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Politique sur la Durabilité Sociale et

Environnementale – V2
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1 décembre 2010

Section 1: Objectif de Cette Politique

1. La Société Financière Internationale (IFC) s’efforce d’assurer que les activités du secteur privé
qu’elle finance dans les pays en développement produisent des résultats positifs en termes de
développement. Ces activités comprennent i) des investissements financés directement par l’IFC; ii)
des investissements réalisés par des intermédiaires financiers (IF) ou gérés par la Société de gestion
d’actifs (Asset Management Company) de l’IFC ou par toute autre filiale de l’IFC, ainsi que des
investissements financés en tout ou en partie par des donateurs; et iii) des services-conseils. L’IFC
croit que la viabilité sociale et environnementale de ces activités joue un rôle important dans
l’obtention de résultats positifs pour le développement, viabilité que l’IFC entend assurer en
appliquant cette Politique sur la durabilité sociale et environnementale (la Politique sur la durabilité
ou la Politique) et en respectant un ensemble complet de Normes de performance sociale et
environnementale.

2. La présente Politique permet à l’IFC de mettre en pratique ses engagements en faveur de la


viabilité sociale et environnementale, engagements basés sur la mission et le mandat de l’IFC tels
qu'ils sont décrits à la Section 2 de cette Politique. La concrétisation de ces engagements en
résultats positifs réels dépend des efforts conjoints de l’IFC, de ses clients et, dans bien des cas, de
tierces parties. Conformément à ces engagements, l’IFC mène les actions présentées à la Section 3
de la présente Politique, y compris sa responsabilité de mener un processus de diligence
raisonnable sociale et environnementale pour évaluer la conformité des activités sollicitant un
financement.

3. Les activités commerciales soutenues et financées par l’IFC comprennent un vaste éventail de
produits d’investissement et de services-conseils. Les produits d’investissement dont la teneur est
plus longue comprennent: i) les prêts directs aux entreprises du secteur privé (notamment le
financement d'entreprises et de projets); ii) les prêts de divers types pour les intermédiaires
financiers (IF), fonds et mécanismes; iii) les prises de participation minoritaires dans des entreprises
(y compris dans des institutions financières); et iv) les mécanismes de garanties, les fonds
d’investissement municipal et les investissements de la Société de gestion d’actif de l’IFC ou de
toute autre filiale de l’IFC. Les produits dont la teneur est moins longue comprennent les prêts, les
garanties et les produits de financement des transactions du commerce à court terme dont
l’échéance est inférieure à trois ans. Les investissements proposés qui sont considérés comme
comportant des risques sociaux et/ou environnementaux1 modérés à élevés, ou comme présentant
des impacts sociaux et environnementaux potentiellement négatifs 2 seront réalisés conformément
aux exigences des Normes de performance.

4. Les produits de services-conseils de l’IFC comprennent des conseils techniques, financiers et/ou
réglementaires ainsi que des formations offertes aux entreprises, aux industries et aux
gouvernements. Chaque activité de services-conseils a un champ d’application et une portée
différents. Les services-conseils offerts aux gouvernements clients peuvent inclure des conseils sur
la manière d’améliorer le climat d’investissement ou de structurer des partenariats publics-privés
rentables tandis que ceux fournis aux entreprises privées et aux institutions financières peuvent les
aider à accroître leur avantage concurrentiel, à améliorer leur gouvernance d’entreprise ou à

1
Les risques sociaux et environnementaux désignent la combinaison de probabilité ou de fréquence de certaines
situations dangereuses et impacts graves découlant de telles situations.
2
Les impacts sociaux et environnementaux désignent les changements potentiels à l’environnement physique,
naturel ou culturel, à la communauté environnante ou à la santé de la communauté ou des travailleurs, résultant
directement des activités commerciales recevant le soutien de l’IFC, et comprennent les dimensions relatives à la
main-d’œuvre et aux droits de la personne.

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accroître leur viabilité. Dans le cadre d’une activité de services-conseils convenue, l’ensemble des
conseils et la formation fournis seront conformes aux Normes de performance.

5. Les Normes de performance sont les suivantes:

Norme de performance 1: Évaluation et Gestion des Risques et Impacts Sociaux et


Environnementaux
Norme de performance 2: Main-d’Œuvre et Conditions de Travail
Norme de performance 3: Efficacité Environnementale et Prévention de la Pollution
Norme de performance 4: Santé, Sûreté et Sécurité Communautaires
Norme de performance 5: Acquisition de Terres et Réinstallation Involontaire
Norme de performance 6: Conservation de la Biodiversité et Gestion Durable des Ressources
Naturelles Vivantes
Norme de performance 7: Populations Autochtones
Norme de performance 8: Patrimoine Culturel

6. Ces Normes de performance peuvent aider les bénéficiaires des produits d'investissements et
des services-conseils de l’IFC à gérer et à améliorer leur performance sociale et environnementale
par une approche axée sur les résultats et les risques. Les résultats recherchés sont présentés dans
les objectifs de chaque Norme de performance, suivis d’exigences particulières destinées à aider les
clients à parvenir à ces résultats par des moyens adaptés à la nature et l’échelle des activités, et
proportionnels à l’ampleur des risques et/ou impacts sociaux et environnementaux. Le respect de
ces exigences dépend de l’application d’une hiérarchie d’atténuation destinée à éviter les impacts
négatifs sur les travailleurs, les communautés et l’environnement ou, si cela n’est pas possible, à
minimiser, restaurer ou indemniser/compenser les impacts, en fonction des besoins. L’IFC estime
que les Normes de performance constituent également une base solide à partir de laquelle les
clients peuvent améliorer la viabilité de leurs activités commerciales, identifier de nouvelles
possibilités de croissance commerciale et accroître leur avantage concurrentiel sur le marché.

7. Si la gestion des risques et des impacts sociaux et environnementaux conformément aux


Normes de performance incombe au client, l’IFC tente de s’assurer, grâce à ses efforts de diligence
raisonnable, de suivi et de supervision, de la cohérence des activités commerciales qu’elle finance
vis-à-vis des exigences formulées dans les Normes de performance. Par conséquent, l’examen
social et environnemental, mené avec diligence raisonnable par l’IFC pour chaque projet envisagé,
constitue un facteur déterminant dans son processus d’approbation et définit le périmètre des
exigences sociales et environnementales de ce financement. Le respect de cette Politique permet à
l’IFC i) d’améliorer la prévisibilité, la transparence et la responsabilité de ses actions et de ses
décisions; ii) d'aider les clients dans la gestion de leurs risques et impacts sociaux et
environnementaux et l’amélioration de leur performance; et iii) de favoriser des résultats positifs en
termes de développement sur le terrain.

