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Définition Les actions Les obligations Les Titres de Créance Négociables

Définition
Les valeurs mobilières sont des titres négociables interchangeables et fongibles, ils peuvent être cotés en bourse. Les deux grandes catégories de valeurs mobilières sont les actions et les obligations. Mais il y en existe d'autres telles que les certificats d'investissement et les bons de souscription. L'article 3 alinéa 1er du règlement de la SICOVAM (Société Interprofessionnelle pour la Compensation de Valeurs Mobilières) énonce : "Pour l'application du règlement général, le terme de valeurs mobilières s’entend d'un ensemble de titres de même nature, cotés ou susceptibles de l'être, issus du même émetteur et conférant par eux-mêmes, des droits identiques à leurs détenteurs ; tous droits détachés d'une valeur mobilière, négociables ou susceptible de l'être, sont assimilés à une valeur mobilière." Par jurisprudence :
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les billets à ordre émis par les banques, n’étant pas offerts au public par fractions égales, ne sont pas des obligations, donc ne sont pas des valeurs mobilières. Les bons de capitalisation émis par une société, simple contrats individuels dont la valeur diffère d'un bon à l'autre, ne sont pas des valeurs mobilières. Les bons de trésorerie émis en série sont des valeurs mobilières

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Les actions
Une action est une valeur mobilière. Elle représente une part de capital d'une société. Seules les sociétés anonymes et les sociétés en commandite par actions ont la faculté d'émettre des actions. La plupart des autres sociétés émettent des parts sociales (SARL...). Une action dite classique ou ordinaire se décompose en plusieurs droits, qui en font sa valeur. Les actions sont donc des titres de propriété représentant une fraction du capital d'une société. Leur détenteur (l'actionnaire) devient copropriétaire de la société. Il reçoit une partie du bénéfice de cette société sous forme de dividendes, payés généralement en espèces, une fois par an. Une société qui entre en Bourse engage une partie de son capital sous forme d'actions. Le nombre d'actions émis représente le capital engagé. Une personne physique ou morale achetant des actions sur la place boursière devient alors un actionnaire associé de l'entreprise. L'action peut être au porteur ou nominative. Dans le 1er cas, le détenteur n'est pas connu de l'émetteur mais seulement du teneur de compte. Dans le second cas, le détenteur est connu de l'émetteur

Les conditions d'exercice du droit attaché à l'action sont précisées dans les statuts de la société : un droit de gestion. Lors de l'émission d'obligation. un droit au bénéfice (le solde bénéficiaire après impôt. Le cours de l'action dépend des bénéfices faits par la société mais aussi des prévisions de profit pour l'avenir. Exemple : Une collectivité qui veut emprunter de l'argent émet des obligations qui représente un prêt à long terme. du secteur économique à laquelle elle se rattache. l'actionnaire perd la totalité de la somme qu'il a investie. plus éventuellement tout ou partie des réserves de la société. se matérialisant par un droit préférentiel en cas d'augmentation du capital. Elles sont garanties par l'État . le nombre d'actions représentant le capital peut être augmenté sans limitation. un droit sur l'actif social. de bénéficier des droits attachés à l'action. Ces parts sont émises sur le marché à la même date et sont souscrite simultanément par les épargnants. de vendre ou céder ses actions avec tous les droits qui lui sont attachés. Plus que dans la distribution des dividendes. les obligations de seconde catégorie sont émises par des entreprises du secteur privé ou des collectivités auxquelles l'État n'a pas accordé sa garantie. de n'être engagé qu'à hauteur de la somme investie en actions à tout moment.L'avantage pour la société est de disposer d'argent frais . qui se matérialise par le vote en assemblée générale tel que chaque action représente une voix. Le nombre de voix de l'actionnaire est donc équivalent au nombre d'actions détenues. Haut Les obligations Une obligation est un titre de créance (ou reconnaissance de dette) représentant un emprunt : • • les obligations de première catégorie sont émises par l'État ou un secteur public. l'intérêt de ce placement réside dans la plusvalue réalisée lors de la revente de l'action. les sociétés s'engagent à fournir les documents indispensables sur leur activité et les leurs résultats. est réparti entre les actionnaires). L'avantage pour l'actionnaire est de recevoir une partie (dépendant du nombre d'actions) des bénéfices de la société. de plus. Les détenteurs d'obligations sont donc des créanciers et la collectivité ayant émis ces obligations s'engage à rembourser la somme empruntée dans un délai fixé et de verser annuellement un intérêt aux souscripteurs. Ce placement est plus risqué que les obligations. C'est pourquoi il convient plus à ceux qui désirent augmenter le capital investi à plus ou moins long terme qu'à ceux qui veulent recevoir des revenus sur l'argent qu'ils ont placé. de la confiance et enfin de la conjoncture générale de l'économie du pays. de sa situation. l'émetteur doit préciser : . de profiter des plus-values sur l'augmentation du cours de l'action à la bourse. un droit à l'information. Si la société fait faillite. La somme empruntée est divisée en part de valeur égale (l'obligation).

