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AVC

Un accident vasculaire cérébral (AVC), également souvent encore appelé « attaque », survient lorsque la
circulation sanguine vers ou dans le cerveau est interrompue par :

 un vaisseau sanguin bouché (AVC ischémique), le plus fréquent ou


 un vaisseau sanguin rompu (AVC hémorragique), dans moins de 20% des cas.

L’AVC ischémique (ou « infarctus cérébral »)


L’artère est bouchée par :

 une plaque riche en cholestérol (athérosclérose), on parle de thrombose cérébrale (40 à 50 % des
AVC),
 un caillot de sang, venu obstruer l’artère, il s’agit alors d’une embolie cérébrale (30 % des AVC).

L’AVC hémorragique (20 % des cas)


Il est dû le plus souvent à une rupture d’anévrisme. Les tumeurs, les crises d’hypertension et divers
troubles de la coagulation peuvent eux aussi entraîner des hémorragies cérébrales.

L’Accident Ischémique Transitoire (AIT)


Lorsque l’obstruction de l’artère cérébrale se résorbe d’elle-même et ne provoque pas de séquelle, on
parle d’accident ischémique transitoire. Ses symptômes sont les mêmes que l’AVC, mais ils durent de
quelques secondes à quelques minutes avant le retour à la normale. L’AIT peut donc passer inaperçu et
être confondu avec un simple malaise. Il signale pourtant un risque important d’AVC plus grave , c’est
une urgence .

Les symptomes
L’accident vasculaire cérébral se manifeste soudainement par :

 une déformation de la bouche


ex  : lorsque la personne sourit le sourire n’est pas symétrique
 une faiblesse d’un côté du corps, bras ou jambe
ex  : lorsqu’on demande à la personne de lever les deux bras devant elle, l’un des bras ne peut
être levé ou rester en hauteur, il retombe
 des troubles de la parole
ex  : lorsqu’on demande à la personne de répéter une phrase, elle a des difficultés à parler ou à
comprendre.

 Ces 3 signes d’alerte peuvent être accompagnés, tout aussi soudainement, de troubles de l’équilibre, de
maux de tête intenses ou d’une baisse de vision.

Tous ça se résume en un seul mot qui est l’hemiplegie.

L'atteinte de l'hémicorps peut être :

 complète: elle touche la face, le bras et la jambe.


 partielle: elle touche, par exemple, la face et un bras seulement.

Il est important de savoir qu'il n'y a pas de corrélation étroite entre l'importance de l'hémiplégie et
l'étendue de l'AVC.
Les facteurs de risque :

Il existe différents facteurs de risque bien connus et dont certains sont évitables par une prévention
efficace:

 L'âge. Plus de la moitié des AVC surviennent chez les personnes âgées de 75 ans et plus, contre
un quart chez les moins de 65 ans.
 Certaines maladies cardiaques (anomalie de la valve cardiaque, insuffisance ou arythmie) qui
nécessitent un traitement anticoagulant durant toute la vie.
 L'hypertension artérielle qui est un facteur de risque majeur. Le fait que beaucoup d’hypertendus
dépistés n’aient pas une pression artérielle normalisée augmente encore ce risque.
 L'hypercholestérolémie.
 Un premier accident vasculaire cérébral ou un AIT. L'accident ischémique transitoire indique que
le risque d'AVC est important.
 Le diabète. Cette maladie chronique, caractérisée par un excès de sucre dans le sang, contribue
aux dépôts graisseux (plaque d'athérome) sur la paroi des vaisseaux.
 La consommation de tabac : l’arrêt du tabac diminue de moitié le risque d’AVC.
 La consommation d'alcool qui agit aussi sur la valeur de la pression artérielle.
 La sédentarité.

L’examen à pratiquer ! :

 L'AVC est une urgence médicale et un examen d'imagerie doit être réalisé au plus vite. Le scanner
confirme le diagnostic et permet de déterminer la cause de l'AVC en précisant le caractère
ischémique ou hémorragique de l’AVC.
 L'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) peut également être utilisée, mais en pratique elle
est souvent moins disponible que le scanner. Une fois précisé le type d'AVC, il faut retrouver la
cause afin de proposer le traitement adapté.
 Pour les AVC d'origine ischémique, il faut réaliser un bilan sanguin à la recherche de facteurs de
risques d'athérosclérose comme l'hypertension, un diabète, une hypercholestérolémie...
 Des examens d'imagerie permettent de visualiser l'origine du caillot : écho-doppler des artères
carotides qui peuvent être obstruées et échographie cardiaque pour détecter si le coeur est une
source d’embolie. Par ailleurs, un électrocardiogramme est également réalisé à la recherche de
troubles du ryhtme.
 Pour les AVC d'origine hémorragique, une IRM et une artériographie permettent de visualiser une
éventuel anévrisme (malformation artérielle).
Le traitement :

1/ AVC ischemique :

Il existe un traitement médicamenteux à utiliser dans les trois heures suivant l'AVC qui permet de
diminuer le risque de lésions irréversibles du cerveau.
Le médecin injecte par voie intraveineuse un activateur du plasminogène tissulaire. Cette molécule active
une protéine du sang dont le rôle est de dissoudre les caillots sanguins.
Puis un médicament anticoagulant est donné dans les heures qui suivent afin d'empêcher la formation de
nouveaux caillots et d'éviter que ceux déjà formés ne grossissent. Une fois la situation d'urgence écartée,
il est fréquent qu'un anticoagulant plus léger, comme l’aspirine, soit prescrit à vie.
Après l'hospitalisation d'urgence, des agrégants anti-plaquettaires peuvent être prescrits si l'origine de
l'AVC était la présence de plaques d'athérome (athérosclérose). Ces médicaments empêchent les
plaquettes de s'agglutiner et diminuent le risque de formation des caillots dans les artères.
Par ailleurs, des gestes chirurgicaux peuvent être effectués afin d'éviter la formation de caillots :
l'endartériectomie de la carotide consiste à nettoyer la paroi de la carotide touchée par l'athérosclérose et
l'angioplastie consiste à placer un ballonnet dans l'artère afin d'en augmenter le diamètre.

2/ AVC hemorragique :
Le traitement est avant tout chirurgical.
Quand l'examen d'imagerie révèle que l'AVC a été provoqué par une hémorragie cérébrale qui est
importante, le premier geste est chirurgical.
Le neurochirurgien retire le sang accumulé et draîne le liquide céphalo-rachidien afin de réduire la
pression à l'intérieur du crâne.
En présence d'un anévrisme, le neurochirurgien peut procèder à une intervention qui consiste à clipper
l'anévrisme afin de le séparer du reste de la circulation.
Lorsque cela est possible, la technique de l'embolisation est toutefois préférée. Elle consiste à remplir
l’anévrisme avec un filament de platine afin d'éviter qu'il ne saigne à nouveau.

La dépression, qui survient chez environ 30 % des patients dans l’année