Section 2: Les Engagements de l’IFC

8. L'IFC a pour mission de lutter contre la pauvreté, avec passion et professionnalisme, pour
obtenir des résultats durables et permettre aux populations de s’aider elles-mêmes et de préserver
leur environnement. Pour cela, l’IFC fournit des ressources, partage des connaissances, renforce
des capacités et met en place des partenariats dans les secteurs privés et publics. L’IFC estime
qu’une croissance économique saine et basée sur un investissement privé réussi constitue la clé de
la réduction de la pauvreté.

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9. La mission de développement de l’IFC dépend de ses efforts pour réaliser ses opérations
d’investissement et ses services-conseils de manière "non préjudiciable" aux populations ou à
l’environnement et permettant d’obtenir des résultats positifs en matière de développement. L’IFC
s’engage à veiller à ce que le coût du développement économique ne soit pas assumé de manière
disproportionnée par les pauvres et les populations vulnérables, à ce que l’environnement ne soit
pas dégradé par ce processus et à ce que les ressources naturelles soient gérées de manière
durable. L’IFC estime que l’engagement permanent du client vis-à-vis des questions qui touchent
directement les parties intéressées est déterminant dans l’élimination ou la réduction des risques et
impacts pour les populations et l’environnement. L’IFC reconnaît également qu’il est important de
soutenir des initiatives de transformation à l’échelle sectorielle qui soient conformes aux objectifs de
développement durable.

10. L’IFC reconnaît que les impacts du changement climatique peuvent nuire au bien-être social et
économique et aux efforts de développement. Elle reconnaît aussi le rôle important du secteur privé
dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi que dans l’adaptation aux impacts du
changement climatique. L’IFC s’engage à soutenir le développement économique générant de
faibles émissions de carbone en tant qu’une des approches équilibrées pour favoriser l'accès à des
services d'énergie modernes, propres et fiables. L’IFC tente d’atteindre cet objectif au moyen de
l’utilisation et du développement de produits, instruments, marchés et services-conseils pertinents
ainsi que par l’adoption des technologies, processus et pratiques appropriés aux activités qu'elle
soutient. L’IFC reconnaît l’importance des services écosystémiques et leur rôle dans l’atténuation du
changement climatique et dans l’adaptation à celui-ci. Elle s’engage à réduire les impacts relatifs aux
activités commerciales sur les zones offrant de tels services. L’IFC croit également que le secteur
privé doit mettre en œuvre des mesures d'adaptation au climat appropriées et qui assurent la viabilité
financière, sociale et environnementale de ses investissements face aux impacts potentiels du climat.
L’IFC, dans ses efforts pour tenir ses engagements relatifs au climat, s’appuiera sur son expérience
en matière de rendement énergétique, de production propre et d'énergie renouvelable, ainsi que
dans l'élaboration d’outils pour la comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre et
d’évaluation des risques liés au changement climatique, pour produire des instruments et mettre au
point des pratiques qui permettent à ses clients de tenir compte des risques et possibilités liés au
climat dans leurs décisions d'investissement.3

11. L’IFC reconnaît la responsabilité du secteur privé dans le respect des droits de l’homme. Même
s'il est généralement reconnu que l’obligation de protéger les droits de l’homme incombe en premier
aux États, les entreprises s’acquittent de leur responsabilité en entreprenant un processus de
diligence raisonnable afin d’identifier les risques négatifs pour les droits de l’homme et en les évitant
ou en les atténuant de manière appropriée. S’acquitter de cette responsabilité signifie donner accès
à un mécanisme efficace de résolution des griefs qui facilite l’identification précoce des divers griefs
relatifs au projet et permette de les résoudre rapidement. Les Normes de performance de l’IFC
reconnaissent cette responsabilité du secteur privé. Chacune des Normes de performance comprend
des éléments relatifs aux enjeux, en matière de droits de l’homme, auxquels peuvent être
confrontées les entreprises dans le cours de leurs opérations. L’engagement de l’IFC envers le
respect des droits de l’homme se reflète également dans son examen de diligence raisonnable vis-à-
vis du niveau et de la qualité du processus d'identification des risques et impacts réalisé par ses
clients conformément aux exigences des Normes de performance, selon les connaissances du pays,
du secteur et du promoteur.

3
La Politique de viabilité vise à rendre opérationnel le "Cadre stratégique pour le développement et le
changement climatique" de 2008 du Groupe de la Banque mondiale.

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12. L’IFC croit que les femmes ont un rôle primordial à jouer dans l’atteinte d’une croissance
économique saine et dans la réduction de la pauvreté. Elles sont une composante essentielle du
développement du secteur privé. L’IFC attend de ses clients qu’ils minimisent les risques d’inégalité
entre les sexes dans leurs activités commerciales ainsi que leurs impacts non intentionnels.
Consciente que les femmes ne peuvent souvent pas réaliser leur plein potentiel économique en
raison des inégalités entre les sexes, l'IFC s’engage à créer des opportunités pour les femmes par le
biais de ses activités de financement et de ses services-conseils.

13. L’IFC s’efforce de fournir une information exacte et en temps opportun sur ses activités
d'investissement et de services-conseils et de communiquer l'information relative à ses propres
activités institutionnelles conformément à sa Politique d’accès à l’information. L'IFC reconnaît aussi
l'importance de la communication de l’information en tant que moyen de gérer les risques de
gouvernance, en particulier dans le cadre d’importantes activités commerciales dans les industries
extractives.

14. Pour accomplir sa mission et respecter ses engagements, l’IFC s’efforce de collaborer avec des
clients qui identifient et gèrent les risques sociaux et environnementaux, et tentent de créer des
possibilités sociales et environnementales et d’atteindre des résultats positifs dans leurs activités
commerciales de manière à améliorer en permanence leur performance en matière de viabilité. L’IFC
reconnaît qu’il existe une relation entre une solide culture d’intégrité et de gouvernance au sein des
entreprises et une performance durable, et que les dirigeants et les membres du conseil
d’administration d’une entreprise ont des rôles importants à jouer dans l'atteinte d’une gestion
efficace des risques et d’une croissance durable. L’IFC estime que cette approche favorise la
viabilité financière, sociale et environnementale des investissements et renforce la confiance du
public envers ses opérations.

