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VILLE DE LIEGE INSTITUT DE TRAVAUX PUBLICS Enseignement de promotion sociale

Mathématiques appliquées à la topographie - niveau 1

Notes de cours provisoires

Jean-Luc Becker

Trigonométrie plane

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

1. Nombres trigonométriques des angles aigus

Soit un angle aigu quelconque. Construisons un triangle rectangle contenant cet angle.

1.1. Définitions

α C
α
C

B

A

On appelle SINUS d’un angle aigu α le rapport entre le côté opposé à l’angle et l’hypoténuse, COSINUS de cet angle α le rapport entre le côté adjacent à l’angle et l’hypoténuse, TANGENTE le rapport entre le côté opposé à l’angle et le côté adjacent à l’angle, et COTANGENTE le rapport entre le côté adjacent à l’angle et le côté opposé à l’angle. En résumé :

coté opposé

coté adjacent

coté opposé

 

hypotenuse

tg

α =

coté adjacent

sin αα==cos hypotenuse

On peut facilement montrer à l’aide des triangles semblables que ces nombres sont indépendants du triangle rectangle choisi. Ces nombres ne dépendent donc que de l’angle α ( ou de son amplitude ) et son appelés nombres trigonométriques de l’angle aigu α.

Avec les notations du triangle ci-dessus, on a donc

1.2. Propriétés

$

sin C =

c

cos C $

b

tg C $

==

c

sin

$

B =

b

cos B $

c

tg B $

==

b

a

a

b

a

a

c

En observant les définitions et le tableau des valeurs ci-dessus, on voit de suite que :

$

$

sin BC=

cos

=

cos

(

$

90°−B

)

sin

$

$

CB=

cos

=

cos

(

$

90°−C

)

Le théorème de Pythagore a une conséquence remarquable appelée relation fondamentale de la trigonométrie. En effet, on a

AB

²²²

+

AC

=

BC

AB ²

AC ²

BC ²

+ BC ²

AB

2

AC

⎛ ⎜

(

BC

+

)

2

+ (

⎠ ⎝ BC

α

cos

= 1

sin

ce que les mathématiciens écrivent souvent

2

α

=

)

2

1

= 1

sin²α + cos²α = 1

3

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

2. Unités de mesure des angles

2.1. Le degré

Le degré est par définition la nonantième partie de l’angle droit. Ainsi, un angle plat a pour mesure 180°. Le degré est subdivisé en 60 minutes et une minute en 60 secondes : 1° = 60, 1 = 60’’, donc 1° = 3600’’. Notons cependant qu’en pratique, on utilise de moins en mois les degrés- minutes-secondes au profit des degrés décimaux.

2.2. Le grade

Le grade est par définition la centième partie de l’angle droit. Ainsi, un angle plat a pour mesure 200 g. Le grade est subdivisé décimalement comme beaucoup d'autres unités du système international. Notons cependant un sous-multiple du grade souvent utilisé en topométrie : le décimilligrade ( dmg) qui vaut bien entendu un dix-millième de grade :

1 dmg =

1

10000 gg=

10

4

=

2.3. Relation entre les unités

0 0001

,

g

La relation entre ces deux unité découle d'une simple règle de trois. En effet, on a

100 g = 90° 1 g = 0,9° 1° = 10

9 g

3. Formulaire

3.1. Triangles rectangles

c

B a
B
a

A b

C

3.2. Triangles quelconques

A b c
A
b
c

B

a

C

$

ABC

$

$

+

+

+= 200

$ b

$

sin B

sin C

$

tgB

tg C

$

$

= cos C

=

=

b

=

$

= cos B

=

=

=

$

cot g C

$

cot g B

a

2

=

22

bc

+

ABC $ ++= $ $ 200

g

g

a

=

b

=

c

$

$

$

sin A

sin B

sin C

4

a bc

b

=+− 2

c

2

22

222

b ca

=+− c a 2

c a

2

=+− 2

22

b

ab

$

cos A

$

cos B

$

cos

C

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

4. Exercices

1/ Un point O est situé à 5 m au-dessus du plan horizontal α passant par le pied d’une tour. De 0, on voit le sommet de la tour sous un angle de 55 g au-dessus de l’horizontale passant par O et le pied sous un angle de 11 g au-dessous de la même horizontale. Calculer la hauteur de la tour.

55g 5,00 11g H ?
55g
5,00
11g
H ?

2/ Un observateur est à 30 m du pied d’une tour verticale de 25 m de hauteur. On demande sous quel angle il voit la tour, son œil étant à 1 m 50 du sol supposé horizontal.

? 30,00 1,50 25,00
?
30,00
1,50
25,00

5

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

3/ Deux observateurs, distants de 1750 m sur une horizontale, mesurent au même instant les
3/ Deux observateurs, distants de 1750 m sur une horizontale, mesurent au même instant
les angles d’élévation d’un point remarquable d’un nuage, lorsque celui-ci traverse le plan vertical de
la base d’observation; ils trouvent 80 g et 93 g. Quelle est la hauteur du nuage, si celui-ci passe
entre les deux observateurs ?
80g
1750
93g
4/ Une personne placée au bord d’une rivière voit dans une direction perpendiculaire à la
4/ Une personne placée au bord d’une rivière voit dans une direction perpendiculaire à la
rivière, un arbre planté sur la rive opposée sous un angle de 53 g; elle recule de 50 m et cet angle
n’est plus que de 20 g. Quelle est la hauteur de l’arbre et la largeur de la rivière?
?
50,00
53g
?
20g

6

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

5/ Sur un terrain horizontal, on observe une tour sous un angle d’élévation de 78,6434 g. En reculant de 37,84 mètres, on observe alors la tour sous un angle d'élévation de 31,3733 g. Quelle est la hauteur de la tour sachant que l’observation a été faite à 1,55 m du sol?

37,84 78,6434g ? 31,3733g 1,55
37,84
78,6434g
?
31,3733g
1,55

6/ Un bateau quitte son embarcadère pour prendre le large. Sachant que sa plus haute structure est 42 mètres au dessus du niveau de l’eau et que le rayon de la terre est de 6378 km, à quelle distance du rivage le paquebot disparaîtra-t-il à l’horizon ?

