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B- PROPRIETE INTELLECTUELLE

I. Fondamentaux de la propriété intellectuelle :


1. Propriété industrielle. Propriété littéraire et artistique :
➢ La Propriété Industrielle fait partie du domaine général de la Propriété Intellectuelle comprenant tous
les droits de propriété portant sur des créations intellectuelles. Cette création intellectuelle peut prendre
des formes très diverses et comprend : les inventions (à protéger par brevet), les signes distinctifs
(marques, noms de domaine, noms commerciaux…), les créations esthétiques ou le design (dessins et
modèles, droit d’auteur), mais aussi les appellations d’origine, les bases de données, les logiciels…
La Propriété Industrielle a plus spécifiquement pour objet et vocation la protection et la valorisation des
innovations et des créations.
➢ La Propriété littéraire et artistique : c’est la propriété qui s'applique aux œuvres de l'esprit, est
composée du droit d'auteur et des droits voisins.

2. Règles de citation des références (ouvrages, articles scientifiques, communications dans un


congrès, thèses, mémoires, …)
a) Quelques conseils et exemples de présentation des références bibliographiques de documents
imprimés et électroniques :
La bibliographie doit apparaître en fin de tous travaux écrits (rapports de stage, mémoires de thèse ou de
Master, projet documentaire, ouvrages…) que vous aurez à faire.
- Il ne faut citer que les documents sur lesquels vous vous êtes appuyés pour rédiger vos travaux.
- La description de la bibliographie doit permettre au lecteur de retrouver les documents référencés, et
de les identifier.
- La présentation et la ponctuation peuvent varier, mais l'ensemble doit être cohérent, précis, lisible.
- Chaque élément doit être nettement séparé de l'élément suivant (par un point ou un tiret...).
- La présentation de la bibliographie doit être homogène suivant le style choisi (tailles des caractères,
police…)
b) Classement des références
On peut classer les références soit :
✓ par ordre alphabétique des noms d'auteur, ou du titre lorsque la publication est anonyme ;
✓ par ordre d'apparition dans le texte. Il est vivement conseillé de les numéroter, avec renvoi depuis le
texte vers la bibliographie.
c) Rédaction des références
Les indications données ci-après pour la rédaction des références s’inspirent des normes AFNOR Z 44-005,
références bibliographiques, contenu, forme et structure, et AFNOR Z 44-005-2 Information et
documentation.
Références bibliographiques. Partie 2 : Documents électroniques, documents complets ou parties de
documents.
Les références bibliographiques varient selon le type (ouvrage, articles, thèses etc…) mais aussi selon le
support du document (papier, en ligne, cédérom, base de données, etc…)
Il est essentiel pour signaler des documents électroniques de respecter la ponctuation, surtout lorsque ces
documents ont une adresse électronique (Internet ou e-mail), afin de toujours pouvoir s’y référer.
d) Disponibilité et accès des documents en ligne
La localisation des documents en ligne doit être la plus exacte possible et par conséquent doit se référer au
document consulté. (cf. Norme Z 44-005-2, §7.12)

Attention :
Abréviations : lors de la rédaction des références, vous devez développer les abréviations quand vous les
utilisez pour la première fois (organisme ou titre de revue), de manière à faciliter la lecture de la référence.

