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BTS 1 Représentation des ouvrages et des systèmes Electrotechnique


COURS sur les automatismes programmables industrielles

BTS Electrotechnique
Formation Initiale

1ère Année

Les Automatismes Industriels

B.T.S / I.T.O

Eugène Langangue
Ingénieur en Systèmes Industriels
Infoline: (+241) 05 09 07 32 / 06 40 19 93
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CHAPITRE I: PRINCIPE D’UN SYSTEME AUTOMATISE


1- AUTOMATISMES INDUSTRIELS
Automatisation croissante des procédés industriels:

Qualité , Coût , Délai , Productivité , Disponibilité 



Un système automatisé est la coopération de:
 Machines, Processus Physique.
 Eléments d'Instrumentation et Actionnement.
 Système de Conduite et surveillance.
 Opérateurs Humains.
Dans le but de:
 Automatiser le fonctionnement.
 Assurer la Sécurité.
 Améliorer la Maintenance.
 Faciliter les Interventions des opérateurs.
Usine de fabrication de pâtes alimentaires

Système Automatisé élément vibrant commandé

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Figure 1: Architecture d'automatisme distribué

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2- AUTOMATISATION DU BATIMENT (BUILDING AUTOMATION)


« Un bâtiment est un outil de Production: Confortable, Economique, Sûr » (Schneider TAC)
L’automatisation du Bâtiment regroupe les techniques d'automatisme, d'informatique, de
télécommunication qui permettent entre autres :
 de gérer intelligemment toutes les fonctionnalités de l'habitat : chauffage,
ventilation, électricité, climatisation, …
 de contrôler l'espace sécurité globalisant la sécurité technique, humaine,
effraction, vol (surveillance), incendie.
 de communiquer dans l'espace interne et externe de l'habitat.
 de surveiller le bâtiment à distance.

La Gestion Technique du Bâtiment dite GTB (ou BMS en anglais, Building Management
System) est l'ensemble des systèmes de traitement des informations provenant d'un même site et
permet de "connecter" les équipements techniques du bâtiment de confort, de chauffage, de
sécurité,…, dans les objectifs de:

 SECURISER – MAITRISER – ECONOMISER – GERER

Gérer les Services Usagers , Economie Energie ,


Confort & Bien-être , Sécurité 

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La GTB est un concept communiquant numérique et informatique, permettant:


 La surveillance des installations.
 Réduire les dépenses énergétiques.
 Maintenir la température et le confort.
 Fiabiliser les installations - fonctionnement sans discontinuité.
 Surveiller 24h/24 7j/7.
 Réduire des déplacements et intervenir très rapidement à distance.
 Assurer une gestion énergétique optimum du bâtiment.

La GTB est un concept communiquant numérique et informatique dans le bâtiment

Building Automation: terme anglais pour GTB.


Domotique: est le terme utilisé dans le domaine de l'habitat particulier.
HVAC: Heating , Ventilation and Air Conditioning.
CVC: Climatisation, Ventilation, Chauffage.
GTC: Gestion Technique Centralisée (limitée à un domaine : élec ou clim etc …).

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3- EXEMPLES D’ARCHITECTURES DE GTB

Exemple d’architecture GTB simple

Exemple d’architecture GTB multipostes


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4- DESCRIPTION D'UN SYSTEME AUTOMATISE


4.1- Analyse et explication des termes utilisés
Il convient dès à présent de définir les différents termes utilisés, ainsi que les différentes
parties constituant un automatisme.

Pour faciliter l’analyse, l’automatisme est divisé en trois parties.

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Une première partie dite Partie Relation (en abrégé P.R.) ou dialogue homme - machine
regroupe les capteurs-opérateurs (Bp & inter) et les composants de signalisation visuels
et / ou sonores. Le pupitre de commande sert de support aux éléments de la P.R.

Une deuxième partie nommée Partie Commande (en abrégé P.C.) regroupe les
constituants et les composants destinés au traitement des informations (signaux) émises
par les capteurs-machines de la P.O. et les capteurs-opérateurs de la P.R. Les éléments
de la P.C. sont contenus dans l’armoire de commande.

Une troisième partie nommée Partie Opérative (en abrégé P.O.) regroupe les mécanismes,
les actionneurs et leurs pré-actionneurs ainsi que les capteurs-machines nécessaires au
contrôle du déplacement des actionneurs et au contrôle de présence des objets ou des
personnes.

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4.2- Un carrefour vu comme un système automatisé


Analysons l'exemple d'un carrefour routier qui représente un système automatisé dans lequel
on décompose la PO et la PC.
La majorité des carrefours urbains sont gérés comme des systèmes automatisés pilotés depuis
un central de surveillance urbain.

L'analyse et la commande des systèmes automatisés nécessite la définition préliminaire d'un


cahier des charges (CdC) qui doit conduire à une réalisation sûre et sans équivoque, de
l'automatisme.
4.3- Notion de cahier de charges
Le cahier des charges d'un automatisme est la description de son comportement en fonction de
l'évolution de son environnement.

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CHAPITRE II: L’ALGEBRE DE BOOLE


L'algèbre de Boole, ou calcul booléen, est la partie des mathématiques qui
s'intéresse aux opérations et aux fonctions sur les variables logiques. Elle fut
inventée par le mathématicien britannique George Boole. Aujourd'hui, l'algèbre
de Boole trouve de nombreuses applications en Automatisme, informatique et
dans la conception des circuits électroniques.
On appelle B l'ensemble constitué de deux éléments appelés valeurs de vérité
{FAUX, VRAI}.
George Boole
(1815-1864) Cet ensemble est aussi noté B = {0, 1}, notation que l'on utilisera désormais.
Sur cet ensemble on peut définir les lois ET et OU et une transformation appelée
« complémentaire » (parfois « inversion » ou « contraire »).

1- LA LOGIQUE DE BASE
Le contact électrique permet de bien visualiser l’état passant ou non passant du courant dans un
circuit.
Nous l’utiliserons le plus souvent pour représenter les valeurs binaire 0 et 1.

1.1- Définition.
a- Le contact à fermeture
C’est un contact qui est normalement ouvert au repos et qui se ferme lorsqu’il est actionné.
On le désigne par :

b- Le contact à ouverture
C’est un contact qui est normalement fermé au repos et qui s’ouvre lorsqu’il est actionné.
On le désigne par :

1.2- Etat des contacts et des récepteurs


a- L’état 0

-
-

b- L’état 1
-
-

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2- LES FONCTIONS DE BASE


Chacune des fonctions sera définies par :

-
-
-
-
-

2.1- La fonction « OUI »


a- Le schéma

b- L’équation

c- La table de vérité

a L
0
1

d- Définition

e- Le symbole

2.2- La fonction « NON »


a- Le schéma

b- L’équation

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c- La table de vérité

a L
0
1

d- Définition

e- Le symbole

2.3- La fonction « ET »
a- Le schéma

b- L’équation

c) La table de vérité

a b L
0 0
0 1
1 0
1 1

d- Définition

e- Le symbole

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2.4- La fonction « OU »
a- Le schéma

b- L’équation

c- La table de vérité

a b L
0 0
0 1
1 0
1 1

d- Définition

e- Le symbole

3- RELATION LOGIQUE ( ALGEBRE DE BOOLE )


3.1- Commutativité
Le produit logique ET est commutatif, on peut écrire :
La somme logique OU est également commutative, on peut écrire :

3.2- Associativité
On peut écrire : a + ( b + c ) = ( a + b ) + c = ( a + c ) + b = a + ( c + b ) = a + b + c
On peut écrire : a . ( b . c ) = ( a . b ) . c = ( a . c ) . b = a . ( c . b ) = a . b . c

Par contre, on ne peut pas écrire :

3.3- Distributivité
Il y a distributivité de la fonction ET par rapport à OU.
On peut écrire : a . ( b + c ) =

Il y a distributivité de la fonction OU par rapport à ET.


