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‫الجمهوريـة الجزائريـة الديمقراطيـة الشعبيـة‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة التعليــم العـالـي والبحــث العلمــــي‬
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
‫جـــامعــــة الشهيد مصطفى بن بولعيد‬
Université Chahid Mustapha Ben Boulaïd
2‫بــــاتــنـة‬
Batna 2
‫معهد علوم اﻷرض والكون‬
Institut des Sciences de la terre et de l’Univers
Département de Géologie ‫قــــــســـــــــم الجيولوجيا‬

Mémoire de Master
En vue de l’obtention du diplôme deMaster en Géologie
Option :Géologie de l’ingénieur et Géotechnique

Thème
Etude géologique et géotechnique des chutes de
pierres et blocs sur le CW 137–PK 12+000
Ziama, Wilaya de Jijel

Présenté par :
Bahloul Abderrahmane
Meras Fateh
Devant les membres du jury :
Nom et Prénoms Grade Qualité
Melle BENYAHIA .S M.A.B Encadreur
Mr AMIMOUR .M Ingénieur chargé d’étude Société (SETS) Co-encadreur

M ……………………………………………. ………………………………… ………………………


M……………………………………………. ………………………………… ………………………

Session septembre, 2020


DEDICACES
A Dieu Le Tout Miséricordieux, ton amour, ta miséricorde et Tes
grâces à mon endroit m’ont fortifiée dans la persévérance et l’ardeur
au travail.
A mon très cher Papa, en vous, je vois un père dévoué à sa famille.
Votre présence en toute circonstance m’a maintes fois rappelé le sens
de la responsabilité.
A ma très chère Maman, en vous, je vois la maman parfaite, toujours
prête à se sacrifier pour le bonheur de ses enfants. Merci pour tout.
A mes sœurs Ghada Hadil et Djoumana, pour qui ma réussite est très
importante pour elle. Que Dieu vous récompense Pour tous vos
bienfaits.
A mes amies, qui m'ont encouragé et m'ont toujours soutenue
moralement.
Merci pour m'avoir toujours supporté dans mes décisions. Merci pour
tout votre amour et votre confiance, pour m'avoir aidé à ranger mon
éternel désordre et pour votre énorme support pendant l’élaboration
de mon projet!
Fateh.
DEDICACES
A Dieu Le Tout Miséricordieux, ton amour, ta miséricorde et Tes
grâces à mon endroit m’ont fortifiée dans la persévérance et l’ardeur
au travail.
A mon père, votre présence en toute circonstance m’a maintes fois
rappelé le sens de la responsabilité.
A ma mère, en vous, je voie la maman parfaite, toujours prête à se
sacrifier pour le bonheur de ses enfants. Merci pour tout.
A ma sœur, Qui je sais que ma réussite est très importante pour elles.
Que Dieu vous récompense Pour tous vos bienfaits.
A tous mes amis, Qui m'ont toujours encouragé et soutenu.
A tous ceux qui ont confiance en moi.
Merci pour m'avoir toujours supporté dans mes décisions. Merci pour
tout votre amour et votre confiance, pour m'avoir aidé à ranger mon
éternel désordre et pour votre énorme support pendant l’élaboration
de mon projet!
Abdou.
Remerciement

Nous remercions Dieu qui aide à réaliser les bonnes ouvres et qui
nous a créé et nous a donné le courage et la volonté d’étudier et de
devenir ce que nous sommes aujourd’hui
Nous tenons à remercier avec beaucoup de gratitude nos enseignantes
Mlle BEN YAHIA SABAH et AMIMOUR MEHIDDINE que Dieu les
grades, pour son effort à nous orienter et corriger et qui s’ont montrés
très disponible tout au long de la réalisation de ce travail.
Nos remerciements s’adressent également au jury de soutenance.
Nous exprimons notre gratitude à tous ceux qui ont contribué de près
ou de loin à la réalisation de ce projet.
Résumé
 

Ziama est une région qui fait partie de la petite Kabylie et située au Nord-Est de la ville de
Jijel. Les éboulements touchent la région d’étude dans plusieurs endroits et qui provoquent de
dégâts aux infrastructures (routes immeubles …).
Plusieurs facteurs naturels et humaines peuvent déclenchés ce genre de mouvements de
terrain. La zone d’étude est caractérisée par des reliefs topographiques très accidentés, qui
montre une forte susceptibilité à l’éboulement.
Ce mémoire s’intéresse à l’étude géologique et géotechnique de l’aléa d’éboulement qui se
fait à la région de Ziama sur le tracé de chemin de wilaya 137B au PK 12 +000.
Les résultats des essais physique effectués sur les échantillons, prélevés au droit de
sondage carotté indiquent qu’on est en présence de roches calcaire très dense, fable à forte
résistance à la compression simple. Aussi on utilisant des méthodes analytiques par le logiciel
RocLab et simulations numériques par le logiciel Slide 5.0.
Mots clés : Ziama, petite kabylie, éboulements, mouvements de terrain, reliefs
topographiques, étude géologiques, géotechnique, essaies physique.

Abstract
Ziama is a region that is part of little Kabylia and located northeast of the city of Jijel. The
landslides affect the study region in several places and cause damage to infrastructure
(building roads, etc.).
Several natural and human factors can trigger this kind of land movement. The study area
is characterized by very rugged topographic reliefs, which shows a high susceptibility to
landslide.
This thesis is concerned with the geological and geotechnical study of the landslide hazard
that is carried out in the Ziama region on the wilaya 137B pathway at KP 12 +000.
The results of the physical tests carried out on the waxed samples, taken at the core
sampling right, indicate that we are in the presence of very dense limestone rocks, reliable
with high resistance to simple compression.
Keywords: Ziama, small kabylie, landslides, land movements, topographic reliefs, geological
study, geotechnics, physical tests.
 
Table des matières

 
Dédicaces et Remerciements  
Résumé 
Abstract 
Table des matières  
Liste des figures 
Liste des tableaux  
Introduction générale 
 
Chapitre 1 : concepts et typologie 
1. Introduction ................................................................................................................................. 02 
I.1 Chute de blocs et pierres ...................................................................................................... 02 
I.2 La propagation des blocs ....................................................................................................... 03 
I.2.1  déclanchement ............................................................................................................. 03 
I.2.2 propagation ................................................................................................................... 03 
I.2.3 quantification du risque ................................................................................................ 04 
2. Typologie des instabilités rocheuses ........................................................................................... 05 
2.1 Classification géologique et géomorphologique .................................................................. 05 
2.1.1 Typologie basée sur la dimension des masses en mouvement ................................... 05 
2.1.2 Typologie basée sur la cinématique des mouvements : L’échelle suivante est 
généralement admise : ......................................................................................................... 06 
2.1.3 Typologie basée sur la morphologie de l’instabilité .................................................... 06 
2.1.4 Typologie basée sur la nature des matériaux rocheux ................................................ 07 
2.2 Classification basée sur les modes de rupture ..................................................................... 07 
2.2.1 Dégradation superficielle (délitage, desquamation) :.................................................. 07 
2.2.2 Glissement plan : .......................................................................................................... 07 
2.2.3 Glissement pseudo‐circulaire : ..................................................................................... 08 
2.2.4 Rupture de pied : ......................................................................................................... 08 
2.2.5 Glissement de dièdre (ou en coin) : ............................................................................. 08 
2.2.6 Rupture de surplomb : ................................................................................................. 09 
2.2.7 Rupture par basculement : .......................................................................................... 09 
2.2.8. Fauchage : ................................................................................................................... 10 
2.2.9 Flambement : ............................................................................................................... 11 
2.2.10 Glissement pseudo‐circulaire : ................................................................................... 11 
3. Mécanismes de rupture .............................................................................................................. 12 
3.1 Phase D’instabilité ................................................................................................................ 12 
3.1.1 La pré‐rupture .............................................................................................................. 12 
3.1.2 L’amorce de la rupture ................................................................................................. 12 
3.1.3 L’étape post‐rupture .................................................................................................... 12 
3.1.4 L’étape de réactivation ................................................................................................ 12 
3.2 Les paramètres d’instabilités ............................................................................................... 12 
3.2.1 Les paramètres permanents de prédisposition ........................................................... 13 
3.2.2 Les paramètres déclenchant ........................................................................................ 14 
4. Classification des massifs rocheux .............................................................................................. 15 
4.1 Classification géo mécanique ............................................................................................... 15 
4.1.1 Le Rock Quality Designation index ............................................................................... 16 
4.1.2 Le Tunnelling Quality Index (Barton, 1974) ................................................................. 17 
4.1.3 Le Rock Mass Rating (Bieniawski, 1976) ...................................................................... 21 
4.1.4 Le Geological Strength Index (Hoek et Brown, 1995) .................................................. 23 
4.1.5 Le GSI modifié (Sonmez et Ulusay, 1999) .................................................................... 25 
4.2 Caractère de rupture ............................................................................................................ 27 
4.2.1 HOEK ET BROWN .......................................................................................................... 27 
4.2.2 Mohr–Coulomb ............................................................................................................ 29 
5. Calcule de la stabilité des massifs rocheux fissurés .................................................................... 30 
5.1  Calculs de stabilité par méthode classique ......................................................................... 30 
5.2  Méthode des blocs clés : ..................................................................................................... 31 
5.2.1. Détection des blocs clés : ............................................................................................ 31 
5.2.2. Le caractère fini d'un bloc : ......................................................................................... 31 
5.3 Méthodes de calcul en déformation .................................................................................... 33 
5.3.1 La méthode des éléments finis : .................................................................................. 33 
5.3.2 La méthode des éléments distincts :............................................................................ 34 
6. L’amélioration par les parades .................................................................................................... 36 
6.1 Classification des ouvrages de protection ............................................................................ 36 
6.1.1. Ouvrages de protection actifs ..................................................................................... 36 
6.1.2. Ouvrages de protection passifs ................................................................................... 38 
6.1.3. Dispositifs de détection ............................................................................................... 40 
6.1.4. Système de protection échelonnée ............................................................................ 40 
6.2 Les ancrages ......................................................................................................................... 41 
6.2.1. Principe ....................................................................................................................... 41 
6.2.2. Description technique ................................................................................................. 41 
6.2.3. Domaine D’utilisation.................................................................................................. 44 
6.2.3.1. Performances ...................................................................................................... 44 
6.2.4. Techniques associées .................................................................................................. 44 
6.2.5. Réalisation ................................................................................................................... 45 
6.2.5.1. Conception .......................................................................................................... 45 
6.2.5.2. Mise en œuvre .................................................................................................... 45 
6.2.5.3. Entretien ............................................................................................................. 46 
 
Chapitre 02 : Présentation du Projet 
1. Introduction ................................................................................................................................. 48 
2. Situation géographique ............................................................................................................... 48 
2.1. Identité administrative ........................................................................................................ 49 
2.2. La topographie .................................................................................................................... 49 
2.3. Atouts naturels, économiques et touristiques .................................................................... 49 
2.4. Le site .................................................................................................................................. 49 
3. L’Orographie ................................................................................................................................ 50 
4. Présentation climatologique ....................................................................................................... 50 
4.1. Courbe de température ...................................................................................................... 52 
4.2. Humidité .............................................................................................................................. 52 
4.3. Vent ..................................................................................................................................... 53 
5. Réseau hydrographique .............................................................................................................. 54 
6. Végétation ................................................................................................................................... 55 
7. Situation sismique ....................................................................................................................... 56 
7.1. Paramètres Parasismiques .................................................................................................. 56 
 
Chapitre 03 : Etude de la géologie régionale et locale 
1. Géologie régionale ...................................................................................................................... 59 
1‐1. Les grands ensembles géologiques du massif de la Petite Kabylie ..................................... 60 
1‐1‐1‐Le domaine kabyle ....................................................................................................... 61 
1‐1‐2‐ Le domaine des Flyschs .............................................................................................. 62 
1‐1‐3‐ Le domaine Tellien et l'avant pays ............................................................................. 63 
1‐1‐4‐ Le Flysch Numidien (le Numidien) .............................................................................. 63 
1‐1‐5‐ Les formations du Miocène post‐nappes ................................................................... 63 
1‐1‐6‐ Les formations du quaternaire ................................................................................... 64 
1‐1‐7‐Le complexe magmatique ........................................................................................... 64 
1‐2. Tectonique régionale .......................................................................................................... 65 
1‐2‐1‐Les structures .............................................................................................................. 65 
1‐2‐2‐Les phases tectoniques ............................................................................................... 65 
2. Aperçu géologique et géomorphologique de la zone ................................................................. 67 
2. 1‐ aperçu géomorphologique ................................................................................................. 67 
2.2‐ aperçu géologique............................................................................................................... 67 
2.2‐1. Géologie de la zone ..................................................................................................... 67 
2‐2‐1.1. Les unités à matériel éocène ................................................................................ 68 
2‐2‐1.2. Les unités septentrionales .................................................................................... 68 
2.2‐2. Caractères stratigraphiques et structuraux des Babors ............................................. 69 
2‐2‐3.  Présentation géologique de l’unité Brek – Gouraya .................................................. 70 
2.3‐ Stratigraphie ........................................................................................................................ 71 
2.3‐1. Le Trias ........................................................................................................................ 72 
2.3‐2. Le Jurassique ............................................................................................................... 72 
2.3‐3. Le crétacé .................................................................................................................... 72 
2.3‐4. Cénozoïque ................................................................................................................. 73 
2.4‐  Synthèse structurale .......................................................................................................... 73 
2.4‐1.  Failles et décrochements ........................................................................................... 74 
2.4‐2.  Les plis ........................................................................................................................ 74 
2.4‐3.  Magmatismes et métamorphismes ........................................................................... 74 
2.5‐ Géologie de site .................................................................................................................. 76 
2.5‐1. Diagnostic géologique et géotechnique préliminaire ................................................. 78 
 
Chapitre 04 : Reconnaissances géotechnique 
1. Reconnaissances géotechnique .................................................................................................. 83 
1.1. Essais in‐situ ........................................................................................................................ 83 
1.1.1. Les sondages carottés ................................................................................................. 84 
1.1.2. Installation piézométrique .......................................................................................... 85 
1.1.3. Essai préssiométrique (PS) .......................................................................................... 86 
1.2. Essais En laboratoire ........................................................................................................... 87 
1.2.1. Essaie d’identification ................................................................................................. 88 
1.2.2. Résistance à la compression simple ............................................................................ 88 
1.3. Système de classification RQD, RMQ, RMR et GSI .............................................................. 89 
1.3.1. Paramètres et pondérations de la classification géomécaniques RQD ...................... 90 
1.3.2. Paramètres et pondérations de la classification géomécaniques RMQ ..................... 91 
1.3.3. Paramètres et pondérations de la classification géomécaniques RMR ...................... 93 
1.3.4. Paramètres et pondérations de la classification géomécaniques GSI ........................ 94 
1.4. Logiciel utilisé à la reconnaissance géotechnique (RocLab) ................................................ 95 
1.4.1. Introduction ................................................................................................................ 95 
1.4.2. L’utilisation de Roclab ................................................................................................. 96 
1.4.3. Paramètres et pondérations des propriétés géo mécaniques de la masse rocheux .. 101 
 
Chapitre 05 : Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support 
 
1. Introduction au logiciel utilisé dans l’étude de stabilité  (Slide5.0) ............................................ 107 
1.1 Introduction ......................................................................................................................... 107 
1.2 Modélisation des fonctionnalités dans Slide ........................................................................ 108 
1.3 Méthodes d’analyses ........................................................................................................... 108 
1.4 Les techniques de Slide ........................................................................................................ 109 
1.5 Interprétation des données et outils de rapport dans la diapositive .................................. 109 
1.6 Calculs des eaux souterraines pour l'analyse de la stabilité des pentes .............................. 110 
2. Etude de stabilité naturel de PK.12+000 par Slide 5.0 ................................................................ 111 
2.1 Limits : .................................................................................................................................. 111 
2.2 Paramètres du projet : ......................................................................................................... 111 
2.3 Entrer les limites : ................................................................................................................. 112 
2.4 List of All Coordinates: ......................................................................................................... 112 
2.5 Surfaces de glissement : ....................................................................................................... 114 
2.6 Limites de pente : ................................................................................................................. 115 
2.7 Ajouter des limites de matériau : ......................................................................................... 115 
2.8 Propriétés ............................................................................................................................. 116 
2.9 Attribution de propriétés ..................................................................................................... 117 
2.10 Surface Options .................................................................................................................. 119 
2.11 Recherche de bloc .............................................................................................................. 120 
2.12 Compute ............................................................................................................................. 122 
2.13 Interpréter .......................................................................................................................... 122 
3. Etude de stabilité de massif rocheux après l’application de supports : ...................................... 124 
3.1 Supprimer les sommets ........................................................................................................ 124 
3.2 Support ................................................................................................................................. 125 
3.3 Propriétés du support .......................................................................................................... 125 
3.4 Ajouter un modèle de support ............................................................................................. 127 
3.5 Calculer ................................................................................................................................. 128 
3.6 Etude de la stabilité sous l’effet sismique ............................................................................ 130 
4. Conclusion ................................................................................................................................... 130 
Conclusion générale 
Bibliographie 
Annexes 
 
Liste des Figures :
 

Figure I.1: La propagation de phénomène de chute de blocs ................................................ 02


Figure I.2 : chute de blocs (ORRM) ...................................................................................... 03
Figure I.3 : Description des mécanismes de propagation (Basson, 2012) ............................ 04
Figure I.4 : Phénomènes pris en compte dans les réseaux routiers en montagne ............... 04
Figure I.5 : Représentation schématique du volume total ..................................................... 05
Figure I.6 : surface de rupture de base .................................................................................. 06
Figure I.7 : Glissement superficielle " délitage, desquamation " (BRGM 2009) ................. 07
Figure I.8 : Glissement plan "banc sur banc" ou écroulement (BRGM -2009) .................... 08
Figure I.9 : Exemple de rupture de pied (Gorges du Tarn) ................................................... 08
Figure I.10 : Rupture en dièdre (Guide LCPC 2001) ........................................................... 09
Figure I.11 : Rupture de surplomb (Guide Versant rocheux sous-cavé .2019) ..................... 09
Figure I.12 : Basculement par défaut d’assise (Hoek et Bray 1981)..................................... 10
Figure I.13 : Fauchage en milieu rocheux à comportement fragile ...................................... 10
Figure I.14 : Flambement ...................................................................................................... 11
Figure I.15 : Glissement pseudo-circulaire ........................................................................... 11
Figure I.16 : Relation contrainte — déformation en
fonction de la vitesse de déformation ........................................................... 12
Figure I.17 : Pourcentage de causes observées qui a provoqué des instabilités rocheux ...... 14
Figure I.18 : Exemple de classification RQD sur un sondage .............................................. 16
Figure I.19 : L’analyse de la stabilité par méthode des tranches ......................................... 30
Figure I.20 : L’analyse de la stabilité par méthode des blocs clés ........................................ 32
Figure I.21 : L’analyse de la stabilité par méthode des éléments finis ................................. 34
Figure I.22 : L’analyse de la stabilité par méthode des éléments distincts ........................... 35
Figure I.23 : Ecran en pied de talus constitué d'un mur cellulaire
et d'un mur en béton armé ............................................................................... 37
Figure I.24 : ancrage actif, scellement entre E et A .............................................................. 37
Figure I.25 : ancrage passif, scellement entre A et D ........................................................... 37
Figure I.26 : Ecran en rails de chemin de fer ........................................................................ 38
Figure I.27 : Profil en travers type d'un merlon de terre et d'une chambre d’éboulis ........... 39
Figure I.28 : Arrêt des blocs dans le piège à cailloux ........................................................... 39
Figure I.29 : Clou d’ancrage (AICAP, 1993) ........................................................................ 42
Figure I.30 : Boulon d’ancrage: ancrage par expansion mécanique (AICAP, 1993)............ 42
Figure I.31 : Boulon d’ancrage: ancrage par cimentation (AICAP, 1993) ........................... 43
Figure I.32 : Tirant d’ancrage (AICAP, 1993) ...................................................................... 43
Figure II.1 : Localisation de la commune de Ziama Mansouriah ......................................... 48
Figure II.2 : Localisation du site d’étude .............................................................................. 50
Figure II.3 : précipitations annuel de l’est d’Algérie (Carte des sources : A.N.R.H ,1993) . 51
Figure II.4 : Diagramme climatique (Source : planificateur.a-contresens.net) ..................... 52
Figure II.5 : Courbe de température (Source : planificateur.a-contresens.net) ..................... 52
Figure II.6 : Humidité (Source: weatherspark.com) ............................................................. 53
Figure II.7 : Vent (Source: weatherspark.com) ..................................................................... 54
Figure II.8 : Carte représente la topographie de la commune de Ziama Mansouriah ........... 55
Figure II.9 : Zonage sismique de l'Algérie (l'habitat, 2003) ................................................. 57
Figure III.1 : Structure de la chaîne Alpine de la Méditerranée occidentale......................... 59
Figure III.2 : Esquisse géologique de la petite Kabyle ......................................................... 60
Figure III.3 : Coupe géologique N-S de la région d’étude .................................................... 64
Figure III.4 : schéma morphologique des tracés selon MNT ................................................ 67
Figure III.5 : Unités et sous – unités des Babors Orientaux (D. Obert, 1981) ..................... 69
Figure III.6 : Structure géologique de la chaine des Babors, Algérie nord orientale ........... 69
Figure III.7 : Esquisse géologique de l’unité Brek-Gouraya (Bâbors orientaux) ................. 71
Figure III.8 : carte géologique au niveau de glissement N° 02 ............................................. 76
Figure III.9 : Eboulis de pente et des roches broyées et altérées .......................................... 76
Figure III.10 : Alternance des marnes et des calcaires altérées et fracturées ........................ 77
Figure III.11 : Calcaires marneux grisâtre fracturés ............................................................. 77
Figure III.12 : Calcaires à nodules des silex ......................................................................... 77
Figure III.13 : localisation de pointe instable par rapport Au l’axe de CW137B ................. 79
Figure III.14 : configuration de type d’instabilité du site et leur mécanisme ....................... 79
Figure III.15 : phénomène particulier (surplomb) ................................................................. 80
Figure III.16 : Exemple de blocs effondrés du paquet rocheux
et tombés sur la plateforme ........................................................................... 80
Figure III.17 : illustration de la falaise instable .................................................................... 81
Figure III.18 : Eboulement rocheux et chutes de blocs ......................................................... 81
Figure IV.1 : Schéma d’implantation de sondage carotté ..................................................... 83
Figure IV.2 : Photos de Sondage SC 01 pk 12+000.............................................................. 85
Figure IV.3 : le piézomètre ................................................................................................... 86
Figure IV.4 : Caractérisation des discontinuités selon les scanline ...................................... 90
Figure IV.5 : Classification de Barton .................................................................................. 91
Figure IV.6 : Classification de Barton .................................................................................. 92
Figure IV.7 : Description de chaque couche selon Q ............................................................ 93
Figure IV.8 : Classification des couches selon RMR............................................................ 93
Figure IV.9 : Description de chaque couche selon RMR ...................................................... 94
Figure IV.10: Estimate of Geological Strength Index GSI ................................................... 94
Figure IV.11 : Interface du logiciel RocLab ......................................................................... 95
Figure IV.12 : Tracés d'enveloppe d'échec sous RocLab ..................................................... 98
Figure IV.13 : calcule des paramètres du critère de Hoek-Brown ........................................ 99
Figure IV.14 : Calcul des paramètres de Coulomb .............................................................. 99
Figure IV.15 : Paramètres de masse rocheuse....................................................................... 100
Figure IV.16 : Données de test de laboratoire triaxial .......................................................... 100
Figure IV.17 : les courbes de rupture caractéristiques de la couche 1 .................................. 101
Figure IV.18 : les courbes de rupture caractéristiques de la couche 2 .................................. 102
Figure IV.19 : les courbes de rupture caractéristiques de la couche 3 .................................. 103
Figure IV.20 : les courbes de rupture caractéristiques de la couche 4 .................................. 104
Figure V.1 : exemple d’un model au slide 5.0 ...................................................................... 107
Figure V.2 : les méthodes mise en œuvre dans slide 5.0 ...................................................... 109
Figure V.3 : charge externe et grille ajoutées au modèle ...................................................... 110
Figure V.4 : pressions d’eaux interstitielles calculées au slide 5.0 ....................................... 110
Figure V.5 : Boîte de dialogue Afficher les limites .............................................................. 111
Figure V.6 : Boîte de dialogue Paramètres du projet ............................................................ 111
Figure V.7 : La frontière externe est créée ............................................................................ 113
Figure V.8 : Boîte de dialogue Espacement de la grille ........................................................ 114
Figure V.9 : Grille centrale de glissement créée avec la grille automatique ......................... 114
Figure V.10 : Grille centrale de glissement créée avec la grille automatique ....................... 116
Figure V.11 : Boîte de dialogue Définir les propriétés du matériau ..................................... 116
Figure V.12 : perte de tête due aux infiltrations .................................................................... 117
Figure V.13 : Attribution de propriétés ................................................................................. 118
Figure V.14 : Boîte de dialogue Options de surface ............................................................. 119
Figure V.15 : Blocs actifs, centraux et passifs ...................................................................... 120
Figure V.16 : Lignes de recherche de bloc ajoutées au modèle,
le long de la couche faible .............................................................................. 121
Figure V.17 : résultats de recherche du block ....................................................................... 122
Figure V.18 : la géométrie avant la suppression du sommet ................................................ 124
Figure V.19 : la géométrie après la suppression des sommets .............................................. 125
Figure V.20 : Boîte de dialogue Définir les propriétés du support ....................................... 126
Figure V.21 : Boîte de dialogue Support Pattern .................................................................. 127
Figure V.22 : Modèle de support ajouté à la pente ............................................................... 128
Figure V.23 : Résultats de l'analyse après l'ajout du support de tieback............................... 129
Figure V.24 : Minimum global avant et après l'ajout du support .......................................... 129
Figure V.25 : résultat de la stabilité sous l’effet sismique .................................................... 130
LISTE DES TABLEAUX