Master 1: Structure, Géotechnique et Hydraulique Mme AIDOUD-A 1


REDACTION DES REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES DE DOCUMENTS IMPRIMES ET
ELECTRONIQUES :
1. Article de périodiques
Imprimé
NOM, Prénom. Titre de l’article. Titre du périodique, année de publication, volume, numéro, pagination.
(ISSN facultatif)
Exemples :
➢ BOSC, Aurélie. Service en ligne : l’exemple de deux bibliothèques universitaires australiennes. Bulletin
des bibliothèques de France, 2007, n°6, p. 51-55.
➢ LASSAGNE, Benjamin., RAQUET, Bertrand., BROTO, Jean-Marc., et al. Energy dependent transport
length scales in strongly diffusive carbon nanotubes. Journal of physics Condensed matter, 2006; vol.18,
n° 19, p. 4581-4587.
Electronique
AUTEUR. Titre de l’article. Titre du périodique [en ligne]. Année de publication, volume, numéro,
pagination. Disponible sur : <URL>. (Date de consultation.).
Exemple :
➢ CARPENTIERI, Bruno. Interactive Compression of Digital Data. Algorithms [en ligne]. 2010, vol. 3,
n°1, p.63-75. Disponible sur : http://www.mdpi.com/1999-4893/3/1/63/ (Consulté le 11/01/2012)
Le cas des prépublications (preprints) électroniques
NOM, Prénom Titre de l’article. Titre de la revue (fac.) [en ligne]. Numéro (fac.) Année. Pages. Disponible
sur : <URL> (date de consultation.). Identifiant (fac.) Nom de la revue ou elle doit paraître (fac.)
Exemple :
➢ THOMAS, Pascal. A local form for the automorphisms of the spectral unit ball. Pré-publication de
l’Institut de mathématiques de Toulouse [en ligne]. 2008, 4 p. Disponible sur : <
http://arxiv.org/abs/0801.3396 > (consulté le 7 avril 2001) Math.CV./0801.3396
2. Ouvrage, chapitre d'un ouvrage
Ouvrage imprimé
NOM, Prénom. Titre de l’ouvrage. Tomaison. Edition. Lieu d’édition : éditeur commercial, année de
publication, nombre de pages (Titre de la collection, n° de la collection). (ISBN facultatif)
• Ouvrage avec un auteur principal
Exemples :
➢ FOUSSARD, Jean Noël. Thermodynamique. Paris : Dunod, 2005, 238 p.
➢ ATTEIA, Olivier. Chimie et pollution des eaux souterraines. Paris : Tec et doc, 2005, 398 p.
• Ouvrage collectif
Ouvrage collectif sans auteur identifié
Exemple :
➢ Principles of unit operations. 2ème éd.. New-York: John Wiley & Sons, 1980, 768 p.
Ouvrage collectif avec directeur de publication
Exemple :
➢ SIARRY, Patrick (dir.) Optimisation en traitement du signal et de l’image. Paris : Hermès, 2007, 379 p.
(Traitement du signal et de l’image, IC2)
Ouvrage électronique
AUTEUR, Prénom. Titre de l’ouvrage. Tomaison [en ligne]. Edition. Lieu d’édition : éditeur commercial,
année de publication, nombre de pages (Titre de la collection, n° de la collection).Format. Disponible sur :
<URL> (date de consultation). (ISBN facultatif)
Exemple :
➢ BLUM, Richard. Postfix [en ligne] Indianapolis : Sams, 2001, 593p. Format XML. Disponible sur :<
http://proquest.safaribooksonline.com/0672321149 > (Consulté le 23/07/2009)
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Chapitre d’ouvrage (l’auteur du chapitre est l’auteur du livre)
AUTEUR de l’ouvrage. Titre du chapitre. In : Titre de l’ouvrage. Tomaison. Edition. Lieu d’édition :
éditeur commercial, année de publication, pagination (Titre de la collection, n° de la collection). (ISBN
facultatif)
Exemples :
➢ FALZON, Pierre. Nature, objectifs et connaissances de l'ergonomie. In : Ergonomie. Paris : PUF, 2004,
p.17-35
➢ VERNETTE, Eric. Techniques d’étude de marché. In : L’essentiel du marketing.3ème éd. Paris : Groupes
Eyrolles, 2008, p. 151-174.
Chapitre d’ouvrage imprimé
(L’auteur du chapitre est différent de l’auteur principal du livre)
AUTEUR du chapitre. Titre du chapitre. In : AUTEUR de l’ouvrage. Titre de l’ouvrage. Tomaison. Edition.
Lieu d’édition: éditeur commercial, année de publication, pagination (Titre de la collection, n° de la
collection). (ISBN facultatif)
Avec directeur de publication
Exemple :
➢ COLLET, Christophe. Inférence bayésienne et approches markoviennes. In : SIARRY, Patrick.
Optimisation en traitement du signal et de l’image. Paris : Hermès, 2007, p. 221-242. (Traitement du
signal et de l’image IC2)
Chapitre d’ouvrage électronique (l’auteur du chapitre est l’auteur du livre)
AUTEUR du chapitre. Titre du chapitre. In : Titre de l’ouvrage. Tomaison [en ligne]. Edition. Lieu
d’édition : éditeur commercial, année de publication, pagination. Format. (Titre de la collection, n° de la
collection). Disponible sur : <URL> (date de consultation). (ISBN facultatif)
Exemple :
➢ AMUNDSEN, Mike. JSON Hypermedia. In: Building Hypermedia APIs with HTML5 and Node. [en
ligne]. New York: O'Reilly Media, Inc., 2011, p. 57- 94. Disponible sur :
http://proquestcombo.safaribooksonline.com/book/-/9781449309497/building-hypermedia-apis-with-
html5-and-
node/id2715616#X2ludGVybmFsX0ZsYXNoUmVhZGVyP3htbGlkPTk3ODE0NDkzMDk0OTcvOTU
= (Consultation le 16/01/2012)
3. Article dans une encyclopédie
Imprimé
NOM, Prénom. Titre de l’article. In : Titre de l’encyclopédie. Tomaison. Edition. Lieu d’édition : éditeur
commercial, année de publication, nombre de pages.
Exemples :
➢ BOIS, Gérard. Turbomachines : calcul des écoulements incompressibles. In : Techniques de l’ingénieur
: Traité Mécanique, vol. BM4 219. Paris : Techniques de l’ingénieur, 2008, BM4219-1 à BM4219-14
➢ FOX, Robert. Sadi Carnot. In : Encyclopaedia Universalis, corpus 4. Paris : Encyclopaedia Universalis,
2002, p. 1005-1006
Electronique
AUTEUR. Titre de l’article [en ligne]. In : Titre de l’encyclopédie. Tomaison. Edition. Lieu d’édition :
éditeur commercial, année de publication, nombre de pages. Disponible sur : <URL> (Date de
consultation).
Exemple :
➢ BOUTIN, Olivier ; FERRASSE, Jean-Henry ; LEFEVRE, Sébastien. Procédés d'oxydation en voie
humide [en ligne]. In : Techniques de l’ingénieur. Référence CHV6030 Paris : Techniques de
l’ingénieur, 2011. Disponible sur : http://www.techniques-ingenieur.fr/base-documentaire/procedes-
chimie-bio-agro-th2/chimie-verte-et-nouvelle-gestion-des-dechets-42495210/procedes-d-oxydation-
en-voie-humide-chv6030 / Consulté le (11/01/2012)
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4. Congrès
Conférence (Congrès)
NOM, Prénom ou ORGANISME du Congrès. Titre de la conférence, date de la conférence, lieu de la
conférence. Lieu d’édition : Editeur commercial, année de publication, nombre de pages
• Congrès paraissant sous forme d'ouvrage
Réunion d'une association
Exemple :
➢ ASSOCIATION POUR LE DROIT PUBLIC DE L’ENTREPRISE. Le financement des marchés
publics : actes du 4ème Congrès de l’ADPE. Paris : Dalloz, 1987, 218 p
Congrès, séminaires... sans nom particulier
Exemple :
➢ REY, Jean, PAPIERNIK, Emile. (ed.) L’alimentation des femmes enceintes : colloque international,
Paris, Maison de la chimie, 28 février 1986. Paris : CIDL, 1986, 181 p.
• Congrès paraissant dans une revue
Réunion d'une association
Exemple :
➢ SOCIETE FRANCAISE D'HEMATOLOGIE : congrès (11 : 1991 : Lyon), Nouv. Rev.Fr. Hématol,
1991, 33,2, p. 55-222.
Congrès avec un nom particulier
Exemple :
➢ JOURNEE SFM (10/10/1988 /Paris), Application des nouveaux matériaux à la mécanique. Revue
Française de Mécanique., 1989, n° 2, p. 135-207
Communication dans une conférence (congrès)
NOM, Prénom. Titre de la communication. In : NOM, Prénom. Titre de la conférence, date de la
conférence, lieu de la conférence. Lieu d’édition : Editeur commercial, année de publication, nombre de
pages. (Titre de la collection, n° de la collection) ISBN (facultatif)
Exemple :
➢ KULSHRESHTHA, Amit. Remote actuation control system: aircraft flight control for hydraulic-
servo & electric actuation. In: MARE, Jean-Charles (ed.), Proceedings of the third International
conference on “Recent advances in aerospace actuation systems and components”, June 13-15 2007,
Toulouse. Toulouse : INSA, 2007, p. 155-163.
5. Thèse, Mémoire de Master, Rapport de stage
Thèse imprimée
NOM, Prénom. Titre de la thèse. Discipline. Lieu de soutenance : Etablissement de Soutenance, année de
soutenance,. nombre de pages
Exemple :
➢ MARRE, Daniel. La programmation fonctionnelle parallèle : application a MaRS-Lisp. Thèse de
doctorat: automatique et informatique industrielle. Toulouse: Institut National des Sciences
Appliquées, 1992, 234 p.
Thèse électronique
AUTEUR. Titre de la thèse. [en ligne] Discipline. Lieu de soutenance : Etablissement de Soutenance,
année de soutenance,. nombre de pages. Disponible sur : <URL> (date de consultation)
Exemples :
➢ LISCOUET-HANKE, Susan. A model-based methodology for integrated preliminary sizing and
analysis of aircraft power system architectures. [en ligne] Thèse de doctorat en génie mécanique.
Toulouse : INSA, 2008, 174 p. Format PDF. Disponible sur : < http://eprint.insa-
toulouse.fr/archive/00000251/01/LiscouetHanke.pdf > (consulté le 21/07/2009)
➢ CID PASTOR, Angel. Conception et réalisation de modules photovoltaïques électroniques. [en
ligne] Toulouse : Institut national des sciences appliquées, 2006, 145p. Format PDF. Disponible sur :
< http://eprint.insa-toulouse.fr/archive/00000116/01/CIDPASTOR.pdf > (Consulté le 15/10/2008)
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Mémoire Master, rapport de stage imprimé
AUTEUR. Titre du mémoire ou rapport. Spécialité. Lieu de soutenance : Etablissement de Soutenance,
année de soutenance, nombre de pages.
Exemple :
➢ FRAGA-DE OLIVEIRA, Stéphanie. La gestion des déchets : un autre exemple réglementaire de
prise en compte de la protection de la santé en matière environnementale. Mémoire de Master
professionnel, droit de la santé. Toulouse : Université des Sciences Sociales de Toulouse, 2008, 99p.
Mémoire Master, rapport de stage électronique
AUTEUR. Titre du mémoire ou rapport. [en ligne]. Spécialité. Lieu de soutenance : Etablissement de
Soutenance, année de soutenance, nombre de pages. Disponible sur : <URL> (date de consultation)
Exemple :
➢ ALIOTTI F. Étude de 2 chaînes d’édition numérique XML - Projet de diffusion électronique de la
production scientifique de l’INSA : rapport de stage [en ligne]. DESS Ingénierie documentaire.
Villeurbanne : ENSSIB, UCBL, 2003, 61 p. Disponible sur :< http://docinsa.insa-
lyon.fr/these/doc/dess_2003.pdf > (Consulté de 26.05.2004)
6. Support de cours
Imprimé
NOM, Prénom. Titre. Edition. Lieu d’édition : Etablissement, année du cours, nombre de pages
Exemple :
➢ SCOTT, Sandrine. Mathématiques : algèbre linéaire. Toulouse : INSA. Publications INSA 1ère
année, Cours, 2009, 83p.
Electronique
NOM, Prénom. Titre. Edition. [en ligne].Lieu d’édition : Etablissement, année du cours, nombre de pages.
Disponible sur : <URL> (date de consultation)
Exemple :
➢ SCOTT, Sandrine. Mathématiques : algèbre linéaire. [en ligne].Toulouse : INSA. Publications INSA
1ère année, Cours, 2009, 83p. Disponible sur : < https://intranet.insa-
toulouse.fr/displayContent.do?courseId=168 > (Consulté le 20/07/2009)
7. Rapport technique
Imprimé
NOM, Prénom. Titre du Rapport. Tomaison. Numéro du rapport. Lieu d’édition : Editeur, année de
publication, nombre de pages.
Exemple :
➢ AZEVEDO, Christine., PISSARD-GIBOLLET, Roger. Le contrôleur du robot BIP2000. Rapport
Tetchnique RT-0249. Paris : INRIA, 2001, 147 p.
Electronique
NOM, Prénom. Titre du rapport. Tomaison. Numéro du rapport [en ligne]. Lieu d'édition : Éditeur, année
de publication, pagination. Disponible sur : <URL> (date de consultation)
Exemple :
➢ FESTOR, Olivier; BEN YOUSSEF, Nizar. A directory Based repository for OSI management
information knowledge. Rapport Technique RT-0264 [en ligne]. Paris: INRIA, 2002, 39 p.
Disponible sur :< http://hal.inria.fr/docs/00/06/99/10/PDF/RT-0264.pdf > (Consulté le 05/01/2012)
8. Rapport de recherche
Imprimé
AUTEUR. Titre du rapport de recherche. Rapport de recherche, n° du rapport. Lieu d'édition : Éditeur
scientifique, année de publication, nombre de pages
Exemple :
➢ BASCLE, Bénédicte. Region tracking through image sequences. Rapport de Recherche RR- 2439.
Paris: INRIA, 1994, 6p.

