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UNIVERSITE MOHAMMED PREMIER

Faculté des Sciences Juridiques


Economiques et Sociales
Oujda

SOUS LE THEME :

Finance et croissance
économique

Master : Economie, finance et développement

Réalisé par : Encadré par :


BATOU Hanane MR MEJDOUBI
ZELLALI Amina
BOUROUD Loubna
BOUAZZA Wafae
ROCHDI Yousra

Année Universitaire : 2019/2020

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PLAN

Introduction

Partie 1 : Définition et clarification de la croissance économique

Chapitre 1 : Définition et indicateur de mesure de la croissance économique

Chapitre 2 : les théories de la croissance économique

Partie 2 : la finance au service de la croissance.

Chapitre 1 : généralité du système financier.

Chapitre 2 : le lien entre le système financier et la croissance économique.

Conclusion

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Introduction

Au-delà de ses coûts considérables, la crise de 2007-2009 souligne les


lacunes criantes qui subsistent dans notre compréhension du rôle de la finance et de
son intégration avec l’économie. Jusqu’aux années 1980, les liens entre l’économie
réelle et l’économie financière étaient relativement peu étudiés. Les théories de la
croissance ne faisaient aucune place au rôle du secteur financier. Il fallait remonter
à Schumpeter pour trouver une analyse substantielle du rôle du crédit. Il considérait
en effet que l’entrepreneur et le banquier représentaient les deux acteurs
complémentaires du processus d’innovation. Après lui, les travaux se sont plutôt
concentrés sur le rôle de l’entrepreneur. La littérature économique sur les systèmes
financiers connaît un certain renouveau dans la seconde moitié du XXe siècle,
notamment avec les travaux de Gurley et Shaw (1955) qui identifient une relation
significative entre les intermédiaires financiers et la croissance.Goldsmith (1969)
consacre une étude importante au rôle de la structure financière dans le
développement. Puis McKinnon (1973) et Shaw (1973) soulignent l’effet négatif de
la répression financière (plafonnement des taux d’intérêt, politique d’allocation
sélective du crédit, protectionnisme financier) qui réduit la formation de capital,
biaise les choix techniques au détriment des activités intensives en main-d’oeuvre
et conduit à des investissements intensifs en capital et de piètre qualité. Le
renouveau théorique des années 1980 et 1990, notamment nourri par la
modélisation de la croissance endogène, permet de préciser la relation entre le
développement financier et la croissance et d’en approfondir la compréhension.

Cependant, le rôle de la finance est resté longtemps ignoré dans les modèles
de croissance économique. En effet, les théoriciens keynésiens, pour qui les
phénomènes monétaires et financiers sont déterminants dans l’explication du

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niveau d’activité, ne s’intéressent traditionnellement pas à la croissance
(phénomène de long terme), mais au développement de modèles de court terme.
Des travaux plus récents, s’inscrivant dans le cadre des modèles de croissance
endogène, vont chercher à mettre en évidence le lien positif direct entre le
développement financier (développement des intermédiaires financiers et des
marchés de capitaux) et la croissance économique.

Le développement financier affecte la croissance économique via


l’amélioration de la productivité et l’efficacité du capital. Il affecte aussi
l’accumulation du capital à travers le taux d’épargne ou à travers la fraction
d’épargne ayant servi à l’investissement (Pagano, 1993; Levine, 1997).

En outre, les intermédiaires financiers permettent une diversification du


risque technologique et rendent plus attractive la spécialisation des investissements,
facilitant ainsi l’accroissement de la productivité et, par conséquent, la croissance
économique (Saint-Paul, 1992). Par ailleurs, les marchés de capitaux, en général,
peuvent réduire le coût de la mobilisation de l’épargne et de ce fait faciliter
l’investissement dans les technologies les plus productives (Greenwood et Smith,
1997).

C'est dans cette perspective que s'inscrit le présent travail de recherche, à


travers duquel on cherche particulièrement à répondre a la problématique suivante:

Quel est le lien entre le système financier et la croissance économique ?

Pour ce faire, nous allons essayer dans un premiers temps de clarifiés les
concepts de croissance économique et des systèmes financiers. Afin de pouvoir, par
la suite, examiner la lien existant entre la finance et la croissance économique.

