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PARTIE A

A/ Dans le traitement de l’impuissance, six cas ont été identifiés à partir des consultations des patients de
même âge.
1er cas : Le patient A est en parfaite santé. Sa verge est normale, seul, il a des érections normales. Mais
depuis 2 ans, après une tentative de rapport sexuel raté, son cœur bat vite ; il transpire abondamment et
perd son érection à chaque nouvelle occasion.
2ème cas : Le patient B a subi une fracture des vertèbres lombaires avec une rupture des nerfs innervant la
verge. Après rééducation, il marche normalement mais est resté impuissant.
3ème cas : Le patient C est en parfaite santé, mais n’a aucun désir sexuel. Les dosages hormonaux
montrent une teneur très faible en testostérone et très élevé en prolactine (celle-ci est produite par une
tumeur de l’hypophyse).
4ème cas : Le patient D fume beaucoup ; il a une alimentation très riche en graisses qui s’accumulent dans
les parois des artères de la verge et les rendent rigides. La pression dans ces artères est très faible. De
plus, il éprouve des difficultés à obtenir une érection convenable.
5ème cas : Le patient E a des érections de courte durée même si la sensation est forte. Il a une pression
faible dans les veines suite à un réseau mal formé.
6ème cas : A chaque occasion de rapport sexuel, le patient F se souvient de son épouse disparue il
n’obtient pas d’érection significative.
1) Donnez la définition de l’impuissance sexuelle.
2) Dégagez, dans chaque cas, la cause de l’impuissance.

B/ Dans le diagnostic et le traitement de l’impuissance, une substance, la papavérine, extraite du pavot est
désormais utilisée. Le produit est capable de récréer les conditions d’une érection normale lorsque les
artères et les veines de la verge sont normales. Les résultats des injections sont consignés dans le tableau
suivant :
Manipulation Résultats
Injection de la papavérine dans la circulation générale Pas d’érection
Injection locale de la papavérine dans l’urètre Erection satisfaisante après 5 à 10min
Injection locale de la papavérine dans les corps caverneux Pas d’érection
Analysez ces résultats d’expériences et dites si la papavérine est assimilable à une hormone. Justifiez
votre réponse.
C/ L’action de la papavérine au niveau de la fibre musculaire est traduite par les schémas suivants (a et b)
a) Quel est le mode d’action de la papavérine ?
b) A quoi correspond le passage inverse de la fibre
musculaire de l’état b à l’état a ?
c) Expliquez la réalisation de ce passage inverse.

PARTIE B : La molécule d’hémoglobine S (cas de la drépanocytose) présente une anomalie de


structure dont vous serez conduits, par l’étude qui suit, à préciser la nature et l’origine. L’ARNm (Acide
Ribonucléique messager) des cellules souches des sujets A et B révèle la structure partiellement figurée
ci-dessous (document 4)
1) A partir de ces indications et du code génétique (document
4) ; expliquez comment sont synthétisées l’hémoglobine
normale et l’hémoglobine S.
En quoi ces deux molécules diffèrent-elles ?
La maladie est héréditaire.
2) Cette caractéristique vous permet-elle de déterminer la
substance qui est à l’origine de l’anomalie au niveau des
cellules souches ? Justifiez votre réponse.
3) Quelle est sa localisation ?
Document 3 4) On se propose d’étudier la transmission héréditaire de la
drépanocytose.
a) A partir de l’analyse du Pedigree du document 5,
ainsi que les résultats de l’électrophorèse de
l’hémoglobine (méthode de séparation par champ
électrique) de 3 sujets A, B et C (document 6),
déterminez le mode de transmission de l’allèle de la
drépanocytose.
NB : Individu A atteint de la drépanocytose ; les
individus B et C sont sains).
On précise que cet allèle est porté par un autosome.
b) Déterminez le génotype des individus de cette
famille.
Document 5

On a remarqué que les individus atteints de


drépanocytose parviennent rarement à l’âge
adulte ; ils n’ont pas de descendance.
5) Quelles conséquences ce phénomène va-t-il
entrainer sur l’évolution des génotypes de la
population concernée et sur l’évolution de la
drépanocytose dans ces régions ?