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Electronique
AUTEUR. Titre du rapport de recherche [en ligne]. Rapport de recherche, n° du rapport. Lieu d'édition :
Éditeur scientifique, année de publication, nombre de pages. Disponible sur : <URL> (date de consultation)

Exemples :
➢ HARE, L./ TESSIER, A./ CAMPBELL, P.G.C.. Prédiction des concentrations en métaux traces
chez les invertébrés aquatiques. [en ligne] Rapport de Recherche INRS, n°484. Quebec: INRS,
Centre eau Terre Environnement, 1996, 196p. Disponible sur:
http://www1.ete.inrs.ca/pub/rapports/R000484.pdf. (Consulté le 05/01/2012)
➢ FORTIN, Pierre. Multipole-to-local operator in the Fast Multipole Method: comparison of FFT,
rotations and BLAS improvements. Rappport de Recherche RR-5752 [en ligne]. Paris: INRIA, 2005,
68 p. Disponible sur:< http://hal.inria.fr/docs/00/07/02/67/PDF/RR-5752.pdf > (Consulté le
31/07/2009)
9. Brevet
Imprimé
AUTEUR (inventeur). Titre du brevet. Pays ou organisme. Type de document de brevet, Numéro du brevet.
Date de publication du document.
Exemple :
➢ RENTZ, Alain. Emballage souple pour produit alimentaire fluide. Brevet FR2925465 (A1). 26 juin
2009
➢ POIRRIER, Julien., JOINDOT, Michel.; CHARBONNIER, Benoit. Method for determining the
value of a signal received and associated receiver. France, Brevet WO2006061491 (A1), 15 juin
2006
Electronique
AUTEUR. Titre du brevet. Brevet numéro du brevet [en ligne]. Date du brevet. Disponible sur : <URL>
(date de consultation).
Exemples :
➢ BALDIN, Francesco. Procédé et moule pour la fabrication de chaussures antistatiques et chaussure
antistatique moulée. Brevet PODOAN Giorgio Maria. Mould for producting organic lenses by
casting. Brevet EP2074899 [en ligne] 1er juillet 2009. disponible sur: <
http://fr.espacenet.com/publicationDetails/biblio?CC=EP&NR=2074899A1&KC=A1&FT=D&date=
20090701&DB=fr.espacenet.com&locale=fr_FR > (Consulté le 29/07/2009)
10.Normes
Norme imprimée
EDITEUR DE LA NORME. Titre de la norme. Référence de la norme. Lieu d’édition : éditeur
commercial, année de publication, nombre de pages.
Exemple :
➢ AFNOR. Qualité environnementale des produits de construction : déclaration environnementale et
sanitaire des produits de construction = Environmental quality of construction products,
environmental and health declaration of construction products = U mweltqualität von
Bauprodukten, Umwelt- und Sanitäreigenschaften der Bauprodukte .Norme française NF P 01-010,
Décembre 2004 : indice de classement P 01-010. 47p.
➢ AFNOR. Béton : béton de sable. NF P18-500, Juin 1995, 13p.
➢ AFNOR. Références bibliographiques partie 2 documents électroniques, documents complets ou
parties de documents. NF ISO 690-2 ; Z44-005-2. Février 1998. La Plaine Saint Denis : AFNOR,
2009, 18 p.
Recueil de norme imprimé
NOM, Prénom ou ORGANISME. Titre du recueil. Tomaison. Edition. Lieu d’édition : Editeur, année
de publication, nombre de pages. (ISBN facultatif)
Exemple :
➢ BOND, A.J. How to Design concrete Structures using Eurocode 2. Surrey: The Concrete center,
2006, 98p.

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➢ Fédération française du bâtiment. Recommandations professionnelles pour l'application de la norme
NF EN 1992-1-1 (NF P 18-711-1) et de son annexe nationale (NF P 18-711-1/NA-Eurocode 2, partie
1-1) relatives au calcul des structures en béton. Paris : SEBTP, 2007, 32 p.
11.Décret, loi, circulaire
Imprimé
AUTEUR. Titre. Journal officiel, n° du JO, date de publication, pagination.

