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F.HAMMER – B.SCIGALA – B.REMINIAC

TECHNIQUE OLEOHYDRAULIQUE
SPECIFIQUE TP

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Edition mars 2002


TITRES PAGES

§ NOTIONS DE BASE 1

§ POMPES ET MOTEURS 27

§ APPAREILS DE PRESSION 47

§ APPAREILS DE DEBIT 57

§ DISTRIBUTEURS 63

§ REGULATIONS 101

§ VALVES SPECIFIQUES POUR LE MOBILE 143

§ LE CIRCUIT FERME DE BASE 155

§ VALVE THERMOSTATIQUE 169

§ RESERVOIR EQUIPE 173

§ FLUIDES HYDRAULIQUES 179

§ FILTRATION 195

§ LEXIQUE 211

§ SYMBOLISATION HYDRAULIQUE 221

§ SECURITE 243

§ NOMS ET SYMBOLES DES UNITES DE BASE 253

00
47
23

1 -

Archimède résolvant le principe de la poussée exercée


par l’eau sur les corps immergés
Ryff Guyalther – Nuremberg 1547 Bibl. Nat.

1
2
NOTION DE FORCE PRESSANTE
Imaginons un bloc parallélépipédique dont le poids génère une force F.

Posons celui-ci sur une surface molle, genre éponge, de telle sorte qu'en 1 il est en
contact avec la grande surface S1, en 2 il est sur le champ sur la surface moyenne S2 et
en 3 il est debout sur la petite surface S3.

On constate que la charge produit une force pressante F qui s'applique sur la surface en
contact avec l'éponge. La pénétration du solide dans la matière molle de l'éponge est
d'autant plus importante que la surface en contact est faible.

Dans les trois cas la force pressante F est constante mais les surfaces pressées S1 - S2 -
S3 sont différentes.

Nous pouvons conclure que la pression p est d'autant plus grande que les surfaces
pressées sont petites.

Si la force pressante est appliquée perpendiculairement à la surface pressée et qu'elle agit


uniformément sur toute la surface, la pression a pour valeur :

F
P=
S

p - en Pascal (Pa)
F - en Newton (N)
S - en mètre carré (m²)

ou

p - en bar (bar)
F - en décaNewton (daN)
S - en centimètre carré (cm²)

3
4
MESURE DE LA PRESSION
L'unité de mesure de la pression dans le système international est le Pascal. (Pa)

Le Pascal équivaut à la pression uniforme agissant sur une surface plane de 1 m² et


communicant perpendiculairement à cette surface une force totale de 1 Newton (N).

Le Newton est la force qui communique à un corps ayant une masse de 1 kilogramme
une accélération de 1 m/s².

Etant donné la faible valeur du Pascal dans le domaine de l'hydrostatique, on utilise


comme unité de pression le bar.

Le bar est la pression qu'exerce de 1 décaNewton (daN) sur une surface de 1 cm².

L'appareil le plus simple qui est utilisé pour lire la pression est le manomètre.

1 bar = 105 Pascal


1 bar = 1,02 kg/cm² ancienne unité
10 bar = 1 MPa

5
6
RELATION PRESSION/FORCE/SURFACE
Relation Pression => Force

Comme le montre la figure ci-contre à sections égales la pression est proportionnelle à la


force.

Relation Pression => Surface

Comme le montre la figure ci-contre à forces égales, la pression est inversement


proportionnelle à la surface.

En hydraulique certains systèmes fonctionnent jusqu'à 500 bar. La pression est limitée à la
résistance mécanique de l'enceinte recevant le volume sous pression. Dans une
installation hydraulique les composants devant résister à la pression sont :

Pompes, moteurs hydrauliques, vérins, appareils de distribution et régulations, éléments


de liaison, joints, etc...

Théoriquement la surface A n'est pas limitative. Elle représente la surface d'un piston de
vérin. Les moyens de production moderne permettent de réaliser des pistons jusqu'à 1 m
de diamètre et pression de 350 bar soit un effort F.

F = p lA

F - en décaNewton (daN)
p - en bar (bar)
A - en centimètre carré cm2

2 2
plD p l 100
= 350 l = 350 l
4 4

= 2 700 tonnes

Ce qui est considérable

7
8
PRINCIPE DE PASCAL
Théorème

La pression en tout point d'un liquide au repos est la même dans toutes les directions et la
pression exercée sur un liquide enfermé se transmet intégralement dans toutes les
directions.

Elle agit avec une force égale sur des surfaces égales.

Prenons une bouteille remplie d'un liquide pratiquement incompressible.

En exerçant une force pressante sur le bouchon, en appui sur le liquide, la pression prend
naissance avec la même valeur et dans toutes les directions à l'intérieur de l'enceinte de la
bouteille.

En faisant abstraction des forces de frottements du bouchon sur les parois.

F 20
p= = = 6,66 bar
A 3

Effort s'exerçant sur le fond de la bouteille

F = p · A = 6,66 · 80 = 533,3 daN

Cette force non négligeable doit être absorbée par la résistance mécanique du verre de la
bouteille.

En hydraulique la pression est donc limitée par la résistance mécanique des appareils.

Si l'on augmente la force pressante par un choc violent par exemple on risque la rupture
de la bouteille.

9
10
PRESSION ATMOSPHERIQUE
La mesure de la pression atmosphérique a été mise en évidence par Toricelli.

Elle se mesure à l'aide d'un baromètre.

Celui-ci est constitué d'un tube vertical vide d'air fermé d'un côté et ouvert de l'autre. La
partie ouverte est immergée dans du mercure.

La montée du métal liquide dans le tube concrétise la pression atmosphérique 76 mm de


mercure correspond à 10,3 m d'eau.

La prise en compte de la pression atmosphérique est particulièrement importante pour


l'aspiration des pompes volumétriques.

Les hydrauliciens expriment la pression à l'aspiration soit en pression relative soit en


pression absolue.

Conditions d'aspiration des pompes volumétriques


Absolu Relatif

Pour les pompes à engrenage 0,7 bar mini. - 0,3 bar maxi.

Pour les pompes à palettes 0,8 bar mini. - 0,2 bar maxi.

Pour les pompes à pistons 0,8 à 1 bar mini. - 0,2 à 0 bar maxi.

On notera que les conditions d'aspiration pour les pompes à pistons sont plus délicates.

La mise en charge de la pompe ou un gavage sous basse pression est souvent préférée à
une aspiration au-dessus du niveau d'huile.

Traduction des abréviations du dessin ci-contre :

- Patm = Pression atmosphérique = 101325 Pa


- Pabs = Pression absolue
- Prel = pression relative

11
12
DEBIT ET VITESSE
Prenons un cylindre rempli de fluide équipé à sa base d'un robinet et d'une éprouvette
graduée.
Ouvrons le robinet simultanément avec le déclenchement d'un chronomètre.
Un écoulement prend naissance, le cylindre se vide et son liquide va remplir l'éprouvette.
Arrêtons l'écoulement par exemple après 30 s en fermant le robinet.
Le volume mesuré dans l'éprouvette représente la quantité de fluide évacuée par le
cylindre soit 5 l en 30s. Le débit est donc le volume déplacé dans l'unité de temps.
L'unité de temps usuelle en hydraulique est la minute et le volume le litre. Le débit Q en
l/min. aura donc pour valeur dans l'exemple choisi

5 · 60
Q l/min = = 10l/min
30
Nous constatons que le débit est le quotient du volume par le temps. Nous savons
également que le volume est le produit de A . I. Nous pouvons donc écrire :

V A·l l
Q= = mais = la vitesse = v
t t t

En final : Q = A · V · 0,1 *

Q - en litre par minute (l/min)


A - en centimètre carré (m2)
V - en mètre par minute (m/min.)

Application :

1 - Un cylindre de 100 cm² se vide à la vitesse de 5 m/min., calculer le débit évacué.

Q = A · V · 0,1 = 100 · 5 · 0,1 = 50 l/min.

2 - Un cylindre de 150 cm² est alimenté par une pompe qui débite 30 l/min., calculer sa
vitesse.

Q 30
V= = = 2 m/min
0,1 · A 0,1 · 150
Remarque :

1) On notera qu'en hydrostatique les déplacements et débits sont pratiquement


indépendants des charges.

2) La formule met en évidence que pour un même débit la vitesse de déplacement est
inversement proportionnelle à la section.

* On peut également utiliser : Q = 6 · A · V Avec : Q - en litre par minute (l/min)


A - en centimètre carré (cm2)
V - en mètre par seconde (m/s)

13
14
COUPLE
Pour mettre en évidence le couple appliquons la loi sur la conservation de l'énergie.

- Energie rotative en mécanique W = Couple · angle


- Energie linéaire en hydraulique W = p · A · I = p · V *

Nous pouvons écrire l'égalité : p · V = Couple · angle

Le volume V déplacé pour un tour (2 p rad) équivaut en hydraulique à la cylindrée q, nous


pouvons écrire :

p · q = Couple · 2 p

p·q
d’où M=
2·p

M - en Newton mètre (Nm)


p - en Pascal (Pa)
q - cylindrée en mètre cube par tour (m3/tr)

Les hydrauliciens utilisent la formule pratique suivante :

M = p · q · 1,6 **
M - en décaNewton mètre (daNm)
p - en bar (bar)
q - en litre par tour (l/tr)

Dans l'ensemble didactique ci-contre on peut vérifier qu'à produit pression . cylindrée
constant, le couple est lui même constant

On constate également que par rapport au couple mécanique :

- La pression p représente le force F


- La longueur développée représente le bras de levier d

* Voir définition de l'énergie ci avant .

1,6 · p · q
** on peut également utiliser : M = Avec : q en cm³/tr
1000
p en bar
M en daNm

15
16
PUISSANCE
La puissance est la quantité de travail effectuée dans un temps donné. En mécanique
nous avons vu que le travail avait pour valeur :

W=F · l

W F·l l
La puissance sera P = P= =V
t t t

P=F · V

P- en Watt (W)
F - en Newton (N)
V - en mètre par seconde (m/s)

Par analogie en hydraulique nous avons mis en évidence que la force avait pour valeur p .
A
nous pouvons écrire :

p · A ·l A·l
P hyd. = or = le débit Q
t t

p·Q
En final : P = p · Q ou P = <= Usuel
600

P - en Watt (W) P - en Kilowatt (kw)


p - en Pascal (Pa) p - en bar (bar)
Q - en mètre cube par seconde m3/s Q - en litre par minute (l/min.)

Applications :

1) Un cylindre possède une charge qui génère une pression de 100 bar.
Le débit de la pompe est de 180 l/min.
Calculer la puissance théorique absorbée.

Q(l / min .) · p(bar ) 180 · 100


P (Kw) = = = 30 kw
600 600

2) Un cylindre possède une section de 400 cm² et se déplace sous une charge de 160 bar
à la vitesse
de 6 m/min.
Calculer la puissance absorbée.

Débit absorbé: Q = A · V · 0,1 = 400 · 6 · 0,1 = 240 l/min.

Q · p 240 · 160
Puissance absorbée : p = = = 64 kw
600 600

17
18
PERTES DE CHARGE
On regroupe sous l'appellation «pertes de charges» tout ce qui peut affecter la pression
de fonctionnement du système. Dans un système hydraulique correctement conçu, les
pertes de charges doivent rester très faibles et ne doivent pas dépasser 10% de la
pression utile de travail. Les causes qui peuvent provoquer des pertes de charges sont les
suivantes :

EX 1 : Tube de refoulement sous dimensionné


EX 2 : Tube de refoulement très long
EX 3 : Pertes de charges locales, coudes, perçages dans bloc forés etc...

A noter que la viscosité de l'huile intervient de façon non négligeable dans les pertes de
charges par frottement visqueux.

Pour une machine travaillant en extérieur un démarrage à froid l'hiver peut provoquer des
pertes élevées. Les vitesses maximum d'huile permettant de limiter les pertes les charges
dans les tubes de refoulement sont les suivantes :

Type de pompe V refoulement m/s


Engrenages 4à5
Palettes 4à5
Pistons 5à7

Le Ø intérieur du tube s'obtient par la formule :

22.Q
d=
V

d - en milimètre (mm)
Q - en litre par minute (l/min.)
V - en mètre par seconde (m/s)

Ex : Q = 300 l/min. pompe à pistons V = 7 m/s

22.300
d= = 30 mm
7

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Pertes de charges (Suite)

Ø FORMULATION GENERALE

Dans les premières déterminations de pertes de charge, la disparité entre la théorie


et l'expérimentation provenait notamment de l'omission d'un paramètre primordial,
le régime d'écoulement. En introduisant un coefficient de friction (l) dépendant de
celui-ci, dans tous les cas de figure, la perte de charge s'écrit :

Formule unités SI Formule usuelle

v2 l 5 . l .l . r .v2
Dp = r × × ×l Dp =
2 di di

FORMULE
PARAMETRAGE FORMULE UNITES SI
USUELLE

∆p = Perte de charge Pa bar


r = Masse volumique kg/m3 kg/dm3
v = Vitesse du fluide m/s m/s
l = longueur tuyauterie m m
di = Diamètre intérieur m mm
λ = Coefficient de friction - -

Remarques

٠ La ∆p augmente linéairement avec la longueur de la conduite.


٠ La ∆p est inversement proportionnelle au diamètre de la conduite.
٠ La ∆p augmente avec la vitesse d'écoulement.

20
Ø NOMBRE DE REYNOLDS

Le nombre de REYNOLDS qualifie le type d'écoulement :

Formule unités SI Formule usuelle

v . di v . di
Re = Re = 1 000 ×
v v

FORMULE
PARAMETRAGE FORMULE AUX UNITES
USUELLE

Re = Nombre de REYNOLDS - -
v = Vitesse du fluide m/s m/s
di = Diamètre de la conduite m mm
n = Viscosité du fluide m2/s mm2/s

Si on examine le mouvement propre des particules, à l'intérieur de la veine fluidique


circulant dans une tuyauterie, il s'avère que leur trajectoire varie en fonction du
régime d'écoulement.

REGIME LAMINAIRE

Cet écoulement existe lorsque le nombre de REYNOLDS (Re) est inférieur à 2000.
La trajectoire des particules est régulière et parallèle à l'axe de la conduite.

REGIME TURBULENT

Lorsque le nombre de REYNOLDS est supérieur à 4 000, l'écoulement devient


turbulent. Dans ce cas, la trajectoire des particules est irrégulière et désordonnée.

REGIME DE TRANSITION

Dans ce cas particulier, le nombre de REYNOLDS est compris entre 2 000 et 4 000.
Ce régime intermédiaire correspond à un écoulement incertain et instable. Il peut
être laminaire ou turbulent, ou encore passer d'un régime à l'autre.

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Ø COEFFICIENT DE FRICTION

Le coefficient λ est un facteur multiplicateur intervenant dans le calcul de la perte de


charge. Sa valeur dépend du régime d'écoulement.

REGIME LAMINAIRE (Re < 2 000)

l ne dépend que du nombre de REYNOLDS.

64
l= (Droite de HAGEN-POISEUILLE en coordonnées logarithmiques)
Re

ZONE CRITIQUE (2 000 < Re < 4 000)

L'écoulement est instable car il oscille entre le laminaire et le turbulent.


En effectuant le lien entre la droite de HAGEN-POISEUILLE et la courbe de
BLASIUS, la détermination de l devient possible.

REGIME TURBULENT (Re > 4 000)

Les phénomènes d'écoulement sont complexes et font intervenir, dans certains


domaines, la rugosité de la paroi.

Pour un nombre de REYNOLDS inférieur à 105, la formule de BLASIUS, bien


qu'empirique, est largement utilisée.

0,316
l=
Re0 , 25

22
23
24
CONCEPT BASIQUE

L'hydraulique mobile, en terme d'architecture schématique, se résume à deux structures


baptisées circuit ouvert et circuit fermé. Elles se distinguent par l'association différente des
principaux organes qui les composent. En fonction de la complexité de la machine, plusieurs
modèles de chaque structure peuvent se côtoyer sur le même schéma.

A - CIRCUIT OUVERT

Dans un circuit ouvert, l'aspiration de la pompe et le retour du récepteur sont reliés au réservoir.
Le refoulement de la pompe alimente l'admission du récepteur. Autour de cette structure de base,
viennent se greffer d'autres composants nécessaires au fonctionnement de la machine (Bloc
repère 7).

Description :

1. Générateur : pompe
2. Récepteur rotatif : moteur
3. Récepteur linéaire : vérin

B - CIRCUIT FERME

La particularité du circuit fermé réside dans la liaison directe des orifices de la pompe et du
moteur. Le réservoir est relégué dans un circuit annexe. Comme dans le circuit ouvert, des
composants parfois spécifiques viennent compléter le montage (Bloc repère 8).

Description :

4. Générateur : pompe à cylindrée variable


5. Récepteur : moteur à cylindrée fixe
6. Récepteur : moteur à cylindrée variable (variante)

25
NOTES PERSONNELLES

26
²

27
28
²² ²

2.1 POMPES A ENGRENAGE EXTERIEUR


1 bague d'étanchéité à lèvres 5 flasque arrière
2 flasque avant 6 pignon mené
3 pion de centrage et d'orientation 7 pignon menant arbré
4 plaques d'usure en forme de lunette 8 paliers lisses
avec joint de compensation axiale 9 corps central

Principe de cylindrée.

L'engrenage 6 - 7 est finement ajusté à l'intérieur du corps 5. La roue 6 tourne dans


le sens anti-horaire et la roue 7 dans le sens horaire.

Le désengrènement permanent des dents Z1 & Z2 provoque dans la zone X une


augmentation de l'espace favorisant l'aspiration, par l'orifice S du fluide en liaison
avec le réservoir.

L'huile aspirée est transportée ensuite par les creux de dents de la périphérie vers la
zone Y.

L'engrènement permanent des dents Z3 & Z4 provoque dans la zone Y une


réduction de l'espace imposant au liquide à s'écouler par l'orifice A vers l'utilisation.

Les encoches E ont pour mission de décomprimer la pression dans les fonds de
dents Z1 - Z2 - Z3 - Z4 et d'atténuer le bruit.

L'enveloppe autour de l'engrenage 6 - 7 représente la poussée sur les paliers 8 due


à la pression. La pompe à engrenages est un appareil qui n'est pas équilibré
radialement.

Performances générales :

Cylindrée fixe : de 1 à 250 cm3/tr


Vitesse maxi. : de 4000 à 1800 tr/min. selon les calibres
Vitesse mini à P maxi. : 500 tr/min.
Pression de refoulement : 280 à 125 bar selon calibres.
Pression aspiration : 0,7 bar absolu
Filtration : b20 ³ 100 mini.
NAS 1638 : 9
Drainage : Interne
Possibilité de pompes combinées.

29
30
²² ²

Compensation axiale des pompes

Les pompes à engrenage sont munies d'un système de rattrapage de jeu latéral
appelé communément «compensation axiale». le principe consiste à appliquer la
pression de refoulement sur une certaine surface (couleur rouge) derrière les paliers
lunette .

Cette surface délimitée et étanchée par un joint torique muni d'une languette anti-
extrusion donne naissance à une force de rapprochement qui maintient un jeu latéral
minimum et constant entre l'engrenage et les flasques latéraux.

Compensation axiale des moteurs

Les moteurs ont généralement deux sens de rotation. Ils doivent être munis pour
cette raison d'une compensation dite symétrique. Celle-ci comprend trois zones de
pression délimitées par un joint d'étanchéité monobloc de forme spéciale.

La zone BP correspond à la pression de retour du moteur.

La zone HP correspond à la pression HP d'admission du moteur.

Selon le sens de rotation, c'est à dire du sens "admission du fluide, les zones HP -
BP peuvent s’inverser.

La zone MP correspond à la pression qui règne à mi-chemin de l'engrènement et se


trouve être la même, quel que soit le sens d'admission du fluide.

Ce mode de compensation permet de satisfaire aux deux sens de rotation du


moteur, mais aussi de diminuer au maximum les efforts sur les paliers pour améliorer
le couple de démarrage.

Drainage

Contrairement aux pompes, les moteurs à engrenage doivent être drainés externe.

L'huile de fuite nécessaire à la lubrification des flancs de pignons et des paliers est
récupérée en bouts d'arbre menant et mené. Des petits perçages obliques exécutés
dans les flasques et dans l'axe du pignon mené acheminent le fluide jusqu'à l'orifice
de drainage externe Y exécuté dans le flasque arrière 12.

31
32
2.2 POMPE AXE EN LIGNE
Généralités

1 - Arbre d'entraînement 8 - Joint à lèvre d'étanchéité d'arbre


2 - Plateau came inclinable 9 - Ressort de tension de patins
3 - Pistons patins 10 - Noix
4 - Barillet à neuf pistons 11 - Piste d'oscillation du plateau came
5 - Glace de distribution 12 - Pistons d'équilibrage et de tension de la
6 - Carter principal glace flottante.
7 - Culasse arrière

Les pompes axe en ligne à pistons patins peuvent être proposées en deux gammes de
pression :

- Moyenne haute pression : 350 bar


- Haute pression : 450 bar

La moyenne haute pression se rencontre surtout en circuit ouvert, tandis que la haute pression
est destinée au circuit fermé, en particulier pour la translation d'engins mobiles.

D'autre part, ces unités existent en cylindrée fixe avec plateau came incliné une fois pour toutes
ou à cylindrée variable.

L'angle d'inclinaison est généralement limité à 18° par le couple d'encastrement du piston dans
son cylindre barillet.

Performances générales en circuit ouvert :

Cylindrée : de 20 à 1000 cm3/tr.


Vitesse maximum : 3000 à 1000 tr/min selon le calibre
Pression de refoulement : jusqu'à 450 bar en pointe ou en service intermittent
Pression aspiration : 0,8 à 1 bar absolu
Filtration : ß20 ≥ 100 Classe 9 NAS 1638
Drainage interne ou externe selon le type
Possibilité de pompes combinées.

