4021, Standard Specification for Glass‑Fiber
2‑2  Conception et construction des réservoirs. Reinforced Polyester Underground Petroleum Storage Tanks, de
2‑2.1  Matériaux. Les réservoirs doivent être conçus et construits l’American Society for Testing and Materials.
selon des normes reconnues pour le matériau utilisé; ils doivent être e) Norme UL 1316, Standard for Glass‑Fiber Reinforced Plastic
construits en acier ou en matériau incombustible approuvé, sous Underground Storage Tanks for Petroleum Products, Alcohols,
réserve des limites et des exceptions suivantes. and Alcohol-Gasoline Mixtures, des Underwriters Laborato­
a) Le matériau dont est fait le réservoir doit être compatible avec le ries.
liquide à entreposer. En cas de doute au sujet des caractéris­tiques 2‑2.3.2  Les réservoirs atmosphériques conçus et construits confor­
du liquide, consulter le fournisseur, le producteur du liquide ou mément à l’annexe F de la norme API 650, Welded Steel Tanks for
toute autre autorité compétente. Oil Storage, peuvent être utilisés à des pressions se situant entre la
pression atmosphérique et 1,0 psig (6,9 kPa).
30–12 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Une analyse technique doit être effectuée pour tout autre réservoir sion de dépasser 2,5 psig (17,2 kPa), doit être situé conformément au
que l’on prévoit utiliser à une pression supérieure à 0,5 psig (3,5 kPa), tableau 2‑1. Lorsque l’espacement des réservoirs dépend de la pré­
afin de déterminer si le réservoir peut résister à la pression plus élevée. sence d’une soudure faible entre le toit et l’enveloppe, l’utilisateur
Un réservoir atmosphérique ne peut en aucun cas être utilisé à une doit fournir, sur demande de l’autorité compétente, une preuve que
pression supérieure à 1,0 psig (6,9 kPa). les réservoirs sont bien construits ainsi.
2‑2.3.3  Les réservoirs basse pression et les récipients sous pression a) Aux fins de la section 2‑3, un réservoir à toit flottant est défini
peuvent être utilisés comme réservoirs atmosphériques. comme un réservoir qui comporte soit  :
1. un ponton ou un toit flottant métallique à double tablier dans
2‑2.3.4  Les réservoirs atmosphériques ne doivent pas être utilisés le cas des réservoirs ouverts, conformément à la norme 650
pour le stockage de liquides à une température égale ou supérieure à de l’API, Welded Steel Tanks for Oil Storage ; ou
leur point d’ébullition.
2. un toit métallique fixe avec ventilation au sommet et aux
2‑2.4  Réservoirs basse pression. projections du toit, conformément à la norme 650 de l’API,
2‑2.4.1  La pression de service normale du réservoir ne doit pas et comportant un toit ou un couvercle métallique flottant
dépasser sa pression nominale. répondant à l’une des exigences suivantes :
a. un ponton ou un toit flottant à double tablier métallique
2‑2.4.2  Les réservoirs basse pression doivent être construits répondant aux exigences de la norme 650 de l’API ;
conformément aux normes de fabrication reconnues, notamment les
b. un couvercle métallique flottant reposant sur des dispositifs
suivantes.
métalliques flottants et étanches qui assurent une flottabi­
a) Norme 620, Recommended Rules for the Design and Construction lité suffisante pour éviter que la surface du liquide ne soit
of Large, Welded, Low‑Pressure Storage Tanks, 5e édition, de exposée lorsque la moitié de la flottaison est perdue.
l’American Petroleum Institute.
b) Un bac métallique, un toit ou un couvercle flottant intérieur qui
b) Principes du Code for Unfired Pressure Vessels, section VIII, ne répond pas aux exigences du point 2 a. en a) ci-dessus, ou
division 1, du Boiler and Pressure Vessel Code de l’ASME. qui comporte de la mousse de plastique (sauf aux joints) pour
2‑2.4.3  Les réservoirs horizontaux cylindriques et rectangulaires la flottaison, même si elle est enfermée dans une enveloppe en
construits conformément aux exigences des Underwriters Laboratories métal ou en fibre de verre, doit être considéré comme un réservoir
énoncées au paragraphe 2‑2.3.1 peuvent être utilisés à une pression à toit fixe.
de service d’au plus 1 psig (6,9 kPa) ; la pression ne doit pas dépasser 2‑3.2.2  Les réservoirs verticaux à soudure faible entre le toit et
2,5 psig (17,2 kPa) en situation de mise à l’air libre d’urgence. l’enveloppe (voir 2‑3.6.3) contenant des liquides de classe IIIA
2‑2.4.4  Les récipients sous pression peuvent être utilisés comme peuvent être installés à la moitié des distances spécifiées au tableau
réservoirs basse pression. 2‑1, à condition de ne pas se trouver dans une cuvette de rétention
ou sur le parcours de drainage d’un réservoir contenant un liquide de
2‑2.5  Récipients sous pression. classe I ou II.
2‑2.5.1  La pression de service normale du récipient ne doit pas 2‑3.2.3  Tout réservoir hors sol de stockage de liquides de classe I, II
dépasser sa pression nominale. ou IIIA, à l’exception des liquides à caractéristiques de débordement
2‑2.5.2  Les réservoirs de stockage conçus pour résister à une pression par bouillonnement et des liquides instables, utilisé à une pression
supérieure à 15 psig (103,4 kPa) doivent répondre aux exigences de supérieure à 2,5 psig (17,2 kPa) ou équipé d’un dispositif de mise
la section 1‑9.2. à l’air libre d’urgence qui permet à la pression de dépasser 2,5 psig
(17,2 kPa), doit être installé conformément au tableau 2‑2.
2-2.6  Dispositions relatives à la corrosion interne. Lorsque les
réservoirs ne sont pas conformes aux normes de l’American Petro­ 2‑3.2.4  Tout réservoir hors sol de stockage de liquides à caractéristi­
leum Institute, de l’American Society of Mechanical Engineers ou ques de débordement par bouillonnement doit être situé conformément
des Underwriters Laboratories, ou si l’on prévoit une corrosion supé­ au tableau 2‑3. Les liquides à caractéristiques de débordement par
rieure à celle calculée, on doit alors employer du métal plus épais ou bouillonnement ne doivent pas être stockés dans des réservoirs à toit
ins­taller des doublures ou des revêtements protecteurs adéquats pour fixe de plus de 150 pi (45,7 m) de diamètre, à moins que ceux-ci ne
compenser la perte par corrosion prévue pendant la durée utile du soient munis d’un système d’inertage approuvé.
réservoir. 2-3.2.5  Tout réservoir hors sol de stockage de liquides instables doit
2‑3  Installation des réservoirs extérieurs hors sol. être situé conformément au tableau 2‑4.
2‑3.1* La présente section traite des installations dans lesquelles les 2‑3.2.6  Tout réservoir hors sol de stockage de liquides de classe IIIB,
réservoirs sont au-dessus du niveau du sol, au sol, ou au-dessous du à l’exception des liquides instables, doit être installé conformément
niveau du sol, et ne sont pas remblayés. au tableau 2‑5, sauf s’il se trouve dans une cuvette de rétention ou
sur le parcours de drainage d’un ou plusieurs réservoirs de stockage
2‑3.2  Emplacement par rapport aux limites du terrain, de liquides de classe I ou II. Si un réservoir de stockage de liquide de
aux voies publiques et aux bâtiments importants situés sur classe IIIB se trouve dans la cuvette de rétention ou sur le parcours
le même terrain. de drainage d’un liquide de classe I ou II, on doit se conformer aux
2‑3.2.1  Tout réservoir hors sol de stockage de liquides de classe I, dispositions des paragraphes 2‑3.2.1 ou 2‑3.2.2.
II ou IIIA (sous réserve des dispositions du paragraphe 2‑3.2.2 et 2‑3.2.7  Lorsque des réservoirs se trouvent sur deux terrains conti­
à l’exception des liquides à caractéristiques de débordement par gus appartenant à des propriétaires différents, l’autorité compétente
bouillonnement et des liquides instables), qui est utilisé à une pres­ peut, avec l’accord écrit des deux propriétaires, substituer aux dis­
sion d’au plus 2,5 psig (17,2 kPa) et qui comporte une soudure faible tances spécifiées aux paragraphes 2‑3.3.1 à 2‑3.3.6 les distances
entre le toit et l’enveloppe (voir le paragraphe 2‑3.6.3) ou est équipé minimales spécifiées au paragraphe 2‑3.2.
d’un dispositif de mise à l’air libre d’urgence qui empêche la pres­
1996 NFPA Stockage en réservoir 30–13

Tableau 2‑1 Liquides stables [Pression de service de 2,5 psig (17,2 kPa) ou moins]


Distance minimale (au moins 5 pi) Distance minimale (au moins 5 pi)
par rapport à la limite d’une propriété, par rapport au bord contigu de toute
bâtie ou susceptible de l’être, voie publique ou au plus proche

y compris le bord opposé bâtiment important situé


Type de réservoir Protection d’une voie publique sur la même propriété
Toit flottant Protection contre les risques de voisinage1 Moitié du diamètre du réservoir 1/6 du diamètre du réservoir
[Voir 2‑3. 2.1 (a)] Aucune Diamètre du réservoir, 1/6 du diamètre du réservoir
mais au plus 175 pi
Vertical, à soudure faible Mousse ou système d’inertage approuvé2 Moitié du diamètre du réservoir 1/6 du diamètre du réservoir
entre le toit et l’enveloppe pour les réservoirs d’au plus 150 pi de diamètre3
(Voir 2‑3. 5.3) Protection contre les risques de voisinage1 Diamètre du réservoir 1/3 du diamètre du réservoir
Aucune 2 fois le diamètre du réservoir, 1/3 du diamètre du réservoir
mais au plus 350 pi
Horizontal et vertical, à Système d’inertage approuvé2 sur le Moitié de la valeur indiquée Moitié de la valeur indiquée
mise à l’air libre d’urgence réservoir ou système à mousse au Tableau 2‑6 au Tableau 2‑6
pour limiter la pression à approuvé sur les réservoirs verticaux
2,5 psig (17,2 kPa)
Protection contre les risques de voisinage1 Tableau 2‑6 Tableau 2‑6
Aucune 2 fois la valeur indiquée au Tableau 2‑6 Tableau 2‑6
Unités SI : 1 pi = 0,3 m
1
Voir la définition de « Protection contre les risques de voisinage ».
2
Voir la norme NFPA 69, Standard on Explosion Prevention Systems.
3
Dans le cas des réservoirs de plus de 150 pi de diamètre, utiliser « Protection contre les risques de voisinage » ou « Aucune », selon le cas.

Tableau 2‑2 Liquides stables [Pression de service supérieure à 2,5 psig (17,2 kPa)]


Distance minimale en pieds Distance minimale en pieds
par rapport à la limite d’une propriété, par rapport au bord contigu de toute
bâtie ou susceptible de l’être, voie publique ou au plus proche
y compris le bord opposé bâtiment important situé
Type de réservoir Protection d’une voie publique sur la même propriété
Tout type Protection contre les risques 1 1/2 fois la valeur indiquée 1 1/2 fois la valeur indiquée
de voisinage1 au Tableau 2‑6, au Tableau 2‑6,
mais pas moins de 25 pi mais pas moins de 25 pi
Aucune 3 fois la valeur indiquée 1/2 fois la valeur indiquée
au Tableau 2‑6, au Tableau 2‑6,
mais pas moins de 50 pi mais pas moins de 25 pi
Unités SI : 1 pi = 0,3 m
1
Voir la définition de « Protection contre les risques de voisinage ».

Tableau 2‑3 Liquides à caractéristiques de débordement par bouillonnement


Distance minimale (au moins 5 pi) Distance minimale (au moins 5 pi)
par rapport à la limite d’une propriété, par rapport au bord contigu de toute
bâtie ou susceptible de l’être, voie publique ou au plus proche
y compris le bord opposé bâtiment important situé
Type de réservoir Protection d’une voie publique sur la même propriété
Toit flottant Protection contre les risques de voisinage1 Moitié du diamètre du réservoir 1/6 du diamètre du réservoir
[Voir 2‑3. 2.1 (a)] Aucune Diamètre du réservoir 1/6 du diamètre du réservoir
Toit fixe Mousse ou système d’inertage approuvé 2
Diamètre du réservoir 1/3 du diamètre du réservoir
Protection contre les risques de voisinage1 2 fois le diamètre du réservoir 2/3 du diamètre du réservoir
Aucune 4 fois le diamètre du réservoir, 2/3 du diamètre du réservoir
mais au plus 350 pi
Unités SI : 1 pi = 0,3 m
1
Voir la définition de « Protection contre les risques de voisinage ».
2
Voir la norme NFPA 69, Standard on Explosion Prevention Systems.
30–14 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Tableau 2‑4 Liquides instables


Distance minimale en pieds Distance minimale en pieds
par rapport à la limite d’une propriété, par rapport au bord contigu de toute
bâtie ou susceptible de l’être, voie publique ou au plus proche
y compris le bord opposé bâtiment important situé
Type de réservoir Protection d’une voie publique sur la même propriété
Réservoirs horizontaux Réservoir protégé de l’une des manières Tableau 2‑6, mais au moins 25 pi Au moins 25 pi
et verticaux avec mise à suivantes : pulvérisation approuvée, inertage
l’air libre d’urgence pour approuvé1, isolation et réfrigération
limiter la pression à 2,5 psig approuvées, barricade approuvée
(17,2 kPa)
Protection contre les risques de voisinage2 2  1/2 fois la valeur indiquée Au moins 50 pi
au Tableau 2‑6, mais au moins 50 pi
Aucune 5 fois la valeur indiquée au Au moins 100 pi
Tableau 2‑6, mais au moins 100 pi
Réservoirs horizontaux Réservoir protégé de l’une des manières 2 fois la valeur indiquée Au moins 50 pi
et verticaux avec mise à suivantes : pulvérisation approuvée, inertage au Tableau 2‑6, mais au moins 50 pi
l’air libre d’urgence pour approuvé1, isolation et réfrigération
permettre une pression approuvées, barricade approuvée
supérieure à 2,5 psig
(17,2 kPa)
Protection contre les risques de voisinage2 4 fois la valeur indiquée Au moins 100 pi
au Tableau 2‑6, mais au moins 100 pi
Aucune 8 fois la valeur indiquée Au moins 150 pi
au Tableau 2‑6, mais au moins 150 pi
Unités SI : 1 pi = 0,3 m
1
Voir la norme NFPA 69, Standard on Explosion Prevention Systems.
2
Voir la définition de « Protection contre les risques de voisinage ».

Tableau 2‑5 Liquides de classe IIIB Tableau 2‑6 Barème à utiliser avec les tableaux 2‑1 à 2‑4
Distance minimale Distance minimale Distance minimale Distance minimale
en pieds par rapport en pieds par rapport au en pieds par rapport en pieds par rapport au
à la limite d’une propriété, bord contigu de toute à la limite d’une propriété, bord contigu de toute
bâtie ou susceptible de voie publique ou au bâtie ou susceptible de voie publique ou au
Capacité du l’être, y compris le plus proche bâtiment Capacité du l’être, y compris le plus proche bâtiment
réservoir bord opposé d’une important situé sur réservoir bord opposé d’une important situé sur
(gal US) voie publique la même propriété (gal US) voie publique la même propriété
12 000 ou moins   5   5 275 ou moins     5   5
12 001 à 30 000 10   5 276 à 750   10   5
30 001 à 50 000 10 10 751 à 12 000   15   5
50 001 à 100 000 15 10 12 001 à 30 000   20   5
100 001 ou plus 15 15 30 001 à 50 000   30 10
50 001 à 100 000   50 15
Unités SI : 1 pi = 0,3 m ; 1 gal US = 3,8 L 100 001 à 500 000   80 25
500 001 à 1 000 000 100 35
1 000 001 à 2 000 000 135 45
2‑3.2.8  Lorsqu’une défaillance d’une extrémité d’un réservoir ou 2 000 001 à 3 000 000 165 55
d’un récipient horizontal sous pression risque de présenter un danger 3 000 001 ou plus 175 60
pour une propriété, le réservoir doit être placé de manière que son axe
longitudinal soit parallèle à la plus proche des propriétés importantes Unités SI : 1 pi = 0,3 m ; 1 gal US = 3,8 L
exposées.
2‑3.3  Distance (enveloppe à enveloppe) entre deux réservoirs de drainage d’un réservoir contenant un liquide de classe I ou II. En
hors sol adjacents. ce cas, on doit se conformer aux dispositions du tableau 2‑7.
2‑3.3.1  Les réservoirs de stockage de liquides stables de classe I, 2‑3.3.4  La distance entre les réservoirs contenant des liquides
II ou IIIA doivent être séparés conformément au tableau 2‑7, sous instables ne doit pas être inférieure à la moitié de la somme de leurs
réserve des dispositions du paragraphe 2‑3.3.2. diamètres.
2‑3.3.2  Les réservoirs de pétrole brut ayant chacun une capacité d’au 2‑3.3.5  Lorsque les réservoirs se trouvent dans une cuvette de
plus 126 000 gal US (3 000 barils) et situés dans des installations de rétention contenant des liquides de classe I ou II ou sur le parcours
production isolées n’ont pas à être distants de plus de 3 pi (0,9 m) de drainage de liquides de classe I ou II, et sont disposés en trois
l’un de l’autre. rangées ou plus ou de façon irrégulière, l’autorité compétente peut
2-3.3.3  Les réservoirs qui ne servent qu’au stockage de liquides de exiger un plus grand espacement ou l’emploi d’autres moyens pour
classe IIIB peuvent être distants d’au moins 3 pi (0,9 m) l’un de l’autre, que les pompiers puissent accéder aux réservoirs situés à l’intérieur
sauf s’ils se trouvent dans une cuvette de rétention ou sur le parcours de l’agencement.
1996 NFPA Stockage en réservoir 30–15

Tableau 2‑7 Distance minimale (enveloppe à enveloppe) entre réservoirs


Réservoirs à toit fixe ou horizontaux
Réservoirs à toit flottant Liquides de classe I ou II Liquides de classe IIIA

Tous les réservoirs d’au plus 1/6 de la somme du diamètre des 1/6 de la somme du diamètre des 1/6 de la somme du diamètre des
  150 pi de diamètre réservoirs adjacents, mais au moins 3 pi réservoirs adjacents, mais au moins 3 pi réservoirs adjacents, mais au moins 3 pi
Réservoirs de diamètre
  supérieur à 150 pi
Si la retenue éloignée est 1/6 de la somme du diamètre 1/4 de la somme du diamètre 1/6 de la somme du diamètre
  conforme à 2‑3.4.2 des réservoirs adjacents des réservoirs adjacents des réservoirs adjacents
Si l’endiguement est 1/4 de la somme du diamètre 1/3 de la somme du diamètre 1/4 de la somme du diamètre
  conforme à 2‑3.4.3 des réservoirs adjacents des réservoirs adjacents des réservoirs adjacents
Unités SI : 1 pi = 0,3 m

2‑3.3.6  La distance horizontale minimale entre un contenant de gaz f) La distance entre deux réservoirs adjacents est d’au moins 3 pi
de pétrole liquéfié (GPL) et un réservoir de stockage de liquides de (0,9 m).
classe I, II ou IIIA doit être de 20 pi (6 m), sauf dans le cas d’un réser­ g) Le réservoir peut résister aux dégâts causés par l’impact d’un
voir de liquide de classe I, II ou IIIA utilisé à une pression supérieure véhicule motorisé ou est pourvu de barrières anticollision
à 2,5 psig (17,2 kPa) ou équipé d’un dispositif de mise à l’air libre adéquates.
d’urgence permettant à la pression de dépasser 2,5 psig (17,2 kPa); h) S’il est fermé, l’espace interstitiel est équipé d’un dispositif
dans ce cas, on doit se conformer aux dispositions des paragraphes de mise à l’air libre d’urgence, conformément au paragraphe
2‑3.3.1 et 2‑3.3.2. Des mesures appropriées doivent être prises pour 2‑3.6.
empêcher l’accumulation de liquides de classe I, II ou IIIA sous les
récipients de GPL adjacents, comme des digues, des bordures de i) On doit disposer des moyens nécessaires pour établir l’intégrité
détournement ou une dénivellation. Lorsque les réservoirs de stoc­ de la double enceinte de confinement. Voir le paragraphe 2‑8.3.5
kage de liquides inflammables ou combustibles se trouvent dans une relativement aux essais des réservoirs à double enceinte de
cuvette de rétention, les récipients de GPL doivent être hors de la confinement.
cuvette et à au moins 10 pi (3 m) de l’axe médian de la paroi de 2‑3.4.2  Bassins de rétention éloignés. Lorsque la protection des
cette dernière. Les dispositions précédentes ne s’appliquent pas aux propriétés voisines ou des cours d’eau est assurée par drainage jus­
récipients de GPL de 125 gal US (475 L) ou moins adjacents à des qu’à un bassin de rétention éloigné, de manière que les liquides ne
réservoirs de mazout de 660 gal US (2 498 L) ou moins. Aucun soient pas retenus contre les réservoirs, ce système doit répondre aux
espacement horizontal n’est nécessaire entre les récipients de GPL exigences suivantes.
hors sol et les réservoirs souterrains de liquides inflammables et a) Le parcours d’évacuation doit comporter une pente d’au moins
combustibles installés conformément à la section 2‑4. 1 pour cent sur au moins 50 pi (15 m) vers le bassin de réten­
2‑3.4  Contrôle des déversements des réservoirs hors sol. tion.
b) Le bassin de rétention doit avoir une capacité au moins égale à
2‑3.4.1  Des installations doivent être prévues pour que tout déver­
celle du plus grand réservoir susceptible de s’y déverser. Lorsque
sement accidentel de liquides de classe I, II ou IIIA ne puisse mettre
cela est irréalisable parce que la zone libre entourant les réservoirs
en péril des installations importantes et les propriétés voisines ou
est insuffisante ou qu’il est impossible d’aménager un bassin
atteindre les cours d’eau, conformément aux dispositions des para­
de rétention de capacité suffisante, on peut se contenter d’un
graphes 2‑3.4.2 ou 2‑3.4.3.
bassin assurant une rétention « partielle » (c.-à-d. qui ne peut
Exception no 1 : Les réservoirs contenant des liquides de classe IIIB absorber qu’une partie du contenu spécifié) situé à distance de
n’exigent pas de drainage ou d’endiguement particuliers pour la tout réservoir et des propriétés voisines. La différence entre la
protection contre les incendies. capacité de ce bassin de rétention partielle et celle du réservoir
Exception no 2 : Les réservoirs hors sol à double enceinte de confi‑ doit être contenue par un endiguement répondant aux exigences
nement n’ont pas à répondre aux exigences du paragraphe 2‑3.4 si du paragraphe 2‑3.4.3.
toutes les conditions suivantes sont remplies. c) Le parcours du système de drainage doit être tel qu’en cas d’in­
a) La capacité de chaque réservoir ne dépasse pas 12 000 gal US flammation des liquides qu’il contient, le feu ne puisse menacer
(45 420 L). sérieusement les réservoirs ou les propriétés voisines.
b) Tous les raccordements de la tuyauterie aux réservoirs sont d) Le bassin de rétention doit être aménagé de telle manière que,
au-dessus du niveau maximal normal du liquide. même lorsqu’il est plein, son contenu se trouve à au moins 50 pi
c) Un dispositif empêche le liquide de s’échapper du réservoir par (15 m) de tout réservoir ou de tout terrain bâti ou susceptible de
siphonnage. l’être. Lorsque la retenue est partielle, le niveau du liquide qu’elle
d) Un dispositif, accessible au préposé aux livraisons, permet de contient doit répondre aux exigences de la présente section. La
déterminer le niveau du liquide dans le réservoir. rétention de l’excédent de liquide doit répondre aux exigences
de retenue par endiguement spécifiées au paragraphe 2‑3.4.3.
e) Un dispositif interdit le remplissage excessif du réservoir en
L’espacement des réservoirs doit être le même que celui des
déclenchant une alarme sonore dès que le niveau du liquide at‑
réservoirs protégés par une installation de retenue conforme au
teint 90 pour cent de la capacité et en coupant automatiquement
paragraphe 2‑3.4.3.
l’alimentation dès que le réservoir est plein à 95 pour cent.
En aucun cas ces dispositifs ne doivent limiter ou entraver le 2‑3.4.3  Retenue par endiguement autour des réservoirs. Lorsque
fonctionnement des dispositifs de mise à l’air libre normaux et la protection des propriétés voisines ou des cours d’eau est assurée
d’urgence. au moyen d’un endiguement autour des réservoirs, ce système doit
répondre aux exigences suivantes.
30–16 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

a) Le parcours d’évacuation doit comporter une pente d’au moins 2. Pour le stockage de liquides normalement stables dans des
1 pour cent sur au moins 50 pi (15 m) ou jusqu’à la base de la réservoirs non spécifiés au point 1, on doit prévoir une subdivi­
digue, si cette dernière est la plus proche. sion pour chaque réservoir de plus de 2 380 bbl (378 500 L) et
b)* La cuvette de rétention doit avoir une capacité volumétrique au une subdivision pour chaque groupe de réservoirs [dont aucun
moins égale à celle du plus grand réservoir susceptible de s’y ne doit avoir une capacité supérieure à 2 380 bbl (378 500 L)]
déverser. Pour tenir compte du volume occupé par les réservoirs, ayant une capacité totale d’au plus 3 570 bbl (567 750 L).
on doit calculer la capacité d’une cuvette de rétention contenant 3. Pour le stockage de liquides instables dans tout type de réser­
plus d’un réservoir en déduisant le volume des réservoirs, à voir, on doit prévoir une subdivision pour chaque réservoir,
l’exception du plus grand réservoir, sous le niveau de la digue. sauf pour ceux installés conformément aux exigences de drai­
c) Pour permettre l’accès, la base extérieure de la digue au niveau nage de la norme NFPA 15, Standard for Water Spray Fixed
du sol doit être à au moins 10 pi (3 m) de toute limite de terrain Systems for Fire Protection. Comme les liquides instables
bâti ou susceptible de l’être. réagissent plus rapidement lorsqu’ils sont chauffés, la subdi­
d) Les parois de la cuvette de rétention, en terre, en acier, en béton vision par canaux de drainage est la méthode à privilégier.
ou en maçonnerie massive, doivent être étanches et pouvoir sup­ 4. Lorsque deux ou plusieurs réservoirs de stockage de liquides
porter la totalité de la charge hydrostatique. Les parois en terre de classe I, dont l’un a plus de 150 pi (45 m) de diamètre, se
de 3 pi (0,9 m) ou plus de hauteur doivent comporter un plan trouvent dans une même cuvette de rétention, on doit prévoir
supérieur d’au moins 2 pi (0,6 m) de largeur. La pente d’une paroi des digues intermédiaires entre les réservoirs adjacents pour
en terre doit être compatible avec l’angle de repos du matériau retenir au moins 10 pour cent du contenu d’un réservoir, sans
dont elle est faite. La cuvette de rétention des réservoirs contenant tenir compte du volume déplacé par le réservoir.
des liquides de classe I situés en terrain extrêmement poreux 5. Les canaux de drainage ou les digues intermédiaires doivent
peut exiger un traitement spécial pour empêcher l’infiltration de être disposés de manière à tirer pleinement parti de l’espace
quantités dangereuses de liquides dans le sol et leur écoulement disponible, en tenant bien compte de la capacité de chaque
vers les basses terres et les cours d’eau. réservoir. Les digues intermédiaires doivent avoir au moins
e) Sous réserve des dispositions du point f) ci-dessous, les parois 18 po (45 cm) de hauteur.
de la cuvette de rétention doivent être limitées à une hauteur h) Lorsqu’on assure le drainage de l’eau des cuvettes de rétention,
intérieure moyenne de 6 pi (1,8 m) par rapport au fond de la les drains doivent être commandés de manière à empêcher les
cuvette. liquides inflammables ou combustibles de gagner les cours d’eau,
f) Les digues peuvent avoir une hauteur intérieure moyenne supé­ les égouts ou les ouvrages de drainage publics, si leur présence
rieure à 6 pi (1,8 m) par rapport au fond de la cuvette si l’on prend représente un danger. En cas d’incendie, les commandes du
les dispositions nécessaires pour permettre l’accès normal et réseau de drainage doivent être accessibles de l’extérieur de la
l’accès en cas d’urgence aux réservoirs, aux vannes et aux autres digue.
équipements, ainsi que l’évacuation sécuritaire des personnes se i) Le stockage de matières combustibles et de fûts vides ou pleins
trouvant dans la cuvette. est interdit dans les cuvettes de rétention.
1. Lorsque la hauteur moyenne de la digue contenant des liquides 2‑3.5  Mise à l’air libre normale des réservoirs hors sol.
de classe I est supérieure à 12 pi (3,6 m), mesurée par rapport
au fond de la cuvette, ou lorsque la distance entre tout réservoir 2‑3.5.1  Les réservoirs de stockage atmosphériques doivent être adé­
et le bord supérieur intérieur de la digue est inférieure à la quatement mis à l’air libre afin d’empêcher la création d’une pression
hauteur de la digue, on doit prendre les dispositions nécessai­ positive ou négative assez forte pour déformer le toit d’un réservoir à
res pour permettre de manoeuvrer normalement les vannes et toit conique, ou dépasser la pression nominale dans le cas des autres
d’accéder au toit des réservoirs sans avoir à descendre plus types de réservoir atmosphérique, à l’occasion du remplissage ou
bas que le bord supérieur de la digue. Pour cela, on peut se de la vidange ainsi que sous l’effet des variations de la température
servir de dispositifs de manoeuvre à distance des vannes, de ambiante.
passerelles ou d’autres moyens appropriés. 2‑3.5.2  Les évents normaux doivent être dimensionnés conformé­
2. La tuyauterie traversant les parois de la digue doit être conçue ment à la norme 2000 de l’API, Venting Atmospheric and Low‑Pressure
pour éviter les contraintes excessives en cas de tassement du Storage Tanks, ou à une autre norme reconnue, ou encore avoir au
terrain ou d’incendie. minimum le diamètre du plus grand des raccords de remplissage ou de
3. La distance minimale entre les réservoirs et la base intérieure vidage, mais avoir un calibre nominal d’au moins 1 1/4  po (3 cm).
des parois de la digue doit être de 5 pi (1,5 m). 2‑3.5.3  Les réservoirs basse pression et les récipients sous pression
g) Toute cuvette de rétention contenant deux ou plusieurs réservoirs doivent être adéquatement mis à l’air libre afin d’empêcher la création
doit être subdivisée, de préférence par des canaux de drainage d’une pression négative ou positive qui dépasse la pression nominale
ou au moins par des digues intermédiaires, afin d’empêcher un du réservoir ou du récipient, à l’occasion du remplissage ou du vidage
déversement de mettre en péril les réservoirs adjacents dans la ainsi que sous l’effet des variations de la température ambiante. Une
cuvette de rétention, conformément aux dispositions suivantes. protection doit aussi être assurée pour éviter toute surpression lors
1. Pour le stockage de liquides normalement stables dans des du pompage dans les réservoirs ou les récipients, si la pression de
réservoirs à toit flottant ou des réservoirs verticaux à toit refoulement des pompes risque de dépasser la pression nominale du
conique construits avec une soudure faible entre le toit et réservoir ou du récipient.
l’enveloppe, ou encore le stockage de pétrole brut dans tout
2‑3.5.4  Si un réservoir ou un récipient sous pression comporte plus
type de réservoir dans les zones d’extraction, on doit prévoir
d’une conduite de remplissage ou de vidage et s’il peut être simul­
une subdivision pour chaque réservoir de plus de 10 000 bbl
tanément rempli et vidé, le diamètre de l’évent doit être fondé sur le
(1 590 000 L) et une subdivision pour chaque groupe de
débit simultané maximal prévu.
réservoirs [dont aucun ne doit avoir une capacité supérieure à
10 000 bbl (1 590 000 L)] ayant une capacité totale d’au plus
15 000 bbl (2 385 000 L).
1996 NFPA Stockage en réservoir 30–17

2‑3.5.5  L’orifice de tous les évents et tuyaux de purge des réser­ Tableau 2‑8 Surface mouillée en fonction du débit d’air libre
voirs équipés de détendeurs permettant des pressions supérieures à en pieds cubes par heure1
2,5 psig (17,2 kPa) doit être installé de manière que les vapeurs qui [14,7 psia et 60 °F (101,3 kPa et 15,6 °C)]
s’en échappent ne présentent pas, si elles s’enflamment, de risques pi2 pi3/h pi2 pi3/h pi2 pi3/h
de surchauffe localisée ou d’incursion de flammes dans une partie   20   21 100 200 211 000 1 000 524 000
quelconque du réservoir.   30   31 600 250 239 000 1 200 557 000
  40   42 100 300 265 000 1 400 587 000
2‑3.5.6  Les réservoirs et les récipients sous pression contenant des   50   52 700 350 288 000 1 600 614 000
liquides de classe IA doivent être équipés de détendeurs normalement   60   63 200 400 312 000 1 800 639 000
fermés sauf quand ils rétablissent la pression positive ou négative au   70   73 700 500 354 000 2 000 662 000
niveau voulu. Les réservoirs et les récipients sous pression contenant   80   84 200 600 392 000 2 400 704 000
des liquides de classe IB et IC doivent être équipés de détendeurs   90   94 800 700 428 000 2 800 742 000
normalement fermés, sauf quand ils rétablissent la pression positive 100 105 000 800 462 000 et plus
120 126 000 900 493 000
ou négative au niveau voulu, ou encore de pare-flammes répertoriés. 140 147 000 1 000    524 000
Les réservoirs de 3 000 bbl (476 910 L) ou moins contenant du 160 168 000
pétrole brut dans les zones d’extraction ainsi que les réservoirs 180 190 000
atmosphériques hors sol extérieurs de moins de 23,8 bbl (3 785 L) 200 211 000
contenant des liquides de classe autre que IA peuvent comporter des Unités SI : 10 pi2 = 0,93 m2; 36 pi3 = 1,0 m3
évents ouverts (voir le paragraphe 2‑3.6.2). 1
Pour les valeurs intermédiaires, interpoler.
2‑3.5.7* Les pare-flammes ou les détendeurs spécifiés au paragraphe
2‑3.5.6 peuvent être omis dans le cas des liquides de classe IB et
IC lorsque les conditions sont telles que leur utilisation peut, en cas têtes s’il est horizontal. Si le réservoir contient un liquide instable,
de colmatage, endommager le réservoir. Les propriétés des liquides on doit tenir compte des effets de la chaleur ou du gaz provenant de
justifiant l’omission de tels dispositifs comprennent notamment la la polymérisation, de la décomposition, de la condensation ou d’une
condensation, la corrosivité, la cristallisation, la polymérisation, le réaction spontanée. La capacité totale des dispositifs de mise à l’air
gel ou le colmatage. Dans tous ces cas, on peut recourir au chauffage, libre normaux et d’urgence doit être au moins égale à celle dérivée
à des dispositifs en matériaux spéciaux, à des joints hydrauliques ou du tableau  2‑8, sous réserve des dispositions des paragraphes 2‑3.6.6
à l’inertage. ou 2‑3.6.7. Ces dispositifs doivent être étanches aux vapeurs et peu­
2‑3.6  Mise à l’air libre d’urgence des réservoirs hors sol vent être un couvercle de trou d’homme à fermeture automa­tique, un
exposés au feu. couvercle à longs boulons lui permettant de se relever sous l’effet
de la pression interne, ou encore des soupapes de sûreté de plus
2‑3.6.1  Sous réserve des dispositions du paragraphe 2‑3.6.2, tout grande taille ou supplémentaires. La surface mouillée du réservoir
réservoir de stockage hors sol doit posséder des caractéristiques de se calcule en prenant 55 pour cent de la surface totale exposée d’un
construction ou comporter un dispositif permettant d’évacuer les excès réservoir sphérique ou sphéroïdal, 75 pour cent de la surface totale
de pression causés par l’exposition au feu. Cette exigence s’applique exposée d’un réservoir horizontal, et les 30 premiers pieds (9 m)
également à chacun des compartiments d’un réservoir compartimenté, au-dessus du sol de la surface exposée de l’enveloppe d’un réservoir
à l’espace interstitiel (annulaire) des réservoirs à double enceinte de vertical. (Pour connaître la surface en pieds carrés nécessaire des
confinement et aux réservoirs en cuvette de rétention fermée. Les es­ grandeurs types des réservoirs, voir l’annexe B.)
paces ou volumes intérieurs fermés, tels que ceux servant d’isolant, de
membrane ou de protecteur contre les intempéries, dans lesquels peut 2‑3.6.5  Dans le cas des réservoirs et des récipients de stockage
se déverser une fuite provenant d’un récipient primaire qui risque de ce conçus pour des pressions supérieures à 1 psig (6,9 kPa), le débit de
fait d’empêcher la mise à l’air libre en cas d’exposition à un incendie, fuite total doit être calculé conformément au tableau 2‑8, sauf si la
doivent aussi se conformer à la présente sous-section. Ces espaces ou surface mouillée est supérieure à 2 800 pi2 (260 m2); le débit de fuite
volumes ne doivent pas nuire au fonctionnement du dispositif de mise total doit alors être conforme au tableau 2‑9 ou calculé à l’aide de la
à l’air libre d’urgence. formule suivante.
pi3/h = 1 107 A0,82
2‑3.6.2  Les réservoirs de capacité supérieure à 285 bbl (45 306 L)
contenant des liquides de classe IIIB qui ne se trouvent pas dans la cu­ Où :
vette de rétention ou sur le parcours de drainage de liquides de classe I pi3/h = débit de fuite exigé, en pieds cubes d’air libre par heure
ou II n’exigent pas de dispositifs de mise à l’air libre d’urgence. A = surface mouillée, en pieds carrés
2‑3.6.3  Dans le cas des réservoirs verticaux, la construction indiquée Dans la formule précédente, Q = 21 000 A0,82
au paragraphe 2‑3.6.1 peut prendre la forme d’un toit flottant, d’un
toit respirant, d’une soudure faible entre le toit et l’enveloppe, ou Tableau 2‑9 Surface mouillée supérieure à 2 800 pi2 (260 m2)
de tout autre dispositif détendeur de pression approuvé. La soudure et pression supérieure à 1 psig (6,9 kPa)
faible entre le toit et l’enveloppe doit être réalisée de manière à céder pi2 pi3/h pi2 pi3/h
de préférence à toute autre soudure. Pour les méthodes de confection 2 800    742 000   9 000 1 930 000
d’une soudure faible entre le toit et l’enveloppe, voir la norme API 650, 3 000    786 000 10 000 2 110 000
Welded Steel Tanks for Oil Storage, et la norme UL 142, Standard for 3 500    892 000 15 000 2 940 000
Steel Aboveground Tanks for Flammable et Combus­tible Liquids. 4 000    995 000 20 000 3 720 000
4 500 1 100 000 25 000 4 470 000
2‑3.6.4  Lorsque la mise à l’air libre d’urgence repose entièrement sur 5 000 1 250 000 30 000 5 190 000
des détendeurs de pression, la capacité totale des dispositifs normaux 6 000 1 390 000 35 000 5 900 000
et d’urgence doit être suffisante pour empêcher la rupture de l’enve­ 7 000 1 570 000 40 000 6 570 000
loppe ou du fond si le réservoir est vertical, ou de l’enveloppe ou des 8 000 1 760 000
Unités SI : 10 pi2 = 0,93 m2; 36 pi3 = 1,0 m3
30–18 CODE DES LIQUIDES INFLAMMABLES ET COMBUSTIBLES 1996 NFPA

2-3.6.6 Pour tout liquide stable, la capacité totale de mise à l’air libre d’ouverture complète et le débit à cette dernière pression. Si la pres-
en cas d’urgence peut se calculer à l’aide de la formule suivante. sion d’ouverture est inférieure à 2,5 psig (17,2 kPa) et la pression en
position d’ouverture complète est supérieure à 2,5 psig (17,2 kPa), le
Air libre en pieds cubes par heure = V 1337 débit à 2,5 psig (17,2 kPa) doit aussi être gravé sur le détendeur.
L√M Le débit doit être exprimé en pieds cubes par heure d’air à 60 °F
(15,6 °C) et 14,7 psia (760 mm Hg).
Où : a) Le débit des détendeurs de pression dont les tuyaux ont un dia-
V = air libre, en pieds cubes par heure (voir le tableau 2-8) mètre nominal inférieur à 8 po (20 cm) doit être déterminé par
L = chaleur latente de vaporisation du liquide considéré, en Btu un essai effectif de chaque type et de chaque taille de dispositif.
par livre Ces essais de débit peuvent être exécutés soit par le fabricant,
M = masse moléculaire des liquides considérés s’ils sont attestés par un expert impartial qualifié, soit par un
organisme indépendant, compétent et impartial. Le débit des
2-3.6.7 Dans le cas des réservoirs contenant des liquides stables, on détendeurs dont les tuyaux ont un diamètre nominal de 8 po
peut multiplier le débit d’air spécifié aux paragraphes 2-3.6.4 ou 2-3.6.6 (20 cm) et plus, y compris les couvercles de trou d’homme à
par le coefficient approprié indiqué dans le barème ci-dessous lorsque longs boulons ou l’équivalent, peut être calculé à condition
la protection est assurée de la manière indiquée. N’utiliser qu’un seul que la pression d’ouverture soit effectivement mesurée, que la
des coefficients suivants pour un même réservoir : pression nominale et la section libre correspondante de l’orifice
0,5 dans le cas d’un drainage conforme au paragraphe 2-3.4.2 soient indiquées, que le mot « calculated » (calculé) figure sur la
pour les réservoirs dont la surface mouillée est supérieure à 200 pi2 plaque signalétique et qu’un coefficient de débit de 0,5 soit
(18,6 m2); employé pour calculer la section de l’orifice.
0,3 dans le cas d’une pulvérisation d’eau conforme à la norme
NFPA 15, Standard for Water Spray Fixed Systems for Fire Protection, b) Pour ce calcul, on peut employer la formule suivante.
et d’un drainage conforme au paragraphe 2-3.4.2;
0,3 dans le cas d’une isolation conforme au paragraphe 2-3.6.7 pi3/h = 1 667 Cf A√ Pt -Pa
a);
0,15 dans le cas d’une pulvérisation avec isolation conforme au Où :
paragraphe 2-3.6.7 a) et d’un drainage conforme au paragraphe 2-3.4.2 pi3/h = débit exigé, en pieds cubes d’air libre par heure
(voir l’annexe B). Cf = 0,5 (coefficient de débit)
Exception no 1* : Lorsque des liquides miscibles à l’eau dont la A = section de l’orifice, en po2
chaleur et le taux de combustion sont égaux ou inférieurs à ceux de Pt = pression absolue à l’intérieur du réservoir, en pouces d’eau
l’alcool éthylique (éthanol) sont stockés, traités ou manutentionnés,
Pa = pression absolue à l’extérieur du réservoir, en pouces d’eau
et lorsqu’il n’y a aucun risque d’incendie attribuable à d’autres
liquides, les coefficients ci-dessus peuvent être réduits de moitié.
Le drainage n’est pas nécessaire pour obtenir cette réduction. Ces 2-3.7 Tuyauterie d’évent des réservoirs hors sol.
coefficients ne doivent en aucun cas être réduits à moins de 0,15.
2-3.7.1 La tuyauterie d’évent doit être construite conformément aux
Exception no 2 : Lorsque des liquides non miscibles à l’eau dont la
prescriptions du chapitre 3.
chaleur et le taux de combustion sont égaux ou inférieurs à ceux de
l’alcool éthylique (éthanol) sont stockés, traités ou manutentionnés, et 2-3.7.2 Lorsque les orifices des tuyaux d’évent des réservoirs de
lorsqu’il n’y a aucun risque d’incendie attribuable à d’autres liquides, stockage de liquides de classe I sont adjacents à des bâtiments ou des
les coefficients ci-dessus pour l’isolation seule ou le drainage seul voies publiques, ils doivent être placés de manière à évacuer les vapeurs
peuvent être réduits de moitié. Aucune réduction additionnelle ne sera en lieu sûr, à l’extérieur des bâtiments et à au moins 12 pi (3,6 m) du
permise pour fins de protection par jet d’eau. Le drainage n’est pas niveau du sol adjacent. Pour faciliter leur dispersion, les vapeurs doivent
nécessaire pour obtenir cette réduction. Ces coefficients ne doivent être refoulées vers le haut ou à l’horizontale, loin des murs adjacents.
en aucun cas être réduits à moins de 0,15. Les orifices d’aération doivent être placés de manière que les vapeurs
a) Les systèmes d’isolation choisis doivent répondre aux critères inflammables ne soient pas retenues par les projections de toit ou autres
de rendement suivants. obstacles et doivent être à au moins 5 pi (1,5 m) des ouvertures des
1. Demeurer en place en cas d’exposition au feu. bâtiments.
2. Résister au détachement causé par le jet d’une lance d’incen- 2-3.7.3 Le raccordement de la tuyauterie d’évent des réservoirs à un
die durant l’exposition au feu. Cette exigence tombe lorsque collecteur commun doit être évité sauf lorsqu’il est nécessaire dans
l’emploi de jets pleins n’est ni envisagé ni possible. un but précis, comme la récupération, la conservation des vapeurs
3. Conserver une conductance maximale de 4,0 Btu par heure, ou le contrôle de la pollution de l’air. Toutefois, lorsque cette tuyau-
par pied carré et par degré Fahrenheit (Btu/h/pi2/°F) lorsque terie est raccordée à un collecteur commun, les tuyaux doivent avoir
le revêtement ou la coquille isolante est à une température un diamètre suffisant pour évacuer, dans les limites de pression du
de 1 660 °F (904,4 °C) et que l’isolant est à une température système, les vapeurs qui doivent y passer lorsque les réservoirs
moyenne de 1 000 °F (537,8 °C). raccordés sont soumis à la même exposition au feu.
2-3.6.8 L’orifice de tous les dispositifs de mise à l’air libre et tuyaux 2-3.7.4 La tuyauterie d’évent des réservoirs de stockage de liquides
de purge des réservoirs équipés de détendeurs d’urgence permettant de classe I ne doit pas être raccordée par un collecteur à celle des
des pressions supérieures à 2,5 psig (17,2 kPa) doit être installé de réservoirs de stockage de liquides de classe II ou III, à moins que
manière que les vapeurs qui s’en échappent ne présentent pas, si elles des moyens efficaces ne soient prévus pour empêcher les vapeurs de
s’enflamment, de risques de surchauffe localisée ou d’incursion de liquides de classe I de pénétrer dans les réservoirs de stockage de
flammes dans une partie quelconque du réservoir. liquides de classe II ou III, afin d’empêcher la contamination (voir
le paragraphe A-1.2) et un changement possible de classification du
2-3.6.9 Tout détendeur de pression de réservoir vendu dans le liquide le moins volatil.
commerce doit porter, gravés sur la surface, la pression d’ouver-
ture, la pression à laquelle le clapet de la soupape atteint sa position
1996 NFPA Stockage en réservoir 30–19

2‑3.8  Autres orifices que les évents pour les réservoirs hors sol. 2‑4.2.2  Tous les réservoirs souterrains doivent être recouverts d’au
moins 2 pi (0,6 m) de terre ou d’au moins 1 pi (0,3 m) de terre surmon­
2‑3.8.1  Tout raccord à un réservoir hors sol par lequel du liquide
tée d’une dalle de béton armé d’au moins 4 po (10 cm) d’épaisseur.
peut normalement s’écouler doit être équipé d’une vanne, interne ou
Si des véhicules sont susceptibles de passer directement dessus, ils
externe, placée aussi près que possible de l’enveloppe du réservoir.
doivent être protégés par au moins 3 pi (0,9 m) de terre ou 18 po
2‑3.8.2  Tout raccord situé sous le niveau du liquide mais par lequel (45,7 cm) de terre bien damée et soit 6 po (15 cm) de béton armé, soit
le liquide ne s’écoule normalement pas doit être équipé d’un dispositif 8 po (20 cm) de béton bitumineux. Tout pavage en béton bitumineux
de fermeture étanche ; celui-ci peut être une vanne, un obturateur ou ou en béton armé faisant partie de la protection doit s’étendre sur au
une bride aveugle, ou encore une combinaison de ces dispositifs. moins 1 pi (0,3 m) à l’horizontale au-delà du pourtour du réservoir,
et ce dans tous les sens.
2‑3.8.3  Les orifices de jaugeage des réservoirs de stockage de
liquides de classe I doivent comporter un bouchon ou un couvercle 2‑4.2.3  La profondeur d’enfouissement des réservoirs souterrains
étanche aux vapeurs. Ces couvercles doivent être fermés sauf lorsqu’on construits conformément au paragraphe 2‑2.3.1 doit être telle que
jauge le réservoir. la charge statique s’exerçant sur le fond du réservoir ne dépasse pas
10 psig (68,9 kPa) quand le tuyau de remplissage ou le tuyau d’évent
2‑3.8.4  Les tuyaux de remplissage qui pénètrent par le sommet du
sont remplis de liquide. Si l’épaisseur du recouvrement est supérieure
réservoir doivent aboutir à moins de 6 po (15 cm) du fond du réser­
au diamètre du réservoir, consulter le fabricant du réservoir pour
voir. Les tuyaux de remplissage doivent être installés ou disposés de
déterminer si un renfort est nécessaire.
manière à limiter les vibrations au maximum.
Exception : Les tuyaux de remplissage des réservoirs par lesquels 2‑4.3  Protection contre la corrosion extérieure. Les réservoirs et
passent des liquides ayant un faible potentiel d’accumulation d’élec‑ leur tuyauterie doivent être protégés par l’un des moyens suivants.
tricité statique ou ceux des réservoirs dont l’atmosphère intérieure, a) Une protection cathodique adéquatement conçue, installée et
dans des conditions d’utilisation normales, ne se trouve pas dans entretenue, et conforme aux normes de fabrication reconnues
la plage d’inflammabilité ou est inertée (p. ex., la plupart des huiles telles que les suivantes.
brutes, des huiles résiduelles, des asphaltes et des liquides miscibles 1. Publication 1632, Cathodic Protection of Underground Pe‑
à l’eau) n’ont pas à répondre à cette exigence. troleum Storage Tanks and Piping Systems, de l’American
2‑3.8.5  Les raccords de branchement servant au remplissage et à la Petroleum Institute.
vidange des liquides de classe I, II et IIIA doivent être à l’extérieur des 2. Norme ULC‑S603.1 M, Standard for Galvanic Corrosion Pro‑
bâtiments, à un endroit exempt de toute source d’inflammation et à au tection Systems for Steel Underground Tanks for Flammable
moins 5 pi (1,5 m) de toutes les ouvertures des bâtiments. Quel que and Combustible Liquids, des Laboratoires des assureurs du
soit le liquide, ces raccords doivent être étanches et fermés lorsqu’ils Canada.
ne sont pas utilisés et doivent être adéquatement identifiés. 3. Norme sti‑P3® , Specification and Manual for External Corro‑
2‑3.9  Abandon ou réemploi de réservoirs hors sol. sion Protection of Underground Steel Storage Tanks, du Steel
Tank Institute.
2‑3.9.1* Les réservoirs désaffectés ou abandonnés doivent être vidés 4. Méthode recommandée RP‑01‑69 (rév. 1983), Control of
de leur contenu, débarrassés de leurs vapeurs et protégés contre toute External Corrosion of Underground or Submerged Metallic
intrusion. Piping Systems, de la National Association of Corrosion
2‑3.9.2  Seuls les réservoirs usagés conformes aux sections per­ Engineers.
tinentes du Code et approuvés par l’autorité compétente peuvent 5. Méthode recommandée RP‑02‑85, Control of External Cor‑
être installés pour servir au stockage de liquides inflammables ou rosion on Metallic Buried, Partially Buried, or Submerged
combustibles. Liquid Storage Systems, de la National Association of Cor­
rosion Engineers.
2‑4  Installation des réservoirs souterrains.
6. Partie 1 de la norme UL 1746, Standard for External Corro‑
2‑4.1 Emplacement. L’excavation pour les réservoirs de stockage sion Protection Systems for Steel Underground Storage Tanks,
souterrains doit être soigneusement exécutée, afin d’éviter de saper de Underwriters Laboratories Inc.
les fondations des structures existantes. Les réservoirs souterrains ou b)* Des matériaux ou des systèmes résistants à la corrosion approuvés
les réservoirs sous les bâtiments doivent être placés, par rapport aux ou répertoriés, qui comprennent notamment les alliages spéciaux,
fondations et aux supports du bâtiment, de manière que les contraintes le plastique renforcé de fibre de verre ou les revêtements de
qui s’exercent sur ces derniers ne puissent se transmettre aux réservoirs. plastique renforcé de fibre de verre.
La distance entre toute partie d’un réservoir contenant des liquides de
classe I et le mur le plus proche d’un sous-sol ou d’une fosse doit être 2‑4.3.1* Le choix du type de protection à employer dépend du degré
d’au moins 1 pi (0,3 m), et d’au moins 3 pi (0,9 m) par rapport à toute de corrosion enregistré dans la zone et de l’avis d’un ingénieur quali­
limite de terrain susceptible d’être bâti. La distance entre toute partie fié. L’autorité compétente peut dispenser des exigences relatives à la
d’un réservoir contenant des liquides de classe II ou III et le mur le protection contre la corrosion lorsque la preuve lui est fournie qu’une
plus proche d’un sous-sol, d’une fosse ou de la limite du terrain doit telle protection est superflue.
être d’au moins 1 pi (0,3 m). 2‑4.4  Désaffectation temporaire ou permanente
2‑4.2 Profondeur d’enfouissement et recouvrement. de réservoirs souterrains.