15. L’IFC reconnaît l’importance du renforcement des capacités en ce qui a trait aux questions de
viabilité. Par le biais de certains de ses produits de services-conseils, l’IFC fournit des conseils sur la
viabilité sociale et environnementale et encourage l’adoption de modèles d’affaires sectoriels
rentables et bénéfiques au développement social et environnemental. Les activités dans ce domaine
sont actuellement axées sur trois objectifs: i) faire face au changement climatique; ii) attirer du capital
social et de la main-d'œuvre; et iii) prévenir la perte de biodiversité. L’IFC conseille ses clients sur
l’amélioration de leurs processus industriels, la réduction de leur consommation en énergie, en eau
et en matériaux bruts, l’amélioration de la performance et de la productivité de leurs employés et
l'élaboration de normes sociales et environnementales pour le secteur privé. Se conformer à ces
normes permet aux entreprises de réduire leurs risques, d’accéder à des marchés, d’utiliser leurs
ressources de manière plus efficiente, de renforcer la sécurité de leur chaîne d’approvisionnement et
d'accroître la valeur de leur marque.

16. L’IFC s’est engagée à gérer l’impact de ses opérations internes sur l’environnement. Par le biais
de son programme Corporate Footprint (empreinte de l’IFC sur l’environnement), l’IFC intègre
désormais la viabilité au quotidien dans ses divers bureaux dans le monde et améliore
continuellement la performance environnementale de ses opérations commerciales internes. Cet
engagement comprend le respect des meilleures pratiques de gestion sociale et environnementale,
avec pour objectif d’atteindre la neutralité de carbone dans ses opérations commerciales internes à
l’échelle internationale et d'offrir une contribution sociale positive aux communautés locales par le
biais de ses efforts d’action sociale. L’IFC sensibilise les membres de son personnel au rôle qu'ils
jouent dans cet engagement et aux différentes questions de viabilité et communique tant à l'interne
qu'à l'externe les réalisations de son programme d’empreinte sur l'environnement.

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17. Enfin, l’IFC s’engage à avertir formellement les pays potentiellement affectés par les effets
transfrontaliers d’activités commerciales envisagées pour aider ces pays à déterminer si les activités
commerciales proposées sont susceptibles de causer des effets négatifs en polluant l'air ou en
polluant les voies navigables internationales ou en les privant d'eau.

Section 3: Rôles et Responsabilités de l’IFC

18. En vertu de cette Politique, l’IFC assume divers rôles et responsabilités. Pour toute activité
spécifique, le niveau d’engagement de l’IFC est déterminé par la nature et la portée de
l’investissement ou des services-conseils proposé(s) ainsi que par les circonstances spécifiques de
la collaboration et relation avec le client. L’IFC examine les risques et impacts de l’investissement ou
de l’activité de services-conseils proposé(e) et détermine s’il peut être attendu que cet
investissement ou cette activité de services-conseils contribuera au développement du pays hôte et
bénéficiera globalement aux parties prenantes en termes économique, social et/ou environnemental.
Il existe plusieurs types d’activités que l’IFC ne soutient pas, que ce soit par le biais de ses activités
d'investissement ou celui de ses activités de services-conseils. La liste de ces activités est disponible
dans la Liste d’exclusion de la Procédure de revue sociale et environnementale.

Diligence Raisonnable Sociale et Environnementale


Approche Globale pour les Activités d’Investissement
19. Un processus de diligence raisonnable sociale et environnementale s’applique à toutes les
activités d’investissement de l’IFC.

20. La diligence raisonnable sociale et environnementale de l’IFC est intégrée dans la diligence
raisonnable globale des activités commerciales à l'étude, notamment l'examen des risques financiers
et des risques relatifs à la réputation. L’IFC considère les coûts et les avantages des activités
commerciales envisagées et fonde sa décision d’investissement et fixe les conditions spécifiques au
projet en conséquence. Ces conditions sont fixées par le Conseil d’administration de l’IFC lorsqu’une
activité d’investissement est présentée pour approbation.

21. L’IFC ne finance que des activités d’investissement susceptibles de respecter les Normes de
performance dans un délai raisonnable. Des retards persistants pour répondre à ces exigences
peuvent entraîner la perte du soutien financier de l’IFC.

22. Il arrive parfois que la capacité d’un client à obtenir des résultats sociaux et environnementaux
conformes aux Normes de performance dépende des activités d’une tierce partie. Une tierce partie
peut être un organisme gouvernemental tel qu’un organisme de réglementation ou une partie à un
contrat, un entrepreneur ou un fournisseur dont l’activité commerciale joue un rôle important, ou un
opérateur ou une installation associée (tels que définis dans la Norme de performance 1). Dans le
cadre de son propre processus de diligence raisonnable, l’IFC examinera l’identification des risques
par ses clients et déterminera si de tels risques sont gérables et si cela est le cas, quelles conditions
doivent être respectées de manière à obtenir des résultats conformes aux Normes de performance.
Certains risques peuvent obliger l'IFC à s'abstenir de financer l'activité commerciale envisagée.

23. Les accords de l’IFC ayant trait au financement des activités des clients comportent des
dispositions spécifiques auxquelles les clients acceptent de se conformer. Celles-ci comprennent la
conformité aux exigences pertinentes des Normes de performance et des conditions propres à
chaque projet telles que définies dans les plans d’actions, ainsi que les dispositions pertinentes en
matière de communication sociale et environnementale, et des visites de supervision par du

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personnel ou des représentants de l'IFC, au besoin. Si un client ne se conforme pas aux exigences
sociales et environnementales stipulées dans les accords juridiques, l'IFC travaillera avec le client
pour le ramener sur la voie de la conformité dans la mesure du possible et si le client ne rétablit pas
sa conformité, l’IFC exercera les droits et recours appropriés selon le cas.

