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REPUBLIQUE TUNISIENNE

Ministère de l'Enseignement Supérieur ‫الجمـــــهــىريت التىنسيــــت‬


et de la Recherche Scientifique ‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬

INSTITUTPREPARATOIRE AUX ETUDES SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES

CONCOURS D’ACCES AU CYCLE PREPARATOIRE AU CONCOURS


D’AGREGATION DE SCIENCES PHYSIQUES (option : Physique).

SESSION 2018

EPREUVE DE PHYSIQUE N° 4

ELECTROMAGNETISME

Durée : 1H30 Date: Samedi 5 Mai 2018

 L’usage d’une calculatrice électronique de poche est autorisé.


 Tout document et tout autre matériel électronique sont interdits.
 Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit l’épreuve en expliquant les initiatives qu’il est amené à prendre.

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1
Les parties A et B sont Indépendantes.

Un plasma est un milieu renfermant des cations (de mase M et de charge e) et des électrons (de masse m et de
charge –e) mais qui reste globalement neutre, ce qui suppose que cations et électrons ont la même densité N.

A- ETUDE PRELIMINAIRE

I- Ecart à l’électro neutralité : Longueur de Debye.


On considère un cation C+ particulier placé en O pris comme origine d’espace. Du fait de l’attraction
coulombienne, au voisinage de ce cation, on observe un surplus de charges négatives, responsable
d’un écart local à la neutralité globale du plasma. Soit V(r) le potentiel qui règne en un point M situé à
la distance r de O, les densités volumiques des ions et des électrons s’écrivent
pour les cations :

et pour les électrons :

où est la constante de Boltzmann.


1- Donner la densité totale de charges électriques.
2- Rappeler l’équation « de Poisson » satisfaite par le potentiel V(r).
3- On suppose que .
a- Simplifier l’équation précédente.
b- Résoudre l’équation simplifiée en introduisant la fonction ; on fera apparaitre deux
constantes .
c- On admet que et qu’au voisinage immédiat de l’ion C+, l’influence de sa charge, supposée
ponctuelle, l’emporte sur celle des charges électroniques ( ).
Déterminer .
Donner l’expression de en fonction de et d’une longueur caractéristique (appelée
longueur de Debye) que l’on explicitera en fonction de . Conclure.
4- A.N : Pour un plasma d’argon , calculer la longueur de Debye pour et
. Conclure.

II- Comportement collectif d’un plasma. Oscillation plasma.


L’existence de forces électromagnétiques de longue portée permet à une particule donnée, du plasma,
d’interagir avec plusieurs particules environnantes, ce qui donne un caractère collectif à ces interactions. On
suppose que le plasma occupe un volume parallélépipédique rectangle de dimension a, b, et c respectivement
suivant . On note la surface perpendiculaire à .
On suppose que a, b et c sont très grandes devant la longueur de Debye (pour que l’on puisse adopter
l’hypothèse d’électro neutralité du plasma).
Le gaz d’électrons est assujetti à se déplacer en bloc de , suivant , relativement aux ions supposés
fixes (figure1). La densité de charges qui résulte de ce mouvement est représentée sur la figure 2.

2
Figure 1 Figure 2

1- Exprimer (voir figure 2) en fonction de .


2- a- Expliquer pourquoi le champ est nul pour .
b- En utilisant l’équation de Maxwell-Gauss, exprimer le champ électrique ⃗ ⃗ en fonction de x.
3- En appliquant la relation fondamentale de la dynamique à un électron se trouvant entre , montrer que

ce dernier effectue des oscillations de pulsation √ , dite pulsation plasma.

B- ONDE ELECTROMAGNETIQUE A L’INTERFACE AIR-PLASMA


Le plasma occupe maintenant le demi-espace . Il est supposé froid et dilué pour que l’on puisse le
considérer comme globalement neutre, et négliger les interactions entre particules. On néglige aussi les forces
de pesanteur.
On considère une onde électromagnétique incidente ⃗ ⃗ , monochromatique, plane et se propageant suivant
les z croissants dans le demi-espace occupé par l’air assimilé au vide. Son champ électrique est donné en
notation complexe par :
⃗ ⃗
Au niveau de l’interface , cette onde est à l’origine d’un champ réfléchi :

⃗ ⃗ ,
et d’un champ transmis dans le plasma :
⃗ ⃗

I- Etude du champ électromagnétique dans le plasma


1- On s’intéresse au mouvement des charges sous l’effet du champ électromagnétique ⃗ ⃗ .
a- Justifier que, dans l’hypothèse de particules non relativistes, on peut négliger l’effet de la force magnétique
devant celui de la force électrique.
Soient ⃗ ⃗ les vitesses respectivement des électrons et des cations
en régime sinusoïdal forcé.
b- Exprimer et ⃗ en fonction du champ ⃗ .
c- En déduire l’expression de la densité de courant (on rappelle que les électrons et les ions ont la même
densité particulaire N).
3
d- Sachant que les ions sont très lourds par rapport aux électrons, simplifier l’écriture de la densité de
courant . L’exprimer en fonction de ⃗ .
2- En utilisant l’équation de Maxwell-Gauss, l’équation de conservation de la charge et le résultat précédent
montrer que la densité volumique de charge est nulle pour .
3- a- Ecrire les équations de Maxwell pour le plasma.
b- En déduire l’équation de dispersion donnant en fonction de .
c- Pour quelles valeurs de a-t-on propagation.
Dans la suite, on se place dans ces conditions de propagation.
d- donner les expressions des vitesses de phase . Les représenter en fonction de sur
le même graphique.
e- On définit l’indice n du plasma par la relation .
Exprimer en fonction de .

II- Réflexion-transmission d’une onde à la surface d’un plasma

On définit les coefficients de Fresnel r et t par ;

1- Réécrire les expressions des champs incident, réfléchi et transmis (on fera apparaitre les coefficients de
Fresnel).
2- En déduire les expressions des champs magnétiques ⃗ ⃗ ⃗ en fonction de .
3- Sachant que l’on a continuité du champ électromagnétique à l’interface air-plasma (z=0), déterminer les
coefficients et .
4- Calculer les valeurs moyennes des vecteurs de Poynting ⃗ ⃗ ⃗ associés
respectivement aux ondes incidente, réfléchie et transmise.
5- En déduire les facteurs de réflexion 𝑅 et de transmission en énergie définis par:
⃗ ⃗ ⃗ ⃗
𝑅
⃗ ⃗ ⃗ ⃗
Exprimer 𝑅 et en fonction de et 𝑝.
Montrer que 𝑅 + =1
6- Montrer que lorsque on a ; on explicitera en fonction de et de la célérité de
la lumière c. Quelle est la limite de T lorsque .
7- On se place dans le cas < 𝑝 (domaine réactif). Quelle sont les valeurs des facteurs de réflexion 𝑅 et
de transmission dans ce cas.

Données utiles :
Célérité de la lumière :
Permittivité du vide :
Perméabilité du vide :
Charge élémentaire :
Masse de l’électron :
Constante de Boltzmann
- Pour un potentiel radial , le Laplacien en coordonnées sphériques s’écrit :

( ( ))

- Pour | |

****Fin de l’épreuve****
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D’AGREGATION DE SCIENCES PHYSIQUES (option : Physique).

SESSION 2018

EPREUVE DE PHYSIQUE N° 3

MECANIQUE

Durée : 1H30 Date: Samedi 5 Mai 2018

 L’usage d’une calculatrice électronique de poche est autorisé.


 Tout document et tout autre matériel électronique sont interdits.
 Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une
erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit l’épreuve en expliquant
les initiatives qu’il est amené à prendre.

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On se place dans le référentiel galiléen de repère (Oxyz) orthonormé, direct, de vecteurs unitaires de
  
base ( i , j , k ) . On considère le dispositif, représenté sur la figure 1, constitué d'un ressort, d'un demi-cercle
C et d'une perle P. Le ressort est parfait (c'est-à-dire sans masse) et développe selon sa propre direction
une force proportionnelle à son élongation avec un coefficient de proportionnalité K. On désigne par Lo la
longueur à vide du ressort. Le demi-cercle C (fixe dans ), de rayon a, de centre O, est contenu dans le
demi-plan xOy, x > 0, supposé vertical (Ox étant la verticale descendante).

 
Le système est placé dans le champ de pesanteur d'accélération g  g i ; g = constante.

La perle P est un objet quasi-ponctuel de masse M astreint à se déplacer sans frottement sur C.

Le ressort a une extrémité liée à P et l'autre à un point de coordonnées x = - a, y = 0, z = 0.


