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Bac 2019, physique-chimie, Tle S, épreuve obligatoire

Exercice I : De la noix de muscade à la cosmétique

1. Extraction de la trimyristine à partir de la noix de muscade

1.1. Afin d’extraire la trimyristine, il est préférable d’utiliser le dichlorométhane plutôt que l’éthanol,
car :
• la trimyristine est plus soluble dans le dichlorométhane que dans l’éthanol
• la température d’ébullition du dichlorométhane est de 40°C ce qui facilite l’évaporation du
solvant dans l’étape 2 de distillation par rapport à l’éthanol.

1.2. Dans l’étape 3, la trimyristine se dissout dans la propanone à chaud mais pas à froid. Ainsi,
lorsqu’on place le ballon dans un bain d’eau glacée, la trimyristine cristallise ce qui explique la
formation d’un solide blanc.
1.3. Avec un pourcentage massique entre 20 % et 25 %, 20,0 g de noix contient entre 4 et 5 g de
trimyristine ce qui est en accord avec l’obtention de 4,75 g.

2. Obtention de l’acide myristique

2.1. Voici la formule semi-développée du propan-1,2,3-triol :

2.2. L’ion myristate est la base conjuguée de l’acide myristatique, et aura donc pour formule RCOOH.
Or sa formule brute est C14H28O2 donc R est C13H27.
On aurait pu retrouver cela à partir de la formule brute de la trimyristine.

2.3.

Il s’agit d’une réaction d’addition.

2.4. le pH de 1 étant inférieur au pKa du couple, c’est la forme acide qui prédomine.

2.5.1. Nous sommes partis de 4,75g de trimyristine, soit 4,75/723 = 6,57.10-3 mol de trimyristine.
Comme 1 mol de trimyristine produit 3 moles d’ions myristate, nous pouvons obtenir 1,97.10-2 mol
d’ions myristate ou d’acide myristique selon les conditions de pH.

2.5.2. Comme nous avons obtenu 3,36 g d’acide myristique, soit 3,36/228 = 1,47.10-2 mol, le
rendement est de 1,47.10-2 / 1,97.10-2 = 0,746 soit un rendement de 74,6 %.

3. Détermination par titrage de la pureté de l’acide myristique obtenu

3.1. R-COOH + HO- → R-COO- + H2O La réaction est totale car c’est une réaction de titrage.

3.2. L’équivalence est obtenue lorsque les réactifs sont dans les proportions stœchiométriques.
Comme les coefficients stœchiométriques sont de 1, cela se traduit par C1.V1 = C2.VE.
Soit C1 = C2.VE/V1 A.N. : C1 = C2.VE/V1 = 4,80.10-2 mol.L-1.

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Avec M= 228 g.mol-1, la concentration massique de la solution titrée est de 10,9 g.L-1.

3.3. Avec un volume V0 = 100 mL = 0,100 L, la masse mexp = 1,09 g.

3.4. Avec les données numériques, on calcule l’incertitude relative U(mexp)/mexp = 7,53.10-3. Soit une
incertitude absolue U(mexp) = 0,01 g (en arrondissant à un chiffre significatif au-dessus).
Donc 1,08 g < mexp < 1,10 g.
La masse initialement dissoute étant de 1,14 g à ±0,01 g, la masse déterminée expérimentalement
n’est pas dans l’intervalle de confiance de la masse de l’échantillon. La différence provient donc des
impuretés issue de l’extraction.

3.5. Selon la définition du degré de pureté, nous avons ici d = 1,09/1,14 = 0,956 soit un degré de
pureté de 95,6 %.

Exercice II : Décollage de la fusée Ariane 5

1. Estimation de la poussée

1.1. Avec un débit massique de 270 kg/s, le moteur Vulcain éjecte 648 kg de gaz tandis que chaque
booster éjecte 4320 kg. La quantité totale de gaz éjecté est de 9,3 tonnes. Cette masse représente 1,2 %
de la masse totale de la fusée.

1.2. Sur le sujet on mesure la distance y5 et l’origine égale à 4,6 cm. Tandis que y1 est à 3,3 cm de
l’origine. y5 est donc égale à 30,1×4,6/3,3 soit y5= 42 m

1.3.1. on peut estimer v2 en calculant (y3-y1)/(t3-t1) soit v2 = 4,0 m/s qui est bien la valeur lue sur la
figure 4.

1.3.2. Dans la figure 2 représentant la vitesse en fonction du temps, on observe une droite passant par
l’origine d’équation v(t) = 6,8.t. L’accélération étant définie par la dérivée de la vitesse par rapport au
temps, elle est égale au coefficient directeur de cette droite, soit une accélération de 6,8 m/s².

1.3.3. Le mouvement de la fusée reste vertical, le vecteur accélération a donc une direction verticale.
L’axe vertical est dirigé vers le haut et la vitesse de la fusée augmente, la direction de l’accélération
est donc vers le haut. Le vecteur accélération de la fusée est donc vertical vers le haut.