2‑4.2.1* Tous les réservoirs souterrains doivent être installés 2‑4.4.1  Les procédures décrites dans la présente sous-section
conformément aux directives du fabricant (si elles sont disponibles), doivent être suivies lorsque l’on désaffecte temporairement ou défi­
reposer sur un socle solide et être entourés d’au moins 6 po (15 cm) nitivement un réservoir souterrain en le laissant en place, ou qu’on
de matière inerte non corrosive, comme du sable ou du gravier pro­ l’enlève. Toutes les consignes de sécurité applicables aux travaux
pre et bien damé. Les réservoirs doivent être déposés avec soin dans effectués à proximité de matières inflammables et combustibles
leur fosse, car si on les y bascule ou si on les y fait rouler, on risque doivent être strictement observées. (Consulter l’annexe C pour plus
d’en rompre une soudure, de les perforer, de les endommager ou d’en d’information à ce sujet.)
arracher le revêtement protecteur.
30–20 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

2‑4.4.2  Désaffectation temporaire de réservoirs. Un réservoir 2‑4.4.5  Entreposage de réservoirs enlevés. S’il s’avère nécessaire
ne peut être désaffecté temporairement que lorsqu’il est prévu de le d’entreposer temporairement un réservoir qui a été enlevé, on doit alors
remettre en service, de le désaffecter définitivement en le laissant en le mettre dans un endroit sûr dont l’accès est restreint. Les exigences
place ou de l’enlever dans un délai raisonnable ne dépassant pas un suivantes doivent être observées.
an. Les exigences suivantes doivent être observées. a) Pendant la durée de l’entreposage, l’atmosphère intérieure du
a) Les systèmes de protection anticorrosion et de détection de réservoir doit être vérifiée périodiquement, conformément au
fuites doivent être maintenus en service. point 2‑4.4.3 d), afin de veiller à ce qu’elle ne présente aucun
b) Le circuit d’évent doit être laissé ouvert et en service. danger.
c) Le réservoir doit être protégé contre les risques de trafiquage. b) Un orifice de 1/4 po (6,4 mm) doit être laissé ouvert afin de
d) Tous les autres tuyaux doivent être fermés par des capuchons ou prévenir les risques de pressurisation du réservoir.
des bouchons. 2‑4.4.6  Élimination des réservoirs enlevés. L’élimination des
Les réservoirs temporairement hors service pendant plus d’un an réservoirs doit se faire conformément aux exigences suivantes.
doivent être désaffectés définitivement en les laissant en place ou a) Avant de mettre le réservoir en pièces pour le mettre à la ferraille
enlevés conformément aux paragraphes 2‑4.4.3 ou 2‑4.4.4, selon le ou l’envoyer dans une décharge, on doit vérifier son atmosphère
cas. intérieure, conformément au point 2‑4.4.3 d), afin de s’assurer
2‑4.4.3  Désaffectation permanente de réservoirs en place. Un qu’elle ne présente aucun danger.
réservoir peut être désaffecté définitivement et laissé en place sur b) Le réservoir doit être rendu inutilisable en y découpant des trous
approbation de l’autorité compétente. Toutes les exigences suivantes dans la paroi et au sommet.
doivent être observées. 2‑4.4.7  Documentation. Toute la documentation nécessaire doit être
a) Toutes les autorités compétentes concernées doivent être aver­ préparée et maintenue conformément à la réglementation fédérale,
ties. d’État et locale en vigueur.
b)* Les mesures de sécurité appropriées doivent être maintenues sur 2‑4.4.8  Réemploi de réservoirs souterrains. Seuls les réservoirs
les lieux pendant la durée des travaux prescrits. usagés conformes aux sections pertinentes du Code et approuvés par
c) Tous les liquides inflammables et combustibles ainsi que les l’autorité compétente peuvent être installés pour servir au stockage
résidus de ces liquides doivent être évacués du réservoir, de ses de liquides inflammables ou combustibles.
accessoires et de sa tuyauterie, et être éliminés d’une manière
appropriée. 2‑4.4.9  Changement d’affectation de réservoirs souterrains. Les
réservoirs dont on change la classe du liquide qui y est stocké doivent
d) Le réservoir doit être rendu sécuritaire, soit en purgeant les
répondre aux exigences de la section 2‑2.
vapeurs inflammables qu’il contient, soit en inertant son atmos­
phère potentiellement explosive. On doit par ailleurs s’assurer 2‑4.5  Évents de réservoirs souterrains.
périodiquement que l’atmosphère intérieure du réservoir ne
2‑4.5.1* Emplacement et disposition des évents pour liquides de
présente aucun risque, au moyen d’un explosimètre dans le cas
classe I. Les tuyaux d’évent des réservoirs de stockage souterrains
d’une purge ou d’un oxygénomètre dans le cas d’un inertage.
contenant des liquides de classe I doivent être placés de manière que
e) L’accès au réservoir doit être effectué en excavant avec précaution leur point d’évacuation soit à l’extérieur des bâtiments, plus haut
le remblai qui en recouvre le sommet. que l’orifice du tuyau de remplissage, et à au moins 12 pi (3,6 m) du
f) L’ensemble de la tuyauterie, des jauges et des accessoires appa­ niveau du sol adjacent. Les tuyaux d’évent ne doivent pas être
rents doit être débranché et enlevé à l’exception des évents. obstrués par des dispositifs de récupération des vapeurs ou autres, sauf
g) Le réservoir doit être rempli d’un matériau solide inerte. si le réservoir, la tuyauterie et l’équipement connexes sont protégés
h) Les évents du réservoir ainsi que la tuyauterie souterraine doivent pour limiter la contre-pression à un niveau inférieur à la pression de
être obturés ou enlevés. service maximale du réservoir et de l’équipement, grâce à des évents
s’ouvrant sous l’effet d’une pression-dépression, des disques de rupture
i) L’excavation donnant accès au réservoir doit être remblayée.
ou d’autres dispositifs de mise à l’air libre installés dans les conduites
2‑4.4.4 Enlèvement de réservoirs souterrains. Les réservoirs d’aération des réservoirs. Les orifices et les évents doivent être proté­
souterrains doivent être enlevés conformément aux exigences suivan­ gés de manière à réduire au minimum la possibilité de blocage par les
tes. éléments, la poussière ou les nids d’insectes, être placés et orientés de
a) Les étapes 2‑4.4.3 a) à e) doivent être suivies. manière que les vapeurs inflammables ne puissent s’accumuler, gagner
b) L’ensemble de la tuyauterie, des jauges et des accessoires appa­ un endroit dangereux, pénétrer par les ouvertures des bâtiments ou
rents doivent être débranchés et enlevés, y compris les évents. être retenues par les projections de toit. Ils doivent en outre être à au
moins 5 pi (1,5 m) des ouvertures des bâtiments et à au moins 15 pi
c) Toutes les ouvertures doivent être bouchées à l’exception d’un (4,5 m) de dispositifs motorisés d’admission d’air de ventilation. Les
orifice de 1/4 po (6,4 mm) destiné à prévenir les risques de pres­ réservoirs contenant des liquides de classe IA doivent être équipés
surisation du réservoir. de clapets de pression et de dépression qui doivent être normalement
d) Le réservoir doit être sorti de l’excavation et assujetti de manière fermés sauf lorsqu’ils sont soumis à une pression ou à une dépression.
à éviter tout mouvement. Les réservoirs contenant des liquides de classe IB ou IC doivent être
e) Le cas échéant, les trous de corrosion doivent être obturés. équipés de clapets de pression et de dépression ou de pare-flammes
f) Le réservoir doit être muni d’une étiquette indiquant ce qu’il répertoriés. Les réservoirs contenant de l’essence sont exempts des
contenait, sa concentration de vapeurs actuelle, la méthode exigences relatives aux dispositifs de pression et de dépression, sauf
d’élimination des vapeurs employée ainsi qu’un avertissement ceux destinés à évacuer les contre-pressions excessives, de même qu’à
contre son réemploi. celles relatives aux pare‑flammes à condition que le calibre nominal
g) Le réservoir doit être promptement évacué des lieux, de préfé­ de l’évent ne dépasse pas 3 po (7,6 cm).
rence le même jour.
1996 NFPA Stockage en réservoir 30–21

Tableau 2‑10 Diamètre des conduites d’évent 2‑4.5.6  La tuyauterie d’évent des réservoirs de stockage de liquides
Débit maximal Longueur des conduites1 de classe I ne doit pas être raccordée au même collecteur que celle
(gal US/min) 50 pi 100 pi 200 pi des réservoirs de stockage de liquides de classe II ou III, sauf si des
100 1 1/4 po 1 1/4 po 1 1/4 po moyens efficaces sont prévus pour empêcher les vapeurs de liquides
200 1 1/4 po 1 1/4 po 1 1/4 po
de classe I de pénétrer dans les réservoirs de liquides de classe II ou
III, afin d’empêcher la contamination (voir le paragraphe A‑1.2) et un
300 1 1/4 po 1 1/4 po 1 1/2 po
changement possible de classification du liquide le moins volatil.
400 1 1/4 po 1 1/2 po 2 po
500 1 1/2 po 1 1/2 po 2 po 2‑4.6  Autres orifices que les évents pour les réservoirs souter‑
600 1 1/2 po 2 po 2 po rains.
700 2 po 2 po 2 po 2‑4.6.1  Les raccordements de tous les orifices des réservoirs doivent
800 2 po 2 po 3 po être étanches.
900 2 po 2 po 3 po 2‑4.6.2  Les orifices de jaugeage manuel, s’ils sont distincts du tuyau
1 000 2 po 2 po 3 po de remplissage, doivent comporter un bouchon ou un couvercle étan­
Unités SI : 1 po = 2,5 cm ; 1 pi = 0,3 m ; 1 gal US = 3,8 L che qui doit demeurer fermé sauf lorsque l’on jauge le réservoir. Si
1
Conduites d’évent de 50 pi, 100 pi et 200 pi plus 7 coudes
le réservoir est à l’intérieur d’un bâtiment, chacun de ces orifices doit
être protégé contre tout débordement de liquide et tout dégagement
de vapeurs au moyen d’un clapet de non-retour à ressort ou d’un autre
dispositif approuvé.
2‑4.5.2  Capacité des évents. Les systèmes de mise à l’air libre
des réservoirs doivent avoir une capacité suffisante pour empêcher le 2‑4.6.3  Les conduites de remplissage et de vidange ne doivent
refoulement de vapeurs ou de liquide par l’orifice de remplissage pénétrer que par le haut des réservoirs. Les conduites de remplissage
pendant le remplissage. Les tuyaux d’évent doivent avoir un calibre doivent être inclinées vers le réservoir. Les réservoirs souterrains de
nominal d’au moins 1 1/4 po (3 cm). La capacité de mise à l’air libre liquides de classe I de capacité supérieure à 1 000 gal US (3 785 L)
nécessaire dépend du débit de remplissage ou de vidage, si ce der­ doivent être équipés d’un dispositif étanche de raccordement du tuyau
nier est plus élevé, et de la longueur de la conduite d’aération. Une de remplissage au réservoir.
tuyauterie d’évent de calibre uniforme et de dimensions conformes au 2‑4.6.4  Les tuyaux de remplissage qui pénètrent par le sommet du
tableau 2‑10 empêche l’établissement d’une contre-pression supérieure réservoir doivent aboutir à moins de 6 po (15 cm) du fond du réser­
à 2,5 psig (17,2 kPa) dans les réservoirs. Lorsque des évents sont voir. Les tuyaux de remplissage doivent être installés ou disposés de
installés dans des conduites d’aération, leur débit doit être conforme manière à limiter les vibrations au maximum.
au paragraphe 2‑3.6.9.
Exception : Les tuyaux de remplissage des réservoirs par lesquels
2‑4.5.3  Emplacement et disposition des évents pour les liquides passent des liquides ayant un faible potentiel d’accumulation d’élec‑
de classe II ou IIIA. Les tuyaux d’évent des réservoirs de stockage tricité statique ou ceux des réservoirs dont l’atmosphère intérieure,
de liquides de classe II ou IIIA doivent aboutir à l’extérieur du bâti­ dans des conditions d’utilisation normales, ne se trouve pas dans
ment et plus haut que l’orifice du tuyau de remplissage. Leurs orifices la plage d’inflammabilité ou est inertée (p.ex., la plupart des huiles
doivent être au‑dessus du niveau normal d’accumulation de neige. Ils brutes, des huiles résiduelles, des asphaltes et des liquides miscibles
peuvent être équipés de coudes en U, de crépines à large maille ou à l’eau) n’ont pas à répondre à cette exigence.
d’autres dispositifs permettant de réduire au minimum la pénétration
2‑4.6.5  Les raccords de branchement servant au remplissage et au
de corps étrangers.
vidage ainsi qu’à la récupération des vapeurs de liquides de classe I,
2‑4.5.4  La tuyauterie d’évent doit être construite conformément au II et IIIA doivent être à l’extérieur des bâtiments, à un endroit exempt
chapitre 3. Les tuyaux d’évent des réservoirs et la tuyauterie de retour de toute source d’inflammation et à au moins 5 pi (1,5 m) de toutes
des vapeurs ne doivent comporter ni point bas ni siphon susceptible les ouvertures des bâtiments. Ces raccords doivent être étanches et
de retenir du liquide. Le cas échéant, les réservoirs de condensat fermés lorsqu’ils ne sont pas utilisés et doivent être adéquatement
doivent être installés et entretenus de manière à empêcher le liquide identifiés.
de bloquer la tuyauterie de retour des vapeurs. Les tuyaux d’évent et
2‑4.6.6  Les orifices de récupération des vapeurs des réservoirs
les réservoirs de condensat doivent être placés de manière à ne pas
doivent être protégés contre l’échappement de vapeurs par un clapet
risquer d’être endommagés. La tuyauterie d’évent doit pénétrer par
de non-retour à ressort, un raccord rapide ou un autre dispositif ap­
le haut du réservoir.
prouvé, sauf si ces orifices sont raccordés par des tuyaux à un système
2‑4.5.5 Lorsque la tuyauterie d’évent des réservoirs est raccordée de traitement des vapeurs. Les orifices servant tant au remplissage
à un collecteur commun, elle doit avoir un diamètre suffisant pour qu’à la récupération des vapeurs doivent aussi être protégés contre
évacuer les vapeurs, dans les limites de pression du système, lorsque l’échappement de vapeurs, sauf si la conduite d’alimentation en
des réservoirs sont remplis simultanément. Les clapets de non-retour à liquide est raccordée simultanément au tuyau de remplissage et à la
flotteur installés dans les orifices auxquels aboutit la tuyauterie d’évent conduite de récupération des vapeurs. Tous les raccordements doivent
raccordée à un collecteur commun pour empêcher la contamination être étanches aux vapeurs.
du produit sont autorisés, à condition que la pression dans le réser­
2‑5* Bâtiments abritant des réservoirs de stockage. L’installa­
voir ne dépasse pas celle spécifiée au paragraphe 2‑4.2.3 lorsque les
tion de réservoirs contenant des liquides de classe I, II et IIIA est
clapets se ferment.
autorisée à l’intérieur de bâtiments lorsqu’ils sont conformes aux
Exception : Dans le cas des stations-service, la tuyauterie d’évent prescriptions de la présente section. Les réservoirs de stockage de
raccordée à un collecteur doit avoir un débit suffisant pour évacuer les liquides de classe IIIB sont exempts des dispositions de la section.
vapeurs lors du remplissage simultané de deux réservoirs raccordés Les installations d’un réservoir dotées d’un toit ou d’un auvent qui
à un même collecteur. n’empêche pas la dissipation de chaleur ou la dispersion des vapeurs
inflam­mables et qui ne restreint pas l’accès du personnel de lutte contre
30–22 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Tableau 2‑5.1.1 Emplacement des bâtiments abritant des réservoirs de stockage par rapport aux limites de la propriété, aux voies publiques
et au plus proche bâtiment important situé sur la même propriété1
Distance minimale (en pieds) par rapport à la limite Distance minimale (en pieds) par rapport au bord
de la propriété, bâtie ou susceptible de l’être, contigu de toute voie publique ou au plus proche
y compris le bord opposé de la voie publique bâtiment important situé sur la même propriété
Liquide stable Liquide instable Liquide stable Liquide instable
Mise à l’air libre d’urgence Mise à l’air libre d’urgence Mise à l’air libre d’urgence Mise à l’air libre
d’urgence
Capacité utile (gal US) Au plus Plus de Au plus Plus de Au plus Plus de Au plus Plus de
du plus grand réservoir2 2,5 psig 2,5 psig 2,5 psig 2,5 psig 2,5 psig 2,5 psig 2,5 psig 2,5 psig
Jusqu’à 12 000 15 25 40 60 5 10 15 20
12 001 à 30 000 20 30 50 80 5 10 15 20
30 001 à 50 000 30 45 75 120   10 15 25 40
50 001 à 100 000 50 75 125   200   15 25 40 60
Unités SI : 1 gal US = 3,8 L ; 1 pi = 0,3 m ; 1 psig = 6,9 kPa
1
Doubler toutes les distances indiquées si la protection des installations voisines n’est pas assurée. Distance maximale nécessaire : 300 pi.
2
La capacité de tout réservoir ne peut dépasser 100 000 gal US sans l’accord de l’autorité compétente.

l’incendie doit être considéré comme un réservoir extérieur hors sol 2‑5.1.5  Tout bâtiment abritant des réservoirs de stockage ainsi que
selon la section 2‑3. chacun de ces réservoirs doivent être accessibles d’au moins deux
Exception : Réservoirs répondant aux exigences de la section 5‑5. côtés par le personnel d’intervention en cas d’incendie.
2‑5.1  Emplacement. Les réservoirs et l’équipement connexe situés 2‑5.2  Construction.
à l’intérieur d’un bâtiment abritant des réservoirs de stockage doivent 2‑5.2.1  Les bâtiments abritant des réservoirs de stockage doivent être
être disposés de manière qu’un incendie qui éclaterait dans la zone ne construits de manière que leur structure résiste pendant 2 heures en
constitue pas un risque pour les bâtiments ou les réservoirs voisins cas d’exposition au feu; ils doivent également comporter des accès et
pendant une période compatible avec les délais d’intervention et les des issues adéquats pour permettre les déplacements du personnel et
moyens dont dispose le service d’incendie disponible sur les lieux. du matériel de lutte contre l’incendie. La conformité aux para­graphes
La conformité aux paragraphes 2‑5.1.1 à 2‑5.1.5 est réputée répondre 2‑5.2.2 à 2‑5.2.8 est réputée répondre aux exigences du paragraphe
aux exigences du paragraphe 2‑5.1. 2‑5.2.1.
2‑5.1.1  La distance minimale entre les limites des propriétés et des 2‑5.2.2* Les bâtiments ou les structures doivent avoir un degré de
bâtiments exposés et les réservoirs abrités par des structures dont les résistance au feu d’au moins 2 heures; l’emploi de matériaux non
murs ont un degré de résistance au feu de moins de 2 heures doit être combustibles ou combustibles est toutefois permis en cas de protec­
conforme au tableau 2‑5.1.1. tion par des extincteurs automatiques ou l’équivalent, sous réserve de
Exception : Voir le paragraphe 2‑5.1.2. l’approbation de l’autorité compétente.
2‑5.1.2* Lorsqu’un des murs extérieurs d’un bâtiment abritant des 2‑5.2.3  Les liquides de classe I et les liquides de classe II ou IIIA
réservoirs de stockage est exposé à un risque de voisinage, les distances chauffés au-delà de leur point d’éclair ne doivent pas être stockés
spécifiées au tableau  2‑5.1.1 peuvent être modifiées comme suit. dans un sous-sol. Des moyens doivent être prévus pour empêcher les
a) Lorsque le mur est aveugle et qu’il a un degré de résistance au déversements de liquides de s’écouler au sous-sol. Lorsque des liquides
feu d’au moins 2 heures, il n’est pas nécessaire que la distance de classe I sont stockés au-dessus du niveau du sol dans des bâtiments
entre le bâtiment abritant des réservoirs de stockage et le risque comportant un sous-sol ou des aires sous le niveau du sol dans lesquels
d’incendie soit supérieure à 25 pi (7,6 m). les vapeurs inflammables peuvent s’infiltrer, ces endroits doivent être
b)* Lorsque le mur est aveugle et qu’il a un degré de résistance au équipés d’une ventilation mécanique destinée à empêcher l’accumula­
feu d’au moins 4 heures, les exigences de distance spécifiées au tion de vapeurs inflammables. Les fosses intérieures de réservoirs de
tableau 2‑5.1.1 ne s’appliquent pas. Par ailleurs, aux endroits où stockage ne doivent pas être considérées comme des sous-sols.
sont stockés des liquides de classe IA ou des liquides instables, 2‑5.2.4* Les réservoirs de stockage doivent être séparés des zones
le mur exposé doit avoir une résistance à l’explosion conforme des bâtiments destinées à d’autres affectations par une construc­
aux règles de l’art, et les murs non exposés et le toit doivent tion ayant un degré de résistance au feu d’au moins 2 heures. Au
comporter des évents d’explosion adéquats. minimum, chaque ouverture doit être protégée soit par une porte
2‑5.1.3  L’équipement connexe des réservoirs, comme les pompes, coupe-feu répertoriée à fermeture automatique, soit par un registre
les réchauffeurs, les filtres, les échangeurs, etc., doit se trouver à au coupe-feu répertorié ayant un degré de résistance au feu d’au moins
moins 25 pi (7,6 m) des limites des propriétés voisines bâties ou 1 1/2 heure, installés conformément à la norme NFPA applicable :
susceptibles de l’être, ou du plus proche bâtiment important situé sur NFPA 80, Standard for Fire Doors and Fire Windows, NFPA 90A,
la même propriété mais ne faisant pas partie intégrante du bâtiment Standard for the Installation of Air Conditioning and Ventilating Sys‑
abritant des réservoirs de stockage. tems, ou NFPA 91, Standard for Exhaust Systems for Air Conveying of
Exception : Cette exigence d’espacement ne s’applique pas lorsque Materials. Aux endroits où sont stockés des liquides de classe IA ou des
les installations voisines sont protégées conformément au paragraphe liquides instables, on doit prévoir des évents d’explosion permettant
2‑5.1.2. d’évacuer le souffle d’une déflagration à l’extérieur du bâtiment; tous
les murs séparant ce lieu de stockage des zones destinées à d’autres
2‑5.1.4  Les réservoirs dans lesquels sont stockés des liquides ins­ usages doivent avoir une résistance à l’explosion conforme aux
tables doivent être séparés des dangers potentiels d’exposition au feu règles de l’art. Les murs non exposés doivent comporter des évents
par un espace dégagé d’au moins 25 pi (7,6 m) ou par un mur ayant d’explosion adéquats.
un degré de résistance au feu d’au moins 2 heures.
1996 NFPA Stockage en réservoir 30–23

2‑5.2.5* Les bâtiments abritant des réservoirs de stockage doivent 2‑5.4  Drainage.
comporter des issues aménagées de façon à éviter que les occupants
2 5.4.1  Les systèmes de drainage doivent être conçus pour réduire
ne demeurent emprisonnés en cas d’incendie. Les issues ne doi­-
au minimum l’exposition au feu d’autres réservoirs, et protéger les
vent pas être exposées par les installations de drainage décrites au
propriétés voisines ainsi que les cours d’eau. La conformité aux
paragraphe 2‑5.4.
paragraphes 2‑5.4.2 à 2‑5.4.6 est réputée répondre aux exigences du
2‑5.2.6  Des allées d’accès d’au moins 3 pi (0,9 m) de largeur doivent paragraphe 2‑5.4.1.
être maintenues pour permettre les déplacements des pompiers et du
2‑5.4.2  Toute installation doit être conçue et exploitée de manière
matériel de lutte contre l’incendie.
à éviter le déversement naturel de liquides inflammables ou combus­
2‑5.2.7  L’espace libre entre la partie supérieure des réservoirs et la tibles dans les cours d’eau ou les égouts publics ou vers les propriétés
structure du bâtiment doit être d’au moins 3 pi (0,9 m) dans le cas des voisines.
bâtiments protégés conformément au paragraphe 2‑5.8.7.3. Dans le
2‑5.4.3  Exception faite des drains, les planchers massifs doivent
cas des bâtiments dépourvus de systèmes d’extinction fixes, on doit
être étanches et les murs doivent être étanchéisés à la jonction avec
prévoir l’espace nécessaire pour diriger le jet des lances sur la partie
le plancher et sur une hauteur d’au moins 4 po (10 cm) à partir du
supérieure des réservoirs, afin de les refroidir.
plancher.
2‑5.3  Ventilation.
2‑5.4.4  Les ouvertures des murs intérieurs des pièces ou des
2‑5.3.1  Les bâtiments abritant des réservoirs de stockage de liqui­ bâtiments adjacents doivent avoir une rampe ou un seuil surélevé,
des de classe I ou des liquides de classe II ou IIIA à une température incombustible et étanche d’au moins 4 po (10 cm) de haut, ou être
supérieure à leur point d’éclair doivent être suffisamment ventilés conçues de manière à empêcher l’écoulement des liquides dans les
pour maintenir la concentration de vapeurs dans le bâtiment à au plus zones avoisinantes. Au lieu d’un seuil surélevé ou d’une rampe, on
25 pour cent de la limite inférieure d’inflammabilité. La conformité peut prévoir une tranchée protégée par une grille (sur toute la largeur
aux paragraphes 2‑5.3.2 à 2‑5.3.5 est réputée répondre aux exigences de l’ouverture et dans la pièce) pour évacuer les liquides en lieu sûr.
du paragraphe 2‑5.3.1.
2‑5.4.5* La zone de confinement doit avoir une capacité au moins
2‑5.3.2* Les exigences de ventilation doivent être établies selon l’une égale à celle du plus grand réservoir susceptible de s’y déverser. Des
des méthodes suivantes. systèmes de drainage de secours doivent être prévus pour évacuer en
a) Des calculs fondés sur une évaluation des émissions fugitives. lieu sûr les fuites de liquide inflammable ou combustible ainsi que l’eau
(Pour la méthode de calcul, voir l’annexe F.) de lutte contre l’incendie. Ces systèmes peuvent nécessiter l’aménage­
b) Un échantillonnage de la concentration de vapeurs dans des condi­ ment de murets, de dalots ou de systèmes de drainage spéciaux pour
tions d’exploitation normales. Procéder à l’échantillonnage dans empêcher la propagation du feu (voir le paragraphe 2‑3.4).
un rayon de 5 pi (1,5 m) de chaque source potentielle de vapeurs, 2‑5.4.6  Les systèmes de drainage de secours, s’ils sont raccordés
vers le bas et vers le haut de l’aire de stockage, et prendre la plus aux égouts publics ou s’ils se déversent dans un cours d’eau, doivent
forte concentration de vapeurs mesurée pour établir le taux de être équipés de trappes ou de séparateurs.
ventilation nécessaire.
2‑5.5  Évents.
c) Un taux de ventilation d’au moins 1 pi3/min/pi2 de surface de
plancher massif (0,3 m3/min/m2). 2‑5.5.1  Les évents des réservoirs situés à l’intérieur de bâtiments doi­
vent être conçus de manière que les vapeurs inflammables ne puissent
2‑5.3.3  La ventilation doit être naturelle ou mécanique, avec évacua­ se répandre dans le bâtiment. La conformité aux paragraphes 2‑5.5.2 et
tion ou échappement de l’air à un emplacement sécuritaire à l’extérieur 2‑5.5.3 est réputée répondre aux exigences du paragraphe 2‑5.5.1.
du bâtiment, sans recirculation de l’air évacué.
Exception : La recirculation de l’air est autorisée lorsqu’elle est 2‑5.5.2  Les évents des réservoirs situés à l’intérieur de bâtiments
surveillée continuellement par un système à sûreté intégrée, conçu doivent être conformes aux paragraphes 2‑3.5 et 2‑3.6, mais la mise à
pour émettre automatiquement un signal d’alarme, couper la recir‑ l’air libre en cas d’urgence par l’emploi d’une soudure faible entre le
culation et permettre une évacuation complète à l’extérieur dès que toit et l’enveloppe est interdite. Les réseaux d’extincteurs automa­tiques
la concentration du mélange air-vapeur est supérieure à 25 pour cent à eau conçus conformément aux exigences de la norme NFPA 13,
de la limite inférieure d’inflammabilité. Norme pour l’installation des systèmes d’extincteurs automatiques à
eau (Standard for the Installation of Sprinkler Systems), doivent être
2‑5.3.4* On doit veiller à ce que l’introduction d’air d’appoint ne acceptés par l’autorité compétente comme équivalent des systèmes
court‑circuite pas la ventilation. Cette dernière doit couvrir toutes les d’extinction à pulvérisation d’eau pour le calcul du débit d’air des
surfaces de plancher et toutes les fosses où des vapeurs inflammables évents d’urgence spécifiés au paragraphe 2‑3.6.7, à condition que les
risquent de s’accumuler. Quand la ventilation naturelle est inadéquate, exigences de densité et de pouvoir couvrant de la norme NFPA 15,
on doit prévoir une ventilation mécanique et la laisser fonctionner Standard for Water Spray Fixed Systems for Fire Protection, paragra­
pendant toute la durée des opérations de manutention de liquides in­ phe 4‑4.4.2, soient respectées. Les évents doivent aboutir à l’extérieur
flammables. Une ventilation locale ou à la source peut être nécessaire du bâtiment.
pour éliminer certains risques d’incendie et risques pour la santé. On
peut utiliser une telle ventilation pour assurer jusqu’à 75 pour cent de 2‑5.5.3  La tuyauterie d’évent doit être conforme au paragraphe
la ventilation nécessaire. 2‑3.7.

2‑5.3.5  Dans les bâtiments abritant des réservoirs de stockage dont 2‑5.6  Orifices autres que les évents.
le plancher est à plus de 1 pi (30 cm) sous le niveau moyen du sol 2‑5.6.1  Les orifices autres que les évents des réservoirs situés à l’in­
extérieur, on doit prévoir une ventilation mécanique permanente térieur de bâtiments doivent être conçus de manière que les liquides
conforme au paragraphe 2‑5.3.2 c) ou un système de détection des ou les vapeurs inflammables ne puissent se répandre dans le bâtiment.
vapeurs réglé pour émettre un signal d’alarme à 25 pour cent de la li­ La conformité aux paragraphes 2‑5.6.2 à 2‑5.6.9 est réputée répondre
mite inférieure d’inflammabilité et mettre en marche la ventilation mé­ aux exigences du paragraphe 2‑5.6.1.
canique. L’alarme doit retentir à un endroit occupé en permanence.
30–24 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

2‑5.6.2  Tous les orifices des réservoirs : 2‑5.6.9  Les orifices de récupération des vapeurs des réservoirs
a) situés au niveau ou sous le niveau maximal du liquide doivent doivent être protégés contre l’échappement de vapeurs par un clapet
être étanches; de non-retour à ressort, un raccord rapide ou un autre dispositif ap­
b) situés au-dessus du niveau maximal du liquide doivent être nor­ prouvé, sauf si ces orifices sont raccordés par des tuyaux à un système
malement fermés et obturés mécaniquement, de manière que les de traitement des vapeurs. Les orifices servant tant au remplissage
vapeurs ne puissent s’en échapper. qu’à la récupération des vapeurs doivent aussi être protégés contre
l’échappement de vapeurs, sauf si la conduite d’alimentation en liquide
2‑5.6.3  Tout raccordement par lequel du liquide peut s’écouler par est raccordée au tuyau de remplissage et à la conduite de récupéra­
gravité d’un réservoir situé dans un bâtiment doit être équipé d’une tion des vapeurs. Tous les raccordements doivent être étanches aux
vanne, interne ou externe, placée aussi près que possible de l’enve­ vapeurs.
loppe du réservoir.
2‑5.7  Appareillage électrique.
2‑5.6.4  Tout raccordement de transfert des réservoirs contenant un
liquide de classe I ou II à l’intérieur de bâtiments doit comporter : 2‑5.7.1  La présente section concerne les zones où sont stockés des
liquides de classe I et les zones où des liquides de classe II ou IIIA
a) une vanne normalement fermée commandée à distance ; ou sont stockés à une température supérieure à leur point d’éclair (voir
b) une vanne automatique à fermeture commandée par la cha­- le paragraphe A‑1.2). L’appareillage électrique ne doit pas constituer
leur ; ou une source d’inflammation des vapeurs qui peuvent se dégager en
c) un autre dispositif approuvé. utilisation normale ou à l’occasion d’un déversement. La conformité
Exception : Les raccordements servant à vider d’urgence un réservoir aux paragraphes 2‑5.7.2 à 2‑5.7.5 est réputée répondre aux exigences
ou à en interrompre rapidement le débit en cas d’incendie à proximité du paragraphe 2‑5.7.1.
n’ont pas à répondre à cette exigence. 2‑5.7.2  Tout l’appareillage et le câblage électriques doivent être
2‑5.6.4.1  La vanne spécifiée au paragraphe 2‑5.6.3 permet de répon­ du type spécifié et installés conformément à la norme NFPA 70,
dre aux exigences du paragraphe 2‑5.6.4. Si une autre vanne est utilisée, National Electrical Code®.
elle doit être adjacente à la vanne spécifiée au paragraphe 2‑5.6.3. 2‑5.7.3* Dans la mesure où il s’applique, on doit utiliser le tableau
2‑5.6.5  Les orifices de jaugeage manuel de liquides de classe I ou 2‑5.7.3 pour délimiter et classer les zones pour les besoins de l’instal­
II, s’ils sont distincts du tuyau de remplissage, doivent comporter un lation d’appareillage électrique dans des conditions normales. Aux fins
bouchon ou un couvercle étanche aux vapeurs. Ces couvercles doivent de la classification des zones, une zone classée ne doit pas s’étendre
être fermés sauf lorsqu’on jauge le réservoir. Quel que soit le liquide, au-delà du plancher, d’un mur, du toit ou de toute cloison pleine ne
chacun de ces orifices doit être protégé contre tout débordement de comportant aucune ouverture de communication. La désignation des
liquide et tout dégagement de vapeurs au moyen d’un clapet de non- classes et des divisions est définie au chapitre 5, article 500, de la
retour à ressort ou un autre dispositif approuvé. À part le jaugeage norme NFPA 70, National Electrical Code.
manuel, on peut notamment utiliser un niveau en verre plat haute 2‑5.7.4  La classification des zones (voir le tableau 2‑5.7.3) repose
résistance, un dispositif de télélecture magnétique, hydraulique ou sur la prémisse que l’installation est en tous points conforme aux
hydrostatique, ou un indicateur à flotteur. exigences pertinentes du Code. Si tel n’est pas le cas, il incombe à
2‑5.6.6  Les tuyaux de remplissage qui pénètrent par le sommet du l’autorité compétente de classer l’étendue de la zone.
réservoir doivent aboutir à moins de 6 po (15 cm) du fond du réser­ 2‑5.7.5* Lorsque les dispositions des paragraphes 2‑5.7.2 à 2‑5.7.4
voir. Les tuyaux de remplissage doivent être installés ou disposés de imposent l’installation d’un appareillage électrique adéquat aux
manière à limiter les vibrations au maximum. emplacements de classe I, division 1 ou division 2, on peut utiliser
Exception : Les tuyaux de remplissage des réservoirs par lesquels l’appareillage électrique courant, y compris l’appareillage de com­
passent des liquides ayant un faible potentiel d’accumulation d’élec‑ mutation, si on l’installe dans une pièce ou une enceinte maintenue
tricité statique ou ceux des réservoirs dont l’atmosphère intérieure, en pression positive par rapport à la zone classée. L’air d’appoint de
dans des conditions d’exploitation normales, ne se trouve pas dans ventilation ne doit pas être contaminé.
la plage d’inflammabilité ou est inertée (p. ex., la plupart des huiles
brutes, des huiles résiduelles, des asphaltes et des liquides miscibles 2‑5.8  Prévention et contrôle des incendies.
à l’eau) n’ont pas à répondre à cette exigence. 2‑5.8.1  Généralités. Des systèmes et des méthodes de prévention
2‑5.6.7  Les raccords de branchement aux camions-citernes et aux des incendies doivent être prévus dans les bâtiments abritant des
wagons-citernes de l’orifice d’admission du tuyau de remplissage et de réservoirs de stockage afin d’assurer la sécurité des personnes, de
l’orifice de sortie d’une conduite de récupération des vapeurs doivent réduire au minimum les dégâts matériels et de limiter l’exposition au
être à l’extérieur des bâtiments, à un endroit exempt de toute source feu des zones d’activité et des propriétés voisines en cas d’incendie
d’inflammation et à au moins 5 pi (1,5 m) de toutes les ouvertures ou d’explosion. La conformité aux paragraphes 2‑5.8.1.1 à 2‑5.8.7.4
des bâtiments. Ces raccords doivent être identifiés, hermétiquement est réputée répondre aux exigences du paragraphe 2‑5.8.1.
fermés et protégés contre les risques de trafiquage lorsqu’ils ne sont 2‑5.8.1.1  La présente section traite des méthodes et des systèmes
pas utilisés. de contrôle de gestion reconnus qui sont utilisés pour éviter ou ré­
2‑5.6.8  Les réservoirs de stockage de liquides de classe I, II ou IIIA duire au minimum les pertes dues au feu et aux explosions dans les
situés à l’intérieur de bâtiments doivent être équipés d’un dispositif ou installations de stockage en réservoir. Du fait de la diversité de taille,
d’un autre moyen de prévention des débordements dans le bâtiment. de conception et d’emplacement des installations de stockage en
Les dispositifs adéquats comprennent notamment les clapets à flotteur, réservoir, il est impossible de présenter en détail les divers systèmes
les appareils de mesure préréglés posés sur le tuyau de remplissage, et méthodes de prévention et de protection contre les incendies ap­
les pompes à faible colonne d’eau incapables de produire un débor­ plicables à toutes ces installations. Dans les cas particuliers, on doit
dement ainsi que les tuyaux de trop-plein étanches aux liquides d’au autoriser la consultation de l’autorité compétente ou avoir recours à
moins une taille supérieure au diamètre du tuyau de remplissage, qui l’avis technique d’un professionnel qualifié conformément aux énoncés
renvoient par gravité à la source extérieure de liquide ou dans un du paragraphe 2‑5.8.1.2.
endroit approuvé.
1996 NFPA Stockage en réservoir 30–25

Tableau 2‑5.7.3 Classification électrique des zones


NEC* Classe I
Emplacement Division Étendue de la zone classée
Installation de stockage en réservoir 1 Tout l’équipement situé sous le niveau du sol.
2 Tout l’équipement situé au-dessus du niveau du sol.
Orifices des réservoirs conformes aux paragraphes 2‑5.5 et 2‑5.6 1 Zone à moins de 5 pi de tout orifice de réservoir, dans tous les sens.
  lorsque la présence de mélanges air-vapeurs inflammables
  est possible en conditions d’exploitation normales
2 Zone entre 5 pi et 8 pi de tout orifice de réservoir, dans tous les sens.
Également, zone de 3 pi de hauteur par rapport au plancher ou au sol,
et entre 5 pi et 25 pi à l’horizontale de tout orifice de réservoir 1.
Évents sortant à l’extérieur à évacuation vers le haut 1 À moins de 3 pi de l’orifice de l’évent, dans tous les sens.
2 Zone de 3 pi à 5 pi par rapport à l’orifice de l’évent, dans tous les sens.
Pompes, purges, raccords de soutirage, compteurs et 2 À moins de 5 pi de tout rebord d’un de ces dispositifs, dans tous les
  dispositifs semblables, à l’intérieur sens. Également, zone de 3 pi de hauteur par rapport au plancher
ou au sol et de moins de 25 pi à l’horizontale par rapport à tout rebord
d’un de ces dispositifs 1.
Puisards et tranchées de drainage
Sans ventilation mécanique 1 Zone entière dans la fosse, dès qu’une partie est dans une zone classée
division 1 ou 2.
Avec ventilation mécanique adéquate 2 Zone entière dans la fosse, dès qu’une partie est dans une zone classée
division 1 ou 2.
Comportant des vannes, des raccords ou de la tuyauterie 2 Fosse entière.
  et non situés dans une zone classée Division 1 ou 2
Unités SI : 1 pi = 0,3 m
1
Le déversement de liquides de classe I peut occasionner un dégagement de vapeurs tel que l’ensemble du bâtiment et parfois même une zone environnante peuvent
être classés comme emplacements de classe I, division 2.
*NEC = National Electrical Code (code américain de l’électricité)

2‑5.8.1.2  Le degré de prévention et de protection contre le feu d’une 2‑5.8.2.3* Le soudage, le coupage et les autres activités génératrices
installation de stockage en réservoir doit être établi en fonction des d’étincelles sont interdits dans les zones contenant des liquides inflam­
résultats d’une étude technique de l’exploitation, suivie de l’applica­ mables à moins qu’un permis autorisant ces travaux ne soit délivré
tion de solides principes de lutte contre l’incendie et d’ingénierie de par écrit. Ce permis doit être émis par une personne responsable qui
procédés. L’étude comprend notamment : a inspecté les lieux pour s’assurer que les mesures de précaution adé­
a) l’analyse des dangers d’incendie et d’explosion qu’occasionne quates ont été prises et qu’elles seront appliquées jusqu’à la fin des
les opérations relatives aux liquides ; travaux.
b) l’analyse des conditions locales comme les risques de voisinage, 2‑5.8.2.4* Électricité statique. Tout l’équipement, comme les
d’inondation et de tremblement de terre ; réservoirs, la machinerie et la tuyauterie, susceptible de contenir un
c) le recours aux services d’incendie ou d’assistance mutuelle. mélange inflammable doit être mis à la masse ou à la terre. La mise
à la masse, la mise à la terre, ou les deux, doivent être réalisées phy­
2‑5.8.2  Contrôle des sources d’inflammation. siquement ou être inhérentes à l’installation. Les éléments isolés de
2‑5.8.2.1  Il importe de prendre des précautions destinées à éviter de la tuyauterie ou de l’équipement métalliques doivent être mis à la
mettre le feu aux vapeurs inflammables. Les sources d’inflammation masse par contact avec les autres parties du système ou individuelle­
comprennent notamment : ment mis à la terre, afin d’empêcher toute accumulation dangereuse
a) les flammes nues d’électricité statique.
b) la foudre 2‑5.8.3  Inspection et entretien.
c) les surfaces chaudes 2‑5.8.3.1  Tout le matériel de lutte contre l’incendie doit être adé­
d) la chaleur radiante quatement entretenu et faire l’objet d’inspections et de contrôles
e) l’usage du tabac périodiques conformes aux méthodes établies et aux directives du
f) le coupage et le soudage fabricant.
g) l’inflammation spontanée 2‑5.8.3.2  Les méthodes d’entretien et d’utilisation doivent permet­
h) la chaleur due au frottement ou les étincelles tre de déceler les fuites et de prévenir tout déversement de liquides
i) l’électricité statique inflammables.
j) les étincelles d’origine électrique 2‑5.8.3.3  Dans les zones d’exploitation, les déchets et les résidus
k) les courants vagabonds combustibles doivent être limités au minimum, stockés dans des
récipients métalliques couverts et éliminés quotidiennement.
l) les fours, chaudières et installations de chauffage.
2‑5.8.3.4  Le stockage de matières combustibles et de fûts ou de
2‑5.8.2.2  L’usage du tabac doit être limité aux zones désignées et
tonneaux pleins ou vides est interdit dans les bâtiments abritant des
adéquatement identifiées.
réservoirs de stockage.
30–26 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

2‑5.8.3.5  Les alentours des bâtiments abritant des réservoirs de stoc­ 2‑5.8.6.2* Dans les cas déterminés selon le paragraphe 2‑5.8.1.2,
kage doivent être exempts d’herbes, de résidus ou d’autres matières on doit utiliser l’eau provenant de colonnes montantes et de robinets
combustibles superflues. armés ou des conduites d’alimentation des réseaux d’extincteurs
automatiques pour alimenter des lances à jet réglable afin de lutter
2‑5.8.3.6  Les allées aménagées pour les déplacements du personnel
efficacement contre l’incendie.
doivent rester libres pour permettre l’évacuation ordonnée et l’accès
rapide pour les opérations manuelles de lutte contre l’incendie. 2‑5.8.6.3* Dans les cas déterminés selon le paragraphe 2‑5.8.1.2, on
doit disposer d’un générateur de mousse mobile.
2‑5.8.4  Planification des interventions d’urgence et formation.
2‑5.8.6.4  Le matériel d’intervention automobile ou remorquable,
2‑5.8.4.1  Un plan d’intervention d’urgence tenant compte du per­
lorsque son utilisation est jugée nécessaire, ne doit servir qu’à la lutte
sonnel et de l’équipement disponibles doit être établi en prévision des
contre l’incendie ou à la formation.
incendies et des autres cas d’urgence. Ce plan comprend les points
suivants. 2‑5.8.7  Matériel fixe de lutte contre l’incendie.
a) Marche à suivre en cas d’incendie : notamment, donner l’alarme, 2‑5.8.7.1  Une alimentation fiable en eau ou un autre agent adéquat de
avertir le service d’incendie, évacuer le personnel, maîtriser et lutte contre l’incendie doit être disponible à une pression et en quantité
éteindre l’incendie. suffisantes pour faire face aux risques de stockage ou d’exposition
b) Nomination et formation de personnes chargées de veiller à la spéciaux selon le paragraphe 2‑5.8.1.2.
mise en oeuvre des mesures de sécurité-incendie.
2‑5.8.7.2* Des bouches d’incendie, avec ou sans lance-tourelle,
c) Entretien du matériel de lutte contre l’incendie. doivent être prévues conformément à l’usage établi. Leur nombre et
d) Tenue des exercices d’incendie. leur emplacement dépendent des risques de stockage ou d’exposition,
e) Arrêt ou isolation de l’équipement afin de limiter les déversements selon le paragraphe 2‑5.8.1.2.
de liquides.
2‑5.8.7.3* Lorsque les risques de stockage ou d’exposition spécifiés
f) Autres mesures propices à la sécurité des occupants lorsque le selon le paragraphe 2‑5.8.1.2 le justifient, la protection doit être as­
matériel de lutte contre l’incendie est hors service. surée par une installation fixe : réseaux d’extincteurs automatiques
2‑5.8.4.2  Le personnel chargé d’utiliser le matériel de lutte contre à mousse-eau, réseaux d’extincteurs automatiques à eau, systèmes
l’incendie doit recevoir une formation pertinente et des cours de re­ de pulvérisation d’eau, installation à eau du type déluge, matériaux
cyclage doivent lui être dispensés au moins tous les ans. résistants au feu ou une combinaison de ces moyens.
2‑5.8.4.3  La planification de mesures efficaces de protection contre 2‑5.8.7.4* Les systèmes de lutte contre l’incendie doivent être
l’incendie doit être coordonnée avec les organismes d’intervention conçus, installés et entretenus conformément aux normes NFPA sui-
d’urgence locaux. Elle comprend notamment l’identification de tous vantes.
les réservoirs par emplacement, contenu et taille, ainsi que le type de a) NFPA 11, Standard for Low Expansion Foam
danger conformément au paragraphe 2‑9.2 b) NFPA 11A, Standard for Medium‑ and High‑Expansion Foam
2‑5.8.4.4  Des marches à suivre doivent être établies pour l’interrup­ Systems
tion sécuritaire de l’exploitation en cas d’urgence. Des dispositions c) NFPA 12, Standard on Carbon Dioxide Extinguishing Systems
doivent être prises pour assurer périodiquement la formation du per­ d) NFPA 12A, Standard on Halon 1301 Fire Extinguishing Sys‑
sonnel ainsi que l’inspection et l’essai des alarmes, asservissements tems
et commandes connexes. e) NFPA 13, Norme pour l’installation des systèmes d’extincteurs
2‑5.8.4.5  Les consignes d’urgence, régulièrement mises à jour, automatiques à eau (Standard for the Installation of Sprinkler
doivent pouvoir être facilement consultées dans une zone d’exploi­ Systems)
tation. f) NFPA 15, Standard for Water Spray Fixed Systems for Fire
Protection
2‑5.8.4.6  Lorsque les lieux sont susceptibles de rester longtemps
sans surveillance, un résumé du plan d’intervention d’urgence doit être g) NFPA 16, Standard on the Installation of Deluge Foam‑Water
affiché ou placé à un endroit stratégique et facilement accessible. Sprinkler and Foam‑Water Spray Systems
h) NFPA 17, Standard for Dry Chemical Extinguishing Systems
2‑5.8.5  Détection et alarme.
i) NFPA 25, Standard for the Inspection, Testing, and Main­tenance
2‑5.8.5.1  Un moyen approuvé doit être prévu pour permettre d’aver­ of Water‑Based Fire Protection Systems.
tir rapidement les personnes présentes dans les installations ainsi que
le service d’incendie ou d’assistance mutuelle en cas d’urgence. 2‑6  Supports, fondations et points d’ancrage des réservoirs.

2‑5.8.5.2  Les zones et les bâtiments où un déversement de liquide 2‑6.1* Les réservoirs doivent reposer sur le sol ou sur des fondations
inflammable risque de se produire doivent être surveillés adéqua­- en béton, en maçonnerie, en piles ou en acier. Les fondations des
tement par : réservoirs doivent être conçues pour réduire au minimum le risque
de dénivellement inégal du réservoir et la corrosion de toute partie
a) le personnel, pendant son travail ou au cours de rondes ; du réservoir reposant sur les fondations.
b) des appareils de surveillance des déversements ou des fuites dans
les zones non occupées. 2‑6.2  Lorsque les réservoirs sont soutenus au-dessus de leurs
fondations, les supports doivent reposer sur des fondations solides.
2‑5.8.6  Matériel portatif de lutte contre l’incendie. Les supports des réservoirs de stockage de liquides de classe I, II ou
2‑5.8.6.1* Des extincteurs portatifs répertoriés doivent être prévus IIIA doivent être en béton, en maçonnerie ou en acier protégé. Les
dans les installations, en nombre suffisant et de la taille et du type supports constitués d’une seule poutre de bois de construction (pas de
voulus pour faire face aux risques de stockage spéciaux déterminés caisson) posée à l’horizontale peuvent être utilisés pour les réservoirs
selon le paragraphe 2‑5.8.1. hors sol extérieurs si leur point le plus bas n’est pas à plus de 12 po
(0,3 m) de hauteur.
1996 NFPA Stockage en réservoir 30–27

2‑6.3* Les supports d’acier ou les piles exposées des réservoirs de niveau dangereux. Lorsqu’on se sert de pompes à eau à alimentation
stockage de liquides de classe I, II ou IIIA doivent être protégés par autonome, on doit veiller à disposer en permanence d’une réserve
des matériaux ayant un degré de résistance au feu d’au moins 2 heures, de carburant suffisante pour pouvoir achever le remplissage de tous
mais les berceaux d’acier n’ont pas à être protégés s’ils ont moins de les réservoirs. L’opération terminée, on doit fermer et verrouiller les
12 po (0,3 m) de haut à leur point le plus bas. Au gré de l’autorité vannes des réservoirs.
compétente, on peut utiliser une protection par pulvérisation d’eau
2‑6.6.5  Directives en cas d’inondation.
conforme à la norme NFPA 15, Standard for Water Spray Fixed
Systems for Fire Protection, ou NFPA 13, Norme pour l’installation 2‑6.6.5.1  Les directives ou la marche à suivre en cas d’inondation
des systèmes d’extincteurs automatiques à eau (Standard for the doivent pouvoir être facilement consultées.
Installation of Sprinkler Systems), ou un équivalent.
2‑6.6.5.2  Le personnel chargé de mettre en oeuvre les mesures
2‑6.4* La conception de la charpente supportant des réservoirs de d’urgence en cas d’inondation doit être informé de l’emplacement et
forme particulière, comme les réservoirs sphériques, exige une étude de la manoeuvre des vannes et de l’équipement nécessaire.
technique spéciale.
2‑6.7  Dans les zones d’activité sismique, les supports et les branche­
2‑6.5  Tout réservoir doit être soutenu de manière à éviter une ments des réservoirs doivent être conçus pour résister aux dommages
concentration excessive des contraintes sur la partie portante de son susceptibles d’être causés par des tremblements de terre.
enveloppe.
2‑7* Sources d’inflammation. Aux endroits susceptibles de contenir
2‑6.6  Réservoirs en zone inondable. des vapeurs inflammables, on doit prendre des mesures pour éviter d’y
mettre le feu en éliminant ou en neutralisant les sources d’inflamma­
2‑6.6.1  Lorsqu’un réservoir est situé dans une zone inondable, on
tion. Ces sources comprennent notamment les flammes nues, la foudre,
doit prendre les mesures nécessaires pour éviter que, plein ou vide, il
l’usage du tabac, le coupage et le soudage, les surfaces chaudes, la
ne flotte pas en cas d’élévation de l’eau jusqu’au niveau d’inondation
chaleur due au frottement, les étincelles (d’origine statique, électrique
maximal établi.
ou mécanique), l’inflammation spontanée, les réactions chimiques et
2‑6.6.2  Réservoirs hors sol. physico-chimiques ainsi que la chaleur radiante.
2‑6.6.2.1  Tout réservoir vertical doit être placé de manière qu’au 2‑8  Essais et entretien.
moins 30 pour cent de sa capacité (partie supérieure) dépasse le niveau
2‑8.1  Avant d’être mis en service, tous les réservoirs construits
d’inondation maximal.
en usine ou assemblés sur le terrain doivent être essayés conformé­
2 6.6.2.2  Les réservoirs horizontaux susceptibles d’être submergés ment aux paragraphes pertinents du Code en vertu duquel ils ont
à plus de 70 pour cent de leur capacité au niveau d’inondation établi été construits. Apposé sur un réservoir, le timbre de l’ASME ou la
doivent être ancrés ou fixés à des fondations en béton ou en acier et marque d’homologation de Underwriters Laboratories Inc. atteste
en béton de poids suffisant pour retenir le réservoir plein d’un liquide de la conformité aux critères d’essai. Les réservoirs qui ne portent
inflammable ou combustible submergé lorsque l’eau est au niveau pas l’un de ces marquages doivent être essayés avant d’être mis en
d’inondation établi; ou encore, ils doivent être adéquatement empê­ service conformément aux règles de l’art, et après consultation des
chés de flotter par un autre moyen. Les évents ou autres orifices non sections relatives aux essais des Codes spécifiés aux paragraphes
étanches des réservoirs doivent comporter une rallonge de longueur 2‑2.3.1, 2‑2.4.2 ou 2‑2.6.
suffisante pour dépasser le niveau d’inondation maximal.
2‑8.2  Lorsque la longueur verticale des tuyaux de remplissage et
2‑6.6.2.3  On doit disposer d’une alimentation fiable en eau pour des tuyaux d’évent est telle que, lorsqu’ils sont pleins de liquide, la
remplir les réservoirs partiellement ou totalement vides. Si, du fait charge statique qui s’exerce sur le fond du réservoir dépasse 10 psi
de leur contenu, il est difficile ou dangereux de remplir ces réservoirs (68,9 kPa), le réservoir et la tuyauterie connexe doivent être soumis
d’eau, on doit employer un autre moyen pour les empêcher de bouger à un essai hydrostatique à une pression égale à la charge statique qui
ou de s’effondrer. s’exerce. Dans les cas particuliers où la hauteur du tuyau est excessive
par rapport à la partie supérieure du réservoir, on doit fixer la pression
2‑6.6.2.4  Les réservoirs sphériques ou sphéroïdes doivent être
d’essai hydrostatique conformément aux règles de l’art.
protégés conformément aux méthodes applicables spécifiées pour les
réservoirs verticaux ou horizontaux. 2‑8.3* En plus des essais spécifiés aux paragraphes 2‑8.1 et 2‑8.2,
tous les réservoirs et leurs branchements doivent être soumis à un essai
2‑6.6.3  Réservoirs souterrains.
d’étanchéité. Sauf dans le cas des réservoirs souterrains, l’essai doit
2‑6.6.3.1  Aux endroits où l’on dispose d’une alimentation en eau être exécuté à la pression de service, à l’aide d’air, d’un gaz inerte ou
abondante et fiable, les réservoirs souterrains contenant des liquides d’eau, avant la mise en service du réservoir. Les réservoirs contenant
inflammables ou combustibles, placés de manière que plus de 70 pour des liquides ou des vapeurs inflammables ou combustibles ne doivent
cent de leur capacité soit submergée au niveau d’inondation maximal, pas être essayés avec de l’air sous pression (voir la section 3‑9 pour
doivent être ancrés, lestés ou fixés de manière à demeurer immobiles l’essai de la tuyauterie sous pression).
lorsque, remplis ou chargés d’eau, ils sont submergés par l’eau au
2‑8.3.1  Dans le cas des réservoirs assemblés sur place, on peut
niveau d’inondation enregistré. Les évents ou autres orifices non
considérer l’essai spécifié aux paragraphes 2‑8.1 ou 2‑8.2 comme
étanches des réservoirs doivent comporter une rallonge de longueur
l’essai d’étanchéité des réservoirs.
suffisante pour dépasser le niveau d’inondation maximal.
2‑8.3.2  Les réservoirs horizontaux hors sol fabriqués en atelier doi­
2‑6.6.3.2  Aux endroits où l’on ne dispose pas d’une alimentation en
vent être soumis à un essai d’étanchéité hydrostatique ou à une pression
eau abondante et fiable, ou si du fait de leur contenu il est impraticable
d’air d’au moins 3 psi (20,6 kPa) et d’au plus 5 psi (34,5 kPa). Pour
ou dangereux de remplir d’eau les réservoirs souterrains, tout réservoir
leur part, les réservoirs verticaux hors sol fabriqués en atelier doivent
vide submergé en cas d’accumulation d’eau de surface ou d’inondation
être soumis à un essai d’étanchéité hydrostatique ou à une pression
doit être ancré ou immobilisé par un autre moyen. Tous ces réservoirs
d’air d’au moins 1,5 psi (10,3 kPa) et d’au plus 2,5 psi (17,3 kPa).
doivent être construits et installés de manière à pouvoir résister sans
dommage à la pression extérieure en cas d’immersion. 2‑8.3.3  Les réservoirs souterrains à simple paroi ainsi que leur
tuyauterie doivent être soumis à un essai d’étanchéité hydrostatique
2‑6.6.4  Lestage à l’eau. Le remplissage des réservoirs à lester à
l’eau doit débuter dès qu’on prévoit que la crue des eaux atteindra un
30–28 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

ou à une pression d’air d’au moins 3 psi (20,6 kPa) et d’au plus 5 psi sur l’épaulement d’une passerelle d’accès aux réservoirs ou sur la
(34,5 kPa) avant d’être couverts, fermés ou mis en service. tuyauterie à l’extérieur de la cuvette de rétention. Si ces marques
concernent plusieurs réservoirs, elles doivent être placées de manière
2‑8.3.4 L’enceinte primaire (intérieure) des réservoirs souterrains à
qu’on puisse immédiatement identifier le contenu de chacun d’eux.
double enceinte de confinement ainsi que les réservoirs horizontaux
hors sol à double enceinte de confinement doivent être soumis à un 2‑9.3  Les réservoirs de stockage hors sol laissés sans surveillance
essai d’étanchéité hydrostatique ou à une pression d’air d’au moins ou isolés doivent être fixés et marqués de manière que le public puisse
3 psi (20,6 kPa) et d’au plus 5 psi (34,5 kPa). Par ailleurs, l’espace identifier les risques d’incendie que présentent ces réservoirs ou leur
interstitiel (annulaire) de ces réservoirs doit être soumis à un essai contenu. Au besoin, la zone dans laquelle se trouvent les réservoirs
d’étanchéité hydrostatique ou à une pression d’air de 3 à 5 psig (20,6 doit être enclose, de manière à empêcher les risques d’intrusion ou
à 34,5 kPa), ou sous un vide de 5,3 po Hg (17,9 kPa) conformément de trafiquage.
à l’homologation du réservoir ou aux directives du fabricant. On doit
2‑10  Prévention du remplissage excessif des réservoirs.
maintenir la pression ou le vide pendant une heure et veiller à ne pas
soumettre l’espace interstitiel à une pression ou à un vide excessif. 2‑10.1  Afin d’éviter de dépasser la capacité des réservoirs hors sol
des terminaux approvisionnés en liquides de classe I par pipeline
2‑8.3.5  L’enceinte primaire (intérieure) des réservoirs verticaux
terrestre ou par bateau, on doit se conformer à des directives écrites
hors sol à double enceinte de confinement doit être soumise à un essai
utilisant l’une des méthodes de protection suivantes :
d’étanchéité hydrostatique ou à une pression d’air d’au moins 1,5 psi
(10,3 kPa) et d’au plus 2,5 psi (17,3 kPa). Par ailleurs, l’espace inters­ a) dans le cas des réservoirs jaugés fréquemment par du personnel
titiel (annulaire) de ces réservoirs doit être soumis à un essai d’étan­ constamment présent sur les lieux pendant la réception du pro­
chéité hydrostatique ou à une pression d’air de 1,5 à 2,5 psig (10,3 à duit, demeurer en communication fréquente avec le responsable
17,3 kPa), ou sous un vide de 5,3 po Hg (17,9 kPa) conformément à de la livraison afin que ce dernier puisse rapidement couper ou
l’homologation du réservoir ou aux directives du fabricant. On doit détourner l’écoulement;
maintenir la pression ou le vide pendant une heure et veiller à ne pas b) dans le cas des réservoirs équipés d’un dispositif de détection
soumettre l’espace interstitiel à une pression ou à un vide excessif. de niveau haut indépendant de l’équipement de jaugeage du
réservoir, installer un dispositif d’alarme à un endroit d’où le
2‑8.4  Avant de mettre un réservoir en service, on doit en obturer personnel en fonction pendant toute la durée du transbordement
toutes les fuites et en corriger les déformations de manière acceptable. du produit peut rapidement intervenir pour interrompre ou dé­
Il est interdit de calfeutrer mécaniquement pour obturer les fuites des tourner l’écoulement;
réservoirs soudés, exception faite des piqûres du toit.
c) équiper les réservoirs d’un dispositif de détection de niveau haut
2‑8.5  Les réservoirs devant être utilisés à une pression inférieure indépendant qui coupe ou détourne automatiquement l’écoule­
à leur pression nominale peuvent être essayés conformément aux ment; ou
dispositions pertinentes des paragraphes 2‑8.1 ou 2‑8.2, à la pression d) utiliser tout autre appareillage que celui spécifié en b) et c) s’il
maximale de mise à l’air libre du réservoir en cas d’urgence. est approuvé et jugé équivalent par l’autorité compétente.
2‑8.6  Tout réservoir doit être maintenu étanche. Les réservoirs qui 2‑10.1.1  L’appareillage spécifié aux points b) et c) du para­-
présentent des fuites doivent être vidés ou réparés de manière accep­ gra­phe 2‑10.1 doit être contrôlé électriquement ou par un moyen
table pour l’autorité compétente. équivalent.
2‑8.7* Les réservoirs qui ont subi des dommages structurels, qui ont 2‑10.2  Les directives écrites spécifiées au paragraphe 2‑10.1 doivent
été réparés ou qui sont soupçonnés de fuir doivent être essayés de comprendre les points suivants :
manière acceptable pour l’autorité compétente.
a) instructions relatives aux méthodes de contrôle de l’ordre des
2‑8.8* Les réservoirs et leurs accessoires, y compris les dispositifs opérations et de la réception de la livraison initiale dans le ré­
de mise à l’air libre normaux et d’urgence ainsi que leurs accessoires, servoir prévu;
doivent être entretenus de façon appropriée afin de veiller à ce qu’ils b) dispositions relatives à la formation et au contrôle du rendement
fonctionnent de la manière prévue. du personnel d’exploitation par la direction du terminal; et
2‑9  Protection contre l’incendie et identification. c) calendriers et méthodes d’inspection et d’essai de l’équipement
de jaugeage, de l’appareillage de détection de niveau haut et des
2‑9.1  Un système d’extinction incendie conforme à l’une des systèmes connexes. La fréquence d’inspection et d’essai doit
norme NFPA pertinentes doit être disponible ou équiper les réservoirs être acceptable pour l’autorité compétente, mais ne doit pas être
atmosphériques verticaux à toit fixe de stockage de plus de supérieure à un an.
50 000 gal US (189 250 L) contenant des liquides de classe I, s’ils se
trouvent dans une zone encombrée où une propriété voisine présente 2‑10.3  Tout réservoir de stockage souterrain doit être équipé d’un
un risque de voisinage inhabituel pour les réservoirs, ou vice-versa. appareillage de prévention du dépassement de la capacité qui :
Les réservoirs à toit fixe de stockage de liquides de classe II ou III a) coupe automatiquement le remplissage dès que le réservoir est
à température inférieure à leur point d’éclair et les réservoirs à toit plein à 95 pour cent; ou
flottant de stockage de tout liquide n’exigent généralement pas de b) prévient la personne qui exécute le transvasement dès que le
protection lorsque leur installation est conforme aux exigences de la réservoir est plein à 90 pour cent, en réduisant le débit de liquide
section 2‑3. dans le réservoir ou en déclenchant une alarme de niveau haut;
2‑9.2 La conformité à la norme NFPA 704, Standard System for ou
the Identification of the Fire Hazards of Materials for Emergency c) fait appel à d’autres méthodes approuvées par l’autorité compé­
Response, n’est pas exigée pour les réservoirs de stockage, sauf si tente.
le liquide qu’ils contiennent a un degré de nocivité ou de réactivité 2‑11* Détection des fuites et répertoire à jour des réservoirs souter­
de 2 ou plus, ou un indice d’inflammabilité de 4. Ces indications ne rains. On doit tenir un répertoire exact ou mettre en œuvre un
doivent pas nécessairement être marquées sur le réservoir, mais doi­ pro­gramme de détection des fuites pour tous les réservoirs de
vent néanmoins être bien visibles. Elles peuvent par exemple figurer stockage de liquides de classe I et la tuyauterie connexe.
1996 NFPA Réseaux de canalisations 30–29