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Partie I : Définition et clarification de la croissance
économique

Chapitre 1: Définition et indicateur de mesure de la croissance


économique
Depuis Adam Smith et sa richesse des nations, la croissance occupe l’esprit
de nombreux économistes. La croissance est ainsi associée à plusieurs qualificatifs:
illimitée, limitée, instable…

A. Qu’est-ce que la croissance économique ?


La croissance économique peut se définir comme « un accroissement durable
de sa dimension, accompagné de changements de structure et conduisant à
l’amélioration du niveau de vie ».

Ainsi, François Perroux définit la croissance économique comme un


processus continu et soutenu d’élévation du PIB réel d’un pays dans le temps. Ceci
revient à dire que la croissance économique n’est pas un fait du hasard mais plutôt
une œuvre soutenue et qu’elle se traduit par un accroissement continu du produit
réel de toute l’économie. Il importe de noter que si d’une année à une autre, le
produit de l’économie s’accroît à un taux inférieur à l’accroissement de la
population, la croissance ainsi réalisée n’entraînera pas un accroissement du revenu
par tête d’habitant. Il serait donc préférable de la définir comme un processus
d’élévation continu et soutenu du PIB par habitant du pays. La croissance qui est
mesurée par le taux d’augmentation du PIB, constitue aujourd’hui l’instrument de
référence principal pour la gestion à court terme et à long terme de l’ensemble des
économies de la planète, de même que pour la politique de développement et de
progrès des sociétés humaines. Sur le plan économique, le taux de croissance offre

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une mesure synthétique du degré de réalisation de la plupart des objectifs de la
politique économique : augmentation des revenus du travail et du capital et
accroissement de la richesse matérielle et du bien-être de la population ;
augmentation de la capacité de créer des emplois rémunérateurs pour tous ;
élargissement de l’assiette fiscale pour la mobilisation des moyens nécessaires au
développement des services publics ; affirmation de la puissance économique des
pays vis-à-vis du reste du monde ; et accumulation de richesses et de pouvoir
assurant la sécurité de la collectivité pour l’avenir à long terme.

B. comment peut-on mesurer la croissance économique?


Mesurer la croissance est un exercice difficile, c’est pourquoi de nombreux
économistes ont cherché à dépasser le concept du PIB afin d’introduire des
indicateurs alternatifs.

Le PIB repose sur un ensemble de conventions. Il opère des choix sur ce qui
compte et sur la manière de le compter. Il mesure ce qui est produit, pendant une
période donnée par du travail rémunéré. Cette convention traduit un double
consentement : en comptabilisant la production marchande à son prix de marché, le
PIB exprime le consentement des individus à payer pour obtenir les biens et les
services ; en intégrant des dépenses publiques, sur la base de leur coût de
production, il reflète également les choix collectifs d’une société donnée. Par son
mode de calcul, le PIB rend de grands services, il permet de sommer les valeurs
ajoutées de tous les secteurs institutionnels sur un territoire donné. Il est ainsi
possible de savoir comment la richesse est créée, utilisé et répartie. Le PIB, en tant
qu’outil de la comptabilité nationale est donc un bon moyen de comprendre le
fonctionnement d’une économie et de conduire une politique économique.

Le PIB ne peut se passer de la monnaie qui lui sert d’unité de compte. Le


PIB en valeur permet en effet de résumer la complexité des phénomènes réels et

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monétaires. Pour autant, le prix d’un bien ou d’un service ne permet pas de saisir
toute la dimension de sa valeur. D’une part, la valeur monétaire ne se confond pas
avec la valeur d’usage. Un billet de 20 euros n’a pas la même signification pour un
pauvre et pour un riche (retour sur le concept d’utilité).

Ensuite, le marché n’étant pas parfait, les prix peuvent être tronqués ou ne
pas être un bon indicateur de la rareté d’un bien ou de l’utilité qu’il procure. Enfin,
certains biens n’ayant pas de prix, ne sont pas comptabilisés dans la richesse
nationale tout en participant au bien être individuel et collectif (soins prodigués aux
proches, travail domestique, activités citoyennes, service rendu par l’air que l’on
respire, balade dans une forêt, consommation de l’eau d’une source…).

Cette manière d’appréhender la richesse nationale a cependant évolué suite à


trois changements majeurs (Moatti, 2009) :

•Le début des années 70 a été marqué par le Rapport Meadows soulignant la
fragilité des équilibres naturels et la finitude des ressources. A ce sujet, le PIB pose
deux problèmes. D’une part, il ignore les ponctions que la production opère sur le
patrimoine naturel et qui conduisent à la dégradation de l’environnement et à
l’épuisement des ressources non renouvelables. D’autre part, il ne mesure qu’une
production brute, il ne tient pas compte de l’amortissement du capital naturel,
quand bien même on parviendrait à l’évaluer monétairement.