Tableau I.1 : Corrélation entre l'indice RQD et la qualité du massif rocheux .................................... 17
Tableau I.2 : Classification de Barton : paramètres individuels pour le calcul de l’indice Q ............ 18
Tableau I.3: Classification de Barton : paramètres individuels pour le calcul de l’indice ................. 19
Tableau I.4 : Classification de Barton : paramètres individuels pour le calcul de l’indice Q ............ 20
Tableau I.5 : Détails de la classification RMR ................................................................................... 22
Tableau I.6 : Estimation du GSI à partir d’une description géologique de la masse rocheuse........... 24
Tableau I.7 : Classification GSI modifiée .......................................................................................... 26
Tableau I.8 : Valeurs m et S pour le critère de Hoek & Brown ......................................................... 28
Tableau I.9 : Tableau synthétique de parades passives. (BRGM RP-60164-FR, 2012) .................... 40
Tableau I.10 : Tableau synthétique de parades actives. (BRGM RP-60164-FR, 2012) ..................... 41
Tableau II.1 : Coefficient d’accélération (A) ..................................................................................... 56
Tableau II.2 : Les Coefficients l’accélération sismique Ah et Av de la région concerné .................. 57
Tableau III.1 : Classification des familles de discontinuités sur les talus .......................................... 78
Tableau IV.1 : Tableau récapitulatif ......................................................................................... 83
Tableau IV.2: Les échantillons prélevés ............................................................................................ 85
Tableau IV.3: Relevés piézométriques .............................................................................................. 86
Tableau IV.4: Les résultats d’essai préssiométrique (SP 01) ....................................................... 87
Tableau IV.5: Les paramètres physiques des sols testés .................................................................... 88
Tableau IV.6: Classification AFTES-ISRM de la matrice rocheuse .................................................. 89
Tableau IV.7: estimation et Classification de la qualité de la roche .................................................. 90
Tableau IV.8: Les résultats de Q pour chaque couche ....................................................................... 92
Tableau IV.9: Résultats de la couche 1 .............................................................................................. 102
Tableau IV.10: Résultats de la couche 2 ............................................................................................ 103
Tableau IV.11: Résultats de la couche 3 ........................................................................................... 104
Tableau IV.12: Résultats de la couche 4 ........................................................................................... 105

 
Introduction générale
 

Depuis longtemps le phénomène d’instabilité des massifs rocheux constitue l’une des
Intérêts majeures dans le domaine géotechnique. L’analyse de ce problème doit être précédée
par des observations sur le terrain et investigations géologiques et géotechniques.
Les instabilités rocheuses se produisent lorsqu'un certain nombre d'éléments, de facteurs,
sont assembler et que pour une raison ou l'autre, l'état de stabilité précaire prévalant jusque-là,
passe à une situation instable se traduisant par des déplacements de roches, caractérisés par
leur type (glissement, éboulement, chute...), le volume rocheux concerné, la vitesse du
mouvement et la distance parcourue.
Les éboulements rocheuses sont des mouvements rapides, discontinus et brutaux
résultant de l’action de la pesanteur et affectant des matériaux rigides et fracturés tels que
calcaires, grès, roches cristallines, etc. Ces chutes se produisent par basculement, rupture de
pied, glissement banc sur banc, à partir de falaises, escarpements rocheux, formations
meubles à blocs, blocs provisoirement immobilisés dans une pente et déstabilisées par
ravinement.
Les éboulements de terrain posent des problèmes importants pour la gestion des risques, à
cause de leur soudaineté et de l’absence de signe précurseur. La détection d’un compartiment
instable, l’évaluation de sa stabilité ainsi que la compréhension de la dynamique de sa
propagation sont des éléments majeurs dans l’évaluation de l’aléa d’éboulement.

Les éboulements posent suffisamment de problèmes pour qu'il soit nécessaire de s'en
préoccuper, Ces phénomènes ont touché un certain nombre de constructions ou
infrastructures.

Le présent travail est une étude géologique et géotechnique de l’aléa d’éboulements dans
la région de ZIAMA, basé sur les résultats des reconnaissances géotechniques effectuées sur
terrain et des essais en laboratoire, durant lesquelles le laboratoire a réalisé des travaux sur
terrain, suivi par le prélèvement d’échantillons intactes pour analyse au laboratoire, aussi on
utilisant des méthodes analytiques par le logiciel RocLab et simulations numériques par le
logiciel Slide 5.0.

Ce travail est déversé en Cinque chapitres, en plus d’une introduction et d’une conclusion :
*Le premier chapitre : concerne des généralités sur les mouvements de terrain en particulier
les éboulements: concepts et typologie.
*Le deuxième chapitre : un aperçu général sur géographie, orographie, la végétation, le
réseau hydrographique, l’interprétation des données climatiques et la situation sismique.
*Le chapitre troisième : un aperçu général sur le contexte physique externe et interne de la
région d’étude de la géologie régionale et locale.
*Le chapitre quatre : représente les résultats des essais et le traitement des données
géotechniques réalisées.
*Le cinquième chapitre : étude de la stabilité de massifs rocheux naturels avant et après
l’application des supports.
 
Chapitre N°01

Concepts et typologie
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
1. Introduction
Les mouvements de terrain sont des phénomènes qui se sont produits dans les temps
anciens, qui se produisent encore actuellement, et qui continueront à se produire dans l’avenir.
Ils peuvent avoir des conséquences désastreuses pour les constructions de travaux publics,
mais aussi pour toute la population de la zone intéressée ; s’ils sont rapides, ils peuvent même
se transformer en catastrophe. Un glissement de terrain est lent ou rapide.

L’instabilité des massifs rocheux est un cas particulier du problème fondamental de la


mécanique des roches. La structure géologique est le facteur de sensibilité à la rupture des
pentes rocheuses: leur mécanisme de contrôle Affecte leur déformation et leur fissuration.

L’instabilité des massifs rocheux contient l’un des risque naturels majeures en région de
montagnes, elles se manifestent généralement de façon brutale , sous forme de basculement de
masses rocheuses qui entraient de chutes de blocs et des éboulements a grandes énergies
cinétique, les impacts sur les terrain et les constructions peuvent être destructeurs si l’on ne
limite pas les risques par des ouvrages de protection judicieusement implantés, conçus et
dimensionnés pour dévier ou arrêter les masses en mouvement.

Fig I.1: La propagation de phénomène de chute de blocs (source : Mouvements de terrain du BRGM)

I.1 Chute de blocs et pierres


Sont des mouvements  rapides  discontinus et brutaux  mobilisant  des  blocs  rocheux  qui 
volent,  rebondissent  ou  roulent  sur  une  pente, résultant de l’action de la pesanteur et affectant


CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
des matériaux rigides et fracturés tels que calcaires, grés, roches cristallines, etc. Très
fréquentes en zone de montagne, on peut les observer aussi en zone littorale dans les côtes à
falaises et escarpements rocheux.

Ces chutes se produisent par basculement, rupture de pied, glissement banc sur banc, à
partir de falaises, escarpements rocheux, formations meubles à blocs, blocs provisoirement
immobilisés dans une pente. (observatoire regional des risques majeurs)

Fig I.2 : chute de blocs (ORRM)

I.2 La propagation des blocs


On peut décomposer le phénomène d’éboulement rocheux en trois phases principales :

I.2.1 déclanchement
D’un point de vue physique, un éboulement rocheux a lieu principalement lorsqu’une
masse rocheuse se désolidarise d’un pan de falaise. Ce détachement résulte de mécanismes
complexes liés à la mécanique des matériaux mais surtout à la mécanique de la rupture des
discontinuités qui définiront la forme, la taille et le volume des blocs impliqués dans le
phénomène de propagation. Certains événements sont évolutifs, c’est-à-dire qu’après un
premier événement, il subsiste des zones instables qui représentent encore un risque potentiel
d’effondrement. Le suivi de ces massifs et de leur état de fracturation avant et après chaque
évènement est très important dans la prévention et la compréhension des éboulements rocheux.

I.2.2 propagation
Cette phase correspond au comportement dynamique des blocs rocheux entre la phase de
décrochement et jusqu’à ce que la masse ou les blocs rocheux s’arrêtent définitivement. Divers
modes d’interactions surviennent pendant la phase de mouvement :
 Des interactions entre la masse rocheuse et le substratum que l’on appelle couramment
dans la littérature interaction bloc-sol.

 Des interactions inter-granulaires au sein de la masse rocheuse.


CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
 Des interactions entre la masse rocheuse et la végétation en place.

 Des interactions entre la masse rocheuse et les ouvrages de protection ou les


infrastructures.

 Des interactions en phase de vol avec le vent ou la pluie.

Fig I.3 : Description des mécanismes de propagation (Basson, 2012)

I.2.3 quantification du risque


Il s’agit d’une étape importante pour les élus et les partenaires privés, qui consistent à
définir les limites géographiques sûres (en fonction d’un risque acceptable) pour le
développement d’une activité économique ou démographique en région de montagne.
(YeisonCuervo, 2016)

Fig I.4 : Phénomènes pris en compte dans les réseaux routiers en montagne (BRGM -2009)


CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
2. Typologie des instabilités rocheuses
2.1 Classification géologique et géomorphologique
Les instabilités rocheuses sont classées selon divers critères. (Nédellec JL, 2003)

2.1.1 Typologie basée sur la dimension des masses en mouvement


On pourra individualiser les éléments éboulés de la masse totale effondrée :
 Eléments :
a. Pierres : v < 1 dm3

b. Blocs : 0,1 m3 < v < 1 m3


c. Gros blocs : v >1 m*
 volume global éboulé :

a. chute de pierre ou de blocs : V < 100 m^

b. éboulements en masse ou éboulement majeur : 100 m3 < V < 1 000000 m3

c. éboulement en grande masse ou éboulement catastrophique : V » 1 0 00000 m3

L'intensité des phénomènes chutes de blocs et éboulements a été appréciée à partir des
volumes éboulés, mais en distinguant les volumes totaux mobilisés (VT) des volumes
unitaires maximum des blocs éboulés (Vu).

Fig I.5 : Représentation schématique du volume total et du volume unitaire des matériaux éboulés
(BRGM -2009)


CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

2.1.2 Typologie basée sur la cinématique des mouvements : L’échelle suivante est
généralement admise :
- Très lent : 1 mm/an â 12 mm/an
- Lent : 1 mm/mois â 50 mm/mois
- Moyen : 1,5 mm/jour â 100 mm/jour
- Rapide : 4 mm/h â 10 000 mm/h
- Très rapide : 2 500 mm/s â 10 000 mm/s (et plus)

2.1.3 Typologie basée sur la morphologie de l’instabilité


Ce mode de classement se rapproche de celui basé sur des fondements mécaniques. Selon
la morphologie de la surface de rupture, divers types d'instabilité seront distingués:

- rupture circulaire.

- rupture sigmoïde ou listrique.

- rupture plane.

- rupture â morphologie mixte.

- surface de rupture en relation directe avec la structure du massif rocheux.

Cette classification a rarement été exploitée dans la mesure où les typologies basées sur
les modes de rupture intègrent également des données morphologiques tout en appréciant
d'autres paramètres. (Nédellec JL, 2003)

Fig I.6 : surface de rupture de base : a) planaire ; b) dièdre ; c) circulaire ; d) basculement (Hoek, E
,2009).


CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
2.1.4 Typologie basée sur la nature des matériaux rocheux
Ces classifications, rarement employées, font généralement la distinction entre roches
dures (éboulements en blocs) et roches tendres (phénomènes plus proches des glissements en
terrain meuble).

2.2 Classification basée sur les modes de rupture


Bien que I ‘on trouve quelques légères distinctions entre auteurs, les catégories suivantes
sont très largement admises :

2.2.1 Dégradation superficielle (délitage, desquamation) : il s'agit de décollements


superficiels de petits fragments de roche, se traduisant généralement par des chutes de pierres.
Ce délitage est essentiellement lié â I ’altération du rocher par la pluie, le gel ou les venues
d’eau. Ce phénomène n’est pas toujours anodin vis â vis des mouvements de grande ampleur
dans la mesure où le départ de petits blocs peut parfois suffire à déstabiliser des masses
beaucoup plus importantes.

Fig I.7 : Glissement superficielle " délitage, desquamation " (BRGM -2009)

2.2.2 Glissement plan : Ce type d’instabilité correspond â un mouvement gravitaire de


translation d'un pan de rocher sur une discontinuité plane du massif (fracture, discontinuité
stratigraphique, banc sur banc. Le plan de rupture doit impérativement resurgir dans Ie
versant avec un plongement important vers l’aval, pour que Ie glissement puisse se produire.
Les conditions de rupture, qui peuvent être assimilées â un problème en 2 dimensions, sont
atteintes lorsque la résistance au frottement sur Ie plan de rupture est plus faible que les
efforts déstabilisateurs.


CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

Fig I.8 : Glissement plan "banc sur banc" ou écroulement (BRGM -2009)

2.2.3 Glissement pseudo-circulaire : Ce type de rupture affecte généralement les roches


tendres ou très altérées se rapprochant du comportement des terrains meubles.
2.2.4 Rupture de pied : Ce type de rupture, généralement assimilée au glissement plan par
de nombreux auteurs, est individualisé par Calvino et al. Dans Ie guide de conception des
parades contre les instabilités rocheuses. II s’agit alors d’une rupture avec glissement vers
l'extérieur de la base d’une écaille ou d’une colonne.

Fig I.9 : Exemple de rupture de pied (Gorges du Tarn)

2.2.5 Glissement de dièdre (ou en coin) : Ce type de configuration correspond â une


translation d'un compartiment rocheux sur 2 discontinuités planes formant un dièdre. Comme
pour le glissement plan, Ie dièdre doit recouper Ie versant avec un plongement aval suffisant.
Les efforts déstabilisateurs doivent excéder la résistance au cisaillement sur les plans de
glissement pour conduire â une rupture. Ce type de configuration est généralement étudié â
l’aide de formules analytiques assez simples.


CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

Fig I.10 : Rupture en dièdre (Guide LCPC 2001)

2.2.6 Rupture de surplomb : Le massif rocheux devient instable lorsque les efforts de
traction, de flexion et de cisaillement ne peuvent plus être compensés par la résistance des
matériaux. Une approche purement analytique peut être adoptée pour analyser les
mécanismes de rupture.

Fig I.11 : Rupture de surplomb (Guide Versant rocheux sous-cavé .2019)

2.2.7 Rupture par basculement : Ce type de phénomène se produit lorsque Ie massif rocheux
est découpé par des discontinuités très redressées (schistosités, stratifications, diaclases,
failles, fissures de traction, prismes de refroidissement...) et profondes, Ie structurant en
grandes écailles ou colonnes. Ces colonnes présentent donc une géométrie très favorable au
basculement. En effet, du fait de leur élancement, un relativement faible effort ou mouvement
vers I ’aval suffit â les déstabiliser. Le basculement se produit lorsque la projection du centre
de gravité de la colonne rocheuse sort du polygone de base.


CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

Fig I.12: Basculement par défaut d’assise (Hoek et Bray 1981)

2.2.8. Fauchage : La plupart des auteurs assimilent Ie fauchage au basculement. Cependant,


Calvino et al. Font cette distinction. II s’agit d’un basculement, en direction de la vallée, d’un
ensemble d’écailles séparées par des discontinuités â fort pendage, s'amortissant avec la
profondeur.

Fig I.13 : Fauchage en milieu rocheux à comportement fragile.

10 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
2.2.9 Flambement : Ce phénomène est trop souvent confondu avec Ie basculement. Le
flambement est un phénomène purement gravitaire, la rupture étant provoquée généralement
en pied de colonne par Ie seul effet du poids de l'écaille rocheuse.

Fig I.14 : Flambement

2.2.10 Glissement pseudo-circulaire : Ce type de rupture affecte généralement les roches


tendres ou très altérées se rapprochant du comportement des terrains meubles. (Nédellec JL,
2003)

Fig I.15 : Glissement pseudo-circulaire (La Clapière en 1986. [Source : J-L Durville]).

11 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
3. Mécanismes de rupture
3.1 Phase D’instabilité
Il y a 4 phases essentielles dans les instabilités :
3.1.1 La pré-rupture : elle inclut tous les processus de déformation menant å la rupture. Cette
étape est essentiellement contrôlée par les déformations liées aux variations de contrainte, au
fluage lent et â la fracturation progressive. Lors de cette étape, le matériau peut passer d'un état
de déformation élastique â un état plastique, ou directement â la phase de rupture sans étape
plastique (comportement « fragile »). Ce comportement est le plus souvent dépendant de la
vitesse de déformation du matériau. En effet, des déformations très lentes favorisent l’apparition
d'une phase plastique et une chute de la résistance intrinsèque du rocher.

Fig I.16 : Relation contrainte — déformation en fonction de la vitesse de déformation (essai sur de
la Laurvikite de Scandinavie)

3.1.2 L’amorce de la rupture : elle est caractérisée par le développement de surfaces de


cisaillement recoupant la matrice rocheuse.
3.1.3 L’étape post-rupture : elle inclut les mouvements des compartiments de roches englobés
dans la masse instable, depuis la rupture jusqu’à l'arrêt des éléments instables.
3.1.4 L’étape de réactivation : lorsqu’une masse instable glisse le long de plans de rupture
préexistants.

3.2 Les paramètres d’instabilités


Le déclenchement d’instabilité de terrain correspond à la conjonction de plusieurs facteurs.
On distingue usuellement les facteurs qui déterminent la prédisposition au glissement
(géologie, présence d’eau souterraine, pente, etc.) des causes déclenchantes qui amènent à la

12 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
rupture (précipitations, intensification des circulations d’eau, augmentation de la pression des
eaux souterraines ou de la teneur en eau, érosion en pied, etc.). Dans tous les cas, l’eau sous
toutes ses formes joue un rôle majeur dans de nombreux mécanismes d’instabilité (p. ex.
Bonnard 2006b, Parriaux 2009).
 

3.2.1 Les paramètres permanents de prédisposition


‐ Le niveau d’altération des roches : propension à s’altérer et donc â perdre de la
résistance.

‐ La présence de minéraux particuliers : minéraux sériciteux (« satinés », favorisant le


glissement), graphite (propice au décollement entre feuillets), gypse (très soluble), etc.

‐ La séquence stratigraphique : présence de niveaux plus tendres au sein de la paroi ou au


pied -3' favorise les basculements ou les ruptures de pied.

‐ La résistance intrinsèque de la matrice de la roche : résistance à la compression simple


(Rc), module d’Young (E), module de cisaillement (G).

‐ L’orientation des discontinuités, principalement par rapport au versant et entre elles.

‐ La persistance des discontinuités, c’est ä dire leur étendue dans le massif, et la présence
de ponts rocheux.

‐ L’espacement entre discontinuités.

‐ La résistance au cisaillement des discontinuités (rugosité, irrégularités, nature des


épontes et degré d'altération) : module de cisaillement, résistance au pic), Résistance
résiduelle, angle de frottement interne, dilatance.

‐ Le remplissage des discontinuités : présence d'argile d'altération pouvant jouer un rôle


de « lubrifiant ».

‐ Pente du versant.

‐ Hauteur de la paroi.

‐ L’état de contrainte géostatique dans le massif (rapport contrainte horizontale sur


contrainte verticale souvent modifié par une tectonique locale ou régionale).

‐ Présence d’intrusions modifiant localement les caractéristiques du massif (altération,


barrage hydraulique, couche savon) : dykes, pipes volcaniques, filons hydrothermaux,
fissures hydrothermales.

13 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
‐ Présence de cavités (karst, tunnels de lave, tunnels et galeries anthropiques) fragilisant
le rocher et provoquant une modification de l’état de contrainte dans le massif.

‐ perméabilité du massif.

‐ présence permanente d’eau dans le massif.

‐ présence de d’anciennes instabilités (glissements fossiles).

‐ des sollicitations cycliques (vent, eau dans fissures, houle, sismicité, chocs thermiques)
sur une très longue durée générant une « fatigue » du matériau et favorisant une baisse
de sa résistante.

