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SUJET 4.

Les organes respiratoires. L'anatomie et la topographie du nez


externe, de la cavité nasale, de la trachée et des bronches
principales. L'anatomie et la topographie des poumons et de la
plèvre. Le médiastin.

Le système respiratoire, systema respiratorium, assure l’échange gazeux


dans l’organisme, ce qui est nécessaire pour maintenir la vie.
L’échange gazeux – c’est un processus, qui se réalise entre l’air
atmosphérique et le sang à l’aide de poumons. Les poumons sont capables
d’exercer la diffusion des gaz à travers la paroi mince des alvéoles pulmonaires,
alveoli pulmonis. Il y a deux types (deux directions) de la diffusion des gaz: des
alvéoles aux capillaires et, au contraire, des capillaires aux alvéoles. Au cours de ce
processus, le sang reçoit l’oxygène de l’air atmosphérique à l’aide de poumons et
rend le gaz carbonique formé à la suite de l’échange tissulaire.
Alors, le système respiratoire fonctionne comme le système de la fourniture
et le système de l’évacuation, ce qui assure les conditions nécessaires du maintien
du milieu interne stable de l’organisme.
On distingue les parties suivantes de l’appareil respiratoire: la cavité nasale,
le pharynx, le larynx, la trachée, les bronches, les poumons avec la plèvre.
Il est nécessaire de nommer une autre fonction importante du système
respiratoire – la production de la voix. Cette fonction est assurée par l’appareil
phonateur, glottis, qui comprend le larynx comme l’organe essentiel. Lors de
l’émission du son, les cordes vocales vibrent grâce au passage de l’air modulé par
les organes résonnants (les voies respiratoires supérieures, les sinus paranasaux et
la cavité orale).

LE NEZ

Le nez, nasus, – c’est est la partie initiale de l'appareil respiratoire. Sa forme


rappelle une pyramide triangulaire, dont la face postérieure est absente, deux autres
faces sont recouvertes par l’épiderme et représentent le nez externe. Le nez externe
comprend le dos du nez, dorsum nasi, qui se trouve entre l’apex du nez (la
pointe), apex nasi, et la racine nasale, radix nasi, et les ailes du nez, alae nasi.
Le dos du nez est formé par les os propres du nez et les ailes du nez – par le
grand cartilage et les petits cartilages nasaux.
Le cartilage nasal latéral, сartilago nasi lateralis, – c’est un cartilage paire,
qui a la forme d'un triangle irrégulier; il participe à la formation du dos du nez et
de l’aile du nez (partiellement).
Le grand cartilage alaire, cartilago alaris major, – c’est un cartilage paire,
qui limite l'entrée dans la cavité nasale avec le cartilage opposé et forme les
narines, nares. Le cartilage comprend les piliers cartilagineux médial et latéral.
Les piliers médiaux, crura mediales, de deux cartilages séparent les narines; le
cartilage du septum nasal est enclavé entre les piliers médiaux. Le pilier latéral,
crus lateralis, du grand cartilage de l’aile nasale est plus large et plus long que le
pilier médial, il est bombé et constitue le squelette cartilagineux de l’aile nasale.
Deux ou trois petits cartilages alaires, cartilagines alares minores, du nez
s’accrochent au pilier latéral ils se trouvent dans la partie posterosupérieure du nez.
Il existe parfois quelques cartilages accessoires du nez, cartilagines nasi
accessoriae, qui se trouvent dans la région entre le pilier latéral et le cartilage
latéral.

LA CAVITÉ NASALE

La cavité nasale, cavitas nasi, se compose de deux parties: le vestibule


nazal, vestibulum nasi, recouvert de l’épiderme du nez externe à l’intérieur et la
cavité nasale propre, cavitas nasi propria, qui est tapissée de la tunique
muqueuse.
Le vestibule nazal est séparé de la cavité nasale propre par un petit processus
– le limen nasal, limen nasi, qui est formé par le bord supérieur du pilier latéral du
grand cartilage alaire.
La cavité nasale propre a les parois suivantes: la paroi supérieure, la paroi
inférieure et les parois latérales. Elle est partagée en deux par le septum nasal
osseux, septum nasi, situé au plan médial.
La paroi supérieure est formée par la lame etmoïdale de l’os etmoïde et les
parties de l’os nasal et de l’os frontal. La paroi inférieure est formée par le
processus palatin de la mâchoire supérieure et la lame horizontale de l’os palatin.
Les parois latérales – par la mâchoire supérieure, les parties de l’os lacrymal et de
l’os etmoïde, le cornet nasal inférieur, la lame perpendiculaire de l’os palatin et la
lame médiale du processus ptérygoïdien de l’os sphénoïde. Le foramen antérieur
de la cavité nasale s’appelle l’orifice piriforme. Cet orifice relie la cavité nasale au
milieu extérieur. Il y a les foramens postérieurs s’appellent les choanes, ils sont
dirigés vers la base externe du crâne et relient la cavité nasale avec le nasopharynx.
Le septum nasal comprend la partie membraneuse, pars membranacea, la
partie cartilagineuse, pars cartilaginea, et la partie osseuse, pars ossea. Le
septum est formé par la lame perpendiculaire de l’os ethmoïde et le vomer – la
partie osseuse. La partie cartilagineuse est représentée par le cartilage du septum
nasal, cartilago septi nasi, – la lame de forme quadrangulière. La base du septum
nasal séparant les narines s’appelle la partie mobile du septum nasal, pars
mobilis septi nasi.
Dans les portions antérieures de la cavité nasale propre, on trouve un petit
bombement – le bourrelet nasal, agger nasi. Il suit de l’extrémité antérieure du
cornet nasal moyen vers le limen nasal.
Les cornets nasaux (les conques nasales) supérieur, moyen et inférieur
partagent la cavité nasale propre en trois méats: le méat nasal inférieur, meatus
nasi inferior, qui se trouve sous le cornet nasal inférier, le méat nasal moyen,
meatus nasi medius, – entre le cornet nasal inférieur et le cornet moyen et le méat
nasal supérieur, meatus nasi superior, – entre le cornet moyen et le cornet
supérieur. Ils se relient par le méat nasal commun, meatus nasi communis, situé
sur les côtés du septum nasal.
Les os qui entourent la cavité nasale sont aérifères et ils contiennent les
sinus paranasaux, sinus paranasales. Ils se communiquent avec les méats nasaux:
le sinus maxillaire, sinus maxillaris, – avec le méat nasal moyen à l’aide de
l’hiatus semi-lunaire, hiatus semilunaris; le sinus frontal, sinus frontalis, et les
sinus ethmoïdaux antérieurs et médiaux, cellulae ethmoidales anteriores et
mediae sont reliés avec méat nasal moyen à l’aide de l’infundibulum ethmoïdal,
infundibulum ethmoidale; les sinus ethmoïdaux postérieurs, cellulae ethmoidales
posteriors – avec méat nasal supérieur et le sinus sphénoïdal, sinus sphenoidalis,
est lié avec le méat nasal commun par l’ouverture du sinus sphénoïdal.
Le conduit nasolacrymal, ductus nasolacrimalis, s’ouvre dans le méat
inférieur.
La face interne de la cavité nasale est recouverte par la tunique muqueuse,
qui se transforme en muqueuse des cavités périnasales. Dans les portions
antérieures de la cavité nasale, la muqueuse représente le prolongement de
l’épiderme du vestibule nasal; dans les portions postérieures, elle se transforme (à
travers les choanes, choanae) en muqueuse du pharynx et du palais mou.
La tunique muqueuse de la cavité nasale et des sinus paranasaux contient des
glandes muqueuses, dont la quantité, la forme et les dimensions se diffèrent dans
les portions différentes de la cavité nasale. La plupart de glandes muqueuses se
trouve dans la muqueuse de la région respiratoire – ce sont les glandes nasales,
glandulae nasales. La base submuqueuse contient beaucoup de vaisseaux sanguins
et lymphatiques; la région des cornets nasaux (moyen et inférieur) se caractérise
par la présence d’un réseau dense de petits vaisseaux formant les plexus
caverneux des cornets, plexus cavernosi concharum.
Suivant la constitution et la fonction de la muqueuse, on distingue la région
olfactive et la région respiratoire. La muqueuse de la région respiratoire est
tapissée d’épithélium cilié, elle comporte de glandes muqueuses et séreuses. La
région respiratoire est présentée par les neurocellules pseudo–unipolaires
gigantesques, qui se localisent dans la région de méat nasal supérieur et dans la
partie supérieure du septum nasal.
L’innervation: la muqueuse de la portion antérieure – n. ethmoidalis
anterior (de n. nasociliaris) et rr. nasales interni (de n. infraorbitalis); la portion
postérieure – n. nasopalatinus et rr. nasales posterior, superior et inferior (les
branches de ganglion pterygopalatinum n. maxillaris).
L’irrigation sanguine: a. sphenopalatina (de a. maxillaris), aa.
ethmoidales anterior et posterior (de a. ophtalmica).
Le reflux du sang veineux de la muqueuse du nez se réalise à travers v.
sphenopalatina et va dans plexus pterygoideus. Les vaisseaux lymphatiques de la
muqueuse du nez vont vers nodi lymphatici submandibulares et submentales.