•Les transformations structurelles des économies ont affecté la pertinence du


PIB comme mesure de la production. Le rôle économique de l’Etat, l’accélération
du cycle de vie des produits sous l’effet du changement technologique et
l’investissement immatériel sont encore mal pris en compte dans les statistiques
nationales.

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•Enfin, il semblerait qu’au-delà d’un certain niveau de richesse, toute
corrélation disparaîtrait entre l’espérance de vie ou l’accès à l’éducation et le PIB.
Ce que Dominique Méda (2008) nomme « les corrélations rassurantes », montre
que loin d’observer une réduction des inégalités dans les pays riches, on assiste au
contraire à leur creusement. Mais si tout le monde est bien d’accord pour souligner
les limites et les insuffisances du PIB, il est encore difficile de savoir ce que l’on
pourrait mettre à la place. Le PIB est le résultat d’une longue réflexion qui prend
comme source, le cadre comptable édifié par les économistes au lendemain de la
seconde guerre mondiale. Ce cadre a subi quelques évolutions depuis, cependant il
peine à répondre aux besoins du moment. Il a bien été proposé de corriger le PIB
actuel en y ajoutant la valeur monétaire des activités non marchandes telles que le
travail domestique et en en retranchant les coûts sociaux et environnementaux,
néanmoins les comptables nationaux continuent de résister à cette extension en
évoquant le problème de la fiabilité de leur modèle.

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Chapitre II : Les théories de la croissance économique

La plupart des manuels de théorie économique, d’histoire de la pensée


économique et d’histoire des faits économiques, font remonter les origines de la
croissance à la première révolution industrielle. Initié en 1776 par la vision
optimiste d’Adam Smith (vertus de la division du travail), le thème de la croissance
réapparaîtra au XIXe siècle dans les travaux de Malthus, Ricardo et Marx. Il faudra
cependant attendre le XXe siècle et les années 50 pour que les modèles théoriques
de la croissance connaissent un véritable succès. Les modèles post-keynésiens
(Harrod-Domar) et néoclassiques (Solow) ont introduit un véritable débat sur la
question de la croissance équilibrée. Depuis les années 70-80, la croissance a connu
un nouvel essor sous l’impulsion des théoriciens de la régulation et de la croissance
endogène.

1. La division internationale d’Adam Smith

Dans ses Recherches sur la nature et les causes de la Richesse des Nations
(1776), Adam Smith met en évidence le rôle de la division du travail (surplus,
marché, gains de productivité) comme facteur de croissance. Cette division du
travail se trouve renforcée par la participation Du pays au commerce international
(théorie des avantages absolus). L’optimisme de Smith Apparaît à travers les traits
d’une croissance illimitée (elle dure tant que l’on peut étendre la Division du travail
et le marché).

2. Les rendements décroissants Ricardo

Dans ses principes de l’économie politique et de l’impôt (1817), David


Ricardo souligne que la croissance est limitée par la loi des rendements
décroissants. La valeur ajoutée se répartit entre trois agents : les propriétaires

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fonciers (rente foncière), salariés (salaire de subsistance) et le capitaliste (profit).
Précisons que le profit des capitalistes est résiduel, c’est-à-dire qu’il intervient une
fois le salaire et la rente foncière payés. Lorsque la population s’accroît, il convient
d’augmenter la production agricole, or les nouvelles terres mises en culture sont de
moins en moins productives. Le coût de production va donc s’élever, entraînant
inévitablement la hausse des salaires et de la rente foncière. Les profits vont se
réduire Jusqu’au moment les capitalistes ne seront plus incités à investir.
L’économie atteint la situation d’état stationnaire. Afin de retarder cette situation,
Ricardo préconise d’augmenter les gains de productivité dans l’agriculture grâce au
progrès technique et de s’ouvrir au commerce international (théorie des avantages
comparatifs).

3. La loi de la population de Thomas Malthus

Dans son Essai sur le principe de population (1796), Thomas Malthus


considère que la croissance est limitée en raison de la démographie galopante. Il
attribue la misère en Angleterre au décalage entre deux lois : la loi de progression
arithmétique des subsistances et la loi de progression géométrique. La sortie de cet
état passe par la mortalité, la baisse de la natalité et le célibat.

