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Culture médiatique - Typologie des médias

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Cours de Lyon 3
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Published by: AllisP on Jan 25, 2011
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Examen final : 10 questions de cours à 1 point + 2/3 questions développées.

I/ Typologie des médias
Introduction
Les trois fonctions principales de la presse sont d’informer, d’éduquer et de distraire. Cependant chacune de ces fonctions varie selon le pays, l’environnement politique, etc.... Dans l’Histoire on a déterminé quatre régimes de presse différents lié à l’environnement du pays : • Le régime autoritaire : Régime normal et généralisé partout jusqu’au milieu du 19ème. Les médias sont des propriétés privées donc autorisation de rechercher le profit. Néanmoins la presse est contrôlée et parfois interdite. Tout ce qui est divertissement est souvent censuré, le débat politique est exclu et les médias expriment une vision du monde conforme au pouvoir politique en place. • Le régime communiste : Les médias sont étatisés et la liberté de la presse n’existe pas vraiment. Ce régime commence en URSS, s’étend à certains pays européens puis à la Chine à partir de 1949. L’objectif est de mobiliser les masses et les endoctriner en diffusant des informations qui viennent directement du régime au pouvoir. • Le régime libéral : Ce régime est devenu la norme internationale grâce à l’article 19 de la déclaration des droits de l’Homme (1948). Cet article indique que tout individu a le droit à la liberté d’expressions et d’opinion, soit le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, recevoir et répandre sans considération de frontières les informations et les idées par quelques moyens d’expressions que ce soit. • Le régime de responsabilité sociale : Ce régime est naît d’une perception un peu plus réaliste de la nature humaine et des mécanismes économiques. Il prolonge le régime précédent en s’efforçant de respecter la notion de liberté : Informer avec un objectif de qualité. Cette expression de liberté sociale a été lancée par la Commission sur la Liberté de la Presse créée aux USA en 1942. Dans ce régime les médias ne sont pas propriété de l’état. Ce sont des entreprises privés mais ils ont une notion de responsabilité vis-à-vis de la société de fournir un média de qualité. En France, la presse est réglementée par une déontologie. Tous les journalistes respectent des codes pour remplir des dfnctions assez diverses voir contradictoires. On peut compter six fonctions différentes : • Surveiller l’environnement dans lequel le média évolue. Pour cela il faut trier, hiérarchiser et interpréter l’information. • Fournir une image du monde : Evoquer des choses, des évènements, des gens dans le monde. • Transmettre une culture : Transmettre une certaine vision du passé, du présent et de l’avenir. • Servir de forum : Donner la parole, lancer le débat. • Faire acheter : Publicité, présentation des nouvelles technologies etc.... • Divertir : Aider au bonheur, à l’épanouissement personnel.

Tous les médias n’assument pas toutes ces fonctions. L’importance relative de chaque fonction dépend de chaque média et de son positionnement éditorial. La triple nature des médias (service de l’industrie, service public et service politique) rend leur statut ambigu et explique leur difficulté à se positionner aujourd’hui. Malgré le régime libéral, l’autonomie des médias est limitée et dépend des décideurs économiques et politiques. Néanmoins dans la plupart des pays, les médias restent au service des droits de l’Homme et force de progrès. Qu’est ce qu’un média ? • Les jounaux, les magazines, les supports papiers avec une périodictié (quelle qu’elle soit (hebdomadaire, mensuel, etc....). • La radio apparue au début des années 1920. • La télévision apparue au début des années 1930. • Internet aujourd’hui. L’affichage n’est pas à considéré comme un média. Quels régimes pour quels états ? Aujourd’hui en Chine le régime communiste est toujours d’actualité. Il y a une agence de presse centrale qui fournit l’information officielle et l’actualité au journal central du parti communiste. Les stations de télés, de radios et les petits journaux copient cette même information. En Chine il y a aussi une force de presse de secteur : Presse de région, presse de profession, etc... Aux Etats-Unis, le régime de responsabilité sociale est de mise. La particularité des médias aux USA est la force des quotidiens locaux (New York Times, Washington Post, etc....) La Grande Bretagne est également en régime de responsabilité sociale. Elle est la seule avec le Japon à posséder une presse nationale qui est fabriquée à Londres et vendue dans tous le pays. Les diffusions sont énormes et beaucoup lues. L’habitude de lire est très enracinée avec une presse nationale le matin et une presse régionale l’après-midi. Au Japon le système est similaire. Cinq quotidiens sont fabriqués à Tokyo et ils vendent 60% de la diffusion globale du pays. La lecture du journal est très encrée dans les mœurs avec une édition du matin et une édition du soir. Et comme en GB, les journaux sont généralement livrés à domicile (95%) En Allemagne la presse quotidienne est très importante avec une institution (le Bill... ? ) et une presse régionale en nombre qui exerce une influence nationale. En France la presse nationale et régionale s’équivalent plus ou moins. Il y a quatre ou cinq titres nationaux forts et une presse régionale à forte influence (plus vendue que la presse nationale). La qualité est variable d’une région à l’autre mais la plus forte édition est sans conteste Ouest-France.