LE LARYNX

Le larynx, larynx, est non seulement le canal de passage d’air, mais aussi il
fonctionne comme l’appareil phonateur. Le larynx se situe sur la face antérieure du
cou, en s’avançant entre les muscles au niveau de IV-VII vertèbres cervicales.
Le squelette dur du larynx est représenté par les cartilages.

Les cartilages du larynx

On distingue les cartilages du larynx, cartilagines laryngis: 3 cartilages


pairs et 3 cartilages impairs. Le cartilage thyroïde, le cartilage cricoïde et
l’épiglotte font partie de cartilages impairs; les cartilages aryténoïde, cunéiforme et
corniculé appartiennent aux cartilages pairs. Ils ont la constitution différente.
Les cartilages thyroïde, cricoïde, aryténoïde se composent de cartilages
hyalins. L’épiglotte, les cartilages cunéiformes et corniculés sont des cartilages
élastiques.
Le plus grand cartilage du larynx – c’est le cartilage thyroïde, cartilago
thyroidea, il est constitué de 2 lames tétragones (droite et gauche), laminae
dextra et sinistra, qui convergent en avant et forment l’angle droit qui représente la
proéminence laryngée, prominentia laryngea. L’incisure thyroïdienne
supérieure, incisura thyroidea superior, se trouve en haut de la proéminence,
l’incisure thyroïdienne inférieure, incisura thyroidea inferior, peu prononcée est
située en bas. Le bord postérieur libre de chaque lame est épaissi et il comporte des
apophyses orientées vers le haut et vers le bas – ce sont les cornes supérieures et
inférieures, cornua superiores et inferiores. Les cornes supérieures sont orientées
au côté de l’os hyoïde en haut, les cornes inférieures s’articulent à la surface
latérale du cartilage cricoïde en bas.
Les tubercules thyroïdiens (supérieur et inférieur), tubercula thyroidei
superius et inferius, se trouvent sur les bords (supérieur et inférieur) de la lame en
avant de cornes.
La ligne oblique, linea obliqua, passe sur la face externe des lames – c’est
une empreinte d’insertion du muscle sterno-thyroïdien et du muscle thyro-
hyoïdien. Parfois on peut voir le foramen thyroïdien, foramen thyroideum, près
du bord supérieur des lames. Il sert au passage de l’artère laryngienne
supérieure, a. laryngea superior (elle pénètre d’habitude à travers la membrane
thyroïdienne).
Le cartilage cricoïde, cartilago cricoidea, est situé en bas du cartilage
thyroïde, il est formé d’une lame, lamina cartilaginis cricoideae, dirigée vers
l’arrière et d’un arc, arcus cartilaginis cricoideae, orienté en avant. On trouve la
face articulaire aryténoïde, facies articularis arytenoidea, sur le bord supérieur
de la lame du cartilage cricoïde de deux côtés de la ligne médiane – c’est la
jointure avec la base du cartilage aryténoïde. L’arc comporte les facettes
articulaires thyroïdes, facies articularis thyroidea, qui servent à l’accrochage au
cartilage thyroïde.
L’épiglotte, cartilago epiglottica (epiglottis), – c’est un cartilage impair, qui
se produit sur l’incisure supérieure du cartilage thyroïde en arrière et vers le bas de
la racine de la langue. La forme de l’épiglotte rappelle celle de l’ovale. Sa partie
rétrécie s’appelle le pétiole, petiolus epiglottidis, qui comporte une saillie sur son
côté interne – le tubercule épiglottique, tuberculum epiglotticum.
Les cartilages aryténoïdes, cartilago arytenoidea, sont situés sur les faces
antérolaterales du larynx, ils ont la forme d’une pyramide: la base, basis
cartilaginis arytenoideae, est dirigée vers le bas, l’apex, apex cartilaginis
arytenoideae, – vers le haut et vers l’arrière. Le processus musculaire, processus
muscularis, sort de la face latérale de la base du cartilage; le processus vocal,
processus vocalis, sort de la face antérieure.
La face postérieure, facies posterior, est large et concave en avant. La face
médiale, facies medialis, est petite. Dans la patie supérieure de la face
antérolatérale, facies anterolateralis, il y a une saillie – la colline, colliculus, d’où
vient la crête arquée, crista arcuata, orientée vers le bas et médialement. La
colline limite en bas la fossette triangulaire, fovea triangularis. La fossette
allongée, fovea oblonga, est située au-dessous de la crête arquée.
Il existe des petits cartilages: le cartilage corniculé, cartilago corniculata,
et le cartilage cunéiforme, cartilago cuneiformis, qui se situent au fond du plis
ary-épiglottique. Ces cartilages sont parfois absents.