33
34
2.3 PRINCIPE DE CYLINDREE ET TRANSMISSION DE L'ENERGIE DANS UNE
POMPE AXE EN LIGNE

1 - Arbre d'entraînement 4 - Barillet


2 - Plateau came inclinable 5 - Glace de distribution
3 - Pistons patins

Les pompes du type axe en ligne sont souvent munies de neuf pistons patins équidistants.

Energie :

L'arbre d'entraînement 1 reçoit la source d'énergie de rotation (Wmec) généralement à partir


d'un moteur électrique ou thermique. Cette énergie mécanique appliquée sur chaque
piston/patin sous pression génère un couple r · F2.

La force F2 se décompose à l'extrémité du piston en parallélogramme élémentaire de forces. Il


donne naissance à la poussée axiale F1 s'exerçant sur le volume du fluide enfermé dans les
cylindres.

La pression monte et l'énergie hydrostatique p · V est ainsi créée et s'achemine vers le


récepteur.

Cylindrée :

L'ensemble arbre 1, barillet 4, et pistons/patins 3 est en rotation. La glace 5 est fixe.

Sur un premier demi-tour, arc AB, chaque piston s'éloigne du fond de chambre du barillet 4 et
parcours la distance h. C'est la phase d'aspiration.

L'huile venant du réservoir franchit le haricot de gauche de la glace 5 et assure le remplissage


des cylindres.

Sur un second demi-tour, arc BA, chaque piston/patin s'approche du fond de chambre du
barillet 4 et parcours la distance h dans le sens inverse. C'est la phase de refoulement.

Le volume d'huile de chaque cylindre est chassé par les haricots de droite et s'achemine vers le
récepteur.

Chaque piston refoule et aspire sur un demi-tour. L'espace plein entre chaque haricot de la
glace (PMH - PMB), assure l'étanchéité entre aspiration et refoulement.

La cylindrée aura pour valeur :


q = A · D · Tg a · Nb

q = cylindrée en cm3/tr.
A = surface d'un piston en cm2
D = Diamètre de perçage des cylindres en cm
Nb = nombre de pistons
Lorsque le pompe est à a = 0, la cylindrée est nulle et l'énergie transmise est également nulle

35
36
2.4 MOTEUR AXE EN LIGNE A PISTONS PATINS

Généralités

1 - Arbre d'entraînement 8 - Joint à lèvre d'étanchéité d'arbre


2 - Plateau came fixe 9 - Rondelles élastiques de tension de glace
3 - Pistons patins et pistons patins.
4 - Barillet à neuf pistons 10 - Noix
5 - Glace de distribution 11 - Plaque de poussée des patins sur le plateau
6 - Carter principal avant came
7 - Culasse arrière

Les moteurs axe en ligne à pistons patins peuvent être proposés en deux gammes de
pression :

- Moyenne haute pression : 350 bar


- Haute pression : 450 bar

Le dessin ci-contre représente une unité à cylindrée fixe avec plateau came incliné une fois
pour toutes. Il existe une variante à cylindrée variable dont l'application est surtout répandue
dans le secteur mobile.

Caractéristiques générales :

Cylindrée : de 10 à 1000 cm3/tr.


Vitesse maximum : 5000 à 1800 tr/min selon le calibre
Pression de refoulement : jusqu'à 450 bar
Filtration : b20 ³ 1000 Classe 9 NAS 1638
Drainage externe

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38
2.5 TRANSMISSION DE L'ENERGIE DANS UN MOTEUR HYDRAULIQUE A
AXE EN LIGNE

1 - Arbre d'entraînement 4 - Barillet


2 - Plateau came incliné 5 - Glace de distribution
3 - Pistons patins

L'huile sous pression venant de la pompe est admise dans les chambres des cylindres. Une
force F1 prend naissance ayant pour valeur p · A. Cette poussée axiale s'applique à l'extrémité
du piston/patin et se décompose en un parallélogramme élémentaire de forces ayant pour
composante F2.

Un couple r · F2 apparaît à l'extrémité de chaque piston/patin en relation avec l'admission et


provoque la rotation de l'arbre 1. L'énergie de pression est ainsi transformée en énergie de
rotation (Wmec.).

L'examen visuel de la figure ci-contre montre que le couple transmis dépend de deux valeurs :

F1 = P et a = cylindrée

Le plein couple sera donc obtenu à pression et cylindrée maximum.

Le calcul de la cylindrée absorbée est identique à celui d'une pompe soit :

q = A · D · Tga · Nb

q= Cylindrée en cm³/tr
A = Surface d'un piston en cm²
D = Diamètre de perçage des cylindres en cm
Nb = Nombre de pistons

Selon que l'huile est admise dans le haricot de gauche (couleur bleue) ou celui de droite
(couleur rouge), le moteur hydraulique tourne en sens horaire ou anti-horaire.

39
40
2.6 MOTEUR AXE BRISE

Généralités

1 - Arbre d'entraînement 7 - Roulement à rouleaux coniques


2 - Pistons 8 - Plaque de retenue de tête de piston
3 - Bielles 9 - Axe de guidage du barillet
4 - Barillet à 7 cylindres 10 - Ressort de tension de glace
5 - Glace de distribution 11 - Culasse arrière
6 - Joint d'étanchéité d'arbre

Les moteurs axe brisé sont proposés dans la gamme haute pression jusqu'à 450 bar.

Le dessin ci-contre représente une unité à cylindrée fixe avec barillet incliné une fois pour
toutes.

Il existe une variante à cylindrée variable dont l'application est surtout répandue dans le secteur
mobile. Les systèmes à axe brisé utilisés en moteur sont réputés pour leur robustesse et leur
rendement mécanique remarquable.

Le montage avec roulements coniques de forte capacité autorise dans une certaine limite le
montage en porte-à-faux avec charges radiales.

Performances générales :

Cylindrée : de 5 à 1000 cm3/tr.


Vitesse maximum : 6000 à 1600 tr/min selon le calibre
Pression de refoulement : jusqu'à 450 bar
Pression à l'aspiration : 0,8 bar absolu
Filtration : b20 ³ 100 Classe 9 NAS 1638
Drainage externe ou interne avec balayage des paliers dans certains cas d'utilisation où il existe
un risque d'échauffement comme par exemple :
- Basses vitesses prolongées sous charge
- Hautes vitesses avec accélérations rapides.

41
42
2.7 TRANSMISSION DE L'ENERGIE DANS UN MOTEUR A AXE BRISE.

1 - Arbre d'entraînement 4 - Barillet


2 - Bielles 5 - Glace de distribution
3 - Pistons

L'huile sous pression venant de la pompe est admise dans la chambre des cylindres. Une force
F1 prend naissance ayant pour valeur p · A. Cette poussée axiale s'applique à l'extrémité des
pistons 3 et se décompose en parallélogramme élémentaire de forces ayant pour composante
F2.

Un couple r · F2 apparaît à l'extrémité de chaque piston, en relation avec l'admission et


provoque la rotation de l'arbre 1. L'énergie de pression est ainsi transformée en énergie de
rotation (Wmec.).

L'examen visuel de la figure ci-contre montre que le couple transmis, pour un moteur donné,
dépend de deux valeurs :
F1=p et a = Cylindrée

Le plein couple sera donc obtenu à pression et cylindrée maximum.

Le calcul de cylindrée absorbée est identique à celui d'une pompe soit :

q = A · D · sin a · Nb

q =cylindrée en cm3/tr
A = surface du piston en cm2
D = diamètre de perçage des calottes sphériques en cm
Nb = nombre de pistons

Selon que l'huile est admise dans le haricot de droite ou de gauche, le moteur hydraulique
tourne dans le sens horaire ou anti-horaire.

43
44
2.8 MOTEUR LENT A PISTONS RADIAUX

1 - Carter de palier avant


2 - Rotor
3 - Piston avec segments d'étanchéité
4 - Stator came
5 - Galet
6 - Distributeur
7 - Roulements à rouleaux coniques
8 - Sélecteur d'échange d'huile pour circuit fermé
9 - Carter de distribution
10 - Tiroir de distribution pour moteur à deux cylindrées
11 - Joint d'étanchéité des gorges de distribution
12 - Joints à lèvres d'arbre

Les moteurs lents sont proposés pour des cylindrées s'échelonnant de 470 à 1750 cm3/tr avec
des pressions de pointe de 480 bar.

Cette famille de moteurs appartient au principe à pistons radiaux et stator came extérieur.
L'élément actif est constitué de huit pistons radiaux 3 ajustés dans les cylindres du rotor 2. Les
galets 5 sont en contact avec l'intérieur du stator came 4 muni de six bosses et six creux.

L'huile d'admission A, venant de la pompe, génère un effort F agissant sur le fond de piston 3.
Le point de contact de cette force au niveau du galet 5 et de la came 4 donne naissance à la
force tangentielle active F1. Elle permet de transformer l'énergie de pression en énergie de
couple de rotation.

La distribution de l'huile est conçue de telle sorte que chaque piston galet 3-5 est en admission
lorsqu'il s'éloigne du centre de rotation et au retour lorsqu'il s'approche du centre de rotation.

L'admission et le retour d'huile s'effectuent par des trous débouchant sur la face latérale du
rotor 2 en communication avec des orifices exécutés dans le distributeur 6. Pendant toute la
phase active, sur la portion de came A, le piston galet 3-5 communique avec un orifice
d'admission du distributeur 6.
Pendant toute la phase inactive, sur la portion de came R, le piston galet 3-5 communique avec
un orifice retour du distributeur 6.
Pendant un court instant, au sommet des cames, le piston galet 3-5 est au neutre entre deux
orifices d'admission et retour.

Ce principe met en évidence qu'à chaque instant les pistons galets 3-5 opposés radicalement
sont sous pression.

Le moteur est équilibré.

45
NOTES PERSONNELLES

46
3 – Appareils de pression

47
48
3.1 TECHNOLOGIE ET FONCTIONNEMENT DU LIMITEUR DE
PRESSION A ACTION DIRECTE

1 - Corps
2 - Clapet
3 - Joint d'étanchéité
4 - Ressort de tarage
5 - Système vis écrou de réglage du ressort 4
6 - Ecrou de blocage

Fonctionnement

La charge génère une pression pA et donne naissance à une force qui a pour
valeur :

F1 = pA · S

La force hydraulique F1 s’oppose à la force mécanique F2 du ressort 4.

Tant que F1 est plus petit que F2, le clapet 2 est normalement fermé. A est isolé de
B.

Lorsque F1 atteint la valeur de F2 et tend à la dépasser, le clapet 2 se lève de son


siège et libère tout ou partie du débit Q de A vers B.

La pression pA est maintenue sous le clapet à la valeur de tarage F2.

Lorsque le limiteur est ouvert l’énergie W = pA · Q qui la traverse est transformée en


chaleur.

Le circuit lamine.

Dans le raisonnement ci-dessus on considère que la pression à l’orifice B est nulle.

49
50
3.2 TECHNOLOGIE ET FONCTIONNEMENT D’UN LIMITEUR DE
PRESSION A ACTION PILOTEE

1 - Corps de l’étage principal sous forme de cartouche 5 - Clapet pilote


2 - Corps de l’étage pilote 6 - Ressort du clapet principal
3 - Clapet principal 7 - Ressort du clapet pilote
4 - Gicleur

Remarque importante : Les sections S1 - S2 du clapet principal 3 sont identiques.

4.3.1 Fonctionnement

A - Position normalement fermée :


- La pression pA générée par la charge donne naissance à une force F3 plus
petite que la force F4 du ressort pilote 7.
- Le clapet pilote 5 est fermé sur son siège.
- La pression pA, par l’intermédiaire du gicleur 4 agit simultanément sur les
surfaces égales S1 - S2 du clapet principal.
- Les forces F1 - F2 sont identiques.
- Le léger ressort 6 assure la prépondérance F5 permettant de maintenir le
clapet principal 3 en position fermée.

Le système est entièrement statique A est isolé de B. L’appareil, s’il est utilisé en
sécurité, est dans sa configuration de fonctionnement normal.

B - Position d'ouverture du pilote 5 :


- La pression pA générée par la charge donne naissance à une force F3 plus
grande que la force F4 du ressort pilote 7.
- Le clapet pilote 5 se lève de son siège.
- Une consommation Q1 (1 à 2 l/min) issue du gicleur 4 s’établit au travers du
clapet pilote 5 et rejoint le réservoir à l’orifice B.
- A cet instant précis, la pression agissant au-dessus du clapet principal 3 sur
la section S2 est limitée par le tarage de 7. Nous sommes dans la
configuration de la phase transitoire du dessin B ci-contre.
- Le clapet principal 3 n'est toujours pas ouvert.

C - Ouverture du clapet principal 3


- La pression pA continue d’augmenter sur la section S1 à l’entrée du gicleur 4
- Lorsqu’elle atteint la valeur F5 du ressort 6, le clapet principal se lève à son
tour.
- Tout ou partie du débit principal Q2 est évacué de AÞB vers le réservoir.

4.3.2 Conclusions

Lorsque le limiteur de pression est ouvert, la pression pA aura pour valeur F3 + F5

F3 = Tarage F4 du ressort pilote. F5 = Léger ressort 6 soit 2 à 5 bars.


Tant que la pression pA = F3 + F 5 subsiste sous le clapet principal 3, celui-ci reste
ouvert.

51
52
3.4 SOUPAPES D'EQUILIBRAGE

Les soupapes de freinage avec pilotage externe sont destinées, comme les
soupapes d'équilibrage, à contrôler une charge menante sur un récepteur.

L'exemple ci-contre concerne un vérin vertical muni d'une charge pendue et


travaillant en traction.

1- Corps principal de la soupape de freinage


2 - Clapet à cône avec piston de pilotage X pour la régulation descente
3 - Ressort de tarage de la fonction anti-choc
4 - Clapet anti-retour pour le passage libre du fluide en position montée

A - Position repos

Le distributeur est au neutre, les orifices P-A-B-T décomprimés au réservoir. La


pression X de pilotage est nulle. Le vérin est gelé en position avec charge pendue,
sans fuite en appui sur le clapet à cône 2.

B - Mouvement de descente :

Le distributeur est placé en position croisée P=>B et A=>T. La pression de pilotage X


monte et déplace le clapet de régulation 2 vers la droite.
Le passage du fluide de retour, venant du vérin est autorisé à s'écouler de A vers B
dans la soupape de freinage. Le vérin descend avec sa charge menante contrôlée
par la régulation du clapet 2.

Condition d'équilibre de la régulation :

px . A4 + pA (A3-A4) = Fmec. Ressort.

C A
pa = + px ·
A2 A1

valable avec pB = 0

53
54
3.4 Soupapes d'équilibrage (suite)
C - Fonction anti-choc :

Le dessin ci contre montre une soupape de freinage cumulant les fonctions freinage
et anti-choc.

En cas de fortes inerties ou de charges extérieures s'exerçant à l'arrêt, le clapet 2 et


son ressort de tarage 3 agissent en limiteur de pression.

Condition de l'ouverture anti-chocs :

pA (A3 - A4) > Fmec. ressort

pA = C + 20%
A2

pB = 0 et pX = 0

Remarques :

- Les soupapes de freinage utilisées comme protection en cas de rupture de


tuyauterie ou manque de pression (fuites) doivent être obligatoirement flasquées sur
le pied du vérin.

- La fonction anti-chocs n'est valable que si l'orifice B de la soupape de freinage est


décomprimée au réservoir au repos (fonction H ou Y=>T du distributeur).

55
NOTES PERSONNELLES

56
4–Les appareils de débit

57
Dp

58
4.1 GENERALITES

On classe dans la famille des appareils de débits tous les organes qui limitent ou
influencent la vitesse des vérins ou moteurs hydrauliques.

Les composants destinés à régler le débit sont basés sur le principe de


l’étranglement.

L’étranglement peut être fixe ou réglable à paroi longue ou paroi mince.

L’étranglement paroi mince présente l’avantage d’être pratiquement insensible à la


viscosité cas 2 - 3 - 4 - 5 ci-contre.

La loi de débit en fonction de la différence de pression ( p) est une parabole.

Le système à aiguille ou pointeau se rencontre dans les robinets et présente des


difficultés de réglage dans les faibles débits (effet de filtre).

Le système à fente ou à rampe hélicoïdale dans les appareils de débits modernes,


offrent de bonnes résolutions dans les faibles débits.

Le système à gicleur ou à rondelle calibrée est valable pour les circuits de pilotage. Il
faut éviter les gicleurs < 0,5 mm compte tenu des risques de colmatage.

La loi de débit montre que celui-ci dépend également d’un coefficient de contraction
K dû à la forme de l’orifice.

Il s’agit pour un appareil donné d’une valeur constante qui n’influe pas sur le débit
réglé.

Il arrive fréquemment que l’étrangleur de débit soit muni d’un clapet anti-retour pour
passage libre du fluide dans le sens inverse.

59
A B

B A

A B

60
4.2 REGULATEUR DE DEBIT A VOIE PRIORITAIRE

1 - Etrangleur pour le réglage du débit constant sortant de la voie A


2 - Balance de pression
3 - Ressort de la balance de pression

Le régulateur de débit à 3 voies avec voie prioritaire se rencontre principalement


dans les commandes de direction d'engins.

La voie A est prioritaire, son débit Q2 de sortie reste constant et indépendant des
variations de charge pB ou pC. Le débit Q3 a pour valeur Q1 - Q2 et dépend des
variations de régime du moteur thermique.

Deux cas sont à envisager :

A - La pression pB > pC

Le passage E constitue l'arête de régulation et la balance 2 entretient une Dp


constante dans l'étrangleur de débit 1. Elle a pour valeur le ressort 3 soit environ 5
bar.

Exemple :

pB = 120 bar pA = 120 + 5 = 125 bar

B - La pression pB < pC
Le passage E constitue l'arête de régulation et la balance 2 entretien une Dp
constante dans l'étrangleur de débit 1. Elle a pour valeur le ressort 3 soit environ 5
bar.

Exemple :

pB = 110 bar pC = 170 bar pA = 170 bar pD = 170 - 5 = 165 bar

Dans les deux cas, la condition d'équilibre de la balance 2 est respectée.

61
NOTES PERSONNELLES

62
5-les distributeurs

63
64
5.1 STRUCTURE DE BASE D’UN DISTRIBUTEUR 6/3

L’exemple ci-contre concerne un distributeur 6/3 à 3 éléments en sandwich.

1. Corps du distributeur en fonte GS.


2. Elément de sortie et de distribution.
3. Clapet anti-retour de retenue (anti dévireur)
4. Tiroir de distribution.
5. Rappel par ressort au neutre.
6. Elément de distribution.
7. Soupapes anti-choc sur soties A – B.
8. Crantage en position.
9. Limiteur de pression d’entrée.
10. Elément d’entrée et de distribution.

De nombreuses variantes de construction existent sur le marché.

- Elément d’entrée 10 avec ou sans tiroir de distribution.


- Elément de sortie 2 avec ou sans tiroir de distribution.
- Eléments de distribution avec ou sans soupapes anti-choc 7.
- Tiroir de distribution 4 simple effet.
- Tiroir de distribution 4 à 3 ou 4 positions.
- Clapets de réalimentation sur départs A – B

- Les éléments empilables sont reliés entre eux par des tirants judicieusement
calculés pour éviter les fuites au plan de joint.

- Les orifices de passage entre les éléments sont étanchés par des joints toriques
logés dans des lamages.

- Le niveau de propreté doit être au moins classe 9 de la NAS 1638 avec une
efficacité de filtration b10 ³ 75

65
66
5.2 FONCTIONNEMENT D'UN DISTRIBUTEUR MOBILE 6/3
Les tiroirs de distribution mobile sont munis de fentes de progressivité. Celles-ci
peuvent être poinçonnées, usinées par électroérosion, ou bien simplement
constituées d'un chanfrein.

A - Position repos

Le tiroir de distribution occupe la position neutre. Le débit de la pompe passe


librement au travers de la chicane de P1=>T1 et retourne au réservoir. Les départs
A-B sont fermés. Un léger recouvrement a est nécessaire pour absorber les
différences de cotes dues à la fabrication ainsi que l'étanchéité.

B - Travail dans la zone de progressivité

L'opérateur actionne son tiroir pour réaliser la fonction P=>B et A=>T. Au fur et à
mesure du déplacement du tiroir, on ouvre progressivement le passage P=>B et on
ferme progressivement le retour P1=>T1. La pression de refoulement P ou P1 monte
jusqu'à atteindre la valeur de la charge et autorise le déplacement de celle-ci.

A cet instant le débit admis par le vérin dans le passage P=>B a pour valeur celui de
la pompe diminué du débit évacué de P1=>T1. Le système fonctionne par
soustraction de débit.

On doit signaler un avantage important en faveur de la distribution 6/3 avec centre à


suivre. Pendant la manœuvre du récepteur, et à sa mise en butée, l'opérateur a la
possibilité de gérer la pression du circuit. Pour ce faire, il joue sur l'arête de passage
P1=>T1 de la chicane.

Concrètement, cela se traduit au niveau de l'engin par une maîtrise de l'effort dans
les manœuvres délicates

67
68
C - Fin de la zone de progressivité

L'arête de progressivité d'alimentation P=>B est en ouverture maximum au droit de


l'épaulement du tiroir de distribution. Simultanément, l'arête de progressivité de
retour P1=>T1 arrive à son point de fermeture.

Le plein débit de la pompe est disponible pour l'alimentation du récepteur P=>B.

D - Pleine ouverture

Le passage de P=>B est total et le retour P=>T1 est fermé. Sur la dernière partie de
la course du tiroir, le récepteur se déplace à pleine vitesse et celle-ci est constante.

Remarque :
En règle générale 35% de la course est destinée au recouvrement au neutre, 45%
de la course correspond à la zone de progressivité et 20% de la course à la pleine
ouverture du tiroir.

69
70
5.3 COMMANDE SIMULTANEE

L'exemple ci-contre concerne un distributeur 6/3 à deux éléments branchés en


parallèle.

Le tiroir 1 alimente un récepteur déplaçant une charge de 150 bar.