? 42 m6378 km
?
42 m6378
km

7

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

7/ Du sommet S d’une colline de hauteur H, on observe deux points X et Y dans la plaine. Déterminer la distance d entre les points X et Y sachant que les lignes de visée SX et SY forment respectivement des angles α et β avec l’horizontale en S et que SX et SY forment une angle γ. Calculer la distance d sachant que α = 28,5741 g, β = 26,2957 g, γ = 73,2051 g et H = 290 m.

28,5741 g, β = 26,2957 g, γ = 73,2051 g et H = 290 m. 8/

8/ Un géomètre se trouve sur le bord d’une rivière à 63 m du pied d’un pylône d’un pont suspendu et observe le sommet de ce pylône sous un angle d'élévation de 44,5254 g par rapport à l’horizontale. Un pylône identique, situé sur l’autre rive, est vu sous un angle d'élévation de 12,6298 g. Calculer la portée du pont sachant que l’écart entre les deux pylônes se voit sous un angle horizontal de 84,6377 g.

la portée du pont sachant que l’écart entre les deux pylônes se voit sous un angle

8

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

9/ Deux observateurs au sol sont situés dans l’axe d’un couloir aérien à une distance de 1 km l’un de l’autre. A l’approche d’un avion, ces observateurs notent au même moment l’angle d’élévation de l’avion par rapport à l’horizon ( l’avion n’est pas entre les observateurs). L’observateur le plus proche de l’avion mesure 62,2875 g tandis que l’autre 34 g. Sachant que l’avion passe au-dessus du premier observateur 8 secondes plus tard, calculer sa vitesse horaire et son altitude.

62,2875g 1 km 34g
62,2875g
1 km
34g

10/ D’un point P d’une plaine, on vise les sommets A et B de deux collines. La colline de sommet A est située au Nord-Ouest de P, a une altitude de 250 mètres et est vue sous un angle d'élévation de 70,4833 g. La colline de sommet B est située au nord-est de P, a une altitude de 525 mètres et est vue sous un angle d'élévation de 73,7133 g. Quelle est la distance horizontale entre A et B (estimée d’après une carte) et la distance réelle entre A et B ?

Quelle est la distance horizontale entre A et B (estimée d’après une carte) et la distance
9
9

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

11/ On observe au NO une antenne de radio. Après avoir progressé vers le NE sur 3055 m, on observe l’antenne plein ouest sous un angle d'élévation de 8,6403 g. Quelle est la hauteur de l’antenne si elle est vue à 1,4 m du sol ?

la hauteur de l’antenne si elle est vue à 1,4 m du sol ? 12/ On
12/ On observe un réservoir sphérique depuis une base AB longue de 53 m. Les
12/ On observe un réservoir sphérique depuis une base AB longue de 53 m. Les visées
horizontales tangentes à ce réservoir issues de A forment avec AB des angles de 33,6313 g et de
63,3547 g; celles issues de B des angles de 43,8206 g et de 79,4406 g. Quel est le volume de ce
réservoir ?
C
33,6313g
63,3547g
A
B
53,00
43,8206g
79,4406g

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Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

13/ Un randonneur marchant vers le nord observe, devant lui, une colline sous un angle d’élévation a. En se déplaçant vers l’est , sur une distance d, cette même colline est vue sous un angle d’élévation b. Déterminer en fonction de a, b, et d la hauteur h de la colline. Calculer h avec les mesures indiquées sur la figure ci-dessous.

h avec les mesures indiquées sur la figure ci-dessous. 14/ Un observateur situé sur la plaine

14/ Un observateur situé sur la plaine en une station A mesure l’angle d’élévation d’un pic montagneux apparaissant dans la direction sud-est (18,5544 g). Il gravit ensuite une colline située à l’est-nord-est de la station A. Du sommet de cette colline, de hauteur 168 m au dessus de la plaine, le pic montagneux apparaît cette fois au sud sous un angle d’élévation 13,2159 g. Calculer la hauteur du pic montagneux.

13,2159 g. Calculer la hauteur du pic montagneux. 15/ Une station d’observation repère un ballon sonde

15/ Une station d’observation repère un ballon sonde au nord-est selon un angle d’élévation a

au-dessus de l’horizon. Dix minutes plus tard, le ballon est observé plein Nord selon un angle

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Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

d’élévation b. On constate par d’autres mesures que le ballon a une vitesse ascensionnelle de
d’élévation b. On constate par d’autres mesures que le ballon a une vitesse ascensionnelle de 6
km/h. On demande la vitesse horizontale du ballon (supposée constante) sachant qu’il se meut sous
l’effet d’un vent d’Est. (valeurs numérique des angles: a = 11 g et b= 24 g).

16/ Un capitaine de navire observe dans la direction faisant un angle de 24 g avec la direction de son cap, un rocher de hauteur h 1 surmonté d’une tour de hauteur h 2. Il mesure l’angle d’élévation du sommet de la tour et trouve 9,7897 g. Après avoir parcouru 1200 m, il mesure une nouvelle fois l’angle d’élévation du sommet de la tour (24,9664 g) ainsi que celui de son pied (21,2566 g). Calculer les hauteurs h 1 et h 2 .

(21,2566 g). Calculer les hauteurs h 1 et h 2 . 17/ Un paratonnerre de longueur
17/ Un paratonnerre de longueur connue p est placé sur un édifice. D’un point situé
17/ Un paratonnerre de longueur connue p est placé sur un édifice. D’un point situé à une
distance d du pied de l’édifice et à une hauteur h au-dessus du sol, on voit le paratonnerre sous un

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Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

angle a. Calculer la hauteur de l’édifice, sachant que p = 3 m, d = 36,92 m, h = 1,50 m et a = 3,5470

g.

niveau 1 angle a. Calculer la hauteur de l’édifice, sachan t que p = 3 m,
niveau 1 angle a. Calculer la hauteur de l’édifice, sachan t que p = 3 m,
niveau 1 angle a. Calculer la hauteur de l’édifice, sachan t que p = 3 m,
niveau 1 angle a. Calculer la hauteur de l’édifice, sachan t que p = 3 m,
niveau 1 angle a. Calculer la hauteur de l’édifice, sachan t que p = 3 m,
niveau 1 angle a. Calculer la hauteur de l’édifice, sachan t que p = 3 m,
niveau 1 angle a. Calculer la hauteur de l’édifice, sachan t que p = 3 m,

13

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

Trigonométrie

sphérique

14

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

1. Mesure des arcs de cercle

1.1. Unités x grades (ou degrés ou radians) d'arc x grades (ou degrés ou radians)
1.1. Unités
x grades
(ou degrés ou
radians)
d'arc
x grades
(ou degrés ou
radians)
d'angle

On définit chacune des unités de mesure des arcs de cercle suivantes comme étant l’arc intercepté par l’unité de mesure des angles correspondante.

