Vous êtes sur la page 1sur 12

UNIVERSITE MOHAMMED V – AGDAL-

ECOLE SUPERIEURE DE TECHNOLOGIE

-SALE-

Département : génie urbain et environnement

Filière : CEB première année

Essai Proctor
les limites d’Atterberg

Réalisé par : Imane bougarne


Ayoub boubel
Hami abderahime
Brahim sghir
Ayoub sarrare
Mehdi daoussi

Encadré par:
Mme. K.BABA

1
Année universitaire : 2010/2011

La géotechnique est l'étude de l'adaptation des ouvrages humains aux sols


et roches formant le terrain naturel. Elle traite de l'interaction sol /
structures, et fait appel à des bases de géologie, de mécanique des sols,
de mécanique des roches et de structures. (En parallèle à la mécanique des
sols qui traite des matériaux meubles, la mécanique des roches traite des
matériaux rigides, et les géomatériaux traitent d'une catégorie de matériaux
intermédiaires entre les sols et les roches)
Les études géotechniques ont pour principal objet les études de sol pour la
construction d'ouvrages (pavillons, immeubles, voiries, ouvrages d'art...), et
notamment la définition des fondations, mais aussi dans le cadre de
diagnostics pour des ouvrages sinistrés. Elles traitent également des
phénomènes de mouvement de sol (glissement, affaissement et autres), de
déformation (tassements sous charges) et résistance mécanique.
Etude géotechnique
L’étude géotechnique d’un sol, préalablement à l’étude des fondations d’un
ouvrage de génie civil, passe par les phases suivantes :

 Reconnaissance du terrain
 Etude cartographique du terrain
 Prospection géophysique
 Prélèvement des échantillons
 Essais in situ
 Essais en laboratoires

Les essais les plus couramment pratiqués en mécanique des sols sont les
suivants :
-Identification du sol : granulométrie, teneur en eau, densité,
-Analyse Granulométrique par tamisage.
-Les limites d’Atterberg
- Essai de proctor
-Bleu Methyléne

1ère manip :
2
Essai Proctor
 But : Le but de cet essai est de déterminer
expérimentale la teneur en eau optimale ,pour un sol
de remblai ou de plate forme à compacter donner avec
une énergie de compactage bien définie, qui conduit à
un meilleur compactage possible ou une densité sèche
maximale du sol analysé, pour permettre ainsi une
meilleur stabilité de la couche compactée sous les
différents chargements aux quelles elle est soumise
 Définition :
On défini donc 2 types d’essai Proctor pour une énergie de
compactage bien définit

Essaie Proctor normal : elle est effectuée pour les couches dont
la résistance souhaitée est relativement faible

ex : Remblai non ou peu chargé.

Essaie Proctor Modifié : se fait sur des matériaux destinés à la


réalisation des couches de chaussée dont la résistance
souhaitée est forte.

 Principe :

L’essai consiste à compacter dans un moule normalisé avec


une dame normalisée, une énergie et un processus de
compactage bien définit, puis peser l’échantillon ainsi
compacté et calculer ainsi sa densité humide puis la
densité sèche correspondante à une teneur en eau
réelle déterminée après étuvage d’une partie de
l’échantillon

3
On définit alors

et où = puis

L’essai est répété plusieurs fois sur le sol analysé mais porté
à des teneurs en eau croissantes variantes l’une de l’autre de
2%(de préférence et recommandé) par rapport au poids sec
du matériau utilisé

On définit ainsi dans un repère pour chaque essai un point


dont l’abscisse représente la teneur en eau et l’ordonné la
densité sèche (un point par essai).

A la fin de l’essai on représente plusieurs points formants


ainsi l’allure d’une courbe qui présente un maximum (
opt ; ) déterminer grâce à une bonne représentation de la
courbe extremum par un pistolet de dessin
Exemple de courbe Proctor pour des énergies de compactage croissante

 MATÉRIEL NÉCESSAIRE
4
Matériel spécifique Proctor
 Moule Proctor avec embase et hausse
 Ou moule CBR avec embase et hausse
 Dame Proctor normal
 Ou dame Proctor modifié
 Règle à araser
 Balance de portée supérieure à 6 kg
 Une étuve de
séchage :