Le tiroir 2 alimente un récepteur déplaçant une charge de 100 bar.

Le tiroir 1 est ouvert complètement de P=>B1 et absorbe le plein débit de la pompe.

Pour assurer la simultanéité de mouvement, l'opérateur doit ouvrir le tiroir 2 de telle


sorte que la section de passage de P=>B2 assure le maintient de la pression
nécessaire au déplacement de la charge de 150 bar.

La simultanéité de mouvement est assurée mais la maîtrise des vitesses, c'est à dire
des débits alimentant les récepteurs est aléatoire.

On remarque que si le tiroir 2 est complètement ouvert, la pression chute à 100 bar
et le mouvement de simultanéité avec le tiroir 1 chargé à 150 bar est impossible (loi
de la moindre résistance).

La dextérité du conducteur d'engin entre pour une part importante dans la conduite
de la machine.

71
82
5.5 DISTRIBUTION 4/3 LS CENTRE OUVERT (avec balance individuelle en
sortie type tracto-pelle "WX90")

Position d'attente ou "stand-by"


« Les tranches de distribution avec tiroirs doseurs 21a et 21b sont au neutre.
« Les alimentations P1 et P2 des doseurs sont fermées.
« La ligne générale LS en provenance des tranches de distribution L.S1, L.S2 est
décomprimée au réservoir par le régulateur de débit 15.
« La pression dans les cavités supérieures de 24a et 24b dépend de la résistance au débit
dans la ligne de retour T (5 bars créés par 11)
« Les balances 24a et 24b sont fermées.
« La pression L.S. (M3) agissant sur la partie supérieure du tiroir 13 est de 5 bars.
« La pression de refoulement de la pompe agit sur la section inférieure du tiroir 13 de la
balance 3 voies. Lorsque celle-ci atteint 15 bars, valeur du ressort 12 (10 bars) et de la
contre-pression de 5 bars.

83
84
Manœuvre d'une tranche

« Le tiroir 21a est actionné vers la droite fonction P1 vers A1 (sortie vérin).
« Le débit de la pompe s'établit dans la cavité de la sortie M2 du doseur et déplace
verticalement la balance 24a.
« Le perçage interne de 24a permet l'admission du débit de pilotage (0,5 l/mn) dans la ligne
L.S. . Ce débit est calibré par le régulateur de débit 15.
« La pression monte à l'entrée du régulateur de débit 15 et dans la boîte à ressort 12 lorsque
celle-ci atteint 15 bars (voir explication stand-by), l'ensemble de la balance 3 voies 13 se
déplace vers le bas et restreint le passage P ¢ T.
« La pression s'élève encore en P1 et M2 ainsi que sur la ligne L.S.
« Lorsque celle-ci atteint la valeur de charge F1 (150 bars), l'admission du débit Q4 est
autorisée côté fond du récepteur. Le fluide s'écoule successivement de P1 ¢ M2 ¢ A1. La
section annulaire du vérin communique avec le retour par la fonction B1 vers T.
« A cet instant précis, le récepteur sort sa tige à une vitesse définie par la section de passage
du doseur S1, la vitesse de déplacement est maintenue constante quelles que soient les
variations de charges car la Dp entre P1 et M2 est elle-même constante. (La Dp est définie
par le ressort 12)
« Pendant cette phase de fonctionnement, le tiroir 13 occupe une position d'équilibre de telle
sorte que la pression sur la section supérieure a pour valeur la pression jaune L.S. (M3) à
laquelle s'ajoute la valeur du ressort 12 (10 bars). L'excédent de débit non consommé par le
récepteur soit Q2 = Q1 - Q3 ou Q4 est évacué vers le réservoir par la fonction P vers T.
« Pendant le fonctionnement de la tranche 20a, le récepteur de la tranche 2 est isolé pour
deux raisons :
« Le doseur S2 ou tiroir 21b est au neutre en position fermée.
« La balance 24b est fermée par l'action de la pression de charge agissant dans la
cavité supérieure de celle-ci par le conduit L.S.2.

Exemple de lecture de pression :

« Charge = 150 bars, balance de pression 3 voies 12 = 10 bars


« PA1 = 150 bars
« M2 = 150 bars (on néglige la résistance à l'écoulement de l'huile entre M2 et PA1)
« M3 = recopie de la pression M2 par la balance 24A
« M1 = 150 bars + 10 bars = 160 bars
« Dp constante entre P1 et M2 quelque soit la pression générée par la charge ou la
force F1

85
86
Manœuvre de deux tranches a partir de la position neutre

« Cas de figure où Q3 est inférieur à Q1.


« Les tiroirs doseurs S1 (P1 vers A1) et S2 (P1 vers B2) sont actionnés.
« Le débit de la pompe s'établit dans les cavités de la sortie M2 et M4 de chaque doseur S1,
S2 et provoque les réactions suivantes :

« Le perçage interne de la balance 24a ou 24b se dégage et autorise l'admission du


débit dans la ligne L.S. (M3) jusqu'à l'entrée du régulateur de débit 15.
« La pression monte à l'entrée du régulateur de débit 15 et dans la boîte à ressort 12
du piston 13. Lorsque celle-ci atteint 15 bars (voir explication stand-by), l'ensemble
de la balance 3 voies 13 se déplace vers le bas et restreint le passage P vers T.

« La pression s'élève encore en M2 et M4 ainsi que sur la ligne L.S. (M3) et dans la cavité
supérieure de la balance 24b la moins chargée par le conduit L.S.2.
« La balance 24b se déplace vers le bas, fermant ainsi le perçage horizontal et s'immobilise en
équilibre à la valeur de la pression de la plus forte charge lorsque M4 = M3.
« A cet instant précis, les récepteurs sortent leur tige à une vitesse définie par la section de
passage de leur doseur respectif S1, S2. La vitesse de déplacement est maintenue
constante quelles que soient les variations de charges car la Dp entre P1/M2 et P1/M4 de
chaque doseur est elle-même constante.
« Pendant cette phase de fonctionnement, le tiroir 13 occupe une position d'équilibre de telle
sorte que la pression sur la section supérieure (12) a pour valeur la pression LS (M3) à
laquelle s'ajoute la valeur du ressort 12 (10 bars). L'excédent de débit non consommé par le
récepteur soit Q2 = Q1 - Q3, est évacué vers le réservoir par la fonction P vers T.

NOTA :
u Lorsque la balance 24b se déplace vers le bas jusqu'à sa position d'équilibre, elle provoque
simultanément la diminution des sections de passage 0 d'alimentation du récepteur le moins
chargé. Le circuit lamine à cet endroit.
v Il faut soustraire du débit réel Q4 du récepteur le plus chargé, le débit de pilotage LS de 15.

87
88
Exemple de lecture de pression :

« Charge F1 = 150 bars , charge F2 = 100 bars, ressort 12 de la balance 13 = 10 bars


« PA1 = 150 bars
« M2 = 150 bars (on néglige la résistance à l'écoulement de l'huile entre M2 et PA1)
« M3 = recopie de la pression M2 par la balance 24A
« PB2 = 100 bars
« M4 = M3 =150 bars
« M1 = 150 bars + 10 bars = 160 bars
« Pression L.S =M3 = la plus forte charge
« Dp constante entre (P1 - M2) et (P2 - M4)

89
90
Mise en butée d'un récepteur avec une position similaire des tiroirs doseurs 21a/21b

Pour obtenir un fonctionnement correct au moment de la mise en butée d'un récepteur, il est
nécessaire d'ajouter sur la ligne LS, dans l'élément d'entrée, un limiteur de pression 14.

Fonctionnement :

« Le récepteur de la tranche 20a arrive en butée.


« La pression liée à la charge augmente jusqu'au tarage de 15 (270 bars) dans le canal LS.
« Cette valeur de pression, qui ne peut plus être dépassée, agit également dans la boîte à
ressort 12 du tiroir 13.
« La pression de refoulement pompe augmente sur la section inférieure du tiroir 13 jusqu'à sa
position d'équilibre soit valeur L.S. + ressort 12 (270 bars + 10 bars = 280 bars)
« La balance 24a est totalement ouverte en butée mécanique (non représentée, en réalité, le
canal L.S.1 est situé ailleurs, dans la cavité 24a), un gicleur placé dans celle-ci limite le débit
de pilotage dans la ligne L.S. à 1,5 l/mn (le régulateur de débit 15 consomme toujours 0,5
l/mn). L'excédent de débit est absorbé par 14.
« Le mouvement non bloqué du doseur de la tranche 2 est autorisé à fonctionner
normalement.
« L'excédant de débit non consommé par le récepteur est évacué de P vers T dans 13,
soit Q2 = Q1 - Q3

Exemple de lecture de pression :

« M3 = 270 bars
« M1 = 270 bars + 10 bars = 280 bars
« M4 = 270 bars
« PA1 = 280 bars
« PB2 = 100 bars
« Dp constante entre P2 et M4, soit 280 bars - 270 bars = 10 bars
« Pression LS (M3) = tarage de 14 = 270 bars

91
92
Anti-saturation avec demande de débit des doseurs Q4+Q5 > Q pompe

L'opérateur ouvre le ou les doseurs S1 et S2 de telle sorte que la demande de débit pour les
récepteurs devient supérieure au débit de la pompe sous un DP de 10 bars.

« La pression dans la ligne LS reste toujours sensible à la plus forte charge (150 bars) et
s'établit dans les cavités supérieures de toutes les balances 24a, 24b.
« Les balances 24a, 24b obéissent à la loi d'équilibre déjà décrite et se positionnent de telle
sorte que les pressions M2 et M4 sont identiques et correspondent à la pression de charge la
plus importante via M3.
« Simultanément, l'augmentation de la section de passage du ou des doseurs provoque la
chute de la pression de refoulement aux entrées P1, P2 des doseurs S1, S2 (saturation).
« Le tiroir de la balance 15 se ferme complètement (P isolé de T) et la totalité du débit de
pompe est disponible aux entrées P1,P2 des doseurs S1 et S2.
« A partir de cet instant, les doseurs S1, S2 fonctionnent sous une même Dp qui dépendra des
sections de passage, mais sera de toute façon inférieure à la DP initiale de 10 bars.
« Les débits restent proportionnels entre eux et provoquent un ralentissement des
mouvements.

93
NOTES PERSONNELLES

94
6 - les pompes

95
25 bar

260 bar

96
6.1 LA REGULATION PRESSION - DEBIT (LOAD-SENSING)
Définition :

La régulation pression débit est un système qui permet d’ajuster le débit de la pompe
à la valeur exigée pour la commande des récepteurs. Simultanément, la pression de
refoulement s’aligne à la valeur de la charge à déplacer plus 25 bar environ.

1 - Doigt de manœuvre du plateau came 7 - Limitation mécanique de a mini.


2 - Piston de commande du plateau came 8 - Limitation mécanique de a maxi.
3 - Tiroir de régulation à pression constante 9 - Gicleur
4 - Ressort de la régulation à pression constante 10 - Tiroir de régulation «LS»
5 - Système vis écrou de tarage du ressort 4 11 - ressort de tarage de la valve LS»
6 - Ressort de rappel du plateau came à a max au neutre
12 - Système vis/écrou de tarage du ressort 11

Le ressort 11 est généralement taré entre 10 et 30 bar selon les applications.

La pression créée par la charge PA ou PB palpée par le sélecteur de circuit règne


dans la boite à ressort de la valve LS 10-11-12

A - Récepteur arrêté («stand-by»)

Le distributeur proportionnel 4/3 de commande du moteur hydraulique est au neutre,


centre fermé départs fermés. Le canal L.S est décomprimé au réservoir.
La pression monte sur la ligne P de refoulement principal ainsi que sur la section
gauche du tiroir 10.
Lorsque la force hydraulique atteind la force mécanique du ressort 12, soit 25 bar, le
tiroir 10 se déplace vers la droite et réalise la fonction X1=>A1 - T1 fermé.
Le piston de commande 2 est alimenté sur ses deux sections.
Par effet différentiel, lorsque la pression p atteint la valeur du ressort 6, soit 20 bar, il
se déplace vers la droite et réduit la cylindrée de la pompe a une valeur pratiquement
nulle.
Toutefois, un léger débit subsiste pour satisfaire aux fuites sous pression de 20 bar
du système hydraulique ainsi qu’à la consommation du gicleur 9.
Nous sommes au point X de la régulation.

Remarques :

- En position de stand-by, la pression de refoulement est réduite à 25 bar. Les paliers


de la pompe ne sont pas chargés et la durée de vie du composant s’en trouve
augmentée.
- Le bruit de fonctionnement est minimum.
- Certains constructeurs ajoutent sur le canal L.S un petit régulateur de débit de 1
l/min. pour améliorer la stabilité du système et le démarrage par temps froid.

97
85

25 bar

260 bar

98
B - Régulation Pression-débit («Load Sensing»)

L’opérateur actionne son distributeur à effet proportionnel en position parallèle et


règle, par exemple, un débit de 30 l/min.

Pendant une fraction de seconde, il se produit l’effet suivant :

Par rapport à la position de «stand-by» précédente, cette demande de débit traduit


une tendance à la chute de pression sur la ligne de refoulement P.

La force hydraulique devient plus faible que la force mécanique du ressort 11. Le
tiroir 10 se déplace vers la gauche et réalise la fonction A1=>T1, X1 fermé.

La grande section du piston de manœuvre 2 est au réservoir et la petite section est


maintenue sous pression. Il se déplace vers la gauche et augmente la cylindrée de la
pompe jusqu’au débit de 30 l/min.

A cet instant, le débit s’ajuste à la valeur exigée par l’opérateur et la pression de


refoulement est définie par la pression de charge PA ou PB à laquelle s’ajoute la
valeur du léger ressort 11.

Abstraction faite de la contre pression retour, nous lirons sur le manomètre :

PA = 60 bar et P = 60 + 25 = 85 bar.

Nous sommes au point X de la régulation.

Conclusions :

Lorsque le tiroir 10 est en équilibre, le refoulement de la pompe s’ajuste aux valeurs


de pression et débit exigées par le récepteur.

Les défauts mis en évidence dans l’analyse critique du paragraphe 5.4 ont disparus.

Le tiroir 10 est souvent appelé par les hydrauliciens «balance LS».

Remarques :

-1- Lorsque l’opérateur ouvre plus ou moins son tiroir de distributeur à effet
proportionnel, la pompe régule en débit. Les remarques concernant les temps de
déplacement du plateau came sont identiques à celles énoncées dans la régulation à
pression constante.

-2- Lorsque la pompe régule en pression autrement dit, lorsque la charge varie, la
régulation se fait pratiquement sur un point, le plateau came oscille seulement de la
valeur des variations de fuites.

99
100
C - Mise en butée :

Lorsque le récepteur se bloque mécaniquement, avec distributeur de commande


ouvert, le tiroir de régulation LS n’a plus d’effet. La pression statique s’établit à ses
deux extrémités et le ressort 11 place le tiroir 10 en fonction T1=>A1, X1 fermé.

Cette remarque nous amène à conserver l’étage de régulation à pression constante


tarée à 240 bar. A la mise en butée du récepteur la pression statique monte à la
même valeur sur la ligne de refoulement P et PA.

Lorsque la force hydraulique sur le tiroir 3 atteint la valeur du ressort 4, il se déplace


vers la droite et assure les fonctions X=>T1=> A1.

Le vérin de manœuvre 2 est alimenté sur ses deux sections et par effet différentiel,
place le plateau came en annulation de débit aux fuites près du système.

Nous sommes au point X de la régulation.

101
102
6.2 LA REGULATION A PUISSANCE CONSTANTE
1 - Levier bascule
2 - Piston de mesure glissant sur le levier 1
3 - Ressort de tarage réglable en fonction de la puissance constante choisie

Définition

La régulation à puissance constante est un système qui permet au niveau de la


machine d’entretenir un produit F.V ou M.ω constant. Si l’effort augmente sur le
récepteur, sa vitesse diminue proportionnellement et inversement. La loi à puissance
constante est une hyperbole.
La mise en œuvre de cette régulation va permettre d’ajuster automatiquement la
vitesse de pénétration de l’outil en fonction de l’effort résistant.

Les avantages offerts par cette solution sont :

- Utilisation optimum de la puissance installée


- Souplesse de travail
- Absence de laminage

Dans l’exemple ci-contre, nous avons choisi un rapport de transmission de 2. Il est


possible en fonction de l’application de choisir des rapports différents.
Les régulateurs de puissance constante modernes font appel à un système en
bascule. Le principe consiste à transposer la loi de débit pression (P.Q) en couple de
basculement appliqué sur le levier.
Le couple de référence F.d représente l’image de la loi à puissance constante P.Q
que l’on souhaite, le couple F1.d1 représente l’image de la puissance constante de
travail du moment.

F1 est l’analogie de la pression


d1 est l’analogie du débit

La bascule obéi à la loi d’équilibre suivante :

F.d = F1.d1

Couple de référence = Couple de travail

Lorsque la pression augmente dans le circuit hydraulique nous avons :

F1kd1m = F.d = Constante

Lorsque la pression diminue dans le circuit hydraulique nous avons :

F1m d1k = F.d = Constante

La variation de bras de levier d1, qui représente le débit, est obtenue par le
glissement du piston 2 sur la branche inférieure du levier bascule.

103
104
A - Régulateur à puissance constante en position repos

1 - Levier bascule
2 - Piston de mesure glissant sur le levier 1
3 - Ressort réglable de tarage de la puissance constante
4 - Tiroir de régulation
5 - Piston de commande du plateau came
6 - Ressort de rappel du plateau came à a max.
7- Doigt de manœuvre du plateau came

Le distributeur 6/3 est en position neutre, centre à suivre, départs fermés. La


pression de refoulement est pratiquement nulle, aux pertes de charges près.

Le couple de travail F1 · d1 est largement inférieur au couple de référence F · d. Le


levier 1 est basculé au maximum dans le sens anti-horaire et le tiroir 4 permet la
fonction A=>T, X fermé.

La grande section du piston de commande 5 est au réservoir et le plateau came est


maintenu à cylindrée maximum par l’action du ressort 6.

Nous sommes au point X de la régulation.

La pompe restera calée à a max. sur toute la montée verticale, c’est à dire dans
l’exemple ci-contre de 0 à 120 bar.

105
106
B - Affichage :

1 - Levier bascule
2 - Piston de mesure glissant sur le levier 1
3 - Ressort réglable de tarage de la puissance constante
4 - Tiroir de régulation
5 - Piston de commande du plateau came
6 - Ressort de rappel du plateau came à a max.
7- Doigt de manœuvre du plateau came

Cette phase est représentée par souci didactique car en réalité elle est transitoire.

Le distributeur 6/3 est actionné à pleine ouverture en position parallèle et la charge


engendre une pression de 225 bar.

La pression monte de façon identique en P et PA. A l’instant où celle-ci dépasse 120


bar, la loi d’équilibre de la bascule est rompue :

F1.d1 > F.d

Le levier 1 oscille dans le sens horaire et entraîne avec lui le tiroir 4 en direction
droite.

Il permet la fonction X=> A, T fermé.

A cet instant précis, le piston de commande 5 par effet différentiel, est autorisé à
réduire la cylindrée de la pompe comme expliquée dans la phase suivante.

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108
C - Mise en position :

1 - Levier bascule
2 - Piston de mesure glissant sur le levier 1
3 - Ressort réglable de tarage de la puissance constante
4 - Tiroir de régulation
5 - Piston de commande du plateau came
6 - Ressort de rappel du plateau came à a max.
7- Doigt de manœuvre du plateau came

A partir de la position affichage précédente, le piston de commande 5 réduit la


cylindrée de la pompe proportionnellement à l’élévation de pression P ou PA.

Dans son mouvement vers la droite, le piston de commande 5 entraîne avec lui le
petit piston de mesure 2 qui glisse sur la branche horizontale du levier 1.

Le bras de levier d1 diminue de telle sorte que le couple F1.d1 tend à retrouver sa
position d’équilibre par rapport au couple de référence F.d.

Lorsque celle-ci est atteinte, le système d’inclinaison du plateau came s’immobilise,


nous sommes au point X de la régulation à puissance constante.

Le débit fixé initialement à 150 l/min. est ramené d’autorité à 80 l/min.

Remarques :

1 - Théoriquement, lorsque le régulateur occupe un point de l’hyperbole, le tiroir 4 est


fermé sur son arête vive à recouvrement nul. Toutefois, un léger passage subsiste de
X=>A pour assurer la consommation du gicleur placé dans le piston 5.

2- Le tarage du ressort 3, définit le talon de démarrage de l’hyperbole à puissance


constante, donc la valeur de puissance constante choisie.

3 - Lorsque le récepteur arrive en blocage mécanique, la pompe se cale au débit


minimum et pression maximum. Cette valeur débit · pression est laminée dans le
limiteur de pression du circuit principal.

En cas de maintient de prolongé à cette position, il faut envisager de superposer à la


régulation à puissance constante une régulation à pression constante tarée dans
l’exemple ci-contre à 240 bar.

109
110
6.3 REGULATION PRESSION - DEBIT - PUISSANCE
La régulation pression débit (load-sensing) avec limitation à puissance constante est
conçue en superposant les trois régulations précédentes.

1- Etage à puissance constante (paragraphe 5.5)


2 - Etage à pression constante (paragraphe 5.3)
3 - Etage pression.débit (paragraphe 5.4)

Il nous parait inutile de reprendre l’analyse fonctionnelle de ces systèmes. La


régulation pression · débit avec limitation de puissance va donc permettre à la
machine de travailler à une infinité de points pression/débit dès l’instant que ceux-ci
se trouvent en dessous de l’hyperbole, mais avec interdiction de passer au dessus.

5.6.1 Exemple :

La machine travaille sous 60 bar, le débit choisi est de 120 l/min. Le point X1 est
toléré.

La pression monte à 180 bar, le point X1 passe fictivement en X2, valeur qui ne peut
être acceptée car elle dépasse de l’hyperbole de puissance constante.

