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Bécassine

Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 10

Bécassine

Un champ de blé prenait racine


Sous la coiffe de Bécassine,
Ceux qui cherchaient la toison d'or
Ailleurs avaient bigrement tort.
Tous les seigneurs du voisinage,
Les gros bonnets, grands personnages,
Rêvaient de joindre à leur blason
Une boucle de sa toison.
Un champ de blé prenait racine
Sous la coiffe de Bécassine.

C'est une espèce de robin,


N'ayant pas l'ombre d'un lopin,
Qu'elle laissa pendre, vainqueur,
Au bout de ses accroche-curs.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Des blés d'or en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.

Au fond des yeux de Bécassine


Deux pervenches prenaient racine,
Si belles que Sémiramis
Ne s'en est jamais bien remis'.
Et les grands noms à majuscules,
Les Cupidons à particules
Auraient cédé tous leurs acquêts
En échange de ce bouquet.
Au fond des yeux de Bécassine
Deux pervenches prenaient racine.

C'est une espèce de gredin,


N'ayant pas l'ombre d'un jardin,
Un soupirant de rien du tout
Qui lui fit faire les yeux doux.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Des fleurs bleu's en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.

A sa bouche, deux belles guignes,


Deux cerises tout à fait dignes,
Tout à fait dignes du panier
De madame de Sévigné.
Les hobereaux, les gentillâtres,
Tombés tous fous d'elle, idolâtres,
Auraient bien mis leur bourse à plat
Pour s'offrir ces deux guignes-là,
Tout à fait dignes du panier
De madame de Sévigné.

C'est une espèce d'étranger,


N'ayant pas l'ombre d'un verger,
Qui fit s'ouvrir, qui étrenna
Ses joli's lèvres incarnat.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Du temps des ceris's en tout' saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.

C'est une sorte de manant,


Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Du temps des ceris's en tout' saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.

Bécassine

Un campo de trigo echaba raíces


Bajo la cofia de Bécassine,
Los que buscaban el toison de oro
En otra parte estaban muy extraviados.
Todos los señores del vecindario,
Los peces gordos, grandes personajes,
Soñaban con unir a su blasón
Un rizo de su cabellera.
Un campo de trigo echaba raíces
Bajo al cofia de Bécassine.

Es a una especie de pretencioso


Que no es dueño de un palmo de tierra,
Al que ella deja coger, vencedor,
Un mechón de sus rizos.
Es una especie de patán,
Uno que se conforma con cualquier cosa
El que podrá cantar la canción
De los trigos de oro en cualquier estación
Y hasta la hora de su muerte,
Si el diablo no se entromete.

En el fondo de los ojos de Bécassine


Dos hierbas doncellas echaban raíces,
Tan hermosas que Semiramis (1)
No se ha repuesto nunca.
Y los grandes, con nombres en
mayúsculas,
Los Cupidos con nombres elegantes
Hubiesen cedido todos sus bienes
A cambio de ese ramo de flores.
En el fondo de los ojos de Bécassine
Dos hierbas doncellas echaban raíces.

Es una especie de bribón,


Que no es dueño ni de una maceta,
Un don nadie que la pretendía,
El que consigue enamorarla.
Es una especie de patán,
Uno que se conforma con cualquier cosa,
El que podrá cantar la canción
De las flores azules en cualquier estación
Y hasta la hora de su muerte,
Si el diablo no se entromete.

En su boca, dos bellas cerezas,


Dos cerezas enteramente dignas,
Enteramente dignas del cesto
De Madame de Sevigné. (2)
Los hidalguillos, los caballeretes,
Locamente enamorados de ella, idólatras,
Hubiesen gastado todo su dienero
Para conseguir esas dos cerezas
Enteramente dignas del cesto
De Madame de Sevigné.

Es una especie de forastero,


Que no tiene ni un palmo de huerta,
El que hizo abrirse, el que estrenó
Sus bonitos labios encarnados.
Es una especie de patán,
Uno que se conforma con cualquier cosa,
El que podrá cantar la canción
Del tiempo de las cerezas en cualquier
estación
Y hasta la hora de su muerte,
Si el diablo no se entromete.

Es una especie de patán,


Uno que se conforma con cualquier cosa,
El que podrá cantar la canción
Del tiempo de las cerezas en cualquier
estación
Y hasta la hora de su muerte,
Si el diablo no se entromete.

(1) Sémiramis : Con este nombre se


conocen a dos reinas: una que murió en
824 a.C. a la que se atribuye la fundación
de Babilonia y otra que vivió hacia 780
a.C. que creó seguramente sus jardines
colgantes.

(2) Marie de Rabutin-Chantal, conocida


como Madame de Sévigné (1626-1696)
conocida escritora francesa. Escribió sus
Cartas, para consolarse de la ausencia de
su hija Marie. En una de estas cartas le
dice a su hija Marie: Je vous donne avec
plaisir le dessus de tous les paniers,
cest-à-dire la fleur de mon esprit, de ma
tête, de mes yeux, de ma plume, de mon
écritoire » = « Te doy con placer lo mejor
de lo mejor, es decir, la flor de mi
pensamiento, de mi cabeza, de mis ojos,
etc. » La expresión « le dessus de mon
panier » significa « lo mejor que tengo ».
Utiliza también esta expresión en la
canción « Le cocu ».
Celui qui a mal tourné
Disco 1 - 6 > Disco 4

Celui qui a mal tourné

Il y avait des temps et des temps


Qu'je n'm'étais pas servi d'mes dents
Qu'je n'mettais pas d'vin dans mon eau
Ni de charbon dans mon fourneau
Tous les croqu'-morts, silencieux
Me dévoraient déjà des yeux
Ma dernière heure allait sonner
C'est alors que j'ai mal tourné
N'y allant pas par quatre chemins
J'estourbis en un tournemain
En un coup de bûche excessif
Un noctambule en or massif
Les chats fourrés, quand ils l'ont su
M'ont posé la patte dessus
Pour m'envoyer à la Santé
Me refaire une honnêteté

Machin, Chose, Un tel, Une telle


Tous ceux du commun des mortels
Furent d'avis que j'aurais dû
En bonn' justice être pendu
A la lanterne et sur-le-champ
Y s'voyaient déjà partageant
Ma corde, en tout bien tout honneur
En guise de porte-bonheur
Au bout d'un siècle, on m'a jeté
A la porte de la Santé
Comme je suis sentimental
Je retourne au quartier natal
Baissant le nez, rasant les murs
Mal à l'aise sur mes fémurs
M'attendant à voir les humains
Se détourner de mon chemin

Y'en a un qui m'a dit: " Salut !


Te revoir, on n'y comptait plus"
Y'en a un qui m'a demandé
Des nouvelles de ma santé

Lors, j'ai vu qu'il restait encor


Du monde et du beau mond' sur terre
Et j'ai pleuré, le cul par terre
Toutes les larmes de mon corps

El que erró su camino

Hacía mucho, pero que mucho tiempo


que yo no utilizaba mis dientes
que yo no ponía vino en mi agua
ni carbón en mi horno.
Todos los enterradores, silenciosos,
me devoraban ya con la mirada,
mi última hora estaba al caer
y fue entonces cuando torcí mi camino.

Sin andarme con rodeos,


me cargé en un abrir y cerrar de ojos,
de un palo en el que se me fue la mano,
un noctámbulo forrado de oro.
Los jueces, cuando se enteraron
me pusieron el pie en el cuello,
para enviarme entre rejas,
para reformarme.

Fulanito, menganito, este y el otro,


todos los que son gente normal
fueron del parecer que yo debería,
en justicia, ser ahorcado
deprisa (1) y en el acto.
Se veían ya compartiendo
mi cuerda, completamente felices y
honrados
como si fuese un amuleto. (3)
Después de una eternidad, me arrojaron
a la puerta de la cárcel. (2)
Como soy un sentimental,
vuelvo a mi barrio natal,
agachando la cabeza, pegado a la pared,
sosteniéndome apenas sobre mis piernas,
esperando ver a los humanos
apartarse de mi camino.

Hay uno que me dijo: Hola!


ya no contábamos con verte más.
Hay uno que me preguntó
cómo estaba de salud.

Entonces, me di cuenta que queda aún


gente y buena gente en la tierra,
y lloré, sentado en el suelo
todas las lágrimas de mi cuerpo.
(1) À la lanterne: A veces, en épocas
revolucionarias, donde abundaban las
ejecuciones, se colgaba a la gente en las
farolas de la calle, para no perder tiempo
construyendo una horca.

(2) La Santé: Famoso prisión parisina.

(3) Hay una creencia popular que dice que


la cuerda de los ahorcados dan suerte.

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Comme une soeur
Disco 1 - 6 > Disco 5

Comme une soeur

Comme une sur, tête coupée, tête coupée


Ell' ressemblait à sa poupée, à sa poupée,
Dans la rivière, elle est venue
Tremper un peu son pied menu, son pied
menu.

Par une ruse à ma façon, à ma façon,


Je fais semblant d'être un poisson, d'être un
poisson.
Je me déguise en cachalot
Et je me couche au fond de l'eau, au fond
de l'eau.

J'ai le bonheur, grâce à ce biais, grâce à ce


biais,
De lui croquer un bout de pied, un bout de
pied.
Jamais requin n'a, j'en réponds,
Jamais rien goûté d'aussi bon, rien d'aussi
bon.

Ell' m'a puni de ce culot, de ce culot,


En me tenant le bec dans l'eau, le bec dans
l'eau.
Et j'ai dû, pour l'apitoyer,
Faire mine de me noyer, de me noyer.

Convaincu' de m'avoir occis, m'avoir occis,


La voilà qui se radoucit, se radoucit,
Et qui m'embrasse et qui me mord
Pour me ressusciter des morts, citer des
morts.

Si c'est le sort qu'il faut subir, qu'il faut


subir,
A l'heure du dernier soupir, dernier soupir,
Si, des noyés, tel est le lot,
Je retourne me fiche à l'eau, me fiche à
l'eau.

Chez ses parents, le lendemain, le


lendemain,
J'ai couru demander sa main, d'mander sa
main,
Mais comme je n'avais rien dans
La mienne, on m'a crié: "Va-t'en!", crié:
"Va-t'en!"

On l'a livrée aux appétits, aux appétits


D'une espèce de mercanti, de mercanti,
Un vrai maroufle, un gros sac d'or,
Plus vieux qu'Hérode et que Nestor, et que
Nestor.

Et depuis leurs noces j'attends, noces


j'attends,
Le cur sur des charbons ardents, charbons
ardents,
Que la Faucheuse vienne cou-
per l'herbe aux pieds de ce grigou, de ce
grigou.

Quand ell' sera veuve éploré', veuve


éploré',
Après l'avoir bien enterré, bien enterré,
J'ai l'espérance qu'elle viendra
Faire sa niche entre mes bras, entre mes
bras.

Como una hermana


Como una gota de agua a otra
ella se parecía a su muñeca, a su muñeca.
Hasta el río, ella ha venido
a mojar un poco su pie menudo, su pie
menudo.

Por una ocurrencia mía


hago como si fuese un pez, fuese un pez.
Me disfrazo de cachalote
y me acuesto en el fondo del agua, en el
fondo del agua.

Tuve la felicidad, gracias a esta ocurrencia,


gracias a esta ocurrencia,
de morderle la punta de un pie, la punta de
pie.
Jamás tiburón ha degustado, os lo aseguro,
nada tan bueno, nada tan bueno.

Ella me ha castigado por mi osadía, por mi


osadía,
haciéndome una ahogadilla, una
ahogadilla.
Y he tenido que, para que se apiade,
hacer como si me ahogase, como si me
ahogase.

Convencida de haberme matado, de


haberme matado,
he aquí que se enternece, se enternece,
y que me besa y que me muerde
para resucitarme de la muerte, de la
muerte.

Si esta es la suerte que hay que sufrir, que


hay que sufrir,
a la hora del último suspiro, último
suspiro;
si, de los ahogados, tal es el premio,
quiero repetir, repetir.

A casa de sus padres, al dia siguiente, al


día siguiente,
yo he corrido para pedir su mano, pedir su
mano,
pero como yo no tenía nada en
la mía, me han gritado: ¡Vete de aquí!,
gritado: ¡Vete de aquí!.

La han entregado a los apetitos, a los


apetitos,
de una especie de mercader, de mercader,
un verdadero patán, un grueso saco de oro
más viejo que Herodes y que Nestor, y que
Nestor.

Y desde su boda yo espero, yo espero,


el corazón sobre ascuas, sobre ascuas,
que la Muerte venga a cor-
tar la hierba bajo los pies de este roñoso,
de este roñoso.

Cuando ella sea una viuda desconsolada,


viuda desconsolada,
depués de haberlo enterrado bien,
enterrado bien,
tengo la esperanza de que ella vendrá
a hacer su nido entre mis brazos, entre mis
brazos.

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Corne d'Aurochs
Disco 1 - 6 > Disco 1

Corne d'Aurochs

Il avait nom corne d'Aurochs, au gué, au


gué
Tout l'mond' peut pas s'app'ler Durand, au
gué, au gué

En le regardant avec un il de poète


On aurait pu croire à son frontal de
prophète
Qu'il avait les grand's eaux de Versailles
dans la tête
Corne d'Aurochs

Mais que le bon dieu lui pardonne, au gué,


au gué
C'étaient celles du robinet, au gué, au gué

On aurait pu croire en l'voyant penché sur


l'onde
Qu'il se plongeait dans des méditations
profondes
Sur l'aspect fugitif des choses de ce monde
Corne d'Aurochs

C'étaient hélas pour s'assurer, au gué, au


gué
Qu' le vent n'l'avait pas décoiffé, au gué, au
gué

Il proclamait à son de trompe à tous les


carrefours
"Il n'y a qu'les imbéciles qui sachent bien
faire l'amour
La virtuosité c'est une affaire de balourds!"
Corne d'Aurochs

Il potassait à la chandelle, au gué, au gué


Des traités de maintien sexuel, au gué, au
gué
Et sur les femm's nues des musées, au gué,
au gué
Faisait l'brouillon de ses baisers, au gué, au
gué

Et bientôt petit à petit, au gué, au gué


On a tout su, tout su de lui, au gué, au gué

On a su qu'il était enfant de la Patrie


Qu'il était incapable de risquer sa vie
Pour cueillir un myosotis à une fille
Corne d'Aurochs
Qu'il avait un p'tit cousin, au gué, au gué
Haut placé chez les argousins, au gué, au
gué
Et que les jours de pénurie, au gué, au gué
Il prenait ses repas chez lui, au gué, au gué

C'est même en revenant d'chez cet


antipathique
Qu'il tomba victime d'une indigestion
critique
Et refusa l'secours de la thérapeutique
Corne d'Aurochs

Parce que c'était un All'mand, au gué, au


gué
Qu'on devait le médicament, au gué, au
gué

Il rendit comme il put son âme machinale


Et sa vie n'ayant pas été originale
L'Etat lui fit des funérailles nationales
Corne d'Aurochs

Alors sa veuve en gémissant, au gué, au


gué
Coucha avec son remplaçant, au gué, au
gué

Cuerno de Uro

Se llamaba cuerno de Uro, au gué, au gué


No todo el mundo puede llamarse Durand,
au gué, au gué

Mirándolo con una mirada de poeta


se habría podido creer, por su frente de
profeta,
que él tenía las grandes aguas de Versailles
en la cabeza
Cuerno de Uro

Pero que el buen dios lo perdone, au gué,


au gué
eran las del grifo, au gué, au gué

Se podría creer viéndolo inclinado sobre


las olas,
que él se sumergía en meditaciones
profundas
sobre el aspecto fugitivo de las cosas de
este mundo
Cuerno de Uro

Pero era, ay, para asegurarse, au gué, au


gué
que el viento no lo había despeinado, au
gué, au gué

El pregonaba a grandes voces, a los cuatro


vientos,
Sólo los imbéciles saben hacer bien el
amor,
¡el virtuosismo es una cosa de palurdos!.
Empollaba a la luz del fuego, au gué, au
gué
tratados de relaciones sexuales
y sobre las mujeres desnudas de los
museos, au gué, au gué
hacía las prácticas de los besos, au gué, au
gué

y pronto, poco a poco, au gué, au gué


se ha sabido todo, todo sobre él, au gué, au
gué

Se ha sabido que era un patriota


incapaz de arriesgar su vida
para coger una flor para una mujer

Que tenía un primillo, au gué, au gué


muy bien colocado entre la pasma, au gué,
au gué
y que los días de penuria, au gué, au gué
cenaba en casa de él, au gué, au gué

Fue incluso volviendo de casa de este


antipático
que cayó víctima de una indigestión crítica
y rehusó el socorro de la terapéutica

porque era a un alemán, au gué, au gué


a quien se debía el medicamento, au gué,
au gué

Entregó como pudo su alma maquinal


y puesto que su vida no había sido original
el estado le hizo funerales nacionales

Entonces su viuda, gimiendo, au gué, au


gué
se acostó con su sustituto, au gué, au gué

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Cupidon s'en fout
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Cupidon s'en fout


Pour changer en amour notre amourette
Il s'en serait pas fallu de beaucoup
Mais, ce jour-là, Vénus était distraite
Il est des jours où Cupidon s'en fout

Des jours où il joue les mouches du coche.


Où elles sont émoussées dans le bout
Les flèches courtoises qu'il nous décoche
Il est des jours où Cupidon s'en fout

Se consacrant à d'autres imbéciles


Il n'eu pas l'heur de s'occuper de nous
Avec son arc et tous ses ustensiles
Il est des jours où Cupidon s'en fout

On a tenté sans lui d'ouvrir la fête


Sur l'herbe tendre, on s'est roulés, mais
vous
Avez perdu la vertu, pas la tête
Il est des jours où Cupidon s'en fout
Si vous m'avez donné toute licence
Le cur, hélas, n'était pas dans le coup
Le feu sacré brillait par son absence
Il est des jours où Cupidon s'en fout

On effeuilla vingt fois la marguerite


Elle tomba vingt fois sur "pas du tout"
Et notre pauvre idylle a fait faillite
Il est des jours où Cupidon s'en fout

Quand vous irez au bois conter fleurette


Jeunes galants, le ciel soit avec vous
Je n'eus pas cette chance et le regrette
Il est des jours où Cupidon s'en fout

Cupido se hace el loco

Para convertir en amor nuestro amorcillo


No hubiese hecho falta mucho,
Pero ese día, Venus estaba distraída.,
Hay días en que Cupido se hace el loco.
Días en que juega a fingirse atareado.
En que tienen las puntas embotadas
Las flechas corteses que nos lanza,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Consagrándose a otros imbéciles,


No tuvo el gusto de ocuparse de nosotros,
Con su arco y sus utensilios,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Hemos intentado de hacer una fiesta sin él,


Sobre la tierna hierba, hemos rodado, pero
Perdiste la virtud y no la cabeza.
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Si me has dado permiso para todo,


El corazón, ¡ay! no estaba en lo que
estábamos,
El fuego sagrdo brillaba por su ausencia,
Hay días en que Cupido se hace el loco.
Desojamos veinte veces la margarita
Y veinte veces cayo en nada de nada,
Y nuestro pobre idilio se ha venido abajo,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Cuando vayáis al bosque, a hacer


requiebros,
Jóvenes galantes, que el cielo os proteja,
Yo no tuve esa suerte y lo siento,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

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Dans l'eau de la claire
fontaine
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 7

Dans l'eau de la claire fontaine

Dans l'eau de la claire fontaine


Elle se baignait toute nue
Une saute de vent soudaine
Jeta ses habits dans les nues

En détresse, elle me fit signe


Pour la vêtir, d'aller chercher
Des monceaux de feuilles de vigne
Fleurs de lis ou fleurs d'oranger

Avec des pétales de roses


Un bout de corsage lui fis
La belle n'était pas bien grosse
Une seule rose a suffi

Avec le pampre de la vigne


Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite
Qu'une seule feuille a suffi

Elle me tendit ses bras, ses lèvres


Comme pour me remercier
Je les pris avec tant de fiebre
Qu'ell' fut toute déshabillée

Le jeu dut plaire à l'ingénue


Car, à la fontaine souvent
Ell' s'alla baigner toute nue
En priant Dieu qu'il fit du vent
Qu'il fit du vent...

En el agua de la clara fuente

En el agua de la fuente clara (1)


ella se bañaba desnuda,
un golpe de viento repentino
se llevó sus ropas por los aires

Muy angustiada, ella me pidió que


para vestirla, fuese a buscar
de los montones, unas hojas de viña,
flores de lis o flores de naranjos

Con unos pétalos de rosas


un trozo de corpiño le hice
la bella no estaba muy gorda
una sola rosa bastó
Con el pámpano de la viña
un trozo de falda le hice
pero la bella era tan pequeña
que una sola hoja bastó

Ella me tendió sus brazos, sus labios


como para darme las gracias
yo la cogí con tanto ardor
que quedó toda desnuda

El juego debió de gustarle a la ingenua


pues, a la fuente, a menudo,
iba a bañarse desnuda
rogando a Dios que hiciese viento
que hiciese viento...

(1) Puede verse una referencia a la canción


popular À la claire fontaine. Ver la letra
completa aquí.
Don Juan
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Don Juan

Gloire à qui freine à mort, de peur


d'ecrabouiller
Le hérisson perdu, le crapaud fourvoyé!
Et gloire à don Juan, d'avoir un jour souri
A celle à qui les autres n'attachaient aucun
prix!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.
Gloire au flic qui barrait le passage aux
autos
Pour laisser traverser les chats de
Léautaud!
Et gloire à don Juan d'avoir pris
rendez-vous
Avec la délaissée, que l'amour désavoue!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire au premier venu qui passe et qui se


tait
Quand la canaille crie haro sur le baudet!
Et gloire à don Juan pour ses galants
discours
A celle à qui les autres faisaient jamais la
cour!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Et gloire à ce curé sauvant son ennemi


Lors du massacre de la Saint-Barthélémy!
Et gloire à don Juan qui couvrit de baisers
La fille que les autres refusaient
d'embrasser!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Et gloire à ce soldat qui jeta son fusil


Plutôt que d'achever l'otage à sa merci!
Et gloire à don Juan d'avoir osé trousser
Celle dont le jupon restait toujours baissé!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire à la bonne sur qui, par temps pas


très chaud
Dégela dans sa main le pénis du manchot!
Et gloire à don Juan qui fit reluire un soir
Ce cul déshérité ne sachant que s'asseoir!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro-saint


Se borne à ne pas trop emmerder ses
voisins!
Et gloire à don Juan qui rendit femme celle
Qui, sans lui, quelle horreur, serait morte
pucelle!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Don Juan

¡Gloria al que frena en seco, para no


aplastar
Al erizo perdido, al sapo extraviado!
¡Y gloria a don Juan, por haber sonreído un
día
A la que los demás no concedían ninguna
importancia!.
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

¡Gloria al policía que frena el paso a los


coches
para dejar pasar a los gatos de Léataud (1)!
¡Y Gloria a don Juan por haberse citado
con la abandonada, a la que se le niega el
amor!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

¡Gloria al ese que pasa y que se calla


cuando la canalla grita ¡aplastemos al
débil!
¡Y Gloria a don Juan por sus galantes
discursos
a la que los otros nunca hacen la corte!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

¡Y gloria a ese cura que salva a su enemigo


en la masacre de San Bartolomé (2)!
¡Y gloria a don Juan que cubrió de besos
a la chicas que los otros no querían besar!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

¡Y gloria a ese soldado que tiró su fusil


antes que matar al rehén a su voluntad!
¡Y gloria a don Juan por haber remangado
la falda a la que siempre la tenía bajada!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

¡Gloria a la monja que, cuando hace


mucho frío,
descongela en su mano el pene del manco!
¡Y gloria a don Juan que hizo relucir una
noche
el culo desheredado que no sabía más que
sentarse!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

¡Gloria al que no teniendo un ideal


sacrosanto
se limita a no molestar demasiado a sus
vecinos!
¡Y gloria a don Juan que hizo mujer a la
que,
sin él, ¡qué horror!, hubiese muerto
virgen!.
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

(1) Paul Léautaud (1872-1956): Escritor


francés que reflejó en sus obras su amor
hacia los gatos.

(2) Noche de San Bartolomé: Matanza de


20 mil hugonotes en Francia, el
24-08-1572.

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Embrasse-les-tous
Disco 1 - 6 > Disco 6

Embrasse les tous


Tu n'es pas de cell's qui meur'nt où ell's
s'attachent,
Tu frottes ta joue à toutes les moustaches,
Faut s' lever de bon matin pour voir un
ingénu
Qui n' t'ait pas connu',
Entré' libre à n'importe qui dans ta ronde,
Cur d'artichaut, tu donne' un' feuille à tout
l' monde,
Jamais, de mémoire d'homm', moulin
n'avait été
Autant fréquenté.

De Pierre à Paul, en passant par Jule' et


Félicien,
Embrasse-les tous, {2x}
Dieu reconnaîtra le sien !
Passe-les tous par tes armes,
Passe-les tous par tes charmes,
Jusqu'à c' que l'un d'eux, les bras en croix,
Tourne de l'il dans tes bras,
Des grands aux p'tits en allant jusqu'aux
Lilliputiens,
Embrasse-les tous, \par Dieu reconnaîtra le
sien

Jusqu'à ce qu'amour s'ensuive,


Qu'à son cur une plai' vive,
Le plus touché d'entre nous
Demande grâce à genoux.

En attendant le baiser qui fera mouche,


Le baiser qu'on garde pour la bonne
bouche,
En attendant de trouver, parmi tous ces
galants,
Le vrai merle blanc,
En attendant qu' le p'tit bonheur ne
t'apporte
Celui derrière qui tu condamneras ta porte
En marquant dessus "Fermé jusqu'à la fin
des jours
Pour cause d'amour "...

De Pierre à Paul, en passant par Jule' et


Félicien,
Embrasse-les tous, {2x}
Dieu reconnaîtra le sien !
Passe-les tous par tes armes,
Passe-les tous par tes charmes,
Jusqu'à c'que l'un d'eux, les bras en croix,
Tourne de l'il dans tes bras,
Des grands aux p'tits en allant jusqu'aux
Lilliputiens,
Embrasse-les tous, \par Dieu reconnaîtra le
sien!

Alors toutes tes fredaines,


Guilledous et prétentaines,
Tes écarts, tes grands écarts,
Te seront pardonnés, car
Les fill's quand ça dit "je t'aime",
C'est comme un second baptême,
Ça leur donne un cur tout neuf,
Comme au sortir de son uf.

Bésalos a todos

Tu no eres de las que mueren allí donde se


atan,
Tu rozas tus mejillas con todos los bigotes,
Hay que levantarse muy temprano para ver
a un ingenuo
Que no te haya conocido.
Entrada libre para todos en tu fonda,
Corazón de alcachofa, tu das una hoja a
cada uno,
Jamás, que nadie recuerde, una casa había
sido
Tan frecuentada.

De Pedro a Pablo, pasando por Julio y


Feliciano
Bésalos a todos.
¡Dios reconocerá el suyo! (1)
Pásalos a todos por tus armas,
Pásalos a todos por tus encantos,
Hasta que uno de ellos, con los brazos en
cruz,
Se desmaye en tus brazos.
Desde los mayores hasta los pequeños,
llegando hasta los Liliputienses
Bésalos a todos
Dios reconocerá al suyo

Hasta que nazca el amor,


Que con una llaga en el corazón,
El más colgado de nosotros
Pida piedad de rodillas.

En espera del beso que dé en el blanco,


El beso que se guarda para la boca
esperada,
En espera de encontrar, entre todos estos
galanes,
El verdadero mirlo blanco,
En espera que un golpe de suerte te traiga
Aquel detrás de quien cerrarás tu puerta
Poniendo encima Cerrado hasta la
eternidad
A causa del amor...

De Pedro a Pablo, pasando por Julio y


Feliciano
Bésalos a todos.
¡Dios reconocerá el suyo!
Pásalos a todos por tus armas,
Pásalos a todos por tus encantos,
Hasta que uno de ellos, con los brazos en
cruz,
Se desmaye en tus brazos.
Desde los mayores hasta los pequeños,
llegando hasta los Liliputienses
Bésalos a todos
Dios reconocerá al suyo
Entonces todas tus calaveradas,
Deslices y andadas
Tus descarríos, tus grandes descarríos,
Te serán perdonados, pues
Cuando una niña dice te quiero
Es como un segundo bautizo,
Eso da un corazón completamente nuevo
Como al salir del huevo.

(1) Frase atribuida al envíado del Papa


encargado de reprimir la herejía cátara.
Momentos antes de conquistar Béziers,
uno de los lugartenientes le preguntó qué
hacían para no matar a los inocentes que
había dentro de la ciudad y que creían en
Dios. El enviado del Papa respondió:
Matadlos a todos, Dios reconocerá los
suyos.

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Fernande
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 11

Fernande

Une manie de vieux garçon


Moi j'ai pris l'habitude
D'agrémenter ma sollitude
Aux accents de cette chanson:

{Refrain}
Quand je pense à Fernande
Je bande, je bande
Quand j' pense à Felicie
Je bande aussi
quand j' pense à Léonor
Mon dieu je bande encore
Mais quand j' pense à Lulu
Là je ne bande plus
La bandaison papa
Ça n' se commande pas.

C'est cette mâle ritournelle


Cette antienne virile
Qui retentit dans la guérite
De la vaillante sentinelle:

{Refrain}

Afin de tromper son cafard


De voir la vie moins terne
Tout en veillant sur sa lanterne
Chante ainsi le gardien de phare:
{Refrain}

Après la prière du soir


Comme il est un peu triste
Chante ainsi le séminariste
A genoux sur son reposoire:

{Refrain}

A l'Etoile où j'était venu


Pour ranimer la flamme
J'entendis émus jusqu'au larmes
La voix du soldat inconnu:

{Refrain}

Et je vais mettre un point final


A ce chant salutaire
En suggérant au solitaire
D'en faire un hymme national:
{Refrain}

Fernanda

Como una manía de mozo viejo,


Tengo la costumbre
De amenizar mi soledad
Con los aires de esta canción:

{Refrain}
Cuando pienso en Fernanda
Me empalmo, me empalmo
Cuando pienso en Felicie
Me empalmo también
Cuando pienso en Leonor
Dios mío, me empalmo aún
Pero cuando pienso en Lulu
Ya, ya no me empalmo.
La erección, papá,
no viene por encargo.
Es esta varonil canción
Esta antífona viril
La que resuena en la garita
Del valiente centinela:

{Refrain}

A fin de engañar su tristeza


De ver la vida menos fría
Siempre vigilante en su linterna
Canta así el guarda del faro:

{Refrain}

Después de la plegaria de la noche


Como se siente un poco triste
Canta así el seminarista
De rodillas en su reclinatorio:

{Refrain}
En la Estrella (1), adonde fui
Para reavivar la llama
Escuché conmovido hasta llorar
La voz del soldado desconocido:

{Refrain}

Y voy a poner punto final


A este canto saludable
Sugiriendo al solitario
Que haya de él su himmo nacional:

{Refrain}

(1) Étoile: Plaza de lÉtoile en París. En su


centro se encuentra el Arco del Triunfo y
bajo éste una llama siempre encendida en
memoria del soldado desconocido.

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La ballade des cimetières
Disco 1 - 6 > Disco 6

La ballade des cimetières

J'ai des tombeaux en abondance


Des sépultur's à discrétion
Dans tout cim'tièr' d'quelque importance
J'ai ma petite concession
De l'humble tertre au mausolée
Avec toujours quelqu'un dedans
J'ai des p'tit's boss's plein les allées
Et je suis triste, cependant...
Car je n'en ai pas, et ça m'agace
Et ça défrise mon blason
Au cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de ma maison

J'en possède au Père-Lachaise


A Bagneux, à Thiais, à Pantin
Et jusque, ne vous en déplaise
Au fond du cimetièr' marin
A la vill' comme à la campagne
Partout où l'on peut faire un trou
J'ai mêm' des tombeaux en Espagne
Qu'on me jalouse peu ou prou...

Mais j'n'en ai pas la moindre trace


Le plus humble petit soupçon
Au cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de ma maison

Le jour des morts, je cours, je vole


Je vais infatigablement
De nécropole en nécropole
De pierr' tombale en monument
On m'entrevoit sous un' couronne
D'immortelles à Champerret
Un peu plus tard, c'est à Charonne
Qu'on m'aperçoit sous un cyprès...

Mais, seul, un fourbe aura l'audace


De dir' : "J'l'ai vu à l'horizon
Du cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de sa maison"

Devant l'château d'ma grand-tante


La marquise de Carabas
Ma saint' famille languit d'attente
"Mourra-t-ell', mourra-t-elle pas ?"
L'un veut son or, l'autre veut ses meubles
Qui ses bijoux, qui ses bib'lots
Qui ses forêts, qui ses immeubles
Qui ses tapis, qui ses tableaux...
Moi je n'implore qu'une grâce
C'est qu'ell' pass' la morte-saison
Au cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de ma maison

Ainsi chantait, la mort dans l'âme


Un jeune homm' de bonne tenue
En train de ranimer la flamme
Du soldat qui lui était connu
Or, il advint qu'le ciel eut marr' de
L'entendre parler d'ses caveaux
Et Dieu fit signe à la camarde
De l'expédier rue Froidevaux...

Mais les croqu'-morts, qui étaient de


Chartres
Funeste erreur de livraison
Menèr'nt sa dépouille à Montmartre
De l'autr' côté de sa maison
La balada de los cementerios

Tengo tumbas en abundancia


Sepulturas a discreción,
En todos los cementerios de cierta
relevancia
Tengo mi pequeña concesión
Desde el humilde túmulo hasta el
mausoleo
Siempre con alguien dentro
Tengo las avenidas llenas de montículos,
(1)
Y estoy triste, sin embargo...

Pues no tengo, y eso me irrita


Y eso deshonra mi apellido
En el cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de mi casa

Tengo en el Pére-Lachaise
En Bagneux, en Thiais, en Pantin
E incluso, aunque le pese,
En el fondo del cementerio marino,
En la ciudad como en el campo
En cualquier sitio donde se pueda hacer un
agujero,
Tengo, incluso, tumbas en España (2)
Que me envidien un poco...

Pero no tengo ni la más mínima huella,


Ni la más humilde sospecha
En el cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de mi casa

El día de difuntos, corro, vuelo


Voy infatigablemente
De necrópolis en necrópolis
De lápida en monumento
Se me ve bajo una corona
De siemprevivas en Champerret
Y un poco después, es en Charonne
Donde se me ve bajo un ciprés...
Pero, sólo un bribón tendrá la audacia
De decir: Lo vi cerca
Del cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de su casa.

Delante del castillo de mi tía abuela


La marquesa de Carabas (3)
Mi santa familia languidece esperando
¿Morirá o no morirá?
El uno quiere su oro, el otro quiere sus
muebles
Este sus joyas, este sus baratijas,
Este sus bosques, este sus inmuebles
Este sus tapices, este sus cuadros...

Yo sólo pido una gracia


Que ella pase la otra vida
En el cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de mi casa
Así cantaba, muy afligido,
Un joven de buen aspecto
Reavivando la hoguera
Del soldado que le era conocido.
Pero, sucedió que el cielo se hartó
De oirlo hablar de sus tumbas
Y Dios le hizo una señal a la Muerte
Para mandarla a la calle Froidevaux... (4)

Pero los enterradores, que eran de


Chartres,
Funesto error en la entrega,
Llevaron sus despojos a Montmartre
Al otro lado de su casa.

(1) Como en las ciudades romanas. El


camino inmediato antes de entrar en ellas
estaba lleno de tumbas.

(2) Juego de palabras con avoir des


chateaux en Espagna, es decir hacer
castillos en el aire.

(3) Marquise de Carabas: Hace referencia


al personaje del cuento del Gato con botas.
El marqués de Carabás = riquezas.

(4) Calle por donde tiene varias entradas el


cementerio de Montparnasse. Es decir, el
protagonista murió precisamente en la calle
del cementerio donde deseaba tener una
tumba. Parece que por fin la va a tener,
pero los enterradores, irónicamente, se
equivocan y lo llevan a Montmartre, no a
cuatro pasos de su casa sino al otro lado de
su casa = lejos.

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La religieuse
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 10

La religieuse

Tous les curs se rallient à sa blanche


cornette,
Si le chrétien succombe à son charme
insidieux,
Le païen le plus sûr, l'athé' le plus honnête
Se laisseraient aller parfois à croire en
Dieu.
Et les enfants de chur font tinter leur
sonnette...

Il paraît que, dessous sa cornette fatale


Qu'elle arbore à la messe avec tant de
rigueur,
Cette petite sur cache, c'est un scandale!
Une queu' de cheval et des accroche-curs.
Et les enfants de chur s'agitent dans les
stalles...

Il paraît que, dessous son gros habit de


bure,
Elle porte coquettement des bas de soi',
Festons, frivolités, fanfreluches, guipures,
Enfin tout ce qu'il faut pour que le diable y
soit.
Et les enfants de chur ont des pensées
impures...

Il paraît que le soir, en voici bien d'une


autre!
A l'heure où ses consurs sont sagement
couché's
Ou débitent pieusement des patenôtres,
Elle se déshabille devant sa psyché.
Et les enfants de chur ont la fièvre, les
pauvres...

Il paraît qu'à loisir elle se mire nue,


De face, de profil, et même, hélas! de dos,
Après avoir, sans gêne, accroché sa tenue
Aux branches de la croix comme au
portemanteau.
Chez les enfants de chur le malin
s'insinue...

Il paraît que, levant au ciel un il complice,


Ell' dit : "Bravo, Seigneur, c'est du joli
travail! "
Puis qu'elle ajoute avec encor plus de
malice :
"La cambrure des reins, ça, c'est une
trouvaille! "
Et les enfants de chur souffrent un vrai
supplice...

Il paraît qu'à minuit, bonne mère, c'est pire


:
On entend se mêler, dans d'étranges
accords,
La voix énamouré' des anges qui soupirent
Et celle de la sur criant " Encor! Encor! "
Et les enfants de chur, les malheureux,
transpirent...

Et monsieur le curé, que ces bruits


turlupinent,
Se dit avec raison que le brave Jésus
Avec sa tête, hélas! déjà chargé' d'épines,
N'a certes pas besoin d'autre chose dessus.
Et les enfants de chur, branlant du chef,
opinent...
Tout ça, c'est des faux bruits, des ragots,
des sornettes,
De basses calomni's par Satan répandu's.
Pas plus d'accroche-curs sous la blanche
cornette
Que de queu' de cheval, mais un crâne
tondu.
Et les enfants de chur en font, une binette...

Pas de troubles penchants dans ce cur


rigoriste,
Sous cet austère habit pas de rubans
suspects.
On ne verra jamais la corne au front du
Christ,
Le veinard sur sa croix peut s'endormir en
paix,
Et les enfants de chur se masturber, tout
tristes...

La religiosa
Todos los corazones se adhieren a su cofia,
Si el cristiano sucombe a su encanto
insidioso,
El pagano más convencido, el ateo más
honesto
Llegarían a veces hasta a creen en Dios.
Y los monaguillos hacen sonar su
campanilla...

Parece que, bajo su cofia fatal,


Que enarbola en la misa con tanto rigor,
Esta monjita oculta, ¡qué escándalo!
Una cola de caballo y rizos.
Y los monaguillos se agitan en las sillas
del coro...

Parece que, bajo su grueso vestido de


sayal,
Lleva coquetamente medias de seda,
Festones, encajes, bordados, blondas,
En fin, todo lo que hace falta para que
acuda el diablo.
Y los monaguillos tienen pensamientos
impuros...

Parece que por la noche ¡no faltaba más!


A la hora en sus compañeras están
sabiamente acostadas
O rezan piadosamente algunos
padrenuestros,
Ella se desnuda delante de su espejo.
Y los monaguillos tienen fiebre, los
pobres...

Parece que se mira desnuda lentamente,


De frente, de perfil, e incluso ¡ay! de
espalda,
Después de haber colgado sus hábitos, sin
problemas,
En los maderos de la cruz como un
perchero.
Entre los monaguillos el maligno se
insinúa...

Parece que, echando una mirada cómplice


al cielo,
Ella dice: ¡Bravo, Señor, has hecho un
bonito trabajo!
Y luego añade aún con más malicia:
La curva de los riñones, eso, eso es un
hallazgo.
Y los monaguillos sufren un verdadero
suplicio...

Parece que a medianoche, madre, es peor;


Se oyen mezclarse con extraños acordes,
La voz enamorad de los ángeles que
suspiran
Y la de la hermana gritando¡Más! ¡Más!
Y los monaguillos, los pobrecillos, sudan...

Y el señor cura, al que fastidian esos


comentarios,
Dice, con razón, que el buen Jesús
Con su cabeza, ¡ay! ya cargada de espinas
No tiene necesidad de cargar además otras
cosas.
Y los monaguillos, rajando del jefe,
opinan...

Todo eso son habladurías, chismes,


pamplinas,
Bajas calumnias difundidas por Satán.
No hay rizos bajo su blanca cofia
Ni cola de caballo, sino un cráneo rapado.
Y a los monaguillos se les pone una
carita...

Nada de débiles inclinaciones en ese


corazón fuerte,
Nada de lacitos sospechos bajo ese hábito
austero.
No se verán nunca, cuernos en la frente de
Cristo.
El afortunado puede dormirse en paz en su
cruz,
Y los monaguillos masturbarse, tristes...

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Le cocu
Disco 1 - 6 > Disco 5

Le cocu

Comme elle n'aime pas beaucoup la


solitude
Cependant que je pêche et que je
m'ennoblis
Ma femme sacrifie à sa vieille habitude
De faire, à tout venant, les honneurs de
mon lit
Eh ! oui, je suis cocu, j'ai du cerf sur la tête
On fait force de trous dans ma lune de miel
Ma bien-aimée ne m'invite plus à la fête
Quand ell' va faire un tour jusqu'au
septième ciel

Au péril de mon cur, la malheureuse


écorne
Le pacte conjugal et me le déprécie
Que je ne sache plus où donner de la corne
Semble bien être le cadet de ses soucis

Les galants de tout poil viennent boire en


mon verre
Je suis la providence des écornifleurs
On cueille dans mon dos la tendre
primevère
Qui tenait le dessus de mon panier de
fleurs

En revenant fourbu de la pêche à la ligne


Je les surprends tout nus dans leurs
débordements
Conseillez-leur le port de la feuille de
vigne
Ils s'y refuseront avec entêtement

Souiller mon lit nuptial, est-c' que ça les


empêche
De garder les dehors de la civilité ?
Qu'on me demande au moins si j'ai fait
bonne pêche
Qu'on daigne s'enquérir enfin de ma santé

De grâce, un minimum d'attentions


délicates
Pour ce pauvre mari qu'on couvre de safran
Le cocu, d'ordinaire, on le choie, on le gâte
On est en fin de compte un peu de ses
parents

A l'heure du repas, mes rivaux detestables


Ont encor ce toupet de lorgner ma portion
Ça leur ferait pas peur de s'asseoir à ma
table
Cocu, tant qu'on voudra, mais pas
amphitryon.

Partager sa moitié, est-c' que cela comporte


Que l'on partage aussi la chère et la
boisson ?
Je suis presque obligé de les mettre à la
porte
Et bien content s'ils n'emportent pas mes
poissons

Bien content qu'en partant ces mufles ne


s'égarent
Pas à mettre le comble à leur ignominie
En sifflotant " Il est cocu, le chef de gare...
"
Parc' que, le chef de gar', c'est mon
meilleur ami
El cornudo

Como a ella no le gusta la soledad,


Aunque practico la pesca y me ennoblezco,
Mi mujer sigue fiel a su vieja costumbre
De hacer, a todas las visitas, los honores de
mi cama.

¡Oh! Sí, yo soy un cornudo, tengo ciervos


en mi frente, (4)
hubo escapadas nocturnas en mi luna de
miel, (5)
mi bien amada no me invita ya la fiesta
cuando se da una vuelta por el séptimo
cielo.

Con peligro de mi corazón, la desgraciada


rompe
El pacto conyugal y lo deprecia.
Que yo no sepa ya qué hacer con los
cuernos
Parece ser el menor de sus problemas.

Los galanes de cualquier pelaje vienen a


beber en mi vaso
Soy la providencia de los gorrones.
Recogen en mi espalda, la tierna primavera
que es la más vistosa de mi cesta de flores
(1)

Al volver rendido de pescar con caña


Los sorprendo desnudos en sus
fogosidades,
Aconsejadles que se pongan algo:
¡Se negarán con obstinación!.

¿Es que manchar mi cama nupcial les


impide
guardar al menos las formas?
Que me pregunten al menos si he tenido
buena pesca
Que se dignen preguntar por mi salud.

Por favor, un mínimo de atenciones y


delicadezas
Para este pobre marido al que están
engañando (2)
Al cornudo, normalmente, se le mima, se
le cuida
Es como si fuera, a fin de cuentas, un poco
de la familia.

A la hora de la cena, mis detestables


rivales
Tienen aún la cara dura de mirar de reojo
mi parte:
No les daría miedo sentarse a mi mesa.
Cornudo, todo lo que queráis, pero no
anfitrión.

Compartir su media naranja, ¿quiere eso


decir
Que hay que compartir también la comida
y la bebida?
Me veo casi obligado a ponerlos en la
puerta
y gracias si no se llevan mis pescados.

Y gracias si al irse estos cabritos no tienen


la mala idea
De llevar al colmo su ignominia
Silbando El jefe de estación es un
cornudo... (3)
Porque el jefe de estación es mi mejor
amigo.

(1) Primevére: Se trata de la flor llamada


primavera. Marie de Rabutin-Chantal,
conocida como Madame de Sévigné
(1626-1696) conocida escritora francesa.
Escribió sus Cartas, para consolarse de la
ausencia de su hija Marie. En una de estas
cartas le dice a su hija Marie: Je vous
donne avec plaisir le dessus de tous les
paniers, cest-à-dire la fleur de mon esprit,
de ma tête, de mes yeux, de ma plume, de
mon écritoire » = « Te doy con placer lo
mejor de lo mejor, es decir, la flor de mi
pensamiento, de mi cabeza, de mis ojos,
etc. La expresión « le dessus de mon panier
» significa « lo mejor que tengo ». Ver la
nota nº 2 de la canción Bécassine en el
Disco 10.

(2) Cuvrir de safran: El color amarillo del


azafrán hace referencia al deshonor, en este
caso, el de un cornudo. La expresión
accomoder au safran hace referencia a la
infidelidad conyugal.

(3) Hace referencia a la canción Il est cocu


le chef de gare.
(4) Tengo ciervos en la frente: es decir,
tengo unos grandes cuernos como los de
los ciervos.

(5) Faire force de trous: Quiere decir huir


de noche para hacer algo malo. Es decir,
que la recien casada se escapaba de noche
(para más inri) de su casa para ponerle
buenos cuernos a su marido.

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Le petit joueur de flûteau
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 8

Le petit joueur de flûteau

Le petit joueur de flûteau


Menait la musique au château
Pour la grâce de ses chansons
Le roi lui offrit un blason
Je ne veux pas être noble
Répondit le croque-note
Avec un blason à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Et mon pauvre petit clocher


Me semblerait trop bas perché
Je ne plierais plus les genoux
Devant le bon Dieu de chez nous
Il faudrait à ma grande âme
Tous les saints de Notre-Dame
Avec un évêque à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Et la chambre où j'ai vu la jour


Me serait un triste séjour
Je quitterai mon lit mesquin
Pour une couche à baldaquin
Je changerais ma chaumière
Pour une gentilhommière
Avec un manoir à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Je serai honteux de mon sang


Des aïeux de qui je descends
On me verrait bouder dessus
La branche dont je suis issu
Je voudrais un magnifique
Arbre généalogique
Avec du sang bleu a la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Je ne voudrais plus épouser


Ma promise, ma fiancée
Je ne donnerais pas mon nom
A une quelconque Ninon
Il me faudrait pour compagne
La fille d'un grand d'Espagne
Avec un' princesse à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Le petit joueur de flûteau


Fit la révérence au château
Sans armoiries, sans parchemin
Sans gloire il se mit en chemin
Vers son clocher, sa chaumine
Ses parents et sa promise
Nul ne dise dans le pays
Le joueur de flûte a trahi
Et Dieu reconnaisse pour sien
Le brave petit musicien

El pequeño flautista

El pequeño flautista
Llevaba la música al castillo
Por la gracia de sus canciones
El rey le ofreció un blasón.
Yo no quiero ser noble
Respondió el músico
Con un blasón en mi partitura
Mi La se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado

Y mi pobre y pequeño campanario


No me parecería los suficientemente alto
No me arrodillaría más
Delante de nuestro Dios
Mi gran alma necesitaría
Todos los santos de Nôtre-Dame
Con un obispo en mi partitura
Mi La se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado.

Y la habitación donde nací


Me parecería una triste morada
Y dejaría mi cama mezquina
Por una cama con baldaquino;
Cambiaría mi choza
Por una casa solariega.
Con un mayorazago en mi partitura
Mi La se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado

Me avergonzaría de mi sangre
De los abuelos de los que desciendo;
Me verían hacerle ascos
A la rama de donde he salido,
Yo querría un magnífico
Árbol genealógico.
Con sangre azul en mi partitura
Mi La se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado .

Ya no me querría casar con


Mi prometida, mi novia,
No le daría mi nombre
A cualquier Ninon;
Necesitaría como compañía
La hija de un Grande de España.
Con una princesa en mi partitura
Mi La se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado

El pequeño flautista
Hizo una reverencia al castillo.
Sin escudo de armas, sin pergamino
Sin gloria, él se puso en camino.
Hacia su campanario, su chabola
Sus padres, su prometida
Nadie dice en el país
El flautista nos ha traicionado
Y Dios reconoce para sí
Al pequeño y valiente músico.
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Les lilas
Disco 1 - 6 > Disco 4

Les lilas

Quand je vais chez la fleuriste


Je n'achèt' que des lilas
Si ma chanson chante triste
C'est que l'amour n'est plus là

Comm' j'étais, en quelque sorte


Amoureux de ces fleurs-là
Je suis entré par la porte
Par la porte des Lilas

Des lilas, y'en avait guère


Des lilas, y'en avait pas
Z'étaient tous morts à la guerre
Passés de vie à trépas

J'suis tombé sur une belle


Qui fleurissait un peu là
J'ai voulu greffer sur elle
Mon amour pour les lilas

J'ai marqué d'une croix blanche


Le jour où l'on s'envola
Accrochés à une branche
Une branche de lilas

Pauvre amour, tiens bon la barre


Le temps va passer par là
Et le temps est un barbare
Dans le genre d'Attila
Aux curs où son cheval passe
L'amour ne repousse pas
Aux quatre coins de l'espace
Il fait le désert sous ses pas

Alors, nos amours sont mortes


Envolées dans l'au-delà
Laissant la clé sous la porte
Sous la porte des Lilas

La fauvette des dimanches


Cell' qui me donnait le la
S'est perchée sur d'autres branches
D'autres branches de lilas

Quand je vais chez la fleuriste


Je n'achèt' que des lilas
Si ma chanson chante triste
C'est que l'amour n'est plus là
Las lilas

Cuando voy a la floristería


no compro más que lilas
si mi canción suena triste
es que ya no hay amor.

Como yo estaba, de alguna manera,


enamorado de esas flores
entré por la puerta
Por la puerta de las Lilas (1).

Lilas, apenas había,


Lilas, no había,
habían muerto todas en la guerra
pasado de este mundo al otro.

Fui a dar con una guapa


que florecía por allí
yo quisé injertar (3) en ella
mi amor por las lilas.
Marqué con piedra blanca
el día en que echamos a volar
agarrados a una rama
una rama de lilas.

Pobre amor, sujeta bien el timón


el tiempo va a pasar
y el tiempo es un bárbaro
del estilo de Atila.

En los corazones por donde su caballo pasa


el amor no vuelve a brotar
en cualquier lugar del mundo
el desierto brota bajo sus pasos.

Entonces nuestros amores mueren


vuelan al más allá
dejando las llave bajo la puerta
bajo la puerta de las Lilas. (se van sin
despedirse) (2).
La palomita del los domingos
la que me llevaba donde quería
se ha posado en otras ramas
otras ramas de lilas.

Cuando voy a la floristería


no compro más que lilas
si mi canción suena triste
es que ya no hay amor.

(1) Una de las puertas en las antiguas


murallas de París.

(2) Mettre la clé sous la porte significa irse


sin más, sin responsabilidades, sin importar
lo que se deja atrás.

(3) Greffer: Hace referencia a la tarea


agrícola o de jardinería de injertar una
planta en otra. Significa también
introducir, unir, insertar.

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Les patriotes
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Les patriotes

Les invalid's chez nous, l'revers de leur


médaille
C'est pas d'être hors d'état de suivr' les
fill's, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir retourner au
champ de bataille.
Le rameau d'olivier n'est pas notre
symbole, non!
Ce que, par-dessus tout, nos aveugles
déplorent,
C'est pas d'être hors d'état d'se rincer l'il,
cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir lorgner le drapeau
tricolore.
La ligne bleue des Vosges sera toujours
notre horizon.

Et les sourds de chez nous, s'ils sont


mélancoliques,
C'est pas d'être hors d'état d'ouïr les
sirènes, cré de nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir entendre au défilé
d'la clique,
Les échos du tambour, de la trompette et
du clairon.

Et les muets d'chez nous, c'qui les met mal


à l'aise
C'est pas d'être hors d'état d'conter
fleurette, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir reprendre en chur
la Marseillaise.
Les chansons martiales sont les seules que
nous entonnons.

Ce qui de nos manchots aigrit le caractère,


C'est pas d'être hors d'état d'pincer les
fess's, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir faire le salut
militaire.
jamais un bras d'honneur ne sera notre
geste, non!

Les estropiés d'chez nous, ce qui les rend


patraques,
C'est pas d'être hors d'état d'courir la
gueus', cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir participer à une
attaque.
On rêve de Rosalie, la baïonnette, pas de
Ninon.

C'qui manque aux amputés de leurs bijoux


d'famille,
C'est pas d'être hors d'état d'aimer leur
femm', cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir sabrer les belles
ennemies.
La colomb' de la paix, on l'apprête aux
petits oignons.

Quant à nos trépassés, s'ils ont tous l'âme


en peine,
C'est pas d'être hors d'état d'mourir
d'amour, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir se faire occire à la
prochaine.
Au monument aux morts, chacun rêve
d'avoir son nom.
Los patriotas

Para nuestros inválidos, el reverso de su


medalla,
No es estar incapacitado para seguir a la
chicas, ¡hay que ver!
Sino no poder volver ya al campo de
batalla.
El ramo de olivo no es nuestro símbolo,
¡no!

Lo que por encima de todo, deploran


nuestros ciegos,
No es no poder alegrarse la vista, ¡hay que
ver!
Sino no poder mirar más la bandera
tricolor.
La linea azul de los Vosgos (1)será
siempre nuestro horizonte.

Y nuestros sordos, si están melancólicos,


No es por no poder oir las sirenas, ¡hay que
ver!
Sino por no poder oir, mientras desfila la
tropa,
Los ecos del tambor, de la trompeta y del
clarín.

Y nuestros mudos, lo que los incomoda,


No es no poder hacer requiebros, ¡hay que
ver!
Sino no poder cantar en coro la Marsellesa.
Las canciones marciales son las únicas que
entonamos.

Lo que agria el carácter de nuestros


mancos,
No es no poder pellizcar las nalgas, ¡hay
que ver!
Sino no poder hacer el saludo militar.
Nunca levantaremos el brazo para saludar,
¡no!
Lo que hace unos carcamales de nuestros
lisiados,
No es no poder correr tras las chicas
alegres, ¡hay que ver!
Sino no poder participar ya en un ataque.
Soñamos con Rosalía, la bayoneta, no con
Ninon (2).

Lo que echan de menos los amputados de


su joya familiar,
No es no poder amar a sus mujeres, ¡hay
que ver!
Sino no poder violar a las bellas enemigas.
La paloma de la paz, la cocinamos con
cebolletas.

En cuanto a nuestros muertos, si tienen


todos el alma en pena,
No es por no poder morir de amor, ¡hay
que ver!
Sino por no poder ya, morir en la próxima
ocasión.
Todos sueñan con ver su nombre en el
monumento a los muertos.

(1) Por alusión al testamento de Jules


Ferry, político francés (Saint-Dié, 1832
Paris, 1893) natural de los Vosges :
...deseo descansar (...) frente a esta línea
azul de los Vosges de donde sube hasta mi
fiel corazón la queja de los vencidos....

(2) Rosalie: Los soldados de la 1ª Guerra


Mundial llamaban así a sus bayonetas.

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Philistins
Disco 1 - 6 > Disco 4

Philistins

Philistins, épiciers
Tandis que vous caressiez
Vos femmes

En songeant aux petits


Que vos grossiers appétits
Engendrent
Vous pensiez : " Ils seront
Menton rasé, ventre rond
Notaires "

Mais pour bien vous punir


Un jour vous voyez venir
Sur terre

Des enfants non voulus


Qui deviennent chevelus
Poètes...

Filisteos

Filisteos, mercaderes,
mientras que acariciabais
a vuestra mujeres

pensando en los pequeñines


que vuestros groseros apetitos
engendran

pensabais: Ellos serán,


mentón afeitado, vientre redondo,
notarios.

Pero para castigaros bien


un día veis venir
sobre la tierra

hijos no deseados
que se convierten en greñudos
Poetas...

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Trompe la mort
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Trompe la mort

Avec cette neige à foison


Qui coiffe, coiffe ma toison
On peut me croire à vue de nez
Blanchi sous le harnais
Eh bien, Mesdames et Messieurs
C'est rien que de la poudre aux yeux
C'est rien que de la comédie
Que de la parodie
C'est pour tenter de couper court
A l'avance du temps qui court
De persuader ce vieux goujat
Que tout le mal est fait deja.
Mais dessous la perruque j'ai
Mes vrais cheveux couleur de jais
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux

Et si j'ai l'air moins guilleret


Moins solide sur mes jarrets
Si je chemine avec lenteur
D'un train de sénateur
N'allez pas dire "Il est perclus"
N'allez pas dire "Il n'en peut plus"
C'est rien que de la comédie
Que de la parodie
Histoire d'endormir le temps
Calculateur impénitent
De tout brouiller, tout embrouiller
Dans le fatidique sablier.
En fait, à l'envers du décor
Comme à vingt ans, je trotte encore
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux

Et si mon cur bat moins souvent


Et moins vite qu'auparavant
Si je chasse avec moins de zèle
Les gentes demoiselles
Pensez pas que je sois blasé
De leurs caresses, leurs baisers
C'est rien que de la comédie
Que de la parodie
Pour convaincre le temps berné
Qu'mes fêtes galantes sont terminées
Que je me retire en coulisse
Que je n'entrerai plus en lice
Mais je reste un sacré gaillard
Toujours actif, toujours paillard
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux
Et si jamais au cimetière
Un de ces quatre, on porte en terre
Me ressemblant à s'y tromper
Un genre de macchabée
N'allez pas noyer le souffleur
En lâchant la bonde à vos pleurs
Ce sera rien que comédie
Rien que fausse sortie
Et puis, coup de théâtre, quand
Le temps aura levé le camp
Estimant que la farce est jouée
Moi tout heureux, tout enjoué
J'm'exhumerai du caveau
Pour saluer sous les bravos
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux

Salud de hierro

Con este montón de nieve


Que cubre, cubre mi pelo,
Podrían pensar a simple vista
Que me hago viejo en el oficio,
Y bien, Señora y Señores
No es más que una falsa apariencia
No es más que una comedia
Que una parodia.
Es para intentar parar en seco,
El avance del tiempo que corre,
Para persuadir a ese viejo sinvergüenza,
Que todo el mal está ya hecho.
Pero bajo la peluca, tengo
Mis verdaderos cabellos, color de
azabache.
No estamos en la víspera, ¡buen Dios!
De mi adiós.

Y si tengo un aspecto meno vivaracho,


Menos sólido sobre mis corvejones,
Si camino con lentitud,
Con un paso de senador,
No digáis: Está tullido.
No digáis: No puede más.
No es más que una comedia
Que una parodia.
Un intento de dormir el tiempo,
Calculador impenitente,
De revolverlo todo, de enredarlo todo,
En el fatídico reloj de arena.
De hecho, por detrás del decorado,
Como con veinte años, yo corro aún.
No estamos en la víspera, ¡buen Dios!
De mi adiós.

Y si el corazón se lanza a conquistar


menos a menudo
Y más lentamente que antes,
Si cazo con menos celo
A las gentiles señoritas,
No penséis que estoy harto
De sus caricias, sus besos.
No es más que una comedia,
Una parodia,
Para convencer al tiempo burlado,
Que mis fiestas galantes han terminado,
Que dejo la escena,
Que no entraré más en liza,
Pero sigo siendo un galán redomado,
Siempre activo, siempre mujeriego.
No estamos en la víspera, ¡buen Dios!
De mi adiós.

Y si alguna vez, al cementerio,


Un día de estos, llevan a enterrar,
A un tipo muerto que
se me parece hasta confundir,
no vayáis a ahogar al apuntador,
dejando correr vuestras lágrimas.
No es más que una comedia,
Una parodia.
Y luego, con un efecto teatral, cuando
Haya pasado algún tiempo,
Creyendo que se ha consumado la farsa,
Yo, muy feliz, muy jovial,
Me exhumaré del hoyo
Para saludar bajo los bravos.
No estamos en la víspera, ¡buen Dios!
De mi adiós.

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Brave Margot
Disco 1 - 6 > Disco 2

Brave Margot

Margonton la jeune bergère


Trouvant dans l'herbe un petit chat
Qui venait de perdre sa mère
L'adopta
Elle entrouvre sa collerette
Et le couche contre son sein
C'était tout c'quelle avait pauvrette
Comm' coussin.
Le chat la prenant pour sa mère
Se mit à téter tout de go
Emue, Margot le laissa faire
Brav' Margot
Un croquant passant à la ronde
Trouvant le tableau peu commun
S'en alla le dire à tout l'monde
Et le lendemain

Quand Margot dégrafait son corsage


Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la

L'maître d'école et ses potaches


Le mair', le bedeau, le bougnat
Négligeaient carrément leur tâche
Pour voir ça
Le facteur d'ordinair' si preste
Pour voir ça, n'distribuait plus
Les lettres que personne au reste
N'aurait lues
Pour voir ça, Dieu le leur pardonne
Les enfants de cur au milieu
Du Saint Sacrifice abandonnent
Le saint lieu
Les gendarmes, mêm' mes gendarmes
Qui sont par natur' si ballots
Se laissaient toucher par les charmes
Du joli tableau

Quand Margot dégrafait son corsage


Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la

Mais les autr's femmes de la commune


Privées d'leurs époux, d'leurs galants
Accumulèrent la rancune
Patiemment
Puis un jour ivres de colère
Elles s'armèrent de bâtons
Et farouches elles immolèrent
Le chaton
La bergère après bien des larmes
Pour s'consoler prit un mari
Et ne dévoila plus ses charmes
Que pour lui
Le temps passa sur les mémoires
On oublia l'évènement
Seul des vieux racontent encore
A leurs p'tits enfants
Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la

La buena Margot

Margarita la joven pastora


encontrándose en la hierba un gatito
que acababa de perder a su madre
lo adoptó.
Ella entreabre el cuello de su camisa
y lo acuesta en su seno
Era todo lo que tenía la pobrecilla
como cojín.
El gato tomándola por su madre
se puso a mamar de buenas a primera.
Conmovida, Margot lo deja hacer
Buena Margot
Un cateto que pasaba por allí
encontrando el cuadro fuera de lo corriente
fue a contárselo a todo el mundo
y al día siguiente

Cuando Margot desabrochaba su corsé


para dar el pecho a su gato
todos los jovencitos, todos los jovencitos
del pueblo
estaban allí, la la la la la la
estaban allí, la la la la la
y Margot que era inocente y muy buena
se creía que era para ver a su gato
por lo que todos los jovencitos, todos los
jovencitos
estaban allí, la la la la la la
estaban allí, la la la la la

El maestro de la escuela y sus alumnos


el alcalde, el ordenanza, el carbonero
olvidaban descaradamente su tarea
para ver aquello.
El cartero, normalmente tan diligente,
para ver aquello, no distribuía ya
las cartas que nadie, a decir verdad,
hubiese leído
Para ver aquello, Dios se lo perdone,
los monaguillos, en mitad
del Santo Sacrificio, abandonaban
el santo lugar,
los gendarmes, incluso los gendarmes
que son por naturaleza tan brutos
se dejaban alcanzar por los encantos
del bonito cuadro

Cuando Margot desabrochaba su corsé


para dar el pecho a su gato
todos los jovencitos, todos los jovencitos
del pueblo
estaban allí, la la la la la la
estaban allí, la la la la la
y Margot que era inocente y muy buena
se creía que era para ver a su gato
que todos los jovencitos, todos los
jovencitos
estaban allí, la la la la la la
estaban allí, la la la la la

Pero las otras mujeres de la comunidad


privadas de sus esposos, de sus galanes
acumularon odio
pacientemente.
Después, un día, ebrias de cólera
se armaron con bastones
y feroces inmolaron
al gatito.
La pastora tras llorar mucho
para consolarse se buscó un marido
y no desveló ya sus encantos
más que para él.
El tiempo pasó sobre las memorias,
se olvidaron los acontecimientos,
y sólo los viejos cuentan aún
a sus nietos

Cuando Margot desabrochaba su corsé


para dar el pecho a su gato
todos los jovencitos, todos los jovencitos
del pueblo
estaban allí, la la la la la la
estaban allí, la la la la la
y Margot que era inocente y muy buena
se creía que era para ver a su gato
que todos los jovencitos, todos los
jovencitos
estaban allí, la la la la la la
estaban allí, la la la la la
Comme hier
Disco 1 - 6 > Disco 1

Comme hier

Hé ! donn' moi ta bouche, hé ! ma jolie


fraise !
L'aube a mis des frais's plein notre horizon
Garde tes dindons, moi mes porcs, Thérèse
Ne r'pousse pas du pied mes p'tits cochons.

Va, comme hier ! comme hier ! comme


hier !
Si tu ne m'aimes point, c'est moi qui
t'aim'rons.
L'un tient le couteau, l'autre la cuiller:
La vie, c'est toujours les mêmes chansons.

Pour sauter l'gros sourceau de pierre en


pierre
Comme tous les jours mes bras t'enlèv'ront
Nos dindes, nos truies nous suivront
légères
Ne r'pousse pas du pied mes p'tits cochons.

Va, comme hier ! comme hier ! comme


hier !
Si tu ne m'aimes point, c'est moi qui
t'aim'rons
La vie, c'est toujours amour et misère
La vie, c'est toujours les mêmes chansons.

J'ai tant de respect pour ton cur, Thérèse,


Et pour tes dindons, quand nous nous
aimons,
Quand nous nous fâchons, hé ! ma jolie
fraise
Ne r'pousse pas du pied mes p'tits cochons

Va, comme hier ! comme hier ! comme


hier !
Si tu ne m'aimes point, c'est moi qui
t'aim'rons.
L'un tient le couteau, l'autre la cuiller:
La vie, c'est toujours les mêmes chansons

Como ayer

Eh! dame tu boca, eh! mi fresa bonita!


El alba ha llenado de fresas nuestro
horizonte
guarda tus pavos, yo mis cerdos, Teresa
no le des patadas a mis cerditos.

¡Vamos como ayer!, ¡como ayer!, ¡como


ayer!
Si tu no me amas nada, yo te querré.
El uno tiene el cuchillo, el otro la cuchara:
la vida, es siempre la misma cantinela.

Para saltar el ancho arroyo de piedra en


piedra
como todos los días mis brazos te
levantarán
nuestros pavos, nuestras cerdas nos
seguirán ligeras
no le des patadas a mis cerditos.

¡Vamos como ayer!, ¡como ayer!, ¡como


ayer!
Si tu no me amas para nada, yo te querré
La vida, es siempre amor y miseria
la vida, es siempre la misma cantinela.

Tengo tanto respeto por tu corazón, Teresa,


y por tus pavos, cuando nos amamos,
cuando nos enfademos, ¡eh! mi bonita
fresa
no le des patadas a mis cerditos.

¡Vamos como ayer!, ¡como ayer!, ¡como


ayer!
Si tu no me amas nada, yo te querré.
El uno tiene el cuchillo, el otro la cuchara:
la vida, es siempre la misma cantinela

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Concurrence déloyale
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 9

Concurrence déloyale

Il y a péril en la demeure,
Depuis que les femmes de bonnes murs,
Ces trouble-fête,
Jalouses de Manon Lescaut,
Viennent débiter leurs gigots
A la sauvette.

Ell's ôt'nt le bonhomm' de dessus


La brave horizontal' déçue,
Ell's prenn'nt sa place.
De la bouche au pauvre tapin
Ell's retir'nt le morceau de pain,
C'est dégueulasse.