Chapitre 3 Réseaux de canalisations 3‑3.3.2  La fonte, le laiton, le cuivre, l’aluminium, la fonte malléa‑
ble, et les métaux similaires peuvent être utilisés pour les réservoirs
3‑1  Portée. spécifiés au paragraphe 2‑3.3.2 ou pour les réservoirs de stockage de
liquides de classe IIIB placés à l’extérieur mais non dans une cuvette
3‑1.1 Le présent chapitre traite des réseaux de canalisations composés de rétention ou sur le parcours de drainage d’un réservoir contenant
de tuyaux, de tubes, de brides, de boulons, de joints d’étanchéité, de un liquide de classe I, II ou IIIA.
vannes, de raccords rigides et souples, ainsi que des pièces servant à
retenir la pression d’autres composants comme les joints de dilata‑ 3‑3.4  Les métaux à point de fusion bas, comme l’aluminium, le
tion, les crépines et les dispositifs qui servent notamment à mélan‑ cuivre et le laiton, les matières qui s’amollissent en cas d’exposition
ger, diviser, ralentir, répartir, mesurer ou contrôler un écoulement, au feu, comme les plastiques, ou encore les métaux non ductiles
ainsi que les enceintes de confinement secondaire des liquides et des comme la fonte peuvent être utilisés sous terre pour tous les liquides,
vapeurs qui leur sont associées. à condition de pouvoir résister aux pressions et aux températures spé‑
cifiées dans la norme ANSI B31, American National Standard Code
3‑1.2  Ce chapitre ne s’applique pas à ce qui suit : for Pressure Piping. Si ces matériaux sont utilisés à l’extérieur dans
a) colonnes de production ou tubage des puits de pétrole ou de gaz des réseaux de canalisations hors sol contenant des liquides de classe
et tuyauterie connexe ; I, II ou IIIA ou dans des bâtiments où sont manutentionnés toutes
b) véhicules motorisés, aéronefs, embarcations ou tuyauterie faisant sortes de liquides, ils doivent : a) résister aux dégâts causés par le feu,
partie intégrante d’un moteur fixe ; b) être installés de manière que toute fuite due à une défaillance ne
c) tuyauterie faisant l’objet de tout code relatif aux chaudières et puisse indûment exposer des personnes, des bâtiments importants
récipients sous pression. ou des structures, ou c) être installés de manière qu’on puisse arrêter
rapidement les fuites au moyen de vannes éloignées accessibles.
3‑2  Généralités.
3‑3.5  La tuyauterie, les vannes et les raccords peuvent avoir un
3‑2.1  Dans le cadre de la conception, la fabrication, l’assemblage, revêtement combustible ou incombustible.
le contrôle et l’inspection des réseaux de canalisations contenant
des liquides, on doit tenir compte de la pression de service et des 3‑3.6  La tuyauterie non métallique, y compris les réseaux de tuyau‑
contraintes structurelles prévues. La conformité aux exigences des terie intégrant des enceintes de confinement secondaire, doit être
sections pertinentes de la norme ANSI B31, American National construite selon les normes de conception reconnues ou des méthodes
Standard Code for Pressure Piping, ainsi qu’aux dispositions du équivalentes approuvées, et installée conformément au paragraphe
présent chapitre doit être considérée comme une preuve prima facie 3‑3.4. Elle doit en outre être fabriquée, installée et utilisée conformé‑
de conformité aux dispositions précédentes. ment aux approbations à son égard ou à la norme UL 971, Standard
for Nonmetallic Underground Piping for Flammable Liquids, de
3‑2.2  Les réseaux de canalisations doivent être maintenus étanches. Underwriters Laboratories Inc.
Tout réseau qui comporte des fuites dangereuses doit être vidé ou
réparé de manière acceptable pour l’autorité compétente. 3‑4  Joints de tuyauterie.
3‑3  Matériaux utilisés pour la tuyauterie, les vannes et les 3‑4.1  Les joints doivent être étanches et être soudés, à bride ou
raccords. filetés ; on peut également utiliser des raccords souples répertoriés
à condition de les installer conformément au paragraphe 3‑4.2. Les
3‑3.1  Les tuyaux, les vannes, les robinets, les accouplements, les joints filetés doivent être étanchéisés à l’aide d’un scellant ou d’un
raccords souples et rigides et toute autre pièce servant à retenir la lubrifiant adéquat. Les joints des réseaux de canalisations contenant
pression qui sont spécifiées au paragraphe 3‑1.1 doivent répondre aux des liquides de classe I doivent être soudés s’ils se trouvent dans un
prescriptions de la norme ANSI B31.3, Petroleum Refinery Piping, ou vide technique à l’intérieur d’un bâtiment.
de la norme ANSI B31.4, Liquid Petroleum Transportation Piping
Systems, relatives aux caractéristiques matérielles et aux contraintes 3‑4.2  Les joints des tuyaux dont l’efficacité dépend des caractéris­
de pression et de température, sous réserve des dispositions des tiques de résistance au frottement ou de résilience des matières com‑
paragraphes 3‑3.2, 3‑3.3 et 3‑3.4. Les plastiques ou les matériaux bustibles pour assurer la continuité mécanique ou l’étanchéité de la
simi­laires spécifiés au paragraphe 3‑3.4 doivent être conformes aux tuyauterie ne doivent pas être utilisés à l’intérieur des bâtiments. On
principes d’ingénierie reconnus, ou être répertoriés et convenir aux peut toutefois les utiliser à l’extérieur des bâtiments, hors sol ou sous
liquides qu’ils sont destinés à contenir. terre. Si on les utilise hors sol, on doit alors assujettir la tuyauterie pour
qu’elle ne puisse se désolidariser au niveau des raccords, ou encore
3‑3.2  La fonte ductile doit être conforme à la norme ASTM A 395, concevoir le réseau de canalisations de manière qu’un déversement
Ferritic Ductile Iron Pressure‑Retaining Castings for Use at Elevated causé par une désolidarisation ne puisse exposer indûment des per‑
Temperatures. sonnes, des bâtiments importants ou des structures et qu’on puisse
3-3.3  Les vannes des réservoirs de stockage, spécifiées aux paragra‑ rapidement le contrôler au moyen de vannes éloignées.
phes 2‑3.8.1 et 2‑5.6.3, et leurs raccordements aux réservoirs doivent 3‑5 Supports. Les réseaux de canalisations doivent être bien soute‑
être en acier ou en fonte ductile, sous réserve des dispositions des nus et protégés des dommages matériels et des contraintes excessives
paragraphes 3‑3.3.1 ou 3‑3.3.2. dues au tassement, aux vibrations, à la dilatation ou à la contraction.
3‑3.3.1  Les vannes des réservoirs de stockage peuvent être en un La tuyauterie non métallique doit être posée conformément aux
autre matériau que l’acier ou la fonte ductile lorsque le liquide stocké directives du fabricant.
possède des caractéristiques chimiques incompatibles avec l’acier ou 3‑5.1* Les supports de tuyauterie porteurs qui se trouvent dans des
lorsqu’elles sont placées à l’intérieur des réservoirs. Lorsqu’elles sont zones présentant un risque élevé d’exposition à un incendie doivent
à l’extérieur des réservoirs, le matériau doit avoir une ductilité et un être protégés par un ou plusieurs des moyens suivants.
point de fusion comparables à ceux de l’acier ou de la fonte ductile,
a) Drainage dans un endroit sûr afin d’empêcher le liquide de s’ac‑
de manière à pouvoir supporter des contraintes et des températures
cumuler sous les voies de tuyauterie.
raisonnables en cas d’exposition au feu ; sinon, elles doivent être
protégées à l’aide de matériaux ayant un degré de résistance au feu b) Construction résistante au feu.
d’au moins 2 heures. c) Revêtements ou systèmes protecteurs résistants au feu.
30–30 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

d) Systèmes de pulvérisation d’eau conçus et installés conformément Chapitre 4 Stockage en contenants et citernes portables
à la norme NFPA 15, Standard for Water Spray Fixed Systems
for Fire Protection. 4‑1  Généralités.
e) Autre moyen acceptable pour l’autorité compétente. 4‑1.1  Portée.
3‑6* Protection contre la corrosion. Tous les réseaux de canalisa‑ 4‑1.1.1  Le présent chapitre traite du stockage de liquides et des
tions hors sol ou souterrains qui servent à acheminer des liquides et transvasements limités secondaires dans des fûts ou autres contenants
qui sont exposés à la corrosion extérieure doivent être protégés. Les d’au plus 60 gal US (227 L) chacun, ainsi que dans des citernes porta‑
réseaux de canalisations souterrains doivent être protégés conformé‑ bles d’au plus 660 gal US (2 498 L) chacune. Dans le cas des citernes
ment au paragraphe 2‑4.3. portables de plus de 660 gal US (2 498 L), on doit se conformer aux
3‑7  Tuyauterie souterraine. Dans les secteurs à circulation de dispositions du chapitre 2.
véhicules, la tranchée doit être suffisamment profonde pour permet‑ 4‑1.1.2  Le présent chapitre ne s’applique pas à ce qui suit.
tre la mise en place d’une couche de fond d’au moins 6 po (15 cm)
de remblai bien compacté, recouvert d’au moins 18 po (45,7 cm) de a) Entreposage de contenants dans les installations de stockage en
remblai bien compacté et de pavage. Dans les secteurs où il n’y a pas vrac, les stations-service, les raffineries, les usines de produits
de circulation de véhicules, la tuyauterie doit être recouverte d’au chimiques et les distilleries.
moins 6 po (15 cm) de remblai bien compacté. La tuyauterie doit être b) Contenu des réservoirs de carburant des véhicules motorisés, des
enterrée plus profondément si les directives du fabricant l’exigent ou aéronefs, des embarcations, des moteurs portatifs ou des moteurs
dans les régions susceptibles de gel. fixes.
c) Boissons en contenants d’au plus 1 gal US (3,8 L).
3‑7.1 Lorsqu’il y a plus d’une canalisation dans une même tranchée,
elles doivent être séparées de la manière suivante : d) Médicaments, denrées alimentaires, cosmétiques et autres pro‑
duits de consommation qui ne contiennent pas plus de 50 pour
a) l’équivalent de deux diamètres de tuyau entre les canalisations
cent en volume de liquides miscibles à l’eau, le reste de la solution
en acier ;
n’étant pas inflammable, dans des contenants individuels d’au
b) l’équivalent de deux diamètres de tuyau entre les canalisations plus 1 gal US (3,8 L).
en plastique renforcé de fibre de verre ;
e) Liquides sans point d’inflammation lorsqu’on les soumet à un
c) il n’est pas nécessaire que l’espace entre les canalisations soit essai conforme à la norme ASTM D 92, Standard Test Method
supérieur à 9 po (23 cm). for Flash and Fire Points by Cleveland Open Cup, jusqu’à leur
3‑7.2  Les canalisations superposées sur deux niveaux ou plus dans point d’ébullition ou à la température à laquelle l’échantillon
une même tranchée doivent être séparées par une couche d’au moins subit un changement physique manifeste.
6 po (15 cm) de remblai bien compacté. f) Liquides ayant un point d’éclair supérieur à 95 °F (35 °C) dans
une solution miscible à l’eau ou en dispersion dans un mélange
3‑8  Vannes. Les réseaux de canalisations doivent comporter un
d’eau et de matières solides inertes (non combustibles) dont le
nombre suffisant de vannes pour permettre une exploitation adéquate
pourcentage en poids est supérieur à 90 pour cent.
et protéger les installations. Les réseaux de canalisations raccordés à
des pompes doivent comporter un nombre suffisant de vannes pour g) Spiritueux et vins en tonneaux ou en fûts de bois.
permettre de régler adéquatement le débit du liquide, tant en exploita‑ 4‑1.2  Dispositions générales.
tion normale qu’en cas de dommages matériels. Chaque raccordement
à la tuyauterie par laquelle les wagons-citernes, les camions-citernes, 4‑1.2.1  Aux fins du présent chapitre, les liquides instables sont
les pétroliers, etc., déchargent des liquides dans des réservoirs de stoc‑ considérés comme des liquides de classe IA.
kage doit comporter un clapet de non-retour assurant une protection 4‑1.2.2  Aux fins du présent chapitre, on entend par stockage protégé
automatique en cas de refoulement, dans les cas où une telle situation installé après le 1er janvier 1997 tout stockage installé après cette date
pourrait se produire. (Voir aussi le paragraphe 2‑3.8.1.) qui est protégé conformément à la section 4‑8. Tous les autres stoc‑
3‑8.1  Si le chargement et le déchargement se font par le même kages doivent être considérés comme non protégés à moins qu’ils ne
réseau de canalisations, un clapet de non-retour n’est pas requis. le soient par un moyen approuvé par l’autorité compétente. (Voir les
Cependant, on doit installer une vanne de sectionnement facilement paragraphes 4‑8.2.3 et 4-8.2.6.)
accessible ou manoeuvrable à distance. Exception : Voir la section 4‑5.
3‑9  Essais. À moins d’avoir été essayée conformément aux sections 4‑2  Conception, construction et capacité des contenants.
pertinentes de la norme ANSI B31, American National Standard Code
for Pressure Piping, avant d’être recouverte, enfermée ou mise en 4‑2.1  Seuls des contenants, des grands récipients pour vrac (GRV)
service, toute la tuyauterie doit être soumise à un essai hydrostatique et des citernes portables approuvés doivent être utilisés.
à 150 pour cent de la pression maximale prévue dans le circuit, ou à a) Les contenants métalliques, les grands récipients métalliques
un essai pneumatique à 110 pour cent de la pression maximale prévue pour vrac (GRV) et les citernes portables métalliques conformes
dans le circuit, mais à au moins 5 psi (34,5 kPa) au point le plus élevé aux dispositions du chapitre 1, Titre 49, du Code of Federal
du circuit. La pression d’essai doit être maintenue suffisamment long‑ Regulations (réglementation sur les matières dangereuses du
temps (au moins 10 minutes) pour permettre d’inspecter visuellement U.S. Department of Transportation), du chapitre 9 des Re‑
tous les joints et raccordements. commendations for the Transport of Dangerous Goods des
Nations Unies ou de la norme NFPA 386, Standard for Portable
3‑10*Identification. Toute colonne montante de chargement ou de Shipping Tanks for Flammable and Combustible Liquids, et
déchargement servant au stockage de liquides doit être chromocodée ou contenant des produits qui y sont autorisés sont acceptables. Tout
porter un marquage permettant d’identifier le produit que le réservoir contenant métallique de plus de 60 gal US (228 L) qui répond
est destiné à contenir. aux exigences de la norme NFPA 386 est considéré comme une
citerne portable pour les besoins du présent chapitre.
1996 NFPA Stockage en contenants et citernes portables 30–31

b) Les contenants en plastique utilisés pour les produits pétroliers 4‑2.3.3  Les liquides de classe IA et IB peuvent être stockés dans des
et qui répondent aux exigences d’une ou de plusieurs des normes contenants en verre d’au plus 1 gal US (3,8 L) si leur stockage dans
suivantes sont acceptables. des contenants métalliques risque d’en altérer la pureté requise (p.ex.,
1. Norme ASTM F 852, Standard for Portable Gasoline Contai‑ qualité analytique de l’ACS ou supérieure), ou si ces liquides risquent
ners for Consumer Use. de corroder de façon excessive le métal des contenants.
2. Norme ASTM F 976, Standard for Portable Kerosene Contai‑ 4‑3  Conception, construction et capacité des armoires de
ners for Consumer Use. stockage.
3. Norme ANSI/UL 1313, Nonmetallic Safety Cans for Petro‑ 4‑3.1  On ne peut entreposer plus de 120 gal US (454 L) de liquides
leum Products. de classe I, II et IIIA dans une armoire de stockage, dont au plus
c) Les fûts en plastique conformes aux dispositions du Titre 49 du 60 gal US (227 L) de liquides de classe I et II.
Code of Federal Regulations et du chapitre 9 du document des
Nations Unies intitulé Recommendations on the Transport of 4‑3.2  Au plus trois de ces armoires doivent se trouver dans un même
Dangerous Goods, et qui contiennent des produits autorisés par compartiment résistant au feu.
ces documents sont acceptables. Exception no 1 : Dans un établissement industriel, d’autres armoires
d) Les fûts en fibres : peuvent se trouver dans un même compartiment résistant au feu si
chacune d’elles ou chaque groupe d’au plus trois armoires est distant
1. conformes aux dispositions de l’article 296 de la National
d’au moins 100 pi (30 m) d’autres armoires ou groupes d’armoires.
Motor Freight Classification (NMFC) ou de la règle 51 de
la Uniform Freight Classification (UFC), pour les types 2A, Exception no 2 : Le nombre d’armoires au sein d’un groupe peut être
3A, 3B‑H, 3B‑L ou 4A ; et porté à six unités dans les établissements industriels protégés par un
système d’extincteurs automatiques conçu et installé conformément
2. conformes aux dispositions soit du chapitre 1, Titre 49,
aux chapitres 5 ou 6 de la norme NFPA 13, Norme pour l’installation
du Code of Federal Regulations (U.S. Department of Trans‑
des systèmes d’extincteurs automatiques à eau (Standard for the
portation Hazardous Materials Regulations), soit d’une dé‑
Installation of Sprinkler Systems).
rogation accordée par le U.S. Department of Transportation,
et qui contiennent des produits liquides qui y sont autorisés 4‑3.3  Les armoires de stockage qui répondent au moins aux exi‑
sont acceptables. gences spécifiées en a), b) ou c) ci‑après sont acceptables pour le
e) Les grands récipients pour vrac (GRV) en plastique rigide et en stockage de liquides.
matériaux composites qui sont conformes aux dispositions du a) Les armoires de stockage conçues et construites de manière que la
Titre 49 du Code of Federal Regulations ou du chapitre 16 du température intérieure soit d’au plus 325 °F (162,8 °C) au centre,
document des Nations Unies intitulé Recommendations on the à 1 po (2,5 cm) du dessus, lorsqu’on les soumet à un essai de
Transport of Dangerous Goods, et qui contiennent des produits résistance au feu de 10 min simulant des conditions d’exposition
autorisés pour les classes 31H1, 31H2 et 31HZ1 sont accepta‑ au feu selon la courbe standard de température-temps de la norme
bles. NFPA 251, Standard Methods of Tests of Fire Endurance of
Building Construction and Materials. Tous les joints et les
4‑2.2  Toute citerne portable ou tout grand récipient pour vrac (GRV)
soudures des armoires doivent demeurer étanches et leurs portes
doit comporter dans sa partie supérieure un ou plusieurs dispositifs
doivent demeurer bien fermées pendant l’essai.
ayant une capacité de mise à l’air libre d’urgence suffisante pour limiter
la pression interne en cas d’exposition au feu à 10 psig (68,9 kPa) b) Les armoires de stockage métalliques construites comme suit sont
ou à 30 pour cent de la pression d’éclatement du réservoir, si cette acceptables. Le fond, le dessus, la porte et les panneaux latéraux
dernière est plus élevée. La capacité d’échappement totale doit être doivent être en tôle d’épaisseur no 18 au minimum et posséder
au moins égale à celle spécifiée aux paragraphes 2‑3.6.4 ou 2‑3.6.6. deux parois séparées par une couche d’air de 1 1/2 po (3,8 cm).
Le réservoir doit comporter au moins un évent s’ouvrant sous l’effet Les joints doivent être rivés, soudés ou étanchéisés par un moyen
de la pression et d’une capacité minimale de 6 000 pi3 (170 m3) d’air tout aussi efficace. La porte doit comporter un verrouillage en trois
libre par heure [à 14,7 psia (760 mm Hg) et 60 °F (15,6 °C)]. Cet points et un seuil surélevé d’au moins 2 po (5 cm) par rapport au
évent doit être réglé pour s’ouvrir à au moins 5 psig (34,5 kPa). Si fond, afin de contenir un éventuel déversement dans l’armoire.
on utilise des évents à bouchon fusible, ces derniers doivent fondre à c) Les armoires de stockage en bois construites comme suit sont ac‑
au plus 300 °F (148,9 °C). Lorsqu’un évent s’ouvrant sous l’effet de ceptables. Le fond, les panneaux latéraux et le dessus doivent être
la pression risque de se boucher, comme ce peut être le cas avec les en contreplaqué d’extérieur d’au moins 1 po (2,5 cm) d’épaisseur,
contenants de peinture, d’huile siccative ou de produits similaires, on qui ne puisse ni se briser ni se délaminer en cas d’exposition au
peut alors utiliser des bouchons fusibles ou des dispositifs de mise feu. Tous les joints doivent être rainurés et fixés dans deux sens
à l’air libre d’urgence qui s’amollissent et cèdent à au plus 300 °F par des vis à bois. Lorsque l’armoire comporte plus d’une porte,
(148,9 °C) en cas d’exposition au feu afin de répondre à l’ensemble ces dernières doivent être feuillurées de manière à se chevaucher
des exigences de mise à l’air libre d’urgence. d’au moins 1 po (2,5 cm) lorsqu’elles sont fermées. Les portes
doivent être équipées d’un dispositif de verrouillage, et leurs
4‑2.3  La capacité maximale admissible des contenants ou des citer‑ charnières doivent être construites et montées de manière à ne
nes portables métalliques est spécifiée au tableau 4‑2.3. pas perdre leur efficacité en cas d’exposition au feu. L’armoire
Exception : Voir les paragraphes 4‑2.3.1, 4‑2.3.2 et 4‑2.3.3. doit comporter un seuil surélevé ou un bac pouvant contenir un
4‑2.3.1  Les médicaments, boissons, denrées alimentaires, cosmé­ déversement de liquide égal à au moins 2 po (5 cm).
tiques et autres produits de consommation courante emballés confor‑ d) Les armoires de stockage répertoriées, construites et essayées
mément à l’usage dans la vente au détail, sont exempts des exigences conformément au paragraphe 4‑3.3 a) sont acceptables.
des paragraphes 4‑2.1 et 4‑2.3. 4‑3.4* Selon le Code, les armoires n’ont pas à être ventilées pour
4‑2.3.2  Les contenants de polyéthylène jetables de type III, d’une satisfaire aux exigences de protection contre l’incendie et les orifices
capacité d’au plus 2 1/2 gal US (9,5 L), du U.S. Department of Trans‑ de ventilation doivent être obturés à l’aide des obturateurs fournis
portation (DOT), fabriqués et essayés conformément à la spécification ou de ceux spécifiés par le fabricant de l’armoire. Toutefois, si une
2U du DOT et au besoin traités contre la perméabilité, peuvent être
utilisés pour le stockage de liquides de classe II et III.
30–32 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Tableau 4‑2.3 Capacité maximale admissible des contenants et des citernes portables
Liquides inflammables Liquides combustibles
Type de contenant Classe IA Classe IB Classe IC Classe II Classe III
Verre 1 ch 1 pte 1 gal US 1 gal US 5 gal US
Métal (excepté les fûts
  DOT) ou plastique approuvé 1 gal US 5 gal US 5 gal US 5 gal US 5 gal US
Bidons de sécurité 2 gal US 5 gal US 5 gal US 5 gal US 5 gal US
Fûts métalliques
  (spécification du DOT) 60 gal US 60 gal US 60 gal US 60 gal US 60 gal US
Citernes portables et grands
  récipients pour vrac (GRV)
  métalli­ques approuvés 660 gal US 660 gal US 660 gal US 660 gal US 660 gal US
Grands récipients pour vrac (GRV)
  en plastique rigide (UN 31H1
  ou 31H2) et en composite
  (UN 31HZ1) NA NA NA 660 gal US 660 gal US
Polyéthylène - Spécifications 34 du
  DOT, UN 1H1 ou permis par
  une déroga­tion du DOT 1 gal US 5 gal US 5 gal US 60 gal US 60 gal US
Fûts en fibres NMFC ou UFC
  type 2A ; types 3A, 3B‑H
  ou 3B‑L ; ou type 4A NA1 NA1 NA1 60 gal US 60 gal US
Unités SI : 1 ch = 0,473 L ; 1 pte = 0,95 L ; 1 gal US = 3,8 L
1
Non autorisé

armoire est ventilée pour une raison quelconque, on doit la ventiler Tableau 4‑4.2.1 Degré de résistance au feu des aires
directement vers l’extérieur sans en compromettre le rendement de stockage intérieures de liquides
spécifié et de manière acceptable pour l’autorité compétente. Degré de résistance au feu (heures)
4‑3.5  Les armoires de rangement doivent porter en lettres bien Cloisons1,
plafonds,
visibles l’inscription INFLAMMABLE — TENIR LOIN DU FEU planchers Murs
(FLAMMABLE — KEEP FIRE AWAY). intermédiaires Toits extérieurs
4‑4* Conception, construction et utilisation des aires de stockage Pièces intérieures
intérieures de liquides. (Pour les définitions, voir la section 1‑6. Pour Surface de plancher < 150 pi2 1 – –
plus d’information sur les types d’aires de stockage intérieures de Surface de plancher > 150 pi2
liquides, voir les figures A‑4‑4 a) et b). Pour plus d’information sur et < 500 pi2 2 – –
les critères de protection, voir l’annexe D.) Pièces isolées et bâtiments attenants
4‑4.1  Portée. La section 4‑4 traite des aires intérieures principale‑ Surface de plancher < 300 pi2 1 1 2 –
ment destinées au stockage de liquides. Ces aires comprennent les piè‑ Surface de plancher > 300 pi 2
2 2 2 23
ces intérieures, les pièces isolées, les bâtiments attenants, les entrepôts Entrepôts de liquides 4 4 – 25 ou 46
de liquides et les locaux de stockage de matières dangereuses utilisés Unités SI : 1 pi2 = 0,09 m2
comme aires de stockage intérieures. (Pour le stockage de liquides 1
Entre les aires de stockage de liquides et toute aire adjacente ne servant pas au stockage
dans d’autres types d’usages, voir la section 4‑5.) de liquides.
4‑4.2  Exigences de conception et de construction. Les toits des bâtiments attenants d’un étage peuvent être légers et incombustibles si les
2

cloisons comportent un parapet d’au moins 3 pi (0,9 m).


4‑4.2.1  Toutes les aires de stockage doivent être construites de 3
Lorsque d’autres parties de bâtiment ou d’autres propriétés sont exposées.
manière à avoir le degré de résistance au feu spécifié au tableau 4‑4.2.1. 4
Mur coupe-feu standard.
La construction doit être conforme aux spécifications d’essai énoncées 5
Murs exposés qui se trouvent à plus de 10 pi (3 m) mais à moins de 50 pi (15 m) d’un
dans la norme NFPA 251, Standard Methods of Tests of Fire Endurance bâtiment important ou de la limite de propriétés voisines susceptibles d’être bâties.
of Building Construction and Materials. 6
Murs exposés qui se trouvent à au plus 10 pi (3 m) d’un bâtiment important ou de la
limite de propriétés voisines susceptibles d’être bâties.
4‑4.2.2  Les ouvertures des murs des pièces ou des bâtiments adja‑
cents et les ouvertures des murs extérieurs à degré de résistance au feu
doivent avoir des portes coupe-feu répertoriées, normalement fermées, Tableau 4‑4.2.2 Degré de résistance au feu des portes coupe-feu
à degré de résistance au feu correspondant à celui du mur spécifié au
Degré de résistance au feu Degré de résistance au feu
tableau 4‑4.2.2. Ces portes peuvent être maintenues ouvertes pendant du mur1 (heures) de la porte (heures)
les opérations de manutention si elles comportent des dispositifs
répertoriés de fermeture automatique en cas d’incendie. Les portes 1 3/4
coupe-feu doivent être installées conformément à la norme NFPA 80,
2 1 1/2
Standard for Fire Doors and Fire Windows.
4 32
4‑4.2.3  Chaque ouverture de communication des murs coupe-feu
séparant les entrepôts de liquides des locaux adjacents doit être 1
Conformément au tableau 4‑4.2.1.
protégée de chaque côté par une porte coupe-feu ayant un degré de 2
Une porte coupe-feu est exigée de chaque côté des ouvertures intérieures donnant sur
résistance au feu de 3 heures. les entrepôts de liquides attenants. (Voir le paragraphe 4‑4.2.3.)
1996 NFPA Stockage en contenants et citernes portables 30–33

La zone Non La quantité Oui Les liquides Oui


est-elle de liquides stockée dé- stockés font-ils partie
une pièce passe-t-elle des exemptions du
intérieure ? les limites* ? par. 4‑1.1.2 ?

Oui Non Non

Installer un dis-
positif de retenue Pas de dispositif
de retenue ou de Le liquide Oui
ou de drainage
drainage requis. est-il miscible à l’eau
capable d’absor-
(≤ 50 % de constituants
ber le plus grand
inflammables) ?
déversement
plausible.

Non Pas de dispositif


* Classe I : 660 gal US de retenue ou de
Classe II : 1 375 gal US drainage requis.
Classe IIIA : 2 750 gal US

Le liquide Oui
a-t-il une densité > 1
(plus lourd
que l’eau) ?

Non

Oui
Est-ce un
liquide de classe IIIB
(point d’éclair
> 200 °F) ?

Non

Non Oui
Le liquide
a-t-il une viscosité
> 10 000 cp ?

La protection 1. Installer un système de retenue d’eau constitué de planchers en pente ou de rampes,


est-elle conforme aux Oui
de bordures ou de seuils aux entrées de porte et aux ouvertures des murs coupe-feu.
tableaux 4‑8.2 a) à f) OU
ou aux schémas 2. Installer un système de retenue ou de drainage capable d’évacuer le débit d’eau
4‑8.2 a), b) calculé des extincteurs automatiques.
ou c) ?
3. Installer un système de retenue et un système d’extincteur à mousse-eau à faible
foisonnement doté de têtes fermées, ou un système automatique d’extinction à agent
Non gazeux ou à poudre chimique.

NOTE : Dans le cas des aires de stockage de liquides de plus de 20 000 pi2, calculer
la capacité minimale de retenue ou de drainage en se fondant sur le débit du système
d’extinction automatique pendant 20 minutes.

Y a-t-il un Oui
système d’extincteurs
automatiques ? Multiplier par 1,5 la capacité de retenue ou de drainage exigée ci-dessus.

Non

Installer un dispositif
de retenue ou de
drainage de capacité
suffisante pour la quan-
tité maximale de liquides
stockés.

Schéma 4‑4.2.6 Exigences de retenue ou de drainage pour les aires de stockage intérieures de liquides
30–34 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

4‑4.2.4  Les murs extérieurs doivent comporter des accès, des fenêtres inflammables. L’air doit être directement évacué à l’extérieur du
ou des panneaux légers et incombustibles, facilement franchissables bâtiment, sans possibilité de recirculation.
par le personnel chargé des manoeuvres d’extinction. Exception : La recirculation de l’air est autorisée lorsqu’elle
Exception : Cette disposition ne s’applique pas aux pièces intérieu‑ est surveillée continuellement par un système à sûreté intégrée,
res. conçu pour émettre automatiquement un signal d’alarme, couper
la remise en circulation et permettre une évacuation complète
4‑4.2.5* Aux points de distribution de liquides de classe IA ou IB ou
à l’extérieur dès que la concentration détectée du mélange de
de liquides instables, ou aux points de stockage de liquides de classe IA
vapeurs et d’air est supérieure à 25 pour cent de la limite infé‑
ou de liquides instables dans des contenants de plus de 1 gal US (4 L),
rieure d’inflammabilité.
le mur extérieur ou le toit doit comporter des évents d’explosion.
Si des conduites sont utilisées, elles ne doivent servir à rien
Exception no 1 : Cette disposition ne s’applique pas aux pièces in‑
d’autre et doivent être conformes à la norme NFPA 91, Standard
térieures.
for Exhaust Systems for Air Conveying of Materials. Si l’air
Exception no 2 : Cette disposition ne s’applique pas aux liquides de d’appoint destiné à un appareil mécanique est prélevé dans le
classe IB distribués à partir de récipients de moins de 60 gal US bâtiment, la bouche doit être équipée d’une trappe coupe-feu
(228 L). ou d’un registre coupe-feu, conformément à la norme NFPA 91.
4‑4.2.6  À compter du 1er janvier 1997 et aux endroits spécifiés sur le Pour les systèmes de ventilation par gravité, l’air d’appoint doit
schéma 4‑4.2.6, toutes les nouvelles constructions doivent être dotées être prélevé à l’extérieur du bâtiment.
de dispositifs de retenue ou de drainage. b) Les systèmes de ventilation mécanique doivent débiter au moins
1 pi3/min par pi2 de surface de plancher (0,3 m3/min/m2), mais
4‑4.2.7* Lorsque l’installation de dispositifs de retenue ou de drai‑
pas moins de 150 pi3/min (4 m3/min). Le système de ventilation
nage est exigée conformément au schéma 4‑4.2.6, on doit prendre les
mécanique des aires de distribution doit être équipé d’un inter‑
dispositions nécessaires pour empêcher tout écoulement de liquides
rupteur de débit d’air ou d’un autre dispositif tout aussi fiable,
enflammés en situation d’urgence dans les locaux adjacents, les pro‑
asservi pour émettre une alarme sonore en cas de défaillance du
priétés voisines ou des ressources naturelles critiques.
système de ventilation.
4‑4.2.8* Lorsque la protection est assurée au moyen d’extincteurs
4‑4.3  Conditions générales de stockage.
automatiques à eau, on doit prévoir en plus des exigences du paragra‑
phe 4‑4.2.7 un moyen d’empêcher les liquides enflammés de menacer 4‑4.3.1  Le stockage de tout liquide ne doit pas obstruer les moyens
d’autres piles ou étagères de stockage ainsi que d’autres bâtiments d’évacuation.
importants, les propriétés voisines ou des ressources naturelles criti‑
4‑4.3.2  Des pièces de bois d’au moins 1 po (2,5 cm) d’épaisseur
ques susceptibles de subir des dégâts.
nominale peuvent être utilisées pour les rayonnages, étagères, lattis
Exception n° 1 : Cette exigence ne s’applique pas aux aires où ne sont d’arrimage, bordures de retenue, revêtements de plancher, etc.
stockés que les liquides suivants.
a) Liquides de classe III. 4‑4.3.3  Lorsque, conformément au présent Code, le stockage se
fait en étagère, on doit ménager des allées d’au moins 4 pi (1,2 m)
b) Liquides plus lourds que l’eau. de largeur entre deux séries d’étagères voisines et tout stockage de
c) Liquides miscibles à l’eau. liquides adjacent. Les allées principales doivent avoir au moins 8 pi
d) Liquides de viscosité supérieure à 10 000 centipoises. (2,4 m) de largeur.
Exception n° 2 : Cette exigence ne s’applique pas aux zones où la 4‑4.3.4  Le stockage en pile pleine et sur palette dans les entrepôts de
protection contre l’incendie est assurée par des systèmes d’extinction liquides doit être tel que deux piles adjacentes soient à au moins 4 pi
utilisant un agent autre que de l’eau, comme la saturation au CO2, (1,2 m) l’une de l’autre. Les allées doivent être ménagées et disposées
la mousse à grand foisonnement ou l’AFFF (agent formant film de manière qu’aucun contenant ni aucune citerne portable ne soit à
flottant). plus de 20 pi (6 m) d’une allée. Les allées principales doivent avoir
4‑4.2.9* L’appareillage électrique et le câblage des pièces intérieures au moins 8 pi (2,4 m) de largeur.
où l’on stocke des liquides de classe I doivent convenir aux endroits 4‑4.3.5  Le stockage de liquides de classe I est interdit dans un
de classe I, division 2. L’appareillage électrique et le câblage des sous-sol. Les liquides de classe II et IIIA peuvent être stockés dans
pièces intérieures servant uniquement au stockage de liquides de classe un sous-sol à condition que la protection soit assurée par des extinc‑
II et III doivent convenir à l’usage général. teurs automatiques et que d’autres installations de protection contre
4‑4.2.10* Aux points de distribution de liquides de classe I ou de l’incendie soient prévues conformément à la section 4‑8.
liquides de classe II ou III à une température égale ou supérieure 4‑4.3.6  Des quantités limitées de matières combustibles, définies
à leur point d’éclair, l’appareillage électrique et le câblage doivent dans la norme NFPA 231, Standard for General Storage, et la norme
convenir aux endroits de classe I, division 2. De plus, l’appareillage NFPA 231C, Standard for Rack Storage of Materials, peuvent être
électrique et le câblage situés à moins de 3 pi (0,9 m) de dispositifs stockées dans les aires de stockage de liquides si les matières combus‑
de distribution doivent convenir aux endroits de classe I, division 1. tibles ordinaires, autres que celles utilisés pour l’emballage des liqui‑
4‑4.2.11 Les aires de stockage où l’on distribue des liquides doivent des, se trouvent à au moins 8 pi (2,4 m) horizontalement des liquides
être équipées d’un système de ventilation par gravité ou d’un système stockés et en sont séparées par des allées ou par des étagères ouvertes,
de ventilation mécanique continue par aspiration. On doit utiliser une et si la protection est assurée conformément à la section 4‑8.
ventilation mécanique si des opérations de distribution de liquides de 4‑4.3.7  Le stockage de palettes combustibles vides ou inutilisées
classe I sont effectuées dans la pièce. dans les aires de stockage de liquides non protégées doit être limité
a) L’air à évacuer doit être prélevé près d’un des murs de la pièce à des piles d’au plus 2 500 pi2 (232 m2) de surface au sol et d’au plus
et à moins de 12 po (30 cm) du plancher, et l’air d’appoint doit 6 pi (1,8 m) de hauteur. Le stockage de palettes combustibles vides
être amené par une ou plusieurs bouches situées du côté opposé ou inutilisées dans les aires de stockage de liquides protégées doit être
de la pièce, à moins de 12 po (30 cm) du plancher. Les bouches conforme à la norme NFPA 231, Standard for General Storage. Le
d’admission et d’évacuation de l’air doivent être placées de ma‑ stockage des palettes doit être séparé des liquides par des allées d’au
nière à permettre, autant que possible, la circulation de l’air en moins 8 pi (2,4 m) de largeur.
tout point du plancher, afin de prévenir l’accumulation de vapeurs
1996 NFPA Stockage en contenants et citernes portables 30–35

Tableau 4‑4.4.1 Stockage non protégé à l’intérieur


de liquides en contenants, en citernes portables et en grands récipients pour vrac (GRV)
Citernes portables et grands récipients Grands récipients pour vrac (GRV)
Contenants pour vrac (GRV) en plastique rigide et en composite
Hauteur Qté max. Qté tot. Hauteur Qté max. Qté tot. Hauteur Qté max. Qté tot.
max. de par pile max. max. de par pile max. max. de par pile max.
Classe la pile (pi) (gal US) (gal US)1 la pile (pi) (gal US) (gal US)1 la pile (pi) (gal US) (gal US)1
IA   5      660      660 – Non autorisé – – – –
IB   5   1 375   1 375 7   2 000   2 000 – – –
IC   5   2 750   2 750 7   4 000   4 000 – – –
II 10   4 125   8 250 7   5 500 11 000 7   4 125   8 250
IIIA 15 13 750 27 500 7 22 000 44 000 7 13 750 27 500
IIIB 15 13 750 55 000 7 22 000 88 000 7 13 750 55 000
Unités SI : 1 pi = 0,3 m ; 1 gal US = 3,8 L
1
Ne s’applique qu’aux pièces isolées et aux bâtiments attenants.

4‑4.3.8* Les contenants doivent être disposés en piles stables et de 4‑4.4.4  La quantité totale de liquides stockée dans des entrepôts de
manière que leurs parois ne soient pas soumises à des contraintes ex‑ liquides n’est pas limitée. Toutefois, les hauteurs de stockage et la
cessives. Les citernes portables stockées sur plus d’un étage doivent quantité maximale par pile ou par section d’étagère pour les stockages
être conçues pour bien s’emboîter, sans nécessiter de lattis d’arrimage. non protégés doivent être conformes au tableau 4‑4.4.1.
Le matériel de manutention doit pouvoir placer ou retirer en toute Exception : Un entrepôt de liquides non protégé situé à au moins
sécurité les contenants et citernes de l’étage supérieur. 100 pi (30 m) de bâtiments exposés ou de toute limite d’une propriété
4‑4.3.9  Dans les aires de stockage de liquides non protégées, les bâtie ou susceptible de l’être n’a pas à se conformer aux dispositions
contenants ou citernes portables doivent être à au moins 36 po (0,9 m) du tableau 4‑4.4.1 lorsque la protection des installations voisines est
de toute poutre, membrure ou poutrelle, ou de tout autre élément de assurée. Lorsqu’elle n’est pas assurée, la distance minimale doit être
toit. portée à 200 pi (61 m).

4‑4.4  Quantités et hauteurs de stockage admissibles. 4‑4.4.5  Lorsque des liquides de deux ou plusieurs classes sont
stockés dans une même pile ou dans une même section d’étagère,
4‑4.4.1  Sous réserve des dispositions des paragraphes 4‑4.4.2 à la quantité totale maximale et la hauteur de stockage maximale per‑
4‑4.4.4, le stockage intérieur non protégé de liquides doit être conforme mises dans la pile ou section d’étagère doivent être respectivement
au tableau 4‑4.4.1. Lorsque le stockage de liquides est protégé, la égales à la plus faible des quantités totales maximales et des hauteurs
protection doit répondre aux exigences de la section 4‑8. maximales de stockage des diverses classes de liquides présentes. La
Exception* : D’autres quantités et un agencement différent du stockage quantité totale maximale doit être limitée à la somme proportionnelle
sont autorisés lorsque l’aire de stockage est convenablement protégée des quantités permises pour chaque classe de liquide présente. Cette
et approuvée par l’autorité compétente. somme ne doit pas être supérieure à 100 pour cent.
4‑4.4.2  Le stockage dans les pièces intérieures doit répondre aux Exception : Les quantités totales maximales stockées dans les entrepôts
exigences spécifiées au tableau 4‑4.4.2. En outre, les contenants de de liquides ne sont pas limitées. (Voir le paragraphe 4‑4.4.3.)
plus de 30 gal US (113,5 L) renfermant des liquides de classe I ou II 4‑4.5  Opérations.
ne doivent pas être empilés dans les pièces intérieures.
4‑4.5.1  La distribution de liquides de classe I ou de liquides de classe
4‑4.4.3  Le stockage non protégé de liquides en étagère ne doit pas dé‑ II ou III à une température égale ou supérieure à leur point d’éclair
passer les quantités totales maximales spécifiées au tableau 4‑4.4.1. est interdite dans les entrepôts de liquides ou dans les pièces isolées
Exception : Cette exigence ne s’applique pas aux entrepôts de liqui‑ ou les bâtiments attenants ayant une surface de plancher supérieure à
des. 1 000 pi2 (93 m2), à moins que l’aire de distribution ne soit isolée des
aires de stockage conformément au tableau 4‑4.2.1 et ne réponde à
Tableau 4‑4.4.2 Limites de stockage dans les pièces intérieures toutes les autres exigences du paragraphe 4‑4.2.
Surface Protection par Quantité totale 4‑4.5.2  Les opérations de distribution doivent respecter les exigences
admissible applicables du chapitre 5.
totale du extincteurs (gal US/pi2 de
plancher (pi2) automatiques ?1 surface de plancher) 4‑5  Exigences relatives aux aires de stockage de liquides dans
≤ 150 Non 2 d’autres usages.
Oui 5 4‑5.1  Conditions fondamentales.
> 150 et ≤ 500 Non 42 4‑5.1.1  Portée. La section 4‑5 traite des aires dans lesquelles le
Oui 10 stockage de liquides est secondaire et ne constitue pas la principale
Unités SI : 1 pi2 = 0,09 m2 ; 1 gal US = 3,8 L raison d’être de l’aire.
1
Le système de protection contre l’incendie doit être à extincteurs automatiques, 4‑5.1.2  Lorsque des aires de stockage intérieures de liquides sont
à pulvérisation d’eau, à anhydride carbonique ou à poudre chimique, ou un nécessaires dans d’autres usages, elles doivent répondre à toutes les
autre système approuvé. (Voir la section 4‑8.) exigences pertinentes de la section 4‑4 et de la présente section. Lors‑
2
Les quantités totales admissibles de liquides de classe IA et IB ne doivent pas que d’autres facteurs accroissent ou réduisent sensiblement le risque,
dépasser les quantités spécifiées au tableau 4‑4.4.1 ou au paragraphe 4‑4.4.4. l’autorité compétente peut modifier les quantités spécifiées.
30–36 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

4‑5.1.3  Les liquides stockés ne doivent pas obstruer les accès aux 4‑5.2.5  Stockage sur palette, en pile pleine ou en étagère. Les
issues. Les liquides de classe I doivent être placés de manière à ne liquides en contenants peuvent être stockés sur palette, en pile pleine
pas empêcher l’évacuation de la zone en cas d’incendie dans l’aire ou en étagère, sous réserve des dispositions du paragraphe 4‑5.2.3
de stockage des liquides. relatives à la quantité totale maximale et à la hauteur de stockage
maximale.
4‑5.1.4  Les liquides utilisés pour l’entretien des bâtiments, les
travaux de peinture ou les autres travaux d’entretien occasionnels 4‑5.2.6  Aires de stockage en sous-sol. Le stockage de liquides au
peuvent être stockés temporairement dans des contenants fermés, à sous-sol des entrepôts polyvalents n’est permis que s’il est conforme
l’extérieur des armoires de rangement ou des aires de stockage inté‑ aux dispositions du paragraphe 4‑4.3.5.
rieures de liquides, si la quantité ne dépasse pas l’approvisionnement
4‑5.2.7  Stockage de liquides de classes différentes. Lorsque des
de 10 jours de travail prévu.
liquides de deux ou plusieurs classes sont stockés en une seule pile
4‑5.1.5  Les liquides de classe I ne doivent pas être stockés dans ou dans une même section d’étagère, la quantité totale maximale et la
un sous-sol. hauteur de stockage maximale doivent être conformes aux dispositions
du paragraphe 4‑4.4.5.
4‑5.2  Entrepôts polyvalents. (Voir la section 1‑6, Définitions.)
4‑5.2.8  Espacement et allées. Le stockage de liquides dans les
4‑5.2.1  Les entrepôts polyvalents où sont stockés des liquides
entrepôts polyvalents doit respecter les dispositions des paragraphes
(définis dans le présent Code) doivent être des bâtiments distincts et
4‑4.3.3 et 4‑4.3.4.
isolés, ou être séparés des autres usages par un mur coupe-feu standard
de 4 heures ou, si elle est approuvée, par une cloison coupe-feu ayant 4‑5.2.9  Stockage de liquides et de combustibles ordinaires. Le
un degré de résistance au feu d’au moins 2 heures. Toutes les ouvertu‑ stockage de liquides et de produits combustibles ordinaires doit être
res doivent être protégées conformément au paragraphe 4‑4.2.2. conforme à ce qui suit.
4‑5.2.2  Les opérations d’entreposage qui comprennent le stockage a) Les liquides ne doivent pas être stockés dans la même pile ou
de liquides doivent être limitées aux aires de stockage intérieures de dans la même section d’étagère que les matières combustibles
liquides conformes à la section 4‑4. ordinaires [voir le paragraphe 4‑5.2.9 b)]. Lorsque des liquides
sont emballés avec des produits combustibles ordinaires, comme
Exception : Voir le paragraphe 4‑5.2.3.
dans le cas des trousses, le stockage doit être décidé en fonction
4‑5.2.3  Les liquides de classe IB et IC en contenants de 1 gal US du produit prédominant.
(3,8 L) ou moins, les liquides de classe II en contenants de 5 gal US b) Sous réserve des dispositions du paragraphe 4‑5.2.9 a), les pro‑
(18,9 L) ou moins, et les liquides de classe III en contenants de duits combustibles ordinaires doivent être à au moins 8 pi (2,4 m)
60 gal US (227 L) ou moins peuvent être stockés dans des entrepôts des liquides en contenants.
de produits combustibles définis dans la norme NFPA 231, Standard
for General Storage, à condition que l’aire de stockage soit protégée 4‑5.2.10  Distribution. La distribution de liquides de classe I et II
par des extincteurs automatiques conformément aux dispositions de est interdite dans les entrepôts polyvalents à moins que l’aire de dis‑
la norme NFPA 231 relatives au stockage sur 20 pi (6 m) de hauteur tribution ne soit isolée des aires de stockage de produits combustibles
de matières combustibles de classe IV. Les quantités de liquides et la ordinaires ou de liquides, conformément au paragraphe 4‑4.2, et qu’elle
hauteur de stockage doivent être conformes à ce qui suit. soit conforme aux dispositions pertinentes du paragraphe 4‑4.2.
a) Liquides de classe IA : stockage interdit. 4‑5.3  Habitations et bâtiment résidentiels ne comportant pas
b) Classes IB et IC : 660 gal US (2 498 L), maximum 5 pi plus de trois appartements et garages correspondants, attenants
(1,5 m). ou isolés. Le stockage combiné de plus de 25 gal US (94,6 L) de
c) Classe II : 1 375 gal US (5 204 L), maximum 5 pi (1,5 m). liquides de classe I et II est interdit, tout comme le stockage de plus
de 60 gal US (227 L) de liquide de classe IIIA.
d) Classe IIIA : 2 750 gal US (10 409 L), maximum 10 pi (3,0 m).
e) Classe IIIB : 13 750 gal US (52 044 L), maximum 15 pi 4‑5.4  Établissements de réunion, bâtiments comportant plus
(4,6 m). de trois appartements et hôtels. Le stockage combiné de plus de
10 gal US (37,8 L) de liquides de classe I et II ou de 60 gal US (227 L)
Le stockage des liquides doit aussi être conforme aux paragraphes
de liquides de classe IIIA doit se faire dans des contenants placés dans
4‑5.2.4 à 4‑5.2.9.
des armoires de rangement, dans des bidons de sécurité ou dans une
4‑5.2.4  Liquides en contenants en plastique. Les liquides de classe aire de stockage intérieure sans ouvertures sur une partie du bâtiment
I et II en contenants de plastique ne doivent pas être stockés dans des à laquelle le public a accès.
entrepôts polyvalents mais dans des aires de stockage intérieures de
4‑5.5  Établissements administratifs, d’enseignement et institu‑
liquides conformes aux exigences de la section 4‑4.
tionnels. Les exigences suivantes s’appliquent aux établissements
Exception no 1 : Les liquides ci-après en contenants en plastique administratifs, d’enseignement et institutionnels.
peuvent être stockés dans des entrepôts polyvalents conformément
aux limites de protection et de stockage spécifiées au paragraphe 4‑5.5.1  Le stockage doit être limité aux quantités nécessaires à
4‑5.2.3, comme suit. l’exploitation du matériel de bureau, à l’entretien, à la démonstration
a) Produits composés d’au plus de 50 pour cent en volume de et au travail de laboratoire. Le stockage doit être conforme aux dis‑
liquides miscibles à l’eau, le reste de la solution n’étant pas un positions des paragraphes 4‑5.5.2 à 4‑5.5.5 ; le stockage des produits
liquide de classe I, en contenants individuels. destinés aux laboratoires industriels et aux laboratoires d’enseignement
doit toutefois être conforme à la norme NFPA 45, Standard on Fire
b) Produits composés de plus de 50 pour cent de liquides miscibles Protection for Laboratories Using Chemicals.
à l’eau en contenants individuels d’au plus 16 oz (0,5 L).
Exception no 2* : Les liquides de classe I et II en contenants en plasti‑ 4‑5.5.2  Les contenants de liquides de classe I stockés hors d’une aire
que peuvent être stockés dans un entrepôt polyvalent si leur emballage de stockage intérieure de liquides doivent avoir une capacité maximale
est répertorié et étiqueté pour être utilisé avec ces liquides. Toutes les de 1 gal US (3,8 L).
autres dispositions du paragraphe 4‑5.2 s’appliquent aussi. Exception : Les bidons de sécurité peuvent avoir une capacité d’au
plus 2 gal US (7,6 L).
1996 NFPA Stockage en contenants et citernes portables 30–37

Tableau 4-5.6 Quantités de liquides autorisées en stockage et en étalage


dans les établissements commerciaux3
Classification des liquides
Degré de protection IA2 IB, IC, II et IIIA (toute combinaison) IIIB
Pas de protection Quantité maximale permise 1
60 gal US 3 750 gal US par aire de bâtiment (maximum 15 000 gal
US
de deux aires autorisé par établissement
lorsqu’elles sont séparées par un mur ayant
un degré minimum de résistance au feu de 1 heure)
Densité de stockage maximale 2 gal US par pied2 de stockage ou d’étalage et dans les allées adjacentes
NFPA 13, Extincteurs Quantité maximale permise1 120 gal US 7 500 gal US par aire de bâtiment (maximum Illimité
  automatiques pour risques de deux aires autorisé par établissement
  usuels (Groupe 2) lorsqu’elles sont séparées par un mur ayant
un degré minimum de résistance au feu de 1 heure)
Densité de stockage maximale 4 gal US par pied2 de stockage ou d’étalage et dans les allées adjacentes
NFPA 30, section 4-8 Quantité maximale permise1 120 gal US 30 000 gal US par établissement Illimité
Unités SI : 1 gal US = 3,8 L
1
Ne comprend pas les liquides exemptés par la section 4-1.1.
2
Rez-de-chaussée seulement.
3
Les établissements commerciaux non protégés en existence avant le 1er janvier 1997 sont autorisés à stocker ou à conserver en étalage un maximum de 7 500 gal US
de liquides de classe IB, IC, II et IIIA (toute combinaison) dans chaque aire.

