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Note de professeur Morchid

Chapitre 2 : Les agrégats de la monnaie et de placement liquides


Au Maroc, et partout dans le monde, les autorités monétaires (la banque centrale) mesurent la liquidité
de la monnaie en circulation. Donc, par tout dans le monde on recense (on calcule) la liquidité de monnaie qui
circule, on le fait toujours et on fait une synthèse chaque semaine, chaque mois, chaque trimestre, chaque
semestre et on fait une synthèse à la fin de l’année. Bref, on construit les agrégats de monnaie et de placements
liquides. Qu’est ce qu’un agrégat ?
Un agrégat est un indicateur macroéconomique qui renseigne sur le comportement d’une grandeur au
cour d’une année. Par ex : si on veut avoir une idée sur le comportement de l’investissement, on doit imposé
sur la FBCF (formation brut du capital fixe), si on veut un idée sur le revenu national, il y a le PIB, donc si on
veut avoir une idée sur la liquidité de monnaie en circulation, il nous faut un agrégat. C’est l’agrégat de
monnaie et on a rajouté par la suite les agrégats de placements liquides. Maintenant, la question qui se pose
c’est pourquoi on recense la liquidité de monnaie en circulation ? On recense la liquidité de la monnaie en
circulation pour avoir une idée sur le comportement des agents économique sur le marché envers les dépenses
en matière d’achat, est ce qu’ils achètent trop ou ils achètent moins ? Parce que si les agents économiques
achètent trop le risque d’inflation et ils ont tendance d’acheter moins c’est la récession. Et la banque centrale,
en tant qu’acheteur n’a pas d’intérêt lorsque l’économie tombe dans l’inflation, la banque centrale doit assumer
sa responsabilité ; la banque centrale n’a pas intérêt lorsque l’économie tombe dans la récession c’est la
responsabilité du gouvernement mais il y a comme même une part de responsabilité de la banque centrale.
Pour bien comprendre les choses on va procéder par un schéma ci-dessous d’une économie fictive de 4
individus :
Un individu Un individu
50 Ω1
100
200 qté de monnaie
200
400
800

Un individu Un individu
Supposons que la liquidité de circulation de monnaie dans cette économie est de 400 u.m et avec ces
400 u.m, l’économie est équilibrée c'est-à-dire ni inflation ni récession (situation d’équilibre parfait) c'est-à-
dire que tout le monde est content personne n’est mécontent. En d’autre termes, ces individus avec 400u.m
(100u.m l’un) ont pu effectuer les transactions dans les meilleures conditions.
Maintenant on va changer une variable et laisser les autres variables inchangées : ici on va supposer
que la quantité de la monnaie en circulation devient de 800u.m, les autres éléments dans l’économie reste
inchangés, c'est-à-dire qu’on a toujours 4 individus, la quantité des biens et services dans l’économie dans
l’économie est toujours la même. Donc, en moyenne chaque individu se trouve non pas avec 100u.m mais avec
200u.m, c'est-à-dire que le revenu de chaque individu va être doublé. Ce revenu nominal augmente, la
proportion marginale à épargner a tendance à dépasser la proportion marginale à consommer. L’agent
économique va consacrer une somme supplémentaire pour dépenser d’avantage, c'est-à-dire que les agents
économiques vont se présenter sur le marché avec plus d’argent pour acheter un peu plus, les vendeurs vont
constater que les acheteurs ont plus d’argent, donc que ce qu’ils vont faire ? Ils vont augmenter les prix, cette
augmentation va être maintenue parce que l’inflation n’est pas une augmentation passagère (éphémère) des
prix, mais c’est une augmentation durable et généralisé, une augmentation de la quantité de monnaie en
circulation donne lieu a une augmentation des prix et rentre dans une sorte de spirale (=spirale
inflationniste=inflation liée a la hausse des salaires), donc on dira que l’économie est tombé dans l’inflation.
Lorsque l’économie tombe dans l’inflation, est ce qu’elle est une bonne ou mauvaise chose pour l’économie ?
C’est une très mauvaise chose, aucune économie aujourd’hui n’a intérêt à vivre dans une situation
inflationniste, parce que si on est dans une économie inflationniste ça peut marcher mais avec une condition de
ne pas avoir des relations avec le reste du monde c'est-à-dire qu’on vie dans une économie enfermée sur elle-
même (autarcie). Maintenant, si les prix de nos biens sont élevés, c'est-à-dire qu’ils coûtent très cher sur le
marché international personne ne va acheter nos produits donc automatiquement il n’y aura plus de touristes
plus d’investissement. Bref, l’économie risque de s’arrêter. Aujourd’hui, il y a une seule économie qui vit

