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A l'antique terre du Latium

HENRYK SIENKIEWICZ
HENRI CAIN et JEAN NOUGUÊS

QUO VADIS ?

Rome 1907 S
# Capri 1908
DEUXIEME EDITION

Quo Vadis ? Opéra en 5 Actes et 6 Tableaux

d'après le Roman de

Henryk Sienkieivicz
{Traduit par B. K02AKIEWICZ et J. L. DE JANASZ)

Poème de HENRI CAIN


MUSIQUE
DE

JEAN NOUGUÈS
PARTITION PIANO ET CHANT
PRIX NET : 2 FRANCS

Société Musicale G. ASTRUC £ C" ENOCH & C"


32. Rue Louis-le^Grand (Pavillon de Hanovre) 27. "RouleVard des Italiens. 27

PARIS PARIS

COPYRIGHT 1908. BY G. ASTRUC O Cie

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I PK'ix .-_.... '^--:r'

MCT- Ù.O FR.


HUO Opéra en 5 Actes
VAX>IS et 6 Tableaux
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Représenté poar la première fois sar ta scène de l'Opéra Municipal de Nice, le 1 Février 1909
(Direction : M. Henri VILLEFRANCK)
Représenté à Paris sur la scène du Théâtre Lt/rique Municipal (Gaîté). en Novembre 1909
(Direction : MM. ISOLA Frères)

Personnages Distribution
LYGIE
EUNICE, esclave de Pétrone .

POPPEE, femme de Néron . .

IRAS, esclave de Pétrone


MYRIAM
NAZAIRE, fils de Myriam . . .

LILI IH, suivante éthiopienue de Poppée.


PSYLLIA, femme de Sporus. .

VINICIUS
PÉTRONE
CHILON CHILONIDÈS
PIERRE (l'Apôtre)
NÉRON
SPORUS, cabaretier
DEMAS, carrier
UN JEUNE CHRÉTIEN .. ..

LYDON, gladiateur
TIG ELLIN, augustan
VITELLIUS, augustan
VATINIUS, augustan
LE JEUNE NE'r{V^\, augustan ..

UN CEMTURIOM
UN MATELOT
URSUS, serviteur de Lygie . .

CRO TON, gladiateur


THÉOCLÈS, médecin
PYTHAGORE, favori de Néton . .

Augustans — Esclaves — Jou


Relluaires - - Gladiateurs et V
TABLE
JtCTB 7

Le Baiser d 'Eunice
Pag«
EuNrcK, Iris Aimes c/cmain, cceiiTS timoutenx 2

F.IINICK Des fietiis de ^e Jardin 12

ViNFcnis G était un clair malin iTavril 25.

EcNicK, ViNicius, Pktronk . R'gaide en lc jardin celte blonde .IchJenne . 28


Chilon Philosophe incom[>ris^ lu le rois 87
Pktronr, Chilon, Vrviciiis. Assez, illustre sage 40
(
[. Errer à travel s les mers 5(»
PéTKONK Myrrhène 52
\ II. Ce jour-là, je briserai ina coupe de

Le Baiser d'Eunice .

ACTE 77

Les Terrasses du Paladin

PrKLIU)E 55
FOPPÉE, LlLlTH Danses du Bacchanale lih bien <i ! parle » .
58
POPPÉE Malgré tous, par mes charmes 64
PÉTRONE .
Vois, Phcebé elle-même parée d'une auréole . 70
LyGIE, ViNKlUS Peste dans l'ombre bleue 75
VlNICIUS Ah .' laisse-moi m' approcher de tes lèvres . 77
Lygie Il est un Dieu qui gouverne le monde . 80
Bacchanale (Entrée de Néron) 87
Néron (et les Chœurb) Monte, monte, jlamme ardente 93
PÉTRONE Donne-moi tes soldats et les aigles romaines. 104
Bacchanale et Orgie (Chœurs et Danses). 106

ACTE m
Quo Vadis ?

Chilon Je 'suis mort de fatigue. 114


Sporus, Chii.on Quoi de nouveau, Chilon ? 116
Sporus (et Chœurs) Voici Croton, le gladiateur 121
Dkmas, Chii.on Frère, j'ai vu le signe . 126
Mykiam, Nazaire, Demas, le Jeune
Chrétien Encore un soir où nous venons bénir. 134
Lygie Il nous apparaît comme autrefois Jésus Và'^

Pierre (Récit) Quo Vadis f f c'était à l'aube dernière J m


Lygik. Pierre Père, je te dirai ce qui fait ma sortfronce 15U
Pierre . . . Souviens-toi de la Magdaléenue 162
VlNICIUS, Croton, Chilon Seigneur, voici la maison i:i:>

Chilon Que l'enfer l engloutisse l«ÎO


TABLE (Suite)

ACTE ir

j" tableau Les Martyrs


P«gc»

Myriam, r.R Jeune Chkrtien, (les Chn-urs) Dieu nous abiiiidontie 164
Pierre Pourquoi vous plaignez-vous f 168
PlEKRF. VlN!ClUS Mon fi/s, celle que tu cherches est ici 172
I. // ne faut pas pleurer sur moi 176
Lygif, Vinicius
II. Celui qui me donna le bonheur de t'aimer 178
Cantique des Martyrs Sois glorifié, Seigneur 189
Intermède symphoniquë 197

tableau Le Cirque

Chœur des Enhanis et des Vestales


(Entrée de Néron) Trois fois César, trois fois Auguste 203
Néron •. .... Peuple romain, j'ai tenu à t' offrir 212
Pétrone Le monstre est atrété 216
Chœur du Peuple Gloire au vainqueur! 218
Vinicius Peuple romain, vois mes blessures 220
Néron J^ai fait grâce aux coupables 222
I. Tout ce sang, tous ces co'pi 224
Chilon
II. Peuple, on fa trompe 228
Chœur de Kévolth Assez de sang répandu 23(1

JKCTT. V
"La Mort de "Pétrone

Introduction 236
Pétrone Auprès de toi, Je sais être attendu 238
Pétrone, Vinicius, Lvgie Au bas de ces jardins sont mes chevaux de Thracc '
243
Chœur de Catulle (Vicill.nrds, Adolescent-,
Jeunes Filles) Voici Vesper 249
Eunice, Pétkonk. y/r/« seul mot, je liais sécher tes larmes 253
Pétrone Effeuillons les roses dans cette coupe 258
Eunice Cueille sur mes lèvres mon sourire 26;î

Eunice, Pétrone Approchons nos cœurs, unissons nos lèires 265


Pétrone ,
Luths, tintez plus doucement 267

^^!^?i^î^''!^1^?^ri^'°J^Ï1^^
QUO YADIS?
(d'aprhs te roman de HENRYK SIEyKIEff'ICZ)

Paroles de Musique de

HENRI CAIN JEAN NOUGUÈS


ACTE I

Le baiser d' Eunice

Dans le jardin de la cour inférievre de la "Maison de Pétrone" au pied du Janicule, a Rome.


Une colonnade blanche, en pans coupés, se rejoint vers le fond à gauche en angle droit. Sur les murs, derrière
les colonnes doriques, des fresques légères. Les architraves sont en partie ornées de myrthes et de lauriers. Entre
les stèles, des trépieds de bronze bleu surmontent la balustrade. Des massifs de fleurs, des rosiers grimpants é.
gaient partout ce décor.
A gauche, au fond, une porte s'ouvi u>it sur le portique, mène au parvis des esclaves. A droite, au fond, une
autre porte plus large, ornée de masques de l Hermès, par laquelle 07i aperçoit latritt^n.
Au milieu, dans un massif de deux ou trois beaux arbres (sous un vélum) la statue de Pétrone.
Au premier plan, à droite, un bassin de marbre contient de l'eau., à Vextrémité de ce bassin entouré d iris
et de lys le petit autel de Vénus Génitrix; à ses côtés, les cratères sacrés.
Ce sont les '"Veilles" de la Déesse.

Andantino * = 80 •

p assez doux ef nonchalatit


l'IASO
iT~7~^iUi J i Uï~~à J^i i à

Copyright by G. ASTRUC & de, 1U()H.


Tous droits d'cdilioû, d'c'iti'ciilicn priMiquo.
Société Musicale, G. ASTRUC & C»?, d'" prproduclion et d'arrangements rési'rT^s
Paris, 3", B<1 des Italiens. p. 2«1. a. |ii trr («MIS |»n.v- V ronî|fris la Sc;inHin;tviu.
fi /DEAF
Au lever tin rideau, Eunice et Irat parent de guirlnndex Us colonneu de /'niriutn et /'tiute/
de Vénus.

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Ai de . main. cœurs a . mou.

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cœurs in.dif-fe . rents, aimez de . main

-reux, cœurs in-dif-fe' . rents, aimez de . main..

^*' Hymne "Pervigi/iiini Veneris'


Ç.281. a.
Ceignez vos fronts.

Ceignez vos fronts

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I^m^ sonore/

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Le doux prin .temps fait re . naî _ tre l'a . mour^

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Le doux prin .temps fait
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C'est à pa.reil jour ue du sein des on . des, The' . tis fit jaiUir Ve'.

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en ce jour de fê . te, a de' _ po _ se les ar . mes, Ve' . nus le lui

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R. 2K1. a.
(Chiton, en boitaillant, légèrement contrefait, vêtu
È)il^ Tempo misérablement est entré dans fatrtiim et les écoule, railleur)
rit

ff.^Hl.a.
IRAS fse retournant, et apercevant le Crée)

poco più rail. Allegretto


EUNICE
â CHILON (ohséquieu.v)
1

f
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hi. Ion!.
r4 ^=^=^
que

^ #^^ Allegre tto


Moi-mè . me! .

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poco più rail J=120|

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viens-tu faire 1 . cir

c. ^ hTcF^V i
F jr |f»n-'iMiMii
;-i r» L i: Quand on par.le d'à . mour, j'accoiys sans plus tar .

a Tempo
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(moqueuse) ,

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f Chi » Ion. n'esDè . re nas nous tromper. Tu

c. '>^^ ii •'
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viens nous conter quelque his - toi
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Ou noub ven . dre quelque a. mu . let _ te?

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ne nous trompe pas,- dis -
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la ve'.ri .
r-
te'._
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Chi . Ion, ne nous trompe pas,_ dis - nous la ve _ ri .

en pressant un peu
(Il fouille dans non manteau rapiécé et troué)

poco rail.

là unbrace .let qui fait que cel _ le qui le por . te,voitIesan . ne' es sen-
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i p ; _ f- ; _ I
i»(>co rail.

poco rail.
IRAS (curifiusr)

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tre blés
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poco rail.

a Tempo
CHILONr/'(/ montrant le hracflet)

Ce sont deux pierres de lu . ne trou - vé.es au bord de l' In . dus !

a Tempo

g.'isi.a.
10

IRAS (mer une moui'j

l i «|!"fftl[T
Ft¥^
Comme il est sim . pie.
Ril.

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(avec

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nittuvitt^)

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Eiiiiiif </' ' -1 à /'t'rnr//

Il est puis _ sant!. Et toi,


Rit.

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EUNICE
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Non! à quoi sert-il de vi _ vre
I^ Tempo
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ne veux-itu pas le voir?

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Poeo meno

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(Eiinicf /(• regarde arec un soiirirf)

EUNICE Criremrul) f- âk
fefc 1 -^ îi
I
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i=-1FrB
Ve . nus !

I" Tempo

Pg \ Tg î\f\
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T- r ^ r'^r
i
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.quoi n'invoques-tu pas l'A.phro . di . te?
10 Tempo

is
Un peu plus

m^
ralenti

^
.j,ji^^-

Je lui ai tout don


^
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(i.)f^

- ne !
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, , p

Un pt'u plus ralenti


= 69 ^—

bague aux deux ser.pent et mon coUier de pier . r es gra - ve' . es^

g.Ssi.a.
12

V/OIJUS

g. asi. a.
i3

Cédez

g. 281. a.
14

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poco

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Ma
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bague
animato

F
et
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mon
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col.lier, tou -
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te ma ri . ches
= 72 poco più animato

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rit.

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m ^ je les lui ai don . ne's

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comme un ga

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Mais Ve'.nus
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ni fleurs,
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ni bi . joux
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pu
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fie _ chir
s^ sa ri .

grande est l'es.pé _ ran ce lui par.ler de 1 ai - me,

g.iJ81.a.
17

rit.
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rit.
de.maii - der

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son cœur.

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Et
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Theu-reux mor
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Chilon, ce.ci est mon secret, et je mour.rai plutùi quedele

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gjp^
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ce?
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Si*
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g. 281. a.
i8

(iouriant nu souvenir)

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li^ I ^ ,f
p .F
C'est l'homme ai. me' des

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Dieux, qui l'ont

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pa . rë de ver -tus

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AL'r'^ Vi W'
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et ge'.né .
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est fin, ses pa.

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* espress.

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rail. rit.

i ^^^ les sont ad. mi . ra


r
blés, c'est l'homme ai
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.me des

C^dLLJmr.4uIf^ ^ ^ rail.

^^ >-•

^
1° Tempo

A ce portrait, chère Euni . ce, qui ne re-con.naf.

ipo J . =

g. 281. a.
'9

rHà 1
20

W?
OHILON('/jffssM»?

^ 1 > ^
mpii/finfii /

Au - rais
i/i'r

-
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rière In ditiperie)

je de.vi . né?
•? i •?
(Eunice et Iras </> nmeltent

kt
1m mm é
w^ w j : i àj

'm -f
-i i .OT-:^
ï
apnifi- de fleurs, faidel de Venus)
9
le chant

^
nen

Pétii ne et linicius pninissetit


excessif

dons tes jardin*.

^ EUNICE

IRAS
^^m
Le doux prin -temps fait re . nai .
^
tre l'a . mour,

ffi ^j'i^ ^if


Le doux prin. te^mps
r-M';
fait re . nai -
T
tre
4^
l'a- mour, _

p. '2X1. a.
21

Tempo l'J

E.
^m ^^ . tis fit jail.lir Vé _ nus,
r'
fil
i r EE
le
^
du sang des
-7=^ ^^
Dieux.

4'>'i' ^ J' i' J' ju j. J- LJ_"^T^-l-


tis fit jail.lir Vé - nus, fil le du sang des Dieux.

^ fit
PETRONE
*?*?•?

Tempo I^ C'est
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W a W
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:±ir r
un
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heu_reux
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pré
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sa ge,
^ ^^
que
m

t'ap.por.tent ces
*

chants en
^
l'hoii-

21 ' .
1—; —I
, ^ .

1 M ^-'
^' M I y ^
"

ce sont les Veil . les de la dé . es . se.

g.USl.a.
22
(Eunice el Iran prennent leurs corfieilles vides et s'éloignent toujours en chantant)

EUNICE

(elles sortent) (au loin)

=F
E. > 1/ ^=r i 7 ^yr p I T p •
L

P
Aimez de . main, cœurs a - mou.

l ij' i
> -^ ^ i ^ 7 7 ^p
J'ffr

Aimez de _ main,
i
*

cœurs
r-
i
a .
F
mou.
ff—•-
"m r r piï'^H-^ '^'
^^ y \} \ r' =f=^
quel . le mor_ tel . le peut res . ter in . sen . sible à ton a. mour!

g. '.'st a.
23
(très éloigné) perdendosi

\K\y M
{ym •
# -t^ —^
E.
i
ïSr^i: f •

*'
'\

*
-*-' 7»-

cœurs in.dif.fé . rents. ai . mez. de_ main.

iTy^^
!>ii? (!>) » b» :3==»
77. U- ,J - li
I*

^f=t^
^ m
de. main.

Nes-tu pas à ses yeux, le Hé . ros ju _ vé . ni le,

(Geste de doute VINICIUS


de Vinicius)

g. 281. a
^4

g.ixi. a.
25

seule et bai . gnait son corps de dé . es . se sous le cou .

vert om.breux des buis et des lau . riers ,

H en retenant nn peu pour revenir au Mouv^ rit.

l'au-benais-san . te, do. raient ce corps pur et charmant, dans la vas . - que de

g.i!«I. a.
^
26
Animando

mar _ bre. Je pen.sais en trem.blant, que les ray _ ons du so_leii le

Aniniando

.puis ce jour, son i . ma.ge m'ob.sè .'de, et je re.vois sa beau . té,

Più aiiiiuato • = 80

enthousiasme)
alluT^f (oi'ec rit. (il m.

r ^ i u^ E
. se . e de so . leil par ce ma.tin d'A.vril!.