Investissements Directs
24. Le processus de diligence raisonnable sociale et environnementale de l’IFC est adapté à la
nature, à l’ampleur et à la phase de l’activité commerciale et est proportionnel au niveau de risques
et impacts sociaux et environnementaux. L'IFC exerce une diligence raisonnable pour toutes les
nouvelles activités considérées pour un financement, qu’elles soient en phase de conception, de
construction ou d’exploitation. Lorsque l’utilisation des fonds n’est pas entièrement définie au
moment du processus de diligence raisonnable sociale et environnementale de l’IFC, ce processus
peut être élargi pour couvrir d’autres activités commerciales du client qui seront prises en compte
pour la gestion des risques par l’IFC. Lorsqu’une activité commerciale s’accompagne d’impacts
historiques, sociaux ou environnementaux importants, notamment causés par des tiers, l’IFC travaille
en collaboration avec son client à la définition de mesures d’atténuation possibles.

25. L’investissement de l'IFC survient à divers moments de l'activité commerciale d'un client d'une
opération à l'autre. La participation de l’IFC survient souvent bien après que l’activité commerciale ait
été conçue alors que le site a été sélectionné et que le développement a commencé. Dans de tels
cas, l’IFC examinera le système de gestion sociale et environnementale et les pratiques de gestion
des risques déjà en place ainsi que l'évaluation sociale et environnementale et l'évaluation de
l'engagement communautaire réalisées par le client et/ou une tierce partie avant de considérer un
investissement. Lorsque la participation de l’IFC intervient dès les premières étapes de la conception
de l’investissement, l’IFC est en mesure de soutenir le client de manière plus efficace en anticipant et
en abordant les risques et impacts spécifiques, en identifiant les opportunités et en gérant celles-ci
tout au long du cycle de vie de son investissement.

26. Le processus de diligence raisonnable sociale et environnementale comprend en règle générale


les trois composantes clés suivantes: i) l’examen de tous les documents et informations disponibles
sur les risques et impacts sociaux et environnementaux de l’activité commerciale; ii) l’inspection des
chantiers et les entretiens avec les membres du personnel du client et les parties prenantes, le cas
échéant; iii) l’analyse de la performance sociale et environnementale de l'activité commerciale
conformément aux exigences des Normes de performance et aux dispositions des Directives sur
l’environnement, la santé et la sécurité du Groupe de la Banque Mondiale (Directives EHS); et iv)
l’identification des lacunes et des mesures et actions supplémentaires correspondantes, au-delà de
celles identifiées par les pratiques de gestion en place du client. Pour veiller à ce que l'activité
commerciale réponde aux Normes de performance, l'IFC fait de ces mesures et actions
supplémentaires (plan d’action supplémentaire) des conditions nécessaires à l’investissement de
l’IFC. Pour que l’investissement ait lieu, l'IFC attend du client qu’il revoie et mette à jour en
conséquence tout plan d’action sociale et environnementale qu’il peut avoir mis en place afin
d’inclure ces mesures et actions supplémentaires.

27. Dans le cas d’activités commerciales où l’utilisation des recettes et l’empreinte sociale et
environnementale sont clairement définies, les exigences de l'IFC en matière de gestion des risques
sociaux et environnementaux seront limitées aux activités financées par des fonds provenant de
l'IFC. L’IFC encourage toutefois ses clients à gérer les risques sociaux et environnementaux de
toutes leurs activités.

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28. Si les activités commerciales devant être financées sont susceptibles d’avoir des impacts
négatifs significatifs sur les Communautés Affectées ou des impacts négatifs potentiels sur les
populations autochtones, l'IFC attend des clients qu’ils mettent en œuvre un processus de
consultation et de participation avec connaissance de cause.4 Dans de tels cas, après avoir procédé
à sa propre enquête, l'IFC déterminera si l’engagement de la communauté correspond à une
consultation et une participation avec connaissance de cause et si elle permet la participation des
Communautés Affectées, en vue d'une large adhésion de ces dernières à l’activité commerciale,
avant de la présenter pour approbation au Conseil d’administration de l’IFC. La large adhésion de la
communauté désigne l’ensemble des voix des Communautés Affectées, par le biais d'individus ou de
représentants reconnus, en faveur de l'activité commerciale proposée. Une large adhésion de la
communauté peut avoir lieu même si des individus ou groupes d’individus s’opposent à l’activité
commerciale. 5 Une fois l’activité commerciale approuvée par le Conseil d’administration de l’IFC,
l’IFC continue de surveiller le processus d’engagement de la communauté dans le cadre de la
supervision de son portefeuille.

29. De plus, lorsqu’une activité commerciale proposée exige le consentement préalable — donné
librement et en connaissance de cause — tel qu’il est décrit dans la Norme de performance 7, l’IFC
entreprendra un examen en profondeur du processus mis en place par le client, dans le cadre de sa
diligence raisonnable sociale et environnementale.

Investissements Réalisés par des Intermédiaires Financiers


30. L’IFC s’est engagée à soutenir le développement durable des marchés de capitaux et du
secteur financier. Pour ce faire, elle a élaboré un important programme d’investissements indirects
qui est mis en œuvre par le biais d’intermédiaires financiers (IF). Dans le cadre de ce programme,
l’IFC contribue au renforcement des marchés de capitaux et financiers nationaux qui soutiennent le
développement économique à une échelle plus restreinte que ne le permettraient des
investissements directs de l’IFC. Les clients IF de l’IFC exercent diverses activités, notamment le
financement des petites et moyennes entreprises; la microfinance; le crédit-bail; le financement des
opérations commerciales; les garanties; le financement de l’immobilier; le financement de la
consommation; et le financement de participations privées et, dans certains cas, le financement
d'entreprise et de projets. Chacune de ces activités présente un profil de risque social et
environnemental spécifique.

31. De par sa collaboration avec les IF, l'IFC soutient le développement des capacités du secteur
financier et bancaire à gérer les risques sociaux et environnementaux. Ce renforcement des
capacités est acquis par l'élaboration et la mise en œuvre de systèmes de gestion sociale et
environnementale et par l'amélioration de la capacité interne des IF dans le domaine de la gestion
quotidienne du portefeuille de risques, notamment les risques sociaux et environnementaux. La
gestion des risques sociaux et environnementaux fait partie des responsabilités que les IF assument
et que l’IFC supervise. L’IFC exige que les IF évaluent chaque transaction individuelle, qu'ils la
supervisent et qu'ils gèrent leur portefeuille global conformément au profil de risques sociaux et
environnementaux de leurs activités et des transactions individuelles.