L’étage 1 va donc réagir et réduire le débit de la pompe à la meilleure valeur possible


pour 180 bar soit 100 l/min.

Nous sommes à cet instant en X3.

Le point X correspond au stand-by avec distributeur fermé.

Le point X4 correspond à la mise en butée mécanique du récepteur distributeur


ouvert.

Remarque :

La démonstration ci-dessus permet de conclure que la gestion de plusieurs


mouvements simultanés reste possible à condition que les charges se maintiennent
en dessous de la surface hyperbolique. Dans l'hypothèse inverse si la charge sur un
mouvement dépasse la courbe de régulation, la maîtrise des vitesses devient
aléatoire. Dans ces conditions il y a lieu d'adjoindre dans la distribution un système
permettant le maintient des rapports de division de débit.

111
112
6.4 REGULATION A SOMMATION DE PUISSANCE

1-1 Premier ensemble tournant à pistons coniques 5 - Ressort de tarage de la


puissance constante
1-2 Deuxième ensemble tournant à pistons coniques 6 - Etrier de liaison mécanique
2 - Vérin de manœuvre des ensembles tournants entre ensembles tournants
3 - Piston de régulation 7 - Engrenage d’entraînement
4 - Levier de bascule de mesure des ensembles tournants

La régulation à sommation de puissance est généralement utilisée pour la


commande des pelles hydrauliques de moyenne et forte puissance.

Technologie :

Le dispositif de régulation attaque une pompe double dont les ensembles tournants
1-1 et 1-2 sont logés dans un seul carter. La rotation est assurée par un engrenage 7
dont les dentures sont directement taillées dans le plateau recevant les têtes de
pistons coniques.

Les deux barillets sont liés mécaniquement par un étrier 6 lui même solidaire d'un
vérin de manœuvre 2. Une prise de force, non représentée sur le dessin ci-contre
mais figurant sur le schéma, peut être proposée en variante pour l’entraînement
d'une pompe destinée aux auxiliaires.

113
114
Régulation à sommation de puissance (suite)

Cette régulation est aussi quelquefois nommée sommation de pression

Principe :

Le débit identique de chaque pompe est ajusté en fonction de la somme des


pressions de travail de l'engin, de telle sorte que le couple à l'entrée de la pompe
reste pratiquement constant. Par contre, au niveau des mouvements de la machine,
le travail se fait à puissance constante.

Si par exemple pour le mouvement 1, la pompe 1-1 travaille à 300 bar et pour le
mouvement 2, la pompe 1-2 travaille à 200 bar, la moyenne aura pour valeur :

300 + 200
= 250 bar lu sur p3
2

La régulation à sommation de puissance va positionner les deux barillets au point x


de la courbe ci-contre, soit à 40% du débit maximum de chaque pompe.

On vérifie avec ce système que si un mouvement consomme peu de puissance, la


puissance non utilisée est alors disponible pour un autre mouvement. L'énergie
maximum du moteur thermique est donc toujours employée.

A partir de la définition ci-dessus, nous pouvons donc écrire :

p1.Q1 + p2.Q2 = Constante


Q1 = Q2
Q1 (p1 + p2) = Constante

Le fonctionnement du régulateur est similaire à celui déjà étudié au paragraphe 5-5,


dont la loi à puissance constante est gérée par un système à bascule 4.

La différence se localise au niveau du tiroir à étage 6 dont la mission est de


transposer la somme des pressions HP en pression moyenne agissant sur l'organe
de régulation 2-3-4.

Le tiroir 6 se comporte comme une réduction de pression. La loi d'équilibre est la


suivante :

p1.A1 + p2.A2 = p3.A3


A1 = A2
A3 = 2A1
p1 + p2
p3 =
2

115
116
6.4 LE NEGATIF CONTROL
1 - Vérin de manœuvre de l'inclinaison du barillet pour la variation de cylindrée
2 - Tige de pilotage
3 - Tiroir pilote
4 - Ressort de pilotage
5 - Ressort de rappel à a = 0
6 - Barre de rétroaction mécanique

Généralités :
Les applications de la régulation nommée "négatif control" concernent
essentiellement les pelles et tracto-pelles. L'expression "négatif control" signifie que
le débit refoulé par la pompe principale augmente lorsque la pression de pilotage du
bloc "négatif control" diminue (non représenté sur le dessin ci-contre).
Le "négatif control" est toujours associé à la distribution du type 6/3. Les pompes
sont du type circuit ouvert à sommation de puissance telles que décrites au
paragraphe 5-7.

Principe de fonctionnement de la servo-commande :


Avant d'entrer dans le détail de la régulation, il est nécessaire de prendre
connaissance du fonctionnement de la servo-commande destinée à la variation de la
cylindrée. Elle est du type à rétroaction mécanique et à un sens de débit (circuit
ouvert).

Position repos :
La pression de pilotage X2 est pratiquement nulle. Les ressorts 4-5 appliquent le
dispositif d'inclinaison en position a = 0. Le débit principal est nul. Le tiroir pilote 3 est
en position X1=>A et la pression de pilotage de 30 bar assure le maintien en position
de la servo-commande.

Affichage : (Cette phase est transitoire)


Imaginons l'admission d'une pression de pilotage en X2. La force hydraulique ainsi
créée déplace la tige de pilotage vers la gauche jusqu'à l'équilibre de la force
mécanique du ressort 4. Le point b et le point c accompagnent ce déplacement, le
point a reste immobile. Le tiroir pilote 3 assure la fonction X1=>B et A=>T. A cet
instant précis, le vérin de manœuvre est alimenté et va autoriser l'inclinaison du
barillet de la pompe. cette phase est transitoire.

Mise en position :
Le vérin de manœuvre 1 se déplace vers la gauche et augmente la cylindrée de la
pompe. La barre de rétroaction mécanique 2 oscille autour du point b de telle sorte
que le point a s'orientant vers la gauche, le point c va se déplacer vers la droite
jusqu'à refermer l'alimentation X1=>B. A cet instant, la servo-commande s'immobilise
en position.

Conclusion :
La cylindrée de la pompe principale dépend de la position du point b, lui même
tributaire de la compression du ressort 4 et en final, de la pression de pilotage X2.
Lorsque la servo-commande est affichée, le point c revient toujours à sa position
initiale. Pour cette raison, il est appelé semi-fixe.

117
118
Régulation "négatif control"

1 - Pompe à cylindrée variable avec vérin de manœuvre


2 - Tige de pilotage
3 - Tiroir pilote
4 - Distributeur 6/3
5 - Bloc "jet sensor"
6 - Tiroir de régulation du "négatif control"
7 - Ressort de régulation du "négatif control"
8 - Soupape anti-chocs de remise au neutre du tiroir (tarage 20 bar)

La connaissance du fonctionnement d'un distributeur 6/3 mobile est indispensable


pour comprendre le système de régulation "négatif control". Le distributeur 6/3 est
étudié dans le cours de base mobile.

Position d'attente :

Le distributeur 4 est au neutre. Le débit Q1 de la pompe 1 traverse la chicane


p1=>T1 et franchit ensuite le jet sensor du bloc 5. Le calibre du gicleur 5 en fonction
du débit Q1 est tel qu'il génère par effet de jet une pression Px - Py = 15 bar.

La pression de 15 bar génère sous le tiroir 6 une force hydraulique qui s'oppose à la
force mécanique du ressort 7. Le tiroir 6 occupe une position P=>A et A=>T qui
donne naissance à une pression de pilotage X2 autorisant un débit Q1 de 20 l/min.

Ce débit assure une pression de pilotage suffisante pour la distribution et évite la


cavitation au neutre des récepteurs équipés de clapets de gavage.

119
120
Négatif control (suite)

Déplacement dans la zone de progressivité avec charge inférieure à la pression de


refoulement

L'opérateur actionne le distributeur 4 en position parallèle dans la zone de


progressivité b. la pression p monte progressivement au fur et à mesure que l'on
ferme le passage de la chicane P1=>T1 (concrétisé sur le dessin ci-contre par
l'étranglement S), jusqu'au moment ou l'on atteint la valeur de charge C. La Dp dans
S augmente mais la section de passage diminue. La fente de progressivité est
définie de telle sorte que le débit de sortie Q1, de P1=>T1, reste constant soit 20
l/min.

La Dp de 15 bar entre Px et Py est inchangée, la pompe principale 1 débite toujours


20 l/min.

Conclusion :

Tant que la valeur de la charge n'est pas atteinte, récepteur immobile, la pompe
principale 1 délivre un débit minimum de 20 l/min. Le bilan énergétique est
satisfaisant et l'échauffement de l'huile minimum.

121
122
Négatif control (suite)

Déplacement lent dans la zone de progressivité

L'opérateur actionne toujours le distributeur dans la zone de progressivité b, jusqu'à


atteindre la valeur nécessaire au déplacement de la charge C.

Selon la position du tiroir, un débit Q3, fonction P=>A, prend naissance pour
l'alimentation du vérin.

La section d'étranglement S dans le passage de la chicane étant fixe, la demande de


débit Q3 provoque simultanément une chute de débit Q2 traversant la chicane de P1
=> T1.

Par exemple : Q3 = 90 l/min.


Q2 = 10 l/min. au lieu de 20 l/min.
Donc Q1 = Q3 + Q2 = 100 l/min.

Les conséquences sont les suivantes :

s La Dp de 15 bar initial entre Px et Py diminue et chute par exemple à 4 bar.


s Le tiroir 6 s'abaisse vers le bas jusqu'à occuper une nouvelle position d'équilibre
Fhyd. = Fmec.
s Le passage de P=>A de la pression de pilotage s'ouvre et le retour au réservoir
A=>T diminue.
s La presssion X2 augmente
s La pompe principale 1 augmente sa cylindrée, jusqu'à 100 l/min., comme décrit
dans le paragraphe généralités ci-avant.

Conclusions :

Le débit de la pompe principale 1 s'ajuste à la valeur choisie par l'opérateur. le


système régule comme une fonction load-sensing. Le bilan énergétique est
satisfaisant.

123
124
Négatif control (suite)

Plein débit

L'opérateur a quitté la zone de progressivité et le tiroir de distribution 4 est


complètement ouvert.

La chicane P1=>T1 de progressivité pression est fermée.

Le passage P=>A est totalement ouvert

Le débit Q2 chute à zéro, la Dp entre Px et Py devient nulle

Le tiroir 6 est en butée vers le bas et ouvre totalement le passage de P=>A de la


pression de pilotage X. T est fermé.

A cet instant la pression de pilotage X = X2 et la servocommande s'incline pour


satisfaire au débit maximum de la pompe soit Q1 = Q3 = 120 l/min.

125
126
6.5 MOTEUR HYDRAULIQUE A DEUX CYLINDREES
Les moteurs hydrauliques à deux cylindrées sont utilisés par exemple pour la translation
des pelles à chenilles.

Rappel : (Cours de base mobile - Chapitre A)

Le couple transmis par un moteur hydraulique a pour valeur :

p.q
M= ou usuel M = p.q.1,6

M le couple en Newton par mètre (N/m)


P la pression en bar (bar)
q la cylindrée en litre par tour (l/tr)

La vitesse de sortie d'un moteur hydraulique a pour valeur :

Q
N=
q

N la vitesse en tour par minute (tr/min)


Q le débit absorbé par le moteur en litre par tour (l/tr)
q la cylindrée du moteur en litre par tour (l/tr)

Les deux formules ci dessus appellent les remarques suivantes:

- Le couple dépend de la cylindrée et de la pression

- La vitesse pour un débit d'entrée constant dépend de la cylindrée

Pour de nombreuses applications de translation d'engins mobiles, la vitesse route la plus


élevée se fait sous faible couple et la petite vitesse chantier sous couple maximum.

Pour la vitesse route, le moteur sera calé en cylindrée minimum a = 7°30) ce qui permet,
pour un débit d'entrée constant d'obtenir la grande vitesse. Par contre, le couple aux
roues, pour une pression donnée est minimum.

Pour la vitesse chantier, le moteur sera calé en cylindrée maximum a = 15°), ce qui
permet, pour le même débit d'entrée, de travailler à faible vitesse. Par contre le couple
aux roues, à pression constante identique à la grande vitesse, est maximum.

Pour un rapport de cylindrée de 15° à 7°30, la transmission est dans un rapport 2/1. La
mise en petite ou grande cylindrée est obtenue à partir d'un petit distributeur 4/2 à
commande électrique attaquant directement les vérins d'inclinaison du plateau came. Le
distributeur est généralement directement flasqué sur le moteur.

127
NOTES PERSONNELLES

128
6.6 REGULATION SECONDAIRE A PRESSION CONSTANTE
Généralités

Ce type de régulation se monte sur des moteurs à cylindrée variable et les applications
concernent essentiellement la translation hydrostatique des véhicules.

Rappel
1 - Le couple délivré par un moteur hydraulique est lié à la formule :

M = 1,6.p.q

M : le couple en Newton par mètre (N.m)


P : la pression en bar (bar)
q : la cylindrée en litre par tour (l/tr)
Dans la régulation secondaire, la pression reste pratiquement constante, ce qui signifie
que la variation du couple s'obtient uniquement par la variation de la cylindrée.
Grande cylindrée è Couple maximum à la roue du véhicule
Petite cylindrée è Couple minimum à la roue du véhicule
Une infinité de variation de cylindrée entre la grande et la petite se traduit par la variation
correspondante du couple. On comprend aisément que le petit couple sera nécessaire
pour l'avancement sur route et inversement le grand couple pour la translation sur le
chantier.

2 - La vitesse de sortie d'un moteur hydraulique est liée à la formule :

Q
N=
q

N : la vitesse en tour par minute (tr/min)


Q : le débit absorbé par le moteur en litre par minute (l/min)
q : la cylindrée du moteur en litre par tour (l/tr)
Dans la régulation secondaire, le débit d'entrée reste pratiquement constant et correspond
au débit maximum délivré par la pompe. Nous pouvons conclure que la variation de la
vitesse s'obtient uniquement par la variation de la cylindrée.
Grande cylindrée è Vitesse minimum à la roue du véhicule
Petite cylindrée è Vitesse maximum à la roue du véhicule
Une infinité de variation de cylindrée entre la grande et la petite se traduit par la variation
correspondante de la vitesse.

Conclusion :
En rapprochant les deux caractéristiques exposées ci dessus, nous pouvons tirer la
conclusion finale suivante:
Vitesse route è Petite cylindrée è Grande vitesse è Petit couple
Vitesse chantier è Grande cylindrée è Petite vitesse è Grand couple
La variation du couple est inversement proportionnelle à la vitesse, sans gradation, entre
les deux paramètres extrêmes. Ce comportement est typique de la translation d'un
véhicule. On remarque également que cette régulation entretient un produit couple è
vitesse constante, la puissance absorbée reste donc elle même constante sur toute la
plage de variation de la régulation secondaire.

129
130
6.7 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DE LA REGULATION
SECONDAIRE A PRESSION CONSTANTE
1 - Vérin de manœuvre du barillet (alimentation en différentiel)
2 - Ressort de régulation
3 - Tiroir de régulation
4 - Réglage du point d'enclenchement
5 - Vis de limitation de la cylindrée minimum

Dans l'exemple ci contre, le point d'enclenchement de la régulation à pression constante


est fixé à 200 bar. Ce point se règle à partir du système vis-écrou 4 agissant sur la raideur
du ressort de régulation 2. Lorsque le système régule par définition Fhyd = Fmec.

En dévissant la tige 4, on comprime le ressort 2 et on augmente le point d'enclenchement.


En vissant la tige 4, on détend le ressort 2 et on abaisse le point d'enclenchement.
Théoriquement, la pression p doit rester constante, toutefois, comme le montre le graphe,
une plage doit être prise en compte. Elle est due essentiellement au rendement
mécanique du système.

Position grande vitesse


Le couple M1 à l'avancement du véhicule est faible et la pression de travail est inférieure
au point d'enclenchement. Nous sommes au point x de la régulation.

La force hydraulique sur le tiroir 3 est inférieure à la force mécanique du ressort 2. La


prépondérance du ressort 2 place le tiroir en fonction A=>T, X fermé.

La grande section du vérin de manœuvre 1 est au réservoir et sa petite section sous


pression. Le moteur est en petite cylindrée, limitée mécaniquement par la vis 5, et
autorise la grande vitesse de 20 km/h.

131
132
Principe de fonctionnement de la régulation secondaire (suite)

Position intermédiaire

Le couple à l'avancement M2 augmente. La pression de refoulement génère une F hyd


sur le tiroir 3 qui équilibre la force mécanique du ressort 2.

Le tiroir de régulation travaille pratiquement sur arête vive au niveau des orifices X-A-T.
Le barillet est maintenu à une cylindré q assurant une translation à 15 km/h pour le couple
M2.

Si M2 a tendance à augmenter, nous avons :

Fhyd. > Fmec2. , fonction X=>A, la cylindrée augmente pour satisfaire au nouveau couple,
la vitesse diminue.

Si M2 a tendance à chuter, nous avons :

Fhyd. < Fmec2. , fonction A=>T, la cylindrée diminue pour satisfaire au nouveau couple,
la vitesse augmente.

Pendant le fonctionnement de la régulation, la pression reste pratiquement constante, à la


plage près du système. On dit que le tiroir 3 régule sur un point.

133
134
Principe de fonctionnement de la régulation secondaire (suite)

Position d'enclenchement de la régulation secondaire

Le moteur a balayé toute sa plage de variation, permettant au véhicule de translater de 10


à 20 km/h. A partir de cet instant, si le couple M3 augmente, la cylindrée quand à elle ne
peut plus augmenter pour satisfaire à un couple plus élevé.

La pression de refoulement monte. La Fhyd sur le tiroir 3 devient prépondérante et assure


la fonction X=>A, T fermé. Le vérin de manœuvre 1 cale le moteur à pleine cylindrée
comme le montre le graphe ci-contre. Pour satisfaire à l'augmentation du couple de M3 à
M4, la pression p s'élèvera de 200 à 400 bar. Pendant toute cette phase, le moteur
hydraulique restera en position de cylindrée maximum.

la variation de débit permettant le déplacement de 0 à 10 km/h s'obtiendra par la variation


de cylindrée de la pompe (variation primaire).

135
NOTES PERSONNELLES

136
137
138
7.1 GENERALITES

Les manipulateurs sont montés dans le poste de conduite de l'engin. Ils permettent la
commande à distance des composants suivants :

A - Distributeur 6/3

L'angle a d'inclinaison de levier correspond à l'ouverture progressive du tiroir de


distribution dont nous rappelons les trois phases :

a - Zone de recouvrement d'étanchéité jusqu'à 6 bar


b - Zone de progressivité de 6 bar à 20 bar
c - Zone de pleine ouverture - au delà de 20 bar

B - Distributeurs 4/3 LS

L'angle a d'inclinaison de levier correspond à l'ouverture progressive du tiroir de


distribution dont nous rappelons les deux phases :

a - Zone de recouvrement d'étanchéité jusqu'à 7 bar


b - Zone de progressivité

C - Pompes à cylindrée variable

L'angle a d'inclinaison de levier correspond au débit délivré par la pompe :

a - Zone de recouvrement absorbant les tolérances de fabrication et la raideur


hydraulique et mécanique du système d'inclinaison de la pompe
b - Première zone de débit progressif jusqu'à 12 bar
c - Deuxième zone de débit progressif jusqu'à 45 bar
d - Plein débit

D - Variantes de construction

Les manipulateurs peuvent être à 1 - 2 ou 4 sorties de pression de pilotage. ils sont


proposés avec trois variantes de montage :

a - Montage sandwich empilables


b - Montage sur accoudoirs
c - Montage sur pupitre

le manipulateur présenté ci-contre est à commande hydraulique, il existe également des


manipulateurs à commande électronique.

139
140
7.2 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D'UN MANIPULATEUR
HYDRAULIQUE

1 - Levier
2 - Poussoirs
3 - Ressort de régulation
4 - Ressort de rappel
5 - Tiroir de réduction de pression

Chaque ensemble 2 – 3 – 4 représente en fait une réduction de pression.

A – Position repos

Le levier de commande 1 est vertical. Les poussoirs 2 sont sortis totalement par l'action
des ressorts de rappel 4.

Les tiroirs 5 occupent une position avec les sorties 1 et 2 vers T, arrivée P de pression de
pilotage fermée. La pression sur les sorties 1 et 2 est nulle.

B – Affichage

L'opérateur incline son levier et agit sur le poussoir 2 de gauche. Pendant cette phase qui
est transitoire, il se produit les effets suivants :

1 – Le tiroir 5 se déplace vers le bas et autorise la fonction P ® 1, T est fermé.


2 – Le ressort de régulation 3 se comprime en fonction de la course du levier 1.

C – Mise en position

La pression monte sur la sortie 1. Elle génère une force hydraulique sous le tiroir 5 en
opposition avec la force mécanique du ressort 3.

A l'équilibre des deux forces, le tiroir 5 se referme et maintient sur la sortie 1 une pression
réduite définie par la compression du ressort 3.

Conclusion

L'angle d'inclinaison du levier 1 détermine la valeur de la pression réduite de pilotage sur


les sorties 1 ou 2. Les tiroirs 5 sont à recouvrement positif de 0,2 mm de chaque côté de
P et T. Le laminage est nul mais un léger hystérésis apparaît du fait du recouvrement.

141
142
7.3 CLAPET DE SECURITE OU VALVE ANTI-RUPTURE DE FLEXIBLE

1 - Vis de réglage de la vitesse maximum de descente de la charge W


2 - Contre-écrou de 3
3 - Vis de réglage de la pression de retenue de la charge W
4 - Ressort de tarage de la fonction anti-choc
5 - Tiroir clapet à cône avec section différentielle
6 - Clapet anti-retour
7 - Piston de commande
8 - Manipulateur
9 - Distributeur progressif en débit

1.1 - Position neutre

Cette valve assure l'immobilisation d'un vérin muni d'une charge menante en cas de
rupture de tuyauterie ou de flexible.