Exemple :
➢ MINISTERE DE L'ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE, DU TRANSPORT ET DU
LOGEMENT. Décret n° 2011-1948 du 23 décembre 2011 relatif à l'aide à l'insonorisation des
logements des riverains des aérodromes mentionnés au I de l'article 1609 quatervicies A du code
général des impôts. Journal Officiel n°0299 du 27 décembre 2011, p 22289
Electronique
AUTEUR. Titre. [en ligne]. Journal officiel, n° du JO, date de publication. Disponible sur : <URL> (date de
consultation)
Exemple :
➢ MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DE LA PECHE ET LE MINISTERE DU TRAVAIL, DES
RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE. Arrêté du 8 décembre 2008
portant homologation de la décision n ° 2008-DC-0110 de l'Autorité de sûreté nucléaire du 26
septembre 2008 relative à la gestio n du risque lié au radon dans les lieux de travail; [en ligne]
Journal officiel, n°0293 du 17 décembre 2008. Disponible sur :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019938145 (Consulté le
05/01/2012)
12.Sites Internet
Sites Web ou Blogs
AUTEUR ou ORGANISME (responsable du site). Titre de la page d’accueil [en ligne]. (date de création
du site, date de mise à jour)Disponible sur : <URL> (date de consultation).
Exemples : Sites Web
➢ Centre National de la Recherche Scientifique. Laboratoire de mécanique et d’acoustique. [en ligne].
(modifié le 6 février 2008) Disponible sur :< http://www.lma.cnrs-mrs.fr/ > (Consulté le 05/01/2012)
➢ Service des bibliothèques de l’UQAM. InfoSphère : quoi de neuf ?. [en ligne]. (2010, mise à jour le
25/10/2011). Disponible sur : < http://www.bibliotheques.uqam.ca/InfoSphere/sciences/index.html >
(Consulté le 05/01/2012)
Exemples : Blog
➢ BERMES, Emmanuelle. Figoblog : un blog sur internet, la bibliothéconomie et la confiture de
figues. [en ligne]. (modifié en 2008) Disponible sur : < http://www.figoblog.org/> (Consulté le
05/01/2012)
Contributions sur une page Web ou un Blog
NOM, Prénom ou ORGANISME. Titre de la contribution. In : Titre du document hôte [en ligne]. (Date de
publication ou mise à jour.) Disponible sur : <URL> (date de consultation).
Exemples : Web
➢ CARON, Rosaire. Comment citer un document électronique ? In : Site de la Bibliothèque de
l’Université de Laval [en ligne]. (Modifié le 24/07/2008.) Disponible sur : <
http://www.bibl.ulaval.ca/doelec/citedoce.html > (Consulté le 05/01/2012)
➢ Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).. Les activités
en communication et information Archives : archives audiovisuelles. In :.Site Communication et
information [en ligne]. (1995-2009, mise à jour le 21/01/2011) Disponible sur : <
http://portal.unesco.org/ci/fr/ev.php-
URL_ID=1988&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html> (Consulté le 05/01/2012)
Exemples : Blog

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➢ SZABO, Sandrine. Avantages et inconvénients du web 2.0. In : Le blog profession-web.ch [en
ligne]. Mis en ligne le 20 août 2008. http://blog.profession-web.ch/index.php/544-avantages-et-
inconvenients-du-web-20 (Consulté le 05/01/2012)
➢ CHAIMBAULT, Thomas. La Bibliothèque dans les nuages. In : Vagabondages [en ligne]. Mis en
ligne le 22/12/2011. Disponible sur : < http://www.vagabondages.org/category/Sciences-de-
linformation> (Consulté le 05/01/2012)

13.CD-ROM, DVD
AUTEUR. Titre du document [SUPPORT]. Lieu d’édition : Editeur, année de publication. (Durée si
disponible)
Exemples :
➢ JUNKA A. La science des mouvements humains. [CD-ROM]. Paris : Science et motricité, 2001.
➢ Technologies du vivant : Biotechnologie et technologie de l'information et de la communication
[CD-ROM]. Paris : Centre Régional de documentation pédagogique de Basse Normandie, 2002
➢ SOUPA, Fred. Syndicats et partis : les liaisons dangereuses. [DVD]. Paris : Regards, Fondation
Gabriel
14.Images, photographies
Image dans une revue
AUTEUR de l’image, Prénom. Titre de l’image. (date de l’image) [type d’image].Titre du journal, date
publication, vol, n°, page.
Exemple :
➢ BULAJ, Monika. En route vers la Podolie, une des grandes régions historiques d’Europe, dans le sud
ouest de l’Ukraine. (sans date). [photo]. Courrier International, 2009, n°978 à 980, p 45.
Exemple : sans auteur identifié
➢ Data model comparison for several benchmark time series. (sans date) [graphique]. Science, 2009,
vol. 325, n°5938 p. 311.
Image dans un livre
AUTEUR de l’image ou ORGANISME, Prénom. Titre de l’image. (date de l’image) [type d’image].In :
AUTEUR du livre. Titre de l’ouvrage. Lieu d’édition : Editeur, date publication, page.
Exemple :
➢ FIRO FOTO. La villa dans la châtaigneraie de Comillas (sans date) [photo]. In : CRIPPA, Maria
Antonietta. Antoni Gaudi. Köln : Taschen, 2003, p. 14.
Image issue d’une page Web
NOM, Prénom ou ORGANISME. Titre de l’image. (date de l’image). [type d’image] In : Nom du site.
Disponible sur : <URL> (date de consultation).
Exemples :

➢ SKIDMORE, Gage. Electoral college map for the 2008 United States presidential election. (5 août
2008) [Carte] In : Wikipédia : élection présidentielle américaine de 2008. Disponible sur : <
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_am%C3%A9ricaine_de_2008 >
(Consulté le 29/07/2009)
15.Emission radio ou TV
NOM du réalisateur. Titre de l’émission. Date de diffusion, chaîne.
Exemples :
➢ Spécial élection américaines 2008 : le duel, diffusée le mardi 4 novembre 2008 à 21h, Arte.
➢ COPP, Duncan. A la conquête de la lune : le module de commande, Diffusée le lundi 3 Août 2009 à
21h29, France 5
16.Vidéo
Vidéo issue d’une page Web
NOM, Prénom (auteur, réalisateur, interprète) ou ORGANISME. Titre du fichier. [date de l’enregistrement
si connu] détail de l’enregistrement In : ORGANISME ou NOM, Prénom de l’auteur du site. Nom du site.
[Format, durée, poids] Disponible sur : <URL> (date de consultation).
Exemples :
Master 1: Structure, Géotechnique et Hydraulique Mme AIDOUD-A 8
➢ Autolib : essai de la voiture électronique en libre service. [3 octobre 2011] [enregistrement vidéo]
In: Nouvel Observateur. ObsVideo [1’19’’]. Disponible sur
http://obsvideo.nouvelobs.com/video/xlgcj1_autolib-essai-de-la-voiture-electrique-en-libre-
service_tech.html (Consulté le 06/01/2012)
17.Message électronique
Message issu d’un forum de discussion
NOM, Prénom de l’auteur du message. Titre du message In : Titre du système de messagerie (liste ou du
forum de discussion). [en ligne]. Date d’émission du message. Disponible sur : <URL> (date de
consultation).
Exemple :
➢ BOYD, Gerald E. Re: Hotmail. In : NETTRAIN (Internet / BITNET Network Trainers) [en ligne].
Buffalo (N.Y.) : 9 février 1998. Disponible sur :<
http://listserv.acsu.buffalo.edu/archives/nettrain.html > (Consulté le 12 février 1998)
Message personnel
NOM, Prénom de l’auteur du message. Titre du message. [en ligne]. Prénom, NOM du destinataire
(facultatif).. Communication personnelle le, date du courrier
Exemple :
➢ PORTENART, Christiane. Journée d’étude sur le livre électronique [en ligne]. Destinataire :
Nathalie, ROUCOULE. Communication personnelle le, 4 Mars 2009.
II. Droit d'auteur
Définition : Le droit d’auteur est un domaine du droit qui accorde aux auteurs (écrivains, musiciens, artistes
et autres créateurs) une protection de leurs œuvres. Cette protection consiste à accorder aux auteurs des
droits de propriété (ou d’exploitation) qui tiennent compte de leurs intérêts matériels. Au titre du droit
d’auteur, les auteurs ont le droit d’être protégés contre l’utilisation non autorisée de leurs œuvres et ils ont
droit à une part éventuelle de tous les gains résultant de leur utilisation par le public.
1. Droit d’auteur dans l’environnement numérique
1.1. Introduction :
Les conventions internationales, de même que la plupart des lois nationales, mentionnent que le droit
d’auteur s’applique aux « œuvres de nature littéraire, scientifique ou artistique ». Mais qu’est-ce qui
constitue une œuvre? En règle générale, une œuvre doit être plus qu’une simple idée et elle doit être
originale. Ces dernières années s’est manifestée une tendance à étendre la portée des œuvres protégées, tant
au niveau international qu’au plan national. Les récents ajouts comprennent les programmes d’ordinateur et
les bases de données.
1.2. Droit d’auteur des bases de données :
Comment les bases de données sont-elles protégées ?
L’expression « base de données » désigne un ensemble de données d’information sélectionnées en fonction
de certains principes constants, systématiquement organisées et stockées dans la mémoire d’un système
informatique auquel ont accès un certain nombre d’utilisateurs. Les bases de données peuvent généralement
être protégées de deux façons.
Tout d’abord, une base de données peut avoir droit à la protection en tant que création intellectuelle
originale du fait du choix ou de la disposition des informations qu’elle contient. Si ce choix est original, il
est protégé de ce fait. Dans ce cas, la base de données est considérée comme originale et en conséquence
soumise pour l’essentiel aux règles générales du droit d’auteur. L’objet de la protection est ici la structure
spécifique de la base de données, c’est-à-dire l’ « architecture » que lui donne l’auteur, et non les données ou
le matériel lui-même. Les tiers peuvent donc utiliser les mêmes données ou des données similaires, mais ils
ne doivent pas adopter le mode d’organisation des données adopté par la base de données originale, ni le
même choix. De plus, un certain nombre de pays ont introduit un droit distinct sui generis (à savoir un droit
indépendant qui protège les bases de données hors du champ d’application du droit d’auteur) au bénéfice des
fabricants de base de données contre l’extraction ou la réutilisation des contenus eux-mêmes. Contrairement
à la protection des bases de données originales, cette forme de protection peut être obtenue que la structure
ou la sélection soit en soi originale ou non. L’élément décisif, ici, est plutôt l’investissement de temps,
d’argent et de travail pour collecter les données ou autres matériels.