4. Schumpeter et le rôle de l’entrepreneur

Dans son ouvrage, Capitalisme, Socialisme et démocratie, Joseph


Schumpeter (1942) fait du progrès industriel la clé du changement. : « L’impulsion
fondamentale qui met et maintient en mouvement la machine capitaliste est
imprimée par les nouveaux objets de la consommation, les nouvelles méthodes de
production et de transport, les nouveaux marchés, les nouveaux types
d’organisation industrielle – tous éléments créés par l’initiative capitaliste ». En
d’autres termes, le progrès industriel est porté par des innovateurs qui cherchent à
emporter le gros lot (Schumpeter compare le jeu des affaires au poker). L’analyse

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schumpetérienne est intéressante car elle ne repose pas seulement sur le progrès
technique, sur l’évolution des connaissances ou les grandes inventions (avec le
cycle des révolutions industrielles successives).

Schumpeter y ajoute un héro – le chef d’entreprise qui prend le risque de


lancer un nouveau produit ou une nouvelle façon de produire , et une structure (la
concurrence monopolistique) qui assure à celui qui a réussi son pari d’en percevoir
une rétribution financière. Mais attention, il y aura peu d’élus pour beaucoup
d’appelés. La « Destruction – créatrice » laissera certains derrière elle, cependant
elle finira par être bénéfique pour tous. Le système tout entier produira plus de
richesse.

5. La croissance est instable selon les post-keynésiens (Harrod,


Domar)

Roy Forbes Harrod (1939) et Evsey Domar (1947), deux économistes


inspirés par les théories keynésiennes, ont chacun de leur côté contribué à
construire une telle théorie.

Le modèle se présente comme un système keynésien simplifié, incluant une


fonction d'investissement et une fonction d'épargne. Mais Harrod et Domar ont
élargi l'analyse keynésienne : l'investissement n'est plus seulement considéré
comme générateur de revenu (effet de multiplication keynésien) mais aussi comme
susceptible de créer de nouvelles capacités de production. Grâce à ce nouveau rôle
de l'investissement, la croissance résulte du processus d'ajustement des capacités de
production et de demande.

6. Le modèle néoclassique de Solow

Dans une perspective de long terme, Robert Solow réalise en 1956 le premier
modèle de croissance néoclassique. Dans ce modèle, les entreprises combinent du

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travail et du capital pour produire des biens. Elles utilisent l’épargne des ménages
pour investir et ainsi accroître les capacités de production. Ainsi, plus l’économie
épargne, plus les entreprises peuvent accumuler du capital. Toutefois, Solow fait
l’hypothèse d’une décroissance des productivités marginales : plus un travailleur
dispose de machines, moins la machine supplémentaire lui permet d’accroître sa
production. Autrement dit, plus le stock de capital augmente, moins la production
augmente rapidement. Par conséquent, en l’absence de progrès technique, la
croissance tend peu à peu vers zéro et l’économie risque finalement de se retrouver
dans une situation où la production n’augmente plus, mais stagne. Solow retrouve
donc ici l’idée des classiques selon laquelle l’économie converge vers un état
stationnaire.

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Partie 2 : La finance au service de la croissance.

Pour soutenir la croissance et le développent de l Etat, le système financier


avait besoin de s’ouvrir, car l’épargne et création monétaire au niveau national en
pouvait pas suivre le rythme de la création de la richesse.

Chapitre 1 : Généralité du système financier.


Le système financier est constitué par l'ensemble des institutions et
mécanismes destinés à mettre en relation les agents économiques dont les
ressources sont excédentaires et ceux dont les ressources sont insuffisants.

Ce système fédère différents acteurs, dont des institutions financières


(banques, etc.) les marchés financiers ainsi que des systèmes de compensation et de
règlement sur lesquels les investisseurs finalisent leurs transactions.

Par ses rôles, Le système financier concourt à l'accroissement de la capacité


productive de l'économie.

1.Définition
Le système financier est un ensemble d'établissements financiers qui
échangent des fonds via une organisation relativement informelle : les marchés
financiers, comme le crédit bancaire ou les marchés boursiers.

Le comportement de ces établissements est régulé par la banque centrale et


les autorités financières.

La confiance et la réputation au sein du système financier jouent des rôles


très importants. La spéculation repose essentiellement sur l'effet de levier.