 Mode Opératoire :
 Briser les mottes si nécessaire, tamiser à l’aide d’une
passoire dont les trous ont un diamètre de 5mm et poser
3,5 kg à 2 g près, de la fraction qui est passée,
 Ajouter au matériau la quantité d’eau précisée lors du TP.
 On le malaxe l’ensemble jusqu’à obtenir un mélange
homogène ;
 On prend une quantité de sol (1/3 ou 1/5 de la quantité
nécessaire) pour remplir le moule (équipé d’une embase
dans sa partie basse et hausse à la partie supérieure pour
permettre un bon compactage sur la dernière couche)
5
puis on compacte (en 25 coups pour essai Normal ; en 55
coups pour essai modifié) successivement en n couches (3
pour essai Normal ; 5 pour essai Modifié).L’opération
continue pour les autres couches
 A la fin du compactage on enlève la hausse et on arase et
on pèse l’ensemble (Moule+échantillon compacté) et on
en déduit le poids humides de l’échantillon sachant le
poids du moule. On prélève une quantité qu’on pèse et on
le met dans l’étuve après avoir démoulé le moule ; On
répète un autre essai avec la même procédure mais en
portant l’échantillon à une autre teneur en eau différente
et croissante (+2% par
rapport à l’autre
recommandé)

 Résultats-analyse

Les données :
Moule : d=10cm, h=11.6cm
,vt=h*πd²/4=910.6 cm

Masse (moule vide)=3420g

essais Teneur de MW(g) ℓs(le ℓd(g/


l’eau ℅ poids cm3)
sec)g/
cm3
1 2℅ 70 1530 1.68
2 4℅ 140 1535 1.68
3 6℅ 210 1534.52 1.686
4 8℅ 280 1545.37 1.69
5 10℅ 400 1604 1.76
6 12℅ 360 1608.57 1.76
7 14℅ 490 1544 1.69

6
et où = puis

Déterminer la masse de l’échantillon prélevé dans le moule :


essais Avant Après W(teneur)
l’étuve g l’étuve g ℅
1 62.3 61 2.13
2 65.1 62.7 3.82
3 76.1 71.6 6.20
4 100 93.1 7.42
5 51.6 47.3 9.09
6 124.6 111.8 11.50
7 93.1 83.5 11.56

W(teneur) ℅ ℓd(g/ cm3)


2.13 1.68
3.82 1.68
6.20 1.686
7.42 1.69
9.09 1.76
11.50 1.76
11.56 1.69

Tracer la courbe : ℓd=f(w)


1,78
1,77
1,76
1,75
1,74
1,73
1,72
1,71
1,7
1,69
1,68
1,67
0 2 4 6 8 10 12 14

7
Le tracé de la courbe ρd = f(w) permet de déterminer la valeur maximale
de la masse volumique sèche ρd c’est à dire l’optimum Proctor normal
ou modifié. Deux cas sont possibles

2ème manip :
Les limites d’Atterberg
 Introduction :
En géotechnique, les limites d’Atterberg définissent à la fois
un indicateur qualifiant la plasticité d’un sol, mais aussi
l’essai qui permet de définir ces indicateurs. Cet essai a été
établi par l’agronome suédois Atterberg.
La teneur en eau d’un sol peut en effet beaucoup varier au
cours des opérations de terrassements.
Pour la fraction fine (graviers exclus), la cohésion tient à la
présence d'eau : parfaitement sec, le matériau serait
pulvérulent. Au-dessus d'une certaine teneur (limite de
plasticité), on peut le pétrir en forme de boudin, de boulette
ou de fil. Pour une teneur plus forte (limite de liquidité), il
forme un liquide, visqueux, qui ne conserve pas la forme
qu'on lui a donnée. La détermination, soigneusement
normalisée, de ces deux teneurs caractéristiques appelées
limites d'Atterberg, est un élément important
d'identification, et permet déjà de prévoir certaines
propriétés.

 Limites d'Atterberg

L’essai est effectué sur la fraction granulaire inférieure à


0,42 mm appelée le mortier. Si à un échantillon de sol
préalablement desséché et pulvérisé, on fait croître la

8
teneur en eau de façon homogène par malaxage, il passe
progressivement de l'état solide, à l'état plastique puis à
l'état liquide. Par définition, la teneur en eau w d'un sol est
le rapport entre le poids d'eau Ww et le poids de sol sec Ws.
Elle est exprimée en %. En 1905, Atterberg a défini des
teneurs en eau fixant les limites entre les 3 états

IP

solide plastique liquide

O W W W
P L

Ces limites ne représentent pas un état physique précis.