3.2.2 Les paramètres déclenchant


‐ Infiltration ou résurgences d’eau.
‐ Mouvements dans les terrains meubles sous la paroi rocheuse (fluage, glissement).
‐ Glissements dans des terrains meubles au-dessus ou en arrière de la paroi pouvant
déstabiliser le massif rocheux (basculement en tête ou en pied).
‐ Purge naturelle ou artificielle de blocs assurant initialement la stabilité de
compartiments rocheux plus en amont.
‐ Le vent.
‐ Ravinement par ruissellement.
‐ Suffosion par venue d’eau dans le massif.
‐ Vibrations des séismes.
‐ gel-dégel (dans les zones de haute altitude ou en climat froid). (Nédellec JL, 2003)

Fig I.17 : Pourcentage de causes observées qui a provoqué des instabilités rocheux (Mac Cauley,
1985 - Caltrans)

14 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
4. Classification des massifs rocheux
4.1 Classification géo mécanique
La classification est la tâche de grouper des éléments dans de différentes classes. Le but
principal de la classification est de permettre de ressortir avec une meilleure connaissance
d’une nature, d’un comportement ou d’une série de résultats. Elle consiste à grouper des
objets ou paramètres selon leurs informations et types de relations recherchées. La
classification essaye donc d’augmenter les connaissances d’après des observations ou mesures
déjà établies. Elle doit donc être exhaustive et mutuellement exclusive, c'est-à-dire qu’un
paramètre relatif ne peut qu’appartenir à un seul groupe ou classe.

Cette opération leur attribue une valeur ou une cote selon la structure, composition et
propriétés du massif rocheux déterminé par la classification. Dans le domaine de la
mécanique des roches, l’acte de caractérisation du massif rocheux consiste à décrire ou
quantifier des paramètres ou des caractéristiques influençant le comportement de la masse
rocheuse

Il existe plusieurs avantages de l’utilisation d’une classification géo mécanique pour


quantifier le massif rocheux. Énumèrent les bénéfices suivants :

Produit une meilleure communication entre la géologie, l’ingénierie et la production.

‐ Les expériences, les observations et le jugement de l’ingénieur sont corrélés plus


efficacement par un système de classification quantifiable.

‐ Les ingénieurs préfèrent des chiffres au lieu de description pour l’évaluation du massif
rocheux.

‐ Les classifications permettent de mieux organiser les connaissances.


Pour remplir son rôle comme outil de design, une classification doit présenter des
caractéristiques bien spécifiques, particulièrement :

‐ Être simple d’applicable et reproductible.

‐ Présenter et définir les termes d’une manière claire, précise et reconnue.

‐ Incorporer les paramètres significatifs de la masse rocheuse.

‐ Permettre une évaluation quantitative des divers paramètres, par des essais simples et
peu dispendieux sur le site.

15 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
‐ Contenir un système de pointage adéquat permettant de considérer chacun des
paramètres selon son importance relative.

‐ Fournir les données comptabilisées, en valeurs qualitatives et quantitatives à


l’ingénieur.
Les systèmes le plus utilisés sont sans doute le "Rock Quality Designation" (RQD), "Rock
Mass Rating" (RMR) et "GSI». Fondés sur des philosophies différentes, ces systèmes
caractérisent la masse rocheuse de manière distincte l’une de l’autre. Essentiellement, ils
caractérisent différents paramètres reliés au comportent mécanique du massif rocheux. Avant
l’utilisation d’un système de classification particulier, il est primordial de bien saisir les
subtilités que présente chacun afin d’assurer la compatibilité avec le massif rocheux étudié.

4.1.1 Le Rock Quality Designation index


Deere (1964) propose un paramètre évaluant la qualité du roc de la masse rocheuse selon
un index intitulé RQD (Rock Quality Designation). Obtenu à partir de carotte de forage
géologique, cet indice représente l’évaluation du pourcentage des carottes récupérées sur une
longueur de course précise. Basée sur un procédé qualitatif, seule la somme des longueurs de
morceaux de plus de 10 cm (4 pouces) est conservée et cette somme est divisée par la
longueur de course de la carotte de forage. Ce paramètre est défini comme suit :

Fig I.18 : Exemple de classification RQD sur un sondage.

16 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
RQD (%) Qualité du massif rocheux
Inferieur a 25 Très pauvre
25-50 Pauvre
50-75 Moyenne
75-90 Bonne
90-100 excellente
Tableau I.1 : Corrélation entre l'indice RQD et la qualité du massif rocheux

4.1.2 Le Tunnelling Quality Index (Barton, 1974)


Le Tunnelling Quality Index (NGI rock mass classification), ou Q, a été introduit par
Barton. Sur la base d’analyses d’un grand nombre de cas d’excavations souterraines, cet
indice permet de rendre compte de la qualité de surface des discontinuités, afin d’en déduire
le comportement mécanique de la masse rocheuse.
Les valeurs numériques de l’indice Q varient sur une base logarithmique de 0,001 à 1 000,
d’après la formule suivante :

Ou RQD : est le Rock Quality Designation index.

Jn : est un nombre caractérisant l’ensemble formé par les familles de joints.

Jr : caractérise la rugosité des joints.

Ja : caractérise l’altération des joints.

Jw : est le facteur de réduction hydraulique des joints.

SFR : est le facteur de réduction des contraintes (Stress Reduction Factor).

17 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

Tableau I.2 : Classification de Barton : paramètres individuels pour le calcul de l’indice Q

18 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

Tableau I.3: Classification de Barton : paramètres individuels pour le calcul de l’indice

19 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

Tableau I.4 : Classification de Barton : paramètres individuels pour le calcul de l’indice Q

20 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
Le Q peut alors être considéré comme une fonction de seulement trois paramètres, qui sont
une mesure directe :

1. de la taille des blocs (RQD/Jn)

2. de la résistance au cisaillement inter-blocs (Jr/Ja)

3. des contraintes actives globales et hydrauliques (Jw/SRF)

4.1.3 Le Rock Mass Rating (Bieniawski, 1976)


Bieniawski a publié en 1976 les détails d’une classification des masses rocheuses intitulée
Geomechanics Classification or the Rock Mass Rating (RMR) system. Depuis la version
originale, certaines modifications ont été apportées. Désormais, plusieurs variantes de la
classification de Bieniawski sont disponibles. Les versions 1976 et 1989 sont les plus
couramment utilisées.
La classification de Bieniawski prévoit l'évaluation de différents paramètres pour chacun
desquels un coefficient numérique est attribué suivant le barème présenté dans le Tableau 5
La somme de ces coefficients détermine la valeur du RMR, qui peut varier entre 0 et 100.

Les six paramètres suivants sont nécessaires pour estimer la résistance à la compression d’un
massif rocheux en utilisant le système RMR :

1. la résistance à la compression uni-axiale de la roche.

2. la valeur de l’indice RQD pour la masse rocheuse.

3. l’espacement des discontinuités.

4. l’état des discontinuités.

5. les conditions hydrauliques.

6. l’orientation des discontinuités.

21 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

Tableau I.5 : Détails de la classification RMR

22 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
4.1.4 Le Geological Strength Index (Hoek et Brown, 1995)
Introduit par Hoek (1995) et Hoek, Kaiser et Bawden (1995), le GSI est un nombre sans
dimension, déterminé empiriquement, qui varie entre 5 et 85, et qui peut être estimé à partir
d’un examen de la qualité de la masse rocheuse in situ. La méthode GSI s’appuie donc sur
une observation directe de la structure du massif rocheux.
La Figure 1 (d’après Hoek, 1995) présente les 20 codes qui permettent d’identifier chaque
catégorie de masses rocheuses, et d’estimer la valeur du GSI à partir des conditions de surface
des discontinuités et de leur structure.
Par définition, les valeurs proches de 5 correspondent à des matériaux de très mauvaise
qualité, tandis que les valeurs proches de 85 décrivent des matériaux d’excellente qualité
(pour lesquels la résistance de la masse est égale à celle de la matrice rocheuse).
Cependant, en raison du manque de paramètres mesurables plus représentatifs, et de la
largeur des intervalles permettant de décrire les conditions de surface des discontinuités,
seules des gammes de valeurs peuvent être estimées à partir de la classification GSI.
Par exemple, pour une roche FRACTUREE avec des discontinuités ayant des conditions
de surface TRES BONNES.
L’imprécision apparente peut susciter des interrogations, mais Hoek indique que la
géologie n’aspire pas à une telle précision et qu’il serait simplement irréaliste d’assigner une
valeur unique. Il ajoute que pour des études préliminaires il peut être prudent de considérer
des déviations plus importantes pour les paramètres d’entrée.

23 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

Surfaces aux contours lisses, fortement altérées avec


Surfaces aux contours lisses, fortement altérées
CARACTERISTIQUES DE LA MASSE
ROCHEUSE POUR L’ESTIMATION DE LA
RESISTANCE

A partir de l’apparence de la roche, choisir la catégorie


qui donne, selon vous, la meilleure description des

CONDITIONS DE SURFACE 
conditions moyennes de structure in situ. […] Le critère
de Hoek-Brown devrait uniquement être appliqué à des
masses rocheuses dont la taille des blocs individuels est
petite devant celle de l’excavation.

TRES PAUVRES
TRES BONNES

MOYENNES

PAUVRES
BONNES
STRUCTURE QUALITÉ DÉCROISSANTE
80
FRACTURÉE – masse rocheuse non perturbée,
très bien assemblée, constituée de blocs
cubiques formés par trois familles de
discontinuités orthogonales 70

60
AGENCEMENT DES BLOCS ROCHEUX DECROISSANT 

TRÈS FRACTURÉE – masse rocheuse


partiellement perturbée, bien assemblée, 50
constituée de blocs anguleux à plusieurs facettes
formés par au moins quatre familles de
discontinuités orthogonales

40

FRACTURÉE/DESTRUCTURÉE – blocs

anguleux formés par plusieurs familles de


discontinuités entrecoupées, avec pliures
et/ou failles 30

DÉSINTÉGRÉE – masse rocheuse 20


fortement broyée, mal assemblée, avec un
mélange de blocs rocheux anguleux et
arrondis
10

Tableau I.6 : Estimation du GSI à partir d’une description géologique de la masse rocheuse

24 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
4.1.5 Le GSI modifié (Sonmez et Ulusay, 1999)

Sonmez et Ulusay (1999) ont proposé des perfectionnements à la classification GSI


qu’ils estiment trop approximative. A leur avis, le manque de paramètres permettant de
décrire les conditions de surface des discontinuités et la structure de la masse rocheuse
empêche d’obtenir des valeurs plus précises du GSI. Pour ces raisons, ils ont suggéré
l’introduction de deux paramètres additionnels :

 le Surface Condition Rating SCR :


Cet indice s’obtient par sommation de 3 coefficients décrivant la rugosité, l’altération
et le remplissage des joints :
SCR = Rr + Rw + Rr

La valeur maximale pouvant être atteinte par le SCR étant 18, l’axe horizontal de la
classification GSI a été divisé en 18 intervalles de même longueur.

 le Structure Rating SR :
La dimension des blocs peut être un indicateur très important du comportement
mécanique de la roche : de grands blocs sont en général moins déformables, et moins
sujets à des rotations que des blocs plus petits.

A l’aide de ces deux paramètres supplémentaires, Sonmez et Ulusay estiment que


l’apport d’informations concernant les propriétés structurelles de la roche permet de
déterminer une valeur plus précise pour le GSI.
On peut toutefois s’interroger sur la validité de cette argumentation, au vu de la
précision discutable des paramètres additionnels utilisés (notamment Jv). (Méthodes de
classification des masses rocheuses fracturées)

25 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

Tableau I.7 : Classification GSI modifiée

26 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
4.2 Caractère de rupture

4.2.1 HOEK ET BROWN


Le critère de Mohr coulomb n’est pas le seul à caractériser le comportement de la roche en
phase plastique. En fait, comme nous l’avons déjà mentionné, il est l’un des plus employés en
termes de modélisation et de calcul des ouvrages. Parmi d’autres critères dont la présence
dans la littérature est assez répandue, on mentionne celui de Murell (1965) et de Hoek-Brown
(1980). L’emploi de ce dernier ne se limite pas à la modélisation du comportement d’une
roche saine mais aussi à des massifs fracturés à caractère isotrope.

C'est un critère parabolique bien adapté au comportement mécanique des roches, couramment
utilisé pour ces matériaux.

Pour les échantillons intacts, le critère Hoek & Brown est de la forme:

Dans cette expression :

• c = résistance en compression uniaxiale de la roche


• mb = constante, dépendant de la nature de la roche (voir tableau 1).
•  1 est la résistance du massif pour une contrainte de confinement  3.ci est la
résistance à la compression uniaxiale de la roche dans le massif rocheux.
• Le paramètre (a) est généralement égal à 0.5.
• Les constantes (mb) et (s) sont des paramètres qui changent avec le type de roche et la
qualité du massif. Le tableau donne les valeurs mb et s.

Pour a=0,5

Si on se réfère à l'expression classique d'un critère parabolique exprimé en fonction des


contraintes de rupture en compression uniaxiale  ci et en traction  ti on constate que le
paramètre i est très voisin de l'indice de fragilité FR :

27 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

Critère de rupture
d'Hoek•Brow Roches Roches
Roches Roches Roches métamorphiques
arénacées ignées à
carbonatée S argileuses et ignées à
grain fin
grain grossier

Rocheintace m=, 7.0 m=, 10.0 m=, 15.0 m=; 17.0 m=, 25.0
RMR:100,0:500 s = 1.0 s = 1.0 s = 1.0 s = 1.0 s= 1.0

Roche de très bonne


qualité m, = 3.5 m, = 5.0 m, = 7.5 m, = 8.5 mb = 12.5
RMR= 85, Q= 100 s = 0.1 s = 0.1 s = 0.1 s = 0.1 s= 0.1

Roche de bonne
qualité m,:07 m,:1.0 m,:1.5 m,:1.7 m, = 2.5
RMR= 65, Q= 10 s:0.004 s:0.004 s:0.004 s:0.004 s=0.004

Roche de qualité
moyenne m:0.14 mb:0.20 m:0.30 m:0.34 m:0.50
RMR= 44, Q= s:0.0001 s:0.0001 s:0.0001 s:0.0001 s:0.0001
1.0

Roche mauvaise m,:0.04 m,:0.05 m,:0.08 m,:0.09 m,:0.13


RMR -- 2J, Q -- 0.1 s:0.00001 s:0.00001 s:0.00001 s:0.00001 s:0.00001

Roche très mauvaise mb= 0.007 mb= 0.01 m b= 0.015 mb= 0.017 m:b 0.025
RMR y s=0 s=0 s=0 s=0 S: 0

Tableau I.8: Valeurs m et S pour le critère de Hoek & Brown

Le développement et l’application du critère de Hoek-Brown conduit à une meilleure


définition des paramètres mb et s.

La détermination de mi est précisée sur la feuille suivante : Pour un GSI donné, on peut
calculer mb : mb = mi exp [(GSI—100)/28].

Pour GSI > 25, soit des massifs de bonne qualité : S = exp [(GSI—100)/9], a = 0.5

Ceci est le critère original de Hoek-Brown.


Pour GSI < 25, soit des massifs de mauvaise qualité : s= 0 et a = 0.65 — GSI/200

28 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
Lorsque  3 = 0, la résistance à la compression uniaxiale est :  c = s. a.  ci

Pour des massifs de qualité très médiocre : s=0,  c=0.

4.2.2 Mohr–Coulomb
Il est apparenté au critère de Tresca, faisant intervenir comme lui le cisaillement
maximal, mais en même temps la contrainte «moyenne», représentée par le centre du cercle
de Mohr correspondant au cisaillement maximum, soit :

f () = 1 −3 + (1 + 3) sin − 2C cos (avec 3 ≤ 2 ≤ 1)

Ce critère est sous–tendu par la notion de frottement, et suppose que le cisaillement


maximal que peut subir le matériau est d’autant plus grand que la contrainte normale de
compression est élevée. La limite admissible constitue une courbe intrinsèque dans le plan
de Mohr. La formule énoncée ci–dessus est obtenue avec une règle de frottement linéaire :
|Tt | < − tan() Tn + C

La constante C est la cohésion, correspondant à la contrainte de cisaillement qui peut


être supportée par le matériau sous contrainte moyenne nulle. L’angle  désigne le
frottement interne du matériau. Si C est nul et  non nul, le matériau est dit pulvérulent. Si 
est nul et C non nul, comme dans le cas du critère de Tresca, le matériau est purement
cohérent.
Le critère peut également s’exprimer sous la forme suivante, en fonction de la poussée
Kp et de la limite d’élasticité en compression, Rp :

Dans le plan déviateur on obtient un hexagone irrégulier, caractérisé Par les valeurs
suivantes (avec p = (−1/3) I1) : (C.A.)

29 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

5. Calcule de la stabilité des massifs rocheux fissurés


Le massif rocheux affecté d'un réseau plus ou moins dense de fractures est composé de
blocs formant un édifice généralement stable dans les conditions naturelles, mais dont
l'équilibre peut être rompu, instantanément ou à terme, par les travaux d'exploitation du site.

L'analyse des conditions de stabilité commence par une description et une représentation
des surfaces de discontinuités et se poursuit par l'analyse des conséquences géométriques :
création des prismes ou d'autre polyèdres par intersection des familles de fractures (analyse
cinématique) et s’achève par l'analyse des possibilités de rupture sur les surfaces limites de
ces volumes (analyse mécanique).

5.1 Calculs de stabilité par méthode classique


L’analyse de la stabilité des pentes s’effectue habituellement à la rupture à l’aide de la
méthode des tranches.

Cette méthode donne par l’intermédiaire du coefficient de sécurité une idée de l’état
d’équilibre de la pente étudiée par rapport à l’équilibre limite. L’expression du coefficient de
sécurité est différente selon qu’il s’agit d’une rupture plane, circulaire ou quelconque.

Dans tous les cas, les calculs de stabilité s’effectuent en contraintes totales à court terme
et/ou en contraintes effectives à long terme.

Fig I.19 : L’analyse de la stabilité par méthode des tranches

30 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
Le degré de précision des calculs dépendra toutefois de la qualité de détermination des
paramètres de cisaillement, mais aussi des moyens de calculs mis en œuvre.

Coefficient de sécurité :Le coefficient de sécurité F est défini par l’expression suivante :
 max
F= dans laquelle max désigne la résistance au cisaillement du sol intéressé par le

glissement et t la contrainte de cisaillement effectivement mobilisée le long de la courbe de
rupture (Si F>1, il n’y a pas rupture ; si F si inferieur a 1, il ya une rupture, si F=1 il Ya
équilibre limites).

5.2 Méthode des blocs clés :


Le réseau de discontinuités divise le massif rocheux en un ensemble de blocs. La création
d'une excavation dans le massif expose sur la surface libre un nombre de blocs dont certains
par leur géométrie sont susceptibles de se déplacer vers le vide et peuvent entraîner la chute
d'une partie ou la totalité de l'ensemble des blocs du massif. Si ces blocs sont fixés d'une
manière ou d'une autre, le massif sera stable. Ces blocs sont alors les clés de la stabilité, ils
sont appelés "blocs clés".

Ce sont R. E. Goodman et G. H. Shi (1985) qui ont développé cette théorie dite "Théorie
des blocs clés", qui permet de détecter les blocs qui mettent en danger la stabilité du massif, et
calcule l'effort nécessaire pour les retenir et rendre le massif stable.

5.2.1. Détection des blocs clés :


Goodman et Shi définissent un bloc clé comme un bloc fini, détachable et potentiellement
instable. La théorie des blocs clés est basée sur les deux principaux théorèmes :

- Théorème du caractère fini d'un bloc.

- Théorème de l'amovibilité d'un bloc fini.

La projection stéréographique est suffisante pour une telle étude. Elle permet d'avoir une
visualisation des blocs formés par l'intersection des plans de fissures et des plans
d'excavations, ainsi pour chaque bloc on peut déterminer des domaines de glissement
possible.

5.2.2. Le caractère fini d'un bloc :


Goodman et Shi ont énoncé un théorème pour savoir si un bloc est fini ou infini : un bloc,
ayant au moins une face libre, est fini si et seulement si l'intersection des plans limitant
l'excavation et des plans de discontinuités formant le bloc, ramenés à un même point est vide.

31 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
Le problème de la détermination du caractère fini ou infini d'un bloc n'est pas majeur.
Quand on définit un domaine d'étude fini, tous les blocs qui le constituent sont alors finis, et
le problème ne se pose pas.

Lorsqu'on a un domaine infini où existent des fissures, on cherche à savoir si l'intersection


de ces fissures avec les plans d'excavations constitue un domaine fini ou un domaine infini.

Il existe des méthodes pour déterminer les blocs formés par l'intersection des
discontinuités dans un domaine donné, notamment la méthode proposée par

Lin et al. (1987), développée par J.Xu (1991) dans le logiciel SIMBLOC.

Cette méthode est basée sur des notions topologiques, à savoir :

- l'homomorphisme du bloc : on dit qu'un bloc polyédrique est homomorphique ou identique à


une sphère, au sens topologique, s'il peut s'identifier à celle-ci par déformation continue.

Un bloc homomorphie, ayant Ns sommets, NA arêtes et NF faces, suit la formule d'Euler :

NS-NA+NF = 2

La frontière topologique de la surface d'un bloc est vide. Ceci résulte du fait que si les faces
du bloc ont des normales orientées vers l'extérieur du bloc, alors chaque arête possède une
orientation opposée sur les deux facesqui la définissent.

A partir de ces notions topologiques, toutes les faces, les arêtes et les sommets d'un bloc
peuvent être identifiés, et par suite tous les blocs du domaine d'étude. (Tahiri, 2011)

Fig I.20 : L’analyse de la stabilité par méthode des blocs clés.

32 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
5.3 Méthodes de calcul en déformation

5.3.1 La méthode des éléments finis :


La méthode des éléments finis trouve son application principale dans les milieux continus.
Elle a permis de résoudre et d'expliquer plusieurs problèmes relatifs au comportement des
talus instables (notamment le phénomène de rupture progressive s'amorçant en pied de talus).

La méthode des éléments finis permet de modéliser un système physique faisant intervenir
plusieurs variables. Elle consiste à discrétiser le domaine d'étude d'un milieu continu par des
éléments dits "finis", qui sont reliés par un nombre fini de points dits "nœuds", situés sur leurs
frontières.

L'ensemble de ces éléments doit constituer un domaine aussi proche que possible du
domaine d'étude.

Sur chaque élément une fonction approchée est définie par approximation sur les nœuds
de l'élément, afin de lier les déplacements à l'intérieur de l'élément en fonction des
déplacements des nœuds.

Les déplacements des nœuds seront les inconnues de base du problème. L’état de
déformation à l'intérieur d'un élément est déterminé à partir de l'état de contrainte de l'élément
et des lois de déformation du milieu.

L'application du théorème de l'énergie potentielle, permet d'avoir une relation liant forces
extérieures appliquées sur le système étudié et les déplacements aux nœuds.

La méthode des éléments finis peut étudier des milieux à caractéristiques mécaniques
homogènes ou hétérogènes.

Elle peut prendre en compte des comportements rhéologiques variés : élasticité, plasticité,
viscosité et peut traiter les problèmes dynamiques.

