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Savoie

La Savoie (prononciation : /sa.vwa/, en savoyard, franco-provençal ou arpitan : Savouè) est


Savoie
une région historique, aujourd'hui française, située dans les Alpes du Nord. Observateurs,
Savouè (frp)
médias ou institutionnels utilisent parfois les expressions « Pays de Savoie », « les Savoie »
ou « Savoie Mont Blanc » pour parler de la région.

La Savoie tire son nom, entre autres, d'un ancien duché cédé par ses princes à la France en
1860 en échange de son aide militaire contre l'empire d'Autriche lors de la deuxième guerre
d'indépendance italienne. Elle correspond aujourd'hui au territoire de deux départements
français de la Savoie et de la Haute-Savoie, au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le territoire et le terme dérivent en partie de la Sapaudia gallo-romaine, puis de la Saboia


franque. Comme l'indique le chanoine Adolphe Gros dans son Dictionnaire étymologique
des noms de lieu de la Savoie (1933), on trouve différentes variations au cours des siècles de
la définition d'un territoire de Savoie. Il existe ainsi, une Savoie antique, une Savoie
carolingienne, une Savoie médiévale, berceau des seigneurs de Savoie, comté au e
XI siècle, Localisation en Europe de la Savoie
puis duché en 1416 avant de n'être qu'une des composantes du royaume de Sardaigne. Le
duché est réuni ou annexé à la France par le traité de Turin en 1860, en échange de l'aide
apportée au roi de Sardaigne dans le projet de réunification de l'Italie. La Savoie est
composée de six bailliages devenues provinces : la Savoie Propre, la Maurienne, la
Détail Détail
Tarentaise, le Chablais, le Genevois et le Faucigny, auxquels on distingue parfois l'Avant-
Pays savoyard. Les deux départements actuels — Savoie et Haute-Savoie —, issus de la Administration
négociation entre deux souverains, ont pu garder le nom historique dans leur dénomination,
Pays France
mais cela a pu ou peut aussi prêter à confusion dans les usages
Statut actuel Départements :
Ses habitants sont appelés communément Savoyards, mais le terme Savoisien est tout aussi - Savoie (73)
2, 3 - Haute-Savoie (74)
correct. On trouve plus rarement le terme Savoyen .
Conseil Savoie Mont Blanc
(Établissement public)
Préfectures Chambéry (73)
Annecy (74)
Sous-préfectures Albertville,
Saint-Jean-de-Maurienne (73)
Bonneville,
Saint-Julien-en-Genevois,
Thonon-les-Bains (74)
Démographie
Gentilé Savoyard(e), Savoisien(ne)
Population 1 231 097 hab. (2016)
Densité 118 hab./km2
- Savoie (73) 429 681 hab. (2016) 1

- Haute-Savoie (74) 801 416 hab. (2016) 1

Géographie
Coordonnées 45° 34′ 12″ nord,
5° 54′ 42″ est
Superficie 10 416 km2
- Savoie (73) 6 028 km2

- Haute-Savoie (74) 4 388 km2

Divers
Hymne Les Allobroges
Langues français, francoprovençal
(arpitan) dont le savoyard
Sommaire Fêtes 19 février (élection du duché
de Savoie)
Origine du nom et usages 22 septembre (fête du saint
Pays de Savoie patron Maurice d'Agaune)
Les Savoie
Savoie Mont Blanc
Géographie
Localisation
Les sous-régions naturelles
Hydrographie
Climat
Urbanisme
Histoire
La Savoie gallo-romaine et carolingienne
La Savoie médiévale
La Savoie contemporaine
Politique
Administration
Coopération administrative
Courants identitaires
Population et société
Démographie
Médias
Télévision
Presse écrite
Radio
Web

Économie
Tourisme
Culture locale et patrimoine
Langue
Annexion française
Situation actuelle
Religion
Littérature et tradition orale
Musique
Cinéma
Gastronomie
Costumes
Emblèmes et symboles de Savoie
Drapeau
Hymne
Quelques autres emblèmes et symboles
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
Institutionnels
Touristiques et culturels

Notes et références
Notes
Références

Origine du nom et usages


4, 5
Le nom de Savoie dérive en partie de la Sapaudia gallo-romaine, puis de la Saboia franque ou carolingienne . Le nom passe ensuite au comté, puis au
duché, désignant l'espace géographique concerné après la disparition de ce dernier.

6 7
6 7
Le nom désigne ainsi une « région et département, ancien pays des Sabaudes » , reprenant les recherches effectuées par le chanoine Adolphe Gros . Le
6
toponyme signifie « [le pays des] sapins », dérivant du gaulois *sapo- qui veut dire « sapin », et uidu-, « arbre, bois » .
8
Lorsqu'en 1860, le duché de Savoie est réuni ou annexé, suivant les observateurs, à la France, deux départements sont créés le 25 juin . Le nom de cette
province passe alors aux deux nouveaux départements. L'historien et spécialiste de la période, Paul Guichonnet, à propos du choix des noms des deux
8
départements, précise qu'une seule source existe :

« Les noms des départements annexés ont été accordés par l'empereur lui-même, sur la proposition d'un très grand nombre de Savoisiens
et, en agissant ainsi, il a donné satisfaction à l'immense majorité de nos compatriotes. La situation n'est plus la même qu'en 1792, où le
pays subissait une crise suprême. Aujourd'hui, pas de rivalité avec les départements anciens ; l'esprit de nationalité y est aussi vivace que
dans toute autre partie de l'Empire, l’assimilation est complète. Léman ne pouvait convenir, Genève et son littoral n'étant plus français ;
Mont-Blanc ne pouvait être appliqué qu'à la Haute-Savoie, et le Mont-Cenis ne pouvait convenir à la Savoie, le Mont-Cenis ayant été
laissé, dans la plus grande partie, à l'Italie. Conserver au pays son ancien nom était une idée patriotique et heureuse qu'il faut approuver. »
8
— La Gazette de Savoie, édition du 22 juin 1860
8
« Haute » dans Haute-Savoie n'est pas une précision d'altitude, mais la position septentrionale, au nord, de cet ensemble . Dans la littérature régionale ainsi
que l'usage chez certains régionalistes dans les années 1970, on trouve également les expressions « Savoie du Sud » pour désigner la Savoie et « Savoie du
9
Nord » pour la Haute-Savoie .
10
En franco-provençal, appelé parfois arpitan, le mot « Savoie » se traduit par « Savouè » .