Ainsi, un degré d’arc est un arc intercepté par un angle au centre de 1°; un radian d’arc est un arc intercepté par un angle au centre de 1 radian et un grade d’arc est un arc intercepté par un angle au centre de 1 grade.

Rappelons que le radian est par définition la mesure de l’angle au centre interceptant un arc de longueur égale au rayon du cercle.

Avec de telles définitions, on peut affirmer que tout arc de cercle a pour mesure la mesure de l’angle au centre qui l’intercepte.

Remarquons bien que ces définitions donnent des mesures des arcs indépendantes du rayon du cercle, au contraire de leur longueur.

1.2. Longueur d’un arc de mesure connue

a
a

2. Définitions

Une règle de trois évidente donne immédiatement la longueur d’un arc de cercle de rayon R et de mesure connue:

a ° L = . 2 π R 360 ° gr a L = .
a
°
L
=
. 2 π R
360
°
gr
a
L
=
. 2 π R
gr
400
a
L
=
.
2 π R
=
a
2
π

,

si a est exprimé en degré s

 

,

si a est exprimé en grades

 

.

R

,

si a est exprimé en radians.

Soit une sphère de centre 0. Coupons-la par trois plans passant par son centre; ces plans déterminent sur la sphère des arcs de grands cercles AB, BC, CA qui permettent la définition suivante:

On appelle triangle sphérique, un triangle tracé sur la sphère au moyen d’arcs de grands cercles inférieurs à un demi-cercle.

L’importante restriction finale va de soi, si l’on veut conserver la figure triangulaire habituelle.

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Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

A c B b a O C
A
c
B
b
a O
C

Les arcs de grands cercles formant le triangle sphérique ABC en sont les côtés : on représente leurs mesures par a, b, c suivant qu’ils sont opposés aux sommets A, B ou C.

Les angles du triangle sphérique sont des angles formés par des arcs de grands cercles,

c’est-à-dire des angles obtenus en traçant des tangentes à ces arcs, dans les plans qui les contiennent, par les sommets du triangle. Les plans passant par le centre de la sphère déterminent un trièdre central OABC.

Les faces angulaires de ce trièdre sont des angles au centre ayant la même mesure que les côtés du triangle. Les rectilignes des dièdres du trièdre central sont égaux aux angles correspondants du triangle sphérique.

Par le centre de la sphère, traçons des perpendiculaires aux faces du trièdre central situées, par rapport à ces faces, du même côté que les arêtes opposées. Ces perpendiculaires percent la sphère aux points A’, B’ et C’. Ces points sont chacun pôle d’un des arcs de grands cercles BC, AC et AB. Le triangle sphérique A’B’C’ est appelé triangle sphérique polaire du triangle ABC.

3. Relations géométriques

La correspondance établie entre les faces angulaires du trièdre et les côtés du triangle d’une part, les rectilignes des dièdres et les angles du triangle d’autre part, permettent d’énoncer les relations suivantes :

1. La somme des côtés d’un triangle sphérique est inférieure à un grand cercle.

2. Chaque côté d’un triangle sphérique est inférieur à la somme des deux autres.

3. La somme des angles d’un triangle sphérique est comprise entre deux et six droits.

4. L’excès de la somme de deux angles sur le troisième est inférieure à deux droits.

Enfin, les relations existant entre les faces ou les rectilignes d’un trièdre et les rectilignes ou les faces du trièdre supplémentaire donnent l’énoncé suivant : chaque angle d’un triangle sphérique est le supplément du côté opposé dans le triangle polaire.

De plus, on sait que (2E, l’excès sphérique, valant la somme des angles moins 180°), l’aire d’un triangle sphérique quelconque est à l’aire du triangle trirectangle comme son excès sphérique est à un droit. Si E est exprimé en degrés, l’aire du triangle vaut

E 2 T = π R 90° 16
E
2
T =
π R
90°
16

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

4. Relations trigonométriques

4.1. Relations fondamentales

   

$

 

cos a

=

cos b cos c

+

sin b sin c cos A

 

)

cos b

=

cos a cos c

+

sin a sin c cos B

 

)

cos c

=

cos a cos b

+

sin a sin b cos C

4.2. Relations aux sinus

 
 

)

)

)

 

B

sin p sin(p - a) sin(p - b) sin(p - c)

sin p sin(p - a) sin(p - b) sin(p - c)

sin A

sin

=

== sin C 2

     

sin a

sin

b

sin c

 

sin

abc

sin

sin

 

4.3. Lois des cotangentes

Partons de la première formule du groupe fondamental et remplaçons-y cos c par sa valeur tirée de la troisième :

cos a

=

cos b cos c

+

)

sin b sin c cos A

cos a

=

cos b (cos a cos b

+

) sin a sin b cos C)

+

) sin b sin c cos A

 

)

 

)

cos a

=

cos

a cos² b

+

sin a sin b cos b cos C

+

sin b sin c cos A

 

)

 

)

cos a

-

cos a cos² b

=

sin a sin b cos b cos C

sin b sin c cos A ) sin b sin c cos A

+

cos a (1

-

cos² b)

=

) sin a sin b cos b cos C

+

cos a sin² b

=

) sin a sin b cos b cos C

+

) sin b sin c cos A

 

Divisons par sin b sin a,

 

sin c

 
 

cos a

)

 

)

sin

b

cos

bC cos

cos

A

 
   

=

+

 

sin a

sin a

 

)

 

sin c

 

sin C

 

)

Remplaçons

par

 

=

) cos b cos C

+

) sin C cotg A

   

)

sin

a

sin

A , nous obtenons cotg a sin b

 

.

