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UNIVERSITE EVANGELIQUE EN AFRIQUE

FACULTE DES SCIENCES AGRONOMIQUES ET


ENVIRONNEMENT

EVALUATION DE L’EFFICACITE D’USAGE


DES ENGRAIS DANS LES SOLS DEGRADES DU
SUD-KIVU SUR LA CULTURE DU MAÏS ET DU
HARICOT. Cas du groupement de Burhale

Présenté par Mukengere Bagula Espoir


Pour l’obtention du grade d’ingénieur agronome
Orientation: Phytotechnie
Directeur : Dr Ir Gustave Mushagalusa, Professeur
Codirecteurs : Dr Ir Pieter Pypers
Ir Espoir Bisimwa, chef de travaux

ANNEE ACADEMIQUE 2009-2010

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PRELUDE

« La réussite a un prix qui s’appelle le sacrifice


si ce n’était pas le cas tout le monde aurait du bonheur »

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DEDICACE

A l’eternel Dieu, source de vie et de notre intelligence pour tout le

bienfait dont il nous a comblé tout au long de notre parcours

académique.

A mes parents BAGULA NTALINDWA et CHIREZI BUDUNDWA

pour tant de sacrifice consenti en notre faveur, pour tant de patience,

de compréhension et d’amour.

A mes petits frères et sœurs Esperance BAGULA, Olivier BAGULA,

Willy BAGULA, Patience BAGULA, Nyota BAGULA, Alain

BAGULA, Timothée BAGULA, Joël BAGULA et Christelle BAGULA.

Aux familles NTALINDWA, BUDUNDWA, MUKOME, BASEMA

MULUKE et CHIGASHAMWA

A tous mes cousins, cousines, oncles et tantes

A tous mes amis et connaissances

A tous ce qui espère au changement et au développement de notre cher

et beau pays, la RDC

A tous ce qui me haïssent

A celle qui aura la charge de porter le cœur de ce grand homme que

l’UEA et l’UCB vient de former et qu’elle sache qu’il n’y a pas de

réussite sans sacrifice, pas de vrai bonheur sans peine et pas de succès

sans sueur.

Espoir BAGULA

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REMERCIEMENTS
“Every things done in the world is done by hope”
C’est part cet extrait de Martin Lutter Kings que nous avions voulu débuté ces petits mots de
remerciement pour les personnes qui ont contribué à l’achèvement de ce travail
Nous exprimons ainsi notre profonde gratitude au CIALCA qui nous a offert un cadre pour
réaliser ce travail particulièrement au membre de l’équipe CIAT- TSBF dont au Dr Bernard
VANLAUWE, au Dr Pieter PYPERS, à l’Ir Jean Marie SANGINGA et à l’Ir Faustin
KULIMUSHI.
Nos remerciements s’adressent au Professeur Gustave MUSHAGALUSA, au Dr Pieter
PYPERS et au chef de travaux Espoir BISIMWA pour avoir accepter de diriger ce travail et
me tenir compagnie durant ce dur moment. La pertinence de leurs remarques et conseils a
éclairé nos réflexions et enrichi ce travail. Je n’oublierai aussi ce bon où à chaque fois que
j’avais un problème, ils étaient toujours à près m’assister et me fournir l’essentiel pour la
réalisation de ce travail.
Nos remerciements s’adressent aussi au facilitateur du projet CIALCA à Burhale, Vinant
BAHATI pour son courage et sa détermination à nous fournir les données qui ont constituées
l’objet de ce travail.
Nous ne pouvons pas oublier de remercier les membres du corps scientifique et académique
des facultés des sciences agronomiques de l’UEA et de l’UCB pour le zèle déployé à nous
assuré une bonne formation. Les connaissances acquises à leurs pieds nous ont donné les
compétences nécessaires à l’élaboration de ce travail particulièrement aux assistants Gaston
AMZATI et Janvier MULUMUNA.
Nos grands et cordials remerciements s’adressent à mes grands amis Rodrigue BASENGERE,
Clerisse CASINGA, Justin NSHOMBO, Faustin CUBAKA, Bossissi NKUBA et Daniel
MUHINDO.
Nous tenons également à tous les membres du Cercle de Recherche des Etudiants en
Agronomie (CEREA) pour le soutien combien de fois inoubliable. C’est la meilleure année
où se forger en une expérience d’un gestionnaire et d’un chercheur.
A tous mes amis et connaissances, qu’ils trouvent ainsi nos remerciements les plus sincères
pour leurs encouragements et conseils particulièrement à mes collègues du collège des
étudiants.
Nous tenons à remercier nos collègues et camarades de promotion pour leur soutien.
L’affection qu’ils nous ont témoignée nous a aidé à aller jusqu’au bout de ce travail.

3
Que tous ceux dont les noms ne sont pas cités ci-haut et qui ont contribué d’une façon ou
d’une autre à la réalisation de ce travail soient assurée de nos sentiments de profonde
gratitude. Nous ne perdons pas de vue et apprécions à sa juste valeur leurs contributions.

Espoir BAGULA

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LISTES DES TABLEAUX ET FIGURES

Tableau 1 : Le changement de paradigme dans la gestion des sols tropicaux et leurs effets sur

la gestion des ressources agricoles

Tableau 2 : Tableau d’analyse de deux types de sols de Walungu, profondeur de 0 à 20cm

Tableau 3 : caractérisation des champs pour les essais effectués

Tableau 4 : caractérisation des ménages pour les essais effectués

Tableau 5 : carte variétale du haricot AND 10

Tableau 6 : Caractéristique variétale du Maïs hybride WH403

Tableau 7 : Résumé de l’ANOVA du rendement des différents traitements du maïs

Tableau 8 : Comparaison des moyennes du rendement du maïs

Tableau 9 : Résumé de l’ANOVA du rendement des différents traitements du haricot

Tableau 10 : Comparaison des moyennes des différents traitements du rendement du haricot

Tableau 11 : Résultat de l’évaluation paysanne

Figure 1 : Dispositif expérimental des essais

Figure 2: Dispositifs des parcelles de l’essai

Figure 3: Réponse du maïs lorsqu’on applique de l’engrais dans le Kalongo

Figure 4: Réponse du maïs lorsqu’on applique de l’engrais dans le Civu

Figure 5: Réponse comparatifs du rendement du maïs dans le Civu et Kalongo

Figure 6: Réponse du haricot lorsqu’on applique de l’engrais dans le Kalongo

Figure 7: Comparaison de l’efficacité agronomique du maïs dans les différents types des sols

Figure 8: Comparaison de l’efficacité agronomique du haricot dans les différents traitements

Figure 9: Comparaison du rapport valeur coût du maïs dans les différents types des sols

Figure 10: Comparaison du rapport valeur coût du haricot dans les différents traitements

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INTRODUCTION

Les pays de l’Afrique subsaharienne figurent parmi ceux qui enregistrent le taux
d’épuisement des nutriments les plus élevés (Smaling et al, 1997). Quelques études très
déterminantes sur la dégradation des sols en Afrique ont fourni des preuves substantielles à
cet effet. Selon le Centre international pour la fertilité des sols et le développement agricole
(IFDC), l’Afrique perd chaque année 8 millions de tonnes métriques d’éléments nutritifs du
sol et plus de 95 millions d’hectares de terre ont été dégradés au point de réduire de manière
significative la productivité (Henao et Baanante, 2006).
Selon des estimations, au moins 85 % des pays africains souffrent d’un prélèvement
des nutriments de plus de 30 kg par hectare et par an et 40 % des pays subissent des pertes de
plus de 60 kg de nutriments par hectare et par an (Henao et Baanante, 2006). Les causes de
cet épuisement sont entre autres les exportations continuelles de culture sans aucune mesure
de restitution et le faible taux d’utilisation des engrais minéraux. A cela s’ajoute la présence
des sols déjà dégradés, qui ont une faible capacité de rétention des éléments nutritifs et de
l’eau, ce qui entraine la perte des éléments nutritifs du sol. En plus, le problème lié à la
démographie galopante qui entraine une surexploitation des terres pour des fins agricoles et
diverses (Smaling et al, 1997).
Au regard des problèmes susmentionnés, Sanchez et al. (1997) ont conclu que
l’épuisement de la fertilité des sols dans les exploitations agricoles constitue la principale
cause de la baisse de la production alimentaire par habitant en Afrique.
Pour expliciter l’ampleur de ce problème, Norman Borlaug de IFDC dira : «the soil
nutrient losses in Subsaharian Africa are an environnemental, politics and socials times
bomb. Un less we wake up soon and reverse these disastrous trends, the future viability of our
food system will be imperiled» (Sanginga et Woomer, 2009)
Cette situation concerne également la region des grands lacs africains et
particulièrement la province du Sud-Kivu. Selon une étude réalisée par le projet CATALIST
de IFDC, le bilan des éléments nutritifs du sol de la région des grands lacs est la plus négatif
du monde. Selon cette étude, presque 100Kg d’éléments nutritifs sont perdus annuellement
par hectare de terre agricole. Ce problème est lié au fait à une pression démographique qui est
le plus élevé de l’Afrique Subsaharienne et l’utilisation d’engrais y est la plus basse du monde

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soit environ 4Kg par hectare alors qu’ailleurs on utilise en moyenne 110kg par hectare par an.
Ceci est combiné à un relief extrêmement escarpé (IFDC CATALIST, 2009).
Des pertes d’une telle ampleur imposent la prise de certaines mesures, notamment la
restauration de la fertilité des sols, l’utilisation accrue d’engrais inorganiques et un recyclage
plus efficient de la biomasse dans le système agricole, etc., pour améliorer la productivité des
cultures.
De ce fait, un sommet de chef d’état d’Afrique sur les engrais a été organisé à Abuja
en 2006. Les chefs d’état ont recommandé d’accroître d’ici 2015 l’utilisation des engrais d’un
taux de 8 à 50 kg de nutriment par hectare par an (Africa Fertiliser Summit, 2006; Pypers,
2010).
Cependant la disponibilité des engrais chez les petits producteurs constitue un
véritable problème du fait de la mauvaise organisation du marché des intrants, de leur prix
élevé et le faible revenu des agriculteurs. En plus la fertilité des sols est très hétérogène dans
cette zone et présente une grande variabilité d’une exploitation agricole à l’autre, autant au
niveau local que sur l’ensemble de l’Afrique (Zingore, 2007). Ce qui fait qu’un bon nombre
des sols réagissent faiblement lorsqu’on applique les engrais seuls. Cette faible efficience
agronomique limite l’utilisation de l’engrais dans les ménages des agriculteurs africains mais
elle pourrait être améliorée grâce à une gestion complémentaire de la structure du sol et des
matières organiques. Il a était démontré que seulement 10 à 15% de P, de 10 à 20% de l’azote
appliqué à travers les engrais sont assimilé par la plante. Cette inefficacité d’utilisation de
l’efficacité des engrais décourage aussi les investissements en termes des engrais chez les
agriculteurs pauvres (Vanlauwe et al, 2001; Africa fertiliser Summit, 2006).
Pour pallier à ce problème, une gestion intégrée de la fertilité des sols qui s’appui sur
l’utilisation des germoplasmes améliorés, l’utilisation des engrais minéraux, la bonne gestion
de la matière organique du sol et les adaptations locales a été préconisé par Sanchez. (Alley et
Vanlauwe, 2009).

En adoptant cette gestion et en l’associant à l’utilisation des germoplasmes des


céréales améliorés, la « Révolution verte » a donné un coup d’accélérateur inédit à la
production agricole en Asie et en Amérique latine. Toutefois, la mise en œuvre de la stratégie
« Révolution verte » en Afrique subsaharienne n’a produit que de modestes résultats en raison
de divers facteurs (IITA, 1992), notamment la diversité des zones agroécologiques, des
systèmes de culture, la variabilité de la fertilité du sol, la faiblesse des cadres institutionnels et

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l’absence de politiques favorables ainsi que des effets environnementaux liés à l’utilisation
exclusif des engrais.