Mh,
«T T;
MA
allarg.

rin' ^
^^ TM. #
l
a Tempo

i
i^S-

i ^fe^

,1 f
'

l^fc~^ ^^M i
Ç2Cî
^^^
R.'Jsi a.
^
^^—
i
^7
PETRONE r«» /;,•« railleur)

Sans leuteur • = 76 Comment la nommes-tu? Amphi . trite ou Cy.pris? Ou Vé

On l'ap . pel le Ly . gi . e! mais je ne sais rien d'el . le,

g. 2SI. d.
28
(Eunice vit entrée et cueille (/f'< /(/s ptjur les ifiiirltiufles)

Alors, lie sais-tu pas que l'a . iiiour se gué.rit par l'a ,

^ ^ ^ î
Cédez

ê ^
Ji#-

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i^if:

. mour, et qu'il n'est point u.ne pei _ ne qui du

^^P^
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^ tant de jeu
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et
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de beau.

g. asi. a.
(ËuHict^ se redresse nfer inquietude et 29
tremblante, laisae tomber aes fleur»)

(violent c/este de n'/'un


de Vin ici un)

p.^fff r^r F Hii r


'

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J'ai re.fu _ se trois merveil.leux é.phè . bes, que m'offrit d'el _ le

string. il Tempo

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ri'fû Hu w^ *

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Fon _ té.ius Ca.pi . ton^ Pi-ends-la,
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c'est le plus beau joyau
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VINICIUS (violemment) (Eunice suit avec 'in.riêté la seenr)

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rai ton bonheur,

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Eu -ni sui.vra dans meu

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J. J-
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EUNICE (tombant ait.r pieds string.


de Pétrone) f

g. 281. a.
22
All" moderato

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haletante)

Je
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poi-te.rai dubois pour
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sa_cri.fi _ ces,
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et je su.bi.rai les plus

Ail» moder.Uo J = 132


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Qu'il ap.por.te les cor .
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moi!
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mais garde
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moi!
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(Pétioiif contemple Hiinire mec surprise. Elle baisse la tête, rougissante)

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PS 1^ ^v
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t> ''expressif

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m PETRONE (cioucement±_
(confuse)

Oui!

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Tu as donc un a . mant i . ci?

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(oirc emotion)

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g. 2»l.a.
34
PETRONE Cédez
(Euincf lui haisc />' hns <li- >.,, Iikjk)

9^=^ t^-^\-^ ^^
A. lors je te par . don . .ne. Va!

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g.îisi.a.
35

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. te. . -e! VINICIUS (impnlienl^

Quel.que soit cet hom .me, je veux le

g 'JM.a.
36
(malicieuse)

EUNICE f.se dirigeant revu la draperie qu'elle saiilire)

(Chilon s'avance en boitant, et fait nn snlitt pvuf'und.- Sitvpvise des Aiigustans PETRONE (vtant)

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37

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(muntmnt sun manteau peiw' en vcumoiie)

(plus mifsl('ritu-i)


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n.tovens les plus


chez les ci.toyens plui ri
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la nuit,

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i^Â. Poco rit.

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38
rit. atl lib.

Plus ralenti
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Giocoso • = 100

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les bar.biers, re. cueille toutes les confi'. den _ ces? Qui donc pour les let.tres

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à por.ter,me'ri.te mieux la confi . an . ce, Qui tend l'o . reilleauxpropos des es.

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g.SSI.a.
39

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cla - ves. ui sait ce qui se dit dans les A. re.na . ria, dans les ThermeS; au

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Cir. que, jusque dans les
en cédant

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(hoi.ixnnt

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des vers

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f ^^ B "^':

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gHf—1>^

lit des statues sont ren_ver.se' . es, qui donc rechtrcheenco. re les cou . pa . blés?

g. 281. a.
. —

40

Qui sait ce qui se dit, qui sait ce qui se fait, qui sait ce qui se

Chi

^
pas - se, si ce n'est moi! = . lo _ ni

a Tempo J = 126

±
iV iV 11
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(coniiqiument servile)
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Chi . lo . ni _

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en pressant

PETRONE (ri :"0./- Ae—lfr>

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41

") - ^ r fi ^^ :t -?=^f r'T ir'TT


Nous connais . sons mainte.nant tes me .ri _ tes, mais toi,

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rit.
temps ne sont pas loin, tains! (brii^xant la vui.i; comme pris d'une peur soudaine)

m -p^
De plus
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la vier .
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ge n'est pas
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seu . le, à
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Plus ralenti

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Qu'on dit è . tre son

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* Jir l.itlitwiiirn. g. !i.si.a.


4^
VINICIUS

Dr _ sus, je le connais (grommelant)

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VINICIUS

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^W au. près de puisan l'eau


puisant
Oui, il e'_ tait là la ci .
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Pmarc. il basso

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Cédez a Tempo

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- le qu'en rê . ve,
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mes de' . sirs,


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rit.

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g.iiM.a.
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a - vec la ti _ ge d'un ro . seau

g.'JNi.a.
V.
^ PETRONE
^ ^ p ;iï
Un
n poisson!
poi

Dis-moi, qu'avait elje tracé sur le sa . ble?


Poc-o pîù J = 96

Un poisson, c'est un si . gne! Je ne sais pas, mais je sau.


^ _ 112 alli'gretto

g. asi.a.
PETRONE

VIN icius P^" ""^^h

É^ t i r
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Et quelles ar .
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(souriant, nbséquirn.r)

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più rail. a Tempo

(lui lançant une Iwuvxi' )

Chi Ion!
f vc précipitant sur la bourse q uil e nfouit sous sesrftementx )

C.

Di-gne,. di-gne seigneur!


• = 100
a Tempo gloeoso

g. '.'81. a.
Moi, je ne suis qu'un pau.vre phi . lo . sophe. l'ori c'est

largement,
PETRONE (riant) 3

g.SXl.a.
48
a Tempo (,', IV/nV,,M)

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-y-r.T I

Marcus,
i^^ plus de tris
ÊEEEE^
. tes . .
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plus qu'à l'a.mour en. fin vain . queur; aie foi, crois-moi, en ta tri.om
allarg.

y-k 1 P r

De. main,
h M
au Pa.la
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_ tin, Né . ron donne
^ g^^ un grand fes .

g. 281. a.
Juel se . rait ton bon - heur s'il y convi . ait Ly ,

>>- , .
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. tJ ^f\tS f fUJ fî I fi Q P iï

VINIOIUS

g. '.'«». a.
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(ruiiU)
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Très largement
A
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g. '-'SI. a.
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luth a la main, déclamant de beaux vers, Ne' . . ron danseur, chanteur et po


Animando ^_ ^_^
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I'heu - . re vi . _ let . . . te, par _ mi les chants, par. mi les fleurs,

cédez —-^ Animando

n la seu . le beau -té. Je mourrai sans re


Tenipojo
allarg.

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1

sonore i
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J' I

Prenant Vinicius par l'épaule, il s'éloigne avec lui dans les jardins. Eunice gui («f restée à l'ërarl pour tresser

. greti •^= 112


un peu plus ralenti

chant /rès m drhors ef expressif

^xm
/fi

g.'2H\.a..
54 cédez Tempo 1°
ses qiiirlnndes, les ^tiit /ongiiemfnt de.\ yeux. Quand ils oui disparu, elle va prendre le siège d'amhre et d'irm're

sur lequel Pétrone était assis et le porte devant la statue du maître. Debout sur le siège, elle noue ses hras

autour de la statue, et unit, dans un long baiser, ses lèvres au.v lèvrei de marbre de Pétrone

g.'JSJ a. Fin du I''' Actt


ACTE II 55

Les terrasses du Palatin


La fiuit radieuse. Au bas des terrasses panoraina de la Rome des Ce'sars.
est ,

A droite, un immense portique auçuel on accède par un large escalier orné de trépieds d'argent
et des aigles impériales. L'escalier s'avance presque jusqu'au milieu de la scène. Entre les colonnes
du portique, des rideaux de poutpre, brodés d'une grecque d'or, se détachent, violemment illuminés par
les torches et les lampadaires qui brûlent pour la fête à l'intérieur du palais.
J.e terre -plein majestueux de la terrasse supérieure occupe tout le reste de la scène, bordé de ci/près,

de pins et de figuiers. Au fond, un perron en h€m,icycle .

Dans la salle du festin, on e^itend le son des flûtes, des sistres, des crotales et des harpes mêlé a la
rumeur de l'orgie. A l ombre de la statue colossale de l'Apollon, Poppée épie ce qui se passe dans le palais.
A gauche jardins de myrthes de palmes et d'orangers.
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Brillamment

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En cédant un peu

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58
RiDKAL-
Musique de scène h l'inte'rieur du palai
,
Flûtes, sistres et crotales

J r 160 |Plus modère

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P^ ui:
l^ru ^ ^m ^^ i^-î_f

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j ^ #é4é ^^
t^/ie esclave éthiopienne sort furtivement de la salle du festin
di^ et vient s'accroupir aux pieds de l' Augusta POPPEE (inquiète)
ffr - I I

LILITH

g. '.'NI. a.
59

L. m
_ ta, c'est Pe . tro -
n nn'r
ne qui
i

l'a conduite i . ci
{sm-priae)

Sur les con . sells de I'aug-us . tan, Ce' sar fit en . le . ver la jeune o

^ A

g . 'J s 1 . a .
6o

I.. SA t J J
Qu'elle est
POPPÉE
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(mouvement de colère de Poppe'e)
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JmJ

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i ^ 1^^ I
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Soprani et Ténors {dans le palaia Et que sais -tu en . co . re?

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Plus anime

g. 2«l.a.
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^^<f V H-L -» ^ -r ff*

Lilith s'incline et ne dirige vers la salle du f'eslin.

,^^,J ^^.'i.M^f ;^
.''.''
f ^ > m
m^
-tan, dis-lui qu'il vien . iie, je l'at. tends!

J )^-i J .S-^'h^ -j i f^ju^^jf^^ î^


cresc.

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PATRICIENNES '^ "^ moment dehouche par l escalier des terrasses, une troupe Joi/euse d aiigustans et de patriciennes .

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lo! lo!
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Le jeune NERVA ^
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J-F ## ^ TM . ses des nuits d'i . vresse


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des nuits d'i . vresse où pieu . vent les bai

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^ !_!_Fr_F feE

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1I
^
Ils rentrent dans la salle du ^'estir.,
salue's par les acclama tions des convives.

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comme de l'ai . gle d'or
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comme
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^.^ j i l

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des
de l'ai . gle d'or pleu.vent les pe' . . les

LES JEUNES CORYBANTES ET LES DANSEUSES SVRIAOUES


traversant les terrasses en ri/thrnant leur course echerele'e avec leurs sistres et leurs crotales.

Xfù, ^— . ^ /A X/a uA

g. ÏNl .a.
63
(cri sauvage)

il^-^
^*'
.^^ I r >Y Mf>r I hïi'-' i-

lo! lo! lo! lo! lo!

lu! * A 1 J
^"^^^ I U '
# J. H . l'e'lrone parai'l sur les matcfies du palais

Lilith te précède et le conduit rers l' Augusla. // s'incline devant Poppe'e.


A ,A . A r
~ r~a-_ _^uA

POPPÉE (vibrante de colère lui montrant la salle de festin illuminée.)


,A A,

Aux cô . tes de Ne' . ron se tient une au.tre , fem - me, par tes

.Flûtes, sistres et crotales (dans le palais)


ù. uA

(ET. 'JKl .a.


64

W^^ J
soins,
3 I
je le
li;."

sais
• J' I J^
.^'
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i^ ^

âllarg.
très retenu
en cédant un peu
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^
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I ^ ^^'
•' ^^- ^^'^^^^''1 1
'- ^r^ ' ^^" *^H^ I
^
I'"'
'i'
r F ^F 1

trône, au.tre . fois mon a . mi me sus . cite u.ne ri va . le, mais maigre'
en e'iai'jp-issant

(en faiblissant avec volupté'.)


Andantino

tous, par mes char mes, je res - te - rai l'Augns.

Andantino • = 104 I

I
m P

^ 3.

^m ^ g. 'JSl. a.
*
^ ëi
65

(à I inle'j-ieitr du po/ais,
rires, cris, voi.r arini'es )
Kn animant un peu
i^
Â'ti
f
nul
^i'

ne
J'

tri .
J'
J>

omphe . ra
J.
de moi L
j,
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- ^''^'1'
'
F,
Ri.ez,
r

En animant un peu

F
vil s
P
au-gus-
I

^''è>' i^-vp>'essif
# r 9 fi

r^==^ '
gj-ï I r r

tans! tramez tous vos com. plots, sus.ci.tez des ri . va . . les, je ne crains

w J
rien,
'.ù'
il
nT-
suffi.ra
P i
r-'v
d'un jour,
Qg-^
duneheure,d'un mo.ment
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où seule a.vec
pi^'i
le mai .
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ma

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i^i^ï ^^
^ ^1?-^
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iff 'tXJ
«g ^
intensilc'

^ If^

g. '.'«l.a.
66
1 ,
cédez
ucut;^

chair embra.se. ra sa chair, mes bras le ser.ti . ront d'un collier de ca.
cédez
&
w w^ 7S
crescendo
coiiynando poco

P^ {^)X5-
U^

1" Tempo {mec tr(inxpoit) allai'^i".

^. \
li% J i


res
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Tempo
. ses.
J^' î
Qu'il vienne
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a. lors, qu'il vien ne
N
ce. lui
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r^ p
qui doute .

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AAA
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i ^±m^ poco

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s
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molto allar;^?.
pTff
^ A 'A a Tempo 1°

p. j > j'

. rait, qu'il vien . .ne! Et que le peuple se re' . vol te, que
a Tempo 1" J = QH

ste
=(R= 1^
^ bien chante'

^'- ^y ^' I^^^MJ^jfif


T
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allara-.
intensité

u
(iirt'c et fierté')

p.
lÉ r^ "M r
^' FIT' '
^
i

r~^ j iji J. 3
Ro . me s'in. digne et m'in.sul . te. je suis Pop.pe'- e Li . ber.

P 1 ^^ f^ ia;îa^

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g. '.'S I. a.
'^^P (T T
M-
P
j'ai. me comme un fils et qui se meurt d'à . mour pour la vier . ge cru .

0:1I f l'nr
pour hâ . ter
î
sa
F
vie _• toi .
^
re, je

é^ jjf »'fZJ3f f WîJ \


'^i~ 2fl flP I ^m
m^^
f-
^M
-f 'f -r -f
i^=^=

i±:r7^ F I
f 'y y i
V P *F i t P T
les ai re' . u . . nis, tousles deux dans cet. te nuit d'e'. ner.

Tfj - i h
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# ^i^^
i i •P—«P
J^ I

rjf Pj I
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S
f- f- f
g. '.'NI. a.
69

E
r^^

-f- t
POPPEE i^oiipçomieiise)
a Tempo I" piii aiiiiiiato poc o piu

^ A^^"^^^J'J^MJ. ^ JiJm J J.. >


Crois-tudonc m' abuser en. co . re? mais je sais sous les

^a Tempo l'épia animate • = 8S


/I'j
j?

J'en at
I

.
If
tes .
p j
te les
r
Dieux
^ !

Indantino

fleurs voir le poi . son

Andantino # = '>(>

J-

g. 'iHl.a.
à et' tnonieiit, Poppée est eiirelopp

d'un large et clair ruijuii de lune

1res lie

g. '-'.SI. a.
9MrT
yeux
^^ ^?
peu . . vent en . cor
^f
bril .
i
^r
1er?
Î . fl^FT
Tu ne sais donc

g. •2H\. A.
72

. &% r
mar .
?-77ee^^
bre vi.vant tout nim .
If
be
M^
de clar.te',.
T -,
I ff

telle
r p M ^ JU
aux guerriers ravis, dut pa.

mU U-^^^U
'4
^ ^^^ uuj: fe^ :f^

^^i** ^rf i
poch.i'it. a Tempo

p. 'r-^à f ? >'
î> ,1 mT' I^ g^B i
raî . tre Cir. ce', l'enchan.te . res Si, laissant choir un
A A. .

m
8-

lA ^^at

rtm
4poeh.
rit.
a Tempo
t rt m- \t
<9
'A
\

^
t

.
^m
calando

jour
fl^rnr
l'a. me'.thys . te roy .
crescendo

a .
^ le, tu te
ff f
montrais sans
|
f
voi .
Tp
les
p
aux yeux de
fe|
tes su

(dans l'eiilhuiisinsm

^wr - jets,_
F
allai'f»-

-^--^ r
Tu
._

T f
ver .
|
Grandioso

rais
ff

sur tes pas


p r- p
l'es
i

.
^jp ïJ
cor. te tri. ompha
suivez 4i Grandioso

g-. '.'Kl. a.
73

^'^ ^'^
a Te mpo 1"
Poppee,appui/e'e sur I e'pnulc de son esclave nubienne, pi-e'ce'tfee des porteurs

m te!
de torches, des Joueurs de flûtes et de sistres, monte lentement
qui conduisent à la salle du festin. Les augustans
jellciit des fleurs en Jonchée sur son passage .
et
les nwrclies
les concives lui

a Tempo 1"
Si>itres el crolali'N
rythiné 3
A2'e«
A
:fi:
'
A
^
A
:2u — -Ji-

a^

g. liXI. a,
.