En vérité, je vous le dis,


Il y en a plus qu'en Normandie
Il y a de pommes.
Sainte-Mad'lein', protégez-nous,
Le métier de femme ne nou-
rrit plus son homme.

Y a ces gamines de malheur,


Ces goss's qui, tout en suçant leur
Pouc' de fillette,
Se livrent au détournement
De majeur et, vénalement,
Trouss'nt leur layette.

Y a ces rombièr's de qualité,


Ces punais's de salon de thé
Qui se prosternent,
Qui, pour redorer leur blason,
Viennent accrocher leur vison
A la lanterne.

Y a ces p'tit's bourgeoises faux culs


Qui, d'accord avec leur cocu,
Clerc de notaire,
Au prix de gros vendent leur corps,
Leurs charmes qui fleurent encor
La pomm' de terre.

Lors, délaissant la fill' de joie,


Le client peut faire son choix
Tout à sa guise,
Et se payer beaucoup moins cher
Des collégienn's, des ménagèr's,
Et des marquises.

Ajoutez à ça qu'aujourd'hui
La manie de l'acte gratuit
Se développe,
Que des créatur's se font cul-
buter à l'il et sans calcul.
Ah ! les salopes !

Ell's ôt'nt le bonhomm' de dessus


La brave horizontal' déçue,
Ell' prenn'nt sa place.
De la bouche au pauvre tapin
Ell's retir'nt le morceau de pain,
C'est dégueulasse.

Competencia desleal

Es peligroso seguir como estamos,


Desde que las mujeres de buenas
costumbres,
Esas aguafiestas,
Envidiosas de Manon Lescaut (1),
Acuden a vender sus carnes
Como vendedoras ambulantes.
Ellas quitan a los buenos hombres de
encima de
La buena prostituta decepcionada, (2)
Ellas ocupan su lugar.
A la pobre ramera
Ellas le quitan el pan de la boca,
Es repugnante.

En verdad, os lo digo,
Hay más como esas que en el mar
Hay agua.
Santa Magadalena, protégenos,
El oficio de la mujer no alimenta
Ya a su hombre.

Están esas muchachillas desgraciadas,


Esas chiquillas que, chupándose todavía el
dedo
Como niñitas,
Se entregan a la corrupción
De mayores y, por dinero,
Remangan sus pañales.

Están esas viejas señoronas,


Esas chinches de salón de té
Que se prosternan,
Que para, reverdecer viejas glorias,
Pasean sus abrigos de visón
A la luz de las farolas.

Están esas burgesitas con el culo de relleno


Que, de acuerdo con su cornudo,
Pasante de notario,
Venden al por mayor su cuerpo,
Sus encantos que huelen todavía
A patatas.

Entonces, abandonando a la prostituta,


El cliente puede elegir
Comodamente,
Y pagar mucho más barato
A colegialas, amas de casa,
Y a marquesas.

Unid a esto, que hoy día


La costumbre de hacerlo gratis
Se está extendiento,
Que las criaturas se dejan revolcar
De balde y desinteresadamente.
¡Ah! ¡Las muy guarras!

Ellas quitan a los buenos hombres de


encima de
La buena prostituta decepcionada,
Ellas ocupan su lugar.
A la pobre ramera
Ellas le quitan el pan de la boca,
Es repugnante.

(1) Manon Lescaut: Protagonista de la


novella del Abate Prévost publicada en
1731. Cortesana ingenua y malvada, fue la
amante del Caballero Des Grieux al que
hizo que torciese su camino.

(2) Horizontale = en francés tiene el


significado de "prostituta".

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Gastibelza
Disco 1 - 6 > Disco 3

Gastibelza (l'homme à la carabine)


Paroles: poème de Victor Hugo,
Musique: Georges Brassens

Gastibelza, l'homme à la carabine,


. . Chantait ainsi:
"Quelqu'un a-t-il connu doña Sabine ?
. . Quelqu'un d'ici ?
Chantez, dansez, villageois ! la nuit gagne
. . Le mont Falu...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Quelqu'un de vous a-t-il connu Sabine,


. . Ma señora ?
Sa mère était la vieille maugrabine
. . D'Antequera,
Qui chaque nuit criait dans la tour Magne
. . Comme un hibou...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Vraiment, la reine eût près d'elle été laide


. . Quand, vers le soir,
Elle passait sur le pont de Tolède
. . En corset noir.
Un chapelet du temps de Charlemagne
. . Ornait son cou...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."
Le roi disait, en la voyant si belle,
. . A son neveu:
"Pour un baiser, pour un sourire d'elle,
. . Pour un cheveu,
Infant don Ruy, je donnerai l'Espagne
. . Et le Pérou !
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Je ne sais pas si j'aimais cette dame,


. . Mais je sais bien
Que, pour avoir un regard de son âme,
Moi, pauvre chien,
J'aurai gaîment passé dix ans au bagne
. . Sous les verrous...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre


. . De ce canton,
Je croyais voir la belle Cléopâtre,
. . Qui, nous dit-on,
Menait César, empereur d'Allemagne,
. . Par le licou...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Dansez, chantez, villageois, la nuit tombe


. . Sabine, un jour,
A tout vendu, sa beauté de colombe,
. . Tout son amour,
Pour l'anneau d'or du comte de Saldagne,
. . Pour un bijou...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . M'a rendu fou."

Gastibelza (el hombre de la carabina)


Letra: poème de Victor Hugo,
Musica: Georges Brassens

Gastibelza, el hombre de la carabina


Cantaba así:
¿Conoció alguien a Doña Sabina
alguien de aquí?
Cantad, danzad, villanos! la noche alcanza
El monte Falu
El viento que viene a través de la montaña
me volverá loco.

¿Alguien de vosotros ha conocido a


Sabina,
mi señora?
Su madre era la vieja mora (magrebí)
de Antequera,
que cada noche gritaba en la torre Magne
como un búho
El viento que viene a través de la montaña
me volverá loco.

Verdaderamente, la reina hubiese sido,


cerca de ella, fea
cuando, al caer la tarde,
ella paseaba sobre el puente de Toledo,
con un corsé negro.
Un rosario del tiempo de Carlomagno
adornaba su cuello
El viento que viene a través de la montaña
me volverá loco.

El rey decía, al verla tan bella,


a su sobrino:
Por un beso, por una sonrisa de ella,
por un cabello,
Infante don Ruiz, ¡yo daría España
y el Perú!
El viento que viene a través de la montaña
me volverá loco.

Yo no sé si yo quería a esta mujer,


pero sé bien
que, por tener una mirada de su alma,
yo, pobre perro,
yo hubiese pasado alegremente diez años
en presidio
bajo los cerrojos
el viento que viene a través de la montaña
me volverá loco.

Cuando yo veía a esta niña, yo, el pastor


de esta comarca,
yo creía ver a la bella Cleopatra
que, según nos dicen,
llevaba a Cesar, emperador de Alemania,
por las bridas
el viento que viene a través de la montaña
me volverá loco.

Danzad, cantad, villanos, la noche cae


Sabina, un día,
lo vendió todo, su belleza de paloma,
todo su amor,
por el anillo de oro del conde de Saldaña,
por una joya
el viento que viene a través de la montaña
me ha vuelto loco.
Il n'y a pas d'amour
heureux
Disco 1 - 6 > Disco 2

Il n'y a pas d'amour heureux


Paroles: Louis Aragon,
Musique: Georges Brassens

Rien n'est jamais acquis à l'homme. Ni sa


force
Ni sa faiblesse ni son cur. Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une
croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le
broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce

Il n'y a pas d'amour heureux

Sa vie elle ressemble à ces soldats sans


armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désarmés
incertains
Dites ces mots ma vie et retenez vos
larmes

Il n'y a pas d'amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma


déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau
blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent
passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt
moururent

Il n'y a pas d'amour heureux

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà


trop tard
Que pleurent dans la nuit nos curs à
l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre
chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un
frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de
guitare

Il n'y a pas d'amour heureux


No hay amor feliz
Paroles: Louis Aragon,
Musique: Georges Brassens

Nada es seguro para el hombre. Ni su


fuerza
ni su debilidad ni su corazón. Y cuando
cree
abrir sus brazos, su sombra es la de una
cruz,
y cuando cree abrazar su felicidad, la
rompe.
Su vida es un extraño y doloroso divorcio

No hay amor feliz

Su vida se parece a la de esos soldados sin


armas
a los que se había vestido para un destino
distinto
para qué puede servirles levantarse por la
mañana,
a ellos, a los que reencontramos por la
tarde desarmados, inseguros.
Di estas palabras vida mía y retén tus
lágrimas

No hay amor feliz

Mi bello amor, mi querido amor, mi


desgarrón,
te llevo en mí como un pájaro herido,
y esa gente, sin saber, nos miran pasar
repitiendo tras de mí las palabras que he
trenzado
y que por tus grandes ojos murieron tan
pronto

No hay amor feliz

El tiempo de aprender a vivir ya ha pasado,


que lloran en la noche, nuestros corazones,
al unísono,
la desgracia que es necesaria para la más
pequeña canción
los penas que son necesarias para pagar un
estremecimiento
los sollozos necesarios para una música de
guitarra

No hay amor feliz

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Je rejoindrai ma belle
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 7

Je rejoindrai ma belle

A l'heure du berger
Au mépris du danger
J'prendrai la passerelle
Pour rejoindre ma belle
A l'heure du berger
Au mépris du danger
Et nul n'y pourra rien changer
Tombant du haut des nues
La bourrasque est venue
Souffler dessus la passerelle
Tombant du haut des nues
La bourrasque est venue
Des passerell's, il y en a plus

Si les vents ont cru bon


De me couper les ponts
J'prendrai la balancelle
Pour rejoindre ma belle
Si les vents ont cru bon
De me couper les ponts
J'embarquerai dans l'entrepont

Tombant du haut des nues


Les marins sont venus
Lever l'ancre à la balancelle
Tombant du haut des nues
Les marins sont venus
Des balancell's, il y en a plus
Si les forbans des eaux
Ont volé mes vaisseaux
Y me pouss'ra des ailes
Pour rejoindre ma belle
Si les forbans des eaux
Ont volé mes vaisseaux
J'prendrai le chemin des oiseaux

Les chasseurs à l'affût


Te tireront dessus
Adieu la plume ! adieu les ailes !
Les chasseurs à l'affût
Te tireront dessus
De tes amours, y en aura plus

Si c'est mon triste lot


De faire un trou dans l'eau
Racontez à la belle
Que je suis mort fidèle
Et qu'ell' daigne à son tour
Attendre quelques jours
Pour filer de nouvell's amours

Me reuniré con mi amada

Al anochecer
Despreciando el peligro
Cruzaré la pasarela
Para reunirme con mi amada
Al anochecer
Despreciando el peligro
Y nadie podrá evitarlo

Cayendo del cielo


La borrasca ha llegado
Para soplar encima de la pasarela
Cayendo del cielo
La borrasca ha llegado
Y ya no hay pasarelas!.

Si los vientos han creído conveniente


Cortarme los puentes
Cogeré una balancela
Para reunirme con mi amada
Si los vientos han creído conveniente
Cortarme los puentes
Embarcaré en el entrepuente.

Cayendo del cielo


Han llegado los marineros
A levar el ancla de la balancela
Cayendo del cielo
Han llegado los marineros
¡Y se acabaron las balancelas!

Si los piratas de los mares


Han robado mis bajeles
Me crecerán alas
Para reunirme con mi amada
Si los piratas de los mares
Han robado mis bajeles
Cogeré el camino de los pájaros.
Los cazadores apostados
Te dispararán encima
¡Adiós plumas! ¡Adiós alas!
Los cazadores apostados
Te dispararán encima
Y los amores, se acabarán.

Si esa es mi triste suerte,


Morir y nada más,
Decidle a mi amada
Que he muerto siéndole fiel
Y que a su vez ella se digne
Esperar algunos días
Para buscarse nuevos amores.

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Jeanne
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 7

Jeanne

Chez Jeanne, la Jeanne


Son auberge est ouverte aux gens sans feu
ni lieu
On pourrait l'appeler l'auberge de Bon
Dieu
S'il n'en existait déjà une
La dernière où l'on peut entrer
Sans frapper, sans montrer patte blanche
Chez Jeanne, la Jeanne
On est n'importe qui, on vient n'importe
quand
Et, comme par miracle, par enchantement
On fait partie de la famille
Dans son cur, en s'poussant un peu
Reste encore une petite place

La Jeanne, la Jeanne
Elle est pauvre et sa table est souvent mal
servie
Mais le peu qu'on y trouve assouvit pour la
vie
Par la façon qu'elle le donne
Son pain ressemble à du gâteau
Et son eau à du vin comme deux gouttes
d'eau

La Jeanne, la Jeanne
On la paie quand on peut des prix
mirobolants
Un baiser sur son front ou sur ses cheveux
blancs
Un semblant d'accord de guitare
L'adresse d'un chat échaudé
Ou d'un chien tout crotté comm' pourboire

La Jeanne, la Jeanne
Dans ses ros's et ses choux n'a pas trouvé
d'enfant
Qu'on aime et qu'on défend contre les
quatre vents
Et qu'on accroche à son corsage
Et qu'on arrose avec son lait
D'autres qu'elle en seraient tout's chagrines

Mais Jeanne, la Jeanne


Ne s'en soucie pas plus que de
colin-tampon
Etre mère de trois poulpiquets, à quoi bon
Quand elle est mère universelle
Quand tous les enfants de la terre
De la mer et du ciel sont à elle

Jeanne

En casa de Juana, la Juana, (1)


su albergue está abierto a las gentes sin
hogar
lo podríamos llamar el albergue del Buen
Dios
si no existiese ya uno
El último donde se puede entrar
sin llamar, sin enseñar la patita blanca

En casa de Juana, la Juana


entra no importa quién, se llega no importa
cuándo
y, como por milagro, por encanto
se forma parte de la familia.
En su corazón, apretujándose un poco
queda aún un rinconcito.
La Juana, la Juana
es pobre y su mesa está a menudo mal
proveída
pero lo poco que allí se encuentra harta
para siempre.
Por la forma en que ella lo da
su pan se parece a un pastel
y su agua al vino como dos gotas de agua.

La Juana, la Juana
Se le paga cuando se puede precios
desorbitados:
un beso sobre su frente o sobre sus
cabellos blancos,
una especie de acorde de guitarra,
la dirección de un gato escaldado,
o la dirección de un perro embarrado como
propina.

La Juana, la Juana
La cigüeña nunca le trajo un hijo
al que amar y al que defender contra los
cuatro vientos
y que se agarrase a su pecho,
al que regar con su leche;
otras en su lugar estarían muy tristes

Pero Juana, la Juana


le importa eso tres pimientos.
Ser madre de tres rorros, para qué
cuando ella es madre universal
cuando todos los niños de la tierra
del mar y del cielo son de ella.

(1) Jeanne Le Bonniec: Dueña del número


7 del Impasse Florimont donde Brassens
vivió desde 1944 hasta 1966.

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L'orage
Disco 1 - 6 > Disco 6

L'orage

Parlez-moi de la pluie et non pas du beau


temps
Le beau temps me dégoute et m'fait grincer
les dents
Le bel azur me met en rage
Car le plus grand amour qui m'fut donné
sur terr'
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à
Jupiter
Il me tomba d'un ciel d'orage

Par un soir de novembre, à cheval sur les


toits
Un vrai tonnerr' de Brest, avec des cris
d'putois
Allumait ses feux d'artifice
Bondissant de sa couche en costume de
nuit
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis
En réclamant mes bons offices

" Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par


pitié
Mon époux vient d'partir faire son dur
métier
Pauvre malheureux mercenaire
Contraint d'coucher dehors quand il fait
mauvais temps
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'un' maison de paratonnerres "

En bénissant le nom de Benjamin Franklin


Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins
Et puis l'amour a fait le reste
Toi qui sèmes des paratonnerr's à foison
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison?
Erreur on ne peut plus funeste

Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs


La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage
Rentra dans ses foyers fair' sécher son mari
En m'donnant rendez-vous les jours
d'intempérie
Rendez-vous au prochain orage

A partir de ce jour j'n'ai plus baissé les


yeux
J'ai consacré mon temps à contempler les
cieux
A regarder passer les nues
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus
A faire les yeux doux aux moindres
cumulus
Mais elle n'est pas revenue

Son bonhomm' de mari avait tant fait


d'affair's
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer
Qu'il était dev'nu millionnaire
Et l'avait emmenée vers des cieux toujours
bleus
Des pays imbécil's où jamais il ne pleut
Où l'on ne sait rien du tonnerre

Dieu fass' que ma complainte aille,


tambour battant
Lui parler de la pluie, lui parler du gros
temps
Auxquels on a t'nu tête ensemble
Lui conter qu'un certain coup de foudre
assassin
Dans le mill' de mon cur a laissé le dessin
D'un' petit' fleur qui lui ressemble

La tormenta

Habladme de la lluvia y no del buen


tiempo
El buen tiempo me disgusta y me hace
rechinar los dientes
El azul del cielo me pone furioso
Pues el amor más grande que he tenido
aquí en la tierra
Se lo debo al mal tiempo, se lo debo a
Júpiter
Me cayó de un cielo tormentoso.

Una noche de noviembre, a caballo sobre


los tejados
Un señor trueno, con un ruido de mil
demonios
Encendía sus fuegos de artificio,
Saltando de su cama en camisón
Mi vecina enloquecida vino a llamar a mi
puerta
Solicitando mis buenos quehaceres

Estoy sola y tengo miedo, ábrame, por


favor,
mi esposo acaba de irse a realizar su dura
tarea,
pobre mercenario desafortunado,
obligado a dormir fuera cuando hace mal
tiempo
por la simple razón de que es representante
de una casa de pararrayos

Bendiciendo el nombre de Benjamín


Franklin
La puse en sitio seguro entre mis brazos
cariñosos
Y luego el amor hizo el resto.
Tú, que siembras pararrayos por doquier,
¿Que no has puesto uno en tu propia casa?
Error no lo hay más funesto.

Cuando Júpiter fue a hacerse oir en otra


parte,
La guapa, habiendo por fin conjurado su
temor
Y habiendo recobrado todo su coraje
Volvió a su casa para secar a su marido
Dándome cita para los días de intemperie
Cita en la próxima tormenta.

A partir de ese día ya no he bajado la


mirada
He consagrado mis días a contemplar los
cielos
A mirar pasar las nubes
A acechar los estratos, a vigilar los nimbos
A rogarle a los menores cúmulos,
Pero ella no ha vuelto.
Su buen marido había hecho tantos
negocios
Vendido tantas puntitas de hierro aquella
noche
Que se convirtión en millonario
Y se la llevó hacía cielos siempre azules
Hacia países tontos donde nunca llueve
Donde no se sabe nada de los truenos.

Dios quiera que mi queja vaya, corriendo


corriendo
A hablarle de la lluvia, a hablarle del mal
tiempo
En el que estuvimos juntos
A contarle que cierto rayo asesino
En el centro de mi corazón ha dejado el
dibujo
De una florecilla que se le parece.
L'épave
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 9

L'épave

J'en appelle à Bacchus ! A Bacchus j'en


appelle !
Le tavernier du coin vient d'me la bailler
belle.
De son établiss'ment j'étais l'meilleur pilier.
Quand j'eus bu tous mes sous, il me mit à
la porte
En disant : " Les poivrots, le diable les
emporte ! "
Ça n'fait rien, il y a des bistrots bien
singuliers...

Un certain va-nu-pieds qui passe et me


trouve ivre
Mort, croyant tout de bon que j'ai cessé de
vivre
(Vous auriez fait pareil), s'en prit à mes
souliers.
Pauvre homme ! vu l'état piteux de mes
godasses,
Je dout' qu'il trouve avec son chemin de
Damas-se.
Ça n'fait rien, il y a des passants bien
singuliers...

Un étudiant miteux s'en prit à ma liquette


Qui, à la faveur d'la nuit lui avait paru
coquette,
Mais en plein jour ses yeux ont dû se
dessiller.
Je l'plains de tout mon cur, pauvre enfant,
s'il l'a mise,
Vu que, d'un homme heureux, c'était loin
d'êtr' la ch'mise.
Ça n'fait rien, y a des étudiants bien
singuliers...

La femm' d'un ouvrier s'en prit à ma


culotte.
" Pas ça, madam', pas ça, mille et un coups
de bottes
Ont tant usé le fond que, si vous essayiez
D'la mettre à votr' mari, bientôt, je vous en
fiche
Mon billet, il aurait du verglas sur les
miches. "
Ça n'fait rien, il y a des ménages bien
singuliers...

Et j'étais là, tout nu, sur le bord du


trottoir-e
Exhibant, malgré moi, mes humbles
génitoires.
Une petit' vertu rentrant de travailler,
Elle qui, chaque soir, en voyait un'
douzaine,
Courut dire aux agents : " J'ai vu que'qu'
chos' d'obscène ! "
Ça n'fait rien, il y a des tapins bien
singuliers...

Le r'présentant d'la loi vint, d'un pas


débonnaire.
Sitôt qu'il m'aperçut il s'écria : " Tonnerre !
On est en plein hiver et si vous vous geliez
!"
Et de peur que j'n'attrape une fluxion
d'poitrine,
Le bougre, il me couvrit avec sa pèlerine.
Ça n'fait rien, il y a des flics bien
singuliers...
Et depuis ce jour-là, moi, le fier, le
bravache,
Moi, dont le cri de guerr' fut toujours "
Mort aux vaches ! "
Plus une seule fois je n'ai pu le brailler.
J'essaye bien encor, mais ma langue
honteuse
Retombe lourdement dans ma bouche
pâteuse.
Ça n'fait rien, nous vivons un temps bien
singulier...

El desecho

¡Yo invoco a Baco! ¡A Baco yo invoco!


El tabernero de la esquina acaba de
pegármela bien.
De su establecimiento yo era el mejor
pilar.
Cuando me bebí todo mi dinero, me puso
en puerta
Diciendo: ¡Al diablo con los borrachos!
No tiene importancia, hay mesones muy
raros...

Un pobre descalzo que pasó y me encontró


borracho
Perdido, estando seguro que yo había
dejado de vivir
(vosotros habríais hecho lo mismo), me
quitó los zapatos.
¡Pobre hombre! Visto el estado lamentable
de mis alpargatas,
dudo que encuentre con ellas su camino de
Damasco (1).
No tiene importancia, hay transeúntes muy
raros...

Un estudiante zarrapastroso cogió mi


camisa
Que, en la oscuridad de la noche le pareció
coqueta,
Pero a la luz del día sus ojos han debido
desengañarse.
Lo compadezco de todo corazón, pobre
chaval, si se la ha puesto,
Ya que, de un hombre feliz, distaba mucho
de ser la camisa.
No tiene importancia, hay estudiantes muy
raros...

La mujer de un obrero cogió mis


pantlones.
No, señora, no, tantas miles de patadas
han ido a parar a ellos que, si intentase
ponérselos a su marido, muy pronto, se lo
aseguro,
tendrá hielo en los michelines.
No tiene importancia, hay formas de llevar
la casa muy raras.

Y yo estaba allí, desnudo, en el borde de la


acera
Exhibiendo, a mi pesar, mis humildes
genitales.
Una chica alegre al volver de su trabajo,
Ella, que cada noche ve una docena,
Corrió a decirle a la policía: ¡He visto una
cosa obscena!
No tiene importancia, hay zorras muy
raras...

El representante de la ley vino, con un paso


bonachón.
Tan pronto como me vio gritó: ¡Diablos!
Estamos en pleno invierno, ¡va usted a
helarse!
Y temiendo que yo cogiese una pleuresía,
El pobre, me tapó con su abrigo.
No tiene importancia, hay policías muy
raros...

Y desde entonces, yo, el orgulloso, el


bravucón,
Yo, cuyo grito de guerra fue siempre:
¡Muerte a la pasma!
No he podido gritarlo más ni una sola vez.
Todavía lo intento, pero mi lengua
avergonzada
Cae pesadamente en mi boca pastosa.
No tiene importancia, vivimos en un
tiempo muy raro...

(1) Camino de Damasco, encontró San


Pablo la fe, es decir, encontró el sentido de
su vida.

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La complainte des filles de
joie
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 7

La complainte des filles de joie

Bien que ces vaches de bourgeois {x2}


Les appell'nt des filles de joie {x2}
C'est pas tous les jours qu'ell's rigolent
Parole, parole
C'est pas tous les jours qu'elles rigolent
Car, même avec des pieds de grues {x2}
Fair' les cents pas le long des rues {x2}
C'est fatigant pour les guibolles
Parole, parole
C'est fatigant pour les guibolles

Non seulement ell's ont des cors {x2}


Des ils-de-perdrix, mais encor{x2}
C'est fou ce qu'ell's usent de grolles
Parole, parole
C'est fou ce qu'ell's usent de grolles

Y a des clients, y a des salauds {x2}


Qui se trempent jamais dans l'eau {x2}
Faut pourtant qu'elles les cajolent
Parole, parole
Faut pourtant qu'elles les cajolent

Qu'ell's leur fassent la courte échelle {x2}


Pour monter au septième ciel {x2}
Les sous, croyez pas qu'ell's les volent
Parole, parole
Les sous, croyez pas qu'ell's les volent

Ell's sont méprisées du public {x2}


Ell's sont bousculées par les flic {x2}
Et menacées de la vérole
Parole, parole
Et menacées de la vérole

Bien qu'tout' la vie ell's fass'nt l'amour


{x2}
Qu'ell's se marient vingt fois par jour {x2}
La noce est jamais pour leur fiole
Parole, parole
La noce est jamais pour leur fiole

Fils de pécore et de minus {x2}


Ris par de la pauvre Vénus {x2}
La pauvre vieille casserole
Parole, parole
La pauvre vieille casserole
Il s'en fallait de peu, mon cher {x2}
Que cett' putain ne fût ta mère {x2}
Cette putain dont tu rigoles
Parole, parole
Cette putain dont tu rigoles

La queja de las niñas alegres.

Aunque esos asquerosos burgueses


las llaman niñas alegres
no ríen todos los días.
palabra, palabra
no ríen todos los días.

Pues incluso con piernas de grullas


hacerse la acera arriba y abajo
es fatigoso para los pinreles.
palabra, palabra
es fatigoso para los pinreles.
No sólo tienen callos
y sabañones, sino que incluso
es una locura lo de zapatos que gastan
palabra, palabra
es una locura lo de zapatos que gastan

Hay clientes, hay cerdos


que no conocen el agua
es necesario sin embargo que ellas los
mimen
palabra, palabra
es necesario sin embargo que ellas los
mimen.

Que los aupen


para subir al séptimo cielo.
el dinero, no creais que ellas lo roban,
palabra, palabra
el dinero, no creais que ellas lo roban

Son despreciadas por la gente


golpeadas por los policías
y amenazadas por la viruela
palabra, palabra
y amenzadas por la viruela.

Aunque hacen el amor toda la vida,


que se casan veinte veces al día
nunca llegarán al altar,
palabra, palabra
nunca llegarán al altar.

Hijo de una pécora y de un tarado


no te rías de la pobre Venus
la pobre vieja ramera
palabra, palabra,
la pobre vieja ramera

Ha faltado muy poco, querido


para que esta puta no fuese tu madre
esta puta de la que te ríes
palabra, palabra
esta puta de la que te ríes.

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La fessée
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 9

La fessée

La veuve et l'orphelin, quoi de plus


émouvant ?
Un vieux copain d'école étant mort sans
enfants,
Abandonnant au monde une épouse
épatante,
J'allai rendre visite à la désespérée.
Et puis, ne sachant plus où finir ma soirée,
Je lui tins compagnie dans la chapelle
ardente.

Pour endiguer ses pleurs, pour apaiser ses


maux,
Je me mis à blaguer, à sortir des bons mots,
Tous les moyens sont bons au médecin de
l'âme...
Bientôt, par la vertu de quelques facéties,
La veuve se tenait les côtes, Dieu merci !
Ainsi que des bossus, tous deux nous
rigolâmes.

Ma pipe dépassait un peu de mon veston.


Aimable, elle m'encouragea : " Bourrez-la
donc,
Qu'aucun impératif moral ne vous arrête,
Si mon pauvre mari détestait le tabac,
Maintenant la fumée ne le dérange pas !
Mais où diantre ai-je mis mon
porte-cigarettes ? "
A minuit, d'une voix douce de séraphin,
Elle me demanda si je n'avais pas faim.
" Ça le ferait-il revenir, ajouta-t-elle,
De pousser la piété jusqu'à l'inanition :
Que diriez-vous d'une frugale collation ? "
Et nous fîmes un petit souper aux
chandelles.

" Regardez s'il est beau ! Dirait-on point


qu'il dort.
Ce n'est certes pas lui qui me donnerait tort
De noyer mon chagrin dans un flot de
champagne. "
Quand nous eûmes vidé le deuxième
magnum,
La veuve était émue, nom d'un petit
bonhomm' !
Et son esprit se mit à battre la campagne...

" Mon Dieu, ce que c'est tout de même que


de nous ! "
Soupira-t-elle, en s'asseyant sur mes
genoux.
Et puis, ayant collé sa lèvre sur ma lèvre,
" Me voilà rassurée, fit-elle, j'avais peur
Que, sous votre moustache en tablier
d'sapeur,
Vous ne cachiez coquettement un
bec-de-lièvre... "

Un tablier d'sapeur, ma moustache, pensez


!
Cette comparaison méritait la fessée.
Retroussant l'insolente avec nulle
tendresse,
Conscient d'accomplir, somme toute, un
devoir,
Mais en fermant les yeux pour ne pas trop
en voir,
Paf ! j'abattis sur elle une main vengeresse
!
" Aïe ! vous m'avez fêlé le postérieur en
deux ! "
Se plaignit-elle, et je baissai le front,
piteux,
Craignant avoir frappé de façon trop
brutale.
Mais j'appris, par la suite, et j'en fus bien
content,
Que cet état de chos's durait depuis
longtemps :
Menteuse ! la fêlure était congénitale.

Quand je levai la main pour la deuxième


fois,
Le cur n'y était plus, j'avais perdu la foi,
Surtout qu'elle s'était enquise, la bougresse
:
" Avez-vous remarqué que j'avais un beau
cul ?
Et ma main vengeresse est retombée,
vaincue!
Et le troisième coup ne fut qu'une caresse...

La azotaina

La viuda y el huérfano ¿Hay algo más


conmovedor?
Cuando un antiguo compañero del cole
murió sin hijos,
Abandonó en la tierra una esposa
estupenda,
yo fui a hacerle una visita a la afligida.
Y luego, sin saber donde acabar la noche,
Le hice compañía en la capilla ardiente.

Para contener sus lágrimas, para apaciguar


sus males,
Me puse a bromear, a decir buenas
palabras,
Todos los medios son buenos para el
médico del alma...
Muy pronto, gracias a algunas chistes,
La viuda se desternillaba de risa, ¡gracias a
Dios!
Como dos enanos, nos lo pasamos bomba.

Mi pipa sobresalía de mi chaqueta.


Amablemente, ella me anima: Llénela.
Que ningún imperativo moral lo detenga,
Si mi pobre marido detestaba el tabaco,
¡Ahora el humo no lo molesta ya!
Pero ¿dónde demonios he puesto mi
pitillera?

A medianoche, con una voz dulce de


serafín,
Ella me preguntó si no tenía hambre.
Es que lo haría volver, añadió,
llevar la pena hasta la inanición:
¿Qué diría usted de un frugal tentempié?
E hicimos una pequeña cena a la luz de las
velas.
¡Mire qué guapo está! Se diría que duerme.
No es él, por cierto, el que no me daría la
razón
De ahogar mi pena en un trago de
champán.
Cuando hubimos vaciado la segunda
botella,
La viuda estaba conmovida, ¡santo Dios!
Y su cabeza se puso a divagar...

Dios mío, ¡aquí estamos los dos!


Suspiró ella, sentandose en mis rodillas.
Y luego, al pegar su labio a mi labio,
Ya estoy segura, dijo, tenía miedo
de que, bajo su bigote que parece un
delantal de zapador,
no escondiese coquetamente un labio
leporino...

Un delantal de zapador, mi bigote, ¡os dais


cuenta!
Esta comparación merecía una azotaina.
Remangando a la insolente sin ningún
miramiento,
Consciente de cumplir, ante todo, un deber,
Pero cerrando los ojos para no ver
demasiado,
¡Paf! ¡Dejé caer sobre ella una mano
vengadora!

¡Ay! ¡Me ha roto usted el trasero en dos!


se quejó ella, y yo bajé la frente, dolido,
temiendo haber golpeado de manera
demasiado brutal.
Pero me di cuenta, enseguida, y me alegré
de ello,
Que ese estado de cosas duraba desde
hacía mucho:
¡Mentirosa! La hendidura era congénita.

Cuando levanté la mano por segunda vez,


Había perdido la concentración, había
perdido la fe,
Sobre todo porque ella se preguntó, la
picarona:
¿Se ha dado cuenta usted que tengo un
bonito culo?
Y mi mano vengadora volvió a caer,
¡vencida!
Y el tercer golpe no fue más que una
caricia...

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La margueritte
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 7

La marguerite

La petite
Marguerite
Est tombée
Singulière
Du bréviaire
De l'abbé

Trois pétales
De scandale
Sur l'autel
Indiscrète
Pâquerette
D'où vient-ell'

Dans l'enceinte
Sacro-sainte
Quel émoi
Quelle affaire
Oui, ma chère
Croyez-moi

La frivole
Fleur qui vole
Arrive en
Contrebande
Des plat's-bandes
Du couvent

Notre Père
Qui, j'espère
Etes aux cieux
N'ayez cure
Des murmures
Malicieux

La légère
Fleur, peuchère
Ne vient pas
De nonnettes
De cornettes
En sabbat

Sachez, diantre
Qu'un jour, entre
Deux ave
Sur la pierre
D'un calvaire
Il l'a trouvée

Et l'a mise
Chose admise
Par le ciel
Sans ambages
Dans les pages
Du missel

Que ces messes


Basses cessent
Je vous en prie
Non, le prêtre
N'est pas traître
A Marie

Que personne
Ne soupçonne
Plus jamais
La petite
Marguerite
Ah ! ça mais...

La margarita
La pequeña
margarita
cayó
solitaria,
del breviario
del cura.

Tres pétalos
de escándalo
sobre el altar
indiscreta
margarita
¿De dónde ha salido?

En el recinto
Sacrosanto
Qué emoción
Qué movida
Sí, cariño
créame
La frívola
Flor que vuela
Llegó de
contrabando
de los arriates
del convento

Padre Nuestro
Que espero
Que estés en los cielos
No te preocupes
De las murmuraciones
maliciosas

La ligera
flor, ¡caramba!
No viene
De monjas
Ni hábitos
En orgía.
Sabed, diantre,
Que un día, entre
Dos Ave
Sobre la piedra
De un calvario
La encontró.

Y la puso
Cosa admitida
Por el cielo
Sin ambages
Entre las páginas
Del misal.

Que los murmullos


cesen
por favor.
No, el cura
no es un traidor
a María.
Que nadie
sospeche
nunca más
de la pequeña
margarita
¡Ah! Pero...

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La marine
Disco 1 - 6 > Disco 1

La marine

On les r'trouve en raccourci


Dans nos p'tits amours d'un jour
Toutes les joies, tous les soucis
Des amours qui durent toujours

C'est là l'sort de la marine


Et de toutes nos p'tites chéries
On accoste. Vite ! un bec
Pour nos baisers, l'corps avec
Et les joies et les bouderies
Les fâcheries, les bons retours
Il y a tout, en raccourci
Des grandes amours dans nos p'tits.

On a ri, on s'est baisés


Sur les neunils, les nénés
Dans les ch'veux à plein bécots
Pondus comme des ufs tout chauds

Tout c'qu'on fait dans un seul jour!


Et comme on allonge le temps!
Plus d'trois fois, dans un seul jour
Content, pas content, content

Y a dans la chambre une odeur


D'amour tendre et de goudron
Ça vous met la joie au cur
La peine aussi, et c'est bon
On n'est pas là pour causer
Mais on pense, même dans l'amour
On pense que d'main il fera jour
Et qu'c'est une calamité

C'est là l'sort de la marine


Et de toutes nos p'tites chéries.
On s'accoste. Mais on devine
Qu'ça n'sera pas le paradis

On aura beau s'dépêcher


Faire, bon Dieu ! la pige au temps
Et l'bourrer de tous nos péchés
Ça n'sera pas ça ; et pourtant

Toutes les joies, tous les soucis


Des amours qui durent toujours !
On les r'trouve en raccourci
Dans nos p'tits amours d'un jour...

La marina
Encontramos abreviados
en nuestros pequeños amores de un día
todas las alegrías, todas las preocupaciones
de los amores que duran para siempre.

Es esa la suerte de la marina


y de todas nuestras pequeñas queridas.
Nos aproximamos. ¡Rápido! una boca
para nuestros besos, y el cuerpo también.

Y las alegrías y los enojos


los disgustos, los reencuentros,
ahí está todo, abreviado,
lo de los grandes amores en los pequeños.

Hemos reído, nos hemos besado


en los ojos, los senos,
en los cabellos, con grandes besos
puestos como huevos calentitos.
¡Todo lo que se hace en un solo día!
¡Y cómo se alarga el tiempo!
Más de tres veces, en un solo día
contento, descontento, contento

Hay en la habitación un olor


de amor tierno y de alquitrán
esto te hace feliz
y triste también, y es bueno

No estamos ahí para hablar


pero se piensa, incluso en el amor.
Se piensa que mañana amanecerá
y que eso en una desgracia

Es esa la suerte de la marina


y de todas nuestras pequeñas queridas.
Nos aproximamos. Pero se adivina
que eso no será el paraíso.

Por mucho que nos apresuremos


buen Dios! en adelantar al tiempo
y de atiborrarlo con todos nuestros pecados
no conseguiremos nada, y sin embargo

Todas las alegrías, todas las


preocupaciones
de los amores duran siempre!
Nos las encontramos abreviadas
en los amorcillos que duran un día...

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La mauvaise herbe
Disco 1 - 6 > Disco 2

La mauvaise herbe

Quand l'jour de gloire est arrivé


Comm' tous les autr's étaient crevés
Moi seul connus le déshonneur
De n'pas êtr' mort au champ d'honneur

Je suis d'la mauvaise herbe


Braves gens, braves gens
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbes
La mort faucha les autres
Braves gens, braves gens
Et me fit grâce à moi
C'est immoral et c'est comm' ça
La la la la la la la la
La la la la la la la la
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu

La fille à tout l'monde a bon cur


Ell' me donne au petit bonheur
Les p'tits bouts d'sa peau, bien cachés
Que les autres n'ont pas touchés

Je suis d'la mauvaise herbe


Braves gens, braves gens
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbes
Elle se vend aux autres
Braves gens, braves gens
Elle se donne à moi
C'est immoral et c'est comm' ça
La la la la la la la la
La la la la la la la la
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Qu'on m'aime un peu
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Qu'on m'aime un peu

Les hommes sont faits, nous dit-on


Pour vivre en bande, comm' les moutons
Moi, j'vis seul, et c'est pas demain
Que je suivrai leur droit chemin

Je suis d'la mauvaise herbe


Braves gens, braves gens
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbes
Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
Je pousse en liberté
Dans les jardins mal fréquentés
La la la la la la la la
La la la la la la la la
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu
La mala hierba

Cuando el día de la gloria llegó (1)


como todos los otros estaban muertos
sólo yo conocí el deshonor
de no haber muerto en el campo de honor

Yo soy la mala hierba


buena gente, buena gente
no es a mí a quien se rumia,
y no es de mí de quien se hace un ramo,
la muerto segó a los otros,
buena gente, buena gente
y me perdonó a mí
es inmoral pero es así
La la la la la la la la
La la la la la la la la
y me pregunto
porqué, Señor
os molesta
que yo viva un poco
y me pregunto
porqué, Señor
os molesta
que yo viva un poco

La joven que es de todo el mundo, tiene


buen corazón,
ella me da, a la buena de dios,
los trozitos de su piel bien guardada
que los otros no han tocado

Yo soy la mala hierba


buena gente, buena gente
no es a mí a quien se rumia
y no es de mí de quien se hace un ramo
Ella se vende a los demás
buena gente, buena gente
ella se entrega a mí
es inmoral pero es así
La la la la la la la la
La la la la la la la la
y me pregunto
porqué, Señor
os molesta
que me quieran un poco
y yo me pregunto
porqué, Señor
os molesta
que me quieran un poco

Los hombres están hechos, nos dicen,


para vivir en rebaños, como los corderos
yo, yo vivo solo, y no será mañana
el día en que siga su buen camino

Yo soy la mala hierba


buena gente, buena gente
no es a mí a quien se rumia
y no es de mí de quien se hace un ramo
yo soy la mala hierba
buena gente, buena gente
crezco en libertad
en los jardines mal frecuentados
La la la la la la la la
La la la la la la la la
y me pregunto
porqué, Señor
os molesta
que yo viva un poco
y me pregunto
porqué, Señor
os molesta
que yo viva un poco

(1) Referencia a la Marsellesa, himno


nacional francés:
Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !

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La mauvaise reputation
Disco 1 - 6 > Disco 1

La mauvaise réputation

Au village, sans prétention,


J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit
bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet


Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,


Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,


Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à
Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

La mala reputación

En mi pueblo sin pretensión


tengo mala reputación,
haga lo que haga es igual
¡me toman por un no sé qué!
Yo no hago, sin embargo, daño a nadie
siguiendo mi camino de buen hombre.
Pero a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo.
No, a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo,
Todo el mundo me maldice,
salvo los mudos, es natural.

El Catorce de Julio (1)


yo me quedo en mi cama blandita.
La música que marca el paso,
me trae sin cuidado.
Yo no le hago, sin embargo, daño a nadie,
al no oír los clarines que suenan.
Pero a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo.
No, a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo,
todo el mundo me señala con el dedo
salvo los mancos, es natural.

Cuando me cruzo con un ladrón


desgraciado
perseguido por un destripaterrones,
pongo la pierna y por qué callarlo,
el destripaterrones se va al suelo,
Yo no hago sin embargo daño a nadie
dejando correr a los ladrones de manzanas.
Pero a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo.
No, a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo,
todo el mundo se abalanza sobre mí,
salvo los cojos, es natural.

No hace falta ser Jeremías (2),


para adivinar la suerte que me está
destinada,
si ellos encuentran una cuerda que les
plazca,
me la echarán al cuello.
Yo no hago sin embargo daño a nadie
al seguir los caminos que no llevan a
Roma.
Pero a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo.
No, a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo,
Todo el mundo vendrá a verme ahorcado,
salvo los ciegos, es natural.

(1) 14 de Julio: Día de la fiesta nacional


francesa. Es el día de la toma de la Bastilla,
inicio de la Revolución Francesa.
(2) Profeta bíblico. En el habla popular,
Jeremías es un profeta de las desgracias.
En francés, "jérémiade" es una queja
continua, sin fundamento, y muy
desagradable para el que la escucha por lo
repetitivo.

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La prière
Disco 1 - 6 > Disco 3

La prière
Paroles: Poème de Francis Jammes

Par le petit garçon qui meurt près de sa


mère
Tandis que des enfants s'amusent au
parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas
comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et
descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie.

Par les gosses battus par l'ivrogne qui


rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au
ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de


poids
S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux
dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour
humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de
Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il
traîne
Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le


monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou
succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui
sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri


Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie.
La plegaria
Letra: Poème de Francis Jammes

Por el pequeñín que muere cerca de su


madre
mientras que otros niños se divierten en el
patio
y por el pájaro herido, ¡todos sabemos
cómo!
cuya ala de repente se ensangrenta y
desciende,
por la sed y el hambre y el delirio ardiente
yo te ruego, María.

Por los niños golpeados por el borracho


que vuelve a su casa,
por el asno que recibe patadas en el vientre
y por la humillación del inocente
castigado,
por la virgen vendida que han desnudado,
por los hijos cuya madre ha sido insultada,
yo te ruego, María.

Por la vieja que, tropezando bajo


demasiado peso
grita: ¡Dios mío!, por el desgraciado cuyos
brazos
no pudieron apoyarse sobre un amor
humano
como la Cruz del Hijo sobre Simón de
Cirene,
por el caballo caído bajo el carro que
arrastra
yo te ruego, María

Por los cuatro horizontes que crucifican al


mundo,
por todos los que cuya carne se desgarra o
sucumbe,
por los que no tienen pies, por los que no
tienen manos,
por el enfermo que es operado y que gime,
y por el justo puesto a la altura de los
asesinos,
yo te ruego, María.

Por la madre que se entera que su hijo está


curado,
por el pájaro que llama al pájaro caído del
nido,
por la hierba que tiene sed y recoge el
aguacero,
por el beso perdido que por amor se vuelve
a dar,
y por el mendigo que encuentra su
moneda,
yo te ruego, María.

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La religieuse
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 10

La religieuse

Tous les curs se rallient à sa blanche


cornette,
Si le chrétien succombe à son charme
insidieux,
Le païen le plus sûr, l'athé' le plus honnête
Se laisseraient aller parfois à croire en
Dieu.
Et les enfants de chur font tinter leur
sonnette...

Il paraît que, dessous sa cornette fatale


Qu'elle arbore à la messe avec tant de
rigueur,
Cette petite sur cache, c'est un scandale!
Une queu' de cheval et des accroche-curs.
Et les enfants de chur s'agitent dans les
stalles...

Il paraît que, dessous son gros habit de


bure,
Elle porte coquettement des bas de soi',
Festons, frivolités, fanfreluches, guipures,
Enfin tout ce qu'il faut pour que le diable y
soit.
Et les enfants de chur ont des pensées
impures...

Il paraît que le soir, en voici bien d'une


autre!
A l'heure où ses consurs sont sagement
couché's
Ou débitent pieusement des patenôtres,
Elle se déshabille devant sa psyché.
Et les enfants de chur ont la fièvre, les
pauvres...

Il paraît qu'à loisir elle se mire nue,


De face, de profil, et même, hélas! de dos,
Après avoir, sans gêne, accroché sa tenue
Aux branches de la croix comme au
portemanteau.
Chez les enfants de chur le malin
s'insinue...

Il paraît que, levant au ciel un il complice,


Ell' dit : "Bravo, Seigneur, c'est du joli
travail! "
Puis qu'elle ajoute avec encor plus de
malice :
"La cambrure des reins, ça, c'est une
trouvaille! "
Et les enfants de chur souffrent un vrai
supplice...

Il paraît qu'à minuit, bonne mère, c'est pire


:
On entend se mêler, dans d'étranges
accords,
La voix énamouré' des anges qui soupirent
Et celle de la sur criant " Encor! Encor! "
Et les enfants de chur, les malheureux,
transpirent...

Et monsieur le curé, que ces bruits


turlupinent,
Se dit avec raison que le brave Jésus
Avec sa tête, hélas! déjà chargé' d'épines,
N'a certes pas besoin d'autre chose dessus.
Et les enfants de chur, branlant du chef,
opinent...
Tout ça, c'est des faux bruits, des ragots,
des sornettes,
De basses calomni's par Satan répandu's.
Pas plus d'accroche-curs sous la blanche
cornette
Que de queu' de cheval, mais un crâne
tondu.
Et les enfants de chur en font, une binette...

Pas de troubles penchants dans ce cur


rigoriste,
Sous cet austère habit pas de rubans
suspects.
On ne verra jamais la corne au front du
Christ,
Le veinard sur sa croix peut s'endormir en
paix,
Et les enfants de chur se masturber, tout
tristes...

La religiosa
Todos los corazones se adhieren a su cofia,
Si el cristiano sucombe a su encanto
insidioso,
El pagano más convencido, el ateo más
honesto
Llegarían a veces hasta a creen en Dios.
Y los monaguillos hacen sonar su
campanilla...

Parece que, bajo su cofia fatal,


Que enarbola en la misa con tanto rigor,
Esta monjita oculta, ¡qué escándalo!
Una cola de caballo y rizos.
Y los monaguillos se agitan en las sillas
del coro...

Parece que, bajo su grueso vestido de


sayal,
Lleva coquetamente medias de seda,
Festones, encajes, bordados, blondas,
En fin, todo lo que hace falta para que
acuda el diablo.
Y los monaguillos tienen pensamientos
impuros...

Parece que por la noche ¡no faltaba más!


A la hora en sus compañeras están
sabiamente acostadas
O rezan piadosamente algunos
padrenuestros,
Ella se desnuda delante de su espejo.
Y los monaguillos tienen fiebre, los
pobres...

Parece que se mira desnuda lentamente,


De frente, de perfil, e incluso ¡ay! de
espalda,
Después de haber colgado sus hábitos, sin
problemas,
En los maderos de la cruz como un
perchero.
Entre los monaguillos el maligno se
insinúa...

Parece que, echando una mirada cómplice


al cielo,
Ella dice: ¡Bravo, Señor, has hecho un
bonito trabajo!
Y luego añade aún con más malicia:
La curva de los riñones, eso, eso es un
hallazgo.
Y los monaguillos sufren un verdadero
suplicio...

Parece que a medianoche, madre, es peor;


Se oyen mezclarse con extraños acordes,
La voz enamorad de los ángeles que
suspiran
Y la de la hermana gritando¡Más! ¡Más!
Y los monaguillos, los pobrecillos, sudan...

Y el señor cura, al que fastidian esos


comentarios,
Dice, con razón, que el buen Jesús
Con su cabeza, ¡ay! ya cargada de espinas
No tiene necesidad de cargar además otras
cosas.
Y los monaguillos, rajando del jefe,
opinan...

Todo eso son habladurías, chismes,


pamplinas,
Bajas calumnias difundidas por Satán.
No hay rizos bajo su blanca cofia
Ni cola de caballo, sino un cráneo rapado.
Y a los monaguillos se les pone una
carita...

Nada de débiles inclinaciones en ese


corazón fuerte,
Nada de lacitos sospechos bajo ese hábito
austero.
No se verán nunca, cuernos en la frente de
Cristo.
El afortunado puede dormirse en paz en su
cruz,
Y los monaguillos masturbarse, tristes...

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Le fantôme
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 9

Le fantôme

C'était tremblant, c'était troublant,


C'était vêtu d'un drap tout blanc,
Ça présentait tous les symptômes,
Tous les dehors de la vision,
Les faux airs de l'apparition,
En un mot, c'était un fantôme !

A sa manière d'avancer,
A sa façon de balancer
Les hanches quelque peu convexes,
Je compris que j'avais affaire
A quelqu'un du genr' que j'prefère :
A un fantôme du beau sexe.

" Je suis un p'tit poucet perdu,


Me dit-ell', d'un' voix morfondue,
Un pauvre fantôme en déroute.
Plus de trace des feux follets,
Plus de trace des osselets
Dont j'avais jalonné ma route ! "

" Des poèt's sans inspiration


Auront pris -- quelle aberration ! --
Mes feux follets pour des étoiles.
De pauvres chiens de commissaire
Auront croqué -- quelle misère ! --
Mes oss'lets bien garnis de moelle. "

" A l'heure où le coq chantera,


J'aurai bonn' mine avec mon drap
Plein de faux plis et de coutures !
Et dans ce siècle profane où
Les gens ne croient plus guère à nous,
On va crier à l'imposture. "

Moi, qu'un chat perdu fait pleurer,


Pensez si j'eus le cur serré
Devant l'embarras du fantôme.
" Venez, dis-je en prenant sa main,
Que je vous montre le chemin,
Que je vous reconduise at home "

L'histoire finirait ici,


Mais la brise, et je l'en r'mercie,
Troussa le drap d'ma cavalière...
Dame, il manquait quelques oss'lets,
Mais le reste, loin d'être laid,
Etait d'un' grâce singulière.

Mon Cupidon, qui avait la


Flèche facile en ce temps-là,
Fit mouche et, le feu sur les tempes,
Je conviai, sournoisement,
La belle à venir un moment
Voir mes icônes, mes estampes...

" Mon cher, dit-ell', vous êtes fou !


J'ai deux mille ans de plus que vous... "
-- Le temps, madam', que nous importe ! --
Mettant le fantôm' sous mon bras,
Bien enveloppé dans son drap,
Vers mes pénates je l'emporte !

Eh bien, messieurs, qu'on se le dis':


Ces belles dames de jadis
Sont de satanées polissonnes,
Plus expertes dans le déduit
Que certain's dames d'aujourd'hui,
Et je ne veux nommer personne !

Au p'tit jour on m'a réveillé,


On secouait mon oreiller
Avec un' fougu' plein' de promesses.
Mais, foin des délic's de Capoue !
C'était mon père criant : " Debout !
Vains dieux, tu vas manquer la messe ! "

El fantasma

Estaba tembloroso, era inquietante,


Estaba vestido con un sábana blanca,
Presentaba todos los síntomas,
Todas las señales de una visión,
El aspecto espectral de una aparición,
En una palabara, ¡era un fantasma!

Por su forma de andar,


Por su forma de menear
Las caderas un poquito convexas,
Comprendí que me las tenía que ver
Con alguien del género que me gusta:
Con un fantasma del bello sexo.
Soy una Pulgarcita perdida,
me dijo ella, con una voz asustada,
un pobre fantasma extraviado.
¡No hay restos de los fuegos fatuos, (2)
No hay restos de los huesecillos
Con los que había señalado mi camino!

Algunos poetas sin inspiración


habrán tomado ¡qué aberración!
Mis fuegos fatuos por estrellas.
Los pobres perros del comisario
Habrán roído ¡que lástima!
Mis huesecillos bien rellenos de tuétano.

Cuando el gallo cante por la mañana


¡vaya aspecto tendré con mi sábana
llena de arrugas y de costuras!
Y en este siglo profano en el que
La gente ya apenas cree en nosotros,
Van a gritar al impostor.
A mí, al que un gato perdido hace llorar,
Pensad cómo se me puso el corazón
Ante el problema del fantasma.
Ven, dije cogiendo su mano,
que te muestre el camino,
que te conduzca a casa.

La historia acabaría aquí,


Pero la brisa, y le doy por ello las gracias,
Levantó la sabana de mi acompañante...
¡Dios! Faltaban algunos huesos,
pero el resto, lejos de ser feo,
era de una gracia singular.

Mi Cupido, que en ese tiempo


Tenía la flecha fácil,
Dio en el blanco, y con fuego en el alma,
Invité, astutamente,
A la hermosa a venir un momento
A ver mis iconos, mis estampas...
Querido, dijo ella, ¡está usted loco!
Tengo dos mil años más que usted...
El tiempo, señora, ¡qué nos importa!
Echando mi brazo sobre el fantasma,
Bien envuelto en su sábana,
¡Me lo llevé para casa!

Y bien, señores, que se diga:


Estas bellas damas de antaño
Son unas endiabladas granujillas,
Más expertas en el juego amoroso
Que ciertas damas de hoy día,
¡y no quiero nombrar a nadie!

Por la mañana me han despertado,


Sacudían mi almohada
Con un ardon lleno de promesas.
Pero, ¡mal hayan las delicias de Capua!
Era mi padre gritando: ¡Arriba!
Por Dios, que vas a perderte la misa!
(1) Capua es como la tierra de Jauja en
España: la tierra de la abundancia y de la
felicidad.

(2) Feu follet: Pequeña llama fugitiva


producida por la combustión espontánea de
ciertos gases que se desprenden de la
descomposición de las materias orgánicas.
Se suele ver mucho en los cementerios,
cuando sale de la tierra el gas producido
por la descomposición de los cadáveres.

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Le grand chêne
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 9

Le grand chêne

Il vivait en dehors des chemins forestiers,


Ce n'était nullement un arbre de métier,
Il n'avait jamais vu l'ombre d'un bûcheron,
Ce grand chêne fier sur son tronc.

Il eût connu des jours filés d'or et de soie


Sans ses proches voisins, les pires gens qui
soient ;
Des roseaux mal pensant, pas même des
bambous,
S'amusant à le mettre à bout.

Du matin jusqu'au soir ces petit rejetons,


Tout juste cann' à pêch', à peine mirlitons,
Lui tournant tout autour chantaient, in
extenso,
L'histoire du chêne et du roseau.

Et, bien qu'il fût en bois, les chênes, c'est


courant,
La fable ne le laissait pas indifférent.
Il advint que lassé d'être en but aux lazzi,
Il se résolu à l'exi(l).

A grand-peine il sortit ses grands pieds de


son trou
Et partit sans se retourner ni peu ni prou.
Mais, moi qui l'ai connu, je sais qu'il en
souffrit
De quitter l'ingrate patrie.
A l'orée des forêts, le chêne ténébreux
A lié connaissance avec deux amoureux.
" Grand chêne laisse-nous sur toi graver
nos noms... "
Le grand chêne n'as pas dit non.

Quand ils eur'nt épuisé leur grand sac de


baisers,
Quand, de tant s'embrasser, leurs becs
furent usés,
Ils ouïrent alors, en retenant des pleurs,
Le chêne contant ses malheurs.

" Grand chên', viens chez nous, tu


trouveras la paix,
Nos roseaux savent vivre et n'ont aucun
toupet,
Tu feras dans nos murs un aimable séjour,
Arrosé quatre fois par jour. "
Cela dit, tous les trois se mettent en
chemin,
Chaque amoureux tenant une racine en
main.
Comme il semblait content ! Comme il
semblait heureux !
Le chêne entre ses amoureux.

Au pied de leur chaumière, ils le firent


planter.
Ce fut alors qu'il commença de déchanter
Car, en fait d'arrosage, il n'eut rien que la
pluie,
Des chiens levant la patt' sur lui.

On a pris tous ses glands pour nourrir les


cochons,
Avec sa belle écorce on a fait des
bouchons,
Chaque fois qu'un arrêt de mort était rendu,
C'est lui qui héritait du pendu.
Puis ces mauvaises gens, vandales
accomplis,
Le coupèrent en quatre et s'en firent un lit,
Et l'horrible mégère ayant des tas d'amants,
Il vieillit prématurément.

Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu


Le passa par la hache et le mit dans le feu.
Comme du bois de caisse, amère destinée !
Il périt dans la cheminée.

Le curé de chez nous, petit saint


besogneux,
Doute que sa fumée s'élève jusqu'à Dieu.
Qu'est-c'qu'il en sait, le bougre, et qui donc
lui a dit
Qu'y a pas de chêne en paradis ?
Qu'y a pas de chêne en paradis ?

El gran roble
Vivía fuera de los caminos forestales,
No era para nada un árbol con carrera,
No había visto nunca la sombra de un
leñador,
Este gran roble orgulloso sobre su tronco.

Hubiese conocido días dorados


Sin sus vecinos de al lado, gente de la peor
calaña,
Cañas mal pensantes, y no precisamente de
bambú, (2)
Que se burlaban hasta sacarlo de sus
casillas.

Desde la mañana hasta la noche, estos


retoños,
Apenas cañas de pescar, apenas flautas de
caña,
Girando alrededor de él cantaban, por lo
extenso,
La historia del roble y la caña (4).

Y, aunque fuese de madera (3), en los


robles, es normal,
La fábula no lo dejaba indiferente.
Ocurrió que cansado de estar expuesto a
las bromas,
Decidió exiliarse.

Con gran pena sacó sus grandes pies de su


agujero
Y se marchó sin volver la cabeza para
nada.
Pero, yo que lo conocí, yo sé que le dolía
Dejar la ingrata patria.

En los límites del bosque, el roble


melancólico
Trabó amistad con dos enmorados.
Gran roble, déjanos grabar en ti nuestros
nombres...
El gran roble no dijo que no.

Cuando hubieron agotado su gran saco de


besos,
Cuando, de tanto besarse, sus bocas se
cansaron,
Oyeron entonces, aguantando las lágrimas,
A la encina contar sus desgracias.

Gran encina, vente a nuestra casa, tu


encontrarás la paz,
nuestras cañas saben vivir y no tienen
desfachatez,
tu tendrás en nuestros muros una agradable
estancia,
regado cuatro veces al día.

Dicho esto, los tres juntos se pusieron en


camino,
Cada enamorado llevando una raiz en la
mano.
¡Qué contento parecía! ¡Qué feliz parecía!
El roble entres sus enamorados.

Al pie de su cabaña, lo hicieron plantar.


Y fue entonces cuando comenzó a
desengañarse
Pues, para regarlo, no hubo más que la
lluvia,
Y los perros que levantaban la pata sobre
él.

Cogieron todas sus bellotas para alimentar


a los cerdos,
Con su bella corteza hicieron tapones,
Cada vez que se firmaba una sentencia de
muerte,
Era a él a quien le tocaba el ahorcado.

Luego, esta mala gente, vándalos en toda


regla,
Lo cortaron en cuatro para hacerse una
cama,
Y como la horrible arpía tenía un montón
de amantes,
Envejeció prematuramente.

Un triste día, por fin, esta pareja sin


escrúpulos (1)
Lo pasó por el hacha y lo puso en el fuego.
Como madera de un caja, ¡amargo destino!
Pereció en la chimenea.

El cura de nuestro pueblo, santito


menesteroso,
Duda que su humo se eleve hasta Dios.
¿Qué sabe él de esto, el bribón, y quién le
ha dicho
que no hay robles en el paraíso?
¿que no hay robles en el paraíso?

(1) Sans aveu: Un hombre sans aveu es


alguien que no tiene nada que perder y que
es capaz de todo. Proviene, al parecer de la
Edad Media, cuando los vasallos debían
comunicar (confesar: faire laveu) a su
soberano qué tierras tenía y ponerlas bajo
su autoridad. Los que no tenían nada eran
los sans aveu, es decir, sin nada que
confesar o declarar.

(2) Recuerda al pensamiento de Pascal :


L'Homme n'est qu'un roseau, le plus faible
de la Nature. Mais c'est un roseau pensant.
(Pascal)

(3) Être de bois = ser insensible. Es un


juego de palabras ya que está hablando de
un roble. En español la expresión para
denotar falta de sensibilidad es «ser de
piedra».

(4) Hace referencia a una fábula de La


Fontaine (Livre I. Fable 22.) Esta fábula
cuenta la historia del roble y la caña
azotados por el viento. El roble se
envanece de que el viento no le hace
doblarse/ doblegarse como a la caña. Pero
finalmente el viento arranca y derriba al
roble mientras la caña sigue en pie gracias
a « doblegarse », es decir, gracias a su
flexibilidad.

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Le mauvaise sujet repenti
Disco 1 - 6 > Disco 2

Le mauvais sujet repenti

Elle avait la taill' faite au tour,


Les hanches pleines, Et chassait l' mâle aux
alentours
De la Mad'leine...
A sa façon d' me dir' : "Mon rat,
Est-c' que j' te tente ?"
Je vis que j'avais affaire à
Un' débutante...
L'avait l' don, c'est vrai, j'en conviens,
L'avait l' génie,
Mais sans technique, un don n'est rien
Qu'un' sal' manie...
Certes, on ne se fait pas putain
Comme on s' fait nonne.
C'est du moins c' qu'on prêche, en latin,
A la Sorbonne...

Me sentant rempli de pitié


Pour la donzelle,
J' lui enseignai, de son métier,
Les p'tit's ficelles...
J' lui enseignai l' moyen d' bientôt
Faire fortune,
En bougeant l'endroit où le dos
R'ssemble à la lune...

Car, dans l'art de fair' le trottoir,


Je le confesse,
Le difficile est d' bien savoir
Jouer des fesses...
On n' tortill' pas son popotin
D' la mêm' manière,
Pour un droguiste, un sacristain,
Un fonctionnaire...

Rapidement instruite par


Mes bons offices,
Elle m'investit d'une part
D' ses bénéfices...
On s'aida mutuellement,
Comm' dit l' poète.
Ell' était l' corps, naturell'ment,
Puis moi la tête...

Un soir, à la suite de
Manuvres douteuses,
Ell' tomba victim' d'une
Maladie honteuses...
Lors, en tout bien, toute amitié,
En fille probe,
Elle me passa la moitié
De ses microbes...

Après des injections aiguës


D'antiseptique,
J'abandonnai l' métier d' cocu
Systématique...

Elle eut beau pousser des sanglots,


Braire à tu'-tête,
Comme je n'étais qu'un salaud,
J' me fis honnête...

Sitôt privé' de ma tutell',


Ma pauvre amie
Courrut essuyer du bordel
Les infamies...
Paraît qu'ell' s' vend même à des flics,
Quell' décadence !
Y a plus d' moralité publiqu'
Dans notre France...
El mal tipo arrepentido

Ella tenía el talle bien torneado


las caderas rellenas, y cazaba a los
hombres en los alrededores
de la Magdalena (1)
Por su manera de decirme: Mi ñiño (3),
¿te gusto?
Me di cuenta que se trataba
de una novata...

Ella tenía el don, es verdad, de acuerdo,


ella tenía ingenio,
pero sin técnica, un don no es más
que una mala costumbre...
Ciertamente, no se hace una puta
como se hace monja.
Es por lo menos lo que se predica, en latín,
en la Sorbona...

Sintiéndome lleno de piedad


por la doncella,
le enseñé, de su oficio,
las triquiñuelas...
Le enseñé el medio de bien pronto
hacer fortuna,
moviendo el sitio donde la espalda
se parece a la luna...

Pues, en el arte de hacer la calle,


lo confieso,
lo difícil es saber bien
trabajar con las nalgas...
No se contonea el trasero
lo mismo,
para un droguero, un sacristán,
un funcionario...

Rapidamente instruida por


mis buenos oficios,
ella me concedió una parte
de sus beneficios...
Nos ayudamos mutuamente,
como dice el poeta.
Ella era el cuerpo, naturalmente,
y luego, yo, la cabeza... (2)

Una tarde, de resultas de unas


maniobras dudosas,
ella cayó víctima de una
enfermedad vergonzosa...
Entonces, compartiéndolo todo como
buenos amigos
como niña buena,
ella me pasó la mitad
de sus microbios...

Tras unas inyecciones agudas


de antiséptico,
yo abandoné el oficio de cornudo
sistemático...

Por mucho que sollozaba,


y gritaba a grito pelado,
como yo no era más que un cerdo,
me hice honesto...

Tan pronto estuvo libre de mi tutela,


mi pobre amiga
corrió a soportar, de un burdel,
las infamias...
Parece que ella se vende incluso a maderos
(policía),
¡Qué decadencia!
ya no hay moralidad pública
en nuestra Francia.

(1) Famosa iglesia de París.

(2) Puede hacer referencia a los versos de


Edmond Rostand en Cyrano de Bergerac:

CYRANO (à Christian) :
C'est une expérience à tenter un poète.
Veux-tu me compléter et que je te
complète ?
Tu marcheras, j'irai dans l'ombre à ton côté
Je serai ton esprit, tu seras ma beauté.

(3) Mon rat: expresión afectiva.


Literalmente: Mi rata.

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Le modeste
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Le modeste

Les pays, c'est pas ça qui manque,


On vient au monde à Salamanque
A Paris, Bordeaux, Lille, Brest(e).
Lui, la nativité le prit
Du côté des Saintes-Maries,
C'est un modeste.

Comme jadis a fait un roi,


Il serait bien fichu, je crois,
De donner le trône et le reste
Contre un seul cheval camarguais
Bancal, vieux, borgne, fatigué,
C'est un modeste.

Suivi de son pin parasol,


S'il fuit sans mêm' toucher le sol
Le moindre effort comme la peste,
C'est qu'au chantier ses bras d'Hercule
Rendraient les autres ridicules,
C'est un modeste.

A la pétanque, quand il perd


Te fais pas de souci, pépère,
Si d'aventure il te conteste.
S'il te boude, s'il te rudoie,
Au fond, il est content pour toi,
C'est un modeste.

Si, quand un emmerdeur le met


En rogne, on ne le voit jamais
Lever sur l'homme une main leste.
C'est qu'il juge pas nécessaire
D'humilier un adversaire,
C'est un modeste.

Et quand il tombe amoureux fou


Y a pas de danger qu'il l'avoue:
Les effusions, dame, il déteste.
Selon lui, mettre en plein soleil
Son cur ou son cul c'est pareil,
C'est un modeste.

Quand on enterre un imbécile


De ses amis, s'il raille, s'il
A l'il sec et ne manifeste
Aucun chagrin, t'y fie pas trop:
Sur la patate, il en a gros,
C'est un modeste.

Et s'il te traite d'étranger


Que tu sois de Naples, d'Angers
Ou d'ailleurs, remets pas la veste.
Lui, quand il t'adopte, pardi!
Il veut pas que ce soit le dit,
C'est un modeste.

Si tu n'as pas tout du grimaud,


Si tu sais lire entre les mots,
Entre les faits, entre les gestesc
Lors, tu verras clair dans son jeu,
Et que ce bel avantageux,
C'est un modeste.