De ce fait l’ancien secrétaire général de nations unies, KOFFI ANNAN a suggéré lors
du sommet Africain sur les engrais: « African green revolution should be African by
recognizing Africa’s great diversity of landscape, soils, climates and cultures and learning
lessons from earlier Green Revolutions in Latin America and Asia, that did not always
benefited the poor and often impacted negatively on the environment»

De ce fait comme souligné précédemment, l’utilisation de la matière organique


combinée aux engrais chimiques est primordiale pour améliorer l’efficacité des engrais car la
matière organique permet d’accroitre la capacité de rétention de l’eau et des éléments
nutritifs, permet une disponibilisation progressive des éléments nutritifs aux plantes, accroitre
le taux des micronutriments, etc. Or en examinant la loi de Liebig, la déficience en un élément
nutritif diminue la capacité d’utilisation des autres nutriments (Vanlauwe et al, 2006).

Malheureusement la disponibilité de la matière organique chez les paysans africains


n’est pas garantie (Titonell et al, 2005). D’où des petites quantités sont appliquées surtout
dans des champs de case. C’est pourquoi l’utilisation stratégique de la matière organique en
jouant sur le mode d’application, la qualité et le taux de la matière organique contournerait la
faible disponibilité de la matière organique à accroitre l’efficacité des engrais et le rendement
des différentes matières organiques, des résidus de cultures dans les sols africains. Le TSBF-
CIAT propose toujours d’utiliser des quantités de 5 tonnes par hectare de matière fraiche
combiné à des microdoses d’engrais pour améliorer l’efficacité d’usage des engrais (Pypers
et al, 2010).

D’où l’objectif de ce travail était donc d’évaluer l’effet lié au mode d’application, la
qualité et la dose de matière organique sur la productivité du maïs et des légumineuses, cas du
haricot.

A part l’introduction, ce travail comprend un chapitre sur la gestion intégrée de la


fertilité des sols en Afrique, le deuxième sur la méthodologie et le troisième sur l’analyse et
discussions des résultats. Enfin une conclusion et des recommandations clôturent ce travail.

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CHAPITRE I: PRINCIPE DE LA GESTION INTEGRE DE LA
FERTILITE DES SOLS (GIFS)
1.1 OBJECTIFS DE LA STRATEGIE GIFS EN AFRIQUE
1.1.1. Généralité
La gestion intégrée de la fertilité des sols peut se définir comme : « l’application
des pratiques de gestion de la fertilité des sols en les adaptant aux conditions locales et des
connaissances qui maximisent l’utilisation efficiente des engrais et des ressources organiques
pour améliorer la productivité des cultures ».Ces pratiques incluent nécessairement la gestion
des engrais et des ressources organiques d’une façon approprié en combinaison avec des
germoplasmes améliorés (Vanlauwe et al, 2010).
La Gestion Intégrée de la Fertilité des Sols (GIFS) n’est pas caractérisée par une
seule pratique mais l’ensemble de ces approches combinées, des technologies disponibles
dans le but de préserver la qualité du sol lesquelles nous permettent d’accroître la productivité
des cultures (Sanginga et Woomer, 2009). La GIFS est une réponse à une gestion de la terre
car la dégradation des sols et l’épuisement des éléments nutritifs pose un sérieux problème sur
la vie et la sécurité alimentaire des populations surtout rural. (Sanginga et Woomer, 2009).
Parmi les paquets technologiques GIFS, selon Smaling et al (1997), une simple
introduction des variétés améliorées et un usage modéré des engrais permettent d’accroître le
rendement des cultures mais l’efficacité agronomique des engrais reste relativement très
faible. Par contre la combinaison des engrais en additionnant avec de la matière organique
localement disponible permet d’enrichir même les résidus de récolte, améliore aussi
l’efficacité agronomique des engrais et la qualité du sol, en plus de l’accroissement du
rendement des cultures.
D’autres facteurs vont pouvoir influencer la GIFS dont notamment le revenu des
paysans, le développement des marchés et la promotion d’une bonne politique agricole qui a
pour but de promouvoir la disponibilisation des intrants aux agriculteurs (Sanginga et
Woomer, 2009).
Les conditions locales vont influencer le GIFS, car il y a une grande variabilité de
la fertilité des sols même au sein d’une exploitation familiale. Ces variabilités vont du niveau
régional jusqu’au niveau continental. Cela a des conséquences sur l’application des engrais et
sur l’efficacité agronomique c'est-à-dire que la réponse aux engrais va dépendre du type des
sols. (Pypers, 2010 ; Sanginga et Woomer, 2009). Dans des sols pauvres, on aura une faible
réponse aux engrais et par conséquent l’efficacité agronomique sera faible, d’où la gestion

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consistera à combiner les engrais chimiques à la matière organique. L’apport de la matière
organique dans mécanismes pour accroître l’efficacité agronomique, particulièrement
l’accroissement de la capacité de rétention de l’eau et des éléments nutritifs et une bonne
synchronisation des apports de nutriments en fonction de la demande des cultures, mais aussi
améliore la santé des plantes à travers l’augmentation de la biodiversité du sol et de la
séquestration du carbone. (Sanginga et Woomer, 2009).

1.1.2. Les engrais comme point d’entrée du GIFS


La recommandation du sommet africain sur les engrais en 2006, a suggéré
d’accroître l’utilisation des engrais de 8Kg à 50 Kg d’ici 2015. Cette recommandation
renforce le rôle des engrais comme une clé d’entrée pour accroître la productivité des sols et
améliorer la sécurité alimentaire des populations d’Afrique Subsaharienne. L’impact de la
réussite de ce programme cible, dépendra cependant de l’efficacité agronomique de ces
engrais. Cette efficience varie en fonction des régions, des pays, des agriculteurs et des
champs (Prudencio, 1993 ; Manlay et al, 2002 et Pypers, 2010). Dans les sols qui répondent
aux engrais, la limitation due à la déficience en éléments nutritifs peut être résolue d’une
façon durable en appliquant les engrais (Alley et Vanlauwe, 2009). Dans les sols qui ne
répondent pas, seuls les engrais sans mesure de correction ne suffisent pas pour accroître
l’efficacité agronomique et le rendement (Zingore et al, 2007, Vanlauwe et al, 2006). Depuis
les années 1960, plusieurs des séries de débats ont été déclenchés sur le rôle des engrais en
Afrique tropicale.
Voici dans ce tableau les différents courants idéologiques qui ont conduit au principe de
la gestion intégrée de la fertilité des sols en Afrique Tropicale.

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Tableau 1: le changement des idées dans la gestion des sols tropicaux et leur effet sur la
gestion des ressources agricoles (Vanlauwe et al, 2006).

Période Idéologie/paradigme Rôle des engrais Rôle de la matière expériences


organique
er
1960 et 1 courant sur L’utilisation des engrais Joue un rôle Pas de succès à
1970 l’utilisation des intrants seul améliorera le minimal cause du manque
externes rendement et de façon des infrastructures,
durable de politique et de
système de culture
adapté, etc.
1980 Courant sur l’utilisation Joue un rôle minimal C’est la principale La production de la
des intrants organiques source des matière organique
nutriments exige des grandes
surfaces et un
travail laborieux,
d’où l’adoption
était limitée
1990 Courant de Sanchez Il joue un rôle essentiel C’est le point Difficulté
pour suppléer à la d’entré car servant d’accéder à la MO
déficience en nutriment comme fonction de limite l’adoption
base pour la
libération des
nutriments
2000 Gestion Intégré de la L’engrais est le point L’accès doit tenir
Fertilité des sols d’entrer pour accroître le compte des
rendement et son apport dimensions
exige la MO sociales et
économiques

Partant de ce tableau, la GIFS était dérivée de l’idéologie de Sanchez qui prôné


l’utilisation de la matière organique pour accroître l’activité biologique du sol et optimisé le
cycle des éléments nutritifs en minimisant les intrants externes et en maximisant l’efficience
de leur utilisation. Pour Sanchez, la combinaison des engrais et de la matière organique était
essentiel mais on doit se focaliser sur la matière organique comme point d’entrer (Alley and
Vanlauwe, 2009 ; Sanginga et Woomer, 2009). Mais son idéologie va se buter au problème

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de la disponibilité de la matière organique par les agriculteurs qui doivent créer des
exploitations pour sa production. D’où le dernier courant de la GIFS qui pense que les engrais
sont les points d’entrer pour accroître le rendement et la matière organique doit être appliqué
suivant sa disponibilité (Alley et Vanlauwe, 2009).
L’autre avantage des engrais est qu’ils n’améliorent pas seulement le rendement mais
aussi les résidus de culture (biomasse) qui est utilisé comme engrais organique par la culture
précédente (Bationo et al, 2004). Selon Vanlauwe et al (2006), et Giller et al, (1998a), les
apports de phosphore chez les légumineuses doublent la biomasse des cultures et augmentent
l’efficacité agronomique des engrais chez les céréales. De la même façon l’application
stratégique de l’azote améliore la performance de plusieurs systèmes de culture et la fixation
de l’azote. Selon Giller (2001) et Sanginga et al (2001b), l’application des faibles quantités
d’azote chez les légumineuses stimule la croissance racinaire conduisant ainsi à une meilleure
nodulation et à l’augmentation du sol qui peut être restitué aux céréales dans la rotation. Un
fractionnement et une application stratégique l’azote surtout pendant la période critique chez
le maïs améliorent le rendement de la culture et l’efficacité agronomique des engrais.

1.1.3. Importance de l’efficacité agronomique dans la stratégie GIFS


a) Généralité

L’efficacité agronomique (AE) est un rapport qui décrit l’augmentation du


rendement par unité de nutriment appliqué. Le point central de la GIFS est l’augmentation
bénéfique du rendement en appliquant les engrais suivant deux possibilités. Premièrement en
apportant la matière organique en combinaison avec les engrais minéraux augmente l’AE et
dans beaucoup de cas contribue à l’addition des nutriments. L’AE est également améliorée
par une bonne rétention et libération des éléments nutritifs lesquels est liés à la capacité de la
matière organique à améliorer les propriétés physicochimiques et biologiques du sol
(Sanginga et Woomer, 2009).
La quantité des nutriments assimilés par la culture par rapport aux apports d’engrais
est souvent faible. Seulement 10 à 15 % du phosphore et 10 à 20% d’azote appliqué sous
forme des engrais sont assimilés par la culture (Vanlauwe et al, 2001). L’inefficacité
d’utilisation des engrais décourage ainsi les investissements par les agriculteurs pauvres
(African Fertiliser Summit, 2006). Plusieurs facteurs vont influencer cette faible assimilation
des éléments nutritifs. Les cultures exigent les éléments nutritifs en quantité et dans des
proportions différentes. En examinant la loi du minimum de Liebig, la déficience en un