1
Ω Ici c’est le revenu par individu à chaque fois que les variables change

Travail fait par : Wissal & Hicham -1-


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toujours dans une inflation à 4 chiffres le Zimbabwe son taux d’inflation varie entre 30% et 40% : c’est un
pays où les biens non plus de valeur, où la monnaie nationale n’a plus de valeur. Maintenant, supposons que le
stock de monnaie de cette économie fictive se passe de 400u.m à 200u.m, donc chaque individu aura juste
50u.m, ici on a divisé le revenu nominal de ces individus par 2 c'est-à-dire que leurs dépenses vont être
divisées par 2 donc ils n’achètent plus comme avant et par conséquent les producteurs vont baisser les prix
jusqu'à cette diminution va atteindre le seuil de coût de production. Qu’est ce les producteurs vont faire ? Ils
vont diminués la production, c’est ce qu’on fait dans la majorité des entreprises des automobiles (FIAT,
Renault…), c’est ce qu’on appelle le chômage technique : ces entreprises ferment pendant 3 ou 4mois afin que
le produit devient plus rare dans le marché et lorsque le bien devient rare les prix augmente. Et lorsqu’on
diminue la production, le nombre de personnel diminue également et par conséquent, l’économie tombe dans
la récession. Donc, la récession c’est la diminution de l’activité économique et plus de chômage. La récession
est donc pire que l’inflation. Lorsque les entreprises licencient leurs personnels, au lieu de résoudre le
problème, il va régner, pourquoi ? Parce que avec cette somme d’argent donnée aux salariés lui permet
d’acheter d’autres biens donc le pouvoir d’achat va être diminué. Maintenant, si ça continue comme ça,
l’économie mondiale sera en situation de vrai risque, en effet l’économie mondiale était dans une situation de
récession l’année dernière. Maintenant, si les entreprises n’arrivent pas à écouler leur production, elles vont
toujours diminuer leur production, diminuer la production jusqu’à certains moment elles seront obligées de
fermer, au fait c’est ce qui est passé 1929 : c’était la seule fois où l’économie mondiale est tombé dans ce que
l’on appelle la dépression. Au fait, la dépression apparaît lorsque les entreprises ont commencées à fermer. Il y
avait un peu plus de risque à ce l’économie mondiale subit la dépression l’année dernière mais grâce à
l’intervention des autorités publiques en particulier les États-Unis par un peu plus de 700 milliards de dollars,
les coûts de l’Union-Européen, les coûts du Japon et celles de la chine, on a pu sauver l’économie par
l’interventionnisme des États.
Donc, on voie que la banque centrale, doit éviter que la quantité de monnaie en circulation soit
inférieure à la quantité de monnaie optimale. C’est un travail que fait la banque centrale le jour au jour et ce
n’est pas facile. Pourquoi ce n’est pas facile ? Parce que la quantité de monnaie optimale est difficile à définir
que fait alors la banque centrale ? C’est un jeu de tâtonnement si on constate que l’économie va tomber dans
l’inflation on intervient pour baisser la quantité de monnaie en circulation. Si on constater que l’économie va
tomber dans la récession on injecte de la monnaie.
Pour mieux comprendre cette histoire il faut introduire les agrégats de la monnaie et de placements
liquides. Donc les idée principale a retenir c’est que la banque centrale construit les agrégats de monnaies et de
placements liquides a fin d’avoir une idée sur le comportement des agents économiques en matière de
dépenses : si la quantité de monnaie a trop élevée par rapport à la norme, on dira que les agents économiques
vont se comporter positivement en matière des dépenses (ici on a un risque d’inflation). Si maintenant les
agents économiques possèdent une quantité de monnaie très faible ils auront tendance à dépenser moins, ils
vont donc se comporter négativement sur le marché en matière de dépenses donc le risque de la récession.
I. Les agrégats de la monnaie au Maroc :
Au Maroc la banque centrale « banque Al Maghreb » définie 3 agrégats de monnaie M1, M2 et M3.
1) L’agrégat M1 : c’est la disponibilité monétaire, c’est la monnaie au sens strict. M1=la monnaie
divisionnaire (pièces) + billets + monnaie scripturale. Sachant que pièces + billets = monnaie fiduciaire.
Remarque : la monnaie divisionnaire représente 2 à 3% des transactions faites au Maroc. Partout dans le
monde, la quantité des pièces ne cesse d’augmenter mais la part des pièces dans les transactions ne cesse de
diminuer c’est une contradiction n’est ce pas ? Non, ce n’est pas une contradiction parce que la quantité des
pièces en circulation augmente d’une manière lente, mais la quantité de la monnaie scripturale augmente de
façon beaucoup plus rapide que la monnaie métallique. Maintenant, les billets de banque au Maroc
représentent en matière de transaction à peu prés 25% annuellement, avec les billets de banque on achète à
raison de 20% à 25% des biens et services sur le marché. Enfin il y a la monnaie scripturale (monnaie de
compte) qui représente donc jusqu'à 70% des transactions Marocaine. Où est la monnaie électronique ?
Pourquoi elle n’est pas prise en compte ? La monnaie électronique n’est pas prise en compte pour la simple
raison que la banque centrale considère que toute forme de la monnaie électronique n’est rien d’autre qu’une
forme évoluée de la monnaie scripturale.
Ex : si on possède une carte de paiement dernière génération et on peut payer avec partout dans le monde en
matière de transactions. Maintenant, est ce qu’on peut vous donnée cette carte si vous n’avait pas de compte
bancaire ? Non, donc il faut d’abord un compte bancaire. Alors si on veut payer avec cette carte même ailleurs
tôt ou tard notre compte sera débité et le compte de quelqu’un d’autre sera crédité, c’est la raison pour laquelle

Travail fait par : Wissal & Hicham -2-


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la banque centrale considère les cartes comme étant un carnet de chèque électronique. C'est-à-dire au lieu de
faire circuler la monnaie scripturale en utilisant un chèque, en fait maintenant les transactions en utilisant un
support électronique. Donc les banques centrales que sa soit au Maroc ou partout dans le monde, elles ont la
monnaie électronique dans leurs rapports… mais en matière de comptabilité public la monnaie électronique est
inséré dans la monnaie scripturale.
2) L’agrégat M2 : M2= M1+placement à vue