On peut écrire : a + ( b . c ) =
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4- RELATION LOGIQUE PARTICULIERE

EQUATION REPRESENTATION ELECTRIQUE

a+0=a

a.0=0

a+1=1

a.1=a

a+a=a

a.a=a

a+a =1

a.a=0

5- THEOREME DE DEMORGAN

Priorité
Pour faciliter leur compréhension, il a été décidé que ces opérations seraient
soumises aux mêmes règles que les opérations mathématiques. La fonction
ET (multiplication logique) est ainsi prioritaire par rapport à la fonction OU
(somme logique); on peut, pour s'aider, placer des parenthèses dans les
opérations.
Augustus de Morgan
(1806-1871)

5.1- Théorème N°1

Exemple:

(a+b)=

(a+b+c)=

(a+b)=

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5.2) Théorème N°2

Exemple:

(a.b)=

(a.b.c)=

(a.b)=

6- FONCTIONS SUPPLEMENTAIRES
6.1- Fonction « NON-ET » ou « NAND »
a- Définition

b- Le schéma

c- La table de vérité

a b L
0 0
0 1
1 0
1 1

d- L’équation

e- Le symbole

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6.2- Fonction « NON-OU » ou « NOR »


a- Définition

b- Le schéma

c- La table de vérité

a b L
0 0
0 1
1 0
1 1

d- L’équation

e- Le symbole

6.3- Fonction « OU exclusif » ou « XOR »


a- Le schéma

L
a b

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b- La table de vérité

a b L
0 0
0 1
1 0
1 1

c- L’équation

d- La définition

e- Le symbole

7- LES IDENTITES REMARQUABLES


Ce sont des équations simplifiables à partir des règles de l’algèbre de Boole.

ab+ab=

a+ab=

a+ab=

(a+b). (a+b)=

a(a+b)=

a (a+b)=

8- LE LOGIGRAMME

Exemple:
Soit l’équation suivante : S = [ ( a + b ) . e ] + ( a . c . d )
Réaliser le logigramme de l’équation ci-dessus.
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9- TABLES DE KARNAUGH

Une table de Karnaugh est une méthode inventée par Maurice Karnaugh
en 1954 et qui sert à simplifier des équations logiques ou à trouver l'équation
logique correspondant à une table de vérité.
La méthode utilisée est graphique. Elle fonctionne très bien avec 3 ou 4
variables, beaucoup moins bien avec 5 ou 6 variables, et plus du tout au-delà
!
Maurice Karnaugh
(1924)

9.1- Principe
Soit la table de vérité de S suivante avec les variables a, b, d et e :

a b c d S
0 0 0 0 1
0 0 0 1 0
0 0 1 0 1
0 0 1 1 1
0 1 0 0 0
0 1 0 1 1
0 1 1 0 1
0 1 1 1 1
1 0 0 0 1
1 0 0 1 0
1 0 1 0 1
1 0 1 1 1
1 1 0 0 0
1 1 0 1 1
1 1 1 0 1
1 1 1 1 1
La table de Karnaugh correspondante se présente ainsi :

Par exemple, la case


sur la ligne 10 et sur
la colonne 01
correspond à la
valeur de S pour
laquelle a = 1, b = 0,
c = 0 et d = 1.

9.2- Méthode de recherche de l'équation de la table de vérité


 Pour trouver une équation logique, il faut regrouper les valeurs de S égales à 1 dans des
rectangles ayant comme nombre de cases une puissance de 2 (16, 8, 4, 2 ou 1 cases).
 Les groupes formés doivent être les moins nombreux possibles, mais ils doivent englober
tous les 1. On peut faire des chevauchements.

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 On a intérêt à dessiner des rectangles les plus grands possibles.


 On peut considérer cette table comme un tore : la dernière ligne est adjacente à la première
et la première colonne est adjacente à la dernière. On peut ainsi regrouper des 1 se trouvant
à ces emplacements.
Pour les tables à 4 variables, il faut de préférence procéder
dans l'ordre suivant : dans l'ordre suivant:
1. les rectangles 8 cases, puis
2. les rectangles 4 cases, puis
3. les rectangles 2 cases, et enfin
4. les cases uniques.
Dans l'exemple ci-contre : on peut former un rectangle de 8 cases (en bleu), puis un carré de 4 (en
vert) et enfin on peut rassembler les deux 1 restants dans un groupe de 4 (en rouge).

Mise en équation
Le rectangle bleu correspond à l'équation « c », car dans ces deux colonnes c est toujours égal à
1. a, b et d prennent les valeurs 0 ou 1.
Le carré vert correspond à l'équation « b et d », car dans ces cases b = 1 et c = 1, tandis que a et d
valent soit 0, soit 1.
L'équation du rectangle rouge est « b et d », car dans ces quatre cases, b = 0 et d = 0, alors que a
et c valent soit 0, soit 1.
On fait ensuite la somme des trois équations : « S = c ou (b et d) ou b et d », que l'on peut
aussi écrire sous forme de l'équation « S = c + b·d + b.d ».

9.3- Exercice d’application


Trouvez les équations des tables de vérité de S, T et U avec les variables a, b, c et d:

a b c d S T U
0 0 0 0 0 1 0
0 0 0 1 0 1 1
0 0 1 0 0 0 1
0 0 1 1 0 1 1
0 1 0 0 0 0 0
0 1 0 1 1 1 1
0 1 1 0 1 1 0
0 1 1 1 1 1 0
1 0 0 0 0 0 0
1 0 0 1 1 1 1
1 0 1 0 0 1 1
1 0 1 1 1 1 1
1 1 0 0 0 1 0
1 1 0 1 0 1 1
1 1 1 0 1 1 0
1 1 1 1 1 1 0

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CHAPITRE III: LE GRAFCET


1 - GRAFCET: Notions de base

a- Introduction

Le GRAFCET (GRAphe Fonctionnel de Commande des Etapes et Transitions) est l'outil de


représentation graphique de tout système automatisé dont les évolutions peuvent s'exprimer
séquentiellement. Il est né en 1977 des travaux de l’AFCET (Association Française pour la
Cybernétique Economique et Technique). Il a été mis sous forme graphique actuellement par
l'ADEPA en 1979 (Agence pour le Développement de la Productique Appliquée à l'industrie),
normalisé sur le plan français en 1981 (norme NF C03 – 190), il est aujourd’hui normalisé sur le
plan international (norme CEI 8048).

C'est un langage clair, strict, permettant de traduire un fonctionnement sans ambiguïté.


Le GRAFCET est devenu à l'heure actuelle plus qu'un outil de description, c'est un langage de
programmation graphique.

Sa pratique s’est déjà généralisée dans de nombreuses industries et dans l’enseignement.


b- Définition

Un Grafcet est une suite d'étapes et de transitions.

- Une étape: correspond à une phase durant laquelle on effectue une ou des actions
pendant une certaine durée.
- Les actions: associées aux étapes sont inscrites dans les étiquettes.

- Une transition: indique la possibilité d'évolution entre deux étapes


successives. A chaque transition est associée une condition
logique appelée réceptivité.

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c- Les différents Grafcet

Pour aborder de façon progressive l’étude d’un automatisme, l’analyse du GRAFCET est divisée
en deux niveaux. Le premier niveau s’attarde aux spécifications fonctionnelles. Le second aux
spécifications technologiques.

Il y a deux types de représentation :

 La représentation niveau 1, operative, ou de fonctionnelle donne une interprétation de la


solution retenue pour un problème posé, en précisant la coordination des tâches opératives.
Elle permet une compréhension globale du système.
Pour faciliter ce premier niveau d’analyse, il ne faut pas se soucier de la technologie des
actionneurs et des capteurs. Le GRAFCET de niveau 1, operative, ou de fonctionnelle
permet donc de représenter la séquence de fonctionnement souhaitée. Si les pinces d’un
manipulateur doivent se fermer ou s’ouvrir, on le mentionne tel quel dans le GRAFCET de
niveau 1, operative, ou de fonctionnelle. On ne doit pas se poser la question à savoir si la
pince est commandée par un vérin hydraulique ou un moteur électrique. On doit seulement
savoir à quel moment la pince doit s’ouvrir et à quel autre moment elle doit se fermer.
La description des actions et de la séquence de l’automatisme est littérale.

