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Sujet de BTS Chimie


Ce sujet se compose d’un problème faisant intervenir des équations différentielles linéaires du 1er
ordre (énoncé page 2) et d’un problème faisant intervenir les probabilités (énoncé page 5 ).
1er problème :

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Corrigé du 1er problème

Partie A

1.a) On écrit pour 0≤ t, r(t)=k1 et R(t)=k1t : R’(t)=r(t).


Sur [0 ; +[ les solutions de (E0) sont toutes les fonctions t ↦ c e  k1 t où c est une constante réelle.
b) Avec p constante réelle, on écrit pour 0≤ t, xp(t)=p et xp’(t)= 0 : xp’(t)+k1 xp(t)=k1 p.
xp n’est solution de (E1) sur [0 ; +[ que si k1 p= k1 a, c’est-à dire que si p=a (parce que 0<k1).
Finalement sur [0 ; +[, la fonction constante xa : t ↦ a est une solution particulière de (E1).
3
c) À la solution particulière xa de (E1) on ajoute toutes les solutions de (E0), l’équation homogène
associée à (E1), pour obtenir toutes les solutions de (E1) :
Sur [0 ; +[ les solutions de (E1) sont toutes les fonctions t ↦ a + c e  k1 t où c est une constante réelle.

d) Pour x solution de (E1) sur [0 ; +[, on écrit pour 0≤ t, x(t)= a + c e  k1 t où c est une constante
réelle ; x(0) = a + c e 0 = a + c : x(0) = 0 pour c = -a.
Finalement pour 0≤ t, x(t)= a – a e  k1 t soit : x(t) = a (1 – e  k1 t ) .

2. Ici k1 et k2 sont 2 réels strictement positifs distincts.


a)D’après la 1ère question pour 0≤ t, x(t) = a (1 – e  k1 t ) et a–x(t)=a e  k1 t , l’équation (2) équivaut
donc à y’(t)= k1 a e  k1 t –k2y(t) soit y’(t) + k2y(t) = k1 a e  k1 t pour 0≤ t.
Finalement l’équation (2) équivaut à (E2) : y’ + k2y = k1 a e  k1 t .
b) Comme à la question 1.a), on montre que les solutions de (E 0/ ) sont toutes les fonctions

t ↦ c e  k2 t où c est une constante réelle.


c) On écrit pour 0≤ t, yp(t)= e  k1 t et yp’(t) = -k1 e  k1 t :
yp’(t) + k2yp(t) =-k1 e  k1 t +k2 e  k1 t = (k2 – k1) e  k1 t où k2 – k1  0 et e  k1 t 0.

yp est solution de (E2) sur [0 ; +[ lorsque (k2 – k1) e  k1 t = k1 a e  k1 t pour 0≤ t , soit lorsque
k1 a
= .
k 2  k1
k1 a
Finalement on écrit pour 0≤ t, yp(t)= e  k1 t : yp est une solution particulière de (E2) sur [0 ;
k 2  k1
+[.

d) (E 0/ ) étant l’équation homogène associée à (E2), à la solution particulière yp de (E2), on ajoute


toutes les solutions de (E 0/ ) pour obtenir toutes les solutions de (E2) :
Sur [0 ; +[ toutes les solutions de (E2) sont toutes les fonctions
k1 a
t↦ e  k1 t + c e  k2 t où c est une constante réelle.
k 2  k1
k1 a
e) y étant une solution de (E2) sur [0 ; +[, on écrit pour 0≤ t, y(t)= e  k1 t + c e  k2 t .
k 2  k1
k1 a k a
e0 = 1 donne y(0)= + c alors y(0) = 0 pour c = - 1 .
k 2  k1 k 2  k1
La fonction y cherchée est définie pour 0≤ t par les égalités :
k1 a k a k1 a
y(t)= e  k1 t +( - 1 ) e  k2 t = [ e  k1 t – e  k2 t ].
k 2  k1 k 2  k1 k 2  k1

3. D’après l’équation (3), pour 0≤ t, z(t)=x(t)–y(t) d’où :


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k1 a k1 k1
z(t)= a (1 – e  k1 t ) – [ e  k1 t – e  k2 t ]= a(1 – [1+ ] e  k1 t + e  k2 t ).
k 2  k1 k 2  k1 k 2  k1
k1 k  k1 k1 k2
Comme 1+ = 2 + = , on obtient :
k 2  k1 k 2  k1 k 2  k1 k 2  k1
k2 k1
z(t)=a(1– e  k1 t + e  k2 t ) pour 0≤ t.
k 2  k1 k 2  k1

Partie B
k2
1. On a a=10-3, k1 = 0,0283, k2 =0,0033 et k2–k1= -0,025; on obtient : = -0,132
k 2  k1
k1
et =-1,132. D’après la dernière question de la partie A, on obtient bien pour 0≤ t,
k 2  k1
z(t)= 10-3(1+0,132 e 0,0283 t –1,132 e 0,0033 t ) .