Sa construction du type à clapet permet également de geler le vérin en position, sans


fuite, lorsque le distributeur 9 est au neutre.

Pour garantir sa fonction de sécurité, elle doit être directement flasquée au pied du vérin.

Le manipulateur 8 est au repos, les pressions de pilotage sur les sorties 2 et 4 sont
pratiquement nulles et le distributeur 9 est au neutre. La charge menante W du vérin est
gelée en position. Elle se retrouve en appui sur le cône du clapet 5 lui-même en contact
avec le siège 6.

143
144
Clapet de sécurité ou valve anti-rupture de flexible (suite)

1.2 - Position levage (montée)

L'opérateur actionne son manipulateur dans le sens 8a et agit sur la réduction de pression
en relation avec l'orifice 4.

Le distributeur progressif 9 occupe la position P1 vers A et B vers T1. Le débit Q1, issu de
celui-ci, déplace le clapet anti-retour 6 et s'achemine côté tige du vérin (orifice U2).
Simultanément, la section côté fond est au réservoir.

Le vérin rentre sa tige. Pendant ce temps, le clapet 5 est immobile en appui mécanique
sur le piston de déverrouillage 7.

En cas de rupture de ligne de pression P - A, le clapet anti-retour 6 se ferme et gèle le


vérin en position.

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Clapet de sécurité ou valve anti-rupture de flexible (suite)

1.3 - Position descente (freinage)

L'opérateur actionne son manipulateur dans le sens 8b et agit sur la réduction de pression
en relation avec l'orifice 2.

Le distributeur 9 occupe la positon P1 vers B et A vers T1. Le débit Q2 issu du distributeur


progressif 9 s'achemine côté fond du vérin. Simultanément, la pression de pilotage X
s'exerce sur le piston 7 de déverrouillage et lève le clapet 5 de son siège.

L'huile côté tige du vérin est autorisée à retourner au réservoir en franchissant au


préalable le clapet 5 puis le distributeur 9.

Si la pression en X chute à zéro, le clapet 5 se ferme et gèle le vérin en position.

la vitesse descente ou de montée du vérin est gérée par le tiroir du distributeur 9 qui
travaille dans sa zone de progressivité comme expliqué au chapitre SX 14.

Par contre, la vitesse de descente maximum n'est pas définie par l'arête de retour du
distributeur 9, mais par la vis 1 de limitation d'ouverture du tiroir clapet 5 (section de
passage Z). Ceci garantit en cas de rupture de flexible "V2" une augmentation de vitesse
limitée à 10% de la vitesse de descente initiale.

Nota :

Le distributeur 9 et le tiroir 5 de la valve de sécurité ne sont pas représentés en phase de


pleine ouverture, mais dans les phases de progressivité.

147
NOTES PERSONNELLES

148
8 – Le circuit fermé de base

149
150
8.1 LE CIRCUIT FERME DE BASE

Dans un circuit fermé les tuyauteries d’alimentation AB se referment à la fois sur la pompe 1 et
le moteur 2.

1 – Pompe à cylindrée variable et réversible. La variation de cylindrée permet d’ajuster le


débit, donc la vitesse, entre 0 et maximum, du moteur hydraulique 2.

2 – Moteur hydraulique. Il peut être selon les caractéristiques de la transmission à cylindrée


variable ou fixe à régime lent ou rapide. Il transforme l’énergie de pression en énergie de couple
en rotation pour la commande des récepteurs tels que roues, toupies à béton, treuils etc…

1.2 – Pompe de gavage. Couplée à la pompe principale 1.


Cette pompe basse pression à plusieurs fonctions :

- Compense les fuites du circuit


- Apporte de l’huile fraîche dans la boucle du circuit fermé
- Assure le maintien des pistons/patins sur le plateau came
- Assure le pilotage de la servocommande de variation de cylindrée. (non représentée sur le
dessin ci-contre).

1.4 a – b Cartouches de clapets de gavage et soupape HP. Intégrés à la pompe 1. Les deux
clapets anti-retour, un par branche, sélectionnent automatiquement la branche BP recevant le
débit de gavage. Les deux limiteurs de pression HP, un par branche, limitent le couple
maximum admis sur l’arbre du moteur hydraulique 2 dans les deux sens de marche. Il sont
généralement tarés à 10 % au-dessus du couple de travail le plus élevé.

1.3 - Limiteur de pression de gavage. Intégré à la pompe 1 limite la pression de gavage donc
la valeur de BP entre 7 et 30 bar selon les transmissions.

4 – Echangeur de température ou refroidisseur. L’huile de fuites chaude issue de pompe et


moteur s’écoule de y vers le refroidisseur 4 avant d’être admise au réservoir 5.

3 – Filtre. L’huile fraîche aspirée par la pompe de gavage 1.2 est filtrée généralement à
10 mm avant de pénétrer dans la boucle du circuit fermé.

5 – Réservoir. Il stocke l’huile du circuit hydraulique.

151
152
8.2 ARRET

- La pompe 1 tourne à cylindrée nulle (plateau came vertical)

- Le débit dans les branches AB du circuit fermé est nul

- La pompe de gavage 1.2 entraînée par l’arbre principal de la pompe 1 aspire dans le
réservoir en passant au préalable par le filtre 3

- Elle refoule vers les deux clapets anti-retour de gavage 1.4 a – b qui s’ouvrent et autorisent
la mise sous pression statique des deux branches AB du circuit fermé

- La pression statique appelée « gavage » est limitée par le limiteur de pression 1.3
généralement taré entre 7 et 30 bar selon le type de transmission.

- L’excédent du débit de gavage, autrement dit la quasi totalité de celui-ci traverse le limiteur
de pression 1.3 et franchit successivement le carter de la pompe 1 et l’échangeur de
température 4 avant de retourner au réservoir 5. Cette disposition appelée balayage évite
l’échauffement de la pompe 1 lorsque celle-ci tourne un temps prolongé à débit nul.
En plaçant un manomètre sur chaque branche AB du circuit fermé nous lirons la pression de
gavage ajustée par 1.3 (soit 7 à 30 bar).
En plaçant un manomètre sur le circuit de balayage nous lirons les faibles pertes de charges
du retour qui ne doivent pas dépasser 2 à 3 bar, valeur limite de la tenue du joint
d’étanchéité à lèvre de l’arbre de pompe et moteur.

153
154
8.3 PREMIER SENS DE MARCHE

- La pompe 1 tourne

- L’opérateur actionne le levier de commande d’inclinaison du plateau came de la pompe 1.

- La cylindrée, le débit et la vitesse du moteur hydraulique 2 augmentent proportionnellement


en fonction de l’angle d’inclinaison du levier. Cette disposition permet à l’opérateur de gérer
la vitesse d’avancement de son véhicule entre 0 et maximum de façon continue sans
gradation (similitude avec une boîte automatique).

- Dans l’exemple ci-contre, la branche de gauche (couleur rouge) est sous pression HP et la
branche de droite (couleur orange) est au retour sous pression BP.

- Le clapet anti-retour 1.4 b de la branche HP est fermé.

- Le clapet anti-retour 1.4 a de la branche BP a est ouvert et permet l’admission du débit sous
pression de gavage sur la branche de retour. Cette disposition permet de satisfaire à deux
exigences :

- La compensation des fuites afin d’éviter la cavitation du système.

- L’apport d’huile fraîche dans la boucle du circuit fermé.

- L’excédent de débit de gavage non consommé par les fuites est évacué par le limiteur de
pression 1.3 et s’achemine vers le réservoir en traversant au préalable le carter de la pompe
1. Ce fluide, auquel s’ajoute l’huile de fuite y du moteur hydraulique 2 est refroidie par
l’échangeur 4 avant d’être aspirée à nouveau par la pompe de gavage 1.2.

155
156
8.4 DEUXIEME SENS DE MARCHE

La structure d’un circuit fermé étant parfaitement symétrique, la commande du deuxième sens
de marche est donc l’inverse du premier.

Remarques :

A – On constate que la variation de la vitesse s’obtient par la variation de la cylindrée de la


pompe. Dans les translations d’engins mobiles, on peut jouer également sur la variation de la
vitesse d’entrée de l’arbre de la pompe 1 en relation avec la variation de régime du moteur
thermique gérée par la pédale d’accélérateur.

B – Cette transmission élémentaire met en œuvre une pompe à cylindrée variable et un moteur
à cylindrée fixe. La plage de vitesse, ou rapport de transmission peut être augmentée en
associant une pompe et un moteur à cylindrée variable.

C – Une qualité importante offerte par le circuit fermé est l’aptitude au contrôle des charges
menantes. Si par exemple le véhicule pour le même sens de marche passe de la phase montée
à la phase descente, la pression HP passera simplement d’une branche sur l’autre sans nuire
au fonctionnement de la transmission.
Dans le cas ci-contre, pour le même sens de débit, la branche de droite (rouge) devient gavage
et la branche de gauche (jaune) devient HP. Le clapet de gavage 1.4 b se ferme et le clapet 1.4
a s’ouvre. Le moteur hydraulique 2 se comporte comme une pompe et la pompe 1 comme un
moteur hydraulique.
La capacité de retenue de charge est limitée à celle du moteur thermique qui reste faible, et doit
tenir compte des rendements de la transmission qui jouent dans un sens favorable.

157
158
8.5 LIMITATION DU COUPLE

Les transmissions hydrostatiques en circuit fermé sont munies d’un moyen de limiter le couple
(ou l’effort) transmis au récepteur.

Cette condition est remplie par les deux cartouches 1.4 a et b qui agissent en limiteur de
pression. Dans le cas ci-contre, la cartouche HP 1.4 a est active et la cartouche BP 1.4 b est
inactive et remplit seulement sa fonction de clapet de gavage.

Lorsque la pression maximum de travail est atteinte, réglée par le ressort 1.4 c, le clapet du
limiteur de pression 1.4 a s’ouvre. Le fluide hydraulique sous pression maximum est évacué
vers la branche opposée en franchissant librement le clapet de gavage de la cartouche 1.4 b.

A cet instant le moteur hydraulique 2 est immobilisé sous pression et le débit de la pompe
circule de B ® 1.4 a ® 1.4 b ®A.
Il est vivement déconseillé de maintenir cet état de fonctionnement pendant un temps prolongé
car toute la puissance est transformée en chaleur au travers de 1.4 a. l’échauffement qui en
résulte peut provoquer la grippage de la pompe 1.

Pour les engins qui nécessitent le maintien de la charge en position statique on équipe la
pompe d’une valve d’annulation de débit à pression maximum.

159
160
8.6 BLOC D’ECHANGE D’HUILE

1 - Pompe à cylindrée variable branchée 5 - Moteur hydraulique


en circuit fermé 6 - Sélecteur d’échange d’huile
2 - Pompe de gavage 7 - Gicleur
3 - limiteur de pression de gavage 8 - Valve de purge
4 - Clapets anti-retour de gavage 9 - Refroidisseur

A – Position neutre

La pompe à cylindrée variable 1 est à débit nul.


La pompe de gavage délivre un débit Qpg1 sous pression de 7 à 30 bar selon les applications
limité par 3.
Les deux clapets anti-retour 4 sont ouverts et mettent en basse pression statique les branches
A – B du circuit fermé.
La totalité du débit de gavage Qpg1 est laminé dans 3 et s écoule dans le carter de la pompe 1.
Il s’achemine ensuite vers le réservoir en franchissant au préalable le refroidisseur 9. Cette
disposition permet de satisfaire à deux exigences :

- Réchauffage de la pompe 1 en cas de démarrage à froid.


- Refroidissement de la pompe 1 en cas de fonctionnement prolongé à débit nul.

Pendant cette phase le sélecteur d’échange d’huile 6 est au neutre en position fermée, les
orifices p1 – p2 sont isolés de T.

B – Position en fonctionnement

- L’opérateur affiche un débit sur la pompe à cylindrée variable 1


- Une branche HP et une branche BP prennent naissance
- Sous l’effet de la différentielle des pressions, le sélecteur d’échange d’huile 6 se déplace et
assure la fonction p2 ® T dans l’exemple ci-contre.
- Une certaine quantité d’huile chaude Qpg2 issue de la branche BP s’achemine vers le
réservoir en franchissant successivement le sélecteur 6 ® le gicleur 7 ® la valve 8 ®
Le carter 1 ® le refroidisseur 9.
On assure de cette façon le refroidissement et la régénération du fluide hydraulique. Pendant
cette phase en cas d’absence de gicleur 7 (option), le limiteur de pression de gavage 3 est
fermé. La pression BP est donc définie par le tarage de la valve de purge 8 réglée à une valeur
légèrement inférieure à 3 bar.
Qpg1 = débit de gavage Qpg2 = débit de purge = Qpg1 – (Qfp +Qfm)
Qfm = débit de fuite moteur Qpg3 = débit de refroidissement = Qpg2 + Qfp
Qfp = débit de fuite pompe

Dans l’hypothèse où Qfm est relié au carter de la pompe , ce qui est souvent le cas Qpg3 =
Qpg1

161
NOTES PERSONNELLES

162
9 – Valve thermostatique

163
164
9.1 VALVE THERMOSTATIQUE
Principe

Lorsque le refroidissement du fluide s'avère nécessaire, il est possible de doser la


puissance d'échange thermique grâce à une valve thermostatique. Son mécanisme
est le même que celui d'un thermostat électromécanique.

Fonctionnement

La valve thermostatique récupère le fluide issu des deux limiteurs de pression.


Lorsque l'huile est froide, le ressort pousse le tiroir vers la droite et celle-ci s'écoule
librement vers le réservoir. Au fur et à mesure que la température du fluide
augmente, l'extrémité du capteur interne s'allonge (principe de tension de vapeur ou
dilatation de liquide). Le tiroir se déplace vers la gauche en obturant progressivement
le passage libre tout en découvrant la section alimentant le refroidisseur. Tout ou
partie de l'huile sera ainsi réfrigérée.

165
NOTES PERSONNELLES

166
10 – Réservoir équipé

167
10.1 GENERALITES

Le rôle du réservoir est multiple. Il assure le stockage de l'huile et contribue


au refroidissement de cette dernière par sa convection propre et son
rayonnement. Il participe indirectement à la décantation de l'eau et à la
séparation de certaines impuretés. Il sert également de support mécanique à
bon nombre de composants.

Sa conception n'est pas le fruit du hasard. Elle doit obéir à des règles
précises concernant les points suivants :

« Capacité
« Aspiration - retour - drain
« Remplissage - vidange
« Aération
« Accessibilité
« Elément de séparation
« Température
« Epaisseur des parois
« Peinture

A l'intérieur ou sur sa périphérie, il peut être pourvu d'équipements


complémentaires :

« Filtre
« Réchauffeur
« Echangeur de température
« Niveau visuel ou électrique
« Thermostat

Nota

Si le réservoir possède une surface inférieure légèrement inclinée (2 à 3%),


l'eau peut être éliminée après décantation.

10.2 REGLES SPECIFIQUES

168
1.1 Capacité

CIRCUIT OUVERT

Le volume total du réservoir est défini par le volume utile auquel il faut
additionner le volume de marnage et celui du ciel d'air.

Vt = Vu + Vm + Va

Volume utile (Vu)

Le volume utile, en litres, devra être compris entre 5 et 10 fois le volume


délivré par les pompes en 1 minute.

Volume de marnage (Vm)

Il représente la quantité d'huile retournant au réservoir lors de l'arrêt de


l'installation (accus vidés, tiges de vérins rentrées…)

Volume du ciel d'air (Va)

Par expérience, ce volume représente 10 à 15 % de la somme des volumes


utiles et de marnage.

REMARQUE
Si le réservoir supporte le groupe motopompe, la puissance de ce dernier
peut influer sur les dimensions de celui-ci.

CIRCUIT FERME

Dans un circuit fermé, le volume du réservoir est lié à la puissance


d'échange de réfrigérant. Si celle-ci est comprise entre 20 et 40 % de la
puissance installée, le volume du réservoir dépend du débit de la pompe de
gavage (entre 1 et 3 fois). En l'absence de réfrigérant, le volume du réservoir
peut atteindre de 2 à 5 fois le débit de la pompe de gavage. Dans ce cas,
l'utilisation de l'entraînement hydraulique doit être discontinue.

NOTA
Dans les circuits adaptés aux engins, le volume du réservoir dépend
essentiellement de la puissance d'échange du refroidisseur. La tendance
actuelle est de choisir une valeur comprise entre 30 et 50 % de la puissance
hydraulique installée. Dans ce cas, le volume vaut 0,8 à 2 fois le débit des
pompes en circuit ouvert, gavage y compris. Il ne faut pas perdre de vue,
que les engins peuvent être soumis à des températures ambiantes de 50°C,
ce qui induit des températures d'huile de 90 à 100 °C.

169
1.2 Aspiration – retour – Drain

Les tuyaux d'aspiration doivent être éloignés des canalisations de retour et


de drain. Au-delà d'une contenance de 1OO litres, le réservoir sera équipé
de cloisons de séparation, ce qui améliore la tranquillité de la zone
d'aspiration.

1.3 Remplissage - Vidange

Des coupleurs rapides facilitent ces opérations. Il est important de


positionner le coupleur de remplissage avant le filtre retour, s'il existe. En
son absence, le groupe de filtration s'avère indispensable.

1.4 Aération

L'air pénètre dans le circuit lorsque la tuyauterie n'est pas étanche. Or en


plus, les fluides contiennent également de l'air dissous. La loi de solubilité
définit la quantité maximale d'air qu'une huile peut contenir. Cette valeur est
minimum à la pression minimale (généralement dans le réservoir). Si la
quantité d'air dépasse le seuil de saturation, l'huile devient trouble et l'air va
tendre à se séparer de l'huile sous forme de minuscules bulles qui montent à
la surface. Le réservoir, pour faciliter cette opération, sera équipé de
déflecteurs ou de cloisons de stabilisation. Ceci permettra également aux
particules d'impuretés de se déposer au fond.

1.5 Accessibilité

L'accessibilité d'un réservoir est souvent négligée. Or, ce non-respect des


règles de l'art engendre des problèmes en cascade. Lors d'une destruction
de pompe, par exemple, l'absence de nettoyage du réservoir provoque
souvent la dégradation rapide de la pompe neuve.
C'est la raison pour laquelle les trappes de visite seront dimensionnées de
façon à permettre l'accès, le nettoyage, et l'examen complet de tout le
volume intérieur du réservoir.

1.6 Elément de séparation

170
Le rôle des cloisonnements est de séparer les orifices d'aspiration des
canalisations de retour et de drain. Leur disposition est à l'origine des
méandres du lent parcours du fluide. Ce principe induit une désaération
maximum du fluide.

Voici deux exemples de cloison autorisant un passage inférieur d'équilibrage.

171
NOTES PERSONNELLES

172
11 – Fluides hydrauliques

173
11.1 PREAMBULE
Le fluide représente un élément fondamental de toute transmission oléo-
hydraulique. Au fil du temps, son évolution a contribué à l'essor d'une technique
performante, présente dans de nombreux domaines.

D'abord eau, puis huile de turbine, il développa ensuite des propriétés lubrifiantes
intéressantes grâce à l'additivation anti-usure.

Quelques années plus tard, les recherches dont il était l'objet, s'orientèrent vers la
filtration, la compatibilité multi-métal, la protection en couche mince et la
désémulsion. Enfin, dans sa forme bio-dégradable, le fluide put renouer avec
l'environnement.

De manière spécifique et en tenant compte du niveau d'inflammabilité des huiles


minérales, des fluides spéciaux, non issus des techniques habituelles de raffinage
de pétrole, sont disponibles sur le marché. Ils répondent aux critères définis par les
conditions de résistance à l'incendie.

Nota

Malgré les nombreux inconvénients que présente l'eau (corrosion, gel, entartrage,
évaporation, absence de viscosité et de propriétés lubrifiantes), certaines
techniques l'utilisent toujours (forgeage, filage, etc…).

11.2 ROLES DU FLUIDE


Fonctions essentielles :

§ Transmission d'énergie
§ Lubrification et protection

TRANSMISSION D'ENERGIE LUBRIFICATION ET PROTECTION


§ Viscosité convenable § Viscosité convenable
§ Faible variation de la viscosité sur § Propriétés anti-usure
toute la plage de température § Propriétés anti-rouille et anti-
§ Faible compressibilité corrosion
§ Pompabilité à faible température § Résistance au cisaillement
§ Résistance à l'oxydation
§ Filtrabilité

174
11.3 CARACTERISTIQUES PHYSICO-CHIMIQUES
Ø VISCOSITE (NORMES : NF T 60-100 / ASTM D 145 / ISO 3014)

Les liquides sont constitués de particules extrêmement fines (molécules) qui


glissent facilement les unes sur les autres. Celles-ci sont maintenues en contact
par des forces de cohésion qui varient selon les liquides. Aussi, le terme
viscosité désigne-t-il la résistance à l'écoulement d'un liquide. On constate ainsi
que l'eau, plus fluide que l'huile, s'écoule plus facilement.

A B

La notion de viscosité peut être concrétisée par deux jeux de cartes. Chaque carte
représente une tranche de la veine liquide.

Le jeu A est ancien :


En appliquant une légère impulsion sur la tranche du jeu, chaque carte se déplace
horizontalement l'une par rapport à l'autre sur une faible distance. Entre deux
cartes, la force de frottement est élevée. On peut assimiler cet état à un liquide
visqueux.

Le jeu B est neuf :


En appliquant la même impulsion, chaque carte se déplace horizontalement l'une
par rapport à l'autre sur une distance plus importante. Entre deux cartes neuves et
bien vernies, la force de frottement est faible. On peut assimiler cet état à un liquide
fluide.

La chaleur influence considérablement la viscosité. Il est donc nécessaire de


préciser la température à laquelle la viscosité fait référence.

Remarque importante

D'une manière scientifique, deux viscosités dépendantes l'une de l'autre ont été
définies. Avec les lubrifiants oléo-hydrauliques, la viscosité cinématique (n) est
couramment utilisée. Par contre, concernant plus spécifiquement les huiles
moteurs, la classification SAE définit une viscosité maximale à basse température.
Celle-ci est déterminée par la mesure de la viscosité dynamique (µ), seule
signification de la "démarrabilité" de l'huile à basse température.