 
   
La position de P est repérée dans par l’angle   ( i , OP ) ,    ,  . On notera u  le vecteur
 2 2
   
unitaire porté par OP et u  le vecteur unitaire déduit de u  par la rotation de + π/2 autour de k .

Les expressions vectorielles demandées dans les questions 1, 3, 4 et 5 seront exprimées dans la base
 
(u  , u ) .


1. a. Donner les composantes du vecteur P en fonction de a et θ.

b. En déduire l'expression de son module P. On rappelle que : 1  cos   2 cos 2 ( / 2) .


2. Donner les composantes de la tension T du ressort en fonction de a, K, Lo et θ.
On rappelle que sin   2 sin( / 2) cos( / 2) .

2

3. Soit F la résultante des forces extérieures appliquées à la masse M. On note N le module de la réaction
 
N de C sur P. Donner l'expression des composantes de F en fonction de a, g, K, Lo, M, N et θ.

4. Montrer que l’expression de l'énergie potentielle EP() dont dérive la force F est :

E p ( )  ( Ka 2  Mga) cos  2KaL0 cos( / 2)  C , C étant une constante d’intégration.

5. Déterminer les positions d'équilibre  = e du système.

Mg L
6. On pose Lc  2(a  ) Discuter, suivant le rapport o , le nombre de positions d’équilibre.
K Lc

7. Etudier la stabilité des positions d’équilibre obtenues dans le cas où L0  Lc .

 
8. La figure 2 donne la variation de l’énergie potentielle EP en fonction de  pour les valeurs de   0,  ,
 2
M = 2 Kg, Lo = 25 cm, a = 20 cm et g = 9.81 N/Kg.

En déduire :

a. Les positions d’équilibre dont on précisera la stabilité.

b. La constante K.

****Fin de l’épreuve****

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TECHNIQUES

CONCOURS D’ACCES AU CYCLE PREPARATOIRE AU CONCOURS


D’AGREGATION DE SCIENCES PHYSIQUES (option : Physique).

SESSION 2018

EPREUVE DE PHYSIQUE N° 1
OPTIQUE

Durée : 1H30 Date: Samedi 5 Mai 2018

 L’usage d’une calculatrice électronique de poche est autorisé.


 Tout document et tout autre matériel électronique sont interdits.
 Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit l’épreuve en expliquant les
initiatives qu’il est amené à prendre.

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PARTIE A : FOCOMETRIE

I- Etude préliminaire

I-1-a- Donner la définition d’une lentille. Dans quelle(s) condition(s) la lentille est-elle dite
mince.

b- Pour une lentille mince convergente, définir :


- le centre optique ,

- l’axe optique,

- le foyer objet ,

- le foyer image ,

- la vergence , sa dimension et son unité,

- la distance focale image .

I-2-a- Rappeler les conditions de Gauss.

b- On considère une lentille mince convergente de centre O. Soit l’image d’un point A
situé sur l’axe optique de la lentille. En prenant O comme origine, écrire la formule de
conjugaison de la lentille en fonction de ̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅ .

c- En déduire que ̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅ ; formule de conjugaison de Newton.

II- Méthodes focométriques


Une méthode focométrique est une méthode qui permet de déterminer les distances focales des
lentilles.

1- Méthode des points conjugués


Pour une lentille convergente donnée, les variations de en fonction de sont données
sur la figure 1.

Figure 1.
Quelle est la vergence de la lentille.
Calculer la distance focale de la lentille. Faire un calcul d’incertitude et encadrer la valeur
de .
2
2- Méthode de Bessel
On intercale entre un objet et un écran E, maintenus fixes a une distance l’un de l’autre,
une lentille convergente, de distance focale f’ à déterminer.
Pour cela, on déplace la lentille convergente jusqu’à obtenir une image nette sur l’écran. On
note la distance entre l’objet et la lentille correspondante.
a) Exprimer, en fonction de et , les quantités ̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅.
b) Déterminer l’équation du second ordre vérifiée par .
c) En déduire la condition sur et pour avoir la conjugaison.
Cette condition étant assurée, exprimer les deux positions de la lentille pour
lesquelles on observe une image nette sur l’écran.
d) Exprimer la distance focale ’, en fonction de et | |
Calculer ’ pour et ;
Faire un calcul d’incertitude et encadrer la valeur de ’.

3- Méthode de Badal
C’est une méthode focométrique de détermination expérimentale de la focale d’une lentille
divergente L. Pour cela on procède en deux étapes.
1ère étape : On utilise deux lentilles convergentes L1 et L2 de foyers objets respectifs F1 et F2, et
de foyers images respectifs F’1 et F’2.
On met un objet A sur l'axe optique au foyer objet F1 de la première lentille L1. Son image se
trouve en A’=F’2, le foyer image de L2 (figure 2).

Figure 2

2ème étape : On intercale entre les deux lentilles précédentes, la lentille divergente L de focale
inconnue au foyer objet de . On déplace l’écran de jusqu’à obtenir une nouvelle image nette
de A (figure 3).

Figure 3

a- Exprimer la distance focale ’de la lentille divergente L en fonction de et de .


b- Calculer ’ pour et et .

3
B- OPTIQUE ONDULATOIRE

I- Une source ponctuelle S est placée à une distance d = 0,5 m d’une plaque opaque et
sur la médiatrice de deux petits trous identiques S1 et S2 percés dans la plaque; on notera b la
distance entre les deux trous.
La source émet un rayonnement monochromatique de longueur d’onde λ = 500 nm.
On observe la figure d’interférences sur un écran E placé à une distance D = 2 m du masque.
1- Faire un schéma en précisant la marche des rayons lumineux de la source jusqu’au point
de l’écran ; l’axe étant orienté selon ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et le point O étant l’intersection de
avec l’écran.
2- Déterminer l’intensité lumineuse I au point M et l’exprimer en fonction de et .
Préciser la nature et l’orientation des franges d’interférences. Quelle est la valeur du
contraste C de ces franges ?
3- Donner la position de la frange d’interférence d’ordre zéro.
4- Calculer la distance de séparation entre les deux trous sachant que l’interfrange
.
5- On déplace la source d’une distance dans le sens ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Déterminer la nouvelle position de la frange d’ordre zéro ?
6- On se propose de ramener la frange d’ordre zéro en O en plaçant une lame de verre
d’indice sur l’un des deux trous, que l’on précisera.
Déterminer l’épaisseur e de la lame.

II- On dispose d’un biprisme de Fresnel, d’indice et d’angle . Il est éclairé par
une fente mince très fine S, émettant une lumière monochromatique. La fente S est située à la
distance cm du biprisme. On observe les franges d’interférences à l’aide d’un
oculaire dont le plan focal objet se trouve à une distance d′ = 50 cm du biprisme (figure 4).

Figure 4

1- Préciser, sur la figure 4, la position des fentes secondaires et , le champ


d’interférences et sa largeur L sur un écran placé à la distance d’ du biprisme.
2- Etablir l’expression de l’écartement entre les fentes secondaires en fonction de
a, n, et d.
3- Etablir les expressions de l’interfrange i et de la largeur de L du champ d’interférences en
fonction de A, n, d et/ou d’.
4- On éclaire le système avec une lumière monochromatique de longueur d’onde λ = 589 nm.
La mesure de la distance séparant les franges brillantes d’ordre +4 et -4, donne

Calculer l’angle au sommet A des prismes. En déduire la distance . Déterminer le nombre


de franges brillantes visibles dans le champ d’interférences.

****Fin de l’épreuve****

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TECHNIQUES

CONCOURS D’ACCES AU CYCLE PREPARATOIRE AU CONCOURS


D’AGREGATION DE SCIENCES PHYSIQUES (option : Physique).

SESSION 2018

EPREUVE DE PHYSIQUE N° 2

THERMODYNAMIQUE

Durée : 1H30 Date: Samedi 5 Mai 2018

 L’usage d’une calculatrice électronique de poche est autorisé.


 Tout document et tout autre matériel électronique sont interdits.
 Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit l’épreuve en expliquant les initiatives
qu’il est amené à prendre.

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Les quatre parties (I-, II-, III- et IV-) sont indépendantes

I- Gaz Parfait :
1) Rappeler l’équation d’état d’un gaz parfait tout en précisant les paramètres utilisés.
2) Une mole de ce gaz est enfermée dans un tube à l’aide d’une colonne de mercure de
hauteur , le gaz occupe la hauteur quand le tube est dans la position a (Figure 1). On
renverse le tube (position b) et on suppose que la transformation est isotherme. La pression
extérieure est la pression atmosphérique.

a) Comment doit-on opérer pour que cette


transformation soit isotherme ?

b) Déterminer la nouvelle hauteur occupée


par la colonne de gaz. On rappelle que la
pression atmosphérique est égale à 76 cm Figure 1
de mercure.