El modesto

El sitio nunca falta,


Se viene al mundo en Salamanca,
En París, Bordeaux, Lille, Brest.
Él, el fue a nacer
Allá por Saintes-Maries,
Es un modesto.
Como antaño hizo un rey,
Hubiera sido muy capaz, creo,
De dar su trono y el resto,
A cambio de un caballo camargués,
Cojo, viejo, tuerto, fatigado,
Es un modesto.

Seguido de su pino piñonero,


Si huye, corriendo que vuela,
Del más mínimo esfuerzo como de la
peste,
Es porque en el trabajo, sus brazos de
Hércules
Harían parecer ridículos a los demás.
Es un modesto.

Cuando pierde jugando a la petanca,


No te preocupes, amigo,
Si por casualidad te discute.
Si te pone mala cara, si te trata duramente,
En el fondo, está contento por ti.
Es un modesto.

Si cuando un pesado lo hace


Rabiar, no lo veremos nunca
Levantar su mano contra él.
Es porque no cree necesario
Humillar a un adversario.
Es un modesto.

Y cuando se enamora locamente


No hay peligro de que lo confiese:
Destesta, caramba, las efusiones.
Según él, enseñar a todo el mundo
su corazón o su culo es lo mismo.
Es un modesto.

Cuando se entierra a algún imbécil


Amigo suyo, si bromea, si
No llora y no manifiesta
Pena ninguna, no te fíes demasiado:
Bajo esta máscara, está sufriendo,
Es un modesto.

Y si te trata de extranjero
Porque eres de Nápoles, de Angers,
O de otra parte, no recojas tus cosas.
Cuando él te adopta, ¡pardiez!
No quiere que sea sólo de palabra.
Es un modesto.

Si no eres mal estudiante,


Si sabes leer entre líneas,
En los hechos, en los detalles,
Entonces, verás claramente su juego,
Y que este buen tramposo
Es un modesto.

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Le pluriel
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 9

Le pluriel

" Cher monsieur, m'ont-ils dit, vous en êtes


un autre ",
Lorsque je refusai de monter dans leur
train.
Oui, sans doute, mais moi, j'fais pas le bon
apôtre,
Moi, je n'ai besoin de personn' pour en être
un.
Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt
qu'on
Est plus de quatre on est une bande de
cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et
j'y tiens.
Dans les noms des partants on n'verra pas
le mien.

Dieu ! que de processions, de monomes, de


groupes,
Que de rassemblements, de cortèges
divers, -
Que de ligu's, que de cliqu's, que de meut's,
que de troupes !
Pour un tel inventaire il faudrait un Prévert.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt


qu'on
Est plus de quatre on est une bande de
cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et
j'y tiens.
Parmi les cris des loups on n'entend pas le
mien.

Oui, la cause était noble, était bonne, était


belle !
Nous étions amoureux, nous l'avons
épousée.
Nous souhaitions être heureux tous
ensemble avec elle,
Nous étions trop nombreux, nous l'avons
défrisée.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt


qu'on
Est plus de quatre on est une bande de
cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et
j'y tiens.
Parmi les noms d'élus on n'verra pas le
mien.

Je suis celui qui passe à côté des fanfares


Et qui chante en sourdine un petit air
frondeur.
Je dis, à ces messieurs que mes notes
effarent :
" Tout aussi musicien que vous, tas de
bruiteurs ! "

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt


qu'on
Est plus de quatre on est une bande de
cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et
j'y tiens.
Dans les rangs des pupitr's on n'verra pas le
mien.

Pour embrasser la dam', s'il faut se mettre à


douze,
J'aime mieux m'amuser tout seul, cré nom
de nom !
Je suis celui qui reste à l'écart des
partouzes.
L'obélisque est-il monolithe, oui ou non ?

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt


qu'on
Est plus de quatre on est une bande de
cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et
j'y tiens.
Au faisceau des phallus on n'verra pas le
mien.

Pas jaloux pour un sou des morts des


hécatombes,
J'espère être assez grand pour m'en aller
tout seul.
Je ne veux pas qu'on m'aide à descendre à
la tombe,
Je partage n'importe quoi, pas mon linceul.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt


qu'on
Est plus de quatre on est une bande de
cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et
j'y tiens.
Au faisceau des tibias on n'verra pas les
miens.

El plural

Querido señor, me dijeron, usted es un


caso aparte,
cuando rehusé subir en su tren.
Sí, sin duda, pero yo, yo no me hago el
santo,
Yo, yo no tengo necesidad de nadie para
ser alguien.
El plural no vale de nada al hombre y tan
pronto como hay
más de cuatro, lo que hay es una banda de
tontos.
Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la
cumplo.
Entre los nombres de los viajeros no se
verá el mío.

¡Dios! ¡Qué de procesiones,


manifestaciones, grupos,
qué de reuniones, cortejos cambiantes,
qué de ligas, pandillas, jaurías, qué de
tropas!
Para un inventario así haría falta un
Prévert.

El plural no vale de nada al hombre y tan


pronto como hay
más de cuatro, lo que hay es una banda de
tontos.
Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la
cumplo.
Entre los gritos de los lobos no se oirá el
mío.

¡Sí! ¡La causa era noble, era buena, era


hermosa!
Estábamos enamorados, y nos casamos con
ella.
Deseábamos ser felices todos juntos con
ella,
Éramos demasiado numerosos y la hemos
fastidiado.

El plural no vale de nada al hombre y tan


pronto como hay
más de cuatro, lo que hay es una banda de
tontos.
Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la
cumplo.
Entre los nombres de los elegidos no se
verá el mío.

Yo soy el que pasa al lado de las fanfarrias


Y que canta con sordina una cancioncilla
subversiva.
Y le digo a esos señores que se asustan de
mis notas:
¡Soy tan músico como vosotros, atajo de
ruidosos!.

El plural no vale de nada al hombre y tan


pronto como hay
más de cuatro, lo que hay es una banda de
tontos.
Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la
cumplo.
En la fila de los pupitres no se verá el mío.

Si para besar a la dama, hay que ir en


docenas,
Prefiero divertirme solo, ¡por todos los
diablos!
Soy de los que se quedan fuera de las
orgías.
El obelisco es un monolito ¿sí o no?

El plural no vale de nada al hombre y tan


pronto como hay
más de cuatro, lo que hay es una banda de
tontos.
Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la
cumplo.
En los manojos de falos no se verá el mío.

No tengo envidia en absoluto de los


muertos en hecatombes,
Espero ser lo bastante importante para irme
solo.
No quiero que me ayuden a descender a la
tumba,
Comparto lo que haga falta, pero no mi
mortaja.
El plural no vale de nada al hombre y tan
pronto como hay
más de cuatro, lo que hay es una banda de
tontos.
Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la
cumplo.
En las fasces de tibias no se verán las mías.
(1)

(1) Faisceau = Fasces. Lo traduzco así


porque este significado tiene un valor
político y de símbolo de la fuerza, contra
los cuales está cantando Brassens.

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Le testament
Disco 1 - 6 > Disco 3

Le testament

Je serai triste comme un saule


Quand le Dieu qui partout me suit
Me dira, la main sur l'épaule
"Va-t'en voir là-haut si j'y suis"
Alors, du ciel et de la terre
Il me faudra faire mon deuil
Est-il encor debout le chêne
Ou le sapin de mon cercueil
S'il faut aller au cimetière
J'prendrai le chemin le plus long
J'ferai la tombe buissonnière
J'quitterai la vie à reculons
Tant pis si les croqu'-morts me grondent
Tant pis s'ils me croient fou à lier
Je veux partir pour l'autre monde
Par le chemin des écoliers

Avant d'aller conter fleurette


Aux belles âmes des damnées
Je rêv' d'encore une amourette
Je rêv' d'encor m'enjuponner
Encore un' fois dire: "Je t'aime"
Encore un' fois perdre le nord
En effeuillant le chrysanthème
Qui est la marguerite des morts

Dieu veuill' que ma veuve s'alarme


En enterrant son compagnon
Et qu'pour lui fair' verser des larmes
Il n'y ait pas besoin d'oignon

Qu'elle prenne en secondes noces


Un époux de mon acabit
Il pourra profiter d'mes bottes
Et d'mes pantoufl's et d'mes habits

Qu'il boiv' mon vin, qu'il aim' ma femme


Qu'il fum' ma pipe et mon tabac
Mais que jamais - mort de mon âme
Jamais il ne fouette mes chats
Quoique je n'aie pas un atome
Une ombre de méchanceté
S'il fouett' mes chats, y a un fantôme
Qui viendra le persécuter

Ici-gît une feuille morte


Ici finit mon testament
On a marque dessus ma porte
"Fermé pour caus' d'enterrement"
J'ai quitté la vie sans rancune
J'aurai plus jamais mal aux dents
Me v'là dans la fosse commune
La fosse commune du temps

El testamento

Yo estaré triste como un sauce


cuando el Dios que me sigue por todas
partes
me diga, la mano en el hombro
Vete a ver si estoy allá arriba. (1)
Entonces, del cielo y de la tierra
será necesario hacer mi duelo.
¿Está aún de pié la encina
o el pino de mi ataud?

Si hay que ir hasta el cementerio


yo tomaré el camino más largo
yo haré novillos el día de mi funeral
yo dejaré la vida a empujones
Tanto peor si los enterradores me regañan
tanto peor si me creen loco de atar
Yo quiero partir para el otro mundo
tomando el camino más largo.

Antes de ir a hacer requiebros


a las bellas almas de las condenadas
sueño aún con un amorcito
sueño aún con liarme con unas faldas
decir aún una vez te quiero
perder aún una vez el norte
desojando el crisantemo
que es la margarita de los muertos.

Dios quiera que mi viuda se duela


al enterrar a su compañero
y que para hacer que vierta lágrimas
no hagan falta cebollas.

Que ella tome en segundas nupcias


un esposo de mi aspecto
él podrá aprovechar mis botas
mis pantuflas y mis vestidos.

Que beba mi vino, que ame a mi mujer


que fume mi pipa y mi tabaco
pero que nunca- por mi alma-
nunca azote a mis gatos
aunque yo no tengo un átomo
una sombra de maldad
si azota mis gatos, habrá un fantasma
que vendrá a perseguirlo.

Aquí yace una hoja muerta


aquí acaba mis testamento.
Han escrito encima de mi puerta
Cerrado por causa de defunción.
Yo he dejado la vida sin rencor
no me dolerán más los dientes
Aquí estoy en la fosa común
la fosa común del tiempo.
(1) Es un juego de palabras con la
expresión francesa va-ten voir si jy suis (ve
a ver si estoy allí) que se utiliza para echar
a alguien de nuestro lado, para decirle a
alguien que se vaya y nos deje tranquilo.

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Le vent
Disco 1 - 6 > Disco 2

Le vent

Si, par hasard


Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc', prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau
Les jean-foutre et les gens probes
Médis'nt du vent furibond
Qui rebrouss' les bois, détrouss' les toits,
retrouss' les robes
Des jean-foutre et des gens probes.
Le vent, je vous en réponds
S'en soucie, et c'est justic', comm' de
colin-tampon

Si, par hasard


Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc', prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau.

Bien sûr, si l'on ne se fonde


Que sur ce qui saute aux yeux
Le vent semble une brut' raffolant de nuire
à tout l'monde
Mais une attention profonde
Prouv' que c'est chez les fâcheux
Qu'il préfèr' choisir les victimes de ses
petits jeux

Si, par hasard


Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc', prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau

El viento

Si por casualidad
en el Puente de las Artes (1)
te cruzas con el viento, el viento bribón
prudencia, ten cuidado con tu falda
si por casualidad
en el Puente de las Artes
te cruzas con el viento, el viento pícaro
prudente, ten ciudado con tu sombrero

La gente despreciable y las gentes honestas


maldicen al viento furibundo
que arranca los árboles, saltea los tejados,
levanta los vestidos
de los despreciable y de las gentes
honestas.
Al viento, os lo aseguro
y es de justicia, eso le trae sin cuidado. (2)

Si por casualidad
en el Puente de las Artes
te cruzas con el viento, el viento bribón
prudencia, ten cuidado con tu falda
si por casualidad
en el Puente de las Artes
te cruzas con el viento, el viento pícaro
prudente, ten ciudado con tu sombrero.

Por supuesto, si sólo nos fijamos


en lo que se nos pone delante de los ojos
el viento parece un bruto que se pirra por
fastidiar a todo el mundo
pero una observación más detenida
muestra que es entre los fastidiosos
donde prefiere elegir a las víctimas de sus
jueguecitos

Si por casualidad
en el Puente de las Artes
te cruzas con el viento, el viento bribón
prudencia, ten cuidado con tu falda
si por casualidad
en el Puente de las Artes
te cruzas con el viento, el viento pícaro
prudente, ten ciudado con tu sombrero.

(1) Puente sobre el río Sena en París.


(2) Colin-tampon: Colin-Tampon hace
referencia a una antigua compañía militar
de tambores de Suiza, que servía a Francia.
Colin es diminutivo de Nicolas y significa
persona de pocas luces y tampon se refiere
al tambor.

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Les croquants
Disco 1 - 6 > Disco 3

Les croquants

Les croquants vont en ville, à cheval sur


leurs sous,
Acheter des pucelle' aux saintes bonnes
gens,
Les croquants leur mett'nt à prix d'argent
La main dessus, la main dessous...
Mais la chair de Lisa, la chair fraîch' de
Lison
(Que les culs cousus d'or se fass'nt une
raison!)
C'est pour la bouch' du premier venu
Qui' a les yeux tendre' et les mains nues...

{Refrain:}
Les croquants, ça les attriste, ça
Les étonne, les étonne,
Qu'une fille, une fill' bell' comm' ça,
S'abandonne, s'abandonne
Au premier ostrogoth venu:
Les croquants, ça tombe des nues.

Les fill's de bonnes murs, les fill's de


bonne vie,
Qui' ont vendu leur fleurette à la foire à
l'encan,
Vont s' vautrer dans la couch' des
croquants,
Quand les croquants en ont envie...
Mais la chair de Lisa, la chair fraîch' de
Lison
(Que les culs cousus d'or se fass'nt une
raison!)
N'a jamais accordé ses faveurs
A contre-sous, à contrecur...

Les fill's de bonne vie ont le cur consistant


Et la fleur qu'on y trouve est garanti'
longtemps,
Comm' les fleurs en papier des chapeux,
Les fleurs en pierre des tombeaux...
Mais le cur de Lisa, le grand cur de Lison
Aime faire peau neuve avec chaque saison:
Jamais deux fois la même couleur,
Jamais deux fois la même fleur

Los brutos

Los brutos van a la ciudad, a caballos sobre


su dinero,
a comprar vírgenes a las santas buenas
gentes,
los brutos les ponen, pagando su dinero,
Las manos encima, las manos debajo...
Pero la carne de Lisa, la carne fresca de
Lison
(¡Que los podridos de dinero se den
cuenta!)
es para la boca del primero que llegue
que tenga los ojos tiernos y las manos
vacías...

{Refrain:}
A los brutos, eso les entristece, eso
les asombra, les asombra,
que una niña, una niña tan guapa,
se abandone, se abandone
al primer advenedizo que llegue:
los brutos se han caído de un guindo.

Las niñas de buenas costumbres, la niñas


de buena vida,
que han vendido su flor en la feria a
subasta
van a revolcarse en el cieno de la cama de
los brutos,
cuando los brutos tienen necesidad de
ello...
Pero la carne de Lisa, la carne fresca de
Lison
(¡que los podridos de dinero se den
cuenta!)
no ha entregado jamás sus favores
a cambio de dinero, a disgusto...

La niñas de buena vida tienen el corazón


consistente
y la flor que se encuentra en ellos está
garantizada largo tiempo,
como las flores de papel de los sombreros,
las flores de piedra de las tumbas...
Pero al corazón de Lisa, el gran corazón de
Lison
le gusta cambiar de piel en cada estación:
nunca dos veces el mismo color,
nunca dos veces la misma flor.

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Les patriotes
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Les patriotes

Les invalid's chez nous, l'revers de leur


médaille
C'est pas d'être hors d'état de suivr' les
fill's, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir retourner au
champ de bataille.
Le rameau d'olivier n'est pas notre
symbole, non!
Ce que, par-dessus tout, nos aveugles
déplorent,
C'est pas d'être hors d'état d'se rincer l'il,
cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir lorgner le drapeau
tricolore.
La ligne bleue des Vosges sera toujours
notre horizon.

Et les sourds de chez nous, s'ils sont


mélancoliques,
C'est pas d'être hors d'état d'ouïr les
sirènes, cré de nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir entendre au défilé
d'la clique,
Les échos du tambour, de la trompette et
du clairon.

Et les muets d'chez nous, c'qui les met mal


à l'aise
C'est pas d'être hors d'état d'conter
fleurette, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir reprendre en chur
la Marseillaise.
Les chansons martiales sont les seules que
nous entonnons.

Ce qui de nos manchots aigrit le caractère,


C'est pas d'être hors d'état d'pincer les
fess's, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir faire le salut
militaire.
jamais un bras d'honneur ne sera notre
geste, non!

Les estropiés d'chez nous, ce qui les rend


patraques,
C'est pas d'être hors d'état d'courir la
gueus', cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir participer à une
attaque.
On rêve de Rosalie, la baïonnette, pas de
Ninon.

C'qui manque aux amputés de leurs bijoux


d'famille,
C'est pas d'être hors d'état d'aimer leur
femm', cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir sabrer les belles
ennemies.
La colomb' de la paix, on l'apprête aux
petits oignons.

Quant à nos trépassés, s'ils ont tous l'âme


en peine,
C'est pas d'être hors d'état d'mourir
d'amour, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir se faire occire à la
prochaine.
Au monument aux morts, chacun rêve
d'avoir son nom.
Los patriotas

Para nuestros inválidos, el reverso de su


medalla,
No es estar incapacitado para seguir a la
chicas, ¡hay que ver!
Sino no poder volver ya al campo de
batalla.
El ramo de olivo no es nuestro símbolo,
¡no!

Lo que por encima de todo, deploran


nuestros ciegos,
No es no poder alegrarse la vista, ¡hay que
ver!
Sino no poder mirar más la bandera
tricolor.
La linea azul de los Vosgos (1)será
siempre nuestro horizonte.

Y nuestros sordos, si están melancólicos,


No es por no poder oir las sirenas, ¡hay que
ver!
Sino por no poder oir, mientras desfila la
tropa,
Los ecos del tambor, de la trompeta y del
clarín.

Y nuestros mudos, lo que los incomoda,


No es no poder hacer requiebros, ¡hay que
ver!
Sino no poder cantar en coro la Marsellesa.
Las canciones marciales son las únicas que
entonamos.

Lo que agria el carácter de nuestros


mancos,
No es no poder pellizcar las nalgas, ¡hay
que ver!
Sino no poder hacer el saludo militar.
Nunca levantaremos el brazo para saludar,
¡no!
Lo que hace unos carcamales de nuestros
lisiados,
No es no poder correr tras las chicas
alegres, ¡hay que ver!
Sino no poder participar ya en un ataque.
Soñamos con Rosalía, la bayoneta, no con
Ninon (2).

Lo que echan de menos los amputados de


su joya familiar,
No es no poder amar a sus mujeres, ¡hay
que ver!
Sino no poder violar a las bellas enemigas.
La paloma de la paz, la cocinamos con
cebolletas.

En cuanto a nuestros muertos, si tienen


todos el alma en pena,
No es por no poder morir de amor, ¡hay
que ver!
Sino por no poder ya, morir en la próxima
ocasión.
Todos sueñan con ver su nombre en el
monumento a los muertos.

(1) Por alusión al testamento de Jules


Ferry, político francés (Saint-Dié, 1832
Paris, 1893) natural de los Vosges :
...deseo descansar (...) frente a esta línea
azul de los Vosges de donde sube hasta mi
fiel corazón la queja de los vencidos....

(2) Rosalie: Los soldados de la 1ª Guerra


Mundial llamaban así a sus bayonetas.

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Les sabots d'Hélène
Disco 1 - 6 > Disco 3

Les sabots d'Hélène

Les sabots d'Hélène


Etaient tout crottés
Les trois capitaines
L'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène
Etait comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène
Va-t'en remplir ton seau

Moi j'ai pris la peine


De les déchausser
Les sabots d'Hélèn'
Moi qui ne suis pas capitaine
Et j'ai vu ma peine
Bien récompensée
Dans les sabots de la pauvre Hélène
Dans ses sabots crottés
Moi j'ai trouvé les pieds d'une reine
Et je les ai gardés

Son jupon de laine


Etait tout mité
Les trois capitaines
L'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène
Etait comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène
Va-t'en remplir ton seau

Moi j'ai pris la peine


De le retrousser
Le jupon d'Hélèn'
Moi qui ne suis pas capitaine
Et j'ai vu ma peine
Bien récompensée
Sous le jupon de la pauvre Hélène
Sous son jupon mité
Moi j'ai trouvé des jambes de reine
Et je les ai gardés

Et le cur d'Hélène
N'savait pas chanter
Les trois capitaines
L'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène
Etait comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène
Va-t'en remplir ton seau

Moi j'ai pris la peine


De m'y arrêter
Dans le cur d'Hélèn'
Moi qui ne suis pas capitaine
Et j'ai vu ma peine
Bien récompensée
Et dans le cur de la pauvre Hélène
Qu'avait jamais chanté
Moi j'ai trouvé l'amour d'une reine
Et moi je l'ai gardé

Los zuecos de Elena

Los zuecos de Elena


estaban totalmente embarrados
los tres capitanes (1)
la hubiesen llamado fea
y la pobre Elena
estaba como un alma en pena.
No busques más una fuente,
tú, que necesitas agua
no busques más, con las lágrimas
podrás llenar tu cubo.

Yo me tomé la molestía
de quitarle
los zuecos a Elena
yo, que no soy capitán
y vi mi esfuerzo
bien recompensado.
En los zuecos de pobre Elena
en sus zuecos embarrados
yo encontré los pies de una reina
y los he guardado.

Sus enaguas de lana


estaban totalmente apolilladas
los tres capitanes
la hubiesen llamado fea
y la pobre Elena
estaba como un alma en pena
no busques más una fuente
tú, que necesitas agua
no busques más, con las lágrimas
podrás llenar tu cubo.

Yo me tomé la molestía
de remangarle
las enaguas a Elena
Yo, que no soy capitán
y vi mi esfuerzo
bien recompensado
Bajo las enaguas de la pobre Elena
bajo sus enaguas apolilladas
yo encontré unas piernas de reina
y yo las he guardado.

Y el corazón de Elena
no sabía cantar
los tres capitanes
la hubiesen llamado fea
y la pobre Elena
estaba como un alma en pena
no busques más una fuente
tú que necesitas agua
no busques más, con las lágrimas
podrás llenar tu cubo.

Yo me tome la molestía
de detenerme en él
en el corazón de Elena
yo, que no soy capitán
y vi mi esfuerzo
bien recompensado
y en el corazón de Elena
que no había cantado nunca
yo he encontrado el amor de una reina
y yo lo he guardado.
(1) Hace referencia a la canción popular En
passant par la Lorraine, donde tres
capitanes encuentran una doncella que
toman por villana. Ver letra completa de
esta canción aquí.

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Misogynie à part
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 10

Misogynie à part

Misogynie à part, le sage avait raison:


Il y a les emmerdant's, on en trouve à
foison
En foule elles se pressent
Il y a les emmerdeus's, un peu plus
raffinées
Et puis, très nettement au-dessus du panier
Y a les emmerderesses
La mienne, à elle seul', sur tout's
surenchérit
Ell' relève à la fois des trois catégories.
Véritable prodige
Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse
itou
Elle passe, ell' dépasse, elle surpasse tout
Ell' m'emmerde, vous dis-je.

Mon Dieu, pardonnez-moi ces propos bien


amers
Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, ell'
m'emmerde, ell' m'emmer-
de, elle abuse, elle attige
Ell' m'emmerde et j'regrett' mes bell's
amours avec
La p'tite enfant d'Marie que m'a soufflée
l'évêque
Ell' m'emmerde, vous dis-je
Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, et
m'oblige à me cu-
rer les ongles avant de confirmer son cul
Or, c'est pas callipyge
Et la charité seul' pouss' ma main résignée
Vers ce cul rabat-joie, conique, renfrogné
Ell' m'emmerde, vous dis-je

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, je le


répète et quand
Ell' me tape sur le ventre, elle garde ses
gants
Et ça me désoblige
Outre que ça dénote un grand manque de
tact
Ça n'favorise pas tellement le contact
Ell' m'emmerde, vous dis-je

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde , quand je


tombe à genoux
Pour cetain's dévotions qui sont bien de
chez nous
Et qui donn'nt le vertige
Croyant l'heure venue de chanter le credo
Elle m'ouvre tout grand son missel sur le
dos
Ell' m'emmerde, vous dis-je

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, à la


fornication
Ell' s'emmerde, ell' s'emmerde avec
ostentation
Ell' s'emmerde, vous dis-je
Au lieu de s'écrier: " Encor ! Hardi ! Hardi
!"
Ell' déclam' du Claudel, du Claudel, j'ai
bien dit
Alors ça, ça me fige

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, j'admets


que ce Claudel
Soit un homm' de génie, un poète immortel
J'reconnais son prestige
Mais qu'on aille chercher dedans son uvre
pie
Un aphrodisiaque, non, ça, c'est d'l'utopie
Ell' m'emmerde, vous dis-je

Misoginia aparte

Misoginia aparte, el sabio tenía razón (1):


Están las pesadas, las hay a millares,
En masa se apiñan.
Están las coñazos, un poco más refinadas,
Y luego, muy por encima del resto,
Están las insoportables.

La mía, ella sola, las sobrepasa a todas,


Y supera a la vez las tres categorías.
Verdadero prodigio,
Pesada, coñazo e insoportable también,
Ella pasa, supera, lo sobrepasa todo.,
Me aburre, os lo digo.
Dios mío, perdóname estas palabras tan
amargas,
Ella me aburre, me aburre, me aburre, me
aburre,
Abusa y exagera,
Me aburre y echo de menos mis amores
con
La monjita que me ha robado el obispo,
Me aburre, os lo digo

Me aburre, me aburre, y me obliga a


limpiarme
Las uñas antes de constatar su culo,
Ahora bien, no es Callipyge, (3)
Y sólo la caridad empuja a mi mano
resignada
Hacia ese culo aguafiestas, cónico,
arrugado,
Me aburre, os lo digo.
Me aburre, me aburre, lo repito y cuando
Me toca en el vientre, se deja puestos sus
guantes
Y eso me disgusta.
Aparte de denotar una gran falta de tacto,
Eso no favorece mucho el contacto.
Me aburre, os lo digo.

Me aburre, me aburre, cuando caigo de


rodillas
Para ciertos placeres que son muy nuestros
Y que provocan vértigo
Cree que ha llegado el momento de cantar
el credo
Y me abre a todo lo ancho, el misal sobre
mi espalda.
Me aburre, os lo digo.

Me aburre, me aburre, en la fornicación


Ella se aburre, se aburre con ostentación
Se aburre, os lo digo.
En vez de gritar: ¡Más! ¡Duro! ¡Duro!
Ella recita cosas de Claudel (2), de
Claudel, he dicho bien
Y entonces eso, eso me paraliza.

Me aburre, me aburre, admito que ese


Claudel
Sea un hombre genial, un poeta inmortal,
Yo reconozco su prestigio,
Pero querer buscar en su obra piadosa
Un afrodisíaco, no, eso es una utopía.
Me aburre, os lo digo.

(1) Se refiere a Paul Valéry (1871-1945),


poeta nacido en Sète y autor de El
Cementerio Marino.

(2) Paul Claudel (1868-1965): Poeta


francés. Considerado uno de los autores
más emblemáticos del catolicismo francés.
(3) En Venus Callipyge (Disco 8) Brassens
expone las características que debe reunir
un culo para ser Callipyge.

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Oisseaux de passage
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 10

Les oiseaux de passage


Paroles: Jean Richepin. Musique: Georges
Brassens

Ô vie heureuse des bourgeois


Qu'avril bourgeonne
Ou que decembre gèle,
Ils sont fiers et contents

Ce pigeon est aimé,


Trois jours par sa pigeonne
Ça lui suffit il sait
Que l'amour n'a qu'un temps

Ce dindon a toujours
Béni sa destinée
Et quand vient le moment
De mourir il faut voir

Cette jeune oie en pleurs:


C'est la que je suis née
Je meurs presd de ma mère
Et je fais mon devoir

Elle a fait son devoir!


C'est a dire que oncques
Elle n'eut de souhait
Impossible elle n'eut

Aucun rêve de lune


Aucun désir de jonque
L'emportant sans rameurs
Sur un fleuve inconnu

Et tous sont ainsi faits!


Vivre la même vie
Toujours, pour ces gens là
Cela n'est point hideux.

Ce canard n'a qu'un bec,


Et n'eut jamais envie
Ou de n'en plus avoir
Ou bien d'en avoir deux

Ils n'ont aucun besoin


De baiser sur les lèvres
Et, loin des songes vains,
Loin des soucis cuisants

Possèdent pour tout cur


Un vicere sans fièvre
Un coucou régulier
Et garanti dix ans

Ô les gens bien heureux


Tout à coup dans l'espace
Si haut qu'ils semblent aller
Lentement, en grand vol

En forme de triangle
Arrive, plane, et passe.
Où vont ils? ... qui sont-ils ?
Comme ils sont loins du sol!

Regardez les passer! Eux


Ce sont les sauvages
Ils vont où leur desir
Le veut par dessus monts

Et bois, et mers, et vents


Et loin des esclavages
L'air qu'ils boivent
Ferait éclater vos poumons
Regardez les! Avant
D'atteindre sa chimère
Plus d'un l'aile rompue
Et du sang plein les yeux

Mourra. Ces pauvres gens


Ont aussi femme et mère
Et savent les aimer
Aussi bien que vous, mieux

Pour choyer cette femme


Et nourrir cette mère
Ils pouvaient devenir
Volailles comme vous

Mais ils sont avant tout


Des fils de la chimère
Des asoiffés d'azur
Des poètes des fous
Regardez les vieux coqs
Jeune Oie édifiante!
Rien de vous ne pourra
monter aussi haut qu'eux
{2x}

Et le peu qui viendra


d'eux à vous
C'est leur fiante
Les bourgeois sont troublés
De voir passer les gueux

Pájaros errantes

¡Oh, vida feliz de los burgueses!


Con que abril florezca
O con que diciembre se hiele,
Ya están contentos y felices.

Este palomo es amado


Tres días por su paloma
Eso le basta, él sabe
Que el amor sólo dura un rato.

Este pavo siempre


Ha bendecido su destino
Y cuando llega la hora
De morir hay que ver

A esta joven oca llorando:


Es aquí donde nací
muero cerca de mi madre
y he cumplido con mi deber.

¡Ella ha hecho su deber!


Es decir que nunca
Tuvo un deseo
Imposible, ella nunca

Deseó la luna,
Nunca deseó un junco
Que la llevase sin remeros
Sobre un río desconocido.

¡Y todos son iguales!


Vivir la misma vida
Siempre, para esta gente
No es nada horrible.

Este pato no tiene más que un pico,


Y nunca tuvo ganas
O de no tenerlo más
O bien de tener dos.

No tienen ninguna necesidad


De besar en los labios,
Y, lejos de sueños vanos,
Lejos de necesidades apremiantes,

Tienen por todo corazón


Una viscera sin fiebre
Un reloj de cuco regular
Y garantizado por diez años.

¡Oh, gente feliz!


De pronto en el espacio
Tan alto que parecen ir
Lentamente, una gran bandada

En forma de triángulo
Llega, planea y se marcha.
¿Dónde van?... ¿Quiénes son?
¡Qué lejos están del suelo!

¡Miradlos pasar! Ellos,


Ellos son los salvajes.
Van donde sus deseos
Los llevan, por encima de montes,

Y bosques, y mares, y vientos,


Y lejos de las esclavitudes.
El aire que respiran
Haría estallar vuestros pulmones.
¡Miradlos! Antes
de alcanzar su quimera
más de uno, con el ala rota,
y llenos de sangre los ojos

morirá. Esta pobre gente


tienen también mujer y madre
y saben amarlas
tan bien como vosotros, mejor.

Para mimar a esta mujer


Y alimentar a esta madre
Podrían convertirse en
Aves de corral como vosotros.

Pero son ante todo


Hijos de la quimera,
Sedientos de cielo azul,
Poetas, locos.
Miradlos, viejos gallos,
Joven oca edificante!
Nada de vosotros podrá
Subir tan alto como ellos.

Y lo poco que llegará


De ellos a vosotros
Es su estiércol.
Los burgueses están turbados
De ver pasar los mendigos.

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Pauvre Martin
Disco 1 - 6 > Disco 2

Pauvre Martin

Avec une bêche à l'épaule,


Avec, à la lèvre, un doux chant,
Avec, à la lèvre, un doux chant,
Avec, à l'âme, un grand courage,
Il s'en allait trimer aux champs!

Pauvre Martin, pauvre misère,


Creuse la terre, creuse le temps!
Pour gagner le pain de sa vie,
De l'aurore jusqu'au couchant,
De l'aurore jusqu'au couchant,
Il s'en allait bêcher la terre
En tous les lieux, par tous les temps!
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!

Sans laisser voir, sur son visage,


Ni l'air jaloux ni l'air méchant,
Ni l'air jaloux ni l'air méchant,
Il retournait le champ des autres,
Toujours bêchant, toujours bêchant!

Pauvre Martin, pauvre misère,


Creuse la terre, creuse le temps!

Et quand la mort lui a fait signe


De labourer son dernier champ,
De labourer son dernier champ,
Il creusa lui-même sa tombe
En faisant vite, en se cachant...
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!

Il creusa lui-même sa tombe


En faisant vite, en se cachant,
En faisant vite, en se cachant,
Et s'y étendit sans rien dire
Pour ne pas déranger les gens...

Pauvre Martin, pauvre misère,


Dors sous la terre, dors sous le temps!

Pobre Martín

Con una laya a la espalda,


con un dulce canto en su boca,
con un dulce canto en su boca,
con mucho ánimo en su alma,
se iba a currelar a los campos.
¡Pobre Martín, pobre miserable
cava la tierra, cava el tiempo!
Para ganar el pan de cada día,
de la aurora hasta el poniente,
de la aurora hasta el poniente,
se iba a cavar la tierra
por todas partes, en cualquier época!
¡Pobre Martín, pobre miserable,
cava la tierra, cava el tiempo!

Sin reflejar en su rostro,


ni la envidia ni la maldad
ni la envidia ni la maldad
labraba la tierra de los otros
siempre cavando, siempre cavando!

¡Pobre Martín, pobre miserable,


cava la tierra, cava el tiempo!

Y cuando la muerte le hizo un gesto


para que labrara su último campo,
para que labrara su último campo,
cavó él mismo su tumba
rápidamente, a escondidas...

¡Pobre Martín, pobre miserable,


cava la tierra, cava el tiempo!

Cavó él mismo su tumba


rápidamente, a escondidas,
rápidamente, a escondidas,
y se tendió en ella sin decir nada
para no molestar a los demás...

¡Pobre Martín, pobre miserable,


duerme bajo la tierra, duerme bajo el
tiempo!

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Rien à jeter
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 10

Rien à jeter

Sans ses cheveux qui volent


J'aurais, dorénavant,
Des difficultés folles
A voir d'où vient le vent.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,


Sur l'île déserte il faut tout emporter.
Je me demande comme
Subsister sans ses joues
M'offrant de belles pommes
Nouvelles chaque jour.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,


Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Sans sa gorge, ma tète,


Dépourvu' de coussin,
Reposerais par terre
Et rien n'est plus malsain.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,


Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Sans ses hanches solides


Comment faire, demain,
Si je perds l'équilibre,
Pour accrocher mes mains ?
Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Elle a mile autres choses


Précieuses encore
Mais, en spectacle, j'ose
Pas donner tout son corps.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,


Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Des charmes de ma mie


J'en passe et des meilleurs.
Vos cours d'anatomie
Allez les prendre ailleurs.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,


Sur l'île déserte il faut tout emporter.

D'ailleurs, c'est sa faiblesse,


Elle tient ses os
Et jamais ne se laisse-
rait couper en morceaux.

Tout est bon chez elle, y a rien à jeter,


Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Elle est quelque peu fière


Et chatouilleuse assez,
Et l'on doit tout entière
La prendre ou la laisser.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,


Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Nada que tirar

Sin sus cabellos al viento


Tendré, en adelante,
Grandes dificultades
Para ver de donde viene el viento.
Todo es bueno en ella, no hay nada que
tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Me pregunto cómo
Subsistir sin sus mejillas,
Que me ofrecen bellas manzanas
Nuevas cada día.

Todo es bueno en ella, no hay nada que


tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Sin su cuello, mi cabeza,


Desprovista de cojín,
Reposaría en la tierra
Y nada es más dañiño.

Todo es bueno en ella, no hay nada que


tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.
Sin sus sólidas caderas
¿Cómo hacer, mañana,
Si pierdo el equilibrio,
Para agarrarme con las manos?

Todo es bueno en ella, no hay nada que


tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Ella tiene otras mil cosas


También preciosas,
Pero, no me atrevo a ofrecer
todo su cuerpo, como en un espectáculo.

Todo es bueno en ella, no hay nada que


tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Los encantos de mi amiga,


Los callo y los mejores.
Vuestros cursos de anatomía
Id a darlos en otra parte.

Todo es bueno en ella, no hay nada que


tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Por otra parte, su debilidad es


Querer a sus huesos,
Y nunca se dejaría
Cortar en trocitos.

Todo es bueno en ella, no hay nada que


tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Es un poco orgullosa
Y melindrosa también,
Y tal como es
hay que tomarla o dejarla.
Todo es bueno en ella, no hay nada que
tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

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Si le bon dieu l'avait voulu
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 7

Si le bon dieu l'avait voulu


Paroles: Paul Fort.

Si le Bon Dieu l'avait voulu - lanturette,


lanturlu,-
j'aurais connu la Cléopâtre, et je t'aurais
pas connue.
J'aurais connu la Cléopâtre, et je ne t'aurais
pas connue.
Sans ton amour que j'idolâtre, las ! que
fussé-je devenu?

Si le Bon Dieu l'avait voulu, j'aurais connu


la Messaline,
Agnès, Odette et Mélusine, et je ne t'aurais
pas connue.
J'aurais connu la Pompadour, Noémi,
Sarah, Rebecca,
la Fille du Royal Tambour, et la Mogador
et Clara.

Mais le Bon Dieu n'a pas voulu que je


connaisse leurs
amours, je t'aiconnue, tu m'as connu -
gloire à Dieu
au plus haut des nues ! - Las! que fussé-je
devenu sans
toi la nuit, sans toi le jour ? Je t'ai connue,
tu m'as connu
gloire à Dieu au plus haut des nues !
Si el buen dios lo hubiese querido
Paroles: Paul Fort. Musique: Georges
Brassens

Si el Buen Dios lo hubiese querido, lalarí,


lalará,-
yo hubiese conocido a Cleopatra, y no te
hubiese conocido.
Hubiese conocido a Cleopatra, y no te
hubiese conocido.
Sin tu amor que yo idolatro, ¡ay! ¿Qué
sería de mí?

Si el Buen Dios lo hubiese querido, yo


hubiese conocido a Mesalina,
Agnès, Odette y a Melusina, y no te
hubiese conocido.
Hubiese conocido a al Pompadur, Noemí,
Sara, Rebeca,
a la hija del regimiento, a la Mogador y
Clara.
Pero el Buen Dios no ha querido que
conociese sus
amores, yo te he conocido, tú me has
conocido- ¡gloria a Dios
en las alturas! ¡Ay! Que sería para mí la
noche sin
ti, el día sin ti? Te he conocido, tú me has
conocido
¡gloria a Dios en las alturas!

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Supplique pour être
enterré à la plage de Sète
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 9

Supplique pour être enterré sur la plage de


Sète

La Camarde qui ne m'a jamais pardonné,


D'avoir semé des fleurs dans les trous de
son nez,
Me poursuit d'un zèle imbécile.
Alors cerné de près par les enterrements,
J'ai cru bon de remettre à jour mon
testament,
De me payer un codicille.

Trempe dans l'encre bleue du Golfe du


Lion,
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux
tabellion,
Et de ta plus belle écriture,
Note ce qu'il faudra qu'il advint de mon
corps,
Lorsque mon âme et lui ne seront plus
d'accord,
Que sur un seul point : la rupture.

Quand mon âme aura pris son vol à


l'horizon,
Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson,
Celles des titis, des grisettes.
Que vers le sol natal mon corps soit
ramené,
Dans un sleeping du Paris-Méditerranée,
Terminus en gare de Sète.

Mon caveau de famille, hélas ! n'est pas


tout neuf,
Vulgairement parlant, il est plein comme
un uf,
Et d'ici que quelqu'un n'en sorte,
Il risque de se faire tard et je ne peux,
Dire à ces braves gens : poussez-vous donc
un peu,
Place aux jeunes en quelque sorte.

Juste au bord de la mer à deux pas des flots


bleus,
Creusez si c'est possible un petit trou
moelleux,
Une bonne petite niche.
Auprès de mes amis d'enfance, les
dauphins,
Le long de cette grève où le sable est si fin,
Sur la plage de la Corniche.
C'est une plage où même à ses moments
furieux,
Neptune ne se prend jamais trop au
sérieux,
Où quand un bateau fait naufrage,
Le capitaine crie : "Je suis le maître à bord
!
Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord,
Chacun sa bonbonne et courage".

Et c'est là que jadis à quinze ans révolus,


A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus,
Je connu la prime amourette.
Auprès d'une sirène, une femme-poisson,
Je reçu de l'amour la première leçon,
Avalai la première arête.

Déférence gardée envers Paul Valéry,


Moi l'humble troubadour sur lui je
renchéris,
Le bon maître me le pardonne.
Et qu'au moins si ses vers valent mieux que
les miens,
Mon cimetière soit plus marin que le sien,
Et n'en déplaise aux autochtones.

Cette tombe en sandwich entre le ciel et


l'eau,
Ne donnera pas une ombre triste au
tableau,
Mais un charme indéfinissable.
Les baigneuses s'en serviront de paravent,
Pour changer de tenue et les petits enfants,
Diront : chouette, un château de sable !

Est-ce trop demander : sur mon petit lopin,


Planter, je vous en prie une espèce de pin,
Pin parasol de préférence.
Qui saura prémunir contre l'insolation,
Les bons amis venus faire sur ma
concession,
D'affectueuses révérences.

Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie,


Tous chargés de parfums, de musiques
jolies,
Le Mistral et la Tramontane,
Sur mon dernier sommeil verseront les
échos,
De villanelle, un jour, un jour de fandango,
De tarentelle, de sardane.

Et quand prenant ma butte en guise


d'oreiller,
Une ondine viendra gentiment sommeiller,
Avec rien que moins de costume,
J'en demande pardon par avance à Jésus,
Si l'ombre de sa croix s'y couche un peu
dessus,
Pour un petit bonheur posthume.

Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon,


Pauvres grands disparus gisant au
Panthéon,
Pauvres cendres de conséquence,
Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.

Vous envierez un peu l'éternel estivant,


Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.

Súplica para ser enterrado en la playa de


Séte

La muerte que no me ha perdonado nunca


de haberme burlado de ella
me persigue con un celo imbécil.
Entonces, acosado de cerca por los
enterradores,
he creído oportuno de poner al día mi
testamento,
de pagarme un codicilo.

Moja en la tinta azul del Golfo de León,


moja, moja tu pluma, oh mi viejo escribano
y con tu letra más bonita,
anota lo que tenga que pasar con mi
cuerpo,
cuando mi alma y él no estén de acuerdo
más
que sobre un solo punto: la ruptura.

Cuando mi alma tome su vuelo hacia el


horizonte,
hacia la de Gavroche y de Mimi Pinson,
(1)
las de los golfillos de París, de las
modistillas.
Que hacia mi tierra natal mi cuerpo sea
llevado,
en un coche-cama de Paris-Mediterraneo,
con llegada en la estación de Sète.
Mi panteón familiar, ¡ay! no es muy nuevo,
vulgarmente hablando, está lleno a rebosar,
y de aquí a que alguien salga de allí,
puede pasar mucho tiempo y yo no puedo,
decir a esa buena gente: apretaos un poco
y dejad un poco de sitio a los jóvenes.

Justo al borde del mar a dos pasos de las


olas azules,
cavad si es posible un pequeño agujero
blandito,
un buen nicho pequeñito.
Cerca de mis amigos de la infancia, los
delfines,
a lo largo de esta playa donde la arena es
tan fina,
sobre la playa de la Corniche.

Es un playa donde incluso en sus


momentos más furiosos,
Neptuno no es tomado jamás demasiado en
serio,
donde cuando un barco naufraga,
el capitán grita: Yo soy el jefe a bordo!
sálvese el que pueda, el vino y el pastis lo
primero,
cada uno su botella y coraje.

Y es aquí, donde a mis quince años ya


perdidos,
en la edad donde divertirse solo ya no era
suficiente,
conocí el primer amorcito.
Cerca de una sirena, una mujer-pez,
yo recibí del amor la primera lección,
tragué mi primera espina.

Con el debido respeto hacia Paul Valery


(2),
yo, el humilde trovador, sobre él yo
sobresalga,
el buen maestro me lo perdone.
Y que, al menos, si sus versos valen más
que los mios,
mi cementerio sea más marino que el suyo,
y no disguste a los autóctonos.

Esta tumba como un sándwich entre el


cielo y el agua,
no dará una sombra triste al paisaje,
sino un encanto indefinible.
Las bañistas se servirán de ella como
biombo,
para cambiar de ropa y los niños
dirán: ¡qué bonito, un castillo de arena!

Y si no es demasiado pedir: sobre mi


parcelita,
plantad, os lo ruego, alguna especie de
pino,
pino parasol preferentemente,
que sabrá proteger contra la insolación,
a los buenos amigos que vengan a mi
sepultura para hacer,
afectuosas reverencias.

Que vengan de España, o que vengan de


Italia
todos cargados de perfumes de músicas
bonitas,
el Mistral y la Tramontana.
Sobre mi último sueño verterán los ecos,
de villanelles un día y otro de fandangos,
de tarantelas y de sardanas.

Y cuando tomando mi colina por una


especie de almohada,
una ondina venga a dormitar gentilmente,
con menos que nada de vestidos,
yo pido perdon por adelantado a Jesús,
si la sombra de su cruz se echa un poco
encima de ella,
para una pequeña felicidad póstuma.
Pobres reyes faraones, pobre Napoleón.
pobres grandes desaparecidos que yacen en
el Panteón (3),
pobres cenizas de gente importante,
vosotros envidiaréis un poco al eterno
veraneante,
que se pasea en hidropedales sobre la
playa, soñando,
y que pasa su muerte como si fuesen unas
vacaciones.

vosotros envidiaréis un poco al eterno


veraneante,
que se pasea en hidropedales sobre la
playa, soñando,
que pasa su muerte como si fuesen unas
vacaciones.

(1) Gavroche et Mimi Pinson: Gavroche es


un personaje de la novela Los Miserables
de Victor Hugo. Representa al chiquillo
parisino. Mimi Pinson es la protagonista de
un cuento de Alfred de Musset aparecido
en 1845. Representa al pueblo llano de
París al igual que Gavroche.

(2) Paul Valery: Se refiere a Paul Valéry


(1871-1945), poeta nacido en Sète y autor
de El Cementerio Marino.

(3) Panteón: Edificio parisino que acoge


las tumbas de las glorias nacionales de
diferentes ámbitos: letras, ciencias,
política, etc.

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Une jolie fleur
Disco 1 - 6 > Disco 3

Une jolie fleur

Jamais sur terre il n'y eut d'amoureux


Plus aveugles que moi dans tous les âges
Mais faut dir' qu' je m'étais crevé les yeux
En regardant de trop près son corsage

Un' jolie fleur dans une peau d'vache


Un' jolie vach' déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn' par le bout du cur

Le ciel l'avait pourvue des mille appas


Qui vous font prendre feu dès qu'on y
touche
L'en avait tant que je ne savais pas
Ne savais plus où donner de la bouche

Un' jolie fleur dans une peau d'vache


Un' jolie vach' déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn' par le bout du cur

Ell' n'avait pas de tête, ell' n'avait pas


L'esprit beaucoup plus grand qu'un dé à
coudre
Mais pour l'amour on ne demande pas
Aux filles d'avoir inventé la poudre

Un' jolie fleur dans une peau d'vache


Un' jolie vach' déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn' par le bout du cur

Puis un jour elle a pris la clef des champs


En me laissant à l'âme un mal funeste
Et toutes les herbes de la Saint-Jean
N'ont pas pu me guérir de cette peste

J' lui en ai bien voulu, mais à présent


J'ai plus d'rancune et mon cur lui pardonne
D'avoir mis mon cur à feu et à sang
Pour qu'il ne puisse plus servir à personne

Un' jolie fleur dans une peau d'vache


Un' jolie vach' déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn' par le bout du cur

Una bonita flor

Nunca en la tierra hubo enamorados


más ciegos que yo a cualquier edad
pero hay que decir que gasté mi vista
mirando demasiado cerca su blusa

Una corderita con piel de lobo,


una bonita loba disfrazada de cordera
que se hace la tierna y que os amarra
y luego, os lleva por donde quiere

El cielo la había dotado de mil encantos


que os ponen al rojo vivo desde que se
tocan
ella tenía tantos que yo no sabía
no sabía ya donde poner la boca.

Una corderita con piel de lobo


una bonita loba disfrazada de cordera
que se hace la tierna y que os amarra
y luego, os lleva por donde quiere

Ella no tenía cabeza, ella no tenía


el cerebro más grande que un dedal
pero para el amor no se les pide
a las chicas haber inventado la polvora.

Una corderita con piel de lobo


una bonita loba disfrazada de cordera
que se hace la tierna y que os amarra
y luego, os lleva por donde quiere

Depués, un día, ella se largó


dejándome en el alma un mal funesto
y todas la hierbas de San Juan
no han podido curarme de este mal.

Por eso la quise mal, pero ahora


ya no le guardo rencor y mi corazón le
perdona
haber asolado mi corazón
para que ya no pueda servir a nadie.

Una corderita con piel de lobo


una bonita loba disfrazada de cordera
que se hace la tierna y que os amarra
y luego, os lleva por donde quiere

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Élegie à une rate de cave
Disco 7- 12 Otras canciones > Otras
canciones

Elégie à un rat de cave

Personne n'aurait cru ce cave


Prophétisant que par malheur
Mon pauvre petit rat de cave
Tu débarquerais avant l'heure
Tu n'étais pas du genre qui vire
De bord et tous on le savait
Du genre à quitter le navire
Et tu es la premièr' qui l'aies fait

Maintenant m'amie qu'on te séquestre


Au sein des cieux
Que je m'déguise en chanteur d'orchestre
Pour tes beaux yeux
En partant m'amie je te l'assure
Tu as fichu le noir au fond de nous
Quoiqu'on n'ait pas mis de crêpe sur
Nos putains de binious
On n'm'a jamais vu, faut que tu l'notes
C'est une primeur
Faire un buf avec des croque-notes
C'est en ton honneur
Sache aussi qu'en écoutant Bechet
Foll' gamberge, on voit la nuit tombée
Ton fantôme qui sautille en cachette
Rue du Vieux Colombier
Ton fantôme qui sautille en cachette
Rue du Vieux Colombier
Sans aucun "au revoir mes frères"
Mais on n't'en veut pas pour autant
Mine de rien tu est allée faire
Ton trou dans les neiges d'antan
Désormais, c'est pas des salades
Parmi Flora, Jeanne, Thaïs
J'inclus ton nom à la ballade
Des belles dam's du temps jadis

Maintenant m'amie qu'ta place est faite


Chez les gentils
Qu'tu as r'trouvé pour l'éternelle fête
Papa Zutty
Chauff' la place à tous les vieux potaches
Machin, Chose, et Luter et Longnon
Et ce gras du bide de Moustache
Tes fidèl's compagnons
S'il est brave, pourquoi que Dieu le père
Là-haut ferait
Quelque différence entre Saint-Pierre
Et Saint-Germain-des-Prés
De tout cur on espère que dans ce
Paradis miséricordieux
Brill'nt pour toi des lendemains qui dansent
Où y a pas de bon Dieu
Brill'nt pour toi des lendemains qui dansent
Où y a pas de bon Dieu

Elegía a un ratón de cabaret (1)

Nadie habría creído a ese tonto,


Al profetizar que, desgraciadamente,
Mi pobre ratoncito de cabaret
Tú desembarcarías antes de tiempo.
Tú no eras de los que cambian de idea
Y todos lo sabíamos,
De los que abandonan el barco
Y tu eres el primero que lo has hecho.

Ahora amiga, que estás secuestrada


En el fondo de los cielos,
Que me disfrazo en cantante de orquesta
Para tus bellos ojos,
Al irte, amiga, te lo aseguro
Has llenado de pena nuestro interior
Aunque no hayamos puesto un crespón en
Nuestras gaitas sinvergüenzas.
Munca me han visto, tienes que darte
cuenta,
Es una primicia,
Partir un piñón con una orquesta,
Es en tu honor.
Has de saber también que al escuchar a
Bechete
Buena ocurrencia, se ha visto, por la
noche,
A tu fantasma que brincaba a escondidas,
En la calle de Vieux Colombier.
A tu fantasma que brincaba a escondidas,
En la calle de Vieux Colombier.

Sin decir hasta la vista, amigos,


Pero no te lo tomamos en cuenta,
Como quien no quiere la cosa, te fuiste
A hacerte un hueco en las nieves de
antaño,
En adelante, y no es un cuento,
Entre Flora, Jeanne, Thaïs
Incluyo tu nombre en la balada (2)
De las bellas damas de antaño.

Ahora, amigo, que te has hecho un lugar


Entre los gentiles,
Que te has reencontrado, para la fiesta
eterna,
Con Papa Zutty,
Calientanos el sitio a todos lo viejos
amigos,
A éste, a aquél, y a Luter y a Longnon
Y a este barrigón de Moustache,
Tus fieles compañeros.
Si es buena gente, ¿porqué Dios,
Allí arriba haría
Ninguna diferencia entre Saint-Pierre
Y Saint-Germain-des-Prés.
De todo corazón esperamos que en ese
Paraíso misericordioso
Brillen para ti días que bailen
Donde no hay buen Dios,
Brillen para ti días que bailen
Donde no hay buen Dios.

(1) Cave: Habitación acondicionada como


cabaret, sala de baile, etc.

(2) Ballade des dames du temps jadis:


Título de una canción del primer disco del
propio Brassens.

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Todas las canciones de Georges Brassens
traducidas al español

Pourtant, ses chansons sont traduites aux


quatre coins de notre planète. Privées de la
voix de l'auteur, dépouillées de la
résonance des mots, incertaines du charme
de la musique qui s'altère au contact de
nouvelles sonorités, que reste-t-il de ce qui
nous séduit dans les chanson de Brassens?

Manifestement, il en reste des idées. Pour


quelqu'un qui se défendait d'en avoir, voilà
une performance inédite! Brassens,
lorsque'il écrit, lorsqu'il chante, s'adresse
au meilleur de l'homme pour lui dire
quelques vérités intemporelles et
planétaires. "Qu'ils soient d'ici ou de
n'importe quel parage", les hommes,
débarrassés des préoccupations vulgaires,
sont identiques et aspirent aux mêmes
transcendances. Il leur parle de liberté, de
tolérance, d'amour et de dignité, il est
entendu par tous ceux qui tentent
d'échapper à la désesperance.

Josée Stroobants et Eric Zimmermann:


Georges Brassens chez Jeanne.

(Sin embargo, sus canciones se traducen en


todos los rincones del planeta. Privadas de
la voz de su autor, despojadas de la
resonancia de las palabras, inseguras del
encanto de la música que se adultera al
contacto de nuevas sonoridades, ¿qué
queda de lo que nos seduce en las
canciones de Brassens?

Está claro que quedan las ideas. Para


alguien que no quería tenerlas, ¡no deja de
ser algo chocante!. Brassens, cuando
escribe, cuando canta, se dirige a lo mejor
del hombre para decirle algunas verdades
intemporales y universales. "Que sean de
aquí o de allá", los hombres, liberados de
sus preocupaciones banales, son idénticos
y aspiran a las mismas trascendencias. Él
les habla de libertad, de tolerancia, de amor
y de dignidad, y es escuchado por todos los
que intentan escapar de la desesperanza.)
Leer mi libro de visitas

Firmar mi libro de visitas

Traductor y webmaster: Jesús Álvarez ///


E-mail: locali2001@yahoo.fr

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Georges Brassens en español

Georges Brassens
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Menú Principal:

Inicio
Disco 1 - 6
Disco 1
La mauvaise reputation
Le fossoyeur
Le gorille
Le petit cheval
Ballade des dames du
temps jadis
Hecatombe
La chasse aux papillons
Le parapluie
La marine
Corne d'Aurochs
Il suffit passer le pont
Comme hier
Disco 2
Les amoureux des bancs
publics
Brave Margot
Pauvre Martin
La première fille
La cane de Jeanne
Je suis un voyou
J'ai rendez vous avec
vous
Le vent
Il n'y a pas d'amour
heureux
La mauvaise herbe
Le mauvaise sujet
repenti
P... de toi
Disco 3
Chanson pour
l'Auvergnat
Les sabots d'Hélène
Marinette
Une jolie fleur
La légende de la nonne
Colombine
Auprès de mon arbre
Gastibelza
Le testament
La prière
Le nombril des femmes
d'agents
Les croquants
Disco 4
Je me suis fait tout petit
L'amandier
Oncle Archibald
La marche nuptiale
Les lilas
Au bois de mon coeur
Grand-père
Celui qui a mal tourné
Le vin
Philistins
Disco 5
Le vieux Léon
La ronde des jurons
À lòmbre du coeur de
ma mie
Le pornographe
Le père Noel et la petite
fille
La femme d'Hector
Bonhomme
Les funérailles d'antan
Le cocu
Comme une soeur
Disco 6
La traîtresse
Tonton Nestor
Le bistrot
Embrasse-les-tous
La ballade des
cimetières
Penélope
L'orage
Le mécreant
Le verger du roi Louis
Le temps passé
La fille à cent sous
Disco 7- 12 Otras canciones
Disco 7
Les trompettes de la
renommée
Jeanne
Dans l'eau de la claire
fontaine
Je rejoindrai ma belle
La margueritte
Si le bon dieu l'avait
voulu
La guerre de 14-18
Les amours d'antan
Le temps ne fait rien à
l'affaire
Marquise
L'assassinat
La complainte des filles
de joie
Disco 8
Les copains d'abord
Les quat'z'arts
Le petit joueur de
flûteau
La tondue
Le vingt-deux
septembre
Les deux oncles
Vénus Callipyge
Le mouton de Panurge
La route aux quatre
chansons
Saturne
Le grand Pan
Disco 9
Supplique pour être
enterré à la plage de
Sète
Le fantôme
La fessée
Le pluriel
Les quatre bacheliers
Le boulletin de santé
La non-demande en
mariage
Le grand chêne
Concurrence déloyale
L'épave
Le moyenâgeux
Disco 10
Misogynie à part
Bécassine
L'ancêtre
Rien à jeter
Oisseaux de passage
La religieuse
Pensée des morts
La rose, la bouteille et la
poignée de main
Sale petit bonhomme
Disco 11
Fernande
Stances à un
cambrioleur
La ballade des gens qui
sont nés quelque part
La princesse et le
croque-notes
Sauf le respect que je
vous dois
Le blason
Mourir pour des idées
Quatre-vingt-quinze
pour cent
Les passantes
Le roi
À l'ombre des maris
Disco 12
Trompe la mort
Les ricochets
Tempête dans un
bénitier
Boulevard du temps que
passe
Le modeste
Don Juan
Les casseuses
Cupidon s'en fout
Montélimar
Histoire du faussaire
La messe au pendu
Lèche-cocu
Les patriotes
Mélanie
Otras canciones
Élegie à une rate de
cave
Maman, papa
La visite
Le bricoleur
Les radis
Canciones orden alfabético
Indice de todas las canciones
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Impasse Florimont
Fotos II
Fotos III
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Otros gustos, aficiones...
Área webmaster
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Indice de todas las
canciones
Canciones orden alfabético

ÍNDICE ALFABÉTICO DE CANCIONES

À l'ombre des maris


À l'ombre du coeur de ma mie
L'amandier
Les amoureux des bancs publics
Les amours d'antan
L'ancêtre
L'assassinat
Au bois de mon coeur
Auprès de mon arbre

La ballade des cimetières


Ballade des dames du temps jadis
La ballade des gens qui sont nés quelque
part
Bécassine
Le bistrot
Le blason
Bonhomme
Boulevard du temps qui passe
Brave Margot
Le bricoleur
Le bulletin de santé

La cane de Jeanne
Les casseuses
Celui qui a mal tourné
Chanson pour l'Auvergnat
La chasse aux papillons
Le cocu
Colombine
Comme hier
Comme une soeur
La complainte des filles de joie
Concurrence déloyale
Les copains d'abord
Corne d'Aurochs
Les croquants
Cupidon s'en fout

Dans l'eau de la claire fontaine


Les deux oncles
Don Juan

E
Elégie à un rat de cave
Embrasse les tous
L'épave

Le fantôme
La femme d'Hector
Fernande
La fessée
La fille à cent sous
Le fossoyeur
Les funerailles d'antan

Gastibelza (l'homme à la carabine)


Le gorille
Le grand chêne
Le Grand Pan
Grand-père
La Guerre de 14-18

Hécatombe
Histoire de faussaire

Il n'y a pas d'amour heureux


Il suffit de passer le pont

J'ai rendez-vous avec vous


Je me suis fait tout petit
Je rejoindrai ma belle
Je suis un voyou
Jeanne
L

Lèche-cocu
La légende de la nonne
Les lilas

Maman, Papa
La marche nuptiale
La marguerite
La marine
Marinette
Marquise
Le mauvais sujet repenti
La mauvaise herbe
La mauvaise réputation
Le mécréant
Mélanie
La messe au pendu
Misogynie à part
Le modeste
Montélimar
Mourir pour des idées
Le mouton de Panurge
Le moyenâgeux

Le nombril des femmes d'agents


La non-demande en mariage

Les oiseaux de passage


Oncle Archibald
L'orage

P... de toi
Le parapluie
Les Passantes
Les patriotes
Pauvre Martin
Pénélope
Pensée des morts
Le Père Noël et la petite fille
Le petit cheval
Le petit joueur de flûteau
Philistins
Le pluriel
Le pornographe
La première fille
La prière
La princesse et le croque-notes

Les quat'z'arts
Les quatre bacheliers
Quatre-vingt-quinze pour cent
R

Les radis
La religieuse
Les ricochets
Rien à jeter
Le Roi
La ronde des jurons
La rose, la bouteille et la poignée de main
La route aux quatre chansons

Les sabots d'Hélène


Sale petit bonhomme
Saturne
Sauf le respect que je vous dois
Si le bon dieu l'avait voulu
Stances à un cambrioleur
Supplique pour être enterré sur une plage
de Sète

Tempête dans un bénitier


Le temps ne fait rien à l'affaire
Le temps passé
Le testament
La tondue
Tonton Nestor
La traitresse
Trompe la mort
Les Trompettes de la Renommée

Une jolie fleur

V
Le vent
Venus callipyge
Le verger du roi Louis
Le vieux Léon
Le vin
Le vingt deux septembre
La visite

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DISCOGRAFIA BRASSENS

La Mauvaise Réputation (1952)

1. La Mauvaise Réputation

2. Le Parapluie

3. Le Petit Cheval

4. Le Fossoyeur

5. Le Gorille
6. Corne d'Auroch

7. La Chasse aux papillons

8. Hécatom

Le Vent (1953)

1. Le Vent

2. J'ai rendez-vous avec vous

3. Bancs publics ou Les Amoureux des


bancs publics

4. Ballade des dames du temps jadis

5. Comme hier

6. Pauvre Martin
7. Brave Margot

8. Il suffit de passer le pont

9. La Cane de Jeanne

10. La Marine

11. Il ny a pas damour heureux

Les Sabots d'Hélène (1954)

1. Les Sabots d'Hélène

2. Chanson pour l'Auvergnat

3. La Première Fille

4. La Prière

5. Gastibelza
6. La Mauvaise Herbe

7. Une jolie fleur

8. Je suis un voyou

9. Le Mauvais Sujet repenti

10. Putain de toi

[ editar ] Je me suis fait tout petit (1956)

1. Je me suis fait tout petit

2. Auprès de mon arbre

3. Marinette

4. Le Testament

5. Les Croquants
6. La Légende de la nonne

7. Le Nombril des femmes dagents

8. Colombine

[ editar ] Oncle Archibald (1957)

1. Oncle Archibald

2. LAmandier

3. La Marche nuptiale

4. Au bois de mon cur

5. Celui qui a mal tourné

6. Grand-père

7. Les Lilas
8. Philistins

9. Le Vin

[ editar ] Le Pornographe (1958)

1. Le Pornographe

2. Le Vieux Léon

3. La Femme d'Hector

4. À l'ombre du cur de ma mie

5. Le Cocu

6. La Ronde des jurons

7. Comme une sur

8. Bonhomme
[ editar ] Les Funérailles dantan (1960)

1. Les Funérailles dantan

2. Le Mécréant

3. Embrasse-les tous

4. Le Père Noël et la Petite Fille

5. Le Bistrot

6. LOrage

7. Pénélope

8. Le Verger du roi Louis

[ editar ] Le temps ne fait rien à l'affaire


(1961)
1. Le temps ne fait rien à l'affaire

2. Dans leau de la claire fontaine

3. La Traîtresse

4. La Ballade des cimetières

5. La Complainte des filles de joie

6. Tonton Nestor

7. Le Temps passé

8. La Fille à cent sous

[ editar ] Les Trompettes de la renommée


(1962)

1. Les Trompettes de la renommée


2. Jeanne

3. Je rejoindrai ma belle

4. Marquise

5. La Guerre de 14-18

6. Les Amours d'antan

7. L'Assassinat

8. La Marguerite

9. Si le Bon Dieu l'avait voulu

[ editar ] Les Copains d'abord (1964)

1. Les Copains d'abord

2. Les 4 z'arts
3. Le Petit Joueur de flûteau

4. La Tondue

5. Le 22 septembre

6. Les Deux oncles

7. Vénus callipyge

8. Le Mouton de Panurge

9. La Route aux 4 chansons

10. Saturne

11. Le Grand Pan

[ editar ] Supplique pour être enterré à la


plage de Sète (1966)
1. Supplique pour être enterré à la plage
de Sète

2. Le Fantôme

3. La Fessée

4. Le Pluriel

5. Les Quatre bacheliers

6. Le Bulletin de santé

7. La Non-demande en mariage

8. Le Grand Chêne

9. Concurrence déloyale

10. L' Épave


11. Le Moyenâgeux

[ editar ] Misogynie à part (1969)

1. Misogynie à part

2. Bécassine

3. L'Ancêtre

4. Rien à jeter

5. Les Oiseaux de passage

6. La Religieuse

7. Pensée des morts

8. La Rose, la bouteille et la poignée de


main
9. Sale petit bonhomme

[ editar ] Fernande (1972)

1. Fernande

2. Stances à un cambrioleur

3. La ballade des gens qui sont nés


quelque part

4. La Princesse et le croque-notes

5. Sauf le respect que je vous dois

6. Le Blason

7. Mourir pour des idées

8. Quatre-vingt-quinze pour cent


9. Les Passantes

10. Le Roi

11. À l'ombre des maris

[ editar ] Trompe la mort (1976)

1. Trompe la mort

2. Les Ricochets

3. Tempête dans un bénitier

4. Le boulevard du temps qui passe

5. Le Modeste

6. Don Juan

7. Les Casseuses
8. Cupidon s'en fout

9. Montélimar

10. Histoire de faussaire

11. La Messe au pendu

12. Lèche-cocu

13. Les Patriotes

14. Mélanie
À l'ombre des maris
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 11

À l'ombre des maris

Les dragons de vertu n'en prennent pas


ombrage,
Si j'avais eu l'honneur de commander aù
bord,
A bord du Titanic quand il a fait naufrage,
J'aurais crié:"Les femm's adultères
d'abord!"
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière ...

Car, pour combler les vux, calmer la fievre


ardente
Du pauvre solitaire et qui n'est pas de bois,
Nulle n'est comparable à l'epouse
inconstante.
Femmes de chefs de gar', c'est vous la fleur
des pois.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,


Je suis derrière...

Quant à vous, messeigneurs, aimez à votre


guise,
En ce qui me concerne, ayant un jour
compris
Qu'une femme adultère est plus qu'une
autre exquise,
Je cherche mon bonheur à l'ombre des
maris.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,


Je suis derrière...

A l'ombre des maris mais, cela va sans


dire,
Pas n'importe lesquels, je les tri', les
choisis.
Si madame Dupont, d'aventure, m'attire,
Il faut que, par surcroit, Dupont me plaise
aussi!