Afin de ne pas confondre l'usage administratifs et la région historique, les différents commentateurs ou institutionnels utilisent depuis la seconde partie du
e
XX siècle quelques expressions dérivées.

Pays de Savoie
Les « Pays de Savoie » est une expression que l'on retrouve dans l'appellation de l'association des Guides du Patrimoine des Pays de Savoie, évolution en
1985 de l'organisme « Guides de Conflans » (1964), de l'Orchestre des Pays de Savoie (1984), le concours de Miss Pays de Savoie, qualificatif pour l'élection
de Miss France de 1993 à 2014 puis pour l'élection de Miss Rhône-Alpes depuis 2015, le concours de Miss Prestige Pays de Savoie, créé en 2011,
qualificatif pour l'élection de Miss Prestige National le nom de la station de radio France Bleu Pays de Savoie ou le premier nom de la structure supra-
départementale : l'Assemblée des Pays de Savoie (2001). L'expression « pays de Savoie » servait également aux XVIIIe – XIXe siècles à désigner les terres des
11
princes de la maison de Savoie, appelées aussi États de Savoie. Il s'agit d'un terme d'usage apparu dans les années 1980 permettant de désigner cette région
afin d'éviter la confusion avec le nom du département et de qualifier la diversité d'un territoire.

Les Savoie
Les termes « les Savoie » ou « les Savoies » se retrouvent dans le nom de la caisse régionale du Crédit Agricole, le Crédit Agricole des Savoie mais aussi
dans le titre ou la désignation par les médias régionaux. Des titres d'articles ou d'ouvrages utilisent le terme mis au pluriel : Savoies. Un article paru en 2013
12
dans le quotidien régional, Le Dauphiné libéré, s'interroge d'ailleurs sur les usages . L'auteur de l'article s'appuie ainsi sur le Larousse des difficultés (1998-
2001) de Daniel Péchoin et Bernard Dauphin, pour indiquer « les noms géographiques peuvent prendre la marque du pluriel, à condition que ce pluriel
12
désigne plusieurs pays, fleuves… du même nom », précisant que le dictionnaire prend l'exemple de « les deux Savoies » .

Savoie Mont Blanc


Depuis 2005, la promotion touristique de la région a fait le choix de la marque « Savoie Mont Blanc » que l'on retrouve en 2011 dans le projet politique des
13
deux présidents des conseils généraux savoyards de créer une collectivité territoriale de Savoie Mont Blanc , sur l'exemple corse, ou en 2014 lorsque
l'université opte pour une nouvelle identité l'Université Savoie Mont Blanc.

Géographie

Localisation
Le territoire de la région historique de Savoie correspond à l'ancien territoire du duché de Savoie. Le chanoine Gros donne une description d'un « pays situé
7
entre le Rhône et les Alpes, au sud du lac Léman et au nord du Dauphiné » . Plus précisément, il délimité par :

le Léman au nord ;
la crête des Alpes, d'est au sud : massif du Chablais, massif du Mont-Blanc, col du Petit-Saint-Bernard, massif frontalier avec le Val
d'Aoste dont la Grande Sassière, massifs des sources de l'Isère et de l'Arc juxtaposant le Grand Paradis, massif du Mont-Cenis, massif
des Cerces (Mont Thabor), col du Galibier, massif des Arves, massif des Grandes Rousses, Belledonne ;
la commune les Marches et la ville Le Pont-de-Beauvoisin, au sud, frontière avec le Dauphiné ;
le massif de la Chartreuse, au sud-ouest ;
le Rhône et la rivière Guiers, à l'ouest.
La Savoie forme ainsi un « bloc solide, une sorte d'épais tronc d'arbre allongé du Nord au Sud sur 145 km et gonflé d'Est en Ouest sur une centaine, soit une
14
superficie un peu supérieure à 10 000 km2 » . Ce territoire compact offre des paysages variés, marqués par l'empreinte alpine, des Préalpes, les basses
terres, aux sommets enneigés des Alpes, reliées par de grandes vallées intra-alpines. Ces dernières se trouvent à l'origine du découpage provincial
traditionnel.

Les sous-régions naturelles


On peut distinguer quatre types de régions naturelles en
Note 1
Savoie :
Lac Léman
en tout premier lieu, en venant de l'Ouest, l'avant-
pays alpin (Avant-Pays savoyard, Chautagne)
Pays de Gavot
constitué de plis jurassiens, précédant une plaine Pays de la Côte-en-Chablais
formée par des molasses jurassiennes (Val du Chablais
Bourget et le lac du Bourget, Val d'Yenne, Val d'Abondance
Albanais, Semine, bas-Genevois). Un fleuve, le Vallée Verte
Rhône, entrecoupe ce paysage monotone. Il est
rejoint par quelques rivières, encaissées dans ce
16
relief , comme, au Sud, le Guiers, puis le Fier et
son affluent le Chéran, plus au nord, Les Usses.
puis viennent les Préalpes avec des massifs Faucigny
autonomes, de moyennes altitudes, séparés entre Genevois Pays de Fillière
eux par des cluses, et également des Alpes par le Pays du Mont-Blanc
sillon alpin. Du Nord au Sud, le Chablais ; les Aravis
Albanais
Bornes ; les Aravis ; les Bauges. Paul Guichonnet Chautagne
les décrit comme : « une symphonie en trois Lac d'Annecy Val d'Arly Mont-Blanc
couleurs : blancs bleutés du calcaire, sapins noirs Lac du Bourget Pays de Faverges
17
et verts pâturages » . De nombreuses rivières Beaufortain
découpent ces ensembles montagneux : la Bauges
Dranse dans le Chablais ; le Giffre ; le Borne dans
le massif du même nom ; le Chéran ; le Guiers-Vif. vant-Pays savoyard
Lac d'Aiguebelette
ces massifs sont séparés par des grandes vallées
Combe de Savoie Tarentaise
transversales — appelées parfois dans de vieux
ouvrages « vestibules de montagnes » — qui Savoie Propre
18
« vivent chacun sous leur nom distinctif » : la
vallée de l'Arve de Genève à Chamonix, qui
correspond à la région historique du Faucigny ; le
Genevois ponctué par la cluse d'Annecy et son
lac, les cluses de Faverges et d'Ugine avant de Maurienne Haute-Maurienne
rejoindre la Combe de Savoie, partie intégrante du
sillon alpin, où débouche la vallée de l'Isère, à la
sortie de la vallée alpine de la Tarentaise à
Albertville ; à la confluence avec l'Arly, cette
dernière est rejointe par l'Arc en provenance de la
seconde majeure vallée alpine de Savoie, la
Maurienne ; au bout, le sillon se poursuit en
Dauphiné et il est rejoint par la cluse de Chambéry
pour se poursuivre dans le département de l'Isère. Les pays de Savoie.
enfin, les Alpes, grands massifs cristallins, que
l'on peut diviser en sous-ensembles : massif du Mont-Blanc, massif du Beaufortain, massif de la Lauzière et du Grand Arc et la partie
savoyarde de Belledonne, que l'on qualifie d'Alpes d'externes, et les alpes dites internes comme la Vanoise faisant partie de la zone
des alpes Grées. Sans oublier des massifs plus proches du Briançonais comme les Aiguilles d'Arves, dont leur constitution fait l'objet
19
de nombreuses études , ou encore les massifs du Thabor, des Grandes Rousses, le Mont-Cenis qui avec la pointe de Charbonnel
possède l'un des plus hauts pics du département de la Savoie culminant à 3 752 mètres, puis une partie du massif du Grand Paradis,
dont les crêtes telles que l'ouille d'Arbéron, la Grande aiguille Rousse ou encore la Levanna forment la frontière orientale avec l'Italie,
20
ou se situent notamment les sources de l'Arc .
Le paysage alpin fait l'objet d'une préservation particulière face au développement urbain et touristique de ces trente dernières années. Ainsi la Savoie s'est
vue attribuer trois parcs permettant la protection et le développement de ce milieu fragile :