Température de référence (NORMES : NF T 60-141 / ISO 3348)

175
La définition de la viscosité impose le choix d'une température de référence. Les
normes précitées ont classé les huiles en fonction de leur viscosité à 40°C.

Tritech
Classe de viscosité Viscosité cinématique Limites de viscosité
ISO médiane (mm²/s à 40°C) cinématique en mm²/s à 40°C
MINI MAXI
ISO VG 15 15 13,5 16,5
ISO VG 22 22 19,8 24,2
ISO VG 32 32 28,8 35,2
ISO VG 46 46 41,4 50,6
ISO VG 68 68 61,2 74,8
ISO VG 100 100 90 110
ISO VG 150 150 135 165

La viscosité des huiles varie avec la température. En coordonnées logarithmiques,


une droite représente graphiquement cette relation. Il est important de noter
l'indispensable association température - viscosité.

176
Ø INDICE DE VISCOSITE (NORMES : NF T 60-136 / ASTM D 2270 / ISO 2909)

L'indice de viscosité est un nombre conventionnel qui permet de connaître


l'évolution de la viscosité avec les variations de température. Plus l'indice de
viscosité d'une huile est faible, plus la viscosité de celle-ci est sensible aux
variations de température.

L'indice de viscosité est calculé à partir de deux gammes d'huile de référence : l'une
d'indice O (origine naphténo-aromatique, très instable en viscosité sous l'influence
de la température), l'autre d'indice 100 (origine paraffinique, plus stable sous l'effet
de la chaleur).
B : VI 209

177
Ø RELATION VISCOSITE / PRESSION

A température constante, la viscosité des huiles augmente avec la pression.

D'une manière pratique, la formule suivante peut être utilisée :

v p = vo .e b. p

vp = Viscosité à la pression p (mm²/s)


vo = Viscosité à la pression atmosphérique (mm²/s)
p = Pression de service (bar)
b = Coefficient spécifique huile (b= 0,002 bar -1 pour une huile de VI = 95)

Pour une huile minérale classique, la viscosité double pour une pression de service
de 350 bar.
Ø

178
MASSE VOLUMIQUE

La masse volumique représente le quotient entre la masse et le volume du fluide


considéré. La masse volumique des huiles minérales est comprise entre 860 et
900 kg/m³. Celle des fluides non issus du raffinage peut être supérieure à
1000 kg/m³ (selon unités 1kg/dm³ ou 1g/cm³).

Lorsque la température augmente, la masse volumique diminue assez


sensiblement. La dilatation qui en découle peut être 20 fois plus grande que celle
du métal constitutif du bidon qui la contient.

A la température considérée et sous la pression atmosphérique, l'équation s'écrit :

r 15
r=
1 + a (t - 15)

r = Masse volumique (kg/m³)


r15 = Masse volumique à 15°C (kg/m³)
a = Coefficient de dilatation cubique (0,0007/°C pour l'huile minérale)
t = Température de service (°C)

A contrario, lorsque la pression augmente, la masse volumique augmente


sensiblement (raisonnement à température constante)

Variation de la masse volumique selon la relation suivante :

r 15
r=
Dp
1-
K

Même paramétrage que l'équation précédente, avec en plus :

Dp = Augmentation de pression (bar)


K = Module d'élasticité volumique (bar)

Ø INDICE D'ACIDE (NORMES : NF T 60-112 / ASTM D 974 / ISO 6618)

La valeur du pH exprime la proportion de concentration en ions H+ du milieu


considéré.

179
L'indice d'acide (AN) est, par définition, le nombre de milligrammes de potasse
nécessaire pour neutraliser les acides contenus dans un gramme d'huile. La
mesure repose sur le changement de couleur d'un réactif coloré ou s'effectue par
potentiométrie.

Une température élevée, associée à la présence d'air, affecte le fluide. Le


vieillissement prématuré de celui-ci se traduit par une augmentation de l'AN, une
augmentation de la viscosité, une diminution des propriétés de résistance à
l'incendie (fluides anhydres) et une plus grande agressivité vis à vis des matériaux
et des élastomères.

Evolution temporelle de l'AN

Valeurs admissibles de l'AN (mgKOH/g)

Fluide état neuf Seuil d'alerte Seuil critique


1,2 1,8 2
Huile minérale
0,2 0,6 0,8
Huile de synthèse 0,5 1,8 2

Remarques

¨ Dans le cas des huiles minérales neuves, pour AN > 0,5, le seuil critique est
atteint aux alentours d'une valeur double.
¨ Dans le cas des fluides de synthèse, l'additivation étant différente, le ratio des
AN est plus important.
¨ A l'atteinte du seuil d'alerte, mesurer la viscosité et pratiquer une
ultracentrifugation. L'oxydation se traduit alors par l'apparition de dépôts noirs.

Ø POINT D'ANILINE (NORMES : NF M 07-21 / ASTM D 611 / ISO 2977)

Le point d'aniline est la température à laquelle, une solution obtenue à chaud et


constituée de volumes égaux d'huile et d'aniline, prend, lors d'un refroidissement
test, un aspect trouble par cristallisation de l'aniline.

180
Ø POINT D'ANILINE (SUITE)

Il permet d'apprécier le comportement des huiles au contact des joints et des


flexibles. Les points d'aniline des huiles minérales sont généralement compris entre
90 et 110°C.

Faible point d'aniline ð Ramollissement et gonflement des élastomères

Fort point d'aniline ð Rétrécissement et durcissement des élastomères

Ø POINT D'ECLAIR ET POINT DE FEU (NORMES : NF T 60-118 / ASTM D 92 / ISO 2592)

Le point d'éclair est la température la plus basse à laquelle s'allume un mélange


d'air et de vapeurs d'huile au contact d'une flamme.

Le point de feu correspond à la température à partir de laquelle commence la


combustion continue.

Dans le même registre, le point d'auto-inflammation est la température à partir de


laquelle s'enflamme spontanément une huile lorsqu'elle est chauffée.

Ø POINT D'ECOULEMENT (NORMES : NF T 60-105 / ASTM D 97 / ISO 3016)

Le point d'écoulement correspond à la température la plus basse à laquelle l'huile


s'écoule encore lorsqu'elle est refroidie, sans agitation, et ce, dans le cadre des
conditions normalisées.

Point d'écoulement selon le fluide utilisé :

§ Huiles naphténiques : - 20°C à - 40°C


§ Huiles paraffiniques : - 8°C à - 15°C
§ PAO : - 30°C à - 50°C

Remarque importante

A la température de fonctionnement la plus basse, il ne faut pas approcher le point


d'écoulement. En règle générale, une différence de 10 à 15°C est suffisante.

181
11.4 PERFORMANCES DES HUILES HYDRAULIQUES
Qualités principales du fluide

§ INDICE DE VISCOSITE ELEVE


§ POUVOIR ANTI-USURE
§ PROPRIETES ANTI-OXYDANTES
§ PROPRIETES ANTI-CORROSIVES
§ BON COMPORTEMENT EN PRESENCE D'EAU
§ BON COMPORTEMENT EN PRESENCE D'AIR
§ FILTRABILITE
§ RESISTANCE A L'INCENDIE
§ NON POLLUANT POUR L'ENVIRONNEMENT
§ EXEMPT DE TOXICITE DANS L'AGROALIMENTAIRE POUR L'HOMME

Ø POUVOIR ANTI-USURE (NORMES : NF E 48-617 / ASTM D 2783)

Le pouvoir lubrifiant et anti-usure représente une des principales propriétés des


fluides hydrauliques. Les composants possèdent des jeux fonctionnels très faibles.
Toute usure tend à les augmenter, ce qui engendre une diminution du rendement
volumétrique. Les pressions élevées constituent un facteur aggravant des risques
d'usure.

Le fluide hydraulique doit "mouiller" toutes les pièces en mouvement avec un film
lubrifiant. Celui-ci peut se rompre sous l'effet de pressions élevées, d'une
alimentation insuffisante en huile, d'une viscosité trop faible ou de mouvements trop
rapides.

Principaux types d'usure

§ Erosion (cavitation)
§ Corrosion de contact (fretting)
§ Fatigue (fissure)
§ Abrasion (enlèvement par coupe ou labourage sans ablation)
§ Adhésive (contact métal/métal avec rupture par cisaillement)

De nombreux additifs confèrent à l'huile des propriétés anti-usure voire même


extrême pression.

Les principaux tests sont réalisés sur les machines 4 billes, TIMKEN et FZG.

Ø PROPRIETES ANTI-OXYDANTES (NORMES : ASTM D 943)

Une température élevée, conjuguée à l'oxygène de l'air, engendre une détérioration


progressive du fluide. L'oxydation entraîne une augmentation de la viscosité et de
l'indice d'acide ainsi que la corrosion de divers métaux. La formation de dépôts et
de boues peut également être observée.

Il est admis, pour les huiles minérales, qu'au-delà de 60°C, la durée de vie du fluide
est divisée par deux à chaque palier supplémentaire de 10°C.

182
L'essai d'altération consiste à soumettre l'huile à un barbotage d'oxygène en
présence d'eau et de catalyseurs. L'indice d'acide est ensuite mesuré. En parallèle,
une quantification de dépôts est effectuée.

Ø PROPRIETES ANTI-CORROSIVES (NORMES : AFNOR M07-015/ ASTM D 0130 / ISO 2160)

Le fluide ne doit pas attaquer les métaux usuels et notamment le cuivre. L'évolution
de cette propriété peut être appréciée visuellement en plongeant une lame de
cuivre pendant trois heures dans le fluide porté à 100°C. La coloration qui en
découle, donne une indication significative. Concernant les autres métaux, divers
tests déterminent l'état de corrosion avec de l'huile surtout contaminée par de l'eau.

Ø COMPORTEMENT EN PRESENCE D'EAU

Dans une installation, le pourcentage d'eau ne doit pas dépasser 0,1%. Dans
certains cas spécifiques, l'alarme peut être fixée à un seuil plus faible (100 à 500
ppm).

§ PROPRIETES ANTI-ROUILLE (NORMES : NF T 60-151 / ASTM D 665 / ISO 7120)

Tout développement d'oxydoréduction étant préjudiciable à l'installation, le fluide


possède une additivation particulière qui forme des films hydrophobes ou qui réagit
par adsorption chimique.

Le test consiste à plonger des éprouvettes d'acier dans un mélange d'huile (90%) et
d'eau (10%) porté à 60°C et ce, pendant 24 heures.

§ RESISTANCE A L'HYDROLYSE (NORMES : ASTM D 2619)

L'eau peut dégrader certains additifs et donner ainsi naissance à des composés
acides qui entraînent corrosion et dépôts. Les additifs à base de zinc stabilisé
peuvent lutter contre ce phénomène.

L'essai consiste à plonger une plaque de cuivre dans une bouteille en rotation lente
contenant 75% d'huile et 25% d'eau. A l'issue du test, on mesure la perte de
masse de cuivre et l'acidité du produit aqueux.

§ DESEMULSIBILITE (NORMES : NF T 60-125 / ASTM D 1401)

183
L'eau introduite dans le fluide doit être éliminée le plus rapidement possible car elle
diminue la viscosité, altère les propriétés anti-corrosion et favorise la création de
sédiments. La décantation permet d'évacuer l'eau libre du circuit.

L'essai consiste à agiter des volumes égaux d'huile et d'eau, et à mesurer le temps
de séparation.

Ø COMPORTEMENT EN PRESENCE D'AIR

La présence d'air engendre l'oxydation de l'huile, l'élévation de température, la


diminution de lubrification, la compressibilité du fluide, des mouvements saccadés
et des nuisances sonores.

§ COMPRESSIBILITE

La compressibilité représente la variation de volume d'un fluide hydraulique soumis


à la pression. L'air contenu dans le fluide, sous forme dissoute, provoque une
compressibilité estimée à 2% à 250 bar et 3% à 500 bar, et ce, dans une gamme de
température s'échelonnant de 10°C à 60°C. Comme l'huile est plus compressible à
haute température, à 100°C, il faut ajouter respectivement 0,5% et 1% aux deux
valeurs précédemment énoncées.

La compressibilité peut être fortement augmentée lorsque de l'air non dissous est
entraîné sous forme de bulles. L'effet DIESEL (ou LORENTZ) peut se produire et
engendrer l'auto-allumage du mélange air-gaz.

§ PROPRIETES ANTI-MOUSSE (NORMES : NF T 60-129 / ASTM D 892 / ISO 6247)

Le pouvoir anti-mousse se traduit par la facilité plus ou moins importante avec


laquelle le fluide peut se séparer de l'air qu'il contient. Contrairement au
phénomène d'air entraîné où les bulles d'air sont entourées par des films d'huile
relativement épais, dans la mousse, les bulles d'air sont séparées par des couches
d'huile relativement fines. La mousse peut apparaître en surface et peut même
dans certains cas provoquer le débordement du réservoir.

L'essai consiste à souffler de l'air dans l'huile de façon à mesurer la persistance et


le volume de la mousse.

§ VITESSE DE DESAERATION (NORMES : NF T 60-149 / ASTM D 6427)

Lorsque l'air s'est introduit dans le circuit, il est impératif qu'il en sorte rapidement.
L'oxydation de l'huile, la pollution particulaire et la présence d'eau diminue la
capacité de désaération du fluide. En cas de mauvais dosage de l'additivation anti-
mousse, la vitesse de désaération peut augmenter.
L'essai consiste à souffler de l'air dans l'huile de façon à mesurer la teneur en air en
fonction du temps.

184
FILTRABILITÉ (NORMES : NF E 48-690 / NF E 48-691)

Le fluide hydraulique de part son origine, sa viscosité et son additivation, influe sur
la taille du filtre ainsi que sur la nature du média filtrant.

L'intégration de filtres très fins (5µm(c)) lui impose une excellente filtrabilité. Cette
caractéristique doit pouvoir s'appliquer même en présence d'eau.

l'essai consiste à filtrer l'huile dans des conditions pré-définies (Dp, surface filtrante,
porosité) pour mesurer la vitesse de passage et ce, avec présence ou non d'eau.

Ø RESISTANCE A L'INCENDIE

Les huiles minérales brûlent d'autant plus facilement qu'elles sont employées à des
températures élevées. Un jet d'huile minérale peut s'enflammer en passant au-
dessus d'un four ou en étant projeté sur une pièce en fusion. la distance de
propagation est liée directement à la pression. Pour essayer de remédier à ce
phénomène, des fluides spéciaux, résistants au feu, ont été développés.

Classification des fluides difficilement inflammables

Fluides aqueux

§ HFAE : Emulsion huile/eau


§ HFAS : Solution chimique aqueuse
§ HFB : Emulsion eau/huile
§ HFC : Solution aqueuse de polymères
Fluides anhydres

§ HFDR : Esters phosphoriques


§ HFDS : Hydrocarbures chlorés
§ HFDT : Mélange HFDR et HFDS
§ HFDU : Esters organiques

Différents essais permettent de vérifier le caractère difficilement inflammable de ces


fluides :

§ Homologation FMI (Factory Mutual Industry) (obsolète) :


¨ Test du jet pulvérisé consistant à mesurer le temps d'auto-extinction de la
flamme générée par le spray de fluide enflammé (5 secondes max.).

§ 7ème rapport du Luxembourg :


¨ Test de dégagement de chaleur
¨ Test à la mèche

185
§ Homologation FMRC (Factory Mutual Research Corporation) :
¨ Test de dégagement de chaleur, assez proche de celui du 7ème rapport du
Luxembourg.

Ø NON POLLUANT POUR L'ENVIRONNEMENT

Lorsque les installations hydrauliques fonctionnent à l'extérieur et même s'il n'existe


pas aujourd'hui de directives légales, ni de normes définissant précisément la
locution "compatible avec l'environnement", il paraît utile d'utiliser des fluides
respectueux de l'environnement.

Cette notion englobe les caractéristiques suivantes :

¨ La meilleure biodégradabilité possible


¨ L'absence de toxicité pour la faune aquatique
¨ L'absence de risque pour l'eau

Classification des fluides biodégradables

§ HETG : Huile d'origine végétale (colza)


§ HEPG : Ethers de polyglycols
§ HEES : Esters synthétiques

Essais relatifs à la biodégradabilité et à la non toxicité (NORMES : NF T 60-198 / CEC L 33) :

§ Biodégradabilité

Cette notion intègre le degré et la rapidité d'auto-destruction du fluide dans un


milieu où des micro-organismes sont présents.
Biodégradabilité dite primaire (ou partielle) qui correspond à la disparition plus ou
moins importante du produit de départ, sans que la transformation de ce dernier ne
parvienne au stade de CO2 et de biomasse, mais avec altération de la structure
chimique et altération des propriétés spécifiques.
La biodégradabilité dite ultime (ou totale) qui survient lorsque le produit est éliminé
en totalité par les micro-organismes pour produire du CO2, de l'eau, des sels
minéraux et une nouvelle biomasse. C'est la minéralisation complète du produit.
Ces méthodes sont reconnues au niveau de l'OCDE (Organisation de Coopération
et de Développement Economique).

186
§ Non toxicité
¨ Toxicité aiguë sur le poisson
¨ Toxicité aiguë par ingestion sur les mammifères (le rat)
¨ Danger pour l'eau exprimé par les classes WGK
0 = Considéré comme généralement non polluant
1 = Risque de faible pollution
2 = Risque de pollution
3 = Fortement polluant

Réflexions choisies

§ Concernant le choix des pompes et des moteurs, il est indispensable de tenir


compte des viscosités minimales et maximales indiquées dans la documentation
technique des fabricants de composants.
§ Les fluides ayant un indice de viscosité élevé, voire très élevé, sont destinés aux
circuit hydrauliques qui fonctionnent dans des conditions sévères (températures
et pressions élevées ou soumis à des variations de température importantes).

§ Les fluides hydrauliques doivent être compatibles avec les différents matériaux
de l'installation (cuivre, acier, aluminium, zinc, etc…). Cette compatibilité s'étend
à toutes les matières plastiques, les joints d'étanchéité statiques ou dynamiques
et autres élastomères (accumulateurs, flexibles, câbles électriques, etc…) ainsi
qu'aux peintures.

§ Concernant les lubrifiants entre eux, la compatibilité sous l'aspect lubrification,


boues et moussage n'est pas suffisante. La miscibilité est également à prendre
en compte (mélange limpide sans séparation de phase).

§ Pour les fluides difficilement inflammables ou biodégradables, ne pas hésiter à


prendre conseil auprès des fabricants de composants. En effet, dans certains
cas, ces derniers ont adapté les pompes et moteurs au fluide. En tout état de
cause, il faut respecter scrupuleusement les pressions de service, les vitesses
de rotation, les températures et autres caractéristiques fournies par les
fabricants.

§ Ne pas oublier que les fluides biodégradables au même titre que les autres
fluides sont soumis à des règles strictes d'évacuation.

Remarque importante

Les fluides sont dits "incisaillables" lorsqu'ils sont exempts d'additifs améliorant
l'indice de viscosité. Si l'obtention d'un indice élevé (>110) passe par l'introduction
de chaînes de polymères longues, une contrainte de cisaillement importante peut
entraîner une chute permanente de la viscosité et de l'indice de viscosité.

187
NOTES PERSONNELLES

188
12 - la filtration

189
190
70% des cas de pannes ont pour origine la pollution

On distingue 2 - La pollution solide


3 - La pollution chimique

12.1 DIMENSIONS DE LA POLLUTION SOLIDE

4 - La pollution grossière. Elle correspond aux particules qui ont pour valeur le jeu fonctionnel
des appareils. En hydraulique, selon le calibre des composants, ce jeu varie de 5 à 30 µm

5 - La pollution fine. Elle correspond aux particules inférieures à la valeur du jeu fonctionnel

6 - La pollution ultra-fine. Ou boues microniques. On classe dans la pollution ultra-fine les


particules inférieures à 5µm

3.2 Types de pollution chimique

7 - La cavitation est provoquée par une prise d'air ou de mauvaises conditions d'aspiration de la
pompe

8 - L'eau. On ne doit jamais dépasser 0,1 % d'eau dans l'huile. L'eau a pour origine la
condensation provoquée par les variations de température au-dessus du niveau d'huile dans le
réservoir.

9 - La température. La température idéale est de 60°C; au-delà de cette température, la durée


de vie du fluide est affectée. L'excès de température peut avoir plusieurs causes : Laminage
avec circuit mal conçu, fuites internes, réservoirs trop petits, absence d'échangeur de
température

3.3 Les effets

10 - Grippage. La pollution grossière ou les particules issues de la cavitation provoquent le


grippage des pièces en mouvement dans le système hydraulique. Les conséquences
financières en cas d'arrêt machine peuvent être considérables

11 - Usure. La pollution fine, la plus répandue, agit comme de la pâte à rôder. Les jeux
fonctionnels augmentent ainsi que les fuites. Les mouvements des récepteurs ralentissent
jusqu'à l'arrêt total. L'augmentation des fuites génère à son tour une élévation anormale de la
température

12 - Blocage. La pollution ultra-fine augmente les forces de frottement de déplacement des


tiroirs jusqu'au blocage de ceux-ci. La pollution ultra-fine obture également les orifices de faible
dimension. A noter également une incidence sur l'oxydation de l'huile

13 - Destruction du fluide. La pollution chimique a pour conséquence première de détruire les


qualités physico-chimiques du fluide. Elle affecte la viscosité, augmente l'indice d'acide et
l'oxydation de l'huile. L'eau génère la corrosion des pièces internes du circuit et présente des
problèmes au niveau de la filtrabilité

191
192
12.2 ENDROITS DE FILTRATION

Filtration grossière 45 µm au mieux - Problème d'acces-


sibilité en maintenance - pas de signal de colmatage-
1 Crépine d'aspiration Déconseillé en hydraulique industrielle, sauf à la mise
en service de l'équipement.