3) L’énergie interne d’un gaz parfait, contenant N particules, en équilibre thermique à la


température est donnée par : , où est l’énergie mécanique moyenne de
chaque particule. On rappelle que le théorème de l’équipartition d’énergie postule que toute
contribution quadratique à l’énergie relative à chaque degré de liberté vaut : où est la
constante de Boltzmann ; par exemple .
a) Déterminer l’énergie interne d’un gaz parfait monoatomique en fonction du nombre de
moles , de la constante des gaz parfaits et de la température .

b) Définir la capacité thermique molaire à volume constant de ce gaz et l’exprimer en


fonction de .
4) On considère maintenant un gaz parfait formé de molécules diatomiques de type A—B. On
suppose qu’à basse température la liaison entre les atomes A et B est rigide. On rappelle que
l’énergie cinétique de rotation de la molécule est donnée par : , étant le moment
d’inertie de la molécule par rapport à un axe perpendiculaire à sa liaison. On néglige la
rotation de la molécule autour de l’axe de la liaison.

a) Montrer que l’énergie interne de ce gaz vaut : . En déduire la capacité thermique


molaire a volume constant du gaz.

b) Montrer que si on tient compte de l’élasticité de la liaison (températures élevées), la


capacité thermique molaire à volume constant devient = .

c) La figure 2 montre les courbes expérimentales de l’évolution du rapport en fonction


de la température pour le dihydrogène et le dichlore à l’état gazeux. Discuter ces
courbes à la lumière des résultats trouvés précédemment. Expliquer en particulier la
différence de comportement entre les deux gaz ( et ).

2
Figure 2

II- Premier principe de la thermodynamique


1) Enoncer le premier principe de la thermodynamique sous sa forme la plus générale.
Pourquoi est-il souvent qualifié de principe de conservation ?
2) On considère une mole d’un gaz parfait dans un récipient au repos et subissant une
transformation adiabatique quasi-statique.
On notera , et respectivement la pression, le volume et la température du gaz
a) Rappeler la définition d’une transformation adiabatique quasi-statique.
b) Montrer que l’on peut décrire cette transformation par l’équation ; on
rappelle que où est le coefficient de Laplace du gaz.

En déduire que : et
c) Représenter, dans le diagramme de Clapeyron , l’allure d’une transformation
isotherme et celle d’une transformation adiabatique quasi-statique d’un gaz parfait d’un
état A à un état B.

III- Second principe de la thermodynamique


L’énoncé le plus récent du second principe de la thermodynamique est celui de Prigogine (1955)
qui postule que : pour tout système fermé, on définit une fonction d’état appelée entropie, notée
S, dont la variation S au cours d’une transformation où le système passe d’un état initial (i) à
un état final (f) est donnée par : 
,
où ; étant la quantité de chaleur échangée avec le milieu extérieur supposé en
équilibre thermique à la température .
Et où est l’entropie crée à l’intérieur du système ; est nulle si la transformation est
réversible, et positive si la transformation est réelle.

3
1) Dans quelle mesure l’énoncé de Prigogine est-il en accord avec les deux énoncés historiques
suivants :
i) L’entropie d’un système isolé ne peut que croitre.
ii) Il n’existe pas de machine thermique fonctionnant de manière cyclique avec une
seule source de chaleur pouvant donner du travail en recevant de la chaleur.
2) On mélange 10 g de glace à la température -10 0C et 50 g d’eau à la température 30 0C. Le
système total est supposé isolé.
a) Déterminer la température finale du mélange.
b) Calculer la variation d’entropie du système total et discuter le résultat par rapport à
l’énoncé historique i) de la question 1. On donne les capacités thermiques massiques de
l’eau et de la glace :
et
La chaleur latente de fusion de la glace est :

VI- Machines thermiques dithermes


Une machine thermique ditherme est une machine qui fonctionne entre deux sources de chaleur,
l’une qualifiée de chaude de température et l’autre froide de température en
échangeant les deux quantités de chaleur respectives et . Par ailleurs la machine peut
échanger du travail avec le milieu extérieur.
1) Donner le signe des quantités , et pour un moteur thermique, une pompe à chaleur
et une machine frigorifique.
2) Pourquoi ces machines fonctionnent-elles de façon cyclique ?
3) Définir le rendement pour le moteur thermique. Trouver son expression en fonction de et
pour un régime de fonctionnement idéal (transformation réversible). Démontrer que le
rendement réel est toujours inférieur au rendement idéal.
4) On considère le moteur à combustion interne de Beau-de-Rochas où l’air, considéré comme
un gaz parfait, effectue le cycle de transformations, supposé réversible, décrit par les 4
étapes suivantes :

: Compression adiabatique de l’état initial à l’état .

: Chauffage isochore de l’état à l’état .

: Détente adiabatique de l’état à l’état .


: Refroidissement isochore de l’état à l’état initial.

a) Représenter ce cycle dans le diagramme de Clapeyron . Que représente l’aire du


cycle ?
b) Montrer que le rendement de ce moteur est donné par :

c) En déduire qu’il peut se mettre sous la forme :

où et .

*****Fin de l’épreuve*****

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CONCOURS D’ACCES AU CYCLE PREPARATOIRE AU CONCOURS


D’AGREGATION DE SCIENCES PHYSIQUES (option : Physique).

SESSION 2016

EPREUVE DE PHYSIQUE N° 1

MECANIQUE

Durée : 1H30 Date: Samedi 7 Mai 2016

• L’usage d’une calculatrice électronique de poche est autorisé.


• Tout document et tout autre matériel électronique sont interdits.

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Détermination de l’équation du mouvement d’un mobile par différentes méthodes

Une circonférence (C) de centre O’ et de rayon a, située dans le plan vertical, tourne autour d’une
de ses tangentes verticales, Oz, d’un mouvement de rotation uniforme, défini par le vecteur rotation

ω.

Un anneau M de masse m, assimilé à un point matériel, est mobile sans frottement sur cette
circonférence. On désigne par θ l’angle que fait O’M avec la verticale descendante passant par O’.
L’angle θ est compté positivement dans le sens indiqué sur le schéma ci-dessous.

On note R(Oxyz) le référentiel galiléen et R’(O’x’y’z’) le référentiel lié à la circonférence (C).

I. Utilisation de la relation fondamentale de la dynamique.

I. 1. Ecrire la relation fondamentale de la dynamique dans le référentiel R’(O’x’y’z’) lié à la


→ →
circonférence et en rotation dans le référentiel galiléen R(Oxyz). On notera Fie et Fic les forces

d’inertie d’entrainement et de Coriolis, et R la réaction de (C) sur M.

→ → →
Dans la suite toutes les relations vectorielles seront écrites dans la base ( er , eθ , e y ' ).

→ →
I. 2. a. Montrer que Fie est colinéaire à e x ' et exprimer sa norme en fonction de θ, m, a et ω (norme

du vecteur ω ).

→ →
I. 2. b. Montrer que Fic est colinéaire à e y ' et exprimer sa norme en fonction de m, θ, ω et v où v est
la norme de la vitesse de M dans le référentiel R’(O’x’y’z’).

I. 2. c. Montrer que la réaction R , de la circonférence sur M, n’a pas de composante le long de

direction eθ .

2

I. 3. Projeter la relation obtenue en (I. 1) sur le vecteur eθ de la base locale des coordonnées polaires
planes dans le plan (x’O’z’) et en déduire l’équation différentielle vérifiée par l’angle θ. Montrer
d 2θ
que la relation obtenue peut se mettre sous la forme : a = f (θ )
dt 2

où la fonction f(θ ) est à déterminer.

II. Utilisation du moment cinétique.

II. 1. Définir le moment cinétique en O’ du point M dans son mouvement dans R’(O’x’y’z’).


Montrer qu’il est colinéaire à e y ' et exprimer sa composante en fonction de a, m et .
dt

II. 2. Rappeler le théorème du moment cinétique utilisé en référentiel non galiléen R’(O’x’y’z’).

II. 3. L’appliquer pour retrouver l’équation différentielle du mouvement.

III. Utilisation de l’énergie mécanique.

III. 1. Calculer la fonction énergie potentielle U1 dont dérive la force d’inertie d’entrainement.
Exprimer U1 en fonction de x’, abscisse de M sur l’axe O’x’, puis en fonction de θ en prenant
U1(θ = 0) = 0.