4
Conformément à la Norme de performance 1.
5
La méthodologie pour déterminer s’il y a ou non une large adhésion de la communauté est incluse dans la
Procédure d'évaluation sociale et environnementale de l’IFC
(http://www.ifc.org/ifcext/sustainability.nsf/AttachmentsByTitle/pol_ESRP2009/$FILE/ESRP2009.pdf).

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32. Afin de gérer adéquatement les risques sociaux et environnementaux liés aux investissements
par le biais d’IF, l’IFC examine le portefeuille existant et les activités prospectives de ses clients IF
pour identifier les activités où les IF et l’IFC pourraient être exposés à des risques découlant de leurs
investissements et définir des exigences pour la gestion de ces risques. L’IFC examine la capacité
de mise en œuvre des IF ainsi que leurs systèmes de gestion sociale et environnementale, tel que
prescrit par la Norme de performance 1.

33. Les exigences de l’IFC et la portée de leur application pour les clients IF dépendent du type
d’investissement de l’IFC, de l’utilisation des fonds investis par l’IFC et du niveau de risque associé
au portefeuille des IF. En particulier:

 Les clients IF sont tenus d’élaborer et de mettre en œuvre un système de gestion sociale et
environnementale qui est proportionnel au niveau de risques sociaux et environnementaux
de son portefeuille et de ses activités commerciales prospectives. Le système de gestion
devrait être aligné sur les principes pertinents de la Norme de performance 1;
 Les clients IF sont tenus d’appliquer les dispositions pertinentes de la Norme de
performance 2 à leurs employés;
 Les IF respecteront la Liste d’exclusion de la Procédure de revue sociale et
environnementale ainsi que les lois nationales respectives;
 Les IF ayant un portefeuille ou des activités commerciales prospectives qui présentent des
risques sociaux ou environnementaux de modérés à élevés seront tenus de respecter les
exigences pertinentes des Normes de performance aux activités commerciales à risques
élevés qu’ils soutiennent.

34. Lorsque l’investissement de l’IFC est destiné à une utilisation spécifique et traçable (par
exemple, des lignes de crédit pour le microfinancement), les exigences de l’IFC relatives à la gestion
des risques sociaux et environnementaux ne porteront que sur l’utilisation ciblée. L’IFC encouragera
toutefois ses clients à gérer les risques sociaux et environnementaux dans l’ensemble de leur
portefeuille.

35. Lorsque l’IFC fournit des capitaux ou un soutien financier pour le fonds de roulement, sans
utilisation précise, les exigences de l’IFC au sujet de la gestion des risques sociaux et
environnementaux s’appliqueront à l’ensemble du portefeuille de l’IF, à compter du moment où l’IFC
en deviendra actionnaire ou investisseur.

36. L’IFC exige que les clients IF l'informent de tout changement important6 dans leurs affaires ou
lorsqu’ils ont l’intention de se lancer dans un nouveau domaine commercial qui est sensiblement
différent de ce qui était proposé lorsque l’IFC a effectué son investissement. Dans de telles
circonstances, l’IFC évaluera si le nouveau domaine d'activités présente des risques et/ou impacts
sociaux et/ou environnementaux et, si cela est le cas, elle exigera que les IF améliorent leur système
de gestion d’une manière qui corresponde i) aux risques et impacts sociaux et environnementaux
potentiels associés au changement important de ces nouvelles activités; ii) à cette politique; et iii)
aux exigences applicables des Normes de performance. L’IFC peut exiger que les IF fournissent les
résultats de son processus de diligence raisonnable sociale et environnementale pour ces nouvelles
activités.

6
Un changement important peut inclure une modification du profil de risque social et/ou environnemental.

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Approche Globale pour les Services-Conseils


37. Le processus de diligence raisonnable sociale et environnementale de l’IFC est intégré dans son
processus de diligence raisonnable globale pour les activités de services-conseils à l'étude,
notamment l'examen des risques financiers et des risques pour la réputation. L’IFC considère les
coûts et les avantages des activités commerciales envisagées et fonde sa décision d’investissement
et fixe les conditions spécifiques au projet en conséquence. Ces documents sont fournis à la
direction de l’IFC lorsque l’activité de services-conseils lui est présentée pour approbation.

38. L’IFC examine chaque activité de services-conseils à la lumière de la Liste d’exclusion de l’IFC.
L’IFC examine également chaque activité de services-conseils proposée pour en déterminer les
risques sociaux et environnementaux. Si cet examen permet d’identifier des risques sociaux et/ou
environnementaux, les services-conseils fournis aux clients devront être conformes aux Normes de
performance en tant que cadre de bonnes pratiques industrielles internationales 7 en matière de
gestion des risques sociaux et environnementaux. L’IFC reconnaît également qu’elle peut offrir des
services-conseils à ses clients pour améliorer leur performance sociale et environnementale et
qu’elle peut les aider à se conformer davantage aux Normes de performance, même s’ils ne sont pas
en mesure d'y satisfaire pleinement au cours du cycle de vie de l'activité de services-conseils.

Classement Social et Environnemental


39. Dans le cadre de son examen des risques et impacts sociaux et environnementaux d’un
investissement proposé, l’IFC utilise un système de classement social et environnemental afin de
refléter l’ampleur des risques et/ou impacts. Ce système précise également les exigences
institutionnelles de l’IFC en matière de communication, conformément à la Politique d’accès à
l'information de l'IFC. Ce classement comprend les catégories suivantes:

 Catégorie A: Activités commerciales présentant des risques et/ou impacts négatifs sociaux
ou environnementaux potentiels significatifs qui sont hétérogènes, irréversibles ou sans
précédent.
 Catégorie B: Activités commerciales présentant des impacts négatifs sociaux ou
environnementaux limités moins nombreux, généralement propres à un site, largement
réversibles et faciles à traiter par des mesures d'atténuation.
 Catégorie C: Activités commerciales présentant des risques et/ou impacts négatifs sociaux
ou environnementaux minimes ou nuls.
 Catégorie IF: Activités commerciales dans le cadre desquelles des investissements sont
réalisés par le biais d’intermédiaires financiers (IF) ou par le biais de mécanismes
comportant une intermédiation financière. Cette catégorie est sous-divisée comme suit:

 IF–1: Lorsque le portefeuille existant ou proposé d’un IF comprend ou devrait


comprendre une exposition financière importante à des activités
commerciales présentant des risques et/ou impacts sociaux et
environnementaux potentiels négatifs qui sont divers, irréversibles ou sans
précédent.

