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Les déserts chauds

Bibliographie sommaire

• Demangeot, J & Bernus E., (2001) : Les milieux


désertiques, A. Colin, Paris.
• Dresch J., (1982) : Géographie des régions arides,
PUF, Paris.
• Planhol (de) X. & Rognon, P. (1970) : Les zones
tropicales arides et subtropicales, A. Colin, collection
U, Paris.
• Tricart, J. & Cailleux, A. (1969) : Traité de
géomorphologie (t. 4) : Le modelé des régions sèches.
Editions SEDES, Paris.
Qu’est ce qu’un désert ?

• Zone semi-aride ou aride (P<250mm), où l’évaporation excède les


précipitations (insolation moyenne à forte des latitudes basses et
moyennes), de telle sorte que la couverture végétale est éparse ou
absente ;
• La surface du sol y est directement exposée aux agents
atmosphériques et aux forces physiques qui y sont associées.
• Les précipitations y sont réduites et irrégulières (voire très rares).
Carte des déserts arides et steppes semi-arides

Sahara Moyen
Orient

Kalahari
Atacama
Namib Australie
I. Types de désert
Type Caractéristiques Exemple

Déserts hyper- Déserts chauds Sahara central et égyptien, Arabie


arides continentaux centrale et méridionale
(10 à 50 mm de
pluie par an)
Déserts côtiers Atacama (Chili),
brumeux Namib (Afrique).

Déserts arides Déserts à courte Déserts entourant les régions hyper-


(50 à 150 mm saison des pluies arides d’Afrique et d’Arabie et centres
par an) des déserts moins continentaux
(Kalahari, Australie centrale)
A/ Déserts hyper-arides continentaux
Le Sahara

Tassili du Hoggar - Tahagart

Montagnes volcaniques du Hoggar


Le désert arabique

Rub’ al Khali, l’un des plus grands déserts


de sable du monde. Aussi vaste que la
France et très peu exploré jusqu’au siècle
dernier
B/ Déserts hyper-arides côtiers brumeux

Namib
Le désert du Namib : les plus hautes dunes du monde
Le désert le plus aride du monde : l’ATACAMA
Le désert le plus aride du
monde : l’ATACAMA
C/ Déserts arides à courte saison des pluies
Kalahari
Bushmen
Je ne comprends pas
Déserts australien

Que veut dire le mot


KANGOUROU Désert de Simson
en Aborigène ?
Désert sableux

Boucliers
désertiques
Cuvettes argileuses

Désert fluvial
Désert pierreux
Lacs salés
Désert de
montagne et de
piémont

Principales unités physiographiques des


régions désertiques : Ex. l’Australie

Mabbutt (1988)
Les grandes unités géomorphologiques des déserts
II. Le rôle du vent dans les modelés désertiques
A/ Les processus éoliens
La localisation des formes dunaires dépend directement de la
granulométrie des particules du sol.
Le vent n'exerce son action que sur des matériaux de taille bien
définie

1) Le vent comme agent d’érosion

Deux grands types de mécanismes :

- la déflation

- l’abrasion
- La déflation et ses effets géomorphologiques

Processus éolien d'érosion qui affecte les sédiments meubles des climats
désertiques.
Elle provoque un abaissement de la surface due au remaniement des
particules les plus fines par le vent.

La déflation concentre progressivement les particules les plus grossières


par érosion différentielle des textures les plus fines.
Exemples de surfaces mises en place par la déflation
La déflation va être à l’origine de la mise en place des déserts pierreux (regs)
Cuvettes de déflation
- L’abrasion ou corrasion et ses effets géomorphologiques

Attaque mécanique de la surface sur laquelle souffle un vent chargé de


particules. Cause aggravante de l'érosion des sols.
Dans matériau cohérent et homogène, soit polissage qui affecte les
affleurements comme les cailloux des regs, plus ou moins alvéolés ou
façonnés en facettes, les ventifacts…