En procédant par analogie, nous obtenons les lois des cotangentes :

 

)

)

)

cotg a sin b

=

cos b cos C

+

sin C cotg A

 

)

))

cotg a sin c

=

cos c cos B

+

sin B cotg A

 

)

)

)

cotg b sin a

=

cos a cos C

+

sin C cotg B

 

)

))

cotg b sin c

=

cos c cos A

+

sin A cotg B

 

)

)

)

cotg c sin a

=

cos a cos B

+

sin B cotg C

 

)

)

)

cotg c sin b

=

cos b cos A

+

sin A cotg C

17

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

4.4. Relations entre trois angles et un côté

Considérons le triangle ABC et son triangle polaire A’B’C’. D ‘après la géométrie A’ = π - a et a’ = π - A, B’ = π - b et b’ = π - B, C’ = π - c et c’ = π - C. Appliquons la formule fondamentale au triangle polaire A’B’C’ :

cos a

= cos bcos c+ sin b′′sin c

)

cos A

ou

 

)

)

)

)

)

ou

cos(π −

A)

= cos(ππ−−cos(

BC))

+

)

sin (π −

sin (π −

BC))

)

cos (π −

a)

 

) - cos A

=

) cos B cos C

-

) sin B sin C cos a

 

ou enfin

 

)

)

)

)

)

 

cos A

=

-

cos B cos C

+

sin B sin C cos a

)

)

)

)

)

cos B

=

-

cos A cos C

+

sin A sin C cos b

)

)

)

))

cos C

=

-

cos A cos B

+

sin A sin B cos c

4.5. Triangles rectangles

4.5.1 Formulaire

) Si on remplace A par 90°, sin A = 1 et cos A = 0 , les formules précédentes prennent des

)

expressions plus simples connues sous le nom de formules des triangles rectangles :

cos a

=

cos b cos c

cos a

=

)

) cotg B cotg C

 

)

)

)

sin b

=

sin a sin B

cos B

=

cos b sin C

 

)

)

)

sin c

=

sin a sin C

cos C

=

cos c sin B

 

)

tg b

=

tg a cos C

 

)

tg c

=

tg a cos B

 

)

tg b

=

sin c tg B

 

)

tg c

=

sin b tg C

4.5.2 Nature des éléments

En multipliants les deux membres de la formule cos a = cos b cos c par cos a, on obtient

cos

2

a

=

cos a cos b cos c

.

Le premier membre étant positif, le second membre doit contenir trois facteurs positifs ou deux négatifs et un positif. Les côtés d'un triangle sphérique rectangle sont donc tous inférieurs à

un quadrant ou l'un est inférieur à un quadrant et les deux autre supérieurs à un quadrant. En conclusion :

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

De plus les formules tg b

=

)

sin c tg B et tg c

=

)

sin b tg C

$

montrent que tg b et tgB sont de

$

même signe, comme tg c et tgC . On en conclut que :

dans un triangle sphérique rectangle, chaque côté de l'angle droit est de même nature que l'angle qui lui est opposé.

5. Exercices

1. Calculer la vraie grandeur d'un angle projeté sur un plan horizontal suivant un angle de 107 g si ses côtés font avec ce même plan des angles respectifs de 86 g et 29 g.

2. Calculer la projection d'un angle de 79 g sur un plan horizontal si ses côtés font avec ce même plan des angles respectifs de 26 g et 69 g.

3. Calculer la distance qui sépare Rio de Janeiro (23°27'S; 42°10'W) et le Cap de Bonne Espérance (34°32'S; 18°30'E) si le globe terrestre est supposé sphérique et de rayon 6378 km.

4. Calculer les angles dièdres d'un tétraèdre régulier.

5. On considère sur le globe terrestre supposé sphérique le point A de coordonnées géographiques 49° E et 38° N et un point B de coordonnées géographiques 143° E et 65° S. Calculer le gisement de BA en B ( gis BA = angle entre la direction Nord en B et l'arc BA, compté positivement depuis

cette direction Nord; rayon terrestre = 6380 km) et la longitude du point D, point d'intersection de l'arc de grand cercle AB avec l'équateur. 6. On donne sur le globe terrestre supposé sphérique (rayon : 6380 km) deux points de même latitude 33,7° Nord et de longitude 7,9° Est (A) et 121,8° Est (B). Calculer la différence entre la distance de A à B sur l'arc de grand cercle qui les unit et la distance entre ces mêmes points sur leur parallèle.

19

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

Géométrie analytique

20

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

1. Repères du plan r e 2 r
1. Repères du plan
r
e 2
r

O e 1

Un repère du plan est constitué

1/ d'un point de référence ( arbitrairement choisi ) appelé origine du repère et souvent noté O; 2/ d'un ensemble de deux vecteurs non nuls et non alignés

r

e

1

,

r

e

2

)

repère {

(

souvent appelé base du repère. Nous noterons un tel r

r

Oe;

1

,e

2

} .

Si les vecteurs de la base sont perpendiculaires, le repère est dit orthogonal; si les vecteurs de la base sont de même longueur, le repère dit normé; si les vecteurs de la base sont à la fois perpendiculaires et normés, le repère sera dit orthonormé.

r

Considérons alors un point P quelconque du plan et projetons le sur l'axe (O, e

1

) en P' et sur

r

l'axe (O, e

2

) en P". On a alors les égalités suivantes :

OP

= OP

r

' +

OP

"

r

OP =

x e

1

+

y e

2

P" r e 2 P' r O e 1
P"
r
e 2
P'
r
O e 1

P

Cette décomposition de OP suivant les vecteurs de la base est unique. A tout point du plan, on peut donc faire correspondre un et un seul couple de nombres réels et réciproquement. Ce couple (x,y) est appelé coordonnées du point P, qui se note P(x,y) :

P(,)x y ⇔=OP

r

r + y e

 

x e

1

2

La première coordonnée est appelée abscisse de P et la seconde ordonnée de P.