7
Définies comme l’exercice de compétences professionnelles, de diligence, de prudence et de prévoyance qu’il
est raisonnable d’attendre de la part de professionnels compétents et expérimentés participant au même type
d’activités dans des circonstances pareilles ou globalement similaires. Les circonstances que des professionnels
compétents et expérimentés peuvent rencontrer dans l’évaluation de l’ensemble des techniques de prévention et
de lutte contre la pollution disponibles pour un projet peuvent comprendre, notamment, des niveaux divers de
dégradation de l’environnement et de capacité d’assimilation de l’environnement ainsi que des niveaux variables
de faisabilité financière et technique.

9
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 IF-2: Lorsque le portefeuille existant ou proposé d’un IF comprend, ou devrait


principalement comprendre, une exposition financière à des activités
commerciales présentant des risques et/ou impacts sociaux et
environnementaux négatifs limités qui sont peu nombreux, généralement
propres à un site, en grande partie réversibles et facilement traités par des
mesures d’atténuation; et/ou un nombre très restreint d’activités
commerciales présentant des impacts et/ou risques sociaux ou
environnementaux potentiels qui sont divers, irréversibles ou sans précédent.
 IF-3: Lorsque le portefeuille existant ou proposé d’un IF comprend une
exposition financière à des activités commerciales dont les impacts sociaux et
environnementaux négatifs sont minimes ou inexistants.

40. L’IFC reconnaît que les différentes activités commerciales qu’elle étudie en vue d'un
financement n'ont pas toutes le même niveau d'information disponible au moment de sa diligence
raisonnable. Dans certains cas, l’utilisation du financement fourni par l’IFC, et l’empreinte sociale et
environnementale qui y seront associées sont connues et largement comprises au moment où l’IFC
décide d’investir. C’est généralement le cas dans les projets traditionnels de financement. Dans
d’autres cas toutefois, l’investissement de l’IFC n’est pas destiné à des actifs physiques spécifiques
(comme le financement de fonds de roulement et certains types d’investissement dans des actions)
ou encore donnera lieu à d’autres investissements (comme certaines opérations par le biais d'IF ou
des facilités de placement); l'utilisation des fonds ainsi que leur empreinte sociale et
environnementale sont donc largement indéterminées au moment où l’IFC décide d’investir.

41. Lorsque l’utilisation des fonds de l’IFC et leur empreinte sociale et environnementale sont
déterminées au moment de la prise de décision d’investissement, l’IFC déterminera dans quelle
catégorie sociale et environnementale l’activité commerciale sera classée en fonction de ses risques
et/ou impacts sociaux et environnementaux potentiels. Pour les opérations existantes, ce classement
tiendra compte des impacts opérationnels connus des activités. Pour déterminer la catégorie de
risques, l’IFC tiendra aussi compte des risques sociaux et environnementaux inhérents8 liés à un
secteur particulier dans le contexte de l’activité commerciale.

42. Lorsque l’utilisation des fonds de l’IFC et l’empreinte sociale et environnementale des activités
commerciales ne sont pas pleinement précisées lors du processus de diligence raisonnable de l'IFC,
ou lorsque l'IFC investit dans une phase de pré-développement d'une activité commerciale, elle
déterminera la catégorie de risques de l’activité en fonction des risques inhérents au contexte et au
secteur de l'activité commerciale. De plus, dans de telles circonstances, il existe souvent peu
d’informations disponibles sur l’empreinte physique et les risques et/ou impacts associés dont peut
tenir compte de Conseil d'administration de l'IFC étant donné que de telles études ou évaluations
et/ou le processus de consultation et participation avec connaissance de cause en sont encore à leur
début ou n'ont pas encore été effectués. Dans de tels cas, l’IFC terminera son processus de
diligence raisonnable environnementale et sociale après l’approbation du Conseil en s’appuyant sur
la documentation sociale et environnementale pertinente ainsi que sur les preuves de consultation et
participation avec connaissance de cause fournies par le client une fois l’empreinte et les risques
et/ou impacts mieux compris. La divulgation de l’information relative aux activités commerciales
après l’approbation du Conseil sera effectuée conformément aux exigences de la Politique sur
l’accès à l’information.

8
Les risques sociaux et environnementaux inhérents sont les risques sociaux et environnementaux présents
avant l’introduction de mesures d’atténuation pour faire face à de tels risques.

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43. Pour les investissements réalisés par le biais d’IF où les fonds sont traçables et destinés à une
utilisation spécifique, l’IFC en déterminera la catégorie sociale et environnementale en fonction des
risques associés à l’utilisation finale précisée. Lorsque l’IFC fournit des fonds de roulement généraux
à un IF (telle que du capital dans une banque), l'ensemble du portefeuille de l’IF sera pris en
considération pour déterminer la catégorie du financement. Pour déterminer le classement IF-1, IF-2
ou IF-3, l’IFC tiendra compte de la teneur, de la taille et du type d'investissement ainsi que de
l'exposition sectorielle de l'investissement.

Supervision
44. L’IFC entreprend les actions suivantes de suivi de ses investissements et de ses activités de
services-conseils dans le cadre de son programme de surveillance de portefeuille:
Investissements Directs
 Mettre en œuvre un programme annuel de supervision des activités commerciales
présentant des risques et/ou impacts sociaux et environnementaux9, conformément aux
exigences du processus d’examen social et environnemental de l’IFC.
 Examiner la performance de mise en œuvre de l'activité commerciale, telle que présentée
dans les Rapports annuels de suivi du client et les mises à jour de son Plan d'action sociale
et environnementale,10 et la comparer aux exigences sociales et environnementales
d'investissement et aux engagements du client. Le cas échéant, identifier et étudier avec le
client toute opportunité d’amélioration de sa performance en matière de viabilité.
 Si les circonstances de l’activité commerciale changent et que les impacts sociaux ou
environnementaux sont modifiés ou négatifs, l'IFC travaillera avec le client à leur résolution.
 Si le client ne respecte pas ses engagements sociaux et environnementaux, tels que
stipulés dans les exigences sociales et environnementales de financement, l'IFC travaillera
avec le client pour le ramener sur la voie de la conformité dans la mesure du possible, et si
le client ne rétablit pas sa conformité, l’IFC exercera les droits et recours appropriés selon le
cas.