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,


Je suis derrière...

Il convient que le bougre ait une bonne


poire
Sinon, me ravisant, je détale à grands pas,
Car je suis difficile et me refuse à boire
Dans le verr; d'un monsieur qui ne me
revient pas.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,


Je suis derrière...

Ils sont loins mes débuts ou, manquant de


pratique,
Sur des femmes de flics je mis mon
dévolu.
Je n'étais pas encore ouvert à l'esthétique.
Cette faute de gout je ne la commets plus.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,


Je suis derrière...

Oui, je suis tatillon, pointilleux, mais


j'estime
Que le mari doit être un gentleman
complet,
Car on finit tous deux par devenir intimes
A force, à force de se passer le relais
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Mais si l'on tombe, hélas! sur des maris


infames,
Certains sont si courtois, si bons si
chaleureux,
Que, même apres avoir cessé d'aimer leur
femme,
On fait encore semblant uniquement pour
eux.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,


Je suis derrière...

C'est mon cas ces temps-ci, je suis triste,


malade,
Quand je dois faire honneur à certaine
pecore.
Mais, son mari et moi, c'est Oreste et
Pylade,
Et, pour garder l'ami, je la cajole encore.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,


Je suis derrière...

Non contente de me déplaire, elle me


trompe,
Et les jours ou, furieux, voulant tout mettre
à bas
Je cri:"La coupe est pleine, il est temps que
je rompe!"
Le mari me suppli':"Non ne me quittez
pas!"

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,


Je suis derrière...

Et je reste, et, tous deux, ensemble on se


flagorne.
Moi, je lui dis:"C'est vous mon cocu
préféré."
Il me réplique alors:"Entre toutes mes
cornes,
Celles que je vous dois, mon cher, me sont
sacrées."

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,


Je suis derrière...

Et je reste et, parfois, lorsque cette


pimbeche
S'attarde en compagni' de son nouvel
amant,
Que la nurse est sorti', le mari à la peche,
C'est moi, pauvre de moi! qui garde les
enfants.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère.

A la sombra de los maridos


Que las mujeres castas no se sientan
celosas,
Si yo hubiese tenido el honor de mandar a
bordo,
A bordo del Titanic cuando naufragó,
Yo hubiése gritado: ¡Las mujeres adúlteras
primero!

No tiréis piedras a la mujer adultera,


Yo estoy detrás...

Pues, para colmar los deseos, calmar la


fiebre ardiente
Del pobre solitario que no es de piedra,
Ninguna es comparable a la esposa
inconstante.
Mujeres de jefes de estación, sois la flor de
la canela. (1)

No tiréis piedras a la mujer adultera,


Yo estoy detrás...
En cuanto a vosotros, señores, amad como
queráis,
En lo que a mí respecta, habiendo
comprendido un día
Que una mujer adúltera es más exquisita
que ninguna, (2)
Busco mi felicidad a la sombra de los
maridos.

No tiréis piedras a la mujer adultera,


Yo estoy detrás...

A la sombra de los maridos pero, y, sobra


decirlo,
Entre todos ellos, los escojo, los elijo.
Si la señora Dupont, por casualidad, me
atrae,
Hace falta, además, que Dupont me guste
también.
No tiréis piedras a la mujer adultera,
Yo estoy detrás...

Es conveniente que el tonto tenga una


buena cara,
Si no, cambiando de opinión, me largo
rápidamente,
Pues soy meticuloso y me niego a beber
En el vaso de un señor que no me cae bien.

No tiréis piedras a la mujer adultera,


Yo estoy detrás...

Están lejos mis comienzos, cuando, falto


de práctica,
Me liaba con mujeres de policías.
Aún no estaba abierto a la estética.
Esta falta de gusto ya no la cometo.

No tiréis piedras a la mujer adultera,


Yo estoy detrás...
Sí, soy minucioso, puntilloso, pero creo
Que el marido debe ser un completo
gentleman,
Pues se acaba intimando el uno con el otro,
A fuerza, a fuerza de pasarse el relevo.

No tiréis piedras a la mujer adultera,


Yo estoy detrás...

Pero si se cae, ¡ay!, sobre maridos infames,


Otros son tan corteses, tan buenos, tan
afectuosos,
Que, incluso después de dejar de querer a
su mujer,
Sigue uno haciendo el papel sólo por ellos.

No tiréis piedras a la mujer adultera,


Yo estoy detrás...

Es lo que me pasa ahora, que estoy triste,


enfermo,
Cuando tengo que hacerle los honores a
cierta pécora.
Pero su marido y yo, somos Oreste y
Pylade (2),
Y por guardar un amigo, sigo mimándola a
ella.

No tiréis piedras a la mujer adultera,


Yo estoy detrás...

No contenta con no gustarme, ella me


engaña,
Y los días en los que, furioso, queriendo
acabar con todo,
Grito: ¡Esta es la gota que colma el vaso,
se acabó!
El marido me suplica: ¡No, no me deje!.

No tiréis piedras a la mujer adultera,


Yo estoy detrás...
Y me quedo, y los dos juntos nos
adulamos.
Yo le digo: Usted es mi cornudo preferido.
Y él me replica entonces: Entre todos mis
cuernos,
Los que usted me pone, amigo, son
sagrados.

No tiréis piedras a la mujer adultera,


Yo estoy detrás...

Y me quedo, y a veces, cuando esa


cursilona
Se entretiene en compañía de su nuevo
amante,
Cuando la niñera ha salido, el marido está
pescando,
Soy yo, ¡pobre de mí! el que cuida de los
niños.
No tiréis piedras a la mujer adultera.

(1) La referencia a las mujeres de los jefes


de estación nos recuerda la última estrofa
de la canción Le cocu donde se hace
referencia a la canción Il es cocu le chef de
gare. Simbolizan las mujeres infieles.

(2) Exquise
"Une rose d'automne est plus qu'une autre
exquise"
Théodore Agrippa d'Aubigné - Les
Tropiques IV

(3) Oreste y Pylade: Figuras de la Grecia


Clásica que simbolizan la amistad.

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À lòmbre du coeur de ma
mie
Disco 1 - 6 > Disco 5

À l'ombre du coeur de ma mie

A l'ombre du cur de ma mie


Un oiseau s'était endormi
Un jour qu'elle faisait semblant
D'être la Belle au bois dormant

Et moi, me mettant à genoux


Bonnes fées, sauvegardez-nous
Sur ce cur j'ai voulu poser
Une manière de baiser

Alors cet oiseau de malheur


Se mit à crier " Au voleur "
" Au voleur " et " A l'assassin "
Comm' si j'en voulais à son sein

Aux appels de cet étourneau


Grand branle-bas dans Landerneau
Tout le monde et son père accourt
Aussitôt lui porter secours

Tant de rumeurs, de grondements


Ont fait peur aux enchantements
Et la belle désabusée
Ferma son cur à mon baiser

Et c'est depuis ce temps, ma soeur


Que je suis devenu chasseur
Que mon arbalète à la main
Je cours les bois et les chemins

A la sombra del corazón de mi amada

A la sombra del corazón de mi amiga


Un pájaro se había dormido
Un día en que ella parecía
La Bella Durmiente del bosque.

Y yo, poniéndome de rodillas,


¡Hadas buenas! ¡Protegednos!
en su corazón quise poner
algo así como un beso.

Entonces ese pájaro desgraciado


Se puso a gritar Al ladrón
Al ladrón y Al asesino
como si fuese a hacerle daño.

A las llamadas de este cabeza loca


¡Gran jaleo en Landernau!
todo el mundo acudió
rápidamente a socorrerla

Tanto ruido, tanto estruendo


Le dieron miedo al encantamiento
Y la guapa, desencantada,
Cerró su corazón a mi beso.

Y desde entonces, oh hermana,


Me convertí en cazador
Y con mi ballesta en la mano
Recorro los bosques y los caminos.

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Au bois de mon coeur
Disco 1 - 6 > Disco 4

Au bois de mon coeur

Au bois d'Clamart y a des petit's fleurs


Y a des petit's fleurs
Y a des copains au, au bois d'mon cur
Au, au bois d'mon cur

Au fond de ma cour j'suis renommé


J'suis renommé
Pour avoir le cur mal famé
Le cur mal famé

Au bois d'Vincennes y a des petit's fleurs


Y a des petit's fleurs
Y a des copains au, au bois d'mon cur
Au, au bois d'mon cur

Quand y a plus d'vin dans mon tonneau


Dans mon tonneau
Ils n'ont pas peur de boir' mon eau
De boire mon eau

Au bois d'Meudon y a des petit's fleurs


Y a des petit's fleurs
Y a des copains au, au bois d'mon cur
Au, au bois d'mon cur

Ils m'accompagn'nt à la mairie


A la mairie
Chaque fois que je me marie
Que je me marie
Au bois d'Saint Cloud y a des petit's fleurs
Y a des petit's fleurs
Y a des copains au, au bois d'mon cur
Au, au bois d'mon cur

Chaqu' fois qu'je meurs fidèlement


Fidèlement
Ils suivent mon enterrement
Mon enterrement

des petites fleurs...


Au, au bois d'mon cur...

En el bosque de mi corazón

En el bosque de Clamart hay florecillas


hay florecillas.
Hay amigos, en el bosque de mi corazón
en el bosque de mi corazón.
En mi barrio tengo reputación
tengo reputación
de tener mala fama
de tener mala fama.

En el bosque de Vincennes hay florecillas


hay florecillas.
Hay amigos, en el bosque de mi corazón
en el bosque de mi corazón.

Cuando ya no hay vino en mi barril


en mi barril
No tienen miedo de beber mi agua
de beber mi agua.

En el bosque de Meudon hay florecillas


hay florecillas.
Hay amigos, en el bosque de mi corazón
en el bosque de mi corazón.

Me acompañan al ayuntamiento
al ayuntamiento
cada vez que me caso
que me caso.

En el bosque de Saint Cloud hay florecillas


hay florecillas.
Hay amigos, en el bosque de mi corazón
en el bosque de mi corazón.

Cada vez que muero, fielmente,


fielmente
ellos siguen mi entierro
mi entierro.

florecillas
en el bosque de mi corazón

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Ballade des dames du
temps jadis
Disco 1 - 6 > Disco 1

Ballade des dames du temps jadis

Dites moy ou, n'en quel pays


Est Flora la belle Romaine,
Archipiades, né Thaïs
Qui fut sa cousine germaine,
Echo parlant quand bruyt on maine
Dessus rivière ou sus estan
Qui beaulté ot trop plus qu'humaine.
Mais ou sont les neiges d'antan?
Qui beaulté ot trop plus qu'humaine.
Mais ou sont les neiges d'antan?

Ou est très sage Hélloïs,


Pour qui chastré fut et puis moyne
Pierre Esbaillart a Saint Denis?
Pour son amour ot ceste essoyne.
Semblablement, ou est royne
Qui commanda que buridan
Fut geté en ung sac en Saine?
Mais ou sont les neiges d'antan?
Fut geté en ung sac en Saine?
Mais ou sont les neiges d'antan?

La royne blanche comme lis


Qui chantoit a voix de seraine,
Berte au grand pié, Bietris, Alis
Haremburgis qui tient le Maine,
Et Jehanne la bonne Lorraine
Qu'Englois brûlèrent a Rouen;
Où sont ils, ou Vierge souveraine?
Mais où sont les neiges d'antan?
Où sont ils ou Vierge souveraine?
Mais où sont les neiges d'antan?

Prince, n'enquérez de sepmaine


Ou elles sont, ne de cest an,
Qu'a ce refrain ne vous remaine:
Mais ou sont les neiges d'antan?
Qu'a ce refrain en vous remaine;
Mais ou sont les neiges d'antan?

Balada de las damas de antaño

Decidme ¿dónde, en qué país,


Está Flora la bella romana,
Arquipíades llamada Thaís
Que de la otra fue prima hermana;
Eco hablando cuando ruido se hace
En los arroyos o en los estanques,
Que belleza tuvo mucho más que humana?
¿Dónde están las nieves del año pasado?

¿Dónde está la muy sabia Heloísa


por la que fue castrado y fue monje
Pedro Esbaillart en San Dionisio
Que por amor sufrió aquel escarnio?
¿Dónde está también esa reina,
La que ordenó que a Buridán
En un saco lo echasen al Sena?
¿Dónde están las nieves del año pasado?

La reina Blanca como un lirio


Que cantaba con voz de sirena
Berta y sus grandes pies, Alís y Bietrís,
Aremburgís que gobernó en Maine,
Y Juana la buena lorena
Que ingleses quemaron en Ruán;
¿Dónde, dónde están, Virgen soberana,
Dónde están las nieves del año pasado?

Príncipe, no habrá semana ni habrá año


Si preguntáis adónde fueron
Que este estribillo yo no os traiga a cuento:
¿Dónde están las nieves del año pasado?

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Bonhomme
Disco 1 - 6 > Disco 5

Bonhomme

Malgré la bise qui mord


La pauvre vieille de somme
Va ramasser du bois mort
Pour chauffer Bonhomme
Bonhomme qui va mourir
De mort naturelle

Mélancolique, elle va
A travers la forêt blême
Où jadis elle rêva
De celui qu'elle aime
Qu'elle aime et qui va mourir
De mort naturelle

Rien n'arrêtera le cours


De la vieille qui moissonne
Le bois mort de ses doigts gourds
Ni rien ni personne
Car Bonhomme va mourir
De mort naturelle

Non, rien ne l'arrêtera


Ni cette voix de malheur
Qui dit : " Quand tu rentreras
Chez toi, tout à l'heure
Bonhomm' sera déjà mort
De mort naturelle "

Ni cette autre et sombre voix


Montant du plus profond d'elle
Lui rappeler que, parfois
Il fut infidèle
Car Bonhomme, il va mourir
De mort naturelle

Buenhombre

A pesar del cierzo que muerde,


La pobre vieja de carga
Va a recoger leña
Para calentar a Buenhombre
Buenhombre que va a morir
De muerte natural.

Melancólica, ella va
A través de los bosques pálidos
Donde antes soñó
Con el hombre que ama
Que ella ama y que va a morir
De muerte natural.
Nada detendrá el camino
De la vieja que siega
La leña seca con sus dedos arrecidos
Ni nada, ni nadie,
Pues Buenhombre va a morir
De muerte natural.

No, nada la detendrá


Ni esta voz maldita
Que dice: Cuando, ahora, vuelvas
A casa,
Buenhombre ya estará muerto
De muerte natural.

Ni esta otra sombría voz


Que sube de los más profundo de ella
Para recordarle que, a veces
Él le fue infiel,
Pues Buenhombre, va a morir
De muerte natural.
Boulevard du temps que
passe
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Boulevard du temps qui passe

A peine sortis du berceau,


Nous sommes allés faire un saut
Au boulevard du temps qui passe,
En scandant notre " Ça ira "
Contre les vieux, les mous, les gras,
Confinés dans leurs idées basses.
On nous a vus, c'était hier,
Qui descendions, jeunes et fiers,
Dans une folle sarabande,
En allumant des feux de joie,
En alarmant les gros bourgeois,
En piétinant leurs plates-bandes.

Jurant de tout remettre à neuf,


De refaire quatre-vingt-neuf,
De reprendre un peu la Bastille,
Nous avons embrassé, goulus,
Leurs femmes qu'ils ne touchaient plus,
Nous avons fécondé leurs filles.

Dans la mare de leurs canards


Nous avons lancé, goguenards,
Force pavés, quelle tempête!
Nous n'avons rien laissé debout,
Flanquant leurs credos, leurs tabous
Et leurs dieux, cul par-dessus tête.
Quand sonna le " cessez-le-feu "
L'un de nous perdait ses cheveux
Et l'autre avait les tempes grises.
Nous avons constaté soudain
Que l'été de la Saint-Martin
N'est pas loin du temps des cerises.

Alors, ralentissant le pas,


On fit la route à la papa,
Car, braillant contre les ancêtres,
La troupe fraîche des cadets
Au carrefour nous attendait
Pour nous envoyer à Bicêtre.

Tous ces gâteux, ces avachis,


Ces pauvres sépulcres blanchis
Chancelant dans leur carapace,
On les a vus, c'était hier,
Qui descendaient jeunes et fiers,
Le boulevard du temps qui passe.
Bulevard del tiempo que pasa

Apenas salidos de la cuna,


Nos vamos a dar una vuelta
Por el bulevard del tiempo que pasa
Cantando los compases de nuestro Ça ira,
(1)
Contra los viejos, los acomodados, los
gordos,
Confinados en sus bajas ideas.

Nos han visto, parece que fue ayer,


Bajar, jóvenes y orgullosos,
En una loca zarabanda,
Encendiendo fogatas,
Alarmando a los gordos burgueses,
Pisoteando sus arriates.

Jurando hacer tabla rasa de todo,


Volver a provocar un año 89 (2)
De volver a tomar la Bastilla,
Nosotros hemos besado, glotones,
A sus mujeres a las que ellos ya no
tocaban,
Hemos fecundado a sus hijas.

En el mar de su tonta tranquilidad,


Hemos lanzado, guasones,
Muchos adoquines, ¡qué tempestad!
No hemos dejado nada de pie,
Poniendo sus credos, sus tabúes,
Y sus dioses, patas arriba.

Cuando sonó el alto el fuego,


Una parte de nosotros nos quedabamos
calvos
Y la otra tenía el pelo de la sien gris.
Nos dimos cuenta de pronto
Que el veranillo de San Martín
No estaba lejos del tiempo de las cerezas.

Entonces, yendo más despacio,


Caminamos tranquilamente,
Pues, gritando contra los carcas,
La joven tropa de los jóvenes,
Nos esperaba en el cruce para
Enviarnos a Bicêtre (3).

A todos esos viejos que chochean, a esos


vejestorios,
A esos pobres que sólo son fachada (4),
Tambaleándose bajo su caparazón,
Fueron vistos, parece que fue ayer,
Bajando jóvenes y orgullosos
Por el bulevard del tiempo que pasa.

(1) Ça ira: Canción revolucionaria


francesa.

(2) 89: Se refiere al año 1789, año de la


Revolución Francesa, idea que se continúa
en el siguient verso haciendo referencia la
toma de la Bastilla.
(3) Bicêtre: Del nombre del castillo de
Bicêtre, (comuna de Kremlin-Bicêtre,
Val-de-Marne) sucesivamente hospicio,
prisión, asilo, manicomio. Situado en la
región parisina.

(4) Sépulcres blanchis: Jesucristo llamó


sepulcros blanqueados a los Fariseos,
dando a entender que su apariencia exterior
disimulaba la podredumbre interior.

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Chanson pour l'Auvergnat
Disco 1 - 6 > Disco 3

Chanson pour l'Auvergnat


Elle est à toi cette chanson
Toi l'Auvergnat qui sans façon
M'as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m'as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M'avaient fermé la porte au nez
Ce n'était rien qu'un feu de bois
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un feu de joie

Toi l'Auvergnat quand tu mourras


Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson


Toi l'hôtesse qui sans façon
M'as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m'ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S'amusaient à me voir jeûner
Ce n'était rien qu'un peu de pain
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand festin

Toi l'hôtesse quand tu mourras


Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson


Toi l'étranger qui sans façon
D'un air malheureux m'as souri
Lorsque les gendarmes m'ont pris
Toi qui n'as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener

Ce n'était rien qu'un peu de miel


Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand soleil

Toi l'étranger quand tu mourras


Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Canción para el Auvernés

Esta canción es para ti


Para ti, Auvernés (1), que sin remilgos
me diste un poco de leña
cuando tuve frío
tú que me diste fuego cuando
las paletas y los paletos
toda la gente bien intencionada
me cerró la puerta en las narices.
No era más que un poco de fuego de leña
pero eso calentó mi cuerpo
y en mi alma arde aún
como un inmenso fuego de artificio.

Tú, Auvernés, cuando mueras,


cuando el enterrador te lleve,
que te conduzca a través del cielo
hasta el Padre Eterno.

Esta canción es para ti


para ti, anfitriona, que sin ceremonias
me diste cuatro pedazos de pan
cuando tuve hambre
tú que abriste tu panera cuando
las paletas y los paletos
toda la gente bien intencionada
se divertían viéndome ayunar,
no fue más que un poco de pan
pero bastó para calentar mi cuerpo
y en mi alma arde aún
como un gran festín.

Tú, la anfitriona, cuando mueras


cuando el enterrador te lleve
que te conduzca a través del cielo
hasta el Padre Eterno.

Esta canción es para ti


para ti, desconocido, que sin ceremonias
con un sonrisa triste me sonreiste
cuando los gendarmens me detuvieron
Para ti que no aplaudiste cuando
las paletas y lo paletos
toda la gente bien intencionada
reían al ver como me llevaban.

No fue más que un poco de miel


pero calentó mi cuerpo
y en mi alma brilla aún
como un gran sol.

Tú, extranjero, cuando mueras,


cuando el enterrador te lleve,
que te conduzca a través del cielo
hasta el Padre Eterno.

(1) Auvernés: Natural de Auvernia


(Auvergne), región del centro de Francia.
Se refiere a Marcel Planche, esposo de
Jeanne Le Bonniec dueños del número 7
del Impasse Florimont donde Brassens
vivió desde 1944 hasta 1966. Ver la
canción Jeanne en el disco 7.

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Colombine
Disco 1 - 6 > Disco 3

Colombine
Paroles: Paul Verlaine,
Musique: Georges Brassens

Léandre le sot,
Pierrot qui d'un saut
De puce
Franchit le buisson,
Cassandre sous son
Capuce,
Arlequin aussi,
Cet aigrefin si
Fantasque,
Aux costumes fous,
Les yeux luisant sous
Son masque,

Do, mi, sol, mi, fa,


Tout ce monde va,
Rit, chante
Et danse devant
Une frêle enfant
Méchante

Dont les yeux pervers


Comme les yeux verts
Des chattes
Gardent ses appas
Et disent :
"A bas Les pattes !"
L'implacable enfant,
Preste et relevant
Ses jupes,
La rose au chapeau,
Conduit son troupeau
De dupes !

Colombine
Letra: Paul Verlaine,
Música: Georges Brassens

Leandro el tonto,
Pierrot que de un salto
de pulga
franquea el matorral,
Cassandra bajo su
capucha

Arlequín también
este estafador tan
caprichoso,
con vestidos estrafalarios,
los ojos brillando bajo
su máscara,

Do, mi, sol, mi, fa,


toda esa gente va,
rie, canta
y baila delante de
una débil chica
malvada

cuyos ojos perversos


como los ojos verdes
de las gatas
guardan sus encantos
y dicen:
¡Quietas las manos! (1)

La implacable niña,
ágil y levantando
su falda,
la rosa en el sombrero
conduce su tropa
de tontos!

(1) À bas les pattes!: Locución que expresa


la prohibición de tocar algo o a alguien y/o
hacer gestos obscenos u impertinentes.

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Cupidon s'en fout
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Cupidon s'en fout


Pour changer en amour notre amourette
Il s'en serait pas fallu de beaucoup
Mais, ce jour-là, Vénus était distraite
Il est des jours où Cupidon s'en fout

Des jours où il joue les mouches du coche.


Où elles sont émoussées dans le bout
Les flèches courtoises qu'il nous décoche
Il est des jours où Cupidon s'en fout

Se consacrant à d'autres imbéciles


Il n'eu pas l'heur de s'occuper de nous
Avec son arc et tous ses ustensiles
Il est des jours où Cupidon s'en fout

On a tenté sans lui d'ouvrir la fête


Sur l'herbe tendre, on s'est roulés, mais
vous
Avez perdu la vertu, pas la tête
Il est des jours où Cupidon s'en fout
Si vous m'avez donné toute licence
Le cur, hélas, n'était pas dans le coup
Le feu sacré brillait par son absence
Il est des jours où Cupidon s'en fout

On effeuilla vingt fois la marguerite


Elle tomba vingt fois sur "pas du tout"
Et notre pauvre idylle a fait faillite
Il est des jours où Cupidon s'en fout

Quand vous irez au bois conter fleurette


Jeunes galants, le ciel soit avec vous
Je n'eus pas cette chance et le regrette
Il est des jours où Cupidon s'en fout

Cupido se hace el loco

Para convertir en amor nuestro amorcillo


No hubiese hecho falta mucho,
Pero ese día, Venus estaba distraída.,
Hay días en que Cupido se hace el loco.
Días en que juega a fingirse atareado.
En que tienen las puntas embotadas
Las flechas corteses que nos lanza,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Consagrándose a otros imbéciles,


No tuvo el gusto de ocuparse de nosotros,
Con su arco y sus utensilios,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Hemos intentado de hacer una fiesta sin él,


Sobre la tierna hierba, hemos rodado, pero
Perdiste la virtud y no la cabeza.
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Si me has dado permiso para todo,


El corazón, ¡ay! no estaba en lo que
estábamos,
El fuego sagrdo brillaba por su ausencia,
Hay días en que Cupido se hace el loco.
Desojamos veinte veces la margarita
Y veinte veces cayo en nada de nada,
Y nuestro pobre idilio se ha venido abajo,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Cuando vayáis al bosque, a hacer


requiebros,
Jóvenes galantes, que el cielo os proteja,
Yo no tuve esa suerte y lo siento,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

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Dans l'eau de la claire
fontaine
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 7

Dans l'eau de la claire fontaine

Dans l'eau de la claire fontaine


Elle se baignait toute nue
Une saute de vent soudaine
Jeta ses habits dans les nues

En détresse, elle me fit signe


Pour la vêtir, d'aller chercher
Des monceaux de feuilles de vigne
Fleurs de lis ou fleurs d'oranger

Avec des pétales de roses


Un bout de corsage lui fis
La belle n'était pas bien grosse
Une seule rose a suffi

Avec le pampre de la vigne


Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite
Qu'une seule feuille a suffi

Elle me tendit ses bras, ses lèvres


Comme pour me remercier
Je les pris avec tant de fiebre
Qu'ell' fut toute déshabillée

Le jeu dut plaire à l'ingénue


Car, à la fontaine souvent
Ell' s'alla baigner toute nue
En priant Dieu qu'il fit du vent
Qu'il fit du vent...

En el agua de la clara fuente

En el agua de la fuente clara (1)


ella se bañaba desnuda,
un golpe de viento repentino
se llevó sus ropas por los aires

Muy angustiada, ella me pidió que


para vestirla, fuese a buscar
de los montones, unas hojas de viña,
flores de lis o flores de naranjos

Con unos pétalos de rosas


un trozo de corpiño le hice
la bella no estaba muy gorda
una sola rosa bastó
Con el pámpano de la viña
un trozo de falda le hice
pero la bella era tan pequeña
que una sola hoja bastó

Ella me tendió sus brazos, sus labios


como para darme las gracias
yo la cogí con tanto ardor
que quedó toda desnuda

El juego debió de gustarle a la ingenua


pues, a la fuente, a menudo,
iba a bañarse desnuda
rogando a Dios que hiciese viento
que hiciese viento...

(1) Puede verse una referencia a la canción


popular À la claire fontaine. Ver la letra
completa aquí.
Don Juan
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Don Juan

Gloire à qui freine à mort, de peur


d'ecrabouiller
Le hérisson perdu, le crapaud fourvoyé!
Et gloire à don Juan, d'avoir un jour souri
A celle à qui les autres n'attachaient aucun
prix!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.
Gloire au flic qui barrait le passage aux
autos
Pour laisser traverser les chats de
Léautaud!
Et gloire à don Juan d'avoir pris
rendez-vous
Avec la délaissée, que l'amour désavoue!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire au premier venu qui passe et qui se


tait
Quand la canaille crie haro sur le baudet!
Et gloire à don Juan pour ses galants
discours
A celle à qui les autres faisaient jamais la
cour!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Et gloire à ce curé sauvant son ennemi


Lors du massacre de la Saint-Barthélémy!
Et gloire à don Juan qui couvrit de baisers
La fille que les autres refusaient
d'embrasser!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Et gloire à ce soldat qui jeta son fusil


Plutôt que d'achever l'otage à sa merci!
Et gloire à don Juan d'avoir osé trousser
Celle dont le jupon restait toujours baissé!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire à la bonne sur qui, par temps pas


très chaud
Dégela dans sa main le pénis du manchot!
Et gloire à don Juan qui fit reluire un soir
Ce cul déshérité ne sachant que s'asseoir!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro-saint


Se borne à ne pas trop emmerder ses
voisins!
Et gloire à don Juan qui rendit femme celle
Qui, sans lui, quelle horreur, serait morte
pucelle!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Don Juan

¡Gloria al que frena en seco, para no


aplastar
Al erizo perdido, al sapo extraviado!
¡Y gloria a don Juan, por haber sonreído un
día
A la que los demás no concedían ninguna
importancia!.
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

¡Gloria al policía que frena el paso a los


coches
para dejar pasar a los gatos de Léataud (1)!
¡Y Gloria a don Juan por haberse citado
con la abandonada, a la que se le niega el
amor!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

¡Gloria al ese que pasa y que se calla


cuando la canalla grita ¡aplastemos al
débil!
¡Y Gloria a don Juan por sus galantes
discursos
a la que los otros nunca hacen la corte!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

¡Y gloria a ese cura que salva a su enemigo


en la masacre de San Bartolomé (2)!
¡Y gloria a don Juan que cubrió de besos
a la chicas que los otros no querían besar!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

¡Y gloria a ese soldado que tiró su fusil


antes que matar al rehén a su voluntad!
¡Y gloria a don Juan por haber remangado
la falda a la que siempre la tenía bajada!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

¡Gloria a la monja que, cuando hace


mucho frío,
descongela en su mano el pene del manco!
¡Y gloria a don Juan que hizo relucir una
noche
el culo desheredado que no sabía más que
sentarse!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

¡Gloria al que no teniendo un ideal


sacrosanto
se limita a no molestar demasiado a sus
vecinos!
¡Y gloria a don Juan que hizo mujer a la
que,
sin él, ¡qué horror!, hubiese muerto
virgen!.
Esta chica es muy vulgar, la quiero para
mí.

(1) Paul Léautaud (1872-1956): Escritor


francés que reflejó en sus obras su amor
hacia los gatos.

(2) Noche de San Bartolomé: Matanza de


20 mil hugonotes en Francia, el
24-08-1572.

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Fernande
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 11

Fernande

Une manie de vieux garçon


Moi j'ai pris l'habitude
D'agrémenter ma sollitude
Aux accents de cette chanson:

{Refrain}
Quand je pense à Fernande
Je bande, je bande
Quand j' pense à Felicie
Je bande aussi
quand j' pense à Léonor
Mon dieu je bande encore
Mais quand j' pense à Lulu
Là je ne bande plus
La bandaison papa
Ça n' se commande pas.

C'est cette mâle ritournelle


Cette antienne virile
Qui retentit dans la guérite
De la vaillante sentinelle:

{Refrain}

Afin de tromper son cafard


De voir la vie moins terne
Tout en veillant sur sa lanterne
Chante ainsi le gardien de phare:
{Refrain}

Après la prière du soir


Comme il est un peu triste
Chante ainsi le séminariste
A genoux sur son reposoire:

{Refrain}

A l'Etoile où j'était venu


Pour ranimer la flamme
J'entendis émus jusqu'au larmes
La voix du soldat inconnu:

{Refrain}

Et je vais mettre un point final


A ce chant salutaire
En suggérant au solitaire
D'en faire un hymme national:
{Refrain}

Fernanda

Como una manía de mozo viejo,


Tengo la costumbre
De amenizar mi soledad
Con los aires de esta canción:

{Refrain}
Cuando pienso en Fernanda
Me empalmo, me empalmo
Cuando pienso en Felicie
Me empalmo también
Cuando pienso en Leonor
Dios mío, me empalmo aún
Pero cuando pienso en Lulu
Ya, ya no me empalmo.
La erección, papá,
no viene por encargo.
Es esta varonil canción
Esta antífona viril
La que resuena en la garita
Del valiente centinela:

{Refrain}

A fin de engañar su tristeza


De ver la vida menos fría
Siempre vigilante en su linterna
Canta así el guarda del faro:

{Refrain}

Después de la plegaria de la noche


Como se siente un poco triste
Canta así el seminarista
De rodillas en su reclinatorio:

{Refrain}
En la Estrella (1), adonde fui
Para reavivar la llama
Escuché conmovido hasta llorar
La voz del soldado desconocido:

{Refrain}

Y voy a poner punto final


A este canto saludable
Sugiriendo al solitario
Que haya de él su himmo nacional:

{Refrain}

(1) Étoile: Plaza de lÉtoile en París. En su


centro se encuentra el Arco del Triunfo y
bajo éste una llama siempre encendida en
memoria del soldado desconocido.

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Grand-père
Disco 1 - 6 > Disco 4

Grand-père

Grand-pèr' suivait en chantant


La route qui mène à cent ans
La mort lui fit, au coin d'un bois
L'coup du pèr' François
L'avait donné de son vivant
Tant de bonheur à ses enfants
Qu'on fit, pour lui en savoir gré
Tout pour l'enterrer
Et l'on courut à toutes jam-
Bes quérir une bière, mais
Comme on était légers d'argent
Le marchand nous reçut à bras fermés

" Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices


Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de
cuisse
Les morts de basse condition
C'est pas de ma juridiction "

Or, j'avais hérité d'grand-père


Un' pair' de bott's pointues
S'il y a des coups d'pied que'que part qui
s'perdent
Çui-là toucha son but

C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre,


Ah ! c'est pas joli...
Ah ! c'est pas poli...
A un' fess' qui dit merde à l'autre
Bon papa
Ne t'en fais pas
Nous en viendrons
A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer
en rond

Le mieux à faire et le plus court


Pour qu'l'enterr'ment suivît son cours
Fut de borner nos prétentions
A un' bièr' d'occasion
Contre un pot de miel on acquit
Les quatre planches d'un mort qui
Rêvait d'offrir quelques douceurs
A une âme sur
Et l'on courut à toutes jam-
Bes quérir un corbillard, mais
Comme on était légers d'argent
Le marchand nous reçut à bras fermés

" Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices


Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de
cuisse
Les morts de basse condition
C'est pas de ma juridiction "

Ma bott' partit, mais je m'refuse


De dir' vers quel endroit
Ça rendrait les dames confuses
Et je n'en ai pas le droit

C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre,


Ah ! c'est pas joli...
Ah ! c'est pas poli...
A un' fess' qui dit merde à l'autre

Bon papa
Ne t'en fais pas
Nous en viendrons
A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer
en rond
Le mieux à faire et le plus court
Pour qu'l'enterr'ment suivît son cours
Fut de porter sur notre dos
L'funèbre fardeau.
S'il eût pu revivre un instant
Grand-père aurait été content
D'aller à sa dernièr' demeur'
Comme un empereur

Et l'on courut à toutes jam-


Bes quérir un goupillon, mais
Comme on était légers d'argent
Le vicaire nous reçut à bras fermés

" Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices


Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de
cuisse
Les morts de basse condition
C'est pas de ma juridiction "

Avant même que le vicaire


Ait pu lâcher un cri
J'lui bottai l'cul au nom du Pèr'
Du Fils et du Saint-Esprit

C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre,


Ah ! c'est pas joli...
Ah ! c'est pas poli...
A un' fess' qui dit merde à l'autre

Bon papa
Ne t'en fais pas
Nous en viendrons
A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer
en rond

El abuelo

El Abuelo seguía, cantando,


el camino que lleva hasta los cien años
La muerte le dio, en un rincón de un
bosque
el golpe de gracia (1).
Él había dado mientras vivía
tanta felicidad a sus hijos
que hicimos, para agradecérselo
todo para enterrarlo.
Y corrimos que volabamos
a buscar un ataúd, pero
pero como estabamos escasos de dinero
el vendedor nos recibió con los brazos
cerrados (3).

En casa del tendero, si no hay dinero, no


hay mercancía,
en casa de la bella Suzon, si no hay dinero,
no hay nalgas,
los muertos de baja condición
no son de mi jurisdicción.

Ahora bien, yo había heredado del abuelo


un par de botas puntiagudas
Si a veces hay patadas que se pierden en el
camino,
ésta llegó a su meta.

Y desde entonces, el buen apóstol


¡Ah! no es bonito...
¡Ah! no es de buena educación...
tiene una nalga que dice ¡mierda! a la otra
(2).

Abuelo,
No te preocupes,
nosotros termimaremos
con todos esos aguafiestas.

Lo mejor que podíamos hacer y lo más


rápido
para que el enterramiento siguiese su curso
fue limitar nuestras pretensiones
a un ataúd de ocasión.
A cambio de un bote de miel, compramos
las cuatro tablas de un muerto que
soñaba con ofrecer un regalo
a una alma gemela
y corrimos que volabamos
a buscar un coche funebre, pero
pero como estabamos escasos de dinero
el vendedor nos recibió con los brazos
cerrados.

En casa del tendero, si no hay dinero, no


hay mercancía,
en casa de la bella Suzon, si no hay dinero,
no hay nalgas,
los muertos de baja condición
no son de mi jurisdicción.

Mi bota se disparó, pero me niego


a decir hacia qué sitio
eso turbaría a las damas
y no tengo derecho a ello.

Y desde entonces, el buen apóstol


¡Ah! no es bonito...
¡Ah! no es de buena educación...
tiene una nalga que dice mierda a la otra.

Abuelo,
No te preocupes,
nosotros termimaremos
con todos esos aguafiestas.

Lo mejor y lo más rápido


para que el entierro siguiese su curso
fue llevar sobre nuestras espaldas
el fúnebre fardo.
Si hubiese podido revivir un instante
el abuelo hubiese estado contento
de ir hasta su última morada
como un emperador.

Y corrimos que volábamos


a buscar un hisopo, pero
como estabamos escasos de dinero
el vicario nos recibió con los brazos
cerrados.

En casa del tendero, si no hay dinero, no


hay mercancía,
en casa de la bella Suzon, si no hay dinero,
no hay nalgas,
los muertos de baja condición
no son de mi jurisdicción.

Antes incluso que el vicario


pudiese largar un grito
le di una patada en el culo en el nombre del
Padre
del Hijo y del Espíritu Santo.

Y desde entonces, el buen apóstol


¡Ah! no es bonito...
¡Ah! no es de buena educación...
tiene una nalga que dice mierda a la otra.
Abuelo,
No te preocupes,
nosotros terminaremos
con todos esos aguafiestas.

(1) Coup du père François: Tipo de


agresión donde uno de los atacantes pone
una correa alrededor del cuello de la
victima y la mantiene sobre su espalda
minetras que su cómplice la registra. Es
una expresión que pertenece al argot de la
delincuencia.

(2) qui dit merde à l'autre : la expresión


original es "un oeil qui dit merde à l'autre"
(un ojo que dice mierda al otro) en
referencia a alguien con un fuerte
estrabismo. Es decir le puso el culo
mirando pa Valencia.

(3) Juego de palabras con la expresión


recibir a alguien con los brazos abiertos.

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Hecatombe
Disco 1 - 6 > Disco 1

Hécatombe

Au marché de Briv'-la-Gaillarde
A propos de bottes d'oignons,
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon.
A pied, à cheval, en voiture
Les gendarmes, mal inspirés,
Vinrent pour tenter l'aventure
D'interrompre l'échauffourée
Or, sous tous les cieux sans vergogne
C'est un usag' bien établi
Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes
Tout le monde se réconcilie.
Ces furies perdant tout' mesure
Se ruèrent sur les guignols
Et donnèrent, je vous l'assure,
Un spectacle assez croquignol

En voyant ces braves pandores


Etre à deux doigts de succomber,
Moi, j'bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je reside
J'exitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant: "Hip, hip, hip, hourra!"

Frénétiqu' l'un' d'elles attache


Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier: "Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l'anarchie!"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d'un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu'elle serre comme un étau.

La plus grasse de ses femelles


Ouvrant son corsage dilaté,
Matraque à grand coup de mamelles
Ceux qui passent à sa portée.
Ils tombent, tombent, tombent, tombent
Et s'lon les avis compétents
Il paraît que cette hecatombe
Fut la plus bell' de tous les temps

Jugeant enfin que leurs victimes


Avaient eu leur content de gnons,
Ces furies comme outrage ultime
En retournant à leurs oignons
Ces furies, à peine si j'ose
Le dire, tellement c'est bas
Leur auraient mêm' coupé les choses:
Par bonheur ils n'en avait pas.
Leur auraient mêm' coupé les choses:
Par bonheur ils n'en avait pas.

Hecatombe

En el mercado de Brive-la-Gaillarde
a propósito de un manojo de cebollas,
algunas decenas de buenas mozas
se tiraban un día del moño.
A pie, a caballo, en coche
los gendarmes, poco inspirados,
llegaron para intentar la aventura
de interrumpir la refriega.

Pero, bajo todos los cielos sin vergüenza


es una costumbre bien arraigada
que en cuanto se trata de vapulear a los
polis
todo el mundo se reconcilia.
Esas furias fuera de control
se abalanzaban sobre los payasos
y dieron, os lo aseguro,
un espectáculo bastante rudo.

Viendo a estos bravos maderos,


que estaban a dos pasos de sucumbir,
Yo, yo estaba contento, pues yo los adoro
en forma de fiambres.
Desde la buhardilla donde resido
yo jaleaba los feroces brazos
de las arpías gendarmicidas
gritando: Hip, hip, hip, hurra!

Frenética, una de ellas agarra


al viejo mariscal de caballería
y le hizo gritar: Muerte a los fachas (1),
mueran las leyes, viva la anarquía!.
Otra, mete con rudeza
el cráneo de uno de esos zafios
entres sus gigantescas nalgas
que cierra como unas tenazas.

La más gorda de las hembras,


abriendo su enorme blusa,
golpea con grandes golpes de tetas
a los que se ponen a su alcance.
Y caen, caen, caen, caen.
Y según la opinión competente
parece que esta hecatombe
fue la más hermosa de todos los tiempos.

Juzgando finalmente que sus víctimas


habían recibido ya su buena ración de
golpes,
estas furias, como último ultraje
volviendo a sus cebollas
estas furias, apenas si me atrevo
a decirlo, de tan bajuno como es,
les habrían incluso cortado sus partes:
por suerte, ellos no tenían.
les habrían incluso cortado sus partes:
por suerte, ellos no tenían.

(1) Mort aux vaches: La expresión vendría


de « mort aux Waches », siendo wache
(centinela) la palabra alemana que aparecía
escrita en las garitas de los soldados que
vigilaban la frontera franco-alemana en la
1ª Guerra Mundial.

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Histoire du faussaire
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Histoire de faussaire
Se découpant sur champ d'azur
La ferme était fausse bien sûr,
Et le chaume servant de toit
Synthétique comme il se doit.
Au bout d'une allée de faux buis,
On apercevait un faux puits
Du fond duquel la vérité
N'avait jamais dû remonter.

Et la maîtresse de céans
Dans un habit, ma foi, seyant
De fermière de comédie
A ma rencontre descendit,
Et mon petit bouquet, soudain,
Parut terne dans ce jardin
Près des massifs de fausses fleurs
Offrant les plus vives couleurs.

Ayant foulé le faux gazon,


Je la suivis dans la maison
Où brillait sans se consumer
Un genre de feu sans fumée.
Face au faux buffet Henri deux,
Alignés sur les rayons de
La bibliothèque en faux bois,
Faux bouquins achetés au poids.

Faux Aubusson, fausses armures,


Faux tableaux de maîtres au mur,
Fausses perles et faux bijoux
Faux grains de beauté sur les joues,
Faux ongles au bout des menottes,
Piano jouant des fausses notes
Avec des touches ne devant
Pas leur ivoire aux éléphants.

Aux lueurs des fausses chandelles


Enlevant ses fausses dentelles,
Elle a dit, mais ce n'était pas
Sûr, tu es mon premier faux pas.
Fausse vierge, fausse pudeur,
Fausse fièvre, simulateurs,
Ces anges artificiels
Venus d'un faux septième ciel.

La seule chose un peu sincère


Dans cette histoire de faussaire
Et contre laquelle il ne faut
Peut-être pas s'inscrire en faux,
C'est mon penchant pour elle et mon
Gros point du côté du poumon
Quand amoureuse elle tomba
D'un vrai marquis de Carabas.

En l'occurrence Cupidon
Se conduisit en faux-jeton,
En véritable faux témoin,
Et Vénus aussi, néanmoins
Ce serait sans doute mentir
Par omission de ne pas dire
Que je leur dois quand même une heure
Authentique de vrai bonheur.
Historia una falsedad

Recortándose sobre el azul del horizonte


(3),
La granja era falsa, por supuesto,
Y el rastrojo que servía de techo,
Sintético, como debe ser.
Al final de una alameda de falsos bojes,
Se veía un falso pozo,
De cuyo fondo, la verdad,
No debía de salir nunca.

Y la señora del lugar,


Con un traje, a fe mía, que parecía
Una granjera de una obra de teatro,
Acudió a mi encuentro.
Y de pronto, mi pequeño ramo,
Pareció poca cosa en ese jardín,
Cerca de los macizos de falsas flores,
Que ofrecían sus más vivos colores.
Pisando el falso césped,
La seguí hasta la casa
Donde brillaba sin consumirse
Un especie de fuego sin humo.
Frente a un falso aparador Enrique II,
Colocados sobre las estanterías de
La biblioteca en madera falsa,
Había falsos libros comprados al peso.

Falso Aubusson (1), falsas armaduras,


Falsas pinturas de maestros en el muro,
Falsas perlas y falsas joyas
Falsos lunares sobre las mejillas (2),
Falsas uñas al final de sus pequeñas
manos,
Piano que tocaba falsas notas
Con teclas que no debían
Su marfil a los elefantes.

A la luz de las falsas velas


Levantando sus falsos encajes,
Ella me dijo, pero no es seguro,
Tu eres mi primer mal paso.
Falsa virgen, falso pudor,
Falsa fiebre, simuladores,
Esos ángeles artificiales
Venidos de un falso séptimo cielo.

La única cosa un poco sincera


En esta historia de falsedades
Y contra la cual no hay
Quizás, que hablar en falso,
Es mi afecto por ella y
Mi gran dolor del lado del pulmón
Cuando ella se enamoró
De un verdadero marqués de Carabas.

En esa ocasión Cupido


Se condujo como un hipócrita,
Como un verdadero falso testigo,
Y Venus también, sin embargo,
Sería sin duda mentir
Por omisión no decir
Que le debo al menos una hora
Auténtica de verdadera felicidad.

(1) Tapiz aterciopelado y raso frabricado


en Aubusson.

(2) Grain de beauté: Pequeño lunar que


hacía resaltar la blancura de la piel
considerada como el atributo de la belleza.

(3) Hace referencia a la heráldica donde los


objetos, armas, etc. se disponen sobre
campo azul, es decir sobre un fondo de
terciopelo azul. Desde el inicio marca la
falsedad del cielo y de todo lo que viene
después.

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Il suffit passer le pont
Disco 1 - 6 > Disco 1

Il suffit de passer le pont

Il suffit de passer le pont


C'est tout de suite l'aventure
Laisse-moi tenir ton jupon
J't'emmèn' visiter la nature
L'herbe est douce à Pâques fleuries
Jetons mes sabots, tes galoches
Et, légers comme des cabris
Courons après les sons de cloches
Ding din don ! por las mañanas tocan
En l'honneur de notre bonheur
Ding din dong ! faut l'dire à personne
J'ai graissé la patte au sonneur

Laisse-moi tenir ton jupon


Courons, guilleret, guillerette
Il suffit de passer le pont
Et c'est le royaum' des fleurettes
Entre tout's les bell's que voici
Je devin' cell' que tu préfères
C'est pas l'coqu'licot, Dieu merci
Ni l'coucou, mais la primevère
J'en vois un' blottie sous les feuilles
Elle est en velours comm' tes joues
Fais le guet pendant qu'je la cueille
" Je n'ai jamais aimé que vous "

Il suffit de trois petits bonds


C'est tout de suit' la tarantelle
Laisse-moi tenir ton jupon
J'saurai ménager tes dentelles
J'ai graissé la patte au berger
Pour lui fair' jouer une aubade
Lors, ma mie, sans croire au danger
Faisons mille et une gambades
Ton pied frappe et frappe la mousse
Si l'chardon s'y pique dedans
Ne pleure pas, ma mie qui souffre
Je te l'enlève avec les dents

On n'a plus rien à se cacher


On peut s'aimer comm' bon nous semble
Et tant mieux si c'est un péché
Nous irons en enfer ensemble
Il suffit de passer le pont
Laisse-moi tenir ton jupon

Basta con cruzar el puente

Basta con cruzar el puente,


llega de repente la aventura,
déjame sostener tu falda
yo te llevo a visitar la naturaleza,
la hierba es dulce en la Pascua florida
tiremos mis zapatos, tus zuecos,
y, ligeros como cabritillos
corramos tras los sones de las campanas
¡Din din don! por las mañanas suenan
en honor de nuestra felicidad
¡Din din don! No se lo digamos a nadie
pero yo he sobornado al campanero.

Déjame sostener tu falda


corramos, vivaracho, vivaracha.
Basta con cruzar el puente
y estamos en el reino de las florecillas
entre todas las hermosas que hay aquí
adivino la que prefieres
no es la amapola, gracias a Dios
ni el narciso, sino la prímula,
veo una de ellas acurrucada bajo las hojas,
ella es de terciopelo como tus mejillas,
vigila mientras la cojo
No he querido nunca a nadie más que a ti

Basta con tres pequeños saltos


y surge de pronto la tarantela
déjame sostener tu falda
yo sabré cuidar tus encajes,
yo he sobornado al pastor
para hacerle tocar una alborada
entonces, querida mía, sin miedo a ningún
peligro
demos mil y un brincos
tu pie golpea y golpea el musgo
si el cardo que se oculta debajo te pincha
no llores, querida, dolorida:
yo te quito la espina con los dientes

Ya no hay que ocultarse


podemos amarnos como nos dé la gana
y mucho mejor si es un pecado
iremos al infierno juntos
Basta con cruzar el puente,
déjame sostener tu falda.

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J'ai rendez vous avec vous
Disco 1 - 6 > Disco 2

J'ai rendez-vous avec vous

Monseigneur l'astre solaire


Comm' je n'l'admir' pas beaucoup
M'enlèv' son feu, oui mais, d'son feu, moi
j'm'en fous
J'ai rendez-vous avec vous
La lumièr' que je préfère
C'est cell' de vos yeux jaloux
Tout le restant m'indiffère
J'ai rendez-vous avec vous !

Monsieur mon propriétaire


Comm' je lui dévaste tout
M'chass' de son toit, oui mais, d'son toit,
moi j'm'en fous
J'ai rendez-vous avec vous
La demeur' que je préfère
C'est votre robe à froufrous
Tout le restant m'indiffère
J'ai rendez-vous avec vous !

Madame ma gargotière
Comm' je lui dois trop de sous
M'chass' de sa tabl', oui mais, d'sa tabl',
moi j'm'en fous
J'ai rendez-vous avec vous
Le menu que je préfère
C'est la chair de votre cou
Tout le restant m'indiffère
J'ai rendez-vous avec vous !

Sa Majesté financière
Comm' je n'fais rien à son goût
Garde son or, or, de son or, moi j'm'en fous

J'ai rendez-vous avec vous


La fortun' que je préfère
C'est votre cur d'amadou
Tout le restant m'indiffère
J'ai rendez-vous avec vous !

Tengo una cita contigo.

El excelentísimo astro solar


como no lo admiro mucho
me quita su fuego, si pero, de su fuego, yo
paso cantidad,
tengo una cita contigo
la luz que yo prefiero
es la de tus ojos celosos
todo el resto me es indiferente
¡tengo una cita contigo!

Mi señor casero
como yo se lo rompo todo
me echa de su casa, si pero, de su casa,
paso cantidad
tengo una cita contigo
La morada que yo prefiero
es tu vestido de frúfrú,
todo lo demás me es indiferente
¡tengo una cita contigo!

Mi señora mesonera
como le debo bastantes monedas,
me echa de su mesa, si pero, de su mesa,
paso cantidad,
tengo una cita contigo
el menú que yo prefiero
es la carne de tu cuello
todo el resto me es indiferente
tengo una cita contigo!

Su majestad financiera
como yo no hago nada a su gusto
guarda su oro, ahora bien, de su oro, paso
cantidad

Tengo una cita contigo


la fortuna que prefiero
es tu corazón de yesca (1)
todo lo demás me es indiferente
tengo una cita contigo!

(1) Coeur damadou: Amadou hace


referencia a una sustancia muy inflamable
(yesca). Así, un coeur damadou es el que
se inflama fácilmente.

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Je me suis fait tout petit
Disco 1 - 6 > Disco 4

Je me suis fait tout petit


Je n'avais jamais ôté mon chapeau
Devant personne
Maintenant je rampe et je fait le beau
Quand ell' me sonne
J'étais chien méchant, ell' me fait manger
Dans sa menotte
J'avais des dents d'loup, je les ai changées
Pour des quenottes

Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée


Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche

J'était dur à cuire, ell' m'a converti


La fine mouche,
Et je suis tombé tout chaud, tout rôti
Contre sa bouche
Qui a des dents de lait quand elle sourit
Quand elle chante
Et des dents de loup quand elle est furie
Qu'elle est méchante

Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée


Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche

Je subis sa loi, je file tout doux


Sous son empire
Bien qu'ell' soit jalouse au-delà de tout
Et même pire
Un' jolie pervenche qui m'avait paru
Plus jolie qu'elle
Un' jolie pervenche un jour en mourut
A coup d'ombrelle

Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée


Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche
Tous les somnambules, tous les mages
m'ont
Dit sans malice
Qu'en ses bras en croix, je subirais mon
Dernier supplice
Il en est de pir's il en est d'meilleures
Mais à tout prendre
Qu'on se pende ici, qu'on se pende ailleurs
S'il faut se pendre

Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée


Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche

Me hice muy pequeño

Nunca me había quitado el sombrero


delante de nadie
ahora me arrastro y hago el payaso
cuando ella me llama
Yo era un perro salvaje, ella me hace
comer
En su manita.
Yo tenía dientes de lobo, los he cambiado
por dientes de leche.

Me convertí en un niño delante de una


muñeca
que cierra los ojos cuando se la acuesta
Me convertí en un niño delante de una
muñeca
que dice Mamá cuando se la toca.

Yo era duro de pelar, ella me ha cambiado,


la muy astuta,
y he ido a parar completamente entregado
contra su boca
que tiene dientes de leche cuando sonríe
cuando canta
y dientes de lobo cuando está furiosa
cuando está enfadada.

Me convertí en un niño delante de una


muñeca
que cierra los ojos cuando se la acuesta
Me convertí en un niño delante de una
muñeca
que dice Mamá cuando se la toca.

Yo sufro su ley, yo me someto dulcemente


a su mandato
aunque sea celosa más allá de lo normal
e incluso peor.
Una bonita flor (1) que me pareció
más bonita que ella
una bonita chavala un día murió por ello
a golpes de sombrilla.

Me convertí en un niño delante de una


muñeca
que cierra los ojos cuando se la acuesta
Me convertí en un niño delante de una
muñeca
que dice Mamá cuando se la toca.

Todos los sonambulos, todos los magos me


han
dicho sin malicia
que en sus brazos en cruz, yo sufriré mi
último suplicio.
Los hay peores, los hay mejores
pero si hay que elegir
que más da que nos colgemos aquí o allí
si al final hay que colgarse.

Me convertí en un niño delante de una


muñeca
que cierra los ojos cuando se la acuesta
Me convertí en un niño delante de una
muñeca
que dice Mamá cuando se la toca.
(1) Pervenche: hierba doncella. En sentido
figurado puede referirse a otra chica o bien
a que era tan celosa que no permitía ni que
una flor llamase la atención de su amado.

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Je suis un voyou
Disco 1 - 6 > Disco 2

Je suis un voyou

Ci-gît au fond de mon cur une histoire


ancienne
Un fantôme, un souvenir d'une que j'aimais
Le temps, à grands coups de faux, peut
faire des siennes
Mon bel amour dure encore, et c'est à
jamais

J'ai perdu la tramontane


En trouvant Margot
Princesse vêtue de laine
Déesse en sabots
Si les fleurs, le long des routes
S'mettaient à marcher
C'est à la Margot, sans doute
Qu'ell's feraient songer
J'lui ai dit: "De la Madone
Tu es le portrait !"
Le Bon Dieu me le pardonne
C'était un peu vrai

Qu'il me pardonne ou non


D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

La mignonne allait aux vêpres


Se mettre à genoux
Alors j'ai mordu ses lèvres
Pour savoir leur goût
Ell' m'a dit, d'un ton sévère
"Qu'est-ce que tu fais là ?"
Mais elle m'a laissé faire
Les fill's, c'est comm' ça
J'lui ai dit: " Par la Madone
Reste auprès de moi ! "
Le Bon Dieu me le pardonne
Mais chacun pour soi

Qu'il me pardonne ou non


D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

C'était une fille sage


A " bouch', que veux-tu ?"
J'ai croqué dans son corsage
Les fruits défendus
Ell' m'a dit d'un ton sévère
" Qu'est-ce que tu fais là ? "
Mais elle m'a laissé faire
Les fill's, c'est comm' ça
Puis, j'ai déchiré sa robe
Sans l'avoir voulu
Le Bon Dieu me le pardonne
Je n'y tenais plus !

Qu'il me pardonne ou non


D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

J'ai perdu la tramontane


En perdant Margot
Qui épousa, contre son âme
Un triste bigot
Elle doit avoir à l'heure
A l'heure qu'il est
Deux ou trois marmots qui pleurent
Pour avoir leur lait
Et, moi, j'ai tété leur mère
Longtemps avant eux
Le Bon Dieu me le pardonne
J'étais amoureux !

Qu'il me pardonne ou non


D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

Soy un granuja

Yace aquí, en el fondo de mi corazón, una


vieja historia,
un fantasma, el recuerdo de una que yo
quería.
El tiempo, con grandes golpes de guadaña,
puede hacer de las suyas,
Pero mi gran amor dura aún, y es para
siempre.

Yo perdí el norte
al encontrar a Margot,
princesa vestida de lana,
diosa con zuecos,
si las flores, a lo largo de las carreteras
se pusiesen a caminar
es en Margot, sin duda
en quien harían pensar
Yo le dije: ¡De la Madona
eres el retrato!
El Buen Dios me lo perdone
era casi verdad.

Que me perdone o no
por otra parte, me trae sin cuidado
Yo tengo ya mi alma condenada
soy un granuja

La guapa iba a las vísperas (oraciones)


a ponerse de rodillas,
entonces yo mordí sus labios
para conocer su gusto,
ella me dijo con un tono severo
¿Qué haces ahí?
Pero ella me ha dejado hacer,
la chicas son así,
Yo le dije: ¡Por la Madona
quedate cerca de mí!
El Buen Dios me perdone
pero cada uno a lo suyo

Que me perdone o no
por otra parte, me trae sin cuidado
Yo tengo ya mi alma condenada
soy un granuja

Era una niña ingenua


sin mirarme en nada
mordí, en su blusa,
los frutos prohibidos.
Me dijo con un tono severo
¿Qué haces ahí?
Pero me dejó hacer
Las chicas son así
Después, rasgué su vestido
sin querer
El Buen Dios me perdone
¡ya no podía más!

Que me perdone o no
por otra parte, me trae sin cuidado
Yo tengo ya mi alma condenada
soy un granuja

He perdido el norte
al perder a Margot,
que se casó, contra su voluntad,
con un triste santurrón,
ella debe tener en este momento
en este mismo momento
dos o tres críos que lloran
para que le den de mamar
y yo, yo he mamado de su madre
mucho antes que ellos.
Que el buen Dios me perdone
yo estaba enamorado.

Que me perdone o no
por otra parte, me trae sin cuidado
Yo tengo ya mi alma condenada,
soy un granuja

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L'amandier
Disco 1 - 6 > Disco 4

L'amandier

J'avais l'plus bel amandier


Du quartier
Et, pour la bouche gourmande
Des filles du monde entier
J'faisais pousser des amandes
Le beau, le joli métier !

Un écureuil en jupon
Dans un bond
Vint me dir': " Je suis gourmande
Et mes lèvres sentent bon
Et, si tu m'donn's une amande
J'te donne un baiser fripon !"

" Grimpe aussi haut que tu veux


Que tu peux
Et tu croqu's, et tu picores
Puis tu grignot's, et puis tu
Redescends plus vite encore
Me donner le baiser dû ! "

Quand la belle eut tout rongé


Tout mangé
" Je te paierai, me dit-elle
A pleine bouche quand les
Nigauds seront pourvus d'ailes
Et que tu sauras voler ! "

" Mont' m'embrasser si tu veux


Si tu peux
Mais dis-toi que, si tu tombes
J'n'aurais pas la larme à l'il
Dis-toi que, si tu succombes
Je n'porterai pas le deuil ! "

Les avait, bien entendu


Toutes mordues
Tout's grignotées, mes amandes
Ma récolte était perdue
Mais sa jolie bouch' gourmande
En baisers m'a tout rendu !

Et la fête dura tant


Qu'le beau temps
Mais vint l'automne, et la foudre
Et la pluie, et les autans
Ont change mon arbre en poudre
Et mon amour en mêm' temps !

El almendro
Yo tenía el más bello almendro
del barrio
y, para la boca golosa
de las niñas del mundo entero
yo hacía crecer mis almendras
¡Qué hermoso, qué bonito oficio!

Una ardilla con faldas


de un salto
vino a decirme: Yo soy golosa
y mis labios saben bien
y, si tú me das una almendra
¡yo te daré un beso picarón!

Trepa todo lo alto que quieras,


que puedas
y roe, y picotea
y después mordisquea, y después
vuelve a bajar más rápido aún
¡a darme el beso prometido!
Cuando la bella lo hubo roído todo
comido todo
Yo te pagaré, me dijo ella
gritando, cuando los
tontos tengan alas
y tú sepas volar!

Sube a besarme si quieres


si puedes
pero ten presente que, si te caes,
no lloraré
ten presente que, si mueres
yo no llevaré luto!

Las había, por supuesto


mordido todas
mordisqueado todas mis almendras
mi cosecha estaba perdida
pero su bonita boca golosa
¡en besos me lo pagado todo!
Y la fiesta duró tanto
como el buen tiempo.
Pero vino el otoño, y el rayo
y la lluvía, y el viento del sur (1)
convirtieron mi arbol en polvo
y mi amor al mismo tiempo!

(1) Autan: Viento del sureste que se dan en


el Alto Languedoc y en la región situada al
oeste de la Montaña Negra y de los
Corbieres. Tal vez está en plural porque se
distinguen dos tipos de viento: el blanco,
que trae buen tiempo y el negro que trae
las nubes del Mediterráneo y por ello el
mal tiempo.

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L'assassinat
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 7

L'assassinat

C'est pas seulement à Paris


Que le crime fleurit
Nous, au village, aussi, l'on a
De beaux assassinats

Il avait la tête chenue


Et le cur ingénu
Il eut un retour de printemps
Pour une de vingt ans

Mais la chair fraîch', la tendre chair


Mon vieux, ça coûte cher
Au bout de cinq à six baisers
Son or fut épuisé

Quand sa menotte elle a tendue


Triste, il a répondu
Qu'il était pauvre comme Job
Elle a remis sa rob'

Elle alla quérir son coquin


Qu'avait l'appât du gain
Sont revenus chez le grigou
Faire un bien mauvais coup

Et pendant qu'il le lui tenait


Elle l'assassinait
On dit que, quand il expira
La langue ell' lui montra
Mirent tout sens dessus dessous
Trouvèrent pas un sou
Mais des lettres de créanciers
Mais des saisies d'huissiers

Alors, prise d'un vrai remords


Elle eut chagrin du mort
Et, sur lui, tombant à genoux,
Ell' dit : " Pardonne-nous ! "

Quand les gendarm's sont arrivés


En pleurs ils l'ont trouvée
C'est une larme au fond des yeux
Qui lui valut les cieux

Et le matin qu'on la pendit


Ell' fut en paradis
Certains dévots, depuis ce temps
Sont un peu mécontents
C'est pas seulement à Paris
Que le crime fleurit
Nous, au village, aussi, l'on a
De beaux assassinats

El asesinato

No es solamente en París
Donde florece el crimen,
Nosotros, en el pueblo, también tenemos
Bonitos asesinatos.

El tenía la cabeza cana


Y el corazón ingenuo
Y volvió a vivir una primavera
Por una de veinte años.

Pero, la carne fresca, la carne tierna


Mi viejo amigo, cuesta cara.
Al cabo de cinto o seis besos
Su oro se había acabado.
Cuando ella tendió su manita,
Triste, él respondió
Que era pobre como Job,
Ella se volvió a poner su vestido.

Ella fue en busca de su chulo


Que tenía afán de lucro
Volvieron a casa del tacaño
A cometer una fechoría.

Y mientras que él lo sujetaba


Ella lo asesinó.
Dicen que cuando expiraba
La lengua ella le enseñaba

Buscaron por todas partes


Y no encotraron una moneda
Sino letras de acreedores
Sino embargos de ujieres.
Entonces, sintiendo remordimientos de
verdad,
Tuvo pena del muerto,
Y sobre él, cayendo de rodillas,
Dijo: ¡Perdónanos!

Cuando la guardia civil llegó


La encontraron llorando.
Fue una lágrima en el fondo de sus ojos
Lo que le valió el cielo.

Y la mañana que la colgaron,


Ella fue al paraíso.
Algunos devotos, desde entonces
Están un poco descontentos.

No es solamente en París
Donde florece el crimen,
Nosotros, en el pueblo, también tenemos
Bonitos asesinatos.
La ballade des cimetières
Disco 1 - 6 > Disco 6

La ballade des cimetières

J'ai des tombeaux en abondance


Des sépultur's à discrétion
Dans tout cim'tièr' d'quelque importance
J'ai ma petite concession
De l'humble tertre au mausolée
Avec toujours quelqu'un dedans
J'ai des p'tit's boss's plein les allées
Et je suis triste, cependant...
Car je n'en ai pas, et ça m'agace
Et ça défrise mon blason
Au cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de ma maison

J'en possède au Père-Lachaise


A Bagneux, à Thiais, à Pantin
Et jusque, ne vous en déplaise
Au fond du cimetièr' marin
A la vill' comme à la campagne
Partout où l'on peut faire un trou
J'ai mêm' des tombeaux en Espagne
Qu'on me jalouse peu ou prou...

Mais j'n'en ai pas la moindre trace


Le plus humble petit soupçon
Au cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de ma maison

Le jour des morts, je cours, je vole


Je vais infatigablement
De nécropole en nécropole
De pierr' tombale en monument
On m'entrevoit sous un' couronne
D'immortelles à Champerret
Un peu plus tard, c'est à Charonne
Qu'on m'aperçoit sous un cyprès...

Mais, seul, un fourbe aura l'audace


De dir' : "J'l'ai vu à l'horizon
Du cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de sa maison"

Devant l'château d'ma grand-tante


La marquise de Carabas
Ma saint' famille languit d'attente
"Mourra-t-ell', mourra-t-elle pas ?"
L'un veut son or, l'autre veut ses meubles
Qui ses bijoux, qui ses bib'lots
Qui ses forêts, qui ses immeubles
Qui ses tapis, qui ses tableaux...
Moi je n'implore qu'une grâce
C'est qu'ell' pass' la morte-saison
Au cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de ma maison

Ainsi chantait, la mort dans l'âme


Un jeune homm' de bonne tenue
En train de ranimer la flamme
Du soldat qui lui était connu
Or, il advint qu'le ciel eut marr' de
L'entendre parler d'ses caveaux
Et Dieu fit signe à la camarde
De l'expédier rue Froidevaux...

Mais les croqu'-morts, qui étaient de


Chartres
Funeste erreur de livraison
Menèr'nt sa dépouille à Montmartre
De l'autr' côté de sa maison
La balada de los cementerios

Tengo tumbas en abundancia


Sepulturas a discreción,
En todos los cementerios de cierta
relevancia
Tengo mi pequeña concesión
Desde el humilde túmulo hasta el
mausoleo
Siempre con alguien dentro
Tengo las avenidas llenas de montículos,
(1)
Y estoy triste, sin embargo...

Pues no tengo, y eso me irrita


Y eso deshonra mi apellido
En el cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de mi casa

Tengo en el Pére-Lachaise
En Bagneux, en Thiais, en Pantin
E incluso, aunque le pese,
En el fondo del cementerio marino,
En la ciudad como en el campo
En cualquier sitio donde se pueda hacer un
agujero,
Tengo, incluso, tumbas en España (2)
Que me envidien un poco...

Pero no tengo ni la más mínima huella,


Ni la más humilde sospecha
En el cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de mi casa

El día de difuntos, corro, vuelo


Voy infatigablemente
De necrópolis en necrópolis
De lápida en monumento
Se me ve bajo una corona
De siemprevivas en Champerret
Y un poco después, es en Charonne
Donde se me ve bajo un ciprés...
Pero, sólo un bribón tendrá la audacia
De decir: Lo vi cerca
Del cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de su casa.