dès 1963, la création du parc national de la Vanoise ;


en 1995, création du parc naturel régional du Massif des Bauges et du parc naturel régional de Chartreuse.
D'autres lieux ne bénéficiant pas de statut particulier réussissent à maintenir un milieu moins marqué par l'anthropisation, comme la Beaufortain ou le
Chablais.

Hydrographie
Tous les cours d'eau, rivières et fleuves savoyards se jettent directement ou indirectement dans le Rhône et dans la Méditerranée.
Fleuve : Rhône, qui longtemps servit de frontière avec la France.
Rivières :

Le Guiers, dans l'avant-pays savoyard, qui se jette dans le Rhône, près de Saint-Genix-sur-Guiers
L'Isère, qui traverse la Tarentaise et la Savoie Propre, après avoir passé le département homonyme, se jette dans le Rhône, et
ses affluents le Doron de Bozel, l'Arly et le Doron de Beaufort.
L'Arc, traverse toute la Maurienne avant de se jeter dans l'Isère à Aiton.
L'Arve, traversant le Faucigny, se jette dans le Rhône à 1 kilomètre en aval du lac Léman.
La Leysse, qui traverse Chambéry puis le lac du Bourget, se jette dans le Rhône à Chanaz.
Le Gelon, prend sa source à Mont Gilbert, traverse La Rochette, coule le long de la vallée dite du Gelon pour se jeter dans l'Isère
près de Bourgneuf

Climat
Bien que de type montagnard (reposant sur le triptyque pente, altitude et versant), le climat savoyard doit être différencié selon la situation en vallée (avant-
pays/préalpin/cluses avec l'exemple de Chambéry), où le vent joue un rôle important, et l'altitude, c'est-à-dire les massifs alpins (station Chamonix).

Le préfet du département du Mont-Blanc, Jean-Joseph de Verneilh-Puyraseau, dans son Statistique générale de la France, Département du Mont Blanc
(1807) indique : « Souvent au fond d'une vallée, le voyageur supporte avec peine l'ardeur d'un soleil brûlant, en même temps qu'il aperçoit sur les monts qui
l'environnent, les frimas d'un éternel hiver ; d'autres fois, après avoir traversé des neiges ou des glaces sur les cols des montagnes, il rencontre, en descendant
dans la plaine, d'abord des bois, ensuite une riante verdure, plus bas des fleurs ou même des fruits. (p.164) »

La partie haute de la vallée de la Maurienne illustre le propos du préfet Verneilh de par sa situation encaissée par de très hauts massifs en grande partie
recouverts de glaciers, et subissant les puissants effets de foehn, est l'une des régions de France où les précipitations sont les plus faibles. On compare très
21
souvent cette région au climat quasi méditerranéen qui sévit en Valais central en Suisse, aux alentours de Sierre .

Urbanisme
La Savoie connaît un taux d'urbanisation de 70 %. Elle
appartient en partie au territoire nommé par Raoul Blanchard,
le sillon alpin, dans les années 1910. L'espace se situe plus
précisément dans une longue dépression située dans les Thonon-
Préalpes, entre Valence (France) et de Genève (Suisse), dans les-Bains
Chablais
un axe sud-ouest - nord-est. Les espaces de l'avant-pays
savoyard — Chambéry, le val du Bourget et Aix-les-Bains, Genève
l'agglomération annécienne, et la région frontalière de Saint- Gaillard
Annemasse

Julien-en-Genevois à Annemasse — font donc partie de cet Saint-Julien- Bonneville


ensemble géographique. L'ancien site sillonalpin.com en-Genevois Cluses

définissait le territoire comme « Espace moteur de l’ensemble Genevois Faucigny


des Alpes du Nord, le Sillon alpin désigne, entre Genève, Annecy Sallanches
Passy
Annecy, Chambéry, Grenoble et Valence, un ruban de villes et
de territoires qui, en trente ans, a connu un essor Rumilly

spectaculaire ».

Ce territoire est considéré, depuis 2005, comme l'un des deux Aix-les-Bains
espaces métropolitains, avec la Région urbaine de Lyon, de La Motte-Servolex
Albertville
22
l'ancienne région française Rhône-Alpes par la DATAR . Tarentaise
Chambéry
Savoie Propre

Grenoble Saint-Jean-
de-Maurienne Maurienne

Préfectures, sous-préfectures et villes de plus de 10 000 hab. de Savoie.


Les aires urbaines savoyardes sont en 2012 :

Légende :

AU : population de l'aire urbaine (zonage de 2010).


NC : nombre de communes (zonage de 2010).
UU : population de l'unité urbaine (zonage de 2010).
CC : population de la commune-centre.