Investissements Réalisés par des Intermédiaires Financiers


 L’IFC suit la performance de ses clients IF sur une base continue. Pour déterminer
l’efficacité du système de gestion sociale et environnementale d’un IF, l’IFC peut examiner
le processus et les résultats de diligence raisonnable sociale et environnementale effectué
par celui-ci pour ses investissements. De plus, dans le cadre de ses efforts de supervision,
l’IFC examinera périodiquement un échantillon des autres investissements de l'IF, en
particulier dans le cas des activités commerciales présentant des risques sociaux et
environnementaux élevés. La supervision de l’IFC peut inclure des visites au niveau de l’IF
ainsi qu’au niveau des bénéficiaires des prêts/investissements de ce dernier. La fréquence
des visites de supervision et l’attention portée seront proportionnelles aux risques identifiés.
L’IFC travaille avec ses clients IF pour les aider à combler toute lacune au niveau de leur
système de gestion sociale et environnementale.

Activités de Services-Conseils
 L’IFC suit les progrès de mise en œuvre de ses activités de services-conseils sur une base
continue et produit un rapport de supervision officiel tous les semestres. Ce processus
comprend l’examen et la mise à jour de tous les risques et enjeux clés, notamment les

9
Comprend des visites aux sous-projets à risques élevés dans le cas de certains IF pour déterminer l'efficacité de
leur système de gestion sociale et environnementale.
10
Les projets ne disposent pas tous d’exigences environnementales et sociales (par exemple, les projets de la
Catégorie C et certains investissements en capital).

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aspects sociaux et environnementaux identifiés à l'étape de l'approbation de l'activité de


services-conseils ou dans le cadre de rapports de supervision précédents.

Section 4: Collaboration avec des Partenaires


Collaboration et Liaison avec des Institutions des Secteurs Public et Privé
45. L’IFC, en tant que filiale du Groupe de la Banque Mondiale axée sur le secteur privé, et avec
son vaste réseau auprès du secteur privé et des institutions internationales (privées et publiques
ainsi que financières et non financières) collabore avec les parties intéressées des secteurs public et
privé pour promouvoir le dialogue sur le développement durable du secteur privé dans les pays en
développement. Des exemples du rôle de l'IFC en matière de collaboration et de liaison
comprennent:

 L’établissement de normes et le soutien d'initiatives sectorielles établissant des normes


axées sur la gestion des risques et impacts sociaux et environnementaux par des
entreprises du secteur privé et des institutions financières;
 L’identification et la diffusion des bonnes pratiques industrielles internationales dans le
domaine de la viabilité financière, sociale et environnementale;
 La promotion de marchés financiers durables dans les pays en développement au moyen
d’un dialogue et d’un engagement avec les IF adhérant aux Principes de l'Équateur et les
participants aux marchés financiers;
 La promotion de marchés financiers durables dans les pays en développement au moyen: i)
d’un dialogue avec les banques centrales et les organismes de réglementation pour qu'ils
favorisent un environnement d’affaires permettant aux institutions financières de gérer les
risques sociaux et environnementaux et ii) d’un dialogue individuel avec les institutions
financières sur les avantages de la gestion des risques sociaux et environnementaux;
 La défense des questions sociales et environnementales dans le cadre de prêts consortiaux
et de projets conjoints avec d'autres institutions financières et la promotion d’une étroite
collaboration et harmonisation avec les institutions participantes;
 La liaison et la coordination avec la Banque Mondiale, la MIGA, le CSID, au besoin selon les
produits de services-conseils fournis au secteur public;
 La liaison avec les institutions financières internationales et/ou les organismes
gouvernementaux nationaux concernés au sujet des évaluations environnementales
stratégiques, régionales et/ou sectorielles pertinentes, le cas échéant, pour des projets du
secteur privé ayant des répercussions importantes sur le plan social ou environnemental;
 La collaboration avec les autres institutions financières internationales en cas
d’investissements conjoints ; l’IFC doit tenir compte du fait que les autres institutions
financières internationales appliquent leurs propres normes sociales et environnementales,
conformément à leurs propres processus et procédures de diligence raisonnable; L’IFC
coopérera avec les autres institutions financières internationales pour parvenir à une
compréhension commune des conclusions de leurs processus respectifs de diligence
raisonnable et convenir des actions sociales requises par le client en tant que conditions
pour les investissements conjoints.

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Ressources Additionnelles pour l’Application de la Politique


46. En plus de cette Politique, l’IFC se réfère à d’autres documents pour aider ses clients et les
membres de son personnel, notamment:11

 La Politique d’accès à l’information de l’IFC qui fixe les exigences institutionnelles de l’IFC
en matière de communication de l’information;
 Les Normes de performance de l’IFC; les Notes d’orientation de l’IFC, qui sont des
documents accompagnant les Normes de performance et qui offrent des conseils utiles au
sujet des exigences comprises dans les Normes de performance (notamment le matériel de
référence) ainsi que sur les bonnes pratiques en matière de viabilité pour améliorer la
performance d’une activité commerciale;
 Les Lignes directrices sur l’environnement, la santé et la sécurité du Groupe de la Banque
Mondiale sur les bonnes pratiques sectorielles et industrielles et les niveaux de performance
conformes à la Norme de performance 3;
 Les Procédures d’examen social et environnemental de l’IFC qui documentent les
procédures internes de diligence raisonnable sociale et environnementale;
 Les notes sur les bonnes pratiques, les manuels et les autres documents qui fournissent des
exemples de bonnes pratiques industrielles internationales et de l'information de référence
au sujet de ces pratiques.