Les jointures des cartilages du larynx

Les cartilages du larynx se rejoignent à l’aide d’articulations et de


ligaments, articulationes et ligamenta laryngis.
En général, le larynx se relie à l’os hyoïde à l’aide de la membrane thyro-
hyoïdienne, membrana thyrohyoidea. Cette membrane a la forme d’une large lame
conjonctive, qui se trouve entre l’os hyoïde et le bord supérieur du cartilage
thyroïde; elle est épaissie sur la ligne médiale et elle porte le nom du ligament
thyro-hyoïdien médian, lig. thyrohyoideum medianum. Le bord postérieur épaissi
situé entre la corne supérieure du cartilage thyroïde et l’os hyoïde s’appelle le
ligament thyro-hyoïdien latéral, lig. thyrohyoideum laterale.
L’épiglotte se relie aux formations anatomiques par les ligaments suivants:
1) à l’os hyoïde – par le ligament hyo-épiglottique, lig. hyoepiglotticum,
qui va du corps de l’os hyoïde à la face antérieure de l’épiglotte;
2) au cartilage thyroïde – par le ligament thyro-épiglottique, lig.
thyroepiglotticum, tendu entre le pétiole de l’épiglotte et la face intérieure de
l’angle du cartilage thyroïde;
3) à la face supéropostérieure de la racine de la langue – à l’aide de trois
replis de la tunique muqueuse – ce sont les replis glosso-épiglottiques (médian et
latérales), plicae glossoepigloticae mediana et laterales.
Le cartilage cricoïde et le cartilage thyroïde se rejoignent par:
1) l’articulation crico-thyroïdienne, articulatio cricothyroidea, paire; elle
est formée par la surface articulaire de la corne inférieure du cartilage thyroïde et
par la surface articulaire thyroïdienne du carilage cricoïde. La capsule articulaire
crico-thyroïdienne, capsula articularis cricothyroidea, se compose de faisceaux
fibreux qui vont de la corne inférieure au bord latéral de la lame du cartilage
cricoïde. Une partie de faisceaux est dirigée vers le haut et l’autre va vers le bas et
vers l’arrière en formant un ligament paire – le ligament corniculé cricoïdien, lig.
ceratocricoideum. La partie centrale de la capsule est épaissie, ses faisceaux
s’appellent le ligament crico-thyroïdien médian, lig. cricothyroideum medianum.
Cette articulation permet de réaliser les mouvement autour de l’axe transversaire,
c’est à dire, le cartilage thyroïde s’incline soit vers l’avant, soit vers l’arrière. En ce
cas-là, le cartilage thyroïde change sa position par rapport au cartilage aryténoïde
et ça provoque la contraction des ligaments vocaux qui se trouvent entre
l’apophyse vocale du cartilage aryténoïde et la face interne du cartilage thyroïde.
2) le ligament crico-thyroïdien, lig. cricothyroideum, ferme l’espace entre
le bord inférieur du cartilage thyroïde et le bord supérieur de l’arc du cartilage
cricoïde. La partie centrale du ligament est épaissie et s’appelle le ligament crico-
thyroïdien médian. En arrière et aux côtés de ligament crico-thyroïdien médian, il
y a la membrane fibro-élastique du larynx, membrana fibroelastica laryngi, qui
se trouve en haut et en bas; sa partie supérieure est représentée par la membrane
quadrangulaire, membrana quadrangularis, et la partie inférieure – par le cône
élastique, conus elasticus. Ce dernier est accroché au cartilage cricoïde en bas,
puis il atteint les cartilages aryténoïdes, et son bord supérieur libre forme le
ligament vocal paire, lig. vocale, qui est tendu entre le cartilage thyroïde et le
cartilage aryténoïde.
Le cartilage cricoïde et le cartilage aryténoïde se rejoignent à l’aide de
l’articulation crico-aryténoïdienne, articulatio cricoarytenoidea, dont la cavité
est entourée par la capsule articulaire crico-aryténoïdienne, сарsula articularis
cricoarytenoidea, (renforcée en arrière par le ligament crico-aryténoïdien
postérieur, lig. cricoarytenoideum posterior). Cette articulation est paire, elle se
forme entre la surface articulaire de la base du cartilage aryténoïde et la surface
articulaire aryténoïdienne du cartilage cricoïde. L’articulation crico-aryténoïdienne
assure le mouvement du cartilage aryténoïde autour de l’axe vertical, à la suite de
quoi les apophyses vocales de deux cartilages aryténoïdes peuvent se rapprocher
ou s’éloigner l’un de l’autre. L’extrémité postérieure des ligaments vocaux s’accole
aux apophyses vocales, c’est pourquoi ce mouvement change la distance entre les
ligaments vocaux.
Le ligament crico-trachéal, lig. cricotracheale, commence par le bord
inférieur du cartilage cricoïde et s’accroche au cartilage supérieur de la trachée.

Les muscles du larynx

Les muscles du larynx, mm. laryngis, se composent d’un tissu musculaire


strié.
On peut les diviser en deux groupes.
1) Les muscles qui assurent le déplacement du larynx dans son integralité.
2) Les muscles propres du larynx qui déterminent les mouvements des
cartilages particuliers du larynx.
Le premier groupe des muscles comprend les muscles superficiels du cou (le
groupe moyen) qui se subdivisent en muscles supra-hyoïdiens et les muscles infra-
hyoïdiens selon leur position par rapport à l’os hyoïde. Ces muscles changent la
position de l’os hyoïde et du larynx, car ce dernier est relié avec l’os hyoïde à
l’aide de la membrane thyro-hyoïdienne.
Le deuxième groupe des muscles se trouvant entre les carilages laryngiens
détermine deux fonctions essentielles des cartilages: a) la fonction de l’appareil
valvulaire – c’est le changement de la positions de l’épiglotte pendant la
déglutition et la respiration; b) la fonction de l’appareil phonateur – c’est le
changement de la position du cartilage thyroïde et du cartilage aryténoïde, ce qui
change à son tour les positions des ligaments vocaux tendus entre ces cartilages.
Les muscles qui changent la position de l'épiglotte pendant l'action de la
déglutition et de la respiration:
1) le muscle ary-épiglottique, m. aryepiglotticus, commence avec le
processus musculaire du cartilage aryténoïde, va dans le sens oblique, se croise sur
la face postérieure avec le muscle identique du côté opposé et suit vers l’apex du
cartilage aryténoïde du côté opposé. Ensuite, il va vers l’avant et s’entrelace aux
bords latéraux de l’épiglotte. Ce muscle ferme l’entrée dans le larynx pendant la
déglutition;
2) le muscle thyro-épiglottique, m. thyroepiglotticus, est mince et faible; il
prend sa source avec la face interne de l’angle du cartilage thyroïde, se dirige vers
le haut et vers l’arrière et s’insère à la face antérieure de l’épiglotte. Ce muscle
relève l’épiglotte et ouvre la lumière du larynx pendant la respiration et le discours.
L’appareil phonateur, glottis, comprend une série de muscles qui se
subdivisent en quatre groupe selon leur indice fonctionnel: les muscles qui
rétrécissent la fente vocale, ceux qui élargissent la fente vocale, ceux qui tendent
les ligaments vocaux et ceux qui détendent les ligaments vocaux.
1. Les muscles rétracteurs la fente vocale:
1) le muscle crico-aryténoïdien latéral, m. cricoarytenoideus lateralis, –
сommence avec la face latérale du cartilage cricoïde et s’accroche au processus
musculaire du cartilage aryténoïde. Сe muscle rapproche des cartilages aryténoïdes;
2) le muscle arythénoïde transverse impaire, m. arytenoideus transversus. Il
est tendu entre les faces postérieures des cartilages aryténoïdes. Сe muscle rapproche
des cartilages aryténoïdes et rétrécit la fente vocale (pour l’essentiel, dans sa partie
postérieure);
3) le muscle vocal, m. vocalis, prend part au rétrécissement de la fente
vocale;
4) le muscle arythénoïde oblique, m. arytenoideus obliquus, сommence avec
le processus musculaire, va vers le haut et s’accroche à la partie supérieure du
cartilage aryténoïde opposé. Ce muscle rapproche les cartilages.
2. Le muscle dilatateur (extenseur) de la fente vocale:
1) le muscle crico-aryténoïdien postérieur, m. cricoarytenoideus posterior,
сommence avec la face postérieure de la lame du cartilage cricoïde, va vers le haut et
latéralement et s’accroche au processus musculaire du cartilage aryténoïde. Сe
muscle élargit la fente vocale.
3. Le muscle contracteur des ligaments vocaux:
1) le muscle crico-thyroïdien, m. cricothyroideus, сommence avec un arc
du cartilage cricoïde, va vers le haut et latéralement et atteint la corne inférieure en
s’accrochant au bord inférieur du cartilage thyroïde. Ce muscle comprend la partie
droite, pars recta, qui s’écarte de la partie oblique, pars obliqua, près du
tubercule thyroïde inférieur. La partie oblique est située vers l’arrière et va
horizontalement. Ce muscle incline le cartilage thyroïde vers l’avant; c’est à dire,
le cartilage thyroïde s’éloigne du du cartilage aryténoïde et les cordes vocales se
contractent.
4. Les muscles relaxants des ligaments vocales:
1) le muscle thyro-aryténoïdien, m. thyroarytenoideus, сommence sur la face
intérieure du cartiage thyroïde, suit en arrière, s’accroche au cartilage aryténoïde dans
la région de la crête arquée et de la fossette triangulaire. Ce muscle affaiblit la
tension des ligaments vocaux et rétrécit la fente vocale.
2) le muscle vocal, m. vocalis, сommence sur la face intérieure de l’angle
du cartiage thyroïde, il siège dans l’épaisseur du ligament vocal et s’accroche au
processus vocal et de la fossette allongée du cartilage aryténoïde.