4‑5.5.3  La quantité combinée de liquides de classe I et II que l’on totale maximale peut être doublée à 60 gal US (227 L) si les liqui‑
peut stocker dans un même compartiment résistant au feu, à l’extérieur des sont conservés dans des armoires de rangement pour liquides
d’une armoire de stockage ou d’une aire de stockage intérieure de inflammables répertoriées ou dans des zones protégées par un système
liquides ne doit pas dépasser 10 gal US (37,8 L), sauf si ces liquides d’extincteurs automatiques ayant un débit de calcul de 0,60 gal US/
sont dans des bidons de sécurité. min/pi2 (24 L/min/m2) sur une superficie de 2 500 pi2 (232,5 m2) et
doté de têtes haute température à très grand orifice et à déclenchement
4‑5.5.4  La quantité combinée de liquides de classe I et II en bidons
rapide.
de sécurité que l’on peut stocker dans un même compartiment résistant
au feu, à l’extérieur d’une aire de stockage intérieure de liquides ou 4‑5.6.7  Les systèmes de protection pour stockages et étalages de
d’une armoire de stockage, ne doit pas dépasser 25 gal US (94,6 L). liquides dont la conception et la mise au point se fondent sur des
essais au feu à l’échelle réelle réalisés dans des installations d’es‑
4‑5.5.5  Au plus 60 gal US (227 L) de liquides de classe IIIA doivent
sai approuvées sont considérés comme une solution de rechange
être stockés à l’extérieur d’une aire de stockage intérieure de liquides
acceptable aux critères de protection énoncés à la section 4‑8. Ces
ou d’une armoire de stockage.
systèmes doivent toutefois être approuvés par l’autorité compétente.
4‑5.6  Établissements commerciaux.
4‑5.6.8  Les moyens d’évacuation des établissements commerciaux
4‑5.6.1  La présente sous-section porte sur les établissements doivent répondre aux exigences de la norme NFPA 101, Life Safety
commerciaux ou l’on manipule, entrepose et fait étalage de liquides Code.
conformément à la définition du Code.
4‑5.6.9  Les chariots élévateurs automoteurs industriels utilisés pour
4‑5.6.2  La disposition des étalages et du stockage ainsi que la manutentionner des liquides de classe I doivent être choisis, conduits et
quantité totale maximale de liquides autorisée doivent répondre aux entretenus conformément à la norme NFPA 505, Fire Safety Standard
exigences de la présente sous-section et du tableau 4‑5.6. for Powered Industrial Trucks Including Type Designations, Areas of
Use, Maintenance, and Operations.
4‑5.6.3  Aux étages au-dessus du rez-de-chaussée, le stockage
ou l’étalage de liquides de classe I et de classe II doit être limité à 4‑6* Locaux de stockage de matières dangereuses.
60 gal US dans les établissements non protégés et à 120 gal US dans
4‑6.1  Les locaux de stockage de matières dangereuses utilisés
les établissements protégés.
comme pièces intérieures doivent être considérés comme des pièces
4‑5.6.4  Aucun liquide de classe I ou de classe II ne doit être stocké intérieures de stockage de liquides et doivent répondre aux exigences
ou présenté en étalage au sous-sol. pertinentes de la section 4‑4.
4‑5.6.5  Les liquides en contenants de plus de 5 gal US (18,9 L) 4‑6.2  Les paragraphes 4‑6.3 et 4‑6.4 traitent du stockage de conte‑
ne doivent pas être stockés ou présentés en étalage dans les endroits nants de liquides inflammables et combustibles dans des locaux de
accessibles au public. stockage de matières dangereuses (appelés locaux de stockage dans
Exception : Cette exigence ne s’applique pas aux liquides non sou‑ la suite du document) situés à l’extérieur.
mis aux exigences du présent chapitre et énumérés au paragraphe 4‑6.3  La conception et la construction d’un local de stockage
4‑1.1.2. doivent répondre aux exigences de la réglementation municipale,
4‑5.6.6  Les liquides de classe II non miscibles à l’eau qui sont d’État et fédérale applicable et doivent être soumis à l’approbation de
conservés dans des contenants en plastique de 1 gal US ou plus doi‑ l’autorité compétente. Les structures préfabriquées mobiles qui sont
vent être limités à 30 gal US par pile. Les piles adjacentes doivent inspectées, répertoriées ou étiquetées par un organisme reconnu par
être distantes d’au moins 50 pi (15 m) l’une de l’autre. Cette quantité l’autorité compétente pour servir au stockage de matières dangereuses
sont acceptables.
30–38 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Tableau 4‑6.4 Emplacements désignés


Distance entre un local de stockage
Distance entre un local de stockage et le bord contigu des voies publiques
Surface de Distance entre les et la limite d’une propriété bâtie ou les bâtiments importants situés
l’emplacement désigné1 locaux de stockage ou susceptible de l’être2 sur la même propriété2,3
(pi )
2
(pi) (pi) (pi)
≤ 100 5 10   5
> 100 ≤ 500 5 20 10
> 500 ≤ 1 5004 5 30 20
Unités SI : 1 pi = 0,3 m ; 1 pi = 0,093 m
2 2

1
Les limites de l’emplacement visent à indiquer la taille relative et, par conséquent, le nombre des locaux de stockage autorisés dans un emplacement désigné.
2
Les distances s’appliquent aux propriétés protégées des installations voisines (voir la définition). En cas d’exposition et d’absence de protection, on doit doubler
ces distances.
3
Lorsque le bâtiment exposé a un mur extérieur qui fait face à l’emplacement désigné et que ce mur à degré de résistance au feu d’au moins 2 heures ne comporte ni
ouverture donnant sur une zone au-dessus du niveau du sol à moins de 10 pi (3 m) horizontalement, ni ouverture sur une zone au-dessous du niveau du sol à moins
de 50 pi (15 m) horizontalement de l’emplacement désigné, on peut réduire de moitié les distances spécifiées dans le tableau; toutefois, celles-ci ne doivent jamais
être inférieures à 5 pi (1,5 m).
4
Lorsqu’un local de stockage a une surface de plancher brute nécessitant un emplacement de plus de 1 500 pi2 (139 m2) ou que plusieurs locaux nécessitent une
superficie supérieure à 1 500 pi2 (139 m2), on doit faire approuver les distances par l’autorité compétente.

4‑6.3.1  Les locaux de stockage faisant l’objet de la présente norme du local de stockage. Les contenants de plus de 30 gal US (113,5 L)
ne doivent pas occuper une surface brute de plancher supérieure à de liquides de classe I ou II ne doivent pas être stockés en piles de
1 500 pi2 (139 m2). Il est interdit de superposer des locaux de stoc‑ plus de deux contenants superposés. De toute manière, l’agencement
kage. du stockage doit permettre d’accéder au local de stockage et d’en
sortir sans entrave.
4‑6.3.2  Lorsque de l’appareillage électrique et du câblage sont né‑
cessaires, ceux-ci doivent être conformes au paragraphe 4‑4.2.9. 4‑6.4.4.2  Le stockage d’aucune autre matière inflammable ou com‑
bustible n’est autorisé à un emplacement désigné et approuvé pour
4‑6.3.3  Lorsque la distribution ou le remplissage sont autorisés dans
les locaux de stockage.
un local de stockage, l’opération doit être conforme aux dispositions
du chapitre 5. 4‑6.4.4.3  Les panneaux de signalisation ou de mise en garde des
locaux de stockage doivent être conformes à la réglementation
4‑6.3.4  La ventilation doit être assurée conformément au paragraphe
municipale, d’État ou fédérale applicable, ou à la norme NFPA 704,
4‑4.2.11.
Standard System for the Identification of the Fire Hazards of Materials
4‑6.3.5  Contrôle des fuites ou des déversements. Les locaux de for Emergency Response.
stockage doivent comporter une enceinte de confinement des fuites,
4‑7  Stockage à l’extérieur.
pour empêcher les liquides de s’échapper en cas d’urgence. L’enceinte
de confinement doit pouvoir retenir 10 pour cent du volume des 4‑7.1  Le stockage à l’extérieur de liquides en contenants, en grands
contenants autorisés ou le volume du plus grand de ces contenants récipients pour vrac (GRV) et en citernes portables doit être conforme
s’il est plus élevé. au tableau 4‑7 et aux paragraphes 4‑7.1.1 à 4‑7.1.4 et 4‑7.2 à 4‑7.4.
4‑6.4  Des emplacements désignés doivent être prévus pour l’amé‑ 4‑7.1.1  Lorsque des liquides de deux ou de plusieurs classes sont
nagement et l’utilisation des locaux de stockage, avec l’approbation stockés en une même pile, la quantité maximale de liquides de cette
de l’autorité compétente. Ces emplacements doivent permettre de pile ne doit pas dépasser celle de la plus petite quantité permise pour
disposer d’au moins la distance minimale entre les divers locaux de les produits pris séparément.
stockage, la distance entre chaque local de stockage et la limite d’une
4‑7.1.2  Aucun des contenants, des grands récipients pour vrac (GRV)
propriété bâtie ou susceptible de l’être, et la distance entre le local de
ou des citernes portables d’une pile ne doit se trouver à plus de 200 pi
stockage et le bord le plus près des voies publiques ou les bâtiments
(60 m) d’une voie de 12 pi (3,6 m) de largeur pour permettre l’accès
importants situés sur la même propriété, spécifiées au tableau 4‑6.4
du matériel d’incendie, sous toute condition atmosphérique.
et, le cas échéant, dans les notes explicatives 1, 2, 3 et 4.
4‑7.1.3  Les distances spécifiées au tableau 4‑7 s’appliquent aux
4‑6.4.1  Une fois approuvé, l’emplacement désigné ne doit pas être
propriétés protégées contre les risques de voisinage (voir la définition).
modifié sans l’accord de l’autorité compétente.
S’il existe un risque de voisinage et qu’il y a absence de protection pour
4‑6.4.2  Un même emplacement désigné peut comporter plus d’un ce risque, on doit doubler les distances spécifiées à la colonne intitulée
local de stockage, à condition que la distance entre chaque local de « Distance limite d’une propriété bâtie ou susceptible de l’être ».
stockage soit conforme au tableau 4‑6.4.
4‑7.1.4  Lorsque la quantité totale stockée dans une pile ne dépasse
4‑6.4.3  S’il est accessible au public, l’emplacement de stockage pas 50 pour cent du maximum autorisé par pile, on peut réduire de
désigné et approuvé doit être protégé contre tout risque de trafiquage moitié les distances spécifiées aux colonnes 4 et 5, mais jamais à
ou d’intrusion. moins de 3 pi (0,9 m).
4‑6.4.4  Méthode de stockage. 4‑7.2  On peut stocker au plus 1 100 gal US (4 163 L) de liquides
dans des contenants fermés, des grands récipients pour vrac (GRV)
4‑6.4.4.1  Les contenants de liquide dans leur emballage d’origine
et des citernes portables près d’un bâtiment placé sous la même ad‑
peuvent être stockés sur palette ou en pile pleine. Les contenants dé‑
ministration, à condition que le mur du bâtiment :
ballés peuvent être stockés en étagère ou directement sur le plancher
1996 NFPA Stockage en contenants et citernes portables 30–39

Tableau 4‑7 Stockage à l’extérieur de liquides en contenants et en citernes portables


Distance de
Grands récipients pour Distance la limite d’une Distance
vrac (GRV) en plastique Citernes portables et grands entre piles propriété bâtie d’une rue, une
Contenants – rigide et en composite – récipients pour vrac (GRV) – ou étagères ou susceptible ruelle ou une
Maximum par pile Maximum par pile5 Maximum par pile1 de l’être voie publique
Classe Gallons US1,3,4 Hauteur (pi) Gallons US Hauteur (pi) Gallons US1 ,4 Hauteur (pi) (pi) (pi)2,3 (pi)3
IA 1 100 10 – – 2 200   7 5 50 10
IB 2 200 12 – – 4 400 14 5 50 10
IC 4 400 12 – – 8 800 14 5 50 10
II 8 800 12 8 800 12 17 600   14 5 25   5
III 22 000   18 22 000   18 44 000   14 5 10   5
Unités SI : 1 pi = 0,3 m ; 1 gal US = 3,8 L
1
Pour le stockage de liquides de classes différentes, voir le paragraphe 4‑7.1.1.
2
Pour la protection contre les risques de voisinage, voir le paragraphe 4‑7.1.3.
3
Pour les piles de plus petites dimensions, voir le paragraphe 4‑7.1.4.
4
Pour le stockage en étagère, les limites de quantité par pile ne s’appliquent pas, mais les étagères doivent avoir une longueur d’au plus 50 pi (15 m) et une largeur
d’au plus 2 rangées ou 9 pi (2,7 m).
5
Le stockage de liquides de classe I en grands récipients pour vrac (GRV) en plastique rigide et en composite est interdit.

a) ait un degré de résistance au feu de 2 heures à l’extérieur ; 4‑8  Mécanismes de protection-incendie.


b) ne comporte aucune ouverture au niveau du sol ou au-dessus du 4‑8.1  Portée. La section 4‑8 traite de tous les types de stockage de
niveau du sol à moins de 10 pi (3 m) horizontalement du lieu de liquides en contenants et en citernes portables spécifiés aux sections
stockage ; 4‑2 à 4‑7.
c) ne comporte aucune ouverture donnant directement au‑dessus
du lieu de stockage ; 4-8.1.1  Lorsque différentes classes de liquides et différents types
de contenants sont stockés dans la même aire protégée, la protection
d) ne comporte aucune ouverture sur une zone au-dessous du ni‑ doit répondre aux exigences de la présente section pour la classe de
veau du sol à moins de 50 pi (15 m) horizontalement du lieu de risque la plus dangereuse présente.
stockage.
Exception : Les dispositions ci-dessus ne sont pas nécessaires si le 4-8.1.2  Lorsque des liquides de classe I ou II sont stockés en étagère
bâtiment n’a pas d’étage, s’il est ignifugé ou incombustible, s’il sert conformément au présent Code, les étagères doivent être à simple ou
essentiellement au stockage de liquides et s’il est acceptable pour à double rangée, conformément à la norme NFPA 231C, Standard for
l’autorité compétente. Rack Storage of Materials.

4‑7.2.1  La quantité de liquide stockée près d’un bâtiment protégé 4-8.1.3  Pour les besoins de la présente section, on entend par conte‑
conformément au paragraphe 4‑7.2 peut excéder celle spécifiée au nant de type à limiteur de pression tout contenant en métal, grand
paragraphe 4‑7.2, à condition que la quantité totale par pile ne dépasse récipient pour vrac (GRV) ou citerne portable équipé d’au moins un
pas 1 100 gal US (4 163 L) et que chaque pile soit séparée par un dispositif limiteur de pression au sommet, conçu et dimensionné de
espace libre d’au moins 10 pi (3 m) le long du mur commun. façon à libérer la pression interne causée par une exposition au feu,
afin d’empêcher la rupture du contenant.
4‑7.2.2  Lorsque la quantité de liquide stockée près d’un bâtiment
(voir le paragraphe 4‑7.2) dépasse les 1 100 gal US (4 163 L) autorisés 4-8.1.4  Les systèmes de protection installés après le 1er janvier 1997
ou lorsqu’on ne peut autrement respecter les dispositions du paragraphe doivent se conformer aux exigences de la présente section.
4‑7.2, on doit maintenir entre le bâtiment et la citerne portable ou le 4-8.1.5  Les allées séparant des étagères ou des piles adjacentes
contenant le plus proche une distance égale à celle spécifiée à la co‑ doivent avoir au moins 6 pi (1,8 m) de largeur.
lonne du tableau 4-7, intitulée « Distance de la limite d’une propriété
bâtie ou susceptible de l’être ». NOTE : Voir les modifications expérimentales provisoires
96-1 et 96-2 aux pages 30-90 et 30-91.
4‑7.3  L’aire de stockage doit être nivelée de manière à détourner les
déversements possibles des bâtiments et des installations voisines, ou 4-8.2* Systèmes d’extincteurs automatiques et systèmes à
doit être entourée d’un muret d’au moins 6 po (15 cm) de hauteur. Dans mousse-eau. Les installations d’extincteurs automatiques ainsi que
ce dernier cas, on doit prévoir le drainage des accumulations d’eau de les installations à mousse-eau à faible foisonnement doivent répondre
pluie ou de ruissellement ainsi que des déversements de liquide. Les aux critères énoncés aux tableaux 4-8.2 a) à 4-8.2 f) pour la classe de
drains doivent aboutir à un endroit sécuritaire et être accessibles aux liquide, le type de contenant et la disposition de stockage applicables.
fins d’intervention en cas d’incendie. Les schémas 4-8.2 a), b) et c) doivent être utilisées afin de spécifier
les critères de protection à utiliser pour les classes de liquide, les
4‑7.4  L’aire de stockage doit être protégée contre les risques de tra‑ types de contenant et les dispositions de stockage non spécifiés aux
fiquage et les intrusions ; elle doit en outre être exempte de mauvaises tableaux 4‑8.2 a) à 4-8.2 f).
herbes, de débris ou autres matières combustibles non nécessaires au Exception no 1 : Sauf si les sections 4-2 à 4-7 le permettent.
stockage.
Exception no 2 : Les tableaux 4-8.2 a) à 4-8.2 f) ne s’appliquent pas
4‑7.5  Le stockage à l’extérieur de contenants protégés des intempé‑ aux liquides instables.
ries par un auvent ou un toit qui ne limite pas la dissipation de chaleur
ou la dispersion des vapeurs inflammables et qui ne restreint pas 4-8.2.1  Les extincteurs en étagère doivent être installés confor‑
l’accès du personnel et du matériel de lutte contre l’incendie doit être mément à la norme NFPA 231C, Standard for Rack Storage of
considéré comme un stockage extérieur conformément à la présente Materials
section, et non comme un stockage intérieur répondant aux exigences Exception : Voir les modifications a) à e) ci-après.
de la section 4‑4.
30–40 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Tableau 4–8.2 a) Systèmes d’extincteurs automatiques à eau en étagère à simple ou double rangée
Contenants métalliques (liquides non miscibles à l’eau ou liquides miscibles dont la concentration en liquides inflammables est > 50 %)
Contenants sans dispositif limiteur de pression
Plafond
Volume des
contenants Hauteur maximum Superficie Extincteurs Essais
Classe et disposition de stockage de plafond Type d’extincteur Densité couverte automatiques au feu
de liquide (gallons US) (pi) (pi) Orifice1 Déclenchement2 (gal/min/pi2) (pi2)3 en étagère Notes Réf. 4
IB, IC, II ou III ≤ 1 16 30 TGO DR 0,60 2 000 Une conduite 2, 5 1
à 8 pi du sol
≤ 1 20 30 GO ou TGO DS ou DR 0,60 2 000 Une conduite à 2, 5 2
6 pi du sol et une
à 12 pi du sol
IB, IC, II ou IIIA ≤ 5 25 30 OS ou GO DS ou DR 0,30 3 000 À tous les niveaux 2 3
IIIB ≤ 5 40 50 OS ou GO DS ou DR 0,30 2 000 Une conduite à tous les 2, 6 4
deux niveaux à partir
du dessus du premier
niveau d’entreposage
IB, IC, II ou IIIA > 5 ≤ 60  25 30 GO ou TGO DR 0,40 3 000 À tous les niveaux 4 5
IIIB > 5 ≤ 60  40 50 OS ou GO DR 0,30 3 000 Une conduite à tous 2, 6 6
deux niveaux à partir
du dessus du premier
niveau d’entreposage
Contenants avec dispositif limiteur de pression
IB, IC, II ou IIIA ≤ 5 14 18 TGO DR 0,65 2 000 Aucun 1, 3 7
≤ 5 25 30 OS ou GO DS ou DR 0,30 3 000 Une conduite à tous les 2, 7 8
deux niveaux à partir
du dessus du premier
niveau d’entreposage
IIIB ≤ 5 40 50 OS ou GO DS ou DR 0,30 2 000 Une conduite à tous les 2, 6 9
deux niveaux à partir
du dessus du premier
niveau d’entreposage
IB, IC, II ou IIIA > 5 ≤ 60 25 30 GO ou TGO DR 0,60 3 000 Une conduite à tous les 2 10
deux niveaux à partir
du dessus du premier
niveau d’entreposage
IIIB > 5 ≤ 60 40 50 OS ou GO DR 0,30 3 000 Une conduite à tous les 2, 6 11
deux niveaux à partir
du dessus du premier
niveau d’entreposage
IB, IC, II ou IIIA Citernes portables 25 30 GO ou TGO DR 0,60 3 000 À tous les niveaux 4 12
IIIB Citernes portables 40 50 GO DR 0,30 3 000 Une conduite à tous les 4 13
deux niveaux à partir
du dessus du premier
niveau d’entreposage
Unités SI : 1 gal US = 3,8 L ; 1 pi = 0,3 m ; 1 pi2 = 0,093 m2 ; 1 gal US/min/pi2 = 40,7 L/min/m2
1
Des têtes d’extincteur à grand orifice sont préférables lorsqu’elles sont installées conformément à la norme NFPA 13, Norme pour l’installation des systèmes d’extincteurs automatiques à
eau (Standard for the Installation of Sprinkler Systems). OS = orifice standard, GO = grand orifice, TGO = très grand orifice.
2
DS = déclenchement standard, DR = déclenchement rapide. Lorsque les deux types de tête sont répertoriés, utiliser celles à déclenchement rapide de préférence.
3
Extincteurs de plafond haute température.
4
L’annexe D–2 du tableau 4-8.2 a) présente les essais au feu sur lesquels sont fondés les critères de protection du tableau.
NOTES
1. Étagères à double rangée de 6 pi (1,8 m) de largeur au maximum.
2. Installer les têtes d’extincteur en étagère à intervalle maximum de 9 pi (2,7 m) et en quinconce à la verticale. Le débit de calcul doit être de 30 gal US/min lorsque les six têtes les plus
éloignées au point de vue hydraulique de chacun des trois niveaux supérieurs fonctionnent (ou les huit têtes les plus éloignées au point de vue hydraulique s’il n’y a qu’un seul niveau).
Utiliser des têtes d’extincteur à orifice standard (OS) ou à grand orifice (GO) et à déclenchement rapide (DR) à 165 °F dotées d’écrans.
3. Utiliser des têtes d’extincteur suspendues à très grand orifice (TGO).
4. Installer les têtes d’extincteur en étagère à intervalle maximum de 9 pi (2,7 m) et en quinconce à la verticale. Le débit de calcul doit être de 30 gal US/min lorsque les six têtes les plus
éloignées au point de vue hydraulique de chacun des trois niveaux supérieurs fonctionnent (ou les huit têtes les plus éloignées s’il n’y a qu’un seul niveau). Utiliser des têtes d’extincteur à
orifice standard (OS) ou à grand orifice (GO) et à déclenchement rapide (DR) ou standard (DS) à 165 °F dotées d’écrans.
5. Protection pour les étalages sur tablettes à claire-voie de liquides non emballés dans des caisses ou dans des caisses ouvertes jusqu’à 6 1/2 pi et le stockage au‑dessus en palettes sur
étagères, tablettes, treillis métallique ajouré, ou lattes de bois de 2 po sur 6 po espacées de 2 po au minimum.
6. Utiliser une densité de 0,6 gal US/ min si des liquides sont stockés sur plus d’un niveau au‑dessus du niveau supérieur d’extincteurs automatiques en étagère (grands orifices ou très
grands orifices pour les extincteurs de plafond).
7. Utiliser une densité de 0,6 gal US/ min/ 2 000 pi2 si des liquides sont stockés sur plus d’un niveau au‑dessus du niveau supérieur d’extincteurs automatiques en étagère (grands orifices
ou très grands orifices pour les extincteurs de plafond).
1996 NFPA Stockage en contenants et citernes portables 30–41

Tableau 4-8.2 b) Systèmes d’extincteurs automatiques à eau pour stockage en vrac ou sur palettes
Contenants métalliques (liquides non miscibles à l’eau ou liquides miscibles dont la concentration en liquides inflammables est > 50 %)
Contenants sans dispositif limiteur de pression
Plafond
Volume
des contenants Hauteur maximum Superficie Essais
Classe et disposition de stockage de plafond Type d’extincteur Densité couverte au feu
de liquide (gallons US) (pi) (pi) Orifice1 Déclenchement2 (gal/min/pi2) (pi2)3 Notes Réf. 4
IB, ≤ 5 4 18 OS ou GO DS ou DR 0,21 1 500 1 1
IC, ≤ 5 5 18 OS ou GO DS ou DR 0,30 3 000 2
II ou ≤ 5 6 1/2 30 GO ou TGO DR 0,45 3 000 3
IIIA >5 ≤ 60 5 (1 de haut) 18 GO ou TGO DS 0,40 3000 4
IIIB ≤ 5 18 30 OS ou GO DS ou DR 0,25 3 000 5
>5 ≤ 60 10 (3 de haut) 20 OS ou GO DS 0,25 3 000 6
18 30 OS ou GO DS 0,35 3 000 7
Contenants avec dispositif limiteur de pression
IB, IC, ≤ 5 12 30 TGO DR 0,60 3 000 2, 3, 4 8
II ou >5 ≤ 60 5 (1 de haut) 30 GO ou TGO DS 0,40 3 000 9
IIIA >5 ≤ 60 6 1/2 (2 de haut) 30 GO ou TGO DS 0,60 3 000 4 10
IIIB ≤ 5 18 30 OS ou GO DS ou DR 0,25 3 000 11
>5 ≤ 60 10 (3 de haut) 20 OS ou GO DS 0,25 3000 12
18 30 OS ou GO DS 0,35 3 000 13
IB, IC, Citernes portables 1 de haut 30 OS ou GO DS 0,30 3000 14
II ou IIIA 2 de haut 30 GO ou TGO DS 0,60 5 000 15
IIIB Citernes portables 1 de haut 30 OS ou GO DS 0,25 3 000 16
2 de haut 30 GO ou TGO DS 0,50 3 000 17
Unités SI : 1 gal US = 3,8 L ; 1 pi = 0,3 m ; 1 pi = 0,093 m  ; 1 gal US/min/pi = 40,7 L/min/m
2 2 2 2

1
Des têtes d’extincteur à grand orifice sont préférables lorsqu’elles sont installées conformément à la norme NFPA 13, Norme pour l’installation des systèmes d’extincteurs automatiques à
eau (Standard for the Installation of Sprinkler Systems). OS = orifice standard, GO = grand orifice, TGO = très grand orifice.
2
DS = déclenchement standard, DR = déclenchement rapide. Lorsque les deux types de tête sont répertoriés, utiliser celles à déclenchement rapide de préférence.
3
Extincteurs de plafond haute température.
4
L’annexe D-2 du tableau 4-8.2 b) présente les essais au feu sur lesquels sont fondés les critères de protection du tableau.

NOTES
1. Débit minimum à la lance de 250 gal US/min pendant 2 heures.
2. Les têtes d’extincteur doivent aussi être conçues pour fournir une densité de 0,80 gal US/min/pi2 sur une superficie de 1 000 pi2.
3. Utiliser des têtes d’extincteur suspendues à très grand orifice (TGO).
4. Fûts sur palettes à claire-voie, non emboîtés afin de permettre un échappement de pression des fûts stockés aux niveaux inférieurs.
30–42 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Tableau 4-8.2 c) Systèmes d’extincteurs automatiques à mousse-eau en étagères à simple ou double rangée
Contenants métalliques (liquides non miscibles à l’eau ou liquides miscibles dont la concentration en liquides inflammables est > 50 %)
Contenants sans dispositif limiteur de pression
Plafond
Volume des
contenants Hauteur maximum Superficie Extincteurs Essais
Classe et disposition de stockage de plafond Type d’extincteur Densité couverte automatiques au feu
de liquide (gallons US) (pi) (pi) Orifice1 Déclenchement2 (gal/min/pi2) (pi2)3 en étagère Notes Réf. 4
IB, IC, II ou IIIA ≤5 25 30 OS ou GO DS ou DR 0,30 2 000 À tous les niveaux 1, 2 1
  >5 ≤ 60 25 30 OS ou GO DS 0,30 3 000 À tous les niveaux 1, 3 2
IIIB ≤ 60 40 50 OS ou GO DS 0,30 2 000 Une conduite à tous les 1 3
deux niveaux à partir
du dessus du premier
niveau d’entreposage
Contenants avec dispositif limiteur de pression
IB, IC, II ou IIIA ≤ 5 25 30 OS ou GO DS ou DR 0,30 2 000 Une conduite à tous les 1, 2 4
deux niveaux à partir
du dessus du premier
niveau d’entreposage
  > 5 ≤ 60 25 30 OS ou GO DS 0,30 3 000 Une conduite à tous les 1, 3 5
et citernes deux niveaux à partir
portables du dessus du premier
niveau d’entreposage
IIIB ≤ 60 40 50 OS ou GO DS 0,30 2 000 Une conduite à tous les 1 6
deux niveaux à partir
du dessus du premier
niveau d’entreposage
Unités SI : 1 gal US = 3,8 L ; 1 pi = 0,3 m; 1 pi2 = 0,093 m2 ; 1 gal US/min/pi2 = 40,7 L/min/m2
1
Des têtes d’extincteur à grand orifice sont préférables lorsqu’elles sont installées conformément à la norme NFPA 13, Norme pour l’installation des systèmes d’extincteurs automatiques à
eau (Standard for the Installation of Sprinkler Systems). OS = orifice standard, GO = grand orifice, TGO = très grand orifice.
2
DS = déclenchement standard, DR = déclenchement rapide. Lorsque les deux types de tête sont répertoriés, utiliser celles à déclenchement rapide de préférence.
3
Extincteurs de plafond haute température.
4
L’annexe D-2 du tableau 4-8.2 c) présente les essais au feu sur lesquels sont fondés les critères de protection du tableau.
NOTES
1. Installer les têtes d’extincteur en étagère à intervalle maximum de 9 pi (2,7 m) et en quinconce à la verticale. Le débit de calcul doit être de 30 gal US/min par tête lorsque les six têtes
les plus éloignées au point de vue hydraulique de chacun des trois niveaux supérieurs fonctionnent. Utiliser des têtes d’extincteur à orifice standard (OS) ou à grand orifice (GO) et à déclen‑
chement standard (DS) ou rapide (DR) à 165 °F dotées d’écrans. On peut réduire ce nombre à trois par niveau lorsque trois niveaux fonctionnent simultanément si l’on utilise un système
à mousse-eau préamorcé installé conformément à la norme NFPA 16A, Standard for the Closed-Head Foam-Water Sprinkler Systems, et entretenu conformément à la norme NFPA 25,
Standard for the Inspection, Testing, and Maintenance of Water-Based Fire Protection Systems.
2. La superficie de calcul peut être réduite à 1 500 pi2 si l’on utilise un système à mousse-eau préamorcé installé conformément à la norme NFPA 16A et entretenu conformément à la
norme NFPA 25.
3. La superficie de calcul peut être réduite à 2 000 pi2 si l’on utilise un système à mousse-eau préamorcé installé conformément à la norme NFPA 16A et entretenu conformément à la
norme NFPA 25.

Tableau 4-8.2 d) Systèmes d’extincteurs automatiques à mousse-eau pour stockage en vrac ou sur palettes
Contenants métalliques (liquides non miscibles à l’eau ou liquides miscibles dont la concentration en liquides inflammables est > 50 %)
Contenants sans dispositif limiteur de pression
Plafond
Volume
des contenants Hauteur maximum Superficie Essais
Classe et disposition de stockage de plafond Type d’extincteur Densité couverte au feu
de liquide (gallons US) (pi) (pi) Orifice1 Déclenchement2 (gal/min/pi2) (pi2)3 Notes Réf. 4
IB, ≤ 5 cartonnés 11 30 GO ou TGO DS ou DR 0,40 3 000 2 1
IC, ≤ 5 non cartonnés 12 30 OS ou GO DS ou DR 0,30 3 000 2 2
II ou IIIA > 5 ≤ 60  5 (1 de haut) 30 OS ou GO DS 0,30 3 000 3
Contenants avec dispositif limiteur de pression
IB, IC, > 5 ≤ 60 6 1/2 (2 de haut) 30 OS ou GO DS 0,30 3 000 1 4
II ou IIIA Citernes portables 2 de haut maximum 30 OS ou GO DS 0,30 3 000 5
Unités SI : 1 gal US = 3,8 L ; 1 pi = 0,3 m ; 1 pi2 = 0,093 m2 ; 1 gal US/min/pi2 = 40,7 L/min/m2
1
Des têtes d’extincteur à grand orifice sont préférables lorsqu’elles sont installées conformément à la norme NFPA 13, Norme pour l’installation des systèmes d’extincteurs automatiques à
eau (Standard for the Installation of Sprinkler Systems). OS = orifice standard, GO = grand orifice, TGO = très grand orifice.
2
DS = déclenchement standard, DR = déclenchement rapide. Lorsque les deux types de tête sont répertoriés, utiliser celles à déclenchement rapide de préférence.
3
Extincteurs de plafond haute température.
4
L’annexe D-2 du tableau 4-8.2 d) présente les essais au feu sur lesquels sont fondés les critères de protection du tableau.
NOTES
1. Fûts sur palettes à claire-voie, non emboîtés, afin de permettre un échappement de pression des fûts stockés aux niveaux inférieurs.
2. La superficie de calcul peut être réduite à 2 000 pi2 si l’on utilise un système à mousse-eau préamorcé installé conformément à la norme NFPA 16A, Standard for the Installation
of Closed-Head Foam-Water Sprinkler Systems, et entretenu conformément à la norme NFPA 25, Standard for the Inspection, Testing, and Maintenance of Water-Based Fire Protection
Systems.
1996 NFPA Stockage en contenants et citernes portables 30–43

Tableau 4-8.2 e) Systèmes d’extincteurs automatiques à eau en étagères ouvertes


à simple, double ou multiple rangée - Contenants en plastique dans des boîtes en carton ondulé
(liquides non miscibles à l’eau ou liquides miscibles dont la concentration en liquides inflammables est > 50 %)
Plafond
Volume des
contenants Hauteur maximum Extincteurs Essais
Classe et disposition de stockage de plafond Type Densité Superficie automatiques au feu
de liquide (gallons US) (pi) (pi) d’extincteur1 (gal/min/pi2) (pi2) en étagère Notes Réf. 2
IIIB ≤5 Illimitée Illimitée OS, GO, TGO, 0,20 3 000 Étagères à rangée double - 1, 2, 1
grosses gouttes Trois conduites d’extincteurs par 3, 4, 5
ou SPDR niveau avec déflecteurs à un
maximum de 9 po sous chaque écran
et à un minimum de 6 po au‑dessus du
stockage. Une conduite d’extincteurs en
étagère dans l’espace longitudinal de
passage des gaz et une conduite sur
chaque face des étagères.

Étagères à rangées multiples - Même


protection que les étagères à rangée double,
avec en plus une tête d’extincteur à chaque
intersection des espaces transversaux et longi‑
tudinaux de passage des gaz ainsi que sur les
faces des étagères.

Étagères à rangée simple (5 pi de largeur au


maximum) - Installer un écran au‑dessus du
deuxième niveau d’entreposage et une condui‑
te verticale simple d’extincteurs au centre de
l’étagère. Les têtes doivent être espacées de 4
à 5 pi à chaque espace transversal de passage
des gaz. Dans le cas des étagères à rangée
simple chargées par un côté, on peut aussi
installer comme solution de rechange des têtes
d’extincteur sous l’écran de chaque étagère,
à chaque montant du côté du chargement. Du
côté opposé, on doit installer des extincteurs
dans l’espace transversal de passage des gaz, à
mi-chemin entre les montants de l’étagère.

Unités SI : 1 gal US = 3,8 L ; 1 pi = 0,3 m; 1 pi2 = 0,093 m2 ; 1 gal US/min/pi2 = 40,7 L/min/m2 ; 1 po = 2,5 cm
1
OS = orifice standard; GO = grand orifice; TGO = très grand orifice; SPDR = suppression prématurée-déclenchement rapide.
2
L’annexe D-2 du tableau 4-8.2 e) présente les essais au feu sur lesquels sont fondés les critères de protection du tableau.

NOTES
1. La conception des systèmes d’extincteurs automatiques de plafond doit se fonder sur la demande de l’usage environnant ou sur les exigences minimales si ces dernières sont plus
élevées. Dans le cas de liquides de classe IIIB qui n’occupent pas toute la hauteur d’une étagère, la protection des marchandises stockées au‑dessus de l’écran doit être conforme à la norme
appropriée et se fonder sur la hauteur de stockage de ces marchandises.
2. Installer des écrans en contreplaqué (d’au moins 3/8 po) ou en tôle (de jauge 22 au minimum) dans les étagères à intervalles verticaux d’environ 10 pi (maximum de 12 pi, y compris le
niveau supérieur de stockage de liquides de classe IIIB). Les écrans doivent être pleins et continus sauf aux montants des étagères, où un espace maximum de 12 po est autorisé en supposant
que l’espace entre les montants est d’au moins 8 pi. Des écrans horizontaux ne sont pas nécessaires pour les liquides de classe IIIB dont le point d’éclair en vase clos est égal ou supérieur
à 450 °F (232 °C).
3. Les têtes d’extincteur dans les espaces longitudinaux de passage des gaz doivent être installés à l’intersection de chaque espace transversal de passage des gaz entre les charges pa‑
lettisées (environ 4 à 5 pi entraxe). Les extincteurs de face doivent être installés dans l’espace transversal de passage des gaz par rapport aux montants de l’étagère, si ces derniers ont un
espacement maximum de 10 pi entraxe. Si l’espacement est supérieur à 10 pi, installer les extincteurs aux montants et entre ceux-ci. Les extincteurs en étagère doivent être des modèles à
déclenchement rapide à 165 °F (74 °C), à grand orifice et munis d’écrans; ils doivent pouvoir débiter 57 gal US/min par tête aux six têtes les plus éloignées (trois sur deux conduites) dans
le cas des étagères à un niveau à écran horizontal, ou aux huit têtes les plus éloignées (quatre sur deux conduites) dans le cas des étagères à deux niveaux à écran horizontal ou plus.
4. La demande des extincteurs de plafond ne doit pas être incluse dans les calculs hydrauliques des extincteurs en étagère. La demande au point d’admission doit être calculée séparément
pour les extincteurs en étagère et de plafond et être fondée sur la demande la plus grande.
5. Si des étagères adjacentes ne sont pas prévues pour le stockage de liquides de classe IIIB, on doit alors prolonger les écrans de protection et le réseau d’extincteurs automatiques sur au
moins une largeur d’étagère (soit environ 8 pi) au‑delà du stockage de liquides de classe IIIB. On doit également installer un écran vertical en contreplaqué ou en matériau isolant similaire
aux deux extrémités du stockage de liquides de classe IIIB. Ces écrans verticaux doivent faire toute la largeur des étagères et affleurer les écrans horizontaux. Le dégagement des orifices
de passage des conduites d’extincteurs automatiques et des éléments horizontaux des étagères ne doit pas dépasser 3 po.
30–44 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Tableau 4-8.2 f) Systèmes d’extincteurs automatiques à eau pour stockage en étagères


Contenants métalliques (liquides non miscibles à l’eau ou liquides miscibles dont la concentration en liquides inflammables est > 50 %)
Plafond
Volume
des contenants Hauteur maximum Superficie Essais
Classe et disposition de stockage de plafond Type d’extincteur Densité couverte au feu
de liquide (gallons US) (pi) (pi) Orifice1 Déclenchement2 (gal/min/pi2) (pi2)3 Notes Réf. 4
IB, IC, II ou III ≤ 1 6 18 OS ou GO DS ou DR 0,19 1 500 1, 2 1

Unités SI : 1 gal US = 3,8 L ; 1 pi = 0,3 m ; 1 pi = 0,093 m  ; 1 gal US/min/pi = 40,7 L/min/m
2 2 2 2

1
Des têtes d’extincteur à grand orifice sont préférables lorsqu’elles sont installées conformément à la norme NFPA 13, Norme pour l’installation des systèmes d’extincteurs automatiques à
eau (Standard for the Installation of Sprinkler Systems). OS = orifice standard, GO = grand orifice.
2
DS = déclenchement standard, DR = déclenchement rapide. Lorsque les deux types de tête sont répertoriés, utiliser celles à déclenchement rapide de préférence.
3
Extincteurs de plafond haute température.
4
L’annexe D-2 du tableau 4-8.2 f) présente les essais au feu sur lesquels sont fondés les critères de protection du tableau.
NOTES
1. Protection des étagères de type « gondole » de 2 pi ou moins de profondeur par côté.
2. Débit minimum à la lance de 250 gal US/min pendant 2 heures.

a) Des rangées d’extincteurs automatiques en étagère doivent être automatiques à brouillard d’eau, les installations à mousse à grand
installées verticalement en quinconce dans les espaces longitu‑ foi­sonnement, les installations à poudre chimique, les installations
dinaux de passage des gaz. d’extincteurs automatiques alternatives ainsi que les installations
b) Les têtes d’extincteur des installations d’extinction sur plusieurs mixtes sont autorisés s’ils sont approuvés par l’autorité compétente.
niveaux doivent être munies de pare-eau à moins qu’elles ne Ces systèmes doivent être conçus et installés conformément à la norme
soient séparées par des écrans horizontaux ou qu’elles ne soient NFPA pertinente ainsi qu’aux recommandations des fabricants de
spécifiquement répertoriées pour être installées sans pare-eau. ces systèmes.
c) On doit maintenir un espace libre vertical d’au moins 6 po 4-8.4  Extincteurs portatifs et tuyaux d’incendie. Des extincteurs
(15 cm) entre les déflecteurs des têtes d’extincteur et le sommet portatifs adéquats ou des tuyaux d’incendie montés en permanence,
du stockage. de 1 1/2 po (3,8 cm) doublés ou en caoutchouc durci de 1 po (2,5 cm),
d) Le débit des têtes d’extincteur ne doit pas être obstrué par des doivent être présents dans les lieux de stockage de liquides. Les
éléments structuraux horizontaux des étagères. tuyaux d’incendie doublés de 1 1/2 po (3,8 cm) doivent être installés
e) Des espaces longitudinaux et transversaux de passage des gaz conformément à la norme NFPA 14, Standard for the Installation of
d’au moins 6 po (15 cm) doivent être maintenus entre chaque Standpipe and Hose Systems.
charge en étagère. 4-8.4.1  Les extincteurs portatifs doivent satisfaire aux exigences
4-8.2.2  Les extincteurs de plafond doivent être installés conformé‑ suivantes.
ment à la norme NFPA 13, Norme pour l’installation des systèmes a) Au moins un extincteur portatif de cote minimale 40:B doit être
d’extincteurs automatiques à eau (Standard for the Installation of installé à au plus 10 pi (3 m) à l’extérieur de la porte d’accès à
Sprinkler Systems), et doivent être espacés comme suit : toute aire de stockage intérieure.
a) liquides de classe I, II et IIIA : 100 pi2 (9,3 m2) par tête ; b) Au moins un extincteur portatif de cote minimale 40:B doit être
b) liquides de classe IIIB : 120 pi2 (11,2 m2) par tête. installé dans un rayon de 30 pi (9 m) de toute aire de stockage de
liquide de classe I ou II située à l’extérieur d’une aire de stockage
4-8.2.3  Les systèmes de protection dont la conception et la mise intérieure ou d’un entrepôt de liquides.
au point se fondent sur des techniques de protection-incendie spé‑ Exception : Comme solution de rechange acceptable, on peut installer
cialisées ou sur des essais au feu à l’échelle réelle réalisés dans des au moins un extincteur portatif de cote minimale 80:B dans un rayon
installations d’essai approuvées sont considérés comme une solution de 50 pi de ces aires de stockage.
de rechange acceptable aux critères de protection énoncés dans la
présente section. Ces systèmes doivent toutefois être approuvés par 4-8.4.2  Les tuyaux d’incendie doivent satisfaire aux exigences
l’autorité compétente. suivantes.
a) Les entrepôts polyvalents protégés et les aires de stockage de
4-8.2.4  Les systèmes de protection contre l’incendie à base d’eau
liquides protégées doivent comporter des prises d’incendie aux
doivent être inspectés, essayés et entretenus conformément à la norme
endroits appropriés.
NFPA 25, Standard for the Inspection, Testing, and Maintenance of
Water‑Based Fire Protection Systems. b) L’alimentation en eau doit être suffisante pour les besoins de
l’installation de protection fixe, plus au moins 500 gal US
4-8.2.5  Les hauteurs de plafond données dans les tableaux 4-8.2 a) (1 892 L) par minute au total pour les tuyaux d’incendie inté­rieurs
à 4-8.2 f) peuvent être augmentées d’un maximum de 10 pour cent si et extérieurs.
l’on augmente d’un pourcentage équivalent la densité de calcul des Exception : Voir les tableaux 4-8.2 a) à 4-8.2 f).
extincteurs de plafond.
4‑8.5  Contrôle des sources d’inflammation. On doit prendre les
4-8.2.6  Les installations d’extinction à mousse-eau à faible foisonne‑ précautions appropriées pour éviter de mettre le feu aux vapeurs
ment doivent être conçues et installées conformément à la norme NFPA inflammables. Les sources d’inflammation comprennent notamment
16A, Standard for the Installation of Closed-Head Foam-Water Sprin‑ les flammes nues, la foudre, l’usage du tabac, le coupage et le sou‑
kler Systems. Le système doit pouvoir débiter un concentré de mousse dage, les surfaces chaudes, la chaleur due au frottement, les étincelles
pendant au moins 15 minutes, selon le débit de calcul requis. d’origine statique, électrique ou mécanique, l’inflammation spontanée
4-8.3  Autres systèmes automatiques de protection contre (y compris celle imputable aux réactions chimiques exothermiques)
l’incendie. D’autres systèmes de protection contre l’incendie, comme et la chaleur radiante.
les installations automatiques à pulvérisation d’eau, les installations
1996 NFPA Stockage en contenants et citernes portables 30–45

4-8.5.1  Les matières qui réagissent avec l’eau spécifiées dans la 4-8.5.2* Les chariots élévateurs motorisés servant à déplacer les
norme NFPA 704, Standard System for the Identification of the Fire contenants de liquides de classe I doivent être choisis, entretenus et
Hazards of Materials for Emergency Response, ne doivent pas être utilisés conformément à la norme NFPA 505, Fire Safety Standard
stockées avec d’autres liquides dans une même zone. for Powered Industrial Trucks Including Type Designations, Areas of
Use, Maintenance, and Operation.

Le liquide fait-il partie des Oui


Le chapitre 4
exclusions du
ne s’applique pas.
paragraphe 4‑1.1.2 ?

Non

Oui
Le protéger selon les critères
Est-ce un liquide visqueux ? des liquides de classe IIIB.

Non

Oui La concentration du Non La concentration du liquide Non La concentration du


Est-ce un liquide miscible
liquide inflammable inflammable se situe-t-elle liquide inflammable
à l’eau ?
est-elle > 50 % ? entre 20 et 50 % ? est-elle ≤ 20 % ?

Non Oui Oui Oui

Le protéger selon les critères Le protéger selon les critères


applicables aux produits de applicables aux produits de
classe III conformément classe I conformément
aux normes aux normes
NFPA 231/231C. NFPA 231/231C.

Oui
Le protéger conformément
Stockage en étagère ?
aux tableaux 4‑8.2 a) ou c).

Non

Oui Le protéger conformément


Stockage mixte en étagère et
au tableau 4‑8.2 a)
en caisse coupée ?
(note 6 du tableau).

Non

Oui
Stockage sur tablettes selon Le protéger conformément
la norme NFPA 231 ? au tableau 4‑8.2 f).

Non

Oui Le protéger conformément


Stockage sur palettes ?
aux tableaux 4‑8.2 b) ou d).

Schéma 4-8.2 a) Schéma de décision concernant la protection contre l’incendie des contenants métalliques
30–46 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Le liquide fait-il partie des Oui Le chapitre 4


exclusions du ne s’applique pas.
paragraphe 4‑1.1.2 ?

Non

Le protéger selon les critères


Oui applicables aux plastiques
Est-ce un liquide
visqueux ? non expansés de groupe A,
conformément aux normes
NFPA 231/231C.
Non

Le protéger selon les


critères applicables aux
Oui La concentration Non La concentration du liquide Oui Oui produits en plastique
Est-ce un liquide miscible Est-il en contenant
du liquide inflammable inflammable se situe-t-elle de > 1 gal US ? non expansé de
à l’eau ?
est-elle > 50 % ? entre 20 et 50 % ? groupe A, conformément
aux normes NFPA 231/�-
Non Oui Non Non 231C.

Oui Le protéger selon les


Est-il en contenant critères applicables aux
de ≤1 gal US ? produits de classe IV,
conformément aux nor-
mes NFPA 231/231C.

Oui Oui Le protéger selon les


La concentration
Est-il en contenant critères applicables aux
du liquide inflammable
de > 5 gal US ? produits de classe III
est-elle ≤ 20 % ?
conformément aux nor-
mes NFPA 231/231C.
Non

Le classer comme
liquide incombustible en
Oui contenant combustible
Est-il en contenant
conformément au
de ≤ 5 gal US ?
chapitre 2 des normes
NFPA 231/231C.

Oui Le protéger conformément


Est-ce un liquide
au tableau 4‑8.2 e)
de classe IIIB ?
s’il y a lieu.

Non Le protéger confor-


mément
aux normes
Ou NFPA 231/231C.

Oui Critères de protection Oui Le protéger conformément


Est-ce un liquide de acceptables aux exigences de l’autorité
classe I, II ou IIIA ? conformément au compétente.
paragraphe 4‑8.2.3 ?

Non

Stockage non protégé


[voir la section 4‑4.4 et
le tableau 4‑4.4.1.]

Schéma 4-8.2 b) Schéma de décision concernant la protection contre l’incendie


des contenants en plastique et en carton-fibre
1996 NFPA Stockage en contenants et citernes portables 30–47

Le liquide fait-il partie Oui


Le chapitre 4 ne
des exclusions du s’applique pas.
paragraphe 4‑1.1.2 ?

Non

Oui
Le protéger selon les critères
Est-ce un liquide visqueux ?
applicables aux liquides de
classe IIIB.

Non

Non
Critères de protection accepta- Non Stockage non protégé
Est-ce un liquide miscible
bles conformément [voir la section 4‑4.4 et
à l’eau ?
au paragraphe 4‑8.2.3 ? le tableau 4‑4.4.1].

Oui Oui

Oui
La concentration Le protéger conformément
du liquide inflammable aux exigences de l’autorité
est-elle > 50 % ? compétente.

Non

Non

La concentration Oui Oui Non


Est-il en contenant
du liquide inflammable se Stockage en étagère ? Stockage sur palettes ?
de ≤ 1 gal US ?
situe-t-elle entre 20 et 50 % ?

Non Oui Oui

Le protéger selon les critères Le protéger selon les critères


applicables aux produits de applicables aux produits de
classe III, conformément aux classe IV, conformément aux
normes NFPA 231C. normes NFPA 231.

Oui Le protéger selon les


La concentration critères applicables aux
du liquide inflammable produits de classe I, confor-
est-elle ≤ 20 % ? mément aux normes NFPA
231/231C.