Filtration 10 µm - delta p de colmatage limitée à la


capacité d'aspiration de la pompe soit 0,7 à 0,8 bar
absolu - gros filtre - coût d'entretien élevé - en voie de
Filtre d'aspiration disparition dans l'hydraulique industrielle - Valable
2 encore dans le mobile compte tenu des risques de
pollution dans le réservoir. By-pass déconseillé.

Filtration 3 à 10 µm - delta p de colmatage de 3 à 4 bar


petit filtre - coût d'entretien minimum - point de filtration
Filtre refoulement efficace - Obligatoire à l'entrée des servovalves mais
3 sans by-pass. Pour les autres cas, prévoir by-pass et
signal électrique de colmatage.

Filtration 3 à 10 µm - delta p de colmatage 1 à 2 bar


filtre dimensionné par le débit de retour - point de
4 Filtre retour filtration efficace avec vérins - prévoir by-pass et signal
électrique de colmatage.

Filtration 3 à 10 µm continue par GMP séparé solution


très efficace - Conseillé avec réservoir > que 1000 l et
pompes régulées à pression constante. Le GMP peut
Filtre en dérivation être utilisé également pour le refroidissement du circuit.
5 En fonction de l'environnement, le débit de la pompe de
circulation sera compris entre 7 et 15% du volume
d'huile du réservoir.
Filtre air type reniflard déconseillé - prévoir filtre type
Filtre à air spin-on cartouche papier 10µm.
6

193
194
12.3 TECHNOLOGIE D'UN FILTRE
1 - Milieu filtrant 3 - 5 - 10 - 20 µm selon 4 - Clapet de by-pass
applications avec virole interne 5 - Tête
2 - Cuve . 6 - Indicateur de colmatage.
3 - Joint torique

- Le milieu filtrant 1 peut être en papier cellulose imprégnée de résine phénolique ou fibre
de verre. Dans les deux cas la cartouche est consommable et doit être jetée lorsqu'elle
atteint son seuil de colmatage. La résistance de la virole interne détermine la tenue du
milieu filtrant à l'écrasement.

- Les cartouches de papier ont un diamètre de pores de 40 à 60 µm avec diamètre des


fibres de 15 µm. Le coefficient ß moyen est de ß25 ≥ 75 ou ß40 ≥ 75. Les cartouches en
micro fibre de verre ont un diamètre de pores de 1 à 2 µm et diamètre de fibre de 1 à 2
µm. Le coefficient ß maxi. est ß1 ≥ 200 ou ß3 ≥ 200. Elles sont compatibles avec les eaux
glycols et ester phosphates

- La cuve 2 pour les filtres basse pression est en tôle emboutie et en acier moulé pour la
HP jusqu'à 450 bar. Elle est généralement vissée sur la tête de filtre et étanchée par un
joint torique

Le clapet de by-pass et son ressort 4 protège le filtre des pics de pression provoqués par
les démarrages à froid avec huile visqueuse ou bien des pointes de débit surtout avec
filtre retour

La tête de filtre est équipée du signal de colmatage 6 qui peut être visuel ou électrique. Le
signal de colmatage peut être muni d'un adaptateur pour prise de prélèvement
d'échantillon

Les filtres peuvent être montés en ligne avec implantations par raccords ou brides. Ils
peuvent être directement flasqués sur plaque de base ou carter de pompe dans le cas de
transmissions hydrostatiques

Les filtres retour peuvent être montés sur sommet de réservoir

195
196
12.4 POUVOIR D'ARRET D'UN ELEMENT FILTRANT
Le pouvoir d’arrêt d’un élément filtrant s’exprime en micromètre absolu (µm absolu)
suivant la norme
CETOP RP 92 M

Définition : “Le pouvoir absolu” se définit comme étant le diamètre de la plus grosse
particule solide sphérique qui passe à travers un élément filtrant dans des conditions
données.

Les différents degrés de filtration absolus couramment utilisés sont les suivants :

3 µm - 5 µm - 10 µm - 15 µm - 25 µm

Pour juger des performances d’un élément filtrant on utilise un banc d’essai et de contrôle
nommé MULTI-PASS
Un fluide pollué par poussière d’essai (ACFTD) est admis à l’amont (E) du filtre. Des
prélèvements simultanés sont effectués à l’amont et à l’aval (S) du filtre à essayer. Ils sont
analysés automatiquement pour quantifier le nombre de particules présentes avant et
après le filtre
Pour une dimension de particule égale et supérieure à une valeur donnée, le coefficient ß
s’obtient en divisant la quantité mesurée à l’amont par la quantité mesurée à l’aval

Exemple

200 000 particules de 10 µm et plus relevées à l’amont du filtre et 26 600 particules de 10


µm relevées à l’aval. Le coefficient ß aura pour valeur :

200000
= 75 soit coef. b10 = 75
2660

197
La norme NAS 1638 E

Classe
Microns
00 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

5-15 125 250 500 1000 2000 4000 8000 16000 32000 64000 128000 256000 512000 1024000

15-25 22 44 89 178 356 712 1425 2850 5700 11400 22800 45600 91200 182400

25-50 4 8 16 32 63 126 253 506 1012 2025 4050 8100 16200 32400

50-100 1 2 3 6 11 22 45 90 180 360 720 1440 2880 5760

> 100 0 0 1 1 2 4 8 16 32 64 128 256 512 1024

Servocommande haute précision. Classe 3 - 4 Coef b 5 ³ 100

Servovalves industrielles. Classe 7 Coef b 5 ³ 100

Proportionnelle. Classe 7 - 9 Coef b 10 ³ 75

Hydraulique haute pression avec pompes à pistons


Classe 9 Coef b 20 ³ 100
axiaux.

Hydraulique basse et moyenne pression pompes


Classe 9 à 10 Coef b 20 ³ 100
palettes et engrenages.

198
12.5 ETAT DE POLLUTION D'UN FLUIDE
La norme NAS 1638 E

Pour apprécier l’état de pollution d’un fluide, on utilise la norme d’origine Américaine NAS
1638

La mesure est réalisée à partir d’un échantillon de 100 ml, prélevé sur le circuit
hydraulique dans des conditions données (voir ci-après

La norme indique le nombre de particules dans une fourchette de taille donnée et définit
14 classes de pollution, de la classe 00 à 12

Les systèmes hydrauliques les plus sophistiqués ne descendent jamais en dessous de la


classe 3

La norme NAS 1638 ne prend pas en compte les particules fines < à 5 µm. Dans
l’hypothèse de blocage de tiroirs, sans grippage, il y a lieu de vérifier la présence de
particules fines en demandant au laboratoire spécialisé un comptage inférieur à 5 µm ou à
défaut une gravimétrie

Le tableau ci-contre donne un aperçu de la classe de pollution exigée en fonction de la


sensibilité du matériel hydraulique

Le constructeur de composants hydrauliques doit être à même de fixer la classe de


pollution dans laquelle son produit doit fonctionner avec éventuellement le coefficient ß
correspondant

La norme NAS détermine une classe pour chaque fourchette de tailles de particules
La classe finale retenue est la plus défavorable

Suivant l’installation à vérifier, il est parfois prudent de retenir la classe correspondante


aux matériels à protéger

199
Exemple avec échantillon de 100 ml de 64000 particules > 5 µm et 7200 particules > 15
µm

ISO 4406 NAS 1638 ISO 4406 NAS 1638


26/23 - 16/13 7
25/23 - 15/12 6
23/20 - 14/12 -
21/18 12 14/11 5
20/18 - 13/10 4
20/17 11 12/9 3
20/16 - 11/8 2
19/16 10 10/8 -
18/15 9 10/7 1
17/14 8 10/6 -

200
La norme ISO 4406

Cette norme est décomposée en 26 classes affectées à deux dimensions de particules

- les particules de taille supérieure à 5 µm


- les particules de taille supérieure à 15 µm

Les quantités sont données pour 100 ml de fluide

On définit la classe de pollution par deux chiffres :

- Le premier chiffre concerne le numéro de la gamme pour les particules supérieures à 5


µm
- Le second chiffre concerne le numéro de la gamme pour les particules supérieures à 15
µm

Exemple avec le graphique ci-contre

- On relève 64000 particules > 5 µm et 7200 particules > 15 µm

Le graphique ci-contre montre que nous sommes au point 6,4 . 104 = 64000 soit chiffre 17
pour les particules supérieures à 5 µm et au point 7,2 . 103 = 7200 soit chiffre 13 pour les
particules supérieures à 15 µm. L’indice de pollution est donc 17/13

Le tableau ci-contre donne la correspondance entre la norme NAS 1638 et l’ISO 4406

201
12.6 MODIFICATION DU STANDARD ISO

Ø ORIGINE DE LA DEMANDE D'EVOLUTION

§ La répartition des tailles de particules du polluant de test ACFTD a été déterminée


par microscope à la fin des années 60 et ce, sans aucun référentiel.

§ L'étalonnage de cette poussière d'essai ne peut être certifié en termes de


répétabilité, comparabilité et traçabilité.

Ø ADOPTION DE NOUVELLES DIMENSIONS

Les nouveaux procédés, de l'analyse granulométrique et du comptage de particules,


donnent d'une même particule une dimension différente de celle fournie par les
anciennes méthodes de mesure. En effet, selon le principe de sphère équivalente, la
taille d'une particule correspond au diamètre de la sphère qui a le même
comportement que la particule analysée selon le même principe physique.

202
Ø COMPARAISON DES TAILLES DE PARTICULES

Les mesures ont été réalisées avec un compteur automatique calibré avec l'ACFTD et
selon MTD/NIST.
Tritech

ACFTD ISO MTD / NIST


ISO 4402 (1991) ISO 11171
µm µm(c)
>1,0 4,0
1,0 4,2
2,0 4,6
2,7 5,0
3,0 5,1
4,3 6,0
5,0 6,4
5,9 7,0
7,0 7,7
7,4 8,0
10,0 9,8
10,2 10,0
14,0 13,0
15,0 13,6
16,9 15,0
20,0 17,5
23,4 20,0
25,0 21,2
30,0 24,9
37,3 30,0
40,0 31,7
50,0 38,2

Ø NOUVELLES NORMES

§ Définition de la classe de pollution : ISO 4406 (1987)


® ISO 4406 (1999)
® ISO 11171 (1999)
§ Etalonnage des appareils de mesure : ISO 4402 (1991)
® ISO 11943 (1999)
§ Test multi-pass : ISO 4572 (1982) ® ISO 16889 (1999)

Comme le montrent les trois points précédents, les diverses évolutions et révisions
des normes ISO ont des répercussions sur la définition des tailles de particules et sur
le calibrage des compteurs automatiques de particules. Ces modifications influent
également sur l'interprétation des résultats en laboratoire pour la propreté des
fluides (au niveau des petites particules), ainsi que sur le résultat des tests de
performance des filtres.

203
Ø NORME ISO 4406 (SUITE)

Détermination de la classe de pollution

Dans l'exemple ci-dessus, les compteurs étalonnés selon ISO 4402 (1987) affichent le
code ISO 4406 à deux chiffres (13/10) alors qu'un appareil étalonné selon
ISO 11171 (1999) donnera le code ISO 4406 à trois digits (15/13/10)

Ø TABLEAU DE CORRESPONDANCE ENTRE NORMES


Tritech
Classe Classe
Code ISO 4406 Code ISO 4406
NFE 48-655 NFE 48-655
26/23 - 17/15/12 6
25/23 - 14/12 -
23/20 - 16/14/11 5
23/21/18 12 15/13/10 4
20/18 - 14/12/9 3
22/20/17 11 13/11/8 2
20/16 - 10/8 -
21/19/16 10 12/10/7 1
20/18/15 9 10/6 -
19/17/14 8 11/9/6 0
18/16/13 7 10/8/5 00

204
13 – Lexique
d'expressions courantes

205
Index

1 - Appareil de débit
2 - Appareil de pression
3 - Aspiration
4 - Balance
5 - By-pass
6 - Cartouche
7 - Cavitation
8 - Circuit fermé
9 - Circuit ouvert
10 - Clapet anti-retour
11 - Clapet anti-retour piloté
12 - Conditionnement
13 - Débit
14 - Distributeur
15 - Drainage
16 - Effet de jet
17 - Effet Diesel
18 - Etanchéité
19 - Fuite
20 - Gavage
21 - Indice de viscosité
22 - Laminage
23 - Moustache
24 - Niveau de pression
25 - Perte de charge
26 - Pilotage
27 - Pression
28 - Pression constante
29 - Proportionnelle
30 - Servovalve
31 - Soupape anti-choc
32 - Stick Slip
33 - Viscosité

206
Lexique des expressions courantes en hydraulique

1 - Appareil de débit

Gère la vitesse sur la machine réceptrice. Citons :

- Limiteur de débit
- Régulateur de débit

2 - Appareil de pression

Gère l'effort ou le couple sur la machine réceptrice. Citons :

- Limiteur de pression
- Réducteur de pression
- Soupape d'équilibrage

3 - Aspiration (pression d')

Les conditions d'aspiration d'une pompe ont une importance capitale pour la fiabilité du
système. En règle générale les meilleurs résultats sont obtenus avec réservoir en charge par
rapport à la pompe. Dans l'hypothèse d'un branchement en dépression les valeurs suivantes
doivent être retenues.

Absolu Relatif

Pompe à engrenage + 0,7 bar - 0,3 bar


Pompe à palettes + 0,8 bar - 0,2 bar
Pompe à pistons + 0,8 à 1 bar - 0,2 à 0 bar

Certaines pompes à pistons nécessitent une pressurisation à l'aspiration (voir gavage).

4 - Balances

Les balances sont utilisées dans les réductions de pressions. Elles sont également associées
aux appareils à effet proportionnels (distributeurs et limiteurs de débit) afin de garantir une Dp
constante dans l'étranglement destiné à ajuster le débit. La mise en oeuvre de balances permet
d'obtenir le maintien de la vitesse des récepteurs indépendamment des variations de charges.
La Dp constante choisie varie selon les applications entre 5 et 20 bar. Les balances peuvent
être à deux ou trois voies. Elles sont généralement montées à l'entrée (montage primaire).
Certaines sont montées en sortie dans ce cas attention à l'effet de multiplication de pression.

5 - By-pass

La fonction by-pass permet le retour du débit de la pompe au réservoir lorsque celui-ci n'est pas
utilisé pour le fonctionnement des récepteurs. Le by-pass est généralement obtenu à partir d'un
limiteur de pression muni d'un pilote à commande électrique. La mise en by-pass des pompes
permet une économie d'énergie et d'usure.

207
6 - Cartouche (ou clapet logique)

Technique qui consiste à loger les éléments de commande de puissance d'un système
hydraulique dans un bloc foré.
Seuls les pilotes sont flasqués à l'extérieur sur les faces du bloc. Les éléments de commande
se présentent sous la forme de clapets chemisés et logés dans des inserts normalisés exécutés
dans le bloc foré.

7 - Cavitation

La cavitation en hydraulique est principalement liée à de mauvaises conditions d'aspiration. La


cavitation est aussi quelquefois générée au passage de certains composants de régulation où
la vitesse du fluide peut être très grande. L'air dissout dans l'huile se vaporise et déclenche un
phénomène d'implosion au niveau de la pompe.
Des simulations en laboratoire ont montrées qu'au moment de l'implosion un phénomène de jet
(longueur 0,2 à 0,3 mm) se déplace à 1 000 m/s avec une pression de 10 000 à 100 000 bar.
La conséquence est l'apparition de cratères dans les pièces concernées.
La cavitation provoque un bruit de "moulin à café".

Le phénomène de cavitation peut détruire une pompe en quelques minutes.

8 - Circuit fermé

Se dit d'un circuit dont les alimentations se referment à la fois sur la pompe et le moteur. Le
circuit fermé se rencontre essentiellement dans les machines tournantes à vitesse variable et
réversible (transmission hydrostatique). Le branchement en circuit fermé d'un vérin nécessite la
mise en oeuvre d'un récepteur à contre tige ou d'un compensateur de débit volumétrique.

9 - Circuit ouvert

Se dit d'un circuit comprenant au moins une ligne d'aspiration, une ligne de refoulement, une
ligne de retour.

10 - Clapet anti-retour

Autorise la circulation unidirectionnelle du fluide sur une ligne du circuit hydraulique.

11 - Clapet anti-retour piloté

Autorise la circulation unidirectionnelle du fluide sur une ligne du circuit hydraulique. Autorise le
passage du fluide dans le sens inverse sous réserve d'admission d'une pression de pilotage
extérieure. Il peut être drainé interne ou externe.
Les clapets anti-retour pilotés sont surtout employés pour "geler" un vérin en position ou comme
sécurité à manque de pression. Dans ce dernier cas ils devront être montés directement sur le
"pied du vérin".

208
12 - Conditionnement (groupe de)

Se dit d'un système séparé assurant le maintien de la qualité du fluide. Ils filtrent en
permanence et régulent la température du fluide en service de la bâche principale. Leur
fonction vitale pour la fiabilité de l'équipement amène le concepteur à les redonder. On
considère en règle générale que la totalité du volume du réservoir principal doit être filtré entre
5 à 10 minutes.

13 - Débit

L'unité de débit dans le système international est le mètre cube par seconde (m³/s). Etant
donné la faible valeur du débit dans le domaine de l'hydraulique industrielle, on utilise comme
unité le litre par minute (l/min.)
Le maintenancier doit retenir que la vitesse de déplacement de la machine est le reflet du
débit absorbé par les récepteurs.

14 - Distributeur

Agissent comme des robinets directionnels. Ils assurent le stop, et le sens de mouvement des
récepteurs. Leur mode de commande est très varié, manuel, hydraulique, électrique, etc...

15 - Drainage

Désigné par la lettre Y sur le schéma et l'appareil. Le drainage d'un composant concerne la
façon de récupérer ses propres fuites.

- Lorsque les fuites sont récupérées intérieurement on dit que le drainage est interne. (pas de
tube supplémentaire).

- Lorsque les fuites sont récupérées extérieurement on dit que le drainage est externe. (Tube
supplémentaire pour le branchement).

Les critères de drainage interne ou externe sont généralement liés à des impératifs fonctionnels
du composant ou à sa résistance mécanique.
On notera que la pression sur le drain des pompes et moteurs est limitée par la résistance du
joint d'arbre et se situe entre 2 et 5 bar.
En ce qui concerne les composants, la limite de pression autorisant un drainage interne est
dictée par la résistance mécanique des boîtes à ressort (en général 100 bar maxi.).

16 - Effet de jet

Phénomène hydrodynamique provoqué par la grande vitesse de l'huile dans un orifice de


passage. L'effet de jet donne naissance à une force (non mesurable sur un appareil de contrôle
de pression) qui peut perturber le fonctionnement d'un composant. Citons :

- L'effet de jet dans le passage des tiroirs de distributeurs (ceux-ci ont tendances à revenir en
position centrale).

- L'effet de jet dans le passage des balances de pression (la force de jet s'oppose au ressort de
la balance). Logiquement un composant bien dimensionné n'est pas influencé par l'effet de jet.

209
17 - Effet Diesel

L'effet Diesel est provoqué par l'auto inflammation consécutive à la compression rapide des
micro bulles d'air dans l'huile soumise à des variations brutales de la pression.
L'effet Diesel a pour conséquence de brûler et durcir les joints d'étanchéité et également
d'affecter les caractéristiques du fluide.
L'aspect foncé associé à une odeur de "goudron" du fluide peuvent être le signe extérieur de
l'effet Diesel.
Un circuit mal purgé peut générer ce défaut.

18 - Etanchéité (voir aussi fuite)

- Entre des pièces statiques l'étanchéité est réalisée par des joints à base d'élastomère.

- Entre des pièces dynamique, l'étanchéité est réalisée principalement par recouvrement avec
jeu fonctionnel allant de quelques microns à deux ou trois centième selon le calibre.
Dans ce cas la pérennité de l'étanchéité est directement liée à la propreté du fluide.

19 - Fuite (voir aussi étanchéité)

En hydraulique les fuites internes doivent rester très faibles. Dans un système bien conçu elles
ne doivent pas représenter plus de 5 à 10% du débit des pompes. La maîtrise des fuites
dépend directement de la qualité des étanchéités du système. Le maintenancier doit retenir
que l'apparition d'une fuite anormale se traduit par la naissance d'un point chaud sur le
composant incriminé.
Les fuites provoquent également le ralentissement des mouvements sur les récepteurs.

20 - Gavage

La fonction gavage est utilisée en circuit ouvert ou fermé.

En circuit ouvert, le gavage peut avoir deux fonctions :

1 - Pressuriser l'aspiration d'une pompe pour supprimer les risques de cavitation. Dans ce
cas le débit de gavage aura pour valeur 110% du débit de la pompe de puissance. L'excédent
de fluide sera évacué par un limiteur de pression taré entre 2 et 10 bar.

2 - Assurer la compensation de volume d'un vérin simple tige double effet.

En circuit fermé pour transmission hydrostatique. La pompe de gavage répond à plusieurs


exigences :
- Compensateurs des fuites
- Refroidissement du fluide
- Filtration
- Alimentation de la servocommande de pompe

La pompe de gavage généralement intégrée à la pompe principale doit avoir pour débit 25 à
30% du débit de la pompe de puissance.
La pression de gavage varie de 20 à 30 bar selon les applications et les constructeurs de
composants.

210
21 - Indice de viscosité
L'indice de viscosité (V.I) correspond à la variation de viscosité en fonction de la température. Il
s'exprime par un chiffre sans unité variant dans le mobile de 140 à 210.
Plus la variation de viscosité est faible en fonction de la température, plus le VI est élevée.

22 - Laminage
Un circuit bien conçu doit "laminer" au minimum. Le laminage représente les pertes d'énergie
transformées en chaleur à différents endroits du circuit. En d'autres termes il s'agit d'un produit
débit · pression qui n'est pas destiné à fournir un travail effectif au niveau des récepteurs.
Citons :
- Laminage dans les appareils de débit.
- Laminage dans les appareils de pression.