La droite déterminée par O et le vecteur

r e 1 est un axe ( voir 2.1.) et s'appelle l'axe des

r e 2 est un axe ( voir 2.1.)

et s'appelle l'axe des ordonnées. Il est souvent r r noté Y. Avec ces notations, il nous arrivera parfois

abscisses. Il est souvent noté X. La droite déterminée par O et le vecteur

de parler du repère XOY pour le repère {

Oe;

1

,e

2

}

.

21

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

En procédant de la même manière avec un vecteur (libre ou lié) quelconque, on peut définir la notion de coordonnées d'un vecteur v r :

r v r v e 2 2 r e 2 r v e 1 1
r
v
r
v
e
2
2
r
e 2
r
v
e
1
1
r
O e 1

On démontre alors le résultat suivant :

r r r r vv(,v ) ⇔= v v e + v e 1 2
r
r
r
r
vv(,v )
⇔=
v
v
e
+
v
e
1
2
1
1
2
2
B(x , y ) B B y B M A(x , y ) y A
B(x
, y
)
B
B
y B
M
A(x
, y
)
y A
A
A
r
e 2
x B
r x A
O e 1
x
+
x
y
+
y
A
BA
B
M (,)
2
2

Les coordonnées du milieu d'un segment sont égales à la moyenne arithmétique des coordonnes des extrémités du segment.

22

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

2. Equations vectorielles, paramétriques et cartésiennes de la droite du plan

2.1. Notion d'équation d'une droite

On appelle équation d'une droite toute condition nécessaire et suffisante pour qu'un point du plan appartienne à cette droite.

2.2. Equation vectorielle P B d A
2.2. Equation vectorielle
P
B
d
A

Soit d une droite quelconque et A et B deux points distincts sur d. Soit enfin P un point

quelconque du plan. On a alors les équivalences suivantes :

P

d

∈ ⇔

AP est par allèle à AB

suivantes : P d ∈ ⇔ AP est par allèle à AB le vecteur AP est

le vecteur AP est multiple du vecteur AB

k

:

AP

=

k

AB

⇔ ∃ ∈ℜ

On en déduit donc que AP = k AB est une équation vectorielle de la droite d = AB.

Vocabulaire :

1/ k est appelé paramètre réel.

2/ AB est appelé vecteur directeur de la droite d = AB.

Remarque : une droite possède de nombreuses équations vectorielles puisqu'elle possède de nombreux vecteurs directeurs : n'importe quel vecteur déterminé par deux points distincts quelconques de la droite.

2.3. Equations paramétriques P(x, y) AB(v , v ) 1 2 B A(x , y
2.3. Equations paramétriques
P(x, y)
AB(v
, v
)
1
2
B
A(x
, y
)
A
A
r
e 2
r

O e 1

ce qui donne le système d'équations suivant

23

r

,e

désignons par (x,y) les coordonnées de P , par

Munissons le plan d'un repère {

r

Oe;

1

2

}

(x

A

,

y

A

)

les coordonnées de A et par (v ,

1

v

2

)

les

coordonnées du vecteur directeur AB . On a alors les équivalences suivantes :

AP = k AB OP − OA = k AB OP = OA + k
AP
=
k AB
OP
OA
=
k AB
OP
=
OA
+
k AB
r
r
r
r
xe
+=
ye
x
e
y
e
k
(
v
1 +
2 +
1
2
A
A
1
rr
r
xe
ye
=+
(
x
kv
)
e
++
(
y
1 +
2
A
1
1
A

r

e

1

+

kv

2

v

2

)

r

e

r

e

2

2

)

et

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

x

y

=

=

x

y

A

A

+

+

kv

kv

1

2

appelé système d'équations paramétriques de la droite d.

Le couple (v ,

1

v

2

) , coordonnées du vecteur directeur, s'appelle un couple de paramètres

directeurs de la droite.

2.4. Equations cartésiennes

Pour obtenir une équation cartésienne de la droite d, il suffit d'éliminer le paramètre k du système d'équations paramétriques de d.

On sait que (v

1

, v

2

)

sont les coordonnées d'un vecteur directeur de d, donc que v 1 et v

2 ne

sont pas nuls tous les deux en même temps ( sinon la droite n'a plus de direction ?! )

Dès lors, trois cas sont possibles :

1/ v 1 et v

2 sont non nuls : le système d'équations paramétriques peut alors s'écrire :

x

y

x

y

A

A

=

=

kv

kv

1

2

k

k

=

=

x − x A v x − x y − y A A 1 ⇔
x
− x
A
v
x
x
y
y
A
A
1 ⇔
=
vx
(
2
y − y
A v
1 v
2
v
2
vx
vx
=−
v
y
v
Y
2
2
A
1
1
A
vx
−−
vy
vx
+
vy
= 0 ;
2
1
2
A
1
A

)

−=

A

x

(

vy

1

y

A

)()

*

c'est-à-dire une équation de la forme a x + b y + c = 0, où a (=v 2 ) et b (= -v 1 ) ne sont pas nuls. Remarquons que le vecteur directeur v r (v 1 ,v 2 ) peut aussi s'écrire v r (-b,a).

2/ v 1 = 0 : le système d'équations paramétriques peut alors s'écrire :

x

y

=

=

x

y

A

A

+

kv

2

x

⇔ =

x

A

;

c'est-à-dire une équation de la forme a x + b y + c = 0, où a = 1, b = 0. Remarquons que dans ce cas la

droite est parallèle à l'axe Y puisque son vecteur directeur v r a pour coordonnées (0, v 2 ).

Remarquons qu'un autre vecteur directeur de la droite d est alors (0,1) = (-b,a).

3/ v 2 = 0 : le système d'équations paramétriques peut alors s'écrire :

x

y

=

=

x

y

A

A

+

kv

1

y

⇔ =

y

A

;

c'est-à-dire une équation de la forme a x + b y + c = 0, où a = 0, b = 1. Remarquons que dans ce cas la droite est parallèle à l'axe X puisque son vecteur directeur v r a pour coordonnées (v 2 ,0). Remarquons qu'un autre vecteur directeur de la droite d est alors (-1,0) = (-b,a).