La muqueuse du larynx

La muqueuse du larynx, tunica mucosa laryngis, se soude avec les


cartilages à l’aide de la membrane fibro-élastique du larynx formée d’un tissu
conjonctif riche en fibres élastiques.
La muqueuse du larynx est parfois soudée avec les cartilages à l’aide d’un
tissu lâche, notamment, près du repli ary-épiglottique, plica aryepiglottica, dans
la région du bord libre de la corde vocale.
La muqueuse, qui couvre le ligament vestibulaire, forme deux plis
vestibulaires, plicae vestibulares. La muqueuse, qui couvre le bord supérieur libre
du cône élastique, le ligament vocal et le muscle vocal forme deux plis vocaux,
plicae vocales.
L’espace entre deux plis vocaux s’appelle la fente vocale, rima glottides
(vocalis).
Il existe un enfoncement sur la muqueuse de la face latérale du larynx entre
le pli vestibulaire et le pli vocal – c’est le ventricule laryngien, ventriculus
laryngis, qui se trouve sous la base du ligament vestibulaire. Cet petit enfoncement
est pair, il est situé le long de la face interne de la lame du cartilage thyroïde et se
termine par le saccule laryngien, sacculus laryngis.
La muqueuse de la plupart du larynx est recouverte par l’épithélium cilié et
seulement la région de la face postérieure de l’épiglotte, la région du repli vocal et
la face interne du cartilage aryténoïde ont l’épithélium plat stratifié.
Il y a beaucoup de conduits des glandes laryngiennes, glandulae
laryngeales, qui se trouvent tout au long de la muqueuse du larynx, à l’exception
de bords des replis vocaux. On trouve une grande quantité de glandes dans la
région du ventricule laryngé, sur la face postérieure de l’épiglotte et dans la région
du repli interaryténoïde.

La cavité du larynx

La cavité du larynx, cavitas laryngis, a la forme d’un sablier. L’entrée dela


cavité du larynx est limitée par l’épiglotte en avant, par les replis aryténo-
épiglottiques aux côtés, et par les cartilages arythénoïdes en arrière.
Le vestibule laryngien, vestibulum laryngis, se trouve entre de l’entrée au
larynx et les replis vestibulaires, plicae vestibulares, où se trouvent les ligaments
vestibulaires. La fente vestibulaire, rima vestibuli, se trouve entre ces replis.
La partie moyenne rétrécie du larynx – l’appareil phonateur propre,
glottis, est limité en haut par les replis du vestibule et en bas – par les replis
vocaux, plicae vocals, qui ont les ligaments vocaux à leur base; cette partie a la
vue d’une fente située dans le sens sagittal. Entre les replis vocaux (gauche et
droit) il y a la fente vocale, rima glottidis, – la place la plus étroite de la fente
vestibulaire. On y distingue 2 parties: la partie intermembraneuse, pars
intermembranacea, qui est située entre les bords libres des replis vocaux, et la
partie intercartilagineuse, pars intercartilaginеа, (la partie respiratoire) – la
partie large postérieure qui se trouve dans l’espace entre les cartilages aryténoïdes.
La cavité infraglottique, cavitas infraglottica, – c’est une partie du larynx,
située au-dessous de la fente vocale, elle se transforme en trachée.

Les mécanismes de la phonation

On peut comparer le larynx avec les instruments musicaux à corde et à vent.


Le ligament vocal sert d’une corde, dont la vibration assure l’apparition du son.
Le processus de la phonation commence par l’inspiration pendant laquelle
l’air est pompé dans les poumons à l’aide de la cavité nasale, de la cavité orale, du
larynx, du pharynx, de la trachée, des bronches. Puis, les impulsions du cerveau
assurent la contiguïté des replis vocaux et la fermeture de la fente vocale. Cela
correspond au moment du commencement de l’expiration. Les replis vocaux
fermés empȇchent le passage de l’air inspiré et bloquent l’expiration libre. L’air de
l’espace sous-glottique (accumulé pendant l’inspiration) est comprimé grâce aux
muscles d’expiration, c’est à dire il existe la pression sous-glottique (sous-
ligamentaire). L’air comprimé presse les replis vocaux fermés, donc, ils se trouvent
dans l’interaction. Alors, le son se produit pendant ce processus.
La hauteur du son est détérminée par la longueur de la portion vibrante du
muscle vocal et par sa contraction. Le degré de la tension est déterminé par la
contraction des fibres du muscle vocal, qui s’entrelace au ligament vocal. Le
timbre dépend de particularités de la résonance des ventricules.
Le larynx participe à l’action de la déglutition. Il se déplace en haut (aux
frais de la contraction des muscles élévateurs de l’os hyoïde). L’entrée au larynx se
ferme à cause de déplacement de l’épiglotte vers l’arrière grâce à la pression de la
langue.
L’innervation: nn. laryngei superior donne r. internus se dirigeant vers la
muqueuse qui se trouve au-dessus de la fente vocale; r. externus – vers m.
cricothyroideus; n. laryngeus inferior (la branche du n. laryngeus recurrens) assure
innervation de tous les autres muscles et de la muqueuse de la moitié inférieure du
larynx. Les deux nerfs – ce sont les branches de n. vagus. Le tronc sympathique,
truncus sympathicus, donne naissance au n. laryngopharyngeus qui va vers le
larynx.
L’irrigation sanguine: a. laryngea superior (de a. thyroidea superior) et a.
laryngea inferior (de a. thyroidea inferior). Le sang veineux va vers les veines
homonymes en formant des plexus veineux et entre dans vv. thyroideae superior et
inferior. Les vaisseaux lymphatiques du larynx portent la lymphe vers nodi
lymphatici cervicales profundi anterior (prelaryngeales, pretracheales,
paratracheales) et laterales (jugulares).