Schéma 4-8.2 c) Schéma de décision concernant la protection contre l’incendie des contenants en verre
30–48 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Chapitre 5 Opérations degré de résistance au feu d’au moins 2 heures, on peut ne pas tenir
compte des distances plus élevées spécifiées au tableau 5‑3.2.1. Si le
5‑1  Portée. mur extérieur est un mur aveugle ayant un degré de résistance au feu
d’au moins 4 heures, on peut ne pas tenir compte des exigences du
5‑1.1  Le présent chapitre concerne les opérations dont l’activité tableau 5‑3.2.1 relatives aux distances.
principale ou secondaire fait appel à l’emploi ou à la manipulation de
liquides, à l’exception des cas où ces opérations sont traitées ailleurs 5‑3.2.2  Lorsque des liquides de classe IA ou des liquides instables,
dans le présent Code ou dans d’autres publications de la NFPA. quelle que soit leur classe, sont manutentionnés ou traités, les murs
exposés doivent avoir une résistance à l’explosion conforme aux
5‑1.2  Les dispositions du présent chapitre portent sur la limitation règles de l’art. (Pour la protection contre l’explosion des autres murs
des risques d’incendie imputables aux liquides. Toutefois, elles peuvent du bâtiment, voir le paragraphe 5‑3.3.7.)
ne pas constituer une protection adéquate dans le cas des opérations
portant sur le traitement de matières dangereuses ou comportant des 5‑3.2.3* L’équipement connexe de traitement de liquides, comme les
réactions chimiques, et ne tiennent pas compte des risques pour la pompes, les réchauffeurs, les filtres, les échangeurs, etc., doit se trouver
santé qui découlent de l’exposition à ces matières. à au moins 25 pi (7,6 m) des limites des propriétés voisines bâties ou
susceptibles de l’être, ou du plus proche bâtiment important situé sur
5‑1.3  Les dispositions du présent chapitre n’interdisent pas l’emploi la même propriété qui ne fait pas partie intégrante du procédé. Cette
de citernes portables pour approvisionner en liquides inflammables exigence d’espacement tombe lorsque les installations voisines sont
ou combustibles les réservoirs à carburant de l’équipement motorisé, protégées conformément au paragraphe 5‑3.2.1.
à l’extérieur des aires accessibles au public. Cet emploi doit avoir été
autorisé par l’autorité compétente. 5‑3.2.4  L’équipement de traitement de liquides instables doit être
séparé des installations non reliées au procédé où l’on emploie ou ma-
5‑2  Généralités. Les opérations de traitement des liquides doivent nutentionne des liquides par un espace libre de 25 pi (7,6 m) ou par un
être situées et exécutées de manière à ne pas exposer les personnes, mur à degré de résistance au feu d’au moins 2 heures. Le mur doit aussi
les propriétés adjacentes, les bâtiments importants ou les autres ins- avoir une résistance à l’explosion conforme aux règles de l’art.
tallations de l’établissement à des risques significatifs d’incendie ou
d’explosion. Les exigences spécifiques dépendent des risques inhérents 5‑3.2.5  Toute unité de traitement ou tout bâtiment abritant de l’équi-
à l’exploitation elle-même (y compris ceux imputables aux liquides pement de traitement de liquides doit comporter un accès sur au moins
traités), des températures et des pressions de service, ainsi que des un de ses côtés pour permettre l’accès de l’équipe d’intervention en
moyens disponibles pour lutter contre tout déversement de liquide, cas d’incendie.
échappement de vapeurs ou incendie qui pourrait se produire. Pour 5‑3.3  Construction.
définir les conditions matérielles et opérationnelles, on doit évaluer
l’influence réciproque des divers facteurs à l’aide de principes d’in- 5‑3.3.1* Les bâtiments ou les structures où s’effectuent des traitements
génierie et de gestion reconnus. doivent être en matériaux résistants au feu ou incombustibles ; sous
réserve de l’approbation de l’autorité compétente, ils peuvent être en
5‑2.1  Les exigences relatives à certaines opérations spécifiques sont matériaux combustibles lorsqu’ils sont équipés d’extincteurs automa-
traitées aux sections 5‑3 à 5‑8. Pour leur part, les exigences relatives tiques ou d’un moyen de protection équivalent.
aux procédures et aux méthodes de prévention, de protection et de lutte
contre les incendies sont traitées aux sections 5‑9 à 5‑12 et doivent 5‑3.3.2* Les éléments porteurs des bâtiments ainsi que les supports
être observées lorsqu’il y a lieu. des réservoirs et des équipements susceptibles de laisser s’écouler
des quantités appréciables de liquides qui risquent de provoquer un
5‑3 Conception des installations. incendie d’intensité et de durée suffisantes pour provoquer d’impor-
5‑3.1  Portée. La présente section s’applique aux opérations dont la tants dégâts matériels doivent être protégés par un ou plusieurs des
principale activité est la manipulation et l’utilisation de liquides. Elle moyens suivants :
ne s’applique pas aux opérations dont la manipulation et l’utilisation a) installation de drainage vers un endroit sûr afin de prévenir
de liquides constituent des activités secondaires. toute accumulation de liquides sous les réservoirs et les équipe-
5‑3.2  Emplacement. L’emplacement des réservoirs et des équi­ ments ;
pements utilisés pour le traitement des liquides doit respecter les b) construction résistante au feu ;
exigences de la présente sous-section. c) revêtements ou systèmes résistants au feu ;
5‑3.2.1  Les réservoirs de traitement ainsi que les bâtiments qui les d) systèmes d’extinction par pulvérisation conçus et installés confor-
abritent doivent être situés de telle manière qu’un incendie qui se mément à la norme NFPA 15, Standard for Water Spray Fixed
déclarerait dans ces réservoirs ne puisse constituer un danger pour Systems for Fire Protection  ; ou
les installations avoisinantes. La distance minimale d’un réservoir de e) tout autre moyen acceptable pour l’autorité compétente.
traitement par rapport aux limites d’une propriété bâtie ou suscepti- 5‑3.3.3  Les liquides de classe I ne doivent être ni manutentionnés ni
ble de l’être, y compris le bord opposé d’une voie publique, au bord utilisés dans un sous-sol. Lorsque des liquides de classe I sont manu-
contigu d’une voie publique ou au plus proche bâtiment important sur tentionnés ou utilisés au-dessus du niveau du sol dans des bâtiments
la même propriété doit : comportant un sous-sol ou des fosses fermées dans lesquels les vapeurs
a) obéir aux prescriptions du tableau 5‑3.2.1 ; ou inflammables peuvent s’infiltrer, ces locaux doivent être équipés d’une
b) être déterminée par l’évaluation technique du procédé, suivie de ventilation mécanique destinée à empêcher l’accumulation de vapeurs
l’application de principes reconnus de protection contre l’incendie inflammables. Des moyens doivent être prévus pour empêcher les
et d’ingénierie des procédés. déversements de liquides de s’écouler au sous-sol.
Exception : Lorsque les réservoirs de traitement se trouvent dans un 5‑3.3.4* L’installation de systèmes d’évacuation de la fumée et de la
bâtiment dont le mur extérieur qui fait face au risque de voisinage chaleur doit être permise afin de faciliter l’accès aux pompiers.
(limite des propriétés voisines bâties ou susceptibles de l’être, ou plus
proche bâtiment important situé sur la même propriété) est à plus de 5‑3.3.5* Les zones doivent comporter des issues aménagées de
25 pi (7,6 m) de ce risque et qu’il s’agit d’un mur aveugle ayant un façon à éviter que les occupants ne demeurent emprisonnés en cas
1996 NFPA Opérations 30–49

Tableau 5‑3.2.1 Emplacement des réservoirs de traitement par rapport aux limites de la propriété
et au plus proche bâtiment important situé sur la même propriété lorsque la protection
contre les risques de voisinage est assurée
Distance minimale (en pieds) par rapport
Distance minimale (en pieds) au bord contigu de toute voie publique
par rapport à la limite de la propriété, bâtie ou au plus proche bâtiment important situé
ou susceptible de l’être, y compris sur la même propriété qui ne fait pas
le bord opposé d’une voie publique (pi) partie intégrante du traitement
Mise à l’air libre d’urgence Mise à l’air libre d’urgence
Liquide stable Liquide instable Liquide stable Liquide instable
Capacité utile
maximale (gal US) Au plus Plus de Au plus Plus de Au plus Plus de Au plus Plus de
du réservoir 2,5 psig 2,5 psig 2,5 psig 2,5 psig 2,5 psig 2,5 psig 2,5 psig 2,5 psig
275 ou moins   5 10 15 20 5 10 15 20
276 à 750 10 15 25 40 5 10 15 20
751 à 12 000 15 25 40 60 5 10 15 20
12 001 à 30 000 20 30 50 80 5 10 15 20
30 001 à 50 000 30 45 75 120   10   15 25 40
50 001 à 100 000 50 75 125   200   15   25 40 60
Plus de 100 000 80 120   200   300   25   40 65 100 
Unités SI : 1 gal US = 3,8 L ; 1 pi = 0,3 m ; 1 psig = pression manométrique de 6,9 kPa
NOTE : Doubler toutes les distances ci-dessus lorsque la protection contre les risques de voisinage n’est pas assurée.

d’incendie. Ces issues ne doivent pas être exposées par les installations Exception : La recirculation de l’air est autorisée lorsqu’elle est
de drainage décrites au paragraphe 5‑3.5. surveillée continuellement par un système de sécurité intégré conçu
pour émettre automatiquement un signal d’alarme, couper la recir‑
5‑3.3.6  Des allées adéquates doivent être gardées libres pour per-
culation et permettre une évacuation complète à l’extérieur dès que
mettre les déplacements des pompiers et du matériel de lutte contre
la concentration du mélange air-vapeur est supérieure à 25 pour cent
l’incendie.
de la limite inférieure d’inflammabilité.
5‑3.3.7* Les aires de traitement de liquides de classe IA ou de liquides
5‑3.4.4* On doit veiller à ce que l’introduction d’air d’appoint ne
instables doivent posséder des évents d’explosion semblables à ceux
court-circuite pas la ventilation. Cette dernière doit couvrir toutes les
énumérés ci‑après :
surfaces de plancher et toutes les fosses où des vapeurs inflammables
a) structure ouverte sur l’extérieur ; risquent de s’accumuler. Une ventilation locale ou à la source peut être
b) cloisons et/ou toits faibles ; nécessaire pour éliminer certains risques d’incendie et risques spécifi-
c) panneaux muraux faibles et trappes d’accès soufflables ; ou ques pour la santé. On peut utiliser une telle ventilation pour assurer
d) fenêtres de type évent d’explosion. jusqu’à concurrence de 75 pour cent de la ventilation nécessaire.
5‑3.4  Ventilation. 5‑3.4.5  L’équipement utilisé dans un bâtiment ainsi que la ventilation
de ce dernier doivent être conçus de manière que, dans des condi-
5‑3.4.1  Les aires de traitement fermées où sont manutentionnés ou tions d’exploitation normales, le mélange air-vapeur soit maintenu à
utilisés des liquides de classe I ou de classe II ou III chauffés à des l’intérieur de l’équipement et à au plus 5 pi (1,5 m) de l’équipement
températures égales ou supérieures à leur point d’éclair doivent être qui expose des liquides de classe I à l’air. Comme exemple de ce
suffisamment ventilées pour y maintenir la concentration de vapeurs genre d’équipement, on peut citer les postes de distribution, les
à au plus 25 pour cent de la limite inférieure d’inflammabilité. Le centrifugeuses ouvertes, les filtres à plaques ou à cadre, les filtres sous
respect des exigences énoncées aux paragraphes 5‑3.4.2 à 5‑3.4.4 est vide ouverts et les surfaces des appareils ouverts.
jugé conforme aux exigences du paragraphe 5‑3.4.1.
5‑3.5  Drainage.
5‑3.4.2  Les besoins de ventilation doivent se fonder sur :
5‑3.5.1* Des systèmes de drainage de secours doivent être prévus
a) des calculs fondés sur une estimation des émissions fugitives
pour évacuer dans un endroit sécuritaire les fuites de liquide ainsi
(pour la méthode de calcul, voir l’annexe F), ou ;
que l’eau de lutte contre l’incendie. Ce drainage peut comporter des
b) un échantillonnage de la concentration de vapeurs dans des condi- murets, des dalots ou des systèmes de drainage de secours spéciaux
tions d’exploitation normales. L’échantillonnage doit être exécuté pour empêcher la propagation du feu.
dans un rayon de 5 pi (1,5 m) de chaque source potentielle de
vapeurs, vers le haut et vers le bas de l’aire de traitement fermée. 5‑3.5.2  Les systèmes de drainage de secours, s’ils sont raccordés
La concentration de vapeurs à utiliser pour calculer le taux de aux égouts publics ou s’ils se déversent dans un cours d’eau, doivent
ventilation nécessaire doit être la plus élevée des concentrations être équipés de trappes ou de séparateurs.
mesurées au cours de l’échantillonnage. 5‑3.5.3  Une installation doit être conçue et utilisée de manière à
Exception : Lorsqu’un taux de ventilation d’au moins 1 pi3/min/pi2 de éviter le déversement de liquides dans les cours d’eau, les égouts
surface de plancher pleine (0,3 m3/min/m2) est assuré, l’exigence rela‑ publics ou les propriétés voisines.
tive à la confirmation des besoins de ventilation ne s’applique pas.
5‑3.6  Appareillage électrique. Le câblage et l’appareillage électri-
5‑3.4.3  La ventilation doit être par extraction naturelle ou mécani- que doivent répondre aux exigences de la section 5‑9.
que et l’évacuation doit se faire dans un emplacement sécuritaire à
l’extérieur du bâtiment, sans recirculation de l’air évacué.
30–50 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

5‑3.7  Manutention, transvasement et utilisation de liquides. d) de citernes portables ou de contenants au moyen d’un dispositif
anti-siphonnement de soutirage par un orifice situé au sommet
5‑3.7.1  Lorsqu’on ne s’en sert pas, les liquides de classe I doivent être
du réservoir ou du contenant ;
stockés dans des réservoirs ou des contenants fermés. Pour leur part,
les liquides de classe II et III doivent être stockés dans des réservoirs e) par gravité au moyen d’une vanne ou d’un robinet à fermeture
ou des contenants fermés lorsque la température ambiante ou la tem- automatique répertorié.
pérature d’utilisation est égale ou supérieure à leur point d’éclair. 5‑5.2.1  Tout tuyau utilisé pour le transvasement doit être équipé, en
5‑3.7.2  Lors de l’utilisation ou de la manutention de liquides, on plus de la vanne de décharge, d’une vanne à fermeture automatique
doit prendre les dispositions nécessaires pour éliminer rapidement et sans verrou de maintien en position ouverte. On ne doit utiliser que
en toute sécurité une fuite ou un déversement. du tuyau répertorié ou approuvé.

5‑3.7.3  Les liquides de classe I ne doivent pas être utilisés à l’ex- 5‑5.2.2  Des moyens répondant aux exigences de la section 5‑9.4
térieur de systèmes fermés dans les zones classées conformément au doivent être utilisés pour limiter la production d’électricité statique.
tableau 5‑3.5.3 où il y a présence de flammes nues ou d’autres sources 5‑5.2.3  Lorsque les transvasements de liquides sont effectués au
d’inflammation. moyen de pompes, des dispositifs doivent être installés pour arrêter
5‑3.7.4  Le transvasement de liquides entre récipients, contenants, le transvasement en cas de déversement ou d’incendie.
réservoirs et réseaux de canalisations au moyen d’air ou de gaz inerte 5‑5.3  Le stockage des liquides doit être conforme aux exigences
sous pression n’est autorisé que si toutes les conditions suivantes du chapitre 4.
sont réunies. Exception : Voir les paragraphes 5‑5.4 et 5‑5.5.
a) Les récipients, contenants, réservoirs et réseaux de canalisations
doivent être conçus pour le transvasement sous pression et doivent 5‑5.4  La quantité de liquide conservée hors des aires de stockage
pouvoir supporter la pression de service prévue. identifiées (armoires de rangement, autres aires de stockage intérieures
de liquides, entrepôts polyvalents ou autres aires de traitement isolées
b) Le circuit comporte des dispositifs de sécurité et de contrôle, y
du reste de l’établissement par une cloison à degré de résistance au
compris des dispositifs détendeurs de pression, destinés à prévenir
feu d’au moins 2 heures) doit répondre aux exigences du paragraphe
les risques de surpression.
5‑5.4.1.
c) On ne doit se servir que de gaz inerte pour transvaser des liquides
de classe I, de même que pour transvaser des liquides de classe 5‑5.4.1  La somme des liquides nécessaires à toutes les activités
II et III chauffés au‑dessus de leur point d’éclair. secondaires dans chaque compartiment résistant au feu ne doit pas
dépasser :
5‑3.7.5  Les pompes volumétriques doivent être munies de dispositifs
a) 25 gal US (95 L) de liquides de classe IA en contenants ;
détendeurs destinés à évacuer tout surplus de pression dans le réser-
voir, la conduite d’aspiration de la pompe ou tout autre emplacement b) 120 gal US (454 L) de liquides de classe IB, IC, II ou III en
adéquat, ou encore comporter des dispositifs d’asservissement destinés contenants ;
à prévenir les risques de surpression. c) deux citernes portables, chacune ayant une capacité d’au plus
660 gal US (2 498 L) de liquides de classe IB, IC, II ou IIIA ;
5‑3.7.6  La tuyauterie, les vannes et les raccords doivent être confor- et
mes aux dispositions du chapitre 3, Réseaux de canalisations.
d) 20 citernes portables, chacune ayant une capacité d’au plus
5‑3.7.7  On peut utiliser des raccords souples répertoriés aux endroits 660 gal US (2 498 L) de liquides de classe IIIB.
où il y a présence de vibrations. On peut également utiliser du tuyau Exception : Lorsque des quantités supérieures aux limites susmen‑
approuvé aux postes de transbordement. tionnées sont nécessaires pour une activité secondaire pendant une
5‑3.8* Équipement. L’équipement doit être conçu et disposé de période continue de 24 heures, elles sont autorisées.
manière à prévenir ou à réduire au minimum les fuites accidentelles 5‑5.4.2  Lorsque des quantités de liquides supérieures aux limites
de liquides et de vapeurs. spécifiées au paragraphe 5‑5.4.1 sont nécessaires, elles doivent être
5‑4  Réservé. stockées dans des réservoirs conformes à toutes les exigences perti-
nentes du chapitre 2 et de la section 5‑3.
5‑5  Opérations secondaires.
5‑5.5  Les zones où des liquides sont transvasés d’un réservoir ou
5‑5.1* La présente section s’applique aux endroits où l’emploi, la d’un contenant dans un autre contenant doivent :
manutention et le stockage de liquides ne sont qu’une activité secon-
a) être éloignées des autres opérations susceptibles de comporter
daire de l’usage officiel des lieux. Comme exemples de domaines ou
une source d’inflammation ou en être isolées par une structure
peuvent se dérouler ce genre d’opération secondaire, mentionnons
résistant au feu ;
l’assemblage de véhicules automobiles, l’assemblage de matériel
électronique, la fabrication de meubles, ainsi que les secteurs des b) être dotées d’un système de drainage ou d’un autre moyen de
raffineries, des distilleries et des usines chimiques où l’emploi de contenir les fuites ; et
liquides est secondaire, par exemple dans les ateliers d’entretien, les c)* être équipées d’un système de ventilation naturelle ou mécanique
bureaux administratifs et les ateliers de réparation de véhicules. conforme aux exigences de la section 5‑3.4.
5‑5.2  Les liquides de classe I ainsi que les liquides de classe II ou 5‑6  Chargement et déchargement.
III chauffés à une température égale ou supérieure à leur point d’éclair 5‑6.1  La présente section porte sur le chargement et le décharge-
doivent être soutirés de réservoirs de traitement, de contenants ou de ci- ment de wagons-citernes et de camions-citernes, ainsi que sur les
ternes portables ou y être transvasés de l’une des façons suivantes : zones des installations où ces opérations sont effectuées.
a) de contenants d’origine de 5 gal US (19 L) ou moins ;
5‑6.2  Les exigences de mise à la masse de la présente sous-section
b) de bidons de sécurité ;
ne s’appliquent pas dans les cas suivants.
c) par un réseau de canalisations fermé ;
a) Lorsque les wagons et les camions-citernes sont exclusivement
chargés de produits ne possédant pas de propriétés d’accumu-
1996 NFPA Opérations 30–51

lation d’électricité statique, comme les asphaltes (y compris 5‑6.3.6  L’équipement utilisé pour transvaser des liquides de classe I
les bitumes fluxés) et la plupart des huiles brutes, des huiles entre des réservoirs de stockage et le tuyau de remplissage de l’installa-
résiduelles et des liquides miscibles à l’eau. tion de chargement, comme la tuyauterie, les pompes et les compteurs,
b) Lorsqu’aucun liquide de classe I n’est manutentionné aux instal- ne doit pas servir à transvaser des liquides de classe II ou III.
lations de chargement et que les wagons et les camions chargés Exception no 1 : Cette disposition ne s’applique pas aux mélanges de
ne servent qu’au transport de liquides de classe II et III. liquides miscibles à l’eau dont la classe du mélange est fonction de
c) Lorsque les wagons et les camions sont chargés ou déchargés par la concentration de liquide dans l’eau.
des raccords fermés. Exception no 2 : Cette disposition ne s’applique pas si on nettoie
l’équipement entre les transvasements.
5‑6.3* Permutation du chargement. Afin de prévenir les risques
causés par un changement de point d’éclair, aucun wagon ou camion 5‑6.3.7  Les pompes installées à l’intérieur des réservoirs souterrains
ayant préalablement contenu un liquide de classe I ne doit être chargé doivent comporter du côté refoulement un détecteur de fuites réperto-
de liquide de classe II ou III sans que les précautions appropriées soient rié pour indiquer tout défaut d’étanchéité du réseau de canalisations.
prises. Afin de s’assurer que ce détecteur est bien installé et qu’il fonctionne
correctement, on doit le vérifier et l’essayer au moins une fois par an
5‑6.3.1* Les installations de chargement ou de déchargement des
conformément aux directives du fabricant.
camions‑citernes et des wagons-citernes doivent être séparées des
réservoirs hors sol, des entrepôts, des autres bâtiments ou de la limite 5‑6.4  Chargement et déchargement des camions‑citernes.
la plus proche des propriétés voisines susceptibles d’être bâties par une
5‑6.4.1  Les liquides ne doivent être chargés que dans des citernes
distance d’au moins 25 pi (7,6 m) dans le cas de liquides de classe I,
construites en matériaux compatibles avec les caractéristiques chi­
et d’au moins 15 pi (4,6 m) dans le cas de liquides de classe II et III,
miques du liquide. Ce dernier doit également être chimiquement
mesurée à partir du bec verseur ou du raccord de transvasement le
compatible avec le liquide précédemment transporté, à moins que la
plus proche. Ces distances peuvent être réduites si les installations
citerne n’ait été nettoyée.
voisines sont convenablement protégées. Les bâtiments des pompes
ou les abris pour le personnel peuvent faire partie des installations. 5‑6.4.2  Avant de procéder au chargement par les dômes ouverts d’un
camion-citerne, on doit mettre le camion ou la citerne à la masse avant
5‑6.3.2* Les installations de chargement ou de déchargement doivent
de relever les couvercles des dômes et laisser le dispositif de mise à
être équipées de systèmes de drainage ou de moyens appropriés de
la masse en place jusqu’à ce que le chargement soit terminé et que les
retenue des déversements.
dômes aient été refermés et verrouillés.
5‑6.3.3  Les installations de chargement ou de déchargement équipées Exception : Voir le paragraphe 5‑6.2.
d’auvents ou de toits qui ne limitent pas la dissipation de la chaleur
ni la dispersion des vapeurs inflammables, et qui ne restreignent pas 5‑6.4.3  Lorsque l’on procède au transbordement de liquides de
l’accès au personnel et au matériel de lutte contre l’incendie ni les classe I, les moteurs des camions-citernes ou ceux des pompes auxi-
manoeuvres d’extinction, sont considérées comme des installations liaires ou portatives doivent être éteints au cours du branchement et
extérieures. du débranchement des tuyaux. Si le chargement ou le déchargement
peut s’effectuer sans que le moteur du camion-citerne fonctionne,
5‑6.3.4* Les installations de chargement ou de déchargement qui il doit demeurer éteint pendant toutes les opérations de transfert de
servent au chargement de camions-citernes par leurs dômes ouverts liquides de classe I.
doivent être équipées d’un système de mise à la masse assurant une
protection contre les risques découlant de la production d’électricité 5‑6.4.4* Pour remplir par les dômes la citerne de camions qui ren-
statique. Ce système doit être constitué d’un câble métallique en ferment des mélanges de vapeurs et d’air se situant dans la zone
contact électrique permanent avec la tuyauterie de remplissage, ou fixé d’inflammabilité, ou lorsque le liquide dont on la remplit peut former
à un élément de la rampe de chargement qui est en contact électrique un tel mélange, on doit utiliser un tuyau qui descend jusqu’à moins de
permanent avec la tuyauterie de remplissage. L’extrémité libre du 6 po du fond de la citerne. Cette précaution n’est pas exigée pour le
câble doit porter une pince ou un dispositif équivalent permettant de chargement de liquides qui n’accumulent pas de charges statiques.
le fixer facilement à une pièce métallique en contact électrique avec la 5‑6.4.5  Pour charger par le haut des liquides de classe I ou II dans un
citerne du camion. Toutes les parties de la tuyauterie de remplissage, y camion‑citerne dépourvu de système de retenue des vapeurs, les vannes
compris le tuyau descendant, doivent former un parcours conducteur de régulation finale du débit doivent être à fermeture automatique et
continu. être maintenues ouvertes manuellement, sauf si un moyen est prévu
5‑6.3.5  Il importe de protéger contre les courants vagabonds les pour couper automatiquement le débit lorsque le véhicule est plein.
installations de chargement ou de déchargement de liquides inflam- Les systèmes de coupure automatique doivent comporter un robinet de
mables et combustibles par les dômes ouverts des wagons-citernes, sectionnement placé à distance sécuritaire du pistolet de chargement
en mettant en permanence à la masse le tuyau de remplissage en le pour permettre d’interrompre le débit en cas de défaillance du système
raccordant à au moins un rail et à la rampe de chargement, si elle automatique. Pour le chargement par le haut d’un camion‑citerne
est métallique. Les pipelines multiples qui pénètrent dans la zone pourvu d’un système de retenue des vapeurs, la régulation du débit doit
doivent être mis en permanence à la masse les uns avec les autres. De être conforme aux dispositions des paragraphes 5‑6.4.7 et 5‑6.4.8.
plus, dans les zones où l’on sait qu’il existe de forts courants vaga- 5‑6.4.6  Pour le chargement par le bas d’un camion‑citerne, on
bonds, tous les pipelines pénétrant dans cette zone doivent comporter doit prévoir un moyen efficace permettant de charger une quantité
des sections isolantes qui les isolent électriquement de la tuyauterie préétablie de liquide ainsi qu’une commande automatique secondaire
des installations. d’interruption du débit pour empêcher le remplissage excessif. Les
Exception : Ces précautions ne sont pas nécessaires lorsqu’on ne dispositifs de liaison de la rampe de chargement au camion‑citerne,
manutentionne que des liquides de classe II ou III et qu’il est impro‑ nécessaires pour actionner la commande secondaire, doivent être
bable que les wagons contiennent des vapeurs de liquides de classe I fonctionnellement compatibles. Le tuyau ou la conduite de chargement
provenant de cargaisons précédentes. du liquide doit être relié à la tuyauterie du véhicule au moyen d’un
raccord rapide étanche.
30–52 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

5‑6.4.7  Pour charger par le bas un camion‑citerne équipé d’un sys- 5‑7.4  Les quais où l’on doit procéder au chargement ou au déchar-
tème de retenue des vapeurs sans utiliser ce système, on doit mettre la gement en vrac de navires-citernes doivent se trouver à au moins
citerne à l’air libre à une hauteur au moins égale à celle de son sommet 100 pi (30 m) de tout pont enjambant une voie d’eau navigable, ou
afin d’éviter la mise sous pression de la citerne. Les raccordements du d’une entrée ou de la superstructure de tout tunnel routier ou ferro-
système de retenue des vapeurs des installations doivent être conçus viaire passant sous une voie d’eau. L’extrémité de la tuyauterie fixe de
pour empêcher tout échappement de vapeur dans l’atmosphère lors- chargement ou de déchargement du quai doit être à au moins 200 pi
qu’ils ne sont pas branchés à un camion‑citerne. (60 m) du pont ou de l’entrée ou de la superstructure du tunnel.
5‑6.4.8  Lorsque l’on charge une citerne par le bas, on doit diminuer 5‑7.5  L’infrastructure et le tablier du quai doivent être conçus de
le débit de chargement (jusqu’à ce que l’orifice de remplissage soit manière à résister à l’usage envisagé. Le tablier peut être constitué
submergé) ou utiliser un déflecteur ou un dispositif équivalent pour de tout matériau ayant les caractéristiques de souplesse, de résistance
prévenir les éclaboussures et limiter la turbulence. aux chocs, de durabilité, de solidité et de résistance au feu voulues.
La construction en gros bois d’oeuvre est acceptable.
5‑6.4.9  Les objets métalliques ou conducteurs comme les jauges,
les récipients d’échantillonnage et les thermomètres ne doivent pas 5‑7.6  Les réservoirs exclusivement utilisés pour contenir de l’eau
être descendus ou suspendus dans un compartiment au cours de son de lestage ou des liquides de classe II ou III peuvent être installés sur
chargement ou immédiatement après la fin du pompage, afin de per- des quais adéquatement conçus.
mettre la relaxation des charges.
5‑7.7  Les pompes de chargement capables d’induire une pression de
5‑6.5  Chargement et déchargement des wagons‑citernes. refoulement supérieure à la pression de fonctionnement sécuritaire des
tuyaux ou des bras de chargement doivent être pourvues de dérivations,
5‑6.5.1  Les liquides ne doivent être chargés que dans des wagons-
de soupapes de sûreté ou d’autres dispositifs permettant de protéger les
citernes construits en matériaux compatibles avec les caractéristiques
installations de chargement contre les surpressions. Pour s’assurer que
chimiques du liquide. Ce dernier doit également être chimiquement
les limiteurs de pression fonctionnent de manière satisfaisante à leur
compatible avec le liquide précédemment transporté, à moins que la
pression de réglage, on doit les essayer au moins une fois par an.
citerne n’ait été nettoyée.
5‑7.8  Tous les tuyaux et raccords sous pression doivent être inspec-
5‑6.5.2* Pour remplir par les dômes la citerne de wagons qui ren-
tés à des intervalles appropriés à leur usage. Après avoir déployé les
ferment des mélanges de vapeurs et d’air se situant dans la zone
tuyaux, on doit les essayer, ainsi que leurs raccords, à la pression de
d’inflammabilité, ou lorsque le liquide dont on la remplit peut former
service maximale. Tout tuyau présentant des signes de détérioration,
un tel mélange, on doit utiliser un tuyau qui descend jusqu’à moins de
de défaut d’étanchéité ou d’affaiblissement de son enveloppe ou de ses
6 po du fond de la citerne. Cette précaution n’est pas exigée pour le
raccords doit être retiré de la circulation et réparé ou mis au rebut.
chargement de liquides qui n’accumulent pas de charges statiques.
5‑7.9  La tuyauterie, les vannes et les raccords doivent se conformer
5‑6.5.3  Lorsque l’on charge une citerne par le bas, on doit diminuer
aux dispositions du chapitre 3 ainsi qu’aux exigences suivantes.
le débit de chargement (jusqu’à ce que l’orifice de remplissage soit
submergé) ou utiliser un déflecteur ou un dispositif équivalent pour a) La flexibilité de la tuyauterie doit être maintenue par un arran-
prévenir les éclaboussures et limiter la turbulence. gement de supports adéquats afin de ne pas être soumise à des
contraintes excessives lors des mouvements de la structure du
5‑6.5.4  Les objets métalliques ou conducteurs comme les jauges, quai sous l’effet des vagues, des courants, de la marée ou de
les récipients d’échantillonnage et les thermomètres ne doivent pas l’amarrage des navires.
être descendus ou suspendus dans un compartiment au cours de son b) Les joints de tuyau qui dépendent des caractéristiques de frotte-
chargement ou immédiatement après la fin du pompage, afin de per- ment de matières combustibles ou du rainurage des extrémités
mettre la relaxation des charges. des tuyaux pour assurer la continuité mécanique de la tuyauterie
5‑7  Quais. sont interdits.
5‑7.1  La présente section traite des quais définis à la section 1‑6 et c) Des joints articulés peuvent être posés entre les tuyaux rigides
qui servent principalement au transbordement en vrac de liquides. Les et souples ainsi que pour les systèmes de transbordement à joint
quais polyvalents qui servent au transbordement en vrac de liquides et articulé, à condition que la résistance mécanique du joint ne soit
de marchandises diverses doivent se conformer à la norme NFPA 307, pas affaiblie par la défaillance de la garniture, notamment en cas
Standard for the Construction and Fire Protection of Marine Termi‑ d’exposition au feu.
nals, Piers, and Wharves. d) Toute conduite de liquides de classe I ou II aboutissant sur un quai
doit comporter une vanne de sectionnement facilement accessible
5‑7.2  La présente section ne s’applique pas aux installations sui- sur le rivage, près des approches du quai et à l’extérieur de toute
vantes. cuvette de rétention. S’il y a plusieurs conduites, les vannes
a) Stations-service marines dont traite la norme NFPA 30A, Auto‑ correspondantes doivent être regroupées à un même endroit.
motive and Marine Service Station Code. e) Un moyen doit être prévu pour permettre d’accéder facilement
b) Marinas et chantiers navals dont traite la norme NFPA 303, Fire aux vannes des conduites situées sous le tablier du quai.
Protection Standard for Marinas and Boatyards.
5‑7.10  Les pipelines des quais qui acheminent des liquides de classe I
c) Quais où sont manutentionnés des gaz de pétrole liquéfiés et ou II doivent être adéquatement mis à la masse et à la terre. Si les cou-
dont traitent les normes NFPA 59A, Standard for the Production, rants vagabonds sont excessifs, on doit poser des brides ou des joints
Storage, and Handling of Liquefied Natural Gases (LNG), et isolants. Les connexions de mise à la masse et à la terre de tous les
NFPA 58, Standard for the Storage and Handling of Liquefied pipelines doivent se trouver du côté des brides isolantes faisant face au
Petroleum Gases. quai, le cas échéant, et pouvoir être facilement inspectées. Il n’est pas
5‑7.3  La manutention secondaire de cargaisons de liquides condi- nécessaire d’établir une mise à la masse entre le quai et le navire.
tionnés ainsi que les opérations de chargement/déchargement de 5‑7.11  Les raccordements ou les joints articulés des tuyaux utilisés
marchandises générales (telles que les provisions de bord) pendant le pour le transbordement des cargaisons doivent pouvoir résister aux
transbordement de liquides doivent être approuvées au préalable par
le responsable du quai et l’officier supérieur de pont en poste.
1996 NFPA Opérations 30–53

variations de tirant d’eau et de marée. De plus, les amarres doivent 5‑7.16  Dans le cas des terminaux portuaires où sont manutentionnés
être réglées de manière à empêcher les mouvements du navire de s des liquides inflammables, on utilisera la figure 5‑7.16 pour déterminer
oumettre le système de transbordement à des contraintes. Les tuyaux les dimensions des zones classées pour les besoins de l’installation
doivent être soutenus afin qu’ils ne puissent se plier ou s’abîmer par du matériel électrique.
frottement.
5‑7.17  Lorsque les compartiments de la citerne du navire risquent
5‑7.12  Le matériel doit être placé sur les quais de manière à ne pas de présenter une atmosphère inflammable, les systèmes de transbor-
entraver l’accès au matériel de lutte contre l’incendie ou aux vannes dement doivent être conçus pour limiter le débit de chargement du
de commande des pipelines. Lorsque le quai est accessible aux vé- liquide à 3 pi/sec jusqu’à ce que l’orifice d’admission du comparti-
hicules, une voie doit rester libre à partir du rivage pour le matériel ment soit suffisamment submergé pour qu’il n’y ait plus de risques
d’incendie. d’éclaboussure.
5‑7.13  Le chargement ou le déchargement ne doit pas commencer 5‑7.18  Les filtres, les pompes, les grillages et les autres dispositifs
tant que le responsable du quai et le responsable du navire-citerne susceptibles de produire de l’électricité statique en raison de la turbu-
n’ont pas convenu que le navire est bien amarré et que toutes les lence doivent être situés de manière à assurer un délai de relaxation de
connexions sont adéquates. 30 secondes avant que le liquide ne pénètre dans la citerne.
5‑7.14  Aucune activité d’ordre mécanique ne doit être exécutée sur 5‑7.19* Un système de collecte des déversements doit être installé
le quai pendant le transbordement d’une cargaison, à moins qu’elle sur le périmètre des collecteurs afin d’éviter que le liquide ne s’écoule
n’ait été spécialement autorisée après étude de la zone, des méthodes dans d’autres secteurs du quai ou ne se déverse sous le quai. Toutes
à appliquer et des mesures de précaution à prendre. les conduites de drainage partant du quai doivent être munies de joints
étanches aux vapeurs.
5‑7.15  Les sources d’inflammation doivent être contrôlées pendant
le transbordement de liquides. Aucune activité d’ordre mécanique, 5‑7.20  S’il y a lieu, le quai doit être doté d’un système permettant
notamment la circulation de véhicules, le soudage, le meulage et les d’isoler les manoeuvres de chargement et de les interrompre en cas de
autres travaux à haute température, ne doit être exécutée sur le quai bris d’un tuyau, d’un bras de chargement ou d’une vanne de collecteur.
pendant le transbordement d’une cargaison, à moins qu’elle n’ait été Ce système doit obéir à toutes les exigences suivantes.
autorisée par le responsable du quai et l’officier supérieur du navire. a) Si le système est conçu pour fermer une vanne d’un système de
Il est également interdit de fumer en tout temps sur le quai au cours chargement par gravité ou par pipeline, on doit alors veiller à
des opérations de transbordement. protéger la conduite contre toute surpression résultante.

50 pi 50 pi
25 pi 25 pi
Tablier

25 pi

Puisard ouvert dans le tablier Enceinte de manoeuvre et bras ou


pour les conduites et les tuyaux tuyaux de chargement en position
de vidange de rangement

1 pi = 0,3 m

50 pi

2 pi 25 pi

Approche Quai

Rivage

Niveau de l’eau

Division 1 Division 2 Non classé

Notes
1) La « source de vapeur » est l’enceinte de manœuvre et la position de rangement de la bride de raccordement extérieure du bras (ou du tuyau) de chargement.
2) Le poste d’amarrage des pétroliers et des barges-citernes doit être classé division 2 comme suit :
a. 25 pi (7,6 m) horizontalement, dans tous les sens, sur le côté du pontage depuis la partie de la coque où se trouvent les citernes de charge;
b. du niveau de l’eau jusqu’à 25 pi (7,6 m) au-dessus du point le plus haut des citernes de charge.
3) Il est possible que d’autres emplacements doivent être classés du fait de la présence d’autres sources de liquides inflammables au poste d’amarrage, ou encore afin de
se conformer aux diverses réglementations, notamment celle de la Garde côtière.

Figure 5‑7.16 Terminal portuaire de transbordement de liquides inflammables


30–54 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

b) Les systèmes de mise hors service d’urgence doivent pouvoir être inhérentes à l’installation. Les éléments électriquement isolés de la
être actionnés automatiquement ou manuellement. Les disposi- tuyauterie ou de l’équipement métalliques doivent être mis à la masse
tifs à commande manuelle doivent être clairement identifiés et par contact avec les autres parties du système ou individuellement mis
facilement accessibles en cas d’urgence. à la terre, afin d’empêcher toute accumulation dangereuse d’électricité
statique.
5-7.21* La protection des quais contre les incendies doit être
fonction des produits manutentionnés, des capacités d’intervention 5‑9.5  Installations électriques.
d’urgence, des dimensions, de l’emplacement et de la fréquence
5‑9.5.1  La présente section traite des aires de stockage et de mani-
d’utilisation du quai ainsi que des installations voisines.
pulation de liquides de classe I ainsi que des aires de stockage et de
5-7.21.1  Lorsqu’il y a une conduite principale d’incendie sur les manipulation de liquides de classe II ou III à une température supé-
lieux, celle-ci peut être sous eau ou sous air. Quel que soit le cas, des rieure à leur point d’éclair. (Voir le paragraphe 1‑2.)
vannes d’isolement et des raccords pompiers doivent être installés au
5‑9.5.2  Le câblage et l’appareillage électrique doivent être conçus
point de raccordement entre le quai et la terre ferme.
et installés conformément à la norme NFPA 70, National Electrical
5-7.21.2  Lorsqu’il y a une conduite principale d’incendie sur les Code, et aux exigences de la présente section. Le câblage et l’appa-
lieux, celle-ci doit être équipée de bornes d’incendie et de lances-tou- reillage électrique des zones classées doivent être conçus et installés
relles afin de pouvoir arroser de façon efficace les postes de mouillage conformément au chapitre 5 de la norme NFPA 70.
ou les collecteurs de chargement à partir de deux points différents.
5‑9.5.3* On doit utiliser le tableau 5‑9.5.3 pour déterminer les
5-7.21.3  Les pompes, les tuyaux et conduites principales d’incendie, dimensions des zones classées aux fins d’installation de l’appareillage
les systèmes d’extinction à mousse et les autres équipements de lutte électrique. Dans le calcul des dimensions de ces zones, celles-ci ne
contre l’incendie doivent être entretenus et essayés conformément à la doivent pas s’étendre au‑delà du plancher, d’un mur, du toit ou de toute
norme NFPA 25, Standard for the Inspection, Testing, and Maintenance cloison pleine ne comportant aucune ouverture de communication.
of Water-Based Fire Protection Systems.
5‑9.5.4* Lorsque les dispositions du paragraphe 5‑9.2 imposent
5-7.21.4  Lorsqu’il n’y a pas de conduite principale d’incendie sur l’installation d’un appareillage électrique adéquat aux emplacements
les lieux, il doit alors y avoir au moins deux extincteurs portatifs de de classe I, division 1 ou division 2, on peut utiliser l’appareillage
150 lb (68 kg) à poudre sèche dans un rayon de 50 pi (15 m) des électrique courant, y compris l’appareillage de commutation, si on
pompes ou des collecteurs. Ceux-ci doivent en outre être facilement l’installe dans une pièce ou une enceinte maintenue en pression positive
accessibles le long des voies d’accès d’urgence. par rapport à la zone classée. L’air d’appoint de ventilation ne doit pas
être contaminé.
5-8  Réservé.
5‑10  Systèmes de récupération et de traitement des vapeurs.
5‑9 Contrôle des sources d’inflammation.
5‑10.1  Portée.
5‑9.1  Il importe de prendre les précautions nécessaires pour éviter de
mettre le feu aux vapeurs inflammables. Les sources d’inflammation 5‑10.1.1  La présente section traite des systèmes de récupération et
comprennent notamment : de traitement des vapeurs dans lesquels :
a) les flammes nues a) les vapeurs sont émises à une pression comprise entre le vide et
b) la foudre 1 psig (6,9 kPa) inclusivement ; ou
c) les surfaces chaudes b) la présence de mélanges de vapeur dans la zone d’inflammabilité
d) la chaleur radiante est possible.
e) l’usage du tabac 5‑10.1.2  Cette section ne s’applique pas :
f) le coupage et le soudage a) aux installations marines conformes aux règlements du U.S.
g) l’inflammation spontanée Department of Transportation, Code of Federal Regulations,
Titre 33, Parties 154, 155 et 156, et aux règlements de la Garde
h) la chaleur due au frottement ou les étincelles
côtière américaine, Code of Federal Regulations, Titre 46, Parties
i) l’électricité statique 30, 32, 35 et 39 ; et
j) les étincelles d’origine électrique b) aux installations des stations-service pour bateaux et véhicules
k) les courants vagabonds automobiles conformes à la norme NFPA 30A, Automotive and
l) les fours, les chaudières et les installations de chauffage Marine Service Station Code.
5‑9.2  L’usage du tabac doit être limité aux zones désignées et adé- 5‑10.2  Protection en cas de surpression ou de dépression. Les
quatement identifiées. réservoirs et l’équipement doivent comporter un évent indépendant
en cas de surpression ou de dépression imputables à une défaillance
5‑9.3* Le soudage, le coupage et les autres activités génératrices du système de récupération ou de traitement des vapeurs.
d’étincelles sont interdits dans les zones contenant des liquides inflam-
mables tant qu’un permis d’exécuter ces travaux n’a pas été délivré Exception : Dans le cas des réservoirs, l’évent doit être conforme aux
par écrit. Ce permis doit être émis par une personne responsable qui dispositions du paragraphe 2‑3.5 ou 2‑3.6.
a inspecté les lieux pour s’assurer que les mesures de précaution adé- 5‑10.3  Emplacement des évents.
quates ont été prises et qu’elles seront appliquées jusqu’à la fin des
travaux. 5‑10.3.1  Les évents des systèmes de traitement des vapeurs doivent
être à au moins 12 pi (3,6 m) au-dessus du niveau du sol adjacent, et
5‑9.4* Électricité statique. Tout l’équipement, comme les réservoirs, leur orifice doit être placé et orienté de manière que les vapeurs in-
la machinerie et la tuyauterie, susceptible de contenir un mélange flammables se dispersent à une concentration sous la limite inférieure
inflammable doit être mis à la masse ou à la terre. La mise à la masse, d’inflammabilité avant d’atteindre des emplacements susceptibles de
la mise à la terre, ou les deux, doivent être réalisées physiquement ou contenir des sources d’inflammation.
1996 NFPA Opérations 30–55

Tableau 5‑9.5.3 Classification électrique par zone


NEC* Classe I
Emplacement Division Étendue de la zone classée
Équipement intérieur installé conformément au paragraphe 5-3.4.5 1 Zone à moins de 5 pi de tout rebord de cet équipement,
lorsque la présence de mélanges de vapeurs et d’air inflammables est   dans tous les sens.
possible en exploitation normale 2 Zone située entre 5 pi et 8 pi par rapport à tout rebord
  de cet équipement, dans tous les sens. Également, zone de 3 pi
  de hauteur par rapport au plancher ou au sol située entre 5 pi
  et 25 pi par rapport à tout rebord de cet équipement1.
Équipement extérieur, du type dont traite le paragraphe 5‑3.4.5 1 Zone à moins de 3 pi de tout rebord de cet équipement,
lorsque la présence de mélanges de vapeurs et d’air inflammables est   dans tous les sens.
possible en exploitation normale 2 Zone située entre 3 pi et 8 pi par rapport à tout rebord
  de cet équipement, dans tous les sens. Également, zone de 3 pi
  de hauteur par rapport au plancher ou au sol située entre 3 pi
  et 10 pi par rapport à tout rebord de cet équipement.
Réservoir hors sol 1 Zone endiguée où la hauteur de la digue est supérieure à
  la distance entre le réservoir et la digue sur plus de 50 %
  du pourtour du réservoir.
Enveloppe, extrémités ou toit et zone endiguée 2 À moins de 10 pi de l’enveloppe, des extrémités ou du toit
  du réservoir. Zones endiguées, jusqu’au haut de la digue.
Évent 1 À moins de 5 pi de l’orifice de l’évent, dans tous les sens.
2 Zone située entre 5 pi et 10 pi par rapport à l’orifice
  de l’évent, dans tous les sens.
Toit flottant 1 Zone au-dessus du toit et dans l’enveloppe.
Orifice de remplissage de réservoir souterrain 1 Toute fosse ou boîte ou tout espace sous le niveau du sol,
  si l’un des éléments est dans une zone classée division 1 ou 2.
2 Jusqu’à 18 po au-dessus du niveau du sol, dans un rayon
  horizontal de 10 pi par rapport à un raccord de remplissage
  débranché et dans un rayon horizontal de 5 pi par rapport à
  un raccord de remplissage branché.
Évent à évacuation vers le haut 1 À moins de 3 pi de l’orifice de l’évent, dans tous les sens.
2 Zone située entre 3 pi et 5 pi par rapport à l’orifice de l’évent,
  dans tous les sens.
Aire de remplissage de fûts et de contenants extérieure, 1 Zone à moins de 3 pi d’un évent ou d’un orifice de remplissage,
ou intérieure avec ventilation adéquate   dans tous les sens.
2 Zone située entre 3 pi et 5 pi d’un évent ou d’un orifice
  de remplissage, dans tous les sens. Également, jusqu’à 18 po de
  hauteur par rapport au plancher ou au sol dans un rayon de 10 pi
  par rapport à un évent ou à un orifice de remplissage.
Pompes,
purges, raccords de soutirage, compteurs et dispositifs semblables
À l’intérieur 2 À moins de 5 pi de tout rebord d’un de ces dispositifs,
  dans tous les sens. Également, jusqu’à 3 pi de hauteur par
  rapport au sol ou au plancher, ou à moins de 25 pi de tout rebord
  d’un de ces dispositifs.
À l’extérieur 2 À moins de 3 pi de tout rebord d’un de ces dispositifs, dans tous les
  sens. Également, jusqu’à 18 po au-dessus du niveau du sol et à
  moins de 10 pi horizontalement de tout rebord d’un de ces
  dispositifs.
Fosses
Sans ventilation mécanique 1 Superficie complète de la fosse, si l’un des éléments est dans une
  zone classée division 1 ou 2.
Avec ventilation mécanique adéquate 2 Superficie complète de la fosse, si l’un des éléments est dans une
  zone classée division 1 ou 2.
Contenant des vannes, des raccords ou de la tuyauterie hors 2 Fosse au complet.
  d’une zone classée division 1 ou 2
Fossés de drainage, séparateurs, bassins de retenue
À l’extérieur 2 Zone de 18 po au-dessus des fossés, séparateurs ou bassins.
  Également, jusqu’à 18 po au-dessus du niveau du sol et à moins
  de 15 pi horizontalement de tout rebord.
À l’intérieur Comme les fosses.
Transvasement d’un camion‑citerne et wagon‑citerne2, par le dôme ouvert 1 À moins de 3 pi du rebord du dôme, dans tous les sens.
2 Zone située entre 3 pi et 15 pi par rapport au rebord du dôme,
  dans tous les sens.
30–56 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Tableau 5‑9.5.3 Classification électrique par zone (suite)


NEC* Classe I
Emplacement Division Étendue de la zone classée
Chargement par raccordement par le bas
avec évent de mise à l’air libre 1 À moins de 3 pi de l’évent de mise à l’air libre, dans tous les sens.
2 Zone située entre 3 pi et 15 pi par rapport à l’évent de mise à l’air
  libre, dans tous les sens. Également, jusqu’à 18 po au-dessus du
  niveau du sol dans un rayon horizontal de 10 pi par rapport
  au point de raccordement de chargement.
Bureaux et toilettes Ordinaire Si ces locaux comportent une ouverture sur une zone intérieure
  classée, on doit les classer comme si le mur, le muret ou
  la cloison n’existait pas.
Chargement par un dôme fermé à évent de mise à l’air libre 1 À moins de 3 pi de l’orifice de l’évent, dans tous les sens.
2 Zone située entre 3 pi et 15 pi par rapport à l’orifice de l’évent,
  dans tous les sens. Également, à moins de 3 pi du rebord du dôme,
  dans tous les sens.
Chargement par un dôme fermé à système de retenue des vapeurs 2 À moins de 3 pi du point de raccordement des conduites de
  chargement et de vapeurs, dans tous les sens.
Chargement par le bas avec système de retenue 2 À moins de 3 pi des points de raccordement, dans tous les sens.
des vapeurs, et tout déchargement par le bas   Également, jusqu’à 18 po au-dessus du niveau du sol dans un
  rayon horizontal de 10 pi par rapport aux points de raccordement.
Garages de remisage et de réparation des camions‑citernes 1 Fosses et espaces sous le niveau du sol.
2 Zone de 18 po de hauteur par rapport au plancher ou au sol de
  l’ensemble du garage de remisage ou de réparation.
Autres garages Ordinaire Si ces locaux comportent une ouverture sur une zone extérieure
  classée, on doit les classer comme la zone au point où se trouve
  l’ouverture.
Stockage de fûts à l’extérieur Ordinaire
Stockage intérieur sans transvasement de liquides inflammables Ordinaire Si ces locaux comportent une ouverture sur une zone intérieure
  classée, on doit les classer comme si le mur, le muret ou la
  cloison n’existait pas.
Quais Voir la figure 5‑7.16.
Unités SI : 1 po = 2,5 cm ; 1 pi = 0,3 m
1
Le déversement de liquides de classe I peut occasionner un échappement de vapeurs tel que l’ensemble du bâtiment (et parfois même la zone environnante) doit
être rangé dans la classe I, division 2.
2
Pour classer les limites d’une zone, on doit tenir compte du fait que les wagons-citernes ou les camions‑citernes peuvent être placés à divers endroits. On doit
donc englober les extrémités de l’aire de chargement ou de déchargement.
*Il s’agit du National Electrical Code (code américain de l’électricité)

5‑10.3.2  L’équipement de traitement des vapeurs et les évents doi- appareillage de prévention du remplissage excessif, conformément à
vent être installés conformément au paragraphe 5‑3.2. la section 2‑10.
5‑10.4  Circuits collecteurs de vapeur. 5‑10.6.2  La prévention du remplissage excessif des camions-ci-
ternes doit être conforme aux dispositions des paragraphes 5‑6.4.5
5‑10.4.1  La tuyauterie collectrice de vapeurs doit être conçue de
à 5‑6.4.7.
manière à ne pas retenir de liquides.
5‑10.7  Sources d’inflammation.
5‑10.4.2  Les systèmes de récupération et de traitement des vapeurs
non conçus pour contenir du liquide doivent être pourvus d’un dis- 5‑10.7.1  Échappement de vapeurs. Les orifices des réservoirs
positif d’élimination de tout liquide susceptible de pénétrer ou de se et de l’équipement prévus pour la récupération des vapeurs doivent
condenser dans le circuit collecteur de vapeur. être protégés contre tout échappement de vapeurs conformément aux
dispositions des paragraphes 2‑4.6.6, 5‑6.4.6 et 5‑6.4.7.
5‑10.5* Contrôle du niveau de liquide.
5‑10.7.2* Électricité. La classification électrique des zones doit être
5‑10.5.1  Le récipient éliminateur de liquide intégré aux circuits
conforme aux dispositions du paragraphe 5‑3.6.
collecteurs de vapeur doit comporter un moyen de vérification du
niveau de liquide ainsi qu’un détecteur qui déclenche une alarme en 5‑10.7.3* Électricité statique. L’équipement de récupération et de
cas de niveau haut. traitement des vapeurs doit être protégé contre l’électricité statique
conformément au paragraphe 5‑9.4.
5‑10.5.2  Dans le cas des installations autonomes, le détecteur de
niveau haut doit déclencher l’arrêt du transvasement du liquide dans 5‑10.7.4* Inflammation spontanée. Lorsqu’il y a risque d’inflam-
le réservoir et l’arrêt des systèmes de récupération ou de traitement mation spontanée, des mesures doivent être prises soit au niveau de
des vapeurs. la conception des équipements, soit par l’instauration de directives
écrites destinées à prévenir les risques d’inflammation.
5‑10.6  Prévention du remplissage excessif.
5‑10.7.5* Échauffement par frottement ou étincelles projetées
5‑10.6.1  Les réservoirs de stockage desservis par des systèmes de
par l’équipement mécanique. L’équipement mécanique utilisé pour
traitement ou de récupération des vapeurs doivent être équipés d’un
déplacer des vapeurs se situant dans la plage d’inflammabilité doit
1996 NFPA Opérations 30–57

être conçu de façon à ne pas produire d’étincelles ni présenter d’autres b) Procédures et calendriers de tenue d’exercices d’incendie.
risques d’inflammation, tant en fonctionnement normal qu’en cas de c) Nomination et formation de personnes chargées d’accomplir
défaillance. certaines tâches spécifiques. Leurs fonctions doivent être pas-
5‑10.7.6* Propagation des flammes. En cas de risque raisonnable sées en revue au moment de leur nomination (étant donné que
d’inflammation d’un mélange de vapeurs se situant dans la plage les responsabilités ou les types d’intervention peuvent changer)
d’inflammabilité, on doit prévoir un moyen d’arrêter la propagation et chaque fois que des modifications de ces fonctions sont pré-
des flammes dans les circuits collecteurs de vapeur. Le moyen choisi vues.
doit être adapté aux conditions d’utilisation. d) Entretien du matériel de protection contre l’incendie.
5‑10.7.7  Protection contre les explosions. Les systèmes de protec- e) Procédures d’arrêt ou isolation de l’équipement visant à limiter
tion contre les explosions utilisés doivent être conformes à la norme les déversements de liquide. Cette procédure doit comprendre la
NFPA 69, Standard on Explosion Prevention Systems. nomination de responsables chargés du maintien des fonctions
critiques des installations ou de la mise hors service des procé-
5‑10.7.8  Arrêt du système en cas d’urgence. Les dispositifs d’arrêt dés.
d’urgence doivent être conçus pour se déclencher à une position sûre f) Autres mesures destinées à assurer la sécurité des occupants.
en cas d’interruption de l’alimentation (pneumatique ou électrique)
normale ou de défaillance de l’équipement. 5-11.5  La revue de la gestion des risques d’incendie menée confor-
mément au paragraphe 5‑11.2 doit être répétée chaque fois qu’il se
5‑11  Gestion des risques d’incendie. produit un changement significatif des risques d’incendie ou d’explo-
5-11.1  La présente section porte sur la méthodologie de gestion sion. Les conditions susceptibles de nécessiter un nouvel examen des
utilisée pour identifier, évaluer et contrôler les risques associés au trai- risques comprennent notamment les suivantes.
tement et à la manipulation des liquides inflammables et combustibles. a) Changement d’un constituant d’un procédé.
Ces risques comprennent notamment la préparation, la séparation et b) Changement d’une pièce d’équipement d’un procédé.
la purification des liquides, ainsi que le changement d’état, la teneur c) Changement d’un contrôle de procédé.
énergétique et la composition.
d) Changement de mode d’exploitation ou d’affectation.
5-11.2  Les opérations utilisant des liquides inflammables ou com-
bustibles doivent être passées en revue afin de veiller à ce que les 5‑12  Prévention et suppression des incendies.
risques d’incendie et d’explosion découlant d’une défaillance des 5‑12.1  Généralités.
dispositifs de confinement fassent l’objet de plans de prévention et
d’intervention. 5‑12.1.1  La présente section traite des méthodes et des systèmes de
contrôle de gestion reconnus qui sont utilisés pour éviter ou réduire au
Exception no 1 : Opérations où des liquides ne sont utilisés comme minimum les pertes dues au feu et aux explosions dans les installations
combustibles que pour consommation sur place. de traitement de liquides. D’autres facteurs connus de prévention et
Exception no 2 : Opérations où des liquides de classe II ou III sont de protection contre le feu, comme la construction, l’emplacement, la
conservés dans des réservoirs atmosphériques ou transvasés à des séparation, etc., sont traités ailleurs dans le présent chapitre.
températures inférieures à leur point d’éclair.
5‑12.2  Du fait de la diversité de taille, de conception et d’emplace-
Exception no 3 : Établissements commerciaux, opérations d’explo‑
ment des installations de traitement de liquides, il est impossible de
ration pétrolière, de forage et d’entretien de puits, et installations
présenter en détail les divers systèmes et méthodes de prévention et
habituellement inoccupées dans des endroits éloignés.
de protection contre le feu applicables à toutes ces installations. Dans
5-11.3  Le degré de prévention et de protection contre le feu doit être les cas particuliers, on doit consulter l’autorité compétente ou avoir
établi par une étude technique des opérations ainsi que l’application de recours à l’avis technique d’une personne qualifiée.
solides principes de lutte contre l’incendie et d’ingénierie de procédés.
5‑12.3  Matériel portatif de lutte contre l’incendie.
L’étude doit comprendre notamment les points suivants.
a) Analyse des dangers d’incendie et d’explosion des opérations. 5‑12.3.1* Des extincteurs portatifs répertoriés doivent être prévus
b) Analyse des matières dangereuses, des produits chimiques dan- dans les installations, en nombre, de taille et du type nécessaires pour
gereux ou des réactions dangereuses durant les opérations, et faire face aux risques d’exploitation et de stockage spéciaux.
mesures de sécurité à prendre à leur égard. 5‑12.3.2  Dans les cas déterminés selon le paragraphe 5‑11.3, on
c) Analyse des exigences de conception des installations spécifiées utilisera des colonnes montantes et des robinets armés installés
aux sections 5‑3 à 5‑7. conformément à la norme NFPA 14, Standard for the Installation
d) Analyse des exigences relatives à la manipulation, au transva- of Standpipe and Hose Systems, ou des conduites d’alimentation de
sement et à l’utilisation des liquides spécifiés aux sections 5‑3 à réseaux d’extincteurs automatiques équipées de lances à jet réglable
5‑7. installées conformément à la norme NFPA 13, Norme pour l’instal‑
lation des systèmes d’extincteurs automatiques à eau (Standard for
e) Analyse des conditions locales, comme les risques de voisinage,
the Installation of Sprinkler Systems).
d’inondation, de tremblement de terre et de tempêtes de vent.
f) Analyse des capacités des services d’intervention d’urgence 5‑12.3.3* Dans les cas déterminés selon le paragraphe 5‑11.3, on doit
locaux. disposer d’un générateur de mousse mobile.
5-11.4  Un plan d’intervention d’urgence écrit, compatible avec le 5‑12.3.4  Le matériel d’intervention automobile ou remorquable,
personnel et l’équipement disponibles, doit être établi en prévision lorsque son utilisation est jugée nécessaire, ne doit servir qu’à la lutte
des cas d’urgence - incendie ou autres. Ce plan doit comprendre les contre l’incendie.
points suivants. 5‑12.4  Matériel fixe de lutte contre l’incendie.
a) Marche à suivre en cas d’incendie : notamment donner l’alarme,
avertir le service d’incendie, évacuer le personnel, maîtriser et 5‑12.4.1  Une alimentation fiable en eau ou un autre agent adéquat de
éteindre l’incendie. lutte contre l’incendie doit être disponible à une pression et en quantité
suffisantes pour permettre de faire face aux risques d’exploitation, de
stockage ou de voisinage spéciaux.
30–58 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