Conclusions :

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

Si l'équation d'une droite est ax + by + c = 0, cette droite admet comme vecteur directeur le vecteur de coordonnées (-b,a).

Remarques :

1/ En (*), l'équation obtenue peut aussi s'écrire : y

sur cette formulation.

y

−=

A

v

2

v

1

(

x

x

A

)

. Nous reviendrons plus loin

3. Coefficient de direction et coefficient angulaire, perpendicularité, distances

3.1. Définition :

Considérons une droite d d'équation ax + by + c = 0. Remarquons d'abord que, dans cette

équation, b diffère de 0 si et seulement si la droite n'est pas parallèle à l'axe Y. Dès lors, si b0,

l'équation de la droite s'écrit : by

a

b x

c

=− − ⇔ =−

ax

c

y

b

.

Le coefficient de x dans l'équation d'une droite résolue par rapport à y s'appelle coefficient de direction de la droite. On le note souvent m :

m =−

a

b

3.2. Interprétation graphique

Y r e 2 r O e 1 X Y Y m<0 m m>0 1
Y
r
e 2
r
O
e 1
X
Y
Y
m<0
m
m>0
1
r
e
r
e
r
e
r
O
X
e
O
X

En vertu d'un résultat du paragraphe 2.4., la droite d'équation ax + by + c = 0 admet comme

. Ceci

vecteur directeur (-b,a). Puisque b0, elle admet

1,

a

⎟=

b

(1, )

m

aussi comme vecteur directeur

explique l'appellation de m, puisque c'est sa valeur qui mesure la "croissance" ou "décroissance" de la droite. En particulier, on obtient les trois cas suivant, selon le signe de m :

Y r e r e
Y
r
e
r
e

O

m=0

X

25

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

Y r e 2 α r O e 1 X 3.3. Propriétés
Y
r
e
2
α
r
O
e 1
X
3.3. Propriétés

Si le repère est orthonormé, on voit facilement que m vaut la tangente trigonométrique de l'angle qui applique la partie positive de l'axe x sur la droite : m = tg α. Dans ce cas le coefficient de direction s'appelle coefficient angulaire.

3.3.1. Coefficient de direction d'une droite dont on connaît deux points :

Y P (x , y ) 222 P (x , y ) 111 r e
Y
P
(x
,
y
)
222
P
(x
,
y
)
111
r
e
2
X
r
O
e 1

Soit deux points du plan muni d'un repère {

et P

r

Oe;

r

,e

1

2

(x

) . Un vecteur directeur de la droite est

222

,

y

}

P P

1

2

=−=

2

1

OP

OP

r

x e

2

1 +

y

2

r

e

2

r

x e

11

r

y e

1

:

2

P

(x

111

,

y

)

Les coordonnées de P P 2

1

x

=−

(

2

)

r

xe

1

sont donc (x

1

(

+−

y

2

2 x

1

,

y

2

)

r

ye

1

y

1

2

)

. En prenant

le vecteur directeur d'abscisse 1, on déduit que

− y y 2 1 m = − x x 2 1
− y
y 2
1
m =
− x
x 2
1

3.3.2.

Equation de la droite passant par un point donné et de coefficient de direction

donné

donné

Le plan étant muni d'un repère {

Y P(x P ,y P ) r e 2 r O e 1 X
Y
P(x P ,y P )
r
e 2
r
O
e 1
X

De plus, puisque (v

1

,

v

2

)

r

Oe;

r

,e

2

}

, soit

1

une droite d dont on connaît un point P(x P ,y P ) et le coefficient de direction m. A la première remarque du paragraphe 2.4., on a établit qu'une équation cartésienne de la droite d

est y −= y

v

2

v

1

(

x

x

A

)

(x

v

2

v

1

A

,

(

x

y

A

1

x

désignait les

v

2

P

)

)

.

celles d'un

)

A

coordonnées d'un point de d et (v ,

vecteur directeur de d. Avec les notations du présent paragraphe, cette équation s'écrit

2

1

−=

P

y

y

est un vecteur directeur, le rapport v

v

est égal au coefficient de

direction m. L'écriture définitive de l'équation de d est donc

26

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

3.3.3. Condition de parallélisme :

la topographie niveau 1 3.3.3. Condition de parallélisme : y y −= P ( mx −

y

y

−=

P

(

mx

x

P

)

Deux droites, non parallèles à l'axe Y, sont parallèles entre elles si et seulement si elles ont même coefficient de direction.

En effet : si on désigne par m 1 le coefficient de direction de la première droite d 1 et par m 2 celui de la deuxième droite d 2 , elles admettent pour vecteurs directeurs respectifs

r

v 1

(

1,

m

1

)

r

et v

2

d

(

1

1,

m

d

2

2

)

. Alors

v rr v

1

2

⇔ ∃ ∈ℜ r =

r

:

v

1

rv r

2

(

1

m

1

)

=

r(

1

,,

m

2

)

1

=

m

1

r .

=

1

rm

.

2

m

1

=

m

2

3.4. Conditions de perpendicularité de deux droites (repaire ORTHONORME)

Si deux droites ne sont pas parallèles à l'axe Y, désignons par m d le coefficient angulaire de d et m d' le coefficient angulaire de d'. Alors

d d' m d m d' = -1

3.5. Distance entre deux points

r r Soit un repère orthonormé { Oe; ,e } et deux Y 1 2
r
r
Soit un repère orthonormé {
Oe;
,e
}
et deux
Y
1
2
points
A x
(
,
y
)
et B x
(
,
y
)
.Alors,
(
AA
BB
B x
, y
)
B
B
dist(A,B) = AB =
AB. AB
A(x
, y
)
2
2
A
A
dist A B
(
,
)
=
(
x
x
)
+−
(
y
y
)
r
BA
BA
e 2
r
O
e 1
X