Placements : il y a 2 notions ici : notion de placement qui signifie l’argent qui produit de l’argent c'est-à-dire
on a droit a des intérêts et la notion à vue qui signifie qu’on peut récupérer notre argents à tout moment donné
de sorte de placement à vue en faite il y a 2 produits il y a des avoirs en compte sur carnet auprès de la banque
et des avoirs sur livrets auprès de la caisse d’épargne national social. Si on prend un compte sur carnet on
ouvre le compte, on l’alimente en liquidité et en contre partie la banque ne met pas à notre disposition un
carnet de chèque mais elle met à notre disposition un petit livret : c’est un carnet d’épargne ; ce carnet on doit
le présenté a chaque fois si on veut alimenter ou faire un retrait de notre argent. La particularité de ce produit
d’épargne c’est qu’on peut retiré notre argent à tout moment mais sans qu’on puisse payer ni par chèque ni par
carte bancaire parce qu’on a relancé dés la signature du contrat de ne pas les utiliser en contre partie le fait de
rémunération.
o Question : pourquoi cette distinction entre M1 et M2 ?
On va prendre 3 agents économiques : un agent qui possède de la liquidité un 2ème qui possède un compte sur
chèque et un 3ème qui possède d’un compte sur carnet qui est le 1èr agent qui va payer rapidement en matière de
transactions ? Au fait, les 2 premiers, parce que la monnaie scripturale et la monnaie fiduciaire ont le même
degré de liquidité qu’on se présentant à la caisse pour payer en espèce ou par chèque accompagné de notre
carte d’identité nationale c’est pareil. Maintenant la 3ème personne ne va pas payer, au fait, elle a de l’argent en
compte mais elle ne possède pas le moyen qui va lui permettre de circuler les sommes d’argents, on va lui dire
d’ouvrir son compte à « ATTIJARI WAFA banque » et récupéré de l’argent parce que avec le carnet de
chèque on peut récupérer notre argent à n’importe quel agence et par la suite cette personne va se présenter
pour payer et partir avec la marchandise. On voit que ça n’a pas le même degré de liquidité c’est la raison pour
laquelle on ne peut pas le mettre avec les 2 produits (M1, M2) dans la même famille. La propriété
fondamentale de la monnaie c’est quoi ? C’est que la monnaie est une liquidité par excellence, c'est-à-dire
qu’avec la monnaie sur simple transfert on n’est censé de rembourser et récupérer des biens, chose qui n’est
pas respectée avec les autres formes de monnaie c’est la raison pour laquelle ces placements à vue on les
appelle pas monnaie mais la quasi-monnaie, le terme en anglais est beaucoup plus intéressent c’est « near
money » (near = proche).
3) L’agrégat M3 : M3 = M2 + placements liquides
o Les placements à terme c’est de l’argent qui produit de l’argent mais à l’échéance c'est-à-dire qu’on ne
peut retirer de l’argent qu’à l’échéance. On reprend l’exemple précédent des 3 personnes : les 2 premiers
acteurs, le titulaire d’un compte sur chèque et autre qui possède de la liquidité, ils vont payer immédiatement.
Le titulaire d’un compte sur carnet ça va lui nécessité d’un quart d’heure jusqu’à 30 min pour récupérer de
l’argent. Maintenant, on va rajouter une 4ème personne qui a de l’argent mais cet argent est bloqué en banque.
Est qu’elle va payer ? Non. C’est la raison pour laquelle que M3 est l’agrégat le moins liquide. Donc M3 c’est
la quasi-monnaie en second degré. Attention, l’argent bloqué en banque peut être débloqué mais avec certains
nombre de pénalités : Au Maroc lorsqu’on veut débloquer un compte, on va être subie d’une pénalité de 2
points c’est-à-dire si le taux d’intérêts au départ est de 3% finalement on aura que 1% sur le séjour de la
monnaie à la banque et en même temps, on n’aura que 90% de ce qu’on a disposé et les 10% restante est ce
qu’on va les perdre ? non, on ne va pas les perdre, on va récupérer cette somme d’argent agreement, c’est une
manière utilisée par les banques à fin de dissuader les gens à ne pas s’amuser avec le blocage et le déblocage
de leurs comptes, pourquoi ? parce que lorsqu’un client vient de bloquer son compte pour 2 ans de 10.000.000,
(remarque : le blocage des comptes au Maroc varie entre 3mois minimum et maximum 2ans) c’est une très
bonne chose pour la banque parce que la banque va rémunérer cette somme d’argent à 2ou 3% pas plus, et
surtout elle va prendre cette argent et l’utiliser pour financer un grand projet d’investissement voir un crédit et
le crédit va lui permettre de gagner. Supposons que ce client va se présenter à la banque pour avoir son argent,
ça sera la catastrophe pour la banque, dans ce cas la banque sera appelée à prendre de l’argent de quelqu’un
d’autre pour donné l’argent à son client, c’est la raison pour laquelle les banques au Maroc utilisent des
instruments afin de dissuader les clients à ne pas s’amuser a bloquer et débloquer leurs comptes. Parce que ce
n’est pas dans l’intérêt de la banque, ce qui est important pour la banque c’est l’exploitation : une banque peut

Travail fait par : Wissal & Hicham -3-


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se permettre à renoncer un certains projets d’investissement, elle peut se permettre de ne plus réaliser
l’investissement mais la banque ne peut pas vivre si elle n’a pas l’argent, la banque fait le commerce de
l’argent, si l’argent n’est pas là c’est la catastrophe pour la banque. Donc, le système bancaire peut être au
Maroc ou ailleurs est basé sur une seul variable c’est la confiance.
Maintenant les placements à terme : au Maroc, les placements à termes se composent de 3 produits :
Les comptes à terme : ce sont les compte bloqués.
Les bons de caisse et certificats de dépôts : ce sont des titres émis par la banque dans le cadre de sa
politique de diversification de son financement qui permet de minimiser le risque. Les banques
normalement où est ce qu’elles trouvent l’argent ? L’argent pour la banque se trouve dans les dépôts des
clients, mais les dépôts des clients se sont soit des dépôts à vue, ces clients peuvent se présenter à tout
moment pour retirer leur argent, c’est la raison pour laquelle les banques proposent généralement aux
clients des produits d’épargne afin de les pousser à laisser l’argent le maximum possible de temps dans des
comptes bancaires. Parmi ces produits d’épargne il y a des comptes à terme, des comptes sur carnet, des
bons de caisse et els certificats de dépôts. Pour les bons de caisse et les certificats de dépôts, ils le même
principe de rémunération que les comptes à terme mais ici au lieu de demander au client de bloquer
l’argent sur un compte bancaire on va lui dire on va vendre un titre et c’est un titre qui produit jusqu’à 4%
ce client va récupérer ce titre et s’il y a de l’argent avant l’échéance de ce titre, il peut demander à la
banque de s’engager sur le marché et le vendre, sinon le client peut vendre le titre à quelqu’un d’autre sur
le marché boursier c’est le cas de certificats de dépôts, donc le certificat de dépôt est un certificat
négociable. Ex : J’achète un certificat de dépôt auprès de ma banque qui produit 4% d’intérêts sur une
année, 6mois après je sens le besoins de liquidité et donc je peux vendre ce titre à quelqu’un d’autre sur le
marché à un prix négocié, c'est-à-dire lorsqu’on achète ce titre on n’est pas prisonnier de ce titre, on est
obligé de garder jusqu’à l’échéance comme son nom l’indique c’est un titre négociable. Les bons de caisse
ce sont le type de mêmes caractéristiques mais ils ne sont pas négociables.
Maintenant, M3 au Maroc représente la masse monétaire, on l’appelle également l’agrégat de contrôle, il
est également la monnaie au sens officiel. Autrement dit, lorsqu’on pose la question à ‘‘ ’’ qu’est ce
que la monnaie ? Elle ne va pas dire que la monnaie c’est la monnaie fiduciaire et scripturale, elle va nous dire
que la monnaie c’est M3. Donc, on voit que la banque centrale définie la monnaie à son sens large.
Supposons qu’au Maroc le stock de monnaie de M1 s’élève à 100milliards de dhs et avec 100milliards de dhs
l’économie marocaine est en équilibre c’es à dire ni inflation ni récession et parallèlement la quasi-monnaie
(placements à terme et placement à vue) s’élève à 60milliards de dhs. Supposons maintenant, le jour de
ramadan que tous les détenteurs de la quasi-monnaie décident ensemble de convertir la quasi-monnaie en
monnaie et c’est leur droit. C’est-à-dire que tous les propriétaires des comptes sur carnet décident de les
convertir en compte sur chèque, tous les détenteurs d’un compte bloquer décident de les débloquer, les
détenteurs de certificats de dépôts décident de les vendre, tous les détenteurs des bons de caisse décident de les
restituer pour récupérer la liquidité le stock de monnaie va passer de 100milliards de dhs à 400 milliards de dhs
dans le même jour : c’est la catastrophe ; c'est-à-dire que finalement la banque centrale sera incapable
d’intervenir pour régulariser la situation : c’est impossible. Maintenant, quels sont les éléments qui poussent
les agents économiques à convertir la quasi-monnaie en monnaie ? C’est des considérations comportementales,
ces variables qualitatives parce qu’on ne sait jamais quand ces agents économiques vont se présenter pour
demander leur monnaie. Comme la banque centrale ne maîtrise pas ce qui se passe dans la tête des uns et des
autres, elle préfère de définir la monnaie au sens large en raison de sécurité, et si la banque centrale définie la
monnaie au sens large dans ce cas là que les agents décident de transformer la quasi-monnaie en monnaie ou
ils décident de ne pas transformer la quasi-monnaie en monnaie ça revient au même (c’est kif kif) parce que
dans le cadre de notre politique monétaire globalisée, généralisé on a pris en compte dans notre stratégie non
seulement la quantité de monnaie qui circule mais également la quantité de monnaie qui risque de circuler en
plus de la monnaie en circulation. Donc, toutes les banques centrales utilisent la monnaie au sens large dans la
comptabilité nationale.
II. Les agrégats des placements liquides :
Ces agrégats de placements liquides ont vus le jour au Maroc en 1997. D’habitude, au Maroc
comme ailleurs partout dans le monde, on construit juste les agrégats de monnaie mais avec l’ablution des
frontières, le processus d’internationalisation qui s’est par la suite consolider pour devenir mondialisation ou
globalisation, les dotations financières servent de se développer beaucoup de changements et qui dit
changements dit apparition de beaucoup des nouveaux produits financiers. Chaque année ces nouveaux
produits apparaissent. Jadis on n’avait que la monnaie, les actions et les obligations ; aujourd’hui on a une