Delante del castillo de mi tía abuela


La marquesa de Carabas (3)
Mi santa familia languidece esperando
¿Morirá o no morirá?
El uno quiere su oro, el otro quiere sus
muebles
Este sus joyas, este sus baratijas,
Este sus bosques, este sus inmuebles
Este sus tapices, este sus cuadros...

Yo sólo pido una gracia


Que ella pase la otra vida
En el cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de mi casa
Así cantaba, muy afligido,
Un joven de buen aspecto
Reavivando la hoguera
Del soldado que le era conocido.
Pero, sucedió que el cielo se hartó
De oirlo hablar de sus tumbas
Y Dios le hizo una señal a la Muerte
Para mandarla a la calle Froidevaux... (4)

Pero los enterradores, que eran de


Chartres,
Funesto error en la entrega,
Llevaron sus despojos a Montmartre
Al otro lado de su casa.

(1) Como en las ciudades romanas. El


camino inmediato antes de entrar en ellas
estaba lleno de tumbas.

(2) Juego de palabras con avoir des


chateaux en Espagna, es decir hacer
castillos en el aire.

(3) Marquise de Carabas: Hace referencia


al personaje del cuento del Gato con botas.
El marqués de Carabás = riquezas.

(4) Calle por donde tiene varias entradas el


cementerio de Montparnasse. Es decir, el
protagonista murió precisamente en la calle
del cementerio donde deseaba tener una
tumba. Parece que por fin la va a tener,
pero los enterradores, irónicamente, se
equivocan y lo llevan a Montmartre, no a
cuatro pasos de su casa sino al otro lado de
su casa = lejos.

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La ballade des gens qui
sont nés quelque part
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 11

La ballade des gens qui sont nés quelque


part

C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces


petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces
lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises,
leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être
habités
Et c'est être habités par des gens qui
regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs
remparts
La race des chauvins, des porteurs de
cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés
quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés
quelque part

Maudits soient ces enfants de leur mère


patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur
clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées
leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à
loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de
Sète
Ou du Diable Vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent
mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés
quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés
quelque part

Le sable dans lequel douillettes leurs


autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler
leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux
tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés
quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés
quelque part

C'est pas un lieu commun celui de leur


naissance
Ils plaignent de tout cur les petits
malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la
présence
La présence d'esprit de voir le jour chez
eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur
précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins
barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la
guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés
quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés
quelque part

Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des


hommes
Si lon ny rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout
foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes
circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces
jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés
quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés
quelque part

La balada de la gente que ha nacido en


algún sitio
Es verdad que son bonitas todos esos
pueblecitos,
Todos esas villas, esas aldeas, esos lugares,
esas ciudades,
Con sus castillos, sus iglesias, sus playas,
Sólo tienen un punto débil y es estar
habitadas
Y es estar habitadas por gentes que miran
El resto con desprecio desde lo alto de sus
murallas.
La raza de los patriotas, de portadores de
estandartes,
Los felices imbéciles que han nacido en
alguna parte
Los felices imbéciles que han nacido en
alguna parte.

Malditos sean estos hijos de su madre


patria
Y empalaos de una vez por todas en sus
campanarios
Pues os enseñan sus torres, sus museos, su
ayuntamiento,
Os enseñan su país natal hasta haceros
bizquear.
Que sean de París o de Roma o de Sète,
O del quinto pino o bien de Zanzíbar
O incluso de Moncuq, se jactan ¡caramba!
Los felices imbéciles que han nacido en
alguna parte
Los felices imbéciles que han nacido en
alguna parte.

La arena en la que sus sensibles avestruces


Hunden la cabeza, no la hay mas fina,
En cuanto al aire que emplean para llenar
sus tripas,
Sus pompas de jabón, es un soplo divino.
Y poco a poco he aquí que se convencen
De que hasta el estiércol hecho por
Sus caballos, aunque sean de madera, le da
envidia
A todo el mundo,
Los felices imbéciles que han nacido en
alguna parte
Los felices imbéciles que han nacido en
alguna parte.

No es un lugar común el de su nacimiento,


compadecen de todo corazón a los pobres
desgraciados,
a los pequeños desafortunados que no
tuvieron la presencia,
la presencia de espíritu de ver la luz entre
ellos.
Cuando suena la alarma sobre su felicidad
precaria
Contra los extranjeros, todos más o menos
bárbaros,
Salen de su agujero para morir en la
guerra.
Los felices imbéciles que han nacido en
alguna parte
Los felices imbéciles que han nacido en
alguna parte.

Dios mío qué feliz sería la tierra


Si sobre ella no se encontrase esta raza
incongruente
Esta raza inoportuna y que abunda por
todas partes
La raza de la gente del terruño de la gente
de lugar.
Qué hermosa sería la vida siempre
Si no hubieses sacado de la nada a estos
tontos
Prueba, quizas definitiva, de tu
inexistencia: Los felices imbéciles que han
nacido en alguna parte
Los felices imbéciles que han nacido en
alguna parte.
La chasse aux papillons
Disco 1 - 6 > Disco 1

La chasse aux papillons

Un bon petit diable à la fleur de l'âge


La jambe légère et l'il polisson
Et la bouche pleine de joyeux ramages
Allait à la chasse aux papillons

Comme il atteignait l'orée du village


Filant sa quenouille, il vit Cendrillon
Il lui dit : "Bonjour, que Dieu te ménage
J't'emmène à la chasse aux papillons"

Cendrillon ravie de quitter sa cage


Met sa robe neuve et ses botillons
Et bras d'ssus bras d'ssous vers les frais
bocages
Ils vont à la chasse aux papillons

Il ne savait pas que sous les ombrages


Se cachait l'amour et son aiguillon
Et qu'il transperçait les curs de leur âge
Les curs des chasseurs de papillons

Quand il se fit tendre, elle lui dit :


"J'présage
Qu'c'est pas dans les plis de mon cotillon
Ni dans l'échancrure de mon corsage
Qu'on va à la chasse aux papillons"

Sur sa bouche en feu qui criait : "Sois sage


!"
Il posa sa bouche en guise de bâillon
Et c'fut l'plus charmant des remue-ménage
Qu'on ait vu d'mémoir' de papillon

Un volcan dans l'âme, ils r'vinrent au


village
En se promettant d'aller des millions
Des milliards de fois, et mêm' davantage
Ensemble à la chasse aux papillons

Mais tant qu'ils s'aim'ront, tant que les


nuages
Porteurs de chagrins, les épargneront
Il f'ra bon voler dans les frais bocages
Ils f'ront pas la chasse aux papillons

La caza de las mariposas

Un buen diablillo en la flor de la vida


ligero de piernas y los ojos traviesos
y la boca llena de alegres canciones(1)
iba a la caza de las mariposas

Cuando llegaba a los límites del pueblo,


hilando su rueca, vio a Cenicienta.
Le dijo:Buenos días, que Dios esté contigo,
vente conmigo a cazar mariposas.

Cenicienta encantada de dejar su jaula


se puso su vestido nuevo y sus botines
y cogidos del brazo, hacía los frescos
bosques
se van a cazar mariposas.

Él no sabía que bajo la umbría


se ocultaba el amor y su aguijón,
el cual atraviesa los corazones de su edad,
los corazones de los cazadores de
mariposas.

Cuando él se puso tierno, ella le dijo:


Presiento
que no es en los pliegues de mi refajo
ni en el escote de mi blusa
donde se cazan las mariposas.

Sobre su boca ardiente que gritaba: ¡Sé


prudente!
él puso su boca como una mordaza
y este fue el más encantador de los trajines
de los que se acuerden las mariposas.

Con un volcán en el alma, volvieron al


pueblo
prometiéndose ir millones
miles de millones de veces, e incluso más,
juntos a la caza de las mariposas.

Pero mientras que ellos se amen, mientras


que las nubes
portadoras de penas los dejen en paz,
ellas podrán volar en los frescos bosques
porque ellos no cazarán mariposas.

(1) Ramage: canto de los pájaros en las


ramas.

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La femme d'Hector
Disco 1 - 6 > Disco 5

La femme d'Hector

En notre tour de Babel


Laquelle est la plus belle
La plus aimable parmi
Les femmes de nos amis?
Laquelle est notre vrai nounou
La p'tite sur des pauvres de nous
Dans le guignon toujours présente
Quelle est cette fée bienfaisante?
R:
C'est pas la femme de Bertrand
Pas la femme de Gontrand
Pas la femme de Pamphile
C'est pas la femme de Firmin
Pas la femme de Germain
Ni celle de Benjamín
C'est pas la femme d'Honoré
Ni celle de Désiré
Ni celle de Théophile
Encore moins la femme de Nestor
Non, c'est la femme d'Hector.

Comme nous dansons devant


Le buffet bien souvent
On a toujours peu ou prou
Les bas criblés de trous...
Qui raccomode ces malheurs
De fils de toutes les couleurs
Qui brode, divine cousette,
Des arcs-en-ciel à nos chaussettes?

+R:

Quand on nous prend la main


Sacré bon dieu dans un sac
Et qu'on nous envoie planter
Des choux à la santé
Quelle est celle qui, prenant modèle
Sur les vertus des chiens fidèles
Reste à l'arrêt devant la porte
En attendant que l'on ressorte?

+R:

Et quand l'un d'entre nous meurt


Qu'on nous met en demeure
De débarasser l'hôtel
De ses restes mortels
Quelle est celle qui r'mu tout Paris
Pour qu'on lui fasse, au plus bas prix
Des funérailles gigantesques
Pas nationales, non, mais presque?

+R:

Et quand vient le mois de mai


Le joli temps d'aimer
Que sans écho, dans les cours,
Nous hurlons a l'amour
Quelle est celle qui nous plaint beaucoup
Quelle est celle qui nous saute au cou
Qui nous dispense sa tenderse
Toutes ses économies d'caresses ?

+R:

Ne jetons pas les morceaux


De nos curs aux pourceaux
Perdons pas notre latin
Au profit des pantins
Chantons pas la langue des dieux
Pour les balourds, les fesse-mathieux
Les paltoquets, ni les bobèches
Les foutriquets, ni les pimbêches,

Ni pour la femme de Bertrand


Pour la femme de Gontrand
Pour la femme de Pamphile
Ni pour la femme de Firmin
Pour la femme de Germain
Pour celle de Benjamín
Ni pour la femme d'Honoré
La femme de Désiré
La femme de Théophile
Encore moins pour la femme de Nestor
Mais pour la femme d'Hector.

La mujer de Héctor

En nuestra torre de Babel


¿quién es la más hermosa
la más amable, entre
Las mujeres de nuestros amigos?
¿Cuál es nuestra verdadera niñera
la hermanita de pobres de nosotros
en la mala suerte siempre presente?,
¿Quién es esta hada bienhechora?

R:
No es la mujer de Bertrand
Ni la mujer de Gontrand
Ni la mujer de Pamphile
No es la mujer de Fermín
Ni la mujer de Germán
Ni la de Benjamín
No es la mujer de Honorato
Ni la de Désiré
Ni la de Teófilo
Aún menos la mujer de Nestor.
No. Es la mujer de Hector.

Como a menudo
no tenemos nada para comer
Tenemos siempre más o menos
Las medias acribilladas de agujeros...
¿Quién arregla estas desgracias
con hilos de todos los colores
quién borda, divina modistilla,
Arcoiris en nuestros calcetines?

+R:

Cuando nos cogen con las manos


¡dios bendito! en la masa
y nos envían al retiro
a la prisión
¿Quién es la que, tomando ejemplo
de las virtudes de los perros fieles
se queda delante de la puerta
esperando que salgamos?

+R:

Y cuando uno de nosotros muere


Cuando nos obligan
A sacar de la casa
sus restos mortales,
¿Quién es la que remueve todo París
para que nos hagan, al precio más bajo,
unos funerales fabulosos,
no nacionales, no, pero casi?

+R:

Y cuando llega el mes de mayo


El bonito tiempo del amor
Cuando sin respuesta, en los patios,
Aullamos al amor,
¿Quién es la que se duele mucho
La que nos salta al cuello
La que nos dispensa toda su ternura
Todas sus caricias?

+R:
No le demos los trozos
De nuestros corazones a los cerdos
No perdamos el tiempo
Con los monigotes
No le contemos delicadezas
A los palurdos, a los usureros,
Los patanes, ni los bobos,
Los zopencos ni a los cursilones,

Ni a la mujer de Bertrand
A la mujer de Gontrand
A la mujer de Pamphile
A la mujer de Fermín
A la mujer de Germán
A la de Benjamín
Ni a la mujer de Honorato
A la mujer de Désiré
La mujer de Teófilo
Aún menos a la mujer de Nestor
Sino a la mujer de Hector.
La fille à cent sous
Disco 1 - 6 > Disco 6

La fille à cent sous

Du temps que je vivais dans le troisièm'


dessous
Ivrogne, immonde, infâme
Un plus soûlaud que moi, contre un' pièc'
de cent sous
M'avait vendu sa femme

Quand je l'eus mise au lit, quand j'voulus


l'étrenner
Quand j'fis voler sa jupe
Il m'apparut alors qu'j'avais été berné
Dans un marché de dupe

" Remball' tes os, ma mie, et garde tes


appas
Tu es bien trop maigrelette
Je suis un bon vivant, ça n'me concerne pas
D'étreindre des squelettes

Retourne à ton mari, qu'il garde les cent


sous
J'n'en fais pas une affaire "
Mais ell' me répondit, le regard en dessous
" C'est vous que je préfère

J'suis pas bien gross', fit-ell', d'une voix qui


se noue
Mais ce n'est pas ma faute "
Alors, moi, tout ému, j'la pris sur mes
genoux
Pour lui compter les côtes

" Toi qu'j'ai payé cent sous, dis-moi quel


est ton nom
Ton p'tit nom de baptême ?
- Je m'appelle Ninette. - Eh bien, pauvre
Ninon
Console-toi, je t'aime "

Et ce brave sac d'os dont j'n'avais pas voulu


Même pour une thune
M'est entré dans le cur et n'en sortirait plus
Pour toute une fortune

Du temps que je vivais dans le troisièm'


dessous
Ivrogne, immonde, infâme
Un plus soûlaud que moi, contre un' pièc'
de cent sous
M'avait vendu sa femme.
La chica de los diez céntimos

En el tiempo en que yo vivía en el tercer


sótano (1)
Borracho, inmundo, infame,
Uno, más asqueroso que yo, a cambio de
una moneda de diez céntimos
Me vendió a su mujer.

Cuando la puse en la cama, cuando quise


estrenarla,
Cuando le arrebaté su falda
Me pareció, entonces, que había sido
engañado
En un mercadillo de tontos.

Recoge tus huesos, amiga, y guarda tus


encantos
eres demasiado delgaducha,
Yo soy un sibarita y no tengo por
costumbre
Abrazar a los esqueletos.

Vuélvete con tu marido, que se quede con


los diez céntimos,
No he hecho un buen negocio.
Pero ella me respondió, con la mirada baja
Es a ti a quien prefiero,

no estoy muy gorda dijo, con una voz que


se ahogaba
pero no es culpa mía.
Entonces, yo, emocionado, la senté en mis
rodillas
Para contarle las costillas

Tú, por quién pagué, diez céntimos, dime,


¿cuál es tu nombre,
tu nombre de pila?
- Me llamo Ninette. Y bien, pobre Ninon
Consolate, que te quiero.
Y ese bravo saco de huesos que yo no
hubiese querido
Ni por una millonada
Me entró en el corazón y no saldrá más
Ni por toda una fortuna.

En el tiempo en que yo vivía en el tercer


sótano
Borracho, inmundo, infame,
Uno, más asqueroso que yo, a cambio de
una moneda de diez céntimos
Me vendió a su mujer.

(1) Troisième dessous: La expresión tiene


su origen en el lugar donde caían las obras
que fracasaban en la Ópera de París: se
decía que iban a parar al tercer sótano
donde se guardaban todos los materiales
necesarios para las representaciones.
Luego se generalizó para significar caer en
lo más bajo.
La guerre de 14-18
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 7

La Guerre de 14-18

Depuis que l'homme écrit l'Histoire


Depuis qu'il bataille à cur joie
Entre mille et une guerr' notoires
Si j'étais t'nu de faire un choix
A l'encontre du vieil Homère
Je déclarerais tout de suite:
"Moi, mon colon, cell' que j'préfère,
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"
Est-ce à dire que je méprise
Les nobles guerres de jadis
Que je m'soucie comm' d'un'cerise
De celle de soixante-dix?
Au contrair', je la révère
Et lui donne un satisfecit
Mais, mon colon, celle que j'préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"

Je sais que les guerriers de Sparte


Plantaient pas leurs epées dans l'eau
Que les grognards de Bonaparte
Tiraient pas leur poudre aux moineaux
Leurs faits d'armes sont légendaires
Au garde-à-vous, je les félicite
Mais, mon colon, celle que j'préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"

Bien sûr, celle de l'an quarante


Ne m'as pas tout à fait déçu:
Elle fut longue et massacrante
Et je ne crache pas dessus
Mais à mon sens, elle ne vaut guère
Guèr' plus qu'un premier accésit
Moi, mon colon, celle que j' préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"

Mon but n'est pas de chercher noise


Au guérillas, non, fichtre, non
Guerres saintes, guerres sournoises
Qui n'osent pas dire leur nom,
Chacune a quelque chos' pour plaire
Chacune a son petit mérite
Mais, mon colon, celle que j'préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"

Du fond de son sac à malices


Mars va sans doute, à l'occasion,
En sortir une, un vrai délice
Qui me fera grosse impresión
En attendant je persévère
A dir' que ma guerr' favorite
Cell', mon colon, que j'voudrais faire
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit

La Guerra del 14-18

Desde que el hombre escribe la Historia


Desde que batalla pasándoselo en grande
Entre mil y una guerras notables
Si tuviese que elegir una
Enfrentándome al viejo Homero
Declararía al momento:
Yo, amigo, la que prefiero,
es la del catorce! (1)

¿Quiere esto decir que desprecio


las nobles guerras de antaño,
que me importa un pimiento
La del setenta?
Al contrario, la reverencio
Y doy testimonio de ello (2)
Pero, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!

Yo sé que los guerreros de Esparta


No le daban palos al aire
Que los veteranos de Bonaparte
No disparaban a los gorriones
Sus hechos de armas son legendarios
Poniéndome firme, los felicito
Pero, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!

Por supuesto, la del año cuarenta


No me ha decepcionado del todo:
Fue larga y masacrante
Y no le escupo encima
Pero para mí, no vale apenas
Apenas más que un accésit
Yo, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!
Mi objetivo no es de buscar camorra
Con las guerrillas, no diablos, no
Guerras santas, guerras hipócritas
Que no se atreven a decir su nombre,
Todas tienen algo para gustar
Todas tienen su pequeño mérito
Pero, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!

Del fondo de su saco de maldades


Marte va sin duda, a la menor ocasión
A sacar otra, una verdadera delicia
Que me impresionará mucho.
Mientras espero, persevero
Diciendo que mi guerra favorita
La que, amigo mío, yo quisiera hacer
Es la del catorce!

(1) Se refiere a la Primera Guerra Mundial.

(2) Satisfecit: Palabra de origen latino.


Deriva del verbo satifacere que significa
satisfacer. Donner un satisfecit quiere decir
dar testimonio por escrito de que se está
satisfecho de alguien.

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La marche nuptiale
Disco 1 - 6 > Disco 4

La marche nuptiale

Mariage d'amour, mariage d'argent


J'ai vu se marier toutes sortes de gens
Des gens de basse source et des grands de
la terre
Des prétendus coiffeurs, des soi-disant
notaires

Quand même je vivrai jusqu'à la fin des


temps
Je garderais toujours le souvenir content
Du jour de pauvre noce où mon père et ma
mère
S'allèrent épouser devant Monsieur le
Maire

C'est dans un char à bufs, s'il faut parler


bien franc
Tiré par les amis, poussé par les parents
Que les vieux amoureux firent leurs
épousailles
Après long temps d'amour, long temps de
fiançailles

Cortège nuptial hors de l'ordre courant


La foule nous couvait d'un il protubérant
Nous étions contemplés par le monde futile
Qui n'avait jamais vu de noces de ce style

Voici le vent qui souffle emportant,


crève-cur
Le chapeau de mon père et les enfants de
chur
Voilà la pluie qui tombe en pesant bien ses
gouttes
Comme pour empêcher la noc', coûte que
coûte

Je n'oublierai jamais la mariée en pleurs


Berçant comme un' poupée son gros
bouquet de fleurs
Moi, pour la consoler, moi, de toute ma
morgue
Sur mon harmonica jouant les grandes
orgues

Tous les garçons d'honneur, montrant le


poing aux nues
Criaient: " Par Jupiter, la noce continue ! "
Par les homm's décriée, par les dieux
contrariée
La noce continue et Viv' la mariée !

La marcha nupcial

Matrimonio por amor, matrimonio por


dinero
Yo he visto casarse toda clase de gentes
gentes humildes y grandes de la tierra
presuntos peluqueros, supuestos notarios

Aunque viviese hasta el final de los


tiempos
guardaré siempre el alegre recuerdo
del día de la pobre boda en que mi padre y
mi madre
fueron a casarse delante del Señor Alcalde

Fue en un carro de bueyes, si hay que ser


sincero
tirado por los amigos, empujado por los
parientes
que los viejos enamorados hicieron sus
esponsales
después de un largo enamoramiento, de un
largo noviazgo

Cortejo nupcial fuera de lo corriente


la gente nos contemplaba asombrados
eramos comtemplados por gente banal
que no había visto nunca bodas de este
estilo.

He aquí el viento que sopla llevandose,


lástima,
el sombrero de mi padre y a los
monaguillos.
He aquí la lluvía que cae con unos buenos
goterones
como para impedir la boda, cueste lo que
cueste.

Yo no olvidaré jamás a la novia llorando


meciendo como una muñeca su gran ramo
de flores
Yo, para consolarla, yo, con todo mi
orgullo
en mi harmónica tocaba como los grandes
órganos.

Toda la corte de honor, enseñando los


puños a las nubes
gritaban: ¡Por Jupiter, la boda continúa!
Por los hombres criticada, por los dioses
contrariada
la boda continúa y ¡Viva la novia!

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La messe au pendu
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

La messe au pendu

Anticlérical fanatique
Gros mangeur d'écclésiastiques,
Cet aveu me coûte beaucoup,
Mais ces hommes d'Eglise, hélas !
Ne sont pas tous des dégueulasses,
Témoin le curé de chez nous.

Quand la foule qui se déchaîne


Pendit un homme au bout d'un chêne
Sans forme aucune de remords,
Ce ratichon fit scandale
Et rugit à travers les stalles,
"Mort à toute peine de mort!"

Puis, on le vit, étrange rite,


Qui baptisait les marguerites
Avec l'eau de son bénitier
Et qui prodiguait les hosties,
Le pain bénit, l'Eucharistie,
Aux petits oiseaux du moutier.

Ensuite, il retroussa ses manches,


Prit son goupillon des dimanches
Et, plein d'une sainte colère,
Il partit comme à l'offensive
Dire une grand' messe exclusive
A celui qui dansait en l'air.

C'est à du gibier de potence


Qu'en cette triste circonstance
L'Hommage sacré fut rendu.
Ce jour là, le rôle du Christ(e),
Bonne aubaine pour le touriste,
Eté joué par un pendu.

Et maintenant quand on croasse,


Nous, les païens de sa paroisse,
C'est pas lui qu'on veut dépriser.
Quand on crie "A bas la calotte"
A s'en faire péter la glotte,
La sienne n'est jamais visée.

Anticléricaux fanatiques
Gros mangeur d'écclésiastiques,
Quand vous vous goinfrerez un plat
De cureton, je vous exhorte,
Camarades, à faire en sorte
Que ce ne soit pas celui-là.

La misa del ahorcado


Anticlerical fanático,
Gran devorador de eclesiásticos,
Esta confesión me cuesta mucho,
Pero estos hombres de la Iglesia ¡ay!,
No son todos unos asquerosos,
Y la prueba es el cura de nuestra parroquia.

Cuando la muchedumbre en avalancha


Colgó a un hombre en el tronco de una
encina
Sin ningún tipo de remordimientos,
Este curita formó un escandalo
Y rugió a través del coro:
¡Muerte a toda pena de muerte!

Después, lo vimos, extraño rito,


Que bautizaba las margaritas
Con el agua de su pila de agua bendita
Y que prodigaba sus hostias,
El pan bendito, la Eucaristía,
A los pajarillos del monasterio.

Luego, remangó sus mangas,


Cogió su hisopo de los domingos
Y, lleno de una cólera santa,
Partió como en una ofensiva
A decir una gran misa exclusiva
Al que bailaba en el aire.

Fue a la carne de horca


A quien en esa triste circunstancia
Se le rindió el sagrado homenaje.
Aquel día, el papel de Cristo,
Buen atractivo para el turista,
Fue representado por un ahorcado.

Y ahora cuando graznamos,


Nosotros, los paganos de su parroquia,
No es a él a quien queremos despreciar.
Cuando gritamos ¡Abajo el solideo!,
Hasta rompernos la garganta,
Nunca apuntamos al suyo.

Anticlericales fanáticos,
Grandes devoradores de eclesiásticos,
Cuando os comáis un plato
De curas, os exhorto,
Camaradas, para que lo hagáis de manera,
Que no esté en él, éste de aquí.

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La non-demande en
mariage
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 9

La non-demande en mariage
Ma mie, de grâce, ne mettons
Pas sous la gorge à Cupidon
Sa propre flèche
Tant d'amoureux l'ont essayé
Qui, de leur bonheur, ont payé
Ce sacrilège...

R:
J'ai l'honneur de
Ne pas te de-
mander ta main
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin

Laissons le champs libre à l'oiseau


Nous seront tous les deux priso-
nniers sur parole
Au diable les maîtresses queux
Qui attachent les curs aux queues
Des casseroles!
+R:

Vénus se fait vielle. Souvent


Elle perd son latin devant
La lèchefrite
A aucun prix, moi je ne veux
Effeuiller dans le pot-au-feu
La marguerite

+R:

On leur ôte bien des attraits


En dévoilant trop les secrets
De Mélusine
L'encre des billets doux pâlit
Vite entre les feuillets des li-
vres de cuisine.

+R:
Il peut sembler de tout repos
De mettre à l'ombre, au fond d'un pot
De confiture
La jolie pomme défendue
Mais elle est cuite, elle a perdu
Son goût "nature"

+R:

De servante n'ai pas besoin


Et du ménage et de ses soins
Je te dispense
Qu'en éternelle fiancée
A la dame de mes pensées
Toujours je pense

+R:

La no-petición de matrimonio

Amor mío, por favor, no lancemos (1)


a la garganta de Cupido
su propia flecha
muchos enamorados lo han intentado
y con su felicidad han pagado
ese sacrilegio...

R:
Tengo el honor de
no pe-
dir tu mano
no grabemos
nuestros nombres debajo
de un pergamino

Dejemos campo libre al pájaro


estaremos los dos prisio-
neros de palabra.
Al diablo las amantes cocineras
que atan los corazones a los mangos
de las cacerolas!
+R:

Venus se hace vieja. A menudo


ella no sabe qué hacer delante de
la sartén.
A ningún precio, quiero
desojar en la marmita
la margarita

+R:

Pierde muchos de sus encantos,


si se desvelan demasiado sus secretos,
Melusina.
La tinta de las cartas de amor palidece
rapidamente entre las hojas de los li-
bros de cocina

+R:

Puede parecer que da mucha seguridad


poner a la sombra, en el fondo de un bote
de mermelada,
la hermosa manzana prohibida,
pero una vez cocida, ella pierde
su sabor natural.

+R:

No tendo necesidad de criada


y de las tareas de la casa y de sus cuidados
te dispenso
Que como en una eterna novia,
En la dama de mis pensamientos
siempre pienso.

+R:

(1) Dedicada a Joha Heiman (llamada


Püppchen), mujer con la que Brassens
convivió desde 1947 hasta su muerte.
Nunca se casaron y aquí expone algunos de
los motivos por lo que no lo creyó
necesario.

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La première fille
Disco 1 - 6 > Disco 2

La première fille

J'ai tout oublié des campagnes


D'Austerlitz et de Waterloo
D'Italie, de Prusse et d'Espagne
De Pontoise et de Landernau

Jamais de la vie
On ne l'oubliera
La première fille
Qu'on a pris dans ses bras
La première étrangère
A qui l'on a dit "tu"
Mon cur, t'en souviens-tu ?
Comme ell' nous était chère

Qu'ell' soit fille honnête


Ou fille de rien
Qu'elle soit pucelle
Ou qu'elle soit putain
On se souvient d'elle
On s'en souviendra
D'la premièr' fill'
Qu'on a pris dans ses bras

Ils sont partis à tire-d'aile


Mes souvenirs de la Suzón
Et ma mémoire est infidèle
A Julie, Rosette ou Lison

Jamais de la vie
On ne l'oubliera
La première fille
Qu'on a pris dans ses bras
C'était une bonne affaire
Mon cur, t'en souviens-tu ?
J'ai changé ma vertu
Contre une primevère

Qu'ce soit en grand' pompe


Comme les gens "bien"
Ou bien dans la rue
Comm' les pauvr's et les chiens
On se souvient d'elle
On s'en souviendra
D'la premièr' fill'
Qu'on a pris dans ses bras

Toi qui m'a donné le baptême


D'amour et de septième ciel
Moi, je te garde et, moi, je t'aime
Dernier cadeau du Pèr' Noel
Jamais de la vie
On ne l'oubliera
La première fille
Qu'on a pris dans ses bras
On a beau fair' le brave
Quand elle s'est mise nue
Mon cur, t'en souviens-tu ?
On n'en menait pas large

Bien d'autres, sans doute


Depuis sont venues
Oui, mais, entre tout's
Cell's qu'on a connues
Elle est la dernière
Que l'on oubliera
La premièr' fill'
Qu'on a pris dans ses bras

La primera chica
Yo lo he olvidado todo de las campañas
de Austerlitz y de Waterloo,
de Italia, de Prusia y de España,
De Pontoise y de Landernau

Jamás en la vida
olvidaremos
la primera chica
que hemos cogido entre los brazos,
la primera extraña
a quién le hemos dicho tú.
Mi corazón, ¿te acuerdas?
Cómo la queríamos.

Que ella fuesa chica honesta


o una don nadie
que fuese virgen
o que fuese una puta
nos acordamos de ella
nos acordaremos
de la primera chica
que hemos tenido entre los brazos.

Se han marchado con un vuelo rápido


mis recuerdos de la Suzón
y mi memoria es infiel
A Julia, Rosita o Lisón

Jamás en la vida
olvidaremos
la primera chica
que hemos tenido entre los brazos.
Fue algo muy bonito
Mi corazón, ¿te acuerdas?
Cambié mi virtud (mi inocencia)
por una primavera

que fuese con gran pompa


como la gente bien
o en la calle
como los pobres y los perros
nos acordamos de ella
nos acordaremos
de la primera chica
que hemos tenido entre los brazos.

Tú que me has dado el bautizo


de amor y del séptimo cielo
yo, yo te guardo y, yo, yo te quiero
último regalo de Papá Noel.

Jamás en la vida
olvidaremos
la primera chica
que hemos tenido entre los brazos.
Por mucho que nos hiciésemos los duros
cuando ella se puso desnuda
mi corazón, ¿te acuerdas?
Nos temblaban la piernas.

Muchas otras, sin duda


han venido después
sí, pero, entre todas
las que hemos conocido,
ella es la última
que olvidaremos,
la primera chica
que hemos tenido en los brazos.

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La ronde des jurons
Disco 1 - 6 > Disco 5

La ronde des jurons

Voici la ron-
de des jurons
Qui chantaient clair, qui dansaient rond
Quand les Gaulois
De bon aloi
Du franc-parler suivaient la loi
Jurant par-là
Jurant par-ci
Jurant à langue raccourcie
Comme des grains de chapelet
Les joyeux jurons défilaient

Tous les morbleus, tous les ventrebleus


Les sacrebleus et les cornegidouilles
Ainsi, parbleu, que les jarnibleus
Et les palsambleus
Tous les cristis, les ventres saint-gris
Les par ma barbe et les noms d'une pipe
Ainsi, pardi, que les sapristis
Et les sacristis
Sans oublier les jarnicotons
Les scrogneugneus et les bigr's et les
bougr's
Les saperlottes, les cré nom de nom
Les pestes, et pouah, diantre, fichtre et
foutre
Tous les Bon Dieu
Tous les vertudieux
Tonnerr' de Brest et saperlipopette
Ainsi, pardieu, que les jarnidieux
Et les pasquedieux

Quelle pitié
Les charretiers
Ont un langage châtié
Les harengères
Et les mégères
Ne parlent plus à la légère
Le vieux catéchisme poissard
N'a guèr' plus cours chez les hussards
Ils ont vécu, de profundis
Les joyeux jurons de jadis

Tous les morbleus, tous les ventrebleus


Les sacrebleus et les cornegidouilles
Ainsi, parbleu, que les jarnibleus
Et les palsambleus
Tous les cristis, les ventres saint-gris
Les par ma barbe et les noms d'une pipe
Ainsi, pardi, que les sapristis
Et les sacristis
Sans oublier les jarnicotons
Les scrogneugneus et les bigr's et les
bougr's
Les saperlottes, les cré nom de nom
Les pestes, et pouah, diantre, fichtre et
foutre
Tous les Bon Dieu
Tous les vertudieux
Tonnerr' de Brest et saperlipopette
Ainsi, pardieu, que les jarnidieux
Et les pasquedieux

La ronde des jurons

¡Como comprenderán, ni tan siquiera


intento traducirla!

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La rose, la bouteille et la
poignée de main
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 10

La rose, la bouteille et la poignée de main

Cette rose avait glissé de


La gerbe qu'un héros gâteux
Portait au monument aux Morts.
Comme tous les gens levaient leurs
Yeux pour voir hisser les couleurs,
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route et m'en allai quérir,
Au p'tit bonheur la chance, un corsage à
fleurir.
Car c'est une des pir's perversions qui
soient
Que de garder une rose par-devers soi.

La première à qui je l'offris


Tourna la tête avec mépris,
La deuxième s'enfuit et court
Encore en criant "Au secours! "
Si la troisième m'a donné
Un coup d'ombrelle sur le nez,
La quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête d'un agent.

Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,


Sans être louche, on ne peut pas
Fleurir de belles inconnu's.
On est tombé bien bas, bien bas...
Et ce pauvre petit bouton
De rose a fleuri le veston
D'un vague chien de commissaire,
Quelle misère!

Cette bouteille était tombé'


De la soutane d'un abbé
Sortant de la messe ivre mort.
Une bouteille de vin fin
Millésimé, béni, divin,
Je la recueillis sans remords.

Et je repris ma route en cherchant, plein


d'espoir,
Un brave gosier sec pour m'aider à la boire.
Car c'est une des pir's perversions qui
soient
Que de garder du vin béni par-devers soi.

Le premier refusa mon verre


En me lorgnant d'un il sévère,
Le deuxième m'a dit, railleur,
De m'en aller cuver ailleurs.
Si le troisième, sans retard,
Au nez m'a jeté le nectar,
Le quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête, d'un agent.

Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,


Sans être louche, on ne peut pas
Trinquer avec des inconnus.
On est tombé bien bas, bien bas...

Avec la bouteille de vin fin


Millésimé, béni, divin,
Les flics se sont rincé la dalle,
Un vrai scandale!

Cette pauvre poigné' de main


Gisait, oubliée, en chemin,
Par deux amis fâchés à mort.
Quelque peu décontenancé',
Elle était là, dans le fossé.
Je la recueillis sans remords.

Et je repris ma route avec l'intention


De faire circuler la virile effusion,
Car c'est une des pir's perversions qui
soient
Qu' de garder une poigné' de main
par-devers soi.

Le premier m'a dit: "Fous le camp !


J'aurais peur de salir mes gants."
Le deuxième, d'un air dévot,
Me donna cent sous, d'ailleurs faux.
Si le troisième, ours mal léché,
Dans ma main tendue a craché,
Le quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête d'un agent.

Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,


Sans être louche, on ne peut pas
Serrer la main des inconnus.
On est tombé bien bas, bien bas...

Et la pauvre poigné' de main,


Victime d'un sort inhumain,
Alla terminer sa carrière
A la fourrière!

La rosa, la botella y el apretón de manos

Esta rosa se había deslizado del


ramo que un héroe marchito
ofrecía al monumento a los Muertos.
Como todos levantaban la vista
para ver izar los colores,
yo la recogí sin remordimientos.

Y seguí mi camino y me fui a buscar


a la buena de dios, un corpiño en flor.
pués una de las peores perversiones que
puede haber
es guardar una rosa para sí mismo.

La primera a quien se la ofrecí


giró la cabeza con desprecio,
la segunda escapó y corre
aún gritando ¡Socorro!
Si la tercera me dió
un golpe con la sombrilla en la nariz,
la cuarta, fue la más malvada,
se puso a buscar un policía.

Pues, hoy en día, es descabellado,


sin ser un sospechoso, no se puede
ofrecer flores a bellas desconocidas.
Hemos caído muy bajo, muy bajo...

Y ese pobre pequeño capullo


de rosa ha adornado la chaqueta
de un estúpido y perro comisario.
¡Qué miseria!
Esta botella se había caído
de la sotana de un cura
que salía de la misa borracho perdido.
Una botella de vino fino
con denominación de origen, bendecido,
divino.
Yo la recogí sin remordimientos.

Y yo seguí mi camino buscando, lleno de


esperanza,
el gaznate seco de un amigo para ayudarme
a beberla,
pues una de la peores perversiones que
puede haber
es guardar un vino bendecido para sí
mismo.

El primero rehusó mi vaso


clavándome una mirada severa,
el segundo me dijo, burlón,
que fuese a dormir la mona a otra parte.
Si el tercero, sin contemplaciones,
a la nariz me tiró el néctar,
el cuarto, fue mucho más malvado,
se puso a bucar un policía.

Pues, hoy en día, es descabellado,


sin ser un sospechoso, no se puede
brindar con desconocidos.
Hemos caído muy bajo, muy bajo...

Con la botella de vino fino


con denominación de origen, bendecido,
divino
los maderos se han remojado el gaznate
¡Un verdadero escándalo!

Este pobre apretón de manos


yacía, olvidado en el camino,
por dos amigos enfadados a muerte.
Un poco desconcertado,
estaba allí, en la cuneta.
Yo lo recogí sin remordimientos.

Y seguí mi camino con la intención


de hacer circular la viril efusión,
pues una de las peores perversiones que
puede haber
es guardar un apretón de manos para sí
mismo.

El primero me dijo: ¡Lárgo de aquí!


que me podría ensuciar los guantes.
el segundo, con un gesto devoto,
mi dio algunas monedas, por otra parte
falsas.
Si el tercero, tío maleducado,
me escupió en mi mano tendida,
el cuarto, fue el más malvado,
se pudo a buscar un agente.

Pues, hoy en día, es descabellado,


sin ser un sopechoso, no se puede
estrechar la mano de los desconocidos.
Hemos caído muy bajo, muy bajo...

Y el pobre apretón de manos,


víctima de una suerte inhumana,
fue a terminar su carrera
¡en el calabozo!

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La route aux quatre
chansons
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 8

La route aux quatre chansons

J'ai pris la route de Dijon


Pour voir un peu la Marjolaine
La belle, digue digue don
Qui pleurait près de la fontaine
Mais elle avait changé de ton
Il lui fallait des ducatons
Dedans son bas de laine
Pour n'avoir plus de peine
Elle m'a dit : " Tu viens, chéri ?
Et si tu me payes un bon prix
Aux anges je t'emmène
Digue digue don daine "
La Marjolain' pleurait surtout
Quand elle n'avait pas de sous
La Marjolain' de la chanson
Avait de plus nobles façons

J'ai passé le pont d'Avignon


Pour voir un peu les belles dames
Et les beaux messieurs tous en rond
Qui dansaient, dansaient, corps et âmes
Mais ils avaient changé de ton
Ils faisaient fi des rigodons
Menuets et pavanes
Tarentelles, sardanes
Et les bell's dam's m'ont dit ceci
" Etranger, sauve-toi d'ici
Ou l'on donne l'alarme
Aux chiens et aux gendarmes "
Quelle mouch' les a donc piquées
Ces belles dam's si distinguées
Les belles dam's de la chanson
Avaient de plus nobles façons

Je me suis fait fair' prisonnier


Dans les vieilles prisons de Nantes
Pour voir la fille du geôlier
Qui, paraît-il, est avenante
Mais elle avait changé de ton
Quand j'ai demandé: " Que dit-on
Des affaires courantes
Dans la ville de Nantes ? "
La mignonne m'a répondu
" On dit que vous serez pendu
Aux matines sonnantes
Et j'en suis bien contente "
Les geôlières n'ont plus de cur
Aux prisons de Nante' et d'ailleurs
La geôlière de la chanson
Avait de plus nobles façons

Voulant mener à bonne fin


Ma folle course vagabonde
Vers mes pénates je revins
Pour dormir auprès de ma blonde
Mais elle avait changé de ton
Avec elle, sous l'édredon
Il y avait du monde
Dormant près de ma blonde
J'ai pris le coup d'un air blagueur
Mais, en cachette, dans mon cur
La peine était profonde
L'chagrin lâchait la bonde
Hélas ! du jardin de mon père
La colombe s'est fait la paire
Par bonheur, par consolation
Me sont restées les quatr' chansons

El camino de las cuatro canciones (1)


He tomado el camino de Dijon
Para ver un poco a la Marjolaine
La hermosa, digue digue don
Que lloraba cerca de la fuente.
Pero había cambiado de tono,
Y le hacían falta unos cuantos euros
Dentro de su media de lana
Para no tener ya más pena.
Ella me dijo: ¿Vienes querido?
Si pagas un buen precio
Al cielo yo te llevo
Digue digue don daine.
La Marjolaine lloraba sobre todo
Cuando no tenía un duro.
La Marjolaine de la canción
Tenía más nobles maneras.

Yo pasé el puente de Avignon


Para ver un poco las señoras
Y los señores en círculo,
Que bailaban, bailaban, con el cuerpo y el
alma.
Pero había cambiado de tono
Pasaban de los rigodones
Minuetos y pavanas,
Tarantelas, sardanas,
Y las señoras me dijeron:
Extranjero, lárgate de aquí,
o damos la alarma
a los perros y a los guardias.
Qué mosca les ha picado
A estas señoras tan distinguidas.
Las señoras de la canción
Tenían más nobles maneras.

Me dejé hacer prisionero


En las viejas prisiones de Nantes
Para ver a la hija del carcelero
Que, según parece, es muy amable.
Pero había cambiado de tono,
Cuando pregunté :¿Qué se cuenta
De lo que pasa
En la villa de Nantes?
La guapetona me respondió:
Dicen que te colgarán
con las campanadas del alba
y me alegro de ello.
Las carceleras ya no tienen corazón
En las prisiones de Nantes y además
La carcelera de la canción
Tenía más nobles maneras.

Queriendo llegar a buen puerto


En mi loca carrera aventurera
Me volví a mi terruño
Para dormir cerca de mi rubia.
Pero ella había cambiado de tono,
Con ella, bajo el edredón
Había bastante gente
Durmiento con mi rubia.
Recibí el golpe con una sonrisa
Pero, en mi interior, en mi corazón
La pena era profunda
El dolor soltaba amarras.
¡Ay! Del jardín de mi padre
mi paloma se había largado.
Por suerte, para consolarme,
Me quedan las cuatro canciones.

(1) Brassens hace referencia a cuatro


canciones populares que son:
Sur la route de Dijon
Sur le pont dAvignon
Dans la prison de Nantes
Auprès de ma blonde
Puede ver la letra completa de estas
canciones aquí.

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La tondue
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 8

La tondue

La belle qui couchait avec le roi de Prusse


Avec le roi de Prusse
A qui l'on a tondu le crâne rasibus
Le crâne rasibus

Son penchant prononcé pour les " ich liebe


dich ",
Pour les " ich liebe dich "
Lui valut de porter quelques cheveux
postich's
Quelques cheveux postich's

Les braves sans-culott's et les bonnets


phrygiens
Et les bonnets phrygiens
Ont livre sa crinière à un tondeur de chiens
A un tondeur de chiens

J'aurais dû prendre un peu parti pour sa


toison
Parti pour sa toison
J'aurais dû dire un mot pour sauver son
chignon
Pour sauver son chignon

Mais je n'ai pas bougé du fond de ma


torpeur
Du fond de ma torpeur
Les coupeurs de cheveux en quatre m'ont
fait peur
En quatre m'ont fait peur

Quand, pire qu'une brosse, elle eut été


tondue
Elle eut été tondue
J'ai dit : " C'est malheureux, ces
accroch'-cur perdus
Ces accroch'-cur perdus "

Et, ramassant l'un d'eux qui traînait dans


l'ornière
Qui traînait dans l'ornière
Je l'ai, comme une fleur, mis à ma
boutonnière
Mis à ma boutonnière

En me voyant partir arborant mon toupet


Arborant mon toupet
Tous ces coupeurs de natt's m'ont pris pour
un suspect
M'ont pris pour un suspect

Comme de la patrie je ne mérite guère


Je ne mérite guère
J'ai pas la Croix d'honneur, j'ai pas la croix
de guerre
J'ai pas la croix de guerre

Et je n'en souffre pas avec trop de rigueur


Avec trop de rigueur
J'ai ma rosette à moi: c'est un accroche-cur
C'est un accroche-cur

La rapada

La guapa que se acostaba con el rey de


Prusia
Con el rey de Prusia
A la cual le han rapado la cabeza al cero
La cabeza al cero (1)
Su pronunciada inclinación por los ich
liebe dich
Por los ich liebe dich (2)
Le valió tener que llevar cabellos postizos
Cabellos postizos

Los bravos sans-cullotes y los gorros


frígios
Y los gorros frígios (3)
Entregaron sus cabellos a un esquilador de
burros
A un esquilador de burros

Yo debería haber tomado parte por sus


cabellos
Por sus cabellos
Yo debería haber dicho algo para salvar su
moño
Por salvar su moño

Pero no me moví del fondo de mi torpeza


Del fondo de mi torpeza
Los cortadores de cabello en formación de
a cuatro me dan miedo
En formación de a cuatro me dan miedo

Cuando, peor que una brocha, ella fue


rasurada
Ella fue rasurada
Dije: Es una pena que se pierdan estos
rizos,
Que se pierdan estos rizos.

Y recogiendo uno de los que rodaban por


el suelo
Rodaba por el suelo
Lo puse, como una flor, en mi ojal
En mi ojal

Al verme alejarme arbolando mi mechón


Arbolando mi mechón
Todos esos cortadores de trenzas me
tomaron por un sospechoso
Me tomaron por un sospechoso.

Como de la patria yo no merezco nada


Yo no merezco nada
No tengo la Cruz de Honor, no tengo la
Cruz de guerra
No tengo la Cruz de guerra.

Y eso no me duele demasiado,


No me duele demasiado,
Tengo mi propia condecoración: es un rizo
Es un rizo.

(1) Tras la liberación de París, en la


Segunda Guerra mundial, se le afeitó la
cabeza al cero, a las mujeres que habían
mantenido relaciones con los alemanes,
como señal de castigo y de escarnio
público. Sin embargo, como decía el
propio Brassens, curiosamente, no se le
afeitó la cabeza a ninguno de los hombres
que se habían acostado con las alemanas.

(2) Quiere decir Te quiero en alemán.

(3) Los sans-culottes representan a los


revolucionarios de la revolución francesa.
Los bonnet phrygiens son los gorros rojos
que simbolizan la revolución francesa.

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La traîtresse
Disco 1 - 6 > Disco 6

La traitresse

Jen appelle à la mort, je lattends sans


frayeur,
je ne tiens plus à la vie, je cherche un
fossoyeur
Qui aurait une tombe à vendre à nimporte
quel prix:
J'ai surpris ma maîtresse au bras de son
mari
Ma maîtresse, la traîtresse !

J'croyais tenir l'amour au bout de mon


harpon
Mon p'tit drapeau flottait au cur d'madam'
Dupont
Mais tout est consommé : hier soir, au coin
d'un bois
J'ai surpris ma maîtresse avec son mari,
pouah
Ma maîtresse, la traîtresse !

Trouverais-je les noms, trouverais-je les


mots
Pour noter d'infamie cet enfant de chameau
Qu'a choisi son époux pour tromper son
amant
Qu'a conduit l'adultère à son point
culminant
Ma maîtresse, la traîtresse !
Où donc avais-j'les yeux ? Quoi donc
avais-j' dedans ?
Pour pas m'être aperçu depuis un certain
temps
Que, quand ell' m'embrassait, ell' semblait
moins goulue
Et faisait des enfants qui n'me
ressemblaient plus
Ma maîtresse, la traîtresse !

Et pour bien m'enfoncer la corne dans le


cur
Par un raffinement satanique, moqueur
La perfide, à voix haute, a dit à mon
endroit
" Le plus cornard des deux n'est point celui
qu'on croit "
Ma maîtresse, la traîtresse !

J'ai surpris les Dupont, ce couple de


marauds
En train d'recommencer leur hymen à zéro
J'ai surpris ma maîtresse équivoque,
ambiguë
En train d'intervertir l'ordre de ses cocus
Ma maîtresse, la traîtresse !

La infiel

Estoy llamando a la muerte, la espero ya


sin temor,
Ya no tengo en nada a la vida, busco a un
enterrador
Que me venda una sepultura sin importar
el precio:
He sorprendido a mi amante en brazos de
su marido
¡Mi amante, la infiel!

Yo creía que tenía al amor cogido por el


mango
Mi bandera ondeaba en el corazón de
Madamme Dupont.
Pero todo se ha acabado ya: ayer noche, en
un rincón del bosque
Sorprendí a mi amante con su marido,
¡puaf!
¡Mi amante, la infiel!

¿Encontraré los nombres, encontraré las


palabras
para definir la infamia de este mal bicho
que ha elegido a su esposo para engañar a
su amante,
que ha conducido al adulterio a su punto
culminante?
¡Mi amante, la infiel!

¿Dónde tenía yo los ojos? ¿En qué pensaba


yo?
para no darme cuenta desde hace ya algún
tiempo
que cuando ella me besaba, parecía menos
golosa
y tenía niños que ya no se me parecían.
¡Mi amante, la infiel!

Y para hundirme bien los cuernos en el


corazón
Por un refinamiento satánico, burlón,
La pérfida, en voz alta, ha dicho
refiriendose a mí
El más cornudo de los dos no es el que
cree serlo (1)
¡Mi amante, la infiel!

He sorprendido a los Dupont, esa pareja de


bribones
Volviendo a empezar desde cero
He sorprendido a mi amante equívoca,
ambigua
Invirtiendo el orden de sus cornudos
¡Mi amante, la infiel!
(1) Recuerda al verso de la fábula El
molinero, su hijo y el asno de La Fontaine :
"Le plus âne des trois n'est pas celui qu'on
pense": "el más burro de los tres no es el
que todos creen".

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La visite
Disco 7- 12 Otras canciones > Otras
canciones

La visite

On n'était pas des Barbe-Bleue,


Ni des pelés, ni des galeux,
Porteurs de parasites.
On n'était pas des spadassins,
On venait du pays voisin,
On venait en visite.
On n'avait aucune intention
De razzia, de déprédation,
Aucun but illicite.
On venait pas piller chez eux,
On venait pas gober leurs ufs,
On venait en visite.

On poussait pas des cris d'Indiens,


On avançait avec maintien
Et d'un pas qui hésite.
On braquait pas des revolvers,
On arrivait les bras ouverts,
On venait en visite.

Mais ils sont rentrés dans leurs trous,


Mais ils ont poussé les verrous
Dans un accord tacite.
Ils ont fermé les contrevents,
Caché les femmes, les enfants,
Refusé la visite.
On venait pas les sermonner,
Tenter de les endoctriner,
Pas leur prendre leur site.
On venait leur dire en passant,
Un petit bonjour innocent,
On venait en visite.

On venait pour se présenter,


On venait pour les fréquenter,
Pour qu'ils nous plébiscitent,
Dans l'espérance d'être admis
Et naturalisés amis,
On venait en visite.

Par malchance, ils n'ont pas voulu


De notre amitié superflue
Que rien ne nécessite.
Et l'on a refermé nos mains,
Et l'on a rebroussé chemin,
Suspendu la visite
...
Suspendu la visite.

La visita

No eramos unos Barbaazules,


Ni unos don nadies, ni unos sarnosos,
Portadores de parásitos.
No eramos espadachines,
Veníamos del país vecino.
Veníamos de visita.

No teníamos intención
De racia ni de depredación,
Ningún fin ilícito.
No veníamos a saquear su casa,
No veníamos a zamparnos su huevos,
Veníamos de visita.

No lanzábamos gritos de indios,


Llegábamos con corrección
Y con un paso titubeante.
No empuñábamos pistolas,
Llegábamos con los brazos abiertos.
Veníamos de visita.

Pero ellos se metieron en sus agujeros,


Echaron los cerrojos
Con un acuerdo tácito.
Cerraron los postigos,
Ocultaron sus mujeres, sus niños,
Rehusaron la visita.

No veníamos a sermonearlos,
A intentar adoctrinarlos,
A ocupar su territorio.
Veníamos a decirles, al pasar,
Un buenos días inocente,
Veníamos de visita.

Veníamos para presentarnos,


Veníamos para frecuentarlos,
Para que llegaran a un acuerdo,
Con la esperanza de ser admitidos
Y naturalizados como amigos.
Veníamos de visita.

Por desgracia, no han deseado


Nuestra superflua amistad
Que no pedía nada a cambio.
Y hemos cerrado las manos,
Y hemos desandado el camino,
Suspendido la visita.
...

Suspendido la visita.

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Le bistrot
Disco 1 - 6 > Disco 6

Le bistrot

Dans un coin pourri


Du pauvre Paris,
Sur un' place,
L'est un vieux bistrot
Tenu pas un gros
Dégueulasse.

Si t'as le bec fin,


S'il te faut du vin
D' premièr' classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d'ici
Te dépasse.

Mais si t'as l' gosier


Qu'une armur' d'acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.

Tu trouveras là
La fin' fleur de la
Populace,
Tous les marmiteux,
Les calamiteux,
De la place.

Qui viennent en rang,


Comme les harengs,
Voir en face
La bell' du bistrot,
La femme à ce gros
Dégueulasse.

Que je boive à fond


L'eau de tout's les fon-
tain's Wallace,
Si, dès aujourd'hui,
Tu n'es pas séduit
Par la grâce.

De cett' joli' fé'


Qui, d'un bouge, a fait
Un palace.
Avec ses appas,
Du haut jusqu'en bas,
Bien en place.

Ces trésors exquis,


Qui les embrass', qui
Les enlace ?
Vraiment, c'en est trop !
Tout ça pour ce gros
Dégueulasse !

C'est injuste et fou,


Mais que voulez-vous
Qu'on y fasse ?
L'amour se fait vieux,
Il a plus les yeux
Bien en face.

Si tu fais ta cour,
Tâch' que tes discours
Ne l'agacent.
Sois poli, mon gars,
Pas de geste ou ga-
re à la casse.

Car sa main qui claqu',


Punit d'un flic-flac
Les audaces.
Certes, il n'est pas né
Qui mettra le nez
Dans sa tasse.

Pas né, le chanceux


Qui dégèl'ra ce
Bloc de glace.
Qui fera dans l' dos
Les corne' à ce gros
Dégueulasse.

Dans un coin pourri


Du pauvre Paris,
Sur un' place,
Une espèc' de fé',
D'un vieux bouge, a fait
Un palace.

El mesón
En un asqueroso rincón
Del París pobre,
En una plaza,
Hay un viejo mesón
Regentado por un gordo
asqueroso.

Si tienes el paladar fino,


Si necesitas vino
De primera clase,
Vete a beber a Passy (1)
El néctar de aquí
Te queda grande.

Pero si tienes el gaznate


A prueba
De bombas,
Prueba esta delicia
Este tintorro
De garrafón.
Allí encontrarás
A la flor y nata
Del populacho
A todos los gorrones,
A todos los desgraciados,
De la plaza

Que vienen en masa


Como los arenques
Para ver de cerca
A la hermosa del mesón
La mujer de ese gordo
Asqueroso.

Que me beba hasta el fondo


El agua de todas las fuentes
De Wallace (2)
Si desde hoy
No caes seducido
Por la gracia
De esta bonita hada
Que de un tugurio ha hecho
Un palacio.
Con sus encantos
Desde arriba hasta abajo
Muy bien puestos.

Esos exquisitos tesoros


¿Quién los besa, quién
los abraza?
Verdaderamente ¡esto es demasiado!
Todo para ese gordo
Asqueroso.

Es una locura, una injusticia


Pero ¿Qué quiere usted
Que le hagamos?
El amor se hace viejo
Y ya no tiene lo ojos
En su sitio.
Si vas a cortejarla
Trata que tus requiebros
No la molesten.
Se educado, muchacho,
No te pases o atente
A las consecuencias.

Pues su mano, cuando da un revés,


Le arrea un castañazo
A los atrevidos.
Verdad que no ha nacido
El que meta la mano
En esa olla.

No ha nacido el afortunado
De derrita
Es témpano de hielo.
Quien le ponga
Los cuernos a ese gordo
Asqueroso.
En un asqueroso rincón
Del París pobre,
En una plaza,
Una especie de hada
De un viejo tugurio ha hecho
Un palacio.

(1) Passy: Barrio parisino de gente bien.

(2) Fontaine Wallace: Se refiere a las 100


fuentes que hizo construir en París Sir
Richard Wallace en 1872. Su estructura se
caracteriza por su cúpula con escamas,
apoyada sobre cariátides.

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Le blason
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 11

Le blason

Ayant avecques lui toujours fait bon


ménage
J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant
Tendre corps féminin ton plus bel apanage
Que tous ceux qui l'ont vu disent
hallucinant.

Ceût été mon ultime chant mon chant du


cygne
Mon dernier billet doux mon message
d'adieu
Or malheureusement les mots qui le
désignent
Le disputent à l'exécrable à l'odieux.

C'est la grande pitié de la langue française


C'est son talon d'Achille et c'est son
déshonneur
De n'offrir que des mots entachés de
bassesse
A cette incomparable instrument de
bonheur.

Alors que tant de fleurs ont des noms


poétiques
Tendre corps féminin' c'est fort
malencontreux
Que la fleur la plus douce la plus érotique
Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.
Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres pas plus familier coutumier
Il est inexplicable il est irrévocable
Honte à celui-là qui l'employa le premier

Honte à celui-là qui par dépit par gageure


Dota de même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l'homme et la cinglante
injure
Celui-là c'est probable en était un fameux.

Misogyne à coup sûr asexué sans doute


Au charmes de Vénus absolument rétif
Etait ce bougre qui toute honte bue toute
Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.

La malpeste soit de cette homonymie


C'est injuste madame et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.
Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de
génie
Un poète inspiré que Pégase soutient
Donne en effaçant d'un coup des siècles
d'avanie
A cette vraie merveille un joli nom
chrétien

En attendant madame il semblerait


dommage
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre
hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais
Et que je les connais.

El blasón

Habiendo tenido con él siempre una buena


relación,
Me hubiese gustado celebrar, sin ser
impertinente,
Tierno cuerpo femenino, tu más hermosa
dote,
Que todos los que la han visto consideran
alucinante.

Hubiese sido mi último canto, mi canto de


cisne,
Mi última cartita de amor, mi mensaje de
adiós.
Pero desgraciadamente las palabras que lo
designan
Lo enfrentan con lo execrable, con lo
odioso.

Es la gran lástima de la lengua francesa,


Es su talón de Aquiles y es su deshonor
No tener más que palabras cargadas de
bajeza
para este incomparable instrumento de
felicidad.

Mientras que tantas flores tienen nombres


poéticos,
Tierno cuerpo femenino, es una gran
desgracia
Que la flor más dulce, la más erótica
Y la más embriagadora, los tenga de los
más escabrosos.

Pero el peor de todos es un pequeño


vocablo (1)
De tres letras nada más, familiar, habitual,
Es inexplicable, es irrevocable,
La vergüenza sea para el que lo usó la
primera vez.

La vergüenza para el que por despecho, por


juego,
Dio el mismo nombre, en su hil venenosa,
A este gran amigo del hombre y a la
mordaz injuria.
Al cual, seguro que la expresión le venía
perfecta.

Misógeno seguro, asexuado sin duda,


A los encantos de Venus totalmente
reticente
Era este palurdo que con toda la
desvergüenza
Hizo esta comparación por otro lado
intempestiva.

Mala peste para esta homonimia,


Es injusta, señora, y es insultante
Que ese trozo de su anatomía
Lleve el mismo nombre que una multitud
de gente. (1)

Quiera el cielo que un día, en un arrebato


de genio
Un poeta inspirado, sostenido por Pegaso,
Le dé, borrando de un golpe siglos de
afrenta,
A esta verdadera maravilla un bonito
nombre cristiano.

Mientras tanto, señora, sería una lástima,


Y vuestros adoradores estarían muy
penados,
Perder de vista que para rendirle homenaje,
Hay otra forma y yo la conozco
Y yo la conozco.

(1) El pequeño vocablo al que hace


referencia es con, que en francés antiguo se
usaba para designar el órgano sexual
femenino y que actualmente se utiliza para
señalar a la gente que (no hay traducción
exacta) reúne las cualidades de idiota,
imbécil, tonto, etc., y que verdaderamente
son multitud.
Le boulletin de santé
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 9

Le bulletin de santé

J'ai perdu mes bajou's, j'ai perdu ma


bedaine,
Et, ce, d'une façon si nette, si soudaine,
Qu'on me suppose un mal qui ne pardonne
pas,
Qui se rit d'Esculape et le laisse baba.

Le monstre du Loch Ness ne faisant plus


recette
Durant les moments creux dans certaines
gazettes,
Systématiquement, les nécrologues jou'nt,
À me mettre au linceul sous des feuilles de
chou.

Or, lassé de servir de tête de massacre,


Des contes à mourir debout qu'on me
consacre,
Moi qui me porte bien, qui respir' la santé,
Je m'avance et je cri' toute la vérité.

Toute la vérité, messieurs, je vous la livre


Si j'ai quitté les rangs des plus de deux
cents livres,
C'est la faute à Mimi, à Lisette, à Ninon,
Et bien d'autres, j'ai pas la mémoire des
noms.

Si j'ai trahi les gros, les joufflus, les obèses,


C'est que je baise, que je baise, que je baise
Comme un bouc, un bélier, une bête, une
brut',
Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !

Qu'on me comprenne bien, j'ai l'âme du


satyre
Et son comportement, mais ça ne veut
point dire
Que j'en ai' le talent, le géni', loin s'en faut
!
Pas une seule encor' ne m'a crié " bravo ! "

Entre autres fines fleurs, je compte, sur ma


liste
Rose, un bon nombre de femmes de
journalistes
Qui, me pensant fichu, mettent toute leur
foi
A m'donner du bonheur une dernière fois.

C'est beau, c'est généreux, c'est grand, c'est


magnifique !
Et, dans les positions les plus
pornographiques,
Je leur rends les honneurs à fesses rabattu's
Sur des tas de bouillons, des paquets
d'invendus.

Et voilà ce qui fait que, quand vos


legitimes
Montrent leurs fesse' au peuple ainsi qu'à
vos intimes,
On peut souvent y lire, imprimés à l'envers,
Les échos, les petits potins, les faits divers.

Et si vous entendez sourdre, à travers les


plinthes
Du boudoir de ces dam's, des râles et des
plaintes,
Ne dites pas : "C'est tonton Georges qui
expire ",
Ce sont tout simplement les anges qui
soupirent.

Et si vous entendez crier comme en


quatorze :
"Debout ! Debout les morts ! " ne bombez
pas le torse,
C'est l'épouse exalté' d'un rédacteur en chef
Qui m'incite à monter à l'assaut derechef.

Certe', il m'arrive bien, revers de la


médaille,
De laisser quelquefois des plum's à la
bataille...
Hippocrate dit : " Oui, c'est des crêtes de
coq",
Et Gallien répond "Non, c'est des
gonocoqu's... "

Tous les deux ont raison. Vénus parfois


vous donne
De méchants coups de pied qu'un bon
chrétien pardonne,
Car, s'ils causent du tort aux attributs virils,
Ils mettent rarement l'existence en péril.

Eh bien, oui, j'ai tout ça, rançon de mes


fredaines.
La barque pour Cythère est mise en
quarantaine.
Mais je n'ai pas encor, non, non, non, trois
fois non,
Ce mal mystérieux dont on cache le nom.

Si j'ai trahi les gros, les joufflus, les obèses,


C'est que je baise, que je baise, que je baise
Comme un bouc, un bélier, une bête, une
brut',
Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !

El parte facultativo
Yo he perdido mis mofletes, yo he perdido
mi barriga (1)
y, esto, de una manera tan clara, tan rápida,
que me suponen un mal que no perdona
que se ríe de Esculapio y lo deja
embobado.

Al no venderse ya el monstruo del Lago


Ness,
Cuando no saben qué contar, en ciertas
revistas
sistemáticamente, los necrólogos juegan
a amortajarme en los periodiquillos.

Ahora bien, cansado de ser el protagonista


de los cuentos de nunca acabar que me
consagran,
yo que me siento bien, que transmito salud,
yo avanzo y grito toda la verdad.

Toda la verdad, señores, os la cuento


si he dejado la banda de los de más de cien
kilos,
es por culpa de Mimi, de Lisette, de Ninon
y muchas otras, no recuerdo los nombres.

Si he traicionado a los gordos, los


mofletudos, los obesos,
es que jodo, que jodo, que jodo,
como un macho cabrio, un carnero, una
bestia, un bruto,
estoy obsesionado: el celo, el celo, el celo,
el celo!

Que se me comprenda bien, yo tengo el


alma de un sátiro
y su comportamiento, pero eso no quiere
decir en absoluto
que yo tenga su talento, su genio, ¡nada
más lejos!
Ni una sola me ha gritado aún bravo!
Entre otras florecillas, yo cuento, en mi
lista
rosa, un buen número de mujeres de
periodistas
que, creyéndome perdido, ponen todo su
empeño
en hacerme feliz por una última vez.

Es hermoso, es generoso, es grande, es


magnífico!
y, en las posiciones más pornográficas,
les rindo honores con las nalgas sentadas
sobre montones de remanentes, de
montones de no vendidos.

Y he aquí por lo que, cuando vuestras


legítimas
muestran sus nalgas a la gente así como a
vuestros íntimos,
se puede leer en ellas, imprimidas al revés,
los ecos de sociedad, los cotilleos, los
sucesos.

Y si oís surgir, a través de las maderas


de los despachos de estas señoras,
estertores y quejidos,
no digáis: Es el tío Georges que expira,
son simplemente las angelitas que
suspiran.

Y si oís gritar como en el año catorce:


¡De pie! ¡De pie los muertos! no respiréis
satisfechos,
es la esposa exaltada de un redactor jefe
que me incita al asalto por segunda vez.

Ciertamente, a veces me pasa, es la otra


cara de la moneda,
que dejo algunas plumas en la batalla...
Hipócrates dice: Oui, son gallocrestas
y Galeno responde: Non, son gonococos
Los dos tienen razon. Venus a veces os da
malvadas patadas que un buen cristiano
perdona,
pues, si le causan daño a los atributos
viriles,
raramente ponen en peligro nuestra
existencia.

Y bien, sí, tengo todo eso, premio de mis


calaveradas.
La barca de Citeres está en cuarentena.
Pero no tengo aún, no, no, no, tres veces
no,
ese mal misterioso del cual se oculta el
nombre.

Si he traicionado a los gordos, los


mofletudos, los obesos,
es porque jodo, jodo, jodo,
como un macho cabrío, un carnero, una
bestia, un bruto,
estoy obsesionado: el celo, el celo, el celo,
el celo!

(1) Brassens padeció fuertes cólicos


nefríticos por los que sufrió varias
operaciones graves. A veces los periodistas
querían enterrarlo antes de tiempo.
Brassens les contesta con esta canción.

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Le bricoleur
Disco 7- 12 Otras canciones > Otras
canciones

El fragmento sonoro proviene del disco "Il


n'y a d'honnête que le bonheur" y el sonido
no es muy bueno al tratarse de una
grabación casera con un magnetofón.

Le bricoleur

Pendant les rar's moments de pause,


Où il n' répar' pas quelque chose,
Il cherch' le coin disponible où
L'on peut encor planter un clou (boîte à
outils). {2x}
Le clou qu'il enfonce à la place
Du clou d'hier, il le remplace-
Ra demain par un clou meilleur,
Le même qu'avant-hier d'ailleurs.

(Refrain)

Mon Dieu, quel bonheur !