23, 24 25
Rang national Aire urbaine AU (2012) NC UU (2011) CC (2011)
26, 25
35 Aire urbaine de Genève - Annemasse (partie française) 292 180 114 161 684 32 657
44 Annecy 221 111 69 159 124 51 012
45 Chambéry-Aix-les-Bains 217 356 88 180 974 58 437
x Thonon-les-Bains 84 505 27 34 661
x Cluses 68 226 16 17 525
x Sallanches-Chamonix 60 234 9 15 957
x Albertville 40 264 22 19 271
x Bourg-Saint-Maurice 11 488 4 7 741
x Saint-Jean-de-Maurienne 13 503 10 8 067

Histoire
La région historique de la Savoie correspond au territoire composé aujourd'hui des deux départements français de la Savoie et de la Haute-Savoie. Ce
territoire est issu du découpage du duché de Savoie, donné à la France en 1860 par le roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II, prince de la maison de Savoie et
futur roi d'Italie, en échange de l'aide de Napoléon III afin d'accomplir l'unité italienne.

Selon les périodes, la Savoie recouvre des réalités géographiques et historiques différentes. Ancien pays gaulois — « [le pays des] sapins » —, romanisé au
er
I siècle av. J.-C., il est mentionné dans le partage de l'empire de Charlemagne. La Sapaudia, puis la Saboia carolingienne représente un grand territoire mais
aux contours mal connus aujourd'hui. Par contre, la Savoie médiévale qui leur succède s'est réduite à une petite portion comprise entre les bourgs de
Montmélian et de Chambéry, pour devenir un comté dont des princes installés en Maurienne feront leur titre principal. Les futurs comtes de Savoie du XIe au
XVe siècles s'évertuent à accroître leur territoire et le comté de Savoie recouvrira cette réalité politique, mais mouvante. L'histoire de Savoie prend en compte
également les autres régions historiques qui seront peu à peu placées sous le contrôle des seigneurs de Savoie : dans un premier temps la Maurienne, berceau
de la maison de Savoie avec la Savoie Propre, la Tarentaise et le Chablais, puis viendront plus tardivement au gré des alliances et des achats le Faucigny et le
Genevois, qui formaient deux puissantes seigneuries durant la période médiévale.

Ce noyau de provinces forme le cœur du territoire des Savoie qui étendent cependant leurs possessions à cheval sur les Alpes en maîtrisant les principaux
cols de cet espace, vers Lyon, la Suisse alémanique et de plus en plus vers le versant italien du Piémont, jusqu'à vouloir devenir les maîtres de la péninsule en
devenant roi de Sicile de 1713 à 1720, puis roi de Sardaigne en 1720 et en prenant finalement le titre de roi d'Italie en 1861, après avoir cédé à la France
l'ancien duché de Savoie.

« Curieuse destinée que celle des pays que nous nommons Savoie : terre d’empire au Moyen Âge, mais partagée dès l’origine entre
l’appel de la vallée du Rhône et celui de la vallée du Pô. Berceau au cours des siècles, d’une dynastie de langue et de culture française,
mais dont les hasards de l’histoire ont fait la mère de l’unité italienne, en lutte selon les époques, contre le Dauphiné, contre le Valais,
contre la calviniste Genève, contre le Milanais, et réussissant malgré ces guerres incessantes, à se doter d’une armature administrative
d’une remarquable précocité, longtemps sujet de discorde entre la France et le Saint-Empire, puis entre la France et l’Espagne, enfin entre
la France et l’Autriche, aujourd’hui trait d’union entre les deux pays amis qui occupent les deux versants des Alpes. »
27
— Avant-propos par André Chamson, directeur général des Archives de France, de l’Académie française

La Savoie gallo-romaine et carolingienne


4, 5
Durant la période gallo-romaine, ce que l'on nomme aujourd'hui Savoie appartient au territoire de la Sapaudie (en latin Sapaudia) . Ammien Marcellin fait
mention de cette région gauloise dans ses Res Gestae à la fin du IVe siècle en décrivant le cours du Rhônes : « d'où sans perte il va à travers la Savoie et les
28, Note 2
Séquanes ; et, ayant beaucoup avancé, il longe la Viennoise du côté gauche, la Lyonnaise du côté droit (...) » . L'historien Pierre Duparc, dans une
28
publication de 1958, rappelle les différentes définitions de ses prédécesseurs , citant l'historien Camille Jullian qui considère que ce « pays que traverse le
Rhône dés sa sortie du lac Léman et avant son entrée dans la région du Bugey. » ; l'historien suisse P.-E. Martin il s'agirait plutôt du territoire entre Genève et
Grenoble avec probablement les vallées de Tarentaise et de Maurienne ou encore le médiéviste français Ferdinand Lot « La Sapinière (...) la partie
28
montagneuse et sylvestre du grand territoire des Allobroges. » . L'étude du texte de Marcellin par l'historien Pierre Duparc amène à voir qu'il faut traduire
28
28
la citation par « à travers la Sapaudia où sont les Séquanes ». Cette lecture permettant de définir le
territoire ainsi désigné comme s'étendant de « la vallée du Rhône depuis le défilé de l'Écluse, en aval de
28
Genève, et se serait étendue probablement jusqu'au confluent de l'Ain . »
29
En 443, la Sapaudia est concédée aux Burgondes . La Chronica Gallica (452) mentionne la région en
7, 28
décrivant l'installation des Burgondes dans la province de Sapaudia . « La 20e année du règne de
28
Théodose la Sapaudia est donnée au reste des Burgondes pour être partagée avec les indigènes . »
(Sapaudia Burgondionibus data est ci un indigents dividenda), soit vers 443. Le territoire désigné pourrait
28
ainsi s'identifier à la Savoie actuelle . D'autres mentions sont faites au Ve et au début du VI
e
siècle, à Partition des alpes occidentales
propos des Burgondes et la Sapaudia, mais sans apporter de précision sur la délimitation de l'espace entre les provinces de la Gaule et de
7, 28
géographique de la Sapaudia . l'Italie au temps de l'empire romain.

4, 5 28
Durant la période carolingienne, la forme Saboia n'apparaît qu'une seule fois . Louis, le fils de
Charlemagne reçoit en héritage en 806 : « (...) de Lyon, la Saboia, la Maurienne, la Tarentaise, avec le Mont-Cenis et le Val de Suse jusqu'aux cluses pour
28 , Note 3
accéder en Italie » . Pour l'historien Bernard Demotz cette Saboia est « étendue (...) des abords de Nantua à ceux de la Tarentaise et de la basse
4 28
Maurienne . » Selon Pierre Duparc, la mention de la Saboia de 806 correspondrait au diocèse de Belley, mentionné en lors de l'accord de 858 . L'analyse
28
de Pierre Duparc tend à démontrer que la Sapaudia, dont est issu le nom de la Savoie, n'aurait aucun lien avec la Savoie actuelle .