Ventifacts
… soit stries parallèles Tassili N'Ajjer
Vents de sable associés à la thermoclastie
=> buttes résiduelles avec formes de
champignons dans les grès.
Dans roches meubles, sillons parallèles mettant à nu les racines des
jeunes plantes. Lorsque ce phénomène est poussé plus loin, la corrasion
délimite des buttes allongées aux profils longitudinaux aérodynamiques,
hautes parfois de plusieurs mètres appelées "yardangs"

YARDANGS :
Champs de rides d’érosion
disposées en alignement.
Yardang,Xinjiang
2) Le vent comme agent de transport

Mouvement initial
-> 4000 m
0,5 et 1,1 mm

< 30 cm 0,5 et 2 mm
(90%)

0,5 – 1 m
Mouvement déclenché par
l'impact des particules en saltation
et non par l'action du vent

Le mécanisme essentiel du transport éolien demeure la


saltation car sans elle les nuages de matériaux en suspension
ne pourraient pas se produire.
Effets morphologiques de la mobilisation des particules

- L'effet d'avalanche
Conséquence de la saltation. Les particules qui ont sauté
provoquent, en retombant, le départ d'une quantité plus
importante de particules.

- Le triage
Le vent déplace les particules très fines et très légères beaucoup
plus rapidement que les grosses.
=> Séparation des différents éléments du sol en catégories suivant
leurs dimensions: mottes non érodables, gravier, sable, argile et
loess.
=> stérilisation progressive du sol car matière organique formée
d'éléments fins est l'un des premiers éléments à être emporté.
Tempête de sable à Ryad, La charge maximale du vent en particules est
24/11/2009 sensiblement la même pour tous les types de
sols et elle est égale à celle que l'on rencontre
sur les dunes de sable.

« haboob » avançant sur Khartoum


le 29 avril 2007
Tempête de sable en Irak
B/ Les modelés éoliens
1) Les formes de dépôts liés au vent
Trois
groupes Rides
distincts : (ripples)

« Draa » ou
mégadune

Dune
L’espacement entre ces formes
dépend de la taille des
particules de sable et de leur
vitesse d’entraînement
2) Morphologie et dynamique d’une dune

Pour qu’une dune se forme, il faut trois phénomènes :


1) Une source fournissant du sable ;
2) Un vent régulier en force et en direction ;
3) Quelque chose qui ralentisse l’air transportant le sable et le dépose
en arrière de l’obstacle

L’obstacle peut être de la végétation, un rocher, une clôture…


Les nebkhas sont des dunes
sableuses de 1 à 3 mètres de
hauteur ancrées par la
végétation.
Les dunes de sable sont asymétriques avec faible
pente face au vent et forte pente sous le vent
(face d’avalanche).

Les dunes migrent par érosion du sable (saltation)


sur la pente douce au vent, et dépôt et glissement
sur la face d’avalanche ; ce mode de formation
conditionne la structure des dépôts : structure
entrecroisée. Face d’avalanche
d’une dune en croissant
La vitesse de déplacement des dunes va être étroitement lié à leur hauteur
La migration des champs de
dunes conduit à des
accumulations sableuses dont
la structure entrecroisée est
étroitement liée à la direction
des vents principaux (et à
d’éventuels changements dans
le temps de cette direction).
Utlisation d’un fumigène pour montrer l’écoulement en
rouleau en arrière de la face d’avalanche d’une petite dune
transverse. Le vent principal s’écoule de gauche à droite.
Modélisation de
l’écoulement de
l’air autour d’une
dune croissant
3) Typologie des dunes

A. Barkhanes
B. Dunes transverses
C. Dunes barchanoïdes
transverses
D. Dunes linéaires
E. Dunes paraboliques
F. Dunes en étoile
A. Barkhanes
B. Dunes transverses
C. Dunes barchanoïdes transverses

Dunes barchanoïdes
transverses (Australie)
Dunes barchanoïdes transverses circulant sur leur surface de base
D. Dunes linéaires

Seifs au Rub' al Khali


E. Dunes paraboliques

Bloquées par la
végétation
F. Dunes en étoile

ou dunes en pyramide
ou"ghourds"
Etapes de la formation
d’une dune en étoile

Dune en étoile
Types de système dunaire selon la fourniture sableuse, la
force du vent et la densité du couvert végétal
Les dunes s’organisent
en champs de dunes :
les ERGS
Distribution mondiale des principaux ERGS actuels et passés
La topographie des zones désertiques est en grande partie l’héritage de
conditions climatiques qui existaient au secondaire et au tertiaire.
Une grande partie des formes désertiques sont antérieures à la mise
en place des déserts.