Mon Dieu, quel bonheur
D'avoir un mari qui bricole
Mon Dieu, quel bonheur !
Mon Dieu, quel bonheur
D'avoir un mari bricoleur
{Boîte à outils} {2x}

Au cours d'une de mes grossesses,


Devant lui je pestais sans cesse
Contre l'incroyable cherté
D'une layette de bébé. {boîte à outils} {2x}
Mais lorsque l'enfant vint au monde,
J' vis avec une joie profonde
Qu' mon mari s'était débrouillé
Pour me le fair' tout habillé.

(Refrain)

A l'heure actuelle, il fabrique


Un nouveau système électrique,
Qui va permettre à l'homme, enfin,
De fair' de l'eau avec du vin. {Boîte à
outils} {2x}
Mais dans ses calculs il se trompe,
Et quand on veut boire à la pompe,
Il nous arriv' d'ingurgiter
Un grand verre d'électricité.

(Refrain)

Comme il redout' que des canailles


Convoit'nt ses rabots, ses tenailles,
En se couchant, il les installe
Au milieu du lit conjugal. {Boîte à outils}
{2x}
Et souvent, la nuit, je m'éveille,
En rêvant aux monts et merveilles
Qu'annonce un frôlement coquin,
Mais ce n'est qu'un vilebrequin !

Mon Dieu, quel malheur,


Mon Dieu, quel malheur
D'avoir un mari qui bricole !
Mon Dieu, quel malheur,
Mon Dieu, quel malheur
D'avoir un mari bricoleur !

El manitas

Durante los raros momentos de descanso,


En los que no está reparando algo,
Busca el rincón disponible donde
Se pueda clavar aún un clavo (caja de
herramientas)
El clavo que clava en el lugar
Del clavo de ayer, lo reemplazará
Mañana por un clavo mejor,
Lo mismo que anteayer, por otro lado.

(Estribillo)

Dios mío, ¡qué felicidad!


Dios mío, ¡qué felicidad,
Tener un marido manitas!
Dios mío, ¡qué felicidad!
Dios mío, ¡qué felicidad
Tener un marido manitas!
Caja de herramientas.

En el curso de uno de mis embarazos,


Delante de él yo echaba pestes sin parar
Contra la increíble carestía
De una canastilla de bebé.
Pero cuando el niño vino al mundo,
Comprobé con una profunda alegría
Que mi marido se las había apañado
Para hacérmelo ya vestido.

(Estribillo)

En estos momentos, está fabricando


Un nuevo sistema eléctrico,
Que va a permitir a los hombres, por fin,
De hacer agua usando vino.
Pero se equivoca en sus cálculos,
Y cuando queremos beber de la máquina
Ocurre que nos tragamos
Un gran vaso de electricidad.

(Estribillo)

Como teme que algunos canallas


Deseen sus cepillos, sus tenazas,
Al acostarse, las coloca
En medio del lecho conyugal.
Y a menudo, por la noche, me despierto,
Soñando con las maravillas
Que anuncian un roce picarón,
¡Pero no es más que un berbiquí!

Dios mío, ¡qué tristeza!


Dios mío, ¡qué tristeza,
Tener un marido manitas!
Dios mío, ¡qué tristeza!
Dios mío, ¡qué tristeza
Tener un marido manitas

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Le fossoyeur
Disco 1 - 6 > Disco 1

Le fossoyeur

Dieu sait qu'je n'ai pas le fond méchant


Je ne souhait' jamais la mort des gens
Mais si l'on ne mourait plus
J'crèv'rais de faim sur mon talus

J'suis un pauvre fossoyeur

Les vivants croient qu'je n'ai pas d'remords


A gagner mon pain sur l'dos des morts
Mais ça m'tracasse et d'ailleurs
J'les enterre à contrecur

J'suis un pauvre fossoyeur

Et plus j'lâch' la bride à mon émoi


Et plus les copains s'amus'nt de moi
Y m'dis'nt: " Mon vieux, par moments
T'as un' figur' d'enterr'ment"

J'suis un pauvre fossoyeur

J'ai beau m'dir' que rien n'est éternel


J'peux pas trouver ça tout naturel
Et jamais je ne parviens
A prendr' la mort comme ell' vient

J'suis un pauvre fossoyeur

Ni vu ni connu, brav' mort adieu !


Si du fond d'la terre on voit l'Bon Dieu
Dis-lui l'mal que m'a coûté
La dernière pelletée

J'suis un pauvre fossoyeur

El enterrador

Dios sabe que no soy malo por naturaleza


no le deseo jamás la muerte a nadie
pero si la gente no muriese
yo moriría de hambre en un rincón

Yo soy un pobre enterrador

Los vivos creen que no tengo


remordimientos
ganando mi pan a costa de los muertos
pero eso me inquieta y además
los entierro a disgusto
Yo soy un pobre enterrador

Y mientras más doy rienda suelta a mis


emociones
más se burlan los amigos de mí
diciéndome: Amigo, a veces
Tienes pinta de estar en un entierro.

Yo soy un pobre enterrador

Por mucho que me diga que nada es eterno


yo no puedo encontrar nada de esto natural
y nunca me acostumbro
a tomar la muerte tal como llega.

Yo soy un pobre enterrador

Aunque nunca te vi ni te conocí, ¡adiós


buen muerto!
Si desde el fondo de la tierra se ve al Buen
Dios
Dile lo mucho que me ha costado
La última palada.

Yo soy un pobre enterrador

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Le gorille
Disco 1 - 6 > Disco 1

Le gorille

C'est à travers de larges grilles,


Que les femelles du canton,
Contemplaient un puissant gorille,
Sans souci du qu'en-dira-t-on.
Avec impudeur, ces commères
Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement ma mère
M'a défendu de nommer ici...
Gare au gorille !...
Un jour la porte de la prison bien close
Où vivait le bel animal
S'ouvre, on n'sait pourquoi. Je suppose
Qu'on avait du la fermer mal.
Le singe, en sortant de sa cage
Dit "C'est aujourd'hui que j'le perds !"
Il parlait de son pucelage,
Vous aviez deviné, j'espère!
Gare au gorille !...

L'patron de la ménagerie
Criait, éperdu : "Nom de nom !
C'est assommant car le gorille
N'a jamais connu de guenon !"
Dès que la féminine engeance
Sut que le singe était puceau,
Au lieu de profiter de la chance,
Elle fit feu des deux fuseaux !
Gare au gorille !...
Celles là même qui, naguère,
Le couvaient d'un il décidé,
Fuirent, prouvant qu'elles n'avaient guère
De la suite dans les idées ;
D'autant plus vaine était leur crainte,
Que le gorille est un luron
Supérieur à l'homme dans l'étreinte,
Bien des femmes vous le diront !
Gare au gorille !...

Tout le monde se précipite


Hors d'atteinte du singe en rut,
Sauf une vielle décrépite
Et un jeune juge en bois brut;
Voyant que toutes se dérobent,
Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes
De la vieille et du magistrat !
Gare au gorille !...

"Bah ! soupirait la centenaire,


Qu'on puisse encore me désirer,
Ce serait extraordinaire,
Et, pour tout dire, inespéré !" ;
Le juge pensait, impassible,
"Qu'on me prenne pour une guenon,
C'est complètement impossible..."
La suite lui prouva que non !
Gare au gorille !...

Supposez que l'un de vous puisse être,


Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux ?
Qu'une alternative pareille,
Un de ces quatres jours, m'échoie,
C'est, j'en suis convaincu, la vieille
Qui sera l'objet de mon choix!
Gare au gorille !...

Mais, par malheur, si le gorille


Aux jeux de l'amour vaut son prix,
On sait qu'en revanche il ne brille
Ni par le goût, ni par l'esprit.
Lors, au lieu d'opter pour la vieille,
Comme l'aurait fait n'importe qui,
Il saisit le juge à l'oreille
Et l'entraîna dans un maquis !
Gare au gorille !...

La suite serait délectable,


Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c'est regrettable,
Ça nous aurait fait rire un peu ;
Car le juge, au moment suprême,
Criait : "Maman !", pleurait beaucoup,
Comme l'homme auquel, le jour même,
Il avait fait trancher le cou.
Gare au gorille !...

El gorila
Es a través de las anchas rejas
que las hembras del pueblo
contemplaban un potente gorila,
sin preocuparse del qué dirán.
Con impudor, estas comadres
miraban incluso un lugar preciso
que, rigurosamente, mi madre
me ha prohibido nombrar aquí...
¡Cuidado con el gorila!...

Un día la puerta de la prisión bien cerrada


donde vivía el bello animal
se abre, no se sabe porqué. Yo supongo
que se debía de haber cerrado mal.
El simio, al salir de su jaula
Dice ¡Hoy es cuando la voy a perder!
Él hablaba de su virginidad,
lo habréis adivinado, ¡espero!
¡Cuidado con el gorila!...

El encargado del zoo


gritaba, fuera de sí: ¡Dios mío,
es terrible, pues el gorila
nunca ha conocido hembra!
Desde que la ralea femenina
supo que el simio era virgen,
en lugar de aprovechar la ocasión,
corría que volaban!
¡Cuidado con el gorila!...

Las que incluso, hacía un momento,


se lo comían con los ojos,
huyeron, probando que apenas eran
consecuente con sus ideas;
Tanto más vano era su temor,
cuanto que el gorila es un cachondo
superior al hombre en los abrazos,
¡Muchas mujeres os lo dirán!
¡Cuidado con el gorila!...

Todo el mundo corre que se las pela


fuera del alcance del simio en celo,
salvo una vieja decrépita
y un joven juez novato;
viendo que todas se ocultan,
el cuadrumano aceleró
sus vaivenes hacia las ropas
de la vieja y del magistrado!
¡Cuidado con el gorila!...

Bah! suspiraba la centenaria,


que puedan aún desearme
sería extraordinario,
y, a decir verdad, inesperado!;
El juez pensaba, impasible,
Que me tomen por una gorila,
es completamente imposible...
Lo que pasó a continuación le demostró
que no!
¡Cuidado con el gorila!...

Suponed que uno de vosotros estuviese,


como el simio, obligado a
violar un juez o un vejestorio,
¿Cuál elegiríais de los dos?
Si una alternativa parecida,
cualquier día de estos, me tocase en suerte,
es, estoy convencido, a la vieja
a quien yo elegiría.
¡Cuidado con el gorila!...

Pero por desgracia, si el gorila


en el juego del amor vale su precio en oro,
se sabe que, por el contrario, no brilla
ni por el gusto, ni por la inteligencia.
Así, en lugar de optar por la vieja,
como lo hubiese hecho cualquiera,
cogió al juez por la oreja
y lo arrastró hasta un matorral!
¡Cuidado con el gorila!...

Lo que sigue es delectable;


desgraciadamente, no puedo
contarlo y es una lástima
pues nos hubiese hecho reir un poco:
pues el juez, en el momento supremo,
gritaba: Mamá!, lloraba mucho,
como el hombre al cual, ese mismo día,
le había hecho cortar el cuello.
Cuidado con el gorila!...

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Le grand Pan
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 8

Le Grand Pan

Du temps que régnait le Grand Pan,


Les dieux protégaient les ivrognes:
Des tas de génies titubants
Au nez rouge, à la rouge trogne.
Dès qu'un homme vidait les cruchons,
Qu'un sac à vin faisait carousse
Ils venaient en bande à ses trousses
Compter les bouchons.
La plus humble piquette était alors bénie,
Distillée par Noé, Silène, et compagnie.
Le vin donnait un lustre au pire des minus,
Et le moindre pochard avait tout de
Bacchus.

{Refrain:}
Mais en se touchant le crâne, en criant "
J'ai trouvé "
La bande au professeur Nimbus est arrivée
Qui s'est mise à frapper les cieux
d'alignement,
Chasser les Dieux du Firmament.
Aujourd'hui ça et là, les gens boivent
encore,
Et le feu du nectar fait toujours luire les
trognes.
Mais les dieux ne répondent plus pour les
ivrognes.
Bacchus est alcoolique, et le grand Pan est
mort.
Quand deux imbéciles heureux
S'amusaient à des bagatelles,
Un tas de génies amoureux
Venaient leur tenir la chandelle.
Du fin fond du champs élysées
Dès qu'ils entendaient un " Je t'aime ",
Ils accouraient à l'instant même
Compter les baisers.
La plus humble amourette
Etait alors bénie
Sacrée par Aphrodite, Eros, et compagnie.
L'amour donnait un lustre au pire des
minus,
Et la moindre amoureuse avait tout de
Vénus.

{Refrain}
Aujourd'hui ça et là, les curs battent
encore,
Et la règle du jeu de l'amour est la même.
Mais les dieux ne répondent plus de ceux
qui s'aiment.
Vénus s'est faite femme, et le grand Pan est
mort.

Et quand fatale sonnait l'heure


De prendre un linceul pour costume
Un tas de génies l'il en pleurs
Vous offraient des honneurs posthumes.
Et pour aller au céleste empire,
Dans leur barque ils venaient vous prendre.
C'était presque un plaisir de rendre
Le dernier soupir.
La plus humble dépouille était alors bénie,
Embarquée par Caron, Pluton et
compagnie.
Au pire des minus, l'âme était accordée,
Et le moindre mortel avait l'éternité.

{Refrain}
Aujourd'hui ça et là, les gens passent
encore,
Mais la tombe est hélas la dernière
demeure
Les dieux ne répondent plus de ceux qui
meurent.
La mort est naturelle, et le grand Pan est
mort.

Et l'un des dernier dieux, l'un des derniers


suprêmes,
Ne doit plus se sentir tellement bien
lui-même
Un beau jour on va voir le Christ
Descendre du calvaire en disant dans sa
lippe
" Merde je ne joue plus pour tous ces
pauvres types.
J'ai bien peur que la fin du monde soit bien
triste. "
El Gran Pan

En el tiempo en que reinaba el Gran Pan,


(1)
Los dioses protegían a los borrachos:
Un montón de genios titubeantes
Con la nariz roja, con los mofletes
colorados.
En cuanto que un hombre vacía los
cantarillos,
Que un borracho se ponía a beber
Venían en bandadas, pisándole los talones
A contar los tapones.
El más humilde vino peleón era entonces
bendecido,
Destilado por Noé, Silene y compañía.
El vino daba un lustre al peor de los tontos,
Y el último de los borrachos tenía algo de
Baco.
Pero tocándose el cráneo, gritando: ¡Lo
encontré!
La banda del profesor Nimbus (2) llegó
Y se pusieron a racionalizar los cielos,
A expulsar a los dioses del firmamento.
Hoy día, por doquier, la gente bebe aún,
Y el fuego del nectar hace aún lucir los
mofletes.
Pero los dioses no responden ya por los
borrachos:
Baco es un alcohólico y el gran Pan ha
muerto.

Cuando dos atontados felices


Se entretenían con tonterías,
Un montón de genios amorosos
Acudían a avivarles la pasión.
Desde el fondo de los Campos Elíseos,
En cuanto oían un Te quiero,
Acudían al instante
A contar los besos.
El más humilde amorcillo
Era entonces bendecido
Santificado por Afrodita, Eros y compañía.
El amor daba un lustre al peor de los tontos
Y la última de las amantes era toda una
Venus.

Refrain
Hoy día, por doquier, los corazones laten
aún,
Y las reglas del juego del amor son las
mismas,
Pero los dioses no responden ya por los
que se aman:
Venus se ha hecho mujer y el gran Pan ha
muerto.

Y cuando sonaba la hora fatal


De ponerse una mortaja como traje
Un montón de genios con los ojos llenos
de lágrimas
Nos ofrecían honores póstumos.
Para ir hasta el celeste imperio,
En su barca venían a recogerte.
Era casi un placer dar
El último suspiro.
El más humilde despojo era entonces
bendecido,
Embarcado por Caronte, Plutón y
compañía.
Al peor de los tontos, le era dada un alma,
Y hasta el último mortal tenía la eternidad.

Refrain

Hoy día, por doquier, la gente muere aún,


Pero la tumba es, ¡ay! la última morada
Los dioses no responden ya por los que
mueren:
La muerte es algo natural y el gran Pan ha
muerto.
Y uno de los últimos dioses, uno de los
últimos supremos,
No debe de sentirse muy bien ni él mismo,
Un buen día vamos a ver a Cristo
Descender del Calvario, diciendo entre
dientes:
¡Mierda! ¡Ya no trabajo más para toda esta
pobre gente!
Me temo que el fin del mundo sea muy
triste.

(1) Pan: Dios griego de los pastores. Tenía


cuernos y patas de chivo. Formaba parte
del cortejo de Dioniso (Baco entre los
romanos) y tocando su célebre flauta
acompañaba la danza de las Ninfas y
Bacantes. La muerte de Pan es un tema que
simboliza el final de la época mitológica y
el nacimiento de la razón.

(2) Nimbus: El profesor Nimbus es el


protagonista de una historieta de tebeo
dibujada por André Daix en 1934 en el
diario Le journal. En su cabeza sólo había
un solo cabello en forma de interrogación.
En esta canción representa a los científicos
modernos que pretenden destruir a los
dioses y la mitología (a la poesía, el
misterio, la belleza, etc.) a favor de una
dolorosa vulgaridad.

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Le mouton de Panurge
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 8

Le mouton de Panurge

Elle n'a pas encor de plumes


La flèch' qui doit percer son flanc
Et dans son cur rien ne s'allume
Quand elle cède à ses galants
Elle se rit bien des gondoles
Des fleurs bleues, des galants discours
Des Vénus de la vieille école
Cell's qui font l'amour par amour
N'allez pas croire davantage
Que le démon brûle son corps
Il s'arrête au premier étage
Son septième ciel, et encor
Elle n'est jamais langoureuse
Passée par le pont des soupirs
Et voit comm' des bêtes curieuses
Cell's qui font l'amour par plaisir

Croyez pas qu'elle soit à vendre


Quand on l'a mise sur le dos
On n'est pas tenu de se fendre
D'un somptueux petit cadeau
Avant d'aller en bacchanale
Ell' présente pas un devis
Ell' n'a rien de ces bell's vénales
Cell's qui font l'amour par profit

Mais alors, pourquoi cède-t-elle


Sans cur, sans lucre, sans plaisir
Si l'amour vaut pas la chandelle
Pourquoi le joue-t-elle à loisir
Si quiconque peut, sans ambages
L'aider à dégrafer sa rob'
C'est parc' qu'ell' veut être à la page
Que c'est la mode et qu'elle est snob

Mais changent coutumes et filles.


Un jour, peut-être, en son sein nu
Va se planter pour tout' la vie
Une petite flèch' perdue
On n'verra plus qu'elle en gondole
Elle ira jouer, à son tour
Les Vénus de la vieille école
Cell's qui font l'amour par amour

El cordero de Panurgo (1)

Todavía no tiene plumas


La flecha que debe herir su costado
Y en su corazón nada se enciende
Cuando ella cede a sus galantes.
Ella se ríe mucho de las góndolas
De las flores azules, de los discursos
galantes,
De las Venus de la vieja escuela,
Las que hacen el amor por amor.

Pero no vayan a creer


Que el demonio quema su cuerpo.
Se detiene en el primer piso
Su séptimo cielo, y mucho es.
Ella nunca ha pasado, lánguida,
Por el puente de los suspiros,
Y ve como bestias curiosas
A las que hacen el amor por placer

No creáis que ella se vende


Cuando se echa de espaldas,
No está uno obligado a hacer
Ningun regalo suntuoso,
Antes de ir a la bacanal
Ella no presenta un presupuesto,
Ella no tiene nada de esas bellas
interesadas
Esas que hacen el amor por dinero.

Pero entonces, porqué cede ella


Sin corazón, sin lucro, sin placer,
Si el amor no vale la pena
Por qué lo practica ella tan a gusto.
Si cualquiera puede, sin problemas,
Ayudarle a desabrocharse el vestido
Es porque ella quiere estar al día,
Que esa es la moda y que ella es una
moderna.

Pero cambian las costumbres y las niñas.


Un día, quizás, en su pecho desnudo
Se plantará para siempre
Una flechita perdida.
Y no se la verá ya más que en góndola,
Ella hará, a su vez, como
Las Venus de la vieja escuela
Las que hacen el amor por amor

(1) Hace referencia al dicho español de


Donde va la gente, va Vicente, por la
costumbre gregaria de ciertas personas:
Panurgo se había peleado con Dindenault,
vendedor de ovejas. Panurgo le compró
una y la tiró al mar, entonces, el resto de
las ovejas de Dindenault se tiraron detrás,
siguiendo a la que había sido arrojada.
Aparece el episodio en el libro de Rabelais
Gargantua y Pantagruel.
Esta chica no hace el amor por amor,
dinero o placer. Lo hace porque es la
moda. Es lo que hace todo el mundo. Sigue
a la oveja que fue tirada.

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Le moyenâgeux
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 9

Le moyenâgeux

Le seul reproche, au demeurant,


Qu'aient pu mériter mes parents,
C'est d'avoir pas joué plus tôt
Le jeu de la bête à deux dos.
Je suis né, même pas bâtard,
Avec cinq siècles de retard.
Pardonnez-moi, Prince, si je
Suis foutrement moyenâgeux.
Ah ! que n'ai-je vécu, bon sang !
Entre quatorze et quinze cent.
J'aurais retrouvé mes copains
Au Trou de la pomme de pin,
Tous les beaux parleurs de jargon,
Tous les promis de Montfaucon,
Les plus illustres seigneuries
Du royaum' de truanderie.

Après une franche repue,


J'eusse aimé, toute honte bue,
Aller courir le cotillon
Sur les pas de François Villon,
Troussant la gueuse et la forçant
Au cimetièr' des Innocents,
Mes amours de ce siècle-ci
N'en aient aucune jalousie...

J'eusse aimé le corps féminin


Des nonnettes et des nonnains
Qui, dans ces jolis tamps bénis,
Ne disaient pas toujours " nenni ",
Qui faisaient le mur du couvent,
Qui, Dieu leur pardonne ! souvent,
Comptaient les baisers, s'il vous plaît,
Avec des grains de chapelet.

Ces p'tit's surs, trouvant qu'à leur goût


Quatre Evangil's c'est pas beaucoup,
Sacrifiaient à un de plus :
L'évangile selon Vénus.
Témoin : l'abbesse de Pourras,
Qui fut, qui reste et restera
La plus glorieuse putain
De moines du quartier Latin.

A la fin, les anges du guet


M'auraient conduit sur le gibet.
Je serais mort, jambes en l'air,
Sur la veuve patibulaire,
En arrosant la mandragore,
L'herbe aux pendus qui revigore,
En bénissant avec les pieds
Les ribaudes apitoyées.

Hélas ! tout ça, c'est des chansons.


Il faut se faire une raison.
Les choux-fleurs poussent à présent
Sur le charnier des Innocents.
Le Trou de la pomme de pin
N'est plus qu'un bar américain.
Y a quelque chose de pourri
Au royaum' de truanderie.

Je mourrai pas à Montfaucon,


Mais dans un lit, comme un vrai con,
Je mourrai, pas même pendard,
Avec cinq siècles de retard.
Ma dernière parole soit
Quelques vers de Maître François,
Et que j'emporte entre les dents
Un flocon des neiges d'antan...
Ma dernière parole soit
Quelques vers de Maître François...
Pardonnez-moi, Prince, si je
Suis foutrement moyenâgeux.

El medieval

El único reproche, después de todo,


Que hayan podido merecer mis padres,
Es el de no haber jugado antes
El juego del animal de las dos espaldas.
Yo nací, incluso sin ser bastardo,
Con cinco siglos de retraso.
Perdóneme, Principe, si
Soy demasiado medieval.

¡Ah! Que no haya yo nacido, ¡por Dios!


Entre mil cuatrocientos y mil quinientos.
Me hubiese encontrado con mis amigos
En el Trou de la pomme de pin,(1)
Con todos los que hablaban en jerga
Con todos los predestinados a Montfaucon
(2),
Las más ilustres señorías
Del reino de la truhanería.

Después de una buena comilona,


Me hubiese gustado, sin vergüenza de
ninguna clase,
Irme de picos pardos
Tras los pasos de François Villon,
Remangando las faldas y acorralándolas
En el cementerio de los Inocentes,
Mis amores de este siglo
No tengan celos ningunos...

Yo hubiese amado el cuerpo femenino


De las monjitas y las monjas
Que, en aquellos buenos tiempos benditos,
No decían nunca no,
Que hacían el muro del convento (3),
Que, ¡Dios se lo perdone!, a menudo,
Contaban los besos, ¡por favor!
Con las cuentas del rosario.

Estas hermanitas, viendo que a su parecer


Los Cuatro Evangelios, no eran suficientes,
Se entregaban a uno más:
El evangelio según Venus.
Testigo: la abadesa de Pourras, (4)
Que fue, que es y será
La puta más gloriosa
De las monjas del Barrio Latino.

Al fin, los angelitos de la ronda


Me hubiesen conducido al cadalso.
Hubiese muerto, con las piernas colgando,
En la horca del patíbulo,
Regando la mandrágora,
La hierba de los ahorcados que vigoriza,
Bendiciendo con los pies
A lo libertinos apiadados.
¡Ay! Todo esto, son canciones.
Hay que tenerlo en cuenta.
Las coliflores crecen ahora
Sobre el osario de los Inocentes.
El Trou de la pomme de pin
Ya no es más que una barra americana.
Algo huele a podrido
En el reino de la truhanería.

No moriré en Montfaucon
Sino en una cama, como un verdadero
tonto,
Moriré, incluso sin ser un granuja,
Con cinco siglos de retraso.
Que mis últimas palabras sean
Algunos versos del Maestro François,
Y que yo me lleve entre los dientes
Un copo de las nieves de antaño...

Mis últimas palabras sean


Algunos versos del Maestro François
Perdóneme, Principe, si
Soy demasiado medieval.

(1) Trou de la pomme de pin: Mesón


citado por François Villón en sus poesías.
Estaba situado en la calle de la Juiverie en
la Cité.

(2) Celebre lugar de París donde se


ahorcaba a los condenados.

(3) Referencia a hacer la calle, prostituirse.

(4) Abesse de Pourras: Pourras es el


nombre popular de la Abadía de
Port-Royal donde pasó un tiempo en 1456
François Villon. La abadesa de la canción
es Huguette du Hamel. Era muy partidaria
de las fiestas mundanas y por ello (y otros
motivos) fue retirada de su cargo en la
Abadía.

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Le mécreant
Disco 1 - 6 > Disco 6

Le mécréant

Est-il en notre temps rien de plus odieux


De plus désespérant, que de n'pas croire en
Dieu ?

J'voudrais avoir la foi, la foi d'mon


charbonnier
Qui est heureux comme un pape et con
comme un panier
Mon voisin du dessus, un certain Blais'
Pascal
M'a gentiment donné ce conseil amical

" Mettez-vous à genoux, priez et implorez


Faites semblant de croire, et bientôt vous
croirez "

J'me mis à débiter, les rotules à terr'


Tous les Ave Maria, tous les Pater Noster

Dans les rues, les cafés, les trains, les


autobus
Tous les de profundis, tous les
morpionibus

Sur ces entrefait's-là, trouvant dans les


orties
Un' soutane à ma taill', je m'en suis travesti
Et, tonsuré de frais, ma guitare à la main
Vers la foi salvatric' je me mis en chemin

J'tombai sur un boisseau d'punais's de


sacristie
Me prenant pour un autre, en chur, elles
m'ont dit

" Mon pèr', chantez-nous donc quelque


refrain sacré
Quelque sainte chanson dont vous avez
l'secret "

Grattant avec ferveur les cordes sous mes


doigts
J'entonnai "le Gorille" avec "Putain de toi"

Criant à l'imposteur, au traître, au papelard


Ell's veul'nt me fair' subir le supplic'
d'Abélard
Je vais grossir les rangs des muets du sérail
Les bell's ne viendront plus se pendre à
mon poitrail

Grâce à ma voix coupée j'aurai la plac' de


choix
Au milieu des petits chanteurs à la croix
d'bois

Attirée par le bruit, un' dam' de Charité


Leur dit : " Que faites-vous ? Malheureus's
arrêtez

Y a tant d'homm's aujourd'hui qui ont un


penchant pervers
A prendre obstinément Cupidon à l'envers

Tant d'hommes dépourvus de leurs virils


appas
A ceux qu'en ont encor' ne les enlevons pas
"
Ces arguments massue firent un' grosse
impression
On me laissa partir avec des ovations

Mais, su'l'chemin du ciel, je n'ferai plus un


pas
La foi viendra d'ell'-même ou ell' ne
viendra pas

Je n'ai jamais tué, jamais violé non plus


Y a déjà quelque temps que je ne vole plus

Si l'Eternel existe, en fin de compte, il voit


Qu'je m'conduis guèr' plus mal que si
j'avais la foi

El ateo

¿Hay algo, en nuestro tiempo, más odioso,


más desesperante que no creer en Dios?

Yo quisiera tener fe, la fe de mi carbonero


Que es feliz como el papa y más tonto que
panete.

Mi vecino de arriba, una especie de Blaise


Pascal
Me ha dado, gentilmente, este consejo de
amigo

Póngase de rodillas, ruege e implore


haga como que cree y muy pronto usted
creerá

Me puse a recitar, las rodillas en tierra,


Todos los Ave María, todos los
Padrenuestros

En las calles, los cafés, los trenes, los


autobuses
Todos los de profundis, tous le
morpionibus

En esto, encontrado entre las ortigas


Una sotana de mi talla, me vestí con ella

Y con un tonsurado al momento, guitarra


en mano
Hacia la fe salvadora me puse en camino

Topé con unas cuantas beatonas,


y tomándome por otro, en coro, me han
dicho:

Padre, cántenos algunas canciones


sagradas,
alguna santa canción de las que usted
conoce.

Arañando con fervor las cuerdas con mis


dedos
Entoné El Gorila y So Puta (1).

Gritando al impostor, al traidor, al


santurrón,
Quisieron hacerme sufrir el suplicio de
Abelardo.

Voy a engordar la filas de los mudos del


serrallo
Las chicas no vendrán ya a colgarse de mi
cuello.

Gracia a mi voz castrada, tendré un lugar


de privilegio
Entre los pequeños cantores del coro.

Atraída por el ruido, una dama de la


Caridad
Les dijo: ¿Qué hacéis? ¡Desgraciadas,
deteneos!
Hay tantos hombres hoy día que tienen una
inclinación perversa
en tomar obstinadamente Cupido al revés

Tantos hombres desprovistos de sus


encantos viriles;
A estos que los tienen aún no se los
quitemos!

Estos argumentos contundentes causaron


gran impresión
Me dejarón ir entre ovaciones

Pero, por el camino del cielo, ya no daré un


paso más
La Fe vendrá por ella sola o no vendrá

Nunca he matado, tampoco he violado


Y hace ya algún tiempo que no robo
Si el Padre Eterno existe, a fin de cuentas,
el ve
Que no me comporto peor que si fuera un
creyente.

(1) Dos canciones del propio Brassens del


disco 1 y 2 respectivamente.

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Le nombril des femmes
d'agents
Disco 1 - 6 > Disco 3

Le nombril des femmes d'agents

Voir le nombril d'la femm' d'un flic


N'est certain'ment pas un spectacle
Qui, du point d'vue de l'esthétiqu'
Puiss' vous élever au pinacle
Il y eut pourtant, dans l'vieux Paris
Un honnête homme sans malice
Brûlant d'contempler le nombril
D'la femm' d'un agent de police

"Je me fais vieux, gémissait-il


Et, durant le cours de ma vie
J'ai vu bon nombre de nombrils
De toutes les catégories
Nombrils d'femm's de croqu'-morts,
nombrils
D'femm's de bougnats, d'femm's de
jocrisses
Mais je n'ai jamais vu celui
D'la femm' d'un agent de police"

"Mon père a vu, comm' je vous vois


Des nombrils de femm's de gendarmes
Mon frère a goûté plus d'une fois
D'ceux des femm's d'inspecteurs, les
charmes
Mon fils vit le nombril d'la souris
D'un ministre de la Justice
Et moi, j'n'ai même pas vu l'nombril
D'la femm' d'un agent de police"

Ainsi gémissait en public


Cet honnête homme vénérable
Quand la légitime d'un flic
Tendant son nombril secourable
Lui dit: "Je m'en vais mettre fin
A votre pénible supplice
Vous fair' voir le nombril enfin
D'la femm' d'un agent de police".

"Alleluia ! fit le bon vieux


De mes tourments voici la trêve !
Grâces soient rendues au Bon Dieu
Je vais réaliser mon rêve !"
Il s'engagea, tout attendri
Sous les jupons d'sa bienfaitrice
Braquer ses yeux sur le nombril
D'la femm' d'un agent de police
Mais, hélas ! il était rompu
Par les effets de sa hantise
Et comme il atteignait le but
De cinquante ans de convoitise
La mort, la mort, la mort le prit
Sur l'abdomen de sa complice
Il n'a jamais vu le nombril
D'la femm' d'un agent de police.

El ombligo de las mujeres de los policías

Ver el ombligo de la mujer de un poli


no es ciertamente un espectáculo
que, desde el punto de vista de la estética
pueda elevaros a las nubes.
Hubo sin embargo, en el viejo París
un buen hombre sin malicia
que se moría por contemplar el ombligo
de la mujer de un agente de la policía.

Me hago viejo, gemía


y, durante el curso de mi vida
he visto un buen número de ombligos
de todas las categorías
ombligos de mujeres de enterradores,
ombligos
de mujeres de carboneros, de mujeres de
simplones
pero nunca he visto
el de la mujer de un agente de policía

Mi padre ha visto, como yo os veo a


vosotros
ombligos de mujeres de gendarmes
mi hermano ha probado más de una vez
de los de las mujeres de inspectores, los
encantos,
mi hijo vio el ombligo de la compañerilla
de un ministro de justicia.
Y yo, yo no he visto ni tan siquiera el
ombligo
de la mujer de un agente de la policía.
Así gemía en público
Este honesto hombre venerable
cuando la legítima de una poli
tendiendo su ombligo caritativo
le dijo: Yo voy a poner fin
a tu penoso suplicio,
hacerte ver el ombligo por fin
de la mujer de un agente de policía.

¡Aleluya! dijo el buen viejo


¡De mis tormentos he aquí una tregua!
¡Sean dadas gracias al Buen Dios,
yo voy a realizar mi sueño!
Él se afana, muy enternecido
bajo las faldas de su benefactora
en fijar sus ojos sobre el ombligo
de la mujer de un agente de policia.

Pero, ¡ay! él estaba desecho


por los efectos de su obsesión,
y como iba a alcanzar la meta
de cincuenta años de ansias
la muerte, la muerte, la muerte lo cogió
sobre el abdomen de su complice.
Jamás vio el ombligo
de la mujer de un agente de policía.

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Le parapluie
Disco 1 - 6 > Disco 1

Le parapluie

Il pleuvait fort sur la grand-route


Ell' cheminait sans parapluie
J'en avais un, volé, sans doute
Le matin même à un ami
Courant alors à sa rescousse
Je lui propose un peu d'abri.
En séchant l'eau de sa frimousse
D'un air très doux, ell' m'a dit " oui "
Un p'tit coin d'parapluie
Contre un coin d'paradis
Elle avait quelque chos' d'un ange
Un p'tit coin d'paradis
Contre un coin d'parapluie
Je n'perdais pas au chang', pardi

Chemin faisant, que ce fut tendre


D'ouïr à deux le chant joli
Que l'eau du ciel faisait entendre
Sur le toit de mon parapluie
J'aurais voulu, comme au déluge
Voir sans arrêt tomber la pluie
Pour la garder, sous mon refuge
Quarante jours, quarante nuits

Un p'tit coin d'parapluie


Contre un coin d'paradis
Elle avait quelque chos' d'un ange
Un p'tit coin d'paradis
Contre un coin d'parapluie
Je n'perdais pas au chang', pardi

Mais bêtement, même en orage


Les routes vont vers des pays
Bientôt le sien fit un barrage
A l'horizon de ma folie
Il a fallu qu'elle me quitte
Après m'avoir dit grand merci
Et je l'ai vue toute petite
Partir gaiement vers mon oubli

Un p'tit coin d'parapluie


Contre un coin d'paradis
Elle avait quelque chos' d'un ange
Un p'tit coin d'paradis
Contre un coin d'parapluie
Je n'perdais pas au chang', pardi

El paraguas

Llovía fuerte en la carretera,


ella caminaba sin paraguas
yo tenía uno, robado, sin duda
esa misma mañana a un amigo.
Corriendo entonces en su auxilio
yo le propuse un poco de abrigo.
Secando el agua de su carita,
de una manera muy dulce, ella me dijo sí.

Un rinconcito de paraguas
a cambio de un rincón de paraíso,
ella tenía algo de angel.
Un rinconcito de paraíso
a cambio del rincón de un paraguas
yo no perdía en el cambio, pardiez.

Al caminar, qué tierno era


oir los dos juntos el lindo sonido
que el agua del cielo hacía
sobre el techo de mi paraguas.
Yo hubiese querido, como en el diluvio
ver sin parar caer la lluvia,
para protejerla bajo mi refugio,
cuarenta días, cuarenta noches.

Un rinconcito de paraguas
A cambio de un rincón de paraíso
ella tenía algo de angel
un rinconcito de paraíso
a cambio de un rincón de paraguas
yo no perdía en el cambio, pardiez

Pero absurdamente, incluso en las


tormentas,
las carreteras van hacia algún sitio,
bien pronto la suya le puso un límite
al horizonte de mi imaginación.
Fue necesario que ella me dejase
después de haberme dicho muchas gracias
y yo la vi muy pequeñita
partir alegremente hacia mi olvido.

Un rinconcito de paraguas
a cambio de un rincón de paraíso,
ella tenía algo de angel,
un rinconcito de paraíso
a cambio de un rincón de paraguas
yo no perdía en el cambio, pardiez.

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Le petit cheval
Disco 1 - 6 > Disco 1

Le petit cheval

Le petit cheval dans le mauvais temps


Qu'il avait donc du courage
C'était un petit cheval blanc
Tous derrière et lui devant

Il n'y avait jamais de beau temps


Dans ce pauvre paysage
Il n'y avait jamais de printemps
Ni derrière ni devant
Mais toujours il était content
Menant les gars du village
A travers la pluie noire des champs
Tous derrière et lui devant

Sa voiture allait poursuivant


Sa belle petite queue sauvage
C'est alors qu'il était content
Tous derrière et lui devant

Mais un jour, dans le mauvais temps


Un jour qu'il était si sage
Il est mort par un éclair blanc
Tous derrière et lui devant

Il est mort sans voir le beau temps


Qu'il avait donc du courage
Il est mort sans voir le printemps
Ni derrière ni devant
El caballito

El caballito en el mal tiempo


qué coraje tenía,
era un caballito blanco
Todos detrás y él delante.

Nunca había buen tiempo


en este pobre paisaje
Nunca había primavera
ni detrás ni delante.

Pero siempre estaba contento


llevando a los niños del pueblo
a través de la lluvia negra de los campos
todos detrás y él delante.

Su carro iba persiguiendo


su pequeña cola salvaje
Era entonces cuando estaba contento
todos detrás y él delante.
Pero un día, en el mal tiempo,
un día en que hacía tan bien su trabajo,
murió a causa de un relámpago blanco
todos detrás y él delante

Murió sin ver el buen tiempo


pero qué coraje tenía
murió sin ver la primavera
ni detrás ni delante.

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Le petit joueur de flûteau
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 8

Le petit joueur de flûteau

Le petit joueur de flûteau


Menait la musique au château
Pour la grâce de ses chansons
Le roi lui offrit un blason
Je ne veux pas être noble
Répondit le croque-note
Avec un blason à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Et mon pauvre petit clocher


Me semblerait trop bas perché
Je ne plierais plus les genoux
Devant le bon Dieu de chez nous
Il faudrait à ma grande âme
Tous les saints de Notre-Dame
Avec un évêque à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Et la chambre où j'ai vu la jour


Me serait un triste séjour
Je quitterai mon lit mesquin
Pour une couche à baldaquin
Je changerais ma chaumière
Pour une gentilhommière
Avec un manoir à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Je serai honteux de mon sang


Des aïeux de qui je descends
On me verrait bouder dessus
La branche dont je suis issu
Je voudrais un magnifique
Arbre généalogique
Avec du sang bleu a la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Je ne voudrais plus épouser


Ma promise, ma fiancée
Je ne donnerais pas mon nom
A une quelconque Ninon
Il me faudrait pour compagne
La fille d'un grand d'Espagne
Avec un' princesse à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Le petit joueur de flûteau


Fit la révérence au château
Sans armoiries, sans parchemin
Sans gloire il se mit en chemin
Vers son clocher, sa chaumine
Ses parents et sa promise
Nul ne dise dans le pays
Le joueur de flûte a trahi
Et Dieu reconnaisse pour sien
Le brave petit musicien

El pequeño flautista

El pequeño flautista
Llevaba la música al castillo
Por la gracia de sus canciones
El rey le ofreció un blasón.
Yo no quiero ser noble
Respondió el músico
Con un blasón en mi partitura
Mi La se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado

Y mi pobre y pequeño campanario


No me parecería los suficientemente alto
No me arrodillaría más
Delante de nuestro Dios
Mi gran alma necesitaría
Todos los santos de Nôtre-Dame
Con un obispo en mi partitura
Mi La se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado.

Y la habitación donde nací


Me parecería una triste morada
Y dejaría mi cama mezquina
Por una cama con baldaquino;
Cambiaría mi choza
Por una casa solariega.
Con un mayorazago en mi partitura
Mi La se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado

Me avergonzaría de mi sangre
De los abuelos de los que desciendo;
Me verían hacerle ascos
A la rama de donde he salido,
Yo querría un magnífico
Árbol genealógico.
Con sangre azul en mi partitura
Mi La se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado .

Ya no me querría casar con


Mi prometida, mi novia,
No le daría mi nombre
A cualquier Ninon;
Necesitaría como compañía
La hija de un Grande de España.
Con una princesa en mi partitura
Mi La se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado

El pequeño flautista
Hizo una reverencia al castillo.
Sin escudo de armas, sin pergamino
Sin gloria, él se puso en camino.
Hacia su campanario, su chabola
Sus padres, su prometida
Nadie dice en el país
El flautista nos ha traicionado
Y Dios reconoce para sí
Al pequeño y valiente músico.
Le pornographe
Disco 1 - 6 > Disco 5

Le pornographe
Autrefois, quand j'étais marmot
J'avais la phobie des gros mots
Et si j'pensais " merde " tout bas
Je ne le disais pas
Mais
Aujourd'hui que mon gagne-pain
C'est d'parler comme un turlupin
Je n'pense plus " merde ", pardi
Mais je le dis

R:
J'suis l'pornographe
Du phonographe
Le polisson
De la chanson

Afin d'amuser la gal'rie


Je crache des gauloiseries
Des pleines bouches de mots crus
Tout à fait incongrus
Mais
En m'retrouvant seul sous mon toit
Dans ma psyché j'me montre au doigt
Et m'crie: " Va t'faire, homme incorrec'
Voir par les Grecs "

+R:

Tous les sam'dis j'vais à confess'


M'accuser d'avoir parlé d'fess's
Et j'promets ferme au marabout
De les mettre tabou
Mais
Craignant, si je n'en parle plus
D'finir à l'Armée du Salut
Je r'mets bientôt sur le tapis
Les fesses impies

+R:

Ma femme est, soit dit en passant


D'un naturel concupiscent
Qui l'incite à se coucher nue
Sous le premier venu
Mais
M'est-il permis, soyons sincèr's
D'en parler au café-concert
Sans dire qu'elle a, suraigu
Le feu au cul ?

+R:

J'aurais sans doute du bonheur


Et peut-être la Croix d'Honneur
A chanter avec décorum
L'amour qui mène à Rom'
Mais
Mon ang' m'a dit : " Turlututu
Chanter l'amour t'est défendu
S'il n'éclôt pas sur le destin
D'une putain "

+R:
Et quand j'entonne, guilleret
A un patron de cabaret
Une adorable bucolique
Il est mélancolique
Et
Me dit, la voix noyée de pleurs
" S'il vous plaît de chanter les fleurs
Qu'ell's poussent au moins rue Blondel
Dans un bordel "

+R:

Chaque soir avant le dîner


A mon balcon mettant le nez
Je contemple les bonnes gens
Dans le soleil couchant
Mais
N'me d'mandez pas d'chanter ça, si
Vous redoutez d'entendre ici
Que j'aime à voir, de mon balcon
Passer les cons

+R:

Les bonnes âmes d'ici bas


Comptent ferme qu'à mon trépas
Satan va venir embrocher
Ce mort mal embouché
Mais
Mais veuille le grand manitou
Pour qui le mot n'est rien du tout
Admettre en sa Jérusalem
A l'heure blême

Le pornographe
Du phonographe
Le polisson
De la chanson

El pornógrafo
Antes, cuando era un niño
Le tenía fobia a las palabrotas
Y si pensaba mierda bajito,
No llegaba a decirlo
Pero
Hoy día que mi medio de sustento
Es hablar como un bufón
Ya no pienso mierda, pardiez
Pero lo digo.

R:
Yo soy el pornógrafo
Del fonógrafo
El polizón
De la canción

A fin de divertir a la galería


Escupo chistes picantes,
Torrentes de palabrotas
Completamente incongruentes
pero
cuando estoy solo en mi casa
en mi espejo me acuso a mí mismo
y me grito: Anda y ve, so maleducado,
a que te den por... (2)

+R:

Todos los sábados voy a confesarme


A acusarme de haber hablado del culo
Y le prometo al sacerdote
De ponerme freno
pero
temiendo, que si no hablo más de él,
puedo acabar en el Ejército de Salvación
(3)
vuelvo a poner sobre el tapete
ese culo impío.

+R:

Mi mujer es, dicho sea de paso,


De un natural concupiscente
Lo que la lleva a ponerse desnuda
Debajo del primero que llega
Pero,
¿Me está permitido, seamos sinceros,
de contarlo en el café-concert
sin decir que ella padece
de ninfomanía sobreaguda?

+R:

Yo sería, sin duda, más feliz


Y tendría, quizás, la Cruz del Honor,
Si cantase con decoro
Los amores que llevan a Roma
pero
Mi musa me ha dicho Tururú,
Te está prohibido cantar el amor
Que no provenga del mundo
De las putas.
+R:

Y cuando entono, alegre,


A un empresario de cabaret
Una adorable canción bucólica
Se pone melancólico
y
me dice, la voz ahogada en sollozos,
Si te gusta cantar a las flores,
que sea a las que nacen; como mínimo; en
el burdel
de la calle Blondel (1).

+R:

Cada noche antes de cenar


Pegando la nariz a mi balcón
Contemplo la gente
A la caída de la tarde
pero
pero no me pidáis que cante eso,
si teméis oír aquí,
que me gusta ver, desde mi balcón,
pasar los tontos.

+R:

La buenas gentes de aquí abajo


Están seguros de que cuando yo muera
Satán va a venir a ensartar con su tenedor
A este muerto mal hablado
pero
pero ojalá quiera el gran manitú,
para quien las palabras no son nada,
admitir en su Jerusalén
en la hora fatal

al pornógrafo
del fonógrafo
al polizón
de la canción.
(1) Calle famosa por ser zona de
prostitución.

(2) Expresión relacionada con el supuesto


gusto de los griegos por la sodomía. Se
utiliza también en español cuando, por
ejemplo, en los anuncios de contactos, se
indica que entre las prácticas sexuales se
contempla el griego.

(3) Ejercito de Salvación: El Ejército de


Salvación es una denominación del
cristianismo protestante fundada en 1865
por el pastor Metodista William Booth y
por su esposa Catherine Booth. Sin
embargo, es mucho más conocido como
organización no gubernamental de
beneficencia social privada.

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Le père Noel et la petite
fille
Disco 1 - 6 > Disco 5

Le Père Noël et la petite fille

Avec sa hotte sur le dos


Avec sa hotte sur le dos
Il s'en venait d'Eldorado
Il s'en venait d'Eldorado
Il avait une barbe blanche
Il avait nom "Papa Gâteau"
Il a mis du pain sur ta planche
Il a mis les mains sur tes hanches

Il t'a prom'née dans un landeau


Il t'a prom'née dans un landeau
En route pour la vie d'château
En route pour la vie d'château
La belle vie dorée sur tranche
Il te l'offrit sur un plateau

Il a mis du grain dans ta grange


Il a mis les mains sur tes hanches

Toi qui n'avais rien sur le dos


Toi qui n'avais rien sur le dos
Il t'a couverte de manteaux
Il t'a couverte de manteaux
Il t'a vêtue comme un dimanche
Tu n'auras pas froid de sitôt
Il a mis l'hermine à ta hanche
Il a mis les mains sur tes hanches

Tous les camées, tous les émaux


Tous les camées, tous les Meaux
Il les fit pendre à tes rameaux
Il les fit pendre à tes rameaux
Il fit rouler en avalanches
Perles et rubis dans tes sabots

Il a mis de l'or à ta branche


Il a mis les mains sur tes hanches

Tire la bell', tir' le rideau


Tire la bell', tir' le rideau
Sur tes misères de tantôt
Sur tes misères de tantôt
Et qu'au-dehors il pleuve, il vente
Le mauvais temps n'est plus ton lot

Le joli temps des coudées franches...


On a mis les mains sur tes hanches

Papá Noel y la jovencita

Con su saco a la espalda


Con su saco a la espalda
Él venía de Eldorado
Él venía de Eldorado
Tenía una barba blanca
Y se llamaba Padrazo

Ha puesto pan en tu mesa


Y sus manos en tus caderas

Te ha paseado en un landó
Te ha paseado en un landó
Camino de una vida de lujo
Camino de una vida de lujo
La buena vida llena de riquezas (2)
Te la ha servido en bandeja.
Ha llenado de grano tu granero
Y ha puesto sus manos en tus caderas.

A ti, que no tenías nada que ponerte


A ti, que no tenías nada que ponerte
Te ha cubierto de mantos
Te ha cubierto de mantos
Te ha vestido de domingo
Y no tendrás frio en mucho tiempo.

Ha vestido de armiño tu cuerpo


y ha puesto sus manos en tus caderas.

Todos los camafeos, todos los esmaltes


Todos los camafeos, todos los esmaltes
Los hizo colgar en tus ramas
los hizo colgar en tus ramas
Hizo rodar en avalanchas
Perlas y rubís en tus zuecos.

Él ha puesto oro en tus ramas


Y sus manos en tus caderas.

Echa, guapa, echa el cerrojo


Echa, guapa, echa el cerrojo
Sobre tus miserias presentes
Sobre tus miserias presentes
Y si fuera llueve o hace viento
el mal tiempo ya te dará igual.

El buen tiempo de la abundancia... (1)


Han puesto sus manos sobre tus caderas.

(1) Avoir les coudées franches: significa


literalmente tener los codos libres, o sea,
disponer en la mesa de un lugar amplio sin
que molestes a los vecinos con los codos o
ellos te molesten. Es decir, dejar de pasar
necesidades.

(2) Doré sur tranche: Aplicado a una


persona significa que es muy rico (dinero).
En este caso se aplica a la vida en general.

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Le roi
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 11

Le Roi

Non certe',elle n'est pas bâtie,


Non certe',elle n'est pas bâtie
Sur du sable,sa dynastie,
Sur du sable,sa dynastie.

Il y a peu de chances qu'on


Détrône le roi des cons.
Il peut dormir,ce souverain,
Il peut dormir,ce souverain,
Sur ses deux oreilles,serein,
Sur ses deux oreilles,serein.

Il y a peu de chances qu'on


Détrône le roi des cons.

Je,tu,il,elle,nous,vous,ils,
Je,tu,il,elle,nous,vous,ils,
Tout le monde le suit,docil',
Tout le monde le suit,docil'.

Il y a peu de chances qu'on


Détrône le roi des cons.

Il est possible,au demeurant,


Il est possible,au demeurant,
Qu'on déloge le shah d'Iran,
Qu'on déloge le shah d'Iran,
Mais il y a peu de chances qu'on
Détrône le roi des cons.

Qu'un jour on dise:"C'est fini",


Qu'un jour on dise:"C'est fini"
Au petit roi de Jordani',
Au petit roi de Jordani',

Mais il y a peu de chances qu'on


Détrône le roi des cons.

Qu'en Abyssinie on récus',


Qu'en Abyssinie on récus',
Le roi des rois,le bon Négus,
Le roi des rois,le bon Négus,

Mais il y a peu de chances qu'on


Détrône le roi des cons.

Que,sur un air de fandango,


Que,sur un air de fandango,
On congédi' le vieux Franco,
On congédi' le vieux Franco,

Mais il y a peu de chances qu'on


Détrône le roi des cons

Que la couronne d'Angleterre,


Que la couronne d'Angleterre,
Ce soir,demain,roule par terre,
Ce soir,demain,roule par terre,

Mais il y a peu de chances qu'on


Détrône le roi des cons.

Que, ça c'est vu dans le passé,


Que,ça c'est vu dans le passé,
Marianne soit renversé'
Marianne soit renversé'

Mais il y a peu de chances qu'on


Détrône le roi des cons.
El rey

No, en verdad, no está construída,


No, en verdad, no está construída,
Sobre la arena, su dinastía
Sobre la arena, su dinastía

Hay pocas posibilidades de


Destronar al rey de los tontos (1).

Puede dormir, ese soberano,


Puede dormir, ese soberano,
Sobre sus almohadas, tranquilo,
Sobre sus almohadas, tranquilo.

Hay pocas posibilidades de


Derrocar al rey de los tontos.

Yo, tú, él, ella, nosotros, vosotros, ellos,


Yo, tú, él, ella, nosotros, vosotros, ellos,
Todo el mundo le sigue, dócil,
Todo el mundo le sigue, dócil.

Hay pocas posibilidades de


Derrocar al rey de los tontos.

Es posible, por otra parte,


Es posible, por otra parte,
Que se expulse al Sha de Irán,
Que se expulse al Sha de Irán,

Pero hay pocas posibilidades de


Derrocar al rey de los tontos.

Que un día le digan: Se acabó,


Que un dái le digan: Se acabó.
Al rey de Jordania,
Al rey de Jordania,

Pero hay pocas posibilidades de


Derrocar al rey de los tontos.
Que en Abisinia rechacen,
Que en Abisinia rechacen,
Al rey de reyes, al buen Négus,
Al rey de reyes, al buen Négus,

Pero hay pocas posibilidades de


Derrocar al rey de los tontos.

Que, con un aire de fandango,


Que, con un aire de fandango,
Licencien al viejo Franco,
Licencien al viejo Franco,

Pero hay pocas posibilidades de


Derrocar al rey de los tontos.

Que la corona de Inglaterra,


Que la corona de Inglaterra,
Esta noche, mañana, ruede por tierra,
Esta noche, mañana, ruede por tierra,
Pero hay pocas posibilidades de
Derrocar al rey de los tontos.

Que, eso se vio en el pasado,


Que, eso se vio en el pasado,
Mariana sea derribada, (2)
Mariana sea derribada,

Pero hay pocas posibilidades de


Derrocar al rey de los tontos.

(1) Con: Designa a la gente que (no hay


traducción exacta) reúne las cualidades de
idiota, imbécil, tonto, etc.

(2) Marianne: A la República francesa se la


suele representar con una figura de mujer
llamada Marianne. Va tocada con el gorro
frígio (bonne phrygien) que aparece en otra
canción.
Le temps ne fait rien à
l'affaire
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 7

Le temps ne fait rien à l'affaire


Quand ils sont tout neufs
Qu'ils sortent de l'uf
Du cocon
Tous les jeunes blancs-becs
Prennent les vieux mecs
Pour des cons
Quand ils sont d'venus
Des têtes chenues
Des grisons
Tous les vieux fourneaux
Prennent les jeunots
Pour des cons
Moi, qui balance entre deux âges
J'leur adresse à tous un message

Le temps ne fait rien à l'affaire


Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan

Vous, les cons naissants


Les cons innocents
Les jeun's cons
Qui n'le niez pas
Prenez les papas
Pour des cons
Vous, les cons âgés
Les cons usagés
Les vieux cons
Qui, confessez-le
Prenez les p'tits bleus
Pour des cons
Méditez l'impartial message
D'un type qui balance entre deux ages

Le temps ne fait rien à l'affaire


Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan

El tiempo no tiene nada que ver

Cuando son nuevecitos


Cuando salen del huevo,
Del capullo
Todos los jóvenes mocosos
Toman a los viejos
Por tontos
Cuando se han convertido
En cabezas canas
En canosos
Todos los viejos tontos
Toman a los jovenzuelos
Por tontos
Yo, que me balanceo entre las dos edades
Yo les dirijo a todos un mensaje

La edad no tiene nada que ver


Cuando se es tonto, se es tonto
Que se tenga veinte años, que se sea abuelo
Cuando se es tonto, se es tonto
Que no haya más controversias entre
vosotros
Tontos caducos o tontos debutantes
Tontitos de la última cosecha
Viejos tontos con solera.

Vosotros, tontos que empezáis


Tontos inocentes
Tontos jóvenes
Que, no lo neguéis,
Tomáis a los papás
Por tontos
Vosotros, tontos mayores
Tontos veteranos
Viejos tontos
Que, confesadlo,
Tomáis a los jóvenes
Por tontos
Meditad el imparcial mensaje
De un tipo que se balancea entre dos
edades

La edad no tiene nada que ver


Cuando se es tonto, se es tonto
Que se tenga veinte años, que se sea abuelo
Cuando se es tonto, se es tonto
Que no haya más controversias entre
vosotros
Tontos caducos o tontos debutantes
Tontitos de la última cosecha
Viejos tontos con solera.

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Le temps passé
Disco 1 - 6 > Disco 6

Le temps passé
Dans les comptes d'apothicaire
Vingt ans, c'est un' somm' de bonheur
Mes vingt ans sont morts à la guerre
De l'autr' côté du champ d'honneur
Si j'connus un temps de chien, certes
C'est bien le temps de mes vingt ans
Cependant, je pleure sa perte
Il est mort, c'était le bon temps

Il est toujours joli, le temps passé


Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous ont
offensés
Les morts sont tous des braves types

Dans ta petit' mémoire de lièvre


Bécassine, il t'est souvenu
De notre amour du coin des lèvres
Amour nul et non avenu
Amour d'un sou qui n'allait, certes
Guèr' plus loin que le bout d'son lit
Cependant, nous pleurons sa perte
Il est mort, il est embelli

Il est toujours joli, le temps passé


Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous ont
offensés
Les morts sont tous des braves types

J'ai mis ma tenue la plus sombre


Et mon masque d'enterrement
Pour conduire au royaum' des ombres
Un paquet de vieux ossements
La terr' n'a jamais produit, certes
De canaille plus consommée
Cependant, nous pleurons sa perte
Elle est morte, elle est embaumée

Il est toujours joli, le temps passé


Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous ont
offensés
Les morts sont tous des braves types

El tiempo pasado

En las historias de boticarios


Los veinte años son el colmo de la
felicidad
Mis veinte años murieron en la guerra (1)
Al otro lado del campo de honor.
Si he conocido un tiempo de perros, con
seguridad
Fue el de mis veinte años.
Sin embargo, lloro su pérdida,
Ya ha muerto, y fue un tiempo feliz.

Siempre es bonito, el tiempo pasado


Una vez que todo se acabó, (2)
Perdonamos a todos los que nos han
ofendido
Los muertos son todos muy buena gente.
Con tu mala memoria
Becassine, te acuerdas
De nuestro amor de labios para fuera
Amor inexistente.
Amor de cuatro perras que no llegaba
Más allá del borde de la cama.
Sin embargo, lloramos su perdida,
Ha muerto y ha embellecido.

Siempre es bonito, el tiempo pasado


Una vez que todo se acabó,
Perdonamos a todos los que nos han
ofendido
Los muertos son todos muy buena gente.

Me he puesto el luto más riguroso


Y mi máscara de los entierros
Para conducir al reino de las sombras
Un paquete de huesos viejos.
La tierra no ha producido jamás, con
seguridad
Canalla más consumado,
Sin embargo, lloramos su perdida
Ella ha muerto, y está embalsamada.

Siempre es bonito, el tiempo pasado


Una vez que todo se acabó,
Perdonamos a todos los que nos han
ofendido
Los muertos son todos muy buena gente.

(1) En 1940, Brassens tenía 19 años.

(2) Casser la pipe: Romper la pipa = morir.

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Le verger du roi Louis
Disco 1 - 6 > Disco 6

Le verger du roi Louis


Paroles: Théodore de Banville. Musique:
Georges Brassens

Sur ses larges bras étendus,


La forêt où s'éveille Flore,
A des chapelets de pendus
Que le matin caresse et dore.
Ce bois sombre, où le chêne arbore
Des grappes de fruits inouïs
Même chez le Turc et le More,
C'est le verger du roi Louis.

Tous ces pauvres gens morfondus,


Roulant des pensers qu'on ignore,
Dans des tourbillons éperdus
Voltigent, palpitants encore.
Le soleil levant les dévore.
Regardez-les, cieux éblouis,
Danser dans les feux de l'aurore.
C'est le verger du roi Louis.

Ces pendus, du diable entendus,


Appellent des pendus encore.
Tandis qu'aux cieux, d'azur tendus,
Où semble luire un météore,
La rosée en l'air s'évapore,
Un essaim d'oiseaux réjouis
Par-dessus leur tête picore.
C'est le verger du roi Louis.
Prince, il est un bois que décore
Un tas de pendus enfouis
Dans le doux feuillage sonore.
C'est le verger du toi Louis!

El jardín del rey Luis


Paroles: Théodore de Banville. Musique:
Georges Brassens

En sus largas ramas extendidas,


El bosque donde se despierta Flora,
Tiene ristras de ahorcados
Que la mañana acaricia y dora.
Este bosque sombrío, donde la encina
enarbola
Racimos de frutos inauditos,
Incluso entre los Turcos y los Moros,
Es el jardín del rey Luis.

Toda esa pobre gente atormentada,


Rumiando pensamientos que ignoramos,
En torbellinos, fuera de sí,
giran, palpitando aún.
El sol que se levanta los devora.
Miradlos, cielos deslumbrados,
Bailar en el fuego de la aurora.
Es el jardín del rey Luis.

Estos ahorcados, oídos por el diablo,


Llaman a más ahorcados aún.
Mientras que en el cielo, raso de azul,
Donde parece brillar un meteoro,
El rocío se evapora en el aire
Un enjambre de pájaros gozosos
Les picotean encima de la cabeza.
Es le jardín del rey Luis.

Principe, hay un bosque decorado


Por un montón de ahorcados hundidos
En el dulce follaje sonoro.
¡Es el bosque del rey Luis!
Le vieux Léon
Disco 1 - 6 > Disco 5

Le vieux Léon

Y a tout à l'heure
Quinze ans d'malheur
Mon vieux Léon
Que tu es parti
Au paradis
D'l'accordéon
Parti bon train
Voir si l'bastrin-
gue et la java
Avaient gardé
Droit de cité
Chez Jéhovah
Quinze ans bientôt
Qu'musique au dos
Tu t'en allais
Mener le bal
A l'amicale
Des feux follets
En cet asile
Par saint' Cécile
Pardonne-nous
De n'avoir pas
Su faire cas
De ton biniou

C'est une erreur


Mais les joueurs
D'accordéon
Au grand jamais
On ne les met
Au Panthéon
Mon vieux, tu as dû
T'contener du
Champ de navets
Sans grandes pom-
pes et sans pompons
Et sans ave
Mais les copains
Suivaient l'sapin
Le cur serré
En rigolant
Pour fair' semblant
De n'pas pleurer
Et dans nos curs
Pauvre joueur
D'accordéon
Il fait ma foi
Beaucoup moins froid
Qu'au Panthéon
Depuis mon vieux
Qu'au fond des cieux
Tu as fait ton trou
Il a coulé
De l'eau sous les
Ponts de chez nous
Les bons enfants
D'la rue de Van-
ves à la Gaîté
L'un comme l'au-
tre au gré des flots
Fur'nt emportés
Mais aucun d'eux
N'a fait fi de
Son temps jadis
Tous sont restés
Du parti des
Myosotis
Tous ces pierrots
Ont le cur gros
Mon vieux Léon
En entendant
Le moindre chant
D'accordéon

Quel temps fait-il


Chez les gentils
De l'au-delà
Les musiciens
Ont-ils enfin
Trouvé le la
Et le p'tit bleu
Est-c'que ça n'le
Rend pas meilleur
D'être servi
Au sein des vi-
gnes du Seigneur
Si d'temps en temps
Un'dam' d'antan
S'laisse embrasser
Sûr'ment papa
Que tu regrett's pas
D'être passé
Et si l'bon Dieu
Aim' tant soit peu
L'accordéon
Au firmament
Tu t'plais sûr'ment
Mon vieux Léon

El viejo León

Hace ya
quince años desde el triste día
mi querido León
en que te marchaste
al paraíso
del acordeón.
Te fuiste con buen ritmo
a ver si la bastringue
y la java
habían obtenido
el derecho de ciudadanía
en casa de Jehová.
Quince años ya
que con la música a la espalda
te fuiste
a conducir el baile
de la asociación
de los fuegos fatuos. (4)
En este asilo
por Santa Cecilia (1)
perdonanos
por no haber
sabido hacernos cargo
de tu gaita.

Es un error
pero a los intérpretes
de acordeón
nunca jamás
se les coloca
en el Panteón (2).
Amigo, te ha tenido
que conformar con un
trozo de tierra de nada
sin grandes pompas
y sin florituras
y sin Ave
pero los amigos
seguían el ataud
con un pellizco en el corazón
riendo
para disimular
que iban llorando
y en nuestros corazones
pobre músico
de acordeón
hace, te lo juro,
mucho menos frío
que en el Panteón.

Querido amigo, desde que


allá en el fondo de los cielos
te hicieste un hueco
ha llovido
bastante sobre
nuestras cabezas
Los buenos amigos
de la calle Vanve
hasta los de la Gaîté (3)
tanto los unos como los otros
a merced de los vientos
fueron llevados
pero ninguno de ellos
ha renegado
de su pasado
todos han seguido
fieles
a tu memoria.
Todos esos Pierrots
se conmueven
mi viejo León
al oir
el menor canto
de acordeón.
¿Qué tiempo hace
entre los gentiles
del más allá?
¿y los músicos
han encontrado finalmente
el acorde perfecto?
¿Y ese vino peleón,
es que acaso no lo hace
saber mejor
el que lo sirvan
en el seno
de las viñas de Señor?
Si de vez en cuando
Una dama de las de antes
Se deja besar
Seguro, papá,
Que no sientes
El haber muerto
Y si al buen Dios
Le gusta aunque sea un poquito
El acordeón
En el firmamento
Te encuentras a gusto
Mi viejo León.

(1) Patrona de la música y los músicos.


(2) Panteón: Edificio parisino que acoge a
las glorias nacionales de diferentes
ámbitos: letras, ciencias, política, etc.
(3) Calles de París por donde vivía
Brassens, en el distrito 14. En la rue de la
Gaieté se encontraba la sala de fiestas
Bobino, emblemática en la trayectoria de
Brassens.
(4) Feu follet: Pequeña llama fugitiva
producida por la combustión espontánea de
ciertos gases que se desprenden de la
descomposición de las materias orgánicas.
Se suele ver mucho en los cementerios,
cuando sale de la tierra el gas producido
por la descomposición de los cadáveres.
Así pues, el viejo Leon será el encargado
de amenizar los bailes de los que están
(amical = asociación de personas que
comparten algo, en este caso, están
muertos) en el cementerio. Ver la canción
Le fantôme en el Disco IX.

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Le vin
Disco 1 - 6 > Disco 4

Le vin

Avant de chanter
Ma vie, de fair' des
Harangues,
Dans ma gueul' de bois
J'ai tourné sept fois
Ma langue...
J'suis issu de gens
Qui étaient pas du gen-
re sobre...
On conte que j'eus
La tétée au jus
D'octobre...

Mes parents on dû
M'trouver au pied d'u-
ne souche
Et non dans un chou
Comm' ces gens plus ou
Moins louches...
En guise de sang
( O noblesse sans
Pareille! )
Il coule en mon cur
La chaude liqueur
D'la treille...

Quand on est un sa-


ge, et qu'on a du sa-
voir-boire
On se garde à vue
En cas de soif, u-
ne poire
Une poire ou deux
Mais en forme de
Bonbonne
Au ventre replet
Rempli du bon lait
D'l'automne...

Jadis, aux Enfers


Cert's, il a souffert
Tantale
Quand l'eau refusa
D'arroser ses a-
mygdales...
Etre assoiffé d'eau
C'est triste, mais faut
Bien dire
Que, l'être de vin
C'est encore vingt
Fois pire...

Hélas ! il ne pleut
Jamais du gros bleu
Qui tache...
Qu'ell's donnent du vin
J'irai traire enfin
Les vaches...
Que vienne le temps
Du vin coulant dans
La Seine !

Les gens, par milliers


Courront y noyer
Leur peine...