III. 2. Calculer la fonction énergie potentielle U2 dont dérive le poids de M. Exprimer U2 en


fonction de z’, abscisse de M sur l’axe (O’z’), puis en fonction de θ en prenant U2(θ = 0) = 0 (on

négligera la variation de l’accélération de pesanteur g avec l’altitude).


III. 3. Montrer que les énergies potentielles dont dérivent la réaction R et la force d’inertie de

Coriolis Fic sont des constantes, que l’on fixera à 0 dans la suite du problème.

III. 4. Ecrire, en la justifiant, la conservation de l’énergie et retrouver l’équation différentielle du


mouvement.

IV. Etude de l’équilibre relatif.

IV. 1. Montrer que les positions d’équilibre θΕ sont solutions de l’équation suivante :

aω 2 (1 + sin θ E ) = g tan gθ E

IV. 2. Représenter sur un même graphe les variations des deux membres de l’équation ci-dessus en
fonction de θΕ et indiquer sur ce graphe les positions d’équilibre.

IV. 3. On désire que l’équilibre stable corresponde à θ = θΕ = 30°. Quelle doit être alors la valeur de
la vitesse angulaire ω sachant que a = 0,2 m, g = 10 m.s-2?

****Fin de l’épreuve****
3
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Ministère de l'Enseignement Supérieur et
de la Recherche Scientifique ‫وزارة اﻟﺗﻌﻠﯾم اﻟﻌﺎﻟﻲ واﻟﺑﺣث اﻟﻌﻠﻣﻲ‬

INSTITUT PREPARATOIRE AUX ETUDES SCIENTIFIQUES ET


TECHNIQUES

CONCOURS D’ACCES AU CYCLE PREPARATOIRE AU CONCOURS


D’AGREGATION DE SCIENCES PHYSIQUES (option : Physique).

SESSION 2016

EPREUVE DE PHYSIQUE N° 2

OPTIQUE

Durée : 1H30 Date: Samedi 7 Mai 2016

• L’usage d’une calculatrice électronique de poche est autorisé.


• Tout document et tout autre matériel électronique sont interdits.

____________________________________________________________________
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1
A- FIBRE OPTIQUE A SAUT D’INDICE

Une fibre optique, de longueur l, est constituée d’un cœur cylindrique, d’indice nc, entouré
d’une gaine d’indice ng <nc (figure 1). On envoie à l’entrée de cette fibre un rayon lumineux
sous une incidence i0.

Figure 1
1- Rappeler les lois de Descartes pour la réfraction et la réflexion.
2- Montrer que la condition de guidage du rayon lumineux dans la fibre introduit une majoration
de l’angle i0 par un angle im que l’on déterminera (tout rayon lumineux tombant sur l’entrée de
la fibre sous un angle d’incide i < im est transmis jusqu’à la sortie).
(sin im) est appelé ouverture numérique de la fibre.

3- La fibre est éclairée par un faisceau conique monochromatique convergent à l’entrée de la


fibre, de demi-angle au sommet i0 (figure 2).
a- Exprimer la vitesse de propagation de la lumière dans le cœur de la fibre en fonction de la
vitesse de la lumière dans le vide, notée c, et de l’indice nc du cœur.
b- Pour un angle d’incidence i0 vérifiant la condition de guidage, déterminer la durée τi0 de
propagation dans la fibre en fonction de nc, l ,c et sin 𝜃𝜃 .
c- Quel est le rayon qui traverse le plus rapidement la fibre ? Calculer la durée de parcours τ1
de ce rayon.
d- Quel est le rayon qui met le plus de temps à traverser la fibre ? Calculer la durée de
parcours τ2 de ce rayon en fonction de l, c, nc et sin 𝜃𝜃.
e- En déduire l’intervalle de temps Δτ = τ2 - τ1 entre le temps de parcours minimal et maximal
en fonction de l, c, nc et ng.

Figure 2
f- On injecte à l’entrée de la fibre une impulsion lumineuse monochromatique, de durée τ0 très
faible devant Δτ, formée par un faisceau de rayons ayant un angle d’incidence compris
entre 0 et i0, La figure 3 représente l’allure du signal lumineux en fonction du temps.
I
τ0
T

t
Figure 3 Figure 4

Reprendre la figure 3 en y ajoutant l’allure du signal lumineux à la sortie de la fibre.


Quel serait l’élargissement temporel de l’impulsion à la sortie de la fibre ?
2
g- Soit une information échantillonnée formée d’un train d’impulsions ayant un temps
d’échantillonnage T (figure 4). A quelle condition cette information peut- elle être transportée
par la fibre sans chevauchement des impulsions à la sortie?

h- Dans la communication par internet, on utilise des fibres optiques. Quelle est la longueur
maximale l0 de la fibre assurant les conditions optimales de transport de l’information avec un
débit de K bits par seconde ?

B- INTERFERENCES LUMINEUSES

I- Préliminaires
On considère deux ondes électromagnétiques. En notation complexe, elles sont décrites en tout
point M de l’espace par les champs électriques :
→ → → →
E 1(M ) = a1e j (ω1t −ϕ1 ( M )) e 1 et E 2 ( M ) = a2 e j (ω 2 t −ϕ 2 ( M )) e 2

On notera : ϕ ( M ) = ϕ 2 ( M ) − ϕ1 ( M ) .


1- Donner l’expression du champ résultant E (M ) .
2- On définit l’éclairement ou l’intensité lumineuse de l’onde résultante au point M par :
 
I (M ) = 〈 E (M ). E * (M ) 〉 t .
a- Calculer I (M ) .
b- Montrer que, pour ω1 ≠ ω 2 , l’intensité lumineuse est : I ( M ) = I 1 ( M ) + I 2 ( M ) .
Conclure.
c- Dans le cas où ω1 = ω 2 (ondes isochrones),
- à quelle(s) condition(s) peut il y avoir interférence.
I − I Min
- déterminer le facteur de contraste (ou de visibilité) défini par C = Ma x
I Max + I Min
→ → →
d- Dans le cas où ω1 = ω 2 , e 1 = e 2 = e (cohérence de polarisation), et a1=a2=a0, montrer que
I ( M ) = 2 I 0 (1 + cos(ϕ ( M )) avec I 0 = a02 .

II- Interférence à grande distance de deux ondes sphériques


On considère l’interférence de deux ondes sphériques isochrone, issues de deux sources
ponctuelles S1 et S2. En un point M suffisamment éloigné des sources S1 et S2 (figure 5) ces ondes
peuvent être décrites par les champs électriques :
→ → → →
E 1 ( M ) = a0 e j (ωt − k r1 )) e et E 2 ( M ) = a0 e j (ωt − k r ) e
2 r1 M
ω 2π S1
avec k = = ; λ étant la longueur d’onde.
c λ S2 r2

Figure 5
1- a- Exprimer l’intensité lumineuse I(M) de l’onde résultante en M en fonction de I 0 = a02 ,
λ et de la différence de marche δ = r2 − r1 . Montrer que les surfaces d’égale intensité sont
des hyperboloïdes d’axe (S1S2).

3
δ
b- Exprimer I(M) en fonction de Io et de l’ordre d’interférence p défini par p = .
λ
2- Les deux sources S1 et S2, distantes de 𝑎𝑎 = 𝑆𝑆1 𝑆𝑆2 = 1𝑚𝑚𝑚𝑚 sont éclairées par une lumière
monochromatique, de longueur d’onde 𝜆𝜆 = 0,55 𝜇𝜇𝜇𝜇, issue d’une source primaire S.
L’observation s’effectue dans un plan E situé à une distance D=2m de S1S2.
a- Le plan d’observation E est le plan E1 // à S1S2 (figure 6).

E2

M x M(x,y)
S1 S1
S2 y S2
E1

Figure 6 E1
- Exprimer δ en fonction de a, x et D, où x est la distance de M par rapport au plan
médiateur de S1S2.
- Exprimer l’ordre d’interférence p. Donner l’interfrange i qui correspond à un
déplacement Δx de M sur l’écran pour lequel l’ordre varie de 1 ( Δp=1). Calculer i.

b- L’observation se fait maintenant dans le


plan E2, perpendiculaire à S1S2 et situé à E2
la distance D = 2m du milieu de S1S2 ;
(figure 7).

- Décrire, sans faire de calculs, la forme des


franges observées sur l’écran ? justifier la
réponse ?
- Exprimer δ en fonction de α et a, puis,
en fonction de ρ, a et D.
- En déduire l’ordre d’interférence et
calculer sa valeur maximale.
- Calculer le rayon du 3ème anneau brillant.