Section 5: Initiatives Sectorielles de Gouvernance et de Communication


Initiatives Sectorielles de Gouvernance et de Communication
47. Dans les industries extractives et les secteurs des infrastructures en particulier, où une activité
commerciale peut potentiellement avoir des implications plus vastes sur le public dans son ensemble,
l’IFC reconnaît l’importance de l’évaluation des risques de gouvernance et de la communication de
l’information en tant que mesure pour gérer ces risques. Par conséquent, en fonction des restrictions
juridiques, l'IFC dispose des initiatives sectorielles suivantes pour la communication des informations
relatives aux activités commerciales, en plus des exigences de communication précisées dans la
Norme de performance 1.

Projets dans les Industries Extractives


48. Lorsque l’IFC investit dans des activités commerciales liées aux industries extractives (pétrole,
gaz et mines), elle évalue les risques de gouvernance par rapport aux bénéfices attendus. Elle
examine les bénéfices nets attendus et les risques de ces activités commerciales en cas de
mauvaise gouvernance. Lorsque l’équilibre entre bénéfices et risques n’est pas acceptable, l’IFC ne
soutient pas ces projets. L’IFC encourage également la transparence du paiement des recettes
générées par les projets des industries extractives aux gouvernements des pays hôtes. Par
conséquent, l’IFC exige que les clients divulguent publiquement les paiements significatifs versés par
le projet au gouvernement du pays hôte (tels que redevances, taxes et partage des bénéfices). Une
telle divulgation sera faite projet par projet ou entreprise par entreprise, en fonction de ce qui est le
plus approprié par rapport au régime fiscal et aux accords commerciaux de chaque pays.

49. L’IFC encouragera les gouvernements et les entreprises à communiquer au public les contrats
relatifs aux industries extractives. À compter de deux ans après la date d’approbation de cette

11
Ces documents sont disponibles à l’adresse Web suivante: www.ifc.org/sustainability

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politique par le Conseil, l’IFC exigera, pour les projets liés aux industries extractives qu’elle finance,
que soit rendu public le principal contrat conclu avec le gouvernement qui fixe les principales
conditions en vertu desquelles une ressource sera exploitée, ainsi que tout amendement apporté à
ce contrat. L’IFC permettra la rédaction d’informations sensibles sur le plan commercial qui ne sont
pas nécessaires pour comprendre les conditions en vertu desquelles la ressource sera développée.

50. L’IFC peut accepter, en remplacement de la divulgation des contrats, la publication par le client
d’un résumé des principales conditions en vertu desquelles la ressource sera développée. Ce
résumé devra comprendre l’essentiel du contrat, tous les paiements significatifs devant être versés
au gouvernement en vertu du contrat, toutes les conditions et conditions fiscales d’importance et un
résumé de toutes les clauses de stabilisation, le cas échéant.

51. Lorsque l'IFC fournit un financement à des fins commerciales multiples plutôt qu'un financement
pour un projet spécifique, l'exigence de divulgation de contrat ne s’appliquera qu’au principal
investissement pour lequel les fonds seront utilisés.

Projets d’Infrastructures
52. Lorsque l’IFC investit dans des projets impliquant la livraison finale de services essentiels telle
que la distribution au détail d’eau, d’électricité, de gaz en canalisation ou de services de
télécommunication au grand public dans des conditions de monopole, elle encourage la mise à la
disposition du public d’informations relatives aux tarifs pratiqués pour les foyers et à leurs
mécanismes d’ajustement, les conditions générales de service, les obligations d’investissement ainsi
que la forme et la portée de tout soutien permanent du gouvernement. Dans le cas où l’IFC finance
la privatisation de tels services de distribution, elle encourage également la divulgation des frais de
concession ou des produits de l'opération. De telles publications peuvent être assurées par l'entité
gouvernementale impliquée (telle que l'autorité réglementaire adéquate) ou par le client.

Section 6: Conseiller en Conformité/Médiateur

53. L’IFC soutient ses clients dans la résolution des questions sociales et environnementales
soulevées par leurs activités commerciales en leur demandant de mettre en place et de gérer des
mécanismes et/ou procédures adaptés à la réponse aux griefs ou revendications liés à ces activités
émanant des Communautés Affectées. Outre ces mécanismes et procédures au niveau du projet, le
rôle des procédures administratives et/ou juridiques disponibles dans le pays hôte doit être pris en
considération. Des situations peuvent toutefois se produire où les griefs et revendications des
personnes affectées par une activité commerciale financée par l’IFC ne sont pas pleinement résolus
au niveau de l’activité ou par l’intermédiaire d’autres mécanismes établis.

54. Reconnaissant l’importance de la responsabilisation et le fait que les préoccupations et


réclamations des Communautés Affectées par le projet doivent être traitées d’une manière juste,
objective et constructive, un mécanisme a été mis en place par l’intermédiaire du Conseiller en
conformité/Médiateur (CAO) afin de permettre aux personnes et aux Communautés Affectées par
des investissements de l’IFC de communiquer leurs préoccupations à un organisme de supervision
indépendant.

55. Le CAO est indépendant de la direction de l’IFC et rend compte directement au Président du
Groupe de la Banque Mondiale. Le CAO répond aux plaintes des personnes affectées par des
activités commerciales soutenues par l’IFC, s’efforce de les résoudre par une approche flexible de

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résolution des problèmes et d’améliorer les résultats sociaux et environnementaux de ces activités.
De plus, le CAO supervise les audits de la performance sociale et environnementale globale de l’IFC,
surtout en ce qui concerne les activités commerciales sensibles, afin d’assurer la conformité avec les
politiques, directives, procédures et systèmes.

56. Les plaintes peuvent porter sur tout aspect d’une activité commerciale financée par l’IFC qui
relève du mandat du CAO. Elles peuvent être formulées par une personne, un groupe, une
communauté, une entité ou une autre partie affectée ou susceptible d’être affectée par les impacts
sociaux ou environnementaux d’une activité commerciale financée par l’IFC. Les plaintes doivent
être soumises au CAO par écrit à l’adresse suivante:

Conseiller en conformité/Médiateur
Société Financière Internationale
2121 Pennsylvania Avenue, NW
Room F11K-232
Washington, DC 20433 USA

Téléphone: 1 202 458 1973


Télécopieur: 1 202 522 7400
Courriel: cao-compliance@ifc.org

Le CAO reçoit et traite les plaintes conformément aux critères définis dans les Directives
opérationnelles du CAO, publiées sur son site Web à l’adresse suivante: www.cao-ombudsman.org

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