/4
LES FEMWES

^
Sopr. et Coctr

^^'J-^ i^f
su.perbe
n
Au.gus
I

.
f
ta, a toi sa . lut!
AAA
^m i-x
su.perbe
p^^
Au.gus . ta,
S
a toi sa . lut!
^

•P > J

^ -1 ^ A A A

su.perbe
-i

Au.gus .ta, sa lut, sa


A

. lut!
A

^
3

j¥i pj^ mi-^^îi m A

mA .
A

fijji^f-
A i=»

i/r/
%.}i-i.
^^ i rfcl

xr

C/v'» e? ncclamationa _ ^ /« sî//?e (/p Poppée, le cortege rentre peu à peu dans la salle du festin.

^» ^^
A A
'~w— —ri^^-«
A

i
p
i
s 53]^
- aj^^^r
K
fia xfat

^
A

"->iSiffT li' p^
LES FEMMES.

m
) M Sopr. et Contr.
JL
Jj.
Divine
ii
A

Im.pé
A

.
MsW
ri
A

^
.
Tenors ffs A A X A
ft^
I t y
^^^ ppp fa (

LES AUGUSTANS Divine Impé.ri . . a !

Basses A A . ^ , A A A A^
gs V Mn p H' ?ft"p-p i

Im.pé .ri. . a!
J-.M
^ .-(

a ii
* Tempo(toii jours très intensej

g. 281 a.
75

s fills, Viiiiciiis et iyyif sunt restes dans les Jardin

^ ^ ^ > ^^
VINICIUS (,. tenant Li/<fie)
a I" Tempo très ardent

Ah! res . - te,


.ytnsiqite de scène
Flûtes, sistr<'!< cl crolalf
A

dans l'ombre bleue et pro . pi . . ce de ces jar . dias !


te

g. 2«l. a.
7t)

LYGIE (effrayée)

Marcus, Mar. eus, tes yeux bril - . lent d'un e'.clat e' . tran . ge, tes mains brûlent de

L. (^'a'
'_ ;' ;i I
ji JniJ »'
i:~fl ^ i
^ j;'*!' !? i
\ <^l ^j'^^
Jh. . Ji

fie - vre,j'ai peur de t'e'.cou . ter! En cet. te nuit de bon . tes,quelle est donc

allarg.
L.

ta fo.li VINICIUS l l,.i,ln,i,serallr)

g. 28t. a.
77
Lari2;ement

V.
S
^=fi^

qui chan . te main . te . naiitdansmon âme af. fo . le .

Largement #=76
^A ^A ^A jfA J^A jVa ^A ^A ^A ^A

^m
JTA ;Va jTA JTA Jv a j^ A jV A JVA ^>> A JT A JTA ;V A JTA JT A

f-fl I if riiJi 11 13

^^
B ' -^ J

r^
l4:

f
V.
s p-Ff ^V ^ xr
^ ?5^

^
devant le'.clat si pur de ta beau . te

K K 411^ L K ^. ^. K
i ^^
^- ^. ^- ^- >^-^ > ^> "^ .^T-f:VT-t:^-tK
,M.L
^ ^. i inlll ^^» il

^ kfc
^ Ah!
^
en pressant un peu
J> tQUy6uix ardent maix contenu

en pressant un peu #
p
lais.se-moi
B JHi.J_
l; m'ap.pro
p
cher

:l l'iO
.

3
J'

de
^ ^^ J

tes le . vre

^S
r lijlijmii ^
t£f£ff tffîff
3 3 .-,

=P

dont la rou . ge fraicheurap . pel. le le bai.ser. Ah


Ah!! laisse-moi te gri
er\

.'(
(

S3l33^Qœ ^^1 »>r>^^^»


'rrrffp^f
.1 , .1

^•000
^ ^
g-. 1^81 a
cédez

ser de ma fié - . vre dans mes bras, lais . se ton coips sa.ban.don-ner,

1» Tempo
„ arec elan

V.
^
Ûk ^ lu
Ah! lais.se doncglis _ser
r,
î
.
\W!^ de ton é .
f^~^^>
pau . . le
I

ce
^
F
tis.su
^ r ^^
transpa.rent qui
1" Tempo

m ijjijjj
3 3

jfjf^s^s'
i* ^yy: mm
^
_3 :t

uuuuu>
.
3 3 „ , „ 3

'm i 4it

a Tempo
cédez LYGIE (tvemhtnnte)

S ^^ JMJ
Ce n'estpointMar . eus dont
J'ij'ff'r
j en.tends la voix,

voi . . . le tes at . traits!.


le chant en dehors
Ljedez 3

'
ui um'n mwwm 'iîîiniuw'
t g 1 i «=gJ:

L.

la. mi des joursan.ciens eût compris ma de . très . . sel


/)/«« ardent et en augmentan t jusqu 'l'i la fin

V.

^ 3 a
3 3
g. 'JîSI a.
79

^
i
seu .

.le
- r
dans cet. te nuit de
J' J
de.bauche
J'
et
JM
^

di .
J
vres
^ . se,
:^=F
qui
^
*=^
\'

me de.fen
y

. ras sans de.fen - - se, cest lui-même en ces lieuxqui nous a re . u . nis!

^^ff
i. -^ .i
US *jm
-3_^ x^3 3 ^

^^
^''li

7=J^^J
=¥=
n m^# Jin^
f
en retenant

. dra? ^^s'exattant)

V.

Con . tre la.mour, il n'est point de puis.saa ce, tout être, a seslois

en retenant

doÂt 0. be. is-san . . ce! L'œ.mour est Dieu!

g. 2X1 a.
8o
phis ralenti
LYaîK(>:évèrr) f^ _

V V V V—V-
^ } m F f » F ^ m»r< J^v^= l
(graie et ferme j

-m—-m—
* #rh. —», Ji
yM mz
'

\ r é •
#.

Andantino religiose «-r 58


liarioso # II est un Dieu qui gouver . ne le
sans lenicpt'

~-j , I
,
'^
\^it=^ ^
ta _ - ble cest unDieu de b on . le at demLse^i
de mLse^i . cor . . de. mon es.

g riJjQ-JMnJJ I^ i:T?;:>i

g. V81 a
prie, Je crois en un seul Dieu jus. te,bon, tout puis.

t'f dant

_ sant! Va cher . che pas à me compren - dre, nos

cœurs sont se _ pa. res et nos a - mes loin_tai . nés. Ton Dieu n'est pas le

r*Tt'mpo

g. 281 a.
en p ressan t en care

g.W\ a.
83

en pressant toujours et en croissant


LYGIE

g. 2«t-. a
H

m^^ vres
f—-/
se
^ -

^^
. - . .
(avec violence
JL
m
)

A. lors, ce Dieu t'é_ loLgne de moi,

7 i^

hais de tout mon ê . - tre.

^
^
f^,¥»r- ^ ^' r-'^j''? i

»r' f*
n" r- ^r—^r
Dieu de tris -tes . _ se, ce Dieu de pau.vre.te,

#^*f^
>
H '^^i
F m^
^^''^
rSrVTrT
m
'^^i^'^fcOUi

d'ai _ mer
^ ^

;^^îf
i&fc
3»?
^^ e

^^4dli j
t^^^
g. ïxt. a.
85
L'aube s'est peu n peu levée Corée enthouxinxme )
a Tempo

le . . ve I Sous ses rou . . ges lu - eurs res . plen .

g..a8J. a
86

(se débattant suns


l'étreinte de Vinivius)

V.
^
mt (?
-^
vo^r^' hr
Don - ne-moi tes le
--J
vres,
y

don
M .ne -
r^^
moi tes
fes

L/igie se dégui/e et s'' enfuit Vinicius lui hin-re la route, et blême,

m
?
ë^ -^

le - . vres
^
^ tremblant de désir, il ta saisit dans ses bras

E
avec chaleur
d-S)iî

D entre les branches Ursus a bondi. Il écarte brutalement


Vuiicius qui roule à terre, étourdi, et prenant Lygie (désespérément)
dans ses bras, il fuit par les jardins.

g. «HI. a.
À ce moment, /es tenluies,qui fermaient la salle du (estiii, s'écartent et des femmes e'cherelees sortent en tumulte °7
joi/eux. Les danseuses syriaques et les joueuses de flûte, parcourent les
jardins dans une sarabande folle
Pétrone et quelques filles rieuses entourent Vinicius qu'ils relèrent , tandis qu'apparaît le cortège de musiciens
et d'Augustans précédant Xéron. _ L'aube, devenue d'un rouge insolite, embrase le ciel.

W
Allegretto giocoso m- 160

i/£tf f =1
g. ii»t. a
g. 2X\. a,
90
.Vi'V.'ii is/ irppaiii I'll liciiil (lis man Ins ^ f'oppee ett à ses cult's. ^ AcclaiiKitivns enlhuusiastis .- in pre'tuiien traverne n
!•(- mumi'Ht la scène et va pavtev à Tirjillin.

Graiidioso # = '200

Sopr. et Contr

g. SSI. a.
g. 2X1 a
F

92
Bacckanale. (lii/eltin n'atuntt: radieuu, uu bus </•> -.nui iha.}

A A A A A A A A
AAA A A
... A A A
A A A A A

Meno
TIGELLIN (à At, on ) ^: ad lib:

A A Mai . tre, tes vœux sont ex.au . ces Regar

( // montre l'hoiiziin maintenant embrasé. Les tueurs et les flammes montent dans le ciel )

T. nkfT'^^p
de!
h- i t'It'T
comme jadis ,
^
chanta
r ?
Ho .
I
n
mè .
f'r
re devant
p ^^^
la ville en flammes,

• = 80

g. '^hl. a.
V Stupeur yéiu'rale. ^tron s'élance vers tu balusliade des tetiasses)
93

Aii
1^°^^' Alldt''nOIl troppo Quelques ftmmes
3

Aud^'noii troppo J=i)9 Le feu! Ro . me brû - le

!•'.!!'.': m »
p^p^ ?^^^w
-.-^-y^
y^:

%
•>
?/-è* chanté

! r r^ ;r
7
^
i
te
^^ :t=±

PÉTRONE (indigné)

NÉRON (rf«"s une exaltation croissante)

*t5
Mon - te! mon . te, flamme ar _ den _ te, monte et flam . be su-

cra - blel
A

g. '2Hi. a.
^
Soor ( Lt!s couitisuiii implorent iS't'rûn)

PP
di . vin Ce _ sar, chan té!
Tenors

mt^ i=^ Éè
di _ vin Ce chan te!

^Basses

•K—^-;f-
^ ^ ^^
^^g
ff

r^^^
di

rfPJT^r^^
. vin Ce _

^ f^j^
sar, chan te!

r?^

*
NERON
âBBt
Mon . te,

PÉTRONE
flam . me
ff I

(« 7;ii,ius)
P

dé vo
Mf- ran .
Mv
te,
F
ins.pi
F ^
. ra.tri

f ,T^n|f
..f^H f l iip-7f ^ff
Viens, di-sons a . dieu à la Ro
A

g. V!H1. a.
95

Chan ... te, Ce . sar! prends ton

TIGELLIN Piu aiiiiuato

g. 281. a.
90
NERON ( entkouiiasie av retournant ifi» t'e« Auqu$tan$

(au loin, la rumeur augmente sans cesse)

g. i!81. a
97
en pressant avec une ardeur féroce

g. a81. a.
allarg

des accents immor tels!

TIGELLIN - ^^.

g.iiNI. a.
99
( Pythagore, incliné, tend le luth à Néron )
( IS'érun prélude l'air inspiré)
court
J Largement #: 69

Les Augustans écoutent NERON


feignant un muet ravissement ) ^, large et emphatiqu

Nid de mes pè

^^ :3=afe î^
*
i,b ^'-j 'v?
n^^ S
te*
^
^y-^ j

^f
i^
^ ^ * ^ 1^

iA ce moment^ sa loi.c es/ couverte par de


violentes clameurs au has des terrasses.) < a Ti;/ellin )

rjji.j'
i

J »J

TIGELLIN ( regardant) ( Its cris deviennent de plus en plus violents: on distingue très hien)
"A mort, Néron l'incendiaire, a mort, à mort!"

g. uni. a.
100

NERON (ô Tigel/in) (suudoiii inquiet)

''V ^4u^^m
où sont les prétoriens?-

PETRONE ((jiii (I siiiii fin reyard, les meneex dex nsnaillfoils )

m 1^=^ Tyri^
Que peuvent-

T. P i i > t^i^HKnir^^^ E
Ils sont au bas de ces ter . ras . ses .

r
—zu^^jui p—'"UT-UOT

i u" J

g. iiHl . a.
10/
NERON ( mourant de peur )
CUuneuf» pliii riulfiilrs el plus lauprucliees'. __

"A. _[ »T '
mort, Néron!
,• _, „ Pressez_ un peu
f^ ^
1 incendiaire » _

POPPEE (affolée) Plus larg-ement

( rtiilteui-, lui montiant les Auquxlutis Iremblnntx et blême

Dans tes a. mis et tes admi.ra . teurs, qui ne se.rait heu.reux de mou_
Plus larg-ement

NERON (urtule du regard les Augustan


Molto ag-itato
et les xe'nateurs qui reculent.)

P.

Moi! mais qui suis - je,Di . vi. ni.

A A ^
A_A A A A A
Molto ag-itato J=176

g". 281 . a.
102

Va.

. té!

VITELLIUS (de même )

^=F=^
Nul ne le croirait!.

animando
( avec désespùii- )
> A A

N. ^ r p ^r
i

p F r 1 1 r j
F h g
toi qui as brû.lé Ro . _ .me Ah! tous m'aban .

^ TIGELLINCsf défendant)

i *X'X
Par ton or _
ff

dre
^Ce . sar!
animando

M — ( Clciiiienrs treu rapproc/it'es


~)

N.
''F
-> "
F r
' '
3^=^
II' i
Mi g "I

don . _ nent, autour de moi, toutn'est que tra .hi - son!

M
j
V
S
jii'
V ^
?^ i*
.
'^
1^
^
^- \^-
J u
/
WM& g. u»<l. a
i r* ? ^^f
io3
LE CENTURION { blt-^se' au visage , ti averse lapidt-ment
tu sci'iie el se piusteine devant /empereur.)

Touriioiemeiit e'perdu des Aiiffiistans , des femmes, des esclaves. Poppe'e, Se'ron, remonletit

É^
.verts,
^f^=i^
^
les nôtres ont pe' _
les

ri.
marches précipitamment . den ière en.v. s'ahritent

^
ceu.r gui restent.

Ah!
LES AUGUSTANS. LES INVITES

PO PPEE (à Pé trone )

-if

g. "-'M. a.

104

p.œ i? Y ? P
peu pie t'aime et t'e' . oou - te!

Féroce «1=200
Pétrone s'incline devant l'Augusta - Dans les jardin», les vociferations et les cris se rapprochent déplus en plus.
Désordre indescriptible. Les preturietis repousse's envahissent la scène . Pétrone les arrête et les rassemble .

à i i i'iVi i ^ ^ .
il* .»n h1
as
V
V—
V '^
-0
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V
^m '

V V-
V '
V V V V
V
^ A A A A A
U ^ A A J^ ^ tf<-

PETRONE allarg-. Maestoso


(a !\'éron '" ~
} f^^^

i^
^
^
Don. ne- moi tes sol . dats
Maestoso J = 84

^^
xr.
^ V ""
V V
et

V
les ai . gles Romai

^« ^^
V
.

V
nés,

V
c'est

^^ A
'^ ;iA
1,|J. A

iÉ=i f- f/?f
Pin animato

g:. 281. a.
.

io5
Pélrune nuit , eniruînunt a nu milite les
NERON (a Pel, une) /jie'loiiewi , /es portes enseignes et les litletirs.
A

N. Â ^- f7-'^'^r—f _^
hli ? i ï
vers la tour - be vile et in . gra . .te

Tempo 1"

N. p
qui
M
na
P
pas compris
r
f^f^
la beau
Rg=^
.
^2^//ff

te'
forza

r
de
g
mon
f~^'J'
ges . te
^ >
(exaspe've)

Cou.
Tempo 1°

AAA
p
A

ïTEi^^^
—\
%££^—
A A
"
A
I

i g t
& "
p
tfj f ^L^ xJ l

fjT vrez,
gM'^
couvrez ces cla .
m
meurs
^

.
r > * ^
^^ par vos cris,
^^
vos chants de

^^ :SS
ff^=^aF^^s^ ^
-&

g. 2X1 a.
io6
Z.e.s' dansex recommencent , d uliind
a 1° Tem po All" un peu cruintives et apenvées .

N.
fê. -tes,
r " \
^ --'T ^ I f- ''17
g^
com. men
r^"^?'^'r

^
que l'or, gie re. ce dans l'amour,
Tempo AU»

^w
a 1"

~ ^ ^E#

^^^
y ,^
cres . . ,
cen . . "Ho

"l  r
dans
^111^-
le vin,
l

dans
iif "?»r-
les chants.
lil^r
dans
^
"
^la
l±B^
dan
^3
chantez !