1 – L’histoire de la presse
A- Les origines de la presse L’imprimerie, la presse et la poste sont nés en pays germaniques. Joan Gutenberg a mit au point entre 1438 et 1455 la double invention qui a permit la fabrication quasi-industrielle des livres : La presse à bras et les caractères d’imprimeries fondus dans un alliage de plomb. Dans ses ateliers étaient produits deux sortes d’ouvrages : Les grands livres (dont la bible de Gutenberg) et des petits imprimés éphémères qui sont les ancêtres de la presse. Les premiers bulletins d’informations occasionnels sont apparus à la fin du 15ème siècle pendant les guerres d’Italie. La première gazette hebdomadaire est apparue à Strasbourg à la fin de 1605. Puis elles se sont multipliées en Allemagne avant de se répandre à travers l’Europe. En France on doit la première gazette à Mr. Renaudot qui a publié « La Gazette » en 1631. C’est le père du journalisme français. Il est né à Loudun en 1968. Il était médecin diplômé de l’université de Montpellier. Il est alors remarqué par Richelieu qui le nomme médecin du roi en 1612. Il a milité fortement contre la pauvreté : En 1627 il crée des bureaux d’adresses (ancêtre de l’ANPE). A partir de 1630 il créé une agence de petites annonces. En 1632 il fonde une conférence des beaux esprits où les gens venaient discuter et débattre. En 1637 il créé un bureau de vente (ancêtre des Monts de Piétés). « La Gazette » a été créée sur demande de Richelieu dans l’objectif d’expliquer la guerre de trente ans. Richelieu et le roi ont très vite prit le contrôle de la gazette et elle ne paraît que parce qu’elle est sous le privilège de sa majesté. « La Gazette » est constituée de dépêches en provenance des pays limitrophes, des armées et de la cour. De février 1632 à décembre 1633 Renaudot instaure un journalisme d’analyse dans un supplément mensuel. Mais très vite le roi lui demande d’arrêter la publication. Néanmoins, même si les informations concernant la guerre sont contrôlées, le reste des informations sont de qualité grâce au talent journalistique de son créateur. A la mort de Renaudot, « La Gazette » redevient un outil dévolu au culte de la personne royale et perd sa richesse. Jusqu’en 1770, la Presse française n’a pas le droit de parler de politique. Tout est sous contrôle et on convie seulement le public à célébrer le pouvoir royal. En 1770 né le premier quotidien français : « Le journal de Paris » (75 ans après le premier quotidien anglais). L’information politique était toujours interdite mais le journal parisien publiait des articles concernant les spectacles, la météo, etc... ce fut rapidement un grand succès. A partir de là les périodiques se multiplient. En 1780 on a 107 créations de journal. Cette année, « La Gazette » diffusait 12000 exemplaire, « Le journal de Paris » 5000 et avec tous les autres périodiques on arrive à une diffusion de 70000 exemplaires. Avant la révolution la presse d’information disposait d’un lectorat d’environ un demi-million de personne. Le public est nombreux et c’est lui qui porte le développement de la presse française en 1789.

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