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1.3. droit d’auteur des logiciels.
Le logiciel occupe aujourd’hui une place importante de l’économie numérique, en effet, celui-ci est
embarqué dans de nombreuses machines, il est devenu indispensable. C’est pourquoi il est apparu nécessaire
de savoir quelle protection était accordée au logiciel, or la réponse à cette question n’était pas évidente,
puisque l'on pouvait hésiter entre une protection accordée via le droit des brevets, le droit d’auteur, ou
encore crée un régime propre au logiciel. C’est finalement la protection par le droit d’auteur qui a été
choisie.
1.4. Cas spécifique des logiciels libres.
- Définition du logiciel libre
Un logiciel libre est un logiciel distribué avec l’intégralité de ses programmes-sources, afin que
l’ensemble des utilisateurs qui l’emploient puisse l’enrichir et le redistribuer à leur tour.
Le logiciel libre n’est pas un logiciel sans droit : l’auteur d’un logiciel libre n’abandonne pas ses droits
d’auteur, mais concède seulement un droit d’usage aux utilisateurs. Enfin, un logiciel libre n’est pas
nécessairement gratuit.
Alors le logiciel libre est considéré comme une œuvre de l’esprit originale et donc protégeable par le droit
d’auteur, le logiciel libre est donc par essence le travail de plusieurs personnes. Le logiciel libre peut donc
être une œuvre collective.
2. Droit d’auteur dans l’internet et le commerce électronique
2.1. Droit des noms de domaine.
Le nom de domaine est l'adresse textuelle permettant d'accéder facilement à une machine sur Internet, et en
particulier à un site web. Le caractère stratégique et distinctif du nom de domaine pour une entreprise ou une
organisation est désormais reconnu, au même titre que celui de la marque, car il permet de véhiculer son
image sur Internet. C'est la raison pour laquelle les noms de domaine ont acquis une valeur marchande.
Ainsi, étant donné que l'acquisition du nom de domaine est basée sur la règle du « premier arrivé, premier
servi », il est de plus en plus courant que des litiges aient lieu entre les propriétaires de marques et des
déposants de nom de domaine. La technique consistant à déposer des noms de domaines disponibles
correspondant à des marques notoires, dans le but de faire de la spéculation est
appelée cybersquatting ou grabbing.
Il y a quelques années, certains cybersquatteurs ont réussi à toucher des sommes astronomiques grâce à cette
pratique, mais aujourd'hui il existe une jurisprudence étoffée sur le sujet.
Le choix d’un nom de domaine est devenu une décision commerciale importante. Grâce au nom de domaine
que vous enregistrez, les utilisateurs de l’Internet peuvent trouver le site de votre société sur le Web.
Les noms de domaine de sociétés peuvent être enregistrés sous l’un ou l’autre "nom de domaine de premier
niveau" que l’on désigne par le sigle "TLD". Vous pouvez choisir soit un nom de "domaine générique de
premier niveau" ("gTLD"), tel que .com, .net, .org et .info, soit un nom de domaine de premier niveau
spécialisé et restreint si vous remplissez les conditions requises (par exemple, .aero pour les entreprises de
transport et de fret aériens, ou .biz pour les entreprises commerciales). Vous avez aussi la possibilité d’opter
pour un "nom de domaine qui est un code de pays" ("ccTLD"), tel que .bn pour la Bulgarie, .cn pour la
Chine, .ch pour la Suisse.
Afin de minimiser les risques lors de l'acquisition d'un nom de domaine, il est conseillé de vérifier dans un
premier temps qu'il ne porte pas atteinte au détenteur d'une marque déposée antérieurement et de déposer le
radical (nom de domaine sans l'extension) ou le nom de domaine complet en tant que marque afin de réduire
le risque de voir son nom de domaine réservé par un cybersquatteur avec une extension différente. Qui plus
est, le dépôt de la marque permet de jouir du droit sur le nom de domaine alors même que celui-ci n'est pas
exploité !
2.2. Propriété intellectuelle sur internet.
Le droit de la propriété intellectuelle s'applique sur l'Internet, comme pour n'importe quel autre média ou
support de diffusion. L'utilisation sur un site d'un signe protégé à titre de marque, ou l'utilisation d'un nom de
domaine reproduisant une marque constituent des contrefaçons, de même que la reproduction d'une œuvre
de l'esprit sur l'Internet constitue une atteinte au droit d'auteur.

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Le respect des droits des tiers appelle à une vigilance constante de la part de leurs titulaires non seulement
vis à vis de la concurrence mais également vis à vis de preneurs de licence, distributeurs, etc. La relecture et
la rédaction de clauses nouvelles s'avèrent nécessaires pour certains contrats.
2.3. Droit du site de commerce électronique.
Le droit du commerce électronique est un droit nouveau, en raison de la technologie, relativement récente,
utilisée pour sa mise en œuvre. Le commerce électronique consiste donc à conclure un contrat, faire du
commerce, en utilisant l'internet qui est à la fois un outil technique et un média.
Les sites commerciaux de vente de biens ou de services sur internet sont soumis à une réglementation
identique à celle de la vente à distance (VPC), comprenant des obligations déclaratives (protection des
consommateurs, TVA), des mentions obligatoires, des règles précises de prospection...
2.4. Propriété intellectuelle et réseaux sociaux.
L’apparition des réseaux sociaux a permis un accès facilité et instantané à des œuvres protégées par le droit
d’auteur. Cependant, la propriété intellectuelle s’y applique au même titre que dans le monde physique.
En effet, la publication d’œuvres protégées sans l’autorisation de leur auteur est passible de contrefaçon,
ainsi que l’utilisation d’une marque.

1. Le droit d’auteur et le partage sur les réseaux sociaux


Les réseaux sociaux ont introduit un bouton « partage » permettant instantanément de faire suivre à des
utilisateurs des œuvres. Cependant, cette fonctionnalité se passe de tout accord de l’auteur original de
l’œuvre. Pourtant, l’article L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle dispose que « toute
représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants
droits est illicite ».