Figure 7

****Fin de l’épreuve****

4
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CONCOURS D’ACCES AU CYCLE PREPARATOIRE AU CONCOURS


D’AGREGATION DE SCIENCES PHYSIQUES (option : Physique).

SESSION 2016

EPREUVE DE PHYSIQUE N° 3

ELECTROMAGNETISME

Durée : 1H30 Date: Samedi 7 Mai 2016

• L’usage d’une calculatrice électronique de poche est autorisé.


• Tout document et tout autre matériel électronique sont interdits.
• Le sujet comporte deux parties indépendantes. Le numéro de chaque question de l’énoncé
doit être attribué à la réponse correspondante.
• Un résultat donné dans l’énoncé peut être utilisé dans la suite, même s’il n’a pas pu être
démontré.
• Seul l’usage de la notation de l’énoncé est autorisé, toute autre notation non définie ne sera
pas acceptée lors de la correction.
• Le symbole d’une grandeur vectorielle est conventionnellement surmonté par une flèche
(exemple : rot (E ) ). Ainsi, une notation non fléchée comme rot(E) sera totalement ignorée
_____________________________________________________________
Tournez la page S.V.P

1
Partie A : Modélisation simple d’une molécule polaire
z 
ur
M
A grande distance, une molécule polaire est modélisée par ×

θ
une distribution volumique de charges répartie sur un
r 
volume sphérique τ de rayon R, avec une densité non P× uθ
θP
uniforme : y
O
ρ ( P) = ρ 0 cos(θ p ) , ρ0 est une constante.
Le champ électrique créé par cette distribution en un point
M, situé à la distance r du centre (voir figure ci-contre), est x

noté E (M )
I. Etude de symétrie
1. Chercher la valeur de la charge totale Q de la distribution considérée.
2. Trouver, s’il en existe, les plans de symétrie et les plans d’antisymétrie qui passent par M.

3. Que peut-on en déduire concernant E (M ) ?
4. Rappeler l’énoncé du théorème de Gauss en électrostatique.

5. Peut-on utiliser le théorème de Gauss pour chercher E (M ) ? Justifier la réponse.


II. Le barycentre G et le moment dipolaire électrique p d’une distribution volumique de charges de
densité ρ (P) sont donnés respectivement par les expressions (1) et (2) suivantes:

OG =
∫∫∫τ ρ ( P)OPdτ (1) ;

p = ∫∫∫ ρ ( P )OPdτ (2)
∫∫∫τ ρ ( P)dτ τ

1. Pour la partie de la sphère définie par 0 ≤ θP ≤ π/2 :


a. Calculer la charge Q1.
1 
b. Montrer que le barycentre G1 de cette partie est défini pa r : OG1 = Ru z
2
2. En déduire, sans faire de calcul supplémentaire, la charge Q2 et la position du barycentre G2 du
reste de la distribution de charges.
3. Montrer, en utilisant la relation (2), que le moment dipolaire de la sphère chargée est donné par :
 1 
p = π R 4 ρ0 u z
3
4. En considérant la distribution de charges comme étant équivalente aux deux charges Q1 et Q2
supposées ponctuelles situées respectivement en G1 et G2, retrouver l’expression du moment
dipolaire.
2

III. On rappelle qu’un dipôle électrostatique de moment dipolaire p , placé en un point O, crée en un
point M très éloigné de O (approximation dipolaire) un potentiel V (M ) donné par :

p.OM
V (M ) =
4πε 0OM 3
1. Exprimer le potentiel V(M) créé par la distribution sphérique de charges en point M très éloigné du
centre de la sphère (r>>R) en fonction de R, r, ρ0 et θ.

2. En déduire l’expression de E (M ) .

3. La démarche utilisée pour calculer E (M ) serait-elle valable pour déterminer le champ au centre de
la sphère ? Justifier la réponse.

Partie B : Propagation d’une onde électromagnétique dans un diélectrique.

Une onde électromagnétique plane monochromatique de pulsation ω se propageant dans le vide


rencontre un milieu diélectrique sans charges libres et de perméabilité magnétique égale à celle du
vide (µ0) qui occupe l'espace z ≥0 (voir figure ci-dessous). Ce diélectrique est linéaire, homogène et
isotrope.On admettra que le vecteur champ électrique dans le milieu est de la forme :
 
E = E m ( z ) e iω t u y

On rappelle que l’indice complexe du milieu est relié à sa permittivité relative par la relation :

n 2 = ε r avec n = n'−in" et ε r = ε r' − iε r"


1. Donner les équations de Maxwell vérifiées par le champ électromagnétique dans le milieu et
montrer que l’équation de propagation du champ électrique dans ce milieu est :
   ω
∆E + k02ε r E = 0 ; avec k 2 = ε r k02 = n 2 k02 et k0 =
c
2. En déduire l’équation différentielle que doit vérifier Em(z)
ω  n' 
 − n" z iω  t − z  
3. Montrer que le champ électrique est donné par : E = E0e c e  c u y .

4. Expliquer pourquoi le terme n' ' de l’indice complexe est appelé coefficient d’extinction.
5. Dans l’eau de mer, à la température de 20°C, toutes les ondes de fréquences limitées entre 10GHz
et 4×105GHz disparaissent pratiquement avant de traversée une couche d’épaisseur z1 = 1mm. À la
profondeur z1, l’amplitude de l’onde de fréquence ν = 10GHz se réduit de 37%.
a. En s’aidant de la figure ci-dessous, identifier la partie du spectre du rayonnement
électromagnétique dans laquelle se situe l’onde de fréquence ν.

3
b. Chercher, à cette fréquence de 10 GHz, la valeur de l’indice d’absorption n’’ de l’eau de mer.
c. Sachant que la température T de l’eau de mer diminue en fonction de la profondeur à partir de
sa valeur à la surface, proposer une interprétation à cette décroissance : T(z = 0) > T(z > 0).
5. Déterminer le champ magnétique associé à l’onde.

6. Déterminer le vecteur de Poynting Π et rappeler la signification physique de ce vecteur.
7. Les puissances électromagnétiques moyennes qui traversent les surfaces élémentaires de même
aire S situées respectivement dans les plans d'onde de côtes z et z+dz sont notées Pm(z) et
Pm(z+dz) ; (voir figure ci-dessous).
a- Déterminer Pm(z) et Pm(z+dz).
b- En déduire que la puissance perdue par l’onde par unité de longueur suivant la direction de
propagation dans le diélectrique est donnée par :
dPm ( z )
= −n' n"ωE02 e − 2n' ' k 0 z S
dz
dP  
c- Calculer la puissance volumique moyenne = j p . E cédée au diélectrique par l’onde ;


j p étant le vecteur densité volumique de courant de polarisation. Conclure.

Vide

Diélectrique
z
z + dz

****Fin de l’épreuve****
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D’AGREGATION DE SCIENCES PHYSIQUES (option : Physique).

SESSION 2016

EPREUVE DE PHYSIQUE N° 4

THERMODYNAMIQUE

Durée : 1H30 Date: Samedi 7 Mai 2016

• L’usage d’une calculatrice électronique de poche est autorisé.


• Tout document et tout autre matériel électronique sont interdits.

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1
THERMODYNAMIQUE

Rappel

• F étant une fonction d’état dont la différentielle s’écrit en fonction des variables d’état X
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
et Y comme : 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝐴𝐴 𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝐵𝐵 𝑑𝑑𝑑𝑑, alors �𝑑𝑑𝑑𝑑 � = �𝑑𝑑𝑑𝑑 �
𝑋𝑋 𝑌𝑌

• Pour un système fermé subissant une transformation donnée caractérisée par une variable
extensive 𝑋𝑋 et sa variable intensive conjuguée 𝑌𝑌,
- le travail élémentaire reçu par le système est donné par : 𝛿𝛿𝑊𝑊 = 𝑌𝑌 𝑑𝑑𝑑𝑑 (voir exemples
ci-dessous).
Variable extensive X Variable intensive Y Travail élémentaire 𝛿𝛿𝛿𝛿 = 𝑌𝑌 𝑑𝑑𝑑𝑑
Volume V Pression -P 𝛿𝛿𝛿𝛿 = –PdV
Tension U Charge q 𝛿𝛿𝛿𝛿 = qdU
Déplacement x Force F 𝛿𝛿𝛿𝛿 = Fdx
Moment magnétique M Champ magétique B 𝛿𝛿𝛿𝛿 = BdM

- L’identité thermodynamique s’écrit : 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑇𝑇 𝑑𝑑𝑑𝑑 + ∑ 𝑌𝑌𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑋𝑋𝑖𝑖 ; U, T et S étant


respectivement l’énergie interne, la température et l’entropie du système.