Travail fait par : Wissal & Hicham -4-


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centaine de produits financiers, certains de ces produits ne peuvent être classés ni avec l’actif monétaire ni
avec les actifs financiers, parce que le patrimoine d’un individu est composé de 4 types d’actifs : l’actif
monétaire c’est l’argent qui dispose la personne a sa poche et sur son compte bancaire, l’actif financier c’est
les actions, les obligations…, l’actif réel c’est la maison, voiture…, et l’actif humain c’est le talent, le savoir-
faire, le diplôme, les expériences… Parmi ces 4 actifs, l’actif le plus liquide c’est l’actif monétaire suivi de
l’actif financier, l’actif humain c’est le plus difficile à vendre ce qui explique le chômage.
Maintenant, avec l’apparition de certain nombre de produits financiers, la frontière entre l’actif
financier et l’actif monétaire a tendance à disparaître, c'est-à-dire qu’on a le droit à des titres qui ne relèvent
pas de la monnaie parce qu’ils ne sont pas liquides mais ne relèvent non plus de l’actif financier parce qu’ils ne
représentent aucun risque (le caractéristique des actifs financiers c’est qu’ils présentent un risque) quel risque ?
Le risque de perdre son capital : j’ai acheté une action à 100 dhs aujourd’hui, elle est déjà à 80 dhs, j’ai perdu
20dhs, pour les obligations c’est pareil. Maintenant, si on prend les bons de trésor, ils ne représentent aucun
risque parce qu’ils sont des produits émis par l’État, et l’État c’est la garantie elle-même, donc ils ne sont pas
vraiment des produits financiers ils ne sont non plus des produits monétaires, donc ils présentent certaines
caractéristiques des actifs financiers et certaines des caractéristiques des actifs monétaires, c’est la raison pour
laquelle on l’aura réservé un traitement à part. C’est les agrégats des placements liquides qui est valable pour
les bons de trésor, valable pour les billets de trésorerie, valable pour les bons de société de financement et
valable pour les titres émis par les OPCVM (organismes de placements collectifs en valeur mobilière)… Donc,
le but de l’introduction de ces agrégats est tout simplement de résoudre cette équation : comment s’inscrivent
un certain nombre de nouveau produits financiers tout en permettant au secteur financier de fonctionner
convenablement ? On a donc imaginé les agrégats de placements liquides. Au fait, on ne l’a pas imaginé ici au
Maroc, ce sont les experts dans les pays occidentaux qui avaient imaginé un système d’adaptation.
Maintenant, les agrégats de placement liquides, ils comportent un certain nombre d’éléments, mais
avant de traiter les éléments constitutifs des agrégats des placements liquides, il parait essentiel de définir ces
agrégats : ce sont des indicateurs statistiques qui permettent de suivre l’évolution de certains produits qui
présentent à la fois des caractéristiques des actifs monétaire et celle financières. Le 1èr élément que comportent
les agrégats des placements liquides c’est PL1 qui inclut les TCN émis par des institutions financières autres
que les banques. Les TCN ce sont les titres de créances négociables qui se composent :
 Bons de trésor à ces mois et les bons de trésor négociables= (ce sont 3 éléments
 Billets de trésorerie============================= qui figurent dans
 Bons de société de financement ====================PL1 un agrégat moins
liquide)
 Certificats de dépôts ============================ (qui figurent dans M3)
Donc, pourquoi on les a séparés ? Pourquoi on a intégré les certificats de dépôts avec M3 et les 3
autres avec PL1 ? Parce que les certificats de dépôts sont beaucoup plus liquides que les 3 autres, donc ici on a
utilisé le critère de la liquidité. Si non possède de ces 4 produits, le produit qui sera le plus rapidement vendu
c’est les certificats de dépôt.
o Les bons de trésor : comme leur nom l’indique, ils sont émis par l’État, chaque fois que l’État désire
s’endetter, elle fait l’émission de ces bons. Tous les épargnants peuvent acheter ces titres mêmes les étrangers.
o Les billets de trésorerie : ils sont émis par les grandes sociétés non financières. Au Maroc, l’entreprise
qui émet le plus grand nombre des billets de trésorerie c’est l’ONA. Pour financer l’exploitation et la trésorerie
de l’entreprise les moyens utilisés sont les fonds propres, la caisse, la banque, les découverts et les facilités de
caisse, ces 2 dernières sont très cher ‘‘ autour de 25% du taux d’intérêts’’, si une grande entreprise désire avoir
une source de financement de l’exploitation et subir moins des coûts, il y a d’autres alternatives c’est
l’émission des billets de trésor.
o Les bons de société de financement : ce sont des titres émis par les sociétés de financement, se sont
des sociétés qui ne peuvent pas ouvrir des comptes à leurs clients, donc elles ne disposent pas de la monnaie
scripturale qui n’est rien d’autre qu’un simple jeu de comptes. Ces sociétés se contentent seulement d’accord
de crédit. Puisque ces sociétés n’ont pas le droit d’ouvrir des comptes, elles n’auront pas le droit de collecter
les dépôts à court terme, donc elles sont dans une situation exceptionnellement défavorable comparativement à
la banque parce que cette dernière exploite de l’argent gratuitement, l’argent déposé par les clients. Par ex :
« WAFA SALAF » veut avoir un prêt auprès d’un groupe à 3% pour le prêter aux clients à 12% ou 13% c’est
une marge bénéficiaire qui est certainement intéressante mais qui inférieure à celle dégagée par les banques.
Au Maroc, 90% des sociétés de financement sont des filiales des banques. Ce sont les banques qui créent les
sociétés de financement dans le cadre de la diversification de leur collectif de crédits.