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élément nutritif conduit à la réduction de la croissance de la plante et amoindrie ainsi sa
capacité à bien utiliser les autres éléments minéraux.
Plusieurs engrais sont composés seulement des éléments majeurs, dans cette
optique la réserve du sol s’appauvrie en éléments non limitant en intensification agricole et
limite ainsi l’utilisation efficace de ces engrais qui ne le contiennent pas (Giller et al, 1998,
Vanlauwe et al, 2002). Cependant en appliquant la loi de l’optimum de Liebscher’s qui
suggère que la déficience d’un nutriment influence l’efficacité d’absorption des autres
nutriments à des niveaux non limitant (See De Wit cité par Sanginga et Woomer, 2009). Dans
cette optique, les stress chez la culture sont limités dans leur capacité à utiliser efficacement
les apports en éléments nutritifs. Le stress hydrique conduit à un mauvais développement du
système racinaire. Donc la composition des engrais en éléments nutritifs sera le deuxième
facteur qui va influencer l’AE.
Plusieurs autres facteurs vont influencer l’AE dont la compaction du sol, le pH, la
toxicité aluminique, les maladies et ravageurs et la gestion inefficace des mauvaises herbes.
Finalement la gestion inefficace des intrants conduits à la perte des éléments nutritifs et à une
utilisation inefficace par les cultures. Les engrais doivent être appliqués au bon moment où les
cultures en ont besoin et dans des conditions environnementales adéquates (Adesina, 1996).
b) Mécanismes qui affectent l’efficacité agronomique

Le rendement des cultures et l’AE sont affectés par plusieurs facteurs dont
l’absorption et l’utilisation efficientes des nutriments et par le taux de matière organique du
sol résultant de la production de la biomasse et du recyclage des nutriments. L’absorption
efficiente est définie comme la capacité par lequel un nutriment est assimilé par la culture
c'est-à-dire que c’est la quantité du nutriment assimilé par quantité des nutriments appliqués.
L’utilisation efficiente (efficience interne) est définie par la capacité par lequel les cultures
transforment les nutriments assimilés en rendement c'est-à-dire c’est le rendement obtenus par
quantité de nutriment appliqué. L’effectivité de la production de la biomasse est la quantité de
biomasse produite pour donner un rendement. Ces trois éléments sont les éléments essentiels
de l’AE (Sanginga et Woomer, 2009).
Plusieurs facteurs vont influencer ces trois éléments dont le moment
d’application et l’emplacement (localisation) des engrais, une bonne utilisation de l’eau, une
correction de l’acidité du sol, le contrôle des pestes et maladies, l’utilisation des
germoplasmes résilient aux faibles concentrations en nutriments, une bonne gestion des

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résidus de culture et une meilleure intégration agriculture-élevage (Bouis et al, 1999 ;
Sanginga et Woomer, 2009).
Chacun de ces trois éléments peut être amélioré par des pratiques et technologies
spécifiques. Par exemple l’absorption efficiente peut être augmentée par des applications
localisées des engrais et à un moment propice (Apport stratégique de l’azote que les
anglophones disent, Nitrogen top dressing). L’efficience interne peut être améliorée par
l’utilisation des germoplasmes résilients c'est-à-dire des germoplasmes qui ont des faibles
exigences en éléments nutritifs et enfin une production effective de la biomasse peut être
amélioré par l’utilisation et l’incorporation des légumineuses promisceuses et ayant
rendement élevé en biomasse dans le système de culture. (Bouis et al, 1999, Sanginga et
Woomer, 2009 ; Giller, 2001 ; Pypers, 2010).

1.2. COMPOSANTES DE LA GIFS

La stratégie GIFS s’appui sur 4 composantes principales dont :


- L’utilisation des germoplasmes améliorés
- L’utilisation des engrais minéraux
- La gestion de la matière organique
- Les adaptations aux conditions locales

En plus de ces 4 grandes composantes s’ajoute la connaissance paysanne qui est


essentielle pour l’adoption des technologies. (Pypers, 2010; Vanlauwe et al, 2010). Mais on
va parler de la deuxième et troisième composante.

1.2.1. Gestion des engrais minéraux dans la GIFS en Afrique

L’application des engrais dans le sol par des petits producteurs est essentielle pour la
production agricole en Afrique. On trouve une gamme varié des sols en Afrique, des jeunes
alluvions et sols volcaniques des anciens ferrasols (FAO cité par Sanginga et Woomer, 2009).

Certains sols sont extrêmement dégradé ou pauvre et ont un faible potentiel de


rétention des engrais d’où leur application est difficile (Sanginga et Woomer, 2009).
L’azote, le potassium, le magnésium et le calcium sont facilement lixivié dans des conditions
d’excès de pluviométrie. Plusieurs sols ont également une forte capacité d’immobilisé le

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phosphore, ce qui rend le phosphore moins disponible à la plante même en cas d’application
des engrais. De plus, une gamme variée des régions africaines ont des sols fortement acide
combiné à la toxicité aluminique (Wambeke, 1998 ; Pypers et al, 2005 ; Sanginga et Woomer,
2009).
L’utilisation des engrais est indispensable pour surmonter les contraintes dues à
l’absence des nutriments et constitue un élément central dans la pratique de la gestion intégrée
de la fertilité des sols pour améliorer la production agricole (Sanginga et Woomer, 2009).
Sur le potentiel des terres arables de l’Afrique subsaharienne, seuls 165 millions
d’hectare sont cultivés. Approximativement 1,38 million de tonne des engrais sont appliqués
par an sur les terres cultivables d’Afrique subsaharienne durant l’année 2002, soit une
moyenne de 8,3kg par hectare. Cette consommation représente seulement 2% de la
consommation mondiale (Morris et al, 2007). Mais plus d 55% des pays consomment moins
de 5kg par hectare et seulement 5 pays consomment environ 25kg par hectare.

Disponibilité, qualité et utilisation des engrais minéraux en Afrique Sub-saharienne

Les exigences en élément nutritif des plantes dépendent de l’environnement et


change en fonction du temps et du besoin d’intensifier la production agricole. Le mauvais
stockage des engrais occasionne une perte de qualité et cela décourage les investissements
agricoles en matière d’engrais. En plus, il y a manque des industries de fabrication des
engrais, ce qui fait que les informations sur les quantités à appliquer sont insuffisantes
(Sanginga and Woomer, 2009).
Un grand problème sur l’utilisation effective des engrais et des pratiques de GIFS
en Afrique a été l’incapacité d’avoir de recommandations appropriées chez les petits
producteurs. Les dernières recommandations sur l’utilisation des engrais étaient centrées sur
les cultures économiques comme le maïs, le thé et le cotonnier et n’ont pas pris en compte des
ressources dont disposent les paysans (Sanginga et Woomer, 2009). Cela fait qu’il y ait un
besoin pour formuler des recommandations sur l’utilisation des pratiques GIFS tenant compte
de leurs problèmes. Premièrement, un diagnostic adéquat des contraintes du sol et de la plante
doit être faite pour proposer des types et mélange des engrais appropriés (Bationo et al, 2006).
Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire que les institutions de recherche et les
scientifiques cherchent de solutions aux problèmes des sols en tenant compte des ressources
limitées des paysans.

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Dans beaucoup de cas la production céréalière de l’Afrique subsaharienne n’excède
pas 0,5 tonnes par hectare au moment que le potentiel de rendement de 6 à 8 tonnes par
hectare est atteint dans des essais de station et chez quelques grands producteurs. Cet écart de
rendement peut être attribué à plusieurs contraintes biologiques dont les variétés, mauvaises
herbes, maladies et pestes, déficiences en eau et en nutriment et aux contraintes
socioéconomiques dont les coûts et accès aux crédits des intrants, etc. (Bationo et al, 2006).

1.2.2. Gestion de la matière organique dans la GIFS en Afrique


a) Généralités

Les ressources organiques sont abondantes en Afrique parce qu’elles dérivent à la


fois des cultures et de la nature, mais il y a une sous utilisation de ces ressources dans le
contexte de la gestion intégrée de la fertilité du sol. En effet, la disponibilité des ressources
organiques comme nourriture et fibre et l’exigence pour la collecte et la transformation est
laborieuse. Les résidus des plantes et le fumier animal se décomposent rapidement dans des
climats chauds et humides, causant la libération des nutriments (Muyers et al, 1994). De ce
fait, l’épandage de la matière organique doit être pris attentivement en considération.
Selon Vanlauwe et al, 2006, dans beaucoup de cas, la plupart des ressources organiques
disponibles ont une concentration faible en éléments nutritifs. Ce qui limite l’utilisation de la
matière organique comme source principale de nutriments.
Dans la plupart des communautés paysannes, la demande en fumier des animaux est
toujours élevée que l’apport des ferme. Les fermes qui possèdent du fumier, ont des sérieux
problèmes de collecte et de transport de cette matière (Lekasi et al, 2003). Cette difficulté ne
prédispose pas à l’utilisation de la matière organique comme intrant plutôt exige d’être utilisé
d’une façon rentable et efficace. Les paquets technologiques GIFS auront pour objectif
d’augmenter la production des cultures à travers l’amélioration de l’AE des nutriments. Cette
approche implique nécessairement l’usage de ressources organiques disponibles et des
pratiques agronomiques appropriées adaptées aux conditions locales.
b) Qualité de la matière organique

Bien que l’utilisation de la matière organique comme intrant ne soit pas nouveau en
agriculture tropicale, les premiers travaux sur la décomposition et la gestion de la matière
organique avaient reçu la contribution de Swift (Sanginga et Woomer, 2009).

16
Ce travail établissait des cadres conceptuels sur la compréhension de la décomposition des
diverses matières organiques qui fait intervenir des microorganismes du sol dans le but
d’avoir un support ayant des caractéristiques physiques, chimiques favorables pour le
développement des plantes. Ces interactions régulent la minéralisation et la libération des
nutriments durant la décomposition et la transformation de la matière organique du sol
(Woomer et al, 1994).
Les études sur les nutriments contenus dans plusieurs ressources organiques disponibles chez
les paysans ont été faites par TSBF-CIAT et d’autres organismes de recherche et une base de
donnée a été faite et comprend des informations sur la qualité des ressources organiques, les
macronutriments présents, la lignine, les polyphénols, contenus dans les feuilles, tiges,
racines, détritus d’environ 300 espèces des plantes utilisées dans les agroécosystèmes
tropicaux.
c) Importance de la matière organique combinée à l’engrais chimique.

En dépit de leur faible et variable teneur en éléments nutritifs, la matière organique


joue un rôle important dans la gestion d’une meilleure fertilité du sol et d’en améliorer la
structure. La matière organique retient beaucoup des substances nutritives, c’est qui est
important dans les sols sableux qui en retiennent très peu (Schoël ,1998 ; FAO et IFA, 2003).
Grace à ces propriétés, les engrais organique à la base de l’obtention des meilleurs
effets résultant de l’utilisation des engrais minéraux (IPNM). La combinaison d’engrais
organique et minéraux crée les meilleurs conditions de production car la matière organique
améliore les propriétés du sol alors que les engrais minéraux apportent aux plantes les
éléments nutritifs qui leurs sont nécessaires et d’accroitre l’efficacité agronomique (FAO et
IFA, 2003 ; Sanginga et Woomer, 2009).
D’autres raisons justifient cette combinaison dont la déficience en éléments essentiels
aux cultures des engrais minéraux communs alors que les ressources organiques les
contiennent (Sanginga et Woomer, 2009). Pour pallier à ce problème, les kenyans ont
développé un engrais, le MAVUNO, qui n’est qu’une combinaison du NPK et des
micronutriments comme le Ca, le Mg, le S etc. Cette engrais est efficace que le NPK car le
NPK dans les sols dégradés ne répond pas suffisamment à cause de la carence en
micronutriment (Pypers, 2010 et Pypers et al, 2010).
Seule la matière organique ne suffit pas souvent car elle n’est pas disponible en grande
quantité pour assurer le niveau de production escompté par l’agriculteur (FAO et IFA, 2003 ;
Vanlauwe et Sanginga, 2005 ; Cadisch et Giller, 1997). Le phosphore disponible augmente en