23 - Moustache
Se dit des fentes exécutées sur les arêtes de tiroirs pour améliorer la finesse et la stabilité de la
régulation.

24 - Niveaux de pression
On distingue 4 niveaux de pression en hydraulique :
- La basse pression inférieure à 140 bar.
- La moyenne pression inférieure à 250 bar.
- La moyenne/haute pression inférieure à 350 bar.
- La haute pression inférieure à 500 bar.

Les niveaux de pression sont dictés à partir de plusieurs paramètres :


- La durée de vie du matériel
- Le niveau du bruit
- Le prix

25 - Perte de charge
Dans le langage des hydrauliciens, les pertes de charges sont liées aux frottements visqueux
du fluide traversant les différents organes du système. Elles se traduisent par des chutes de
pression et affectent le rendement mécanique de l'équipement. Citons :
- Pertes de charges par longueur de tuyauteries
- Pertes de charges par changement brusque de direction
- Pertes de charges locales dans les composants.
Les fiches techniques constructeurs doivent indiquer les pertes de charges dans les
composants. Elles dépendent essentiellement du débit traversant et de la viscosité du fluide.

211
26 - Pilotage

Désigné par la lettre X sur le schéma et l'appareil.

Les appareils du type à action directe de petit et moyen calibre ne font pas appel à une
pression de pilotage pour assurer leur fonctionnement.
Au-delà d'un certain calibre l'assistance d'une pression de pilotage est nécessaire. cette
remarque est particulièrement valable pour les appareils de distribution.
La source de pression de pilotage peut être obtenue à partir du circuit de puissance principal,
dans ce cas on dit que l'appareil est piloté interne.
En variante la source de pression de pilotage peut être issue d'un circuit séparé auquel cas on
dit que l'appareil est piloté externe.
Le pilotage externe, qui nécessite une pompe supplémentaire est surtout valable pour les
équipements d'une certaine dimension et complexité.
Le pilotage externe sous 30 bar environ est beaucoup plus souple que le pilotage interne.

27 - Pression

L'unité de pression dans le système international est le Pascal (Pa). Le Pascal équivaut à la
pression uniforme agissant sur une surface plane de 1 m² et communiquant
perpendiculairement à cette surface une force totale de 1 Newton (N).
Etant donné la faible valeur du Pascal dans le domaine de l'hydraulique industrielle, on utilise
comme unité le bar.

1 bar = 105 Pascal

Le maintenancier doit retenir que la pression est le reflet de l'effort ou (du couple)
transmit par une machine. C'est la résistance à vaincre qui génère la pression.

28 – Régulation de pompe

La régulation à débit et pression constants (LS)


Le dispositif permet d'ajuster automatiquement le débit de la pompe à la valeur exigée par le ou
les consommateurs d'huile (récepteurs) en service.
Pendant le fonctionnement, la pression de refoulement est égale à la pression de la charge
augmentée de la pression LS (encore appelée attente ou stand-by).
Lorsque la consommation des récepteurs est nulle, la pompe se positionne en annulation de
débit sous p max. (tarage de la régulation).

- Meilleur refroidissement de la pompe.


- Augmentation de la durée de vie de la pompe.

La régulation à puissance constante


En dessous du talon de démarrage, le débit de la pompe est maximum.
Au-dessus de celui-ci, le débit de la pompe est inversement proportionnel à la pression
(p.Q = Constante).

A noter qu'il existe d'autres systèmes de régulation :

- Pression constante
- Automotive
212
29 - Proportionnelle

Se dit d'un composant régulant un débit ou une pression à partir d'un signal électrique
(généralement entre 0 et 10 V).

Citons :

- Distributeur à effet proportionnel capable de gérer un débit ou une pression.


- Limiteurs de débit à effet proportionnel
- Limiteurs de pression à effet proportionnel
- Réducteur de pression à effet proportionnel.

La proportionnelle travaillant en boucle ouverte nécessite la mise en oeuvre de balances de


pression (voir balance).

30 - Servovalve

Se dit d'un composant régulant un débit ou une pression à partir d'un signal électrique de faible
puissance.

Les servovalves ont des performances supérieures en dynamique par rapport à la


proportionnelle. Elles sont d'un coût plus élevé et plus sensible à la pollution. La servovalve est
généralement utilisée pour les asservissements en boucle fermée.

31 - Soupape anti-choc

Limiteur de pression destiné à protéger le récepteur au moment de la fermeture du distributeur


(voir distributeur). Les soupapes anti-chocs sont recommandées lorsque l'énergie de la masse
en mouvement est élevée au moment de l'arrêt. Les soupapes anti-chocs doivent être montées
au plus près des alimentations des récepteurs.

32 - Stick Slip (Collé - glissé)

Phénomène complexe qui se traduit au niveau des vérins par un mouvement saccadé
accompagné ou non de bruits et vibrations anormales.
Les facteurs qui entrent en cause dans l'apparition du stick slip sont :

- La vitesse de la tige du piston


- Le coefficient de frottement des joints
- L'état de surface des pièces en mouvement
- Le jeu
- La viscosité du fluide.

Le Stick Slip est maximum en basse pression et faible vitesse.

33 - Viscosité

La viscosité se définie comme la résistance à l'écoulement d'un fluide. L'unité de viscosité en


hydraulique est le centistoke. (Cst)
1 cSt = 1 mm²/s
213
La viscosité est très importante pour le bon fonctionnement des systèmes. En règle général les
valeurs ci-dessous peuvent être retenues :

- Viscosité idéale 32 cSt


- Viscosité minimale 22 cSt
- Seuil de viscosité minimale 10 cSt (déconseillé)
- Grippage 6 cSt

- Les valeurs de viscosité sont exprimées à 40°C (normalisé). De nombreux pétroliers désigne
leurs huiles avec viscosité à 40°C.

Exemple Tellus 46 = 46 cSt à 40°C.

214
14 – La symbolisation
i

215
1 2 3

4 5 6

7 8 9

216
LES POMPES ET LES MOTEURS

1 Pompe à cylindrée fixe, circuit ouvert, un sens d’écoulement, un sens de rotation drainée
interne.

2 Pompe, à cylindrée fixe, circuit ouvert, un sens d’écoulement, un sens de rotation drainée
externe.

3 Pompe à cylindrée variable, circuit ouvert, un sens d’écoulement, un sens de rotation,


type sous carter étanche.

4 Pompe à cylindrée variable, circuit fermé, deux sens d’écoulement, un sens de rotation,
type sous carter étanche, drainée externe.

5 Moteur hydraulique, à cylindrée fixe, un sens de rotation, drainé interne.

6 Moteur hydraulique, à cylindrée fixe, deux sens de rotation, drainé externe.

7 Moteur hydraulique, à cylindrée fixe, deux sens de rotation, drainé interne à l’aide de
clapets sélecteurs incorporés.

8 Moteur hydraulique, à cylindrée variable, deux sens de rotation, type sous carter étan-
che, drainé externe.

9 Moteur hydraulique pivotant deux sens d’oscillation.

217
1 2

3 4

5 6

7 8

218
LES VERINS

1 Vérin hydraulique à piston plongeur, simple effet, mouvement de rentrée tige par la force
extérieure.

2 Vérin hydraulique simple effet, mouvement de rentrée tige par ressort drainé externe côté
ressort.

3 Vérin hydraulique double effet, simple tige, sans amortissement en fin de course.

4 Vérin hydraulique double effet, double tige, sans amortissement en fin de course.

5 Vérin hydraulique double effet. simple tige, avec amortissement fin de course côté fond
réglable.

6 Vérin hydraulique double effet, simple tige, avec amortissements fin de course côté fond
et côté tige réglables.

7 Vérin hydraulique simple effet, télescopique, rentrée tige par force extérieure.

8 Vérin hydraulique double effet, télescopique.

219
1 2

3 4

5 6

7 8

220
LES APPAREILS DE PRESSION

1 Limiteur de pression à action directe. Appareil normalement fermé, monté en dérivation,


piloté sur l’entrée, réglable.

2 Limiteur de pression à action pilotée. Appareil normalement fermé, monté en dérivation,


piloté sur l’entrée, réglable, drainé interne. (symbole simplifié).

3 Soupape de séquence de débit à action directe. Appareil normalement fermé monté en


dérivation, piloté externe, réglable, drainé interne.

4 Soupape de séquence de débit à action pilotée. Appareil normalement fermé, monté en


dérivation, piloté externe, réglable, drainé interne. (symbole simplifié).

5 Soupape de succession de mouvement à action directe. Appareil normalement fermé,


monté en série, piloté sur l’entrée, réglable, drainé externe avec clapet anti-retour incor-
poré.

6 Soupape de succession de mouvements action pilotée. Appareil normalement fermé


monté en série, piloté sur l’entrée, réglable, drainé externe, avec clapet anti-retour
incorporé. (symbole simplifié).

7 Conjoncteur-disjoncteur. Appareil normalement fermé, monté en dérivation, piloté


externe, drainé interne, réglable avec clapet anti-retour incorporé utilisé en association
avec un accumulateur.

8 Réducteur de pression 3 voies à action directe. Appareil normalement ouvert, monté en


série, piloté sur la sortie, réglable, drainé externe, avec clapet anti-retour incorporé.

221
9 10

11 12

13 14

222
LES APPAREILS DE PRESSION (SUITE)

9 Manipulateur hydraulique constitué de deux réductions de pression. L’exemple ci-contre


représente un manipulateur à deux sorties. Les manipulateurs sont généralement
destinés à la commande à distance des pompes à cylindrée variable ou des tiroirs de
distribution type mobile.

10 Soupape d’équilibrage à action directe. Appareil normalement fermé, monté en série,


piloté sur l’entrée, réglable, drainé interne avec clapet anti-retour incorporé.
La fonction anti-choc est possible si l’orifice B est relié au réservoir en position neutre du
système hydraulique (arrêt mouvement)

11 Soupape d’équilibrage à action pilotée, appareil normalement fermé, monté en série,


piloté sur l’entrée, réglable drainé externe avec clapet anti-retour incorporé. (Symbole
simplifié)
La fonction anti-choc est possible si l’orifice B est relié au réservoir en position neutre du
système hydraulique (arrêt mouvement)

12 Soupape de freinage. Appareil normalement fermé, étanche à l’arrêt, monté en série,


piloté externe, drainé interne, avec clapet anti-retour incorporé.

13 Soupape d’équilibrage (counter balance). Appareil normalement fermé, monté en série,


piloté sur l’entrée et externe avec clapet anti-retour incorporé, drainé interne. La fonction
anti-choc est possible si l’orifice B est relié au réservoir en position neutre du système
hydraulique (arrêt mouvement)

14 Soupape d’équilibrage (counter balance). Appareil normalement fermé, monté en série,


piloté sur l’entrée et externe avec clapet anti-retour incorporé pour montage avec
distributeur ayant les orifices A & B fermés au neutre.

223
1 2

3 4

5 6

7 8

224
LES APPAREILS DE DEBIT

1 Gicleur paroi mince, sensible à la différence de pression (Dp), non réglable.

2 Réducteur de débit paroi longue, sensible à la Ap et la viscosité. Réglable clapet anti-


retour incorporé pour passage libre dans le sens inverse.

3 Régulateur de débit 2 voies paroi mince, insensible à la Dp, et la viscosité, avec balance
en série normalement ouverte au démarrage, réglable,

4 Régulateur de débit 3 voies, paroi mince, insensible à la Dp et la viscosité, avec balance


en dérivation, normalement fermée au démarrage, réglable.

5 Régulateur de débit 3 voies, paroi mince, insensible à la Dp et la viscosité, avec balance


en dérivation, normalement fermée au démarrage, réglable avec une limitation de
pression incorporée réglable. (symbole simplifié)

6 Régulateur de débit 3 voies, insensible à la Dp, avec une limitation de pression maximum
incorporée sur l’orifice P. (symbole simplifié)
- Orifice A débit prioritaire réglable
- Orifice B débit résiduel

7 Diviseur de débit non réglable, compensé en pression, avec un sens de fonctionnement


P vers A et B.

8 Diviseur de débit non réglable, compensé en pression, avec double sens de débit.

225
1 2

3 4

5 6

7 8

226
MODES DE COMMANDE DES TIROIRS DE DISTRIBUTION

1 Tiroir 3 positions rappel par ressort au neutre

2 Tiroir 3 positions rappel par ressort au neutre verrouillage en position 1 ou 2.

3 Tiroir 3 positions rappel par ressort au neutre verrouillage en position 1.

4 Tiroir 3 positions rappel par ressort au neutre verrouillage en position 2.

5 Tiroir 4 positions rappel par ressort au neutre verrouillage en position 3.

6 Tiroir 3 positions rappel par ressort au neutre à commande hydraulique proportionnelle


ou progressive.

7 Tiroir 3 positions rappel par ressort au neutre à commande manuelle proportionnelle ou


progressive.

8 Tiroir 3 positions rappel par ressort au neutre à commande pneumatique.

9 Tiroir 3 positions rappel par ressort au neutre à commande électro-hydraulique


proportionnelle.

227
1 2

3 4

5 6

7 8

228
DISTRIBUTION TYPE INDUSTRIE

1 Distributeur, type 4/3 à commande électromagnétique directe, centre ouvert (P ® T),


départs fermés, croisé parallèle, rappel par ressort.

2 Distributeur, type 4/3 à commande électromagnétique directe, centre en H, croisé


parallèle, rappel par ressort.

3 Distributeur type 4/3 à commande électromagnétique directe, centres fermés, croisé


parallèle, rappel par ressort.

4 Distributeur type 4/3 à commande électromagnétique directe, centre P fermé, A et B vers


T, croisé parallèle, rappel par ressort.

5 Distributeur type 4/2 à commande électro-magnétique directe, centre ouvert, départs


fermés, rappel par ressort.

6 Distributeur type 3/2 à commande hydraulique, rappel par ressort.

7 Distributeur type 2/2 à commande manuelle, drainé externe, rappel par ressort.

8 Distributeur type 4/3 à commande électro-hydraulique, rappel par ressorts (symbole


simplifié), généralement utilisé pour débits supérieurs à 1 00 I/min. Toutes fonctions
standards idem à 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7.

9 Distributeur type 4/3 à commande électro-hydraulique, rappel hydraulique (symbole


simplifié), généralement utilisé pour débits supérieurs à 100 l/min. Toutes fonctions
standards idem à 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7.

229
1 2

3 4

5 6

7 8

230
PROPORTIONNELLE ET SERVOVALVE

1 Premier étage de servovalve. Cette servopression est utilisée fréquemment pour le


pilotage des pompes à cylindrée variable Q = 2 l/min ~.

2 Servovalve à 2 étages, type 4/3, à recouvrement positif. Symbole simplifié. Pilotée in-
terne, drainée interne avec rétro-action mécanique.

3 Servovalve à 3 étages, type 4/3, à recouvrement négatif. Symbole simplifié. Pilotée in-
terne, drainée externe avec rétro-action mécanique.

4 Servovalve à 2 étages, type 4/3, à recouvrement négatif. Y ® T. Symbole simplifié.


Pilotée et drainée externe avec rétro-action électrique (montage avec accumulateur
hydro- pneumatique).

5 Servovalve pression à2 étages, 3voies et rétro-action hydraulique pilotée sur la sortie A,


drainée externe.

6 Limiteur de pression à commande proportionnelle type piloté avec limiteur de pression à


réglage mécanique de protection. Drainage externe conseillé (symbole simplifié).

7 Réduction de pression à commande proportionnelle type piloté, avec limiteur de pression


de protection BP à réglage mécanique (symbole simplifié).

8 Régulateur de débit à commande proportionnelle (symbole simplifié).

231
1 2

3 4

5 6

232
LES APPAREILS DE BLOCAGE

1 Clapet anti-retour simple taré. Pour des forces de ressort correspondant à des pressions
< 2 bar celui-ci n’est pas représenté.

2 Clapet anti-retour piloté, drainé interne.

3 Clapet anti-retour piloté, drainé externe.

4 Sélecteur de circuit.

5 Clapet anti-retour parachute, type normalement ouvert.

6 Pont de clapets avec réducteur de débit (peut se brancher également avec un limiteur de
pression).

233
1 2 3

4 5 6

7 8 9

10 11

234
LES AUXILIAIRES

1 Crépine ou filtre à air sur réservoir

2 Echangeur de température (refroidisseur) à circulation d’eau.

3 Filtre avec clapet taré de protection et signal électrique de colmatage.

4 Réchauffeur

5 Réservoir

6 Prise de pression par raccord rapide

7 Accumulateur hydropneumatique

8 Raccords rapides branchés

9 Manocontact

10 Echangeur de température (refroidisseur) à air.

11 Bloc d'échange d'huile pour circuit fermé.

235
NOTES PERSONNELLES

236
15 - Sécurité

Avertissement

Ce chapitre ne traite que l’aspect technique de la sécurité en hydraulique.

Il ne peut en aucun cas remplacer les consignes de sécurité.

237
238
AVERTISSEMENTS – RISQUES DUS AU FLUIDE

Le fluide peut constituer un danger de part :

A - Sa composition chimique

En cas de pénétration sous la peau des nécroses peuvent apparaître dans les tissus humains.
Les vapeurs dégagées en cas d’élévation de température peuvent être la cause d’asphyxie.

B - Son inflammabilité

Il peut provoquer des incendies avec dégagements de vapeurs toxiques. Un fluide qui
s'échappe
à pression élevée se pulvérise. Plus les particules de liquide sont dissociées, plus les risques
d'inflammabilité sont grands. Les fluides résistants au feu du type Ester phosphates dégagent
en brûlant des suies.

C - Sa viscosité

Il peut provoquer des chutes par glissade.

D - Sa température

Dans certains points du circuit la température peut atteindre 100 °C. Des risques de brûlures
sont à craindre en cas d’intervention ou de fuite accidentelle.

239
240
AVERTISSEMENTS – RISQUES DUS A LA PRESSION

Comme nous l’avons vu dans le préambule, le fluide enfermé sous pression hydrostatique peut
représenter une énergie considérable, même à l’arrêt de l’équipement.

A - Fuite sous pression

Le jet de fluide dû à un défaut d’étanchéité peut avoir des origines multiples :

- Dimensions matière ou qualité du joint d'étanchéité incorrectes.


- Montage défectueux.
- Visserie inadaptée.
- Fatigue par vibrations.

L'énergie de pression libérée par la fuite est transformée en énergie de vitesse. Elle peut
provoquer le passage du fluide de part en part dans un organe humain ou pénétrer sous la
peau avec risques d'infection.

B - Rupture du composant

Un pic de pression même très court (1/100 de seconde) peut provoquer la rupture d’un
composant ou d’un accessoire de liaison (raccord, bouchon, bride, flexible, tube, etc...) avec
projection de particules métalliques.

C - Battements de flexibles

Les pics de pression répétés en fonction du cycle de la machine provoquent le battement des
flexibles. Ces sollicitations peuvent entraîner la rupture du tuyau avec effet de fouet
particulièrement dangereux pour les personnes situées à proximité.

D - Déplacement de récepteurs

Les fuites internes sous pression ou externes par défaut d’étanchéité peuvent être
responsables de déplacements intempestifs des récepteurs.
Par exemple une fuite interne peut provoquer la sortie tige d’un vérin par effet différentiel et son
non maintien en position à l’arrêt du système.

241
242
LES INTERDITS

A- Il ne faut jamais utiliser une tuyauterie hydraulique comme marche pied.

B- Il ne faut jamais augmenter le tarage d’un limiteur de pression, d’une réduction de


pression ou d’une soupape d’équilibrage sans analyse préalable du risque.

C- Il ne faut jamais resserrer un raccord ou une bride sur un circuit en pression.

D- Il ne faut jamais utiliser un flexible comme moyen "d’amarrage" manuel.

E- Il ne faut jamais changer le réglage d’un appareil de débit sans analyse préalable du
risque de multiplication de pression ou mouvement intempestif d’un vérin.

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244
PRECAUTIONS AU MOMENT DES INTERVENTIONS

Il n’est pas rare qu’un accident soit généré par une intervention préalable de mauvaise qualité.

Ne pas oublier que toute intervention sur un circuit hydraulique exige un comportement de
professionnel et que certaines règles de l’art doivent impérativement être respectées pour
garantir des circuits fiables fonctionnant avec le maximum de sécurité.

Citons quelques exemples

A- Ne jamais employer des flexibles de substitution dont on ne connaît pas exactement les
caractéristiques et respecter les règles de montage.

B- Même remarque pour les joints d’étanchéité dont il faut respecter impérativement les
dimensions (tore et diamètre) mais aussi la matière et la dureté. (voir chapitre étanchéité)

- Veiller au respect de la conformité de la visserie. Ne jamais mettre de rondelle frein sous les
têtes de vis ou écrou.

C- Comment "casser un joint"

Comme nous l’avons vu, l’élimination de la pression résiduelle avant intervention se fait par
l’intermédiaire de prises de pression, genre minimess. Elles permettent la mise à l’atmosphère
du tronçon de circuit concerné par l’intervention. Dans certains cas, ces prises étant
inexistantes on peut être amené à "casser un joint".
C’est une opération dangereuse qui impose certaines précautions.

- Se réserver une possibilité de replis en cas de jet inattendu.

- Eviter si possible toute cassure de joint sur un plan horizontal.

- Adopter une position hors plan du plan de joint (y compris les mains)

- Desserrer légèrement les vis ou les boulons.

- Frapper latéralement la bride ou l’appareil objet du plan de joint.

- Poursuivre le desserrage de façon très progressive.

La fuite sous pression doit être de très courte durée. Si tel n’est pas le cas, la maîtrise des
sources de puissance hydraulique doit être remise en cause.

En règle générale, nous préconisons que l’opération "casse joint" ne s’effectue qu’après
neutralisation des sources de puissance hydrauliques.

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NOTES PERSONNELLES

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16 – Noms et symboles des
unités de mesure

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250
NOTES PERSONNELLES

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