2. On a lim e u  0 . Comme lim  0,0283 t    et lim  0,0033 t    , on a aussi


u  t  t 
0, 0283 t 0, 0033 t
lim e  0 et lim e  0 d’où lim z(t)= 10-3( 1 + 0,132×0–1,132×0)= 10-3× 1,
t  t  t 
-3
finalement lim z(t)= 10 .
t 

3. Pour 0≤ t, z’(t) = 10-3(-0,132×0,0283 e 0,0283 t +1,132×0,0033 e 0,0033 t ), soit


z’(t) = 10-3(-0,0037356 e 0,0283 t + 0,0037356 e 0,0033 t ) = 0,0037356×10-3( e 0,0033 t – e 0,0283 t ) d’où
z’(t) = 3,7356×10-3 ( e 0,0033 t – e 0,0283 t ) .

4 et 5. 0,0033 < 0,0283 d’où -0,0283 < -0,0033.

Pour 0< t, -0,0283 t < -0,0033 t d’où e 0,0283 t < e 0,0033 t et 0< e 0,0033 t – e 0,0283 t , alors
0< z’(t) pour 0< t.
On obtient z’(0) = 3,7356×10-3 (e0 – e0) d’où z’(0) = 0.
z’ s’annulant en 0 mais étant strictement positive sur ]0 ; +[, on en déduit que z est strictement
croissante sur [0 ; +[.
2ème problème : Calculs de probabilités

Corrigé du 2ème problème


X A  mA X B  mB
TA = et TB = suivent la loi normale N (0 ; 1).
A B
X A  896
1. a) On a ici TA = et P( 880 ≤ XA ≤ 920) = P( -16≤ XA–896≤24) soit
10
X  896
P( 880 ≤ XA ≤ 920) = P( -1,6≤ TA = A ≤ 2,4) = (2,4)–(-1,6) où
10
(-1,6) =1– (1,6) d’où P( 880 ≤ XA ≤ 920) = (2,4)+(1,6) – 1.
On fait des approximations (2,4) = 0,9918 et (1,6) = 0,9452 et à 10-2 près , on obtient :
P( 880 ≤ XA ≤ 920) ≈ 0,94 .

X B  900
1. b) On a ici TB = et P( 880 ≤ XB ≤ 920) = P( -20 ≤ XB–900 ≤ 20) où 0< B ; P( 880 ≤
B
 20 X B  900 20 20
XB ≤ 920) = P(  TB   ) = 2( )–1.
B B B B
20 20
0,97 = P( 880 ≤ XB ≤ 920) pour 2( )=1,97 soit pour ( )= 0,9850.
B B
6
20 20 20
On fait des approximations ( )= 0,9850 pour = 2,17, soit pour  B = .
B B 2,17
Finalement 0,97 = P( 880 ≤ XB ≤ 920) pour  B ≈ 9 .

2. L’univers  est l’ensemble des comprimés de la production totale du laboratoire pharmaceutique. P


est la probabilité telle que tous les événements élémentaires soient équiprobables.
a) P(A) = 0,4 ; P(B) = 0,6.
La chaîne CA produit 96% de comprimés conformes et la chaîne CB produit 97% de comprimés
conformes d’où PA(C) = 0,96 et PB(C) = 0,97.
b) C= (CA) (CB) où (CA)et (CB) sont incompatibles alors :
P(C) = P(CA) + P(CB) , soit P(C)= PA(C)P(A) + PB(C) P(B).
On a donc : P(C)= 0,96×0,4 + 0,97×0,6, soit P(C)=0,966 .
c) Il s’agit de calculer PC (A) la probabilité conditionnelle de A sachant C :
PC (A) = P(CA) / P(C) = PA(C)P(A)/ P(C) soit PC (A) = 0,96×0,4/0,966 ≈ 0,398 .

X A  900
3. Sous l’hypothèse H0 , U=  X A  900 suit la loi normale N (0 ; 1) et alors :
1
P(900 – h  X A  900 + h) = P ( -h  X A –900 = U  h ) = 2 (h) – 1.
0,95 = 2 (h) – 1  2 (h) = 1,95  (h) = 0,9750

On fait des approximations : (h) = 0,9750 pour h = 1,96 et ainsi


0,95 = P(900 – h  X A  900 + h) pour h = 1,96 .

De cette manière, 0,95= P( X A [a ; b]) avec a=900 – h ≈ 898,0 et b= 900 + h ≈ 902,0 .

b) On prélève un échantillon aléatoire, non exhaustif de taille 100 ; x est la masse moyenne des 100
comprimés de cet échantillon (c’est la valeur prise par X A pour cet échantillon).
► Si x  [a ; b], on accepte l’hypothèse H0 au seuil de risque 5 % .
► Si x  [a ; b], on rejette l’hypothèse H0 et on accepte l’hypothèse H1 au seuil de risque 5 %.

c) Ici on a bien x =899 donc x  [a ; b], au seuil de risque de 95 %, on accepte ainsi l’hypothèse H0
disant que m A = 900 .