17
appliquant la matière organique. La matière organique va interagir aussi avec l’acidité du sol
et sur la toxicité en aluminium (Pypers et al, 2005). L’application des engrais permet
d’accroitre la biomasse et les résidus de culture lorsqu’il est appliqué d’une manière
efficiente. Vanlauwe et al (2006) ont démontré que l’absence des engrais phosphatés, les
variétés améliorées à l’ouest du Kenya ont accumulé une forte biomasse que les variétés
locales et l’application du phosphore double le rendement chez le soja. D’où la combinaison
de la matière organique augmente l’efficience d’utilisation des nutriments mais l’effectivité de
cette stratégies est la bonne gestion des engrais en appliquant à un endroit et à un moment
propices.
d) Forme de matière organique utilisé en agriculture tropicale
1°) les résidus de culture

Ce sont des parties non récoltés de la culture et souvent disponibles pour les petits
producteurs comme source de matière organique les résidus de culture ont souvent un taux
relativement faible en nutriments et élevé en lignine (Sanginga et Woomer, 2009).
Dans le système de culture à base de céréale, la masse de résidus de culture est constitué
essentiellement des chaumes et des tiges alors chez les légumineuses elle est constituée des
feuilles. La quantité des résidus de culture disponible à la récolte est inversement
proportionnelle à l’indice de récolte. L’indice de récolte est l’objectif principal d’amélioration
car donne une certaine importance des résidus des cultures. Un indice de récolte de grande
proportion ne donne pas nécessairement l’avantage à un paysan qui ne dispose pas de matière
organique dans sa ferme. Une difficulté dans la gestion des résidus de culture lorsqu’il utilise
le mulch, i ; peut transporter le germes d’insecte (Sanginga et Woomer, 2009). Pour espérer
produire une grande quantité de résidus ont peut utiliser les variétés promisceuses des
légumineuses et qui fournissent des grandes quantités de biomasse (Pypers, 2010).
2°) les engrais verts

Ce sont des plantes vertes, non légumineuses (ou partie) des plantes, qui sont enfouis
dans le sol et constitue des sources de nutriment pour les cultures qui sont installés (Schoël,
1998 ; Hudgen, 2000). Cette pratique est basée sur deux mécanismes. Les légumineuses qui
fournissent les éléments nutritifs, sont activement symbiotiques et accumulent des grandes
quantités d’azote fixés par le processus de fixation biologique de l’azote. Quand on les
utilise, ils ajoutent des éléments nutritifs dans le sol et améliore les propriétés des sols pour les
cultures précédentes (Sanginga et Woomer, 2009). Les caractéristiques bénéfiques des engrais

18
verts sont la suppression des mauvaises herbes, la diminution de la pression des maladies et
ravageurs, le maintien de la matière organique du sol et amélioration de la porosité du sol
(Eilitta et al, 2004 ; Schoël, 1998).
3°) fumier

Le fumier est composé d’excrément animal généralement mélanges des feuilles ou de


la paille. La quantité et la qualité de l’excrément dépend de la nourriture des animaux (Schoël,
1998). Le fumier fourni de la matière organique au sol et permet de faire le recyclage des
éléments nutritifs.
Plusieurs systèmes agricoles utilisent le fumier comme source de matière organique.
L’utilisation des fumiers comme source de fertilisant était introduit par les colonisations à
travers l’Afrique. Par exemple, au Zimbabwe les fermiers utilisent 40t par hectare de fumier
chez le maïs en 1920, quantité qui a été diminué quand l’engrais minéral est disponible. Au
Kenya, les recommandations sur l’utilisation des engrais, fixe à 5 t par hectare de fumier
(Sanginga et Woomer, 2009).

1.3. ROLE CENTRAL DES LEGUMINEUSES DANS LA GIFS


1.3.1. Rôle centrale

Suite aux prix élevés des fertilisants, les légumineuses constituent un point fort
d’entrée dans l’approche africaine de la gestion intégrée de la fertilité du sol. Jusque
récemment, l’utilisation accrue des engrais chimiques était perçue comme la meilleure
solution dans la restauration de la fertilité des sols dégradés pour améliorer la sécurité
alimentaire tel que stigmatisé par le sommet de chefs d’État africain en 2006. Depuis peu
longtemps, les prix des fertilisants ont augmenté en flèche atteignant 130% suite à
l’augmentation du prix du pétrole (Sanginga et Woomer, 2009).
Simplement indiqué, les pratiques de fertilisation qui étaient rentable en 2004 les
sont moins en 2008 à cause de l’augmentation du prix des engrais. Considérant que toutes les
recommandations pouvaient être justifiées en 2004, seul le paquet technologique MBILI
n’avait offert de bon rendement en 2008 par la commodité du prix de fertilisant. Le paquet
technologique MBILI compte sur la fixation biologique de l’azote par les légumineuses et
fournit des avantages au maïs car, ce dernier associé aux légumineuses est au stade supérieur
(WOOMER et al, 1997).

19
Le fumier et les résidus des cultures fournis par les légumineuses sont bénéfiques aux
sols grâce à leur fixation biologique de l’azote et réduisent ainsi le coût des engrais qui sont
cher (Sanginga et Woomer, 2009 et Pypers, 2010). Un petit agriculteur qui incorpore des
légumineuses dans son champ a une facilité d’améliorer le bien être de sa famille et
d’atteindre un niveau de vie standard (Lavelle, 1996). Les légumineuses possèdent une large
tolérance à la variabilité climatique ainsi qu’une large adaptation aux différents types des sols
mais sont souvent susceptibles aux maladies et ravageurs. La fixation symbiotique d’azote
permet aux légumineuses de satisfaire leur besoin en azote à partir de l’atmosphère plutôt que
du sol et en cas de déficience, la nodulation effective peut la corriger à partir du rhizobium s’y
trouvant (Ojiem, 2006).
Les petits cultivateurs de céréales ont deux principales options pour l’augmentation
du rendement de leurs légumineuses en les produisant soit en association soit en rotation avec
les céréales. Le maïs en association est une pratique courante en Afrique. Cependant, cette
association des cultures ne donne pas mieux dans la plupart des fois à cause de la faible
performance des variétés des légumineuses utilisées (Giller, 2001). Une des solution offerte
par la gestion intégrée de la fertilité du sol est de diversifier les variétés des légumineuses par
la création et l’utilisation des variétés des légumineuses qui produisent quantitativement et
qualitativement mieux que ceux utilisées par les paysans et qui leur permettront par voie de
conséquence d’assurer la sécurité alimentaire et économique de leurs ménages. Une autre
technologie à base des légumineuses permettant une restauration de la fertilité du sol est celle
basée sur la couverture totale et permanente par ces dernières (Cowford et al, 2003, Bingen et
al, 2003 et Ojiem, 2006). Les fertilisants ne contenant pas d’N et des éléments minéraux tel
que la roche phosphaté et des pierres peuvent grandement bénéficier des légumineuses dans
les sols à faible fertilité. Ces intrants sont disponibles partout cependant ne sont pas largement
vendus par les commerçants paysans. Certains parmi eux vendent des semences des
légumineuses améliorées mais nombre d’entre eux n’y recourent pas d’où elle doit être
stimulée (Giller, 2001).

1.3.2. Faiblesse d’adoption

L’adoption rapide de la technologie à base des légumineuses dans la gestion


intégrée de la fertilité du sol exige une bonne utilisation d’intrants et l’investissement des
agriculteurs ainsi que leurs facultés d’employer les excédents des récoltes résultant de
l’affermage amélioré (Cowford et al, 2003 ; Bingen et al, 2003). La commercialisation des

20
légumineuses n’est pas bien organisée, particulièrement pour les graines avec application
industrielle telle que l’extraction de l’huile. L’adoption des nouvelles technologies à base des
variétés améliorées ne dépend pas seulement de la commercialisation mais surtout de la
connaissance et de la culture du paysan. Beaucoup d’agriculteurs ignorent les interactions
bénéfiques entre les légumineuses et les céréales et même la nodulation n’est pas bien
comprise (Woomer et al, 1997). Beaucoup d’agriculteurs manquent d’information et
d’expérience nécessaires pour qu’ils adaptent les légumineuses dans leurs conditions
spécifiques. Enfin, les ménages ne sont pas familiers aux avantages qu’apportent les
légumineuses et comment les utiliser mieux (Graham et Welch 1999).
Pour ces raisons, la connaissance paysanne occupe une place de choix dans
la gestion intégrée de la fertilité du sol ainsi que l’adoption des légumineuses dans des
ménages traditionnellement pauvre.

21
CHAPITRE II: METHODOLOGIE
2.1. Description du site

Cette étude a été réalisée en six essais dans le territoire de Walungu, groupement de
Burhale (Voir carte en annexe). Le territoire de Walungu couvre une superficie de 1800 Km2
avec des altitudes variant entre 1500m à 2500m (Mateso cité par Pypers et al, 2010). Ce
territoire reçoit généralement des pluviométries entre 1200mm et 1800mm par an (Hecq cité
par Pypers et al, 2010). Cette région a deux saisons culturales, la saison A qui va de
septembre en janvier et la petite saison B qui va de mi février en juin.
Les sols les plus dominants à Walungu sont des ferrasols. Les ferrasols sont des phases
intermédiaires entre les sols jeunes récemment formés et des anciens ferrasols et sont
considéré comme des nitisols humiques dans la classification des sols. Ces sols contiennent
une proportion élevée de carbonique et un faible taux de saturation en base. Le pH sont faible
variant de 4,5 à 5 et sont susceptible à l’érosion (Hecq cité par Pypers et al, 2010). Elles sont
limitant pour l’agriculture.

a) Le climat

Du fait que les données climatiques de Walungu et précisément de Burhale pendant


d’essai ne sont pas disponibles, nous avions inséré dans la fiche de caractérisation la question
d’appréciation de la pluviométrie pendant la période d’essai.

b) Le sol

Comme il a été d’avoir les résultats d’analyse des sols à temps, on s’est servi des
résultats d’analyse précédente sur le Kalongo (désigne des sols rouges kaolinitiques) et le
Civu (désigne des sols plus ou moins noirs mais aussi kaolinitiques) dans le groupement de
Burhale, précisément dans le village de Mwegerera. Voici les résultats d’analyse qui sont
repris dans ce tableau ci-dessous.

22
Tableau 2 : Caractérisation des sols de Mwegerera
Civu (black soils) Kalongo (red soils)
Paramètre Unités range fertile pauvre fertile pauvre
C organique (%) 1.57 – 4.88 2.85 3.59 1.97 2.45

N total (%) 0.12 – 0.41 0.23 0.28 0.16 0.20


P (mg P kg-1) 0.98 – 22.5 4.21 5.47 4.26 4.73

PSI b (mg P L-1) 0.11 – 1.58 0.51 0.34 0.59 0.49


pH c
3.96 – 5.54 4.53 4.23 4.73 4.37
K + -1
(cmolc kg ) 0.06 – 0.89 0.34 0.35 0.53 0.34
Mg 2+ -1
(cmolc kg ) 0.07 – 2.14 0.98 0.43 1.21 0.67
Ca2+ (cmolc kg-1) 0.21 – 8.54 3.20 1.39 3.60 2.16
Al3+ (cmolc kg-1) 0.02 – 4.17 1.20 2.38 0.91 1.53
Mn2+ (cmolc kg-1) 0.06 – 0.86 0.47 0.26 0.24 0.26
ECEC (cmolc kg-1) 3.70 – 10.5 6.10 4.83 6.44 4.96

Base (%) 15 – 99 67 45 82 60
saturation
Argile (%) 64 – 82 68 69 66 70
Limon (%) 13 – 24 19 21 22 18
Sable (%) 03 – 19 13 10 12 12

c) Caractérisation des champs

On a caractérisé les champs dans lesquelles nous avions installé les essais. Pour ce
fait, une fiche de caractérisation a été utilisée et les informations suivantes ont préoccupés ce
travail. Voici la caractérisation des ménages des champs dans lesquels ont été effectués les
essais.