Travail fait par : Wissal & Hicham -5-


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Ces 3 produits de même que les certificats de dépôts ne sont pas accessibles à tout le monde, le prix
nominal d’un seul certificat de dépôt, d’un seul bon de trésor, d’un seul billet de trésorerie et d’un seul bon de
société de financement est de 100000dhs. C'est-à-dire que ces produits sont donnés aux grands épargnants,
quels sont les grands épargnants ? Les banques elle mêmes, les caisses de retraite, la caisse de dépôts et de
gestion et quelques uns d’autres.
Ces 3 produits forment ce que l’on appelle PL1, ils ont un degré de liquidité nettement inférieur à celui
des certificats de dépôts ; les comptes bloqués et les bons de caisse.
Récapitulation :
Au Maroc, et partout dans le monde, la banque centrale qui représente l’autorité monétaire se charge
de recenser les apports monétaires qui circulent, se charge de calculer les agrégats de monnaie et de
placements liquides. L’objectif étant de savoir la capacité de dépenses des agents économiques non financiers,
ainsi si la banque centrale constate que la quantité de la liquidité de monnaie en circulation est très importante
par rapport à la norme, on dira que le risque c’est l’inflation, c'est-à-dire la hausse des prix. Si on observe que
la quantité de monnaie en circulation est faible on dira que le risque est peut être la récession et alors la banque
centrale en fonction de la situation économique, elle agit pour prendre les mesures nécessaires afin d’équilibrer
le marché monétaire. Contrairement la banque centrale classe les différents éléments susceptibles de jouer le
rôle de monnaie en plusieurs rubriques ; en plusieurs groupes : on a la 1ére série de groupes c’est la série
monétaire, 2ème série de groupes qui est la série de placements liquides
Par rapport à la 1ère série, la banque centrale du Maroc retient 3 agrégats : M1 qui n’est rien d’autre
que la monnaie au sens étroit, la monnaie au sens strict qui englobe donc tous les rapports monétaire qui ont le
degré de liquidité le plus élevé qui sont : les pièces, les billets et la monnaie scripturale sachant que les pièces
et billets ne sont rien que la monnaie fiduciaire. Donc M1 c’est les disponibilités monétaires, c’est la monnaie
telle que nous connaissons. Pourquoi ? Parce qu’on peut payer en espèce, en billet ou par chèque. M2 inclut
M1 et ce que l’on appelle les placements à vue, qui se compose de 2 produits : les avoirs en compte sur carnets
auprès de banque et avoirs en comptes sur livrets auprès de la caisse d’épargne nationale. Ces 2 produits
viennent s’ajouter à M1 pour donner M2 et la spécificité de ces 2 produits c’est qu’ils ne sont pas liquides à
100% comme les avoirs en monnaie et au même temps, ils produisent les intérêts, naturellement ces
placements à termes ne peuvent être débloqué qu’a l’échéance, ils sont donc moins liquides que les placements
à vue de même moins liquides que les dépôts à vue. Il y a 3 produits qui forment les placements à terme au
Maroc : le comptes à terme, les certificats de dépôts et les bons de caisse. M3 au Maroc constitue ce que l’on
appelle la masse monétaire , en d’autres termes, M3 c’est la définition officielle de la monnaie au
Maroc qui inclut à la fois la monnaie et la quasi-monnaie, c’est l’agrégat de contrôle.
La 2ème catégorie de produit c’est les produits à caractère financier et qui sont classés dans ce que l’on
appelle les agrégats de placements liquides, ces agrégats sont PL1, PL2, PL3 et PL4. PL1 inclut les bons de
trésor, ce sont des titres émis par l’État en cas de besoin de liquidité, les billets de trésorerie ce sont des titres
émis par les grandes sociétés non financières pour financer l’exploitation, les bons de société de financement
émis par les sociétés de financement en cas de besoin de liquidité pour financer l’économie on ne doit pas
oublier que ces sociétés de financement contribuent également pour financer l’économie comme les banques,
la seule différence qui existe entre ces deux c’est que les banques ont la possibilité de créer de la monnaie à
travers la manipulation des comptes alors que les sociétés de financement n’ont plus ce droit. En fin il y a un
dernier produit qui forme PL1 c’est les titres émis par les OPCVM contractuels. Les OPCVM ce sont les
organismes de placements collectifs en valeur mobilière. Pour investir en bourse ‘‘parce que lorsqu’on achète
des actions et des obligations en bourse c’est un investissement, qu’est ce qu’un investissement ? C’est le fait
d’engager de l’argent immédiatement dans un projet quelconque en vue d’espérer récupérer des bénéfices plus
tard, mais il s’agit ici de l’espérance, parce que l’investissement est un pari c'est-à-dire il se qu’il marche et il
se peut que non. Pour investir on peut créer une unité de production dans une entreprise c’est un investissement
comme on peut investir dans une entreprise qui existe déjà en achetant des actions en bourse, dans ce cas là on
ne peut pas devenir propriétaire d’une entreprise à 100% parce que la quantité d’actions qu’on peut acheter en
bourse ne va pas représentée grands chose, l’essentielle c’est qu’il s’agit d’un investissement’’ il y a
généralement 3 conditions de base :
- La 1ère condition : il faut avoir beaucoup d’argent, au Maroc pour investir en bourse en estime avoir
minimum entre 40 et 50 milles de dhs à la limite qu’on peut investir 10000 dhs ; 5000 dhs. Mais ce qu’on va
gagner, il sera prélevé sous forme de commissions, de prêts… ce n’est pas intéressant, donc pour investir en
bourse, il faut une très bonne somme d’argents chose qui n’est pas donnée a tout le monde parce qu’il y a des
épargnants qui ne possèdent peut être que 2 ou 3 millions.