Dans les massifs fissurés, la méthode des éléments finis trouve cependant ses limites. La
discrétisation devient très lourde et il est difficile de bien représenter le domaine d'étude.

Pour des massifs présentant quelques fissures, celles-ci sont représentées par des éléments
dits "joints", afin déprendre en compte leurs caractéristiques mécaniques qui sont différentes
de celles du milieu continu.

33 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
Quant aux massifs très fracturés, ils sont étudiés comme des milieux continus ayant des
caractéristiques mécaniques équivalentes à celles des milieux réels. (Tahiri, 2011)

Fig I.21 : L’analyse de la stabilité par méthode des éléments finis.

5.3.2 La méthode des éléments distincts :


Dans les massifs rocheux fissurés, il est très difficile de réaliser des ouvrages sans avoir
fait, au préalable, une étude de sa fracturation et de son comportement mécanique et
hydraulique.

L'étude d'un massif rocheux fissuré doit comprendre les étapes suivantes:

- Relevé systématique des discontinuités du massif.

- Étude statistique de ses discontinuités pour identifier les différentes familles qui découpent
le massif.

- Étude de la stabilité.

- Étude hydraulique.

Notre recherche est relative à l’étude générale de stabilité. Les méthodes classiques de
calcul de stabilité, générées sur l’analyse des forces en situation d’équilibre limite et ne
prenant pas en compte la déformabilité du massif et la répartition des contraintes exercées
dans celui-ci, ne donnant pas entière satisfaction.

34 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
La méthode que nous avons développée est une méthode dite par «éléments distincts».
Elle permet de modéliser les massifs rocheux fissurés par un assemblage de blocs définis par
le système de discontinuités et de calculer leurs interactions réciproques.

L’interaction entre les blocs se transmet à travers leurs contacts (ou articulations) suivant
les lois de comportement mécanique de ces derniers. On peut exprimer les contraintes au
niveau des joints en fonction de leurs rigidités et des déplacements des blocs. La minimisation
de l’énergie potentielle totale de la structure étudiée permet de produire un système
d’équations où s’expriment les forces exercées sur le système et les déplacements des blocs
par l’application d’une matrice de rigidité.

Il est souvent nécessaire de considérer les lois de comportement mécanique des joints non
linéaires, ce qui conduit à un système d’équations non linéaires dont la résolution se fait d’une
manière incrémentielle itérative.

Par cette méthode, on peut alors étudier les déformations obtenues par la réalisation d’une
fouille dans le massif, rendre compte des ruptures locales qui peuvent évoluer suivant des
mécanismes de ruptures progressives. (Modélisation des massifs rocheux fissurés par la
méthode des éléments distincts)

Fig I.22 : L’analyse de la stabilité par méthode des éléments distincts.

35 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
6. L’amélioration par les parades
Une proposition de parades est donnée pour toutes les zones qui sont concernées par un
aléa chutes de blocs et un enjeu. La hiérarchisation des priorités des mises en place des
solutions de confortement n’est opérée que pour aider les acteurs à prendre des décisions. Une
présentation rapide des types de parades préconisées dans cette étude fait l’objet des tableaux
ci-après avec une distinction entre les parades dites passives qui sont utiles lorsque les
phénomènes se sont déclenchés et les parades actives qui empêchent les phénomènes de se
produire. Dans tous les cas, le dimensionnement des parades doit être assuré par un bureau
d’études spécialisés et leur mise en place confiées à des entreprises également spécialisées, le
plus souvent en travaux acrobatiques. Les propositions fournies dans ce rapport ne sont
qu’une aide pour aider à visualiser le type de parades à mettre en œuvre. Les choix définitifs
dépendant de rapports coûts/bénéfices ne faisant pas l’objet de cette étude. (BRGM RP-
60164-FR, 2012)

6.1 Classification des ouvrages de protection


Les ouvrages de protection. Présentent des caractéristiques très variées. S'appuyant sur les
études effectuées par le Groupe d'Études des Falaises (GEF), il est possible de les classer
selon leur fonction en plusieurs catégories:
 ouvrages de protection actifs.
 ouvrages de protection passifs.
 dispositifs de détection.
 systèmes de protection échelonnée.

6.1.1. Ouvrages de protection actifs


Les ouvrages de protection dits actifs visent à stabiliser en place les masses
potentiellement instables. Entrent dans cette catégorie:
- Les ouvrages de soutènement destinés à maintenir en place des sols ou des masses
rocheuses instables dont la mise en mouvement constitue un danger pour la sécurité de la
route. Plusieurs types d'ouvrages appartiennent à ce groupe :
 les murs de soutènement en béton, maçonnerie, maçonnerie en pierres sèches, terre
armée, gabions, assurant le confortement de talus de déblais ou la stabilisation de
versants soumis à des conditions de stabilité défavorables liées à l'existence de
facteurs topographiques, géologiques, structuraux, hydrogéologiques particuliers.

36 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
 les ancrages souvent utilisés dans des massifs rocheux présentant des surfaces de
discontinuité individualisées, des mécanismes de rupture particuliers, glissement plan,
rupture de dièdres, rupture de surplombs.
 les divers ouvrages de confortement : contreforts, butons, murs plaqués ancrés en
béton, béton armé ou maçonnerie appliqués à des pans de falaises, masses rocheuses,
surplombs fracturés. (Ministère de l'équipement du logement de l'Aménagement du
Territoire et des transports, 1979)

Fig I.23 : Ecran en pied de talus constitué d'un mur cellulaire et d'un mur en béton armé.

Fig I.24 : ancrage actif, scellement entre E et A. Fig I.25: ancrage passif, scellement entre A et D.

- Les dispositifs de protection superficielle qui représentent le type de protection le plus


courant pour éviter la dégradation en surface ou la déstabilisation régressive des talus
rocheux sensibles aux mécanismes d’altération. Ces dispositifs peuvent avoir des formes
variées :
 perrés en maçonnerie.
 revêtements en béton projeté avec ou sans armature.

37 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
 grillages ou filets métalliques plaqués et ancrés.
Dans ce groupe sont également inclus les procédés de « Revêtement naturel » qui consistent à
couvrir les pentes de talus d'une protection végétale pour fixer le sol en empêchant l'érosion
de surface.
- Les ouvrages de stabilisation pour la neige lorsqu'ils ont été rattachés par convention au
domaine public routier ; ces ouvrages. Qui ont pour objectif de stabiliser le manteau
neigeux dans les zones de départ des avalanches, sont constitués par des écrans de râtelier
ou des écrans de filets paravalanche ancrés dans la pente.

6.1.2. Ouvrages de protection passifs


Leur rôle est de dévier, ou de contrôler les chutes de blocs, éboulements et avalanches, ou de
leur faire obstacle en empêchant l'atteinte de la route. Appartiennent à cette catégorie :
- Les ouvrages de transit qui protègent la route en canalisant les matériaux éboulés par-
dessus ou en dessous. C'est le cas:
 des galeries ou des ouvrages pare-blocs.
 des galeries ou des ouvrages paravalanches.
 des ouvrages de déviation, étraves, murs déviateurs permettant de protéger un point
particulier, ou de dévier latéralement les matériaux en mouvement vers des zones où
leur arrêt naturel ne présente pas de danger.
- Les écrans faisant obstacle à la descente des blocs sur la chaussée qu'on peut distinguer
en:
 écrans rigides, murs en béton, maçonnerie, écrans type rails et traverses.

Fig I.26 : Ecran en rails de chemin de fer.

38 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
 écrans semi-rigides : gabions, cordons de protection.
 écrans déformables : écrans de filets métalliques, écrans grillagés.
 fosses et remblais de protection, chambre d'éboulis, risbermes, pièges à cailloux.
- Les dispositifs contrôlant la chute des pierres le long d'une paroi de talus, constitués par
des grillages pendus libres à la base, permettant aux blocs de se rassembler en pied de
talus. Ces dispositifs nécessitent une sur largeur de la route en pied de talus et sont parfois
couplés avec un muret pour stopper les blocs. (Ministère de l'équipement du logement de
l'Aménagement du Territoire et des transports, 1979)

Fig I.27 : Profil en travers type d'un merlon de terre et d'une chambre d’éboulis.

Fig I.28 : Arrêt des blocs dans le piège à cailloux.

39 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
6.1.3. Dispositifs de détection
II s'agit de dispositifs permettant de détecter des chutes de blocs, d'éboulements et
d'avalanches.
Parmi ceux-ci, il y a lieu de citer les systèmes de protection constitués de nappes de fils
parcourus par un courant électrique qui déclenchent l'alerte lorsqu'il y a rupture d'un fil en
actionnant, par exemple, un signal optique.
On peut également citer les systèmes particuliers de surveillance des falaises ou des blocs
instables (surveillance d'ouverture de fissures par exemple). De tels dispositifs sont très
spécifiques et ont des règles particulières de surveillance et d’exploitation. Ils ne relèvent pas
de l'application de la présente instruction.

6.1.4. Système de protection échelonnée


Dans certains cas, il existe un système complexe de protection à plusieurs niveaux
comportant des ouvrages à la base des falaises génératrices de blocs, des écrans d'arrêt ou de
freinage répartis sur le versant au-dessous de la falaise, et des protections aux abords
immédiats de la route. D'où la notion de système de protection échelonnée venant s'ajouter au
classement précédent avec des protections de types variés, fortement dépendantes les unes des
autres.
Un tel système complexe de protection peut être considéré comme un ouvrage »
nécessitant des conditions particulières de surveillance et d’entretien.

Tableau I.9 : Tableau synthétique de parades passives. (BRGM RP-60164-FR, 2012)

40 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

Tableau I.10 : Tableau synthétique de parades actives. (BRGM RP-60164-FR, 2012)

6.2 Les ancrages


6.2.1. Principe
Les ancrages agissent à la surface du massif rocheux. Une fois installés, ils contribuent à
améliorer les caractéristiques géotechniques globales du versant. Ils transmettent les efforts
auxquels ils sont soumis au terrain qui, pour sa part, fournit la résistance nécessaire pour la
réaction à l’équilibre. Selon la typologie de l’ancrage (ponctuel ou réparti), la transmission
des efforts de l'ancrage au terrain s'effectue à travers:
 Un système mécanique, réalisé avec des dispositifs d’expansion qui agissent lors du
vissage de l’écrou. On parle alors d'ancrages ponctuels.
 Le scellement de l’espace situé entre le trou du forage et la barre d'ancrage. Le
scellement de la barre peut être effectué soit seulement au fond du trou de forage, soit
sur toute la longueur de la barre. On parle alors d'ancrages répartis. (RiskYdrogéo)

6.2.2. Description technique


En fonction de leur typologie et du travail qu'ils vont exercer, les ancrages se classifient en
clous, boulons et tirants d’ancrage.
 Les clous et les boulons sont des barres métalliques insérées dans des trous forés dans
le rocher ou directement fichés dans le terrain. Ils sont sollicités lors des efforts de

41 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
cisaillement. Les clous et les boulons sont fixés à la surface extérieure par une plaque
de répartition et un dispositif de blocage (écrou) et scellés au terrain à l'aide d'une
cimentation (mélanges de ciment divers ou résines), ou par l'intermédiaire de moyens
mécaniques. Les clous ont un diamètre inférieur à 25 mm, et peuvent parfois être
construits en plastique renforcé de fibres de verre. Ils sont scellés sur toute leur
longueur au terrain (Figure a). Les boulons ont un diamètre supérieur à 25 mm et des
longueurs variables (maximum 12 m) (Figure a et Figure b) .
 Les tirants d’ancrage sont sollicités lors des efforts de traction. Ils sont capables de
transmettre les forces résistantes au massif rocheux ou au terrain dans lequel ils sont
insérés. Un tirant d’ancrage est constitué par une tête équipée d’une plaque de
répartition et d’un système de blocage. Ces éléments sont liés à une partie libre, qui
comprend la portion qui peut être mise en tension, et la gaine de revêtement, et à une
fondation armée (Figure d). La tête du tirant est d’habitude cimentée à une structure de
soutènement (mur, barrière ou poteau). (RiskYdrogéo)

Fig I.29 : Clou d’ancrage (AICAP, 1993).

Fig I.30 : Boulon d’ancrage: ancrage par expansion mécanique (AICAP, 1993).

42 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 

Fig I.31: Boulon d’ancrage: ancrage par cimentation (AICAP, 1993).

Figure I.32: Tirant d’ancrage (AICAP, 1993).

Les tirants d’ancrage peuvent être:


 Présollicités (ou actifs): quand ils sont mis en tension lors de la réalisation de
l'ancrage.
 Non présollicités (ou passifs): quand ils sont sollicités par des efforts de traction
liés à des mouvements ou des déformations du massif rocheux.
 Partiellement présollicités: quand ils sont mis en tension lors de la réalisation de
l'ancrage, avec une tension inférieure à celle prévue durant le fonctionnement.

43 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
6.2.3. Domaine D’utilisation
Les ancrages sont largement utilisés pour la stabilisation et le renforcement des structures
(murs de soutènement, barrières, quais portuaires, palplanches, digues, pylônes), des pentes et
des talus rocheux, ainsi que des terrains meubles. En particulier, les ancrages sont efficaces
dans:
 Des terrains naturellement cohésifs (argiles et silts à basse plasticité et donc peu
déformables).
 Des terrains naturellement cimentés ou des sables et des graviers présentant une
cohésion réelle (due à la fraction fine) ou apparente (fournie par l’humidité).
 Des roches disloquées.
 Des terrains situés au-dessus de roches de mauvaise qualité.
L’utilisation des ancrages est au contraire moins indiquée pour les interventions qui
concernent la stabilisation des terrains meubles présentant un comportement cohésif.

6.2.3.1. Performances
Les performances des ancrages sont liées au diamètre des barres utilisées et à la résistance
de l’acier. La résistance peut atteindre plusieurs centaines de kN. L’impact visuel des
ancrages est généralement limité, à cause des caractéristiques intrinsèques de ce type
d’ouvrage, qui se Fiche pilotée par RAVA développe principalement à l’intérieur du massif
rocheux ou du terrain meuble. L'impact visuel peut par ailleurs être facilement minimisé au
travers de l’emploi des mêmes techniques utilisées pour les murs de soutènement.
Les limites des ancrages sont principalement:
 L'impossibilité de réaliser des forages dans des terrains saturés.
 Les difficultés associées à l’érosion des terrains peu cohésifs constitués principalement
de sables et de graviers.
 Les problèmes liés à une grande densité de lignes souterraines (réseau électrique,
téléphone, gaz, etc.).
 Des problèmes potentiels de fonctionnement optimal en terrain gelé.

6.2.4. Techniques associées


Cette technique est souvent associée à des interventions qui modifient la résistance
mécanique du massif rocheux (emmaillotage, béton projeté) et/ou à des mesures de
soutènement (poutre et piliers en béton). Toutes ces mesures visent à la stabilisation de talus
naturels ou artificiels constitués par des massifs rocheux fracturés et stratifiés, affectés par des
glissements, des basculements et/ou des chutes des blocs. En outre, les ancrages sont associés

44 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
à des interventions destinées à empêcher l'initialisation de phénomène d'altération
superficielle du massif rocheux (filets et grillages plaqués). (RiskYdrogéo)

6.2.5. Réalisation

6.2.5.1. Conception
La conception d'ancrages se base sur des études qui concernent:
 La définition du modèle géologique et géotechnique du sous-sol.
 L’identification des conditions environnementales (agressives ou non) dans
lesquelles seront mis en place les ancrages.
Les éléments de base à définir sont:
1) La situation topographique, qui doit être préalablement définie à l'aide d'un relevé
planimétrique et altimétrique.
2) La situation géologique, à travers la définition des caractéristiques:
 Géomorphologiques du milieu, contenant un repérage des éventuelles instabilités
existantes ou potentielles et une estimation de leur évolution.
 Lithologiques des terrains ou des roches.
 structurales, autant à l’échelle du volume de sous-sol concerné par l’ouvrage à
bâtir, que par celle du volume de terrain concerné par l’ancrage.
 Hydrogéologiques générales du milieu, avec des indications sur les
caractéristiques des aquifères (libre ou en pression).
3) La situation géotechnique, avec définition des propriétés physiques et mécaniques
des terrains (résistance au cisaillement, déformabilité et perméabilité) et des
pressions hydrauliques dans le sous-sol.
4) La situation environnementale, avec l’identification d'éventuelles conditions
agressives (risque de corrosion) de l’environnement dans lequel seront mis en place
les ancrages.

6.2.5.2. Mise en œuvre


Dans le cas de terrains à cohésion nulle ou faible ou dans le cas de roches disloquées, deux
méthodes différentes de forage peuvent être utilisées:
 Le chemisage des trous: afin de stabiliser les parois du trou de forage, on réalise
une chemise temporaire, à l’intérieur de laquelle seront introduites la barre et
l’injection. Après avoir positionné correctement la barre à l’intérieur de la
chemise, on extrait cette dernière.

45 
CHAPITRE 01  Concepts et typologie 
 
 Le Self Drilling Anchors (SDA): la barre de forage se comporte comme une
barre installée et injectée. Ce système est constitué par une barre qui peut être
utilisée soit pour le forage, soit pour l’injection à l’intérieur de terrains à faible
cohésion sans l’utilisation d'un chemisage. Cette barre est caractérisée par la
présence d'un trou longitudinal pour l’injection et un filetage pour le montage sur
le matériel de forage standard. (RiskYdrogéo)

6.2.5.3. Entretien
Les tirants d’ancrage se classifient, selon la durée d’exercice, en:
- Provisoires: tirants destinés à exercer leur fonction pendant une période inférieure à deux
ans.
- Permanents: tirants destinés à exercer leur fonction pendant une période égale ou
supérieure à deux ans. Pour cette catégorie, un plan de surveillance de l’ouvrage dans le
temps doit être prévu. Ce plan doit faire partie du projet complet, qui doit en outre
comprendre:
 La typologie et la durée de fonctionnement du tirant.
 Le nombre et la distance entre les tirants.
 La longueur de la fondation et celle de la partie libre du tirant.
 La position et inclinaison des tirants.
 Le diamètre du forage.
 Les mesures de protection anticorrosion.
 Les caractéristiques des mélanges d’injection, etc.

46 
Chapitre N°02

Présentation du Projet
CHAPITRE 02  Présentation du projet 
 
1. Introduction
Les chutes de masses rocheuses sont des mouvements rapides, discontinus et brutaux
résultant de l'action de la pesanteur et affectant des matériaux rigides et fracturés tels que
calcaires, grès, roches cristallines,... Ces chutes se produisent par basculement, rupture de
pied, glissement banc sur banc, à partir de falaises, escarpements rocheux, formations
meubles à blocs (moraines par exemple), blocs provisoirement immobilisés dans une pente.
Les blocs peuvent rouler et rebondir, puis se stabiliser dans une zone dite d'épandage. La
trajectoire la plus fréquente suit en général la ligne de plus grande pente, mais on peut
observer des trajectoires très obliques résultant notamment de la forme géométrique de
certains blocs (plaque roulant sur la tranche) et de petites irrégularités du versant. Les
distances parcourues sont fonction de la taille, de la forme et du volume des blocs éboulés, de
la pente du versant, de la nature du sol, et de la densité de la végétation. (Majeurs, 2008)

2. Situation géographique
A l’extrémité Ouest de la Wilaya de Jijel, Ziama-Mansouriah s’inscrit dans la zone
littorale à 42 kilomètres environ à l’Ouest de la ville de Jijel. La commune de Ziama
Mansouriah se situe donc à la frontière de la wilaya de Bejaia. Sa surface est de 10 231
hectares, pour une population de 12 425 habitants (au recensement d’avril 2008).avec une
densité démographique atteint 122 habitants au km². Elle est limitée :

- Au nord par la mer méditerranée.


- Au Sud et au Sud-Est par Erraguène Souissi.
- A l’Est par El Aouana et Selma Benziada.
- A l’Ouest et au Sud-ouest Melbou et Tameridjt (dans la wilaya de Bejaia).

Fig II.1 : Localisation de la commune de Ziama Mansouriah en orange dans la wilaya de Jijel (Source :
fr.wikipedia.org)

48 
CHAPITRE 02  Présentation du projet 
 
2.1. Identité administrative
La commune comprend une agglomération chef-lieu (Ziama Mansouriah) et trois
agglomérations secondaires (Azirou, Boublatane et Taza) et plusieurs hameaux et lieux dits
(Chréa, Cité Mouzaoui, Cité Sonelgaz…).

2.2. La topographie
Le territoire communal de Ziama-Mansouriah s’organise autour de deux unités
topographiques distinctes et contrastées : la zone côtière à l’aspect topographique
subhorizontal à peu incliné et découpé par des falaises, qui occupe toute la partie Nord d’une
part, et l’arrière côte franchement montagneuse au Sud du territoire d’autre part.

2.3. Atouts naturels, économiques et touristiques


Une localisation géographique stratégique avec une forte accessibilité maritime.

 L’espace forestier de la commune de Ziama-Mansouriah s’étend sur une superficie de


4.936 ha, soit 48,3% de la superficie totale de la commune et 4,7% de la superficie
forestière totale de la wilaya.
 La commune de Ziama-Mansouriah jouit d’une certaine notoriété en tant que région
balnéaire positionnée sur la logique du tourisme estival, et constitue une destination
touristique privilégiée et un lieu de villégiature pour les vacanciers.
 Le littoral de la commune de Ziama-Mansouriah offre une succession de plage (plage
de Taza, plage des grottes merveilleuses, plage El Ouldja, plage rouge), enserrées par
des falaises abruptes et qui sont à l’origine des quatre zones d’expansion touristiques
identifiées au niveau de la commune : Taza, Dar El Oued, El ouldja et Boublatane.
 La pêche constitue une activité économique importante au niveau de la commune de
Ziama-Mansouriah.
 les prairies et l’arboriculture constitue le système agricole dominant et les espaces
naturels (forêts et maquis) très présents, représentent 48,24% de la surface du territoire
communal. L’élevage constitue une activité complémentaire de l’agriculture. Ces
caractéristiques reflètent le rôle peu important de l’agriculture dans l’économie de la
commune de Ziama-Mansouriah. (Mouna ABED, 2019)

2.4. Le site
La zone d’étude se situe sur la commune Ziama Mansouriah dans la wilaya de Jijel, Elle
est située en Sud-ouest loin de 42 km au chef-lieu.

49 
CHAPITRE 02  Présentation du projet 
 
Le site de glissement objet de notre étude est localisé sur le tracé de chemin de wilaya
137B au PK 12 +000.Les coordonnées UTM du site de glissement définies à partir de Google
Earth sont les suivantes :
X : 724245.71 m NGA
Y : 4056705.23 m NGA

Fig II.2 : Localisation du site d’étude.

3. L’Orographie
Le territoire communal de Ziama-Mansouriah s’organise autour de deux unités
topographiques distinctes et contrastées : la zone côtière à l’aspect topographique
subhorizontal à peu incliné et découpé par des falaises, qui occupe toute la partie Nord d’une
part, et l’arrière côte franchement montagneuse au Sud du territoire d’autre part. (SIDI, 2017)

La commune de Ziama Mansouriah est caractérisée par des pentes fortes (>25%), car elle
appartient à la zone des montagnes au Sud-Ouest de Jijel (Les Babors).