Traces de la
désertification

Modelés anté-
désertiques

Superposition des empreintes


anté-désertiques et désertiques
dans une dépression fermée
chilo-bolivienne
C/ La lutte contre l’ensablement
1) La fixation primaire

Objectifs :

- soit de stabiliser, par des moyens


mécaniques, les masses sableuses en
mouvement quand elles menacent des
installations humaines et des infrastructures FAO, Rome, 1988

- soit d'empêcher la formation de ces masses


sableuses

Elles font appel à trois techniques différentes:


- Technique de la palissade
Obstacle linéaire opposé au vent dominant pour en diminuer la vitesse
et provoquer à son niveau l'accumulation du sable en mouvement.
Cette accumulation aboutit à la
formation d'une dune artificielle

Palmes, plaques de fibro-ciment,


grillage synthétique, branchages
pour arrêter la progression du sable

pour dévier la progression du sable


- Technique du mulch
Recouvrir le sable d'une couche protectrice aussi uniforme que
possible pour supprimer l'action du vent au niveau du sol et
empêcher le phénomène de saltation

.
- paillage
- pulvérisations d'eau régulières
- films plastiques
- mèches acryliques
- huiles minérales
- stabilisations chimiques
- Méthode aérodynamique

Utilise la capacité de transport du vent lorsqu'il atteint une vitesse


suffisante.
Cette méthode s'applique de deux façons différentes:
- soit en lui faisant évacuer des dépôts de sable indésirables par des
procédés qui accroissent sa vitesse au contact de tels dépôts,
- soit en profilant les obstacles rencontrés par le vent chargé de sable
pour que sa vitesse ne soit pas diminuée à leur contact.
2) Fixation définitive

Par l'installation d'une couverture végétale permanente

Désert du Karakum

Le plus efficace : utilisation conjointe


de diverses techniques
Dispositif BOFIX
de fixation des dunes

Édification des dunes artificielles.


(A) Le stockage du sable.
(B) Plantation des lignes d'arbres.
(C) Le filet de protection
III. L’eau dans les déserts et ses conséquences
A/ Le rôle des eaux courantes

 Cours d’eau temporaires : les oueds


 Cours d’eau permanents : les grands fleuves allogènes

Oued Nil
1) Les oueds
Vallée du Draa (Maroc)
Le bon usage de l’eau par les populations,
le long du corridor fluvial, permet l’irrigation
et le développement d’une agriculture de
subsistance.

Un des projets d’irrigation (souvent abandonnés) du désert de l’Atacama


Formes d’érosion

King’s canyon, Australie


Canyon de la Fish River, Namibie
Formes d’accumulation
• Cônes de déjection (alluvial fans)
• Terrasses alluviales

« Slake water deposits » témoignant


de crues extrêmes
2) les grands fleuves allogènes
Delta intérieur du Niger

Le Nil

• Ces cours d’eau naissent dans des zones soumises à des climats
tempérés (Colorado, Tigre et Euphrate) ou tropicaux humides (Nil, Niger,
Sénégal) et suivent un cours qui leur fait traverser des zones désertiques ou
semi-désertiques.
• Dans leur traversée, ils perdent une part importante de leur débit par
évaporation (Ex. Niger).
• Ils permettent l’irrigation selon des techniques traditionnelles (culture
d’inondation) ou moderne (réseau d’irrigation gravitaire).
• Ils constituent une ressource en eau indispensable pour les pays situés en
zone désertique (Nil, Tigre et Euphrate)
Le Niger

