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nag ennneaci RYea0 oO Z i ; 43, LE SALON [diol @r I aM. Roll, Lheriaitio, Jules Broton, i ”” Puvis de Chavannes ee aremanaeRT AE ) » Je reviens 4M. Roll*F'ai douné les rai- cr mlempéchont de le véritablement forts, les pete, erreur de fond, parli pris pito Didment ralagnng, fete do gual, on ph méprisdu goftt, qui fout da co tres Int - sant artiste, malgré sa supdriorité dans fo idtier, un dévoyd. Toutefois Vorreur ent si édatante, quello merita qu'on s'y arrate! et quian Ia discule, Un soufirn weap co) pelntre se mouvolr dans In cadre dtrolt : yi = fe parle au figuré, ot Il ne taal da ses cadres quisortent do | i fencadrour; lesquals:soat habituclle- | Srontlde’ ‘dimensions colossales—on soulfre | Ale yolr-ainst qu'un fauve muré.an sa cage, te / et donttoutc la ybyale furcur en est réduito & mdchonner fos barreaux de fer, Etde “fall; My a du faure en M. Moll. Sa voix tonne - tonne plus haut que celle des autres, le Wbrolk *de son souffle’ domine la foule des « gumeurs grondantes. Ea dépit qu'on en alt, AML p'eat “taillé dane l'art contemporain un “argo, morceau, quelque chose comme le part du lion, On gent dans 'ouvrage do cet ourrier do Vart'I'énergio de, ses musclos, Vampleur do sex pectoraux,lo raldissement ‘ ‘est un Jutteur, mais un iauecr' fone ‘et non pas un athléte, 1 Jui manque Ja noblesss du seolment, + le as en vers lequel i! tend les poings, ov: rans Je crols HM. Roll dela grande famille des: exprits . non agréables, mais atta- ebants, non charméary mals ravisteurs, qui | | ypa'vous sédulsenst pai. mais qui vous em- “portent, me vous bereeat pas, roais veulent | Ea! Yee BIBL 2 “Tae Nat céveils caste, / Dat ‘ou ip da'groind:soufilo, ‘lo soufllo, qu i uel, : comme dans ‘In'Gontse, oat eal etn ot téndbress Zt qu'on ne’ ‘pas quo jo chicane M.‘Rol} os Iapature dit} torrain qu'il » choisl, dit imilfeu off pa) ‘complatt et be ropforme.' Pou importe, en varie, !qu'll peigne des magong ou des ducs, ‘Aes princesses ou ‘fe ‘pauyros compagnes Mouvrlors dans lour légtre robo d'hiver, favo Iqurs'choveux” mal ‘rattuotiés of lox ré- valle morneades taudis manrarités, At, Roll’ falldu:peuple.-D'autren avalontfatt du pau- plo auest bien avanti: diss: n'a, pas doy smdprla da capt i da dédalne saclay, M. Roll point Ios ouvriara;, Piero Dupai chantds, Millotn'a fait que sos payrany, Or, jo voulrals on M, Mall un pau de oo quiavalt Pierre Dupont, un pew do co qu’a~ vail Millet, jo voux diva le Ix grandour, do In poste ot! do dmotlon, Quel quo solt lo; sujet cholsl, un manoouved platrenx qui pelno aut millou des gravata, ou un jockey, séchemont &choval dans sa casacuo de cou Tour, ou la figure d'un tryptique roligioux, “il importa qua Mémotion de Partisan soit rencuo dilicatement, arfstocratiquoment ; ot les sensations doivent élre d'autant plus aflinées, qua Ie sujet eat plus vulgaire, Jeno reviondrai pas sur le Chantier de Suresnesiog, A part la doulonreuse anato~ mio de doux ou trois figuras, le reste s0 noie dans uno trop facile confusion do gos- en anusearngzére ot do mouvemonts inartos. Tout Méloznqu'on en peut fairo, crest quo M. Rolla fait peser do vrais on nom point dos qnillards qualee ‘uhlo aujotird’hut d'une blouse at dema un mantenit de pourpro. I lex a euphts | tol quela, ao nouckint hign davantaga de les rapradutro axactomont, plutdt quo de donnar fon tablean Maspreaston penséo | Mana grande aynthéee du travail? On ay | mont de Ia hesagna qui hilo les visnges, cour lox dpaulos ot casso Jon poltrines veluios ous lo poids dos fr _donux, lesa}. Atee Bhi, L vous tometer My fouk ula ta helas, as pre tren Forpultux Sentiment oe pe owe ae fe 7 dif eens & treba Seourd de latent ~ lx 3/ I savait Injusto do paayer sous allonee Ia douxitme anvol do M. Roll, do beaucoup moing important ob do heaucoup supériaur Amun sense Lo rogrot quo j'ai oxpriind do voir un artinta do Ia puissance do M, Roll, resto au-dossous do aa Uichn, je Péprouve surtout devant son tableau intituld : Pa- siphag, J'ai oni dire quo M, Moll hesitalt A enyoyer cette toile au Salou. Creitt dtc vrai- meatdomimage qu'il la gardat, retournde contre le mur de son atelier. Cette compo sition allin A des brutalilés exquises de rae lisa, des ilslientosses alo décoration gran- diese. Rien do banal en ca roinda fara, Les feuilles tromblont dans Vinattondu une huniere bleutto ot prise; les cares ses dn solall tachant de baisers luminenx A travers Tombro fine, fratcho ot tran: rente, un corps de femma d'une nudite traordinaire, on cesens que c'est de la chair sans tonsde chair, mais d’autant plus nue qu’ellr haigno, bien vivante, dans lex tein- | tes et ler reflets qui se substituent A sal coloration eseentiolle, par un magnilijue eifet te plein air onlove aveo beaucoup «te hardiasso ot do mattriso, Le mouvement do ta t8to semble voulolr Ia cacher of la joua brdle sous une espece de fard tragique qui Véefabousse ot voile tout lo visage d'une sarte de brumo dearlate, ‘Toutes los I, du corps sont einprggles d'une pasaton | ampartéa, at calle pris femme al comple~ Hement bloade, qal préte sa snodernité 4 | Vexprestton d'une idée antique, enreloppe bien, de caresses vivantes comme des la lourde bate dont les yeux intro: s révent, et dont les nascaux laissont : filtrer lo souffle grave et les baves d'ar- gent.