billets de trésorerie. les bons du trésor sont inscrits en comptes courants à la Banque de France. et la qualité des émetteurs (l'Etat. le prix de remboursement les conditions de remboursement L'État est l'émetteur d'obligations le plus apprécié. résidents ou non résidents. les entreprises financières publiques ou privées susceptibles de faire publiquement appel à l'épargne). billets des institutions financières spécialisées Bons du Trésor négociables Bons à moyen terme négociables (BMTN) Les caractéristiques communes des titres de créances négociables sont le montant unitaire élevé (un million de francs). o Caisse des Dépôts et Consignation.• • • • le prix d'émission l'intérêt payé à chaque année à date fixe par détachement de coupon. Il en existe 3 grandes catégories : • • • Certificats de dépôt. Haut Les Titres de Créance Négociables (TCN) La loi du 26 juillet 1991 définit les titres de créance négociables comme des titres "émis au gré de l'émetteur. représentant chacun un droit de créance pour une durée déterminée". Ils peuvent être émis en EURO ou en devises étrangères. La fiabilité du remboursement de l'emprunt obligataire fait intervenir la notion de signature préférentielle. Émetteurs par catégorie • • • Certificats de dépôt o Établissements de crédit. négociables sur un marché réglementé. En particulier. une échéance fixe.SCA) ont aussi le droit d'émettre des obligations. car l'investisseur est certain d'être remboursé. o Institutions de la CEE et organisations internationales dont la France est membre Bons à moyen terme négociables o Tous les émetteurs pouvant émettre des certificats de dépôt ou des billets de trésorerie. depuis 1993. Par contre les sociétés de capitaux (Société anonyme) et (Société en commandite par action. sociétés financières agréées. . Les titres de créance négociables doivent être stipulés au porteur et dématérialisés. o Entreprise d' investissement. les établissements de crédit. Ils correspondent à un dépôt à terme représenté par la remise de fonds par le souscripteur ouvrant droit à remboursement à l'échéance convenue. Billets de trésorerie o Entreprises résidentes et non résidentes autres que les établissements de crédit. il font l'objet d'une inscription en compte chez un intermédiaire financier.