A noter que le site MaPreuve.com permet à l’auteur d’une œuvre, d’une part, de se ménager des preuves lui
permettant de revendiquer son droit d’auteur sur ses créations et, d’autre part, de revendiquer haut et fort sur
la toile que son œuvre est protégée par le droit d’auteur via la fonctionnalité de l’attestation publique de
preuve proposée par MaPreuve.com
2. Les exceptions au droit d’auteur
Plusieurs exceptions au droit d’auteur peuvent néanmoins prévenir de la contrefaçon.

C’est le cas de l’exception de courte citation, codifiée à l’article L.122-5 du CPI. Celui-ci dispose qu’en
plus d’être courte, la citation doit nommer l’auteur et l’œuvre d’origine, et être à titre d’information.
Cependant, le partage sur un réseau social reprend intégralement l’œuvre, ainsi on sort de la « courte
citation ».
Une autre exception vient de la représentation dans le cercle de famille et des amis proches. Cependant, on
peut difficilement dire que les utilisateurs des réseaux sociaux constituent des « amis » ou un « famille ». Il
appartiendra néanmoins au juge de le déterminer.

Enfin, si tel est véritablement le cas, l’imitation d’une œuvre dans le cadre d’une parodie, d’un pastiche ou
d’une caricature peut être applicable, dès lors que cette imitation n’est pas dénigrante.

On voit cependant que l’autorisation de l’auteur reste recommandée dans la plupart des cas dans l’utilisation
des œuvres sur internet et les réseaux sociaux.

3. Brevet
Définition. C'est un titre de propriété qui confère à son titulaire (personne physique ou morale) un monopole
d'exploitation temporaire pour une durée de 20 ans sur une invention. Ce droit est territorial (art. L.611-1 à
L.615-22 et R.611-1 à R.618-5, CPI).
3.1. Droits dans un brevet.
Le droit des brevets constitue un cadre juridique qui établit un système des brevets encourageant l'innovation
technologique et favorisant le développement économique. Dans un environnement en pleine mutation, où le
droit des brevets suscite un intérêt croissant de la part du public, l'OMPI fournit une plate-forme pour les
États membres et organisations intergouvernementales et non-gouvernementales pour coordonner les efforts
et discuter des normes internationales. De plus, elle aborde différentes questions relatives aux aspects
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internationaux du système des brevets et, en particulier, les questions actuelles et nouvelles liées au droit des
brevets.
3.2. Utilité d’un brevet.
Le brevet a comme principal avantage de constituer une source de revenus qui peuvent, selon le cas, être
beaucoup plus importante qu'une simple publication. Rien n'empêche le chercheur de publier ; toutefois,
celui-ci doit être prudent dans la divulgation de ces résultats si un dépôt d'un brevet est en cours :
l'information protégée par brevet ne doit pas être connue du public. Si celle-ci fait déjà partie du domaine
public, le brevet ne pourra malheureusement pas être délivré. La valeur générée produit ce que l'on nomme
des "actifs intangibles", c'est-à-dire une richesse qui ne se tient pas matériellement dans la main, mais qui est
quand même d'une importance capitale : beaucoup de compagnies exposent ainsi leur portefeuille de
brevets, attirant l'intérêt des actionnaires.
Le brevet remplit donc deux fonctions : il assure au public une divulgation d'inventions (au lieu d'être
camouflées, entre autres via le secret commercial) et permet de ce fait l'avancement général des
connaissances. En échange de cette divulgation, le détenteur du brevet détient un monopole financier
important, qu'il peut utiliser comme bon lui semble et lui conférant souvent une crédibilité supplémentaire à
son expertise.
3.3. La brevetabilité.
La brevetabilité désigne l'aptitude d'un produit ou d'une idée à être protégé par un titre de propriété
industrielle. La brevetabilité implique que le produit ou l'idée puisse être reproduit par son détenteur, et
donne le droit à ce dernier d'empêcher la reproduction par toute autre personne ou entreprise sans son accord
explicite.
3.4. Demande de brevet en Algérie et dans le monde.
Comment obtenir un brevet d’invention en Algérie ?
Pour obtenir un brevet en Algérie, une demande de brevets doit être déposée au niveau de l'INAPI.
Le dossier de la demande
• 04 exemplaires remplis, signés et datés du formulaire 'Requête en délivrance',
• Un abrégé descriptif : un résumé succinct de l’invention en 250 mots au maximum,
• Une description de l’invention avec au moins une revendication en langue Arabe (en double
exemplaires),
• Une traduction en langue française de la description de l’invention avec la ou les revendications (en
double exemplaires),
• Le ou les dessins(en double exemplaire), si nécessaire,
• Un document de priorité, lorsqu'une priorité selon la Convention de Paris pour la propriété
industrielle est revendiquée, et une copie certifiée conforme de la demande originale dans un délai de
03 mois après le dépôt de la demande au maximum,
• Une cession du droit de priorité, lorsque le déposant revendique une priorité qui n’est pas en son
nom,
• Un reçu de paiement des taxes au compte de l'INAPI conformément aux barèmes des taxes
parafiscales en vigueur, (le paiement par chèque peut être effectué directement à l'INAPI)
• Un pouvoir original signé et daté en cas de représentation par un mandataire,
• et le cas échéant un document justifiant la priorité,
• D'autres documents peuvent, toutefois, être demandés.

4. Marques, dessins et modèles


4.1. Définition.
Une marque est le signe servant à distinguer les noms des produits ou des services d’une entreprise de ceux
de ses concurrents. Elle aide le consommateur à choisir le produit ou le service qui répond à ses besoins.
4.2. Droit des Marques.
Comment protéger sa marque à l’International ?
Enregistrer sa marque en Algérie confère à son propriétaire une protection sur le territoire Algérien.

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Pour protéger sa marque Algérienne à l’international deux voies sont possibles :
- La voie Nationale : qui consiste à demander la protection directement auprès de/des l’office(s) du/des pays
où elle est souhaitée en constituant un mandataire.
- La voie Internationale : via le système de Madrid géré par deux traités l’arrangement et le protocole de
Madrid et administré par l’OMPI. Ce système permet de demander la protection d’une marque enregistrée, à
la fois, dans plusieurs pays membres de l’arrangement et du protocole et d’une marque même en état de
dépôt soit avant l’obtention du certificat d’enregistrement dans les pays membres du protocole.
La demande d’extension de la protection au(x) pays désigné(s) se fait au niveau de l’INAPI moyennant le
payement d’une taxe nationale de 4000 DA par chèque ou en la versant au compte de l’INAPI. Une
simulation du montant global à payer est par la suite communiquée au demandeur. Si ce dernier décide de
poursuivre la procédure, exprime cela aux services de l’INAPI qui remplissent le formulaire adéquat et le
transmettent à l’OMPI accompagné de l’enregistrement ou de la demande de base (National) comportant la
reproduction de la marque objet de la demande.
La durée de la protection est de dix ans renouvelable.
4.3. Droit des dessins et modèles.
Un Dessin / Modèle:
Si le nom d’un produit ou d’un service peut être protégé entant que marque, son apparence, son aspect
ornemental, ou esthétique peut également être protégé comme un dessin ou modèle.
• Un dessin est un assemblage des lignes et des couleurs qui donnent une apparence à un objet
INDUSTRIEL ou ARTISANAL.
• Un modèle est toute forme plastique associée ou non à des couleurs et tout objet industriel qui peut
servir de type pour la fabrication d’autres unités.
Un dessin ou modèle protégé donne à son propriétaire le droit exclusif de s’opposer à toute copie ou
imitation non autorisée du dessin ou modèle industriel par des tiers.
Conditions de la protection
Seuls les dessins ou modèles originaux et nouveaux bénéficient de la protection :
• La nouveauté : Un dessin ou modèle est nouveau si ce modèle n’a jamais été connu par le public.
• L’originalité : Un dessin ou modèle est considéré comme original s’il a été créé indépendamment par
son auteur et s’il n’est ni une copie, ni une imitation de dessins et modèles existants.
Qu’est ce qui est exclu de la protection des dessins ou modèles industriels ?
Parmi les dessins et modèles industriels qui ne peuvent, en général, pas être enregistré dans de nombreux
pays :
- Les dessins et modèles industriels qui ne satisfont pas aux conditions de nouveauté, d’originalité.
- Les dessins et modèles industriels contenant des symboles ou des emblèmes officiels protégés (tels qu’un
drapeau National).
- Les dessins et modèles industriels qui sont considérés comme contraires à l’ordre public ou aux bonnes
mœurs.
Comment protéger un dessin ou modèle industriel ?
Dans la plupart des pays, un dessin ou modèle industriel doit être enregistré pour pouvoir être protégé selon
la législation sur les dessins et modèles industriels.
Pour pouvoir faire enregistrer un dessin ou modèle dans votre propre pays, vous devez en général procéder
de la façon suivante :
- Remplir le formulaire de demande en quatre exemplaires fourni par l'INAPI auprès desquels vous pouvez
faire enregistrer vos dessins et modèles,
- Un pouvoir si le déposant est un étranger,
- (06) exemplaires de photo de dessin ou modèle,
- Vous serez aussi tenu de payer la taxe de dépôt correspondante.