23
Tableau 3 : caractérisation des champs concernés par les essais
Ménage Mpanga Rudahindwa Nfundiko Cheru Nyamugali M’Munyanga
Mbishi Ladislas Damien Pombe Aristide Florence
Village Mwegerera II Cinyimba Cinyimba Mwegerera Kashozi Mwegerera I
II
Coordonnées S 02.69511 S 02.67354 S S 02.68968 S 02.69562 S 02.693446
géographiques 02.67352
E 028.65047 E 028.64964 E E E 028.64136 E 028.64434
028.6523 028.650110
Alt:1718m Alt: 1647m Alt: Alt: 1690m Alt: 1639m Alt: 1645m
1645m
Position du mi pente mi-pente mi-pente mi-pente mi-pente Basse pente
champ
Pente 1-5% 5-10% 5-10% 5-10% 5-10% < 1%
Présence des Non Non Non Non Non 5-25%
cailloux
Sévérité de Sillon<10cm Pas visible Pas Sillon>10cm Sillon<10cm Pas d’érosion
l’érosion visible
Propriété du Propre propre propre propre propre propre
champ
Présences des Oui, les haies Non Non Non Non Non
structures antiérosives
antiérosives
Nom local du Civu Kalongo Kalongo Kalongo Kalongo Kalongo
sol
Appréciation Assez bon Médiocre Médiocre Médiocre Médiocre Médiocre
de la fertilité
Cultures Manioc, Manioc, Manioc, Manioc, Manioc, Manioc, patate
précédentes Haricot patate douce Haricot ,haricot patate douce douce
Appréciation Bonne Bonne Bonne Bonne Bonne Bonne
des pluies
Année de prise 1974 1987 Plus de 1958 1950 1961
en culture 20ans

24
d) Caractérisation des ménages

Une fiche de caractérisation des ménages a été élaborée dans le but de d’évaluer la
connaissance paysanne sur l’adoption de la GIFS. Les informations recherchées étaient : l’âge
du paysan, sa profession, la taille et de son ménage et le niveau d’étude.
Tableau 4: caractérisation des ménages concernés par les essais
Ménage Mpanga Rudahindwa Nfundiko Cheru Nyamugali M’Munyanga
Mbishi Ladislas Damien Plombe Aristide Florence
Age 68ans 52ans: homme 53ans 70ans 58ans 45ans
42ans: Femme
Taille du 4 garçons et 4 garçons 7 garçons et 3 garçons et 5
ménage 4filles et 3 filles 5 filles garçons
Profession Ancien enseignant et cultivateur cultivateur tailleur Cultivatrice mais
fonctionnaire de enseignante marie chef de
la pharmakina, village
enseignant

Niveau Ancien D4 Homme D6 et 3ème 1ère CO primaires 2ème CO


d’études femme D4 primaire

2.2. Matériels

Les matériels végétaux utilisés étaient le maïs hybride, WH403 provenant du


Kenya et une variété promisceuse du haricot volubile, le AND10 obtenus du CIAT. Voici
les caractéristiques de chaque variété utilisée.

2.2.1. Le Haricot Volubile AND 10

Tableau 5: caractéristique variétale du haricot AND 10


Rendement potentiel Haut soit 3000kg par hectare en milieu paysan
Maturité 105 à 115 jours
Taille des graines Large et 100 graines pèsent 35g
Niveau d’acceptation des souches de Rhizobium promisceuse
Production de la biomasse élevée
Croissance sur sol pauvre modérée

25
Resistance aux fortes pluies moyenne
Resistance aux maladies et ravageurs moyenne
Resistance à la sécheresse moyenne
Qualité Biofortifée car riche en matière minérale

Son choix réside aussi dans le fait que le paysan l’apprécient pour son haut rendement, la
grosse taille de ces graines, le couleur des graines, la belle apparence des graines, sa
préférence aux marché et surtout sa forte productivité en biomasse (www.cialca.org).

2.2.2. Le maïs hybride WH403


Du fait que nous n’avions pas obtenu la carte variétale de ce maïs on a utilisé les résultats
obtenus par Balume (2009) lors de l’introduction de cette variété.
Tableau 6: caractéristique variétale de WH403

Nombre des feuilles 14


Hauteur des plants 185,9cm
Diamètre au collet 2,25
Nombre moyen des épis 3
Diamètre moyen des épis 4,4cm
Longueur des épis 16,18cm
Nombre moyen des rangées 14
Nombre moyen des grains par rangée 32
Poids moyen de 100grains 27,93g
Rendement moyen par hectare 5,5 t
Resistance à la striure du maïs bonne
Resistance aux chenilles du maïs moyenne

2.3. Méthodes
2.3.1. Choix du site

Ces essais ont été installés à Burhale dans le territoire de Walungu. 8 ménages ont
été concernés par ce travail. Le choix du terrain était d’une part fixé car il fallait avoir 4 types
de sol dont 2 Kalongo riches, 2 Kalongo pauvres, 2 Civu riches et 2 Civu pauvres. D’autre

26
part le choix était fonction de la disponibilité du terrain c’est dire que seul l’agriculteur
donnait le terrain pour effectuer les essais.
Partant de ces conditions, 8 essais ont été installés dans les champs des agriculteurs
dont 6 dans le Kalongo pauvre et 2 dans le Civu pauvre car la plupart des sols à Burhale sont
des Kalongo pauvres.
Dans le choix du site, il fallait éviter les sols des bananerais, des marais et des petits
champs de case car ils peuvent influencer fortement la fertilité des sols et les résultats. On
évitait également des champs qui sont en jachère depuis plus d’une saison. A la fin, 6 essais
ont été retenus car deux champs ont eu un retard de semis de 3 semaines ce qui pouvait
influencer les résultats.

2.3.2. Disposition expérimental

Le terrain était divisé en deux. Une partie pour le maïs et une autre pour le haricot
volubile. Le maïs et le haricot étaient installés à des endroits séparés. Chaque dispositif avait 6
parcelles principales avec les différentes doses, qualités et modes d’application de la matière
organique.
Chaque parcelle principale était divisée en deux aussi dont un des deux sous-parcelles
recevait de l’engrais chimique, l’autre sous parcelle servait comme témoin (pas d’application
d’engrais). La première était nommée B et le seconde A. La figure ci-dessous donne un
schéma du dispositif adopté. La randomisation de l’emplacement des parcelles pour chaque
répétition était refaite dans chaque champ retenu.
Voici les traitements adoptés en sachant que ces chiffres étaient répétés 2 fois, soit les
parcelles B qui ont reçu tous les engrais chimiques et les parcelles A n’ont pas reçu des
engrais chimiques. Cela dans le but d’évaluer l’efficacité des engrais dans ces différents
systèmes.
1 : pas de matière organique, ou témoin
2 : MO, qualité locale, dose moyenne et application en poquet ;
3 : MO, qualité locale, dose élevée et application en poquet ;
4 : MO, qualité bonne, dose moyenne et application en poquet ;
5 : MO, qualité locale, dose élevée et application en poquet ;
6 : MO, qualité bonne, dose élevée et épandage.

27
Fig. 1: Schéma du dispositif expérimental

Au total, 12 traitements pour les maïs et 12 pour le haricot volubile dont 6 où on


appliquait les engrais et 6 où on n’a pas appliqué les engrais. Ce dispositif était modifié en
fonction du type de champs, de sa topographie et de sa position dans le paysage. Mais les
parcelles A et B devraient être maintenues au même endroit pour essayer de contrôler
l’hétérogénéité et la variabilité du terrain.
Les parcelles de maïs avaient 5 lignes de 4m de longueur chacun. La superficie de la
parcelle était donc de 3,75m x 4m = 15m2. La parcelle utile excluait 2 lignes extérieures et
les 50cm à chaque côté des lignes intérieures. La parcelle utile mesurait 2,5m x 3,2m =
8m2.
Pour le haricot, chaque sous-parcelle avait avaient 7 lignes de 4m de longueur. La
superficie de la parcelle était donc de 3,5m x 4m = 14m2. La parcelle utile excluait 2 lignes
extérieures et les 40cm à chaque côté des lignes intérieures. La parcelle utile mesurait 2,25m
x 3m = 6,75m2.
Voici la figure de la disposition des parcelles dans notre essai :

28
Fig. 2 : dispositifs des parcelles de notre essai.

2.3.3. Conduite de l’essai


a) installation des essais

Les essais ont été installés par les paysans qui avaient reçu une formation dans ce
sens car ils sont les principaux bénéficiaires de ces technologies. 8 ménages ont été choisis
pour abriter les essais en fonction de la disponibilité du terrain et de l’étendue à cultiver soit
20m x 20m. Les noms des ménages ont été cités dans la caractérisation des ménages lors la
présentation du milieu. La première étape était d’avoir un paysan qui accepte que les
essais se fassent dans son champ. Après, on faisait la délimitation du terrain et des parcelles
pour chaque essai. Les A était placés à côté du B pour essayer de contrôler la variabilité du
terrain afin que ces deux traitements subissent les mêmes influencent des conditions du
milieu. Les instruments comme la corde, le décamètre et des piquets nous ont servi pour
faire cette délimitation.
b) Semis

29
Dès de départ on devrait semer deux à trois graines par poquets pour qu’après
démariage on reste avec deux plants par poquet, et cela pour un écartement de 75cm x 50cm.
Mais par imprudence, les paysans ont semé 2 graines par poquet à un écartement de 75cm x
25cm. Ainsi on a été obligé de démarier et rester avec un plant par poquet pour maintenir
une population de 50000 plant par hectare. Le démariage s’est fait après une pluie afin de
diminuer le choc lorsqu’on enlève un plant. Le démariage s’est fait à quatre semaines au
lieu de deux semaines prévues car il ya a eu une trêve d’une semaine et demie de manque
de pluie.
Pour l haricot, l’objectif était de semer 2 graines par poquet pour un écartement de
50cm x 40cm , mais les paysans de plus avaient semé qu’une seule graine par poquet et
cela a fait qu’on maintienne une densité de 50000 plant par hectare.
c) Application des engrais

Dès le départ aussi il fallait la même quantité d’engrais (minéral et organique) pour le
mais et pour le haricot afin d’évaluer la réponse de ces deux cultures aux engrais. Mais la
perturbation des écartements du maïs n’a pas permis de comparer la réponse du maïs et du
Haricot simultanément dans les résultats.
1°) source et doses des matières organiques

Les ménages concernés par l’essai ont fourni de la matière organique de qualité
locale (composte ou fumier) pour les parcelles 2 et 3 pour chaque essai. Pour le fumier de
bonne qualité, la bouse a été obtenue de l’INERA et cela pour les six essais. Pour l’analyse
de la matière organique on s’est servi des analyses précédentes de la bouse de l’INERA dont
la proportion était de 20,1% de C, 2,3% d’N, 0,19% de P, 2,4% de K, 1,3% de Ca, 0,50% de
Mg et 0,3.1% de S ( Pypers et al , 2010)
En ce qui concerne les doses à appliquer, une dose moyenne de 5/ha (soit 10kg de
phosphore) soit 7kg de matières fraiches par sous parcelle. Par poquet, on devrait appliquer
0,2kg pour le mais et 0,1kg pour le haricot pour la dose moyenne et pour les doses élevées
de 15t/ha de matières fraiches (soit 21kg de matières fraiches par sous parcelle) on devrait
appliquer 0,6kg par poquet pour le mais et 0,3kg pour le haricot . ceci pour des écartements
de 75cm x 50cm et 50cm x 40cm pour le haricot.
Mais, du fait que les paysans ont planté le mais à 75cmx 25cm ce qui fait que les
doses à appliquer ont augmentées. C’est ainsi que pour le mais et le haricot dans le poquet
ont placé 0,2kg par poquet pour la dose moyenne et 0,4kg par poquet. Ce qui fait que par ha