4. Présentation climatologique
Comme toutes les régions du littoral algérien, la Wilaya de Jijel bénéficie d'un climat
tempéré avec un hiver doux caractéristique des zones méditerranéennes, selon la classification

50 
CHAPITRE 02  Présentation du projet 
 
de Köppen-Geiger. Sur l'année, la température moyenne à Wilaya de Jijel est de 18.5°C et les
précipitations sont en moyenne de 865.1mm. Elle est parmi les régions les plus arrosées
d'Algérie sur l'année avec une précipitation moyenne de 814mm. La variation des
précipitations entre le mois le plus sec et le mois le plus humide est de 136mm.

Fig II.3: précipitations annuel de l’est d’Algérie (Carte des sources : A. N.R.H ,1993)

La commune de Ziama Mansouriah qui est une zone du littoral qui se caractérise par un
climat méditerranéen doux et pluvieux l'hiver, chaud et humide l'été. Il est soumis à deux
principales influences : celle de la proximité de la mer et du relief, l'influence de la mer se
traduit par un certain équilibre climatique tendant ainsi à réduire l'amplitude des moments de
température (hiver et été) .quant à l'influence du relief, la zone montagneuse disposée
parallèlement à la mer intercepte les masses humides. Les montagnes qui atteignent le 800m à
la partie sud considérée comme un obstacle naturel contre le sirocco (wikipedia , 2018)

51 
CHAPITRE 02  Présentation du projet 
 
4.1. Courbe de température

Fig II.5 : Courbe de température (Source : planificateur.a-contresens.net)

Commentaire
Au mois d'août, la température moyenne est de 25,5 ° C Août est de ce fait le mois le plus
chaud de l'année. Janvier est le mois le plus froid de l'année. La température moyenne est de
11,3 ° C à cette période.

Le record de chaleur est de 47 ° C enregistré le mercredi 3 août 1988 et le record de froid


de -4 ° C enregistré le dimanche 2 février 2003. (le planificateur contresens, 2020)

4.2. Humidité
Jijel connaît des variations saisonnières extrêmes en ce qui concerne les perçues. La
période la plus lourde de l'année dure 4,5 mois, du 1 juin au 15 octobre, avec une sensation de
lourdeur, oppressante ou étouffante au moins 21% du temps. Le jour le plus lourd de l'année
est le 12 août, avec un climat lourd 82% du temps. Le jour le moins lourd de l'année est le 10
décembre, avec un climat lourd quasiment inexistant

52 
CHAPITRE 02  Présentation du projet 
 

Fig II.6: Humidité (Source: weatherspark.com)

Nous estimons le niveau de confort selon l'humidité sur le point de rosée, car il détermine si
la transpiration s'évaporera de la peau, causant ainsi un rafraîchissement de l'organisme. Les
points de rosée plus bas sont ressentis comme un environnement plus sec et les points de
rosée plus haut comme un environnement plus humide. Contrairement à la température, qui
varie généralement considérablement entre le jour et la nuit, les points de rosée varient plus
lentement. Ainsi, bien que la température puisse chuter la nuit, une journée lourde est
généralement suivie d'une nuit lourde.

4.3. Vent
Cette section traite du vecteur vent moyen horaire étendu à 10 mètres au-dessus du sol. Le
vent observé à un emplacement donné dépend fortement de la topographie locale et d'autres
facteurs, et la vitesse et la direction du vent instantané varient plus que les moyennes horaires.

La vitesse horaire moyenne du vent à Jijel connaît une variation saisonnière considérable
au cours de l'année.

La période la plus venteuse de l'année dure 5,4 mois, du 29 octobre au 11 avril, avec des
vitesses de vent moyennes supérieures à 14,1 kilomètres par heure. Le jour le plus venteux de
l'année est le 19 décembre, avec une vitesse moyenne du vent de 17,4 kilomètres par heure.

53 
CHAPITRE 02  Présentation du projet 
 
6. Végétation
La superficie forestière avoisine les 115000 ha, ce qui représente un taux de boisement de
l’ordre de 47%. Les principales espèces végétales qui constituent l’écosystème forestier sont:

- Chêne liège: 43000 ha.

- Chêne zeen et afares: 7000 ha.

- Pin maritime: 1.140 ha.

- Le cèdre: 1.043 ha.

- Eucalyptus: 986 ha.

- Chêne vert: 342 ha.

- Pin d’Alp: 228 ha.

- Peupliers-Aulne-Orme: 1.790 ha. (Principaux écosystèmes de la wilaya de Jijel, 2016)

55 
CHAPITRE 02  Présentation du projet 
 
7. Situation sismique
D’après le RPA (version 2003), la région d’étude est classées zone « II a» c’est-à-dire
zone à sismicité moyenne. Le document technique réglementaire, divise le territoire algérien
en cinq (05) zones de sismicité croissante, soit :

 Zone 0 : Sismicité négligeable


 Zone I : Sismicité faible
 Zone II a et II b : Sismicité moyenne
 Zone III : Sismicité élevée
Le niveau minimal de protection sismique accordé à un ouvrage dépend de sa situation et
de son importance vis-à-vis des objectifs fixés par la collectivité. Tout ouvrage qui relève du
domaine d’application des règles parasismiques algériennes doit être classé comme :

 Groupe 1A : Ouvrages d’importance vitale.


 Groupe 1B : Ouvrages de grande importance.
 Groupe 2 : Ouvrages courants ou d’importance moyenne.
 Groupe 3 : Ouvrages de faible importance.

7.1. Paramètres Parasismiques


Les coefficients d’accélération (A) à prendre en considération dans les calculs selon le type de
l’ouvrage sont donnés dans le tableau suivant :

ZONE
Groupe
I IIa IIb III

1A 0.15 0.25 0.30 0.40

1B 0.12 0.20 0.25 0.30

2 0.10 0.15 0.20 0.25

3 0.07 0.10 0.14 0.18

Tableau II.1 : Coefficient d’accélération (A)

La carte de zonage sismique ci-dessous, révèle l’appartenance de la région à la Zone IIa, le


coefficient d’accélération à prendre en compte est A = 0.15, avec :

 kh = 0.5 A (% g) = forces horizontales.


 kv = ± 0,3 kh = forces verticales.

56 
CHAPITRE 02  Présentation du projet 
 
Selon l’évaluation des aléas sismiques au site d’étude nous prenons les valeurs d’accélération
suivantes :

A : Accélération Ah/g : Accélération horizontale Av/g : accélération verticale

0,15 0,075 0,0225

Tableau II.2 : Les Coefficients l’accélération sismique Ah et Av de la région concerné.

Fig II.9 : Zonage sismique de l'Algérie (l'habitat, 2003)

57 
Chapitre N°03

Etude de la géologie régionale et


locale
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
1. Géologie régionale

La région d'étude fait partie de la Petite Kabylie, cette dernière appartient à la zone Sud de
la chaîne alpine appelée " les Maghrèbides " et est constituée de plusieurs nappes charriées sur
la plateforme africaine.
La branche sud de la chaîne Alpine est constituée de trois domaines paléogéographiques
distincts. ((ANAM))

Fig III.1 : Structure de la chaîne Alpine de la Méditerranée occidentale (source : Durand Delga, et
Fouboté 1980).

 Domaine interne
Appelé aussi domaine kabyle. Il est situé au Nord de la petite Kabylie, et est issu de la
dilacération de la plaque d'Alboran et comprend les formations cristallophylliennes du socle
kabyle et la dorsale kabyle.
Les formations du domaine interne affleurent en Algérie en trois pointes amygdalaires qui
sont représentés par les massifs du Chenoua à l'Ouest, de Grande Kabylie au centre et de
Petite Kabylie à l'Est (Durand Delga, 1955; Raoult J.F., 1974) (fig. I-1).
 Domaine des flysch
Domaine médian entre les domaines interne et externe. Il constituait le sillon des flyschs.
 Domaine externe
Situé au Sud de la Petite Kabylie, il correspond à la marge nord-africaine ayant été le siège du
dépôt des nappes telliennes actuelles.

59 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
1-1. Les grands ensembles géologiques du massif de la Petite Kabylie

Fig III.2 : Esquisse géologique de la petite Kabyle [Extrait de la carte structural au 1/500 000 de la
chaîne Alpine d'Algérie orientale (source : J.M.Vila, 1978)]. 

60 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
1-1-1-Le domaine kabyle
Regroupe le socle Kabyle, formé essentiellement de terrains métamorphiques antétriasiques
(socle ancien); et la dorsale Kabyle, constituée de séries de plates-formes carbonatées d'âge
Mésozoïque (Djellit, 1987).

1-1-1-1- Le socle Kabyle


Il apparaît sous forme de trois pointements amygdalaires insérés au sein de vastes nappes à
matériel flysch. Les formations cristallophylliennes du socle kabyle affleurent sur 120km
entre Jijel et Skikda sous forme de nappes de charriage chevauchant vers le sud le domaine
des flyschs. Il est constitué de deux ensembles à facies métamorphique, d’ après Durand
Delga (1969), Bouillin (1977) et Raoul (1974), le socle comporte:

1.1.1.1.1. Un ensemble supérieur


Il est constitué de schistes satinés (phyllades) où s'intercalent localement à des grés
quartzitiques, des micaschistes à grenats, l’ensemble est parfois intrudé de filons pegmatite à
tourmaline et muscovite.

1.1.1.1.2. Un ensemble inférieur


Il est constitué de gneiss fins et oeillés avec une puissante intercalation de marbres
saccharroïdes et d'amphibolite (M. Durand Delga, 1955) (Samir, 2014)

1-1-1-2. La Dorsale Kabyle (chaîne calcaire ou chaîne liasique)


Elle marque, grâce à ses reliefs carbonatés, la limite entre le socle kabyle au Nord et les
zones telliennes au Sud. Selon (Raoult, 1974 ; Djellit, 1987), cette dorsale est subdivisée en
trois parties qui sont du Nord au Sud :

1.1.1.2.1. La Dorsale interne


Sur un soubassement Paléozoïque, elle montre une série complète du Permo-Trias au
Néocomien. Ce dernier est surmonté par des calcaires biogènes à caractères littoraux de
l'Eocène inférieur-moyen.

1.1.1.2.2. La Dorsale médiane


Elle est caractérisée surtout par la constance des dépôts marneux à faune et à micro-faune
pélagique allant du Turonien au Lutétien inférieur et par une lacune des termes du Crétacé
moyen.

1.1.1.2.3. La Dorsale externe


Elle présente un Crétacé supérieur et un Éocène inférieur détritique et lacuneux et repose en
contact anormal sur les flyschs (Bouillin, 1977 ; Raoult, 1974; Djellit, 1987).

61 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
La dorsale Kabyle montre donc des séries de plates-formes qui deviennent plus pélagiques au
Crétacé. Cette dorsale a été le siège d'une tectonique tangentielle à vergence sud à partir de la
fin du Lutétien.

1-1-1-3-L'Oligo-Miocène Kabyle et les Olistostromes

1.1.1.3.1. L'Oligo-Miocène Kabyle


Il constitue la couverture sédimentaire, transgressive et discordante sur le socle Kabyle
(Raoult, 1974 ; Bouillin, 1977).Ces formations sont constituées de bas en haut:
 Des conglomérats reposants en discordance sur le socle Kabyle dont l'épaisseur peut
aller de quelques centimètres à plusieurs centaines de mètres (Durand Delga, 1955;
Bouillin, 1977).
 Des grés micacés grossiers remaniant des débris provenant du socle Kabyle.
 Une série pélitique à siléxites.

1.1.1.3.2. Les Olistostromes


Ce sont des formations détachées d'une pente et qui ont glissés par gravité sur le fond d'un
bassin sédimentaire (en général sous l'eau), leur présence est un indice d'activité tectonique
créatrice de relief. Ce sont des formations tectono-sédimentaires d'âge Aquitanien à
Burdigalien, constituées par des débris de flyschs dissocies (H.Djellit, 1987).

1.1.1.3.3. Le Nummulitique
Il constitue la couverture de la dorsale Kabyle et du Flysch Maurétanien et représenté par
des formations gréso-micacées. Il va de la fin du Lutétien jusqu'à l'Oligocène supérieur.
(Raoult ,1974 ; H. Djellit, 1987).

1-1-2- Le domaine des Flyschs


Les flyschs allochtones en Algérie sont subdivisés en deux types principaux, d'âge Crétacé à
Éocène (Raoult ,1974) qui sont le flysch Maurétanien et le flysch Massylien.

1-1-2-1- Le flysch Maurétanien


Présente des séries allant du Thitonique Néocomien au Lutitien. Il comprend de bas en haut :
 Un présflysch calcaire du Néocomien.
 Une épaisse série gréseuse de l'Albo-aptien (flysch de Guerouch).
 Des phtanites rouges et blancs du Cénomanien supérieur.
 Des microbrèches à ciment spathique du Sénonien.
 Au sommet, des conglomérats et des argiles du Paléogène.

62 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
1-1-2-2- Le flysch Massylien
D’après (Raoult, 1969) ce flysch présente une série allant du Néocomien au Lutétien. Il
comporte de bas en haut trois ensembles:
 Un terme argilo-quartzitique schistosé daté de l’Albo aptien.
 Des microbrèches, des calcaires fins auxquels s'associent des phtanites noirs du
Cénomanien.
 Une alternance formée d’argiles et de microbrèches du crétacé supérieur.

1-1-3- Le domaine Tellien et l'avant pays


Il est situé à l'avant des zones internes et du domaine des flyschs qui le chevauchent, il est
lui-même largement charrié sur un para autochtone représenté par les calcaires Mésozoïques
des massifs Bibaniques. Il est constitué par un empilement de trois grandes nappes, qui sont
du Nord vers le Sud (Djellit, 1987 ; J.C. Lahondére, 1979):
- Les nappes épi-telliennes.
- Les nappes méso-telliennes.
- Les nappes infra-telliennes.

1-1-4- Le Flysch Numidien (le Numidien)


Il occupe la position structurale la plus haute de l'édifice Alpin, il affleure dans la région de
Jijel et d'El Milia à l'Ouest et dans la région de Collo et de Skikda à l'Est. Il comprend de bas
en haut:
- Des argiles sous-numidiennes, de teinte verte, rouge ou violacée de l'Oligocène
supérieur
- Des grés numidiens de l'Aquitanien en banc épais, à quartz roulés très hétérogènes
(Durand Delga, 1955)
- Des marnes et argiles supra-numidiennes à silexites du Burdigalien inférieur
(Bouillin, 1977).

1-1-5- Les formations du Miocène post-nappes


Elles sont constituées par des dépôts marins et continentaux. Dans le Nord de la Petite
Kabylie, elles comportent deux cycles sédimentaires:
 Une série marneuse Tortono-Messinienne qui repose en discordance à la fois sur le
socle Kabyle et la molasse Olistostromique (Djellit, 1987).
 Des grés provenant de la destruction du flyschs Numidien.

63 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
Dans le Sud de la Petite Kabylie, ces formations sont constituées essentiellement de dépôts
continentaux (conglomérats, sables, gravier, argiles,…etc.). (Les grands ensembles
géologiques de l'Algérie)

1-1-6- Les formations du quaternaire


Elles sont représentées par les dunes de sable et les alluvions :
Les dunes de sable comportent les dunes actuelles (sables fins), et les dunes anciens,
souvent constituées par des sable fins consolide .généralement ces dunes bordant la mer sous
forme de cordon littoral.
Les alluvions comprennent les alluvions récentes et les alluvions actuelles, souvent les
alluvions récentes forment les anciennes terrasses. Les alluvions actuelles sont représentées
par des éboulis et des brèches non consolide.

1-1-7-Le complexe magmatique


Les formations magmatiques de la Petite Kabylie affleurent dans trois régions (Bouillin, J.P.
1977 ; M .Durand Delga, 1955) (fig.II.2).
 Dans la région d'El Aouana à l'Ouest (rhyolite, microdiorite).
 Dans la région d'El Milia au centre (granite, microgranite).
 Dans la région de Collo à l'Est (granit, péridotite).

Fig III.3 : Coupe géologique N-S de la région d’étude (Y .Rouikha, 2008).

64 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
1-2. Tectonique régionale

1-2-1-Les structures
Le Nord-Est Algérien est affecté par deux types de structures:
 Les structures cassantes;
 Les structures souples.

1-2-1-1-Les structures cassantes


Ce type de structure affecte les calcaires et les dolomies. Il est représenté par des failles
orientées SW-NE dans le massif des Ouled Abdenour et NNW-SSE au de Djebel Rherour.
Dans le massif très fracturé du Djebel Chebka, les grands pointements Triasiques se sont
probablement mises en place grâce à ces fractures.

1-2-1-2-Les structures souples


Ces structures se concentrent dans les roches de moindre résistance telles que les marnes et
les marno-calcaires. Ces formations sont le siège de micro plissements et de cisaillements
intenses.

1-2-2-Les phases tectoniques


La chaîne alpine d'Algérie est le segment occidental des Maghrébides, elle s'est surtout
structurée par les phases Tertiaires.

1-2-2-1-La phase" Eocène"


Cette phase a été appelée:
 Phase Atlasique (R.Guirard, 1973).
 Phase Lutétienne (M. Durant-Delga, 1969).
 Phase Priabonienne (J. M. Vila, 1977).
Elle se traduit par la structuration d'une zone de transition entre le sillon tellien plus au Nord
et les hauts fonds de la série néritique carbonatée plus au sud; elle est responsable de la
structuration de la chaîne calcaire (Dorsale Kabyle), des flyschs et des séries Telliennes, en
grandes lames ou en plis couchés à vergence sud.
Elle montre une direction de raccourcissement NW-SE (structure orientée généralement
NESW).
C'est aussi à cette phase qu'il faut attribuer la mise en place des plis à vergence sud et à
grand rayon de courbure (Bouillin, 1977 ; J .M. Villa ,1980).

1-2-2-2-La phase Alpine "Miocène"


Elle s'est manifestée au burdigalien sur les zones septentrionales, elle s'est étalée jusqu'au

65 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
Languien pour les zones méridionales selon au Tortonien selon J.M. Vila (1980).
Elle est responsable du déplacement de la série néritique vers le sud avec sa couverture
tellienne, elle est aussi à l'origine des déplacements verticaux qui affectent les formations
d'âge Mio-Pliocène. La phase miocène est une phase de compression dont le raccourcissement
est N-S.
Après ces deux phases une troisième s'est manifestée après le Pontien, elle traduit un
raccourcissement Nord-Sud et elle a engendré des mouvements ponctuels. Cette phase est
bien marquée dans la région d'étude. (Samir, 2014)

66 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
2. Aperçu géologique et géomorphologique de la zone
2. 1- aperçu géomorphologique
Sur le plan orographique, la région se caractérise par des reliefs très élevés et des falaises
abruptes, très escarpées et dentelées .Les altitudes varient de 846m (Djebel Brek) jusqu’à
2004m (Djebel Babor). Sur le plan hydrologique, le réseau hydrographique est assez dense.
Les principaux cours d’eau de la région sont représentés par oued Taza, oued Dar-El-Oued.
L’analyse des M.N.T (Model Numérique de Terrain) et les D.E.M (Digital Élévation
Model) permettent de voir clairement les formes morphologiques du relief de la zone d’étude,
l’altitude par rapport au niveau de la mer de la zone d’étude est de l’ordre de 700 à 820 m.

Fig III.4 : schéma morphologique des tracés selon MNT. Au niveau de CW137B PK 12+000

2.2- aperçu géologique

2.2-1. Géologie de la zone


Le point instable concerné par notre étude se développe, principalement sur la partie de la
nappe tellienne (les babors).
Les Babors orientaux font partie du domaine tellien interne. Il s’agit de l’entité
géographique s’étendant d’Ouest en Est, et du Nord au Sud, de la méditerranée au Dj Babors.
(D. Obert, 1981)

67 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
Plusieurs unités distinctes ont été reconnues (M. Leikine, D. Obert et J.-P. Bellier,
1975), caractérisées par leur composition stratigraphique et leur évolution métamorphique,
chaque unité a été morcelée en sous-unités.

2-2-1.1. Les unités à matériel éocène


Ces unités sont bien exprimées dans la partie sud du front des Babors. Elles sont considérées
comme diversification de série de provenance plus septentrionale que la nappe de Djmila (D.
Obert, 1981).

2-2-1.2. Les unités septentrionales


Elles constituent un ensemble allochtone qui s’étend dans la direction nord-ouest, sud-est et
présente une évolution stratigraphique continue des séries jurassique et crétacé (D. Obert,
1981).
Les sous-unités sont en partant de l'extérieur (Sud) du domaine des Babors ;
A - Unité des Bâbors
Elle a été morcelée en sous unités : Kherrata, Dj Bâbord et Adrar ou Mellal. Ces sous unités
présentent des caractères stratigraphique communs et une évolution métamorphique identique.
(D. Obert, 1981)
B - Unité de Draa el Arba – Erragène
Cette unité comporte les sous unités : l’Ahzerouftis, Bni – Felkai – Tababor, Dj.Boukouna au
Dj. Pachachit. Cette unité constituée de terrains allant du Trias au Paléocène, apparait comme
une série appartenant à un milieu le plus individualisée. (D. Obert, 1981)
C - Unité de Brek
Formé essentiellement du Sud vers le Nord par une masse de calcaires dolomitiques d’âge
Jurassique, s’allongent de l’Adrar el Alem au Dj. Tazeguezaout. (M.amimour, 2018)

68 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 

Fig III.5 : Unités et sous – unités des Babors Orientaux (D. Obert, 1981) (légèrement modifié).

Fig III.6: Structure géologique de la chaine des Babors, Algérie nord orientale (Etablie par S.
Boudrâa et K. Himeur en collaboration avec Y. Rouikha)

2.2-2. Caractères stratigraphiques et structuraux des Babors


La chaine des babors fait partie intégrante des nappes telliennes telle définie par D. Obert dans
sa thèse de 1981. Le découpage structural de la région orientale des babors est exprimé par trois
unités tectono- sédimentaires qui sont du Nord au Sud.

69 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
2.2-2.1. L’unité de Brek
Englobant la zone de Ziama et s’étend du Djebel Taounert à Tloudéne au Sud, composée du
Jurassique calcaire et Sénonien marneux et conglomératique.

2.2-2.2. L’unité d’erraguène


Composé par des formations marneux d’Albien, Cénomanien marno-calcaire, Crétacé
supérieur marnes noirs et calcaires.

2.2-2.3. L’unité du Djebel babors


Des formations que précédemment avec développement des bancs marno calcaire du
Sénonien, Le Trias jalonne les contacts tectoniques majeurs en compagnie de Sénonien à
matériel marneux.