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La durée de la protection accordée est de 10 ans à compter de la date de dépôt, cette durée se divise en deux
parties :
La 1ère année le dépôt reste secrète si le déposant n’en requiert pas la publication.
La 2ème année est de 09 ans. La protection sera obligatoirement publiée.
4.4. Appellation d’origine.
Une appellation d'origine est un type spécial d'indication géographique, utilisé sur des produits qui
présentent une qualité particulière due exclusivement ou essentiellement au milieu géographique dans lequel
ils sont obtenus. La notion d'indication géographique englobe les appellations d'origine.
Les produits ou services mis en place en Algérie peuvent également avoir la qualité d’appellation d’origine.
Seuls les nationaux peuvent en faire la demande, et cette dernière a, tout comme la marque, une durée de 10
ans renouvelable.
Servant à désigner l’origine géographique d’un produit, l’appellation d’origine requiert une demande
formulée par une institution, personne physique ou personne morale qui exerce le rôle de producteur dans
une aire géographique définie.
4.5. Le secret.
Une période de secret allant jusqu’à 30 mois pourra être obtenue, en demandant un ajournement de la
publication. Ceci permet de protéger son dessin ou modèle sans divulguer les développements commerciaux
en cours ou à venir.
4.6. La contrefaçon.
L’action en contrefaçon de dessins et modèles
Le fait pour une personne d’exploiter vos dessins et modèles sans votre autorisation permet d’engager une
action en contrefaçon. Pour agir en contrefaçon il est nécessaire de remplir certaines conditions.
L’enregistrement de vos dessins ou modèles vous confère des droits que vous pouvez soit exercer par la voie
de la conclusion de contrats soit par la voie d’une action judiciaire en contrefaçon lorsqu’une personne
exploite sans autorisation vos dessins et modèles.
Par ailleurs la loi du 29 octobre 2007 « de lutte contre la contrefaçon », qui transpose la directive 2004/48 du
29 avril 2004(http://eur-lex.europa.eu) a remanié les règles applicables pour lutter plus efficacement contre
la contrefaçon.
Pour mener à bien une action en contrefaçon il convient des règles procédurales ainsi que des règles de fond
relatives aux actes susceptibles d’être sanctionnés.
Il existe des sanctions civiles et pénales.
5. Droit des Indications géographiques
5.1. Définitions.
Une indication géographique est un signe utilisé sur des produits qui ont une origine géographique précise et
qui possèdent des qualités ou une notoriété dues à ce lieu d'origine. La plupart du temps, une indication
géographique consiste dans le nom du lieu d'origine des produits. Les produits agricoles ont généralement
des qualités qui découlent de leur lieu de production et sont influencés par des facteurs locaux déterminés,
tels que le climat et le sol. Pour qu'un signe fonctionne comme une indication géographique, il faut que la
législation nationale contienne des dispositions en ce sens et que les consommateurs le considèrent comme
tel. Les indications géographiques peuvent être utilisées pour une grande variété de produits agricoles; par
exemple, le terme "Toscane" est utilisé pour l'huile d'olive produite dans une aire déterminée d'Italie (cette
appellation est protégée en Italie par la loi n° 169 du 5 février 1992) et celui de "Roquefort" pour du fromage
produit en France (cette appellation est protégée dans l'Union européenne en vertu du règlement (CE) n°
2081/92 et aux États-Unis d'Amérique en vertu de l'enregistrement de marque de certification no 571.798).
5.2. Protection des Indications Géographique en Algérie.