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'il"!;
r
Ah
F U.Tjr W
$
Ténors

Basses

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,
ff
r
Ah
JJ'Bi
? cX;
^ ^
I
^ •
p feâ=i ^Ll^i[lrr
Ah
A

fg^ n
ji

fci 1 •«-
itju
f r v I
f A A A
>.):
r tfr Up
^r
'
T
1'

g. axt.a.
Les corybantes, ivres el a moitié nu\, ento/tissent ta scène, poussant des cris et brandissant leurs thyrse

y-^i
_-,
Féroce
/

c_/ [tr r
A A

^

^
Us entraînent les femmes dons une bacchanale e'chevelée
-—A. ^

f »
^r
,

r
A

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^
fJJ
A

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A

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A

JA
^^ ff

S'^bassa-
A A A

tïl LU
A A_

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_A_A__A_

"UjlljUe
8=^ba
(b)^
6
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S^bassa

ff. liNl.a.
io8

vi sduvaqe .

J >>
Ï
lo! lo!

^A ilA
tf: =?2=

lo! lo!

^ -j^ ^ i
lo!
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lo!

A A A

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A
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^r [ ri aaiin^ni
^m
V V V V V V V V V V V

^ A ^- ^ ^ m A
t m
A
A '
r- ^ f=F
; ^ ^
A A A
A A

S^bassa

1^ lo!
^ lo!
^A

lo! lo!

iLA 1 JiA A- A

lo! lo! lo! lo!

4^-
P^
^
*
lo! lo! lo! lo! I_,-. Bacchanale et orgie générale

g. 28t. a.
109

m
At mm :Û
• ë mé
J ^.A.
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^-: A-.Z.
m• d a
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A

^*P
V ^^^u V V% V
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o
bopr.
a
_„
Tempo '^ I'

Gloire à César gloire Ce'sar pè . re du

a Tempo I" J = 76

p. 281. a.
110

A—
i^if4
A
.
* :

peu - pie! Gloire au mai - . tre du

A A- ^ A
«*
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peu . pie! Gloire au mai . . tre du
,,A,

^m
A

à ^ 7 r T 7 E3

peu . pie! Gloire au mai . . tre du

M: '^ur^-'^.r^' ri-rr^rm
^^^^^m
^* »

g. '.'Nt.a.
All milieu de l'ori/if gf'neiale , ta silhouette de l' Impe'iatoi détache sur le ciel en feu .

Vivaeissimo

leil

Vivaeissimo
AAA
<#^
f ^'Lj ^'f
A , A A A A A A A

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^y-% i! jTl jTl Wl j J' I JT^ p V V V lî* -y-

V incendie est maintenant dans toute sa f'ureu


A A • A
A A ,

Fin du îi^ Acte


112

ACTE m
Quo Vadis?
Les bords du Tibre sous l'arche du pont Subricius.
Derrière le pont, les collines du Transtévère et du Janicule.

A gauche, de l'autre côté du fleuve qui coule de biais à la rampe, la plaine de Janus, avec le monu-
ment aux Victoires.
A droite, trempant quasi dans l'eau, des masures Jventrées, tavernes phrygiennes, échopes de carriers,
lupanars et bouges, où sont tendues des hardes à sécher _ parmi ces maisons, celle de Demas.—
Au premier plan, la popine de Sporus, avec ses tables maculées. Au-dessus de l'auvent, se balance une
amphore ornée de pins et de genêts. A l'intérieur, Croton, quelques lanistes et valets du cirque sont attablés.
Sur la rive du fleuve, les matelots et gens du port s'activent au transport des charges. Mouvement animé et divers.
.iu lever du rideau, Chilon erre de groupe en groupe, aux aguets et tendant l'oreille.

Allegro gioooso J= 144

PIANO

g. 281. a.
ii3
UN MATELOT

^^
(léyèrement titubant, s'arrêtnnt devant ta popine)

m s
Hé, là, Sporus!
^3
m SPORUS (paraissant)

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^ Non, tu n'entreras pas,

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dieux me sont té
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moins
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Va-t'en d'abord eu .ver ton vin!

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<^3 }t

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^m ^« (Il veut passer outre, mais Sporus le
:# ^^=^

repousse brutalement et rentre dans la popine)

CHILON (bousculé, au matelot) (il va s'asseoir en maugréant sur


le banc devant la popine)

^m
M
Eh! l'a - mi!

s
m
g. 281. a.
DEUX FEMMESO/ans U, popine) Presto
a Tempo 1°

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mi
mort
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de fa. .
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et je
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ru les im.passes et les
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tré dans
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les débits de vin,

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fv »
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des bou. chers
P^Mi'MP'
ves
g' I- n^H^ per.duplus de cent
chez et des marchands do . li . j'ai

^É I
^=^

m m
g. 281. a.
riS

hi ruJ ^f^-^Z0

as à la mo.ra! Jai vu les mu. le .


mm¥
tierset les sculpteurs, j'ai
uyJesJ
é . té
g ,?

dans les se
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A , _ _
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^
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^ ^ i Ti
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afij /l'è.

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-^
VhlH'Pf^^
. choirs et les gargo - tes.
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Je traçais mi pois. son,
l -
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je re. gardais les


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P'

gens,

n-r^ i 1 i ï
J

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11!^

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^ê ^^=F
m
sans ralentir (aiec un désespoir tomiqiie)
f(furieu.r)

m w
-l'arrache les chereiir)
AAA — A A-
r
f iV

r i i f., 7"i^r TT

!
i

et je ne savais rien Oh! chienne de vi . . e!

Êf ^^ V V V V
^ wim
V V V V V V

5ï I ^
J5 ' - f tt- JP "

g. ÏXl. a.
(Sporus reutri" (Inns la popine. .
n6 ClnUn trarr di\ ami htUnn machi. ("" ''"/<'"".

iialtnifittdfx siijiirs sur le aahle.J possr <l s a

j'attends I'am . pho. re que tu vas irfap-por-ter

L enfant fit ini.v eclats, ffiilon lève son bâton.


ENFANT r«
L'

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ChilnuJ

g
Qu'est ce. la?
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CHILON
^H
Un
i

pois, son
r ^ ^ Lenfant efftdije se réfugie pires de sa vièie

LA MERE Ct'uriensej f
lif
^f^
Eh! chiengaleux,
i
pllp^ppl'p? ft
a.bais-se ton bà . ton.
> s

SPORUS Cqni redescend avec l'amnliure)


(// sinstnile sur le hanc près de
(b)
Chiton et lui verse à hoirej

Paix,fem . me, emmè. nés ton mar. mot et lais.se - nous.

i!«l.a.
poco rit.
a Tempo 117

imr^jTTr fn^
Lestempssoiitdurs et la vie
^T^
est a
i

.
^
mè . re.
m W^^
Qui ne te touche
Crin lit)

m
I,

fe r. Tfrfif . .

Bel.le vé.ri - té!

n. î p - 1 ' pTTTjj^r'f
•"'
« 1 r gr p p m r^ >

gue - . re, Ta.vernierpan . su, mais chez toi jesaisqu'onseren. sei . gne.

Cproiestation de Sporus) (soudain jovial) ' Ci

g.'JSl.a,
"
n8

'>'-H p"fipppF
quel Empereur est par
I

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tipourOs.ti . e,
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Mais il doit re-ve.nirpoiirles
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rJ' -J-

S ? 3 £ FH VfîpPf l l
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i
m
s
^
jeux. On dit

£0
que les chré. tiens, incendiaires de

^n
Ro

trr
. me, pa.rai.

#3^* ^#^ ^
H)^

Pill lento

m CHILON (renfrogné)

4^^
^-^J^

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^ n BF
P PT
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P

y-h
.
p F Pr P
trontdansle cirque a .vec
I F P p
les gla.dia
nr
. teurs
< ^ Je savais tout ce. la!-

A.lors,Chilon bien ren . sei-gné, pour, quoi m'in.ter.ro


a Tempo

g. 2K1. a.
\ ivo (Chiton
CHILON ii9
le fait rasseoir à ses eûtes)
ad lib. (il se rapproehe)
S.

T^m . ger?.
Spo.rus,
suivez
e.cou.te-moi: a
piii
Tempo
animate

^^ ^^ PP

^
^ I r P P P I
r F g i^g P-
P P

^ ^
Je n'ai sou . ci, ni de Ce . sar, ni des chré. tiens, ni des jeux du cir .

r p ir r ri

g. 2«I. a.
i20

Plus largement

^)'klr f fe A cet appel, les

Croton, qui se lèi'e et


femmes de la popine entourent
rient s'accouder à la balustrade de
ton!^

^
.

ta popine, environné des femmes, des lanistes et gladiateurs.

m
J AjiJi LES FEMMES Sopr. et Contr.

Plus largement Jr 104


AAAAAAAAAAAA AAAAAAAAAAAA
î EÉ

m
f^fftf-F

M
. pel

Ténors
ï
BUVEURS et
GLADIATEURS

^ Basses
. . le!

Cro . ton,
^
l'on t'ap . pel -le!
^^
p T
^2
.
Cro

F f
r Cro - ton! Ion t'ap -

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ,, *

g. 2«1. a.
f

Ul
A
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g^ # A -6-'

^^
. ton!
Cro . ton! Cro

Cro
A
.

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^^
ton!
A.

ton!.
A

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pel . - -
-^

le!
. - f
Cro .
if
ton!_
— allfirg-.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Cro . ton. qui dun coup de son glaive, a

[v us élargi
Plus élarffi J = 88

g. 281. a.
122
JOUEURS et BUVEURS Ténors

g-. ïM. a.
123
(Croion salue de la main et rentre dans la
f^ Ci popine avec It's gladiateurs et len femmes:)

SPORUS6(,j/,0 ^_ Plus animé CHILON


')
JlM
^pT ij^
Ehbien,
1T
m tf=F
t'avais-jetrom.pé? ,
Non,
^s¥ h ?
et c'est le
r
seul
»ur H
quipourrait ré.sis.
Plus animé « = 152
|

m^ i— ,

g.iiSl.a.
12 4
l.a femme se penche suf la balustrade et lui fait signe qu'elle a compris. Elle circule parmi les consommateurs.
Demas
Chiton mouille le doigt dans son vin et trace des signes sur le banc. Sporus le regarde.
accelerando
les suit des geui.
^
Tempo allegretto Jr 144

CHILON (le regardant attentivement)


ad lib.

SPORUS (se moquant)

CHILON (en colère) ,

[,

3 c'est un pois . son

g. 281. a.
125

U //.'ires rff /./ /'»/»;

^ 7 n^n
-jouteas- sez deau à son
'

vin
i V iT^^ViM|i
pour qu'on puisse y trouver un pois
r
. son!
Ï

=^=^ iiiTl tf>


®=
inf f? - 7
P

^^ T -.
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m m
PSYLLIA Cà la balustrade)

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SPORUS
^ >
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Spo - rus,
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ne veut pas
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pay .
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sa graisse
^
de
Chou K sa lit /es épaules)

P 'r >

Vieux fou

^
!

A A

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m^
X,, • \ (Dispute a l interleur de la poptne qut xe vtde
SPORUS [Il rentre
I
dans
,
la poptiie) '^,

peu a peu pendant le


, .,
colloque suivant)

..|
/,
S r- J-> | |; .^^^^
porc aux fè . ves ! J'y vais !

a Tempo J = 2d«

(l)emus f'apprtche furtivement de ( fitlon)

V i ^

r
-
p 'U

g.ïSl.a.
126
Plus ralenti
DEMAS ,

^p^

Frè.re, j'ai vu le signe et suis ve . nu vers toi, ,

cédez e rall° Plus ralenti J = 7^

'y4f ^ p
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très sont
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ca.chés
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.le. car ce soir.

iâ^p '^
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J- ^'
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^ CHILON
Andante
fr^n.<o»rrfi)

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relig^ioso
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^ pK '^ Mf HP II'- r p
L'A.pô-tre?

^
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0—w

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i . ci lûê . me, 1 A . pô

^^i^m "¥
. tre doit ve . . nir!

Andante religioso J = 69

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- -à
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Christ lui est ap.pa.

s )*
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CHILON
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(effaré, répétant)

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auxpor-tesde
p P I '

Ro .
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me,
t PPi^r
l'envoy. é
P P
nous la dit!
O ni^lV^i' "> ^-P;^
Tu parles des chré.

g. ïst. a.

12'

mfïÇ
-tiens? rail.

^'i.i'i> » >

Plus ralenti
[!
^ ^
? ?
Je parle de nos frè
I
r
~?
.
^ ^V' h r
res, puisquetu viens de tracer
? j' r

?
le
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^
p r
si.gnedu
^J
-

^^
Sau.veur!
Adas-io
-^^

^ffi

Allegretto
CHILON rapidement à Demcis) fSpo7'iis s'avance vers Ihilon, pendant que Psyllia

T^^
(tr'e!)
commence à mettre lex volets de la popine.)

y-t >°pr ? i

Prendsgar.de, on nous é. pi . e! i^^ jt ^


çrettoJ=144
Allejçretto :^ ££]•

CHILON (se levant)

m
') ï
SPORUS
> Itff
I
l'^ ï pg|^???'^^^?|T;^
^ Voi.là!

^te Ï
Eh bienlChilon,

^
^
f
qu'attends -tu pour payer

ï
É"ïf ^
l'am-pho-re?

^
^

^
(Deiw jeunes femmes soppro.
chent d'un jeune ntadioleurs.
qui sovtdi la popine)
^_^^^ FEMMESjT^rn.O
DEUX

M
^^^.^,-^„

[; »^
^,,

l
É
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— ^#^ r-n
Viens, Ly . don Viens chez nous. nos bra« scntbeaux

e.ViSl.a.
Oie moquant J
y^ FEMME A

Âh' y
~^p - ^g > r r ^ 4-^i—^
g F F p g i-i > i \

Il craint pour sa va . leur!^ Ah! ah! Ah! ah!_

m 2? FEMME
P'f
Pour sa ver.
? r
tu!
i

Ah!
p ^*r~'
ah!.
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I
A

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Ah!
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ah!.
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ce« . . . rfo
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')-h J.
r-y-
i>
h ^ ^
DEUX FEMMES
-^ V ^T iiFr r ff^^'D
Va donc, l.i/don ft /f.\ femnifs s'éloi-
lè.pre deMoe.o . tie!
gnent, chacun de leur côté)

L.
4*L^'f'P»FrFir-r^
. lez, mu . les de Ligu . ri . e !

Prestissimo
rit
(Chilon f.st revenu près ilc Demas) 129
a Tempo
CHILON ih„i,sun( In roll)

p-
p^-^tf-g^
.son. A.vec mon é .
ir
pou .
H':
se Myriam
^
et mon fils Na.zai . re,
F^=t
tu les verras ce
i'3o

CHILON (humhhment i nr/in^J

(joi/eiix, courant à In popine)


Allegretto ,

g.i!81.a.
SPORUS (Parlé)
Parti!

Ou estCro.ton? Cours le chercher! et qu'il ail. le m'at . tendre au por. tique E. mi

(ravi)

^ i
(hésitant)

•/
k
Mais! (il lui eioitne de l'arqtnt)
^^
Un au. ré. us!

i WrlT.
I ^5 tr I k l
iNs ^
Voi-ci pour lui, voi.ci pour toi.

&^ ^^
lia!

N f jj ; = =<*>

^ /J l/i /J

^ ^
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">>•
p f r^ •p Mip i

»t ^ ^
rrr^^T^
l-lT^*:'
1 Mr^^
dou . ble si
ff

tu fais
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F

vi
F
il
te.
(n« comble de la joie)

^
Je les tiens!

i @ V ' ' -é- -é .'^j lis

^ y;/ rapide A A A A

i^
f^

1^:
^F ^

^ #-^#^
Di .gne poisson.
Bi i
it*
1^'

Je les tiens, je les


«
i?*~r
* Ê:
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tiens, je les tiens!

J, A

^ ^^=^
w M w
A iiA
A A A
-): P fr\
Ê^
g. 281. a.
l32

SPORUS (htlrigi,,--)

(regardant sex wains) 3' l emp o


I
(// I'd ,'rliiipiiti. iiiai.1 il s'tirri'lt' hiiisijucmcnt)

S. » v«g"rli V'FVr'n r ^f
mais ri . che! ALlons toujours que . rir CrotonI

É À T=^
^
a Tempo

hi
^

4
^^T
^ p^ i

^-f^J^
/
^
'^
- i
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V i
&e:
m ^
i »• ; «<

g.2«l.a.
i33
U/ «Oft rapidement par fond - Sur le pont passe
le
une petite cohorte de soldats précédant l'édile)

^ l2«_^

îr^nr >'f'nr ^ i^'^^-

i
L'edi _ le! Bah! tout est fer.

P suivez
me'!

S
Moderato

PP
^
(sans lenteur; •

(très dssourdi)
J= 69

^ ^Wy
f r f r r r r r
Voix des passeurs fou /(.ùi) J ^,

fffT ff^r rTf! fifi fifi frfi

rffr fifi fifi fifi fifi fifi


(Vrès lointain)

g. 2fel.a.
¥

i34
(La porte <ie In maison de Demas s'ouvre^ Myrinm en sort, soutenue pnr Lygie et le jeune i\'aznire.
I~ 60 Demns les suit à distoiice- Ils ront s'asseoir au luirrl du fleuve)

^ ^m sa=i rri:}j^
^
^"^Q^j

-r -r- f
(l'eudnnt In scène suii'aute, les ehre'tiens arrivent peu à peu, silencieusejuent, par groupes) Poco rit.

i
En. core un soir

#
où nous venons be. nir

TT] I
l'heu. re cre'pus.cu .laire,

J ^ où le

~ '7t^
Pi '^'^T7 j .