Les ensembles structuraux des Babors


Le substratum tectonique des Babors affleure au Sud (massif néritique du Guerrouch),
(Leikine et Vila, 1975 – D.Obert, 1981), et constitué par l’unité des Béni Ourtilane –Djebel
Babors.
La totalité de la chaine baborienne apparaît ainsi constituée par un empilement de nappes
largement déplacées les uns par rapport aux autres, les lames de trias jalonnent les contacts
tectoniques majeurs à l’instar de toutes les structures chevauchantes du Nord de l’Algérie.
Des failles inverses à vergence Sud ont morcelé ce dispositif structural puis tardivement des
mouvements Est-Ouest, ont écaillé tout le domaine baborien (D.Obert, 1972 – S.Freneix et al
1974)

2-2-3. Présentation géologique de l’unité Brek – Gouraya


Géographiquement, l’unité de Brek présente du Sud vers le Nord une longue échine calcaire
s’allongeant de l’Adrar el Alem au Dj. Tazeguezaout. Cette échine calcaire est interrompue en
son milieu par un bassin occidental celui des Beni Zegoual et un bassin oriental drainé par
l’Oued Dar El Oued et séparé par une ligne de hauteurs joignant l’échine méridionale aux
chaines côtières (Obert, 1981).
Cette unité comporte quatre ensembles structuraux bien distincts (D.Obert, 1981) :
• Les Beni Zegoual à l’Ouest, regroupant les sous-unités de l’Adrar El Alem, des Beni-
Zegoual proprement dit et du chainon cotier de l’Adrar Djeman N’Sia.
• La chaine des Dj.Tloudéne et Hadid au SE.
• Le massif du Dj.Brek, prolongé vers le Nords par la région de Tizrarane et Dar El Oued.
• Enfin le Dj Taounnart, bordé au Nord par le massif éruptif de Cavallo (El Aouana) et
disparaissant à l’Est sous la nappe du flysch de Guerrouch.

70 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
Cette unité correspond en partie à la zone sous-Kabyle décrite par Durand Delga (1952), et
une partie de cette unité est baptisée « Zone de Ziama » A.Caire. Coutelle et D.Obert (1968),
Ces derniers supposent l’existence d’un contact anormal entre le sénonien et le Dj.Brek.
Cependant, Leikine (1971), regroupe les Dj. Arbalou et Gouraya en une même zone. Et par la
suite on l’a nommé «l’unité de Brek-Gouraya » parce qu’on a regroupé cet ensemble et l’unité
du Brek dans cette même unité. (D. Obert et J.P. Bellier, 1975). (M.amimour, 2018)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Fig III.7 : Esquisse géologique de l’unité Brek-Gouraya (Bâbors orientaux) établies par S. Boudrâa et
K. Himeur d’après la carte géologique de D. Obert (1981) et M.F. Ehrmann

2.3- Stratigraphie
Les différents ensembles stratigraphiques de cette unité (Fig.) peuvent être résumés comme
suit :

71 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
2.3-1. Le Trias
Grés quartzeux, micacé et schistes rouges ou verts, datés du Trias supérieur par Estheria
Forbesii, (Obert, 1981).

2.3-2. Le Jurassique
• Lias inférieur : Dolomies grises, violacées ou verdâtres, massives, ou bréchiques ; plus
rarement jaunâtres et pulvérulentes.
• Lias moyen : Calcaires massifs à Algues, structure "fenestrée" caractéristique des dépôts
de plate-forme. Les niveaux supérieurs, plus sombres contiennent des silex. Partiellement
ou totalement (Hadid-Tloudène) dolomitiques. les niveaux bréchiques annoncent
localement le changement de régime sédimentaire intervenant au Lias supérieur.
• Lias supérieur : Calcaires gris, pyriteux, en bancs décimétriques séparés par des lits
argileux ou pélitiques jaunâtres. Les calcaires contiennent des silex inégalement répartis,
des Radiolaires, des spicules de Spongiaires, des filaments dans les niveaux élevés. Les
Ammonites sont abondantes dans le Domérien moyen aux Béni Zegoual et au Dj.Brek.
• Dogger : Calcaires marneux gris, brunâtres à Posidonomyes et calcschistes à
Cancellophycus. Au Dj. Tloudène calcaire gris oolitique à bourgeons siliceux. Quelques
silex blonds à l'Adrar el Alem et au Dj. Brek. Conglomérats importants au Dj. Brek, plus
réduits au Dj. Tloudène et à l'Adrar el Alem. Microbrèche à éléments triasiques au N du
Dj. Brek (à Tizrarane).
• Jurassique supérieur : Fortement attaquée par l'érosion (anté) néocomienne, cette
formation n’est connue au Dj. Taounnart qu'à l'état de galets. Faciès variés : calcaires
oolitiques à lits et bourgeons siliceux au Dj. Brek où ils s'associent à des calcaires
détritiques clairs et à des schistes varicolores à lits radiolaritiques.

2.3-3. Le crétacé
• Néocomien : Calcaires pélitiques gris, ou brun jaune, à fossiles pyriteux, le Valanginien
discordant au Dj. Brek. Conglomérats ou galets épars leur sont associés.
• Barrémien à Albien inférieur : Faciès dominant : schistes pélitiques rarement
carbonates, gris ou gris vert, discordants sur le Lias au Dj. Hadid. Quelques variations
locales de faciès ; persistance du calacréo-pélitique du Néocomien jusque dans le
Barrémien au Dj. Hadid.
• Vracono-Cénomanien : des conglomérats localisés au NW du Dj. Brek et à sa marge
méridionale ont été rapportés à ces niveaux. Vers le S et le SW les conglomérats font
place à des marnes et calcaires marneux gris verdâtre.

72 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
• Turonien : des marnes et calcaires marneux gris vert pourraient lui être attribués au S du
Dj. Brek.
• Sénonien inférieur : Marnes grises ou gris brunâtre discordantes sur l'auréole
métamorphique de Bou Zazen. Bancs marno-calcaires gris, microbrèches, conglomérats,
quelques boules jaunes. Ces niveaux marquent la base du Crétacé supérieur au Dj.
Taounnart.
• Sénonien supérieur :
• Campanien : Marnes grises, parfois feuilletées, à boules jaunes, conglomérats et bancs
de calcaires pélitiques ou marneux. Ces derniers faciès dominent au Dj. Taounnart.
Localement très discordantes.
• Maestrichtien : Marnes grises et noires, à boules jaunes, à bancs de calcaires marneux
ou microbréchiques au S du Dj. Brek. Calcaires pélitiques gris à lentilles
conglomératiques et blocs au N du Dj. Taounnart.

2.3-4. Cénozoïque
• Paléocène : Le faciès, calcaire marneux gris et schistes noirs, est très proche de celui des
mêmes niveaux des klippes à matériel éocène posées sur l'unité du Babor.
• Eocène indifférencié : Des marnes grises et des calcaires marneux gris lui ont été
attribués au S du Dj. Brek.
• Miocène : marnes bistres; sous 1a bordure occidentale de 1a nappe de Guerrouch, marnes
feuilletées grises a Orbulines et lentilles de calcaire jaune. Très développé au N du Dj.
Taounnart, il comble, vers l'E, la gouttière des Aftis : à la base, argiles gypseuses,
rougeâtres ; puis marno-calcaires gris - marnes vertes, micacées, à boules gréseuses -
marnes à G. trilobus brunes ou grises, chaotiques remaniant panneaux et blocs provenant
des nappes des flyschs, lits de grès quartzeux - marnes feuilletées, grises.

2.4- Synthèse structurale


La région des Babors orientaux, chaînon côtier (chaînon littoral) qui constitue ce qu’on
appelle l’unité Brek-Gouraya est représentée par plusieurs sous unités, dont les plus importantes
sont :
- la nappe de Guerrouch.
- le complexe endogène d’El Aouana (massif de Cavallo).
- le mélange triasique.
L’ensemble de la région est morcelé par des décrochements longitudinaux a l’axe de la
chaine alpine d’Afrique du nord EW ou transversaux (SW NE et NW SE), il en ressort que les

73 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
accidents SE NW souvent dextres. Il apparait dans tous les cas que les accidents coulissants
s’organisent autour d’une direction actuelle NE, et direction axiale des zones structurale, que le
jeu global est senestre, telle que l’accident et le grand décrochement d’El- Aouana tordant
l’extrémité du Dj. Taounart. (D. Obert, 1981).

2.4-1. Failles et décrochements


L’écaillage du Jurassique du Dj.Brek est découpé par une série de failles inverses, témoin de
l’écrasement intense de la partie du chaînon calcaire.
Un grand Nombre de miroirs de failles portent des stries horizontales ou peu inclinées, le
sens de déplacement relatif y parfois perceptible.
Les plus importants failles décelées par D. Obert dans la région de notre étude sont :
• Failles N-S à rejet sénestre (cluse de Dj Brek, Tizrarane, dar el oued)
• Failles W-E ou WSW-ENE à rejet décrochant (de Djebel messaia et Djebel Brek jusqu’au
Djebel Dar el oued).
• La faille de Taounnart, à faible rejet et semelle Marno-gypseuse. (D. Obert, 1981).

2.4-2. Les plis


Au Sud, la bordure méridionale domine l'unité d'Erraguène, et déformée en plis déversés
vers le S. La bordure septentrionale, au contraire, montre des plis déversés ou couchés vers le N
(Ad. Djemaa M'Sia, N du Dj. Hadid) parfois déracinés (Dj. Mrada, Draa Haimran). La partie
intermédiaire de cette zone est déformée en plis droits et partiellement coiffée de sa couverture
crétacée (Obert, 1981).
La zone septentrionale ne s'individualise qu'à partir du Dj. Messaia et présente le même type
d'organisation que l'unité méridionale : plis déversés au S sur sa bordure méridionale (Dj.
Kessaia, Dj. Brek, Dar el Oued), déversés ou couchés vers le N sur la bordure septentrionale (Dj.
El Haouita, Dj. Taounnart), plis droits au centre.
On déduit alors que l'ensemble de l'unité peut schématiquement être divisé en deux zones
comportant des plis à déversements opposés donnant l’illusion de plis conjugués. (D. Obert,
1981).

2.4-3. Magmatismes et métamorphismes


Les roches magmatiques rencontrées dans le domaine des Babors, peuvent être devisées en
deux groupes distincts :
• Les roches d’âge tertiaire (miocène) formant les massifs d’Amizour et d’El Aouana
(Cavallo). (D. Obert, 1981).

74 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
• Les roches antérieures au Cénozoïque, contenu généralement en lambeaux dans les
mélanges triasique
Le métamorphisme est réparti de façon très disparate dans cette unité. On y distingue, De bas
en haut de l’édifice :
• des écailles épi métamorphiques en lambeaux sous la masse principale de l'unité charriée et
dont le contenu stratigraphique se limite au Jurassique et à la base du Crétacé inférieur. (D.
Obert, 1981).
• la série jurassique-éocrétacée de l'unité dont le métamorphisme n'atteint le degré "épi" que
le long de la bordure méridionale et à proximité de la diorite de Bou Zazen. L'ensemble
apparaît relativement moins métamorphisé que dans l'unité d'Erraguène.
• la série sénonienne où un très léger métamorphisme se manifeste provoquant le glissement
des inters stratifiés illite-montmorillonite vers le pôle illitique. L'évolution est ici plus nette
que dans l'unité d'Erraguène. (D. Obert, 1981).

La présence du facteur thermique peut être lié au montée magmatique (diorite quartzique)
leur influence se prolonge jusque dans le cénomanien et aussi le facteur dynamique revêt deux
aspects : les contraintes tectoniques causent l’apparition d’une schistosité de flux, la pression des
fluides développée sous la couverture albienne imperméable. (D. Obert, 1981).
Le gradient du métamorphisme a été mis en évidence par l’étude statistique des
cristallinité de l’illite de diverses unités ainsi que par la réalisation d’une carte d’iso
cristallinité, le gradient est N-S dans les Babors, la zone de métamorphisme maximum se situe
sur le bord septentrional de la zone bibanique Au-delà de ce gradient s’inverse et le
métamorphisme décroit vers le sud. (D. Obert, 1981). (Rapport de compagne géotechnique
de glissement N°02, 2018)

75 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 

Fig III.8: carte géologique au niveau de glissement N° 02 (extrait de la carte géologique de Ziama (1/50 000)

2.5‐ Géologie de site


L'examen visuel détaillé, permet de signaler l’existence de quatre unités lithologiques sur le
site étudié :
1- Eboulis de pente et des roches broyées et altérées (Paquets de brèches).
2- Alternance centimétrique à décimétrique marno-pélitique et des calcaires altérées et
fracturées.
3- Calcaires marneux grisâtre fracturés.
4- Calcaires sain à nodules des silex avec des fractures et des discontinuités remplis par la
calcite et la silice. (Rapport de compagne géotechnique de glissement N°02, 2018)

Fig III.9 : Eboulis de pente et des roches broyées et altérées.

76 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 

Fig III.10 : Alternance des marnes et des calcaires altérées et fracturées.


 

Fig III.11 : Calcaires marneux grisâtre fracturés


 
 

Fig III.12: Calcaires à nodules des silex.


 
 

77 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
Les plans de stratification sont observés sur le talus amont de CW 137B, ils ont des
directions allant de NE40 à NE50° et des pendages allant de 45 à 55°SW à la verticale et sont
parfois soulignés au niveau de leurs interfaces par des joints de stratification. La plupart des
affleurements montre une intense déformation qui s’exprime par des fractures plus au moins
fermées tapissées de calcite et de dépôt d’oxydes de fer.
Le relevé de terrain a permis de mettre en évidence des discontinuités (diaclases, plans de
stratification, failles, etc.), l’étude stéréographique a permis de mettre en évidence la présence
de plusieurs familles de discontinuités sur les talus :

Tableau III.1 : Classification des familles de discontinuités sur les talus


 

2.5-1. Diagnostic géologique et géotechnique préliminaire


La première phase, correspondant au diagnostic géologique et géotechnique, avait pour
principal objectif d’analyser les phénomènes d’instabilités localisées.
À cette fin, une étude bibliographique a tout d’abord été réalisée. Cette étude, menée
auprès des archives et l’historique, a permis de recenser un nombre important d’évènements,
les données recueillies ont été validées par une reconnaissance de terrain.
Parallèlement aux travaux de terrain, une enquête a été engagée auprès des riverains, et
des services concernés (DTP Jijel).
La synthèse des informations collectées a été retranscrite sur une carte informative des
phénomènes naturels (fond de plan utilisé : carte géologique ; échelle : 1 / 50 000ème).

78 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
   

Fig III.13: localisation de pointe instable par rapport Au l’axe de CW137B

L’environnement géologique particulier du site, hérité du modelage du Quaternaire,


confère aux versants et aux falaises de la région une forte sensibilité vis-à-vis des Chutes des
pierres et éboulements. Cette sensibilité se traduit par des phénomènes qui peuvent mettre en
danger la sécurité des personnes et des infrastructures. Ces risques sont liés d'une part au site
montagneux du secteur, et d'autre part à la à la fracturation du massif qui favorisent le
phénomène d'éboulements et de chutes de blocs.
Les zones d’éboulements (couloir de propagation préférentiels d’éléments en versant)
recoupent le tracé en deux points comme noté sur la carte satellitaire de la zone.
Le talus rocheux de bordure de la route présente quelque passages très diaclases, dans
cette bourdeur on remarque une zone d’écailles d’solidarisées par des fractures verticales. 

Fig III.14 : configuration de type d’instabilité du site et leur mécanisme (d’après Hantz ; 2001)

L’analyse détaillée de mouvement de terrain permet de mettre en évidence certaines


conditions de site favorables à l’apparition de tel ou tel phénomène d’instabilité.

79 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 

Fig III.15 : phénomène particulier (surplomb)

Fig III.16: Exemple de blocs effondrés du paquet rocheux et tombés sur la plateforme

80 
CHAPITRE 03  Etude de la géologie régionale et locale
 
 

Fig III.17: illustration de la falaise instables (blocs massif mis en surplombe, prédisposés au chute).

FigIII.18: Eboulement rocheux et chutes de blocs. 

81 
Chapitre N°04

Reconnaissances géotechnique

 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
Introduction
C'est une étude "in situ" et en laboratoire qui permet de définir l'ensemble des
caractéristiques physiques, mécaniques et chimiques des terrains en place. Son but est de
donner les éléments nécessaires pour les études et les travaux de fondations.

1.1. Essais in-situ


Les essais in situ en géotechnique permettent d’approfondir l’étude des sols et des
roches avant toute construction en surface ou en profondeur.

Dans ce cadre il est réalisé :

1. un (01) sondage carotté de 12 m de profondeur, avec prélèvement d’échantillons en


nombre de 02 échantillons sur lesquels, nous avons effectués des essais de
laboratoire conformément.
2. Installation d’un piézomètre de 12 m à l’aide d’un Tube PVC Crépine.
3. un (01) sondage préssiométrique (PS).
Coordonnées
SC N° Profondeur (m) Emplacement
X (m) Y(m)

SC 01

piézomètre 12 CW 137B 724245.71 4056705.23

SP1
Tableau IV.1 : Tableau récapitulatif

CW 137B 

Fig IV.1 : Schéma d’implantation de sondage carotté

83 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
1.1.1. Les sondages carottés
Les sondages carottés fournissent la meilleure qualité d’échantillon permettant de
caractériser à la fois la nature et l’état des sols. Ils sont indispensables pour la recherche des
gisements de minerais, d’eau, d’hydrocarbures mais aussi l’étude et une meilleure
connaissance du socle rocheux en général. Les sondages carottés permettent de visualiser les
terrains traversés, de préciser avec certitude leur disposition géométrique, de mesurer in situ
des modules et du champ de contraintes.

En règle général pour effectuer un sondage, on va réaliser un forage par fonçage ou


battage (carottier poinçonneur) ou par rotation (carottier rotatif) Il s’agit de découper un
cylindre de terrain le plus intact possible afin de réaliser des observations et des essais
représentatifs des formations en place.

Les Sondages carottés permettent d’effectuer un certain nombre d’essais. Les


échantillons prélevés sont utilisés pour :
 Déterminer la nature de la roche ou du sol, pour analyser le degré de fissuration et la pente
des fissures.
 Diaclases et stratification dans le cas d’une roche et pour y pratiquer des essais de
laboratoire (mécanique des roches ou des sols, analyses minéralogiques ou chimiques).
 Mesurer in situ des modules et du champ de contraintes.
 Mesurer in situ de la perméabilité. (Jijel, Direction des travaux publics de la Wilaya de,
2018)

Description lithologique
La lithologie révélée par les sondages carottés est décrite comme suit :
Sondage N° = 01 (SC01) :
 00 -0.70 m : Corps de chaussé.
 0.70 - 2.50 m : Calcaire altérés et très fracturé.
 2.50-12.00 m : Calcaire à silex avec passage marneuses dans la profondeur (6.2-6.5 et
8.5-8.7 m).
Les échantillons intacts prélevés au sein des sondages carottés regroupés dans le tableau
suivant :

84 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 

Profondeur d’échantillonnage Nature Etats


Sondage N°
(m) lithologique d’échantillon

03.50 – 03.90 calcaire à silex intacte

SC 01 09.70 – 10.00 calcaire à silex intacte

10.50 – 10.80 calcaire à silex intacte


Tableau IV.2 : Les échantillons prélevés

Sondage N°1 ; Caisse N° 1 (0 –


7.0 m)

Sondage N°1 ; Caisse N° 2 (7.0 – Sondage N°1 ; Caisse N° 3 (10.5 –


10.5 m) 12.0 m)

Sondage N°1 ; Caisse N° 2 (10.5 –

Fig IV.2 : Photos de Sondage SC 01 pk 12+000

1.1.2. Installation piézométrique


La piézométrie est la mesure de profondeur de la surface de la nappe d’eau souterraine.
Elle est exprimée soit par rapport au sol en m, soit par rapport à l’altitude zéro du niveau de la
mer en m.

85 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 

Fig IV.3 : le piézomètre.

En cette phase, les levés piézométriques effectués dans la zone de projet (2018), ont révélé
des profondeurs de la nappe de 08.4 à 12.00 m, comme rapportées dans le tableau ci-dessous.

Niveau de la nappe
Sondage Pk Période
(ml)

20/02/2018 08.40 /TN

SC 01 PK 12+000 12/06/2018 12.00 /TN

08/08/2018 12.00 /TN


Tableau IV.3 : Relevés piézométriques

1.1.3. Essai préssiométrique (PS)

Le principe consiste à mesurer les déformations et la rupture du sol par l’intermédiaire


d’une sonde gonflée à l’azote. Les mesures réalisées au moyen d’une armoire
préssiométrique sont portées sur des diagrammes.
Les essais préssiométrique Ménard ont été réalisés conformément à la norme NF P 94 -
110. Les essais préssiométrique mettent en évidence les caractéristiques suivantes :
• Module Préssiométrique EM.
• Pression de fluage Pf.
• Pression limite Pl.
Les résultats sont exprimés en Méga-pascals (1 MPa ≈ 10 bars) sont :

86 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
SP 01 - PK 12
Pression limite
Profondeurs Module Pressiomètrique Pression de fluage
Nette
(m) (E) en MPa Nette (Pf) en MPa E / PL
(PL) en MPa

01.00 255 3.74 2.19 68.3


02.00 272 3.15 1.84 86.3
03.00 187 2.29 1.33 81.7
04.00 261 2.89 1.68 90.2
05.00 194 2.63 1.52 73.8
06.00 279 3.43 1.98 81.5
07.00 199 3.62 2.09 55
08.00 339 2.72 1.55 125
09.00 132 1.68 0.937 78.6
10.00 183 3.11 1.77 58.7
11.00 188 3.65 2.09 51.5
12.00 102 3.55 2.02 28.7
Tableau IV.4 : Les résultats d’essai préssiométrique (SP 01)

D’après les résultats périmétriques ; Le terrain étudié caractérise par une compacité
moyenne à élever avec les valeurs préssiométrique suivantes :
1.68 < Pl* < 3.74 MPa.
102Em < 279 MPa.

1.2. Essais En laboratoire


Les essais en laboratoire servent à caractériser les sols rencontrés tant du point de vue de
leur nature que du point de vue de leur résistance mécanique. En fonction des essais réalisés,
les prélèvements sur site peuvent se faire à la pelle mécanique ou à travers des sondages de
reconnaissances géologiques (échantillons remaniés) ou bien encore à l’aide de sondages
carottés (échantillons intacts).
Ces essais donnent des valeurs très précises sur la nature des terrains et leur comportement
mécanique. Ils permettent de compléter les sondages et essais in-situ. Les résultats de ces
essais ne sont valables que sur les échantillons prélevés sur des épaisseurs parfois limitées à
quelques centimètres.

87 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
1.2.1. Essaie d’identification
Les essais d'identification permettent en principe de classer les sols rencontrés au cours
d'une campagne de reconnaissance géotechnique en familles pour lesquelles les
propriétés mécaniques sont voisines. Ils permettent également d'avoir une première
estimation de l'ordre de grandeur des propriétés mécaniques en se reportant aux résultats
publies pour des familles de sols semblables â celles étudiées.  Il faut cependant savoir
que les corrélations générales entre caractères d'identification des sols et caractéristiques
mécaniques données dans la littérature ne sont le plus souvent valables que pour des
sols remaniés et homogénéisés, ou des sols granulaires sans cohésion. Elles seront donc
utiles dans les problèmes liés aux remblais (routes, barrages, etc.). Par contre chaque fois
que l'on voudra les utiliser pour estimer les propriétés d'un sol non remanié il faudra être
très prudent et de façon impérative les caler par de nombreuses mesures sur des
échantillons intacts représentatifs. (ATLAN, 1978) Ces essais sont :

 Teneur en eaux et masse volumique.