5‑12.4.2* Des bouches d’incendie, avec ou sans lance-tourelle, 5‑12.7  Inspection et entretien.
doivent être prévues conformément à l’usage établi. Leur nombre et
5‑12.7.1  Tout le matériel de lutte contre l’incendie doit être adé‑
leur emplacement dépendent des risques de l’installation de traitement
quatement entretenu et doit faire l’objet d’inspections et de contrôles
de liquides.
périodiques conformes aux méthodes établies et aux directives du
5‑12.4.3* Lorsque les risques de stockage, de traitement ou de voisi‑ fabricant. Les systèmes de protection à eau doivent être inspectés,
nage déterminés selon le paragraphe 5‑11.3 le justifient, la protection essayés et entretenus conformément à la norme NFPA 25, Standard
doit être assurée par une installation fixe constituée de réseaux d’ex‑ for the Inspection, Testing, and Maintenance of Water-Based Fire
tincteurs automatiques approuvés, de systèmes d’extinction à pulvé‑ Protection Systems.
risation d’eau, d’installations de type déluge, de matériaux résistants
5‑12.7.2  L’entretien et les pratiques d’utilisation doivent permettre
au feu ou d’une combinaison de ces moyens.
de déceler les fuites et d’éviter tout déversement de liquides inflam‑
5‑12.4.4  Lorsqu’ils sont présents, les systèmes de lutte contre mables.
l’incendie doivent être conçus, installés et entretenus conformément
5‑12.7.3  Dans les zones d’exploitation, les déchets et les résidus
aux normes NFPA suivantes :
combustibles doivent être limités au minimum, stockés dans des
a) NFPA 11, Standard for Low Expansion Foam ; contenants métalliques couverts et éliminés quotidiennement.
b) NFPA 11A. Standard for Medium‑ and High‑Expansion Foam
Systems ; 5‑12.7.4  Les alentours des installations où des liquides sont
stockés, manipulés ou utilisés doivent être exempts de mauvaises
c) NFPA 12, Standard on Carbon Dioxide Extinguishing Sys‑ herbes, de résidus ou d’autres matières combustibles superflues.
tems ;
d) NFPA 12A, Standard on Halon 1301 Fire Extinguishing Sys‑ 5‑12.7.5  Les allées ménagées pour les déplacements du person‑
tems ; nel doivent rester libres afin de permettre l’évacuation ordonnée et
l’accès facile pour l’exécution des opérations manuelles de lutte
e) NFPA 16, Standard on the Installation of Deluge Foam‑Water
contre l’incendie.
Sprinkler and Foam‑Water Spray Systems ; et
f) NFPA 17, Standard for Dry Chemical Extinguishing Systems.
5‑12.5  Détection et alarme.
5‑12.5.1  Un moyen approuvé doit être prévu pour permettre d’avertir
Chapitre 6 Publications de référence
rapidement les personnes présentes dans les installations et le service
d’incendie public ou d’assistance mutuelle en cas d’incendie ou
6‑1  Les documents ou parties de document suivants cités dans le
d’urgence.
présent Code doivent être considérés comme faisant partie de ses
5‑12.5.2  Les zones et les bâtiments où un déversement de liquide exigences. Pour chacun des documents, l’édition indiquée est la plus
inflammable risque de se produire doivent être surveillés adéquatement récente au moment de la publication du Code NFPA 30.
par, notamment :
6‑1.1  Publications de la NFPA. National Fire Protection Association,
a) le personnel, pendant son travail ou dans le cadre de rondes ; 1 Batterymarch Park, P.O. Box 9101, Quincy, MA 02269‑9101.
b) des appareils de détection des déversements ou des fuites ; et NFPA 11, Standard for Low Expansion Foam, édition 1994.
c) des détecteurs de gaz en service constant placés dans les zones NFPA 11A, Standard for Medium‑ and High‑Expansion Foam Systems,
où les installations sont sans surveillance. édition 1994.
5‑12.6  Planification des opérations en cas d’urgence NFPA 12, Standard on Carbon Dioxide Extinguishing Systems, édi‑
et formation. tion 1993.
5‑12.6.1  Le personnel chargé d’utiliser et de faire fonctionner NFPA 12A, Standard on Halon 1301 Fire Extinguishing Systems,
le matériel de lutte contre l’incendie doit recevoir la formation édition 1992.
pertinente. Des cours de recyclage doivent lui être dispensés au moins NFPA 13, Norme pour l’installation des systèmes d’extincteurs
tous les ans. automatiques à eau (Standard for the Installation of Sprinkler
Systems), édition 1996.
5‑12.6.2  La planification de mesures efficaces de protection contre
le feu doit être coordonnée avec les organismes d’intervention NFPA 14, Standard for the Installation of Standpipe and Hose Systems,
d’urgence locaux. édition 1996.
NFPA 15, Standard for Water Spray Fixed Systems for Fire Protection,
5‑12.6.3  Des marches à suivre doivent être établies pour l’interrup‑ édition 1996.
tion sécuritaire de l’exploitation en cas d’urgence. Des dispositions
NFPA 16, Standard on the Installation of Deluge Foam‑Water Sprin‑
doivent être prises pour assurer périodiquement la formation ainsi que
kler and Foam‑Water Spray Systems, édition 1995.
l’inspection et l’essai des alarmes, des dispositifs d’interverrouillage
et des commandes connexes. NFPA 16A, Standard for the Installation of Closed-Head Foam-Water
Sprinkler Systems, édition 1994.
5‑12.6.4  Les consignes d’urgence, régulièrement mises à jour, NFPA 17, Standard for Dry Chemical Extinguishing Systems, édition
doivent pouvoir être facilement disponibles dans une zone d’exploi‑ 1994.
tation.
NFPA 25, Standard for the Inspection, Testing, and Maintenance of
5‑12.6.5  Lorsque les lieux sont susceptibles de demeurer longtemps Water‑Based Fire Protection Systems, édition 1995.
sans surveillance, un résumé du plan d’intervention d’urgence doit être NFPA 30A, Automotive and Marine Service Station Code, édition
affiché ou placé à un endroit stratégique et facilement accessible. 1996.
NFPA 32, Standard for Drycleaning Plants, édition 1996.
1996 NFPA Publications de référence 30–59

NFPA 33, Norme sur la pulvérisation de matières inflammables ou API 12D, Field Welded Tanks for Storage of Production Liquids,
combustibles (Standard for Spray Application Using Flammable 8e édition, 1994.
and Combustible Materials), édition 1995. API 12F, Shop Welded Tanks for Storage of Production Liquids,
NFPA 34, Standard for Dipping and Coating Processes Using Flam‑ 7e édition, 1994.
mable ou Combustible Liquids, édition 1995. API 620, Recommended Rules for the Design and Construction of
NFPA 35, Standard for the Manufacture of Organic Coatings, édition Large, Welded, Low-Pressure Storage Tanks, 5e édition, 1990.
1995. API 650, Welded Steel Tanks for Oil Storage, 8e édition, 1993.
NFPA 36, Standard for Solvent Extraction Plants, édition 1993. API 1632, Cathodic Protection of Underground Petroleum Storage
NFPA 37, Standard for the Installation and Use of Stationary Com‑ Tanks and Piping Systems, 1987.
bustion Engines and Gas Turbines, édition 1994. API 2000, Venting Atmospheric and Low‑Pressure Storage Tanks,
NFPA 45, Standard on Fire Protection for Laboratories Using Che‑ 1992.
micals, édition 1996.
6‑1.2.3  Publication de l’ASME. American Society of Mechanical
NFPA 58, Standard for the Storage and Handling of Liquefied Petro‑ Engineers, 234 East 47th Street, New York, NY 10017.
leum Gases, édition 1995.
ASME, Boiler and Pressure Vessel Code.
NFPA 59A, Standard for the Production, Storage, and Handling of
Liquefied Natural Gas (LNG), édition 1996. 6‑1.2.4  Publications de l’ASTM. American Society for Testing et
NFPA 69, Standard on Explosion Prevention Systems, édition 1992. Materials, 1916 Race Street, Philadelphia, PA 19103.
NFPA 70, National Electrical Code, édition 1996. ASTM A 395, Ferritic Ductile Iron Pressure‑Retaining Castings for
Use at Elevated Temperatures, 1988.
NFPA 80, Standard for Fire Doors and Fire Windows, édition 1995.
ASTM D 5, Test for Penetration for Bituminous Materials, 1994.
NFPA 90A, Standard for the Installation of Air Conditioning and
Ventilating Systems, édition 1996. ASTM D 56, Standard Method of Test for Flash Point by the Tag
Closed Cup Tester, 1993.
NFPA 91, Standard for Exhaust Systems for Air Conveying of Mate‑
rials, édition 1995. ASTM D 86, Standard Method of Test for Distillation of Petroleum
Products, 1995.
NFPA 99, Standard for Health Care Facilities, édition 1996.
ASTM D 92, Standard Test Method for Flash and Fire Points by
NFPA 101, Life Safety Code, édition 1994. Cleveland Open Cup, 1990.
NFPA 231, Standard for General Storage, édition 1995. ASTM D 93, Standard Test Methods for Flash Point by the Pensky-
NFPA 231C, Standard for Rack Storage of Materials, édition 1995. Martens Closed Tester, 1994.
NFPA 251, Standard Methods of Tests of Fire Endurance of Building ASTM D 323, Standard Method of Test for Vapor Pressure of Petro‑
Construction and Materials, édition 1995. leum Products (Reid Method), 1989.
NFPA 303, Fire Protection Standard for Marinas and Boatyards, ASTM D 3278, Standard Method of Tests for Flash Point of Liquids
édition 1995. by Setaflash Closed Tester, 1995.
NFPA 307, Standard for the Construction and Fire Protection of ASTM D 3828, Standard Test Methods for Flash Point by Small Scale
Marine Terminals, Piers, and Wharves, édition 1995. Closed Tester, 1993.
NFPA 386, Standard for Portable Shipping Tanks for Flammable and ASTM D 4021, Standard Specification for Glass-Fiber Reinforced
Combustible Liquids, édition 1990. Polyester Underground Petroleum Storage Tanks, 1992.
NFPA 395, Standard for the Storage of Flammable and Combustible ASTM F 852, Standard for Portable Gasoline Containers for Consu‑
Liquids at Farms and Isolated Sites, édition 1993. mer Use, 1986.
NFPA 505, Fire Safety Standard for Powered Industrial Trucks Inclu‑ ASTM F 976, Standard for Portable Kerosene Containers for Consu‑
ding Type Designations, Areas of Use, Maintenance, and Operation, mer Use, 1986.
édition 1996.
6‑1.2.5  Publication de l’ATA. American Trucking Association-
NFPA 704, Standard System for the Identification of the Fire Hazards
Traffic Department, 2200 Mill Road, Alexandria, VA 22314.
of Materials, édition 1996.
National Motor Freight Classification.
6‑1.2  Autres publications.
6-1.2.6  Publications de la NACE. National Association of Corro‑
6‑1.2.1  Publications de l’ANSI. American National Standards sion Engineers, P.O. Box 218340, Houston, TX 77218.
Institute, Inc., 11 West 42nd Street, New York, NY 10036. NACE RP-01 (rév. 1983), Pratique recommandée, Control of Ex‑
ANSI B31, American National Standard Code for Pressure Piping, ternal Corrosion of Underground or Submerged Metallic Piping
1991. Systems, 1969.
ANSI B31.3, Petroleum Refinery Piping, 1993. NACE RP-02, Pratique recommandée, Control of External Corrosion
ANSI B31.4, Liquid Petroleum Transportation Piping Systems, on Metallic Buried, Partially Buried, or Submerged Liquid Storage
1992. Systems, 1985.
ANSI/UL 1313, Nonmetallic Safety Cans for Petroleum Products, 6‑1.2.7  Publication du NRFC. National Railroad Freight Commit‑
1993. tee, 222 South Riverside Plaza, Chicago, IL 60606‑5945.
6‑1.2.2  Publications de l’API. American Petroleum Institute, Uniform Freight Classification.
1220 L Street, N.W., Washington, DC 20005.
6‑1.2.8  Publication du STI. Steel Tank Institute, 570 Oakwood
API 12B, Bolted Tanks for Storage of Production Liquids, 12e édition, Road, Lake Zurich, IL 60047.
1995. sti-P3, Specification and Manual for External Corrosion Protection of
Underground Steel Storage Tanks, 1996.
30–60 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

6‑1.2.9  Publications des UL. Underwriters Laboratories Inc., A-1-1.3 a)  On trouvera les exigences relatives au transport des
333 Pfingsten Road, Northbrook, IL 60062. liquides inflammables et combustibles dans la norme NFPA 385,
UL 58, Standard for Steel Underground Tanks for Flammable and Standard for Tank Vehicles for Flammable and Combustible Liquids,
Combustible Liquids, 1986. et dans le Code of Federal Regulations (Titre 49, Parties 100 à 199).
UL 80, Standard for Steel Inside Tanks for Oil Burner Fuel, 1980. A-1-1.3 b)  Voir la norme NFPA 31, Standard for the Installation of
UL 142, Standard for Steel Aboveground Tanks for Flammable and Oil-Burning Equipment.
Combustible Liquids, 1993. A-1-2  Les exigences relatives au stockage et à l’emploi sécuritaires
UL 971, Standard for Nonmetallic Underground Piping for Flammable des divers liquides inflammables et combustibles d’usage courant
Liquids, 1992. dépendent essentiellement de leurs caractéristiques et tout particuliè-
UL 1316, Standard for Glass-Fiber Reinforced Plastic Underground rement de leur point d’éclair, sur lequel repose la classification des
Storage Tanks for Petroleum Products, Alcohols, and Alcohol-Ga- liquides définie à la section 1‑7. Il est à noter que la classification d’un
soline Mixtures, 1994. liquide peut être modifiée si celui‑ci est contaminé. Par exemple, le
UL 1746, Standard for External Corrosion Protection Systems for fait de mettre un liquide de classe II dans un réservoir ayant contenu
Steel Underground Storage Tanks, Part I, 1993. un liquide de classe I peut en modifier le point d’éclair au point que
UL 2085, Standard for Insulated Aboveground Tanks for Flammable l’on doive le considérer comme un liquide de classe I. De même, le fait
Liquids, 1995. d’exposer un liquide de classe II aux vapeurs d’un liquide de classe I
circulant dans une conduite d’interconnexion aurait des conséquences
6-1.2.10  Publication des ULC. Underwriters Laboratories of similaires (voir les paragraphes 2‑3.7.4 et 2‑4.5.6). En pareil cas, il
Canada, 7 Crouse Road, Scarborough, Ontario, Canada. importe de veiller à respecter les exigences de la classification actuelle.
ULC-S603.1 M, Standard for Galvanic Corrosion Protection Systems Pour plus d’information sur le point d’éclair et les données relatives
for Steel Underground Tanks for Flammable and Combustible aux risques d’incendie, consulter les publications NFPA 49, Hazardous
Liquids. Chemical Data, et NFPA 325, Guide to Fire Hazard Properties of
Flammable Liquids, Gases and Volatile Solids.
6-1.2.11  Publication de l’ONU. United Nations, Headquarters,
New York, NY 10017. La volatilité d’un liquide augmente lorsqu’il est chauffé. Des
mesures supplémentaires de protection contre l’incendie pourraient
Recommendations on the Transport of Dangerous Goods, 9e édition s’avérer nécessaires lorsque des liquides de classe II ou III sont exposés
révisée, 1995. à des conditions de stockage, d’utilisation ou de traitement où ils sont
6‑1.2.12  Publication du gouvernement américain. U.S. Govern- chauffés naturellement ou artificiellement jusqu’à leur point d’éclair
ment Printing Office, Washington, DC 20402. ou au-delà. Ces mesures portent notamment sur la ventilation, l’expo-
Code of Federal Regulations, Title 49, Transportation. sition aux sources d’inflammation, l’endiguement et la classification
électrique de la zone.
D’autres mesures de protection contre l’incendie peuvent également
être nécessaires pour le stockage et l’emploi sécuritaires de liquides
aux caractéristiques de combustion inhabituelles, susceptibles d’in-
flammation spontanée lorsqu’ils sont exposés à l’air, hautement réactifs
avec d’autres substances, sujets à une décomposition explosive, ou
Annexe A Notes explicatives ayant d’autres propriétés particulières qui imposent des mesures de
protection plus strictes que celles spécifiées pour un liquide normal
La présente annexe, qui n’énonce aucune des exigences du présent ayant un point d’éclair comparable.
document de la NFPA, ne figure qu’à titre d’information. A‑1‑6  Approuvé. La National Fire Protection Association n’ap-
A-1-1.2 a)  Dans le cas des liquides qui sont solides à 100 °F prouve, n’inspecte ni ne certifie aucune installation ni aucun procédé,
(37,8 °C) ou plus, mais qui sont manutentionnés, utilisés ou entreposés appareil ou matériau. De plus, elle n’approuve ni n’évalue aucun
à des températures supérieures à leur point d’éclair, on doit veiller à se laboratoire d’essai. Pour déterminer l’acceptabilité des installations,
conformer aux sections pertinentes du Code. des procédés, des appareils ou des matériaux, l’autorité compétente
peut baser cette acceptation sur la conformité aux normes de la NFPA
A-1-1.2 c)  Certains mélanges de liquides inflammables ou com- ou à d’autres normes applicables. En l’absence de telles normes, ladite
bustibles et d’hydrocarbures halogénés ne présentent pas de point autorité peut exiger la preuve que l’installation, le procédé ou l’uti-
d’éclair ou ont un point d’éclair élevé lorsqu’ils sont soumis à des lisation est adéquat. L’autorité compétente peut aussi se référer aux
essais standard en vase clos. Toutefois, si l’hydrocarbure halogéné répertoires et aux méthodes de certification d’un organisme chargé de
est le constituant le plus volatil, une évaporation préférentielle de l’évaluation des produits qui est en mesure de déterminer la conformité
celui-ci peut produire un liquide présentant un point d’éclair ou ayant des produits répertoriés aux normes de fabrication en vigueur.
un point d’éclair inférieur à celui du mélange initial. Afin d’évaluer
les risques d’incendie de ces mélanges, des essais de détermination A‑1‑6  Réservoir atmosphérique. Les anciens réservoirs à toit
du point d’éclair doivent être effectués à la suite d’une évaporation plat étaient conçus pour un usage à une pression comprise entre la
fractionnelle de 10, 20, 40, 60 ou même 90 pour cent de l’échantillon pression atmosphérique et 0,5 psig (760 et 786 mm Hg) mesurée
initial, ou encore d’autres fractions représentatives des conditions dans la partie supérieure du réservoir. Cette limite avait été fixée afin
d’utilisation. Dans le cas des systèmes constitués notamment de d’éviter qu’une contrainte permanente ne soit exercée sur les plaques
réservoirs de traitement à l’air libre, ou encore en cas de risque de du toit des réservoirs.
déversement à l’extérieur, la méthode d’essai en vase ouvert serait A‑1‑6  Autorité compétente. Dans les documents de la NFPA, l’ex-
davantage appropriée pour évaluer le risque d’incendie. pression « autorité compétente » est utilisée au sens large puisque les
A-1-1.2 d)  Voir la norme NFPA 30B, Code for the Manufacture and autorités compétentes et les organismes d’approbation n’ont pas tous
Storage of Aerosol Products.
1996 NFPA Annexe A 30–61

les mêmes responsabilités. Là où la sécurité publique est d’importance Cup), peuvent être utiles pour identifier de telles solutions. Les mé-
primordiale, l’autorité compétente peut être un organisme fédéral, langes liquides qui ne peuvent soutenir une combustion pendant une
d’État, local ou régional, ou encore une personne responsable telle période déterminée à une température précise sont jugés incombusti-
qu’un chef de service d’incendie, un commissaire des incendies, un bles. Les essais effectués fournissent des renseignements permettant
directeur de service de prévention‑incendie, un ministère du Travail ou de déterminer les moyens d’entreposage et de manipulation appropriés
de la Santé, un responsable de bâtiment, un inspecteur en électricité ou de ces mélanges. Dans les espaces clos, ceux-ci peuvent toutefois
toute autre personne physique ou morale ayant statut d’autorité. Aux favoriser la création d’un mélange air-vapeur inflammable, selon la
fins d’assurances, le service d’inspection, le service de tarification ou quantité de liquide inflammable présente dans le mélange ainsi que
tout autre représentant d’une compagnie d’assurances peut être l’auto- l’ampleur du déversement.
rité compétente. Dans nombre de cas, le propriétaire ou son délégué Le « point d’inflammation » d’un liquide, qui est apparenté au point
assume le rôle de l’autorité compétente. Dans le cas des installations d’éclair, est la température à laquelle l’inflammation de vapeurs produit
gouvernementales, le chef ou le directeur du service peut être reconnu une combustion continue. Comme le sous-entend l’expression « point
comme autorité compétente. d’éclair », les vapeurs produites à cette température s’enflamment
A‑1‑6  Débordement par bouillonnement. Un débordement par en un éclair mais ne continuent pas nécessairement de se consumer.
bouillonnement (boil-over) est un phénomène totalement différent La différence entre le point d’éclair et le point d’inflammation a une
d’un débordement par émulsion (slop-over) ou d’un débordement par certaine importance lorsque l’on effectue des essais de calcul du
moussage (froth-over). Le débordement par émulsion s’accompagne point d’éclair. [Voir au paragraphe 4-1.1.2 les références à la norme
d’un léger moussage qui se produit lorsque de l’eau est projetée sur de ASTM D 92, au point de feu et au Code of Federal Regulations,
l’huile brûlante. Pour sa part, le débordement par moussage n’est pas Titre 49 (U.S. Department of Transportation Hazardous Materials
lié au feu ; il se produit lorsque de l’eau se trouve dans un réservoir Regulations), Method of Testing for Sustained Combustibility.] C’est
contenant de l’huile chaude et visqueuse ou y pénètre. Lorsque l’huile toutefois le point d’éclair en vase clos qui sert à la classification des
entre en contact avec l’eau, cette dernière se vaporise soudainement liquides et à la caractérisation des risques associés.
et fait déborder une partie du contenu du réservoir. Pour plus d’information à ce sujet, on consultera la norme
ASTM E 502, Standard Test Method for Selection and Use of ASTM
A‑1‑6  Répertorié. Les moyens d’identifier les appareils réperto- Standards for the Determination of Flash Point of Chemicals by
riés peuvent varier selon les organismes chargés de l’évaluation des Closed Cup Methods, ainsi que l’ASTM Manual on Flash Point
produits, étant donné que certains d’entre eux ne considèrent pas les Standards and Their Use.
appareils comme étant répertoriés à moins qu’ils ne soient également
certifiés. L’autorité compétente devrait utiliser le système employé par A-1-7.2  Tension de vapeur. La tension de vapeur est une mesure
l’organisme concerné afin d’identifier un produit répertorié. de la pression exercée par un liquide sur l’atmosphère à sa surface.
Tout comme l’atmosphère exerce une pression à la surface du liquide,
A‑1‑6  Entrepôts. Les opérations d’entreposage dont il est question celui-ci exerce une poussée sur l’atmosphère. La tension de vapeur,
dans ces définitions se déroulent dans des lieux où le public n’est qui est habituellement inférieure à la pression atmosphérique, est
pas admis et englobent les activités de distribution et d’entreposage une mesure de la tendance d’un liquide à s’évaporer, c’est-à-dire à
général et industriel. passer de l’état liquide à l’état gazeux. On parle également de vola-
A-1-7.2  Point d’ébullition. Au point d’ébullition, la pression tilité, d’où l’emploi du terme « volatil » pour décrire un liquide qui
atmosphérique environnante ne peut maintenir le liquide à l’état s’évapore très facilement. Plus la tension de vapeur est grande, plus
liquide et celui-ci se met à bouillir. Un point d’ébullition peu élevé est le taux d’évaporation est élevé et plus le point d’ébullition est bas. En
indicatif d’une tension de vapeur et d’un taux d’évaporation élevés. d’autres termes, une plus grande quantité de vapeurs augmente le risque
d’incendie.
A-1-7.2  Point d’éclair. Le point d’éclair est une mesure directe
de la volatilité d’un liquide et de sa tendance à se vaporiser. Plus le A-1-7.3  La classification des liquides se fonde sur les points d’éclair
point d’éclair est bas, plus sa volatilité est grande et plus les risques corrigés au niveau de la mer, conformément aux méthodes d’essai
d’incendie sont élevés. Le point d’éclair peut être calculé au moyen pertinentes de l’ASTM. En haute altitude, le point d’éclair d’un
des méthodes et des appareils présentés au paragraphe 1-7.4. liquide peut être considérablement plus bas que celui observé au
Un liquide dont le point d’éclair est égal ou inférieur à la température niveau de la mer ou corrigé à la pression atmosphérique du niveau de
ambiante s’enflamme facilement et brûle rapidement. Dès le moment la mer. Le cas échéant, on doit donc tenir compte de cette différence
où il s’enflamme, les flammes se propagent rapidement à sa surface, afin d’évaluer adéquatement le risque.
étant donné que le feu n’a pas à dépenser d’énergie pour chauffer le Le tableau A-1-7.3 présente une comparaison des définitions et de
liquide afin de produire davantage de vapeurs. L’essence est un exem- la classification des liquides inflammables et combustibles selon la
ple bien connu de ce genre de liquide. Par contre, un liquide dont le section 1‑7 du Code, par rapport aux définitions et aux classifications
point d’éclair est supérieur à la température ambiante présente moins d’autres organismes de réglementation.
de risques parce qu’il doit être chauffé pour produire suffisamment NOTA : La réglementation sur les matières dangereuses (Hazardous
de vapeurs pour devenir inflammable ; de plus, il s’enflamme moins Materials Regulations) du U.S. Department of Transportation (DOT),
facilement et a un potentiel moindre de production et de propagation que l’on trouve dans le Code of Federal Regulations, Titre 49, Parties
de vapeurs. Le mazout domestique (aussi appelé mazout léger no 2) 173.120(b)(2) et 173.150(f), prévoit une exception pour les liquides
est un bon exemple de ce type de liquide. Il doit être atomisé sous inflammables dont le point d’éclair se situe entre 100 °F (37,8 °C) et
forme de fin brouillard pour pouvoir s’enflammer facilement. 141 °F (60,5 °C) et qui ne correspondent pas à la définition d’aucune
Certains liquides en solution aqueuse présentent un point d’éclair autre classe de risque du DOT ; ceux-ci peuvent en effet être reclassés
lorsqu’on les soumet à un essai standard en vase clos, mais ne brûlent comme liquides combustibles [c.-à-d. dont le point d’éclair est supé-
pas et pourraient même éteindre un feu. Les normes ASTM D 4207, rieur à 141 °F (60,5 °C)] en vue de leur transport par route ou par rail
Standard Test Method for Sustained Burning of Low Viscosity Liquid sur le territoire des États-Unis.
Mixtures by the Wick Test, et ASTM D 4206, Standard Test Method for
Sustained Burning of Liquid Mixtures by the Setaflash Tester (Open
30–62 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

A-2-3.1  Voir le document PEI RP200, Recommended Practices A-2-4.3 b)  Voir les normes UL 1316, Standard for Glass-Fiber-Rein-
for Installation of Aboveground Storage Systems for Motor Vehicle forced Plastic Underground Storage Tanks for Petroleum Products,
Fueling, pour plus d’information à ce sujet. Alcohols, and Alcohol-Gasoline Mixture, et UL 1746, Standard for
External Corrosion Protection Systems for Steel Underground Storage
A-2-3.4.3 b)  La cuvette de rétention d’un ensemble de réservoirs hors
Tanks, des Underwriters Laboratories.
sol doit normalement avoir une capacité égale au contenu du plus gros
réservoir. Certains types de cuvette sont également construits avec un A-2-4.3.1  Pour plus d’information, voir la publication API 1615,
franc-bord (offrant une capacité additionnelle) qui permet de recueillir Installation of Underground Petroleum Storage Systems.
les précipitations et l’eau de lutte contre l’incendie. La capacité du
A-2-4.4.3 b)  Une formation spéciale peut être requise.
franc-bord est normalement régie par les conditions locales.
A-2-4.5.1   Voir aussi le paragraphe 2-1.1 du code NFPA 30A, Auto-
A-2-3.5.7  Voir la norme NFPA 69, Standard on Explosion Preven-
motive and Marine Service Station Code.
tion Systems.
A‑2‑5  La section 2‑5 donne une latitude considérable pour se
A‑2-3.6.7   Exception no 1. L’alcool éthylique (éthanol) a une cha-
conformer aux critères de rendement énoncés au début de chaque
leur de combustion de 11 548 Btu/lb (26,8 millijoules par kg) et un
sous-section, sans toutefois faire de concessions en matière de sécu-
taux de combustion de 0,000626 lb/pi2/s (0,015 kg/m2/s). Le taux de
rité-incendie mais en laissant place à l’initiative dans l’application
combustion a été calculé en étudiant le comportement de feux allumés
des principes de sécurité-incendie. La première phrase de chaque
dans des bacs de 0,7 à 16,5 pi (0,2 m à 5,0 m) de diamètre. Ces feux
sous-section énonce des critères de rendement à appliquer pour se
ont brûlé à un rythme constant, à l’abri du vent. Le rapport entre la
conformer aux dispositions de la sous-section. Pour expliquer le but
hauteur du bord du bac (franc-bord) et le diamètre du bac était d’en-
de chaque critère de rendement, les paragraphes subséquents proposent
viron 0,06. Pour plus d’information sur ces essais, consulter le rapport
une méthode permettant de se conformer au but visé par les exigences
CR‑5727.1 intitulé « Fire Tests of Distilled Spirit Storage Tanks »,
de rendement. D’autres combinaisons d’exigences permettent aussi
présenté à l’Association canadienne des distillateurs.
de respecter les critères de rendement, à condition qu’elles soient
A‑2‑3.9.1  Pour plus d’information, voir les publications API 2015, acceptables pour l’autorité compétente.
Cleaning Petroleum Storage Tanks, API 2015A, A Guide for Control-
A-2-5.1.2 b)  Voir la publication NFPA 68, Guide for Venting of
ling the Lead Hazard Associated with Tank Entry and Cleaning, et API
Deflagrations, pour plus d’information sur les évents d’explosion.
2015B, Cleaning Open Top and Covered Floating Roof Tanks.
A-2-5.2.2  Voir la norme NFPA 220, Standard on Types of Building
A‑2‑4.2.1  Pour plus d’information, voir le document PEI RP100‑90,
Construction.
Recommended Practices for Installation of Underground Liquid
Storage System. A-2-5.2.4  Voir la publication NFPA 68, Guide for Venting of Defla-
grations, pour plus d’information sur les évents d’explosion.

Tableau A-1-7.3 Classification comparative des liquides


Point d’éclair établi Définition Classification Point d’éclair établi
  Organisme Classification par l’organisme de la NFPA de la NFPA par la NFPA
ANSI/CMA Inflammable < 141 °F < 60,5 °C Inflammable Classe I < 100 °F < 37,8 °C
  Z129.1-1994 Combustible Classe II ≥ 100 °F à < 140 °F ≥ 37,8 °C à < 60 °C
Classe IIIA ≥ 140 °F à < 200 °F ≥ 60 °C à < 93 °C
Combustible ≥ 141 °F à < 200 °F ≥ 60,5 °C à < 93 °C Combustible Classe IIIA 140 °F à < 200 °F ≥ 60 °C à < 93 °C
US DOT Inflammable < 141 °F < 60,5 °C Inflammable Classe I < 100 °F (37,8 °C)
Combustible Classe II ≥ 100 °F à < 140 °F ≥ 37,8 °C à < 60 °C
Classe IIIA ≥ 140 °F à < 200 °F ≥ 60 °C à < 93 °C
Combustible ≥ 141 °F à < 200 °F ≥ 60,5 °C à < 93 °C Combustible Classe IIIA ≥ 140 °F à < 200 °F ≥ 60 °C à < 93 °C
DOT HM-181 Inflammable < 100 °F (37,8 °C) Inflammable Classe I < 100 °F (37,8 °C)
  Exemption Combustible ≥ 100 °F à < 200 °F ≥ 37,8 °C à < 93 °C Combustible Classe II ≥ 100 °F à < 140 °F ≥ 37,8 °C à < 60 °C
  territoriale1 Classe IIIA ≥ 140 °F à < 200 °F ≥ 60 °C à < 93 °C
ONU Inflammable < 141 °F < 60,5 °C Inflammable Classe I < 100 °F (37,8 °C)
Combustible Classe II ≥ 100 °F à < 140 °F ≥ 37,8 °C à < 60 °C
Classe IIIA ≥ 140 °F à < 200 °F ≥ 60 °C à < 93 °C
Combustible ≥ 141 °F à < 200 °F ≥ 60,5 °C à < 93 °C Combustible Classe II ≥ 100 °F à < 140 °F ≥ 37,8 °C à < 60 °C
Classe IIIA ≥ 140 °F à < 200 °F ≥ 60 °C à < 93 °C
OSHA Inflammable < 100 °F (37,8 °C) Inflammable Classe I < 100 °F (37,8 °C)
Combustible2 ≥ 100 °F ≥ 37,8 °C Combustible Classe II ≥ 100 °F à < 140 °F ≥ 37,8 °C à < 60 °C
Classe IIIA ≥ 140 °F à < 200 °F ≥ 60 °C à < 93 °C
Classe IIIB2 ≥ 200 °F (≥ 93 °C)
1
Voir la NOTE au paragraphe A-1-7.3.
2
Voir le Code of Federal Regulations, Titre 29, 1910.106, pour les exemptions relatives aux liquides de classe IIIB.
1996 NFPA Annexe A 30–63

A-2-5.2.5  Voir le code NFPA 101, Life Safety Code, pour plus A-2-6.4  Voir l’annexe N de la publication API 620, Recommended
d’information sur la conception des issues. Rules for the Design and Construction of Large, Welded, Low-Pres-
sure Storage Tanks, pour plus d’information sur les charpentes de
A-2-5.3.2  Comme l’équipement des aires de stockage fermées peut
support.
se détériorer avec le temps, on doit procéder à un échantillonnage
périodique pour s’assurer que le taux de fuite n’a pas augmenté ou A-2-7  Voir les publications NFPA 77, Recommended Practice on Sta-
que la ventilation est toujours adéquate quelle que soit l’augmentation tic Electricity, et NFPA 780, Standard for the Installation of Lightning
du taux de fuite. Protection Systems, pour plus d’information à ce sujet.
A-2-5.3.4  Voir les normes NFPA 91, Standard for Exhaust Sys- A-2-8.3  Voir les documents PEI RP200-94, Recommended Practices
tems for Air Conveying of Materials, et NFPA 90A, Standard for the for Installation of Aboveground Storage Systems for Motor Vehicle
Installation of Air Conditioning and Ventilating Systems, pour plus Fueling, et STI R931-96, Double Wall AST Installation and Testing
d’information à ce sujet. Instructions, pour connaître les exigences additionnelles concernant
les essais des réservoirs à double enceinte de confinement.
A-2-5.4.5  Voir l’annexe A de la norme NFPA 15, Standard for Water
Spray Fixed Systems for Fire Protection, pour plus d’information à ce A-2-8.7  Voir la publication NFPA 329, Recommended Practice for
sujet. Handling Underground Releases of Flammable and Combustible
Liquids, pour plus d’information sur l’essai des réservoirs souterrains,
A-2-5.7.3  Voir les publications NFPA 497A, Recommended Practice
et la publication API 653, Tank Inspection, Repair, Alteration, and
for Classification of Class I Hazardous (Classified) Locations for
Reconstruction, pour plus d’information sur l’essai des réservoirs
Electrical Installations in Chemical Process Areas, et NFPA 497M,
hors sol.
Manual for Classification of Gases, Vapors, and Dusts for Electrical
Equipment in Hazardous (Classified) Locations, pour plus d’informa- A-2-8.8  Voir la publication API 653, Tank Inspection, Repair, Alte-
tion. ration, and Reconstruction, pour plus d’information à ce sujet.
A-2-5.7.5  Voir la norme NFPA 496, Standard for Purged and Pres- A-2.11  Voir la publication NFPA 329, Recommended Practice for
surized Enclosures for Electrical Equipment, pour plus d’information Handling Underground Releases of Flammable and Combustible
sur ce type d’installation. Liquids, pour plus d’information sur les méthodes d’essai.
A-2-5.8.2.3  Voir la norme NFPA 51B, Standard for Fire Prevention A-3-5.1  La publication API 2218, Fireproofing Practices in Petro-
in Use of Cutting and Welding Processes. leum and Petrochemical Processing Plants, fournit des conseils sur
la sélection et l’installation de revêtements résistant au feu destinés
A-2-5.8.2.4  Voir la publication NFPA 77, Recommended Practice
à protéger les supports en acier susceptibles d’être exposés à des
on Static Electricity, pour plus d’information à ce sujet.
incendies de forte intensité. Elle contient aussi un exposé général sur
A-2-5.8.6.1  Voir la norme NFPA 10, Norme concernant les extinc- la détermination des besoins d’une telle protection et sur l’évaluation
teurs d’incendie portatifs (Standard for Portable Fire Extinguishers), de l’ampleur de la zone exposée.
pour plus d’information sur les divers types d’extincteurs.
A‑3‑6  Les tuyaux d’acier enterrés doivent comporter un revêtement
A-2-5.8.6.2  Voir les normes NFPA 13, Norme pour l’installation des adéquat et une protection cathodique. Les tuyaux d’acier galvanisé
systèmes d’extincteurs automatiques à eau (Standard for the Installa- sans autre protection contre la corrosion ne sont pas acceptables pour
tion of Sprinkler Systems), et NFPA 14, Standard for the Installation la tuyauterie souterraine. Les joints d’acier articulés et les raccords
of Standpipe and Hose Systems. souples en acier inoxydable doivent également être rendus résistants
à la corrosion lorsqu’ils sont en contact avec le sol. Ils doivent donc
A-2-5.8.6.3  Voir la norme NFPA 11C, Standard for Mobile Foam
comporter eux aussi un revêtement adéquat et une protection catho-
Apparatus, pour plus d’information à ce sujet.
dique lorsqu’ils sont installés entre des réservoirs et des tuyaux non
A-2-5.8.7.2  Voir la norme NFPA 24, Standard for the Installation métalliques, par exemple en plastique renforcé de fibre de verre.
of Private Fire Service Mains and Their Appurtenances, pour plus
A‑3‑10  Lorsque des colonnes montantes de chargement ou de dé-
d’information à ce sujet.
chargement de liquides de classe II ou IIIA se trouvent à proximité de
A-2-5.8.7.3  Voir les normes NFPA 13, Norme pour l’installation des colonnes montantes de chargement ou de déchargement de liquides
systèmes d’extincteurs automatiques à eau (Standard for the Installa- de classe I, on doit recourir à des moyens efficaces comme l’emploi
tion of Sprinkler Systems), NFPA 15, Standard for Water Spray Fixed de tuyaux de diamètre différent ou de dispositifs de raccordement ou
Systems for Fire Protection, et NFPA 16, Standard for the Installation de verrouillage différents, etc., afin d’éviter de transvaser par erreur
of Deluge Foam-Water Sprinkler and Foam-Water Spray Systems, pour des liquides de classe I dans un contenant ou un réservoir servant à
plus d’information à ce sujet. l’entreposage de liquides de classe II ou IIIA, ou inversement.
A-2-5.8.7.4  Voir aussi la norme NFPA 16A, Standard for the Instal- Exception no 1 : Cette disposition ne s’applique pas aux liquides
lation of Closed-Head Foam-Water Sprinkler Systems. miscibles à l’eau dont la classe est fonction de leur concentration
dans l’eau.
A-2-6.1  Voir l’annexe E de la publication API 650, Welded Steel Exception no 2 : Cette disposition ne s’applique pas si on nettoie
Tanks for Oil Storage, et l’annexe B de la publication API 620, Re- l’équipement entre les transvasements.
commended Rules for the Design and Construction of Large, Welded,
Low-Pressure Storage Tanks, pour plus d’information sur les fonda- A‑4‑3.4  Il n’a pas été démontré qu’il faille ventiler les armoires de
tions des réservoirs. stockage aux fins de protection contre l’incendie. Cette ventilation
risque de compromettre la capacité de l’armoire de protéger adéqua-
A-2-6.3  Voir les normes ASTM E 119, Standard Test Methods for tement son contenu du feu ; de plus, les armoires soumises à des essais
Fire Tests of Building Construction and Materials, et UL 1709, Stan- ne comportent généralement pas de ventilation. Par conséquent, leur
dard for Rapid Rise Fire Tests of Protection Materials for Structural ventilation n’est pas recommandée.
Steel, pour plus d’information à ce sujet.
30–64 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Toutefois, il arrive que certains organismes exigent que les armoi- est courant de la calculer en fonction du débit des extincteurs et des
res de stockage soient ventilées et que, dans certaines situations, une lances pendant un temps donné. La durée appropriée diffère selon le
ventilation soit souhaitable pour des raisons de santé et de sécurité. cas et les conséquences qu’entraînerait un dépassement du volume
Si tel est le cas, le système de ventilation doit être installé de ma- calculé. Dans l’évaluation des conséquences, on doit tenir compte
nière à ne pas nuire sensiblement à l’efficacité de l’armoire en cas des facteurs suivants.
d’incendie. Pour ce faire, on peut installer des registres coupe-feu à a) Propriétés des matières et risques qu’elles présentent dans les
commande thermique sur les orifices de ventilation, ou encore isoler aires de stockage de liquides.
suffisamment le réseau de tuyauterie pour empêcher la température b) Type et conception des systèmes de protection contre l’incendie,
intérieure de l’armoire de dépasser les limites spécifiées. Tout apport y compris leur débit prévu.
d’air dans l’armoire doit aussi respecter les mêmes conditions.
c) Topographie et surface (type de sol) du sol environnant.
Les armoires ventilées doivent l’être par le bas et doivent être
alimentées en air d’appoint par le haut. Par ailleurs, il est préférable d) Proximité des autres bâtiments importants, propriétés voisines
que la ventilation soit mécanique et à aspiration ; elle doit en outre et ressources naturelles critiques.
être conforme à la norme NFPA 91, Standard for Exhaust Systems for e) Plans d’urgence (ou solutions de rechange) et moyens dispo­nibles
Air Conveying of Materials. On doit éviter de raccorder à un même pour les mettre en œuvre.
collecteur les conduits de ventilation de plusieurs armoires de stoc- f) Disponibilité de ressources d’intervention en cas d’urgence et
kage. temps de réponse de celles‑ci.
A‑4‑4.2.5  Voir la publication NFPA 68, Guide for Venting of Defla- g) Autres codes et règlements en vigueur.
grations, pour plus d’information à ce sujet. A-4-4.2.9  Voir le Code NFPA 70, National Electrical Code, pour
A‑4‑4.2.7  La hauteur adéquate des seuils, des murets ou des rampes plus d’information sur la conception et l’installation du câblage et de
dépend de divers facteurs comme le volume maximal des déverse- l’appareillage électrique.
ments possibles, la surface de plancher et la présence ou l’absence A-4-4.2.10  Voir le Code NFPA 70, National Electrical Code, pour
d’un système de drainage. Habituellement, les murets et les seuils ont plus d’information à ce sujet.
4 po (10 cm) de haut, mais il est possible d’adapter cette hauteur à la
zone à confiner. Par exemple, une flaque d’eau de 1 pi2 (0,09 m2) de A-4-4.3.8  Voir la norme NFPA 386, Standard for Portable Shipping
superficie et de 1 po (2,5 cm) d’épaisseur contient 0,62 gal US (2,35 L). Tanks for Flammable and Combustible Liquids, pour plus d’informa-
Une fois évaluée la quantité totale de liquide à retenir, on peut calcu- tion sur la conception des réservoirs mobiles.
ler la hauteur que doivent avoir les rampes, les murets ou les seuils. A‑4‑4.4.1  Exception. Les autres solutions consistent notamment
Lorsqu’on a recours à des tranchées protégées par des grilles, chaque à augmenter la hauteur ou la surface au sol des piles ou la quan-
tranchée doit pouvoir contenir le volume maximal d’un éventuel tité totale maximale stockée, ou encore à employer des étagères à
déversement ou être raccordée à un système de drainage adéquat. plusieurs rangées ou des entrepôts de grande hauteur.
A‑4‑4.2.8  L’eau des extincteurs automatiques peut entraîner les A‑4‑5.2.4  Exception no 2. À la suite de travaux réalisés par Factory
xxliquides enflammés dans des zones encore épargnées, notamment Mutual Research Corp., on a établi que les liquides inflammables
sous d’autres piles ou d’autres étagères de stockage, et y propager en contenants de plastique stockés dans des entrepôts polyvalents
l’incendie. Il est donc important de contenir les liquides, y compris peuvent causer des incendies impossibles à maîtriser dans certaines
l’eau d’extinction, et de les évacuer en toute sécurité de la zone conditions d’entreposage. Dans le cadre d’un projet de recherche
touchée. sur le stockage de liquides inflammables en contenants mené par
Pour cela on peut utiliser un ou plusieurs des moyens suivants. Underwriters Laboratories Inc., sous les auspices de la National Fire
a) Seuils surélevés incombustibles et étanches aux liquides, murets Protection Research Foundation, on a élaboré une méthode d’essai
ou rampes de hauteur adéquate aux ouvertures sur l’extérieur. permettant de juger de l’aptitude des emballages à résister à une petite
b) Seuils surélevés intérieurs, incombustibles et étanches aux source d’inflammation ou à limiter la vitesse à laquelle le contenu
liquides, murets ou autres structures de détournement des écou- s’échappe des contenants, de manière que les extincteurs automatiques
lements. puissent éteindre le feu.
c) Planchers inclinés. La méthode de réalisation de ces essais ne fait pour le moment pas
l’unanimité à l’échelle nationale.
d) Tranchées protégées par des grilles ou siphons de sol reliés à un
système de drainage adéquat. A‑4‑6  Des préoccupations d’ordre écologique ont motivé l’adoption
e) Dalots d’évacuation vers un emplacement sécuritaire ou système de méthodes de manutention spéciales des matières, des produits
de drainage adéquat. chimiques et des déchets dangereux. En plus de poser des problèmes
d’écologie et de santé, certains d’entre eux possèdent les caractéris-
f) Autres moyens acceptables pour l’autorité compétente.
tiques des liquides inflammables et combustibles, ce qui pousse à
Les systèmes de drainage, y compris les tranchées, les drains et les s’interroger sur la manière de les stocker et de les manipuler.
dalots, doivent être suffisants pour évacuer l’eau susceptible d’être
Pour résoudre le problème, certaines entreprises ont conçu des
débitée par les extincteurs automatiques et les lances à incendie.
locaux de stockage préfabriqués, modulaires et mobiles en colla­
Sinon, les liquides enflammés peuvent se répandre dans toute l’aire
boration avec les directeurs départementaux de la construction et
de stockage et même dans les zones encore épargnées par l’incendie.
l’autorité compétente. Ces produits sont conformes aux normes et
Les systèmes de drainage doivent aussi aboutir à un endroit sécuri-
à la réglementation gouvernementales relatives à l’entreposage de
taire, de manière à ne pas exposer d’autres installations importantes,
matières dangereuses. Plusieurs municipalités ont adopté des or-
propriétés voisines ou ressources naturelles importantes. Ces endroits
donnances sur la conception, la construction et l’emplacement des
sécuritaires peuvent être des bassins de rétention, des puisards, des
locaux de stockage de matières dangereuses. Les caractéristiques de
fosses, des bassins collecteurs, des installations de traitement des eaux
conception portent notamment sur les points suivants.
usées ou d’autres emplacements spécialement conçus pour contenir
les effluents. Comme il est généralement difficile de proportionner a) Puisards de confinement des déversements secondaires.
la taille de ces emplacements à la durée maximale possible de fonc- b) Évents d’explosion.
tionnement des extincteurs automatiques et des lances à incendie, il
1996 NFPA Annexe A 30–65

Début

Utilise-t-on
L’aire sert-elle princi- Oui Le stockage Oui un local de Oui
Les exigences de la
palement se fait-il stockage de matières section 4‑6 s’appliquent.
au stockage de liquides ? à l’extérieur ? dangereuses ?

Non Non Non

Les exigences de la Les exigences de la


section 4‑5 s’appliquent. section 4‑7 s’appliquent.

Utilise-t-on
Traiter comme une Oui un local de
« pièce intérieure ». stockage de matières
dangereuses ?

Non

Au moins un Oui Y a-t-il Oui La zone est-elle Oui


des murs est-il un 3 murs extérieurs un bâtiment
mur extérieur ? ou plus ? distinct ?

Non Non Non

La zone est une


« pièce intérieure ». Les murs La zone est un « entre-
et les planchers intermé- Oui pôt de liquides ».
diaires ont-ils
une résistance au feu
La surface de de 4 heures ?
plancher ne peut
dépasser 500 pi2.
La surface de plancher
Non n’est pas limitée.

La résistance au feu La zone est un « bâti-


des cloisons, des ment attenant ».
plafonds et des plan-
chers intermédiaires La résistance au feu
doit être conforme au des cloisons, des
paragraphe 4‑4.2.1. La surface de plafonds et des plan-
La zone est une plancher n’est pas chers intermédiaires
« pièce isolée ». limitée. doit être conforme au
paragraphe 4‑4.2.1.

La quantité de liquides La résistance au feu


stockés et la hauteur des cloisons, des
de stockage doivent plafonds et des plan- Les quantités de
être conformes au chers intermédiaires liquides stockées ne
paragraphe 4‑4.2.2. doit être conforme au sont pas limitées.
paragraphe 4‑4.2.1.

La quantité de
liquides stockée et la
Les hauteurs de stockage hauteur
de liquides et la surface au d’entreposage doivent
sol des piles ne doivent pas être conformes au
dépasser celles spécifiées paragraphe 4‑4.4 ou à
au tableau 4‑4.4 ou à la la section 4‑8.
section 4‑8.

La distribution est
interdite, sous réserve
Oui La surface de des dispositions du
La distribution de plancher est-elle paragraphe 4‑4.5.2.
liquides est interdite. supérieure à
1 000 pi2 ?

Non
Installer Stocke-t-on des
Oui
des évents liquides de classe IA
d’explosion ou instables ou
conformément distribue-t-on des
au paragraphe liquides de Procède-t-on
4‑4.2.5. classe IB ? à la distribution de
Oui liquides ?
Non

Non
L’installation électrique et la
ventilation doivent être
conformes aux dispositions des
paragraphes 4‑4.2.9. à 4‑4.2.11. Appliquer toutes les autres
dispositions pertinentes de
la section 4‑4.