 La représentation niveau 2, commande ou de technologique donne une interprétation en


tenant compte des choix technologique relatifs à la partie de commande de l’automatisme ;
le type et la désignation des appareillages (S1, bp1, a, KM, H1, Ka…).

2 - GRAFCET: Conventions – Règles

a- Règles d'évolution

La modification de l'état un automatisme est appelée évolution, et est régie par différentes
règles:

Règle 1: Les étapes initiales sont celles qui sont actives au début du
fonctionnement, on les précise par un double carré.

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Règle 2: Une transition est soit validée, soit non validée.

- Elle est validée lorsque toutes les étapes immédiatement précédentes sont
actives.

- Elle ne peut être franchie que lorsqu'elle est validée et que sa


réceptivité est vraie. Elle est alors obligatoirement franchie.

Règle 3: Le franchissement d'une transition entraîne:

- L'activation de toutes les étapes immédiatement suivantes.

- La désactivation de toutes les étapes immédiatement précédentes.


Exemple 1:

Réceptivité T0 vraie
Etape 0 active Réceptivité T0 fausse => T0 est franchie
=> Transition T0 validée => T0 non franchie Etape 0 désactivée
Etape 1 active

Exemple 2:

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b- Structures de base

b-1– Notion de GRAFCET partiel

Constitué d’un ou plusieurs GRAFCET connexes. Un GRAFCET partiel résulte d’une partition,
selon des critères méthodologiques, du GRAFCET global décrivant le comportement de la partie
séquentielle d’un système.

Le GRAFCET global est constitué des GRAFCETS G1, G2 et G3.

b-2– Synchronisation de GRAFCET

b-2-1– Notion de GRAFCET de tache


Etape initiale de la tache.
Aucune acton extérieur n’y est associée.
La tache est dite: « en attente d’exécution »

GRAFCET traduisant les cycles ccommandés


Par tache. « en cours d’exécution »

Etape de sortie UNIQUE.


La tache est dite « exécution »

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b-2-2– Coordination horizontale

Tache 1 Tache 2 Tache 3 Tache 4

1 seul tache à la fois


b-2-3– Coordination verticale asynchrone

Tache 1

Tache 2

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b-3– Differents types d’action

b-3-1– Actions simultanées

Plusieur action sont commandées simultanément à l’étape 20 et le reste durant sont activation

b-3-2– Temporisation

La transition 20-21 est franchie lorsque la temporisation, démarrée à l’étape 20 est écoulée,
soit au bout de 5s
b-3-3– Comptage

Test sur la valeur du compteur


C = 3 ou C < 3

La transition 20-21 est franchie lorsque le


contenu du compteur C est égal à 4.
Le compteur est incrémenté sur front
montant du signal b. il est mis à l’étape 21

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b-3-4– Réceptivé toujoursc vraie

L’étape 21 est active, à l’activation de l’étape 20

b-3-5– Evènements : (front)

La transition 20-21 est franchie lors d’un front montant sur h (cas n°1),
ou lors d’un front descendant sur h (cas n°2)
b-3-6– Action conditionnelle

L’action K devient L’action K devient L’action K devient


effective à l’étape 20, effective à l’étape 20, effective à l’étape 20, et
lorsque la condition m apres 5 secondes dure 5 secondes
est vraie.
K = X20 . m + X21

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b-3-7– Sortie analogique

La variable vitesse est affectée à une sortie analogique, à l’étape 1 on lui affecte la valeur 500.

b-3-8– Action méùorisée

Mise à 1 de l’action par la lettre S (set) L’action K est active aux


Mise à 0 de l’action par la lettre R(reset) Etapes 20, 21 et 22.

b-4– Notion de Macro - étape


Avec la notion de macro représentation, on se donne le moyen de reporter à plus tard ou sur une
autre page la description détaillée de ceryaines séquences.
La macro – étape est la représentation unique d’un ensemble d’étapes et de transitions nommé
expansion de macro – étape.

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L’expansion de la macro – étape commence par une seule étape d’entrée et se termine par une
seule étape de sortie, étapes qui représentent les seuls liens posssible avec le GRAFCET auquel
elle appartient.
Le franchissement de la transition (1) active l’étape E2.
La transition (2) ne sera validée que lorsque l’étape S2 sera active.
Le franchissement de la transition (2) désactive l’étape S2.

3 - GRAFCET: Séquences unique


Un automatisme est représenté par un GRAFCET à séquence unique lorsqu’il peut être décrit par
un ensemble de plusieurs étapes formant une suite dont le déroulement s’effectue toujours dans le
même ordre

a– Poste de perçage

Remarque: Attention à la différence d’une commande simple effet et d’une commande double effet.
Une commande simple effet doit être maintenue pour être réalisée alors qu’avec une commande
double effet, y a deux actions distinctes pour mettre et enlever la commande.

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4 - GRAFCET: Sélection d’une séquence (aiguillage)

Un automatisme est représenté par un Grafcet à sélection d’une séquence (aiguillage) lorsque cet
automatisme possède plusieurs cycles de fonctionnement. Ces cycles sont sélectionnés par des
informations fournies soit par l’operateur (commutateur, clavier…), soit par la machine elle-
même (capteurs de position, détecteurs…).
a- Divergence et Convergence en OU

Divergence en OU Convergence en OU

Cette structure permet un choix entre Venant de la branche 3 ou de la


les séquences 2 et 3. branche 2, le Grafcet converge vers
une même étape 4.
Séquence 3 : étape 3 active Si étape 3 active et réceptivité a = 1
Si étape 1 active et réceptivité a = 1 => étape 4 active
Séquence 2 : étape 2 active Si étape 2 active et réceptivité b = 1
Si étape 1 active et réceptivité b = 1 => étape 4 active

b– Tri de caisses

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Remarque: L’étape 8 permet uniquement de contrôler que le poussoir 1 est bien revenu en arrière avant de
recommencer le cycle à l’étape 1. Le passage dans cette étape sera donc transitoire si le poussoir 1 est déjà
revenu en position arrière.

c– Monte charge

 Ordres :
- Mo : Monter la cabine
- De : Descendre la cabine
- Ou : Ouvrir les portes
- Fe : Fermer les portes
- E1, E2, E3 : Bouton poussoir d’étage

 Ordres :
- a : porte ouverte
- b : porte fermée
- P1, P2, P3: Ouvrir les portes

 Grafcet :

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Remarque: On a ici une sélection possible de l’une des 3 séquences car les réceptivités sont toujours
exclusives (on suppose que les 3 BP ne sont jamais appuyés simultanément).

d) – saut d’étape

Saut en avant Saut en arrière


(saut d'étape) (reprise de séquence)

Le saut en avant permet de sauter Le saut en arrière permet de


une ou plusieurs étapes lorsque les reprendre une séquence lorsque
actions à réaliser deviennent les actions à réaliser sont
inutiles. répétitives.

Remarque:
 le saut d’étape et la reprise de séquence sont deux cas particuliers de
l’aiguillage en OU.
 le saut d’étape comprend au minimum le saut d’une étape.
 la reprise de séquence doit comporter au moins trois étapes puisque
l’activation d’une étape comporte la désactivation de l’étape précédente et la
validation de l’étape suivante. Dans une boucle de reprise de séquence avec
deux étapes, il n’est possible de remplir ces conditions.
 le sens des flèches et la position des transitions sur les liaisons sont très
importants.

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5 - GRAFCET: Séquences simultanées ou parallélisme

Un automatisme est représenté par un grafcet à séquences simultanées lorsque cet automatisme
possède plusieurs séquences qui se déroulent en même temps. Ce cas est très fréquemment
rencontré sur des machines de type transfert ou plus généralement sur toutes les machines
décomposables en sous-machines relativement indépendantes.
a– Divergence et Convergence en ET

Divergence en ET Convergence en ET

A partir de l'étape 1 on active deux Le Grafcet converge vers une même


branches simultanément. étape
Activation des étapes 3 et 2: Activation de l’étape 4:
Si étape 1 active et réceptivité a = 1 Si les étapes 3 et 2 actives et
réceptivité b = 1
Désactivation de l’étape 1: Désactivation des étapes 2 et 3:
Etape 3 et 2 actives Etape 4 active

Remarque: En pratique, les étapes de fin de parallélisme ne comporte pas d’action. De plus la
transition de fin de parallélisme est souvent imposée à « = 1 ». Les étapes sans actions permettent
alors de synchroniser la fin des différents cycles en amont et lorsqu’elles sont actives. Le
franchissement de la transition est automatique.