27

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

3.6. Distance d'un point à une droite

r r Soit un repère orthonormé { Oe; 1 ,e 2 } , un point
r
r
Soit un repère orthonormé {
Oe;
1 ,e
2 } , un
point
Px
(
, y
)
et une droite d d'équation
p
p
Q
ax + by + c = 0.
Y
d
Un vecteur directeur de d est (-b,a). Un
vecteur directeur de la droite perpendiculaire à d
passant par P est donc (a,b). Le vecteur
r
n
r
(
a b
,
)
n
=
est donc perpendiculaire à d et de
r
2
2
a
+
b
e 2
Px
(
,
y
)
p
p
r
norme 1. Alors, dist(P d)
,
=
PQ n
.
, où Q est un point
r
O
e 1
X
quelconque de d.
On a donc
(
x
x
,
y
y
)(
.,
ab
)
ax
−+
ax
by
by
q
P
q
P
QPQP
dist P d
(
,
)
=
=
22
22
a
+
b
a
+
b

Or le point Q est sur d, donc ses coordonnées vérifient l'équation de d :

ax

+

by

QQ

+=0 c

ax

+

by

QQ

= −

c

; et donc

dist(P d)

,

=

ax + by + c P P 2 2 a + b
ax
+
by
+
c
P
P
2
2
a
+ b

4. Systèmes de coordonnées cartésiennes et polaires

4.1. Transformation de coordonnées d'un système à l'autre

4.1.1. Transformation de coordonnées cartésiennes en coordonnées polaires

mathématiques

Le point P est repéré par ses coordonnées

cartésiennes (ou rectangulaires) : P(x

Les coordonnées polaires mathématiques sont, dans l'ordre, le rayon polaire ρ et l’angle polaire (ou argument) θ : P(ρ, θ) . En convention polaire

mathématique, les angles tournent positivement en sens trigonométrique (inverse horaire); leur zéro est sur l’axe des abscisses et ils sont généralement exprimés en radians, unité du système international.

P

,

y

P

)

.

θ P y P x P ρ
θ
P
y P
x P
ρ

X

Les formules de transformation sont les suivantes :

x


y

P

P

= ρ

= ρ

cos

sin

θ

θ

⎧ ρ = x ² + y ² P P et ⎪ ⎨ y P
ρ =
x
² +
y
²
P
P
et
y
P
tg θ =
x
P
28

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

Il faut cependant remarquer que la relation tg θ =

y

P

x

P

ne suffit pas à elle seule pour déterminer de

manière univoque l'angle θ, il demeure en effet une imprécision quant au quadrant.

4.1.2. Transformation de coordonnées cartésiennes en coordonnées polaires

topographiques

Le point P est repéré par ses coordonnées cartésiennes (ou rectangulaires) : P(x

Les coordonnées polaires topographiques sont la distance horizontale D h et le gisement G :

En convention polaire topographique, les angles tournent positivement en sens horaire ; leur zéro est sur l’axe des ordonnées et ils sont toujours exprimés en grades (symbole gon) : cela vient des choix technologiques sur les appareils de topométrie.

P

, y

P

)

.

G P y P x P Dh
G
P
y P
x P
Dh

X

Les formules de transformation sont les suivantes :

⎧ xD = sin G P h ⎨ ⎩ yD = cos G P h
⎧ xD
=
sin
G
P
h
yD
=
cos
G
P
h

et

⎧ D = xy ² + ² h P P ⎪ ⎨ ⎪ x P
D
=
xy
² +
²
h
P
P
x
P
tg G =
y
P

Ici aussi, il faut remarquer que la relation tg G

=

x

P

y

P

ne suffit pas à elle seule pour déterminer de

manière univoque l'angle G, il demeure en effet une imprécision quant au quadrant.

4.2. Changement de repère cartésien dans le plan

4.2.1. Changement d'origine

Soit un repère {

r

Oe;

1

r

,e

2

} , ou encore XOY.

Si nous lui faisons subir une translation de son origine O à une nouvelle origine O', nous obtenons un nouveau repère X'O'Y'. Soit alors un point P dont les coordonnées sont (x,y) dans XOY et (x',y') dans X'O'Y'. Cherchons le lien qui unit ces

coordonnées. Désignons par (

coordonnées de O' dans XOY.

x

O'

,

y

O'

)

les

Y O X P Y' O' X'
Y O X P Y' O' X'

Y

Y O X P Y' O' X'
O X
O X

O

X

Y O X P Y' O' X'

P Y'

Y O X P Y' O' X'
Y O X P Y' O' X'
Y O X P Y' O' X'

O'

Y O X P Y' O' X'

X'

Alors, il vient successivement

OP = r OO' + O'P r

x

+

+=

ye

12

xe

rr

ye

12

+

r

xe

r

O

'

e

1

(

x

=+

O

'

'

x

y

O

'

)

r

1

++

e

++

2

(

y

O

'

1

'

y

)

'

r

x e

'

e

Adoptons les notations matricielles suivantes :

'

r

y e

r

e

2

'

2

29

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

Y' x ⎞ x ' ⎞ x O ' X = ⎛ ⎟ , X
Y'
x
x ' ⎞
x
O
'
X = ⎛ ⎟ , X = ⎛
'
,
X
= ⎜ ⎛
,
O '
⎝ y ⎠
⎝ ⎠
y
'
y
O '
G
la dernière relation s'écrit
X'
XX =
+
X '
O '
4.2.2. Rotation de repère
Y
Faisons à présent subir à notre repère XOY
une rotation d'angle G (convention topographiques).
Nous obtenons un nouveau repère X'OY' de même
P
r
'
origine que XOY. De plus, les coordonnées de
e 1
r
'
sont (cos G, -sin G) et celles de
(sin G, cos G). Il
e 2
O
X
vient alors
r
r
r
r
'
'
OP
=+=
x e
y e
x e
'
+
y e
'
12
1
2
rr
r
r
r
r
xe
+=
ye
x
' ( cos
Ge
sin
Ge
)
+
y
' sin
(
Ge
+
cos
Ge
)
12
1
2
1
2
rr
r
r
xe
+
ye
=
( x
'cos
G
+
y
'sin
Ge
)
+−
(
x
'sin
G
+
y
'cos
Ge
)
12
1
2
Adoptons les notations matricielles suivantes :
x
x ' ⎞
⎛ cos
G sin
G ⎞
X = ⎛ ⎟ , X = ⎛
'
,
R
,
G =
⎝ y ⎠
⎝ ⎠
y
'
− sin
G
cos
G

la dernière relation s'écrit

La matrice R

G =

cos

sin

G

G

sin

cos

G

G

⎛ cos G sin G ⎞ X = ⎜ ⎟ X ' = RX '
⎛ cos
G sin
G ⎞
X = ⎜
⎟ X
' =
RX
'
G
− sin
G
cos
G

s'appelle la matrice de rotation relative à l'angle G. Elle possède

quelques propriétés remarquables :