30
on a appliqué 20t/ha pour la dose élevée et 10t/ha pour la dose moyenne pour le mais et pour
le haricot les doses finales étaient 16t/ha pour la dose élevée et 8t/ha pour la dose moyenne.
La dose a été fixée en fonction des essais précédents (FER-1) que le CIALCA a mené. Cette
dose était prise fonction de la limitation du phosphore que l’on retrouve dans ce milieu.
2°) types et doses des engrais chimiques

L’objectif était d’appliquer le NPK17 :17 :17 à un taux de trois sacs par hectare. Ce
qui correspond à 225g par parcelle. La dose devrait égale pour les traitements du mais et du
haricot. Mais du fait que les paysans ont changé des écartements mais maintenant au lieu
d’appliquer 225g par hectare ils ont appliqué 280g par parcelle pour. Ce qui fait que par
hectare on a appliqué environ 180kg par hectare. Pour le haricot la quantité de départ de
150kg par hectare a été appliquée dans chaque champ.
3°) mode d’application de l’engrais chimique

Les engrais chimiques étaient toujours appliqués dans les poquets. Pour
l’application en poquets, on creusé des trous et y on appliquait d’abord les engrais chimiques
(seulement dans les traitements où applicable) puis la matière organique sauf pour le sixième
traitement. Enfin on couvrait avec un peu de sol. Tous ceci pour éviter le contact entre les
semences et les intrants enfin que le semences ne se trouvent directement au dessus des
engrais.
4°) mode d’application de la matière organiques

Deux modes d’application de la matière organique ont été adoptés. Il s’agit d’une
application dans le poquet et de l’épandage. La matière organique était épandue et incorporée
dans le 15cm superficiel des sols dans le sixième traitement, et dans le poquet pour les
traitements 2, 3, 4 et 5. Pour l’application en poquet, on ouvrait des trous et on appliqué
d’abord de l’engrais chimique qu’on couvrait par du sol puis on semait les graines au dessus.
On éviter le contact entre les semences et les intrants.
d) Travaux d’entretien

Les travaux d’entretien était faite par les ménages qui abritaient l’essai de la façon
dont ils les font régulièrement et cela devrait être signalées dans le cahier de champs remis à
chaque paysan.

31
2.2.4. Paramètres observés
a) Paramètres agro économiques
Au départ, on avait retenu 5 paramètres pour être analyser, il s’agit :

- Du rendement : Il a été mesuré lors de la récolte. Il consistait à prendre le poids frais de la


parcelle. Après, on prenait 250g de gousses de haricot qu’on partait séché dans la serre de
l’INERA. Après le séchage, on obtenait le poids sec des graines. En divisant le poids secs
des graines sur le 250g des gousses on obtenait un facteur de conversion qu’on appliquait
pour toutes les parcelles pour le haricot. Pour le maïs, après le prélèvement du poids frais
de la parcelle, on prenait 5 épis de maïs qu’on envoyer pour séchage à l’INERA. Enfin
l’INERA envoyait le poids sec des grains. Ainsi on obtenait un facteur de conversion
qu’on appliqué à tous les traitements.
- De l’efficacité agronomique (AE) : Il a été calculé en faisant
AE = rendement traitement B-rendement traitement A/ quantité d’engrais appliqués
- Du rapport valeur cout : le RVC était calculé en faisant :

RVC=AE* cout du produit sur le marché/coût de l’engrais (qualité).

Pour le coût, on a considéré le prix de l’engrais vendu à la pharmacie vétérinaire


Lobiko soit 1,8$ par Kg. Le prix du kilo d’haricot et du maïs était celui du marché de Kadutu
soit 0,6$ et 0,36$ par kilo respectivement.
- De l’efficience interne d’utilisation des nutriments, calculé à partir des concentrations des
nutriments dans la plante;
- L’indice DRIS chez le maïs (Diagnosis Recommandation Integrated System) utilisant
l’indice de Beaufils. Cet indice renseigne sur le rapport des concentrations des nutriments
dans la plante.
- Le taux de fixation de l’azote atmosphérique à partir de la méthode de dilution isotopique
de l’azote 15.

Le fait que les trois dernières analyses de laboratoire ne sont pas arrivés à temps, on a
était obligé de retenir les trois premiers paramètres.
b) Evaluation paysanne

Pour analyser les impacts de la connaissance paysanne sur la capacité à adopter les
technologies GIFS, on a fait une évaluation paysanne. Ainsi lors de l’installation des essais,
un cahier a été remis à chaque paysan où il devait compléter les données de champs et les

32
renseignements nécessaires. Le critère d’évaluation de chaque paysan était basé sur des
conditions que l’on a fixées. Ces critères étaient basés sur la taille des tuteurs utilisés, la
maîtrise du semis en ligne, les techniques d’entretien utilisées, la gestion de la culture, la
façon de compléter le cahier et la capacité à écouter les conseils formulés.
Ainsi une échelle de cote sur 10 points a été accordée aux paysans dont
l’intervalle de chiffre signifié :
1-3 : Maîtrise seulement le semis en ligne mais médiocre pour les autres critères;
4-5 : Maîtrise du semis en ligne, seul un seul travail d’entretien effectué mais les autres
critères médiocres;
6 : Maîtrise du semis en ligne, tous les travaux d’entretien effectués, taille des tuteurs
médiocre (0,5m à 1,5m), la façon de compléter le cahier médiocre, faible capacité à suivre les
conseils;
7 : Maîtrise du semis en ligne, tous les travaux d’entretien effectués, taille des tuteurs assez
bons (1m à 2m), la façon de compléter le cahier était médiocre, bonne capacité à suivre les
conseils;
8 : Maîtrise du semis en ligne, tous les travaux d’entretien effectués, taille des tuteurs très
bons (2m-3,5m), la façon de compléter le cahier était médiocre et très bonne capacité à suivre
les conseils
9 : Maîtrise du semis en ligne, tous les travaux d’entretien effectués, taille des tuteurs très
bons (2m-3,5m) ; la façon de compléter était très bon et excellente capacité à suivre les
conseils;
10 : Excellent en tout.

2.2.5. Analyse des résultats

Les données ont été encodées à l’aide du logiciel Excel ainsi que pour le dessin
des graphiques. Pour l’analyse statistique, on a utilisé le logiciel R console. Une analyse de la
variance séparée à plus de deux critères de classification en modèle split-splot a été utilisée.
Le test de Duncan basé sur la plus petite différence significative (LSD) a été utilisé pour
séparer les moyennes car tous ces facteurs.
Le facteur type de sols n’a pas été analysé chez le haricot car avant la récolte, il y
avait vol dans le seul ménage qui avait un sol Civu. Ce facteur n’a pas été concerné par la
séparation des moyennes car il n’avait que deux niveaux pour le cas du maïs.

33
CHAPITRE III: ANALYSES ET DISCUSSIONS DES RESULTATS
3.1. ANALYSES ET INTERPRETATION DES RESULTAS
3.1.1. Résultats du rendement du maïs et du haricot au cours des essais
a) Rendement du maïs
Du tableau des résultats sur le rendement (en annexe), voici le graphique comparatif
du rendement du maïs lorsque nous appliquons de l’engrais dans ces différents traitements
dans le Kalongo.
Fig. 3: réponse du maïs lorsqu’on applique de l’engrais dans le Kalongo

Rendement du maïs dans le Kalongo soil

5000
4500
Rendement Kg/ha

4000
3500
3000
sans engrais
2500
avec engrais
2000
1500
1000
500
0
1 2 3 4 5 6
Traitement

De la figure 3, on constate que l’apport de la matière organique a suffisamment


augmenté le rendement du maïs. C’est le traitement de la matière organique de bonne qualité,
appliquée en dose élevée et en poquet qui a donné le rendement le plus élevée (5), suivi du
traitement où on a appliqué la matière organique locale en dose élevée et en poquet (3) et en
dernier lieu vient le témoin où on a rien appliqué comme matière organique. L’apport de
l’engrais a augmenté considérablement le rendement dans tous les traitements.
L’augmentation du rendement varié de 80 à 145%. Le témoin a donné la meilleur
augmentation soit environ 145%. Ceci prouve à suffisance que notre sol était déficient en
élément nutritif et qu’une fois on applique de l’engrais la réponse s’en suit immédiatement.
Les apports en matière organique ne disponibilise pas directement de l’engrais comme l’a

34
signalé Vanlauwe et al (2001), qui a observé il y a d’abord immobilisation des nutriments par
les microorganismes des sols.
La figure suivante va présenter l’évolution du rendement du maïs dans le sol Civu lorsqu’on
applique de l’engrais.
Fig. 4 : réponse du maïs lorsqu’on applique de l’engrais dans le Civu

Rendement du maïs dans le Civu soil

10000
9000
8000
Rendement Kg/ha

7000
6000
sans engrais
5000
avec engrais
4000
3000
2000
1000
0
1 2 3 4 5 6
Traitement

De la figure 4, on remarque que l’apport des engrais et des différents traitements de matière
organique ont eu des effets sur le rendement du maïs. Les traitements où on a observé le
rendement le plus élevé sont les traitements où on appliqué la matière organique de bonne
qualité en dose élevée et moyenne et appliquée en poquet. En cas d’apport d’engrais ce sont
ces mêmes traitements qui donné encore les meilleurs rendements. Comparativement au
Kalongo, on remarque qu’il y avait une certaine fertilité dans le sol car le témoin a présenté
un bon rendement. L’augmentation du rendement lié à l’apport de l’engrais varié de 50 à
96%.
Voici le graphique comparatif du rendement du maïs dans ces deux types des sols

35
Fig. 5 : réponse comparatif du rendement du maïs dans le sol Civu et Kalongo

Rendement du Maïs dans Civu et Kalongo

10000
9000
Rendement Kg

8000
7000 kalongo sans engrais
6000
Civu sans engrais
5000
Kalongo avec engrais
4000
3000 Civu avec engrais
2000
1000
0
1 2 3 4 5 6
Traitement

De la figure 5, on remarque que le rendement du maïs est plus élevé dans le Civu que dans
le sol Kalongo même en cas d’application des engrais ce qui veut dire les engrais aussi vont
répondre en fonction du type des sols dans les quels ils sont placés. Le Kalongo possède des
facteurs ne prédisposant pas une meilleure traduction des nutriments appliqués en rendement
dont notamment l’effet lié au blocage des nutriments comme le phosphore dans le sol. Pour le
Civu, la quantité de la matière apportée suffisait déjà pour atteindre des rendements potentiels
du maïs. D’où on pourrait observer des faibles efficacités pour certains des traitements. Donc
pour le Civu, il faudra muser sur la quantité d’engrais à apporter en fonctions des
disponibilités présente dans le sol et dans la matière organique.
On va maintenant présenter les résultats de l’analyse de la variance en fonction de tous les
facteurs mises en étude.
1°) Réponse du maïs en fonction de la qualité, de la dose et du mode d’application de la
matière
Le tableau suivant présente le résumé de l’analyse de la variance du rendement en
fonction de la qualité de la dose te du mode d’application de la matière organique.