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b– Transfert de pièces
Un dispositif effectuant le transfert de pièces sur deux tapis différents est représenté par la figure
ci-dessous. Dès qu’une pièce se présente devant le poussoir 1, celui-ci la repousse devant le
poussoir 2 qui, situé perpendiculaire, transfère cette pièce sur le tapis d’évacuation.
Capteurs et actionneurs ( i = 1 ou 2 )
- APi : avance poussoir i
- RPi : recul poussoir i
- Pi : pièce devant poussoir i
- Pari : poussoir i en arrière
- Pe : pièce évacuée

Solution « mauvaise » : Solution « meilleure » :


Contraction des actions parallèle et Utilisation de la simultanéité pour éviter le
commande multiple à partir d’une étape danger de la 1ère solution

Danger: Si le poussoir est en arrière et que la pièce n’est


pas encore évacuée, la commande « «recul poussoir » est
toujours active : risque de forçage !

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CHAPITRE IV: LES APPLICATIONS DES AUTOMATES


PROGRAMMABLES
1 – Domaines d’applications

 Commande de machines
Machines outil à commande numérique,
Convoyage, Stockage, Emballage,
Machines de chantier, Engin de levage.

 Automatisme du bâtiment

Chauffage, Climatisation, Sanitaire,


Distribution électrique,
Eclairage, Sécurité, Alarmes techniques.

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 Régulation de processus

Chimie, pétrochimie, Pharmaceutique Traitement des eaux Thermique, fours,


métallurgie.

 Contrôle de systèmes:

Production et distribution d’énergie (électricité, pétrole,


gaz) Transports (chemin de fer, routier, marine).

 Transport

Vanoise express,
La Plagne – les Arcs,
Téléphérique.

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2 – HISTORIQUE
C'est Modicon qui créa en
1968, aux USA, le premier
automate programmable. Son
succès donna naissance à
une industrie mondiale qui
s'est considérablement
développé depuis. L'automate
programmable représente
aujourd'hui l'intelligence des
machines et des procédés
automatisés de l'industrie, des
infrastructures et du bâtiment.

3 – EVOLUTION
Dans les années 80 les automates deviennent de plus en plus gros:

De plus en plus d’entrées/sorties;


Un automate commande plusieurs machines.
→ Architecture centralisée

Dans les années 90, on utilise des automates plus petits reliés entre eux par des réseaux.
→ Architecture décentralisée

4 – DEFINITION
Un Automate Programmable Industriel (API : Automate programmable industriel ou, en anglais,
PLC: Programmable Logic Controller). Est un appareil électronique de traitement de l’information
(remplacement de logique à relais câblée). Effectue des fonctions d’automatisme programmées
telles que:
- Logique combinatoire;
- Séquencement;
- Temporisation;
- Comptage;
- Calculs numériques;
- Asservissement, régulation.
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Permet de commander, mesurer et contrôler au moyen de signaux d’entrées et de sorties


(numériques ou analogiques) toutes machines et processus, en environnement industriel.

5 - ARCHITECTURE MATERIELLE D’UN API


Un automate programmable industriel se compose:

- D’une unité de traitement (Microprocesseur + Mémoire) ; D'interfaces d’entrées et de


sorties;
- De modules de communication;
- D’un module d’alimentation.

L'automate programmable reçoit les informations relatives à l'état du système et puis commande les
pré-actionneurs suivant le programme inscrit dans sa mémoire.
Un API se compose donc de trois grandes parties:
- Le processeur;
- La zone mémoire;
- Les interfaces Entrées/Sorties.

5 - 1- Le microprocesseur
Le microprocesseur réalise toutes les fonctions logiques ET, OU, les fonctions de temporisation, de
comptage, de calcul... à partir d'un programme contenu dans sa mémoire. Il est connecté aux autres
éléments (mémoire et interface E/S) par des liaisons parallèles appelées ' BUS ' qui véhiculent les
informations sous forme binaire.

5 - 2- La zone mémoires
a- La Zone mémoire va permettre
- De recevoir les informations issues des capteurs d'entrées;
- De recevoir les informations générées par le processeur et destinées à la commande des sorties

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(valeur des compteurs, des temporisation, …);


- De recevoir et conserver le programmable du processus.

b- Action possible sur une mémoire:


- ECRIRE pour modifier le contenu d'un programme;
- EFFACER pour faire disparaître les informations qui ne sont plus nécessaire;
- LIRE pour en lire le contenu d'un programme sans le modifier.

5 - 3- Les interfaces d’entrées/sorties:


Les entrées reçoivent des informations en provenance des éléments de détection et du pupitre
opérateur.
Les sorties transmettent des informations aux pré-actionneurs et aux éléments de signalisation du
pupitre.

6 - FONCTIONNEMENT DES AUTOMATES


Un automate exécute son
programme de manière
cyclique:
Lecture des entrées
Traitement du programme
Écriture des sorties.
Le temps d’exécution d’un cycle est
de l'ordre d'une vingtaine de
millisecondes et est contrôlé par une
temporisation appelée chien de
garde.
7 - MISE EN ŒUVRE
A partir d'un problème d'automatisme donné, dans lequel on a défini les commandes, les
capteurs et le processus à réaliser, il faut:
- établir le GRAFCET (ou l'organigramme, le schéma à contact, logigramme, équations
logiques…);
- Ecrire le programme (écriture des instructions);
- Rentrer le programme à l'aide de la console de programmation ou d’un ordinateur;
- Transférer le programme dans l'unité centrale de l'automate;
- Tester à vide (mise au point du programme);

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- Raccorder l'automate à la machine.


CHAPITRE V: STRUCTURE D’UN AUTOMATE PROGRAMMABLE
1 - PRESENTATION D’UN API

Les automates comprennent en général:


- Une prise pour raccordement du terminal permettant la programmation à partir d’une
console ou d’un ordinateur;
- Des prises pour des fonctions de communication spécialisées avec d’autre équipement;
- Une écran sur lequel on peut visualiser:
* l’état des entrées et sorties relais "Tout ou Rien";
* l'état automate (RUN, ERR, COM, I/O)*.
- Un raccordement de l'alimentation secteur;
- Une alimentation capteurs (en général 24 VDC/150mA);
- Un raccordement des capteurs d'entrées;
- Un raccordement des pré actionneurs de sorties;
- Un raccordement pour des entrées spécifiques;
- Un cache amovible pour protection des borniers à vis.

2 – RACCORDEMENT DE L’AUTOMATE
a- Les étapes à suivre pour raccorder un automate:
Pour raccorder un automate, il est recommandé:
 De suivre les spécifications du fabricant;
 De suivre la technique de raccordement;

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 De vérifier si les modules sont dans leurs embases respectives. Vérifier le type, le numéro
du modèle et le diagramme de câblage. Vérifier l’emplacement des embases dans le
document pour l’assignation des adresses d’E/S;
 De localiser le paquet de fils correspondant à chaque module et le diriger à travers le
conduit à l’emplacement du module. Identifier chacun des fils dans le paquet et s’assurer
qu’ils correspondent à ce module en particulier;
 En commençant avec le premier module, repérer le fil dans le paquée qui se branche à la
borne la plus basse. Au point où le fil arrive à la même hauteur que le point de
terminaison, plie le fil à angle droit vers la borne;
 De couper le fil pour qu’il dépasse de 6 mm du côté de la vis de la borne. Dégainer
l’isolant du fil à approximativement 9 mm. Insérer le fil sous la plaque de la borne et
serrer la vis;
 Si deux modules ou plus utilisent la même source d’alimentation, on peut utiliser du
cavalier «jumpers » pour le câblage de la source d’alimentation d’un module à l’autre;
 Si le câble blindé est utilisé, en brancher seulement un bout à la mise à la terre,
préférablement au châssis. Ce branchement évitera toutes boucles possibles de retour de
masse. L’autre bout doit être coupé et non branché;
 De répéter la procédure de câblage pour chaque fil du paquet jusqu’à ce que le câblage du
module soit complété. Après que tous les fils auraient été branchés, tirer doucement sur
chacun pour s’assurer d’avoir un bon branchement;
 De répéter la procédure de câblage jusqu’à ce que tous les modules soient terminés.
(voir figure 2).

b- Exemple de câblage

Figure 1: Exemple de câblage des entrées / sorties d’un API

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c- Tensions
Les tensions les plus couramment rencontrées sur
les entrées sont :
- en courant continu : 12, 24, 48 V ;
- en courant alternatif : 24, 48, 130, 230 V

Enfin, les entrées doivent être protégées contre les


parasites qui sont souvent des surtensions
dangereuses pour l'automate programmable.