Travail fait par : Wissal & Hicham -6-


Note de professeur Morchid

- La 2ème condition : c’est avoir la formation nécessaire parce qu’investir en bourse ce n’est pas
comme investir dans les mobiliers. Il faut maîtriser comment ça se passe, il faut maîtriser la technique qui va
nous permettre d’identifier le moment idéal pour acheter et le moment idéal pour vendre. Il faut donc
suffisamment armé en bagage d’investissement financier.
- La 3ème condition : il faut avoir l’information parce qu’en bourse, qu’est ce qu’on achète ? Les titres
n’est ce pas ? Quand on achète un titre ? Lorsqu’on a une information quoi ce titre se comporte bien, et il va
dégager des résultats exceptionnellement élevés. Dans ce cas c’est le moment idéal d’acheter ce titre. Par
contre si on a des informations sur cette entreprise va dégager des pertes, est ce que on va acheter ces titres ?
Bien sûr que non, mais c’est le moment idéal de vendre c’est on possède quelques uns. Donc finalement,
l’achat et vente en bourse portent sur l’information.
Si on est un petit épargnant par ex un salarié ou un fonctionnaire qui n’épargne que 100 ou 2000 dhs
pas plus, est ce qu’il peut investir en bourse ? Impossible, est ce qu’il la formation nécessaire pour le faire ?
Impossible, est ce qu’il a l’information nécessaire pour le faire ? Non, pourquoi ? Parce que pour pouvoir
posséder de l’information, il faut être omniprésent en bourse par ce que les informations acquises d’abord sur
la place, c’est à partir de la place qu’on capte l’information. Donc c’est pour ces petits épargnants qui n’ont pas
leur place en bourse et pour permettre à ces gens de mettre leurs pats pour la 1ère fois en bourse que l’on crée
des OPCVM. Donc la création des OPCVM a pour but d’inciter les petits épargnants à investir leurs fonds en
bourse. Comment ça marche ? Par ex : j’ai crée un OPCVM aux petits épargnants, donc chacun de ces
épargnants va déposer une somme d’argent (500 dhs, 1000dhs, 3000dhs, 4000dhs…) à la fin j’aurai une
somme d’argent, donc le 1èr critère a été respecter ; n’est ce pas ? Pour le 2ème critère qui concerne la formation
est également respecté par ce que je suis un OPCVM, mon métier c’es ça et je ne fait que ça, j’ai donc un
bagage nécessaire, la compétence, le talent et l’expérience me permettent de faire gagner les petits épargnants
de l’argent et je dois les faire gagner de l’argent, pourquoi ? Parce que si je n’arrive pas à le faire, les petits
épargnants vont dans ce cas récupérer, retirer l’argent, si tout le monde tire son argent automatiquement c’est
la disparition des OPCVM.
En ce qui concerne le 3ème critère qui est l’information en tant que OPCVM, je ne fais que ça, c'est-à-
dire que je suis en bourse pour récupérer l’information, je suis même producteur de l’information et je peux
même l’acheter. Donc les 3 critères pour investir en bourse sont respectés, alors je vais récupérer l’argent de
ces petits épargnants que je vais placés en fonction de mes anticipations, je vais acheter à bas prix et vendre à
prix élevé, et je vais donc capitaliser l’argent de ces petits épargnants. Si ces petits épargnants vont retirer de
OPCVM c’est leur droit parce que l’OPCVM se caractérise par une liberté d’entrer et de sortie c'est-à-dire
qu’ils peuvent se présenter à tout moment les bénéfices et capitaux, dans ce cas là, les bénéfices réalisés par les
OPCVM, ils sont répartis entre les banques proportionnellement chacun tenant son apport. Moi en tant
qu’OPCVM je ne veux pas travailler gratuitement, j’ai le droit aux frais des commissions, c’est ce que je gagne
à travers les opérations. Donc, le but des OPCVM c’est permettre aux petits épargnants de dresser l’épargne
vers la bourse et alors dynamiser la bourse, mais l’objectif majeur des OPCVM étant un objectif pédagogique
c'est-à-dire apprendre aux petits épargnants comment jouer en bourse parce que l’objectif principal c’est de
créer les investisseurs autonomes du futur en d’autres terme c’est de créer des professionnelles, parce que le
professionnalisme en bourse ne vient pas de l’école mais il vient généralement de l’apprentissage.
Aujourd’hui, au Maroc on à peu prés de 300 OPCVM, la plupart de ces OPCVM se sont des clients de
banques.
Au Maroc, comme partout dans le monde, on a 4 catégories des OPCVM :
-Les OPCVM contractuels : comme leur nom l’indique, se sont des OPCVM qui garantissent
une rémunération c'est-à-dire quand je signe avec OPCVM un contrat à partir duquel l’OPCVM s’engage à
rémunérer notre argent minimum 4% ou 5% par an, dans ce cas là, même si l’OPCVM perd l’argent à la fin de
l’année, il s’engage à pour remettre à 100%. Par ex : si on a signé un contrat avec l’OPCVM en vertu de ce
contrat l’OPCVM s’engage à nous mettre 3% de rémunération à la fin de l’année. Si l’OPCVM réalise 10%,
on va avoir les 10% et non pas 3%, si l’OPCVM réalise 4% on va avoir 4%, si l’OPCVM réalise 3% on va
avoir 3%, si il réalise 2% on va avoir 3% parce que le minimum sur lequel on s’est mis d’accord avec
l’OPCVM c’est 3% donc si l’OPCVM réalise des pertes, on va récupérer des bénéfices. Donc, l’objectif de ce
type d’OPCVM c’est d’engager la confiance des clients.
-Les OPCVM obligations : sont ceux qui investissent minimum 90% du capital en obligations
-Les OPCVM actions : doivent investir minimum 60% du capital dans les actions, s’ils investissent
par ex moins de 60% en actions ils sont qualifiés des OPCVM diversifiés.