• Pour un système recevant une quantité de chaleur 𝛿𝛿𝛿𝛿 au cours d’une transformation
𝛿𝛿𝛿𝛿
réversible, son entropie subit la variation 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑇𝑇
.

I- Application des deux principes de la thermodynamique à un fluide


homogène
On considère un fluide homogène qui subit une transformation infinitésimale réversible. On
exprime la quantité de chaleur reçue par ce fluide de deux façons à l’aide des coefficients 𝐶𝐶𝑣𝑣 ,
CP, l et h :
𝛿𝛿𝛿𝛿 = 𝐶𝐶𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝑙𝑙 𝑑𝑑𝑑𝑑.
𝛿𝛿𝛿𝛿 = 𝐶𝐶𝑃𝑃 𝑑𝑑𝑑𝑑 + ℎ 𝑑𝑑𝑑𝑑.

2
Les seuls travaux échangés sont ceux des forces de pression.
1- a) Exprimer dS et dU en fonction des variables T et V.
b) Exprimer dS et dH en fonction des variables T et P. H étant l’enthalpie du système
définie par H=U + PV.

 ∂C   ∂C p 
2- Exprimer les quantités l, h,  v  et   en fonction de T et des dérivées partielles
 ∂V  T  ∂P T
par rapport à la température de P et de V.
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
3- Etablir la relation de Mayer 𝐶𝐶𝑝𝑝 − 𝐶𝐶𝑣𝑣 = T �𝑑𝑑𝑑𝑑 � �𝑑𝑑𝑑𝑑 � .
𝑃𝑃 𝑉𝑉

4- Application : On rappelle l’équation d’état de Van Der Waals :

an 2
(P + )(V − nb) = nRT
V2
a- En supposant que 𝐶𝐶𝑣𝑣 est indépendante de la température, montrer que l’énergie
𝑎𝑎𝑛𝑛 2
interne de ce gaz s’écrit, à une constante près comme : 𝑈𝑈 = 𝐶𝐶𝑣𝑣 𝑇𝑇 − 𝑉𝑉
.

b- Une mole de ce gaz subit une détente de Joule Gay-Lussac (détente iso-énergétique)
qui fait passer son volume de V0 à 2V0. Déterminer la variation de la température de
ce gaz au cours de cette détente.

II- Désaimantation adiabatique d’une substance paramagnétique :


Refroidissement
L’obtention de très basses températures fait appel à la désaimantation de substances
paramagnétiques.
Soit une mole d’une telle substance. Sous l’influence d’une excitation magnétique H, il apparaît
dans cette substance un moment magnétique total M qui dépend de l’excitation magnétique H et
de la température T. L’énergie électromagnétique δ W ' échangée par cette mole avec le milieu

extérieur au cours de son aimantation est de la forme δ W ' = µ 0 HdM


Dans la suite, on négligera les variations de volume de la substance et on supposera que les
transformations ont lieu à pression constante. On exprime la quantité de chaleur échangée par
cette mole avec l’extérieur de deux façons à l’aide des coefficients CH, CM, l et k :
δQ = C H dT + k dH
δQ = C M dT + l dM

3
 ∂M 
1- Exprimer la différence CH-CM et le coefficient k en fonction de l ,   et
 ∂T H

 ∂M 
  .
 ∂H T
2- En appliquant les deux principes de la thermodynamique, exprimer l et

 ∂C M   ∂H   ∂2H 
  en fonction de   et de   .
 ∂M  T  ∂T  M  ∂T 2 
 M
3- Pour un corps paramagnétique parfait, le moment magnétique M ( H , T ) est

H   H 
fonction de la quantité ;  M ( H , T ) = M    .
T   T 

 ∂C 
Déterminer l et  M  .
 ∂M  T
Que peut –on dire de l’énergie interne ?
4- On fait varier de façon adiabatique l’aimantation de cette substance. Ecrire la
relation entre la variation 𝑑𝑑𝑑𝑑 du moment magnétique et la variation de
température dT qui en résulte.
H
5- On considère une substance magnétique dont l’équation d’état est : M = C , où
T
C est une constante.
Montrer que la désaimantation adiabatique d’une mole de cette substance, de
moment magnétique M0, s’accompagne d’un abaissement ∆𝑇𝑇 de température.
Calculer ∆𝑇𝑇.

*****Fin de l’épreuve*****

4
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CONCOURS D’ACCES AU CYCLE PREPARATOIRE AU CONCOURS


D’AGREGATION DE SCIENCES PHYSIQUES (option : Physique).

SESSION 2015

EPREUVE DE PHYSIQUE N° 1

ELECTROMAGNETISME

Durée : 1H30 Date: Samedi 16 Mai 2015

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1
I- Problème : Détermination du champ électrique ou magnétique produit par une source située
dans le vide et occupant un volume cylindrique.

Partie A : On considère une distribution de charges électriques uniformément répartie en volume dans un
cylindrique (C) d’axe Oz, de rayon R, et de longueur ℓ supposée infinie.
On notera ρ0 la densité volumique de charges.
A.I. La distribution de charges est fixe.

Soit E (M ) le champ électrique qu’elle produit en un point M quelconque de l’espace de coordonnées
cylindriques (r ,ϕ , z ) .
 
1. Montrer, par des considérations de symétrie, que E ( M ) = E (r )ur .
2. Enoncer le théorème de Gauss.

3. Utiliser ce théorème pour calculer le champ électrique E (M ) ; on justifiera le choix de la surface de
Gauss.

A.II. La distribution de charges de densité volumique ρ0 est maintenant en mouvement à la vitesse


 
constante v = vu z .

1. Donner l’expression du champ électrique E (M ) créé par une telle distribution.

2. Donner l’expression du vecteur densité volumique de courant j
3. En déduire l’intensité I du courant dans le cylindre.
4. Montrer, par des considérations de symétrie, que le champ magnétique créé dans ce cas, en tout point
 
M de l’espace, est de la forme : B ( M ) = B (r )uϕ
5. Enoncer le théorème d’Ampère.

6. Utiliser ce théorème pour calculer le champ électrique B (M ) ; on justifiera le choix du contour
d’Ampère.
  
7. Trouver une relation vectorielle entre E (M ) , B (M ) et v .

Partie B : Un barreau cylindrique de rayon R, de longueur ℓ >> R et de perméabilité magnétique


 
relative µ r est uniformément aimanté. Le vecteur aimantation sera noté : M = M u z .

B.I. La perméabilité relative du barreau est égale à 600.


1. Ce barreau est-il ferromagnétique, paramagnétique ou diamagnétique ?
 
2. Que représente le vecteur aimantation M = M u z ?
3. On rappelle que l’aimantation d’un milieu est équivalente à une distribution de courants de densités
surfacique et volumique respectives :
s    
ja = M ∧ n et jav = rot (M )

n étant le vecteur normal à la surface du milieu orienté vers l’extérieur.
s  v
Déterminer ja et ja .
4. Le barreau aimanté est équivalent à une bobine formée de spires circulaires jointives parcourues par
un courant d’intensité I. On désignera par n le nombre de spires par unité de longueur.
2
Montrer que : M = nI .
5. Montrer, par des considérations de symétrie, que le potentiel vecteur créé par le barreau aimanté est
ortho-radial et que le champ magnétique correspondant est de même direction que le vecteur
aimantation.

B.II. On rappelle que le potentiel vecteur créé en un point M par un dipôle magnétique de moment

  µo m ∧ OM
magnétique m situé en un point O est donné par l’expression : Adip ( M ) =
4π OM 3
1. On considère un élément de volume dϑ du barreau, centré sur un point P. Expliquer pourquoi on
peut considérer cet élément de volume du barreau comme un dipôle élémentaire et donner
l’expression de son moment magnétique élémentaire dm en fonction du vecteur aimantation.
2. Montrer que le potentiel vecteur créé par le barreau est donné par :
 1  
A( M ) = 2 M ∧ ℑ( M )
c

où ℑ(M ) est une intégrale que l’on précisera sans chercher à la calculer.
3. En vous inspirant de l’expression intégrale du champ électrique créé par une distribution volumique
et uniforme de charges, montrer que :
 1 R2   1 
ℑ( M ) = ur pour r > R et ℑ( M ) = ru r pour r < R
2ε o r 2ε o
4. En déduire l’expression du potentiel vecteur créé par le barreau aimanté.