Branchement des capteurs sur des entrées 24 V à


courant continu.
d- Exemple de câblag des automates du groupe Schneider Electric

Figure 2: Exemple de câblage d’un API


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3 - CABLAGE DES ENTREES

Un automate possède plusieurs entrées et sorties (10ES à 24ES), voir plus avec l’ajout de modules
d’extensions entrées/sorties.
Sur les entrées, l’automate va recevoir les informations provenant des capteurs de la machine
ainsi que les consignes données par l’opérateur.
Elles disposent généralement d’une alimentation fournie par l’automate. De même, il y a un
commun à toutes les entrées.
Les entrées sont connectées au 24 V (commun) de cette alimentation.
Les informations des capteurs/détecteurs sont traitées par les interfaces d'entrées.
Il est possible de lui câbler des contacts classiques (contact sec sans potentiel) mais aussi des
capteurs électroniques deux ou trois fils.

Fig. 3.1 - Bouton coup Fig. 3.2 – Bouton tournant Fig. 3.3 - Bouton tournant Fig. 3.4 - Bouton poussoir.
de Point. à serrure. à manette.

Fig. 3.5 - Interrupteur de position Fig. 3.6 - Détecteur de proximité inductif pour Fig. 3.7 - Détecteur de pression
pour machines de la détection sélective de matériaux électronique.
conditionnement. ferreux uniquement ou non ferreux
uniquement.

Fig. 3.8 - Détecteur Orisis pour Fig. 3.9 - Codeur rotatif opto-électronique.
détection de couleur. Applications:
-indication de comptage;
-indication de position absolue dans un tour;
-indication de vitesse de rotation.

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Figure 3: Exemple de raccordement des entrées d’un API (1)

Figure 4: Exemple de raccordement des entrées d’un API (2)

4 - CABLAGE DES SORTIES

 Les sorties de l’A.P.I permettent de commandés les pré actionneurs ou les interfaces
(contacteurs auxiliaires, relais, électrovanne, etc.) qui agissent sur les actionneurs de la
partie opérative;

 De même les sorties permettent de renvoyer des informations à l’opérateur sous la forme
d’une signalisation. (voyant, afficheur, terminal de visualisation);

 Certaines sorties peuvent avoir le même commun d’alimentation;


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 Les sorties de l’automate peuvent être sous la forme de contact ou sous la forme statique
(ces dernières devront être relayées);

 Les interfaces de sorties permettent d'alimenter les divers préactionneurs.


Fig. 4.1 - Voyant électrique. Fig. 4.2 - Contacteur. Fig. 4.3 - Contacteur – Fig. 4.4 - Electrovanne.
inverseur.

Fig. 4.5 - Distributeur. Fig. 4.6 – Variateur de vitesse. Fig. 4.7 – démarrage - ralentisseur.

Figure 5: Exemple de raccordement des sorties d’un API (1)

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Figure 6: Exemple de raccordement des sorties d’un API (2)


5 - MISE EN SITUATION

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6 - EXEMPLE D’AUTOMATE PROGRAMMABLE INDUSTRIEL

La programmation de ces automates se fait:


 soit à partir de leur propre console;
 soit à partir du logiciel de programmation propre à la marque installé sur un micro-
ordinateur.
Pour un travail de programmation identique, la console est beaucoup plus souple et souvent plus
utilisée que le micro-ordinateur. De plus, elle permet d'intervenir directement sur le lieu de
travail par simple raccordement avec l'automate, en vue de modifier ou de corriger un programme.

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7 - UTILISATION INDUSTRIELLE D’UNE LOGIQUE PROGRAMMEE

Dans les exemples ci-dessus, l'opérateur à l'aide d'une console de programmation, entre dans
l'automate les instructions nécessaires à l'élaboration et à la gestion du cycle du système
automatisé.
Des connaissances informatiques ne sont pas nécessairement obligatoires.
Les consoles de programmation ou les logiciels de programmation sont conversationnels et ne
demandent souvent que la maîtrise des outils graphiques de gestion des automatismes.

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CHAPITRE VI: LES OUTILS DE PROGRAMMATIONS


1 - PROGRAMMATION DE L’API
La programmation d'un API consiste à traduire dans le langage spécialisé de l'automate, les
équations de fonctionnement du système à automatiser. Parmi les langages normalisés, on cite
quelques-uns des plus connus et plus utilisés:

 Langage à contacts (LADDER);


 Langage List d'instructions (Instruction List);
 Langage GRAFCET (Sequential Function Chart : SFC).

Généralement, les constructeurs d'API proposent


des environnements logiciels graphiques pour la
programmation. Un exemple typique d'interface
graphique se présente comme ci-contre :

2 - LE LADDER
a- Description
Le langage Ladder est une succession de "réseaux de contacts" véhiculant des informations
logiques depuis les entrées vers les sorties. C'est une simple traduction des circuits de commande
électriques.

Nous retrouvons : La fonction ET en utilisant des contacts en série


La fonction OU en utilisant des contacts en parallèle

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b- Représentation des éléments principaux


Graphe Désignation Fonction Schéma à contact
contact passant
Contact à
quand il est
fermeture
actionné
contact passant
Contact à
quand il n’est pas
ouverture
actionné
permet de relier les
connexion
éléments action
horizontale
série
permet de relier les
connexion
éléments action en
verticale
parallèle

Graphe Désignation Fonction Schéma à contact


la sortie prend la
bobine directe valeur du résultat
logique
la sortie prend la
bobine inverse valeur inverse du
résultat logique
le bit interne est
bobine
mis à 1 et garde cet
d’enclenchement
état
le bit interne est
bobine
mis à 0 et garde cet
déclenchement
état

Un bit étant une mémoire interne logique prenant la valeur 0 ou 1


Une bobine d’enclenchement S « set » et bobine de déclenchement R « reset » correspondent à un
relais bistable.
En plus des blocs fonctions logiques d’automatisme, il existe les blocs de temporisation, de
comptage ...
Le réseau à contact s’inscrit entre deux barres verticales représentant la tension d’alimentation

Exemple de schéma à contact programmable

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c- Exemple
Dans cet exemple, on traduit le GRAFCET correspondant à la perceuse automatisée en LADDER :

3 - LISTE D’INSTRUCTIONS: "IL"


a- Description
Le langage liste d’instruction permet de transcrire sous forme de liste :
- un schéma à contact
- un logigramme, équations booléennes
- un grafcet
Il réalise aussi des fonctions d’automatisme telles que temporisation, comptage, pas à pas ...
Ce n’est pas un langage graphique. Le tableau suivant donne une liste représentative de ce langage:
INSTRUCTION FONCTION
Instructions de test
LD Lire une entrée ou une variable interne.
LDN Lire l’inverse d’une entrée ou d’une variable interne.
AND ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande.
ANDN ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande.
OR OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande.
OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de
ORN
l'opérande.
N Négation du résultat de l'instruction précédente
Instructions d’action
ST L'opérande associé prend la valeur du résultat de la zone test.
STN L'opérande associé prend la valeur inverse du résultat de la zone test.
S L'opérande associé est mis à 1 lorsque le résultat de la zone test est à 1.
R L'opérande associé est mis à 0 lorsque le résultat de la zone test est à 1.
Instruction terminale
END Fin de programme.
 L’adresse ou le code opérande est précédé de %
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b- Exemple: le programme suivant est une mise en œuvre du GRAFCET de


l’exemple de la perceuse en langage IL.

