Vous êtes sur la page 1sur 1

L’or et l’argent des Amériques à l’Europe

Question 1 : Retracez le parcours des métaux précieux depuis l’Amérique jusqu’à l’Europe. (Doc. 1, 2 et 3)
❖ Réponse : Les métaux sont extraits dans les mines américaines, puis acheminés par les navires espagnols jusqu’au
port de Séville en Espagne. Sur la route, ils sont menacés par les corsaires anglais.

➔ Question 2 : Quel est l’effet de l’abondance des métaux précieux en Espagne ? (Doc. 2 et 4)
❖ Réponse : En Espagne, l’abondance d’or crée un commerce intense qui attire des marchands étrangers (document
2). Cependant, à long terme, l’Espagne est peu enrichie par ce commerce, car les Espagnols doivent acheter les biens
dont ils ont besoin à des marchands étrangers qui maîtrisent les prix, ce qui entraîne une inflation, c’est-à-dire une
montée générale des prix et des salaires dans le pays (document 4).

➔ Question 3 : Comparez l’usage des métaux précieux pour les civilisations précolombiennes et européennes.
❖ Réponse : Pour les Européens, les métaux précieux servent à faire des pièces de monnaie. Pour les Amérindiens
en revanche, l’or a essentiellement une valeur culturelle : il est utilisé pour la réalisation d’objets symboliques et
religieux dont beaucoup sont pillés par les
Espagnols.

Au Brésil et dans les îles caribéennes, la naissance de l’économie


sucrière et de l’esclavage

Question 1 : Expliquez le fonctionnement d’une plantation sucrière. (Doc. 2, 3, 4 et 5)


❖ Réponse : Les esclaves cultivent les cannes à sucre, puis les coupent et les broient dans un moulin à eau. Le jus est
cuit jusqu’à sécher et devenir des blocs de sucre.

➔ Question 2 : Qui travaille dans les plantations sucrières au XV e et XVI e siècles ? (Doc. 1, 2 et 5)
❖ Réponse : Dans les plantations, les travailleurs sont des esclaves africains. Certains naissent dans les plantations,
mais la forte mortalité conduit à importer sans cesse de nouveaux hommes. Quelques colons européens sont
également employés comme contremaître, pour leur maîtrise des techniques, mais sont bien moins nombreux que
la main d’œuvre servile d’origine africaine.

➔ Question 3 : Présentez les conditions de travail sur les plantations sucrières. (Doc. 2 et 6)
❖ Réponse : Les conditions de travail sur les plantations sont inhumaines. À São Tomé, les esclaves travaillent toute
la semaine aux cannes à sucre, et n’ont que le samedi pour cultiver de quoi se nourrir eux-mêmes. Au Brésil, pour
éviter les moments de plus grande chaleur, ils travaillent de minuit jusqu’à l’après-midi suivante. Dans tous les cas,
ils ne sont pas libres et sont placés sous le contrôle de leurs maîtres.

Question 4 : Réalisez une synthèse sur l’esclavage dans les plantations sucrières sous la forme d’un
développement construit d’une dizaine de lignes.

L’esclavage dans les plantations sucrières est un phénomène qui naît entre la fin du XV e et le XVI e siècle. Dans les
territoires conquis par les Européens au terme des premières navigations océaniques, l’économie qui s’est mise en
place repose sur l’exploitation massive des ressources : d’abord l’or et le bois, puis les plantes locales telles que le
café et le chocolat, ainsi que des plantes importées en raison de leur adaptation au climat, comme le sucre. Les
premières déportations d’esclaves africains ont lieu à la même période pour remplacer la main d’œuvre
amérindienne qui disparaît progressivement. Les conditions de travail extrêmement dures sur les plantations
génèrent une forte mortalité qui entraîne ensuite l’accélération de ces déportations au XVII e et XVIII e siècles, au
sein d’un système mondialisé.