1.4. La fusée n’est soumise qu’à la poussée et à son poids (vertical vers le bas). La somme des deux
est égale au produit de la masse par l’accélération selon la seconde loi de Newton. C’est donc un
vecteur vertical dirigé vers le haut. On en déduit que la poussée est représentée par un vecteur vertical
dirigé vers le haut de norme supérieure au poids. C’est donc le schéma 1 qui est compatible avec le
décollage de la fusée.

1.5. ⃗ F+ ⃗
P =M⋅⃗ a⇔F⃗ =M⋅⃗a− ⃗ P ⇒ F=M ×(a+ g) car P uy
⃗ =−m⋅g⋅⃗
3 7
soit F = 750.10 × (7+9,8) = 1,26.10 N soit une poussée de 12,6 kN compatible avec les valeurs
données dans l’énoncé.

2. Estimation de la puissance totale développée par la fusée Ariane 5 au début du décollage

Entre 0,2 & 2,2 s le travail de la force de poussée est W 1→6 ( F )= ⃗


F .⃗
M 1 M 6=F×M 1 M 6

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soit un travail de environ 2.108 J = 200 MJ. Ce travail est fourni en 2 s, la puissance moyenne fournie
est donc de l’ordre de 100 MW. Sachant que ce travail est fourni à 10 % par le moteur Vulcain et
90 % par les boosters, on trouve que le moteur Vulcain fournit 10 MW tandis que les boosters
fournissent 90 MW.

Exercice III : On vous donne le « La »

1. Caractéristiques du son produit par le diapason

1.1. Le son n’est pas pur car ce n’est pas une sinusoïde. C’est un son complexe.

1.2. Sur la figure, on mesure 11,4 cm pour 8T. Or 20 ms correspondent à 12,1 cm.
8T est donc égal à 18,8 ms soir T=2,35 ms.
1
Or f = soit f = 424 Hz.
T
Ce résultat n’est pas tout à fait cohérent avec les données annoncées par le constructeur. Cela peut
provenir d’une part par le fait que les conditions d’utilisation du diapason n’étaient pas optimum (le
son n’est pas pur) et d’autre part par les difficultés à mesurer proprement la période du signal dont le
motif évolue au cours du temps.

2. Numérisation d’un signal analogique

2.1. Il est très difficile de répondre à cette question avec rigueur… Si l’on imagine que les conditions
d’obtention du son ont été améliorée par rapport à la partie 1 et que le son est bien pur, alors il faut
choisir le spectre b. Mais si les conditions sont toujours aussi déplorable, alors, le résultat peut être le spectre a. En
effet, on observe sur la figure 1 une perturbation dont la période est 6 fois plus petite que la période principale. Si la
période principale est bien à 440 Hz, alors la perturbation est à 2640 Hz. C’est exactement la valeur trouvée sur le spectre
a.
Enfin, si la fréquence d’échantillonnage n’a pas été choisi correctement, cette perturbation à plus de 2,6 kHz peut se
retrouver plus bas dans le spectre (phénomène de repliement spectral) et peut-être est-ce qu’on lit sur le spectre c...

2.2. Un signal analogique est continue alors qu’un signal numérique est échantillonné
(échantillonnage temporel) et quantifié (valeurs discrètes).

2.3. La fréquence d’échantillonnage est le nombre d’échantillons par seconde. Avec une durée totale
de 2,0 s, le nombre d’échantillons est de 2,0 × fe soit 88 000 échantillons. Avec un encodage sur 32
bits, la taille totale est de 2,8.106 bits soit un fichier de 352 ko. La condition sur la taille du fichier est
bien respectée.

2.4. L’intérêt d’augmenter la fréquence d’échantillonnage est d’être au plus proche du son analogique
original et donc d’améliorer la qualité du son échantillonné. L’inconvénient est d’augmenter le
nombre d’échantillons et donc la taille du fichier.

3. Emission du son produit par un diapason

I ×10 L /10
I I B2
I B2
)⇔ I =I 0 ×10L /10 donc B 2 = 0 =10(L −L B1)/10
3.1. L=log ( ⇔ B2
soit
I0 I B 1 I 0×10 L B1
/10
I B1

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I B2 −17/ 10 1 I B1
=10 =0 ,02= ⇔ I B 2=
I B1 50 50

3.2. Dans les conditions du 3.1. le micro B1 est en θ=0° tandis que B2 est en θ=90°. Sur la figure 4b
on lit qu’en 0°, le niveau sonore est maximal tandis qu’à 90°, l’atténuation est minimale à -17 dB.
Ainsi avec Lmax = LB1 = 59 dB on obtient grâce à la courbe de la figure 4b, LB2 = Lmax – 17 = 42 dB ce
qui correspond aux mesures précédentes.

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