Elles ont un caractère conventionnel et sont définies à partir
d'essais normalisés.

 Domaine d'application : classification des sols - étude de


compactage.
 Principe de l'essai : la consistance d'un sol varie de façon
continue selon la teneur en eau : lorsque celle-ci
augmente, le sol passe successivement de l'état solide à
l'état plastique puis à l'état liquide. L'essai définit
conventionnelle
 La limite de liquidité Wl :

Le mortier est placé dans une coupelle et est séparé en 2


parties par une rainure. Des coups secs sont imprimés à la
coupelle avec un appareillage spécial. Par définition, la limite
de liquidité est la teneur en eau pour laquelle les deux lèvres
de la saignée se rejoignent sur une
longueur supérieure à 1 cm pour un
nombre de coups donnés à la
coupelle égale à 25.

9
 Le but de l’essai :

Détermination de la valeur du teneur en eau correspondante à la


limite de liquidité

 Mode opératoire de l’essai


L’essai s’effectue sur le mortier du sol (fraction inférieure à 400 mm).

Limite de liquidité : Le sol est mélangé à une quantité d'eau. La pâte


obtenue est placée dans une coupelle de 100 mm de diamètre environ. On
trace sur la pâte lissée une rainure normalisée avec un outil spécial. A l'aide
d'une came, on fait subir une série de chocs à la coupelle. On observe en fin
d'expérience le contact des deux lèvres de la rainure. La limite de liquidité
est la teneur en eau en % qui correspond à une fermeture en 25 chocs.

 La limite de Plasticité Wp :
C'est la teneur en eau au-dessous de laquelle il n'est plus possible
de confectionner des boudins de sol de 3 mm de Ø sans qu'ils se
rompent ou s'émiettent.
 Le but de l’essai

Le but d l’essai c’est de monter la manière avec laquelle on peut


définir la limite de plasticité
 Mode opératoire de l’essai

Limite de plasticité : On mélange l'échantillon avec des quantités variables


d'eau; on façonne avec la pâte un rouleau de 6 mm de diamètre pour une
centaine de mm de longueur. Puis on atteint 3mm de diamètre en le roulant
(souvent avec les doigts), après 5 à 10 allers/retour maximum. La limite de
plasticité est la teneur en eau en % du rouleau qui se fissure et se brise
lorsqu'il atteint un diamètre de 3 mm.

La précision de l’essai est de l’ordre du demi-point de teneur en eau pour la


détermination de la limite de liquidité et du point de teneur en eau pour la
détermination de la limite de
plasticit

10
 L’indice de plasticité Ip

Il donne l'étendue du domaine plastique Ip = Wl - Wp. La plasticité


d'un sol (c'est-à-dire sa faculté de devenir très déformable en
absorbant de l'eau) est appréciée par le couple (Wl , Ip) qui
dépendent de la nature des minéraux argileux contenus dans le sol
et de leur quantité. C'est ainsi que Casagrande a défini un
diagramme dit Abaque de plasticité de Casagrande qui permet de
classer les sols fins.

 Résultats-analyse

Limites d'Atterberg

liquidité Wl : Plasticité Wp :
Nombre de 35 19 18 32 24
coups
N de la tare 1 2 3 4 5 1 2
Poids humide 32.6 27.6 34.2 27.6 29.5 2.8 3.2
Poids sec 21.5 18.4 26.8 21.3 21.6 2.4 2.8
Teneur l’eau ℅ 52.3 50 27 29 36.5 16 14
liquidité 0.544 0.48 0.25 0.29 0.36

w=f(N)
60
teneur en eau %

50
40
30
w=f(N)
20
10
0
0 10 20 30 40
Nbre de coup

Alors la limite de liquidité d’après la courbe est :


Wl = 28 %

11
-

Au Mme. K.BABA qui nous a aidé à arriver à ce niveau et

bien comprendre le programme de géotechnique, à travers

les explications qu’il nous a données dans les séances de TP.

Nous souhaitons avoir être au niveau de ce qu’il a attendu,


et avoir bien rendre un tout petit part des services qu’il nous
a donnés.

12