36
Tableau 7 : Résumé de l’ANOVA du rendement du maïs dans les différents traitements
Source de variation Dl SCE CM Fobs Pr Décision
NPK 1 32312179 32312179 31,907 6,2.10-7 ***
Qualité 2 14845592 7422796 7,3298 0,00152 **
Taux 2 13939501 6969751 7,3298 0,00025 **
Mode d’application 2 13997762 6998881 6,8055 0,0002313 **
Type de sol 1 22472394 22472394 74,923 7,84.10-8 ***

*** : Hautement significative ; ** : très significative


Du tableau 7, il ressort que l’application de l’engrais a montré des différences
hautement significatives en rendement chez la culture du maïs. Tandis que la qualité, la dose
et le mode d’application de la matière organique ont montré aussi des différences très
significatives sur le rendement du maïs. Ce qui veut dire que lorsque nous appliquons
l’engrais, nous augmentons grandement le rendement de la culture du maïs. De même lorsque
nous jouons sur la qualité, la dose et sur le mode d’application de la matière organique, on
augmente grandement le rendement du maïs. Mais le fait que notre stratégie d’application de
la matière organique a augmenté le rendement ne signifie que nous avons une meilleure
efficacité d’utilisation des engrais chimiques. Le type de sol a affiché aussi une différence
hautement significative en rendement du maïs c'est-à-dire que la réponse à l’engrais a différé
en fonction des sols.
Le tableau suivant va présenter la séparation des moyennes des différents traitements.

Tableau 8 : Comparaison des moyennes du rendement du maïs


Traitement 1er Facteur 2ème Facteur Témoin LSD

Qualité de la matière organique Bonne Locale Rien


2777,931a 2306,774b 1380,416 294,4
Taux de la matière organique Elevé Moyen Rien
2742,56a 2359,831b 1380,41c 222,3
Mode d’application de la Poquet Epandage Rien
matière organique 2684,75a 2208,309b 1380,41c 400,8
Type de sol Civu Kalongo
3090,62a 1155,32b

Du tableau 8, on remarque ce qui suit :

37
- On distingue trois groupes homogènes lorsqu’on joue sur la stratégie de la qualité de la
matière organique. Premièrement, la bonne qualité bonne a affiché le meilleur rendement
suivi de la qualité locale et enfin le témoin;
- Pour ce qui concerne la dose de matière organique appliquée, ces résultats nous montrent
que la dose la plus élevée a fourni un rendement meilleur plus que la dose moyenne et le
témoin vient en denier lieu.
- Pour ce qui concerne le mode d’application de la matière organique, le résultat nous
montre que l’on obtient un rendement élevé lorsqu’on applique la matière organique en
poquet que lorsqu’on fait l’épandage de la matière organique. Cela nous montre que
l’agriculteur en épandant la matière organique perd beaucoup de quantité que lorsqu’il
l’applique en poquet ;
- Pour ce qui concerne le type de sol, on remarque que des meilleurs ont été obtenus dans le
Civu que dans le sol Kalongo.

b) Résultat sur le rendement du haricot


Du tableau des résultats (en annexe), voici les graphiques comparatifs du
rendement du haricot en fonction des différents traitements.
Fig. 6 : Rendement du Haricot dans le sol Kalongo

Rendement du haricot dans le Kalongo

2500
rendement (Kg/ha)

2000

1500 sans engrais

1000 avec engrais

500

0
1 2 3 4 5 6
Traitement

De la figure 6, on remarque que l’engrais a contribué a augmenté du rendement du haricot


dans ces différents traitements. Les traitements qui ont présenté les rendements les plus élevés
sont les traitements où on applique la matière organique de qualité bonne en dose élevée et
moyenne dans le poquet. Cela démontre que les différents traitements de la matière organique

38
avaient un effet sur le rendement. L’effet sur le rendement est lié à la propriété de la matière
organique a amélioré les propriétés physico chimique du sol et non comme source de
nutriment car l’apport de l’engrais a contribué énormément à accroitre le rendement.
Le tableau suivant va présenter le résumé de l’analyse de la variance sur le rendement
du haricot.
Tableau 9: Résumé de l’ANOVA des différents traitements du rendement du haricot.
Source de variation Dl SCE CM Fobs Pr Décision
NPK 1 10302465 10302465 42,05 2,8210-8 ***
Qualité de la MO 2 1439007 719504 2,9331 0,0 Ns
Taux de la MO 2 1369622 684811 2,7952 0,06996 Ns
Mode d’application 2 2430007 1215004 5,382 0,0073 **
Erreur résiduelle 54 - -

Ns : Non significative ; ** : Très significative ; *** : Hautement significative.


Du tableau 9, il ressort que l’apport de l’engrais a montré des différences hautement
significatives pour le rendement du haricot. Tandis que la qualité et le taux de la matière
organique n’ont montré pas des différences significatives sur le rendement du haricot. Par
contre le mode d’application de la matière organique a montré des différences très
significatives sur le rendement du haricot. Ce qui veut dire que lorsque nous appliquons
l’engrais chimique, nous augmentons grandement la chance d’accroitre le rendement du
haricot.
Le tableau suivant présente la séparation des moyennes pour le mode
d’application de la matière organique.

Tableau 10 : Comparaison des moyennes du rendement du haricot


Traitement 1er traitement 2ème traitement 3ème traitement LSD
Mode d’application Poquet Epandage Témoin
1203,268a 818,831b 739,44b 132,323

Du tableau 10, on remarque ce qu’il y a deux groupes homogènes lorsqu’on joue


sur la stratégie du mode d’application de la matière organique. Le mode d’application par
poquet a affiché le meilleur rendement que l’application par épandage et le témoin. Cela veut
dire que lorsqu’on épand la matière organique, on utilise des grandes quantités et cette matière
organique n’entre pas totalement dans l’amélioration des propriétés physicochimiques dans la

39
zone racinaire c’est pourquoi lorsqu’on l’applique en poquet, la plante jouit de toutes les
conditions favorables à sa croissance et développement.

3.1.2. Résultat sur l’efficacité agronomique et du rapport valeur coût du


maïs et du haricot.
Du tableau présentant les données sur l’efficacité agronomique et le rapport valeur
coût (en annexe) du maïs et du haricot. La figure suivante présente l’efficacité agronomique
du maïs dans les différents types de sols.

Fig. 7 : Efficacité agronomique du maïs dans le Civu et Kalongo

De la figure 7, nous constatons que l’efficacité agronomique ne dépend pas du type


de sol. Dans le Kalongo, on remarque que c’est le traitement de la matière organique de bonne
qualité appliquée en dose élevée et en poquet qui a donné la meilleur efficacité soit 12,12 kg
de rendement augmenté par kg d’engrais utilisé alors que dans le Civu c’est le traitement de la
matière organique de bonne qualité, appliquée en dose moyenne et en poquet soit 10,82 kg
d’augmentation du rendement par kg d’engrais utilisé. On observe que l’agriculteur qui
adopte les traitements de la matière de qualité bonne en doses élevée et moyenne ont la
facilité d’avoir le gain de rendement que les autres traitements.

La figure suivante présente l’efficacité agronomique du haricot dans le Kalongo

40
Fig.8 : Efficacité agronomique du haricot dans le Kalongo

De la figure 8, on constate que le traitement de la matière organique de bonne


qualité appliqué en dose moyenne avait donné une meilleure efficacité soit une augmentation
6,9 kg par kg d’engrais utilisé. En dernier vient le témoin et le traitement où la matière
organique a été épandue. Ce qui veut dire qu’un agriculteur qui investi dans ce traitement a
facilité d’avoir un gain de rendement que celui qui a utilisé les autres traitements. Cela
s’expliquera quand on va voir l’évolution du rapport valeur coût.
La figure précédente présente les données sur le rapport valeur coût du maïs et du
haricot.
Fig. 9 : Comparaison du rapport valeur coût du maïs en fonction de type de sol

41
De la figure 9, nous constatons comme pour l’efficacité agronomique que le RVC ne
dépendait pas aussi du type de sol. Dans le Kalongo, on remarque que c’est le traitement de la
matière organique de bonne qualité appliquée en dose élevée et en poquet qui a donné le
meilleur rapport valeur coût soit 2,4 dollars gagné par dollars d’engrais investis alors que
dans le Civu c’est le traitement de la matière organique de bonne qualité, appliquée en dose
moyenne et en poquet soit aussi 2,16 dollars gagné par kg d’engrais utilisé investis. On
observe que l’agriculteur qui adopte ces traitements a la facilité d’avoir le gain de revenu que
dans les autres traitements.
La figure ci-dessous va présenter le graphique sur le rapport valeur cout du haricot.

Fig. 10 : Rapport valeur coût du haricot dans le sol de Walungu.

De la figure 10, on constate que le traitement de la matière organique de bonne


qualité appliquée en dose moyenne avait donné un meilleur rapport valeur coût soit un gain de
2,3 dollars par dollars d’engrais investis. En dernier lieu vient le témoin et le traitement où la
matière organique a été épandue. Pour ce deux traitements l’agriculteur gagne peu soit 30% or
pour que l’agriculteur soit sécurisé dans les investissements en engrais, un RVC de 2 et plus
souhaitable. C’est seulement dans le quatrième traitement où la matière organique de bonne
qualité est appliquée en dose moyenne. D’où l’agriculteur a le choix peut adopter ce
traitement. Il est donc censé améliorer la qualité de sa matière organique pour espérer gagner
plus en investissant dans les engrais.

42
3.1.3. Résultats sur l’évaluation paysanne en fonction des ménages
Le tableau suivant présente les résultats de l’évaluation paysanne
Tableau11 : Resultat de l’evaluation paysanne
Nom de l’agriculteur Côte obtenu
Mpanga Mbishi 9/10
Rudahindwa Ladislas 8/10
Nfundiko Damien 6/10
Cheru Pombe 6/10
Nyamugali Aristide 7/10
M’Munyanga 7/10

Du tableau 11, il ressort que le paysan Mpanga Mbishi et Ladislas Rudahindwa ont eu
les meilleures côtes quant en ce qui concerne la conduite de l’essai c'est-à-dire qu’ils ont plus
de facilité d’adopter les technologies GIFS dans leur ménage. Ce résultat est tout fait
raisonnable car en examinant la caractérisation des ménages on remarque que ces deux
paysans ont le niveau d’étude élevé par rapport aux autres et leurs professions le prédisposent
à assimiler facilement les technologies GIFS.