Travail fait par : Wissal & Hicham -7-


Note de professeur Morchid

- Les OPCVM diversifiés : c’est l’OPCVM qui ne respect ni le premier ni le deuxième critère.
Ex : Un OPCVM qui investi 40% en actions, il ne va pas atteindre60% pour être qualifié OPCVM actions et au
même temps s’il possède 60% d’obligations, il ne va pas atteindre 90% pour se qualifier d’OPCVM
obligations, donc cet OPCVM ne respect pas ces deux critères alors il est un OPCVM diversifié.
-Les OPCVM monétaire : sont ceux qui investissent dans les titres de créances négociables.
Quels sont les éléments qui forment les titres de créances négociables ? Les bons de trésor, les billets de
trésorerie, les certificats de dépôts et bons des sociétés de financement.
Maintenant PL1 inclut les bons de trésor, les billets de trésorerie, bons des sociétés de financement et les titres
commercialisés par les OPCVM contractuels.
Maintenant PL2 inclut les titres émis par les OPCVM monétaires.
PL3 inclut les titres émis par les OPCVM obligations.
PL4 inclut les titres émis par les OPCVM actions et diversifiés.
Pourquoi on a fait ce découpage de ces agrégats ? En fait, ce découpage obéit à un seul critère c’est le critère
du risque. Naturellement, est ce que les bons de trésor sont risqués ? Non, parce qu’ils sont émis par l’État, et
l’État c’est la garantie elle-même, la probabilité pour que l’État fait faillite est égale à 0.
Les billets de trésorerie, ils ne sont émis par les grandes entreprises comme l’ONA, la probabilité qu’une
grande entreprise comme l’ONA fait faillit c’est pratiquement nulle.
Les sociétés de financement c’est la sécurité totale. Les OPCVM contractuels sont là pour nous garanti une
rémunération, donc c’est sûr on ne peut jamais perdre. Tous ces éléments s’intègrent dans PL1. Maintenant, les
OPCVM monétaires sont certes sûr mais ils présentent un degré de sécurité inférieur a ce lui de la 1ère
catégorie. Les OPCVM obligations, c’est sûr mais moins que les OPCVM monétaires, et en fin, les OPVCM
actions et obligations présentent un plus de risque. Pourquoi ? Parce que lorsqu’on va acheter une obligation à
1000dhs, on est sûr et certain de récupérer notre argent + les intérêts, par contre si on a une action à 1000dhs,
on n’est pas sûr de la vendre à 1000dhs ? Non, parce que le prix de l’action sur le marché fluctue en fonction
de l’offre et de la demande. Donc le critère que l’on a retenu pour classer ces éléments c’est le critère du
risque.
Maintenant la liquidité de l’économie = M3 + PL1 + PL2 + PL3 + PL4
III. Vitesse de circulation de la monnaie : VCM
Ce qui est important dans une économie ce n’est pas uniquement la quantité de monnaie qui
circule, mais également le nombre de fois que ce stock de monnaie circule au cours de l’année, parce que la
monnaie n’est pas figée, la monnaie n’est pas statique, la monnaie implique la rotation, on la récupère et
juste après on l’utilise pour effectuer les transactions. Si on prend une pièce d’un dh, elle peut effectué
certaines transactions au cours de l’année. Chaque fois que ce dh passe de main à une autre,
automatiquement c’est une transaction. Maintenant ce dh a changé de main à l’autre 50 fois au cour de c'est-
à-dire qu’on peut dire qu’avec un dh on a réalisé 50 dhs de transactions. C’est vrai qu’on peut utiliser le dh
pour rembourser une dette, mais même la dette aujourd’hui est devenue une transaction. Pour appréhender
cette circulation de la monnaie, on calcule la vitesse de circulation de la monnaie, on l’a définie
naturellement comme étant le nombre de fois qu’un même stock de monnaie change de main au cours de
l’année. En d’autre terme le VCM mesure l’intensité de circulation de la monnaie, et alors plus de monnaie
circule et plus en réalise des transactions et donc les prix augmentent, par contre, si on a une grande somme
d’argent, une quantité énorme de monnaie, mais qui ne circule que de façon modérée, dans ce cas là on aura
pas une hausse des prix, c’est la raison pour laquelle que tout dépend de comportement des consommateurs,
si tous les consommateurs possèdent beaucoup d’argent et décident de ne pas consommer. Est-ce que les
prix vont augmenter ? Non, par contre si tout le monde décide de dépenser, les prix vont automatiquement
augmenter. Donc, ce qui est important ce n’est pas la quantité de monnaie possédée par les uns ou les autres
mais également la manière avec laquelle les uns et les autres se comporte vis-à-vis ce stock de monnaie,
comment l’utilise pour effectué les opérations d’achat, est ce que la rotation de la monnaie est rapide ou
plutôt lente ? D’ailleurs, on peut imaginer deux situation économique différents : dans une économie N°1, le
stock de monnaie est égale à 100 et la vitesse est égale à 100. Dans une économie N°2, le stock de monnaie
est égal à 1000 et la vitesse de circulation est égale à 10. Si on multiplie 10 par 100 on trouvera 1000 et si on
multiplie 100 par 100 on trouvera 10000 c'est-à-dire que finalement dans les deux économies, on la même
quantité de transactions, à la même valeur en matière de transactions. La seule différence entre l’économie
N°1 et l’économie N°2 c’est qu’on a tendance à croire qu’on a un stock de monnaie faible et donc le risque
c’est la récession. Mais la réalité, si le stock de monnaie est faible et donc les agents économiques ont
tendance à augmenter à acheter rapidement à se débarrasser rapidement de leur liquidité et si le stock de