M.

cal .
^
me re.nait
^
a _
I
F
.M J
vec l'a.pai-se. ment
JT
.
_,J' •?
(pressant contre elle Lygie et f^azaire)


PPÊ
Mes chers en.fants.

g. 'J«t.a.
i35
NAZAIRE (aii.i- fi,'n<,u.i- (/<• yfi/yi'im)

N.
É i=^
ifis»
p p
a
TM
dit à son
r
a .
^
P" - tre:
m
"Pais
^
mes a.gneaux,

DEM AS (nrec force)


(Les chie'tienx »e rapprochent)

'H' i
Mr
Mais il va
Pi
re.ve _ - .niri
-"t-^

g. 2Kl.a.
Pourquoi re.viendrait- il? Son trou. peau dispersé est de' . truit, son œuvre ane'. an.

J.C,

fortement

m
DEMAS

Pier - re re - vien
^^^ ^
dra
A

Car
A

sur
^^##
cet . te pier . - re,

Poco meno

AAA
D.^
Dieu fon .
A

da
^M
son E . gli l'a . pô . tre
r-
re
r n

m ^^
^ Il

r T
A

\
A. A

r
Ml
^

^^S-

g. «SI. a.
«^ g
i37
LYQIE (assise h l'écart, regardant au loin sur le fleure, se tère subitement)
Sans lenteur
1.1 ^^=^
i w
m^
Voyez, sur le f leu . ve là bas, cet.te bar . que.

D.
. dra! |

Sans lenteur ^ r 96

<i^i y f n f

V V V V

L.
^^ Un vieillard est de _ bout,
=^
au.ré-o - le'

MYRIAM
par
£2
lecou.chantl
et NAZAIRE

m «^

r . . tre! /
(au jeune cliretien)
j. V 1

m DEMAS f
^'
Hom .
UU
me de peu
rr
de foi, re . gar . _ _ de.
^
^"p*-- Quelques femmes
ij^^l

m
$
O:
Tenors Quel Pues: howniea

m
C'est lui.
C'est

—^
Grâ - ces te soient ren du . . es, Sei . gneur,qui nous l'envoies et ra . mè.nes au troupeau son pas.

Grà . ces te soient ren du. _ es, Sei _ gneur,qui nous l'envoies et ra_ mè.nes au troupeau son pas.

- du - es Seigneur qui l'en.voi . es, Sei _ gneur,qui ramè.nesautrou.peau lepasteur..


.teur!

'P-^.

g. iiM.a.
.

i39

. rut aux a - p6 . très, Sur le cal . me mi . roir des eaux

jgaj ^^r^'rtTTp^yyy

g. 281. a.
.

140

kte
. duit
^ (La barque a atterri, Pierre descend sur la rive.
Les chrétiens se pressent respectueusement autour de lui)
Larghetto (très recueiilli) J=

m DEMAS '- ^
MYRIAM

PP.
Au mi .
ir
lieu
Tpf
du danger,
''^
à
i
^r

^ -
p

re
_

^#r^ r r-/P I' K' rr I- ^

^m Pè _ re, c'est toi qui reviens parmi nous!


PIERRE
^
mk^
$ m
TtnF
^
Oui,
A A A
le

A
Sei-

:^

"J'L 'ib,
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gneur.
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A A
ne per. met pas
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at,

vous a - ban . don .


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ne,
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il
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m'a par
.
à
,
.

'' -'
^- ' ^ _^
A > J
^_J_

g.ï«l.a

Pi.

Pi. ^ Surprise

Adagio
J= 66
heiiri'iKr des chrétiens

(très recueilli)
.Les hommes juiijnent les tnniiii, les femmes

s
se signent)

^m C'e'tait à

^
,

^^
->'r r.
f i

Pi. s gnirr p- i[? [! p pr f i


pff'f r r
l'au . be der . nie . re. nous a.vions franchi les por.tes de la vil _ le.

^ ^
:«=

^^ ^
W^
k fe

Pi- 5
>^^ V t

fuyant vers
^^
l'ex . il, Pâme e'trein _ te
t=^t
d'une
»

immen
p-

.
r=?
se tris . tes . se.
^gfe

g.281.a.
On n'en.ten.dait au loin que le flû.tiau du ber.ger tril.
Poco più animato • = 80
I

m , isi

lant dans le si. len A I'o.ri.ent c'était le matin


rit.
1- -i

très soutenu


A nos pieds la ville é _ mer

^rfr^ -^^lr^
^
ir

geait len . te . ment des te' _ . ne . . - - .bres, De' _ cou .

g.2«l.a.
143

Pi. •)'«à *r F F ^ ^g P ^ ^ ^ *fi=^

Pi.
^^ pies:
'ï/i..

Ro
^^ . _
k
me,
r
I-'

la
F
p
ville aux sept col .

SS
s^
^^M i;ri sat

^l^l^.^l
^^ "^ ^ ^-^ -
:

^ j; |/ r~ EE;;
ber - ceau d'i . ni . qui .

all arg.

Pi. ^^^ r r fi r # ï^
w
. te, . ci . te' mau _ di te!
allarg

^
r^^Tnr^f^^rf^ -'^irrt^
m^r'm.fi .

g.SKi.a.
144

Pi. ^ /

Ro - - me, torn . beau de nos mar . tyrs^


MP? ou je lais

sa voix se brise .

p- hH'' r
;lai - -
F
ve
r
des

é . gor
rr
. geurs
~r~

Récit. se dressant, extatique.


""
p'-
[^tJL p rTr
Les yeux brûlés
?
de
i
^Q-
lar.mes a.mè
F .
p
res,
h pTi
j'allais
p H V^rl AL
poursuivre
'? f
mon che. min .__ Quand, devant
i ij^g

g. 281 a.
Assez animé

i'/;',v.s,;/;rf

Animando

vin! les ray. . ons du le.vant semblaient glisser des

Pi. r

allarg. molto Maestoso (sans lenteur)

g. W\ a.
r
146
dolce

Sur ses pas, les plantes se courbaient, a . do

m ri^
gg^ ^i jl^'J^ ^^^j^J"^
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^M '"^'"^JOS
^œ ^EEE^ r—
Animez

H. Bi^3^f~^p p r^p^MPP H r f i
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^^m s^m
.ran . te pri . è . re. Tan _ dis que s'é.pan.dait plus am . pie la lu . miè . . re.

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allarff.
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T^N r nf i
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Vi . si . on ra. di . eu . se du Christ ressusci . te'!
J_ 80

g. <isi a.
y

^^ ^
'47

Pi. ^ ?''flf !
' ll^
^
Lui seul
#àsi
Ro - me n'existait plus, ni Ce . sar, ni les Dieux! remplissait

avec enthousiasme. molto allar^.


•A A A A*

Pi. "r-rir-rwfT hli^l f y h ri? i


^' ^ ^ ^ ii î
tout, lamer, le ciel, later, re. Lui!
Ce', tait je l'ai vu !_
^
I

1
= 100 A A A A A Amolto allarg. A '^^
^ 1 ^

.lors, me proster.nant, la fa . ce con.tre ter . re, bri . se de longs sanglots, je


Poco più J=104

demandais au mai Sei gneur. Seigneur, vas tu?

^
. tre: < . oii -

suivez ^

il- J J
m
m aM
g. 'jsi a.
Adaffio • = 104 _ _ — Et sa voix s'é- le .va

Pi. #AVAJ i ï
tris -te, douce et loin, tai . . ne. "Pier . re,

#^ a=t8:
J" J J- , J^ J J
j-

^ ^ tTTt
5^
.5. > 1 ._
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Tf-rr
,

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^ court
I

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Pi.
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r rrrrr ut^i^\\\ f(- ruf'M rr >[- r r'"
lorsque tu fiiis mon peuple ,
JevaisàRo.mepour y être enco. re cru.ci . fi . é!" ^Qo^~t

ii
'l I ll feJ J

W--A-} F. i
Ténors

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Je

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. sus t'a

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par

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Basses />p.

i
pro . dige
^ad . mi . ra - .
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ble, Je t'a par
J=54<'

^
g ^Sl a.
pro . dige ad . mi . ra . fcle

NAZAIRE .MYRIAM

pro - dige ad . mi . ra

^^ =
-lé
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pro -
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dige
^
ad . mi . ra . - ble, Je . sus t'a par

^^ Die u t'a par


^^. lé !
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^^=^

M. U--r^-J:
Dieu t'a
Tn-^ ^==
par .lé!.
PIERRE
M I T'
^^' Tw~^rr^-'i

^
Et mainte . nant al. lez, veil . lez et pri.ez, car

^
S .lé!.

i lé!.

^^ . lé!

rrr^'r- r

g. 2S\ a.
iSo

Let chrétiens s'en rout lentement et par groupes.

Lygie est restée agenouillée devant l'apotre .

Pierre lui impose doucement les mains . i

allarg:.
Poco pill = 78
\>mry,
S?ê=:^^t %
p espress.
4^^-^ ^^^^
ITp ),

^^ EÉ

LYQIE Oevant veri lui set yeux inondés de larmes.)

E iJ^' ^ ^^n'T p F tir


>^''

PIERRE Pè . re, je te di . rai ce qui fait ma souf-


PI»

rr F Ih
Ly-gi

ê ' ^^'^ 4 ^ ^S ^^ F-^


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^) \ffii '^=^
W &^ '^t==F
F^^ û
g. <JNI a.
i5r

Animando

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fran . ce,
;?Tr ^'?r
et tu me
i

gui-deras,
"yrn^^r'
tu me ra . mè . neras
?'i^ -p^
dans la voie vé.ri.ta
'

.
^
ble.

Î ^j ~ J >
'•

m 3
^m ^'^^
ipSEEÇ ^ Animando

(à rot J ia»«e ff
cédez

L. Â v'f H P
Tu me pré.ser.ve.ra/S.
g f-n^^ . ;.

de
; ;j_J'^ir/
mon pé.ché.
Agitato entrecoupée

Un a . mour
oupee ae

Sa ^
de sanglots.)

a ger ,

cédez Agitato J = 100

^ gf-Ptf
^ ^ ^ m =•
:it lé-

jv J'AJ i'i Jl> » ^


J '
I J
r^ f r ff
^4fc :î
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^ tout au fond de moi-mê

^ S* i
. me, D'abord ti.mi

^^
de et loin . tain^ mais mainte .

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ii'^
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. nant il grandit
g;randit et mW
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. près

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se, chassant de

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l'amour

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di

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PIERRE avec bonté.

Souviens -toi
MH
de la
P-''g
Mag.da . lé
|

.
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en .
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ne, Dieu
^m
qui pardon

g. 281 a
la pé.che . res . se, ne dé. tour . ne.ra pas ses re . gards de ton front

pur d'en . fant. Ne pieu I


- re plus sur ce . lui dont les
«1=80

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i â i:

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f:
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Itl^
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Tt 'ig
p g HT^—TA "r^^iT
yeux s'ouvriront peut - être à la lu
p
.
i

miè . re
'tVî\^'
mais prie pour lui
âMet le Sei .

pr r/H'
r' \-
p..

. gneur ex.au.ce - ra ta
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i

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r
è . .
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Dieu
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p,f?^
défend pas d'ai .
lS4 J=6.

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a Tempo r eligioso 69

i ^
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I I T=^ ^
i ^^
V^
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^ S ^ :^ fe
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M
Andantino • = 69 |,

espress. ^

lisrentrent tous deux dan La nuit est tout à fait venue...


ia maison de Demas .

r=^

i^ ^^^ ^ ^
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^ 1

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f^=i
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» -^TT^' iiJ i i

M .U J J^ ^^ />Pi»
-J—J^

^m a Tempo
La tête de Chilon paraît à l'angle de ta maison.

all"° subito J - 144


^^
CHILON
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Per
if^^i
. son . ne!
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ISS

_ , .. .<:f==-PP^ ' -^
1.
• ,—^ -.

// se retourne \ inicius et Croton paraissent, drapés dans des manteaux gaulois.


compagnons s'avancent tous trois avec précaution.

C. p#
vers ses cache's
M Ils

Ve . nez!.

M
i- i Sri
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^ ^w
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à
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'-)'tt,Ji r r r t f p
^
1

i5S

à liMlliw

VINICIUS troublé, chancelant.


Ârî i t r h --y-
Ly - gi

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c. ^î ^ i h ^ g F i i-i : m^ ^r
dormir^
, .,
V / *7 ^ ^ *
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»

Tout a l'air de fais vi . te,

a Tempo and J = 144


. /^,^^ ^.^-

PP

m.
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Ag-itato

^ —
^
^* g- ^1^=^
Allons, viens Cro . ton! ^ Croton.
Croton hausse les épaules.

-)'0 =?=^
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^? ii':{<^ r ^

et prends garde à Ur . SUS Prends gar . de !

^
I

Affitato é- 168

^
rL r r -tr.X> F
^ ^t J J J)^ ^i^:^J
«P
J il

^^ j J J i^

riniciiis f? Croton entrent tous deux


Chilon reste au dehors, aux aguets .

dans la maison .
i56
Agitato „ .. N
QTiTj QM (avec une nuance d'inquiétude)

Nul ne ré.siste à Cro . ton,

Atîitato ^^Jf^ 'Bi

c.
(ne frottant les mainsj

î ^
^ IÉ=I "m^
cront . Chilon, fils de Chi . Ion, be'.nis les dieux,

# 4. .i J-^T^
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car voi.ci la for . tu ne! L' Angus . tan m'a promis trois


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l57

se ravisant. a ^ ^ U ^
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.gent, j'a.chè.te . rai
m
un es . cla . ve, une es . cla - ve plu. tôt, belle et

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J ^ ^ J^ j^ r'^ù j e*JU >iJ A.

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blonde
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à sou. hait,
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s'exaltant
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Chi
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^^ Ion, fils de Chilon, voi
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la for. tu .
^
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nrrr^ É r 3f- r-r iJ-r

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Bénis les Dieux, "Chi . Ion, Be'nis les Dieux! Bénis lea

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— A A ,,A A., A A AAA
^wr-v
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r-r jr-"r nrK\
f

AAA
* ^^ * «I
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g. 2H1 a.
I
iS8
Gtand cri suivi d'un autre
dans ta maison dj Demas.
A vaguement inquiet.
Il essaye de voir

-^r '^
à l'intérieur de la maison. Soudain il se met à trembler de tous ses membres.

C. ^
É m ^
r^
rmf^^ww ^^
r-^
A A très: rapide ^
épouvanté. ./
^
c. Ff i
f f V ^ ^
^i^r'^rn^fpT)
Dieux iramor . telsîL si je ne me colle au mur comme u.ne truel.
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^A A A A
liA A A J - 144

f
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A A ^

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AAA
^

// se blottit contre In muraille.

Dans l'embrasure
uans
^ Ursus rieni
Lrsus rient a
d'apparaî-
apparai-

^
;, l'emtirasure de la porte.

^"
I

c. '•y-
p' ff ^ ff b p [-^ tre, portant sur son épaule le corps inerte de Croton
t^r

-lée de plâ . tre,


i

<'v Je suis
'C

un homme mort !
^ Après avoir regardé de tous
<^''""'"' """ '*'
f'^'"'^ ^'
cotés.ii se dirige

y précipite sa charge.
rapi-

a Tempo 1° J = 69

g. 2«l a.
^ ^

i59

^
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CHILONC'"/"

r
S'il
contre
<:ontre lemuy^

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lemui:

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m'aperçoit,

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me tuera-.

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Ve.nez
—h à mon

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Ah!.

r ^ ^ r r
r r r ^ r r i
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c. ^
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de,Zeus,
f. i fjyp.gr
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A.pollon, Hermès,
^ '
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^f^ f
Dieu des chre'tiens,
p-hPPPj^^^
je fuirai Ro . me,

r !
r !
r !
r '
r

c w vpFP'rrt
j'irai en Me'sembri .e, mais sauvez-moi des mains de ce dé . mon

g. 2X1 a.
#

i6o
ih'sus est rentré dans la maison

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" A
Vivo • = 192 dont il u refermé la porte avec précaution. ^ A A

i^r ^^=à m W
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V^
A ^ a:

CHILON montrant le poing à la porte.