La Savoie médiévale
Les mentions de la Savoie de la fin du Xe siècle et 1036 ne
désigne plus qu'une portion réduite des territoires antiques
qu'étaient la Sapaudia ou la Saboia et correspondent
désormais un petit comté comprenant les territoires de
4
Montmélian et de Chambéry . Il est mentionné au cours de
cette période dans différents actes provenant de cartulaires
le désignant sous les formes ager Savogensis, de pagus
Note 4, 32
Savogensis ainsi que comitatus Savogensis .
Le château des ducs de Savoie.
Pendant plusieurs siècles, la ville de Chambéry sera la
capitale des États de Savoie, avant qu'elle ne soit transférée
en 1563 de l'autre côté des Alpes au profit de la cité de Turin, conséquence de l'occupation française
conduite par François Ier.

Le duché de Savoie et les autres


états italiens en 1494.
La Savoie contemporaine
À la suite du Traité de Turin, en 1860, le duché de Savoie est « réuni » ou annexé à la France en devenant
Note 5
deux départements : la Savoie et la Haute-Savoie.

Au XXe siècle, l'industrie électrochimique est très forte grâce à la croissance rapide d'Ugine aciers, qui produisait la moitié de l'acier inoxydable français.

Politique

Administration
L'entité géographique et historique de la Savoie ne possède aucune existence administrative au sein de la République française. Elle est composée de deux
départements la Savoie et la Haute-Savoie, qui se trouve au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

L'organisation des deux départements


savoyards :

Découpage administratif
Haute-
Départements Savoie
Savoie
Nb.
3 4
d'arrondissements
Nb. de cantons 19 17
Nb. de communes 285 281
Localisation de la Savoie. Localisation de la Haute-Savoie.

Coopération administrative
En 1983, dans le cadre de la Loi du 5 juillet 1972, dite « Loi Pompidou », les conseils généraux de Savoie et de Haute-Savoie
33, 34
forment une « structure interdépartementale », appelée Entente régionale de Savoie . L'institution est gérée par sept conseillers
33
généraux de chacun des départements . Les domaines d'action sont le tourisme (Maison de Savoie à Paris), l'université de Savoie,
la culture (Orchestre des Pays de Savoie) ou encore l'agriculture de montagne.

Le 14 février 2001, L'Entente évolue pour donner naissance, sous l'égide des deux présidents des conseils généraux, à l'Assemblée
35, 36
des pays de Savoie (APS), « un établissement public de coopération interdépartementale » .

À l'été 2014, lors du débat sur le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et
Logo de l'APS
modifiant le calendrier électoral, le député et président du Conseil général de Savoie, Hervé Gaymard, soutenu par son homologue
de la Haute-Savoie, Christian Monteil, propose un amendement qui permettrait la création d'une collectivité territoriale de Savoie–
37, 38
Mont-Blanc . Celui-ci a été rejeté.

Courants identitaires
La Savoie possède des mouvements identitaires depuis les années 1860. Toutefois, les prémices d'une demande de reconnaissance émergent lors de
l'expression des nationalismes du XIXe siècle. Les Savoyards affirment leur particularisme au sein d'un ensemble devenu de plus en plus italophone. Ceux-ci
connaissent un nouveau dynamisme en 1859 et l'année suivante lors des débats sur l'avenir de la Savoie, dont un choix partiel se pose : le maintien dans le
futur royaume d'Italie, l'intégration à la France, voire la division et la possibilité de rejoindre la Suisse pour la partie nord du duché.

Dès 1815 et surtout à partir de l'Annexion de 1860, les sociétés savantes locales effectuent un travail de sauvegarde de l'identité et de la culture savoyarde.

Le réveil politique régionaliste se fait à l’occasion de la discussion de la création des régions puis de la décentralisation au début des années 1970. Des
Savoyards voient là l’opportunité de créer une unité politique, venant légitimer l’unité culturelle, à travers le projet d'une région Savoie. En juillet 1972, deux
associations culturelles s’associent pour fonder le Mouvement Région Savoie (MRS), qui sert de réceptacle politique à la volonté de certains d’unir les deux
départements de la Savoie. Parmi les impacts majeurs de la création du MRS, il faut retenir la mise en débat dans les deux conseils départementaux de
33
Savoie de la question de la création d’une région Savoie, distincte de la région Rhône-Alpes ou encore une pétition en faveur de la création d'une région
39
qui réunit plus de 100 000 signatures . Au cours des deux décennies suivantes, malgré la poursuite du jeu politique, le mouvement perd en audience.

Quelques années après les Jeux Olympiques d’Albertville, la question sur l'avenir de la Savoie se pose à nouveau. Deux ans plus tard, le premier mouvement
35
indépendantiste, dit « désannexionniste », apparaît. La Ligue savoisienne officialise sa naissance et tient son premier congrès le 26 mai 1996, à Albertville .
Note 6, 40
Son impact sur la politique locale est important notamment lors des élections régionales de 1998 où le mouvement obtient un siège régional ainsi
qu'en provoquant la naissance en 2001 de l'Assemblée des Pays de Savoie.

Population et société

Démographie
Évolution démographique du duché de Savoie de 1776 à l'Annexion
Territoire 1776 1790 1801 1822 1838 1848 1858
Duché de Savoie 346 386 441 091 422 306 499 368 533 817 582 294 542 258

41
41
Chiffres publiés dans l'ouvrage La Savoie de Révolution française à nos jours (1986) .
Démographie des Pays de Savoie depuis l'Annexion
Territoire 1861 1911 1946 1975 1990 1999 2007 2012 2015
Département de la
259 181 237 447 226 053 305 109 348 261 373 350 403 500 421 105 428 204
Savoie
Département de la
255 883 247 492 263 345 447 794 568 286 631 963 693 000 756 501 793 938
Haute-Savoie
Savoie 515 764 484 939 489 398 752 903 916 547 1 005 313 1 096 500 1 177 606 1 222 142
42
Chiffres INSEE/ Hebdo Eco des Pays de Savoie (1998)

Histogramme de l'évolution démographique depuis 1776 :

La densité sur son territoire avoisine les 100,3 hab/km² avec une très nette différence entre le département de la Savoie (66,9 hab / km²) et la Haute-Savoie
(157,9 hab / km²).

Médias

Télévision

La Savoie possède sa chaîne locale (avec couverture d'une partie du Pays de Gex et une partie du Bas-Bugey ainsi que les Cantons de Genève et
partiellement de Vaud) depuis l'aventure de la 8 Mont Blanc, lancée en 1989, et devenue TV8 Mont-Blanc, présente aussi sur le câble et la TNT.