Variations amont-aval du débit moyen du Niger


Tombouctou

Le Niger

Le delta intérieur du Niger


Surface totale couverte par le delta intérieur (réseau de
bras, d’affluents, de marais et de lacs) peut atteindre 30 000
km2 pendant la saison de crue. La rivière perd alors près des
2/3 de son écoulement entre Ségou (km 900 / source) et
Tombouctou (km 1500) par stockage et évaporation
(aggravée du fait que le fleuve touche la limite sud du
Sahara au niveau de la boucle du Niger). En aval de ce point,
les affluents ne parviennent pas à compenser les pertes
subies dans le delta du Niger. La perte annuelle par
évaporation est estimée en moyenne à 31 km3/an, mais
varie considérablement d’une année à l’autre (46 km3
pendant la période humide de 1969 et seulement d’environ
Delta intérieur du Niger 17 km3 en 1973).
B/ Les eaux stagnantes

OASIS : Point d’eau permanent, îlot


de vie et de culture dans le désert
 dans des mares rarement pérennes ;
 dans des grandes vallées fossiles ;
 dans les retenues naturelles des massifs
montagneux (associées à des sources)
Sebkha (ou sebkra) (Sahara), salt span (AUS), salar et playa (Am. Sud)
Dépressions fermées, plaines
d’accumulation de débris fins,
généralement salées et Sebkha (Tunisie)
temporairement inondables.
Certaines, de grande extension,
sont de véritables mers intérieures
draînant de grands bassins versants
(lac Eyre).

Salt Span
Variations saisonnières de la surface ennoyée :
Sebkha EL HANI - Tunisie

Les écoulements empruntant le réseau


hydrographique convergent en direction
de la sebkra et engendrent
d’importantes variations saisonnières de
la surface ennoyée.
Chott El Jerid,Tunisie, 60 x 60 km

Gigantesque dépression totalement inculte.


Les tons gris et blancs indiquent les
variations d’humidité de l’encroûtement
salin.
Une route traverse le Chott, construite sur
une digue haute de quelques dizaines de
centimètres.
L’oasis de Degache offre un contraste
saisissant avec la minéralité des alentours.
Les anciennes palmeraies, au rendu grenat,
Chott : auréole temporairement jouxtent directement le bâti (fin mouchetis
inondable autour de la sebkra, gris). Les surfaces correspondant à un effort
d’irrigation plus récent se distinguent par
généralement couverte de plantes leur organisation géométrique et la
halophiles. moindre intensité de la végétation
Chott El-Jerid (Tunisie)
Etude de cas :
le lac Eyre (Australie)
Fluctuations du Lac Eyre
Les eaux de surface enregistrent les variations pluviométriques inter-annuelles :
• sur le cours terme ;
Eaux de surface stagnantes

• à l’échelle historique

Comparaison des niveaux du lac (altitudes absolues) et du lac Naivasha, Kenya


(profondeur du lac au cours du dernier millénaire, en années calendaires AD.
Pour la courbe du lac Tchad, les chiffres 1 à 8 correspondent à la position des échantillons
palynologiques, les chiffres romains I, II et III à des niveaux datés par le radiocarbone (valeurs
moyennes calibrées), les lettres de a à i, à diverses données historiquement datées.
• à l’échelle géologique.
Lac Nasser sur le Nil

Barrage d’Assouan
C/ Les eaux souterraines
1) Eau d’inféroflux

Dans les formation superficielles où s’écoule du ruissellement


hypodermique. Des oasis témoignent de leur présence. Ils sont
localisés dans les bajadas, dans le prolongement des vallées de
montagne ; on les trouve aussi en couronne autour des massifs
isolés (Hoggar)
2) Eau souterraines profondes
Eau des nappes profondes, souvent fossiles et exploitées traditionnellement
(foggaras horizontales, puits artisanaux jusqu’à 100 m de profondeur …) ou par
des forages modernes (USA, E.A.U., Koweit …).