LA TRACHÉE ET LES BRONCHES PRINCIPALES

Le larynx se transforme en trachée, trachea, au niveau de VI-VII vertèbres


cervicales; ce niveau se trouve plus bas chez l’homme et plus haut chez la femme.
On distingue la partie cervicale, pars cervicalis, et la partie thoracique, pars
thoracica, de la trachée. La trachée occupe la position en avant de l’œsophage et
en arrière de grands vaisseaux de la cavité thoracique. C’est un tube de 9 à 15 cm
de long et de 1,5-2,7 сm de largeur.
La trachée se compose de cartilages hyalins en forme d’un anneau, qui ne
sont pas fermés en arrière et qui sont reliés par le septum du tissu conjonctif. Le
septum comprend de fibres musculaires longitudinaux et transverses qui forment le
muscle de la trachée, m. trachealis. Le nombre de demi-anneaux de la trachée est
de 16 à 20. Les cartilages sont reliés par les ligaments annulaires, ligg. annularia.
Ce fait est très important: l’œsophage se trouve en arrière de la trachée, et il peut
s’élargir (en cas de passage d’un bol alimentaire) en pénétrant à la lumière de la
trachée.
Au niveau de IV-V vertèbres thoraciques, on observe la bifurcation
trachéale, bifurcatio tracheae. La trachée se partage en 2 bronches principales,
bronchi principales dexter et sinister. Ce secteur de la trachée correspond à la
disposition de la carena de la trachée, carina tracheae, pénétrant en bas à la
lumière de la trachée.
La trachée se divise en deux bronches principales: gauche et droite. La
bronche droite est plus courte (3 cm) et solide et sort de la trachée sous l’angle plus
petit, que la bronche gauche (4-5 cm). C’est pourquoi les particules étrangères
passent le plus souvant dans la bronche droite.
La constitution de la bronche principale ressemble à celle de la trachée: elle
se compose de demi-anneaux constitués d’un cartilage hyalin. Il y a de 6 à 8 demi-
anneaux cartilagineux dans la broche droite et de 9 à 12 dans la bronche gauche.
L’arc de l’aorte passe à travers la bronche gauche; la veine azygos passe à travers
la bronche droite. La bronche droite entre dans le hile du poumon droit en haut de
l’artère pulmonaire et des veines pulmonaires; la bronche gauche – entre l’artère
pulmonaire et des veines pulmonaires.
La bronche principale se ramifie en arbre bronchique dans le parenchyme de
poumon.
La trachée et les bronches principales sont revȇtues à l’extérieur d’une
tunique adventicielle, tunica adventitia.
La face intérieure est tapissée d’une tunique muqueuse, tunica mucosa, qui
comprend la base sous-muqueuse, tela submucosa, où se trouve un grand nombre
de glandes trachéales, glandulae trachleales, et de glandes bronchiques,
glandulae bronchiales.
L’innervation: rr. tracheales de n. laryngeus recurrens (la branche de n.
vagus) et truncus sympathicus, rr. bronchiales anteriores et posteriores (n. vagus).
L’irrigation sanguine: rr. tracheales (de а. thyroidea inferior), rr.
bronchiales (de aorta thoracica et a. thoracica interna). Le sang veineux va vers
les plexus veineux entourant la trachée et puis dans v. thyroidea inferior, et à l’aide
de vv. broncheales – dans v. azygos et v. hemiazygos. Les vaisseaux lymphatiques
portent la lymphe dans nodi lymphatici cervicales profundi anterior
(pretracheales, paratracheales) et laterales (jugulares) et dans mediastinales
anteriores (tracheobronchiales, paratracheales).
LES POUMONS

La constitution externe des poumons

Le poumon gauche, pulmo sinister, et le poumon droit, pulmo dexter, sont


situés dans la cavité thoracique aux côtés du médiastin. La forme d’un poumon
ressemble au cône tronqué. Le poumon droit est plus court et plus gros, que le
poumon gauche.
On distingue les faces suivantes: la face costale, facies costalis, dirigée vers
les côtes, la face médiastinale, facies mediastinalis, – vers le médiastin, la face
diaphragmatique, facies diaphragmatica, – vers le bas, les faces interlobaires,
facies interlobares, – entre les lobes des poumons.
Le poumon a l’apex, apex pulmonis, qui se trouve entre l’ouverture
supérieure du thorax et le col de la I côte, et la base, basis pulmonis, dirigée vers le
coupole diaphragmatique.
Le hile du poumon, hilum pulmonis, se trouve sur la face médiale du
poumon, c’est une lacune qui laisse passer la bronche, les vaisseaux sanguins et
lymphatiques et les nerfs; c’est la racine pulmonaire, radix pulmonis.
L’interaction de ces formations anatomiques dans les hiles de deux poumons n’est
pas identique. Dans le hile du poumon droit, la bronche occupe la position
antérosupérieure, l’artère pulmonaire – la position moyenne et les veines
pulmonaires – la position postéroinférieure (BAV). Dans le hile du poumon
gauche, l’artère pulmonaire occupe la position antérosupérieure, la broche – la
position moyenne et les veines pulmonaires – la position postéroinférieure (ABV).
Le bord antérieur, margo anterior, sépare la face costale et la face
médiastinale. Le bord antérieur du poumon gauche comporte l’incisure cardiaque,
incisura cardiaca, limitée en bas par la langue du poumon gauche, lingula
pulmonis. Le bord inférieur, margo inferior, sépare la face costale et la face
médiastinale de la face diaphragmatique.
Les poumons sont partagés en lobes à l’aide de fissures profondes: le
poumon droit est divisé par les fissures obliques, fissura obliqua, et la fissure
horizontale, fissura horizontalis, en trois lobes (supérieur, moyen, inférieur,
lobus superior, lobus medius et lobus inferior); le poumon gauche est divisé par la
fissure oblique en deux lobes (supérieur et inférieur), lobus superior et lobus
inferior).
La fente entre les lobes du poumon gauche est projetée facilement sur la
cage thoracique comme la ligne reliant le processus épineux de la III vertèbre
thoracique et l’extrémité antérieure de la partie osseuse de la VI côte. Les fentes
des lobes du poumon droit sont projetées sur la cage thoracique de manière
suivante : la fente horizontale correspond à la direction de la IV côte à partir de la
ligne axillaire moyenne jusqu’au sternum. La fente oblique suit la ligne, qui relie le
processus épineux de la III vertèbre thoracique et l’extrémité antérieure de la partie
osseuse de la VI côte.