Presse écrite

Éditions savoyardes du Dauphiné Libéré. Plusieurs hebdomadaires : ceux appartenant au groupe Presse Alpes-Jura (ex-Socpresse) (Le Messager, L'Essor
Savoyard, La Savoie) ; L'Hebdo des Savoie (Albanais et Aix-les-Bains) ; La Vie Nouvelle ; La Maurienne (vallée de la Maurienne). Journaux associatifs ou
institutionnels : Le Savoisien, organe de la Ligue savoisienne, Terres savoyardes (Chambre d'agriculture), ou satiriques comme La Voix des Allobroges
(secteur Pays de Savoie) ou Le Faucigny (secteur vallée de l'Arve). Dans le nord de la région, le quotidien helvétique La Tribune de Genève.

Des magazines mensuels consacrés à l'économie ou à la politique en Savoie : l'Eco des Pays de Savoie, L'Essentiel des Pays de Savoie, Alpes Magazine
(Milan Presse).

Radio

Station locale de France Bleu, France Bleu Pays de Savoie. Stations locales, le plus souvent associatives, dans les vallées (Bauges, Tignes, Chambéry,
Perrine FM, etc.) ; antenne locale de RCF. Radios publiques suisses Couleur 3, RSR-La Première et Espace 2 en Chablais, en Faucigny et en Genevois.
Radios commerciales : ODS Radio, Rouge FM, Radio Plus, Radios Associatives: Radio RFR Fréquence Rétro …

Web

Plusieurs sites internet d'information locale propres à la Savoie et à ses régions naturelles délivrent des informations sous forme écrite ou vidéo, en libre
accès ou payantes selon les structures éditrices.

43
43
Quelques sites (liste non-exhaustive) : Le Dauphiné Libéré pour l'ensemble du département, Info-pla pour l'Avant-pays Savoyard , TVNet Citoyenne pour
44 45
Chambéry et Aix-les-Bains , infohautetarentaise pour la Haute Tarentaise , etc.

Économie
Les deux départements savoyards possèdent une économie relativement dynamique, par rapport à la majorité des départements français. Après une
e
traditionnelle vision, au début du XX siècle, du département de la « Savoie = grandes entreprises publiques, énergétiques et métallurgique » et celui de la
« Haute-Savoie = concentration de PME-PMI tournée vers Genève et vers le Monde », le visage économique savoyard s'est modifié en prenant le virage du
tertiaire, notamment dans les transports et le tourisme. L'économie de la Haute-Savoie garde cependant une spécificité vers la mécanique et les activités
associées tout en supportant le développement du phénomène transfrontalier avec la région genevoise. La croissance de la population transfrontalière a été de
12 % en 2006.

Côté chiffres, selon l'INSEE, le PIB cumulé pour les deux départements, en 2000, équivaut à 24 438 M€ (soit 2 % du PIB métropolitain)
46
La Savoie participe à sept des 67 pôles de compétitivité labellisés le 12 juillet 2005 , parfois en partenariat avec d'autres départements et agglomérations :

Tenerrdis (Photovoltaïque, avec notamment le centre de recherche de pointe INES)


VIAMECA ICI (Mécanique)
CETIM (Mécanique et Mécatronique)
Arve Industries Haute-Savoie Mont Blanc (Mécanique)
Minalogic (numérique, micro-nanoélectronique, photonique & logiciel)
Sporaltec (Pôle de Compétitivité de l'Industrie du Sport et des Loisirs)
Imaginove (Image)
Institut national de l'énergie solaire (Énergie solaire)

Tourisme
Le tourisme, tant hivernal qu'estival, occupe une grande partie de l'activité économique en Savoie, il repose principalement sur les atouts de son relief.
Toutefois, la Savoie recèle aussi de nombreux sites historiques ou thermaux.

Les deux départements savoyards ont mis en commun leurs compétences pour promouvoir la Savoie. Cette
orientation remonte aux années 1930 avec la création du Comité Régional Savoie-Mont-Blanc et la mise en
47
place d'une Maison de Savoie à Paris (1934) . Sous l'impulsion de l’Assemblée des pays de Savoie (APS),
qui poursuit la gestion de la Maison de Savoie à Paris, les deux agences touristiques départementales
48
collaborent à nouveau et créés l'appellation « Savoie Haute-Savoie » . En 2005, une nouvelle marque de
destinations voit le jour « Savoie Mont Blanc », ainsi qu'une nouvelle structure commune Savoie Mont
48
Blanc Tourisme .

En 2014, selon l'organisme Savoie Mont Blanc, la capacité d'accueil des communes est estimée à
Note 7
1 380 492 lits touristiques, répartis dans 206 038 établissements . Outre ces nombreuses stations de
ski, la Savoie est réputée pour ses
randonnées en été grâce à une
Culture locale et patrimoine nature préservée.

Langue
50
La Savoie appartient au territoire linguistique de langues gallo-romanes et principalement à l'arpitan (ou franco-provençal).

Comme dans de nombreux pays et provinces européens, où langues véhiculaires (généralement langues du pouvoir et de l'administration) et langues
vernaculaires se côtoient, en Savoie il existe traditionnellement, jusqu'à aujourd'hui, deux langues parlées. D'une part le franco-provençal, dont l'usage a été
entretenu par la population (langue aujourd'hui menacée de disparition, son usage quotidien est de 2 % des habitants dans l'espace rural et négligeable en
51
zone urbaine ) et d'autre part le français, langue de l'État civil du duché depuis le XVe siècle est rendue officielle par l'Ordonnance de Villers-Cotterêts en
52 52
1539, puisque celui-ci est occupé par les troupes françaises . Toutefois il semblerait que l'application fut très aléatoire .

Le français a été la langue d'usage véhiculaire dès le XIVe siècle et elle est devenue la langue administrative depuis Emmanuel-Philibert à la suite d'un édit du
53
11 ou 15 février 1560 la substituant au latin dans les actes des tribunaux . Cette décision s'applique au Bugey et au Val d'Aoste à la suite d'un nouvel édit,
54, 53
qui modifie les prescriptions précédentes, par lettres patentes du 22 février 1561, précisant les règles d'application . Il faut indiquer que l'italien n'a
53
jamais été une langue utilisée par l'administration en Savoie À la même époque, le duc de Savoie décrétait l'italien, dérivé du toscan, pour la langue
53
administrative dans ses terres du Piémont . De plus, pour occuper le royaume de Sicile (anciennement d'Aragon-Sicile) les rois de France entreprirent de
passer en Italie avec leurs armées (en huit guerres), en passant obligatoirement par la Savoie soumise au pillage (absence d'intendance militaire pour le
ravitaillement) et occupant le Piémont. Au cours de l'histoire le prince de Savoie, administrateur de Hollande pour les Habsbourg perdit ses terres de Savoie,
prises par le Roi de France avant de se les voir restituer.