celles-ci deviennent plus rentables. isoler ou analyser. baisse. donne un coupon de 9 €.Les déterminants des cours de bourse En théorie. dont le prix. en cas de hausse des taux. Si les taux montent. ils peuvent avoir tendance à consommer davantage. L’acheteur de l’obligation ancienne exigera que cette obligation lui rapporte la même chose. pas toujours faciles à prévoir. les obligations anciennes. Cela suppose de procéder à l’actualisation des rendements futurs et à une analyse des facteurs qui peuvent influer sur les rendements du titre. • L’évolution des prix peut avoir des effets contradictoires. ce qui encourage à nouveau les achats d’actions et provoque la hausse de leur prix. la valeur estimée des dividendes ou coupons que l’on recevra pendant toute la période de détention ainsi que la plus ou moins-value de cession qui sera réalisée à la revente. s’il y a croissance. qu’il n’aura intérêt à acheter que si elle vaut « valeur du coupon/nouveau taux d’intérêt ». et ne trouvent preneurs sur le marché qu’à la condition que leur prix baisse. craignant les . les nouvelles obligations seront émises à un taux supérieur (5 % par exemple). deviennent moins intéressantes. ce qui a un effet d’entraînement sur le cours des actions. le prix des obligations à taux fixe baisse et inversement. c’est-à-dire dans notre exemple 9/0. par conséquent. Si les ménages anticipent une hausse des prix. et une situation politique calme sont autant de facteurs de stabilité et de demande sur les marchés boursiers. qui déterminent le prix auquel les entreprises peuvent emprunter. L’ajustement se fera par le prix de l’obligation. Mais on peut en identifier quelques-uns qui ont clairement un impact sur la bourse en général : • l’environnement économique et politique : une croissance forte. les profits des entreprises sont supposés augmenter. qui servent un intérêt moins élevé. Pourquoi ? Parce que. Il existe des facteurs généraux et des facteurs propres au titre. notamment aux EtatsUnis.05 = 180 €. Quand les taux montent. Par exemple. Les taux d’intérêt. à la baisse pour relancer la croissance). C’est-à-dire qu’on ramène à une valeur d’aujourd’hui. fixés par les banques centrales (à la hausse pour lutter contre l’inflation. Les facteurs généraux Ils sont nombreux. Mais dès que le prix des actions baisse trop. La hausse des taux rendant les obligations moins chères. se répercutent sur les taux longs. la valeur d’un titre (action ou obligation) est mesurée par la valeur actualisée du rendement global futur que l’on peut attendre. • Exemple Une obligation d’une valeur nominale de 200 € émise à un taux d’intérêt de 4. vendre leurs actions. les détenteurs d’actions peuvent arbitrer en faveur des obligations. Les taux courts.50 %.

ou Standard & Poor’s qui notent les entreprises en fonction de leur risque (du meilleur. AAA. Fitch Ratings. l’analyse porte plutôt sur sa capacité à rembourser ses dettes évaluée par des agences de notation. Inversement. Une méthode plus répandue (et seule possible en cas d’introduction sur le marché) : l’analyse dite fondamentale. L’évaluation du prix des obligations est relativement complexe. L’analyse du titre • Certains analystes considèrent qu’on peut tirer des enseignements de l’évolution passée et qu’un titre aura tendance à toujours suivre le même type d’évolution. entre actions et obligations. au sein des valeurs mobilières. qui émet des titres). au moins bon CCC ou même D). Le PER (price earning ratio) est le rapport entre le cours d’une action et le bénéfice prévu (déduit de l’analyse fondamentale décrite plus haut). et donc à épargner moins. qui tient compte des caractéristiques de l’émetteur (autre nom de l’entreprise. et de déterminer si une action est chère ou pas. Il permet de comparer des entreprises du même secteur. les points bas… C’est ce qu’on appelle l’analyse chartiste. s’ils souhaitent maintenir la valeur de leur patrimoine. • La fiscalité sur les valeurs mobilières influence plutôt la répartition. . Plusieurs autres méthodes sont utilisées par les analystes financiers. ils sont incités à épargner davantage. Ils établissent des graphiques et repèrent les points hauts. • Cette évaluation de l’émetteur passe par l’analyse de ses comptes (voir également notre rubrique « comprendre les comptes de l’entreprise »). comme Moody’s. S’il s’agit d’analyser une société afin d’acheter ses obligations. et reste très largement le fait de spécialistes.hausses de prix futures.