La constitution interne des poumons

Chaque bronche principale entre dans le poumon conforme à travers le hile


pulmonaire et se ramifie en bronches lobaires.
La bronche droite forme trois bronches lobaires, bronchi lobares, dont la
première va au-dessus de l’artère et la deuxième et la troisième vont en-dessous.
La bronche gauche forme deux bronches lobaires qui sont situées sous l’artère.
Chaque branche apporte l’air aux lobes pulmonaires. Les bronches lobaires
sont divisées à son tour en bronches segmentaires, bronchi segmentales, et puis
en bronches subsegmentaires, bronchi subsegmentales. Chaque bronche
subsegmentaire du poumon gauche et du poumon droit se ramifie selon le principe
de la dichotomie: lors de ce processus, le diamètre des branches bronchiques
diminue (il y a 9-10 ramifications). Les petites branches avec le diamètre de 1 mm
environ s’appellent les bronchioles, bronchioli: on distingue les bronchioles
terminales, bronchioli terminales, et les bronchioles respiratoires, bronchioli
resperatorii.
Tout le système bronchique (de la bronche principale jusqu’aux bronchioles)
forme l’arbre bronchique, arbor bronchialis, qui permet de passer le courant d’air
pendant la respiration. La ramification suivante des bronchioles constitue l’arbre
alvéolaire, arbor alveolaris.
La constitution des parois bronchiques change conformément aux
ramifications des bronches. Dans les bronches principales, la base cartilagineuse
occupe en moyenne 2/3 de leur circonférence, et les parois des bronches des petites
branches bronchiques ne renferment que des taches cartilagineuses négligeables de
forme différente. La masse du tissu conjonctif augmente en dépendance de la
diminution du tissu cartilagineux. Les bronchioles sont privées de tissu
cartilagineux. Les parois des bronchioles contiennent de fibres musculaires lisses
spirales.
La face interne des branches de l’arbre bronchique est tapissée d’une
muqueuse qui est recouverte d’épithélium cilié stratifié. L’épithélium cilié stratifié
se transforme successivement en épithélium cubique stratifié et puis en épithélium
cubique unistratifié dans les bronchioles terminales; il contient beaucoup de
glandes bronchiques muqueuses, glandulae bronchioles. Il n’ya pas de glandes
dans les bronchioles.
Les bronchioles pénètrent dans les lobules pulmonaires secondaires, lobus
pulmonis secundarius, qui sont séparés par les septums conjonctifs. A l’intérieur de
chaque lobule, les bronchioles se divisent en 18-20 bronchioles de 2-3-ième ordre
et ces dernières se subdivisent à leur tour en bronchioles respiratoires, bronchioli
respiratorii. Les bronchioles respiratoires apportent l’air vers les secteurs des
poumons qui s’appellent les acinus pulmonaires, acini pulmonares (l’unté
structurelle du poumon). Il y a près de 15000 d’acinus dans un poumon.
Dans les cadres de l’acinus, les bronchioles respiratoires se ramifient en
bronchioles de 2-3-ième ordre et les dernières bronchioles respiratoires donnent de
2 à 9 conduits alvéolaires, ductuli alveolares, qui ont des bombements sur leurs
parois – les alvéoles pulmonaires, alveoli pilmonis. Les conduits alvéolaires se
terminent par les sacs alvéolaires, sacculi alveolares. Les conduits alvéolaires et
les sacs alvéolaires qui font partie d’une alvéole respiratoire du dernier ordre
constitue un lobule primaire. Un nombre total des alvéoles dans chaque poumon
compte de 300 à 350 millions, et la surface totale de leur face respiratoire fait de 80
m2.
La paroi des conduits alvéolaires est tapissée d’un épithélium cilié cubique
monostratifié et contient des fibres élastiques. Les alvéoles du poumon sont
tapissées d’un épithélium plat monostratifié (respiratoire). Un réseau dense de
capillaires entoure les alvéoles.
Alors, le parenchyme des poumons se compose d’un système des tubes
aérifères ramifiés (les bronches, leurs branches, les bronchioles, les alvéoles) et de
vaisseaux sanguins ramifiés (les artères et les veines), de vaisseaux lymphatiques
et de nerfs. Toutes ces formations se sont reliées par le tissu conjonctif.

Les échanges gazeux

Les poumons assurent les échanges gazeux: ils fournissent de l’oxygène au


sang, qui le distribue dans les tissus, et évacue le gaz carbonique (ou dioxide de
carbone), déchet de l’activité cellulaire. L’air entre dans les alvéoles des poumons à
travers les voies aériennes et il est dans l’interaction avec le sang se trouvant dans
les capillaires. Les échanges gazeux intenses entre l’air des alvéoles et le sang sont
possibles grâce à la petite épaisseur de la barrière aéro-hématique. Cette barrière
est formée de parois des alvéoles et des vaisseaux capillaires. Son épaisseur fait 2,5
micromètres d’environ. Les parois des alvéoles se composent d’un épithélium plat
monostratifié, qui est tapissé à l’intérieur par une mince membrane de
phospholipides (le surfactant). Le surfactant empȇche l’adhésion des alvéoles
pendant l’expiration et diminue la tension superficielle.
Les alvéoles sont entourées par un réseau dense de vaisseaux capillaires, ce
qui augmente considérablement la surface des échanges gazeux entre l’air et le
sang.
La diffusion des gaz entre l’air alvéolaire et le sang correspond aux lois
générales de la diffusion, quand sa force propulsive dépend de la différence entre la
pression (la tension) partielle des gaz dans les alvéoles et dans le sang. Pendant
l’inspiration, la concentration (la pression partielle) de l’oxygène dans les alvéoles
est beaucoup plus haute (100 mm de mercure), que dans le sang veineux (40 mm
de mercure) des alvéoles pulmonaires. L’oxygène sort facilement d’alvéoles et
entre dans le sang, où il commence vite à interagir avec l’hémoglobine des
erythrocytes. En mȇme temps, le gaz carbonique (sa concentration est haute dans le
sang veineux des capillaires – 47 mm de mercure) s’infiltre dans les alvéoles, où sa
pression partielle est plus basse (40 mm de mercure). Les alvéoles pulmonaires
évacuent le gaz carbonique avec l’air expiré.
Alors, la différence entre la pression (la tension) de l’oxygène et du gaz
carbonique dans un air alvéolaire et dans le sang veineux et artériel fait possible la
diffusion de l’oxygène des alvéoles dans le sang et la diffusion du gaz carbonique
du sang dans les alvéoles.
L’innervation: plexus pulmonales anterior et posterior, formés de nn. vagi
et tranci sympathici.
L’irrigation sanguine: rr. bronchiales (de aorta thoracica, a. subclavia). Le
sang veineux va à travers vv. bronchiales vers v. azygos et v. hemiazygos, et
partiellement (grâce aux anastomoses) dans les afflux de vv. pulmonales. Les
vaisseaux lymphatiques portent la lymphe vers nodi lymphatici
bronchopulmonales (tracheobronchiales superiores et inferiores), mediastinales
anteriores et posteriores (juxtaesophageales pulmonales).