Y' X' G cos G sin G • dtm R ( ) = = cos²
Y'
X'
G
cos
G
sin
G
dtm R
(
)
=
=
cos²
G
+=
sin²
G
1
G
− sin
G
cos
G
~
1
⎛ cos
G
sin
G ⎞
cos
G
− sin
~
G ⎞
1
R
=
= ⎜ ⎛
⎟= R
G
G
dtm R
(
)
⎝ − sin
G
cos G ⎠
⎝ sin
G
cos
G ⎠
G
4.2.3. Rotation et changement d'origine
Y"
Pour passer du repère XOY au repère
X'O'Y', on peut d'abord changer d'origine (repère
X"O"Y"), puis effectuer la rotation d'angle G
autour de O" = O'. En vertu de ce qui précède, il
vient alors
Y
O"=O'
X"
P
XX
=
+=
X
"
X
+
X
"
O "
O '
X
"=
RX
',
O
X
G
donc
X =
X
+
RX '
O '
G

ou encore

30

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

⎛ ⎞ x ⎞ ⎛ cos G sin x ' G ⎞ x ' ⎞
⎛ ⎞
x
⎛ cos
G sin
x '
G ⎞
x ' ⎞
O
⎟ = ⎜ ⎛
⎟ ⎛ ⎜
⎝ y ⎠ ⎝
⎠ ⎟+ ⎝ ⎜ − sin
G
cos
y '
G ⎠ ⎝ y ' ⎠
O

En vertu des propriétés de la matrice de rotation, l'inversion de cette formule est très aisée :

ou encore

X

=

X

O '

+

RX

G

''

RX

G

X

=−

X

O

X

'

R

1

(

X

=

R

~

X

X

''

G

⇔ =

X

)

(

OO '

G

)

,

⎛ ⎞ x ' cos G − sin G ⎞ ⎛ ⎛ ⎞ x x
⎛ ⎞
x
'
cos
G
− sin
G
⎞ ⎛ ⎛ ⎞
x
x
O
'
⎟= ⎜ ⎛
⎟ − ⎛ ⎜
⎝ ⎠
y
'
sin
G
cos
G
y
y
⎠ ⎝
⎝ ⎠
O '

4.2.4. Changement d'origine avec changement d'échelle (d'unité)

Considérons à présent deux repères XOY et X'O'Y' d'unités différentes. Désignons par k le rapport
Considérons à présent deux repères XOY et
X'O'Y' d'unités différentes. Désignons par k le
rapport entre la mesure d'une longueur quelconque
|PQ| dans le repère X'O'Y' et le repère XOY, ce
que nous noterons
Q
X'
Y
O'
P
'
d
PQ
k =
O X
d
PQ
Si nous prenons successivement comme vecteur PQ
les vecteur unitaire de X'O'Y', il vient
r
'
r
'
'
'
e
e
1 1
2 1
r
r
1
r
r
r
r
' 1
' 1
'
'
k
=
==
=
; dont on déduit que
e
= e
=
et donc que
e
=
e
et
e
=
e
,
r r
r
r
1
2
1
1
2
2
' '
' '
e
e
k
k
k
1 e
2 e
1
2
r
r
r
r
'
'
puisque les vecteurs
e
et e
d'une part et les vecteurs
e
et e
sont parallèles.
1
1
2
2
Il vient alors
OP = OO' + O'P
'
'
xe r
+= ye r
x
e r
y
e r
++ x ' e r
y e r
'
12
' +
O
1
O
'
2
1
2
rr
1
1
r
xe
+= ye
x
e r
y
e r
+
x '
e r
+
y
'
e
12
' +
O
1
O
'
2
1
2
k
k
1
r
1
xe rr +=+
ye
x
xe ⎟
'
+ ⎜
y
+
y
'
e r
12
O
'
1
2
k
O
'
k
ou encore avec nos notations habituelles
1
X
=
X
+
X
'
⇔=
X
'
kX
(
X
)
O
'
O
'
k

Si nous appliquons cette dernière relation au point O, origine du repère XOY, il vient

X

'

O

=

k

(

0

'

Dans cette relation, il ne faut pas confondre X O

X O' donnant les coordonnées de O' dans XOY.

X

donnant les coordonnées de O dans X'O'Y', avec

O

'

)

=−

kX

O

'

31

Mathématiques appliquées à la topographie niveau 1

4.2.5. Rotation et changement d'origine avec changement d'échelle (d'unité)

Y' X' G Y" Pour ce faire, on effectue d'abord un changement d'origine avec changement
Y'
X'
G
Y"
Pour ce faire, on effectue d'abord un
changement d'origine avec changement d'unité du
repère XOY au repère provisoire X"O"Y", puis une
simple rotation du repère de X"O"Y" en X'O'Y'.
Cela donne successivement
Q
Y
O"=O'
X"
P
1
1
X
=
X
+
X
"
=+
X
X
" ,
O "
O '
k
k
O
X
⎛ cos
G
sin
G ⎞
X " =
⎟ X
'
=
RX
'
,
G
⎝ − sin
G
cos
G ⎠
1
X
=
X
+
" , donc
O '
k X
1
X
=
X
+
X '
O '
G
k R
⎛ ⎞
x
x
1 ⎛
cos
G
sin
G ⎞
x ' ⎞
O
'
⎟+
⎟ ⎛ ⎜
y
⎟ ⎠ = ⎜ ⎛ ⎝
y
k ⎝ − sin
G
cos
G ⎠
⎝ y ' ⎠
O
'

Cette relation s'inverse facilement :

X

1

1

X ''

k

X

=

X