Le système financier est un système complexe qui rend compatible :

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1. .L'épargne des agents non financiers ;
2. L'investissement en actifs physiques.
Il permet l'adéquation entre offre et demande de capitaux. Son dérèglement
peut entraîner des troubles comme la crise financière de 2007 à 2011.

2.Le rôle du système financier


1-Le système Financier(SF) permet donc la rencontre entre les Agents à
Besoin de Financement (ABF) et les Agents à Capacité de Financement(ACF).

2-le système Financier comprend les marchés de titres et d’instruments


financiers et leurs intervenants ainsi que les banques et les mécanismes du crédit et
des moyens de paiement.

Monnaie : Marché bancaire (création monétaire, crédit, circulation des


moyens de paiement.)

Titres : Marché financier (émission de titres, placement des titres (marché


primaire), circulation des titres (marché secondaire).)

Différence entre monnaie et titres :

A- La monnaie est un actif sans risque de perte de sa valeur nominale ayant


3 fonctions principales :

a) Elle sert de moyen de paiement

b) Elle sert d’unité de compte

c) Elle sert de moyen de réserve de valeur

B- Le titre est un actif représentatif d’une créance ou d’un droit de propriété


acquis par un investisseur sur un émetteur (lequel émet une reconnaissance de dette
ou un titre de propriété). Ce faisant, il est un actif fondé sur le crédit et donc
présente un risque. Ce n’est pas un instrument de circulation (pas un moyen de
paiement) mais un instrument de financement/placement.

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Marché bancaire et marché des titres constituent le système financier
.l’ensemble des moyens par lesquels des ABF et des ACF peuvent se rencontrer. Il
est le lieu, de plus en plus dématérialisé, d’émission et de circulation des actifs
monétaires et financiers

3-Le système financier remplit plusieurs fonctions :


1. Il collecte les ressources financières et les oriente vers les besoins de
financement, soit par l’intermédiaire du crédit, soit directement à travers l’émission
de titres.

2. Il transforme les caractéristiques des flux financiers (devises, taux,


maturités…) afin de rendre compatibles les ressources et les emplois et d’assurer la
liquidité des agents.

3. Il optimise l’allocation des ressources en confrontant les rendements et


les risques et arbitre entre les places et produits, ce qui rend les échanges de
capitaux plus homogènes et réduit les distorsions de valeur entre les marchés.

4. Il mutualise les risques entre les intervenants et réduit les aléas


individuels

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Chapitre II : le lien entre le système financier et la croissance
économique
La finance génère-t-elle de la croissance économique, ou est-ce cette dernière
qui est à l’origine du développement des systèmes financiers ? La question divise,
depuis longtemps, les académiciens. Certains estiment, en effet, que le rôle de la
finance dans la croissance économique a été « excessivement amplifié » et que
l’offre financière n’est qu’une « réponse automatique » aux besoins exprimés par
les entreprises, en matière de financement. Selon eux, « là où les entreprises
avancent, la finance se contente de suivre ». D'autres auteurs considèrent, en
revanche, que lorsque le système financier est suffisamment sophistiqué, il
contribue à une meilleure allocation des ressources et au soutien de la croissance
économique. D'après eux, dans des secteurs qui se caractérisent par une forte
asymétrie d’information, l’intermédiation financière peut remédier aux problèmes
de la sélection adverse et de l’aléa moral et réduire les coûts des transactions entre
les prêteurs et les emprunteurs.

Le fonctionnement du système financier peut avoir un impact décisif sur la


croissance économique et sur la stabilité de l’économie. Il influe sur la croissance
économique à long terme par son effet sur l’efficience de l’intermédiation entre
épargnants et emprunteurs finaux ; par le degré auquel il permet une surveillance
des utilisateurs de fonds externes, ce qui se répercute sur la productivité du capital
utilisé ; enfin, par son incidence sur le volume de l’épargne, qui conditionne la
capacité future de l’économie de générer des revenus. Le système financier agit sur
la stabilité de l’économie en raison du fort pouvoir de levier de ses activités et de
son rôle central dans le règlement de l’ensemble des transactions au sein de
l’économie, de sorte que toute défaillance d’un segment risque de compromettre la
stabilité du système dans son ensemble.