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P àm Mr -5-——^
(gémissant)

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^
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. Que l'En . fer l'en . glou . tis . se!! si l'An-gus . tan est

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mort! pour moi, c'est le sup . pli . .ce, au lieu. des sacs

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pleins d'au .ré . us^ Ah!^ chiens de chré

^
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c. ¥tf^ 1^
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i*r~F> g g t^^
en livrant vos tê . tes, je vous dé.non.ce

g. V!XI d.
i6i

tous._ Par A. té et tou.tes les fu.ri . es!!


allarff.
A ,L,A ^

: n I \ u'l
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V
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V
9
V
^:
«
~v

Vivace en pressant jusqu'à la fin

g. 2HI a. Pin du n*' Acte


lb2
ACTE IV
ri TABLEAU rj TABLEAU
Les Martyrs
Le Beluarium. du Cotisée.

Tout est dans l'ombre- Une seule immense crypte très basse, formée de trois voûtes de pierre.
et

Au fond, a gauche, prenant tout l'espace du cintre, une grille derrière laquelle veillent des prétoriens Une .

lampe romaine a trois becs, brûle et fume à l'extérieur contre les barreaux, éclairant vial un long corridor glacé
qu'on entrevoit. Au bas de la grille, une sorte de trappe étroite pour faire entrer les fauves et par ou sortiront
les chi'étiens .

Au fond, au milieu et à droite, dans les murailles qui suintent d'humidité, d'étroits soupiraux luisent, grillés aussi.
Au pfemier plan, deux colonnes trapues, autour desquelles sont massés les chrétiens pêle-mêle, hommes, femmes,
enfants; hâves, sanglants, les uns déjà cou.sus dans des peaux de bêtes. -Myriam, Detnas sont panni eux. -A gauche,
à l'écart, Lygie est étendue sur un grabat; Ursus, assis à ses pieds, épie son sommeil.
Au lever du rideau, un centurion et deux soldats pénètrent sous les voûtes et circulent parmi les groupes.

Très largement m - 66
sombre et douloureux
A--

PIANO

iMU^S^^^^^^^ ^yv^^x:m^'^'

a. axi.g.
i63

MYRIAM(c/ai"/irùe)
4^
g^n
LE CENTURION {sarrèlunl
* î ^^
Mon en
devant Mi/rium qui recourir de

^ fon niiiiileiiu le corps de !\a:aire)

!
-
/^
^ r r F F ii.\ r F
-^ —
Due caches-tu là?_

^^^^^
('ffrut/ée)

(^n'accrochant au corps de son fils}


^

g. 2X1. a.
lé4

ÇEtte retomhe en nnnglolnnt f/niis son cmn.


( di'xespérément)

fi PP Les soldat'^ s'éloignent, emportant I^azaiie)

Quelques voix de femmes p(pl(anUresJ_

Quelques voix hommes et femmes

ré'l~p
don. _ ne! Qui
Mr-
donc au.ra
p
pi -

J-C.
4^ r

Qui
M
donc au -
f
ra
Mf
pi - tié
T
si
M t^
ce n'est toi, Sei . gneur?-
^^^

g. SHI. a.
i65

E - levez vos cœurs si vous vou . lez qu'il vous en . ten . de, le Sei.

Poeo più anlmato


MY RI AM

I Z^'U^ g. 2X1. a.
seu.le joie, me le rendras- tu, Seigneur!

j'ai vu les bourreaux ou . tra.ger mes fil _ les et tu l'as permis, Sei.

^
gneur
Le Jeune Chretien
m
^''
P
Ils
F
ont pris
r ^ .^ r
mes pa. rents
ir
et
FprïT^F
les ont égorge's

g. 2S|.a.

1^7

MYRIAM . f- - _
-
,

„h .\. t m =

i Aie pi.tié de nous, Sei .


L'autre femme

Aie pi.tié de nous, Seigneur! Aie pi.tié de nous, Sei


Le Jeune Chre'tien
f
^' * ^ "
'
,^ p r F Fr^~i'r l

p ,ï F F :^
Aie pi.tié de nous, Seigneur! Aie pi.tié de nous, Sei
LE VIEILLARD f
al ^i).

Aie
n F
pi.tié
F
de
r
nous,
I
Sei

M. S
DEMAS
. gneur^ ^X— 7 -

É p^^
ni , P p r i
E _ le.vez vos cœurs, of.frez lui vos lar . mes

-~v Sopr. .f
une
F=F=^
F.
r^-^
i
. gneurL Aie
^^
[\M
^
pi.tié
^^ ^
de nous,
Ml-l
Sei . gneur!.

J.c.

gneurî Aie pi.tié de nous, Sei . gneur!.

Basses
-'^^''1.
r p ^

. gneur! Aie pi.tié de nous, Sei . gneur!.

g. 281. a.
Y —

i6S
Poco rak
PIK'RKE (paraît sous les routes^

Pourquoi vous plaignez -vous?_


Quelques femmes PP ,

Lapô _ tre!
Quelques hommes PP i

(Les marti/rs enloureaù l'apôtre . Leurs matits a'nrcroc/ient désespérément à lui)


rit.

p..
|
--'^i r U' g ^ r
que l'heure est pro chaîne
p F

1^^
rr/^r ii,-r7^
lir
^^
vous ver.rez
* le Christ dans sa gran de clar.
fcE
puis - .
rit.

(n Mi/riam)

Pi.

te! Mè _ re, ton fils n'est point mort mais il est né dans la gloire é.ter.

r-âîi^^
îp Y ^^ ^** — ^^^
»^

^^ ^^ ^w ^J^^J '

(nu vieillard) •
V'" t#^
..
h'-«

?
r
irypf^^: \î^=?^ r V ly jp \jj y iK'~

. nel . le, et toi, pè _ re, tu reverras tes fil . les plus pu.res que les lys d'Hébron. —

g. 2SI. a.
i6.9

Animez pen a peu

Pi. ^ - pro _ . .
fe
che, ce
r
Christ
'

? r 'Iff

mi_sé_ ri.cor.di
p h
.
^
eux
^F

£
Qui vous tend les
^

Pi.
S
^iiï;i
F p r B
^ > 1^ p r Ê^
mains et vous mon _ tre la rou - Voi ci quil vous é .

b. i" -ii^-2>, à J IQ

il vous conduit dans son roy - au . . me, vous pas.se _

g. SSI. a.
L A A,

" P--hh r r r ?r 'ir ^


^^

m £ff£^£ff^
VOUS n'est pas la mort, mais la vi e! Ce n'est point la dou.

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J J J. 5^
?E£^!fmrt£r
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î|f Ac*«
ti^Mj^!!^
.^

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I^ cAy

allarg. a
s
3_^ V 3

p..i ,):tiiiirr
'
r K g^pi r' ^f ^
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leur, ce n'est point les _ cla.va c'est la joie i _ nal - te

^^ '^ A
"« »ii>i «»^ «' »' «' »p

^s : i
"p^ atzr=3c:

g Vixi.d.
(^Trai^ant sur leun: lélex un larcje signe Hc croix)

H. P
LES MARTYRS
^^
Je vous bénis»

mm^ Sopr.

^ ^-^
Pour
{dans un élan

le Christ,
dt' foi)

bé.nis
P
-
I

r^^
nous, pè .
^
re.
Tenors
(dans un ehin de foi) j ~^^^^:^^=^
./-"-":
ftij)
»
Pour
f?
P K
^ r
le Christ,
HP^
b'
be.nis -
M-
nous, pe _ re.
Basses {dans un éltin de fni)

fé/^ Pour
^'C
Christ,
H
bé.nis
I

-
r

nous,
r^P
_ re.
I

le pè

Pi, vjk r
pour
p
les

j7

suppli
r^ - ces et pour le -ter - ni - té.

g. 2M. a.
172
VINICIUS (/(oi'f et fievieux, parait dons le couloir, mavchunt précipitamment;
( sa roix n'étranf/le
arrivé à la grille, il n'arrête défaillant.^

^^^"^F^FS^^
Q'inicius le recontiois^anl dons l'(j(iscurité^

g. ^KI. a
17^

PIERRE

Le Christ qui t^ou . \Tit les yeux à sa lu . miè . re, la préser.

J'appor.te, peut - è . tre,pour el - le la

Pi.

g. 281. a.
174
Agitato (" voij: basse et rapidement)

-\ Â^ J_jijj j- I

J. /J'.;' I J J' j;.M J. j;i.'l


.ce . e dans un cer . cueil et em.por . té . e par. mi les morts de la jour.

^ J- J i

t
I
, .h .h
; J-.
Ji|^ j I
,
; j.,.Ui j,| J__j' .g
i
i

ne aux por.tes de la nous dé.li.vre rons.

n
. e: vil . le, la

w
. .

f
p^ ^XJJJ^
poco
^m
~v

^rt
(aî'Pf douleur')
P >
J '

rit a Tempo

g.aNI a.
Pi. m^ ^ peut la sau-ver,
:£=
r r r
au mi. lieu des
r
sup
r
.
i
r
pli .
r r r'^T
ces. Im.plo . re -
i

le,
r ^m
je le prie

^ ^4 î
i f i ^ i S' ^^
^ J^ J <j J- :i—z^
T T rj: -z^ ^ ^

. rai, Christ peut le.pargnerl

J= 69 (Vinicinn s'approche doucement de Lygie,et st'agei.cnllant devant le grabat


le contemple doidonreuftement _ L'rxus se tient à l'écart )
a Teiupo

iVaincu par l'émotion Viniciut s'abat en sanglotant au pied du grabat —


Lyqie se remue faiblement et se réredle )

-.•^.rm

^\ r 'l'r r

g. 281. a.
ui pieu . . re? dans les té.nè . bres... Est-ce toi, Dr.

S
m-^
n f f Mf f H^
f w
{Elle sf soulève et voit \inicius
ngenouilté devant elle ) molto rit.
(éperdue de joie) _ PP

n ne faut pas pleurer sur moi; vien _ dront des temps meilleurs ou

^
Andante

i
'
j n j ip ^3=i J r"3 j

^m J J.

Cédez

g. lisi. a.
.

77

^^''
p
et
p P.
mal. gré ma
1^ '

mort,
'"
MP
je
P
veux pou-voir
^'^'
lui
-—J
di . re que
^'1'?
tu
^-h^ r
pasmau-dit
n'as
1
'^'

sa

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sainte vo.lon.té,
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que tu lai . mes et
rpir
la bé_ nis!-
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Je-

VINICIUS

Jee le pro. mets.

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rit.

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t'ai - me . Je suis ta fem .
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me. Noussommesunis pour le . ter.ni.té! ^ Animando


Çavec élan) ^
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Lygi - e! Non! Dieu

^nu?è^>& Animando

nepermettra pas que {u meures! |


L'a, pô-tre m'a promis de prierpour toi, Christ au.
Pin animato • = 96
,

178
Cédez Tempo 1°

. r^ pi - tié! Tu vi . vras pour ai . mer, ma Ly


Cédez Tempo 1°

mM
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LYQIE {ravie)
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Christ fe _
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—^^ ce mi . ra cle!

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qui me don . na
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g. 2st. a.
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LYGIE (comme dans un rête)

VINICIUS

g. 281. a.

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Tempo 1°
LYGIE

g. ïsi. a.
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Tempo 1° p m écho

rit.

g-. '.'SI. a.
18-2

dans la vil . la tran . - quil

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rit.

g. 2«l.a.
î83
rit. Lo stesso Tempo

rit, ou nous se _ rons heu _ reux!


^' Lo stesso Tempo • = 80
i fT^f f^^f- *">~f
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. sais ma blés _ su . . re, là - bas, dans la maison du \ieux car .

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H%-?f^
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V.
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Je voy . ais dans tes yeux les co .

g. 281.a.
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ce jour là,

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fleurs se . ront plus bel . les, leur par . fum plus frais.

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les mar . bres plus blancs,

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en cédant

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LYQIE

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g. V!hl. a.
^^^^ ^^1^ ' '-
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T^J,. '.r ; ; J' ;.
fflG- ,j. I

je vien.drai
^.

m'as.seoir,
ré.pouse^

^. 2st. a.
molto rail.

. té de nos deux cœurs.


PP

é. «81. a.
•88
I I'ompelles d;ius le circjiu'

de clameurs- Vinicius et Li/;iie se sépnrenl soudoin nn;ioisses)


r Leurs sonneries sonl s^iiries ,

- 1V!0
l89

PETRONE ( /.«s Vùuci,,^)

Toute e . va . sion est im.pos - si . ble! les jeux vont commen.

( Cri sourd de yiniciux qui s'nppi


pp. chuncelant, à la muraille)

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Ly _ gie est dé . si _ gnée.

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^n ^T^l! Ti i

CANTIQUE DES MARTYRS {Le chant, partant den couloir f.,ie rapproche continuellement)
Sopr. ( osaez lointain )
^

Sois glo.ri-fi - é, Seigneur, car voi.ci ton

Basses

Sois glo.ri.fi - e', Seigneur, carvci.ci tt

court ^ - 69
j2l

g-, '281. a.
i9o

PETRONE {ètu'inè)

Quels sont ces chants qui s'é. le . vent, se.reins, dans ces sombres mu . rail . les!

re . gne, bien -tôt va s'ou . vrir la sain. te Ci . té.

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re . gne, bien . tôt va s'ou . vrir la sain.. te Ci - té.

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re . gne, bien . tôt va s'ou _ vrir la sain -te Ci _ te'.

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pi.
^.r-
.mour
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et de re _ connais
(Le chnnt

_
\
T'
san _ ce
se

r,M^ir
rapproche de plus en plun)

envers le Dieu
r
pour
^n^
le - quel
r

ils
^
vont mou.

En - voies nous tes

P
ff. 281. a.
191

PETRONE (surpris)
Jj.

g. 281. a.
192
LYQIE (o \inirius,dans un èlnn dr f),i )

murs de ce tombeau s'é . clai .. rent! Et Christ nous tend les bras, tout nimbé de clar.

. te. son . ge qu'il est un ciel où je t'at. tends dans la lu.

i r\ \r^ ^ I
, n 5 ^^^ ,. "¥"

^ l «: J- ^ o ^-Ifi-

(La file douloureuse des martyrs, poussée parles^ soldats, parait dans
le couloir— La grille s'ourreet tes prétoriens se dirigent rers Li/gie)

*fe
i ni>
. miè . re, le Christ nous ré.u.ni . ra pour l'éter . ni . tel
te'

allarg^. en pressant
•\ A A ^

d:. ÏM. a.
193
VINICIUS

Non! je te sui_vrai dans la mort. Lj' . gi - e! Je suis chre . tien!

Plus animé • = 144 Malheureux! tu t:

a Tempo graiidioso

MYRIAM avec less sour.


Sour. Le Jeune Chrétien avec les Ténors.
LES MARTYRS DEMAS et pie:PIERRE avec
t les Basses

e Sei-gneur, car voi . Cl ton


Sois glo.ri - fi - -

a Tempo grandies o #=69

g. 281. a.
194

g. 281. a.
V V '^'

g. 2«1. a
196

^if^% ^ * ^
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Don ne- nous ta gloi -

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- 1er au mar i2_z. a - vec tant de se . ré . ni

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(Lex prètm-ienx arrachent brutalement Lygiedei bras de Vinicius que Pétrone retient)

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(Lygie du haut des marches, lui montre le ciel) (On lentraine)

^ A R IDE Al-
^ A A

g. 'JMl.a.
g. 2«1 a
appass

a Tempo

g. S*«l. a.
200 Tempo allarg.
a

g. S81. a.
201
Trompettes derrière le rideau ,

Clameur du peuple dans le cirque )


subito a Tempo allegro • = 120
'
-4 L-^ . .WA

)0 alleeretto J - 14 4

( Les ctomeur$ de In futile auiimtntent sans eesse )


- 14 4

tr
Euthaïuf/ le '1" Tal)le;iu

g. sy*i. a.

202
DEUXIEME TABLEAU
Le Cirque
La loge Impériale
Elle est de trois quart à droite, occupant une grande partie de la scène, dominant les gradins qui s'e'tagent

de chaque côté. Des cariatides aux bustes d'Hercule supportent la loge très élevée au des.-,us du Cir-

que bord se recouvre d'un immense tapis de pourpre brodé d'aigles


et dont, le et de lauriers d'or. Sur les côtés de la

loge, deux mats de bronze doré supportant des Victoires aux ailes déployées et la Louve Romaine dans une cou-
ronne de chêne. Un escalier, défendu par des grilles de fer, descend de la loge dans l'arène .

Au premier plan, l'arène au sable très fin.- A gauche,la Spina (fermant la perspective).
Un rai de soleil traversant le velum gigantesque tendu au-dessus du cirque, nimbe de rouge la loge -encore vide^

de César.
Au lever du rideau, le peuple assis sur les gradins, applaudit et acclame le rétiaire Calendio qui maintient à
terre le gladiateur Lanio terrassé sous le filet de son adversaire. Toutes les mains se tendent, le pouce baissé: et

Calendio, mettant un genoux sur la poitrine du Gaulois, lui plante dans la gorge, la lame de son glaive-Clameurs
plus grandes-A ce moment, pendant que les esclaves emportent le corps, les portes d'or s'ouvrent au fond de la

loge impériale, et apparaissent les trompettes prétorienries précédées d'un centurion et des aigles romaines. Viennent
ensuite les enfants, couronnés de roses, qui essaiment sur le tapis des pétales de fleurs; les joueurs de flûtes et de
cithares, les porteurs de cassolettes et d'encens. Enfin Néron et Poppée, suivis du cortège des Augustans qui '''ins-

tallent sur les degrés de la loge, derrière les sièges impériaux .