B.III. Le potentiel vecteur produit par le barreau étant donné par :


 µ M R2   µ 
A( M ) = o uϕ pour r > R et A( M ) = o M ruϕ pour r < R
2 r 2
 
1. Rappeler la relation entre le vecteur champ magnétique Bm (M ) et le potentiel vecteur A(M ) dont
il dérive.

2. En déduire l’expression du vecteur Bm à l’intérieur ( r < R ) du milieu aimanté et la mettre sous la
 
forme : Bm = µo M .
 
3. Montrer que Bm = 0 pour r > R .

4. Vérifier que la composante normale du vecteur Bm est continue à la surface du milieu aimanté.

5. En considérant la relation de passage vérifiée par la composante tangentielle du vecteur B m ,
retrouver la densité surfacique du courant d’aimantation.

II- Exercice : Polarisation d’un atome sous l’effet d’un champ électrostatique
On modélise l’atome par un noyau supposé ponctuel de charge positive q baignant dans un nuage
q
électronique sphérique, de centre O de rayon R et de densité de charge uniforme ρ = − .
4 3
πR
3
En l’absence de champ électrique extérieur, la charge +q se trouve au centre O du nuage électronique.

3

En appliquant un champ électrostatique E , le nuage électronique et la charge q se déplacent en sens

contraires et il y a apparition d’un moment dipolaire induit p ; voir figure ci-dessous.
On supposera que le nuage électronique reste sphérique.

1. Donner l’expression du champ électrostatique créé à l’intérieur d’une sphère de rayon R portant une
densité volumique de charge uniforme ρ.

2. La charge q étant équilibrée par le champ appliqué E et le champ créé par le nuage électronique.

Montrer que le moment dipolaire p s’écrit sous la forme :
→ →
p = αε 0 E
où α est la polarisabilité de l’atome que l’on exprimera en fonction de R.
Donner un ordre de grandeur de α.

3. Maintenant, on annule le champ appliqué E .
→ →
Montrer que la charge q se trouve soumise à la force de rappel F = −C. OM .
Exprimer C en fonction de α, ε0 et q.
En déduire la fréquence des oscillations libres du système (nuage électronique, noyau) en fonction de
α, ε0, q et µ (masse réduite du système).

Rappel :
  
En coordonnées cylindriques, pour une grandeur vectorielle exprimée dans la base ( u r , u ϕ , u z )
   
par A = Ar u r + Aϕ u ϕ + Az u z , on donne :

 1 ∂Az ∂Aϕ    ∂Ar ∂Az   1 ∂ ∂A 


rot A =  − ur +  − uϕ +  (rAϕ ) − r u z
 r ∂ϕ ∂z   ∂z ∂r  r  ∂r ∂ϕ 
 
div(aA) = a (divA) + A.( grad a ) ; a étant un champ scalaire

****Fin de l’épreuve****

4
REPUBLIQUE TUNISIENNE
Ministère de l'Enseignement ‫اﻟﺠﻤـــــﮭــﻮرﯾﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﯿــــﺔ‬
Supérieur et de la Recherche ‫وزارة اﻟﺘﻌﻠﯿﻢ اﻟﻌﺎﻟﻲ واﻟﺒﺤﺚ اﻟﻌﻠﻤﻲ‬
Scientifique

INSTITUT PREPARATOIRE AUX ETUDES SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES

CONCOURS D’ACCES AU CYCLE PREPARATOIRE AU CONCOURS


D’AGREGATION DE SCIENCES PHYSIQUES (option : Physique).

SESSION 2015

EPREUVE DE PHYSIQUE N° 2

OPTIQUE

Durée : 1H30 Date: Samedi 16 Mai 2015

• L’usage d’une calculatrice électronique de poche est autorisé.


• Tout document et tout autre matériel électronique sont interdits.

__________________________________________________________________________
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1
Rappel
On rappelle la relation de conjugaison dans les conditions de Gauss d’un dioptre sphérique de
sommet S et de centre C séparant deux milieux transparents d’indices de réfraction n' et n'' :

n'' n' n'' − n'


− =
SA' SA SC
A et A’ étant respectivement les points objet et image

Question de cours :
La figure 1 représente la formation d’une image réelle par une lentille convergente mince
d’indice de réfraction n2 plongée dans des milieux extrêmes d’indices respectifs n1 et n3 .
B′
B1

n1 n2 n3

A S1 S2

O F′ A1 A′
F
f’
B
p p'

Figure 1 : Formation d’une image réelle par une lentille convergente mince.

A1 est l’image de A à travers le dioptre 1 de sommet S1 et de centre C1.

A' est l’image de A1 à travers le dioptre 2, de sommet S2 et de centre C2.

et on note S1C1 = R1 et S 2 C 2 = R2

a) Établir la relation de conjugaison des lentilles sphériques minces, en appliquant deux fois
les relations de conjugaison d’un dioptre sphérique. Le premier dioptre sépare les milieux
d’indice n1 et n2; le second dioptre sépare les milieux d’indice n2 et n3.
b) Définir le foyer principal image ainsi que la distance focale.
c) Donner la relation de conjugaison lorsque n1 = n3 = 1 et n2 = n .

Problème : Miroir de Lloyd


Un miroir plan de largeur L est placé perpendiculairement à un écran E en contact avec le
bord droit du miroir noté O (voir figure 2). On éclaire le miroir par une fente source
lumineuse S, émettant une radiation monochromatique de longueur d’onde λ, parallèle à

2
l'arête du miroir, située à faible distance d du plan du miroir et à une distance D de l'écran. (d
<< D).

Données : D = 80cm ; d = 1,5mm ; L = 30cm

Figure 2
I-
1) Montrer que ce dispositif est équivalent au dispositif interférentiel des deux fentes
d'Young. Qu'observe-t-on sur l'écran (E). Tracer les rayons lumineux permettant de faire
apparaître clairement la zone d'interférences. Le phénomène d'interférence est-il localisé ?
2) Exprimer la différence de marche δ entre les deux rayons lumineux venant interférer en un
point M (OM = x) de l'écran (E).
En déduire la différence de phase φ correspondante.
On rappelle que le rayon réfléchi par le miroir subit un déphasage supplémentaire de π.
3) Donner l'expression de l'intensité lumineuse I(x) au point M .
Que peut-on dire de l'intensité en O.
4) Définir l’ordre d’interférences au point M .
5) Qu'appelle-t-on interfrange ? Donner l'expression de l'interfrange i en fonction de λ, d et D.
Calculer i pour λ=0,6µm.
6) À quelle distance de O se trouve la 5ème frange brillante ? Quel est le nombre de franges
brillantes visibles sur l'écran ?
7) Décrire qualitativement l’évolution de la figure d’interférences si on augmente la largeur de
la fente source.

3
II- Maintenant, la source n’est plus monochromatique mais comporte deux radiations
monochromatiques λ1 = 0,577 µm et λ2 = 0,575 µm de même intensité.
1) Calculer l’intensité I en un point M du plan d’observation. Donner l’allure des variations de I
en fonction de x.
2) En quels points du plan E le système de franges serait-il complètement brouillé (éclairement
localement uniforme) ? Serait-il possible d’observer un brouillage dans ce cas ?

III- La lumière émise par S est maintenant une distribution spectrale de largeur ∆ν et centrée
sur ν0 (figure 3). L’intensité rayonnée dans un intervalle de fréquence dν est :
d I 0 = f (ν ) d ν

k pour ν 1 < ν < ν 2



avec : f (ν ) = 
 0 ailleurs
f(ν)

ν1 ν0 ν2 ν
Figure 3

1) Décrire le phénomène observé et calculer l’intensité au point M(x).


Donner l’allure de variation de I en fonction de x.
2) En quels points du plan E l’intensité paraît-elle uniforme ?

IV- La source S est une source de lumière blanche (0,4µm < λ < 0,75µm).
a) Qu'observe-t-on alors sur l'écran ?
b) On place, à x = 0,72mm du point O, la fente très fine d'un spectroscope.
Comment appelle-t-on le spectre obtenu et pourquoi ?
c) Déterminer la longueur d'onde de chacune des raies manquantes.

****Fin de l’épreuve****

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Supérieur et de la Recherche ‫اﻟﺠﻤـــــﮭــﻮرﯾﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﯿــــﺔ‬
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CONCOURS D’ACCES AU CYCLE PREPARATOIRE AU CONCOURS


D’AGREGATION DE SCIENCES PHYSIQUES (option : Physique).