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L’impact des systèmes financiers sur la croissance a été bien démontré de
manière empirique. Compte tenu des difficultés rencontrées pour évaluer
directement l’efficience dans le secteur financier, de nombreuses études empiriques
se sont appuyées sur des indicateurs de taille ou de structure pour démontrer
l’existence d’un lien entre le développement des systèmes financiers et la
croissance économique (Levine, 2005)  De fait, presque toutes les études fondées
sur des données macroéconomiques ou sectorielles constatent que le
développement du secteur financier, mesuré d’après l’ampleur de l’intermédiation
financière ou du financement externe rapportée au PIB, a une nette incidence
positive sur la croissance, soit directement via la productivité, soit indirectement
par son effet sur l’accumulation de capital physique et de connaissances (Pelgrin et
al., 2002). En outre, ce résultat est généralement très robuste face aux variations de
l’échantillon. A titre d’exemple, même si la majorité de ces études couvrent un
large éventail de pays développés et en développement, l’effet du développement
du secteur financier sur la croissance se vérifie même quand l’échantillon est limité
aux pays de l’OCDE (Leathy et al., 2001).

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Conclusion

Au total, l’ensemble des observations que l’on vient d’évoquer montre qu’il
existe un effet indéniable du développement financier sur la croissance. S’il reste
des interrogations, elles portent sur l’importance de cet effet selon les économies,
ainsi que sur la forme souhaitable du système financier, et, en conséquence, sur la
nature des politiques publiques adaptées pour en guider l'évolution et en contrôler
les possibles insuffisances ou excès.

Elles concernent l’une et l’autre l’articulation entre le secteur financier et


l’ensemble du système économique et social. Parce que la causalité entre finance et
croissance n’est pas à sens unique, le contenu et la forme des contrats financiers
agissent différemment selon le contexte institutionnel dans lequel ils s’insèrent.
C’est pourquoi le développement financier n’a pas le même impact d’un pays à
l’autre. Et c’est surtout ce qui explique qu’il n’existe pas en soi d’architecture
financière optimale. Le développement financier est sans doute profitable, mais les
formes qu’il doit prendre sont conditionnées par les caractéristiques du modèle
économique et social qui reste l’objet de nos choix collectifs.

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Bibliographie

-http://annotations.blog.free.fr/index.php?post/1989/02/24/Les-th%C3%A9ories-
de-la-croissance

-SCHUMPETER, J.(1911).‘‘The Theory of EconomicDevelopment’’, Cambridge,


MA: Harvard UniversityPress.

-https://les-yeux-du-monde.fr/ressources/23683-quest-ce-la-division-internationale

Systemes financiers et croissance Pierre Jacquet et Jean-Paul Pollin / Association


d'economie financière "Revue d'économie financière"

-https://www.cairn.info/revue-economique-de-l-ocde-2006-2-page-89.htm

-https://www.echofrancophone.org/economie/nouvelle-page-32/

-https://concept-economique.blogspot.com/2012/06/systeme-financier-role-et-
fonctions.html?m=1

-https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://fr.m.wikipedia.

org/wiki/Syst
%25C3%25A8me_financier&ved=2ahUKEwiNo6u7pq7mAhVE5eAKHdUbBrkQ
FjABegQIDhAG&usg=AOvVaw0NngfmLNXrX9zC007iIuoh

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Table des matières

PLAN.................................................................................................................................. 1
Introduction........................................................................................................................ 2
Partie I : Définition et clarification de la croissance économique.......................................4
Chapitre 1: Définition et indicateur de mesure de la croissance économique.....................4
A. Qu’est-ce que la croissance économique ?.....................................................................4
B. comment peut-on mesurer la croissance économique?...................................................5
Chapitre II : Les théories de la croissance économique......................................................8
1. La division internationale d’Adam Smith.....................................................................8
2. Les rendements décroissants Ricardo...........................................................................8
3. La loi de la population de Thomas Malthus.................................................................9
4. Schumpeter et le rôle de l’entrepreneur.......................................................................9
5. La croissance est instable selon les post-keynésiens (Harrod, Domar)......................10
6. Le modèle néoclassique de Solow..............................................................................10
Partie 2 : La finance au service de la croissance...............................................................12
Chapitre 1 : Généralité du système financier.....................................................................12
1.Définition....................................................................................................................... 12
2.Le rôle du système financier..........................................................................................13
3-Le système financier remplit plusieurs fonctions :........................................................14
Chapitre II : le lien entre le système financier et la croissance économique.....................15
Conclusion........................................................................................................................ 17
Bibliographie....................................................................................................................18
Table des matières.............................................................................................................19

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