Principe de base

4 - SEQUENTIAL FUNCTION CHART: (SFC)


a- Description
Le SFC est le langage graphique qui traduit un GRAFCET sur un API. Par abus de langage, on
l'appelle aussi le langage GRAFCET. Pour éditer un programme GRAFCET on passe par les
étapes suivantes:
 On commence par construire graphiquement le GRAFCET;
 On traduit les réceptivités dans le langage IL ou le langage LADDER;
 La programmation des actions se fait dans le traitement postérieur en LADDER ou en "IL";
 En langage GRAFCET l'activation et la désactivation des étapes se fait automatiquement.

Exemple du poste de perçage

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5 - STRUCTURE D'UN PROGRAMME


Un programme Grafcet PL7 est structuré en 3 parties, chacune ayant un rôle spécifique.

a- Traitement préliminaire (PRL noté Prl)


Exécuté avant les traitements suivants (séquentiel et postérieur), il permet de traiter tous les
évènements ayants une influence sur ces derniers:
• gestion des reprises secteur;
• défaillances;
• changements de modes;
• prépositionnement des Grafcets;
• remise à zéro.
Il se termine par la première instruction =*= ou -*- rencontrée.

b- Traitement séquentiel (SEQ noté Chart)


C’est ici que seront représentées les étapes et les transitions du Grafcet. La définition des
réceptivités associées à chaque transition est réalisée sous forme de langage à contacts:
• étapes;
• actions associées à l'étape;
• transitions;
• réceptivités.
Il se termine par l'exécution de l'instruction =*= POST

c- Traitement postérieur (POS noté Post)


Exécuté après le traitement séquentiel, c’est ici qu’il est recommandé de programmer les actions
(et les sécurités spécifiques) associées aux étapes du Grafcet défini dans le traitement séquentiel.

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6 - LA METHODE DE PROGRAMMATION: (Résumé)


La méthode proposée vous permet de programmer, tester, mettre au point et sauvegarder votre
programme.

Étape 1: Configuration de l’application


Nom de l’application, valeurs des constantes, horodateur, paramètre des compteurs,
temporisateurs.

Étape 2: Saisie des symboles


Saisie des noms de Symboles pour chaque repère utilisé dans votre programme automate (contacts,
bobines…).
Étape 3: Saisie du programme
Et validation des saisies.

Étape 4: Sauvegarde régulière du programme


En cours de saisie – PC vers disque.

Étape 5: Transfert du programme dans l’automate

Étape 6: Mise en RUN et teste du programme

Étape 7: Mise au point du programme


Éditeur de données.

Étape 8: Sauvegarde du programme


Après mise au point – Automate  disque

Étape 9: création du dossier de l’application

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CHAPITRE VII: PRESENTATION DES LANGAGES DE


PROGRAMMATION D’UN API
I - LANGAGE PL7-2
Les langages PL7-2 sont des langages graphiques destinés à programmer et d’exploiter les
automates TSX 17-20, TSX 27, TSX 47-J et TSX 47-10/20. Il permet de créer en mode autonome
ou en mode connecté des programmes application en langage PL7-2.
- TSX 17-10/20 (langage PL7-1);
- TSX 17-20, TSX 27/47 (langage PL7-2);
- TSX V3 (langage PL7-3).

1 - COMPATIBILITE SYSTEME D’EXPLOITATION


 DOS version 4.1 et 5.0 pour le PL7-1;
 MS-DOS version 4.0, 5.0, 6.22, ainsi que sous DR-DOS 5.0. pour le PL7-2;
 MS-DOS version 2.0 et 3.0 uniquement pour le PL7-3.

2 - PRESENTATION DE L’AUTOMATE TSX 17-20

Les automates TSX 17-20, TSX 27, TSX 47-J et TSX 47-10/20 comprennent:

1 - Une alimentation ~110/240 V, 50/60 Hz ou  24 V.


2 - Une prise RS 485 pour raccordement au terminal de programmation, au bus multipoint UNI-
TELWAY ou à un périphérique de dialogue.
3 - Un emplacement pour cartouche mémoire EEPROM ou EPROM.
4 - Un emplacement pour cartouche micro-logicielle PL7-2.
5 - 20, 34 ou 40 entrées/sorties “Tout ou Rien” avec raccordement sur borniers à vis
déconnectables (entrées  24 V ou ~ 110 V isolées, sorties relais ou transistors 0,35 A
protégées).

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6 - Une alimentation capteurs  24 V (avec automates de base ~ 110/240 V, 50/60 Hz).


7 - Un ensemble de visualisation de l’état automate et des entrées/sorties.
8 - Deux entrées événementielles  24 V.
9 - Un compteur rapide 2 kHz, ~ 5/24 V.
10 - Un connecteur pour une autre extension au bus d’entrées/sorties.

Eléments séparés
- Une pile S de sauvegarde mémoire programme et données.
- Une cartouche 3 mémoire EPROM ou EEPROM pour sauvegarde du programme de 8 ou 24 K
octets.

3 - AFFECTATION DES ENTREES / SORTIES POUR TSX 17-20, TSX 27, TSX 47-J ET
TSX 47-10/20
(Entrées: I comme INPUT sorties: O comme OUTPUT).

Notre TSX 17-20 possède un module de base et peut être raccordé à un ou deux modules
d’extension d’entrée/sortie.
Les Entrées / Sorties sont repérées et adressées respectivement par les instructions:
Ii,j et Oi,j avec « I »: pour la sélection d’une entrée (Input);
« O »: pour la sélection d’une sortie (Output);
« i »: numéro du module. Module de base: 0, première extension: 1, deuxième extension: 2;
« j »: numéro de l’entrée ou de la sortie.

Automate Blocs Modules


de base d’extension d’extension
E/S TOR E/S TOR ou/et
Modules intelligents
1 3 0
1 2 1
1 1 2
1 0 3
Exemple:
I0,04: signifie entrée n°4 du module 0 (module de base);
O0,02: signifie sortie n°2 du module 0 (module de base).
Exemple

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Variable Repère Désignation Exemple


X : N° module
Entrée (I input) Ix,i I0,4
i : N° de voie
X : N° module
Sortie (O output) Ox,i O0,3
i : N° de voie
Mémoire bit Mi i : N° du bit interne M25

Mémoire mot MWi i : N° du mot interne MW11

Temporisateur Ti i : N° du temporisateur T3

Compteur Ci i : N° du compteur C4
X : étape,
Variable d’étape Xi X10
i : N° étape

4 - TABLEAU DES CODES UTILISES EN LANGAGE

5 - DESCRIPTION DES EXTENSIONS D’ENTREES / SORTIES “TOUT OU RIEN”


5 - 1- Les blocs d’extension “Tout ou Rien” TSX DMF comprennent

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1 - Une alimentation ~ 110/240 V, 50/60 Hz ou  24 V.


2 - 34 ou 40 entrées/sorties “Tout ou Rien” avec raccordement sur borniers à vis déconnectables
(entrées  24 V ou ~ 110 V isolées, sorties relais ou à transistors).
3 - Une alimentation capteurs  24 V (avec bloc ~ 110/240 V, 50/60 Hz).
4 - Un ensemble de visualisation des entrées/sorties.
5 - Extension du bus d’entrées/sorties par câble de chaînage.

5 - 2- Les modules d’extension “Tout ou Rien” TSX DEF et TSX DSF


comprennent

1 - Huit entrées ou six sorties avec raccordement sur borniers à vis (entrées  24 V ou ~ 110 V,
sorties relais, triacs ou à transistors 0,35 A protégées).
2 - Un ensemble de visualisation des entrées/sorties.
3 - Un connecteur pour une autre extension au bus d’entrées/sorties.