Document 6

PARTIE C
A/ Pour se contracter, le muscle a nécessairement besoin d’un composé phosphoré cellulaire (ATP) et
d’ions Ca2+.
1) Expliquez l’utilisation de ces substances par les myofibrilles lors de la contraction musculaire.
2) Les activités cellulaires nécessitent une consommation importante d’ATP, qui, heureusement, est
régulièrement renouvelé à partir du glucose en milieux aéroble et anaéroble.
a) Ecrivez l’équation globale des mécanismes de régénération de l’ATP à partir du glucose dans ces deux
milieux.
b) Quelles sont leurs particularités ?
B/ Le document 2 représente deux électronographies des sections transversales de muscle squelettique. Ils
mettent en évidence la présence de deux catégories de fibres musculaires (document 2).

- Les fibres de la catégorie A sont de petit diamètre et se


fatiguent moins vite.
- Les fibres de la catégorie B sont de grand diamètre et
se fatiguent précocement.
Les techniques utilisées permettent de distinguer, sous
forme de taches sombres, les capillaires sanguins en
grand nombre autour des fibres A (figure 1), et de fortes
concentrations d’enzymes d’oxydation cellulaire en
coloration foncée au niveau des fibres A (figure 2).
Document 2
1) Quelle relation pouvez-vous établir entre la répartition des capillaires sanguins et la présence massive
des enzymes d’oxydation cellulaire au niveau des fibres A ?
2) A l’aide de vos connaissances et des informations issues du document 2, expliquez le mécanisme de
recharge en ATP de chacune de ces catégories de fibres musculaires.
3) Comment justifiez-vous la fatigue précoce des fibres de catégorie B par rapport aux fibres de catégorie
A?
PARTIE D
Il existe une race de maïs nommée waxy (wx) dont les réserves glucidiques ne sont pas constituées
d’amidon mais de dextrines. Les grains de pollen eux-mêmes sont dépourvus d’amidon. Si on pollinise
les fleurs femelles d’une plante ordinaire par du pollen d’une plante (wx), on obtient des grains d’allure
normale. Ces grains donnent naissance à des plantes normales dont les fleurs mâles portent des grains de
pollen de deux types : dans un échantillon prélevé, 3 437 grains contiennent des dextrines colorables en
rouge par l’eau iodée et 3482 de l’amidon colorable en bleu par l’eau iodée.
1) D’après les résultats obtenus que peut-on dire du phénotype (wx) étudié ?
2) Expliquez ce résultat en établissant le tableau de croisement.
PARTIE E
I/ Les schémas a et b de la figure n°1 sont des observations faites sur une graine.
1) Reproduisez-les à plus grande échelle et annotez-les.
2) Expliquez la formation des éléments 9 et 10.
3) Dessinez l’ovule qui a été à l’origine de la formation de cette graine.
4) On suppose que la quantité d’ADN dans l’élément 9 est égale à 30.10-13g/noyau. Tracez sur le même
graphe à l’aide de couleurs différentes l’évolution de la quantité d’ADN avant et après le phénomène
biologique important qui a conduit à la formation de 9 et de 10. Vous achèverez le tracé après deux
mitoses qui ont suivi ce phénomène important.
5) La figure n°2 représente l’évolution du poids sec des lipides et des sucres totaux contenus dans les
éléments 9 et 10. Analysez et interprétez-la le plus complètement possible.
II/ Dans deux tubes identiques A et B, on place le même nombre de graines mûres auxquelles on ajoute
de l’eau. Le tube A contient des graines vivantes et le tube B des graines tuées. Les mesures des poids des
deux lots de graines, à intervalles réguliers pendant 72 heures ont permis de construire les graphes de la
figure n°3.
1) Analysez ces graphes et dites quel phénomène ils traduisent.
2) Comment expliquez-vous les ressemblances et les différences entre ces deux courbes ?
3) L’observation microscopique des cellules de certaines graines a permis de réaliser les schémas x et y.
a) Annotez-les et dites sur quel lot de graines ils ont pu être observés.
b) A quels endroits pouvez-vous situer ces schémas sur les graphes ?

Prof : M. AMEWO K. Joe


90 39 96 75 / 99 61 49 21