El vino

Antes de cantar
mi vida, de hacer
arengas,
en mi resaca
me lo he pensado
dos veces...
Yo he nacido de gentes
que no eran de naturaleza
sobria...
Se dice que yo
mamé de los jugos
de octubre... (2)

Mis padres debieron


encontrarme al pie de una
cepa
y no en una col (1)
como a esas gentes más o
menos sospechosas...
A guisa de sangre
(¡Oh nobleza sin
igual!)
corre por mis venas
el cálido licor
de la parra...

Cuando se es un sabio
y que se ha tenido que
saber beber
siempre se tiene a mano,
en caso de sed,
una cantimplora,
una cantimplora o dos,
pero en forma de
botella
con el vientre rechoncho
lleno con la buena leche
del otoño...

Antaño, en los Infiernos,


ciertamente, sufrió
Tántalo
cuando el agua rehusaba
regar sus a-
migdalas...
Estar sediento de agua
es triste, pero es justo
y necesario decir
que, estarlo de vino
es aún veinte
veces peor...

¡Ay! No llueve
jamás un buen tintorro
que manche...
Que ellas den vino,
que ire por fin a ordeñar
a las vacas...
¡Que venga el tiempo
del vino corriendo en
el Sena!

La gente, por millares,


correrán para ahogar allí
su pena...
(1) Al igual que en España decimos que los
niños vienen de París, en Francia se dice
que los niños se encuentran en las coles.

(2) Jugos de octubre: Es decir, que fue


amamantado con vino. Vuelve a hacer
referencia a ello al final de la tercera
estrofa: lleno con la buena leche del otoño

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Le vingt-deux septembre
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 8

Le vingt deux septembre

Un vingt et deux septembre au diable vous


partites,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de
vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux
paupières :
Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je
m'en fous.

On ne reverra plus, au temps des feuilles


mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui
porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de
vous...
Que le brave Prévert et ses escargots
veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les
feuilles :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je
m'en fous.

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire


d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre
l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent
m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus
l'automne :
Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je
m'en fous.

Pieusement nous d'un bout de vos


dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet
d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de
vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui
passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent
:
Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je
m'en fous.

Désormais, le petit bout de cur qui me reste


Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de
vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres
s'éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre
châtaignes :
Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je
m'en fous.

Et c'est triste de n'être plus triste sans vous.

El veintidós de septiembre

Un veintidós de septiembre al diablo te


fuiste
Y desde entonces, cada año, en la fecha
susodicha,
Yo mojaba mi pañuelo al acordarme de ti...
Y ahora, aquí estamos, pero me mantengo
de piedra,
Ni una sola lágrima más acudirá a mis
párpados:
El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.

Ya no se verá más, en el tiempo de las


hojas muertas,
A esta alma en pena que se me parece y
que lleva
Duelo por cada hoja muerta en recuerdo
tuyo...
Que el bravo Prévert y sus caracoles
tengan a bien
De pasar de mi para enterrar las hojas:
El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.

Antes, abriendo mis brazos como un par de


alas,
Yo subía hasta el cielo para seguir a la
golondrina
Y me rompía los huesos en recuerdo tuyo...
El complejo de Ícaro, ahora me abandona,
La golondrina al partir no significará ya el
otoño:
El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.

Devotamente anudado con un trozo de tus


encajes,
Yo tenía, en mi ventana, un ramo de
siemprevivas
Que regaba con lágrimas en recuerdo
tuyo...
Voy a ofrecérselas al primer muerto que
pase,
Las penas eternas hoy día me resbalan:
El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.

En adelante, el trozito de corazón que me


queda
No atravesará más el equinoccio funesto
Divagando en recuerdo tuyo...
Le ha escupido a la llama y las cenizas se
apagan
Apenas se podrían asar en ellas cuatro
castañas:
El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.

Y es triste no estar ya triste sin ti.

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Les amoureux des bancs
publics
Disco 1 - 6 > Disco 2

Les amoureux des bancs publics

Les gens qui voient de travers


Pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les
ventripotents
Mais c'est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours
débutants

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs


publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs
publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Ils se tiennent par la main


Parlent du lendemain
Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à
coucher
Ils se voient déjà doucement
Ell' cousant, lui fumant
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier
bébé

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs


publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs
publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Quand la saint' famill' machin


Croise sur son chemin
Deux de ces malparís
Ell' leur décoche hardiment des propos
venimeux
N'empêch' que tout' la famille
Le pèr', la mèr', la fille
Le fils, le Saint Esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir
s'conduir' comme eux

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs


publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs
publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Quand les mois auront passé


Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages
lourds
Ils s'apercevront émus
Qu' c'est au hasard des rues
Sur un d'ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur
amour

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs


publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs
publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Los enamorados de los bancos públicos

Las gentes que miran con malas ideas


piensan que los bancos verdes
que se ven sobre las aceras
están hechos para los impotentes o los
barrigones
pero es absurdo,
pues a decir verdad
están ahí, está bien claro,
para acoger durante algún tiempo a los
amores que comienzan

Los enamorados que se besuquean en los


bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
pasando cantidad de las miradas de reojo
de los paseantes honestos
los enamorados que se besuquean en los
bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
diciéndose Te quiero patéticos
tienen unas caras muy simpáticas.
Ellos se cogen de la mano
hablan del mañana
del papel azul celeste
que recubriran los muros de su dormitorio.
Ellos se ven ya dulcemente
Ella cosiendo, él fumando
en un bienestar seguro
y eligen el nombre de su primer bebé.

Los enamorados que se besuquean en los


bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
pasando cantidad de las miradas de reojo
de los paseantes honestos
los enamorados que se besuquean en los
bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
diciéndose Te quiero patéticos
tienen unas caras muy simpáticas.

Cuando cualquier santa familia (1)


se cruza en su camino
con dos de esos maleducados,
les lanzan duramente palabras
envenenadas;
pero eso no impide que toda la familia
el padre, la madre, la hija,
el hijo, el Espiritu Santo
quiera, de vez en cuando, poder hacer lo
mismo que ellos.

Los enamorados que se besuquean en los


bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
pasando cantidad de las miradas de reojo
de los paseantes honestos
los enamorados que se besuquean en los
bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
diciéndose Te quiero patéticos
tienen unas caras muy simpáticas.
Cuando los meses hayan pasado
cuando se hayan apaciguado
sus bonitos sueños ardientes
cuando el cielo se cubra de grandes nubes
pesadas
Ellos se daran cuenta, conmovidos,
que ha sido al azar de las calles,
sobre uno de esos famosos bancos
donde han vivido la mejor época de su
amor.

Los enamorados que se besuquean en los


bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
pasando cantidad de las miradas de reojos
de los paseantes honestos
los enamorados que se besuquean en los
bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
diciéndose Te quiero patéticos
tienen unas caras muy simpáticas.
(1) Machin: se emplea para designar
alguien o algo cuya identidad no se conoce
exactamente.

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Les amours d'antan
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 7

Les amours d'antan

Moi, mes amours d'antan c'était de la


grisette
Margot, la blanche caille, et Fanchon, la
cousette...
Pas la moindre noblesse, excusez-moi du
peu,
C'étaient, me direz-vous, des grâces
roturières,
Des nymphes de ruisseau, des Vénus de
barrière...
Mon prince, on a les dam's du temps jadis -
qu'on peut...

Car le cur à vingt ans se pose où l'il se


pose,
Le premier cotillon venu vous en impose,
La plus humble bergère est un morceau de
roi.
Ça manquait de marquise, on connut la
soubrette,
Faute de fleur de lys on eut la pâquerette,
Au printemps Cupidon fait flèche de tout
bois...

On rencontrait la belle aux Puces, le


dimanche :
"Je te plais, tu me plais..." et c'était dans la
manche,
Et les grands sentiments n'étaient pas de
rigueur.
"Je te plais, tu me plais. Viens donc beau
militaire"
Dans un train de banlieue on partait pour
Cythère,
On n'était pas tenu même d'apporter son
cur...

Mimi, de prime abord, payait guère de


mine,
Chez son fourreur sans doute on ignorait
l'hermine,
Son habit sortait point de l'atelier d'un
dieu...
Mais quand, par-dessus le moulin de la
Galette,
Elle jetait pour vous sa parure simplette,
C'est Psyché tout entier' qui vous sautait
aux yeux.

Au second rendez-vous y' avait parfois


personne,
Elle avait fait faux bond, la petite amazone,
Mais l'on ne courait pas se pendre pour
autant...
La marguerite commence avec Suzette,
On finissait de l'effeuiller avec Lisette
Et l'amour y trouvait quand même son
content.

C'étaient, me direz-vous, des grâces


roturières,
Des nymphes de ruisseau, des Vénus de
barrière...
Mais c'étaient mes amours, excusez-moi du
peu,
Des Manon, des Mimi, des Suzon, des
Musette,
Margot la blanche caille, et Fanchon, la
cousette,
Mon prince, on a les dam's du temps jadis -
qu'on peut...
Los antiguos amores

Mis amores de antes eran la modistilla,


Margot, la blanca paloma, y Fanchon, la
costurera...
Ni la más mínima nobleza, excusadme un
poco,
Eran, me diréis, gracias plebeyas,
ninfas de arroyo, Venus de mala fama,
Señor, en aquel tiempo teníamos a las
damas que podíamos...

Pues con veinte años el corazón sigue a los


ojos
La primera falda que llega se os mete
dentro,
La más humilde pastora es un pedazo de
reina,
A falta de marquesa, conocimos a la
doncella,
A falta de flor de lis, teníamos la
margarita,
En primavera, Cupido hace flechas con
cualquier madera...

Nos encontrábamos a la niña en el


mercadillo, el domingo:
Te gusto, me gustas... y todo estaba dicho,
Los grandes sentimientos no eran
necesarios.
Yo te gusto, tu me gustas. Ven pues, guapo
soldado.
en un tren de cercanías se partía para
Cythère,
ni tan siquiera era necesario llevarse el
corazón.

Mimi, de entrada, no parecía gran cosa,


En casa de su peletero se desconocía el
armiño
Su traje no salía en absoluto del taller de
un dios...
Pero cuando, pasando de los
convencionalismos, (1)
Se quitaba para ti su ropilla interior
Era Psyché enterita la que se te ponía
delante. (2)

A la segunda cinta a veces no acudía nadie,


Se las había pirado, la pequeña amazona,
Pero no se corría a ahorcarse por ello...
La margarita comenzaba con Suzette,
Y se acababa de desjarla con Lisette
Y sólo con eso el amor ya se contentaba.

Eran, me diréis, gracias plebeyas,


ninfas de arroyo, Venus de mala fama,
pero eran mis amores, excusadme un poco,
Las Manon, las Mimi, las Suzón, las
Musette,
Margot la blanca paloma y Fanchon, la
costurera
Señor, en aquel tiempo teníamos a las
damas que podíamos...

(1) Par-dessus le moulin de la Galette: La


frase original es « Jeter son bonnet
par-dessus les moulins », y significa
desafiar las « buenas costumbres ». El
Moulin de la Galette era un conocido
cabaret de Paris.

(2) Psyché: Joven de gran belleza de la que


se enamoró el dios Eros.

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Les casseuses
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Les casseuses

Tant qu'elle a besoin du matou,


Ma chatte est tendre comme tout,
Quand elle est comblée, aussitôt
Ell' griffe, ell' mord, ell' fait l'gros dos.

{Refrain:}
Quand vous ne nous les caressez
Pas, chéries, vous nous les cassez.
Oubliez-les, si fair' se peut,
Qu'ell's se reposent.
Quand vous nous les dorlotez pas,
Vous nous les passez à tabac.
Oubliez-les, si fair' se peut,
Qu'ell's se reposent un peu,
Qu'ell's se reposent.

Enamourée, ma femme est douce,


Mes amis vous le diront tous.
Après l'étreinte, en moins de deux
Ell' r'devient un bâton merdeux.

Dans l'alcôve, on est bien reçus


Par la voisine du dessus.
Un' fois son désir assouvi,
Ingrate, ell' nous les crucifie.

Quand ell' passe en revue les zouaves


Ma sur est câline et suave.
Dès que s'achève l'examen,
Gare à qui tombe sous sa main.

Si tout le monde en ma maison


Reste au lit plus que de raison,
C'est pas qu'on soit lubriqu's, c'est qu'il
Y a guère que là qu'on est tranquilles.

Las maltratadoras

Mientras que necesita a un macho,


Mi gata es muy tierna,
Cuando está satisfecha, rapidamente
Araña, muerde y arquea la espalda.

(Estribillo)
Cuando no nos lo acariciáis,
Queridas, nos lo rompéis.
Olvidadlos, si podéis,
Para que descansen.
Cuando no nos lo mimáis,
Nos lo golpeáis.
Olvidadlos, si podéis,
Para que descansen un poco,
Para que descansen.

Enamorada, mi mujer es dulce,


Todos mis amigos os lo dirán.
Después de los abrazos, en menos que
canta un gallo,
Se convierte en un cardo borriquero.

En la alcoba, somos bien recibidos


Por la vecina de arriba.
Una vez que su deseo está satisfecho,
Ingrata, ella nos lo crucifica.

Cuando pasa revista a las tropas,


Mi hermana es cariñosa y suave.
En cuanto acaba el examen
Cuidado con el que caiga en sus manos.

Si todo el mundo en mi casa


Pasa en cama más tiempo del razonable,
No es porque seamos unos lúbricos, sino
porque
Es únicamente allí donde se está tranquilo.

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Les copains d'abord
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 8

Les copains d'abord


Non, ce n'était pas le radeau
De la Méduse, ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en pèr' peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord

Ses fluctuat nec mergitur


C'était pas d'la litterature
N'en déplaise aux jeteurs de sort
Aux jeteurs de sort
Son capitaine et ses mat'lots
N'étaient pas des enfants d'salauds
Mais des amis franco de port
Des copains d'abord

C'étaient pas des amis de luxe


Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrhe
Sodome et Gomorrhe
C'étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boetie
Sur le ventre ils se tapaient fort
Les copains d'abord

C'étaient pas des anges non plus


L'Évangile, ils l'avaient pas lu
Mais ils s'aimaient tout's voil's dehors
Tout's voil's dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnie
C'était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confiteor,
Aux copains d'abord

Au moindre coup de Trafalgar


C'est l'amitié qui prenait l'quart
C'est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu'leurs bras lancaient des S.O.S.
On aurait dit les sémaphores
Les copains d'abord

Au rendez-vous des bons copains


Y avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait a bord
C'est qu'il était mort
Oui, mais jamais, au grand jamais
Son trou dans l'eau n'se refermait
Cent ans après, coquin de sort
Il manquait encore

Des bateaux j'en ai pris beaucoup


Mais le seul qu'ait tenu le coup
Qui n'ai jamais viré de bord
Mais viré de bord
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord
Los amigos primero

No, no es la balsa
De la Medusa, este barco (5)
Que se sepa en el fondo del puerto
Sepa en el fondo del puerto
Él navegaba tranquilamente (1)
Por encima del qué dirán
Y se llamaba los Amigos Primero
Los Amigos Primero

Sus fluctuat nec mergitur (2)


No eran literatura
No disgustaba a los hechiceros
A los hechiceros
Su capitán y sus marineros
No eran hijos de putas
Sino buenos amigos desinteresados
Antes que nada amigos

No eran amigos de lujo


Pequeños Castor y Pollux (3)
Gentes de Sodoma y Gomorra
Sodoma y Gomorra
No eran amigos elegidos
Por Montaigne y la Boetie (4)
En la barriga se daban buenas palmadas
Los amigos primero.

Tampoco eran ángeles


El evangelio no lo habían leído
Pero se querían a toda máquina
A toda máquina
Jean, Pierre, Paul y compañía
Era su unica letanía
Su Credo, su Confiteor
Para los amigos primero.

Al menor aviso de un Trafalgar


Era la amistad quien se ponía en guardia
Era ella quien les mostraba el norte
Les mostraba el norte.
Y cuando estaban en apuros
y sus brazos lanzaban S.O.S.,
Parecían faros
Los amigos primero.

En las citas de los buenos amigos


No solía haber ausentes
Cuando uno de ellos no subía a bordo
Era porque había muerto.
Sí, pero nunca, nunca jamás,
Se cerraba su agujero en el agua
Cien años después, pillo con suerte,
Todavía faltaba.

Yo he tomado muchos barcos


Pero el único que ha aguantado
Que no ha cambiado de rumbo
Cambiado de rumbo
Navegaba tranquilamente
Por encima de qué dirán
Y se llamaba los Amigos Primero
Los amigos Primero

(1) Père peinard: Un père peinard es un


hombre que gusta de vivir tranquilo y sin
sobresaltos, se cuida y es apacible.

(2) Fluctuat nec mergitur: Es una expresión


latina que significa flota y no se hunde.
Este es el lema de París desde la Edad
Media. París fue un importante puerto
fluvial.

(3) Castor y Pollux: Personajes mitológicos


que simbolizan la amistad sin fallas. Eran
hijos de Zeus y Leda. Son los dioses
protectores de los marinos.

(4) Montaigne y La Boétie: Étienne de la


Boétie (1530-1563) escritor de gran
erudición debe parte de su fama a la
amistad que le unió con Montaigne.
(5) Existe un cuadro de ese nombre pintado
por Théodore Géricault (en el Louvre de
París) que hace referencia al barco llamado
Medusa que naufragó en 1816. Los
supervivientes se salvaron en una balsa.

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Les deux oncles
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 8

Les deux oncles

C'était l'oncle Martin, c'était l'oncle Gaston


L'un aimait les Tommies, l'autre aimait les
Teutons
Chacun, pour ses amis, tous les deux ils
sont morts
Moi, qui n'aimais personne, eh bien ! je vis
encor.
Maintenant, chers tontons, que les temps
ont coulé
Que vos veuves de guerre ont enfin
convolé
Que l'on a requinqué, dans le ciel de
Verdun
Les étoiles ternies du maréchal Pétain

Maintenant que vos controverses se sont


tues
Qu'on s'est bien partagé les cordes des
pendus
Maintenant que John Bull nous boude,
maintenant
Que c'en est fini des querelles d'Allemand

Que vos fill's et vos fils vont, la main dans


la main
Faire l'amour ensemble et l'Europ' de
demain
Qu'ils se soucient de vos batailles presque
autant
Que l'on se souciait des guerres de Cent
Ans

On peut vous l'avouer, maintenant, chers


tontons
Vous l'ami les Tommies, vous l'ami des
Teutons
Que, de vos vérités, vos contrevérités
Tout le monde s'en fiche à l'unanimité

De vos épurations, vos collaborations


Vos abominations et vos désolations
De vos plats de choucroute et vos tasses de
thé
Tout le monde s'en fiche à l'unanimité

En dépit de ces souvenirs qu'on


commémor'
Des flammes qu'on ranime aux monuments
aux Morts
Des vainqueurs, des vaincus, des autres et
de vous
Révérence parler, tout le monde s'en fout

La vie, comme dit l'autre, a repris tous ses


droits
Elles ne font plus beaucoup d'ombre, vos
deux croix
Et, petit à petit, vous voilà devenus
L'Arc de Triomphe en moins, des soldats
inconnus

Maintenant, j'en suis sûr, chers malheureux


tontons
Vous, l'ami des Tommies, vous, l'ami des
Teutons
Si vous aviez vécu, si vous étiez ici
C'est vous qui chanteriez la chanson que
voici

Chanteriez, en trinquant ensemble à vos


santés
Qu'il est fou de perdre la vie pour des idées
Des idées comme ça, qui viennent et qui
font
Trois petits tours, trois petits morts, et puis
s'en vont

Qu'aucune idée sur terre est digne d'un


trépas
Qu'il faut laisser ce rôle à ceux qui n'en ont
pas
Que prendre, sur-le-champ, l'ennemi
comme il vient
C'est de la bouillie pour les chats et pour
les chiens

Qu'au lieu de mettre en joue quelque vague


ennemi
Mieux vaut attendre un peu qu'on le
change en ami
Mieux vaut tourner sept fois sa crosse dans
la main
Mieux vaut toujours remettre une salve à
demain

Que les seuls généraux qu'on doit suivre


aux talons
Ce sont les généraux des p'tits soldats de
plomb
Ainsi, chanteriez-vous tous les deux en
suivant
Malbrough qui va-t-en guerre au pays des
enfants

O vous, qui prenez aujourd'hui la clé des


cieux
Vous, les heureux coquins qui, ce soir,
verrez Dieu
Quand vous rencontrerez mes deux oncles,
là-bas
Offrez-leur de ma part ces "Ne m'oubliez
pas"
Ces deux myosotis fleuris dans mon jardin
Un p'tit forget me not pour mon oncle
Martin
Un p'tit vergiss mein nicht pour mon oncle
Gaston
Pauvre ami des Tommies, pauvre ami des
Teutons...

Los dos tíos

Erase una vez el tío Martín y el tío Gastón


(1)
A uno le gustaban los Tommies y al otro
los Teutones,
Los dos murieron, cada uno por sus
amigos,
Y yo, que no quería a nadie, ¡bien! Yo vivo
aún.

Ahora, queridos tíos, que el tiempo ha


pasado
Que vuestra viudas de guerra se han vuelto
a casar
Que se le ha sacado brillo, en el cielo de
Verdún
A las estrellas empañadas del mariscal
Pétain

Ahora que vuestras controversias se han


callado
Que hemos compartido las cuerdas de los
ahorcados
Ahora que John Bull nos pone mala cara,
ahora
Que se acabaron las querellas absurdas. (2)

Que vuestras hijas y vuestros hijos van, de


la mano
A hacer el amor juntos y la Europa del
mañana,
Que ellos se preocupan de vuestra batallas
casi tanto
Como nos preocupábamos de la guerra de
los Cien Años

Podemos confesároslo, ahora, queridos tíos


A usted amigo de los Tommies, a usted
amigo de los Teutones
Que de vuestras verdades, vuestras
contraverdades
Todo el mundo pasa unánimemente

De vuestras depuraciones, vuestras


colaboraciones
Vuestras abominaciones y vuestras
desolaciones
De vuestros platos de chucrut y de vuestros
tés
Todo el mundo pasa unánimemente

A pesar de estos recuerdos que se


conmemoran
De las llamas que se reavivan en los
monumentos a los Muertos
De los vencedores, de los vencidos, de los
otros y de vosotros,
Con perdón, todo el mundo pasa
unánimemente

La vida, como dice el otro, a retomado


todos sus derechos
Ya no dan mucha sombra, vuestras dos
cruces
Y, poco a poco, os convertís
Sin el Arco del Triunfo, en soldados
desconocidos. (3)

Ahora, estoy seguro, queridos tíos


desgraciados,
Usted, el amigo de los Tommies, usted el
amigo de los Teutones
Si hubieseis vivido, si estuvieseis aquí
Seríais vosotros los que cantaseis esta
canción.

Cantaríais, brindando juntos a vuestra


salud
Que es una locura perder la vida por las
ideas
Ideas como esas, que vienen y que tras dar
Tres vueltecitas, y hacer tres muertos,
luego se van

Que ninguna idea en la tierra es digna de


una muerte
Que hay que dejar ese cometido a los que
no las tienen
Que tomar, sobre la marcha, al enemigo tal
como viene
Es un trabajo inútil, perder el tiempo.

Que en lugar de apuntar hacia un enemigo


difuso
Es mejor esperar que se torne en amigo
Es mejor contar hasta diez con el palo en la
mano
Es mejor dejar una salva para mañana

Que los únicos generales que se deben


seguir a ciegas
Son los generales de los soldaditos de
plomo
Así, cantaríais los dos siguiendo
A Mambrú que se fue a la guerra en la
infancia

¡Oh vosotros! Que entráis hoy en el cielo


vosotros, los felices bribones que, esta
noche, veréis a Dios
cuando encontréis a mis dos tíos allí arriba
dadle de mi parte estos No me olvidéis.

Estos dos myosotis florecidos en mi jardín


Un pequeño forget me para mi tío Martín
Un pequeño vergiss mein nicht para mi tío
Gastón
Pobre amigo de los Tommies, pobre amigo
de los Teutones

(1) Representan a los dos bandos de la


segunda guerra mundial: americanos y
alemanes (Tommies y Teutons
respectivamente).

(2) Querelles dallemands: La expresión se


refiere a una pelea por causas anodidas.
Proviene de la fama que tenían los pueblos
germánicos en la Edad Media de luchar por
los motivos más insustanciles.

(3) Bajo el Arco del Triunfo en París hay


una llama que arde constantemente en
memoria de los caídos por la patria,
simbolizados por el soldado desconocido.
Allí se hacen frecuentes conmemoraciones
más o menos solemnes. Brassens muestra
su indiferencia y rechazo ante esto
repetidas veces, haciendo alusión al acto de
ranimer les flammes.

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Les funérailles d'antan
Disco 1 - 6 > Disco 5

Les funérailles dantan

Jadis, les parents des morts vous mettaient


dans le bain
De bonne grâce ils en f'saient profiter les
copains
" Y a un mort à la maison, si le cur vous en
dit
Venez l'pleurer avec nous sur le coup de
midi... "
Mais les vivants aujourd'hui n'sont plus si
généreux
Quand ils possèdent un mort ils le gardent
pour eux
C'est la raison pour laquell', depuis
quelques années
Des tas d'enterrements vous passent sous le
nez

Mais où sont les funéraill's d'antan ?


Les petits corbillards, corbillards,
corbillards, corbillards
De nos grands-pères
Qui suivaient la route en cahotant
Les petits macchabées, macchabées,
macchabées, macchabées
Ronds et prosperes...
Quand les héritiers étaient contents
Au fossoyeur, au croqu'-mort, au curé, aux
chevaux même
Ils payaient un verre
Elles sont révolues
Elles ont fait leur temps
Les belles pom, pom, pom, pom, pom,
pompes funèbres
On ne les r'verra plus
Et c'est bien attristant
Les belles pompes funèbres de nos vingt
ans

Maintenant, les corbillards à tombeau


grand ouvert
Emportent les trépassés jusqu'au Diable
Vauvert
Les malheureux n'ont mêm' plus le plaisir
enfantin
D'voir leurs héritiers marron marcher dans
le crottin
L'autre semain' des salauds, à cent quarante
à l'heur'
Vers un cimetièr' minable emportaient un
des leurs
Quand, sur un arbre en bois dur, ils se sont
aplatis
On s'aperçut qu'le mort avait fait des petits

Mais où sont les funéraill's d'antan ?


Les petits corbillards, corbillards,
corbillards, corbillards
De nos grands-pères
Qui suivaient la route en cahotant
Les petits macchabées, macchabées,
macchabées, macchabées
Ronds et prospères
Quand les héritiers étaient contents
Au fossoyeur, au croqu'-mort, au curé, aux
chevaux même
Ils payaient un verre
Elles sont révolues
Elles ont fait leur temps
Les belles pom, pom, pom, pom, pom,
pompes funèbres
On ne les r'verra plus
Et c'est bien attristant
Les belles pompes funèbres de nos vingt
ans

Plutôt qu'd'avoir des obsèqu's manquant de


fioritur's
J'aim'rais mieux, tout compte fait, m'passer
de sépultur'
J'aim'rais mieux mourir dans l'eau, dans le
feu, n'importe où
Et même, à la grand' rigueur, ne pas mourir
du tout
O, que renaisse le temps des morts bouffis
d'orgueil
L'époque des
m'as-tu-vu-dans-mon-joli-cercueil
Où, quitte à tout dépenser jusqu'au dernier
écu
Les gens avaient à cur d'mourir plus haut
qu'leur cul
Les gens avaient à cur de mourir plus haut
que leur cul

Los funerales de antaño

Antaño, los parientes de los muertos os


daban vela en el entierro
De buen agrado os hacían partícipes:
Hay un muerto en la casa, si el corazón os
lo pide,
venid a llorar con nosotros a eso del
mediodia...
Pero los vivos de hoy no son ya tan
generosos
Cuando tienen un muerto lo guardan para
ellos
Es la razón por la cual, desde hace varios
años
Montones de entierros os pasan de largo.

Pero, ¿dónde están los funerales de antaño?


Las pequeñas carrozas fúnebres, carrozas
fúnebres,
De nuestros abuelos
Que hacían su camino traqueteanto
Los pequeños fiambres, fiambres,
fiambres, fiambres,
Gordos y rollizos...
Cuando los herederos estaban contentos
Al enterrador, al chófer, al cura, incluso al
caballo
Les pagaban una ronda.
Ya se fueron
Ya han pasado a la historia
Las hermosas pom, pom, pom, pom, pom,
pompas fúnebres
Ya no veremos más
Y es bastante triste
Las hermosas pompas fúnebres de cuando
teníamos veinte años.

Ahora, los coches fúnebres a tumba


abierta,
Llevan a los muertos hasta el quinto pino
(2)
Los desgraciados no tienen ya ni el placer
infantil
De ver a sus falsos herederos caminar
sobre el estiércol.
La semana pasada algunos asquerosos, a
ciento cuarenta por hora,
Hacia un cementerio calamitoso llevaban a
uno de los suyos
Y cuando, contra un árbol de dura corteza,
se estrellaron
Se dieron cuenta que el muerto había
tenido hijos. (1)

Pero, ¿dónde están los funerales de antaño?


Las pequeñas carrozas fúnebres, carrozas
fúnebres,
De nuestros abuelos
Que hacían su camino traqueteanto
Los pequeños fiambres, fiambres,
fiambres, fiambres,
Gordos y rollizos...
Cuando los herederos estaban contentos
Al enterrador, al chófer, al cura, incluso al
caballo
Les pagaban una ronda.
Ya se fueron
Ya han pasado a la historia
Las hermosas pom, pom, pom, pom, pom,
pompas fúnebres
Ya no veremos más
Y es bastante triste
Las hermosas pompas fúnebres de cuando
teníamos veinte años.

Más que tener unos funerales faltos de


adornos
Preferiría, a fin de cuentas, pasar de que
me entierren
Preferiría morir en el agua, en el fuego, no
importa dónde
E incluso, a las malas, ¡no morirme!
¡Oh!, ¡que renazca el tiempo de los
muertos llenos de orgullo!
¡La época de los me has visto en mi bonito
ataúd!
donde, aunque haya que gastarse hasta el
último duro
a la gente les gustaba morir con cierta
dignidad
a la gente les gustaba morir con cierta
dignidad.

(1) Es un juego de palabras macabro: el


muerto tiene ahora hijos, es decir, los hijos
del que antes estaba vivo, ahora, son hijos
del muerto, ya que a su vez ellos están
muertos tras matarse en el accidente del
coche.

(2) Diabel Vauvert: Expresión de origen


oscuro para denotar algo que está muy
lejos. La usa también en la canción La
ballade des gens qui sont nées quelque part
en el Disco 11.

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Les passantes
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 11

Les Passantes
Paroles: Antoine Pol.

Je veux dédier ce poème


A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connait à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais
A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A celles qui sont déjà prises


Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant
Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie


On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux curs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude


Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lêvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir
Las fugaces

Yo quiero dedicar este poema


A todas las mujeres que amamos
Durante algunos instantes secretos,
A las que conocemos apenas,
A las que un arrastra un destino distinto,
Y que no se vuelven a ver más.

A la que vemos aparecer


Un segundo en su ventana
Y que, rápidamente, se desvanece,
Pero cuya esbelta silueta,
Es tan graciosa y delicada
Que nos quedamos maravillados.

A la compañera de viaje
Cuyos ojos, encantador paisaje,
Hacen parecer corto el camino.
Que somos los únicos en comprenderla
Y que dejamos sin embargo bajar
Sin haber rozado su mano.

A las que ya están comprometidas,


Y que, viviendo horas grises,
Cerca de un ser demasiado diferente,
Nos han dejado, inútil locura,
Ver la melancolía
De un futuro desesperante.

Queridas imágenes vistas,


Esperanzas frustradas de un día,
Mañana estaréis en el olvido.
Con solo un poco de felicidad que
tengamos
Es raro que nos acordemos
De los episodios del camino.

Pero si hemos fracasado en la vida,


Pensamos con un poco de ganas
En todas esas felicidades entrevistas,
En los besos que no osamos tomar,
En los corazones que debían esperarnos,
En los ojos que no hemos vuelto a ver.

Entonces, en las noches de hastío,


Poblando nuestra soledad
Con los fantasmas del recuerdo,
Lloramos los labios ausentes
De todas las bellas fugaces
Que no supimos retener.

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Les patriotes
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Les patriotes

Les invalid's chez nous, l'revers de leur


médaille
C'est pas d'être hors d'état de suivr' les
fill's, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir retourner au
champ de bataille.
Le rameau d'olivier n'est pas notre
symbole, non!
Ce que, par-dessus tout, nos aveugles
déplorent,
C'est pas d'être hors d'état d'se rincer l'il,
cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir lorgner le drapeau
tricolore.
La ligne bleue des Vosges sera toujours
notre horizon.

Et les sourds de chez nous, s'ils sont


mélancoliques,
C'est pas d'être hors d'état d'ouïr les
sirènes, cré de nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir entendre au défilé
d'la clique,
Les échos du tambour, de la trompette et
du clairon.

Et les muets d'chez nous, c'qui les met mal


à l'aise
C'est pas d'être hors d'état d'conter
fleurette, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir reprendre en chur
la Marseillaise.
Les chansons martiales sont les seules que
nous entonnons.

Ce qui de nos manchots aigrit le caractère,


C'est pas d'être hors d'état d'pincer les
fess's, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir faire le salut
militaire.
jamais un bras d'honneur ne sera notre
geste, non!

Les estropiés d'chez nous, ce qui les rend


patraques,
C'est pas d'être hors d'état d'courir la
gueus', cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir participer à une
attaque.
On rêve de Rosalie, la baïonnette, pas de
Ninon.

C'qui manque aux amputés de leurs bijoux


d'famille,
C'est pas d'être hors d'état d'aimer leur
femm', cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir sabrer les belles
ennemies.
La colomb' de la paix, on l'apprête aux
petits oignons.

Quant à nos trépassés, s'ils ont tous l'âme


en peine,
C'est pas d'être hors d'état d'mourir
d'amour, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir se faire occire à la
prochaine.
Au monument aux morts, chacun rêve
d'avoir son nom.
Los patriotas

Para nuestros inválidos, el reverso de su


medalla,
No es estar incapacitado para seguir a la
chicas, ¡hay que ver!
Sino no poder volver ya al campo de
batalla.
El ramo de olivo no es nuestro símbolo,
¡no!

Lo que por encima de todo, deploran


nuestros ciegos,
No es no poder alegrarse la vista, ¡hay que
ver!
Sino no poder mirar más la bandera
tricolor.
La linea azul de los Vosgos (1)será
siempre nuestro horizonte.

Y nuestros sordos, si están melancólicos,


No es por no poder oir las sirenas, ¡hay que
ver!
Sino por no poder oir, mientras desfila la
tropa,
Los ecos del tambor, de la trompeta y del
clarín.

Y nuestros mudos, lo que los incomoda,


No es no poder hacer requiebros, ¡hay que
ver!
Sino no poder cantar en coro la Marsellesa.
Las canciones marciales son las únicas que
entonamos.

Lo que agria el carácter de nuestros


mancos,
No es no poder pellizcar las nalgas, ¡hay
que ver!
Sino no poder hacer el saludo militar.
Nunca levantaremos el brazo para saludar,
¡no!
Lo que hace unos carcamales de nuestros
lisiados,
No es no poder correr tras las chicas
alegres, ¡hay que ver!
Sino no poder participar ya en un ataque.
Soñamos con Rosalía, la bayoneta, no con
Ninon (2).

Lo que echan de menos los amputados de


su joya familiar,
No es no poder amar a sus mujeres, ¡hay
que ver!
Sino no poder violar a las bellas enemigas.
La paloma de la paz, la cocinamos con
cebolletas.

En cuanto a nuestros muertos, si tienen


todos el alma en pena,
No es por no poder morir de amor, ¡hay
que ver!
Sino por no poder ya, morir en la próxima
ocasión.
Todos sueñan con ver su nombre en el
monumento a los muertos.

(1) Por alusión al testamento de Jules


Ferry, político francés (Saint-Dié, 1832
Paris, 1893) natural de los Vosges :
...deseo descansar (...) frente a esta línea
azul de los Vosges de donde sube hasta mi
fiel corazón la queja de los vencidos....

(2) Rosalie: Los soldados de la 1ª Guerra


Mundial llamaban así a sus bayonetas.

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Les quat'z'arts
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 8

Les quatzarts

Les copains affligés, les copines en pleurs


La boîte à dominos enfouie sous les fleurs
Tout le monde équipé de sa tenue de deuil
La farce était bien bonne et valait le coup
d'il

Les quat'z'arts avaient fait les choses


comme il faut
L'enterrement paraissait officiel. Bravo!

Le mort ne chantait pas : "Ah ! c'qu'on


s'emmerde ici !"
Il prenait son trépas à cur, cette fois-ci
Et les bonshomm's chargés de la levée du
corps
Ne chantaient pas non plus "Saint-Eloi
bande encor !"

Les quat'z'arts avaient fait les choses


comme il faut
Le macchabée semblait tout à fait mort.
Bravo !

Ce n'étaient pas du tout des filles en tutu


Avec des fess's à claque et des chapeaux
pointus
Les commères choisies pour les cordons du
poêle
Et nul ne leur criait: "A poil ! A poil ! A
poil !"

Les quat'z'arts avaient fait les choses


comme il faut
Les pleureuses sanglotaient pour de bon.
Bravo !

Le curé n'avait pas un goupillon factice


Un de ces goupillons en forme de phallus
Et quand il y alla de ses de profondis
L'enfant de chur répliqua pas morpionibus

Les quat'z'arts avaient fait les choses


comme il faut
Le curé venait pas de Camaret. Bravo !

On descendit la bière et je fus bien déçu


La blague maintenant frisait le mauvais
goût
Car le mort se laissa jeter la terr' dessus
Sans lever le couvercle en s'écriant
"Coucou !"

Les quat'z'arts avaient fait les choses


comme il faut
Le cercueil n'était pas à double fond. Bravo
!

Quand tout fut consommé, je leur ai dit :


"Messieurs
Allons faire à présent la tournée des
boxons !"
Mais ils m'ont regardé avec de pauvres
yeux
Puis ils m'ont embrassé d'une étrange façon

Les quat'z'arts avaient fait les choses


comme il faut
Leur compassion semblait venir du cur.
Bravo !

Quand je suis ressorti de ce champ de


navets
L'ombre de l'ici-gît pas à pas me suivait
Une petite croix de trois fois rien du tout
Faisant, à elle seul', de l'ombre un peu
partout

Les quat'z'arts avaient fait les choses


comme il faut
Les revenants s'en mêlaient à leur tour.
Bravo !

J'ai compris ma méprise un petit peu plus


tard
Quand, allumant ma pipe avec le faire-part
J'm'aperçus que mon nom, comm' celui
d'un bourgeois
Occupait sur la liste une place de choix

Les quat'z'arts avaient fait les choses


comme il faut
J'étais le plus proch' parent du défunt.
Bravo !

Adieu ! les faux tibias, les crânes de carton


Plus de marche funèbre au son des
mirlitons
Au grand bal des quat'z'arts nous n'irons
plus danser
Les vrais enterrements viennent de
commencer

Nous n'irons plus danser au grand bal des


quat'z'arts
Viens, pépère, on va se ranger des
corbillards

Los estudiantes de Bellas Artes.

Los amigos afligidos, las amigas llorando


(1)
El ataúd hundido bajo las flores
Todo el mundo con su ropa de duelo
La farsa era bastante buena y merecía la
pena un vistazo.

Los estudiantes habían hecho bien las


cosas
El entierro parecía oficial. ¡Bravo!

El muerto no cantaba ¡Ah, como me aburro


aquí! (2)
Se tomaba su muerte en serio, esta vez.
Y la buena gente encargada de llevar el
cuerpo
No cantaban tampoco: ¡San Eloy está
empalmado aún! (3)

Los estudiantes habían hecho bien las


cosas
El fiambre parecía un muerto de verdad
¡Bravo!

No había ninguna chica con tutú


Con unos buenos culos o con sombreros
puntiagudos
Entre las comadres elegidas para las cintas
del féretro
Y nadie les gritaba: ¡En pelotas, en
pelotas!

Los estudiantes habían hecho bien las


cosas
Las plañideras lloraban de lo lindo.
¡Bravo!

El cura no llevaba un hisopo falso


Uno de esos hisopos en forma de falo
Y cuando lanzó sus de profundis
El monaguillo no replicó morpionibus. (4)

Los estudiantes habían hecho bien las


cosas
El cura no venía de Camaret. ¡Bravo! (5)
Bajaron el ataúd y me decepcione bastante
El chiste ya rozaba el mal gusto,
Pues el muerto se dejo echar la tierra
encima
Sin levantar la tapa gritando ¡Cu-cu!

Los estudiantes habían hecho bien las


cosas
El ataúd no tenía un doble fondo. ¡Bravo!

Cuando todo acabó, les dije: Señores


¡Vámonos ahora a dar una vuelta por los
puticlubs!
Pero me miraron con lástima en los ojos
Y luego me besaron de una manera rara,

Los estudiantes habían hecho bien las


cosas
Su compasión parecía salirles del corazón.
¡Bravo!
Cuando salí del cementerio
La sombra del aquí yace me seguía los
pasos
Una crucecilla de nada
daba, ella sola, sombra por todas partes

Los estudiantes habían hecho bien las


cosas
Los espectros se mezclaban según su turno
¡Bravo!

Comprendí mi error un poco más tarde


Cuando, encendiendo mi pipa con la lista
de invitados
Me dí cuenta que mi nombre, como el de
un burgués,
Ocupaba en la lista un lugar preferente.

Los estudiantes habían hecho bien las


cosas
Yo era el pariente más próximo del
difunto. ¡Bravo!

Adiós, las falsas tibias, los cráneos de


cartón
Se acabaron las marchas fúnebres al son
del mirlitón
Ya no iremos a bailar más al baile de los
estudiantes
Los verdaderos entierros acaban de
empezar

Ya no iremos a bailar más al baile de los


estudiantes
Ven, abuelo, vamos a buscarnos unos
ataúdes.

(1) Quatzarts: Les Quatzarts hace


referencia a las cuatro disciplinas artísticas
que se estudiaban en la Escuela de Bellas
Artes: arquitectura, escultura, grabado y
pintura. Los estudiantes eran famosos,
entre otras juergas, por sus fiestas
funerarias en las que se burlaban de la
muerte.

(2) (3) (4) (5) En estos versos hay


referencias literarias a varias canciones
paillardes (canciones de tono obsceno) de
las que toma prestadas algunas
expresiones. Ver las letras aquí.
Morpionibus está construido sobre la
palabra morpion que significa ladilla. Las
traducciones son mías.

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Les quatre bacheliers
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 9

Les quatre bacheliers

Nous étions quatre bacheliers


Sans vergogne,
La vraie crème des écoliers,
Des ecoliers.

Pour offrir aux filles des fleurs,


Sans vergogne,
Nous nous fîmes un peu voleurs,
Un peu voleurs.
Les sycophantes du pays,
Sans vergogne,
Aux gendarmes nous ont trahis,
Nous ont trahis.

Et l'on vit quatre bacheliers


Sans vergogne,
Qu'on emmène, les mains liées,
Les mains liées.

On fit venir à la prison,


Sans vergogne,
Les parents des mauvais garçons,
Mauvais garçons.

Les trois premiers pères, les trois,


Sans vergogne,
En perdirent tout leur sang-froid,
Tout leur sang-froid.
Comme un seul ils ont déclaré,
Sans vergogne,
Qu'on les avait déshonorée,
Déshonorés.

Comme un seul ont dit " C'est fini,


Sans vergogne,
Fils indigne, je te renie,
Je te renie. "

Le quatrième des parents,


Sans vergogne,
C'était le plus gros, le plus grand,
Le plus grand.

Quand il vint chercher son voleur


Sans vergogne,
On s'attendait à un malheur,
A un malheur.

Mais il n'a pas déclaré, non,


Sans vergogne,
Que l'on avait sali son nom,
Sali son nom.

Dans le silence on l'entendit,


Sans vergogne,
Qui lui disait : " Bonjour, petit,
Bonjour petit. "

On le vit, on le croirait pas,


Sans vergogne,
Lui tendre sa blague à tabac,
Blague à tabac.

Je ne sais pas s'il eut raison,


Sans vergogne,
D'agir d'une telle façon,
Telle façon.

Mais je sais qu'un enfant perdu,


Sans vergogne,
A de la corde de pendu,
De pendu,

A de la chance quand il a,
Sans vergogne,
Un père de ce tonneau-là,
Ce tonneau-là.

Et si les chrétiens du pays,


Sans vergogne,
Jugent que cet homme a failli,
Homme a failli.

Ça laisse à penser que, pour eux,


Sans vergogne,
L'Evangile, c'est de l'hébreu,
C'est de l'hébreu.

Los cuatro bachilleres

Eramos cuatro bachilleres (1)


Sin vergüenza,
La verdadera crema de los escolares,
De los escolares.

Para ofrecer flores a las chicas,


Sin vergüenza,
Nos hicimos un poco ladrones,
Un poco ladrones.

Los chivatos del lugar,


Sin vergüenza,
A la policía nos denunciaron,
Nos denunciaron.

Y se vió a cuatro bachilleres,


Sin vergüenza,
Que son llevados, con las manos atadas,
Con las manos atadas.

Hicieron venir a la prisión,


Sin vergüenza,
A los padres de los chicos malos,
Chicos malos.

Los tres primeros padres, los tres,


Sin vergüenza,
Perdieron toda su sangre fría,
Toda su sangre fría.

Como uno solo han declarado


Sin vergüenza,
Que habían sido deshonrados,
Deshonrados.

Como uno solo han dicho Se acabó,


Sin vergüenza,
Hijo indigno, reniego de ti,
Reniego de ti.

El cuarto de los padres,


Sin vergüenza,
Era el más gordo, el más grande,
El más grande.

Cuando vino a buscar a su ladrón,


Sin vergüenza,
Se esperaba una desgracia,
Una desgracia.

Pero no declaró, no,


Sin vergüenza,
Que se hubiese ensuciado su nombre,
Ensuciado su nombre.

En el silencio se oyó,
Sin vergüenza,
Que le decía: Buenos días, pequeño,
Buenos días, pequeño.

Y se vió, nadie se lo creía,


Sin vergüenza,
Que le ofrecía su pitillera,
Pitillera.
No sé si tenía razón,
Sin vergüenza,
Al actuar de esa manera,
De esa manera.

Pero sé que un hijo descarriado,


Sin vergüenza,
Es afortunado,
Afortunado, (2)

Tiene suerte cuando tiene,


Sin vergüenza,
Un padre de ese carácter,
De ese carácter.

Y los cristianos del lugar,


Sin vergüenza,
Juzgaron que ese hombre se había
equivocado,
Ese hombre se había equivocado.
Y eso hace pensar que, para ellos,
Sin vergüenza,
El Evangelio, les suena a chino,
Les suena a chino. (3)

(1) Cuenta un episodio de la vida de


Brassens resaltando la actitud que tuvo su
padre.

(2) Antaño un trozo de la cuerda de un


ahorcado era un amuleto muy apreciado
por la gente.

(3) C'est de l'hébreu: Expresión que


significa "es incomprensible".

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Les radis
Disco 7- 12 Otras canciones > Otras
canciones

El fragmento sonoro proviene del disco "Il


n'y a d'honnête que le bonheur" y el sonido
no es muy bueno al tratarse de una
grabación casera con un magnetofón.

Les radis

Chacun sait qu'autrefois les femm's


convaincues d'adultère
Se voyaient enfoncer dans un endroit qu'il
me faut taire
Par modestie...
Un énorme radis.

Or quand j'étais tout gosse, un jour de foire


en mon village,
J'eus la douleur de voir punir d'une épouse
volage
La perfidie,
Au moyen du radis.

La malheureuse fut traînée sur la place


publique
Par le cruel cornard armé du radis
symbolique,
Ah ! sapristi,
Mes aïeux quel radis !

Vers la pauvre martyre on vit courir les


bonn's épouses
Qui, soit dit entre nous, de sa débauche
étaient jalouses.
Je n'ai pas dit :
Jalouses du radis.

Si j'étais dans les rangs de cette avide et


basse troupe,
C'est qu'à cette époqu'-là j' n'avais encor'
pas vu de croupe
Ni de radis,
Ça m'était interdit.

Le cornard attendit que le forum fût noir de


monde
Pour se mettre en devoir d'accomplir
l'empal'ment immonde,
Lors il brandit
Le colossal radis.

La victime acceptait le châtiment avec


noblesse,
Mais il faut convenir qu'elle serrait bien
fort les fesses
Qui, du radis,
Allaient être nanties.

Le cornard mit l' radis dans cet endroit qu'il


me faut taire,
Où les honnêtes gens ne laissent entrer que
des clystères.
On applaudit
Les progrès du radis.

La pampe du légume était seule à présent


visible,
La plante était allée jusqu'aux limites du
possible,
On attendit
Les effets du radis.

Or, à l'étonnement du cornard et des gross's


pécores
L'empalée enchantée criait : "Encore,
encore, encore,
Hardi hardi,
Pousse le radis, dis !"

Ell' dit à pleine voix : "J' n'aurais pas cru


qu'un tel supplice
Pût en si peu de temps me procurer un tel
délice !
Mais les radis
Mènent en paradis !"

Ell' n'avait pas fini de chanter le


panégyrique
Du légume en question que toutes les
pécor's lubriques
Avaient bondi
Vers les champs de radis.

L'il fou, l'écume aux dents, ces furies se


jetèrent en meute
Dans les champs de radis qui devinrent des
champs d'émeute.
Y en aura-t-y
Pour toutes, des radis ?

Ell's firent un désastre et laissèrent loin


derrière elles
Les ravages causés par les nuées de
sauterelles.
Dans le pays,
Plus l'ombre d'un radis.

Beaucoup de maraîchers constatèrent qu'en


certain nombre
Il leur manquait aussi des betterav's et des
concombres
Raflés pardi
Comme de vils radis.

Tout le temps que dura cette manie contre


nature,
Les innocents radis en vir'nt de vert's et de
pas mûres,
Pauvres radis,
Héros de tragédie.

Lassés d'être enfoncés dans cet endroit


qu'il me faut taire,
Les plus intelligents de ces légumes
méditèrent.
Ils se sont dit :
"Cessons d'être radis !"

Alors les maraîchers semant des radis


récoltèrent
Des melons, des choux-fleurs, des
artichauts, des pomm's de terre
Et des orties,
Mais pas un seul radis.

A partir de ce jour, la bonne plante


potagère
Devint dans le village une des denrées les
plus chères
Plus de radis
Pour les gagne-petit.

Cettain's pécor's fûtées dir'nt sans façons :


"Nous, on s'en fiche
De cette pénurie, on emploie le radis
postiche
Qui garantit
Du manque de radis."

La mode du radis réduisant le nombre de


mères
Qui donnaient au village une postérité, le
maire,
Dans un édit
Prohiba le radis.

Un crieur annonça : "Toute femme prise à


se mettre
Dans l'endroit réservé au clystère et au
thermomètre
Même posti-
Che un semblant de radis

Sera livrée aux mains d'une maîtresse


couturière
Qui, sans aucun délai, lui faufilera le
derrière
Pour interdi-
Re l'accès du radis."

Cette loi draconienne eut raison de l'usage


louche
D'absorber le radis par d'autres voies que
par la bouche,
Et le radis,
Le légume maudit,

Ne fut plus désormais l'instrument de


basses manuvres
Et n'entra plus que dans la composition des
hors-d'uvre
Qui, à midi,
Aiguisent l'appétit.

Los rábanos

Todos saben que antaño, a las mujeres


culpables de adulterio,
Se les metía, por un sitio que no puedo
nombrar
por modestia,
Un enorme rábano.

Y así, cuando yo era un niño, un día de


feria en mi pueblo,
Tuve la desgracia de ver cómo se castigaba
la perfidia de una esposa voluble,
Por medio de un rábano.

La desgraciada fue arrastrada a la plaza


pública
Por el cruel cornudo, armado del rábano
simbólico,
¡Ah! Sapristi,
por mi abuelo, ¡Qué rábano!

Hacia la pobre mártir vimos correr a la


buenas esposas
Que, dicho sea entre nosotros, estaban
celosas de sus deslices.
Y no he dicho:
Celosas del rábano.

Si yo formaba parte de esta ávida y


ordinaria tropa,
Es porque en esa época yo no había visto
aún ninguna nalga
Ni rábano.
Eso me estaba prohibido.

El cornudo esperó a que la plaza estuviese


repleta de gente
Para proceder al cumplimiento del
inmundo empalamiento,
Entonces brandió
El colosal rábano.

La víctima aceptó el castigo con nobleza,


Pero hay que decir que apretaba bien fuerte
las nalgas
Que, del rábano,
Iban a ser abastecidas.

El cornudo puso el rábano en ese lugar que


tengo que callar,
Donde la gente honesta no deja entrar más
que las lavativas.
Aplaudimos
El progreso del rábano.

La hoja de la legumbre era lo único que se


veía ya,
La planta había llegado hasta los límites de
lo posible,
Esperábamos
Los efectos del rábano.

Y entonces, para asombro del cornudo y de


las gordas pécoras
La empalada encantada gritaba: ¡Más, más,
más,
Duro, duro,
Empuja el rábano, venga!

Ella dijo gritando: ¡Nunca hubiese creído


que tal suplicio
Pudiese provocarme tanto placer en tan
poco tiempo!
¡Pero los rábanos
Llevan al paraíso!

Todavía no había terminado de cantar las


virtudes
De la legumbre en cuestión cuando todas
las lúbricas pécoras
Habían salido corriendo
Hacia los campos de rábanos.

Fuera de sí, con espuma en la boca,


aquellas furias se lanzaron en tropel
A los campos de rábanos que se
convirtieron en campos de batalla.
¿Habrá rábanos
para todas?

Causaron un desastre y dejaron tras de sí


Los daños causados por una plaga de
langosta.
En todo el país
Ni sombra de un rábano.

Muchos hortelanos se dieron cuenta que


también
Les faltaba una cierta cantidad de
remolachas y de pepinos
Saqueados pardiez
Como los viles rábanos.

Todo el tiempo que duró esta manía contra


natura,
No hubo un pobre rábano que pudiese
madurar,
Pobres rábanos,
Héroes de tragedia.

Cansados de ser introducidos en ese sitio


que no puedo nombrar
Los más inteligentes de estas legumbres
pensaron.
Se dijeron:
¡Dejemos de ser rábanos!

Entonces, los hortelanos que sembraron


rábanos, recogieron melones, coliflores,
alcachofas, patatas
Y ortigas
Pero ni un solo rábano.

A partir de ese día, la buena hortaliza


Se convirtió en el pueblo en uno de los
productos más caros.
Se acabaron los rábanos
Para los pobres.

Algunas astutas pécoras dijeron sin


contemplaciones:
Nosotras pasamos de esta penuria,
empleamos sucedáneos de rábanos
Que nos salvaguardan
De su carestía.

Como la moda de los rábanos reducía el


número de madres
Que daban descendian al pueblo, el
alcalde,
Con un edicto
Prohibió el rábano.

Un pregonero anunció: Toda mujer


descubierta, metiendose en el sitio
reservado a las lavativas y al termómetro
Algo que se parezca a un rábano
Aunque sea de mentira

Será entregada a una maestra costurera


Que, sin dilación, le coserá el trasero
Para impedirle
El acceso al rábano.

Esta ley draconiana surgió por el uso


anormal
De tragarse el rábano por otras vías que no
por la boca
Y el rábano
La legumbre maldita,

No fue en adelante, instrumento de bajas


maniobras
Y no entró ya más que en la composición
de los entremeses
Que, al medio día,
abren el apetito.

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Les ricochets
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Les ricochets

J'avais dix-huit ans


Tout juste et quittant
Ma ville natale
Un beau jour, ô gué!
Je vins debarquer
dans la capitale
J'entrai pas aux cris
D'"A nous deux Paris"
En Ile-de-France
Que ton Rastignac
N'ait cure, ô Balzac !
De ma concurrence {2x}

Gens en place, dormez


Sans vous alarmer,
Rien ne vous menace
Ce n'est qu'un jeune sot
qui monte a l'assaut
du p'tit Montparnasse
On n's'etonnera pas
Si mes premiers pas
tout droit me menerent
Au pont Mirabeau
pour un coup de chapeau
A l'Apolinaire {2x}

Bec enfariné
Pouvais-je deviner
Le remue-menage
Que dans mon destin
Causerait soudain
Ce plerinage ?
Que circonvenu
Mon coeur ingenu
Allait faire des siennes
Tomber amoureux
De sa toute pre-
miere Parisienne.{2x}

N'anticipons pas,
Sur la berge en bas
Tout contre une pile,
La belle tachait
D' fair' des ricochets
D'un' main malhabile.
Moi, dans ce temps-la
Je n' dis pas cela
En bombant le torse,
L'air avantageux
J'tais a ce jeu
De premire force. {2x}

Tu m' donn's un baiser,


Ai-je proposé
A la demoiselle;
Et moi, sans retard
J' t'apprends de cet art
Toutes les ficelles.
Affaire conclue,
En une heure elle eut,
L'adresse requise.
En change, moi
J' cueillis plein d'émoi
Ses lèvres exquises. {2x}

Et durant un temps
Les journaux d'antan
D'ailleurs le relatent
Fallait se lever
Matin pour trouver
Une pierre plate.
On redessina
Du pont d'Iena
Au pont Alexandre
Jusqu' Saint-Michel,
Mais notre echelle,
La carte du tendre. {2x}

Mais c'tait trop beau:


Au pont Mirabeau
La belle volage
Un jour se perchait
Sur un ricochet
Et gagnait le large.
Ell' me fit faux-bond
Pour un vieux barbon,
La petite ingrate,
Un Crsus vivant
Detail aggravant
Sur la rive droite. {2x}

J'en pleurai pas mal,


Le flux lacrymal
Me fit la quinzaine.
Au viaduc d'Auteuil
Parait qu'a vue d'il
Grossissait la Seine.
Et si, pont d' l'Alma,
J'ai pas noy ma
Detresse ineffable,
C'est qu' l'eau coulant sous
Les pieds du zouzou
etait imbuvable. {2x}

Et qu' j'avais acquis


Cett' conviction qui
Du reste me navre
Que mort ou vivant
Ce n'est pas souvent
Qu'on arrive au havre.
Nous attristons pas,
Allons de ce pas
Donner, debonnaires,
Au pont Mirabeau
Un coup de chapeau
A l'Apollinaire. {2x}

Los rebotes

Yo tenía diecisiete años


Justos y dejando
Mi pueblo natal,
Un buen día, ¡alehop!
Desembarqué
En la capital.
No entré gritando
¡Prepárate París!
en la Isla de Francia.
Que tu Rastignac
No se preocupe ¡Oh Balzac! (7)
De mi competencia.

Gente laboriosa, dormid


Sin alarmaros,
Nada os amenaza.
No es más que joven tonto
Que viene al asalto
Del pequeño Montparnasse (1).
Nadie se asombrará
Si mis primeros pasos
Me llevaron derechito
Al puente Mirabeau (2)
Para saludar
A Apolinaire.

Tan tranquilo como iba,


¿Podía yo adivinar
El revuelo
Que en mi destino
Causaría repentinamente
Este peregrinaje?
¿Que engañado,
mi corazón ingenuo iba
a hacer de las suyas,
a enamorarse
de la primera
parisina que llegase?

No nos anticipemos.
En la orilla, allá abajo,
Contra un pilar,
La bella trataba
De hacer rebotes (3)
Torpemente.
Yo, por aquella época,
No lo digo
Sacando pecho,
Como un presuntuoso,
Yo tenía en ese juego
Una gran habilidad.

Si me das un beso,
Le propuse
A la muchachita,
Y yo, ahora mismo,
Te enseño todos los secretos
De este juego.
Asunto concluido,
En una hora ella tuvo,
La destreza necesaria.
A cambio, yo
Recogí, lleno de emoción,
Sus labios exquisitos.

Y durante un tiempo,
Los diarios de entonces,
Por cierto, lo cuentan,
Hacía falta levantarse
Temprano para encontrar
Una piedra plana.
Redibujamos
Desde el puente de Iena
Hasta el puente Alexandre,
Hasta Saint-Michel,
Pero a nuestra escala,
El mapa de la ternura.
Pero era demasiado bello:
En el Puente Mirabeau
La bella infiel
Un dia se posó
Sobre un rebote
Y se marchó.
Me abandonó
Por un viejo carcamal,
La pequeña ingrata.
Un Creso que vivía(4),
Para más INRI
En la orilla derecha. (5)

Lloré mucho,
El flujo lagrimal
Duró quince días.
En el viaducto dAuteuil
Parecía que a simple vista
Crecía el Sena.
Y si, desde el Puente dAlma,
No he ahogado
Mi pena infinita,
Es porque el agua que corría bajo
Los pies del zuavo (6)
Era imbebible.

Y que yo había adquirido


Esta convicción, que
Por otra parte me duele,
De que muerto o vivo
No se llega muy a menudo
A buen puerto.
No nos pongamos tristes,
Vayamos andando,
A dar, de buena gana,
Al puente Mirabeau
Un sombrerazo
A Apolinaire.

(1) Montparnasse: Toma el nombre del


Monte Parnaso griego, lugar donde residía
la poesía. Juego de palabras con el barrio
de Montparnasse en París, que en el
periodo de entreguerras fue frecuentado
por artistas y escritores. Brassens llegó a
París con la intención de ser poeta.

(2) Los puentes que cita la canción se


encuentran sobre el río Sena en París. Le
Pont Mirabeau es también el título de un
poema de Apollinaire.

(3) Los ricochets son los rebotes que hacen


las piedrecitas planas que se tiran sobre la
superficie del agua.

(4) Creso: Nombre de un personaje romano


muy rico. Símbolo de la riqueza.

(5) La rive droite del Sena se relaciona


habitualmente con negocios y comercios.
La rive gauche tiene reputación de menos
conservadora y en ella se concentran las
galerías de arte, universidades y librerías.

(6) Zouzou: Bajo el puente de lAlma existe


la estatua de un soldado zuavo. Los
parisinos tenían la costumbre de mirar el
nivel del rio observando hasta que punto le
llegaba el agua a este soldado. Parece que
Brassens utiliza un diminutivo, zouzou,
para referirse a esta estatua.

(7) A nous deux, Paris !


Brassens recuerda la frase de Rastignac,
personaje de Balzac que al llegar a París,
reta a la ciudad diciéndole : "A nous deux
maintenant »

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Lèche-cocu
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Lèche-cocu

Comme il chouchoutait les maris,


Qu'il les couvrait de flatteries,
Quand il en pinçait pour leurs femmes,
Qu'il avait des cornes au cul,
On l'appelait lèche-cocu.
Oyez tous son histoire infâme.

Si l'mari faisait du bateau,


Il lui parlait de tirant d'eau,
De voiles, de mâts de misaine,
De yacht, de brick et de steamer,
Lui, qui souffrait du mal de mer
En passant les ponts de la Seine.

Si l'homme était un peu bigot,


Lui qui sentait fort le fagot,
Criblait le ciel de patenôtres,
Communiait à grand fracas,
Retirant même en certains cas
L'pain bénit d'la bouche d'un autre.

Si l'homme était sergent de ville,


En sautoir - mon Dieu, que c'est vil -
Il portait un flic en peluche,
Lui qui, sans ménager sa voix,
Criait : "Mort aux vaches" autrefois,
Même atteint de la coqueluche.

Si l'homme était un militant,


Il prenait sa carte à l'instant
Pour bien se mettre dans sa manche,
Biffant ses propres graffiti
Du vendredi, le samedi
Ceux du samedi, le dimanche.

Et si l'homme était dans l'armée,


Il entonnait pour le charmer :
"Sambre-et-Meuse" et tout le folklore,
Lui, le pacifiste bêlant
Qui fabriquait des cerfs-volants
Avec le drapeau tricolore.

Eh bien, ce malheureux tocard


Faisait tout ça vainement car
Étant comme cul et chemise
Avec les maris, il ne put
Jamais parvenir à son but
Toucher à la fesse promise.

Ravis, ces messieurs talonnaient


Ce bougre qui les flagornait
À la ville, comme à la campagne
Ne lui laissant pas l'occasion
De se trouver, quelle dérision,
Seul à seul avec leurs compagnes.

Et nous, copains, cousins, voisins


Profitant, on n'est pas des saints
De ce que ces deux imbéciles
Se passaient rhubarbe et séné
On s'partageait leur dulcinée
Qui se laissait faire, docile.

Et, tandis que Lèche-Cocu


Se prosternait cornes au cul
Devant ses éventuelles victimes
Par surcroît, l'on couchait aussi
La morale était sauve ainsi
Avec sa femme légitime.

Chupa-cuernos
Como el cuchicheaba de los maridos,
Como los cubría de adulaciones,
Cuando quería localmente a sus mujeres,
Como tenía los cuernos en el culo,
Lo llamábamos chupa-cuernos.
Oíd todos su historia infame.

Si el marido era marinero,


Le hablaba de calas,
De velas, de palos de mesana,
De yacht, de brick y de steames,.
Él, que sufría mareos
Al pasar por los puentes del Sena.

Si el hombre era un poco santurrón,


Él, que olía bastante a herejía,
Acribillaba el cielo de padrenuestros,
Comulgaba con gran estruendo,
Quitándole incluso en algunos casos
A otros, el pan bendito de la boca.
Si el hombre era agente de policía,
Como una insignia, -Dios mío, qué vil
Llevaba un policía de peluche.
Él, que sin cuidar su voz,
Antaño gritaba: ¡Muerte a los fachas!,
Aunque estuviese enfermo de tos ferina.

Si el hombre era un militante,


Tomaba su partido al instante
Para congraciarse bien con él.
Tachando sus propios grafittis
Del viernes, el sábado;
Los del sábado, el domingo.

Si el hombre era un militar,


Entonaba para encantarlo;
Sambre-et-Meuse y todo el folclore,
Él, el pacifista gritón,
Que fabricaba cometas
Con la bandera tricolor.
Y bien, el pobre tonto,
Todo lo que hacía era para nada, pues,
Siendo uña y carne
Con los maridos, nunca pudo
Conseguir lo que quería:
Tocar las nalgas prometidas.

Encantados, estos caballeros perseguían


Al tonto que los adulaba constantemente
Tanto en la ciudad como en el campo,
Sin dejarle ocasión
De encontrarse, qué ironía,
A solas con sus mujeres.

Y nosotros, amigos, primos, vecinos,


Aprovechando, uno no es de piedra,
Que esos dos imbéciles
Estaban todo el día juntos, (1)
Compartiamos su Dulcinea,
Que se dejaba hacer, dócil.
Y mientras que Chupa-Cuernos
Hacía reverencias, con los cuernos en el
culo,
Ante sus eventuales víctimas,
Nosotros, demás, nos acostábamos,
La moral estaba así a salvo,
Con su propia mujer.

(1) rhubarbe et séné : Dos plantas con


propiedades laxantes. La expresión Pásame
la rhubarbe, que yo te paso el séné
significaba: Ayúdame ahora que yo te
ayudaré después. Es decir, Hoy por mí, y
mañana por ti.

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Maman, papa
Disco 7- 12 Otras canciones > Otras
canciones

Maman, Papa

Maman, maman, en faisant cette chanson


Maman, maman, je r'deviens petit garçon
Alors je suis sage en classe
Et, pour te fair' plaisir
J'obtiens les meilleures places
Ton désir
Maman, maman, je préfèere à mes jeux
fous
Maman, maman, demeurer sur tes genoux
Et, sans un mot dire, entendre tes refrains
charmants
Maman, maman, maman, maman

Papa, papa, en faisant cette chanson


Papa, papa, je r'deviens petit garçon
Et je t'entends sous l'orage
User tout ton humour
Pour redonner du courage
A nos curs lourds
Papa, papa, il n'y eut pas entre nous
Papa, papa, de tendresse ou de mots doux
Pourtant on s'aimait, bien qu'on ne se
l'avouât pas
Papa, papa, papa, papa

Maman, papa, en faisant cette chanson


Maman, papa, je r'deviens petit garçon
Et, grâce à cet artifice
Soudain je comprends
Le prix de vos sacrifices
Mes parents
Maman, papa, toujours je regretterai
Maman, papa, de vous avoir fait pleurer
Au temps où nos curs ne se comprenaient
encor pas
Maman, papa, maman, papa

Mamá, Papá

Mamá, mamá, al hacer esta canción,


Mamá, mamá, vuelvo a ser un niño,
Entonces soy bueno en clase
Y, para hacerte feliz,
Saco las mejores notas,
Tu deseo.
Mamá, mamá, prefiero, a mis juego
alocados,
Mamá, mamá, quedarme en tu regazo,
Y, sin decir nada, oír tus canciones
encantadoras,
Mamá, mamá, mamá, mamá.