6 - REGLES DE DEFINITION DU NUMERO DE MODULE X

 L’automate de base a toujours le numéro 0;


 La 1ère extension connectée a toujours le numéro 1;
 La 2ème extension connectée a toujours le numéro 2;
 La 3ème extension connectée a toujours le numéro 3.
Nota: Les blocs d’extension, les modules d’extension ou les modules intelligents peuvent être
dans un ordre indifférent.

Exemples d’association

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II - LANGAGE PL7 – 07 / Twido (Suite ou Soft) / SoMachine


Les langages PL7 – 07 / Twido (Suite ou Soft) / SoMachine sont des langages graphiques destinés
à programmer et d’exploiter les automates TSX 07 (TSX 08 et TSX Nano), Twido et M221. Il
permet de créer en mode autonome ou en mode connecté des programmes application en langage
PL7 – 07 / Twido (Suite ou Soft) / SoMachine.

1 - COMPATIBILITE SYSTEME D’EXPLOITATION


 MS-DOS version 4.0, 5.0, 6.22 et DR-DOS 5.0, ainsi que sous Windows 95,
Windows 98 et Windows XP pour le PL7-07;
 Windows 98, Windows 2000 et Windows XP pour le PL7-07 Win.
 Windows 2000, Windows XP, Windows 7 (32bits), Windows 7 (64bits) et
Windows 8.0 pour le TwidoSuite;
 Windows 98, Windows NT, Windows 2000 et Windows XP pour le TwidoSoft;
 Windows XP, WindowsVista (32bits), Windows 7 (32bits), Windows 7 (64bits),
Windows 8.0, Windows 8.1et Windows 10 pour le SoMachine et SoMachine
Basic.

2 - PRESENTATION DE L’AUTOMATE TSX 07 / 08 / Nano – Twido – M221

N° 1 N° 2
TSX 07 / 08 / NANO Twido

N° 3
M221

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3 – DESCRIPTION DE L’AUTOMATE TSX 07 / 08 / Nano – (Twido – M221)

Les automates TSX 07 / 08 / Nano comprennent:


1 - Une prise pour raccordement du terminal permettant la programmation à partir d’une
console ou d’un ordinateur.
2 & 3 - Des prises pour des fonctions de communication spécialisées avec d’autre équipement.
4 - Une écran sur lequel on peut visualiser:
* l’état des entrées et sorties relais "Tout ou Rien";
* l'état automate (RUN, ERR, COM, I/O)*.
5 - Un raccordement de l'alimentation secteur;
6 - Une alimentation capteurs (en général 24 VDC/150mA).
7 - Un raccordement des capteurs d'entrées.
8 - Un raccordement des pré actionneurs de sorties.
9 - Un raccordement pour des entrées spécifiques.
10 - Un cache amovible pour protection des borniers à vis.

4 - AFFECTATIONS DES ENTREES/SORTIES POUR TSX 07 / 08 / Nano – Twido – M221


Entrées %I comme input.
Sortie %Q pour output (attention différent du langage du TSX 17).

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Variable Repère Désignation Exemple


X : N° module
Entrée (I input) %Ix.i %I1.4
i : N° de voie
X : N° module
Sortie (Q output) %Qx.i %Q2.3
i : N° de voie
Mémoire bit %M.i i : N° du bit interne %M25

Mémoire mot %MWi i : N° du mot interne %MW11

Temporisateur %TMi i : N° du temporisateur %TM3

Compteur %Ci i : N° du compteur %C4


X : étape,
Variable d’étape %Xi %X10
i : N° étape

5 - TABLEAU DES CODES UTILISES EN LANGAGE

INSTRUCTION FONCTION
LD Lire une entrée ou une variable interne.
LDN Lire l’inverse d’une entrée ou d’une variable interne.
AND ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande.
ANDN ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande.
OR OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande.
ORN OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de
l'opérande.
N Négation du résultat de l'instruction précédente
ST L'opérande associé prend la valeur du résultat de la zone test.
STN L'opérande associé prend la valeur inverse du résultat de la zone test.
S L'opérande associé est mis à 1 lorsque le résultat de la zone test est à 1.
R L'opérande associé est mis à 0 lorsque le résultat de la zone test est à 1.
END Fin de programme.
6 - DESCRIPTION DES EXTENSIONS D’ENTREES/SORTIES “TOUT OU RIEN”

6 - 1- Automates TSX Nano non extensibles

Les automates TSX Nano non extensibles TSX 07 3L ii28 comprennent en face avant:

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1 - une prise (1) pour raccordement du terminal de programmation (ou bus Uni-Telway ou liaison
série).
2 - une visualisation:
 des entrées 0 à 7 ou 0 à 11;
 des sorties 0 à 5 ou 0 à 7;
 de l'état automate (RUN, ERR, COM, I/O).
3 - un raccordement de l'alimentation secteur.
4 - une alimentation capteurs (a 24 V/150 mA).
5 - un raccordement des capteurs d'entrées.
6 - un raccordement des préactionneurs de sorties.
7 - un cache amovible pour protection des borniers à vis.

6 - 2- Automates TSX Nano extensibles

Les automates TSX Nano extensibles à 16/24 entrées/sorties TSX 07 31 16/24 comprennent en
face avant:
1 - une prise (1) pour raccordement du terminal de programmation (ou bus uni-Telway ou liaison
série).
2 - un sélecteur pour codage de la fonction base/extension.
3 - deux points de réglage analogique.
4 - une visualisation:
 des entrées 0 à 8 ou 0 à 13 et sorties 0 à 6 ou 0 à 9;
 de l'état automate (RuN, ERR, COM, I/O).
5 - un raccordement de l'alimentation secteur.
6 - une alimentation capteurs ( 24 V/150 mA) sur modèles alimentés en ~ 100/240 V.
7 - un raccordement des capteurs d'entrées.
8 - un raccordement des préactionneurs de sorties.
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9 - un raccordement extension (extension d'entrées/sorties et/ou extension automate) ou


raccordement Modbus esclave (2).
10 - un cache amovible pour protection des borniers à vis.
(1) - Connecteur type mini-DIN 8 contacts femelle.
(2) - Raccordement Modbus pour les automates TSX 07 30/31 iiii uniquement.
6 - 3- Extensions automates TSX Nano

Les extensions automates TSX 07 EX iiii comprennent en face avant:


1 - une visualisation:
 des entrées 0 à 8 ou 0 à 13;
 des sorties 0 à 6 ou 0 à 9;
 de l'état automate (RuN, ERR, COM, I/O).
2 - un raccordement de l'alimentation secteur.
3 - une alimentation capteurs ( 24 V/150 mA) sur les modèles alimentés en ~ 100/240 V.
4 - un raccordement des capteurs d'entrées.
5 - un raccordement des préactionneurs de sorties.
6 - un raccordement avec l'automate Nano de base.
7 - un cache amovible pour protection des borniers à vis.

7 - REGLES DE DEFINITION DU NUMERO DE MODULE X

Chaque automate TSX 07/08-Nano de base 1 (1) peut être étendu par une extension
d’entrées/sorties 2, constituée par l’un des automates TSX 07/08-Nano.
De plus, un maximum de trois extensions automates 3, 4 et 5 avec communication par mots
d’échanges, peuvent être associées à l’automate de base. Seul l’automate de base peut recevoir
une extension d’entrées/sorties.

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Automate de base Extension E/S

III - LANGAGE FBD


Les langages FBD sont des langages graphiques destinés à programmer et d’exploiter les
automates Zelio Logic. Il permet de créer en mode autonome ou en mode connecté des
programmes application en langage FBD.
- Zelio Logic (langage FBD).

1 - COMPATIBILITE SYSTEME D’EXPLOITATION


 MS-DOS version 2.0 et 3.0 uniquement pour le PL7-3.

2 - PRESENTATION DE L’AUTOMATE ZELIO LOGIC

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Eléments séparés
- Une pile S de sauvegarde mémoire programme et données.
- Une cartouche 3 mémoire EPROM ou EEPROM pour sauvegarde du programme de 8 ou 24 K
octets.