Par la suite Louis XIV envahit la Savoie pour massacrer ses sujets protestants « vaudois » (disciples du lyonnais Pierre Valdo) qui s'exilèrent dans le haut val
de Suse. Il fit de même en massacrant les sujets francs-comtois des Habsbourg, catholiques, en utilisant des mercenaires lorrains également catholiques)
avant l'annexion de la Franche-Comté. Le massacre des 3 000 paysans « vaudois » traumatisa la famille de Savoie car le roi de France exigea la caution
morale (sous peine de sanctions militaires) du Duc qui renforça la décision de rendre la religion catholique obligatoire sous peine de lourdes sanctions
pénales en cas de refus, sauf près de Genève et en certains points du Val d'Aoste. La messe devant être dite en français. Ensuite Saint François de Sales, pour
contrer les écrits de Calvin (réformateur venu de Noyon puis réfugié à Genève, qui écrivait en français, la langue du culte réformé par opposition au latin),
imposa de fait ses libelles en français, avec grand succès. Il favorisa encore le « parler français ».

Autre cause de l'adoption du français comme langue courante par les Savoyards, le fait qu'avec une démographie excédentaire, l'émigration était forte,
principalement vers la France (Paris et Bordeaux), la Bavière et l'Autriche (Vienne), les habitants des vallées alpines pratiquant le colportage depuis le
Moyen Âge. Le certificat du curé servait à la fois de pièce d'état-civil et de recommandation à l'étranger. Chaque village savoyard avait une école catholique
où on apprenait le français (il y en avait encore 800 avant 1940), la messe étant aussi dite en français, « la langue du dimanche ». Cela facilita l'intégration
des 100 000 Savoyards installés hors de Savoie (pour une population de 500 000) mais toujours menacés d'expulsion en cas de crise économique. Cela aida
aussi un échange monétaire des Savoyards émigrés avec la Savoie. De leur côté, les paysans proches de Genève faisaient commerce en français. Las des
occupations fréquentes du roi de France, le duc de Savoie finit par transférer sa capitale de Chambéry à Turin, en Piémont, en délaissant un peu la Savoie
considérée comme « glacis » militaire face à son puissant voisin. Les ducs octroyèrent cependant à leur terre d'origine un parlement spécifique et un code
cadastral favorisant une juste répartition de l'impôt.

Pour sa part, le Faucigny — français par héritage — fut échangé avec la France contre toutes les terres savoyardes de l'autre côté du Rhône. Preuve de la
parfaite maîtrise du français par les savoyards, Vaugelas, fut l'un des fondateurs de l'Académie française (créée à l'origine par Richelieu pour uniformiser la
langue juridique des tribunaux du roi de France).

La Savoie restant sous la tutelle (morale et théorique) du Saint-Empire ne pouvait prétendre à un titre royal sans l'accord du pape ou de l'empereur, ce qui
gênait ses ambitions dynastiques européennes sur ses proches voisins. Finalement en 1713, à l'issue de la Guerre de succession d'Espagne, le duc Victor-
Amédée II de Savoie et de Piémont se voit attribuer le royaume de Sicile par le traité d'Utrecht, mais en 1720, à la paix de La Haye, il échange ce royaume
(qui trouvait les Savoyards « pingres ») contre le royaume de Sardaigne. la Savoie est alors considérée, comme le Piémont, comme apanage du « royaume
sarde » jusqu'en 1860. À la même époque, les Sardes, alliés des Français, repoussent les Autrichiens avec l'aide du républicain Garibaldi et réalise l'unité
italienne autour de la monarchie sarde, dont le souverain, Victor-Emmanuel II, prend le titre de roi d'Italie.

Annexion française
En échange de ses services militaires, et conformément aux accords de Plombières deux ans plus tôt, la France organise en 1860 l'annexion de la Savoie sous
le double titre « oui » (à l'Annexion) et « zone » (faveurs fiscales pour l'arc lémanique et la vallée de l'Arve). La France crée une administration avec un
fonctionnaire central (le préfet) et constate avec surprise que la population est plus francophone que la moyenne nationale. L'unification linguistique
française est la conséquence de la guerre de 1870, ou de nombreux conscrits ne parlant que mal le français ne peuvent exécuter les ordres de leurs supérieurs.
Cette situation est pour de nombreux stratèges militaire l'une des raisons de la défaite française. À la sortie du conflit, la IIIe République organise une
francisation accélérée des différentes régions de France.

Situation actuelle
L'article 2 de la Constitution de la Ve République définit que « la langue de la République est le français ». ce qui était déjà le cas séculairement du duché de
Savoie, où français et franco-provençal étaient conjointement traditionnellement pratiqués, en proportions quotidiennes certes différentes par les uns et les
autres, selon leur groupe social d'appartenance où leur région d'origine (à noter par exemple que la région de l'Albanais à beaucoup plus conservé l'usage du
franco-provençal que la région pourtant limitrophe du nord annécien, précisément à cause de la proximité de cette ville avec laquelle les échanges marchands
avec la bourgeoisie étaient plus fréquents).