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Pourquoi les indications géographiques doivent-elles être protégées?
Pour les consommateurs, les indications géographiques servent à déterminer l'origine et la qualité des
produits. Bon nombre d'entre elles ont acquis une renommée importante qui, faute d'être protégée de la
façon appropriée, peut faire l'objet de fausses déclarations de la part d'opérateurs commerciaux malhonnêtes.
L'utilisation abusive des indications géographiques par des tiers non autorisés est préjudiciable aux
consommateurs et aux producteurs légitimes. Les premiers sont trompés car conduits à croire qu'ils achètent
un produit authentique présentant des qualités et des caractères précis alors qu'il s'agit d'une imitation sans
valeur. Les producteurs légitimes subissent, quant à eux, un préjudice parce qu'ils perdent ainsi le bénéfice
d'opérations commerciales lucratives et qu'il est porté atteinte à la renommée de leurs produits.
Comment une indication géographique est-elle protégée?
Les indications géographiques sont protégées en vertu des dispositions des législations nationales et d'une
large gamme de principes : par exemple, les lois relatives à la concurrence déloyale, les lois relatives à la
protection des consommateurs, les lois relatives à la protection des marques de certification ou les lois
protégeant spécialement les indications géographiques ou les appellations d'origine. Fondamentalement
parlant, les personnes qui ne sont pas autorisées à le faire ne peuvent pas utiliser des indications
géographiques si cette utilisation risque d'induire le public en erreur quant à la véritable origine du produit.
Les sanctions encourues vont de l'ordonnance judiciaire interdisant l'utilisation non autorisée à la
condamnation à des dommages-intérêts et à une amende voire, dans les cas graves, à une peine
d'emprisonnement.
5.3. Traités internationaux sur les indications géographiques.
Comment les indications géographiques sont-elles protégées au niveau international?
Un certain nombre de traités administrés par l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI)
visent à protéger les indications géographiques; il s'agit en particulier de la Convention de Paris pour la
protection de la propriété industrielle, de 1883, et de l'Arrangement de Lisbonne concernant la protection des
appellations d'origine et leur enregistrement international. En outre, les articles 22 à 24 de l'Accord sur les
aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) traitent de la protection
internationale des indications géographiques dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
III- Protection et valorisation de la propriété intellectuelle
La PI permet de protéger les résultats de la recherche. Vous trouverez ci-dessous des informations générales.
Un résultat de recherche peut être protégé par un droit de PI.
Selon le type de résultat, vous avez le choix entre :
• Le droit d’auteur, qui s’applique aux publications, œuvres graphiques et artistiques ainsi qu’aux logiciels
• Un brevet : protection d’une invention
• Un dessin ou modèle : protection d’un produit ou apparence de produit
• Une obtention végétale : protection d’une variété de plante nouvelle
• Une topographie de semi-conducteur : protection des semi-conducteurs (cartes à puces)
• Un droit spécifique sur les bases de données
Enfin, si vous souhaitez créer votre entreprise, il peut être intéressant de déposer une marque.
1. Comment protéger la propriété intellectuelle.
1.1.Demandes nationales
Vous avez la possibilité de demander une protection séparément dans différents pays en déposant la
demande directement auprès des offices nationaux de propriété industrielle ou de propriété intellectuelle.
Chaque demande devra éventuellement être traduite dans une langue prescrite, en général la langue
nationale. Vous devrez payer les taxes de dépôt nationales et, en particulier pour les brevets, vous pourrez
être appelé à mandater un agent ou un conseil en propriété intellectuelle qui vous aidera à vous assurer que
la demande satisfait aux exigences nationales. Si vous êtes encore dans la phase d'évaluation de la viabilité
commerciale d'une invention ou si vous cherchez encore des marchés d'exportation potentiels ou des
partenaires pour la concession de licences, la procédure de demande nationale peut sembler particulièrement
coûteuse et compliquée, en particulier lorsque la protection est demandée dans un grand nombre de pays.
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Dans ce cas, les possibilités offertes par les systèmes de protection internationale administrés par
l'OMPI pour les inventions, les marques et les dessins et modèles industriels constituent une autre solution
plus simple et généralement moins coûteuse.
1.2.Demandes régionales
Certains pays ont mis sur pied des accords régionaux visant à protéger la propriété intellectuelle dans une
région entière grâce au dépôt d'une demande unique. Les offices régionaux de propriété intellectuelle sont
notamment :
• Office européen des brevets (pour les brevets européens) : http://www.european-patent-office.org
• Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (pour les marques et les dessins au sein de la
Communauté européenne) : http://oami.eu.int
• Organisation régionale africaine de la propriété industrielle (ARIPO, l'office régional de propriété
intellectuelle des pays africains anglophones pour les brevets, les marques et les dessins et modèles
industriels) : http://www.aripo.org/
• Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI, l'office régional de propriété intellectuelle
des pays africains francophones pour les brevets, les marques, les dessins et modèles industriels et, dans
l'avenir, les indications géographiques et les schémas de configuration des circuits intégrés)
: http://oapi.wipo.net
• Office eurasien des brevets (pour la protection par brevet dans la Communauté des États indépendants)
: http://www.eapo.org
• Bureau Benelux des marques & Bureau Benelux des dessins ou modèles (pour la protection des
marques et des dessins et modèles en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg) : http://www.bmb-
bbm.org & http://www.bbtm-bbdm.org
• Office des brevets du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (pour les brevets)
: http://www.gccpo.org/
2. Violation des droits et outil juridique.
Au-delà des conventions, traités et lois existants, nombreux et indispensables, il faut aussi et surtout une
application appropriée du droit de la propriété intellectuelle au niveau mondial. Le coût des poursuites et les
difficultés d’exécution des jugements en cas d’infraction commise dans un pays donné par un contrevenant
résidant dans un autre pays sont des vrais sujets de préoccupation. Les procédures judiciaires sont souvent
lentes et coûteuses pour les titulaires de droits, et les poursuites sont relativement inappropriées ou
surdimensionnées pour les ayants droit comme pour les utilisateurs finaux.
Les outils juridiques variaient d’un pays à autre suivant les règlementations applicable pour chacun d’entre
eux.
3. Valorisation de la propriété intellectuelle.
La valorisation de la propriété intellectuelle consiste à rendre disponibles les connaissances, les
compétences et les résultats de la recherche au profit de la communauté.
Celle-ci peut déboucher sur plusieurs formes, allant de l’intégration de nouvelles méthodes ou de
nouvelles approches dans les sciences humaines, sociales et économiques jusqu’à la commercialisation de
nouveaux produits, procédés ou services.
La valorisation permet également à l’Université et à ses chercheurs de bénéficier d’un rayonnement à
l’échelle nationale et internationale et peut constituer une source de revenus additionnels pour les
chercheurs et les unités ou départements impliqués.
Les outils nécessaires à la valorisation sont d’ordre juridique et font appel aux dispositions liées à la
propriété intellectuelle. Il peut s’agir :
❖ Du secret indispensable pour éviter toute divulgation et permettant de conserver la liberté de choix du
mode de valorisation des travaux,
❖ Des titres de propriété industrielle protégeant notamment, grâce au brevet, les innovations
technologiques,
❖ Des accords, de consortium, de recherche, etc., encadrant les partenariats et gérant la titularité des droits
sur les développements réalisés,
❖ Des cahiers de laboratoire, permettant de définir les connaissances et avancées de chacun.
❖ Des dispositions concernant le droit des logiciels ou des bases de données.

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De multiples dispositions existent pour permettre la valorisation et encourager le transfert, sécurisé,
équitable, des connaissances de la recherche vers les entreprises, participant ainsi au développement
économique et à l’accroissement de la compétitivité des entreprises.

4. Protection de la propriété intellectuelle en Algérie.


- Action douanière : la douane est désignée autorité compétente en matière de lutte contre la contrefaçon.
Le cadre réglementaire décrit 2 procédures :
• La procédure d’intervention à l’initiative des douanes ; la douane peut retenir la marchandise durant
3 jours s’il lui apparait manifestement qu’il s’agit de contrefaçon. Elle informe le titulaire du droit,
charge à lui de déposer une demande d’intervention.
• La procédure d’intervention des douanes à la demande du titulaire du droit ; la demande doit être
fondée sur un dossier justificatif (titre, description de la marchandise, localisation…). A partir du
moment où la retenue douanière est notifiée officiellement au demandeur, ce dernier dispose de 10
jours pour saisir les tribunaux.
Il est vivement recommandé de déposer en amont des demandes d’intervention auprès des services de
douane.
- Le dispositif judiciaire : Le titulaire d’un droit de propriété intellectuelle peut intenter une action en
contrefaçon devant les juridictions civiles (réparation du préjudice subi) et pénales (sanction des agissements
illicites).
Les ordonnances n° 03-05, 03-06, 03-07 et 66-86 prévoient des sanctions :
➢ pour les brevets d’invention : 6 mois à 2 ans de prison et/ou une amende de 2 500 000 à 10 000 000
Da (≈28 900 à 111 400 €)
➢ pour les marques : 3 mois à 1 an d’emprisonnement et/ou une amende de 500 000 à 2 000 000 Da
(≈5600 à 22300 €)
➢ pour les D&M : amende de 500 à 15 000 Da (≈6 à 170 €)
➢ pour le droit d’auteur : 6 mois à 3 ans de prison et/ou une amende de 500 000 à 1 000 000 Da (≈5600
à 111 40 €).
➢ pour les appellations d’origine : 1 mois à 3 ans d’emprisonnement et/ou 1 000 à 20 000 Da.
Il est néanmoins très important de souligner la lenteur de la procédure judiciaire (environ 2 ans pour une
décision en première instance).
- Le dispositif de lutte contre la contrefaçon : l’Algérie a amélioré son dispositif de lutte contre la
contrefaçon.
✓ l’administration douanière a mis en place une sous-direction centrale chargée de la lutte contre la
contrefaçon. Un accord de partenariat a été signé entre les douanes françaises et algériennes visant à
l’amélioration de la coopération opérationnelle entre les services douaniers dans le domaine de la
lutte contre la fraude et la contrefaçon.
✓ l’Algérie a créé une agence nationale pour l’enregistrement et le contrôle de médicaments ; cette
action a permis de limiter les contrefaçons dans ce secteur sensible.
✓ la direction générale de la sûreté nationale prévoit la généralisation, dans tous les postes de police du
pays, d’équipes spécialisées dans la lutte contre la contrefaçon.
✓ un cyber police a été mise en place pour traquer la criminalité virtuelle qui agit à partir d’Internet, et
notamment le piratage informatique.

Master 1: Structure, Géotechnique et Hydraulique Mme AIDOUD-A 17