RIDEAU

riANO
Brillamment J=96

^^1 %.
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1 ^

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jii-fflii jlHtlii

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2o3
Le Centur.'jn (annoiuanl

Assez largement et très r>'thmé Jr 66 Trois fois Cé.sar, trois fois au-gus . te,

De notre maître tout puis. sant et jus . te, Ap.pa.rait a vos yeux la ma.jes.te

Lorsqueversel . le sabonte' s'incli . ne, Ro. me, la ville aux sept col . li . . . nés, re .

• M il ".rifle dans la partition orchestre une rariantr


qui \iipprime les c/tœurs d'enfanlt et de restales S- -"'S-
^
204
Les Vestales

Tu pa . rais dans ta ma . jes . té Lors . que vers

il
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te,
j

Trois
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fois
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Ce'.sar
JUS !

g. L'Hl.a.
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g. '.'«l.a.
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En animant et en croissant #1 r 96

/-
m Ténors _
WW- ^ ff r I p

jeux
F

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Ce . sar qui rend les !

f
^^

Basses

Ce' . sar qui


^m rend les jeux !
y 1

le blé de Sy.ra.

En animant et en croissant • = 96

{nni r^-} n^r^y^i


f^ r^ njij—
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t^" 1 r r rr I
^
Et

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Sraynthée

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A - pol - Ion en -ver.ra

n M r
de
P
l'O _

le ble' de Sy.ra . eu . . se, Et Smyn - thée en .ver.ra de l'O .

^ #
Et,
^
Smynthëe
g

A. pol
g

.
i"T
Ion
-^T
en.ver.ra
r ^ de TO
i=

# = 80

g. '-'81. a.
2o:
toujours en croissant et en animant

Gloire à Cé.sarL
Les Enfants a AAA
Gloire à Cé.sar!.

m
*,t

ront
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ta
=fS+

gloire
I
p
et
^
p
di .
I ft^

rent
f^
ta
gr-g
sages . .se.

ront ta gloire et di . ront ta sages . .se.

g.li8l.a.
208

Gloire à César pè-redu peu . . pie Gloire à Ce'sar, le bienf ai


AaA
!
.

AAA
M
A

Gloire
A

à
A

César,
A

fe^^Ét
pè-redu
1
^

peu _
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Gloire
A
III
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César, le bienfai .

AAA
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A A A A A A ''
3 ^
A

>#f
Gloire
f
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César,
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i f-'fpeu _ - pie
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Gloire à César,
k
le
k \'

bienfai.
allars:..

Entrée de Néron et de Poppée


V Tempo grandioso

Wti-in.
Trois Ce. sar,
^^ au.gus
r Mr r r
Ô prin.ce bien.fai.sant

1^^
fois trois fois . - te, et

Trois fois Ce', sar, trois


^ au.gus
it
MMM
Ô prin.ce bien.fai.sant et
^

^
fois . . te,

- teur! Trois fois Ce . sar, trois


tro
^
fois au . gus - . te.

teur! Trois fois Ce . sar,_ trois fois au . gus te,

,y.U
.
f- f
teur!
. f
Trois
f f
fois, Ce .
I
f
sar,
f -, f
trois
f^
fois au
1" Tempoi grandioso | J = 66

g.'ASJ.a.
209

jus . - te,
r
Nous
P p
acclamons
['
I
'f
ta
^^ ma.jes-té! Ce _

fct
li
jus . .te,
^^P
Nous ac-clamons
^^
ta
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ma.jes.té!
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Ce
±i

àfe

prin.ce bienJaLsant et jus


ius _ te.
te, Nous ac.cla . mons ta ma.jes.té!
ma-ies.té! Ce

m n
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té.
' ^^=i=7=f
prin.ce bien.fai.sant et jus .
y—^
te, Nous ac.cla
h

mons
*
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t f f

ta ma.jes.té!
^^^ià
Ce .

>-»/ y P 1^ f
F ^ P î I ^^-^'F . î f F :

^^ ^^
prin.ce bien. fai-sant et jus . te, Nous ac.cla . mons ta ma.jes.té! Cé^_

A
210

R. '-'Sl.a.
'

212
NERON ( fiiaant signe qu'il veut parler)

N. 1'^

jour,
ppp^N^'
le plaisir ra .
ip [? ffp/
re d'une histoire an
i

p
i

. ti
J ^^ . que:
i ^^
^^
ij
La lut-te d'un bar.

r
-bare,
'^

f
p V
un her.cu -
p
le
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du
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r
nord

P y pT
a_vec l'auroch
ii
^i i
^'j
V F
de Ger.ma
^' i. Il

-
e
.
n^^
nie, la terreur

-té, j'ai vou. lu, sous vos yeux,qu'une forme a _ do _ ra . ble pren . ne part au com.

g. asi. a .
?i3
// s'fisxied et fait un signe au Préfet rie la ville qui jette sur le sable de l'arène
un mouchoir ruuqe

Très large

m S ^^^ bat
Wr 7*^
Très lar ge J='

hr J^>rB j
W W ^
^
^t,rf;] M
^ ^^
^
'r^^f^ I

-""Jlli Llir
s
Ursus paraîtldans l'arène, et t'arrête, cherchant de ses yeux éblouis par ta soudaine lumière, l'adversaire qu'on
va lui apposer. Murmure d'admiration du peuple et des Augustans .

Le Jeune Nerva Allegretto

L'attention générale se porte sur (hilon, tremblant et livide à la vue d' i'rsus . Les Augustans se divertissent

et te raillent .

VITELLIUS

Il a peur !.

rrri-l -1

.r-gj^ai^ Ll Tl

g. aSJ. a.
214

NERON

Ce n'est pas toi qui vas lut

^TTl JTJi itjtn. ûAûA irW2

( ISc'run s'amuse à suivre la scène )

Va. leu-reux grec au front immu _ a . ble !

Chi-lon, ne trem_ble pas.

ê
Ténors

^^
Cen'estpas toi qui

Basses
î
^
m îT'f
Chi-lon, ne
\
t t
trem.ble
Y^
pas, —
A
sans ralentir

^K r
^*=^H-f
V
i p^^tp^^
V.
S _ N

rt ( :'^ :#: .:*

g. 'J81. a
2lS
PETRONE

détache

P. y,, ^^ F ^ ^ |
lp ^J^
Il ne tien.dra pas son rô-Ie. (regardant P^'tyone, arec effort)

^
3
CHILON
^ f^tH r i
i
r ^

Je tiendrai jusqu'au bout


a Tempo J = 1«0

L'attention du public est détournée par les sonneries i'rsus s'élance et disparait derrière la .^pina.

des trompettes . Soudain, grande rumeur... Pétrone courre de sa toge la tête de Vinicius.

VIN I C lus ^ rdecli i ra n t )

g.<281. a
2l6
PÉTRONE (laissant brusquement retomber sa toge)

(H Tempo Re.gar . de.


J = 72
j lAJ. ^^ «AJj^.^y^j^ r>

VINICIUS (la tête dans s'-'s mains )

g. asi. a.
217

I'im . mo . bi . li . té leurs for . ces ef . froy _ a _ bles sent ten.

Beuglement sourd suivi d'une Più lento


clameur de l'assistance .

m r ^-iTj-jtm Pi^'f^ri i

Regar.de, la tè.te de l'auroch a tourne' sous l'effort.

Più lento J = 88

g. asi. a
.218

(mth(iusi(i\mK vuli^scilptible )

cris

«••-'SI.
.queur! c'est Her - eu - le lui - mê -

*- .queur ! c'est Her . eu - le lui - mê

.queur! c'est Her _ eu . le lui - mê .

L rsits f)(iriiit tenant duns set; liras le corps de In jeune /ille évanouie et te tend , suppliant , rers la loge iwpt'iiiilr

m^«^ P P I r Ij T^
l ^
l
'f-- ^^
Grâ - ce pour lui Grà - ce pour el

m
!

**
Grà -
T?
ce
F
pour
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el .
g
le ! Grà
^^^ _ ce pour lui !

m
K'
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Grà . ce
ff
pour
\
^rrr^ m
u

el . le Grà

p^
:

^1 1 j? g g
^3 ^ ma
m ê=â.
T f IT U ^w

220
Même mouv'' VINICIUS ( s'vlançant dans l'arène el (h'c/iiiant .tea vêtements)

^ moi !
Tempo
ï

m im T.

Ténors
et Contr.

// Grà—
-ç^r
MF
fais
M
grâce, em.pe .
I [
reur
I ' ^ M
le
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peu-ple
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le
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i !

JjGvk
\':
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-
^

-ce,
i T ^ M
fais
r p
grâce, em_pe
p
.
I
!
reur,
I > 7 r
le
I ^ P
peu-ple
?
le
^
de -

Basses

g. '2St. a.
22!

.man . de! Accor. de leur la vi . e, et la li- ber . té

couvre Lijijio de son manteau, et la reroil, elmneeUinte, rfcnis sex hriis


a Tempo \'i)iiciiix

II rentrante horn de l'arène, an.v acclninotions du peuple.


Molto açitato
a Tempo # = 120
impériale)
J =200
(sonneries dans la loj^e

Le calme se rétablit peu à peu. Le peuple regarde, narquois, l' Empereur tremblant de fureur, et

-^^
N. ^ifS=^
eux,
m J:^
leur forfait
-_
ex _
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e' . era -
1.1_
ble.
i->--I-.-
Qu'on
1._
les sor
i_
. te
J-i: i_
de leurs cachots,
-i_ __ 1
qu'onrem-
«i.r 69

^m m êê::^ F F F FtîF F n f E
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N. <?'!; f Fr' ppMP' r" r r; p,


i i-' i'
^r i
.plis - - se l'are - ne de leur tourbe immonde et cri . mi . . nel . .le

-T
^^f f f f ^P f« animant toujours
S
^ ^
4 j i
''
J

g. 281. a.
223
( i:rha Irait aa raqe )

-4 ~

II faut au monde un ex. em - pie, ill'au.ra!.

(sf retournant rem Chilùii, méchamment )


Tempo 1°
rit.
-^=C
N. É
(ht>!; i £ jJ-M'^ l h'^i! J J- i
'

Et toi, Chi . Ion, .'lens a mes co tés I Viens


rit,
Tempo 1° o-= 69

i"' j-i
^ m W^f=J

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•=T="=^
7 i
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^ r I
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* ^

-5-.
• * »

g. 281. a.
,

22 4

Chilon se live, titubant, le visage empreint d'un insondable désespoir. Il va s'asseoir sur le devant de la luge impériale, et reste

comme halluciné, à la vue des martyrs (jue les esclaves poussent dans l'art;ne à coups de fouet, et de trident; les vieillards

courbés sous te poids des poutres, des jeunes gens enveloppés de peaux de bêles, des femmes aux cheveux déntues, quelques
unes tenant leurs petits enfants. Les esclaves et les valets du cirque préparent les croix avec activité.

H j j »î Ê

CHILON
^ • x ( l'assistance est muette, étonnée,

ft . ^ f T
re gardan t C/iilon et les

|
(Itif
martyrs)

p r^n 7 \\ W^ \

^ En . . CO . en . _ core ,
ils sont trop !

rit.

^7 i i 1^^
ralentissant et diminuant

m
n
-J-—^7
h t
i

-r
i

'it
W.^
d' W
^
MARCHE FUNEBRE
Aiulante

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i ^ r
Tout ce sang,_ tous ces corps en _ tas . ses de-vant moi, tous ces pleurs,

Andante # = 69
Bk^
i^^
^^
^ ^^P MM M i
^ ^2
À.
^
22^

Tous ces cris qui frappent mes o . reil les: les rà les

P f

^n ^:
\V^

u^'' '
I

g. «iHl. a .
22$

. fants et les cris de dou.leur qui mon . . tent, qui mon tent!

animando

Plus vite

brû lent mon pro.pre corps, je suismau.


les flammes qui les brû lent, .

g. aSI.a.
-dit, maudit; mais je ne vou.lais pas ce . la, non.

Fuir! (d'une voi.v forte) ui par . le!


DEMAS au milieu des: meiiti/rt

Animez Re . pens-toi ,
Chi . Ion!

>>:^i,,,
?
Le
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Sei.gneur
f
voit
E^
tes lar
^ De . mas! .
227
a Trnipo ai^itnto

il-i ^ ^
^
'
r^

fou!

u
.

=^1^HF

Non, je ne suis pas fou! je souf fre, j'ex .


a Tempo agitato J
I

. - 69

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^impatiente)
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-r *'•

Presto
T^ffT
s ^^- ?;r- --P^'PP' 1
1'^
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,
^
'
CAiliui se i;-lhe, terriblf
n faut qu'on en fi. nis . se! Qu'on ouvre les por ^^°' I

Çjiandi par le désespoir..


Séron recule.

Non! assez! as.sez de sang in.nocent répandu! as . sez le coi^Bc; . ble.

^
sr
W ^^
Httiiieuri générales
TijfUin se précipite sur Cliilon,le saisit à la liarhe.

:it- ^
g. iixl.a.
22.8

NÉRON 'trembl/int de rnyel^

^ - "5i
^(gemi^U, ^^^- _ tes! ,^

^
À Jt Jt^:^
f Jt

i /r\ p H^ ^
7^ M 2«-

riGELLIN./y
-y- 1 P r^

Tu es
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-vre,chien, rétracte!
Je nepeuxpas^ je ne peux pas

^
t5t

Auxbê . tes!

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^^;
^ sec
AL6

=^

lion est
CJiilijii nrruché de la loye et précipilé dans l'arène an milieu du tumulte grandissant de l'assistance.
ar

j - 168
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^
2=^
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^ri^in-^
f rudement

^§ il>^ 5
l?ï 333
I '^P ^ î
Couvert de sang, il se relère comme un spectre renyeur'derant la loge impériale.

g. !i81. a.
229
A liars
(à yéion)

g. 'iSl.a.
23o

NERON (exaspéré) Des esclareu se précipitent


fe=^
h g ff
^ r? sur (hildii, le renrersent
el te piétinent.

Ar . ra. chez -lui la lan guel


^ A A

r r i
f y ^ i v ^ Mal
.da . vre vi . vant! . heur!

f
A'ivo
-^r
^W > i i ^

c. r'-'w- è u -, <

Sopr. (Le peuple est frémissant et rérolté )

p
^ ^'p
As.sez!
r f!
-^

i * f

sang ré.pan.du! ce
- sez de
Ténors

^3£f^ i firp r •
F
m 1.
\ ?0
#^^^
As.sez ! as . sez de sano ré . pan . du! ce sont des
Basses

g. 'J.si. a.
,

231

in - nocents qui meu . rent, MaLheur à nous, mal . heur, malheur, mal .

cents qui meu . rent Mal.heur à nous, mal . heur, malheur, mal

NERON (prenant peur) (Une bordée de sifflets l'interrompt .t

g. 'J81. a.
232

(nffolè I

fffffffffff^ff^

g^jiga ir~9

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tri-ci . de, In .
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cendiai . re!

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de, In .
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cendiai . re!

g. '2«). a.
233

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as.sez de sang, as sez,
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as - seZj as

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as.sez de sang, as . sez.

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as.sez de sang,
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V

-sez, cesontdes in.no . cents, toi seul es le cou . pa . ble, Ne.ron, toi

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g. '-'81. a.
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234

Plus larjz-emeiit

Sois maudit, Né . ron,

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ieull _ Sois maudit, Né . ron, à tra

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Plus larg-ement J - 120


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pesante

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^ mffl^ ^^i^ ^^^T^

Le tumulte est h son comble. Le peuple escalade les barrières. Des projectiles rie toute sorte sont lancés sur In loije impériale,
Prétoriens.

^m ^
jyéron se retire précipitamment, suivi de Poppée et des Augustnns que prut'eyent les

.vers les siè . . clés!


r-
,

Et
n Vr
, , ,

que tout leur sang


n H re .
g
tom-be sur ta
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.

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. te!

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.vers les siè
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-4-f [ipp'f ^n ^HHF— tom.be sur ta

>nr —
clés! Et que tout leur sang re . tê . . te!

.vers les siè


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clés!
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Et
È g^
quetout leur sang
M^H M
re .
W
tom.be sur ta
r
tê . . te!

gi.'JM. a.
j3r

Cris, trépigiii'iiitiils. aifflels.


Qwlques spi'ctateins i-njamhent If. hiiluslrarlex de la toffe.

i âE
/j^

»'
Fin du Acte
g. '2Sl.a.
236
ACTE V
La mort de Pétrone
La villa de Pétrone, sur la plage Laurentine, près d'Antàtm.
Une blanche terrasse surélevée au milieu des jardins dont les arbres se détachent sur l'horizon bleu de la
mer et du ciel. _ Des colonnes supportent un rideau de vignes et de glycines.