Schéma A‑4‑4 a) Schéma d’application du chapitre 4, Stockage en contenants et en réservoirs mobiles


30–66 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

A-4-8.2  Le stockage protégé de marchandises autorisé par les


éditions antérieures du Code peut être poursuivi, à condition que la
classe et la quantité du liquide stocké ainsi que la protection contre
l’incendie et la configuration du bâtiment demeurent inchangés.
Pièce intérieure Les tableaux A‑4‑8.2 a) et A‑4‑8.2 b) suivants, qui proviennent de
l’édition 1993 du Code, peuvent servir de référence relativement aux
aménagements d’entreposage de liquides dans les zones intérieures
antérieurement approuvées.
A-4-8.5.2  La sous-section 1‑5.3.2 de la norme NFPA 505, Fire
Safety Standard for Powered Industrial Trucks, Including Type De-
Pièces isolées Bâtiment attenant
signations, Areas of Use, Maintenance, and Operation, stipule que
dans les installations servant au stockage de liquides en contenants
scellés, ou de gaz inflammables liquéfiés ou comprimés en contenants,
on peut utiliser des chariots élévateurs de type DS, ES, GS, LPS ou
GS-LPS lorsque l’autorité compétente l’autorise. Pour leur part, les
chariots élévateurs de type DY et EE présentent des risques beaucoup
Entrepôt de liquides (atte- Entrepôt de liquides
nant) (isolé)
moins élevés d’inflammation des vapeurs inflammables (provenant par
exemple d’un déversement de liquide de classe I), et devraient être
utilisés dans les aires intérieures de stockage de liquides lorsque les
conditions le permettent.
Figure A‑4‑4 b) Exemples d’aires de stockage intérieures de liquides
– Les zones ombrées correspondent aux aires de stockage A‑4‑8.8  Le stockage sans précaution et simultané de différents
liquides inflammables présentant une toxicité ou une réactivité
élevée est une pratique susceptible d’occasionner la libération
catastrophique de substances toxiques ou une explosion. (Voir aussi
le paragraphe 1‑1.4.)
c) Exigences relatives à la ventilation, y compris la ventilation
A-5-3.2.3   L’équipement utilisé à des pressions supérieures à
mécanique lorsque des opérations de distribution sont prévues.
1 000 psig (7 000 kPa) peut nécessiter un dégagement plus grand.
d) Appareillage électrique pour emplacements dangereux, conforme
au code NFPA 70, National Electrical Code. A-5-3.3.1  Voir la norme NFPA 220, Standard on Types of Building
e) Élimination de l’électricité statique. Construction.
f) Systèmes d’extinction (à poudre chimique ou par extincteurs A-5-3.3.2  La publication API 2218, Fireproofing Practices in Pe-
automatiques). troleum and Petrochemical Processing Plants, fournit des conseils sur
g) Conception structurale lourde relative : la sélection et l’installation de revêtements résistant au feu destinés à
protéger les supports en acier nus contre les incendies de forte inten-
1. aux mesures de sécurité ;
sité. Elle contient aussi un exposé général sur la détermination des
2. aux portes verrouillables permettant le chargement par besoins d’une telle protection et sur l’évaluation de l’ampleur de la
palettes ; zone exposée.
3. à la charge due au vent, à la charge de neige et aux charges
d’entreposage ; A-5-3.3.4  Voir la publication NFPA 204M, Guide for Smoke and
Heat Venting, pour plus d’information à ce sujet.
4. aux ancrages ;
5. à la conception des plateaux et plates-formes pouvant être A-5-3.3.5  Voir le code NFPA 101, Life Safety Code, pour plus
déplacées au moyen de chariots élévateurs. d’information sur la conception des issues.
h) Murs extérieurs à degré de résistance au feu, au besoin. A-5-3.3.7  Voir la publication NFPA 68, Guide for Venting of Defla-
i) Cloisons de séparation des matières incompatibles. grations, pour plus d’information à ce sujet.
j) Limites de taille propres à restreindre les quantités entreposables A-5-3.4.2  L’équipement installé dans les aires de traitement fer-
dans des modules préassemblés ou prêts à assembler. mées peut se détériorer avec le temps ; un échantillonnage périodique
k) Planchers ne produisant pas d’étincelles. devrait être effectué afin de s’assurer que le débit de fuite n’a
I) Rayonnages, au besoin. pas augmenté ou que la ventilation est adéquate, quelle que soit
l’augmentation du débit de fuite.
m) Appareils de chauffage ou de refroidissement, selon le cas.
n) Protection contre la corrosion, au besoin. A-5-3.4.4   Voir les normes NFPA 91, Standard for Exhaust Systems
o) Sécurité du personnel (lavage des yeux ou du visage). for Air Conveying of Materials, et NFPA 90A, Standard for the
Installation of Air Conditioning and Ventilating Systems, pour plus
p) Pictogrammes de danger tirés de la norme NFPA 704, Standard d’information à ce sujet.
System for the Identification of the Fire Hazards of Materials for
Emergency Response. A-5-3.5.1  Voir l’annexe A de la norme NFPA 15, Standard for Water
Les caractéristiques sont établies en fonction des impératifs de Spray Fixed Systems for Fire Protection, pour plus d’information à ce
stockage particuliers et des besoins du propriétaire, compte tenu sujet.
de la réglementation et des ordonnances en vigueur ainsi que de la A-5-3.8  Lorsque l’atmosphère intérieure d’un équipement se situe
nécessité d’obtenir l’approbation de l’autorité compétente. généralement dans la plage d’inflammabilité, la probabilité qu’une
Plusieurs laboratoires d’essai se sont dotés de méthodes internes explosion endommage l’équipement peut être limitée par inertage ou
d’examen, d’essai et d’homologation ou d’étiquetage des locaux de par un système automatique de suppression d’explosion, ou encore
stockage de matières dangereuses proposés par les fabricants. en concevant l’équipement de manière qu’il contienne la pression de
1996 NFPA Annexe A 30–67

Tableau A‑4‑8.2 a) Stockage protégé de liquides en contenants


ou en citernes portables sur palette ou en pile pleine
Hauteur max. d’entreposage (pi) Qté max. par pile (gal) Quantité max. (gal)2
Étage Citernes Citernes Citernes
Classe d’entreposage Contenants portables Contenants portables Contenants portables
IA Rez-de-chaussée 5 – 3 000 – 12 000 –
Étages supérieurs 5 – 2 000 –   8 000 –
Sous-sol Interdit – – – – –
IB Rez-de-chaussée 6 1/2 7 5 000 20 000 15 000 40 000
Étages supérieurs 6 1/2 7 3 000 10 000 12 000 20 000
Sous-sol Interdit – – – – –
IC Rez-de-chaussée 6 1/21 7 5 000 20 000 15 000 40 000
Étages supérieurs 6 1/21 7 3 000 10 000 12 000 20 000
Sous-sol Interdit – – – – –
II Rez-de-chaussée 10 14 10 000   40 000 25 000 80 000
Étages supérieurs 10 14 10 000   40 000 25 000 80 000
Sous-sol 5 7 7 500 20 000   7 500 20 000
III Rez-de-chaussée 20 14 15 000   60 000 55 000 100 000  
Étages supérieurs 20 14 15 000   60 000 55 000 100 000  
Sous-sol 10 7 10 000   20 000 25 000 40 000
Unités SI : 1 pi = 0,3 m ; 1 gal US = 3,8 L
10 pi pour les contenants de 5 gal US ou moins.
1

2
Ne s’applique qu’aux pièces isolées et aux bâtiments attenants.

Tableau A‑4‑8.2 b) Stockage protégé en étagère de liquides en contenants


Hauteur maximale d’entreposage (pi) Quantité maximale (gal)1,2
Classe Étage d’entreposage Type d’étagère Contenants Contenants
IA Rez-de-chaussée À une rangée 25   7 500
Étages supérieurs ou 15   4 500
Sous-sol à deux rangées Interdit –
IB Rez-de-chaussée À une rangée 25 15 000
IC Étages supérieurs ou 15   9 000
Sous-sol à deux rangées Interdit –
II Rez-de-chaussée À une rangée 25 24 000
Étages supérieurs ou 25 24 000
Sous-sol à deux rangées 15   9 000
III Rez-de-chaussée À rangées multiples 40 55 000
Étages supérieurs À une rangée 20 55 000
Sous-sol ou à deux rangées 20 25 000
Unités SI : 1 pi = 0,3 m ; 1 gal US = 3,8 L
1
Quantité maximale admise en étagère dans les pièces isolées et les bâtiments attenants.
2
Quantité maximale admise par section d’étagère dans les entrepôts de liquides.

crête de l’explosion susceptible d’être modifiée par la décompression. ci‑après quatre exemples d’utilisation secondaire de liquides par
Lorsque les risques inhérents aux opérations, aux sources d’inflam- rapport à la classification de l’usage.
mation ou aux installations voisines en dénotent la nécessité, on doit a) Assemblage de véhicules automobiles. L’assemblage de véhicule
recourir à l’un ou à plusieurs des moyens ci-dessus. est une activité où l’on fait généralement usage de liquides à
Pour plus d’information sur les divers moyens de limiter les pertes la fois de façon secondaire et dans le cadre des activités prin­
imputables aux explosions, voir la publication NFPA 68, Guide for cipales. Un exemple d’utilisation dans le cadre des activités
Venting of Deflagrations, et la norme NFPA 69, Standard on Explosion principales serait l’entreposage et le mélange des peintures
Prevention Systems. servant à l’application des couches d’apprêt, de finition couleur
et de finition transparente. Pour ces opérations, les exigences de
A-5-5.1  Les opérations secondaires sont celles au cours desquelles
la section 5‑3 s’appliquent. Des exemples d’utilisation secondaire
l’emploi de liquides ne constitue qu’une activité restreinte par rap-
seraient le nettoyage des coffres, la distribution de lave-glace,
port à celle faisant l’objet de la classification de l’usage. On trouvera
le remplissage des réservoirs de liquide pour freins et les der-
30–68 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

nières retouches de peinture. Ces opérations peuvent s’effectuer Il importe de savoir qu’il ne suffit pas de relier à la masse la citerne
en continu, mais les quantités de liquide utilisées ainsi que les au tuyau de remplissage, car la majorité des explosions signalées
risques liés aux émanations de vapeurs sont considérablement se sont produites alors que l’on croyait avoir adéquatement mis la
moindres par rapport aux opérations de mélange et d’entreposage citerne à la masse. Le potentiel électrostatique responsable de la
des peintures. production d’étincelles existe à la surface du liquide à l’intérieur
b) Assemblage de matériel électronique. Parmi les exemples d’uti- de la citerne et ne peut être éliminé par une simple mise à la masse.
lisation secondaire de liquides dans ce secteur, mentionnons les Pour réduire ce risque, on peut prendre une ou plusieurs des mesures
opérations de gravure humide en salle blanche, d’application suivantes.
de photorésine, de cuisson lente, de soudure à la vague et d’es- a) Éliminer les agents producteurs d’étincelles. Les objets conduc-
suyage. teurs qui flottent à la surface du liquide augmentent le risque
c) Atelier d’entretien d’une usine chimique. L’emploi secondaire de production d’étincelle en cas de contact avec la paroi de la
de liquides est chose courante dans les ateliers d’entretien des citerne. Les jauges métalliques et autres objets qui font saillie dans
usines chimiques. Parmi les exemples de liquides utilisés, men- l’espace au-dessus de la surface du liquide peuvent provoquer un
tionnons les huiles de coupe utilisées dans les ateliers d’usinage, jaillissement d’étincelles lorsque le niveau montant du liquide
les solvants de dégraissage de classe II ainsi que les solvants à approche de la saillie. Une précaution courante consiste à exiger
peinture et les carburants de classe I et II associés aux réparations que les tuyaux de remplissage descendent le plus près possible
de véhicules automobiles et de chariots élévateurs. du fond de la citerne. On doit attendre au moins une minute
d) Nettoyage et assainissement. En vertu des dispositions de la après le chargement de la citerne pour procéder au prélèvement
U. S. Food and Drug Administration (FDA) stipulées dans le Code d’échantillons, à la mesure de la température, au jaugeage ou à
of Federal Regulations (Titre 21, « GMP for Medical Devices »), toute autre opération nécessitant l’introduction d’un objet dans
il est permis d’utiliser des liquides de classe I et II pour fins de l’espace au-dessus de la surface du liquide, afin de permettre la
nettoyage et d’assainissement. On les utilise en quantité restreinte relaxation de la charge.
pour enlever les produits de fabrication, les démoulants et divers b) Réduire les risques de production d’électricité statique par une
autres contaminants qui n’entrent pas dans la composition finale ou plusieurs des mesures suivantes.
d’un produit. Un exemple serait l’emploi de l’alcool isopropyli- 1. Éviter d’éclabousser l’intérieur de la citerne et d’orienter le jet
que vaporisé sur un chiffon de nettoyage au moyen d’un contenant vers le haut lorsque le chargement est effectué par le bas.
distributeur à pompe. Dans ce cas, le point essentiel n’est pas le 2. Lorsque le chargement est effectué par le haut, remplir la
fait que le liquide ne fait pas partie du produit final, mais qu’il citerne à débit réduit jusqu’à ce que l’extrémité du tuyau de
est utilisé en quantité restreinte et que son usage est secondaire remplissage soit immergé. Un débit de 3 pi/sec (0,914 m/sec)
au procédé de fabrication du produit. est jugé approprié par certains.
A-5-5.5 c)  Voir la norme NFPA 91, Standard for Exhaust Systems for 3. Lorsque des filtres sont utilisés, prévoir un délai de relaxation
Air Conveying of Materials, pour plus d’information sur la conception de la charge dans la tuyauterie en aval des filtres. Une période
et l’installation des systèmes de ventilation mécanique. de 30 secondes est jugée appropriée par certains.
A-5-6.3  L’expression « permutation de chargement » décrit une c) Éliminer le mélange inflammable par évacuation des gaz ou par
situation dont on doit tenir compte de façon particulière. inertage avant toute permutation de chargement.
Lorsque l’on vide un réservoir chargé de liquide de classe I, il Voir la publication NFPA 77, Recommended Practice on Static
demeure à l’intérieur un mélange de vapeurs et d’air qui se situe Electricity, et la norme NFPA 385, Standard for Tank Vehicles for
souvent dans les limites de sa plage d’inflammabilité. Lorsque le Flammable and Combustible Liquids, pour plus d’information.
réservoir est rempli de nouveau d’un liquide de classe I, toute charge A-5-6.3.1  Le recours à des systèmes fixes de protection contre
qui atteint la paroi du réservoir sera évacuée par le conducteur de l’incendie, à des digues, à des installations coupe-feu ou à une com-
masse. De plus, aucun mélange inflammable ne se retrouvera à la binaison de ces moyens peut assurer une protection adéquate contre
surface du niveau montant du liquide, étant donné que le liquide de les risques provenant des installations voisines.
classe I produit à sa surface un mélange trop riche pour être inflam-
mable. Il s’agit d’une situation que l’on observe couramment dans les A-5-6.3.2  Cette exigence vise à éviter qu’un déversement de liquide
camions-citernes qui transportent de l’essence. Si une charge statique incontrôlé ne s’étende au‑delà de l’aire de chargement ou de déchar-
suffisante pour produire une étincelle s’accumule à la surface, comme gement et ne fasse courir de risques aux équipements et aux bâtiments
cela arrive parfois, l’atmosphère qui y règne est trop riche pour s’en- voisins.
flammer et ne présente donc aucun danger. A-5-6.3.4   L’emploi de matériaux non conducteurs dans la tuyauterie
Par contre, la situation est toute autre lorsqu’il y a permutation de de remplissage doit être évité afin de ne pas provoquer de discontinuité
chargement, c’est-à-dire lorsqu’un liquide de classe II ou III est chargé électrique. De graves accidents se sont produits dans des installations
dans un camion-citerne ayant préalablement contenu un liquide de où la tuyauterie comportait des éléments non conducteurs comme des
classe I. sections de tuyau en plastique ou en caoutchouc.
Les liquides de classe II ou III ne sont pas nécessairement plus A-5-6.4.4   Voir la publication NFPA 77, Recommended Practice
susceptibles de produire de l’électricité statique que le liquide de on Static Electricity, pour plus d’information sur la protection contre
classe I que contenait précédemment la citerne, mais l’atmosphère en l’électricité statique.
contact avec la surface montante du liquide n’est pas suffisamment
riche pour quitter la plage d’inflammabilité. Si une étincelle était A-5-6.5.2  Voir la publication NFPA 77, Recommended Practice
produite à la surface du liquide ou entre la surface du liquide et un on Static Electricity, pour plus d’information sur la protection contre
objet quelconque, le mélange de vapeurs et d’air à la surface pourrait l’électricité statique.
exploser s’il se trouvait dans les limites de la plage d’inflammabi-
lité.
1996 NFPA Annexe A 30–69

A-5-7.19  Lorsqu’il est possible de le faire, le contenu du bassin de A-5-10.7.2  Les enceintes électriques que l’on doit ouvrir fréquem-
collecte devrait pouvoir se vidanger vers un endroit éloigné. ment pour procéder à l’entretien (p. ex., les boîtiers abritant les com-
mandes des systèmes de traitement des vapeurs) risquent davantage de
A-5-7.21  En raison des nombreuses variables que suppose ce
s’endommager au point de ne plus pouvoir résister à une explosion. Il
genre d’activité, il est impossible d’établir des exigences précises.
convient donc d’en vérifier plus fréquemment l’intégrité.
Cependant, le tableau A-5-7.21 fournit des conseils sur le degré de
protection contre l’incendie que l’on trouve habituellement aux quais A-5-10.7.3  Pour tout renseignement sur la protection contre l’inflam-
et aux terminaux portuaires où sont manutentionnés des liquides mation due à l’électricité statique, consulter l’édition la plus récente de
inflammables. la méthode recommandée 2003, Protection Against Ignition Arising
out of Static, Lightning, et Stray Currents, de l’American Petroleum
A-5-9.3  Voir la norme NFPA 51B, Standard for Fire Prevention in
Institute.
Use of Cutting and Welding Processes.
A-5-10.7.4  L’inflammation spontanée peut poser un problème dans
A-5-9.4  Voir la publication NFPA 77, Recommended Practice on
les endroits suivants.
Static Electricity, pour plus d’information à ce sujet.
a) Installations où des vapeurs déficientes en oxygène contenant
A-5-9.5.3  La classification du tableau 5‑9.5.3 se fonde sur la pré- des composés sulfurés ou des matières asphaltiques peuvent
misse que l’installation satisfait aux exigences applicables du présent provoquer des dépôts pyrophoriques. En présence d’air dans le
Code et à celles du code NFPA 70, National Electrical Code. Dans circuit, les matières pyrophoriques peuvent réagir et constituer
le cas contraire, l’autorité compétente a le pouvoir de déterminer un risque d’inflammation et d’incendie.
l’ampleur des installations classées. b) Installations dans lesquelles des liquides sont traités de telle
Pour plus d’information, voir les publications NFPA 497A, Recom- manière qu’un mélange de matières hypergoliques ou autrement
mended Practice for Classification of Class I Hazardous (Classified) incompatibles peut se produire. Ce mélange peut se faire dans le
Locations for Electrical Installations in Chemical Process Areas, et système de récupération des vapeurs avec des résidus de liquides
NFPA 497M, Manual for Classification of Gases, Vapors, and Dusts d’une cargaison précédente.
for Electrical Equipment in Hazardous (Classified) Locations. c) Installations dans lesquelles des hydrocarbures oxygénés sont
A-5-9.5.4  Voir la norme NFPA 496, Standard for Purged and Pres- traités dans des unités d’adsorption par charbon actif. La chaleur
surized Enclosures for Electrical Equipment, pour plus d’information d’adsorption plus élevée de ces types de vapeurs peut surchauffer
sur ces types d’installation. le lit de charbon et accroître le risque de réaction d’oxydation.
(Pour plus d’information, consulter le rapport de l’American
A-5-10.5  Si le récipient séparateur de liquide comporte une pompe Petroleum Institute publié en septembre 1990 et intitulé An Engi-
pour l’évacuation automatique du liquide, on doit envisager la pose neering Analysis of the Effects of Oxygenated Fuels on Marketing
d’une alarme et d’un dispositif d’arrêt en cas de bas niveau pour éviter Vapor Recovery Equipment.)
qu’en fonctionnant à sec, la pompe ne constitue une source potentielle
d’inflammation.

Tableau A-5-7.21 Protection typique contre l’incendie des quais et des terminaux portuaires
Extincteurs à Lances-tourelles
poudre sèche Raccord et tuyaux
Besoin Lances- international Remise pour Quantité Raccord
en eau tourelles 150 lb de jonction le matériel d’émulseur de bateau-
(Gal US/min) Gal US/min1 Dévidoirs 30 lb sur roues avec la terre d’intervention requise (gal US) pompe
Terminaux pour 500-1 000 Deux 500 Deux 1 1/4 2 NR NR 1 1002 NR
barges
Citernes
  20 000 TPL et moins 1 000-2 000 Deux 500 Deux 1 1/4 2 1 1 1 3002 2

  20 000-70 000 TPL 2 000 Deux 1 000 Quatre 1 1/43 2 24 2 1 2 000 2
  70 000 TPL et plus 2 0006 Deux 1 000 Quatre 1 1/43 3 24 2 1 2 0005 2
Îlots 2 000-4 0006 Trois 1 000 Quatre 1 1/43 4 2 3 2 3 000 2
Unités SI : 1 gal US/min = 3,8 L/min ; 1 gal US = 3,8 L ; 1 lb = 0,45 kg
NR = Non requis.
1
Chaque colonne de lance-tourelle doit comprendre au moins deux raccords de borne d’incendie de 1 1/2 po.
2
Peut être fourni par le matériel mobile sur la terre ferme.
3
Un dévidoir de chaque poste d’accostage devrait être à mousse.
4
La proximité des postes d’accostage adjacents peut diminuer le total requis.
5
*Ajouter de la mousse pour le système sous les quais (0,16 x 0,3 x 30 x superficie).
6
* Ajouter de l’eau pour le système sous les quais (0,16 x superficie).
*Systèmes sous les quais optionnels.
30–70 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

A-5-10.7.5  Pour tout renseignement sur les dispositifs d’évacuation a) Un premier segment de droite est tracé entre le point
des vapeurs qui permettent de limiter le risque d’inflammation, consul- 400 000 Btu/h, à 20 pi2 (1,858 m2) de surface exposée et le point
ter le règlement de la garde côtière du Code of Federal Regulations 4 000 000 Btu/h, à 200 pi2 (18,58 m2) de surface exposée. L’équa-
du U.S. Department of Transportation [Titre 33, Partie 154, Sections tion correspondant à cette partie de la courbe est Q = 20 000A.
154.826 b), c) et d)]. b) Un deuxième segment de droite est tracé entre les points
A-5-10.7.6  Le risque d’inflammation dans les circuits collecteurs de 4 000 000 Btu/h, à 200 pi 2 (18,58 m 2) de surface exposée
vapeurs doit être évalué spécialement dans chaque cas. et 9 950 000 Btu/h, à 1 000 pi2 (92,9 m2) de surface expo-
sée. L’équation correspondant à cette partie de la courbe est
En cas d’inflammation, la propagation des flammes dans les réseaux
Q = 199 300A0,566.
de canalisations contenant des mélanges de vapeur se situant dans
la plage d’inflammabilité débute normalement par une combustion c) Un troisième segment de droite est tracé entre les points
lente (déflagration). À mesure que les flammes progressent dans la 9 950 000 Btu/h, à 1 000 pi2 (92,9 m2) de surface exposée et
tuyauterie, elles accélèrent et, sur une courte distance, peuvent at- 14 090 000 Btu/h, à 2 800 pi2 (260,12 m2) de surface expo-
teindre une vitesse supersonique (détonation). À sa vitesse initiale, la sée. L’équation correspondant à cette partie de la courbe est
propagation des flammes peut être arrêtée par des pare-flammes, des Q = 963 400A0,338.
joints hydrauliques ou des systèmes de vannes automatiques rapides
conçus, manoeuvrés et éprouvés conformément aux exigences de la Q = 20 000A Q = 199 300A0,566 Q = 963 400A0,338
norme NFPA 69, Standard on Explosion Prevention Systems. Tant en A Q A Q A Q
cas de déflagration que de détonation, la propagation des flammes   20    400 000 200 4 000 000 1 000 10 000 000
peut aussi être arrêtée au moyen d’inhibiteurs de détonation éprouvés   30    600 000 250 4 539 000 1 200 10 593 000
conformément au règlement de la garde côtière du Code of Federal   40    800 000 300 5 032 000 1 400 11 122 000
Regulations du U.S. Department of Transportation (Titre 33, Partie   50 1 000 000 350 5 491 000 1 600 11 601 000
154, Annexe A), d’autres méthodes acceptables pour l’autorité com-   60 1 200 000 400 5 922 000 1 800 12 040 000
pétente ou de systèmes de vannes automatiques rapides éprouvés dans
  70 1 400 000 500 6 719 000 2 000 12 449 000
les conditions appropriées.
  80 1 600 000 600 7 450 000 2 400 13 188 000
A-5-12.3.1  Voir la norme NFPA 10, Norme concernant les extinc-   90 1 800 000 700 8 129 000 2 800 14 000 000
teurs d’incendie portatifs (Standard for Portable Fire Extinguishers), 100 2 000 000 800 8 768 000 et plus
pour plus d’information sur les différents types d’extincteurs. 120 2 400 000 900 9 372 000
A-5-12.3.3  Voir la norme NFPA 11C, Standard for Mobile Foam 140 2 800 000 1 000    10 000 000  
Apparatus, pour plus d’information à ce sujet. 160 3 200 000
A-5-12.4.2  Voir la norme NFPA 24, Standard for the Installation 180 3 600 000
of Private Fire Service Mains and Their Appurtenances, pour plus 200 4 000 000
d’information à ce sujet.
A-5-12.4.3 Voir les normes NFPA 13, Norme pour l’installation Dans le cas des surfaces supérieures à 2 800 pi2 (260,12 m2), on a
des systèmes d’extincteurs automatiques à eau (Standard for the conclu qu’il est improbable qu’elles soient complètement attaquées par
Installation of Sprinkler Systems), et NFPA 15, Standard for Water le feu et que la perte de résistance du métal causée par la surchauffe
Spray Fixed Systems for Fire Protection, pour plus d’information à n’entraîne une défaillance dans l’atmosphère intérieure avant que
l’évolution de la vapeur n’atteigne son point culminant. Il n’est donc
ni utile ni nécessaire d’augmenter la capacité de mise à l’air libre au-
delà de l’équivalent vapeur de 14 090 000 Btu/h (4 130 kW).
Annexe B Mise à l’air libre d’urgence des réservoirs
Dans le cas des réservoirs et des récipients conçus pour des
hors sol exposés au feu
pressions supérieures à 1 psig (6,89 kPa), on estime souhaitable de
prévoir une mise à l’air libre supplémentaire des surfaces exposées
La présente annexe, qui n’énonce aucune des exigences du présent
de plus de 2 800 pi2 (260,12 m2), car les liquides qui y sont stockés
document de la NFPA, ne figure qu’à titre d’information.
sont près de leur point d’ébullition. De ce fait, le temps nécessaire
Les exigences relatives à la mise à l’air libre d’urgence figurant au pour porter à ébullition le contenu des contenants peut ne plus être
tableau 2‑8 et les modifications énoncées au paragraphe 2‑3.6.7 sont significatif. Dans ces cas, on doit calculer la valeur de l’apport
établies en fonction des facteurs suivants. thermique à l’aide de la formule :
a) Taux de transfert de chaleur maximal probable, par unité de Q = 21 000A0,82
surface. Les débits sont calculés en supposant que le liquide stocké a les
b) Taille du réservoir et proportion de la surface totale qui peut être caractéristiques de l’hexane et que la vapeur libérée a été convertie
exposée. en air libre équivalent à 60 °F (15,6 °C) et 14,7 psia (101,3 kPa) en
c) Temps nécessaire pour porter le contenu du réservoir à ébulli- employant les facteurs appropriés dans la formule :
tion.
d) Temps nécessaire pour chauffer les parties sèches de l’enveloppe

ou du toit du réservoir à la température à laquelle le métal perd
sa résistance.
Où :
e) Effet du drainage, de l’isolation et de l’application d’eau pour
réduire l’exposition au feu et le transfert de chaleur. 70,5 = facteur de conversion des livres de gaz en pi3 d’air
Le tableau 2‑8 est établi en fonction d’une courbe composée de Q = apport thermique total par heure, en Btu
trois segments de droite tracés sur du papier log-log. Cette courbe se L = chaleur latente de vaporisation
décompose de la manière suivante. M = masse moléculaire
1996 NFPA Annexe B 30–71

2
0,8

00A
10
=2
Q

14 090 000
Absorption de chaleur (en Btu/h), Q 0,33
8 Q = 14 090 000
A
3 400
9 950 000
Q = 96
66
0,5

00A
9 93
=1
Q

4 000 000

0A
00
20
=
Q

400 000

20 200 1 000 2 800


Surface mouillée (en pieds carrés), A

Note : Pour la surface mouillée approximative des réservoirs horizontaux, voir le tableau B‑1.
Figure B‑1 Courbe de détermination des exigences de mise à l’air libre d’urgence en cas d’exposition au feu.

Tableau B‑1 Surface mouillée approximative des réservoirs horizontaux


(la surface mouillée équivaut à 75 pour cent de la surface totale)

Diamètre du réservoir (pi) Diamètre du réservoir (pi)


3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Longueur du Longueur du
réservoir (pi) Surface mouillée approximative des réservoirs à extrémités plates réservoir (pi) Surface mouillée approximative des réservoirs à extrémités plates
  3 32 38 685 791 902 1 013 1 129 1 244
  4 39 55 39 701 810 923 1 036 1 155 1 272
  5 46 65 88 40 718 828 944 1 060 1 181 1 301
  6 53 74 100 128 41 734 847 966 1 083 1 207 1 329
  7 60 84 112 142 173 42 751 866 987 1 107 1 233 1 357
  8 67 93 124 156 190 226 43 767 885 1 008 1 130 1 259 1 385
  9 74 102 136 170 206 245 286 44 904 1 029 1 154 1 284 1 414
10 81 112 147 184 223 264 308 353 45 923 1 051 1 178 1 310 1 442
11 88 121 159 198 239 283 329 377 428 46 941 1 072 1 201 1 336 1 470
12 95 131 171 213 256 301 350 400 454 509 47 960 1 093 1 225 1 362 1 498
13 102 140 183 227 272 320 371 424 480 537 48 979 1 114 1 248 1 388 1 527
14 109 150 194 241 289 339 393 447 506 565 49 998 1 135 1 272 1 414 1 555
15 116 159 206 255 305 358 414 471 532 594 50 1 157 1 295 1 440 1 583
16 123 169 218 269 322 377 435 495 558 622 51 1 178 1 319 1 466 1 612
17 130 178 230 283 338 395 456 518 584 650 52 1 199 1 342 1 492 1 640
18 137 188 242 298 355 414 477 542 610 678 53 1 220 1 366 1 518 1 668
19 197 253 312 371 433 499 565 636 707 54 1 246 1 389 1 544 1 696
20 206 265 326 388 452 520 589 662 735 55 1 263 1 413 1 570 1 725
21 216 277 340 404 471 541 612 688 763 56 1 437 1 593 1 753
22 225 289 354 421 490 562 636 714 792 57 1 460 1 622 1 781
23 235 300 368 437 508 584 659 740 820 58 1 484 1 648 1 809
24 244 312 383 454 527 605 683 765 848 59 1 507 1 674 1 839
25 324 397 470 546 626 706 791 876 60 1 531 1 700 1 866
26 336 411 487 565 647 730 817 905 61 1 726 1 894
27 347 425 503 584 668 754 843 933 62 1 752 1 923
28 359 440 520 603 690 777 869 961 63 1 778 1 951
29 371 454 536 621 711 801 895 989 64 1 803 1 979
30 383 468 553 640 732 824 921 1 018 65 1 829 2 007
31 395 482 569 659 753 848 947 1 046 66 1 855 2 036
32 496 586 678 775 871 973 1 074 67 2 064
33 510 602 697 796 895 999 1 103 68 2 092
34 524 619 715 817 918 1 025 1 131 69 2 120
35 539 635 734 838 942 1 051 1 159 70 2 149
36 553 652 753 860 966 1 077 1 187 71 2 177
37 567 668 772 881 989 1 103 1 216 72 2 205
Unités SI : 1 pi = 0,3 m ; 1 pi2 = 0,09 m2
30–72 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Tableau B-2 Valeur de L pour divers liquides inflammables


Chaleur de vaporisation
Masse (Btu/lb)
Produit chimique moléculaire au point d’ébullition
Acétaldéhyde 1 673 44,05 252
Acide acétique 1 350 60,05 174
Anhydride acétique 1 792 102,09 177
Acétone 1 708 58,08 224
Acétonitrile 2 000 41,05 312
Acrylonitrile 1 930 53,06 265
Alcool n-amylique 2 025 88,15 216
Alcool iso-amylique 1 990 88,15 212
Aniline 1 795 93,12 186
Benzène 1 493 78,11 169
Acétate de n-butyle 1 432 116,16 133
Alcool n-butylique 2 185 74,12 254
Alcool iso-butylique 2 135 74,12 248
Disulfure de carbone 1 310 76,14 150
Chlorobenzène 1 422 112,56 134
Cyclohexane 1 414 84,16 154
Cyclohexanol 1 953 100,16 195
Cyclohexanone 1 625 98,14 164
o-dichlorobenzène 1 455 147,01 120
cis-dichloréthylène 1 350 96,95 137
Diéthylamine 1 403 73,14 164
Diméthylacétamide 1 997 87,12 214
Diméthylamine 1 676 45,08 250
Diméthylformamide 2 120 73,09 248
Dioxane (éther diéthylénique) 1 665 88,10 177
Acétate d’éthyle 1 477 88,10 157
Alcool éthylique 2 500 46,07 368
Chlorure d’éthyle 1 340 64,52 167
Dichlorure d’éthylène 1 363 98,96 137
Éther diéthylique 1 310 74,12 152
Furanne 1 362 68,07 165
Furfural 1 962 96,08 200
Essence 1 370-1 470 96,00 140-150
n-heptane 1 383 100,20 138
n-hexane 1 337 86,17 144
Cyanure d’hydrogène 2 290 27,03 430
Alcool méthylique 2 680 32,04 474
Méthyléthylcétone 1 623 72,10 191
Méthacrylate de méthyle 1 432 100,14 143
n-octane 1 412 114,22 132
n-pentane 1 300 72,15 153
Acétate de n-propyle 1 468 102,13 145
Alcool n-propylique 2 295 60,09 296
Alcool isopropylique 2 225 60,09 287
Tétrahydrofuranne 1 428 72,10 168
Toluène 1 500 92,13 156
Acétate de vinyle 1 532 86,09 165
o-xylène 1 538 106,16 149
Unités SI : 1 Btu/lb = 2,3 kj / kg
NOTE : Pour tout renseignement sur d’autres produits chimiques, consulter les manuels traitant des caractéristiques des produits chimiques.
1996 NFPA Annexe C 30–73

On n’a pas tenu compte de la dilatation possible due au chauffage C‑2  Désaffectation temporaire de réservoirs souterrains
de la vapeur au‑dessus du point d’ébullition du liquide, de sa chaleur
C-2-1  Lorsqu’un réservoir souterrain est désaffecté pendant moins
spécifique ou de l’écart de densité entre la température à laquelle elle
de trois mois, le propriétaire et l’exploitant doivent se conformer aux
s’échappe et 60 °F (15,6 °C), car certaines de ces variations s’annu-
obligations suivantes.
lent.
a) Maintenir en place et en bon état les moyens de protection
Étant donné que les soupapes de mise à l’air libre des réservoirs
contre la corrosion. Les exigences à ce sujet sont énoncées
sont généralement étalonnées en pi3/h d’air en condition normale, on
dans le Code of Federal Regulations (Titre 40, Partie 280,
peut utiliser la valeur du tableau 2‑8 correspondant à la pression du
paragraphe 280.31, « Technical Standards and Requirements for
réservoir pour choisir la soupape appropriée.
Owners and Operators of Underground Storage Tanks ») de la
Le tableau B‑2 donne pour une diversité de produits chimiques U.S. Environmental Protection Agency (EPA).
les constantes à utiliser pour calculer la quantité de vapeur produite
b) Maintenir en place et en bon état les dispositifs de détection
ainsi que l’air libre équivalent pour des liquides autres que l’hexane,
de fuites conformément au Code of Federal Regulations (Titre
lorsqu’une plus grande précision est désirée. En parcourant ce tableau,
40, Partie 280, Section D) de l’EPA, ou vidanger les réservoirs
on constate que l’emploi de l’hexane dans le calcul des valeurs à l’aide
de manière qu’il ne reste pas plus de 1 po (2,5 cm) de résidus
du tableau 2‑8 donne des résultats d’une précision acceptable pour les
à l’intérieur, ou 0,3 pour cent en poids de la capacité totale du
divers liquides indiqués.
réservoir.
C-2-2  Lorsqu’un réservoir souterrain est désaffecté pendant plus
de trois mois, le propriétaire et l’exploitant doivent se conformer en
Annexe C Désaffectation temporaire, outre aux obligations suivantes.
désaffectation permanente en place a) Laisser les conduites de mise à l’air libre ouvertes et en ser-
ou enlèvement de réservoirs souterrains vice.
b) Obturer ou boucher toutes les conduites, notamment celle de
La présente annexe, qui n’énonce aucune des exigences du présent
remplissage, ainsi que l’orifice de mesure, l’orifice d’aspiration
document de la NFPA, ne figure qu’à titre d’information.
de la pompe et l’orifice de retour des vapeurs. Protéger ensuite
C‑1  Introduction les réservoirs contre toute possibilité de trafiquage.
C‑1‑1  Il importe de prendre les précautions nécessaires non seu- C-3  Lorsqu’un réservoir souterrain est désaffecté pendant plus de
lement lorsque l’on manipule et utilise des liquides inflammables douze mois, le propriétaire et l’exploitant doivent alors le désaffec-
ou combustibles, mais aussi lorsque l’on procède à la désaffectation ter en permanence conformément au Code of Federal Regulations
temporaire, à la désaffectation permanente en place ou à l’enlèvement (Titre 40, Partie 280.71-280.74) de l’EPA. Une prolongation de cette
des réservoirs qui ont contenu ces liquides. Cela est particulièrement période de douze mois peut être accordée par l’organisme responsable
vrai pour les réservoirs souterrains des stations-service, qui servent le de la réglementation. Avant qu’elle ne soit accordée toutefois, une
plus souvent au stockage de carburant automobile et, occasionnelle- évaluation des lieux doit être effectuée conformément au Code of
ment, au stockage de liquides inflammables ou combustibles comme Federal Regulations (Titre 40, Partie 280.72) de l’EPA.
les huiles usées de carter (susceptibles de contenir de l’essence). C’est
C-4  Désaffectation permanente de réservoirs souterrains en
ainsi que certains réservoirs de liquides inflammables ou combusti-
place
bles, que l’on n’avait pas adéquatement conditionnés avant de les
désaffecter temporairement ou de façon permanente, ou de les enlever, C-4-1  Le propriétaire et l’exploitant doivent avertir l’organisme
ont explosé. responsable de leur intention de désaffecter un réservoir au moins
30 jours avant le début du processus de désaffectation, à moins que
C‑1‑2  Afin d’éviter les accidents imputables à un conditionnement
cette désaffectation ne découle de l’obligation de prendre des mesures
inadéquat, il est recommandé de se conformer aux directives suivantes
correctives immédiates.
avant de procéder à la désaffectation temporaire, à la désaffectation
permanente en place ou à l’enlèvement d’un réservoir souterrain. C-4-2  Lorsqu’un réservoir est désaffecté et laissé en place ou
enlevé, le propriétaire et l’exploitant doivent vérifier la présence de
C‑1‑3  Les réservoirs souterrains réformés peuvent être neutralisés
fuites lorsque l’on soupçonne fortement que les lieux sont contaminés.
ou mis au rebut par l’un des moyens suivants.
Cette exigence peut être satisfaite par l’un des moyens de détection
a) Désaffectation temporaire. Les réservoirs ne doivent être provi- autorisés par le Code of Federal Regulations [Titre 40, Partie 280.43
soirement désaffectés que lorsque l’on prévoit les réutiliser dans e) et f)], si le moyen utilisé est en service conformément aux exigences
un délai raisonnable, les désaffecter définitivement et les laisser de la Partie 280.43 au moment de la fermeture et s’il ne signale la
en place ou les enlever. présence d’aucune fuite.
b) Désaffectation permanente en place, après installation de dispo-
sitifs de protection adéquats. C-4-3  Les lieux doivent être rendus sécuritaires par l’application
des mesures de sécurité et des méthodes de nettoyage et de fermeture
c) Enlèvement. appropriées de l’un des documents suivants :
C‑1‑4  Lorsqu’on désaffecte temporairement un réservoir ou qu’on a) API 1604, Removal and Disposal of Used Underground Petro-
le désaffecte de façon permanente en le laissant en place, on doit leum Storage Tanks; ou
consigner sa taille, son emplacement, la date de désaffectation et la b) New England Interstate Water Pollution Control Commission
méthode employée pour le rendre sécuritaire. (NEIWPCC), Tank Closure Without Tears: An Inspector’s Safety
C‑1‑5  Les diverses marches à suivre pour mettre hors service des Guide.
réservoirs souterrains sont énoncées ci-après. On ne doit utiliser ni C-4-4  La préparation des lieux en vue de la désaffectation doit
chalumeau à découper ni autre équipement producteur de flammes comprendre les points suivants.
ou d’étincelles tant que le réservoir n’a pas été complètement vidé ou
a) Ne pas fumer dans la zone des travaux.
rendu sécuritaire. On doit exécuter successivement et dans l’ordre les
diverses étapes de la méthode choisie. b) Mettre hors service tout le matériel producteur de flammes nues
ou d’étincelles non indispensable aux travaux.
30–74 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

c) Employer uniquement des outils à main pour dégager les raccords a) Lors de la purge, on se sert d’un explosimètre pour mesurer la
de réservoir et effectuer les préparatifs en vue de l’évacuation diminution de la concentration de vapeurs inflammables. L’ap-
des vapeurs. pareil est gradué de 0 à 100 pour cent de la LII et, dans le cas
d) Contrôler l’électricité statique ou assurer un chemin conducteur des réservoirs d’hydrocarbures, la plage à atteindre se situe entre
permettant d’évacuer l’électricité statique par la mise à la masse 10 et 20 pour cent.
ou à la terre du matériel et des véhicules. b) Dans le cas d’un inertage, on se sert d’un oxygénomètre pour
e) Interdire la circulation piétonnière et automobile dans l’aire des déterminer si le réservoir remplit les conditions d’inertage.
réservoirs. L’appareil est gradué de 0 à 100 pour cent d’oxygène et, pour la
f) Localiser et identifier toutes les conduites de services publics sur plupart des hydrocarbures, la plage à atteindre se situe entre
les lieux. 1 et 10 pour cent.
g) Déterminer les conditions météorologiques. Comme les vapeurs C-4-11  On doit remplir le réservoir à ras bord d’un matériau solide
sont susceptibles de s’accumuler par temps calme et très humide, inerte. On peut découper un ou plusieurs trous au sommet du réser-
il convient de vérifier la zone des travaux lorsque ces conditions voir si les ouvertures existantes ne permettent pas l’introduction du
prévalent (consulter à ce sujet le paragraphe C‑4‑10) et, s’il y a matériau d’inertage. On doit en outre obturer ou enlever la tuyauterie
lieu, d’installer une ventilation forcée complémentaire ou d’atten- souterraine avant de remblayer la fosse du réservoir.
dre une période plus venteuse et moins humide pour effectuer les C-5  Enlèvement de réservoirs souterrains
travaux. Il convient également de vérifier si le sol déblayé présente
des risques d’émanation de vapeurs. L’installation d’appareils de C-5-1  Observer l’ensemble de la procédure décrite en C-4, à l’ex-
ventilation ou le retournement périodique des déblais peuvent ception du paragraphe C‑4‑11 qui traite du remplissage du réservoir
s’avérer nécessaires afin d’éviter la formation de concentrations avec un matériau inerte et du remblayage de la fosse.
de vapeurs inflammables. C-5-2  Une fois que le réservoir a été rendu sécuritaire par purge ou
h) Veiller à ce que les consignes visant le port du casque protecteur inertage, obturer tous les orifices accessibles avant de le retirer de la
ainsi que des chaussures et des lunettes de sécurité soient obser- fosse. L’un des dispositifs d’obturation doit être percé d’un trou d’évent
vées par le personnel, et à ce qu’un indicateur de gaz combustibles de 1/8 po afin d’éviter que les variations de température n’entraînent
soit sur place. Prendre également toute les mesures de sécurité la création d’une pression différentielle excessive dans le réservoir.
nécessaires pour répondre aux exigences locales. On doit veiller à ce que ce trou soit au sommet du réservoir pendant
C-4-5  Vidanger le liquide et les résidus inflammables et combustibles son transport et son entreposage subséquent.
du réservoir et de ses conduites. C-5-3  Déblayer le périmètre du réservoir, sortir ce dernier de la
C-4-6  Éliminer de manière appropriée les résidus ainsi vidangés. fosse et vérifier si ses parois sont percées par la corrosion. Le cas
échéant, obturer les perforations causées par la corrosion à l’aide de
C-4-7  Déblayer le dessus du réservoir. vis bouchons.
C-4-8  Débrancher les dispositifs d’aspiration, d’amenée et de C-5-4  Le réservoir doit être muni d’une étiquette indiquant ce qu’il
jaugeage ainsi que les autres dispositifs du réservoir à l’exception du contenait, sa concentration de vapeurs actuelle, la méthode d’élimi-
tuyau de mise à l’air libre. Celui-ci doit demeurer branché jusqu’à ce nation des vapeurs employée ainsi qu’un avertissement contre son
que le réservoir soit purgé. réemploi.
C-4-9  Rendre le réservoir sécuritaire en purgeant les vapeurs C-5-5  Le réservoir doit être promptement évacué des lieux, de pré-
inflammables qu’il contient ou en inertant l’atmosphère potentielle- férence le même jour étant donné que des vapeurs peuvent encore se
ment explosive à l’intérieur du réservoir. dégager du liquide absorbé par la couche de corrosion des parois ou
a) La purge ou la ventilation du réservoir permettent de remplacer des résidus. Toutefois, avant d’enlever le réservoir, on doit s’assurer
les vapeurs inflammables par de l’air et d’abaisser ainsi le mé- que la concentration de vapeurs à l’intérieur de celui-ci ne dépasse
lange carburant-oxygène inflammable sous la limite inférieure pas le seuil sécuritaire.
d’inflammabilité (LII). L’injection d’air dans le réservoir peut
C-6  Élimination des réservoirs
se faire de deux façons. La première fait appel à une soufflante
à diffuseur qui pompe de l’air dans le fond du réservoir par le C-6-1  Si le réemploi d’un réservoir est autorisé par l’autorité com-
tuyau de remplissage ou un tuyau convenablement mis à la pétente, celui-ci doit être certifié étanche, solide et conforme à toutes
masse, tandis que la deuxième utilise un ventilateur à éjecteur les exigences d’une nouvelle installation.
(qui fonctionne habituellement à l’air comprimé) pour extraire
C-6-2  Les réservoirs usagés doivent être entreposés dans des
les vapeurs du réservoir et les remplacer par de l’air extérieur.
endroits sûrs où le public ne peut avoir accès. Les réservoirs doivent
Le tuyau de mise à l’air libre peut servir à évacuer les vapeurs à
en outre être rendus sécuritaires conformément aux paragraphes
12 pi au-dessus du sol et à 3 pi de toute ligne de toit.
C‑4‑9 et C‑4‑10, et être mis à l’air libre conformément au paragraphe
b) L’inertage du réservoir ne remplace pas les vapeurs inflammables C‑5‑10.
qu’il contient, mais réduit la concentration d’oxygène à un niveau
trop faible pour soutenir la combustion (consulter à ce sujet le C-6-3  Si on doit mettre un réservoir en acier au rebut, on doit
paragraphe C‑4‑10). Deux gaz inertes peuvent être employés pour s’assurer qu’il ne contient pas de vapeurs inflammables et le dégazer
ce faire. On peut soit étendre dans le fond du réservoir de la glace de nouveau au besoin. Les réservoirs dont les parois intérieures ou
sèche broyée qui libérera du dioxyde de carbone en se réchauf- extérieures sont revêtues de fibre de verre, d’un produit à base d’époxy
fant, ou encore pomper de l’azote dans le réservoir par le tuyau ou d’un matériau similaire peuvent ne pas être acceptés par les récupé-
de remplissage qui descend dans le fond. Il importe toutefois de rateurs. Avant de le céder à un récupérateur, on doit y percer un nombre
savoir que le réservoir se remplira de nouveau d’oxygène si l’on suffisant de trous afin de le rendre définitivement inutilisable. Pour plus
n’obture pas tous les orifices à l’exception du tuyau d’évent. d’information sur la marche à suivre en pareil cas, voir la publication
NFPA 327, Standard Procedures for Cleaning ou Safeguarding Small
C-4-10  On doit ensuite procéder à des essais visant à s’assurer que Tanks and Containers Without Entry.
le réservoir ne présente plus de danger.
C-7  Si le réservoir à mettre au rebut n’est pas en métal ou si ses parois
intérieures ou extérieures sont revêtues de fibre de verre, d’un
1996 NFPA Annexe D 30–75

produit à base d’époxy ou d’un matériau similaire, il pourrait ne pas techniques d’évaluation des risques parfaitement éprouvés, la présente
être accepté par les récupérateurs. Une solution de rechange serait approche représente la meilleure méthode permettant de satisfaire
alors de le découper en sections suffisamment petites pour être mises l’exigence de la NFPA stipulant que les codes et les normes doivent
au rebut dans une décharge sanitaire. s’appuyer sur des bases scientifiques.
C-8 On doit conserver des dossiers démontrant que l’on s’est confor‑ D-2  Au cours de l’élaboration des critères de protection contre l’in‑
mé aux exigences de fermeture énoncées dans le Code of Federal cendie présentés à la section 4‑8, l’équipe responsable (le NFPA 30
Regulations, Titre 40, Partie 280.74. Les résultats de l’évaluation de Container Protection Task Group) a évalué un grand nombre d’essais
la zone d’excavation exigée par la Partie 280.72 doivent être mainte‑ au feu, dont 85 sont résumés dans le Directory of Fire Tests Involving
nus pendant au moins trois ans après la désaffectation permanente du Storage of Flammable and Combustible Liquids in Small Containers.
réservoir. Rédigé par David P. Nugent de la société Schirmer Engineering Cor‑
poration, ce répertoire est offert dans le cadre d’une entente spéciale
C-9 Les documents suivants fournissent des renseignements complé‑
avec cette dernière société par la Society of Fire Protection Engineers,
mentaires relativement aux précautions à prendre lors de la mise hors
One Liberty Square, Boston, MA 02109. Les utilisateurs du présent
service de réservoirs.
Code qui désirent obtenir davantage de détails sur les essais au feu sur
a) API 1604, Removal and Disposal of Used Underground Petro- lesquels se fonde la section 4‑8 sont priés de consulter ce répertoire.
leum Storage Tanks.
Les résumés qui suivent fournissent une brève justification pour cha‑
b) API 1631, Interior Lining of Underground Storage Tanks. que entrée des tableaux 4‑8.2 a) à f). Chacune des entrées des tableaux
c) API 2015, Cleaning Petroleum Storage Tanks. correspondants du chapitre 4 est accompagnée dans la dernière colonne
d) API 2217A, Guidelines for Work in Inert Confined Spaces in the d’un numéro de référence qui renvoie au numéro correspondant des
Petroleum Industry. justifications énoncées ci‑après. Les numéros d’essai donnés dans les
e) API 2219, Safe Operating Guidelines for Vacuum Trucks in justifications renvoient pour leur part aux essais consignés dans le
Petroleum Service. répertoire Nugent. Comme il a été précédemment mentionné, le groupe
responsable (NFPA 30 Container Protection Task Group) s’est dans
f) OSHA 2226, Excavation & Trenching Operations.
certains cas servi de son jugement dans son évaluation des données
g) NIOSH, Criteria for Recommended Standard for Working in d’essai, afin d’établir des critères de protection contre l’incendie pour
Confined Spaces. diverses combinaisons de classes de liquides, de types et de dimensions
h) NIOSH 87-113, A Guide to Safety in Confined Spaces. de contenants et de dispositions d’entreposage.
i) NFPA 69, Standard on Explosion Prevention Systems. (Tableau D-3  Dans le cas de certaines marchandises, notamment les liquides
donnant le pourcentage minimum d’oxygène requis pour de classe IA, on ne disposait pas de données d’essai ou de données
soutenir la combustion de divers produits.) suffisantes pour élaborer des tableaux de protection définitifs. On
j) NFPA 77, Recommended Practice on Static Electricity. trouvera aux tableaux D-3 a) à D-3 c) les données de protection
k) NFPA 326, Standard Procedures for Safe Entry of Underground fournies à l’annexe D de l’édition 1993 du Code NFPA 30 pour les
Storage Tanks. liquides de classe IA.
l) NFPA 327, Standard Procedures for Cleaning or Safeguarding Le rapport technique intitulé A Fire Risk Analysis Model for As-
Small Tanks and Containers Without Entry. sessing Options for Flammable and Combustible Liquid Products in
m) NFPA 306, Standard for the Control of Gas Hazards on Vessels. Storage and Retail Occupancies, rédigé par le Dr John R. Hall, Jr. de
(Méthodes d’évacuation des vapeurs des réservoirs et directives la National Fire Protection Association, fournit des renseignements
d’essai.) complémentaires utiles pour l’évaluation des risques d’incendie.
n) New England Interstate Water Pollution Control Commission,
Tank Closure Without Tears: An Inspector’s Safety Guide.

Tableau 4-8.2 a)
Annexe D Élaboration des critères de protection No de Justification technique et code
contre l’incendie présentés à la section 4‑8 référence d’identification de l’essai dans le répertoire
et proposition de moyens de protection contre l’incendie 1 Résultats de l’essai S-42, avec extrapolation des données pour
pour certains contenants de liquides inflammables permettre de porter la hauteur maximale du plafond de 27 pi
et combustibles non couverts par la section 4‑8 (8,2 m) à 30 pi (9,2 m).
2 Résultats de l’essai S-40, avec extrapolation des données pour
La présente annexe, qui n’énonce aucune des exigences du présent permettre de porter la hauteur maximale du plafond de 27 pi
(8,2 m) à 30 pi (9,2 m).
document de la NFPA, ne figure qu’à titre d’information.
3 Résultats des essais S-22 à S-44, l’accent étant mis sur l’essai
D-1  L’élaboration de critères de protection axés sur l’extinction S-40, au cours duquel aucun extincteur automatique de plafond
d’incendies de liquides en contenants repose presque exclusivement ne s’est déclenché. L’essai S-26 justifie l’augmentation du
sur l’évaluation de données provenant d’essais au feu à grande échelle. volume maximal des contenants de 1 gal US (3,8 L) à 5 gal US
La caractérisation de l’évolution d’un incendie, de sa propagation à (19 L).
des matières ou des contenants adjacents, du déclenchement des sys‑ 4 Extrapolation des données du no de réf. 3 ci-dessus. Le risque
tèmes d’extinction et de l’efficacité de ces systèmes en fonction des moindre que posent les liquides de classe IIIB justifie l’augmen‑
premiers principes n’est pas encore parfaitement établie. Par ailleurs, tation de la hauteur d’entreposage et de la hauteur maximale de
plafond autorisées ainsi que la diminution de la superficie de
l’application des données d’essai à toutes les situations s’avère peu calcul requise des extincteurs automatiques de plafond.
pratique du point de vue des coûts. Par conséquent, l’établissement
5 Justification fondée sur les données du no de réf. 3 ci-dessus. Le
des critères de protection du code NFPA 30 se fonde sur les don‑ risque de déversements plus importants justifie l’augmentation
nées provenant de scénarios d’essai représentatifs. Les matériaux et de la densité de calcul des extincteurs automatiques de plafond et
les scénarios sont ensuite évalués par rapport aux données d’essai l’interdiction d’installer des têtes d’extincteur à déclenchement
spécifiques et historiques, ainsi que sur l’expérience technique rapide.
relative aux risques pertinents. En attendant la mise au point d’outils
30–76 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

6 Résultats des essais S-22 à S-44. Le risque moindre que posent 11 Justification fondée sur les données du no de réf. 5 ci-dessus
les liquides de classe IIIB justifie l’augmentation de la hauteur ainsi que sur la constatation que l’emploi de contenants dotés de
de stockage et de la hauteur maximale de plafond autorisées ainsi dispositifs détendeurs de pression pour les liquides de classe IIIB
que la diminution de la densité de calcul des extincteurs automa‑ comporte peu d’avantages.
tiques de plafond. L’augmentation des dimensions des contenants 12 Justification fondée sur les données du no de réf. 6 ci-dessus
justifie l’augmentation de la superficie de calcul des extincteurs ainsi que sur la constatation que l’emploi de contenants dotés de
de plafond par comparaison au no de réf. 4 ci-dessus. dispositifs détendeurs de pression pour les liquides de classe IIIB
7 Résultats de l’essai S-31. comporte peu d’avantages.
8 Résultats des essais S-22 à S-44, l’accent étant mis sur 13 Justification fondée sur les données du no de réf. 7 ci-dessus
l’essai  S-40. L’emploi de contenants dotés de dispositifs déten‑ ainsi que sur la constatation que l’emploi de contenants dotés de
deurs de pression est escompté afin de réduire le risque d’éclate‑ dispositifs détendeurs de pression pour les liquides de classe IIIB
ment des contenants. Toutefois, ces dispositifs peuvent contribuer comporte peu d’avantages.
au taux de dégagement de chaleur pendant un incendie. 14 Justification fondée sur les critères de protection recommandés
9 Justification fondée sur les données du no de réf. 4 ci-dessus au tableau D-2.2 de l’annexe D de l’édition 1993 du code NFPA
ainsi que sur la constatation que l’emploi de contenants dotés de 30, avec prise en compte des résultats des essais S-19 à S-21.
dispositifs détendeurs de pression pour les liquides de classe IIIB 15 Justification fondée sur les critères de protection recommandés
comporte peu d’avantages. au tableau D-2.2 de l’annexe D de l’édition 1993 du code NFPA
10 Résultats des essais S-22 à S-46. Voir aussi le no de réf. 5 30, avec prise en compte des résultats des essais S-19 à S-21.
ci-dessus. L’augmentation de la densité de calcul des extincteurs 16 Justification fondée sur les critères de protection recommandés
automatiques de plafond justifie l’installation d’extincteurs au tableau D-2.2 de l’annexe D de l’édition 1993 du code NFPA
automatiques en étagères à tous les deux niveaux plutôt qu’à 30, avec prise en compte des résultats des essais S-19 à S-21.
chaque niveau. 17 Justification fondée sur les critères de protection recommandés
11 Justification fondée sur les données du no de réf. 6 ci-dessus au tableau D-2.2 de l’annexe D de l’édition 1993 du code NFPA
ainsi que sur la constatation que l’emploi de contenants dotés de 30, avec prise en compte des résultats des essais S-19 à S-21.
dispositifs détendeurs de pression pour les liquides de classe IIIB
comporte peu d’avantages.
12 Justification fondée sur les critères de protection recommandés Tableau 4-8.2 c)
pour les citernes portables à l’annexe D de l’édition 1993 du No de Justification technique et code
code NFPA 30, ainsi que sur les résultats des essais S-45 et S-46. référence d’identification de l’essai dans le répertoire
13 Justification fondée sur les critères de protection recommandés 1 Résultats de l’essai S-33, avec prise en compte des résultats des
pour les réservoirs mobiles à l’annexe D de l’édition 1993 du essais S-32 et S-34.
code NFPA 30, ainsi que sur les données du no de réf. 6 ci-dessus
et sur la constatation que l’emploi de contenants dotés de dis‑ 2 Résultats des essais S-45 et S-46.
positifs détendeurs de pression pour les liquides de classe IIIB 3 Résultats des essais S-45 et S-46. Le risque moindre que posent
comporte peu d’avantages. les liquides de classe IIIB justifie l’installation d’extincteurs
automatiques en étagère à tous les deux niveaux plutôt qu’à
chaque niveau.
4 Résultats de l’essai S-33, avec prise en compte des résultats des
Tableau 4-8.2 b) essais S-32 et S-34. L’emploi de contenants dotés de dispositifs
No de Justification technique et code détendeurs de pression justifie la diminution des critères de
référence d’identification de l’essai dans le répertoire calcul des extincteurs automatiques en étagère, par comparaison
1 Résultats de l’essai S-15. à ceux spécifiés au no de réf. 1 ci-dessus.
2 Résultats de l’essai S-5 et des essais S-13 à S-15, avec accent 5 Résultats des essais S-45 et S-46. L’emploi de contenants dotés
particulier sur l’essai S-5. de dispositifs détendeurs de pression justifie la diminution des
critères de calcul des extincteurs automatiques en étagère, par
3 Résultats de l’essai S-5 et des essais S-13 à S-18, avec exercice
comparaison à ceux spécifiés au no de réf. 1 ci-dessus.
d’un jugement technique professionnel à l’essai S-13.
6 Justification fondée sur les données du no de réf. 3.
4 Résultats de l’essai S-5 et des essais S-19 à S-21. Les plus
grandes dimensions des contenants justifient l’augmentation de
la densité de calcul des extincteurs automatiques de plafond par Table 4-8.2 d)
rapport à celui spécifié au no de réf. 2 ci-dessus. No de Justification technique et code
5 Résultats de l’essai S-5 et des essais S-13 à S-18 et critères de référence d’identification de l’essai dans le répertoire
protection recommandés au tableau D-2.2 de l’annexe D de l’édi‑ 1 Résultats de l’essai S-12, avec extrapolation des données pour
tion 1993 du code NFPA 30. L’emploi d’extincteurs automatiques permettre de porter la hauteur maximale du plafond de
à déclenchement rapide est autorisé sur la foi de l’expérience en 25 pi (7,6 m) à 30 pi (9,2 m).
matière d’essais avec des contenants d’une capacité maximale de 2 Résultats de l’essai S-6, avec extrapolation des données pour
5 gal US (19 L). permettre de porter la hauteur maximale du plafond de
6 Résultats de l’essai S-5 et des essais S-13 à S-21 et critères de 27 pi (8,2 m) à 30 pi (9,2 m).
protection recommandés au tableau D-2.2 de l’annexe D de 3 Résultats de l’essai S-6 et des essais S-19 à S-21, avec extrapo‑
l’édition 1993 du code NFPA 30. lation des données pour permettre de porter la hauteur maximale
7 Résultats de l’essai S-5 et des essais S-13 à S-21 et critères de du plafond de 27 pi (8,2 m) à 30 pi (9,2 m).
protection recommandés au tableau D-2.2 de l’annexe D de 4 Justification fondée sur les données du no de réf. 3. L’emploi de
l’édition 1993 du code NFPA 30. contenants dotés de dispositifs détendeurs de pression autorise
8 Résultats de l’essai S-18, avec prise en compte des essais S-16 et l’entreposage sur deux niveaux.
S-17. 5 Justification fondée sur les données du no de réf. 3. L’emploi de
9 Résultats de l’essai S-5 et des essais S-19 à S-21. L’emploi de contenants dotés de dispositifs détendeurs de pression autorise
contenants dotés de dispositifs détendeurs de pression justifie l’entreposage sur deux niveaux.
l’augmentation de la hauteur maximale de plafond.
10 Justification fondée sur les nos de réf. 4 et 9 ci-dessus. L’augmen‑
tation de la densité de calcul des extincteurs automatiques de
plafond autorise l’entreposage sur deux niveaux.
1996 NFPA Annexe D 30–77

Tableau 4-8.2 e) No de Justification technique et code


N de
o
Justification technique et code référence d’identification de l’essai dans le répertoire
référence d’identification de l’essai dans le répertoire 1 Résultats de l’essai S-47.
1 Résultats des essais P-21 à P-31.