SESSION 2015

EPREUVE DE PHYSIQUE N° 3

MECANIQUE

Durée : 1H30 Date: Samedi 16 Mai 2015

• L’usage d’une calculatrice électronique de poche est autorisé.


• Tout document et tout autre matériel électronique sont interdits.

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Page 1
Mouvement relatif d’un oscillateur à deux degrés de liberté

Un point O’ décrit, dans un plan horizontal (XOY), une trajectoire circulaire de centre O et de rayon r avec

d 2θ
une accélération angulaire constante = α (α étant une constante positive ou nulle). Le point O’ est
dt 2
repéré par ses coordonnées polaires (r , θ (t ) ) dans le référentiel galiléen R0 (O, X, Y, Z) de base orthonormée

( )
     
directe ( I , J , K ) tel que OO ' = ri avec I , i = θ (t ) . On associe à O’ un référentiel R (O’, x, y, z=Z) de
   
base orthonormée directe (i , j , k = K ) .
 
Un point matériel M de masse m, se déplaçant sans frottement dans le plan (x,O’,y) (O' M = xi + yj ) , est

soumis à une force de rappel f = −mω02 O' M ( ω0 est une constante positive).

N.B. Dans les parties I et II, on s’intéressera au mouvement de M par rapport au référentiel relatif R
   
et on exprimera toutes les grandeurs vectorielles dans la base (i , j , k = K ) .

Partie I (α >0)
  
1) Déterminer l’expression du vecteur rotation instantanée Ω = Ω R  = ΩK , sachant qu’à l’instant
 R0 
initial t = 0, θ(t = 0) = ω et θ (t = 0) = 0 .
2) Le référentiel R est il galiléen ? Justifier votre réponse.
3) Exprimer toutes les forces qui s’exercent sur M dans R.

Page 2
4) a- En utilisant la relation fondamentale de la dynamique dans R, donner les équations différentielles du
mouvement suivant les axes (O’x), (O’y), et (O’z).
b- Vérifier que suivant (O’y), l’équation différentielle du mouvement est de la forme :

( )
y = (αt + ω ) 2 − ω02 y − 2(αt + ω )x − α (r + x )

5) En justifiant votre réponse, montrer que l’énergie potentielle de M dans R est de la forme :

E p ( x, y ) =
1
mω02 ( x 2 + y 2 ) + cte
2
6) Montrer qu’il existe une position d’équilibre stable Me que l’on déterminera.
7) Le système est-il conservatif ? Justifier votre réponse.
8) Par des considérations énergétiques, retrouver l’équation différentielle du mouvement suivant (O’y).

Partie II (α = 0)
1) Montrer que dans ce cas l’énergie potentielle de M dans R a pour expression :

E p ( x, y ) =
1 1
mω02 ( x 2 + y 2 ) − mω 2 ( x 2 + y 2 + 2rx) + cte
2 2
2) Montrer qu’il existe une position d’équilibre M0 que l’on déterminera. Etudier la stabilité de l’équilibre
en fonction de ω.
3) Le système est il conservatif? Justifier votre réponse.

Partie III (α = 0) : Dans cette partie on s’intéresse au mouvement de M par rapport au référentiel
  
relatif R’ (M0, X, Y, Z) de base orthonormée directe ( I , J , K ) .
1) Montrer que la résultante des forces agissant sur M dans R’ est de la forme :

F = −mω02 M 0 M

2) Déterminer la nature de la trajectoire du point M par rapport à R’, sachant qu’à l’instant t = 0,
  
M 0 M = aI et la vitesse de M par rapport à R’ est V ( M ) / R ' = bω0 J ; a et b étant des constantes

positives.

3) Soit LM 0 ( M ) le moment cinétique du mobile M par rapport au point M0. Montrer, en utilisant le

théorème du moment cinétique dans R’, que le mouvement de M suit la loi des aires

4) En déduire l’aire balayée par le vecteur M 0 M durant une période T0 = .Interpréter ce résultat
ω0
****Fin de l’épreuve****

Page 3
REPUBLIQUE TUNISIENNE
Ministère de l'Enseignement
Supérieur et de la Recherche ‫اﻟﺠﻤـــــﮭــﻮرﯾﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﯿــــﺔ‬
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CONCOURS D’ACCES AU CYCLE PREPARATOIRE AU CONCOURS


D’AGREGATION DE SCIENCES PHYSIQUES (option : Physique).

SESSION 2015

EPREUVE DE PHYSIQUE N° 4

THERMODYNAMIQUE

Durée : 1H30 Date: Samedi 16 Mai 2015

• L’usage d’une calculatrice électronique de poche est autorisé.


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Page 1
A- Questions de cours
1- Qu’appelle-t-on transformation monobare, monotherme, isochore, quasistatique, isobare,
isotherme et adiabatique.
2- Enoncer le premier principe de la thermodynamique.
Quelles sont les deux formes de transfert d’énergie qu’il peut y avoir au cours d’une
transformation thermodynamique?
Exprimer le premier principe pour une transformation effectuée par un système
thermodynamique au repos.
3- Quelles sont les causes d’irréversibilité d’une transformation thermodynamique et donner la
définition d’une transformation réversible.
4- Enoncer le second principe de la thermodynamique.

B- Exemples de bilans énergétiques et entropiques


I- On fait subir à une mole d’un gaz parfait monoatomique un cycle représenté en coordonnées de
Clapeyron (P = f (V)) par l’ellipse A→B→C→D→A ; voir figure 1.

PB B

A C

PD
D
VA VB
V
Figure 1

On donne VB=VD= 2 VA ; VC = 3VA ; PA = PC = 2 PD ; PB = 3 PD.


Tous les résultats seront exprimés en fonction de VA et PD.

1- Calculer la quantité de chaleur et le travail échangés au cours du cycle.


On rappelle que la surface d’une ellipse de demi grand axe a et de demi petit axe b est S= πab.
2- Pour la transformation A→C;
a- Calculer la variation d’énergie interne ainsi que le travail et la quantité de chaleur échangés.
On rappelle que la capacité thermique molaire à volume constant d’un gaz parfait monoatomique
𝟑𝟑
est Cv= R.
𝟐𝟐
b- Exprimer la variation d’entropie du gaz.
3- Toujours pour la transformation A→C, la température de l’extérieur étant égale à celle de l’état C,
exprimer l’entropie créée au cours de cette transformation. Conclure.
Page 2
II- Détente de Joule Gay Lussac

Un récipient de volume constant V, à parois rigides et adiabatiques, est divisé en deux


compartiments identiques A et B de volume commun V0. A l’état initial, le compartiment A
contient une mole de gaz parfait à la température T0, l’autre compartiment est vide ; voir figure 2.
On ouvre un robinet permettant de faire communiquer les deux compartiments, et on attend que
l’équilibre soit établi.

V0 V0

A B

1- Déterminer le travail et la quantité de chaleur échangés au cours de cette transformation. Déduire la


valeur de la température finale ?

2- Quelle est l’entropie créée SC du système au cours de cette détente ?

3- On réalise la détente en N étapes en divisant le compartiment B en N compartiments identiques


(figure 3). La première étape consiste à ouvrir le robinet R(1). L’étape i consiste à ouvrir le robinet i
(les robinets j<i ayant déjà été consécutivement ouverts). L’ouverture d’un robinet j ne se fait
qu’une fois l’équilibre de l’étape j-1 a été atteint.

R(1)
2 3 i
V0

Figure 3

a- Déterminer pour l’étape i l’entropie créée SiC.


b- Exprimer l’entropie créée au cours de la détente.
c- Déterminer la limite, quand N tend vers l’infini, de l’entropie créée SC de la
transformation. Conclure.

Page 3
III- On réalise la charge d’un condensateur, initialement déchargé, en le mettant sous la tension E0,
la capacité du condensateur étant C=C (T) ; voir figure 4.

q T0
UC
E0 C

Figure 4

1- Rappeler l’équation d’état reliant la charge q du condensateur, sa capacité C et la tension UC à ses


bornes.

2- Calculer le travail reçu par le condensateur si la charge se fait :


a- Brutalement (fermeture de l’interrupteur).

b- De façon quasistatique (on augmente la tension du générateur progressivement et lentement de


0 jusqu’à E0).

3- Sachant que la variation de l’énergie interne du condensateur est égale à celle de son énergie
électrostatique, montrer que la quantité de chaleur Q et le travail W dépendent du chemin suivi.

4- Calculer l’entropie créée au sein du système si l’on réalise une charge brutale du condensateur.

5- Quelle sera l’entropie créée si la charge se fait de façon quasistatique. Conclure.

****Fin de l’épreuve****

Page 4