Far l'échappée, on aperçoit les galères et les barques à l'abri d'un petit golfe, au pied de la colline.
C'est le crépuscule...
Dans les bosquets des jardins se tiennent les joueurs de flûte, de cithares et trois chœurs; jeunes filles,
adolescents et vieillards.
Sur la terrasse, tables du festin où sont couchés Vinicius, Lygie, Pétrone et ses invités.. La fumée des brûle-
parfums monte en spirales odorantes.

INTRODUCTION
Très rythme J - 50 î

PIANO

rit.

fe sa M Ëë5ë;
W ^
g i i
Un peu plus ralenti mh.\Vi

Cédez

g- 'JHI.a.
23r

Cédez

2.38
au lever du rideau, Pèlr-me, debout, lit n ses invites la lettre quil adresse à César.

PÉTRONE (continuant à tire)

Moderato

^te rFHf r ^pF r FF>r FF

^
i

La vie estuntré . sor dont j'ai ti . ré les bijoux lesplus

Moderato J = 76

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.•'Wr. j ^ ^ JN^^ É

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\ i -±: ff^^Fif Vf"^
ra . _ ras. car il n'est point d'à. mours, de plaisirs ou de joies, qu'elle ne m'ait don.

g. 'J81.a.
— —

23.9

Mais sur moi vatom.ber bientôt le crépus . cule et je ne pourrai

^
plus jou-ir

à
* ^^—^
de ces

—^
tre' . sors, de.ve - nus

4—^^
^
souvenirs

P^
^
et

y.
^
re.grets.

^
Ce _

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L f

^^ ifc=3t=3É=
t fr

Cédez 1° Tempo
Poeo più - ^

Più aninfiato
rit. stupt'iii- di\ ,-<,nvire.i )

y-
^FPT ^;>VrA tir
je ne veux plus rougir pour
\

toi .
r.|»(
Rome,
^3 É
en entendant ta voix,
^mÉ
se bouche les o

Più animato J= 120

g. '-'«la.
240

Pt?^
moi,
p
ton
p
a .
f-
mi,
Mf
je souf .
f/ f r T
fre,je suis
i

hon.teux
»r F
de
F r
tes vers,
r
de
i
ta

gj^agE
^ " tjj- 1
'^

a Tempo

- reur et la mort, in . cen. die d'autres vil . - les, brù . le des in.nocents,

g. 281. a.
^ '

241
1° Tempo
cédez léger

•y-f r KrT te-


i
r
p^r'^fh r hap m
^
mais, laisse là tes chants et ta dan _ se. Tel est le dernier vœu de i'Ar.

A 1° Tempo
± i — — -

if^^ # ï^ ij
T^ i 7

4ii~>—
I m -^-^
* M
( Lygie et Vinlciux se lèvent épourantés .)
présente un esclave.) (a l^escjare)
(Pétrone met la lettre dans un coffret que lui

- 11 . - es,vous qui m'a _ vez donne' pour mon der . nier banquet, tout l'attrait de vos
I

g.281.a.
.

242 dans flfs roi hcil/is rl'nr)


C liiir Irivlnnl tlis hij\,ii.v

pre et pa.rez - vnus desper-Ies, descol


char . - mes,

^ (Vinicius et Lfigie veulent


4-|*- -ff-
pailer. II les arrêtent.)

. liers qui fu.rent mes ri - ches . ses, ils sont a

A- mis, il faut par . tir.

Allegro ma non troppo # - 144

A - lors fuis a. vec nous, et bra.ve de Ne.ron, la ce


243

LYGIE

repreuez mê me mouv^
U
f?/n'« I V"fi ^
le

E . cou bas de ces jar _ dins sont mes chevaux de

J =144
lo s tesso tejni)o

Thra, - ce, Ur.sus doit nous gui . der vers Os. tie, Viens a.vec nous

g. SiHl.a.
244
LYGIE

Cédez

^ J)J_;'^ i'JM'. ;J'> M


^
L. i' I
J l
p
^
^
no.tre bon heur dans la vil-la
rons vers la Si. ci . le.' Pour
^
—-^ca.cher
y
^
.
suivez
tran ,

i- #-
^ •
f , f >
iw i
m ^^ ttft<n~n •
f rn j
-TT- ]

1° Tempo
«Sir
L.
É^ p r F MF ^
- quil - le, Viens a.vec nous.
VINICIUS

Viens
r n r
a.vec nous.
At

^ PETRONE
f f ^ i JW '

1° Tempo Non!

p.iiSl.a.
245

A Tom - bre des a.man.diers, tes jours se.ront pai . si . bles, cédez

V.

1° Tempo

L.
m Viens a.vecnous dans la baie lu.mi.neusp ettran.

m PETRONE Viens a.vec n\)us dans la baie lu.mi.neuse et tran.

_• m.

g.'Jtfl.a.
246

viens a.vec nous en Si . ci - - le, nous y serons heu . reux

viens a.vec nous en Si . ci . le, nous y serons heu. reux.


PÉTRONE

Non, I
non,

un peu plus ralenti

>--^
r
il
p F ^
est trop tard,
F MH
la
F
^î p p n
paix que vous m'offrez m'est in. con . nu .

^ r:^ ^T ^
; itp''^T

gliSl.a.
rail.

Dieu que vous ai . mez, je ne le connais pas 1 6 veux mo u.rir fi . dèle aax

tard mon à . me me sur . vit, comme en.sei . gne l'A . pô . . tre, elle i
ra,^ co.lombe ou pa.pil . Ion, se po.ser près de vous là -bas,

Lyç/ie et Vinicius disparaissent.


Pétrone, luttant àvee son e'motion, revient vers la table dn festin.

g. SXl.a.
^49

•'^:
y\H ^'
V n^^ ^

Cy - pris

^M ^^
tk
LES VIEILLARDS

= 60
rit.

^?=^=^
Voi.ci Ves.per, jeu. nés
S
gens,
^ ^
le . vez-

*A ^:=P^
^ ^^ ^^r
e-t^ F=^
li f *^
1

^ ^ (Hai|)f^ i( Flûtes)

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V. ^# vous^
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aLIume en . fin son
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flam .beau d'hy
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U' ^ gpfg ^ J-I^


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•'^t.^.^ L.
r
i

^ LES ADOLESCENTS

^^4^
Voi-ci Ves . per
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qui luit
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au
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plus haut des
P

les
V. ^ #

et
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bien, tôt
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vont re.ten
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. tir
^P r ^
les chants d a.

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rit.

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^^^m
-m-
'-
• 1 =t

g. a«l. a.
iSo
(Sur un signe d Kunice, les danseuse» de Cos, vêtues seulement de ga:cs transparentes, glissent doucement aul' iii

de In tattle et exécutent sur l'hi/me dé Catulle, une dante quelles ri/thment avec leurs sistrei)

les

m -^ ^^
^
?=7=F ^ 3^
:t=r

^ _
cieux,
— -.

mour,
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as.tre pro
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a_mis;
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nous
et

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de.vonsleur re
ra.di

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eux.

pon _
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voi.ci Ves
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.

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tour

per,
est uii bien .

m t±
LES JEUNES FILLES
•7 *
^^
*
^'

Voi.ci Ves.
\'

A.

.fait des Dieux Voi _ ci Ves.per!

g. '^Hl.a.
g. asi. a
^

252

w^ g
m: I
J-F.
y'gfir pf--—ip ^. /.. ^'

pur et ra.di . eux^ Ves.per qui luit aux cieux, flam.

les
A. m ^^ pur et ra.di
~-

- eux,
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Ves.per
-H

qui
H ——-
luit
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aux cieux,. flam.
pur et ra_di . eux,

^^ ^ n~^x-^ y r
V :>

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pur Ves.per qui luit aux cieux^. flam.

^^^
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^m ^
^-JrFr
a
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i

PETRONE ( Ne tournant rers le médecin


Mouvement d'effroi d' Eunice ^ elle vient tumhet;
)

^l> ^ ^ ^ ^
The'.o _ clés.
-^—
sanglotante, aux pieds de Pe'trone.

en pressant

s. 'JSI. a.
253
(^avec une douceur attendrir^

^ avec élan
i -, i V

Eu _ ni
^^
^^^m ^^ mf
= 69

•? i 7 l^Vr.J ^J. ^
^
t^:

i ^^ •^ ^ 7
^
r-^'- ^ P^^' pfr- pt- riO^fr^rîTr

r I

^m
^^^

^ ^^
dun seul mot, je vais sécher tes lar _ mes, ne pleure plus, Eu _ ni . ce.

s * E£ ±=^: i^ *
'>i.i' if'cr^f 7 Ë
*^ i>/>

j-p < < i^'i»

^y-i ^ f â K f r K f f H r f

g. 'JSl.a.
Cédez

8--

( l'éli-Diif t'interroge du retjard ) (Eunice Ao/.vse In ItUf rotiai^xante } rit.


PP
E.
m ^ ' ^ B
Mou
I r

m ¥^^ ê^è
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j^
ï^ -." y i

'f
'^^^ ^ fSf
>>t jt"J

^^^ It
^ ^'

k r ^1 . ^=^^

toi! et main.te.nant je ne sau.raisplus vi . vre,


a Tempo J= 88

F^
A n t'iMixittion on peut pa.'iser </.. in lettre I à (a lettre H (|k,hc a.".") g. 'J81.a.
25.^

E- #
fi) ft
^
/
?#
;^'

si
I; »
*'

tu m'en _ le
q
=^=^
« -^-y-

ves mes seuls bonheurs, te


/
voir, l'en
! lî
. ten _
;
dre,
pp
^ ^s
t'ai

rit.
PP. a Tempo

^^ «A;^
me sans
"â~n'~T^

le di _ _
-7^-y-
. re.

^=^#—
PÉTRONE (/'o»/rnHf piv« de lui) •-
*i m •
"X-^i^^r. /'
^ <^ / r-

rit. Et! je n'a.vais pas com .

a Tempo #r_«8

^^ ^ k-"^ je :?:

^^
m
-s-
j>p
^ .^t
M
^

> -^ '

V::: i
i:; ir :r r
rr ti i

g -

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pris
• »=
=^=t:
ton a.mour,
fe
^f^
les Dieux
=^ ^
out donc per. mis
^rr^^
qua cet. te dernière

i^—é-

heu re, j'aie la su . prèrae joie, de me sen . tir en.coreai.me'!


256

moi dans tes bras pour le lointain voy. a ge, ce se _ ra le bonheur en

'J'-^^ - î ^^ ^
Be' - nis soientles Dieux qui
P
,

^P P ^
m'offrent ta jeu_nes
^,;il),r-^
_ _ se,
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m
I '^'m
»/
j ^U
1
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J"3 ^^.^Zl
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fe fttj^ U
,/. • »

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r* P p '"p P rTin? 3i=vz
^'
FFP r r
fin tant de', si . re'! Mè _ me si Ce'.sar me don. nait lem.pi _ re,

SH r p"^*r fi |f' ri
comme u _ ne fleur em.bau _ me' _ e.

W't^^is^^^
y-hhf "'rf*r

( arer elctn )

E.
y» p i r f'»r^F^^ f f -^,
1 ^ y p p ' i

p
si les dieux m'offraient lim.mor.ta.li . te, je te suivrais heu

g. «81. a.
reuse et ravi .
. e, maître a. do _ ré, je te suivrais!
poco rail.

g. 281. a.
Ef . feuil . Ions les ro _ ses dans cette cou

-vant qu'elles soient fané . e^nous au _ rons dis _ pa _ ru De - sor


les

J- F. WF^ j"i'r"r i

*^
Ah!
'
Ah!_
^^
J.Q. ^S E r. pi pr

B
, Ah!
J; 49
^ S tl i
^"lli ?1 i i

(^

F^
/-^a

'n r
mais
PFpr
que nul Je le _vre ne
F ^ r
l'ef_ fleure,
r;?fnpiTP|f
et ne la vi _ depourhono . rer
f^pf'giTïïé
une au.tre di.vi.ni.
les

JK
les

J.G.

3 g. li«l. a
259

te,- c'est à Cypris, la bienfai . san _ te,que mon à _ me reconnais

les
J.F.

les

molto rail.

g. i!81. a.
26o

m EUNICE

Don
PÉTRONE
_ _
W^ nel

^^^î
l#
m Non!
' ^
pour
i
r'r,^ ^ ^HE
toi n'est pas ve.nu

le

mo

les

J. F.
^^m — -f

^''« ^°
les

J- G-
i- _J _ J' y - iJi
ff r ?
Ê
I

(plus presiiante)

fct
E.
'r ff

Don _ _ ne.

m^ r- f ,?
p^^^ ^^ ^m^
^
- ment de boire à cet.te cou pe. Tel . le la

les
J.R ^ Ah!.

les
J.G-
fcfe
3E3Se^
Ah!
^^ i
H
^^ j)i^-^
"
;f f f f
ai TJ^
> 7-

g. îiSl.a.
26l

'M/ r'^r
fleur
P r

au printemps
T:' \^'~^v
se ré _ vêle et
P
ne
p
doit
H
pas pé _
1^
rir
F f JEE^
sans connai _ tre l'é _

les *t
J.F. J PJ P'f f?

Ah!.

les
J.G.
M r¥
'^'
Pr ^m
Ah!

ps^ tf f î 1^^
i
i««fe

ff ff f f f l

( i^

animez un peu

A . lors la fleur lan_guirait so _ li .

les

J.F.

les
J.o. 0^ r^,:

frm ^i i ^ i jrrn
g. !i«l.a.
.taire et fié .trie.

les

J. F.
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^
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les
J.G.
i '"^r
Ah!.
P,^ rr
Cédez

p^? F f f
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1 ^"^
b r ^

JP7
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le vou .
pir
dras pas
p-"^- I- ^ Ah!. .
rit.

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cueil - le
^
PP<, PPP
3
les
J.K

les
J.G

g. V81. a.
(arec une grande expression )

^m P MF
g
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^
^
^
qu'elles sont é _ clo . . ses .
et sous tes bai

y PP\ ifli^iuT^^T^ f-/r


^^^i."!.''
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h^FI^ pp ^
.sers, fer. me mes yeux char . mes, qu'à ja _ mais

m mon re .gard s'é

Stfsfe

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m
,r'l'
^ m m _ cédez
êi

g. aSi. a.
rit.
1° Tempo

fer _ _
m
mêmes yeux
^^
sous tes bai- sers.

mà t'ai . _ me!
^ t
PP.
r
je t'ai _
^
-me!
LES JEUNES GENS pp^^-~r^^
r ?' Pf

:'
1° Tempo

11^ ^iP
^
^_: ,n,n|
Ah!.

,r^,n

^^
\

^ p p f
(Pétrone s/> penche sur les iî^rrex d'F.nnice. La coupe s'échappe de sa main et se hri'se)

LES JEUNES FILLES

Ah!

les

J.G.

^^
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PETRONE \t'arrachant le premier au hniser)

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( ni( mrrierin )
(tl tend son hras )

(Elle tend son br<ts « Théoclès qui l'enserre


EUtilC K (le devmirnnl) rf',,,, cercle d'or el ouvre rapidement l'arteve.) (gémissement sowi la souffrance)
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g. !i81.a.
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Tit

parmi les fleurs, dans la seu _ le beau _ té.

parmi les fleurs, dans la seu . le beau . - te'.

^ LES VIEILLARDS PPP^

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Dé.jà Ves
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rai _ tre, et vous, ces_sez de com _ bat _ traies dé _ sirs d'un é _ poux,

g. V!8l.a.
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Luths, tin _ tez plus douce . ment, voix

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son der.nier som . meil, m'en. tends - tu, ma di .

LES JEUNES GEWj^ -

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Dé.jà Ves . per dis _ pa . rait dans les cieux, se.rez-vous

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268

EUNICE («;rs faihlement)

Oui, je t'en _ tends et je

les

J.O.
donc toujours cru _ el _ les, vous _ que nos désirs ap _ pel _ lent, dé

les
V.

Dé _ - ja Ves _ per va dis_pa

les
J.G-

les
V.

. tez les con - seils de la vieil, les. . se, jeu _ nés fil _ les,c'est la sa

g. ««J. a.
rai - trCj mes sœurs, laissons-nous ai . mer.

les

J.G.

les
V.

ges - se lais _ sez, lais_sez-vous ai . mer.

Allegro J = 120

Tempo iSn tête i-diile sur les coussins n

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PETRONE
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cité de celle d' Eunice.)

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Trop tardl .

-À ,oJW = 60
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g. '-'.Si. a.
270
( Leu prétoriens parnissinit nu fond à trarers les nrhres— Ils sont prcccdi-x a'tni centurion.

....tes rations de la lune font élinceler leurs armes.)

les
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As . pur et ra.di - eux, Vesper

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J.G.

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g eux, Vesper

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As tre pur Vesper. qui luis aux

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Le Rideau x'e.vf refermé lentement sur la repri.<ie du chœur.

Cl.. ltoinil,sr. luf H. MoriiiiiM-, 1.',.


g. ii«l. a. Paris, Imn.K. OuprJ, ru,. .Mart.1. \'i .