Tableau 4-8.2 f)

Tableau D‑3 a) Systèmes d’extincteurs automatiques à mousse-eau en étagère à simple


ou double rangée - Contenants métalliques (liquides non miscibles ou miscibles à l’eau à > 50 %)
Plafond
Volume des
contenants Hauteur maximum Superficie Extincteurs
Classe et disposition de stockage de plafond Type d’extincteur Densité couverte automatiques
de liquide (gallons US) (pi) (pi) Orifice Déclenchement (gal/min/pi )
1 2 2
(pi )
2 3
en étagère Notes
IA > 5 ≤ 60 25 30 OS ou GO DS 0,30 1 500 À tous les niveaux 1
Unités SI : 1 pi = 0,3 m ; 1 psi = 6,9 kPa ; 1 gal US = 3,8 L ; 1 gal US/min/pi2 = 40,7 L/min/m2
OS = orifice standard, GO = grand orifice, TGO = très grand orifice.
1
Des têtes d’extincteur à très grand orifice sont préférables lorsqu’elles sont installées conformément à la norme NFPA 13, Norme pour l’installation des systèmes d’extincteurs auto-
matiques à eau (Standard for the Installation of Sprinkler Systems) (pression minimale de 10 psi à la tête d’extrémité).
2
DS = déclenchement standard.
3
Extincteurs de plafond haute température.
NOTE  : Installer les têtes d’extincteur en étagère à intervalles maximum de 9 pi (2,7 m) et en quinconce à la verticale. Le débit de calcul doit être de 30 gal US/min par tête lorsque
les six têtes les plus éloignées au point de vue hydraulique de chacun des trois niveaux supérieurs fonctionnent. Utiliser des têtes d’extincteur à orifice standard (OS) ou à grand orifice
(GO) et à déclenchement standard (DS) ou rapide (DR) à 165 °F dotées d’écrans. On peut réduire ce nombre à trois têtes par niveau, lorsque trois niveaux fonctionnent simultanément, si
l’on utilise un système à mousse-eau préamorcé installé conformément à la norme NFPA 16A, Standard for the Installation of Closed-Head Foam-Water Sprinkler Systems, et entretenu
conformément à la norme NFPA 25, Standard for the Inspection, Testing, and Maintenance of Water-Based Fire Protection Systems.

Tableau D‑3 b) Systèmes d’extincteurs automatiques à eau en étagère à simple ou double rangée –
Contenants métalliques (liquides non miscibles ou miscibles à l’eau à > 50 %)
Plafond
Volume des
contenants Hauteur maximum Superficie Extincteurs
Classe et disposition de stockage de plafond Type d’extincteur Densité couverte automatiques
de liquide (gallons US) (pi) (pi) Orifice1 Déclenchement2 (gal/min/pi2) (pi2)3 en étagère Notes
IA ≤ 5 25 30 GO ou TGO DS 0,40 3 000 À tous les niveaux 1
> 5  ≤ 60 25 30 GO ou TGO DS 0,60 3 000 À tous les niveaux 1
Unités SI : 1 pi = 0,3 m ; 1 psi = 6,9 kPa; 1 gal US = 3,8 L; 1 gal US/min/pi2 = 40,7 L/min/m2
GO = grand orifice, TGO = très grand orifice.
1
Des têtes d’extincteur à très grand orifice sont préférables lorsqu’elles sont installées conformément à la norme NFPA 13, Norme pour l’installation des systèmes d’extincteurs
automatiques à eau (Standard for the Installation of Sprinkler Systems) (pression minimale de 10 psi à la tête d’extrémité).
2
DS = déclenchement standard.
3
Extincteurs de plafond haute température.
NOTE  : Installer les têtes d’extincteur en étagère à intervalle maximum de 9 pi (2,7 m) et en quinconce à la verticale. Le débit de calcul doit être de 30 gal US/min lorsque les six
têtes les plus éloignées au point de vue hydraulique de chacun des trois niveaux supérieurs fonctionnent (ou les huit têtes les plus éloignées au point de vue hydraulique s’il n’y a
qu’un seul niveau). Utiliser des têtes d’extincteur à orifice standard (OS) ou à grand orifice (GO) et à déclenchement rapide (DR) à 165 °F (74 °C) dotées d’écrans.

Tableau D‑3 c) Systèmes d’extincteurs automatiques à eau pour stockage en vrac ou sur palettes –
Contenants métalliques (liquides non miscibles ou miscibles à l’eau à > 50 %)
Plafond
Volume des
contenants Hauteur maximum Superficie
Classe et disposition de stockage de plafond Type d’extincteur Densité couverte
de liquide (gallons US) (pi) (pi) Orifice1 Déclenchement2 (gal/min/pi2) (pi2)3 Notes
IA ≤ 5 5 30 OS ou GO DS 0,30 3 000 1
IA > 5 ≤ 60 5 (1-haut) 30 GO ou TGO DS 0,60 5 000 1
Unités SI : 1 pi = 0,3 m ; 1 psi = 6,9 kPa; 1 gal US = 3,8 L; 1 gal US/min/pi2 = 40,7 L/min/m2
OS = orifice standard, GO = grand orifice, TGO = très grand orifice.
1
Des têtes d’extincteur à très grand orifice sont préférables lorsqu’elles sont installées conformément à la norme NFPA 13, Norme pour l’installation des systèmes d’extincteurs
automatiques à eau (Standard for the Installation of Sprinkler Systems) (pression minimale de 10 psi à la tête d’extrémité).
2
DS = déclenchement standard.
3
Extincteurs de plafond haute température.
NOTE  : Débit minimum à la lance de 750 gal US/min pendant 2 heures.
30–78 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Annexe E Protection contre l’incendie particulièrement, la hauteur du bâtiment doit être représentative
proposée pour les contenants de liquides de la hauteur d’entreposage envisagée à l’intérieur. La hauteur
inflammables et combustibles du bâtiment influe sur le délai de déclenchement du système
d’extinction, sur la pénétration du panache de feu par l’agent
La présente annexe, qui n’énonce aucune des exigences du présent extincteur et sur la réaction des éléments de charpente du bâtiment
document de la NFPA, ne figure qu’à titre d’information. à la menace du feu.
L’apparition dans l’industrie et l’emploi généralisé de contenants b) Type d’entreposage. Un type d’entreposage représentatif doit être
de grande capacité tels que les grands récipients pour vrac ou GRV choisi (p.ex., entreposage en piles pleines, en étagères, etc.). On
(large bulk containers ou IBC en anglais), ainsi que la mise au point doit en outre tenir compte de la largeur des allées donnant sur
de nouveaux matériaux de fabrication pour les contenants ont entraîné d’autres catégories de marchandises ainsi que sur les caractéris‑
la nécessité d’évaluer leur comportement au feu. Il apparaît également tiques d’inflammation et d’évolution du feu de ces marchandises
nécessaire de fournir aux fabricants, aux responsables des installations (inférieures ou supérieures).
de stockage et au personnel chargé de la mise en application de la c) Contenant. Le contenant dans lequel est stocké le liquide doit être
réglementation un certain encadrement en ce qui a trait à l’élaboration représentatif d’un contenant de série à moins qu’il ne s’agisse
et à l’évaluation des critères de protection en l’absence de données d’une évaluation visant à déterminer la portée des impacts sur
sur le sujet. Le modèle de protocole d’essai présenté ci‑après donne le contenant. Les possibilités de mise à l’air libre du contenant
un aperçu de la marche à suivre proposée concernant la réalisation (c.-à-d. le maillon thermiquement faible au point de vue struc­
d’essais au feu représentatifs visant à établir les critères de protec‑ tural) devraient aussi être identifiées. Si le contenant doit être
tion pour les liquides en contenants de grandes dimensions, p.ex. de entreposé dans un emballage quelconque ou sur palette, on doit
capacité supérieure à 5 gal US (18,9 L). Bien que l’on dispose de également en tenir compte.
données considérables sur les contenants plus petits, on constate une d) Liquide. On doit évaluer le liquide le plus dangereux qui doit être
certaine lacune à l’égard des contenants de plus grande capacité (voir entreposé. Les risques qu’il pose doivent être analysés en fonction
les références et la bibliographie à ce sujet). La plupart des données des facteurs suivants : volatilité (tension de vapeur), chaleur de
que l’on possède concernent les fûts de 55 gal US (208 L). combustion, densité, miscibilité à l’eau, température d’inflam‑
mation, point d’éclair, point d’inflammation, point d’ébullition et
Modèle de protocole d’essai au feu pour les liquides
densité de vapeur. Le système de classification du code NFPA 30,
en contenants de grande capacité
qui repose sur le point d’éclair, la tension de vapeur et le point
D’importantes variables ont été identifiées dans l’évaluation des d’ébullition, peut servir de guide dans l’évaluation du risque.
risques posés par les liquides en contenants de faible capacité (réfé‑ On doit aussi tenir compte des autres propriétés du liquide, car
rence 1), notamment en ce qui a trait aux propriétés des liquides, au elles peuvent influer à la fois sur le risque et sur l’efficacité du
type et à la capacité des contenants, aux matériaux d’emballage, au système d’extinction.
scénario d’inflammation, à la disposition d’entreposage et aux para‑
e) Les liquides de classe IA doivent être évalués de façon indé‑
mètres de calcul des systèmes d’extincteurs automatiques.
pendante des autres liquides en raison des risques inhérents à
Dans le cas des contenants de grande capacité, le contrôle de la leur nature. Par ailleurs, des critères de protection peuvent être
pression interne afin de prévenir une explosion due à l’expansion des élaborés pour différentes classes de liquide; c’est ainsi que les
vapeurs d’un liquide en ébullition (BLEVE) ainsi que la prévention huiles à moteur nécessitent des critères de protection différents
de déversements importants de liquides revêtent une importance des liquides de classe IB. Pour les besoins de l’établissement d’un
toute particulière. Bien que ces deux situations posent également un risque maximum raisonnable, le n-heptane a été utilisé comme
problème avec les contenants plus petits, les risques encourus par les guide d’évaluation générale des liquides présentant un risque
installations d’essai et le personnel chargé des essais augmentent de inférieur ou égal à ceux de la classe IB. Dans l’exécution des
façon dramatique dans le cas des contenants de plus grande capacité. essais sur des contenants de plus grande capacité, on peut utiliser
L’une des mesures fondamentales du comportement au feu est la de l’eau plutôt que le liquide inflammable afin de rendre les essais
limitation de la pression interne des contenants et le maintien de leur plus sécuritaires. Il importe toutefois de remplir les contenants
intégrité afin d’éviter que ne survienne un déversement important. de liquide et de consigner la pression interne au cours des essais.
La prévention du phénomène de BLEVE devrait être modérée par Par ailleurs, comme le liquide sert à dissiper la chaleur lors des
l’évacuation du liquide et de la chaleur qui en découle au moyen de essais, une défaillance structurale du contenant pourrait survenir
dispositifs détendeurs de pression. Ceux-ci peuvent être ajoutés au en l’absence de liquide (référence 3). Le creux du contenant (c.-
contenant ou faire partie intégrante du matériau constituant du conte‑ à-d. l’atmosphère intérieure) doit être représentatif des conditions
nant. L’intégrité des contenants ainsi que la stabilité des piles ou des de stockage réelles.
étagères sont essentielles pour prévenir un important déversement
de liquide. Par ailleurs, il se peut que les systèmes de suppression 2.  Système de protection
ne suffisent pas à maîtriser un déversement important de liquide. On a) Le système de protection que l’on envisage d’adopter (p. ex.,
dispose toutefois d’outils techniques permettant d’évaluer les consé‑ système déluge, système sous eau ou sous air à têtes fermées,
quences spécifiques d’un feu en nappe non maîtrisé sur l’intégrité des système à mousse ou système à agent gazeux) doit être repré‑
installations (référence 2). senté au cours des essais proprement dits. Lorsque le système
Le modèle de protocole d’essai suivant vise à aider à l’élaboration d’extinction est déclenché par un système auxiliaire (p. ex., un
de critères de protection semblables à ceux présentés aux tableaux système de détection), ce dernier doit être inclus dans l’essai, en
4‑8.2 a) à 4‑8.2 d) pour les fûts en acier. L’objectif visé est d’offrir un tenant compte de ses caractéristiques de déclenchement et de son
certain encadrement pour l’acceptation d’autres matériaux et types de emplacement physique réel.
contenant sous la rubrique « protégé » de la classification des liquides b) Dans le cas des systèmes d’extincteurs automatiques, on doit
entreposés. L’élaboration de ce protocole s’est principalement appuyée utiliser des débits et un espacement des têtes représentatifs de
sur les essais antérieurs réalisés sur des fûts (référence 3). ceux envisagés.
1.  Configuration de l’entreposage c) Dans le cas des essais avec des extincteurs à tête fermée, on doit
identifier et utiliser les orifices (standard, grands ou très grands)
a) Installations. Si les contenants doivent être protégés à l’intérieur
ainsi que la température de déclenchement et l’indice de temps
des installations, les essais doivent être réalisés dans une ins‑
de réponse (response time index - RTI) appropriés.
tallation fermée et subir un impact minimal de l’extérieur. Plus
1996 NFPA Annexe E 30–79

d) Dans le cas des essais avec des systèmes déluge et à agent ga‑ 4.  Mesures du comportement au feu
zeux, on doit utiliser au cours des essais le système de détection a) Critères. Un comportement au feu acceptable devrait comprendre
approprié que l’on se propose d’installer. les points suivants, mais sans s’y limiter.
e) Dans le cas des essais avec des systèmes à mousse, on doit tenir 1. Prévention de la mise en pression des contenants ou d’une
compte de l’amorçage préliminaire ou de la durée effective de BLEVE.
déversement de mousse par les têtes d’extincteur. L’émulseur 2. Prévention de fuites substantielles de liquide des conte‑
doit être répertorié ou approuvé pour le risque faisant l’objet des nants.
essais.
3. Restriction du nombre de têtes d’extincteur qui se déclenche‑
3.  Scénario d’évolution de l’incendie raient en cas de feu.
a) Le scénario d’évolution de l’incendie est un facteur primordial 4. Prévention de l’inflammation des marchandises adjacentes ou
dans la détermination du risque que pose le produit entreposé. Il de l’incapacité de maîtriser un incendie dans un entreposage
est généralement reconnu que le système d’extinction peut être contigu.
inefficace dans le cas où la pire éventualité se produirait, à savoir 5. Limitation de la hausse de la température des structures ou
le déversement de tout le contenu de plusieurs contenants. Dans des étagères métalliques.
le cas des contenants de grande capacité, un déversement rapide
6. Contrôle de la température des gaz au plafond.
du contenu peut poser un défi de taille au système d’extinction en
place; cela est particulièrement vrai pour les liquides hautement 7. Prévention de l’effondrement des contenants entreposés.
volatils comme ceux de classe I. Aussi, la stratégie à adopter pour b) Types de contenant. Le matériau de fabrication des contenants
déterminer l’efficacité de la protection doit-elle se fonder sur le influe sur l’établissement des critères de comportement au feu.
danger qui est raisonnablement envisageable. Même lorsque l’on La prévention du phénomène de BLEVE constitue une carac‑
peut compter sur un système d’extinction, les risques de pertes téristique importante, tandis qu’une fuite mineure de liquide
importantes sont bien réels. Ces risques sont en partie tributaires (particulièrement par mise à l’air libre contrôlée) peut être jugée
de la fiabilité du système d’extinction, un facteur dont il importe acceptable, voire même préférable. Par contre, la défaillance
de tenir compte au moment de la conception des systèmes de catastrophique d’un contenant (c.-à-d. le déversement complet
protection et de la détermination de leurs caractéristiques tech‑ de son contenu) peut être jugée inacceptable, car le déversement
niques. pourrait être incontrôlable (surtout si les extincteurs automati‑
b) Un scénario représentatif pour les contenants de grande capa‑ ques à eau se déclenchent) et entraîner la défaillance en cascade
cité a été mis au point au cours d’essais réalisés avec des fûts d’autres contenants.
(référence 3), en se basant sur une fuite par gravité de 2 à 15 gal c) Essais préliminaires. Des essais peuvent s’avérer nécessaires
US/min (7,6 à 56,7 L/min) provenant d’un trou percé dans le fond afin de déterminer les mécanismes de défaillance ainsi que
ou près du fond d’un contenant. Cette fuite peut être simulée par les situations les plus défavorables en fonction du matériau de
l’écoulement d’un tuyau. Si les contenants sont entreposés ou fabrication des contenants. La référence 5 donne un exemple
empilés sur plus d’un niveau, la fuite simulée doit alors provenir d’essais réalisés pour déterminer les mécanismes de défaillance
d’un contenant situé vers le haut de la pile. La fuite doit en outre de petits contenants en métal et en plastique. Pour leur part, les
être présente avant l’inflammation afin de simuler la propagation mécanismes de défaillance des fûts en acier sont étudiés à la
du liquide à la suite de l’incident ainsi que le délai d’inflamma‑ référence 3. Toutefois, on ne possède pas de données suffisantes
tion. Au cours des essais présentés à la référence 3, on a laissé en ce qui a trait aux mécanismes de défaillance des contenants
se déverser 10 gal US (38 L) de liquide avant l’inflammation. de grandes dimensions, et tout particulièrement dans le cas des
La référence 4 fournit des détails complémentaires sur les effets grands récipients pour vrac (GRV) et des fûts non métalliques
liés au débit de fuite ainsi que sur l’importance de la fuite initiale ou en matériaux composites (p. ex., les fûts en fibres).
dans le cas des essais avec des systèmes d’extinction à mousse d) Mise en pression. Une pression de 15 psi (104 kPa) constitue
AFFF. un exemple de pression critique pour les fûts en acier, car une
Le scénario le plus défavorable pourrait être représenté par le BLEVE peut se produire au-delà de ce seuil (référence 3).
déversement du contenu complet d’un contenant de grande capacité, e) Fuites de liquide. Toute fuite importante de liquide d’un contenant
avec inflammation retardée à la fin du déversement. Un feu en nappe est généralement considérée comme un critère de défaillance.
de cette ampleur risque de poser un défi pratiquement insurmontable Dans le cas du contenant à l’origine de la défaillance, le débit
pour le système d’extinction en place. de la fuite peut être plus important que celui prévu dans le scé‑
c) Si le scénario met en cause un feu de liquide en cours d’écoule‑ nario de défaillance. La propagation d’un incendie à l’extérieur
ment, la durée recommandée de l’essai devrait alors être égale du périmètre d’essai est généralement considérée comme une
à la durée totale de l’écoulement de liquide d’un contenant. défaillance. On devrait également tenir compte de l’ampleur de
Une autre solution serait de mettre fin à l’essai peu de temps la menace que pose un feu sur l’entreposage adjacent ou l’en‑
après l’extinction totale du feu. On doit cependant prévoir un treposage cible. Une perte causée par l’évacuation des vapeurs
délai suffisant pour détecter toute accumulation de pression à peut être jugée acceptable. Par contre, une fuite causée par une
l’intérieur des contenants après l’extinction, ou une défaillance rupture ou une BLEVE dans le cas des contenants métalliques
subséquente des contenants causée par un refroidissement ina‑ peut être jugée inacceptable.
déquat. Dans le cas des systèmes d’extinction à eau et à mousse, f) Nombre de têtes d’extincteur déclenchées et durée de fonction-
la mesure du comportement au feu sera vraisemblablement nement. Ce critère peut servir à juger de l’efficacité générale
davantage axée sur la maîtrise de l’incendie que sur l’extinction, du système d’extinction. En effet, la probabilité qu’un feu soit
étant donné qu’il est peu probable qu’un feu de ce genre puisse maîtrisé efficacement décroît à mesure qu’augmente le nombre
être éteint par ces agents. Si l’on utilise un débit plus important, d’extincteurs automatiques qui se déclenchent. Selon la philo‑
un essai de durée égale au délai de déversement du contenu sophie traditionnelle en matière de protection contre les risques
d’un contenant peut être approprié. La durée d’un essai mettant posés par les liquides inflammables et combustibles, les critères
en cause un feu en nappe serait fondée sur le fait que le système de « succès » étaient jugés en fonction d’essais mettant en cause
d’extinction a réussi ou non à maîtriser ou à éteindre le feu. le déclenchement de 30 têtes d’extincteur ou plus. La nouvelle
30–80 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

tendance qui se dessine dans le domaine repose sur le déclen‑ Bibliographie


chement plus rapide du système d’extinction ainsi que sur le Allahdadi, F. A., Luehr, C., Morehouse, T., et Campbell, P., Modeling
refroidissement des structures et la maîtrise du feu au moyen Response of Tanks Containing Flammables to Fire Impingement,
d’extincteurs automatiques SPDR (suppression prématurée-dé‑ ESL-TR-87-53, Engineering and Services Laboratory, Tyndall
clenchement rapide) de niveau intermédiaire avec un indice de AFB, FL, juillet 1988.
temps de réponse (RTI) plus faible et un orifice plus grand. American Petroleum Institute, API 2000, Venting Atmospheric and
g) Inflammation de l’entreposage. La prévention de la propagation Low Pressure Storage Tanks, API, Washington, DC, 1982.
du feu aux entreposages adjacents (c.-à-d. à travers les allées) Bainbridge, B. L. et Keltner, N. R., Heat Transfer to Large Objects in
est une mesure fondamentale de la performance. En cas de feu Large Pool Fires, SAND-87-0641C, Sandia National Laboratories,
dans l’entreposage cible, les marchandises contiguës doivent être Albuquerque, NM, 1987.
protégées au moyen d’extincteurs automatiques en étagère ou par
l’augmentation du débit d’agent extincteur. Birk, A. M., « Modeling the Effects of a Torch-Type Fire Impingement
on a Rail or Highway Tanker », in Fire Safety Journal, vol. 15,
h) Intégrité des structures métalliques. Les structures métalliques 1989, p. 277-296.
comme les piliers de soutènement du bâtiment, les poutres et les
éléments des étagères, présentent des risques de défaillance entre Committee on Hazardous Materials, Division of Chemistry and Che‑
1 200 et 1 300 °F (649 et 704 °C). Les scénarios dans lesquels mical Technology, National Research Council (ed.), Pressure-Re-
les éléments structuraux sont soumis à ces températures pendant lieving Systems for Marine Cargo Bulk Liquid Containers, National
un certain temps peuvent être considérés comme voués à l’échec Academy of Sciences, Washington, DC, 1973.
dans le cas de situations dites « protégées ». Factory Mutual Laboratories, projet de recherche no 11365, 2 novem‑
i) L’effondrement de contenants entreposés augmente le risque bre 1949, Fire Tests of Vent Fittings for Paint Drums, rapport de
de fuite de liquide ainsi que le risque de créer un obstacle à la laboratoire no 13604, février 1958, 26.
maîtrise du déversement ou d’un feu en nappe. Une telle situation Johnson, M. R., Temperatures, Pressures and Liquid Levels of Tank
augmente par le fait même le risque de BLEVE ou de déversement Cars Engulfed in Fires - Volume I, Results of Parametric Analyses,
catastrophique. DOT/FRA/OR&D-84/08.11, Federal Railroad Administration,
Quelle que soit l’ampleur d’une fuite, un feu qui se déclare peut être Washington, DC, juin 1984.
impossible à maîtriser par un système d’extinction à eau seulement. McLain, W. H., Investigation of the Fire Safety Characteristics of Por-
L’eau peut permettre de refroidir les contenants, mais elle peut aussi table Tanks - Polyethylene Tanks Containing Flammable Liquids,
contribuer à la propagation d’un feu en nappe. Dans les situations rapport no CG-M-1-88, U.S. Coast Guard Marine Technical and
qui posent un risque de déversement majeur, on peut avoir recours à Hazardous Materials Division, Avery Point, CT, mars 1988.
un système de drainage au sol pour limiter la dispersion du liquide Richards, R. C. et White K. T., Fire Exposure Tests of Polyethylene and
enflammé. On peut tenir compte de la zone drainée dans le calcul des 55 Gallon Steel Drums Loaded with Flammable Liquids, Phase I,
superficies protégées par extincteurs automatiques. Comme solution rapport no CG-D-116-76, Department of Transportation, U.S. Coast
de rechange, on peut installer des systèmes à mousse-eau pour lutter Guard, Washington, DC, septembre 1976.
contre les feux en nappe, afin de prévenir la dispersion du liquide en‑ Richards, R. C. et Munkenbeck, G. J., Fire Exposure Tests of Polyethy-
flammé. Dans le cas de l’entreposage de fûts en étagère, l’installation lene and 55 Gallon Steel Drums Loaded with Flammable Liquids,
d’extincteurs à tous les niveaux s’est avéré efficace pour refroidir les Phase II, rapport no CG-D-86-77, Department of Transportation,
fûts (référence 3). U.S. Coast Guard, Washington, DC, août 1977.
La documentation des essais devrait comprendre une description Rogerson, J. E., Flammable and Combustible Liquid Drum Storage
de l’installation d’essai, un compte rendu des résultats et une évalua‑ Problems, American Institute of Chemical Engineers Summer Na‑
tion des dégâts. Il serait en outre souhaitable que le tout soit étayé de tional Meeting Progress, communication no 63, 1981.
documents photographiques et vidéo. Russell, L. H. et Canfield, J. A. « Experimental Measurement of Heat
Références Transfer to a Cylinder Immersed in a Large Aviation Fuel Fire », in
1. Nugent, D. P., « Fire Tests Involving Storage of Flammable and Journal of Heat Transfer, août 1973.
Combustible Liquids in Small Containers », in Journal of Fire Silicone Products Department of General Electric, Bulging and Ruptu-
Protection Engineering, vol. 6, no 1, 1994, p. 1-10. re Characteristics of 55-Gallon, Steel Closed-Top Drums at Known
2. Scheffey, J. L., Gewain, R. G., et Hunt, S. P., Analytical Techni- Pressure, rapport no R-65-Ch-SD-529, 30 septembre 1965.
ques for Performance-Based Code Requirements - Warehouse Sumitra, P. S. et Troup, J. M. A., The Effect on Sprinkler Protection
Structural Protection, Hughes Associates, Inc., Columbia, MD of Using ’Thin’ Pallets for Palletized Barrelled Whiskey Storage,
(en préparation). FMRC J.I. OEOR1.RR, RC 79-T-60, mars 1980.
3. Newman, R. M., Fitzgerald, P. M., et Young, J. R., Fire Protection Sumitra, P. S. et Troup, J. M. A., Fire Protection Requirements for
of Drum Storage Using ’Light Water’ Brand AFFF in a Closed- Six-Barrel High Palletized Storage of Distilled Spirits, FMRC J.I.
Head Sprinkler System, Factory Mutual Research Corporation, OC2R6.RR, RC 78-T-42, février 1979.
rapport FMRC no 22464, RC75-T-16, Norwood, MA, mars Sumitra P. S. et Troup, J. M. A., The Protection Requirements for Six-
1975. Barrel High Palletized Storage of Distilled Spirits, Phase II, FMRC
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Protection Against Flammable Liquid Spill Fires, Factory Mu‑ Liquid Drums by Pressure-Activated and Plastic Bunds, FMRC
tual Research Corporation, rapport FMRC no 22352, RC75-T-4, J.I. OFOR4.RA 070(A), Factory Mutual Research Corporation,
Norwood, MA, janvier 1975. Norwood, MA, mars 1981.
5. Hill, J. P., International Foam-Water Sprinkler Research Pro- Yao, C., Flammable Liquid Drum Fire Protection System Development,
ject: Task 3 - Range Finding Tests, Factory Mutual Research rapport FMRC no 16425, préparé pour le compte de la Manufactu‑
Corporation, rapport FMRC no J.I. OTOR6.RR, préparé pour ring Chemists Association, Norwood, MA, 5 mai 1967.
le compte de la National Fire Protection Research Foundation,
Norwood, MA, juillet 1991. Les rapports de Factory Mutual Research Corporation (FMRC) cités dans la
Les rapports FMRC cités dans les références sont conservés dans les dossiers bibliographie peuvent ne pas être mis à la disposition du public..
du comité de la norme NFPA 30 au siège de la NFPA
1996 NFPA Annexe F 30–81

Annexe F Évaluation des émissions fugitives 8.  Calculer la masse moléculaire moyenne des émissions
d’hydrocarbures. Par exemple :
La présente annexe, qui n’énonce aucune des exigences du présent 83 % méthane (masse moléculaire = 16)
document de la NFPA, ne figure qu’à titre d’information. 13 % éthane (masse moléculaire = 30)
F‑1  Introduction   4 % butane (masse moléculaire = 58)
Une autre méthode de ventilation des locaux fermés consiste à 100 %
procéder à une estimation raisonnable des émissions fugitives d’hy- 0,83 x 16 = 13,28
drocarbures provenant de l’équipement de ces locaux et d’installer 0,13 x 30 = 3,90
des moyens de ventilation appropriés. L’application de cette méthode
suppose certains calculs, dont un exemple figure ci‑après. 0,04 x 58 = 2,32
Afin de calculer le taux de ventilation nécessaire, on doit déterminer Total = 19,50
le débit de fuite d’hydrocarbures probable (dans des conditions nor- Pour simplifier les calculs, arrondir 19,50 à 20, et utiliser 20 comme
males). Puis, on doit assurer un apport suffisant d’air de dilution dans masse moléculaire moyenne des émissions d’hydrocarbures.
le local pour maintenir la concentration de vapeurs/gaz inflammables 9.  Calculer le nombre de pieds cubes/livre‑mole à la température
à moins de 25 pour cent de la limite inférieure d’inflammabilité (LII), ambiante estimée de la zone. Pour cela, tenir compte du fait que
sauf pendant les périodes de perturbation des activités, de fonctionne- le volume de 1 livre‑mole d’un gaz parfait est de 359 pi3 à 32 °F et
ment anormal ou de panne de l’équipement. à 14,7 psia.
On peut obtenir les facteurs de calcul des émissions fugitives d’hy- D’après la loi des gaz (PV = nRT) et la loi de Charles (V1T2 =
drocarbures en procédant à des mesures directes ou en consultant des V2T1), et en sachant qu’à pression constante le volume varie propor-
publications comme Fugitive Hydrocarbon Emissions from Petroleum tionnellement au rapport des températures lorsque la température est
Production Operations, Volumes I et II, 1980, de l’API, EPA/Radian exprimée en degrés Rankine (°F + 460), calculer le volume effectif.
Study (1979) ou Protocols for Generating Unit‑Specific Emission Poser comme hypothèse que la température ambiante est de 88 °F,
Estimates for Equip­ment Leaks of VOC et HAP, 1987 (document comme le montre l’exemple suivant.
n° 87‑222‑­124‑10‑02), de l’EPA. Avant d’utiliser toute donnée relative À 88 °F et 14,7 psia, 359 pi3 d’un gaz parfait occuperaient
aux émissions, on doit s’assurer que les taux d’émission correspondent (359) (460 + 88) / (460 + 32), ou 400 pi3
bien aux conditions normales d’exploitation.
10.  Calculer le débit de fuite d’hydrocarbures total en pieds cubes
F‑2  Méthode de calcul par minute (pi3/min) à l’aide de l’équation suivante :
Dans l’exemple ci‑après, on a calculé le taux de ventilation néces-
saire dans le cas d’un local fermé [60 pi (18 m) de largeur sur 120 pi
(36 m) de longueur sur 40 pi (12 m) de hauteur] renfermant du matériel
d’exploitation sur une plate-forme de forage en mer située en zone Où :
froide. G = Débit de fuite en pi3/min
1.  Dresser la liste des équipements susceptibles d’émettre des E = Taux d’émission en lb/h
hydrocarbures et calculer le taux total d’émissions fugitives. On V = Volume en pi3/lb‑mole
peut établir le taux de fuite de l’équipement par mesure directe, en mw = Masse moléculaire moyenne
consultant une des publications mentionnées ci‑dessus ou en fonction
d’autres études pertinentes. 60 = min/heure
2.  Déterminer quels équipements sont susceptibles d’émettre des Dans l’exemple, E = 12,39 lb/h et la masse moléculaire moyenne
hydrocarbures, soit par décompte direct, soit en consultant les plans des est égale à 20.
installations. Noter séparément les équipements selon qu’ils contien- G = (12,39 lb/h) (400 pi3/lb‑mole) / (60 min/h) (20)
nent des hydrocarbures gazeux ou des hydrocarbures liquides. G = 4,13 pi3 /min
3.  Calculer l’émission totale d’hydrocarbures gazeux prévue 11. Selon la norme NFPA 69, Standard on Explosion Prevention
(livres/jour) pour chaque équipement, en multipliant le nombre Systems, la concentration d’hydrocarbures s’exprime par l’équation
d’équipements par le facteur de prévision approprié. Le résultat cor- suivante :
respond à l’émission totale de gaz prévue pour le type d’équipement C = (G/Q) (1 ‑ e-kn)
considéré. Où :
4.  Additionner les émissions de gaz prévues (livres/jour) pour C = Concentration d’hydrocarbures dans l’air, % décimal
chaque équipement, afin d’obtenir le taux d’émission total.
G = Débit de fuite en pi3/min
5.  Répéter les étapes 2 à 4 pour calculer l’émission totale prévue
d’hydrocarbures liquides. Q = Taux d’admission d’air pur en pi3/min
6.  Additionner les résultats obtenus aux étapes 4 et 5 pour déter- n = Nombre de renouvellements d’air
miner l’émission totale prévue. k = Facteur d’efficacité du mélange = 0,2 à 0,9
7.  Convertir l’émission totale d’hydrocarbures de livres/jour en On peut considérer le facteur (1 ‑ e-kn) comme égal à 1, car le
livres/heure. Dans l’exemple choisi, supposer que l’émission totale nombre de renouvellements d’air (n) étant presque constant (soit
d’hydrocarbures prévue est de 297,26 lb/jour. En divisant par 24, on environ 3), ce facteur tend vers 1.
obtient 12,39 lb/heure.
30–82 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Par exemple, si l’on suppose que le débit de fuite est de 4,13 pi3/ NFPA 16, Standard for the Installation of Deluge Foam-Water Sprin-
min et que la limite inférieure d’inflammabilité du méthane (à une klers and Foam-Water Spray Systems, édition 1995.
concentration de 5 pour cent) est de 100 pour cent, et que l’on désire NFPA 16A, Standard for the Installation of Closed-Head Foam-Water
maintenir un mélange à la limite inférieure d’inflammabilité de 25 Sprinkler Systems, édition 1994.
pour cent, on peut calculer le taux d’admission d’air pur nécessaire NFPA 24, Standard for the Installation of Private Fire Service Mains
comme suit : and Their Appurtenances, édition 1995.
Q = 4,13 pi3/min/(0,25 x 0,05) NFPA 25, Standard for the Inspection, Testing, and Maintenance of
Q = 330 pi3/min Water-Based Fire Protection Systems, édition 1995.
12.  En raison des variations des facteurs influant sur les émissions NFPA 30A, Automotive and Marine Service Station Code, édition
de l’équipement de traitement, on doit multiplier le taux calculé par 1996.
un coefficient de sécurité de 4. Le taux de ventilation nécessaire se NFPA 30B, Code for the Manufacture and Storage of Aerosol Pro-
calcule comme suit : ducts, édition 1994.
Q = 330 pi3/min x 4 NFPA 31, Standard for the Installation of Oil-Burning Equipment,
Q = 1 320 pi3/min, taux de ventilation minimal édition 1992.
Donc, une ventilation minimale de 1 320 pi3/min doit être assurée NFPA 49, Hazardous Chemicals Data, édition 1994.
dans le cas d’un local fermé ayant les dimensions indiquées ci-dessus NFPA 51B, Standard for Fire Prevention in Use of Cutting and Welding
et susceptible de contenir des sources d’émissions fugitives. Processes, édition 1994.
13.  Selon les dimensions de la zone considérée et la configuration NFPA 68, Guide for Venting of Deflagrations, édition 1994.
de l’équipement, il est conseillé de prévoir une recirculation de l’air
afin d’éviter d’avoir des zones de stagnation. Lorsque la concentration NFPA 69, Standard on Explosion Prevention Systems, édition 1992.
de vapeurs est plus élevée et que la recirculation est justifiée, le débit NFPA 70, National Electrical Code, édition 1996.
d’air doit être orienté de manière à limiter au minimum les zones non NFPA 77, Recommended Practice on Static Electricity, édition
ventilées où les vapeurs risquent de s’accumuler. Si d’autres critères ne 1993.
sont pas satisfaits, un taux de recirculation de 1 pi3/min/pi2 de surface NFPA 90A, Standard for the Installation of Air Conditioning and
de plancher peut être utilisé. Ventilating Systems, édition 1996.
14.  Dans les espaces clos, si le risque d’émission de vapeurs NFPA 91, Standard for Exhaust Systems for Air Conveying of Mate-
inflammables est considérable et si le taux de ventilation calculé est rials, édition 1995.
insuffisant pour ramener la concentration de vapeurs sous la limite NFPA 101, Life Safety Code, édition 1994.
inférieure d’inflammabilité en moins de quatre heures, on doit prévoir
une ventilation d’appoint naturelle par panneaux mobiles ou aérateurs NFPA 204M, Guide for Smoke and Heat Venting, édition 1991.
à lames, ou mécanique par ventilateurs de recirculation aspirants. Les NFPA 220, Standard on Types of Building Construction, édition
vapeurs doivent être évacuées loin de toute source d’inflammation. 1995.
15.  La méthode ci-dessus est adaptée de l’article intitulé Module NFPA 306, Standard for the Control of Gas Hazards on Vessels,
Ventilation Rates Quantified, publié à la page 41 du Oil and Gas édition 1993.
Journal, W. E. Gale, le 23 décembre 1985. NFPA 325, Guide to Fire Hazard Properties of Flammable Liquids,
Gases, and Volatile Solids, édition 1994.
NFPA 326, Standard Procedures for the Safe Entry of Underground
Storage Tanks, édition 1993.
Annexe G Publications de référence
NFPA 327, Standard Procedures for Cleaning or Safeguarding Small
G‑1Les documents ou parties de document suivants ne sont cités Tanks and Containers Without Entry, édition 1993.
dans le présent Code qu’à titre de référence et ne doivent pas être NFPA 329, Recommended Practice for Handling Underground Re-
considérés comme faisant partie des exigences du Code. Pour chacun leases of Flammable and Combustible Liquids, édition 1992.
des documents, l’édition indiquée est la plus récente au moment de NFPA 385, Standard for Tank Vehicles for Flammable and Combustible
la publication du Code. Liquids, édition 1990.
G-1.1  Publications de la NFPA. National Fire Protection Asso- NFPA 386, Standard for Portable Shipping Tanks for Flammable and
ciation, 1 Batterymarch Park, P.O. Box 9101, Quincy, MA 02269- Combustible Liquids, édition 1990.
9101. NFPA 496, Standard for Purged and Pressurized Enclosures for
Hall, John R., PhD., « A Fire Risk Analysis Model for Assessing Electrical Equipment, édition 1993.
Options for Flammable and Combustible Liquid Products in Sto- NFPA 497A, Recommended Practice for Classification of Class I
rage and Retail Occupancies », in Fire Technology, Vol. 31, no 4, Hazardous (Classified) Locations for Electrical Installations in
novembre 1995, p. 291-306. Chemical Process Areas, édition 1992.
NFPA 10, Norme concernant les extincteurs d’incendie portatifs NFPA 497M, Manual for Classification of Gases, Vapors, and Dusts
(Standard for Portable Fire Extinguishers), édition 1994. for Electrical Equipment in Hazardous (Classified) Locations,
NFPA 11C, Standard for Mobile Foam Apparatus, édition 1995. édition 1991.
NFPA 13, Standard for the Installation of Sprinkler Systems, édition NFPA 704, Standard System for the Identification of the Fire Hazards
1996. of Materials for Emergency Response, édition 1996.
NFPA 14, Standard for the Installation of Standpipe and Hose Systems, NFPA 780, Standard for the Installation of Lightning Protection
édition 1996. Systems, édition 1995.
NFPA 15, Standard for Water Spray Fixed Systems for Fire Protection, NFPA Flammable and Combustible Liquids Code Handbook, édi-
édition 1996. tion 1993.
1996 NFPA Annexe G 30–83

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30–84 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

Index

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‑A‑ Importants (définition)................................................................1-6


Accès Résidentiels................................................................. 4‑5.3 à 4‑5.4
Aires de stockage intérieures de liquides..............................4‑4.2.4 Bâtiments abritant des réservoirs de stockage............... 2‑5, A‑2‑5
Bâtiments abritant des réservoirs de stockage........ 2‑5.1.5, 2‑5.2.6 Accessibilité............................................................ 2‑5.1.5, 2‑5.2.6
Bâtiments ou unités de traitement . ......................................5‑3.2.5 Appareillage électrique............................................. 2‑5.7, A-2-5.7
Locaux de stockage de matières dangereuses . .................4‑6.4.4.1 Construction.............................................................. 2‑5.2, A-2-5.2
Quais......................................................................................5-7.12 Définition....................................................................................1‑6
Aérosols................................................................1‑1.2 d), A-1-1.2 d) Dispositifs anti-débordement................................................2‑5.6.8
Aires de stockage intérieures de liquides....................... 4‑4, A-4-4, Drainage................................................................. 2‑5.4, A-2-5.4.3
Fig. A-4-4 b), annexe D Emplacement......................................................2‑5.1, A-2-5.1.2 b)
Accessibilité..........................................................................4‑4.2.4 Inspection et maintenance.....................................................2‑5.8.3
Appareillage et câblage électrique..... 4‑4.2.9 à 4‑4.2.10, A-4-4.2.9 Mise à l’air libre........................................2‑5.2.4, 2‑5.5, A-2-5.2.4
à A-4-4.2.10 Orifices (autres que les évents)................................................2‑5.6
Conditions de stockage.......................................... 4‑4.3, A-4-4.3.8 Planification des interventions d’urgence et formation........2‑5.8.4
Définition....................................................................................1‑6 Prévention et contrôle des incendies......................... 2‑5.8, A-2-5.8
Degrés de résistance au feu................................... 4‑4.2.1 à 4-4.2.2 Système de détection des vapeurs.........................................2‑5.3.5
Impératifs de conception et de construction............. 4‑4.2, A‑4‑4.2 Ventilation................................................................. 2‑5.3, A-2-5.3
Mise à l’air libre.................................................. 4‑4.2.5, A-4-4.2.5 Bâtiments attenants........................... 4‑4.1, tableau 4‑4.2.1, 4‑4.5.1
Opérations................................................................................4‑4.5 Définition....................................................................................1‑6
Protection par extincteurs automatiques.................... 4-4.2.8, 4-8.2 Bâtiments de traitement de liquides
à 4-8.3, A-4-4.2.8, A-4-8.2 Appareillage électrique...................................5‑3.6, 5-9.5, A-5-9.5
Quantités et hauteurs de stockage admissibles...... 4‑4.4, A‑4‑4.4.1 Construction.............................................................. 5‑3.3, A-5-3.3
Ventilation...........................................................................4‑4.2.11 Drainage................................................................. 5‑3.5, A-5-3.5.1
Alarmes Emplacement.........................................................................5‑3.2.1
Bâtiments abritant des réservoirs de stockage......................2‑5.8.5 Mise à l’air libre....................5‑3.3.4, 5-3.3.7, A-5‑3.3.4, A-5-3.3.7
Installations de traitement de liquides....................................5‑12.5 Ventilation................................................................. 5‑3.4, A-5-3.4
Alimentation en eau Bâtiments importants (définition)...............................................1-6
Bâtiments abritant des réservoirs de stockage...................2‑5.8.7.1 Bidons de sécurité................................................... 4‑5.5.3 à 4‑5.5.4
Entreposage en contenants et en citernes portables......... 4‑8.4.2 b) Définition....................................................................................1‑6
Installations de traitement de liquides.................................5‑12.4.1 BLEVE (explosion due à l’expansion des vapeurs
Quais................................................................. 5-7.21.1 à 5-7.21.4 d’un liquide en ébullition).................................................. annexe E
Remplissage des réservoirs en zone inondable . ..............2‑6.6.2.3, Bouches d’incendie..............................2‑5.8.7.2, 5‑7.21.2, 5-12.4.2,
2‑6.6.3.1 à 2‑6.6.3.2, 2‑6.6.4 A-2.5.8.7.2, A-5-12.4.2
Appareillage et câblage électrique
Aires de stockage intérieures de liquides............ 4‑4.2.9 à 4‑4.2.10 ‑C‑
Bâtiments abritant des réservoirs de stockage.......... 2‑5.7, A-2-5.7 Câblage électrique
Installations de traitement de liquides.............5‑3.6, 5-9.5, A-5-9.5 voir Appareillage et câblage électrique
Locaux de stockage de matières dangereuses . ....................4‑6.3.2 Camions‑citernes et wagons‑citernes, chargement
Quais......................................................................................5-7.16 et déchargement................................................................ 5‑6, A-5-6
Systèmes de récupération et de traitement des vapeurs.....5-10.7.2, Classification électrique par zone............................ tableau 5‑9.5.3
A-5-10.7.2 Certifié (définition)........................................................................1‑6
Appartements................................................................ 4‑5.3 à 4‑5.4 Chariots élévateurs motorisés.................................. 4‑5.6.9, 4-8.5.2
Définition....................................................................................1‑6 Citernes portables (capacité de 660 gal US ou moins).... voir aussi
Applicabilité du Code................................................1‑1, 1-3, A-1-1 Aires de stockage intérieures de liquides ;
Approuvé (définition) ...................................................... 1‑6, A-1-6 chap. 4, A-4, Fig. A-4-4 a), annexe D
Arrêt des systèmes de traitement des vapeurs Conception, construction et capacité............................... 4‑2, 4-8.1
en cas d’urgence.......................................................................5‑10.8 Définition....................................................................................1‑6
Autorité compétente Empilement.......................................... 4‑4.3.8 à 4‑4.3.9, A-4-4.3.8
Approbation des lieux de stockage de matières dangereuses..4‑6.4 Mise à l’air libre.......................................................................4-2.2
Approbation du réemploi d’un réservoir ............... 2‑3.9.2, 2‑4.4.8 Protection et lutte contre l’incendie............... 4‑8, A-4-8, annexe D
Définition....................................................................................1‑6 Stockage
Non protégé.............................4‑4.4.1 à 4‑4.4.4, tableau 4‑4.4.1,
‑B‑ tableau 4-4.4.2, A-4-4.4.1
Baril (définition)............................................................................1‑6 Protégé...............4-1.2.2, 4‑4.4.1, tableau 4‑4.4.2, 4‑8.2 à 4‑8.3,
Bâtiments... voir aussi Bâtiments attenants; Bâtiments de traitement A-4-4.4.1, A-4-8.2, tableaux A-4-8.2 a) à f),
Définition....................................................................................1-6 annexe D, annexe E
1996 NFPA Index 30–85

Stockage à l’extérieur.................................................................4‑7 Bâtiments abritant des réservoirs de stockage....... 2‑5.4, A-2-5.4.5


Transvasement de liquides......................................... 5‑3.7.4, 5-5.2 Bâtiments de traitement de liquides....................... 5‑3.5, A-5-3.5.1
Clapets de non-retour...................................................................3‑8 Classification électrique par zone............................ tableau 5‑9.5.3
Classification électrique par zone...............5‑9.5.3, tableau 5‑9.5.3, Installations de chargement et de déchargement 5-6.3.2, A-5-6.3.2
5-10.7.2, A-5-9.5.3, A-5-10.7.2 Stockage à l’extérieur .............................................................4‑7.3
Colonnes montantes et robinets armés............. 2‑5.8.6.2, 5-12.3.2, Traitement de liquides......................................................... 5‑5.5 b)
A-2-5.8.6.2
Contenants...................................................chapitre 4, A-4, A-4-4 a) ‑E‑
Bidons de sécurité................................................. 4‑5.5.3 à 4‑5.5.4 Émissions fugitives
Définition................................................................................1‑6 Calculs............................................................................... annexe F
Capacité maximale............................................4-2.3, tableau 4-2.3 Définition....................................................................................1‑6
Classification électrique par zone............................ tableau 5‑9.5.3 Évaluation......................................................................... annexe F
Conception, construction et capacité............................... 4‑2, 4-8.1 Emploi ou stockage secondaire de liquides.................... 4‑5, 4-8.1,
Définition....................................................................................1‑6 5‑5, A‑4‑5.2.4, A‑5‑5
Empilement ......................................... 4‑4.3.8 à 4‑4.3.9, A-4-4.3.8 Définition....................................................................................1‑6
En plastique..............4‑2.1 b), 4‑2.1 c), 4‑2.1 e), 4‑5.2.4. A‑4‑5.2.4 Endiguement des réservoirs ............................2‑3.4.3, A-2-3.4.3 b)
En verre.................................................................................4-2.3.3 Entrepôts.......................................... voir aussi Entrepôts de liquides
Fermés...................................................................................5‑3.7.1 Classification électrique par zone............................ tableau 5‑9.5.3
Définition................................................................................1‑6 Définition........................................................................ 1‑6, A-1-6
Gaz de pétrole liquéfié..........................................................2‑3.3.6 Entrepôts polyvalents............................................. 4‑5.2, A-4-5.2.4
Grands récipients pour vrac (GRV).................................. annexe E Entrepôts de liquides................................................... 4‑4.1. 4‑4.5.1
Mécanismes de protection incendie............... 4‑8, A-4-8, annexe D Définition....................................................................................1‑6
Métalliques.......................................................................... 4-2.1 a) Degrés de résistance au feu...................................... tableau 4‑4.2.1
Mise à l’air libre.......................................................................4-2.2 Équipement de traitement des vapeurs (définition)...................1‑6
Stockage..........voir aussi Aires de stockage intérieures de liquides Équivalence............................ 1‑4, A-4-8.2, tableaux A-4-8.2 a) et b)
À l’extérieur............................................................................4‑7 Essais
Non protégé.............................4‑4.4.1 à 4‑4.4.4, tableau 4‑4.4.1, Essais hydrauliques des dispositifs de mise à l’air libre ......2‑3.6.9
tableau 4-4.4.2, A-4-4.4.1 Étanchéité.................................................................. 2-8.3, A-2-8.3
Protégé...............4-1.2.2, 4‑4.4.1, tableau 4-4.4.2, 4-8.2 à 4-8.3, Réseaux de canalisations.............................................................3‑9
A-4-4.4.1, A-4-8.2, tableaux A-4-8.2 a) à f) Réservoirs de stockage.................................................... 2‑8, A-2-8
annexe D, annexe E Essais de résistance au feu pour la protection
Transvasement de liquides entre................................ 5‑3.7.4, 5-5.2 de l’entreposage..................................................annexe D, annexe E
Contenants fermés..................................................................5‑3.7.1 Essais d’étanchéité...................................................... 2-8.3, A-2-8.3
Définition....................................................................................1‑6 Établissements
Corrosion Classification (définition)............................................................1‑6
Des réseaux de canalisations............................................3‑6, A‑3.6 Établissements administratifs...................................................4‑5.5
Des réservoirs Définition....................................................................................1‑6
Corrosion extérieure.............................................. 2‑4.3, A-2-4.3 Établissements commerciaux....................................................4‑5.6
Corrosion intérieure.............................................................2‑2.6 Définition....................................................................................1‑6
Fondations conçues pour réduire la corrosion Établissements d’enseignement................................................4‑5.5
au minimum.......................................................... 2‑6.1, A-2-6.1 Définition....................................................................................1‑6
Coupage et soudage Établissements institutionnels...................................................4‑5.5
Bâtiments abritant des réservoirs de stockage..................2‑5.8.2.3, Définition....................................................................................1‑6
A-2-5.8.2.3 Établissements publics...............................................................4‑5.4
Manutention de liquides............................................ 5‑9.3, A-5-9.3 Définition....................................................................................1‑6
Évents d’explosion..................2‑5.2.4, 4‑4.2.5, A-2-5.2.4, A-4-4.2.5
‑D‑ Extincteurs automatiques à mousse-eau.........................2‑5.8.7.3 à
Débordement par bouillonnement (définition)...........................1‑6 2-5.8.7.4, 4‑8.2, A-2-5.8.7.3 à A-2-5.8.7.4, A-4-8.2, tableau D-3 a)
Définitions.................. 1‑6, 1-7.2 à 1-7.3, A-1-6, A-1-7.2 à A-1-7.3 Extincteurs portatifs....................2-5.8.6.1, 4-8.4, 4-8.4.1 à 4-8.4.2,
Désaffectation temporaire de réservoirs.......................2-4.4.2, C-2 A-2-5.8.6.1
Déversements Installations de traitement de liquides............. 5-12.3.1, A-5-12.3.1
Installations de chargement et de déchargement..................5-6.3.2, Quais...................................................................................5-7.21.4
A-5-6.3.2
Locaux de stockage de matières dangereuses.......................4‑6.3.5 ‑F‑
Manutention, transvasement et utilisation de liquides.........5‑3.7.2, Formation en intervention d’urgence.................. voir Planification
5-5.5 b) des interventions d’urgence et formation
Quais..................................................................... 5-7.19, A-5-7.19 Fosses, classification électrique par zone................. tableau 5‑9.5.3
Réservoirs hors sol.............................................2‑3.4, A-2-3.4.3 b) Fuites, détection et lutte
Stockage à l’extérieur..............................................................4‑7.3 Installations de chargement et de déchargement...................4‑6.3.7
Dispositif de retenue, aires de stockage Locaux de stockage de matières dangereuses . ....................4‑6.3.5
intérieures de liquides................................................................4-2.2 Réseaux de canalisations..........................................................3‑2.2
Distillerie Réservoirs souterrains..................................................2‑11, A-2-11
Définition....................................................................................1‑6 Traitement de liquides............................5‑3.5.1, 5‑3.7.2, A-5-3.5.1
Drainage Fûts.................................................................. 4‑2.1 d), tableau 4‑2.3
Aires de stockage intérieures............... 4‑4.2.6 à 4-4.2.7, A-4-4.2.7 Classification électrique par zone............................ tableau 5‑9.5.3
à A-4-4.2.8
30–86 Code des liquides inflammables et combustibles 1996 NFPA

‑G‑ Liquides cryogéniques........................................................ 1‑1.2 b)


Garages, attenants ou isolés......................................................4‑5.3 Définition................................................................................1‑6
Classification électrique par zone............................ tableau 5‑9.5.3 Manutention .................. voir Opérations de traitement de liquides
Gaz....................................................................................................... Manutention, transvasement et utilisation............... 5‑3.7, 5-7.13 à
voir aussi Gaz liquéfiés 5-7.15, 5-7.17
Inertes....................................................................................5‑3.7.4 Point d’éclair.......................................................voir Point d’éclair
Gaz de pétrole liquéfié............................................................2-3.3.6 Production de vapeur, calculs de................................... tableau B‑2
Gaz liquéfiés........................................................................... 1‑1.2 b) Sans point d’éclair............................................. 1‑1.2 c), A-1-1.2 c)
Définition....................................................................................1‑6 Volatilité...................................................................................1‑1.3
Gaz de pétrole liquéfié (GPL)...............................................2‑3.3.6 Liquides instables
Générateur de mousse mobile............................ 2‑5.8.6.3. 5‑12.3.3, Contenants et citernes portables.............4‑1.2.1, 4‑4.2.5, A-4-4.2.5
A-2-5.8.6.3, A-5-12.3.3 Définition....................................................................................1‑6
Grands récipients pour vrac (GRV)............4-2.1 à 4-2.2, annexe E Emplacement des récipients de traitement.............. tableau 5‑3.2.1,
voir aussi Citernes portables (capacité de 660 gal US ou moins) 5‑3.2.2
Équipement de traitement.....................................................5‑3.2.4
‑H‑ Réservoirs de stockage
Habitations.................................................................................4‑5.3 Dispositifs détendeurs de pression....................................2‑3.6.4
Définition....................................................................................1‑6 Distance entre les réservoirs.............................................2‑3.3.4
Hôtels .........................................................................................4‑5.4 Emplacement....................................................... 2‑3.2.1. 2‑3.2.5
Définition....................................................................................1‑6 Endiguement...............................................2‑3.4.3, A-2-3.4.3 b)
Huiles................. voir Débordement par bouillonnement (définition); Traitement de liquides......................................... 5‑3.3.7, A-5-3.3.7
Liquides à caractéristiques de débordement par bouillonnement; Liquides stables
Pétrole brut Définition....................................................................................1‑6
Hydrocarbures halogénés . ................................ 1‑1.2 c), A-1-1.2 c) Réservoirs de stockage
Emplacement........................................ 2‑3.2.1 à 2‑3.2.3, 2-3.2.6
‑I‑ Endiguement...............................................2‑3.4.3, A-2-3.4.3 b)
Identification Mise à l’air libre............................... 2‑3.6.6 à 2‑3.6.7, A‑2‑3.6.7
Réseaux de canalisations..........