Les segments broncho-pulmonaires

Il existe 6 systèmes tubulaires dans les poumons: les bronches, les artères et
les veines pulmonaires, les artères et les veines bronchiques, les vaisseaux
lymphatiques. Dans la plupart de cas, les ramifications de ces systèmes sont
parallèles et forment des faisceaux vasculo-bronchiques qui constituent la base de
la topographie interne du poumon. Conformément à la disposition des faisceaux
vasculo-bronchiques, on distingue de portions particulières dans chaque lobe du
poumon qui s’appellent les segments broncho-pulmonaires, segmenta
bronchopulmonalia.
Les segments sont formés de lobules secondaires qui représentent des
portions du parenchyme pulmonaire de forme pyramidale ayant environ 1 cm de
diamètre et séparées par les membranes interlobulaires conjonctives. Le tissu
interlobulaire conjonctif contient les veines et les réseaux des capillaires
lymphatiques et favorise la mobilité des lobules au cours de mouvements
respiratoires des poumons. Avec l’âge, il accumule les particules de la poussière de
charbon et, comme resultat, les frontières des lobules deviennent clairement
visibles. Le nombre de lobules dans un segment est de 800 environ. La forme du
lobule ressemble à une pyramide irrégulière avec le diamètre de la base de 1,5-2
сm.
Les segments du poumon ont la forme des cônes ou des pyramides
irrégulières dont les apex sont dirigés vers le hile du poumon, et les bases – vers la
face du poumon.
Les segments broncho-pulmonaires – ce sont les unités fonctionnelles et
morphologiques du poumon qui représentent les lieux initiaux de la localisation de
certains processus pathologiques; l'exérèse de ces segments peut permettre d’éviter
la résection du lobe entier ou du poumon entier pendant certaines interventions
chirurgicales. Il existe plusieures classifications des segments. Les représentants de
differentes spécialités (chirurgiens, radiologues, anatomistes) distinguent des
nombres différents des segments (4-12). Selon la nomenclature anatomique
internationale, on relève 10 segments dans chaque poumon (droit et gauche).
Les nominations des segments correspondent à leur topographie. Il y a les
segments suivants.
Le poumon droit se compose de dix segments broncho-pulmonaires.
Le lobe supérieur du poumon droit comprend trois segments:
1) le segment apical (S I), segmentum apicale, est situé dans la partie
supérieure médiale du lobe supérieur, entre dans le foramen supérieur de la cage
thoracique et remplit la calotte pleurale;
2) le segment postérieur (S II), segmentum роsterius, – sa base est dirigée
vers l'extérieuret vers l'arrière, ce segment confine aux côtes II-IV, son apex est
orienté vers la bronche du lobe supérieur;
3) le segment antérieur (S III), segmentum anterius, – sa base touche la
paroi antérieure de la cage thoracique entre les cartilages des côtes I et IV, ce
segment adhère à l’atrium droit et à la veine cave supérieure.
Le lobe médial a deux segments:
1) le segment latéral (S IV), segmentum laterale, est dirigé vers l’avant et
vers l'extérieur par sa base, et vers le haut et médialement par son apex;
2) le segment médial (SV), segmentum mediale, touche la paroi antérieure
de la cage thoracique près du sternum, entre les côtes IV-VI, il adhère au coeur et
au diaphragme.
On distinge 5segments dans le lobe inférieur:
1) le segment apical (supérieur) (S VI), segmentum apicale (superior),
occupe l’apex sphénoïdal du lobe inférieur et se trouve dans la région
prévertébrale;
2) le segment basal médial (cardiaque) (S VII), segmentum basale
mediale (cardiacum), – sa base occupe la face médiale et une partie de la face
diaphragmatique du lobe inférieur. Il adhère au atrium droit et à la veine cave
inférieure;
3) le segment basal antérieur (S VIII), segmentum basale anterius, se
trouve sur la face diaphragmatique du lobe inférieur, et son côté latéral majeur
touche la paroi du thorax dans la région axillaire entre les côtes VI-VIII;
4) le segment basal latéral (S IX), segmentum basale laterale, s'enfonce
entre deux autres segments du lobe inférieur, sa base touche le diaphragme, et son
côté latéral touche la paroi de la cage thoracique dans la région axillaire entre les
côtes VII et IX;
5) le segment basal postérieur (S X), segmentum basale posterius, a la
disposition paravertébrale; il se trouve vers l’arrière de tous les autres segments du
lobe inférieur, en pénétrant profondément dans la partie postérieure du sinus costo-
diaphragmatique de la plèvre. Parfois, le segment subapical (subsupérieur) s’en
écarte.
Le poumon gauche se compose de neuf segments broncho-pulmonaires.
Le lobe supérieur du poumon gauche comprend 5 segments:
1) le segment apicopostérieur (S I+II), segmentum apicoposterius,
correspond au segment apical et au segment postérieur du lobe superieur du
poumon droit selon sa forme et sa disposition. La base du segment touche les
parties postérieures des côtes III-V. Le segment touche l’arc de l’aorte et de l’artère
sous-clavière médialement. Il peut être divisé en deux segments;
2) le segment antérieur (S III), segmentum anterius, est le plus grand. Il
occupe une vaste partie de la face costale du lobe supérieur entre les côtes I-IV, et
une partie de la face médiastinale, où il touche le tronc pulmonaire;
3) le segment supérieur de lingula (S IV), segmentum lingulare superius,
représente une partie du lobe supérieur entre les côtes III-V en avant et les côtes
IV-VI dans la région axillaire;
4) le segment inférieur de lingula (S V), segmentum lingulare inferius, se
trouve au-dessous de segment supérieur de lingula, mais il ne touche presque pas le
diaphragme. Deux segments de lingula correspondent au lobe médial du poumon
droit, ils touchent le ventricule gauche du cœur, en pénétrant dans le sinus costo-
médiastinal de la plèvre entre le péricarde et la paroi thoracique.
On distingue cinq segments du lobe inférieur du poumon gauche qui sont
symétriques aux segments du lobe inférieur du poumon droit, et ils ont donc les
mêmes indications:
1) le segment apical (supérieur) (S VI), segmentum apicale (superius),
occupe la position paravertébrale;
2) le segment basal médial (cardiaque), segmentum basale mеdiale
(cardiacum), (S VII) a une bronche qui commence par le tronc commun avec la
bronche du segment suivant (dans 83 % des cas);
3) le segment basal antérieur (S VIII), segmentum basale anterius. Ce
dernier est séparé des segments de lingula du lobe supérieur par la fissure oblique
et participe dans la formation de la face costale, de la face diaphragmatique et de
la face médiastinale du poumon;
4) le segment basal latéral (S IX), segmentum basales laterale, occupe la
face costale du lobe inférieur dans la région axillaire au niveau des côtes XII-X;
5) le segment basal postérieur (S X), segmentum basale posterius, – c’est
une vaste partie du lobe inférieur du poumon gauche qui se trouve en arrière des
autres segments; il touche les côtes VII-X, le diaphragme, l’aorte descendante et
l’œsophage.

Les frontières des poumons

L’apex se trouve en 2-3 cm plus haut que la clavicule.


La frontière inférieure du poumon droit suit la ligne médio-claviculaire – VI
côte, la ligne axillaire antérieure – VII côte, la ligne axillaire moyenne – VIII côte,
la ligne axillaire postérieure – IX côte, la ligne scapulaire – X côte, la ligne
paravertébrale – le col de la XI côte, où elle se transforme en frontière postérieure.
La frontière inférieure du poumon gauche est située sur une côte plus bas
que celle du poumon droit.
La frontière postérieure passe au long de la colonne vertébrale, à partir de la
frontière inférieure du poumon droit et du poumon gauche jusqu’aux tȇtes de II
côtes.
La frontière antérieure descend des apex des poumons, passe sur la ligne
parasternale jusqu’à la IV côte à gauche, s’incline à gauche en 4-5 cm et descend
jusqu’à la VI côte; à droit – jusqu’au cartilage de la VI côte, où elle se transforme
en frontières inférieures.
LA PLÈVRE