Principaux aquifères en Afrique septentrionale


La Ménara (Marrakech)

Systèmes traditionnels
d’alimentation et de stockage de
l’eau en zone semi-désertique :
les foggaras du piémont du
Haut-Atlas central (Maroc).
Puits et systèmes traditionnels
de remontée d’eau,
progressivement remplacés par
des moto-pompes.
Irrigation par les systèmes modernes
d’aspersion au moyen-Orient
Projet de dérivation des eaux du Colorado dans un aquifère du désert de
Mohave (Sud Californie)
D/ Autres ressources en eau dans les déserts

Pièges à brouillard dans


l’Atacama
Les "atrapanieblas" (attrape-brouillard) à Lima
En 2006, des filets de huit mètres sur quatre furent
plantés, au principe simple: l'humidité se prend
dans les rets, les gouttes suintent vers une
gouttière en aluminium, qui alimente de petits
canaux conduisant à un réservoir à mi-hauteur de
la colline de 600 m d'altitude.
"La première nuit, on a rempli une bouteille de 3 litres. De l'eau douce,
pas salée, utilisable ! Aujourd'hui, avec cinq filets, on collecte jusqu'à 60
litres par nuit l'hiver", explique le dirigeant de quartier.
Des scientifiques chiliens ont mis au point un "piège à brouillard" révolutionnaire à
Chungungo au Chili. Un ensemble de 50 pièges à brouillard, constitués de treillis en
plastique, se trouve perché sur une montagne à 800 m d'altitude, et récolte jusqu'à
9000 l/jour. Les villageois appellent cela "récolter les nuages".
Sur la côte pacifique de l'Amérique latine, il y a 21 autres sites (405 ha) de pièges à
brouillard. Certains de ces sites sont devenus autarciques parce que les arbres ont
suffisamment poussé pour récolter la brume par eux-mêmes, exactement comme le
faisait l'écosystème avant que les colonisateurs ne le détruisissent. Les écosystèmes
forestiers de brumes survivent précairement des gouttelettes d'eau captées par leurs
feuillages. De telles forêts, entourées de déserts, se sont maintenues pendant des
millénaires grâce au brouillard. Il suffit de peu de déboisement pour déclencher une
destruction progressive mais totale.
Les sites idéaux pour les pièges à brouillard sont les régions côtières arides ou semi-
arides balayées de courants marins froids et une chaîne de montagne à moins de 24
km de la côte, s'élevant à 500 à 1000 m au-dessus du niveau de la mer. Les treillis
occupant 70 % de l'espace sont les plus efficaces pour capter les gouttelettes de
brouillard. Deux couches de filets dressés de façon à s'effleurer produisent la
meilleure récolte d'eau dans des tuyaux en PVC fixés au bas des filets. La récolte varie
selon la topographie et la densité du brouillard. Un piège à brouillard type mesure 12 x
4 m et livre 200 l/j. En été, comme le brouillard devient plus dense et plus fréquent, la
production d'eau est doublée.
Usine à Rosée Panandhro, Inde Mars 2006
850 m² de capteurs pour une production max de 300 L d’eau par nuit.
Usine de 15 000 m² à terme (max 5 m3 d’eau/nuit)

Certains plastiques (dits radiatifs) permettent de condenser jusqu'à 0,6 litres d'eau pure
par m2. Une "usine à rosée" est en phase de test dans le désert du Néguev en Israël
dans le dessein de recueillir plusieurs mètres cubes d'eau par nuit.
Dessalement de l’eau (mer ou nappes salées)

Production quotidienne
d'eau par dessalement
estimée à 55 millions de
mètres cubes dans près
de 11000 unités dans le
monde. La moitié des
volumes produits le sont
dans des unités de
capacités inférieures à 90
m3 par jour. La plus grosse
unité de production est
localisée en Arabie
Saoudite, c'est l'usine de
Shuaibah, de 1,3 millions
m3 par jour de capacité.
Usine de dessalement de l'eau de mer Abu Dhabi,
Emirats Arabes Unis, 11/03/2007
• Production du Moyen Orient
supérieure à 100 000 m3/jour.

• Coût d’extraction en forte


baisse (parfois < 1€/m3)
Deux procédés majeurs de dessalement :

1) Distillation flash multi étages


L’eau salée est tout d’abord chauffée puis versée dans une cuve à basse
pression, de sorte qu’une partie est instantanément vaporisée (détente éclair
ou flash). La vapeur est alors recueillie et condensée sous forme d’eau
dessalée.

2) Osmose inverse
On force le passage de l’eau salée à haute pression à travers une membrane
perméable à l’eau.

Usine de dessalement de l’eau


de mer par osmose inverse
d’Ashkelon, en Israël