Les résultats des essais


L’ensemble des résultats des essais de laboratoire physiques réalisés sont présentés dans
le tableau, regroupés comme suit :

Paramètres d’Identification
SC N° Profondeur(m) ɣd (t/m3) ɣh(t/m3) Wn(%)

SC 01 03.50 – 03.90 2.67 2.69 0.58

10.50 – 10.80 2.64 2.65 02.07

Tableau IV.5 : Les paramètres physiques des sols testés

 Teneur en eau naturel : Les valeurs obtenues de teneur en eau caractérisent une
roche légèrement humide : (0< Wn < 25).
 Densité : D’après les résultats, le sol est très dense (ɣd >>18).

1.2.2. Résistance à la compression simple


S’exécute sur des échantillons cylindriques d'élancement compris entre deux et trois, il est
conseillé d'utiliser des éprouvettes de Ø=50 mm (ATLAN, 1978)

88 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
Le résultat de l’essai
On représente ci-après une classification de la matrice rocheuse donnée selon
Résistance à la Compression simple (AFTES-ISRM).

Classe Rc (Mpa) Description de la résistance


Rc 1 > 200 Extrêmement élevée
Rc 2 100-200 très élevée
Rc 3 50-100 élevée
Rc 4 25-50 moyenne
Rc 5 5-25 faible
Rc 6 1-5 très faible
Rc 7 <1 Extrêmement faible
Tableau IV.6: Classification AFTES-ISRM de la matrice rocheuse

Les résultats de la compression simple réalisés sur les échantillons prélevés sur les
formations calcaires indiquent une roche de résistance faible à élever de classe RC03 à RC05.
(Jijel, Direction des travaux publics de la Wilaya de, 2018)

1.3. Système de classification RQD, RMQ, RMR et GSI


L’étude des discontinuités et la classification des masses rocheuses se fait soit directement
sur terrain, soit indirectement à partir de recherche bibliographiques ou d’autres
techniques …etc.

La mesure directe sur le terrain est la méthode la plus utilisée et plus efficace pour
étudier les discontinuités. Tout système de mesure de discontinuités, relevé du jugement
du géologue de reconnaitre l’importance relative des familles de discontinuités. Le
géologue peut réduire considérablement le volume des données et se concentrer sur les
familles significatives.

L’étude des discontinuités sur terrain, se fait soit à partir des carottes des sondages
réalisés, soit par la méthode de scanline (linge de balayage).Le scanline consiste
d’allonger une bande de mesure le long d’une surface exposée d’affleurement, ensuite on
enregistre l’emplacement de chaque discontinuité intersectée. Il est recommandé que la ligne
de mesure soit d’environ de 30m pour 200 lectures par site au minimum. Généralement il
existe deux techniques de prélèvement : soit sur un scanline : linaire (1D), soit scanplane
(2D). (Priest, 1993)

89 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 

 
Fig IV.4 : Caractérisation des discontinuités selon les scanline (Priest, 1993)

1.3.1. Paramètres et pondérations de la classification géomécaniques RQD

La description des carottes et des photos des sondages réalisés au niveau des instabilités
montre que la masse rocheuse contient :

- une couche de surface complétement décomposé RQD = 0%


- une alternance très altérées et fracturées RQD = 40%
- une couche médiane fracturée RQD = 47.5%
- une couche saine peu fracturée RQD = 58%

Couche N° Epaisseur m RQD % Classification Deere et Al (1967) Classe RQD


01 2,5 0 - 25 Très pauvre RQD 05
02 3,0 25 - 50 Mauvaise RQD 04
03 3,0 25 - 50 Mauvaise RQD 04
04 >20 50 -75 moyenne RQD 03
Tableau IV.7: estimation et Classification de la qualité de la roche.

90 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
1.3.2. Paramètres et pondérations de la classification géomécaniques RMQ

Fig IV.5 : Classification de Barton : paramètres individuels pour le calcul de l’indice Q pour
chaque couche.

91 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 

Fig IV.6: Classification de Barton : paramètres individuels pour le calcul de l’indice Q pour chaque couche

On a la formule suivante :

Les résultats :
 Q COUCHE 01 = 0,19
 Q COUCHE 02 = 3,10
 Q COUCHE 03 = 5,20
 Q COUCHE 04 = 14,1
NOTATION COUCHE 01 COUCHE 02 COUCHE 03 COUCHE 04

RQD 0 40 47,5 58

jn 20 15 12 6

Jr 1 1 2 4

ja 8 3 2 1

jw 0,33 0,5 0,66 1

SRF 5 5 2,5 2,5

Q SYSTÈME 0,19 3,1 5,2 14,1


Tableau IV.8 : Les résultats de Q pour chaque couche.

92 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 

Fig IV.7 : Description de chaque couche selon Q.

On remarque que Le RMQ “Rock Mass Quality” ou l’indice Q est estimé à 0,19 jusqu’ à 14.1
suivant l’état de chaque couche ce qui correspond à une masse de roc de qualité très pauvre à
bonne.

1.3.3. Paramètres et pondérations de la classification géomécaniques RMR


 

Fig IV.8 : Classification des couches selon RMR

On résulte :

1. RMR COUCHE 01 = A1 + A2 + A3 + A4 + A5 = 15
2. RMR COUCHE 02 = A1 + A2 + A3 + A4 + A5 = 26
3. RMR COUCHE 03 = A1 + A2 + A3 + A4 + A5 = 54
4. RMR COUCHE 04 = A1 + A2 + A3 + A4 + A5 = 80

93 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 

Fig IV.9 Description de chaque couche selon RMR

Selon la cartographie de surface, l’espacement des joints et les diaclases varie entre 0,5 mètre à 3
mètres avec une moyenne estimée à 1.7 mètre. Le RMR “Rock Mass Rating est estimé à 15,
26,54 et 80 selon l’état des quatre couches ce qui correspond à une masse de roche très faible,
faibles en surface et moyenne à de bonne qualité dans la profondeur.

1.3.4. Paramètres et pondérations de la classification géomécaniques GSI

Fig IV.10: Estimate of Geological Strength Index GSI

94 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
Résultats:

1. GSI = 10 pour les couches rocheuses décomposée (similaire a un sol).


2. GSI = 20 pour les couches rocheuses très altérées.
3. GSI = 48 pour les couches rocheuses très légèrement altérées.
4. GSI = 75 pour les couches rocheuses très légèrement altérées.

1.4. Logiciel utiliser à la reconnaissance géotechnique (RocLab)


1.4.1. Introduction
RocLab est un logiciel pour déterminer la résistance de la masse rocheuse paramètres,
basés sur le critère de défaillance généralisé de Hoek-Brown.

Fig IV.11 : Interface du logiciel RocLab

L'un des principaux obstacles rencontrés dans le domaine de la modélisation numérique


pour la mécanique des roches, est le problème de la saisie des données pour les propriétés de
la masse rocheuse.

95 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
L'utilité de modèles constitutifs élaborés et puissants programmes d'analyse numérique,
est très limitée si l'analyste ne peut avoir des données d'entrée fiables pour les propriétés de la
masse rocheuse.
Le programme RocLab offre une implémentation simple et intuitive du critère de
défaillance Hoek-Brown, permettant aux utilisateurs d'obtenir facilement des estimations
fiables des propriétés de la masse rocheuse et pour visualiser les effets de l'évolution des
paramètres de masse rocheuse sur les enveloppes de rupture.
La tâche de déterminer les propriétés de la masse rocheuse n'est généralement pas une fin
lui-même. Il est effectué afin de fournir des données pour l'analyse numérique ; programmes,
qui nécessitent des propriétés matérielles pour effectuer une analyse de la stabilité ou des
contraintes.
Les calculs du programme RocLab sont basés sur les dernières version du critère de
défaillance généralisé de Hoek-Brown (Rocsiences)

1.4.2. L’utilisation de Roclab


Les tâches suivantes peuvent être accomplies avec RocLab.
- Déterminer les paramètres de force
Déterminer les paramètres de résistance généralisée Hoek-Brown d'une roche masse
(mb, s et a), sur la base des données d'entrée suivantes:
• résistance à la compression non confinée de sigci de roche intacte
• le paramètre de roche intacte mi
• l'indice de résistance géologique GSI
• le facteur de perturbation D
- Enveloppes d'échec de tracé
Tracer l'enveloppe de rupture Hoek-Brown en principal et / ou en cisaillement espace de
stress normal.
• Changez interactivement sigci, GSI, mi, D, pour voir comment l'échec l'enveloppe change
avec chaque paramètre
- Estimation des paramètres d'entrée
Chacun des 4 paramètres d'entrée ci-dessus (sigci, mi, GSI et D), peut être commodément
estimé à partir de graphiques et de tableaux intégrés, basés sur la roche type, conditions
géologiques, etc.
- Données de test de laboratoire triaxial

96 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
Des tests de laboratoire triaxiaux sur roche intacte peuvent être utilisés pour
déterminer sigci et mi en utilisant la technique d'appareillage Marquardt-Levenberg.
• les données triaxiales peuvent être importées depuis Microsoft Excel via le
Presse-papiers, fichiers texte de valeurs séparés par des tabulations ou des virgules, RocData
ou d'autres fichiers RocLab.
• les données peuvent également être saisies dans le programme à l'aide d'un tableur.
Les tâches suivantes peuvent être accomplies avec RocLab.
- Paramètres Mohr-Coulomb équivalents
Calcul des paramètres de résistance Mohr-Coulomb équivalents (cohésion et angle de
frottement).
• L'enveloppe de résistance Mohr-Coulomb la mieux adaptée est déterminée sur une plage de
contraintes que vous pouvez définir en fonction de votre application (c.-à-d. tunnel ou stabilité
des pentes).
• Tracer l’enveloppe de défaillance Mohr-Coulomb équivalente en principe et / ou espace de
contrainte normal de cisaillement
- Unités
Une analyse RocLab peut être effectuée en utilisant soit métrique ou impérial unités. En
métrique, les unités de contrainte sont les mégapascals (MPa). En impérial, les unités de
contrainte peuvent être soit Kilopounds par pied carré (ksf) ou Kilopounds par pouce carré
(ksi). Le système d'unités est sélectionné dans le Boîte de dialogue Paramètres du projet.
- Exporter des données / images
Exportez les données pour une analyse plus approfondie ou la rédaction de rapports :
• Copiez les données et / ou les tracés dans le presse-papiers pour une importation facile dans
Microsoft Word ou votre traitement de texte ou retouche d'image préféré programme.
• Copiez les données et / ou les graphiques directement dans Microsoft Excel.
• Enregistrez les tracés dans un fichier image JPEG ou BMP.
• Capacités d'impression et d'aperçu avant impression. (Rocsiences)
- Estimation des paramètres d'entrée
Chacun des paramètres utilisés comme entrée pour le critère Hoek-Brown
sigci, mi, GSI et D - peuvent être estimés à l'aide de graphiques pratiques et tables intégrées
à RocLab.
Ces graphiques et tableaux sont accessibles en sélectionnant le bouton «Choisir» situé à côté
de chacune des zones d'édition des paramètres d'entrée dans la barre latérale.
Notez qu'il existe DEUX cartes GSI distinctes:

97 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
• Un pour les types de masse rocheuse générale
• Un pour les types de masse rocheuse faible et hétérogène tels que le flysch, qui étend la
plage utile de GSI à des valeurs aussi basses que 5
- Tracés d'enveloppe d'échec
RocLab tracera les enveloppes de rupture de masse rocheuse dans:
• Espace de contraintes principal (sigma1 vs sigma3)
• Cisaillement - Espace de contrainte normal (sigma normal vs Tau)
Les graphiques correspondent aux données actuelles dans la barre latérale

- Fig IV.12 : Tracés d'enveloppe d'échec sous RocLab

Diverses options d'affichage et d'analyse sont disponibles, telles que:


• Afficher une enveloppe Mohr-Coulomb équivalente
• Échantillonneur de contraintes / échantillonneur instantané Mohr-Coulomb
• Personnalisez l'apparence du tracé avec les options d'affichage (par exemple, superposition
de grille, épaisseur de ligne, polices, etc.) et zoom

98 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
- Paramètres Hoek-Brown
Pour un ensemble donné de paramètres d'entrée ( sigci , GSI , mi et D ), RocLab calcule les
paramètres de l'échec généralisé de Hoek-Brown critère ( mb , s et a ) les paramètres sont
calculés à l'aide de la dernière version du Hoek-Brown Critère d'échec de la ligne

Fig IV.13 : calcule des paramètres du critère de Hoek-Brown

- Paramètres équivalents à Mohr-Coulomb


En plus des paramètres du critère de défaillance Hoek-Brown (mb, s et a), RocLab calcule
toujours des paramètres Mohr-Coulomb équivalents (cohésion et angle de frottement) pour la
masse rocheuse.
Étant donné que la plupart des logiciels d'ingénierie des roches sont encore écrits en termes
de Critère de défaillance de Mohr-Coulomb, le calcul des paramètres de Coulomb du critère
de rupture Hoek-Brown, est une caractéristique importante du programme RocLab

Fig IV.14 : Calcul des paramètres de Coulomb

- Autres paramètres de masse rocheuse


En bas de la barre latérale, vous remarquerez que les paramètres de masse sont également
calculés:

99 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
• Sigt (résistance à la traction de la masse rocheuse)
• Sigc (résistance à la compression de la masse rocheuse uniaxiale)
• Sigcm (résistance à la compression de la masse rocheuse globale)
• Em (module de déformation de la masse rocheuse)

Fig IV.15 : Paramètres de masse rocheuse


- Données de test de laboratoire triaxial
Une autre caractéristique de RocLab est la possibilité de saisir un test de laboratoire triaxial
data (paires de données sigma1 / sigma3.
L'obtention des valeurs réelles de sigci et mi à partir des données de test de laboratoire triaxial
est bien sûr toujours recommandé, si de telles données sont disponibles. Ça devrait être a
souligné qu'un grand nombre de résultats de tests n'est pas toujours nécessaire, et de bons
résultats peuvent être obtenus à partir d'un nombre de points de données (par exemple 6 ou 7
tests triaxiaux) (Rocsiences)

- Fig IV.16 : Données de test de laboratoire triaxial

100 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 

1.4.3. Paramètres et pondérations des propriétés géo mécaniques de la masse rocheux


Les propriétés géomécaniques de la masse rocheux au niveau d’instabilité (Pk 12+ 000 –
Pk 12+ 140) d’après les analyse à l’aide de logiciel ROCLAB sont les suivant ;

1. Propriétés géomécaniques de la couche 01 :


Le logiciel RocLab trace également les courbes de rupture caractéristiques en fonction de
1, 3 et 1 ; et en fonction de la contrainte tangentielle

Fig IV.17 : les courbes de rupture caractéristiques de la couche 1


 
Hoek Brown Classification
sigci 7 MPa
GSI 10
mi 8
D 1
Ei 6300
Hoek Brown Criterion
mb 0.012918
s 3.05902e-007
a 0.585357
Failure Envelope Range
Application Slopes
sig3max 0.398013 MPa

101 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
Unit Weight 0.026 MN/m3
Slope 27 m
Height
Mohr-Coulomb Fit
c 0.0094016 MPa
phi 5.70051 degrees
Rock Mass Parameters
sigt - MPa
0.000165762
sigc 0.00107606 MPa
sigcm 0.0493523 MPa
Erm 134.528 MPa
TableauIV.9 : Résultats de la couche 1

2. Propriétés géomécaniques de la couche 02 :

FigIV.18 : les courbes de rupture caractéristiques de la couche 2


 
Hoek Brown Classification
sigci 23.8 MPa
GSI 20
mi 8
D 1
Ei 21420
Hoek Brown Criterion
mb 0.026388
s 1.6196e-

102 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
006
a 0.543721
Failure Envelope Range
Application Slopes
sig3max 0.476081 MPa
Unit 0.026 MN/m3
Weight
Slope 27 m
Height
Mohr-Coulomb Fit
c 0.0356343 MPa
phi 14.782 degrees
Rock Mass Parameters
sigt - MPa
0.00146075
sigc 0.0169087 MPa
sigcm 0.361054 MPa
Erm 500.08 MPa
Tableau IV.10 : Résultats de la couche 2

3. Propriétés géomécaniques de la couche 03

Fig IV.19 : les courbes de rupture caractéristiques de la couche 3

103 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
Hoek Brown Classification
sigci 62.3 MPa
GSI 48
mi 8
D 1
Ei 56070
Hoek Brown Criterion
mb 0.194983
s 0.000172232
a 0.506582
Failure Envelope Range
Application Slopes
sig3max 0.585086 MPa
Unit Weight 0.026 MN/m3
Slope Height 27 m
Mohr-Coulomb Fit
c 0.211711 MPa
phi 38.8486 degrees
Rock Mass Parameters
sigt -0.0550309 MPa
sigc 0.772277 MPa
sigcm 3.56822 MPa
Erm 3339.16 MPa
Tableau IV.11 : Résultats de la couche 3

4. Propriétés géomécaniques de la couche 04 :

Fig.IV.20 : les courbes de rupture caractéristiques de la couche 4

104 
CHAPITRE 04  Reconnaissances géotechnique
 
 

Hoek Brown Classification


sigci 62.3 MPa
GSI 75
mi 8
D 0.7
Ei 56070
Hoek Brown Criterion
mb 2.0255
s 0.0266974
a 0.500911
Failure Envelope Range
Application Slopes
sig3max 0.661308 MPa
Unit 0.026 MN/m3
Weight
Slope 27 m
Height
Mohr-Coulomb Fit
c 1.67264 MPa
phi 51.8577 degrees
Rock Mass Parameters
sigt -0.821156 MPa
sigc 10.1459 MPa
sigcm 13.9119 MPa
Erm 23020.4 MPa
Tableau IV.12: Résultats de la couche 4 

105 
Chapitre N°05

Etude de stabilité naturelle de site


avant et après l’application de
support
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

1. Introduction au logiciel utilisé dans l’étude de stabilité


(Slide5.0)
1.1 Introduction
Slide est un programme pour deux dimensions analyse de stabilité des pentes développée
par Rocscience. Slide peut être utilisée pour concevoir et / ou analyser les pentes naturelles ou
des pentes (conçues) telles que des coupes, remblais et remblais, et les décharges de déchets
provenant de l'exploitation minière ou sous-produits industriels. Slide à la capacité d'analyser
à la fois une défaillance non circulaire unique définie par la surface et rechercher le minimum
surface de rupture non circulaire. Composite surfaces contenant à la fois une circulaire et un
composant non circulaire peut également être analysé.

Fig V.1 : exemple d’un model au slide 5.0

Slide a un attrayant et facile à utilise une interface graphique et fournit une large gamme
de modélisation et de données fonctionnalités d'interprétation. Il calcule les facteurs de
sécurités pour les circulaires et non circulaires des surfaces de rupture de pente. Le modèle
simple à utiliser création et édition d'outils dans Slide fournissent des moyens très pratiques
pour réaliser les études paramétriques qui sous-tendent practice l'ingénierie géotechnique.

107 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
Objectifs et philosophie de la pratique ‘Conception et analyse des pentes’

Évaluation de la stabilité des pentes dans des conditions spécifiées.


Évaluation des possibilités de rupture des pentes.
Détermination de l'influence des modifications proposées sur une pente.
Analyses de sensibilité pour évaluer l'influence des variations des paramètres tels que la
géométrie, les propriétés des matériaux et les conditions des eaux souterraines sur la stabilité
des pentes.
◆ Analyse des échecs déjà survenues. Cela aide à comprendre l'échec mécanismes et obtenir
des propriétés matérielles in situ.
Conception de mesures correctives ou préventives pour les pentes.
Évaluation des effets de charges exceptionnelles telles que les tremblements de terre sur
pentes et remblais. (L.W, 2001)

1.2 Modélisation des fonctionnalités dans Slide


La stabilité d'une pente est influencée par des facteurs tels que les conditions géologiques
(sols et couches rocheuses, discontinuités, eaux souterraines, etc.), propriétés des matériaux et
la géométrie. En règle générale, ces facteurs ne peuvent être définis avec beaucoup de
certitude. Cette incertitude signifie que les ingénieurs doivent analyser différents scénarios
possibles afin d'éviter les surprises et les comportements inattendus.

1.3 Méthodes d’analyses


Slide intègre le plus largement équilibre limite utilisé et accepté approches basées sur la
méthode de tranches.
Les méthodes mises en œuvre dans le programme sont les suivantes:
Ordinary
Bishop Simplified
Janbu Simplified
Janbu Corrected
Spencer
Corp Engineers 1 & 2
Lowe and Karafiath
Generalized Limit Equilibrium Method (GLE)

108 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

Fig V.2 : les méthodes mise en œuvre dans slide 5.0

Les méthodes d'équilibre limite mises en œuvre dans Slide se divisent en trois catégories :
Méthodes qui satisfont les équations d'équilibre des forces.
Des méthodes qui satisfont les équations d'équilibre des moments.
Des méthodes qui satisfont à la fois les équations d'équilibre des forces et moments.

1.4 Les techniques de Slide


◆ - Recherche de grille de surface circulaire.

◆‐ Une seule surface circulaire définie par un centre et un rayon ou par trois points sur la
surface

◆‐ Méthode de recherche de pente (permet l’utilisateur de définir les parties de pente à


travers quel les surfaces de glissement circulaire doivent passer).

◆ - Recherche de bloc non circulaire utilisant génération de surface aléatoire.

◆‐ Recherche de chemin non circulaire à l'aide de génération de surface aléatoire.

1.5 Interprétation des données et outils de rapport dans la diapositive

Les résultats numériques des analyses de stabilité des pentes guident les ingénieurs dans la
comparaison des scénarios et adopter des approches de conception. Des outils, par
conséquent, qui aident à la visualisation et l'interprétation des résultats est d'une grande
importance pour les concepteurs de pentes. (duncan, 1996)

109 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

Fig V.3 : charge externe et grille ajoutées au modèle.

Slide Fournis l’utilisateur avec des outils pour les modèles de dimensionnement et une boîte à
outils pour ajouter annotations

1.6 Calculs des eaux souterraines pour l'analyse de la stabilité des pentes
Les conditions des eaux souterraines dans une pente ont une influence significative sur la
stabilité. L'eau souterraine affecte stabilité grâce à des effets tels que la génération de
pressions interstitielles positives et négatives qui modifient conditions de contraintes et
modifications de la densité apparente des matériaux de pente. (rocsience )

Fig V.4 : pressions d’eaux interstitielles calculées au slide 5.0

110 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
2. Etude de stabilité naturel de PK.12+000 par Slide 5.0 :
2.1 Limits :
Commençons par définir les limites de la zone de dessin, de sorte que nous peut voir le
modèle en cours de création lorsque nous entrons dans la géométrie.