Le poumon est recouvert de la plèvre viscérale, pleura visceralis


(pulmonalis), qui représente la tunique séreuse. Les parois de la cavité thoracique
sont tapissées à l’intérieur d’une plèvre pariétale, pleura parietalis. Entre ces
deux plèvres, il y a la cavité pleurale, cavitas pleuralis, remplie par le liquide
pleural (1-2 ml).
La plèvre viscérale (pulmonaire) recouvre directement le parenchyme du
poumon, se soude étroitement avec lui et entre dans la profondeur des sillons
interlobaires.
La plèvre pariétale comprend les parties suivantes: la plèvre costale, pleura
costalis, qui couvre la face interne des côtes et des espaces intercostales, la plèvre
médiastinale, pleura mediastinalis, qui est soudée au péricarde, elle recouvre la
face interne du sternum et de la colonne vertébrale, contourne la racine du poumon
et se transforme en plèvre viscérale, la plèvre diaphragmatique, pleura
diaphragmatica, qui recouvre la partie supérieure du diaphragme, à part le centre,
parce qu’il y a le péricarde au centre, qui se soude au diaphragme.
Au-dessous de la racine pulmonaire, le pli transitoire du plèvre forme une
duplicature – le ligament pulmonaire, lig. pulmonale.
Dans la région des apex pulmonaires, la plèvre pariétale forme la coupole de
la plèvre, cupula pleurae, qui adhère à la tȇte de la I côte dans ses parties
supérieures et touche les muscles scalènes par sa face antérolatérale.
Les parties de la cavité pleurale en forme d'un angle aigu entre deux feuillets
pariétaux, s’appellent les récessus pleuraux, recessus pleurales. Ce sont les
espaces de reserve de la plèvre, remplis de liquide pleural:
1) le récessus costo-diaphragmatique, recessus costodiaphragmaticus, se
trouve dans la région de la transformation de la plèvre costale en plèvre
diaphragmatique;
2) le récessus phréno-médiastinal, recessus phrenicomediastinalis, siège
dans la région de la transformation de la plèvre médiastinale en plèvre
diaphragmatique;
3) le récessus costo-médiastinal, recessus costomediastinalis, se trouve
dans la région de la transformation de la plèvre costale dans la plèvre médiastinale.
La limite inférieure des poumons ne correspond pas aux limites de la plèvre
pariétale.
Les sacs pleuraux, droit et gauche, ne sont pas tout à fait symétriques. Le sac
pleural droit est plus court et plus large que le sac gauche. Les apex des sac
pleuraux sortent du foramen supérieur de la cage thoracique et atteignent la tête de
la I côte ou sont en 3-4 cm plus haut que le bord supérieur de la I côte.
Le bord postérieur du sac pleural passe tout au long de la colonne vertébrale
et se termine sur les têtes des XII côtes.
Le bord antérieur va de l’apex du poumon jusqu’à la synarthrose sterno-
claviculaire. Puis, le bord du sac pleural descend presque verticalement, fait la
courbure à droite au niveau des VI-VII côtes et du processus xiphoïde et passe sur
la frontière inférieure du sac pleural. Le bord antérieur du sac pleural descend
obliquement sur le côté gauche. Au niveau de IV côte, il décline lateralement, la
frontière descend ensuite parallèlement du bord du sternum jusqu’au cartilage du
VI côte, où il décline lateralement en bas, en passant dans la frontière inférieure.
Le bord inférieur des sacs pleuraux – c’est une ligne de la transformation de
la plèvre costale en plèvre diaphragmatique. Elle traverse la VII côte sur la ligne
médio-claviculaire du côté droit, la X côte – sur la ligne axillaire moyenne, la XI
côte – sur la ligne scapulaire, la XII côte – sur la ligne paravertébrale. Le bord
inférieur est un peu plus bas du côté gauche par rapport au côté droit.

LE MÉDIASTIN

Le médiastin, mediastinum, est un ensemble d’organes qui remplit l’espace


entre deux parties médiastinales de la plèvre pariétale. Les organes du médiastin
sont entourés de tissus cellulaires.
Le médiastin est limité en avant par le stenum et le fascia endothoracique.
Le médiastin est limité en arrière par le rachis thoracique de la colonne
vertébrale, par les cols des côtes et par le fascia prévertébral.
Les parois latérales du médiastin sont représentées par les feuillets du fascia
endothoracique qui passent sagittalement et par les parties médiastinales de la
plèvre pariétale.
La paroi inférieure du médiastin est formée par le diaphragme et par le fascia
diaphragmatique. Il faut souligner que tous les fascias nommés sont les parties
particulières du fascia endothoracique.
La paroi supérieure du médiastin est formée par les synéchies et les feuillets
fasciaux particuliers situés entre les organes, les vaisseaux et la partie supérieure
du fascia pariétal du thorax – membrana suprapleuralis – au niveau de l’ouverture
supérieure de la cage thoracique. Les replis pleuraux transitoires se rapprochent en
avant et en arrière et c’est pourquoi le médiastin a la forme presque ronde sur la
coupe transversaire.
On distingue le médiastin supérieur et le médiastin inférieur. La frontière
entre eux – c’est une zone horizontale conventionnelle située au niveau du bord
supérieur des racines des poumons (de la bifurcation de la trachée), ce qui
correspond aux IV–V vertèbres thoraciques en arrière et au II-III espace intercostal
en avant.
Le médiastin supérieur, mediastinum superius, comprend toutes les
formations situées au-dessus de cette frontière. La paroi antérieure du médiastin
supérieur – c’est le sternum et les cartilages costaux qui s’accrochent au sternum.
La paroi postérieure est représentée par les corps des vertèbres thoraciques et les
cols des côtes tapissés de parties conformes (sternale et provertébrale) du fascia
endothoracique. Les parois latérales sonts formées de parties sagittales du fascia
endothoracique qui touchent la plèvre médiastinale. Le médiastin supérieur est
limité en haut par une zone conventionnelle qui correspond à l’ouverture
supérieure de la cage thoracique. Le médiastin supérieur est limité en bas par la
zone horizontale située au niveau de la bifurcation et du bord supérieur des racines
des poumons (IV–V vertèbres thoraciques).
Le médiastin supérieur comprend le thymus ou le tissu cellulaire qui le
remplace, les veines brachiocéphaliques, la partie extra-péricardique de la veine
cave supérieure, l’arc de l’aorte et ses branches, la trachée, l’œsophage, le conduit
thoracique (lymphatique), les troncs sympathiques, les nerfs vagues, les nerfs
diaphragmatiques, les plexus nerveux des organes et des vaisseaux. L’artère
thoracique interne et les veines qui l’accompagnent passent au long de la paroi
antérieure du médiastin supérieur sur les côtés du sternum dans la scissure du
fascia endothoracique. Le thymus chez les enfants (ou le tissu cellulaire qui le
remplace) occupe la position la plus superficielle de tous les organes du médiastin
supérieur qui le remplissent.
Le médistin inférieur, mediastinum inferius, situé au-dessous de la zone
conventionnelle se divise à son tour en deux parties: l’antérieure et la postérieure.
Le médiastin inférieur antérieur, mediastinum inferius anterius, comprend
le péricarde avec le cœur et les parties interpéricardiaques des grands vaisseaux, la
bifurcation de la trachée et les bronches principales, les artères et les veines
pulmonaires, des nerfs diaphragmatiques, d’un tissu cellulaire, des vaisseaux
thoraciques internes, des ganglions lymphatiques parasternaux, prépéricardiaques
et médiastinaux antérieurs.
Le médiastin inférieur postérieur, mediastinum inferius posterius, est
limité en avant par la bifurcation de la trachée, par la membrane broncho-
péricardiaque et par la paroi postérieure du péricarde, en arrière – par les corps des
IV–XII vertèbres thoraciques recouvertes d’un fascia prévertébral. Le médiastin
postérieur comprend l’aorte descendante et l’œsophage, la veine azygos et la veine
hémi-azygos, les troncs sympathiques, les nerfs splachniques, les nerfs vagues, le
conduit thoracique et des ganglions lymphatiques.