Papá, papá, al hacer esta canción,


Papá, papá, vuelvo a ser un niño,
Y te oigo, en los malos momentos,
Usando todo tu buen humor,
Para darles coraje
A nuestros corazones cansados.
Papá, papá, no hubo entre nosotros,
Papá, papá, ni ternura ni palabras tiernas,
Sin embargo nos queríamos, aunque no nos
lo dijésemos
Papá, papá, papá, papá.

Mamá, papá, al hacer esta canción,


Mamá, papá, vuelvo a ser un niño,
Y, gracias este artificio
Comprendo de pronto
El precio de vuestros sacrificios.
Padres.
Mamá, papá, siempre sentiré,
Mamá, papá, haberos hecho llorar,
En aquel tiempo en que nuestros corazones
no se comprendían aún,
Mamá, papá, mamá, papá.

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Montélimar
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Montélimar

Avec leurs gniards


Mignons mignards,
Leur beau matou,
Leur gros toutou,
Les pharisiens,
Les béotiens,
Les aoûtiens,
Dans leur auto,
Roulent presto,
Tombeau ouvert,
Descendant vers
La grande mare,
En passant par
Montélimar.

{Refrain:}
Dites d'urgence
A ces engeances
De malheur
Et à leurs
Gniards
Que chiens, chats
N'aiment
Pas l' nougat
Même
Même celui
D'Montélimar.

Hélas bientôt
Le mal d'auto
Va déranger
Les passagers.
Le beau matou,
Le gros toutou,
Pas fiers du tout
- Ça fait frémir -
S'en vont vomir
Et même pis
Sur les tapis
Et les coussins
A beaux dessins,
C'est très malsain.

C'est très fâcheux,


C'est plus du jeu,
Et coetera.
Et alors à
Montélimar,
On en a marre
Du cauchemar.
Boutant presto
Hors de l'auto
Le beau matou,
Le gros toutou,
Ces handicaps
Sur Digne, Gap,
On met le cap.

Alors tous ces


Petits poucets,
Ces beaux matous,
Ces gros toutous,
En ribambelle
Ont sans appel
Droit au scalpel.
Les aoûtiens
Les béotiens
Qui font ça n'ont
Pas d'âme, non,
Que leur auto
Bute presto
Contre un poteau!

Montélimar

Con sus niños


ricos remilgados,
con su gato macho,
con su gran perro,
los fariseos,
los beocios,
los agosteños,
en su coche,
corren deprisa,
a tumba abierta,
bajando hacia
la gran charca
pasando por
Montélimar.

(Estribillo)
Decidles urgentemente
A esa raza
De desgraciados
Y a sus
Niños
Que a los perros, a los gatos
No les gusta
El turrón
aunque
aunque sea el
De Montélimar. (1)

¡Ah! Pronto,
el mareo
afectará
a los pasajeros.
El bello gato,
El gran perro,
Nada orgullosos
- es algo que hace temblar -
van a vomitar,
o incluso algo peor,
sobre la tapicería,
y los cojines,
de bellos dibujos,
y eso no es sano.

Es muy molesto,
Se acabó el juego,
Y etcétera.
Y entonces en
Montelimar,
Se está hasta los pelos
De esa pesadilla.
Empujando rápidamente
Fuera del coche,
Al bello gato,
Al gran perro,
Esos tarados,
Hacia Digne y Cap (2)
Ponen rumbo.

Entonces todos esos


Pulgarcitos,
Esos bellos gatos,
Esos grandes perros,
En fila
Tiene, sin apelación,
Derecho a estar enfadados.
Los veraneantes,
Los imbéciles,
Que hacen eso,
No tienen alma, no.
¡Que su coche
choque pronto
contra un poste!.

(1) Ciudad de Francia que frabrica un


turrón muy conocido.

(2) Ciudades costeras de veraneo.

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Mourir pour des idées
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 11

Mourir pour des idées

Mourir pour des idées, l'idée est excellente


Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
Car tous ceux qui l'avaient, multitude
accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse
insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois:
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de
mort lente,
D'accord, mais de mort lente

Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure


Allons vers l'autre monde en flânant en
chemin
Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure
Pour des idées n'ayant plus cours le
lendemain
Or, s'il est une chose amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu c'est bien de
constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé
d'idée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de
mort lente
D'accord, mais de mort lente

Les saint jean bouche d'or qui prêchent le


martyre
Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent
ici-bas
Mourir pour des idées, c'est le cas de le
dire
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en
privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui
supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J'en conclus qu'ils doivent se dire, en
aparté
"Mourrons pour des idées, d'accord, mais
de mort lente
D'accord, mais de mort lente"

Des idées réclamant le fameux sacrifice


Les sectes de tout poil en offrent des
séquelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c'est bien beau mais
lesquelles ?
Et comme toutes sont entre elles
ressemblantes
Quand il les voit venir, avec leur gros
drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du
tombeau
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de
mort lente
D'accord, mais de mort lente

Encor s'il suffisait de quelques hecatombes


Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout
s'arrangeât
Depuis tant de "grands soirs" que tant de
têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait deja
Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux
calendes
Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais
assez
Et c'est la mort, la mort toujours
recommencée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de
mort lente
D'accord, mais de mort lente

O vous, les boutefeux, ô vous les bons


apôtres,
Mourez donc les premiers, nous vous
cédons le pas
Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les
autres!
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des
échafauds!
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de
mort lente
D'accord, mais de mort lente
Morir por las ideas

Morir por las ideas, la idea es excelente


yo he estado a punto de morir por no
haberla tenido,
pues todos los que la tenían, multitud
agobiante,
aullando a la muerte, me han caído encima.
Ellos han sabido convencerme y mi musa
insolente,
abjurando de sus errores, se ha unido a su
fe
con un poco de reserva en todo caso:
Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de
muerte lenta,
de acuerdo, pero de muerte lenta.

Juzgando que no hay peligro en la


tardanza,
vayamos hacia el otro mundo ganduleando
por el camino,
pues, si forzamos la marcha, sucede que se
muere
por unas ideas que no tienen futuro el día
de mañana.
Y si hay una cosa amarga, desoladora
al entregar el alma a Dios, es darse cuenta
que hemos equivocado el camino, que nos
hemos equivocado de idea:
Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de
una muerte lenta
de acuerdo, pero de una muerte lenta.

Los charlatanes que predican el martirio


normalmente, por otra parte, se rezagan
aquí abajo.
Morir por las ideas, todo hay que decirlo,
es su razón de vivir, y no se privan de ello.
En casi todas partes se ve que superan
fácilmente a Matusalén en la longevidad,
y yo concluyo que ellos deben decirse,
bajito:
Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de
muerte lenta
de acuerdo, pero de muerte lenta.

A las ideas que reclaman el cacareado


sacrificio
las sectas de toda índole les ofrecen
retahílas enteras
y la cuestión se plantea a la victimas
novatas
morir por las ideas, esta bien, pero por
cuál?
Y como todas se parecen entre sí
cuando las ve venir, con su gran bandera,
el sabio titubea y duda delante de la tumba.
Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de
muerte lenta
de acuerdo, pero de muerte lenta.

¡Y si aún bastasen algunas hecatombes


para que finalmente todo cambiase,
finalmente todo se arreglase!
Después de tantas grandes noches(1), de
tantas cabezas cortadas,
ya tendríamos el paraíso sobre la tierra.
Pero la edad de oro sin cesar se pospone,
los dioses tienen siempre sed, nunca tienen
suficiente
y he aquí la muerte, la muerte que siempre
vuelve a empezar...
Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de
muerte lenta
de acuerdo pero de muerte lenta.

Oh vosotros, los agitadores, oh vosotros


los buenos apóstoles
morid, pues, los primeros, os cedemos el
sitio.
Pero por favor, joder! dejad vivir a los
demás!
La vida es casi el único lujo aquí abajo
pues, finalmente, la Muerte está siempre
vigilante
y no es necesario ayudarle con la guadaña.
¡Basta de danzas macabras alrededor de los
patíbulos!
Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de
muerte lenta,
de acuerdo pero de muerte lenta.

(1): Grands soirs: Revolución, movimiento


social en el vocabulario de los anarquistas.

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Mélanie
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Mélanie

Les chansons de salle de garde


Ont toujours été de mon goût,
Et je suis bien malheureux, car de
Nos jours on n'en crée plus beaucoup.
Pour ajouter au patrimoine
Folklorique des carabins, {2x}
J'en ai fait une, putain de moine,
Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains.
{2x}

Ancienne enfant d'Marie-salope


Mélanie, la bonne au curé,
Dedans ses trompes de Fallope,
S'introduit des cierges sacrés.
Des cierges de cire d'abeille
Plus onéreux, mais bien meilleurs, {2x}
Dame! la qualité se paye
A Saint-Sulpice, comme ailleurs. {2x}

Quand son bon maître lui dit : "Est-ce


Trop vous demander Mélanie,
De n'user, par délicatesse,
Que de cierges non encore bénits ?"
Du tac au tac, elle réplique
Moi, je préfère qu'ils le soient, {2x}
Car je suis bonne catholique
Elle a raison, ça va de soi. {2x}

Elle vous emprunte un cierge à Pâques


Vous le rend à la Trinité.
Non, non, non, ne me dites pas que
C'est normal de tant le garder.
Aux obsèques d'un con célèbre,
Sur la bière, ayant aperçu, {2x}
Un merveilleux cierge funèbre,
Elle partit à cheval dessus. {2x}

Son mari, pris dans la tempête


La Paimpolaise était en train
De vouer, c'était pas si bête,
Un cierge au patron des marins.
Ce pieux flambeau qui vacille
Mélanie se l'est octroyé, {2x}
Alors le saint, cet imbécile,
Laissa le marin se noyer. {2x}

Les bons fidèles qui désirent


Garder pour eux, sur le chemin
Des processions, leur bout de cire
Doiv'nt le tenir à quatre mains,
Car quand elle s'en mêl', sainte vierge,
Elle cause un désastre, un malheur. {2x}
La Saint-Barthélemy des cierges,
C'est le jour de la Chandeleur. {2x}

Souvent quand elle les abandonne,


Les cierges sont périmés;
La saint' famill' nous le pardonne
Plus moyen de les rallumer.
Comme ell' remue, comme elle se cabre,
Comme elle fait des soubresauts, {2x}
En retournant au candélabre,
Ils sont souvent en p'tits morceaux. {2x}

Et comme elle n'est pas de glace,


Parfois quand elle les restitue
Et qu'on veut les remettre en place,
Ils sont complètement fondus.
Et comme en outre elle n'est pas franche,
Il arrive neuf fois sur dix {2x}
Qu'sur un chandelier à sept branches
Elle n'en rapporte que six. {2x}

Mélanie à l'heure dernière


A peu de chances d'être élue;
Aux culs bénits de cett' manière
Aucune espèce de salut.
Aussi, chrétiens, mes très chers frères,
C'est notre devoir, il est temps, {2x}
De nous employer à soustraire
Cette âme aux griffes de Satan. {2x}

Et je propose qu'on achète


Un cierge abondamment béni
Qu'on fera brûler en cachette
En cachette de Mélanie.
En cachette car cette salope
Serait fichue d'se l'enfoncer {2x}
Dedans ses trompes de Fallope,
Et tout s'rait à recommencer. {2x}

Mélanie
Las canciones picantes
Me han gustado siempre,
Y estoy muy triste, pues
Hoy día ya no se componen.
Para unirla al patrimonio
Folclórico de los estudiantes,
He hecho una,
Quiera Dios que le guste a los compañeros.

Antigua chica dedicada a la prostitución,


Melanie, la criada del cura,
Dentro de sus trompas de Falopio,
Se metía los cirios sagrados.
Cirios de cera de abeja
Más caros, pero mucho mejores,
¡caramba!, la calidad se paga
en San Sulpicio (1), como en cualquier
parte.

Cuando su buen maestro le dijo: ¿Es


mucho
Pedirte, Melanie,
Que no uses, por delicadeza,
Más que cirios que no estén aún
bendecidos?
Feamente, ella replica:
Yo prefiero que lo estén,
pues soy buena católica.
Tiene razón, la cosa tiene su lógica.

Ella coge un cirio prestado en Pascua


Y lo devuelve en la Trinidad.
No, no, no, no me diga que
Es normal guardarlo tanto tiempo.
En el funeral de un conocido tonto,
Habiendo visto sobre el ataúd
Un maravilloso cirio fúnebre,
Se marchó a caballo sobre él.

Habiendo quedado su marido cogido en


una tempestad,
La Paimpolesa (2) fue a ponerle
Como petición, pues no era tan tonta,
Un cirio al patrón de los marineros.
La piadosa llama que oscilaba
Melanie se quedó con ella.
Entonces el santo, ese imbécil,
Dejó que el marinero se ahogara.

Los buenos fieles que deseen


quedarse, en las procesiones,
Con sus cirios
Deben de agarrarlos con cuatro manos,
Pues cuando ella se pone en medio, santa
virgen,
Causa un desastre, una desgracia,
La San Bartolomé (3) de los cirios
Es el día de Presentación de Jesús (4).

A menudo cuando los abandona,


Los cirios están inutilizados,
La santa familia nos lo perdone
Pero no hay forma de volverlos a encender.
Como ella se remueve, como se encabrita,
Como hace movimientos bruscos,
Al devolverlos al candelabro
Están a veces partidos en trocitos.

Y como no es de hielo,
A veces cuando los restituye
Y se los quiere poner en su lugar,
Están completamente fundidos.
Y como además, no es muy honrada,
Nueve de cada diez veces,
En un candelabro de siete brazos
Ella no vuelve a poner más que seis.

Melanie en su última hora


Tiene pocas posibilidades de ser elegida,
Pues para los culos bendecidos de esa
manera,
No hay ninguna ocasión de salvación.
Pero también, mis muy queridos hermanos,
Es nuestro deber, estamos a tiempo,
De ocuparnos en alejar
Esta alma de las garras de Satanás.

Y propongo que se compre


Un cirio profusamente bendecido
Que encenderemos a escondidas
A escondidas de Melanie.
A escondidas pues esta perdida
Estaría encantada de metérselo
En sus trompas de Falopio
Y todo volvería a empezar.

(1) Saint-Sulpice: Iglesia de París.

(2) Paimpolesa: Habitante de la ciudad de


Paimpol en la Bretaña francesa. Georges
Brassens había adquirido una casa en esta
ciudad.

(3) La Saint-Barthélemy: Noche de San


Bartolomé: Matanza de 20 mil hugonotes
en Francia, el 24-08-1572.

(4) La Chandeleur: En la Iglesia católica,


fiesta de la presentación de Jesús en el
Templo y de la purificación de la Virgen,
en cuya celebración, el 2 de febrero, se
hacía antiguamente una procesión en la
que se llevaban velas de cera o cirios.

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Oisseaux de passage
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 10

Les oiseaux de passage


Paroles: Jean Richepin. Musique: Georges
Brassens

Ô vie heureuse des bourgeois


Qu'avril bourgeonne
Ou que decembre gèle,
Ils sont fiers et contents

Ce pigeon est aimé,


Trois jours par sa pigeonne
Ça lui suffit il sait
Que l'amour n'a qu'un temps

Ce dindon a toujours
Béni sa destinée
Et quand vient le moment
De mourir il faut voir

Cette jeune oie en pleurs:


C'est la que je suis née
Je meurs presd de ma mère
Et je fais mon devoir

Elle a fait son devoir!


C'est a dire que oncques
Elle n'eut de souhait
Impossible elle n'eut

Aucun rêve de lune


Aucun désir de jonque
L'emportant sans rameurs
Sur un fleuve inconnu

Et tous sont ainsi faits!


Vivre la même vie
Toujours, pour ces gens là
Cela n'est point hideux.

Ce canard n'a qu'un bec,


Et n'eut jamais envie
Ou de n'en plus avoir
Ou bien d'en avoir deux

Ils n'ont aucun besoin


De baiser sur les lèvres
Et, loin des songes vains,
Loin des soucis cuisants

Possèdent pour tout cur


Un vicere sans fièvre
Un coucou régulier
Et garanti dix ans

Ô les gens bien heureux


Tout à coup dans l'espace
Si haut qu'ils semblent aller
Lentement, en grand vol

En forme de triangle
Arrive, plane, et passe.
Où vont ils? ... qui sont-ils ?
Comme ils sont loins du sol!

Regardez les passer! Eux


Ce sont les sauvages
Ils vont où leur desir
Le veut par dessus monts

Et bois, et mers, et vents


Et loin des esclavages
L'air qu'ils boivent
Ferait éclater vos poumons
Regardez les! Avant
D'atteindre sa chimère
Plus d'un l'aile rompue
Et du sang plein les yeux

Mourra. Ces pauvres gens


Ont aussi femme et mère
Et savent les aimer
Aussi bien que vous, mieux

Pour choyer cette femme


Et nourrir cette mère
Ils pouvaient devenir
Volailles comme vous

Mais ils sont avant tout


Des fils de la chimère
Des asoiffés d'azur
Des poètes des fous
Regardez les vieux coqs
Jeune Oie édifiante!
Rien de vous ne pourra
monter aussi haut qu'eux
{2x}

Et le peu qui viendra


d'eux à vous
C'est leur fiante
Les bourgeois sont troublés
De voir passer les gueux

Pájaros errantes

¡Oh, vida feliz de los burgueses!


Con que abril florezca
O con que diciembre se hiele,
Ya están contentos y felices.

Este palomo es amado


Tres días por su paloma
Eso le basta, él sabe
Que el amor sólo dura un rato.

Este pavo siempre


Ha bendecido su destino
Y cuando llega la hora
De morir hay que ver

A esta joven oca llorando:


Es aquí donde nací
muero cerca de mi madre
y he cumplido con mi deber.

¡Ella ha hecho su deber!


Es decir que nunca
Tuvo un deseo
Imposible, ella nunca

Deseó la luna,
Nunca deseó un junco
Que la llevase sin remeros
Sobre un río desconocido.

¡Y todos son iguales!


Vivir la misma vida
Siempre, para esta gente
No es nada horrible.

Este pato no tiene más que un pico,


Y nunca tuvo ganas
O de no tenerlo más
O bien de tener dos.

No tienen ninguna necesidad


De besar en los labios,
Y, lejos de sueños vanos,
Lejos de necesidades apremiantes,

Tienen por todo corazón


Una viscera sin fiebre
Un reloj de cuco regular
Y garantizado por diez años.

¡Oh, gente feliz!


De pronto en el espacio
Tan alto que parecen ir
Lentamente, una gran bandada

En forma de triángulo
Llega, planea y se marcha.
¿Dónde van?... ¿Quiénes son?
¡Qué lejos están del suelo!

¡Miradlos pasar! Ellos,


Ellos son los salvajes.
Van donde sus deseos
Los llevan, por encima de montes,

Y bosques, y mares, y vientos,


Y lejos de las esclavitudes.
El aire que respiran
Haría estallar vuestros pulmones.
¡Miradlos! Antes
de alcanzar su quimera
más de uno, con el ala rota,
y llenos de sangre los ojos

morirá. Esta pobre gente


tienen también mujer y madre
y saben amarlas
tan bien como vosotros, mejor.

Para mimar a esta mujer


Y alimentar a esta madre
Podrían convertirse en
Aves de corral como vosotros.

Pero son ante todo


Hijos de la quimera,
Sedientos de cielo azul,
Poetas, locos.
Miradlos, viejos gallos,
Joven oca edificante!
Nada de vosotros podrá
Subir tan alto como ellos.

Y lo poco que llegará


De ellos a vosotros
Es su estiércol.
Los burgueses están turbados
De ver pasar los mendigos.

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Oncle Archibald
Disco 1 - 6 > Disco 4

Oncle Archibald

O vous, les arracheurs de dents


Tous les cafards, les charlatans
Les prophètes
Comptez plus sur oncle Archibald
Pour payer les violons du bal
A vos fêtes

En courant sus à un voleur


Qui venait de lui chiper l'heure
A sa montre
Oncle Archibald, coquin de sort !
Fit, de Sa Majesté la Mort
La rencontre

Telle un' femm' de petit' vertu


Elle arpentait le trottoir du
Cimetière
Aguichant les hommes en troussant
Un peu plus haut qu'il n'est décent
Son suaire

Oncle Archibald, d'un ton gouailleur


Lui dit : " Va-t'en fair' pendre ailleurs
Ton squelette
Fi ! des femelles décharnees !
Vive les belles un tantinet
Rondelettes ! "

Lors, montant sur ses grands chevaux


La Mort brandit la longue faux
D'agronome
Qu'elle serrait dans son linceul
Et faucha d'un seul coup, d'un seul
Le bonhomme

Comme il n'avait pas l'air content


Elle lui dit : " Ça fait longtemps
Que je t'aime
Et notre hymen à tous les deux
Etait prévu depuis le jour de
Ton baptême

" Si tu te couches dans mes bras


Alors la vie te semblera
Plus facile
Tu y seras hors de portée
Des chiens, des loups, des homm's et des
Imbéciles

" Nul n'y contestera tes droits


Tu pourras crier "Vive le roi!"
Sans intrigue
Si l'envi' te prend de changer
Tu pourras crier sans danger
"Vive la Ligue!"

" Ton temps de dupe est révolu


Personne ne se paiera plus
Sur ta bête
Les "Plaît-il, maître?" auront plus cours
Plus jamais tu n'auras à cour-
ber la tête"

Et mon oncle emboîta le pas


De la belle, qui ne semblait pas
Si féroce
Et les voilà, bras d'ssus, bras d'ssous,
Les voilà partis je n' sais où
Fair' leurs noces

O vous, les arracheurs de dents


Tous les cafards, les charlatans
Les prophètes
Comptez plus sur oncle Archibald
Pour payer les violons du bal
A vos fêtes

Tío Archibald

Oh vosotros, los sacamuelas


los correveidiles, los charlatanes
los profetas
no contéis más con el tío Archibald
para que os pague los gastos
de vuestras fiestas.

Al correr tras un ladrón


que acababa de robarle la hora
de su reloj
el tío Archibald, ¡bribón con suerte!
a Su Majestad la Muerte
tuvo la ocasión de encontrarse.
Como una mujer de dudosa virtud,
ella hacía la calle, (2)
del cementerio
provocando a los hombres remangándose
un poco más de lo que es decente
su sudario.

El Tío Archibald, con un tono guasón


le dice: Anda a otra parte
con tu esqueleto
¡ya está bien de mujeres en los huesos!
¡Viva las guapas un poquito
rellenitas!

Entonces, subiendo sobre sus grandes


caballos (1)
la Muerte blandió la larga guadaña
de agrónomo
que ocultaba en su sudario
y segó de un solo golpe, de uno sólo
al buen hombre.

Como no tenía aspecto de estar muy


contento
ella le dijo: Hace bastante tiempo
que te quiero
y nuestro himeneo (matrimonio)
estaba previsto desde el día de
tu bautizo.

Si te acuestas en mis brazos


entonces la vida te parecerá
más fácil.
Allí estarás fuera del alcance
de los perros, de los lobos, de los hombres
y de los
imbéciles.

Nadie te discutirá tus derechos


tu podrás gritar ¡Viva el rey!
sin intrigas
Si tienes ganas de cambiar
podrás gritar sin peligro
¡Viva la Liga! (2)

Tu época de tonto ya pasó


Nadie se burlará más
de tí
Los ¿Está bien, señor? se acabarán
Nunca más tendrás que aga-
char la cabeza

Y mi tío siguió los pasos


de la bella, que no parecía
tan feroz
Y miralos ahí, cogidos del brazo
míralos ahí marchando yo no sé adónde
a celebrar sus bodas.

Oh vosotros, los sacamuelas


los correveidiles, los charlatanes
los profetas
no contéis más con el tío Archibald
para que os pague los gastos
de vuestras fiestas.

(1) Monter sur ses grands chevaux: Esta


expresión significa estar indignado,
enfadado y actuar con mucha decisión.
Pero dejo la traducción de los grandes
caballos por lo impresionante que puede
parecer alguien que viene a matarnos
subido sobre un enorme caballo negro...

(2) Vive la Ligue: La liga agrupaba a los


católicos que se oponían a que subiese al
trono francés un rey protestante.Se disolvió
cuando Enrique IV abjuró del
protestantismo en en 1593.

(3) Faire le trottoir: significa hacer la


acera, es decir, prostituirse. Está tomado de
los paseos que dan las prostitutas por las
aceras atrayendo o esperando clientes.
Arpenter significa medir la superficie de
un terreno. Está claro el juego de palabras
y la ironía de Brassens.

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P... de toi
Disco 1 - 6 > Disco 2

P... de toi

En ce temps-là, je vivais dans la lune


Les bonheurs d'ici-bas m'étaient tous
défendus
Je semais des violettes et chantais pour des
prunes
Et tendais la patte aux chats perdus

R:
Ah ah ah ah putain de toi
Ah ah ah ah ah ah pauvre de moi

Un soir de pluie v'là qu'on gratte à ma


porte
Je m'empresse d'ouvrir, sans doute un
nouveau chat
Nom de dieu l'beau félin que l'orage
m'apporte
C'était toi, c'était toi, c'était toi

Les yeux fendus et couleur pistache


T'as posé sur mon cur ta patte de velours
Fort heureus'ment pour moi t'avais pas de
moustache
Et ta vertu ne pesait pas trop lourd

Au quatre coins de ma vie de bohème


T'as prom'né, t'as prom'né le feu de tes
vingt ans
Et pour moi, pour mes chats, pour mes
fleurs, mes poèmes
C'était toi la pluie et le beau temps

Mais le temps passe et fauche à l'aveuglette


Notre amour mûrissait à peine que déjà
Tu brûlais mes chansons, crachais sur mes
viollettes
Et faisais des misères à mes chats

Le comble enfin, misérable salope


Comme il n'restait plus rien dans le
garde-manger
T'as couru sans vergogne, et pour une
escalope
Te jeter dans le lit du boucher

C'était fini, t'avais passé les bornes


Et, r'nonçant aux amours frivoles d'ici-bas
J'suis r'monté dans la lune en emportant
mes cornes
Mes chansons, et mes fleurs, et mes chats

So pu...

En aquel tiempo, yo vivía en la luna


los placeres de aquí abajo me estaban
prohibidos
yo sembraba violetas y cantaba por nada
(1)
y tendía la mano a los gatos callejeros

R:
Ah ah ah ah so puta
ah ah ah ah ah ah pobre de mí
Una tarde de lluvia, he aquí que tocan en
mi puerta
me apresuro a abrir, sin duda un nuevo
gato;
por Dios, el bello felino que la tormenta
me traía
eras tú, eras tú, eras tú

Los ojos rasgados y color pistacho


pusiste en mi corazón tu pata de terciopelo
afortunadamente para mi no tenías bigote
y tu virtud no era muy sólida

Por los cuatro rincones de mi vida bohemia


paseaste, paseaste el fuego de tus veinte
años
y para mí, para mis gatos, para mis flores,
mis poemas
eras la lluvia y el buen tiempo

Pero el tiempo pasa y corta, sin


miramientos.
Apenas nuestro amor había empezado
cuando ya
quemabas mis canciones, escupías en mis
violetas
y hacías maldades a mis gatos

Y para colmo, finalmente, miserable puta,


como no quedaba nada en la despensa,
has corrido sin vergüenza, y por un
escalope,
a arrojarte en la cama del carnicero

Se acabó, habías pasado del límite


y, renunciando a los amores frívolos de
aquí abajo
me volví a la luna llevándome mis cuernos
mis canciones, y mis flores y mi gatos.

(1) Pour des prunes: expresión que


significa hacer algo por nada,
gratuitamente.

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Pensée des morts
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 10

Pensée des morts


Paroles: Alphonse De Lamartine. Musique:
Georges Brassens

Voilà les feuilles sans sève


qui tombent sur le gazon
voilà le vent qui s'élève
et gémit dans le vallon
voilà l'errante hirondelle
qui rase du bout de l'aile
l'eau dormante des marais
voilà l'enfant des chaumières
qui glane sur les bruyères
le bois tombé des forêts

C'est la saison où tout tombe


aux coups redoublés des vents
un vent qui vient de la tombe
moissonne aussi les vivants
ils tombent alors par mille
comme la plume inutile
que l'aigle abandonne aux airs
lorsque des plumes nouvelles
viennent réchauffer ses ailes
à l'approche des hivers

C'est alors que ma paupière


vous vit palir et mourir
tendres fruits qu'à la lumière
dieu n'a pas laissé murir
quoique jeune sur la terre
je suis dejà solitaire
parmi ceux de ma saison
et quand je dis en moi-même
"où sont ceux que ton cur aime?"
je regarde le gazon

C'est un ami de l'enfance


qu'aux jours sombres du malheur
nous preta la providence
pour appuyer notre cur
il n'est plus : notre âme est veuve
il nous suit dans notre épreuve
et nous dit avec pitié:
"Ami si ton âme est pleine
de ta joie ou de ta peine
qui portera la moitié?"

C'est une jeune fiancée


qui, le front ceint du bandeau
n'emporta qu'une pensée
de sa jeunesse au tombeau
Triste, hélas ! dans le ciel même
pour revoir celui qu'elle aime
elle revient sur ses pas
et lui dit : "ma tombe est verte!
sur cette terre déserte
qu'attends-tu? je n'y suis pas!"

C'est l'ombre pâle d'un père


qui mourut en nous nommant
c'est une sur, c'est un frère
qui nous devance un moment
tous ceux enfin dont la vie
un jour ou l'autre ravie,
emporte une part de nous
murmurent sous la pierre
"vous qui voyez la lumière
de nous vous souvenez vous?"

Voilà les feuilles sans sève


qui tombent sur le gazon
voilà le vent qui s'élève
et gémit dans le vallon
voilà l'errante hirondelle
qui rase du bout de l'aile
l'eau dormante des marais
voilà l'enfant des chaumières
qui glane sur les bruyères
le bois tombé des forêts

Pensamientos de muertos

He aquí las hojas sin sabia


Que caen sobre la hierba,
He aquí le viento que se levanta
Y gime en el valle,
Y he aquí la errante golondrina
Que roza con la punta del ala
El agua adormecida de los pantanos,
He aquí el muchacho de las chozas
Que rebusca en el brezal
La leña caída de los bosques.
Es la estación en que todo cae
Bajo los golpes redoblados de los vientos,
Un viento que viene de la tumba
Siega también a los vivos:
Caen entonces por miles
Como la pluma inútil
Que el águila abandona por los aires
Cuando plumas nuevas
Vienen a calentar sus alas
En la proximidad de los inviernos.

Fue entonces cuando mis párpados


Os vieron palidecer y morir
Tiernos frutos que, a la luz,
¡Dios no ha dejado madurar!
Aunque joven en la tierra
Ya soy un solitario
Entre los de mi edad
Y cuando me digo a mí mismo:
¿Dónde están los que ama tu corazón?
miro la hierba.

Fue a un amigo de la infancia


El que en los días sombrios de la desgracia
Nos prestó la providencia
Para que nuestro corazón se apoyase.
Ya no está: nuestra alma esta viuda,
Él nos sigue en el sufrimiento
Y nos dice compadecido:
¿Amigo si tu alma está llena,
de tu alegría o de tu pena
quién te ayudará a compartir la mitad?

Es una joven novia


Que, ceñida la frente con una diadema,
No tuvo más que un pensamiento
Desde su juventud hasta su tumba.
Triste, ¡ay! en el mismo cielo,
Para volver a ver al que ama
Volvió sobre sus pasos
Y le dijo: ¡Mi tumba es verde!
En esta tierra desierta
¿qué esperas? ¿ya no estoy ahí!.

Es la sombra pálida de un padre


Que murión nombrámdonos,
Es una hermana, un hermano
Que se nos adelantó por poco,
Todos esos, en fin, que la vida
Nos quita un día u otro,
Arrancando un pedazo de nosotros,
Murmuran bajo la piedra:
Vosotros que veis la luz
¿os acordáis de nosotros?

He aquí las hojas sin sabia


Que caen sobre la hierba,
He aquí le viento que se levanta
Y gime en el valle,
Y he aquí la errante golondrina
Que roza con la punta del ala
El agua adormecida de los pantanos,
He aquí el muchacho de las chozas
Que rebusca en el brezal
La leña caída de los bosques.

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Penélope
Disco 1 - 6 > Disco 6

Pénélope

Toi l'épouse modèle


Le grillon du foyer
Toi qui n'a point d'accrocs
Dans ta robe de mariée
Toi l'intraitable Pénélope
En suivant ton petit
Bonhomme de bonheur
Ne berces-tu jamais
En tout bien tout honneur
De jolies pensées interlopes
De jolies pensées interlopes...

Derrière tes rideaux


Dans ton juste milieu
En attendant l'retour
D'un Ulysse de banlieue
Penchée sur tes travaux de toile
Les soirs de vague à l'âme
Et de mélancolie
N'as tu jamais en rêve
Au ciel d'un autre lit
Compté de nouvelles étoiles
Compté de nouvelles étoiles...

N'as-tu jamais encore


Appelé de tes vux
L'amourette qui passe
Qui vous prend aux cheveux
Qui vous compte des bagatelles
Qui met la marguerite
Au jardin potager
La pomme défendue
Aux branches du verger
Et le désordre à vos dentelles
Et le désordre à vos dentelles...

N'as-tu jamais souhaité


De revoir en chemin
Cet ange, ce démon
Qui son arc à la main
Décoche des flèches malignes
Qui rend leur chair de femme
Aux plus froides statues
Les bascul' de leur socle
Bouscule leur vertu
Arrache leur feuille de vigne
Arrache leur feuille de vigne...

N'aie crainte que le ciel


Ne t'en tienne rigueur
Il n'y a vraiment pas là
De quoi fouetter un cur
Qui bat la campagne et galope
C'est la faute commune
Et le péché véniel
C'est la face cachée
De la lune de miel
Et la rançon de Pénélope
Et la rançon de Pénélope...

Penélope

Tú, la esposa modelo,


El alma de la casa
Tú, que no tienes manchas
En tu vestido de novia (1)
Tú, la intratable Penélope;
Mientras sigues al hombre
Que te hace feliz
¿Nunca has tenido,
a pesar de toda tu felicidad,
algunos dulces pensamientos prohibidos
algunos dulces pensamientos prohibidos...?

Tras de tus cortinas,


Estando en tu sitio,
Al esperar el regreso
De un Ulises de barriada
Volcada en tus trabajos de costura
Las tardes de nostalgia
Y de melancolía
¿Nunca has, en sueños,
En el cielo de otra cama,
Contado nuevas estrellas,
Contado nuevas estrellas...?

¿Tampoco has
deseado con todas tus ganas
al amor que pasa,
que te arrastra,
que te cuenta tonterías
que pone una margarita
en el huerto, (2)
la manzana prohibida
en las ramas del vergel
y el desorden en tus delantales
y el desorden en tus delantales...?

¿Nunca has deseado


de volver a encontrarte en el camino
a ese ángel, ese demonio
que con su arco en la mano
lanza flechas malvadas, (3)
que devuelve su carne de mujer
a las más frías estatuas,
las agita en su pedestal
empuja su virtud
arranca su hoja de viña,
arranca su hoja de viña...? (4)

No temas que el cielo


Sea riguroso por eso.
En verdad no hay por qué
Perseguir a un corazón
Que galopa desbocado.
Es una falta común,
Y un pecado venial,
Es la cara oculta
De la luna de miel
Y el precio del rescate de Penélope
Y el precio del rescate de Penélope... (5)

(1) El vestido sigue blanco, símbolo de la


pureza. Es decir, la protagonista de la
canción nunca ha sido infiel.

(2) Huerto = lo cotidiano, lo material.


Margarita = lo extraordinario, lo poético.

(3) Cupido, dios del amor y sus flechas.

(4) La hoja de viña siempre se ha usado


para tapar esa parte prohibida del cuerpo
que no se puede mostrar.
(5) La rançon" es el precio que se paga
para liberar a un secuestrado. El precio que
Penélope debe pagar por su honestidad es
sufrir todos esos deseos inconfesables.

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Quatre-vingt-quinze pour
cent
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 11

Quatre-vingt-quinze pour cent

La femme qui possède tout en elle


Pour donner le goût des fêtes charnelles
La femme qui suscite en nous tant de
passion brutale
La femme est avant tout sentimentale
Main dans la main les longues promenades
Les fleurs, les billets doux, les sérénades
Les crimes, les folies que pour ses beaux
yeux l'on commet
La transporte, mais...

{Refrain}

Quatre-vingt-quinze fois sur cent


La femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les
fesses
Les pauvres bougres convaincus
Du contraire sont des cocus
A l'heure de l'uvre de chair
Elle est souvent triste, peuchère!
S'il n'entend le cur qui bat
Le corps non plus ne bronche pas

{Refrain}
Sauf quand elle aime un homme avec
tendresse
Toujours sensible alors à ses caresses
Toujours bien disposée, toujours encline à
s'émouvoir
Ell' s'emmerd' sans s'en apercevoir
Ou quand elle a des besoins tyranniques
Qu'elle souffre de nymphomanie chronique
C'est ell' qui fait alors passer à ses
adorateurs
De fichus quarts d'heure

{Refrain}

Les "encore", les "c'est bon", les


"continue"
Qu'ell' crie pour simuler qu'ell' monte aux
nues
C'est pure charité, les soupirs des anges ne
sont
En général que de pieux menson(ges)
C'est à seule fin que son partenaire
Se croie un amant extraordinaire
Que le coq imbécile et prétentieux perché
dessus
Ne soit pas déçu

{Refrain}

J'entends aller de bon train les


commentaires
De ceux qui font des châteaux à Cythère
"C'est parce que tu n'es qu'un malhabile, un
maladroit
Qu'elle conserve toujours son sang-froid"
Peut-être, mais si les assauts vous pèsent
De ces petits m'as-tu-vu-quand-je-baise
Mesdam's, en vous laissant manger le
plaisir sur le dos
Chantez in petto...

{Refrain}
El noventa y cinco por ciento

La mujer que posee todo lo necesario


Para dar el gusto de las fiestas carnales,
La mujer que suscita en nosotros tanta
pasión brutal,
La mujer es ante todo sentimental.
Cogidos de la mano los largos paseos,
Las flores, las esquelas amorosas, las
serenatas,
Los crímenes, las locuras que por sus
bellos ojos se cometen
La arrebatan, pero...

Estribillo:

El noventa y cinco por ciento de las veces


La mujer se aburre jodiendo.
Que lo calle o que lo confiese
No todos los días les alegran las nalgas.
Los pobres tontos convencidos
De lo contrario son unos cornudos.
A la hora del trabajo carnal
Ella está a menudo triste, ¡caramba!
Si el cuerpo no siente al corazón de latir
El cuerpo tampoco se mueve.

Estribillo:

Excepto cuando ama a un hombre con


ternura,
Siempre sensible a sus caricias
Siempre bien dispuesta, siempre inclinada
a conmoverse,
Ella se aburre sin darse cuenta.
O cuando ella tiene necesidades tiránicas,
Cuando sufre de ninfomanía crónica,
Es entonces cuando ella hace pasar a sus
adoradores
Un mal rato.

Estribillo:
Los más, los qué bueno, los sigue,
Que grita para simular que sube a las nubes
Es pura caridad, los suspiros de los
angelitos,
En general, no son más que mentiras
piadosas.
Sólo son para que su compañero
Se crea un amante extraordinario
Para que el gallito imbécil y presuntuoso
echado encima
No salga decepcionado.

Estribillo:

Yo oigo correr los comentarios


De los que hacen castillos a Citeres (1):
Es porque tú no eres más que un torpe,
poco hábil,
por lo que ella conserva siempre su sangre
fría.
Quizás, pero si os cargan los asaltos
De estos pequeños
me-has-visto-cuando-jodo,
Señoras, al dejar que busquen el placer en
vuestras espaldas,
Cantad, para vuestros adentros...

Estribillo:

(1) Citeres: Relativo a Venus, diosa del


amor, adorada en la isla de Chipre o
Citeres.

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Sale petit bonhomme
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 10

Sale petit bonhomme

Sale petit bonhomme, il ne portait plus


d'ailes,
Plus de bandeau sur l'il et d'un huissier
modèle,
Arborait les sombres habits
Dès qu'il avait connu le krach, la
banqueroute
De nos affaires de cur, il s'était mis en
route
Pour recouvrer tout son fourbi.

Pas plus tôt descendu de sa noire calèche,


Il nous a dit : "je viens récupérer mes
flèches
Maintenant pour vous superflu's. "
Sans une ombre de peine ou de mélancolie,
On l'a vu remballer la vaine panoplie
Des amoureux qui ne jouent plus.

Avisant, oublié', la pauvre marguerite


Qu'on avait effeuillé', jadis, selon le rite,
Quand on s'aimait un peu, beaucoup,
L'un après l'autre, en place, il remit les
pétales;
La veille encore, on aurait crié au scandale,
On lui aurait tordu le cou.

Il brûla nos trophé's, il brûla nos reliques,


Nos gages, nos portraits, nos lettres
idylliques,
Bien belle fut la part du feu.
Et je n'ai pas bronché, pas eu la mort dans
l'âme,
Quand, avec tout le reste, il passa par les
flammes
Une boucle de vos cheveux.

Enfin, pour bien montrer qu'il faisait table


rase,
Il effaça du mur l'indélébile phrase :
"Paul est épris de Virginie. "
De Virgini', d'Hortense ou bien de
Caroline,
J'oubli' presque toujours le nom de
l'héroïne
Quand la comédie est finie.

"Faut voir à pas confondre amour et


bagatelle,
A pas trop mélanger la rose et l'immortelle,
Qu'il nous a dit en se sauvant,
A pas traiter comme une affaire capitale
Une petite fantaisie sentimentale
Plus de crédit dorénavant. "

Ma mi', ne prenez pas ma complainte au


tragique.
Les raisons qui, ce soir, m'ont rendu
nostalgique,
Sont les moins nobles des raisons,
Et j'aurais sans nul doute enterré cette
histoire
Si, pour renouveler un peu mon répertoire
Je n'avais besoin de chansons.

Sucio hombrecillo

El pequeño y sucio hombrecillo (1) no


llevaba alas,
Ni pañuelo en los ojos y de un ujier
modelo,
Lucía las sombrías ropas.
Desde que se enteró del crac, de la
bancarrota
De nuestros asuntos sentimentales, se puso
en camino
Para recuperar todas sus posesiones.

Nada más bajar de su negra calesa,


Nos dijo: vengo a recuperar mis flechas
Ahora ya superfluas para vosotros.
Sin una sombra de pena o de melancolía,
Se le vio embalar la inútil panoplia
De los enamorados que ya no juegan.

Viendo, olvidada, la pobre margarita


Que habíamos desojado, antes, según el
rito,
Cuando nos queríamos un poco, mucho,
Uno tras otro, puso en su lugar, los pétalos;
El día antes todavía, hubiésemos formado
un escándalo,
Le hubiésemos retorcido el cuello.

Quemó nuestros trofeos, nuestros


recuerdos,
Nuestras prendas, retratos, nuestras cartas
idílicas,
Un buen lote fue a parar al fuego (2).
Y no rechisté ni me dolió el alma
Cuando, junto con el resto, echó a las
llamas
Un rizo de tus cabellos.

Finalmente, para mostrar que hacía tabla


rasa,
Borró del muro la indeleble frase:
Pablo quiere a Virginia.
A Virginia, a Hortensia o bien a Carolina,
Casi siempre olvido el nombre de la
heroína
Cuando la comedia ha terminado.
No hay que confundir amor y aventurilla,
ni mezclar la rosa y la siempreviva,
nos dijo excusándose,
no hay que tratar como un asunto capital
una pequeña fantasía sentimental,
en adelante no habrá más crédito.

Amiga, no tomes mi llanto por lo trágico.


Las razones que, esta noche, me han puesto
un poco nostálgico,
Son las menos nobles de las razones,
Y yo hubiese enterrado, sin duda, esta
historia
Si, para renovar un poco mi repertorio
No hubiese tenido necesidad de canciones.

(1) Cupido.

(2) La part du feu: Es la parte que se


sacrifica, en caso de extrema urgencia, para
salvar el resto.
Saturne
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 8

Saturne

Il est morne, il est taciturne


Il préside aux choses du temps
Il porte un joli nom, Saturne
Mais c'est Dieu fort inquiétant
Il porte un joli nom, Saturne
Mais c'est Dieu fort inquiétant

En allant son chemin, morose


Pour se désennuyer un peu
Il joue à bousculer les roses
Le temps tue le temps comme il peut
Il joue à bousculer les roses
Le temps tue le temps comme il peut

Cette saison, c'est toi, ma belle


Qui a fait les frais de son jeu
Toi qui a dû payer la gabelle
Un grain de sel dans tes cheveux
Toi qui a dû payer la gabelle
Un grain de sel dans tes cheveux

C'est pas vilain, les fleurs d'automne


Et tous les poètes l'ont dit
Je regarde et je donne
Mon billet qu'ils n'ont pas menti
Je regarde et je donne
Mon billet qu'ils n'ont pas menti

Viens encore, viens ma favorite


Descendons ensemble au jardin
Viens effeuiller la marguerite
De l'été de la Saint-Martin
Viens effeuiller la marguerite
De l'été de la Saint-Martin

Je sais par cur toutes tes grâces


Et pour me les faire oublier
Il faudra que Saturne en fasse
Des tours d'horloge de sablier
Et la petite pisseuse d'en face
Peut bien aller se rhabiller...

Saturno

Es triste y taciturno
Y preside las cosas del tiempo
Tiene un bonito nombre, Saturno
Pero es un Dios muy inquietante
Tiene un bonito nombre, Saturno
Pero es un Dios muy inquietante
Haciendo su camino, despacio
Para entretenerse un poco
Juega a empujar las rosas
El tiempo mata el tiempo como puede
Juega a empujar las rosas
El tiempo mata el tiempo como puede

Este vez, eres tú, amada mía


Quien ha sido objeto de sus juegos
y quien ha tenido que pagar el pato:
Un grano de sal en tus cabellos.
Y quien ha tenido que pagar el pato:
Un grano de sal en tus cabellos.

No son feas, las flores del otoño


Y todos los poetas lo han dicho
Yo también lo veo y puedo asegurar
Que no han mentido.
Yo también lo veo y puedo asegurar
Que no han mentido.
Ven otra vez, eres mi favorita,
Bajemos juntos al jardín,
Ven a deshojar la margarita
Del verano de San Martín.
Ven a deshojar la margarita
Del verano de San Martín.

Conozco de memoria todos tus dones


Y para hacérmelos olvidar
Hará falta que Saturno le dé
Muchas vueltas al reloj de arena.
Y la jovenzuela de ahí enfrente
Puede volver a vestirse...

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Sauf le respect que je vous
dois
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 11

Sauf le respect que je vous dois

Si vous y tenez tant parlez-moi des affaires


publiques
Encor que ce sujet me rende un peu
mélancolique
Parlez-m'en toujours je n'vous en tiendrai
pas rigueur
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon
poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Fi des chantres bêlant qui taquine la muse


érotique
Des poètes galants qui lèchent le cul
d'Aphrodite
Des auteurs courtois qui vont en se
frappant le cur
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon
poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Naguère mes idées reposaient sur la


non-violence
Mon agressivité je l'avait réduite au silence
Mais tout tourne court ma compagne était
une gueuse
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon
poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Ancienne enfant trouvée n'ayant connu


père ni mère
Coiffée d'un chap'ron rouge ell' s'en fut
ironie amère
Porter soi-disant une galette à son aïeule
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon
poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Je l'attendis un soir je l'attendis jusqu'à


l'aurore
Je l'attendis un an pour peu je l'attendrais
encore
Un loup de rencontré aura séduite cette
gueuse
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon
poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois
Cupidon ce salaud geste chez lui qui n'est
pas rare
Avais trempé sa flèche un petit peu dans le
curare
Le philtre magique avait tout du bouillon
d'onze heures
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon
poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Ainsi qu'il est fréquent sous la blancheur


de ses pétales
La marguerite cachait une tarentule un
crotale
Une vraie vipère à la fois lubrique et
visqueuse
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon
poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Que le septième ciel sur ma pauvre tête


retombe
Lorsque le désespoir m'aura mis au bord de
la tombe
Cet ultime discours s'exhalera de mon
linceul
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon
poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Con el debido respeto

Si tenéis tanto empeño, habladme de


asuntos públicos
Aunque ese tema me pone un poco
melancólico,
Habladme siempre de lo mismo que os
perdonaré...
Habladme de amor y os hundo el puño en
la cara,
Con el debido respeto.
Fuera todos los cantores berreantes que
molestan a la musa erótica
Todos los poetas galantes que lamen el
culo de Afrodita
Todos los poetas corteses que se golpean el
pecho
Habladme de amor y os hundo el puño en
la cara,
Con el debido respeto.

Hace poco mis ideas se basaban en la


no-violencia,
Mi agresividad la había reducido hasta
callarla,
Pero todo ha dado la vuelta, mi compañera
es una bribona
Habladme de amor y os hundo el puño en
la cara,
Con el debido respeto.

Vieja niña abandonada, que no conoció


padre ni madre
Vestida con una caperuza roja, ella se
marchó, amarga ironía
A llevar, según dicen, una galleta a su
abuela,
Habladme de amor y os hundo el puño en
la cara,
Con el debido respeto.

La esperé una noche, la esperé hasta la


aurora,
La esperé todo un año, y por poco no la
espero todavía
Un lobo encontradizo habrá seducido a la
bribona.
Habladme de amor y os hundo el puño en
la cara,
Con el debido respeto.

Cupido, ese cerdo, cosao que en él no es


rara,
Había mojado su flecha un poco en curare,
El filtro mágico era un veneno,
Habladme de amor y os hundo el puño en
la cara,
Con el debido respeto.

Así como es frecuente, bajo la blancura de


sus pétalos,
La margarita ocultaba una tarántula, un
crótalo,
Una verdadera víbora a la vez lúbrica y
viscosa.
Habladme de amor y os hundo el puño en
la cara,
Con el debido respeto.

¡Que el séptimo cielo caiga sobre mi


cabeza!
Cuando la deseperación me ponga al borde
de la tumba
Este último discurso saldrá de mi mortaja:
Habladme de amor y os hundo el puño en
la cara,
Con el debido respeto.

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Stances à un cambrioleur
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 11

Stances à un cambrioleur

Prince des monte-en-l'air et de la cambriole


Toi qui eus le bon goût de choisir ma
maison
Cependant que je colportais mes gaudrioles
En ton honneur j'ai composé cette chanson

Sache que j'apprécie à sa valeur le geste


Qui te fit bien fermer la porte en repartant
De peur que des rôdeurs n'emportassent le
reste
Des voleurs comme il faut c'est rare de ce
temps

Tu ne m'as dérobé que le stricte nécessaire


Délaissant dédaigneux l'exécrable portrait
Que l'on m'avait offert à mon anniversaire
Quel bon critique d'art mon salaud tu ferais

Autre signe indiquant toute absence de tare


Respectueux du brave travailleur tu n'as
Pas cru décent de me priver de ma guitare
Solidarité sainte de l'artisanat

Pour toutes ces raisons vois-tu, je te


pardonne
Sans arrière-pensée après mûr examen
Ce que tu m'as volé, mon vieux, je te le
donne
Ça pouvait pas tomber en de meilleures
mains

D'ailleurs moi qui te parle, avec mes


chansonnettes
Si je n'avais pas dû rencontrer le succès
J'aurais tout comme toi, pu virer
malhonnête
Je serais devenu ton complice, qui sait

En vendant ton butin, prends garde au


marchandage
Ne vas pas tout lâcher en solde au
receleurs
Tiens leur la dragée haute en évoquant
l'adage
Qui dit que ces gens-là sont pis que les
voleurs

Fort de ce que je n'ai pas sonné les


gendarmes
Ne te crois pas du tout tenu de revenir
Ta moindre récidive abolirait le charme
Laisse-moi je t'en prie, sur un bon souvenir

Monte-en-l'air, mon ami, que mon bien te


profite
Que Mercure te préserve de la prison
Et pas trop de remords, d'ailleurs nous
sommes quittes
Apres tout ne te dois-je pas une chanson

Post-Scriptum, si le vol est l'art que tu


préfères
Ta seule vocation, ton unique talent
Prends donc pignon sur rue, mets-toi dans
les affaires
Et tu auras les flics même comme chalands

Estancias a un ladrón

Principe de los rateros y desvalijadores,


Tú que tuviste el buen gusto de elegir mi
casa,
Mientras vendía por las calles mis pícaras
canciones,
En tu honor he compuesto esta canción.

Has de saber que le doy su valor al detalle


Que tuviste al cerrar la puerta al marcharte
Temiendo que los merodeadores no se
llevasen el resto,
Ladrones como dios manda, hay pocos hoy
día.

No me has robado más que lo


estrictamente necesario
Dejando desdeñoso el horroros retrato
Que me habían regalado en mi cumpleaños
¡Qué buen crítico de arte serías, bribón!

Otro signo que indica ausencia de maldad,


Respetuoso con el buen trabajador tu no
has
Creído decente de privarme de mi guitarra,
Solidaridad santa del artesanado.

Por todas estas razones, ves, te perdono


Sin segundas, después de un detenido
examen.
Lo que me has robado, amigo, te lo doy,
No podía caer en mejores manos.

Por otra parte, yo, con mis cancioncillas


Si no hubiese encontrado el éxito
Hubiese podido, como tú, tomar el mal
camino,
Hubiese llegado a ser tu cómplice, ¡quién
sabe!

Al vender tu botín, ten cuidado con el


regateo,
No se lo vayas a dar tirado a los peristas,
Hazles pagar caro evocando el dicho
Que dice que esas gentes son peores que
los ladrones

Confiado en que no he llamado a los


gendarmes,
No te creas obligado a volver,
Tu menor reincidencia aboliría el encanto,
Déjame, te lo ruego, un buen recuerdo.

Ladronzuelo, amigo, que mis bienes te


aprovechen,
Que Mercurio te preserve de la prisión,
Y no tengas remordimientos, estamos
empatados,
Después de todo ¿no te debo y una
canción?

Postdata: Si el robo es el arte que prefieres


Tu única vocación, tu único talento,
Sé tu propio jefe, metete en los negocios
Y tendrás incluso a los policías, como
peristas.

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Tempête dans un bénitier
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 12

Tempête dans un bénitier

Tempête dans un bénitier,


Le souverain pontife avecque
Les évêques, les archevêques,
Nous font un satané chantier.

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent,


Tous ces fichus calotins,
Sans le latin, sans le latin,
La messe nous emmerde.
A la fête liturgique,
Plus de grand's pompes, soudain,
Sans le latin, sans le latin,
Plus de mystère magique.
Le rite qui nous envoûte
S'avère alors anodin.
Sans le latin, sans le latin
Et les fidèl's s'en foutent
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin

Je ne suis pas le seul, morbleu


Depuis que ces règles sévissent
A ne plus me rendre à l'office
Dominical que quand il pleut

Il ne savent pas ce qu'ils perdent


Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde.
En renonçant à l'occulte,
Faudra qu'ils fassent tintin
Sans le latin, sans le latin,
Pour le denier du culte.
A la saison printanière
Suisse, bedeau, sacristain,
Sans le latin, sans le latin
F'ront l'églis' buissonnière.
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin.

Ces oiseaux sont des enragés,


Ces corbeaux qui scient, rognent, tranchent
La saine et bonne vieille branche
De la croix où ils sont perchés.

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent,


Tous ces fichus calotins,
Sans le latin, sans le latin,
La messe nous emmerde.
Le vin du sacré calice,
Se change en eau de boudin,
Sans le latin, sans le latin,
Et ses vertus faiblissent.
A Lourdes, Sète ou bien Parme
Comme à Quimper Corentin
Le presbytère sans le latin
A perdu de son charme.
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin.

Tempestad en una pila de agua bendita

Tempestad en una pila de agua bendita,


El sumo pontífice con
Los obispos, los arzobispos,
Nos ha n montado un buen tinglado.

No saben lo que pierden,


Todos esos dichosos beatones,
Sin el latín, sin el latín,
La misa nos aburre.
En la fiesta litúrgica,
De repente, se acabaron las grandes
pompas,
Sin el latín, sin el latín,
Ya no hay misterio mágico.
El rito que nos echiza,
Se revela entonces anodino.
Sin el latín, sin el latín,
Y los fieles se largan.
¡Oh santa María madre de
Dios!, dile a esos jodidos
Monjes que nos aburren
Sin el latín.

No soy el único, ¡caramba!,


Desde que estas reglas nos tiranizan,
En ir al oficio
Dominical sólo cuando llueve.

No saben lo que pierden,


Todos esos dichosos beatones,
Sin el latín, sin el latín,
La misa nos aburre.
Renunciando a lo oculto,
Tendrán que decir adiós,
Sin el latín, sin el latín,
Al dinero de la colecta.
En la estación primaveral,
El pertiguero, el macero, el sacristán,
Sin el latín, sin el latín,
Harán rabona en la misas.
¡Oh santa María madre de
Dios!, dile a esos jodidos
Monjes que nos aburren
Sin el latín.
Estos pájaros son fanáticos,
Estos cuervos que sierran, cortan, parten
La sana y buena vieja rama
De la cruz en la que están encaramados.

No saben lo que pierden,


Todos esos dichosos beatones,
Sin el latín, sin el latín,
La misa nos aburre.
El vino del sagrado cáliz,
Se transforma en agua de borrajas,
Sin el latín, sin el latín,
Y sus virtudes se debilitan.
En Lourdes, Sete o bien en Parma,
como en Quimper Corentin,
el presbítero sin el latín
ha perdido todo su encanto.
No saben lo que pierden,
Todos esos dichosos beatones,
Sin el latín, sin el latín,
La misa nos aburre.
Tonton Nestor
Disco 1 - 6 > Disco 6

Tonton Nestor

Tonton Nestor
Vous eûtes tort
Je vous le dis tout net
Vous avez mis
La zizanie
Aux noces de Jeannett'
Je vous l'avoue
Tonton, vous vous
Comportâtes comme un
Mufle achevé
Rustre fieffé
Un homme du commun

Quand la fiancée
Les yeux baissés
Des larmes pleins les cils
S'apprêtait à
Dire "Oui da !"
A l'officier civil
Qu'est-c'qui vous prit
Vieux malappris
D'aller, sans retenue
Faire un pinçon
Cruel en son
Eminence charnue

Se retournant
Incontinent
Ell' souffleta, flic-flac
L'garçon d'honneur
Qui, par bonheur
Avait un' tête à claqu'
Mais au lieu du
"Oui" attendu
Ell' s'écria : "Maman"
Et l'mair' lui dit
"Non, mon petit
Ce n'est pas le moment"

Quand la fiancée
Les yeux baissés
D'une voix solennell'
S'apprêtait à
Dire "Oui da !"
Par-devant l'Eternel
Voila mechef
Que, derechef
Vous osâtes porter
Votre fichue
Patte crochue
Sur sa rotondité

Se retournant
Incontinent
Elle moucha le nez
D'un enfant d'chur
Qui, par bonheur
Etait enchifrené
Mais au lieu du
"Oui" attendu
De sa pauvre voix lass'
Au tonsuré
Désemparé
Elle a dit "Merde", hélas

Quoiqu'elle usât
Qu'elle abusât
Du droit d'être fessue
En la pinçant
Mauvais plaisant
Vous nous avez déçus
Aussi, ma foi
La prochain' fois
Qu'on mariera Jeannett'
On s'pass'ra d'vous
Tonton, je vous
Je vous le dit tout net

Tío Nestor

Tío Nestor,
Se equivocó usted,
se lo digo así de claro
Sembró usted
De cizaña
La boda de Jeannette
Se lo confieso
Tío, se
Comportó como un
Perfecto grosero
Patán redomado
Un hombre vulgar
Cuando la novia
Con los ojos bajos
Los ojos llenos de lágrimas
Se disponía a
Decir ¡Sí, quiero!
Al funcionario,
Cómo se le ocurrió
Viejo maleducado
De ir, sin miramientos
A darle un pellizco
Cruel en su
Protuberancia carnosa.

Volviéndose
Sin poder contenerse
Ella abofeteó, plas-plas
Al monaguillo
Que, por suerte,
Tenía cabeza bastante para aguantarlo.
Pero en lugar del
Sí esperado
ella gritó: Mamá
y el alcalde le dijo
No, pequeña,
no es el momento.

Cuando la novia
Con los ojos bajos
Con una voz solemne
Se disponía a
Decir ¡Sí, quiero!
Delante del Padre Eterno
He aquí malvado
Que nuevamente
Te atreviste a dar
Con tu dichosa
Pata zamba
Sobre su redondez.

Volviéndose
Sin poder contenerse
Le zumba en la nariz
A un monaguillo
Que, por suerte,
Tenía una buena napia
Pero en lugar del
Sí esperado
con su pobre voz cansada
al tonsurado
desamparado
ella le dijo Mierda, ¡ay!

Aunque ella usa


Aunque ella abusa
Del derecho de ser culona
Al pellizcarla,
Bromista pesado,
Nos ha decepcionado usted
Así pues, le doy mi palabra que
La próxima vez
Que se case Jeannette
Pasaremos de usted
Tío, se lo
Se lo digo así de claro.

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Vénus Callipyge
Disco 7- 12 Otras canciones > Disco 8

Venus callipyge

Que jamais l'art abstrait, qui sévit


maintenant
N'enlève à vos attraits ce volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité
Gloire à celui qui dit toute la vérité

Votre dos perd son nom avec si bonne


grâce
Qu'on ne peut s'empêcher de lui donner
raison
Que ne suis-je, madame, un poète de race
Pour dire à sa louange un immortel blason

En le voyant passer, j'en eus la chair de


poule
Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui
voue
Un culte véritable et, quand je perds aux
boules
En embrassant Fanny, je ne pense qu'à
vous

Pour obtenir, madame, un galbe de cet


ordre
Vous devez torturer les gens de votre
entour
Donner aux couturiers bien du fil à retordre
Et vous devez crever votre dame d'atour
C'est le duc de Bordeaux qui s'en va, tête
basse
Car il ressemble au mien comme deux
gouttes d'eau
S'il ressemblait au vôtre, on dirait, quand il
passe
" C'est un joli garçon que le duc de
Bordeaux ! "

Ne faites aucun cas des jaloux qui


professent
Que vous avez placé votre orgueil un peu
bas
Que vous présumez trop, en somme de vos
fesses
Et surtout, par faveur, ne vous asseyez pas

Laissez-les raconter qu'en sortant de


calèche
La brise a fait voler votre robe et qu'on vit
Ecrite dans un cur transpercé d'une flèche
Cette expression triviale : " A Julot pour la
vie "

Laissez-les dire encor qu'à la cour


d'Angleterre
Faisant la révérence aux souverains anglois
Vous êtes, patatras ! tombée assise à terre
La loi d'la pesanteur est dur', mais c'est la
loi

Nul ne peut aujourd'hui trépasser sans voir


Naples
A l'assaut des chefs-d'uvre ils veulent tous
courir
Mes ambitions à moi sont bien plus
raisonnables:
Voir votre académie, madame, et puis
mourir

Que jamais l'art abstrait, qui sévit


maintenant
N'enlève à vos attraits ce volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité
Gloire à celui qui dit toute la vérité

Venus callipyge

Que nunca el arte abstracto, que nos


tiraniza hoy día
Arranque a tus encantos este volumen
asombroso.
En el tiempo donde los culos postizos son
mayoría
Gloria a este que dice toda la verdad.

Tu espalda pierde su nombre con tanta


gracia
Que no puede uno más que darle la razón.
Ojalá fuera yo, señora, un poeta de raza
Para decir en su honor una oda inmortal

Al verlo pasar, se me pone la carne de


gallina
En fin, desde que vine al mundo le profeso
Un culto verdadero y, cuando pierdo a las
bolas,
Al besar a Fanny(1), no pienso más que en
usted.

Para obtener, señora, unas curvas de ese


calibre
Debe usted torturar a la gente de su
alrededor
dar mucha guerra a las costureras
Y debe usted de agotar a su dama de
compañía

Es el Duque de Bordeaux (2) el que va con


la cabeza baja,
Pues se parece al mío (culo) como dos
gotas de agua
Si se pareciese al vuestro (culo), se diría,
cuando pasa
¡Qué bonito muchacho es el duque de
Bordeaux!

No le haga ningún caso a los envidiosos


que pregonan
Que ha colocado usted su orgullo un poco
bajo
Que presume usted demasiado de sus
nalgas
Y sobre todo, por favor, no se siente usted.

Déjelos contar que al salir de la calesa


La brisa levantó su vestido y que se vió
Escrito en un corazón atravesado por una
flecha
Esta expresión trivial: A Julito para
siempre.

Déjelos decir también que en la corte de


Inglaterra
Haciendo la reverencia a los soberanos
ingleses
¡Catacrás! Se cayó usted de culo.
La ley de la gravedad es dura, pero es la
ley.

Nadie puede hoy día morir sin ver Nápoles


Al asalto de las obras maestras quieren
todos correr
Mis ambiciones son mucho más razonables
Ver vuestro cuerpo desnudo, señora, y
luego morir. (3)

Que nunca el arte abstracto, que nos


tiraniza hoy día
Arranque de sus encantos este volumen
asombroso
En el tiempo donde los culos postizos son
mayoría
Gloria a éste que dice toda la verdad.

(1) En determinado juego francés el que


pierde debe de besar una tabla que tiene
forma de mujer.

(2) El duque de Bordeaux es el equivalente


en fealdad al Picio español.

(3) Académie: en Arte hace referencia la


cuerpo desnudo.

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Disco 1 - 6
Disco 1
La mauvaise reputation
Le fossoyeur
Le gorille
Le petit cheval
Ballade des dames du
temps jadis
Hecatombe
La chasse aux papillons
Le parapluie
La marine
Corne d'Aurochs
Il suffit passer le pont
Comme hier
Disco 2
Les amoureux des bancs
publics
Brave Margot
Pauvre Martin
La première fille
La cane de Jeanne
Je suis un voyou
J'ai rendez vous avec
vous
Le vent
Il n'y a pas d'amour
heureux
La mauvaise herbe
Le mauvaise sujet
repenti
P... de toi
Disco 3
Chanson pour
l'Auvergnat
Les sabots d'Hélène
Marinette
Une jolie fleur
La légende de la nonne
Colombine
Auprès de mon arbre
Gastibelza
Le testament
La prière
Le nombril des femmes
d'agents
Les croquants
Disco 4
Je me suis fait tout petit
L'amandier
Oncle Archibald
La marche nuptiale
Les lilas
Au bois de mon coeur
Grand-père
Celui qui a mal tourné
Le vin
Philistins
Disco 5
Le vieux Léon
La ronde des jurons
À lòmbre du coeur de
ma mie
Le pornographe
Le père Noel et la petite
fille
La femme d'Hector
Bonhomme
Les funérailles d'antan
Le cocu
Comme une soeur
Disco 6
La traîtresse
Tonton Nestor
Le bistrot
Embrasse-les-tous
La ballade des
cimetières
Penélope
L'orage
Le mécreant
Le verger du roi Louis
Le temps passé
La fille à cent sous
Disco 7- 12 Otras canciones
Disco 7
Les trompettes de la
renommée
Jeanne
Dans l'eau de la claire
fontaine
Je rejoindrai ma belle
La margueritte
Si le bon dieu l'avait
voulu
La guerre de 14-18
Les amours d'antan
Le temps ne fait rien à
l'affaire
Marquise
L'assassinat
La complainte des filles
de joie
Disco 8
Les copains d'abord
Les quat'z'arts
Le petit joueur de
flûteau
La tondue
Le vingt-deux
septembre
Les deux oncles
Vénus Callipyge
Le mouton de Panurge
La route aux quatre
chansons
Saturne
Le grand Pan
Disco 9
Supplique pour être
enterré à la plage de
Sète
Le fantôme
La fessée
Le pluriel
Les quatre bacheliers
Le boulletin de santé
La non-demande en
mariage
Le grand chêne
Concurrence déloyale
L'épave
Le moyenâgeux
Disco 10
Misogynie à part
Bécassine
L'ancêtre
Rien à jeter
Oisseaux de passage
La religieuse
Pensée des morts
La rose, la bouteille et la
poignée de main
Sale petit bonhomme
Disco 11
Fernande
Stances à un
cambrioleur
La ballade des gens qui
sont nés quelque part
La princesse et le
croque-notes
Sauf le respect que je
vous dois
Le blason
Mourir pour des idées
Quatre-vingt-quinze
pour cent
Les passantes
Le roi
À l'ombre des maris
Disco 12
Trompe la mort
Les ricochets
Tempête dans un
bénitier
Boulevard du temps que
passe
Le modeste
Don Juan
Les casseuses
Cupidon s'en fout
Montélimar
Histoire du faussaire
La messe au pendu
Lèche-cocu
Les patriotes
Mélanie
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cave
Maman, papa
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