Afficher → Limites

Entrez le x-y minimum et maximum suivant coordonnées dans la boîte de dialogue Afficher
les limites. Sélectionnez OK

Fig V.5 : Boîte de dialogue Afficher les limites.

2.2 Paramètres du projet :


Nous examinons brièvement les paramètres du projet dialogue.

Sélectionnez: Analyse → Paramètres du projet

Fig V.6 : Boîte de dialogue Paramètres du projet.

111 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
Diverses options de modélisation et d'analyse importantes sont définies dans la boîte de
dialogue Paramètres du projet, y compris la direction de l'échec, Unités de mesure, méthodes
d'analyse et Méthode des eaux souterraines.

2.3 Entrer les limites :


La première limite à définir pour chaque DIAPOSITIVE modèle, est la LIMITE EXTERNE.

La limite externe dans SLIDE est une poly ligne fermée englobant la région pédologique que
vous souhaitez analyser.

Pour ajouter la limite externe, sélectionnez Add External Limite dans la barre d'outils ou dans
le menu Limites.

Sélectionnez: Limites → Ajouter une limite externe , Entrez les coordonnées suivantes dans la
ligne d'invite en bas à droite de l'écran.

2.4 List of All Coordinates:


External Boundary
0.000 0.000
48.763 0.000
48.763 5.423
43.179 8.370
40.116 9.661
37.604 10.903
35.560 11.903
35.110 11.873
34.772 11.498
34.397 11.498
34.022 11.873
33.741 12.154
32.991 12.184
28.866 12.184
24.741 12.081
23.991 12.051
23.710 11.769
23.335 11.394
22.911 11.394

112 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
22.585 11.769
22.210 11.799
21.403 15.270
21.568 16.100
20.880 18.260
21.338 18.784
22.092 20.093
22.092 21.566
21.348 22.989
19.628 23.425
17.616 24.295
10.551 29.334
8.557 34.071
7.421 37.837
5.686 39.451
0.481 41.722
0.000 41.991
0.000 39.889
0.000 34.655
0.000 31.088

L’écran devrait maintenant ressembler à ceci :

Fig V.7 : La frontière externe est créée.

113 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
2.5 Surfaces de glissement :
SLIDE peut analyser la stabilité des circulaires ou non circulaires surfaces de glissement.
Les surfaces individuelles peuvent être analysées, ou une recherche de surface critique peut
être effectuée, pour tenter de trouver la surface de glissement avec le facteur de sécurité le
plus bas.

Grille automatique :

Les grilles de centre de glissement peuvent être définies par l'utilisateur (option Ajouter une
grille) ou créé automatiquement par SLIDE (option Auto Grid)

Fig V.8 : Boîte de dialogue Espacement de la grille.

Remarque: par défaut, les emplacements réels des centres de glissement dans la grille ne sont
pas affichés. Vous pouvez les activer dans la boîte de dialogue Options d'affichage. Cliquez
avec le bouton droit de la souris et sélectionnez Options d'affichage dans le menu contextuel.
Vérifier la Grid Points, puis sélectionnez Fermer. Votre écran devrait regardez comme suit.

Fig V.9 : Grille centrale de glissement créée avec la grille automatique.

114 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
Chaque centre dans une grille centrale de glissement, représente le centre de rotation d'une
série de cercles de glissement. SLIDE automatiquement détermine les rayons du cercle à
chaque point de la grille, en fonction du Limites de pente et incrément de rayon .

2.6 Limites de pente :


Lorsque vous avez créé la limite externe, vous remarquerez les deux marqueurs triangulaires
affichés à gauche et à droite limites de la surface supérieure de la limite extérieure , Ce sont
les limites de la pente.

Les limites de pente sont automatiquement calculées par SLIDE dès que la frontière externe
est créée, ou à chaque fois les opérations d'édition (par exemple le déplacement des sommets)
sont effectuées sur la frontière extérieure.

2.7 Ajouter des limites de matériau :


Les limites de matériau sont utilisées dans SLIDE pour définir le frontières entre différentes
zones de matériau dans Frontière externe. Ajoutons deux limites matérielles, à définir
l'emplacement d'une couche faible.

Sélectionnez: Limites → Ajouter une limite de matériau

Depuis que nous avons planifié à l'avance, il y a déjà des sommets sur le Limite externe, sur
laquelle nous pouvons «nous accrocher» graphiquement.

1. Assurez-vous d'abord que l'option Snap est activée la barre d'état. Lorsque Snap est activé,
le curseur se transforme en cercle lorsqu'il est positionné sur un sommet, vous permettant de
vous aligner exactement sur le sommet.

2. Positionnez le curseur sur le sommet de la limite externe en cordonnés des limits de


matériau et cliquez sur le bouton gauche de la souris.

3. Cliquez avec le bouton droit de la souris et sélectionnez Terminé.

La première limite matérielle a été ajoutée. Maintenant, ajoutez un deuxième frontière


matérielle.

Sélectionnez: Limites → Ajouter une limite de matériau

Répétez les étapes 2 à 3 pour ajouter une deuxième limite de matériau .

Le modèle doit ressembler à ceci :

115 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

Fig V.10 : Grille centrale de glissement créée avec la grille automatique.

2.8 Propriétés
Il est temps de définir les propriétés de nos matériaux. Sélectionnez Définir Matériaux de la
barre d'outils ou du menu Propriétés.

Sélectionnez: Propriétés → Définir les matériaux

Avec le premier onglet (par défaut) sélectionné dans Définir Boîte de dialogue Matériaux ,
entrez les propriétés suivantes:

Fig V.11 : Boîte de dialogue Définir les propriétés du matériau.

116 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
Entrez les paramètres indiqués ci-dessus. N'oubliez pas de définir le Surface de l'eau = nappe
phréatique. Lorsque tous les paramètres sont saisie pour le premier matériau, sélectionnez le
deuxième onglet, et entrez les propriétés des autre couches reste.

Entrez les propriétés et sélectionnez OK lorsque vous avez terminé. Notez ce qui suit
concernant les paramètres de l'eau:

• vous devez spécifier la surface de l'eau = la nappe phréatique, dans afin de spécifier que la
nappe phréatique est utilisée pour les pores calculs de pression, pour un sol donné.

Pour les utilisateurs qui ne connaissent pas la valeur Hu:

• Dans SLIDE, le coefficient Hu est défini comme le facteur par lequel la distance verticale à
une nappe phréatique (ou ligne piézo) est multipliée pour obtenir la tête de pression. Il peut
être compris entre 0 et 1. Hu = 1 indiquerait conditions hydrostatiques. Hu = 0 indiquerait un
sol et des valeurs intermédiaires sont utilisées pour simuler perte de tête due aux infiltrations,
comme indiqué dans la marge figure. (rocsience, 2002)

Fig V.12 : perte de tête due aux infiltrations

2.9 Attribution de propriétés


Puisque nous avons défini deux matériaux, il faudra pour attribuer des propriétés aux
régions correctes du modèle, à l'aide de l'option Attribuer les propriétés.

Sélectionnez Attribuer des propriétés dans la barre d'outils ou Menu Propriétés.

Sélectionnez: Propriétés → Attribuer des propriétés

Vous verrez la boîte de dialogue Attribuer les propriétés, affichée dans le marge.

Avant de continuer, notez que:

117 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
• Par défaut, lors de la création des limites, SLIDE attribue automatiquement les propriétés du
premier matériau dans la boîte de dialogue Définir les propriétés du matériau, pour toutes les
régions de sol du modèle.

• Par conséquent, dans ce cas, nous devons uniquement attribuer propriétés de la couche faible
du modèle. Le sol au-dessus et au-dessous de la couche faible, a déjà le propriétés correctes,
du premier matériau que nous définit.

Attribuer des propriétés au calque faible ne prendra que deux clics de souris:

1. À l'aide de la souris, sélectionnez le sol «couche faible», dans le Boîte de dialogue Assign
Propretés (notez que le matériau les noms sont les noms que vous avez entrés dans le champ
Définir Boîte de dialogue Propriétés du matériau).

2. Placez maintenant le curseur n'importe où dans la «couche faible» de le modèle (c'est-à-dire


n'importe où dans la région étroite entre les deux limites de matériau), et cliquez avec le
bouton gauche de la souris

Fig V.13 : Attribution de propriétés

Voilà, les propriétés sont attribuées Fermez la boîte de dialogue Attribuer les propriétés en
sélectionnant le X dans le coin supérieur droit de la boîte de dialogue (ou vous pouvez
appuyer sur Touche d'échappement pour fermer la boîte de dialogue).

118 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
2.10 Surface Options
The first thing we need to do, is change the Surface Type to Non-Circular, in the Surface
Options dialog.

Select: Surfaces → Surface Options

Fig V.14 : Boîte de dialogue Options de surface.

Enter:

Surface Type = Non-Circ.

Search Method = Block

Number of Surf = 5000

Left Angle Start = 135

Left Angle End = 135

Right Angle Start = 45

Right Angle End = 45

Pseudo-Random

Dans la boîte de dialogue Options de surface, modifiez le type de surface en Non circulaire.

119 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
Notez que deux méthodes de recherche différentes peuvent être utilisées dans DIAPOSITIVE
pour les surfaces non circulaires - Recherche de bloc ou chemin Chercher.

Nous utiliserons toutes les options de recherche de bloc par défaut pour l'instant, sélectionnez
simplement OK.

2.11 Recherche de bloc


Le terme «Recherche de bloc» est utilisé dans SLIDE, car un masse glissante non circulaire,
avec seulement quelques plans de glissement, peut être considéré comme composé d'actifs,
passifs et blocs centraux de matériau, comme indiqué ci-dessous.

Fig V.15 : Blocs actifs, centraux et passifs.

Sélectionnez l'option Ajouter une ligne dans la barre d'outils ou dans le Sous-menu Recherche
de blocs dans le menu Surfaces. (Remarquer que les options de la barre d'outils et du menu
Surfaces sont maintenant applicable aux surfaces non circulaires, puisque nous avons changé
le Type de surface de circulaire à non circulaire dans la surface Boîte de dialogue Options).

Sélectionnez: Surfaces → Recherche de blocs → Ajouter une ligne Les points définissant la
ligne peuvent être saisis graphiquement avec la souris

120 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

Figure V.16 : Lignes de recherche de bloc ajoutées au modèle, le long de la couche faible.

C'est tout ce que nous devons faire pour définir une recherche de bloc. Avant nous exécutons
l'analyse, afin de générer la non-circulaire surfaces de glissement (linéaires par morceaux).

Chaque surface est générée comme suit:

1. Pour CHAQUE objet de recherche de bloc, un SEUL point est généré aléatoirement (c'est-
à-dire le long d'un objet linéaire, ou dans un objet de fenêtre. Si un objet de recherche de point
est utilisé, alors le point exact est utilisé).

2. Les points générés par les objets de recherche sont alors joints par des segments de ligne
droite.

3. Les angles de projection gauche et droit sont ensuite utilisés pour projeter la surface de
glissement jusqu'à la surface du sol, de les points les plus à gauche et à droite générés par le

Bloquer les objets de recherche.

Pour cet exemple, chaque surface de glissement sera donc constituée de trois segments de
ligne (un segment central entre les deux recherches des points d'objet, et les projections
gauche et droite segments). Le nombre total de surfaces de glissement peut être spécifié dans
la boîte de dialogue Options de surface. La valeur par défaut est 5000.

121 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
2.12 Compute
Sélectionnez: Analyse → Calculer

Le moteur SLIDE COMPUTE procédera à l'exécution du une analyse. Une fois terminé, vous
êtes prêt à afficher le aboutit à INTERPRET.

2.13 Interpréter
Pour afficher les résultats de l'analyse:

Sélectionnez: Analyse → Interpréter

Cela lancera le programme SLIDE INTERPRET. Tu devrais voir la figure suivante:

Fig V.17 : résultats de recherche du block

Par défaut, la surface de glissement Global Minimum pour un Bishop l'analyse sera affichée.

Vous remarquerez également un groupe de points au-dessus de la pente. Pour une analyse
non circulaire, ces points sont automatiquement générés par SLIDE et sont les points d'axe
utilisés pour calculs d'équilibre des moments. Un point d'axe est généré pour chaque surface
de glissement non circulaire, en utilisant les coordonnées de la surface de glissement pour
déterminer le meilleur ajustement cercle. Le centre du cercle le mieux ajusté est utilisé comme
axe point pour la surface non circulaire.

Le facteur de sécurité minimum global pour une analyse Bishop est 0.409 Comme on
pouvait s'y attendre pour ce modèle, la recherche de blocs a trouvé une surface de facteur de
sécurité plus faible. Un non-circulaire (par morceaux linéaire) est bien mieux adaptée pour

122 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
trouver un glissement surfaces le long d'une couche faible, comme nous l'avons modélisé ici,
qu'une surface circulaire.

Sélectionnez la méthode d'analyse Janbu dans la barre d'outils et observer le facteur de


sécurité et la surface de glissement. Notez que le Les méthodes Bishop et Janbu se situent
légèrement Surfaces minimales globales.

123 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
3. Etude de stabilité de massif rocheux après l’application de
supports :
Pour augmenter la stabilité d'un talus on peut assez simplement adoucir la pente du terrain
naturel par :

3.1 Supprimer les sommets


Les sommets des limites (c.-à-d. Externe, matériau, nappe phréatique, ligne piézométrique
ou fissure de tension) peuvent être supprimés à l'aide de l'option Supprimer le sommet.
Supprimer le sommet est disponible dans le menu, la barre d'outils ou comme option de clic
droit pour les sommets individuels. Pour supprimer des sommets de frontière:

Sélectionnez Supprimer les sommets dans la barre d'outils ou dans le sous-menu Modifier
du menu Limites.

Vous pouvez sélectionner des sommets individuels en cliquant dessus avec le bouton
gauche de la souris, ou vous pouvez sélectionner plusieurs sommets en dessinant une fenêtre
autour d'eux (cliquez et maintenez le bouton gauche de la souris, et faites glisser pour créer
une fenêtre).

Lorsque vous avez terminé la sélection, appuyez sur Entrée ou cliquez avec le bouton droit
et sélectionnez Sélection terminée.

Tous les sommets sélectionnés seront supprimés et toutes les limites seront redessinées en
utilisant les sommets restants.

Fig V.18 : la géométrie avant la suppression du sommet

124 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

Fig V.19 : la géométrie après la suppression des sommets

3.2 Support
Différents types de renforcement de pente peuvent être modélisé dans SLIDE, y compris les
géo-textiles, les clous de sol, embrasses et ancres de roche.

La pente sera d'abord analysée sans support, puis un support sera ajouté et l'analyse sera ré
exécutée.

CARACTÉRISTIQUES DU MODÈLE:

• pente homogène d'un seul matériau

• support d'embrasse coulé

• recherche de surface circulaire (Grid Search)

3.3 Propriétés du support


Pour définir les propriétés du support, sélectionnez Define Support de la barre d'outils ou le
menu Propriétés.

Sélectionnez: Propriétés → Définir le support

Dans SLIDE, les types de support suivants sont disponibles:

• support ancré aux extrémités

• géotextile

• Embrasse coulée

125 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
• clou de sol

• micro pile

Pour notre exemple, nous utiliserons le support.

Fig V.20 : Boîte de dialogue Définir les propriétés du support.

Entrée:

Support type: end anchored

Force application: passive

Capacity and spacing: out of plane cpacin : 1 m

Anchor capacité : 402 kN

REMARQUE: puisque notre modèle n'utilise qu'un seul type de support, et depuis que vous
avez entré les propriétés avec le premier onglet (par défaut) sélectionné, il n'est pas nécessaire
d'attribuer ces propriétés au soutien. SLIDE attribue automatiquement la valeur par défaut
propriétés (c'est-à-dire les propriétés du premier onglet de la fenêtre Définir Boîte de dialogue
Propriétés du support).

126 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
Des éléments de support peuvent être ajoutés individuellement à un modèle, avec l'option
Ajouter un support dans le menu Support. Si plusieurs éléments de support dans un modèle
régulier doivent être ajouté, vous pouvez utiliser l'option Ajouter un modèle de support dans
le Menu d'assistance. (rocsience, 2002)

3.4 Ajouter un modèle de support


Nous utiliserons l'option Ajouter un modèle de support, pour ajouter un motif de support
uniformément espacé à la pente.

Sélectionnez: Support → Ajouter un modèle de support

Vous verrez d'abord la boîte de dialogue Support Pattern.

Fig V.21 : Boîte de dialogue Support Pattern.

Enter:

Orient = horizontal

Support length = 5

spaceing measured : along the boundry

Distance entre support: 1m

En déplaçant la souris, vous remarquerez une petite croix rouge, qui suit le curseur et
s'accroche au plus proche point sur le segment de frontière externe le plus proche.

Pour définir le modèle de support, il suffit de saisir les points de début et de fin du motif, sur
l'extérieur frontière. Les points peuvent être saisis graphiquement avec le souris, en cliquant
sur le bouton gauche de la souris lorsque le la croix est à l'emplacement souhaité.

127 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
le modèle doit apparaître comme suit:

Fig V.22 : Modèle de support ajouté à la pente.

Beaucoup d'éléments de support ont été ajoutés au modèle. Chaque élément mesure 5 mètres
de long et l'espacement entre chaque élément est de 1 mètre (mesuré le long de la pente), car
ce sont les valeurs que nous avons entrées dans la boîte de dialogue Support Pattern.

3.5 Calculer
Avant d'analyser le nouveau modèle, enregistrez-le avec un autre nom de fichier, afin que
nous puissions comparer les résultats aux précédentes analyses sans support.

Sélectionnez: Fichier → Enregistrer sous

Sélectionnez: Analyse → Calculer

Lorsque l'analyse est terminée, vous êtes prêt à afficher les résultats dans interprète.

Pour afficher les résultats de l'analyse:

Sélectionnez: Analyse → Interpréter

Cela lancera le programme SLIDE INTERPRET. Nous devrons voir la figure suivante:

128 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

Fig V.23 : Résultats de l'analyse après l'ajout du support de tieback.

La surface de glissement minimale globale pour une analyse BISHOP est affichée. Le facteur
de sécurité minimum est désormais de 3.221, par rapport à 0.409 avant d'ajouter le support.

Comparons les résultats avec la pente non prise en charge. Puisque nous avons enregistré le
modèle pris en charge , le modèle sans support doit toujours être ouvert dans INTERPRET .

1. Mettez en mosaïque les vues des deux fichiers afin que nous puissions comparer Résultats
côte à côte.

Sélectionnez: Fenêtre → Mosaïque verticale

2. Cliquez sur la souris dans chaque vue et sélectionnez Zoom tout . Votre écran doit
ressembler à ceci et nous pouvons comparer résultats (sélectionnez l'analyse Bishop dans les
deux vues). (rocsience, 2002)

Fig V.24: Minimum global avant et après l'ajout du support.

129 
CHAPITRE 05  Etude de stabilité naturelle de site avant et après l’application de support

 
L'effet du support sur la localisation de la Globale surface minimale peut maintenant être vue.
Le minimum global surface a été forcée «à l'extérieur» de la région renforcée par le support.

3.6 Etude de la stabilité sous l’effet sismique

Fig V.25 : résultat de la stabilité sous l’effet sismique

4. Conclusion :
Les supports que nous avons appliqués selon les données précédentes ont augmenté le facteur
de sécurité de manière significative dans la mesure où cela garantit la stabilité du massif
rocheux.

Pour une accélération sismique maximal suivant la situation sismique de la wilaya et de site le
coefficient de sécurité calculé est de 2.9 >> 1.5 donc notre solution est reste stable même dans
les conditions sismiques.

130 
Conclusion générale
 

L’objectif de notre travail au cours de cette étude est d'obtenir des solutions à l'éboulement
des roches, que nous avons longuement étudiées. Ce travail est divisé en deux parties, la
première partie est une installation de la bibliographique et la seconde partie est une
application au chutes des blocks de la région de Ziama et précisément sur le CW 137b –pk
12+000.

L’étude des éboulements commence toujours par une étude géotechnique, comme toute
étude géotechnique un autre projet, basé sur des observations sur site, des essais sur site et
des essais sur laboratoire

Le laboratoire qui donne un aperçu des couches qui composent le terrain et de diverses
propriétés particulières de ce terrain, ces derniers nous permet apprécier la surface de
rupture sur laquelle nous bâtissons et proposer des solutions confortablement en forme.

Les instabilités dans le site du Pk 12+000 sont liés à la fracturation et l’altération des
horizons superficiels de massif calcaire. L’amorce de rupture est intimement liée au
l’inclinaison défavorables des couches lithologique.

Il est à noter que l’évolution de ces instabilités en surplomb est un phénomène à


considérer.

Une étude géotechnique spécifique pourrait être envisagée pour étudier les solutions de
confortement du site en vue d’améliorer la stabilité.

Il est clair qu'il est possible de combiner les différentes procédures afin d'obtenir un bon
facteur de sécurité pour la stabilité que nous souhaitons.

L’étude menée sur le massif rocheux montre la présence d'instabilité et cette chose posera
des nombreux problèmes au niveau de la route.

Il est à noter que le renforcement antidérapant par les tirants d’ancrage est une technologie
fiable économiquement avantageuse, en plus d'être un processus facile à mettre en œuvre et
l'âge.
Dans notre modèle slide 5.0, nous avons concentré sur une technologie de renforcement
d’ancrage parce qu'il était le mieux adapté à ce type d’éboulement rocheux, c'est là encore
notre principal sujet d'étude dans ce travail.

En conclusion, la démarche d’élaboration d’un dispositif de confortement d’un éboulement


rocheux procède des éléments suivants :

 Identification du type de mouvement.


 Étude de stabilité par différentes méthodes.
 Choix de la solution en tenant compte des caractéristiques de site.
 Dimensionnement du projet de solution.

Le présent projet nous a permis d’élargir et d’approfondir nos connaissances notamment en ce


qui concerne :

 Interprétation des résultats d’après les essais de laboratoire.


 Étude de stabilité du massif en tirant d’ancrage.
 Modélisation avec slide 5.0 a l’aide de RocLab.

Enfin, nous souhaitons que ce modeste travail nous aide dans la vie professionnelle.
Bibliographie
 

1. (s.d.). Récupéré sur observatoire regional des risques majeurs: http://observatoire-


regional-risques-paca.fr/

2. (ANAM), A. N. (s.d.). Contexte Géologique d'Algérie. Récupéré sur Agence Nationale


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Annexes

Carte géologique de ziama mansouriah 

Prélèvement des échantillons (0‐7 m) 
 

Prélèvement des échantillons (7‐7.05m) 

Prélèvement des échantillons (10.5‐12m) 
 

Rapport de forage  

 
 

Diagraphie de Forage 
 

 Informations sur l'essai 

ESSAI AU PRESSIOMETRE MENARD A ENREGISTREMENT AUTOMATIQUE 
 

Essai d'expansion en forage conforme à la norme NF P 94‐110‐1 

Essai d'expansion en forage conforme à la norme NFP 94‐110‐1 
 

Essai d'expansion en forage conforme à la norme NF P 94‐110‐1