Travail fait par : Wissal & Hicham -8-


Note de professeur Morchid

monnaie est élevé à priori, on tendance à croire qui a un risque d’inflation mais en réalité aucune inflation ne
peut se produire à partir du moment où les agents économiques ont détecté en matière d’achat sur le marché
des biens et services. Donc finalement deux économies sont identiques.
Comment calculer la VCM ?
Il y a deux méthodes de calcul :
1. La vitesse de transaction : Vt = T/Mi
Avec T : transactions en valeur c'est-à-dire ∑ Pi * Qi (somme des quantités * prix)
Mi soit M1, M2 ou M3
Maintenant, supposons qu’au Maroc par ex : on a calculé la vitesse transaction et qu’on a trouvé
comme valeur 36, Vt=36, quoi 36 ? C’est 36 fois, c'est-à-dire qu’un dh a circulé au Maroc en moyenne 36
fois, ce ne veut pas dire que tous les dhs avaient circulé 36 fois mais c’est une moyenne. En d’autres termes,
le stock de monnaie disponible au Maroc a bougé 36 fois au cours de l’année, il a donc réalisé 36
transactions. Si on a par ex 10 milliards de liquidité on dira donc que les transactions réalisées au Maroc
avec 10 milliards c’est 10 milliards * 36. Donc la 1ère interprétation c’est le chiffre d’affaire réalisé par
chaque dh, c'est-à-dire chaque dh en circulation au cours de l’année a permet 36 transactions et donc 36 dhs
de CA. La 2ème interprétation, on divise 360/36 = 10 jours, comment peut on l’interpréter ? En moyenne,
chaque fois que le dhs entre dans le revenu d’un individu, il le garde en moyenne 10 jours avant de réutiliser
pour effectuer d’autres transactions. Donc, cette interprétation indique le séjour moyen d’un stock de
monnaie dans un revenus d’un individu avant le réutilisé pour les transactions. Cette équation Vt = T/Mi
pose un problème, c’est qu’on peut pas calculer les transactions, c’est très difficile. Au Maroc, pour
déterminer les transactions valables, il faut compter toutes les transactions qu’elles soient formelles ou
informelles, par ex si on achète auprès d’un commerçant un bien à 100 dhs, est ce que cette transaction sera
comptabilisée par la banque centrale à la fin de l’année ? Non, parce qu’elle est une transaction informelle et
d’ailleurs, tous les paiements en monnaie fiduciaire ne sont pas pris en comptabilité nationale. La banque
centrale peut comptabiliser uniquement les transactions effectuées par chèque, par virement et également par
carte, parce qu’elles laissent des traces dans les compte bancaires, mais les paiement en espèces ne laisse pas
de trace, et alors naturellement se sont des opérations qui ne sont pas prises en compte et puis que c’est le cas
les transactions ne sont jamais déterminées avec une certitude. Il y a un seul cas où on peut calculer
exactement les transactions en valeurs lorsque tout le monde paye en monnaie scripturale, et puisqu’il est
impossible de calculer les transactions en valeurs c’est le PIB, et puis qu’on prend le PIB pour calculer
effectif de la valeur des transactions dans ce cas là, on raisonne non plus en terme de vitesse de transaction
mais en terme de vitesse revenu
2. Vitesse revenue :
Vy = PIB/Mi
Maintenant, le PIB sera égal au nombre des transactions lorsqu’il n’y a pas d’épargne c'est-à-dire
lorsque tout le revenu est dépensé, dans ce cas là PIB = transactions, mais comme tout le monde
épargne, automatiquement les 2 indicateurs ne prennent pas la même valeur.
Maintenant, l’interprétation de la vitesse revenue est un peu différente de celle de la vitesse
transaction. Ici, supposons que Vy = 15, on l’interprète de manière suivante : ici, c’est le même nombre
de fois qu’un dh entre dans le patrimoine d’un individu en tant que revenu pour servir par la suit à des
transactions. Cette interprétation est différente par rapport à la première, ici c’est un produit
intermédiaire : avant de parler des transactions, on a parlé d’abord du fait que le dhs est placé dans le
patrimoine de l’individu en tant que revenu.
Ce qu’il faut retenir de cette histoire c’est que la VCM permet de compléter les agrégats de
monnaie et de placements liquides, on ne peut pas uniquement garder les agrégats on les compléter par
la VCM pour trouver le chiffre d’affaire réalisé par un même stock de monnaie dans une économie bien
déterminée
Remarque : si on inverse la VCM, on va obtenir le taux de liquidité de l’économie = Mi (stock de
monnaie)*100 / PIB
Supposons que ce taux est égale à 60% comment l’interpréter ? On dira tout simplement que le
stock de monnaie représente 60% du PIB. Naturellement, plus ce rapport augmente, plus l’économie
devient liquide parce que pour pouvoir parler de liquidité, il faut le faire par rapport à une norme et la
norme que l’on utilise c’est le PIB.

Travail fait par : Wissal & Hicham -9-


Note de professeur Morchid

Supposons qu’au Maroc que le PIB a augmenter de 5% cette année par rapport à l’année
précédente, (la variation du PIB on l’appelle le taux de croissance) ça veut dire quoi ? Ça veut dire que
le Maroc a créé 5% de richesse supplémentaire cette année par rapport à l’année dernière, 5% sous
forme de quoi ? Sous forme des biens et services, il faut donc déjà que la banque centrale injecte en
circulation une quantité de monnaie nécessaire pour dépenser ces biens et services, parce que si le stock
de monnaie reste toujours le même, c'est-à-dire que les agents économiques peut être n’ont pas de
liquidité pour absorber ce stock des biens et services supplémentaire, la banque centrale est tenue donc
d’alimenter les agents économiques en liquidité a fin de leur permettre de se procurer des biens et
services supplémentaires. Si maintenant, le PIB n’a pas bougé et donc il n’ y a pas de raison pour
augmenter la masse monétaire, parce que si on augmente la masse monétaire automatiquement c’est la
hausse des prix. Si maintenant, le PIB diminué, le taux de croissance est de 10% par ex, donc ce cas là,
la banque centrale doit éponger une partie de la liquidité pour éviter la hausse des prix. Si le stock de
monnaie croît parallèlement au PIB, il n’aura pas de risque, si le stock de monnaie augmente d’une
façon beaucoup plus rapide que le PIB, le risque c’est l’inflation et si le stock de monnaie croît d’une
façon moins rapide que le PIB, le risque c’est la récession.

Travail fait par : Wissal & Hicham - 10 -