3 - AFFECTATION DES ENTREES / SORTIES POUR ZELIO LOGIC


(Entrées: I comme INPUT sorties: Q comme OUTPUT).
Notre ZELIO LOGIC possède un module de base et peut être raccordé à un ou deux modules
d’extension d’entrée/sortie.
Les Entrées / Sorties sont repérées et adressées respectivement par les instructions:
Ii,j et Qi,j avec « I »: pour la sélection d’une entrée (Input);
« Q »: pour la sélection d’une sortie (Output);
« i »: numéro du module. Module de base: 0, première extension: 1, deuxième extension: 2;
« j »: numéro de l’entrée ou de la sortie.

Automate Blocs Modules


de base d’extension d’extension
E/S TOR E/S TOR ou/et
Modules intelligents
1 3 0
1 2 1
1 1 2
1 0 3

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Exemple:
I004: signifie entrée n°4 du module 0 (module de base);
Q0,02: signifie sortie n°2 du module 0 (module de base).

Variable Repère Désignation Exemple

Entrée (I input) Ix x : N° de voie I0

Sortie (Q output) Qx x : N° de voie Q0

Mémoire bit Mi i : N° du bit interne M25

Mémoire mot MWi i : N° du mot interne MW11

Temporisateur TTi ou RTi i : N° du temporisateur TT3 ou RT3

Compteur CCi ou RCi i : N° du compteur CC4 ou RC4


X : étape,
Variable d’étape Xi X10
i : N° étape

4 - DESCRIPTION DES EXTENSIONS D’ENTREES / SORTIES “TOUT OU RIEN”


4 - 1- Les Modules logiques modulaires comprennent

Les modules logiques modulaires comprennent en face


avant : 10 et 26 entrées/sorties
1- Deux pattes de fixation rétractables
2- Deux bornes d’alimentation
3- Des bornes de raccordement des entrées
4- Un afficheur LCD rétroéclairé de 4 lignes de 18
caractères
5- Un emplacement pour cartouche mémoire et
raccordement au PC
6- Un clavier de 6 touches pour la programmation et le
paramétrage
7- Des bornes de raccordement des sorties

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4 - 2- Les modules d’extension d’entrées/sorties“Tout ou Rien”


comprennent

Les modules d’extensiond’entrées / sorties comprennent


en face avant :
1- Deux pattes de fixation rétractables
2- Des bornes de raccordement des entrées
3- Des bornes de raccordement des sorties
4- Un connecteur pour raccordement au module logique
(alimentation fournie par le module logique)
5- Des pions de détrompage.

5 - REGLES DE DEFINITION DU NUMERO DE MODULE X

 L’automate de base a toujours le numéro 0;


 La 1ère extension connectée a toujours le numéro 1;
 La 2ème extension connectée a toujours le numéro 2;
 La 3ème extension connectée a toujours le numéro 3.
Nota: Les blocs d’extension, les modules d’extension ou les modules intelligents peuvent être
dans un ordre indifférent.

VI - LANGAGE PL7 – Pro / Unity Pro


Les langages PL7-PRO / Unity Pro sont des langages graphiques destinés à programmer et
d’exploiter les automates TSX Micro, TSX Premium, M340 et M580. Il permet de créer en mode
autonome ou en mode connecté des programmes application en langage PL7-PRO / Unity Pro.

1 - COMPATIBILITE SYSTEME D’EXPLOITATION


 Windows 98, Windows 2000, Windows XP et Windows 7 (32 Bits) pour le PL7-
PRO.
 Windows 2000, Windows XP, Windows Vista (32bits), Windows 7 (32bits),
Windows 64 (32bits), Windows 8.0, Windows 8.1 et Windows 10 pour le UNITY-
PRO.

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2 - PRESENTATION DE L’AUTOMATE TSX (Micro ou Premium) / M340 / M580

N° 1
TSX MICRO / PREMIUM

TSX MICRO 1 TSX MICRO 2 TSX PREMIUM

N° 3
N° 2 M580
M340

3 – DESCRIPTION DE L’AUTOMATE TSX (Micro ou Premium) /(M340 / M580)

Les automates TSX Micro comprennent:


1 - Un bac à 3 emplacements.
2 - Un bloc de visualisation centralisé.
3 - Une prise terminal repérée TER.
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4 - Une trappe d’accès aux bornes d’alimentation.


5 - Deux modules à 16 entrées et 12 sorties « Tout ou Rien » positionnés dans le premier et le
deuxième emplacements (positions 1, 2, 3 et 4).
6 - Une trappe d’accès à la pile optionnelle.
7 - Un emplacement disponible.
8 - Un bouton de réinitialisation

4 - AFFECTATIONS DES ENTREES/SORTIES POUR TSX (Micro ou Premium) /M340 /


M580
Entrées %I comme Input.
Sortie %Q pour Output (attention différent du langage du TSX 07/08-Nano).

5 - IMPLANTATION DES MODULES ET ADRESSAGE DES ENTREES / SORTIES


Cet automate comprend un bac à 3 emplacements BASE (6 positions) intégrant une alimentation
pouvant recevoir trois modules ou six modules demi format et un mini bac d'extension EXT
permettant d'augmenter le nombre d'emplacement de 2 (4 positions).

Exemple de configuration:

L'adressage des:
16 entrées à la position 1 sera de %I1.0 à %l1.15
12 sorties à la position 2 sera de %Q2.0 à %Q2.11
32 entrées à la position 3 sera de% I3.0 à %l3.31
32 sorties à la position 4 sera de %Q4.0 à %Q4.31
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8 sorties à la position 5 sera de % Q5.0 à %Q5.7


12 entrées à la position 6 sera de% I6.0 à %I6.11
16 entrées à la position 7 sera de% I3.0 à %I3.15
12 sorties à la position 8 sera de % Q4,0 à % Q4,11
etc., si les positions 9 et 10 sont pourvues.

6 - DESCRIPTION DU MODULE ET BAC D’EXTENSION D’ENTREES/SORTIES


“TOUT OU RIEN”

Les automates TSX 37-XX et le mini bac d'extension TSX RKZ 02 comprennent:
1 - un bac de base à 3 emplacements disponibles (positions 1 à 6).
2 - un emplacement réservé à un module au format standard.
3 - un bloc de visualisation centralisée.
4 - une prise terminal repérée TER.
5 - une prise de dialogue opérateur repérée AUX.
6 - un emplacement pour une carte d'extension mémoire.
7 - une trappe d'accès aux bornes d'alimentation.
8 - un emplacement pour un coupleur de communication.
9 - des connecteurs pour les fonctions analogiques et comptage intégrées pour TSX 37-XX.
10 - un mini bac d'extension à 2 emplacements disponibles (positions 7 à 10).
11 - un voyant de présence de tension  24 V.
12 - des bornes d'alimentation protégées par un cache amovible, pour le raccordement d'une
alimentation auxiliaire  24 V dans le cas des automates alimentés en ~ 100/240 V.
13 - une borne de masse.
14 - des connecteurs de raccordement à l'automate de base.
15 - un bouton de réinitialisation.

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7 - INSTRUCTIONS DE BASE
INSTRUCTION FONCTION
LD Lire une entrée ou une variable interne.
LDN Lire l’inverse d’une entrée ou d’une variable interne.
AND ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande.
ANDN ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande.
OR OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande.
ORN OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande.
N Négation du résultat de l'instruction précédente
ST L'opérande associé prend la valeur du résultat de la zone test.
STN L'opérande associé prend la valeur inverse du résultat de la zone test.
S L'opérande associé est mis à 1 lorsque le résultat de la zone test est à 1.
R L'opérande associé est mis à 0 lorsque le résultat de la zone test est à 1.
END Fin de programme.

 L’adresse ou le code opérande est précédé de %

Variable Repère Désignation Exemple


X : N° module
Entrée (I input) %Ix.i %I1.4
i : N° de voie
X : N° module
Sortie (Q output) %Qx.i %Q2.3
i : N° de voie
Mémoire bit %M.i i : N° du bit interne %M25

Mémoire mot %MWi i : N° du mot interne %MW11

Temporisateur %TMi i : N° du temporisateur %TM3

Compteur %Ci i : N° du compteur %C4


X : étape,
Variable d’étape %Xi %X10
i : N° étape

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