43
3.2. DISCUSSIONS DES RESULTATS
Pour le maïs, les parcelles où on a appliqué la matière organique, c’est les
traitements où on avait la matière organique de bonne qualité en dose élevée et moyenne et où
on l’applique en poquet, qui ont affiché les meilleurs rendements. De plus, tous les
traitements où on a appliqué la matière organique combinée aux engrais ont affiché des
meilleurs rendements que les traitements où on appliqué les engrais seuls. Ces variations sont
dues à la capacité de la matière organique à améliorer la rétention de l’eau et des éléments
nutritifs par l’augmentation de la capacité d’échange cationique.
La matière organique de bonne qualité offre des meilleures opportunités pour
produire des acides organiques sources des charges négatives dans le sol. Ces résultats ont été
trouvés aussi par Thé et al (2005). Ils ont trouvé que le fumier animal est plus efficace que la
matière organique apporté par les résidus des feuilles. Cela est le cas pour ce travail où la
matière organique apporté par le paysan était constitué soit par leur propre bouse ou par les
déchets ménagers combiné avec une petite quantité des bouses. Pour cela Mafongoya et al
(2006) a montré que l’accès au fumier animal est un défis pour le petit producteurs en
Afrique Sub-saharienne.
En général, la matière organique a influencé l’efficacité des engrais pour la culture du
maïs. Woperies et al (2005) avait trouvé au Togo que l’application des engrais dans les
champs de case bénéficiant de la matière organique augmentait le rendement du maïs et
l’efficience interne d’utilisation des nutriments ainsi que la fertilité des sols. Vanlauwe et al
(2001) a démontré l’effet direct de l’apport de la matière organique qui résulte en effet de
l’absorption de l’azote dans le sol par la biomasse microbienne du sol, lequel améliore la
synchronisation entre les apports et les demandes d’azote par les cultures et réduit les pertes
d’azote dans l’environnement. De plus, il a démontré un second effet de la matière organique
sur le rendement du maïs. Il s’agit notamment de la capacité de la matière organique à
améliorer les conditions du sol et par conséquent l’absorption des éléments nutritifs.
Pour ce qui concerne l’apport des engrais Pypers et al (2010) a trouvé que les engrais
augmentent 40 à 100% de rendement de culture dans les sols Kalongo et Civu. Ces résultats
sont conformes à nos résultats car il ya eu augmentation du rendement de 14,4% à plus de
100% dans les différents traitements.
Pour le haricot, ni la qualité ni la dose n’a pas eu d’influence sur le rendement mais
plutôt le mode d’application notamment l’application en poquet, qui a donné des meilleurs
rendements. Pypers et al (2010) a trouvé aussi que le rendement du haricot n’était pas
influencé par le type d’amendement (fumier ou engrais vert). Pour le haricot c’est le deuxième

44
effet énoncé par Vanlauwe et al (2001) qui compte le plus quand on applique la matière
organique. On pense que la matière organique améliore les conditions nécessaires du sol pour
favoriser le développement des rhizobiums et améliorer ainsi la fixation de l’azote
atmosphérique et disponibiliser le phosphore aux plantes.
Pour ce qui est de type de sol, le Civu répondait plus aux engrais que le Kalongo. En
examinant les résultats obtenus des analyses des sols en 2008 sur ces sols, on remarque la
différence se situerait sur la disponibilité en phosphore bien que la déficience se montre dans
le deux types de sol. Pour Vanlauwe et Giller (2006), les apports du phosphore permettent de
doubler le rendement de cultures telles que les légumineuses. Un des facteurs qui va
différencié la réponse de ces sols est l’acidité et le niveau de base échangeable qui vont
influencer l’absorption des nutriments par les plantes. Titonell et al (2005) a trouvé de sa part
que des différences de rendement observés dans deux types de sol au Kenya au niveau du
Potassium et non à leur couleur du sol. Dans le sol comme le Kalongo l’effet de la matière
organique comme source de nutriment ne sera pas recherché mais plutôt ses fonctions
d’amélioration de la capacité de rétention de l’eau et des éléments nutritifs dans le sol. Mais
dans le Civu sa fonction de source de nutriment est le plus essentiel.
Pour le rapport valeur coût, l’agriculteur congolais gagne moins en utilisant ces
technologies qu’un agriculteur par exemple qui peut gagner en utilisant ce même technologie
2,5fois plus. D’où une politique de subvention des engrais est nécessaire pour rassurer les
agriculteurs lorsqu’ils investissent dans les engrais.

45
CONCLUSION

Ce travail avait comme objectif de vérifier l’effet de la qualité, de la dose et du mode


d’application de matière la organique ainsi des types de sols sur l’efficacité des engrais
chimiques dans l’optique d’accroitre le rendement du maïs et du Haricot.
Cet ainsi que 6 essais ont été installé pour ce fait dans le village de Mwegerera à
Walungu. Deux types de sols ont été choisis, il s’agissait du Kalongo pauvre et du Civu
pauvre.
Le dispositif expérimental adopté était en split plot ayant comme facteur principal
l’application de l’engrais et comme facteurs secondaires la qualité la dose et le mode
d’application de la matière organique. Ce dispositif était le même pour le maïs que pour le
haricot. Trois paramètres ont été étudiés, il s’agit du rendement, de l’efficacité agronomique
et du rapport valeur coût. Pour tester la capacité d’adoption de ces techniques, on a effectué
l’évaluation paysanne.
A l’issus des expérimentations les résultats suivants ont été observés :
- Pour le rendement du maïs, on a obtenu des meilleurs rendements dans le sol Civu que le
Kalongo soit environ le double pour chaque traitement. Le rendement le plus élevé dans le
Civu était de 8675,3 kg par hectare pour le traitement où la matière organique de bonne
qualité a été appliquée en dose élevée et en poquet. Dans le Kalongo c’est le même
traitement qui affiché le rendement le plus élevé soit 4246,02 kg par hectare. Sans oublié
que ces traitements avaient reçu de l’engrais chimique.
- Pour le haricot, c’est les traitements où on a appliqué la matière organique de bonne
qualité en dose élevée et moyenne et en poquet qui ont donné les meilleurs résultats soit
1869,55kg et 1870 kg par hectare. Et cela lorsqu’on applique de l’engrais chimique. Les
apports d’engrais ont fait doubler le rendement pour la majorité des traitements.
- L’efficacité agronomique du maïs le plus élevé a été observé lorsqu’on applique la matière
organique de bonne qualité en dose élevée et en poquet dans le sol Kalongo soit 12,12
alors dans le Civu c’est le traitement où la matière organique de bonne qualité a été
appliquée en dose moyenne qui donné la meilleur efficacité soit 10,83.
- Pour le haricot c’est le traitement où la matière organique de bonne qualité en dose élevée
moyenne et en poquet soit une efficacité agronomique de 6,9.
- Pour le rapport valeur coût du maïs, le traitement ayant affiché la meilleure efficacité
agronomique ont affiché le meilleur RVC soit un RVC de 2,4 dans le traitement où la
matière organique de bonne qualité appliqué en dose élevée et placé en poquet.
46
- Pour le haricot, le meilleur rapport valeur cout a été observés lorsqu’on utilisé la matière
organique de bonne qualité appliqué en dose moyenne et placé en poquet soit 2,3.
Enfin, pour ce qui de l’évaluation paysanne les ménages constitué des enseignants ont obtenu
les meilleurs côtes soit 8 et 9 sur dix.
Ce travail ne peut pas se clôturer sans que l’on ne puisse faire de recommandation pour sa
continuité et pour l’amélioration de la fertilité de nos sols. C’est ainsi nous recommandons
que ces essais soit continuelle sur les mêmes terrains dans le but :
- D’évaluer les effets résiduels de l’apport des engrais, de la matière organique et de la
fixation biologique de l’azote par les légumineuses sur la qualité du sol,
- D’évaluer la restitution liée à l’apport de la matière organique par l’utilisation des
légumineuses promisceuses,
- De faire des rotations pour évaluer la contribution des légumineuses à forte biomasse en
chez les céréales et l’apport des céréales en terme de mycchorisation sur l’efficience et la
disponibilisation du phosphore que les légumineuses peuvent utiliser pour accroitre la
fixation de l’azote.

47
BIBLIOGRAPHIE
Les ouvrages et nous ont permis de choisir le style d’écriture dans les généralités sur
la gestion intégrée de la fertilité des sols en Afrique
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52
53
TABLE DE MATIERES

PRELUDE .................................................................................................................................. 1
DEDICACE ................................................................................................................................ 2
REMERCIEMENTS .................................................................................................................. 3
LISTES DES TABLEAUX ET FIGURES ................................................................................ 5
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 6
CHAPITRE I: PRINCIPE DE LA GESTION INTEGRE DE LA FERTILITE DES SOLS
(GIFS)......................................................................................................................................... 9
1.1 OBJECTIFS DE LA STRATEGIE GIFS EN AFRIQUE ................................................ 9
1.1.1. Généralité ................................................................................................................. 9
1.1.2. Les engrais comme point d’entrée du GIFS ........................................................... 10
1.1.3. Importance de l’efficacité agronomique dans la stratégie GIFS ............................ 12
1.2. COMPOSANTES DE LA GIFS ................................................................................... 14
1.2.1. Gestion des engrais minéraux dans la GIFS en Afrique ........................................ 14
1.2.2. Gestion de la matière organique dans la GIFS en Afrique ..................................... 16
1.3. ROLE CENTRAL DES LEGUMINEUSES DANS LA GIFS ..................................... 19
1.3.1. Rôle centrale ........................................................................................................... 19
1.3.2. Faiblesse d’adoption ............................................................................................... 20
CHAPITRE II: METHODOLOGIE ......................................................................................... 22
2.1. Description du site ......................................................................................................... 22
a) Le climat ................................................................................................................ 22
b) Le sol ...................................................................................................................... 22
c) Caractérisation des champs .................................................................................... 23
d) Caractérisation des ménages .................................................................................. 25
2.2. Matériels ........................................................................................................................ 25
2.2.1. Le Haricot Volubile AND 10 ................................................................................. 25
2.2.2. Le maïs hybride WH403 ........................................................................................ 26
2.3. Méthodes ...................................................................................................................... 26
2.3.1. Choix du site.......................................................................................................... 26
2.3.2. Disposition expérimental....................................................................................... 27
2.3.3. Conduite de l’essai ................................................................................................ 29
2.2.4. Paramètres observés ............................................................................................... 32
2.2.5. Analyse des résultats .............................................................................................. 33
CHAPITRE III: ANALYSES ET DISCUSSIONS DES RESULTATS ................................. 34
3.1. ANALYSES ET INTERPRETATION DES RESULTAS .......................................... 34
3.1.1. Résultats du rendement du maïs et du haricot au cours des essais ......................... 34
3.1.2. Résultat sur l’efficacité agronomique et du rapport valeur coût du maïs et du
haricot. .............................................................................................................................. 40
3.1.3. Résultats sur l’évaluation paysanne en fonction des ménages ............................... 43
3.2. DISCUSSIONS DES RESULTATS ............................................................................ 44
CONCLUSION ........................................................................................................................ 46
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 48
TABLE DE MATIERES .......................................................................................................... 54

54
55
ANNEXE
Tableau des résultats du rendement du maïs et du haricot au cours des essais
type de sol Traitement rendement du Maïs rendement du haricot
kalongo 1A 683,08 445,92
kalongo 2A 1082,12 526,83
kalongo 3A 1739,22 823,13
kalongo 4A 1687,46 832,39
kalongo 5A 2062,08 1045,38
kalongo 6A 1539,98 559,37
kalongo 1B 1984,6 1041,36
kalongo 2B 2764,12 1336,97
kalongo 3B 3279,18 1662,02
kalongo 4B 3523,28 1869,55
kalongo 5B 4246,02 1870,5
kalongo 6B 3136,64 1160,17
civu 1A 4848,4 -
civu 2A 5336 -
civu 3A 5411,16 -
civu 4A 5734,2 -
civu 5A 6926,28 -
civu 6A 4448,54 -
civu 1B 5656,16 -
civu 2B 6294,44 -
civu 3B 7135 -
civu 4B 7683,84 -
civu 5B 8675,3 -
civu 6B 6025,74 -

56
type de sols traitement AE Maïs total AE Haricot RVC Maïs RVC Haricot AE Maïs
Kalongo 1A 650,72 6,29 0,72 2,10 3,62
Kalongo 2A 841,00 5,96 0,93 1,99 4,67
Kalongo 3A 681,54 5,33 0,76 1,78 3,79
Kalongo 4A 918,28 6,17 1,02 2,06 5,10
Kalongo 5A 844,02 5,25 0,94 1,75 4,69
Kalongo 6A 798,33 4,36 0,89 1,45 4,44
Civu 1A 403,88 - 0,45 - 2,24
Civu 2A 479,22 - 0,53 - 2,66
Civu 3A 861,92 - 0,96 - 4,79
Civu 4A 1617,65 - 1,80 - 8,99
Civu 5A 874,51 - 0,97 - 4,86
Civu 6A 145,77 - 0,16 - 0,81

57
58