Cette constatation du bon niveau du français des savoyards amène à faire deux remarques :

La première est que les Savoyards ayant parlé le français depuis longtemps, sa forme locale est un peu différente de la norme
académique, comme c'est également le cas en Suisse ou en Belgique. Traditionnellement notamment, on compte comme septante,
huitante et nonante, ainsi que cela se pratiquait plus généralement dans beaucoup de campagnes françaises. D'autre part on trouve
dans ce français régional, des franco-provençalismes traditionnels, tel que le neutre « y » (j'y sais, j'y fais), également rencontré dans
une bonne partie de la région Rhône-Alpes (correspondance avec l'aire franco-provençale). De nombreuses autres particularités
purement savoyardes existent, encore appelées sabaudismes, comme la prononciation des « e » finaux (par exemple : « ils côtoient »,
prononcé cotoillent, « jolie » prononcée jolille, etc.), comme le pratiquent aussi les Suisses romands (avec des mots comme
« cheminée » prononcé cheminéye). Par ailleurs les lettres "x" et "z" lorsqu'elles sont situées en fin de mot ne sont pas prononcées
(exemple: "Chamonix" se prononce "Chamoni" et "La Clusaz" se prononce "La Clusa"). On y trouve aussi l'usage d'un temps interdit en
français académique, mais pourtant tout à fait correct, le passé surcomposé. De nombreuses expressions de formes anciennes du
français ont perduré en Savoie, notamment du XIXe siècle. Toutes ces particularités sont liées à la bonne pratique ancestrale du français
par les Savoyards qui étaient naturellement bilingues, mais elles suivent la même voie que le franco-provençal, et ce français riche en
couleurs du terroir savoyard tend à disparaître sous l'effet de la normalisation. On ne l'entend plus que dans les poches de résistances
où le franco-provençal lui-même a pu continuer à survivre, en milieu rural.
La seconde remarque que l'on peut faire est que ça n'est pas « la France » qui a appris à parler et à écrire le français aux savoyards,
mais la Savoie elle-même.

Religion
La religion principale de la Savoie est, selon un sondage Ifop paru dans la Vie, le Catholicisme Romain, qui concernerait entre 64 % et 70 % des Hauts
Savoyards et entre 55 % et 63 % des Savoyards. Les témoignages de la christianisation de la Savoie, et principalement pour Genève, daterait du IVe siècle. Il
e
faut toutefois attendre plus tard vers 450 pour l'installation du premier évêque en Tarentaise et le début du VI siècle pour la sacralisation d'une église en
Savoie du Nord. La Savoie est divisée entre l'archidiocèse de Chambéry (pour la Savoie) et le diocèse d'Annecy (pour la Haute Savoie), et ces deux diocèses
font partie de la province ecclésiastique de Lyon. Le saint patron de la Savoie est St Maurice d'Agaune, martyr légendaire du Valais, tandis que le patron du
diocèse d'Annecy et de la cathédrale de Chambéry est St François de Sales natif de la Savoie, évêque de Genève et personnage religieux le plus important de
la région connu dans le monde entier.

On y retrouve également des communautés protestantes : en effet, la proximité de la Rome Protestante que fut Genève et l'invasion même par les cantons
réformés de Genève et de Berne du Chablais et du Genevois (1536) a permis l'apparition de communautés protestantes, parfois mêmes majoritaires (Thonon
par exemple devient une ville calviniste). Par la suite, les missions de plus en plus efficaces (et pacifiques) de St François de Sales font diminuer très
nettement le nombre de protestants dans la région : le Chablais revient progressivement au catholicisme. Enfin le roi Charles Emmanuel de Savoie,
catholique, soucieux de préserver son autorité sur la base du "une Foi, un Roi, une Loi" emploiera des moyens beaucoup plus répressifs afin de rendre ces
55
régions au catholicisme. L'apparition d'église baroques, voire rococo, dont la très grande majorité se trouve en Savoie . Comme dans le Beaufortain, la
Tarentaise de La commune de La Léchère à Val d'Isère, tout en traversant la Maurienne à partir de la commune de La Chambre. Ces églises baroques dotées
de retables uniques sont mis en valeur par un programme de découverte appelé "Le Chemin du Baroque". Des concerts de musique baroque sont organisés
chaque été dans ces églises. Cela est sans nul doute le signe de cette reconquête dans une politique de Contre-Réforme. En effet, les hautes vallées alpines
comme la Tarentaise, ou la Maurienne, et dans une moindre mesure certains vallons alpins reculés du Faucigny proches de la Savoie comme Les
Contamines-Monjoie ou Chamonix, pratiquaient en hiver le système dit "du Colportage". Les paysans ne pouvant travailler dans les champs en hiver,
partaient commercer principalement en Italie du nord, en Bavière et en Autriche. Les nombreux ex-voto qui jalonnent la Savoie, sont autant de
remerciements faits par ces marchands pour remercier les cieux de les avoir protégé durant leur périple. Le cas de la Tarentaise est quant à elle encore plus
singulier, car elle fut pendant très longtemps au Moyen Âge, une possession Autrichienne. La monnaie de commerce était d'ailleurs frappée en Autriche. La
Livre Viennoise était la monnaie d'usage. Aussi la Tarentaise à longtemps eu des liens privilégiés avec l'Autriche, la politique de contre réforme a donc
impactée de plein fouet la Vallée, et fourmille par conséquent d'églises baroques.

On remarque de grande similitudes dans les clochers tarin et autrichiens, avec un sommet dit à bulbe, comme à Conflans, Bozel, ou encore Hauteluce.

Dans le nord de la Savoie (l'actuel département de la Haute Savoie), les habitants proches de la cité de Calvin, comme la Vallée de l'Arve et le Genevois
Savoyard, s'adonnaient à la sous traitance des pièces de précisions destinés à l'horlogerie genevoise. Ainsi était née la tradition du décolletage. De nos jours,
il reste beaucoup moins de protestants qu'autrefois dans les pays de Savoie, et ils sont surtout concentrés en Haute Savoie (une douzaine de temples réformés
en service, contre quatre seulement en Savoie du fait de l'influence de la Genève protestante principalement). De nos jours, alors que la paix est revenue, la
proximité de la Suisse a encore une influence : on retrouve des Suisses expatriés dans ces communautés dans les villes proches de la frontière (temple à
Annemasse, Thonon, Évian)… le tourisme a également une grande influence sur les communautés, renforcées en hiver par des touristes étrangers venant de
pays protestants (Britanniques, Suisses, Américains, Allemands…), notamment dans les stations de sport d'hiver, comme à Val d'Isère, Courchevel, ou avec
la station de Méribel, créée par un Anglais. Au siècle dernier, un cimetière a été construit autour du temple de Chamonix pour y accueillir les dépouilles des
alpinistes anglais morts au cours de leur ascension des sommets. Cette influence s'est également fait sentir dans villes et stations thermales comme Saint-
Gervais, Évian, La Léchère, ou encore Brides-les-Bains. Le protestantisme en Savoie a donc un visage multiple : concentré au Nord de par la proximité de
Genève et épargné par la contre réforme diffusée par les colporteurs par leurs échanges commerciaux avec l'Europe centrale. Ce courant religieux est
l'héritier d'une longue histoire, mais aussi le fruit d'arrivées plus récentes et du développement du tourisme. On note également l'apparition de communautés
évangéliques.

L'islam en Savoie est la conséquence d'une immigration plus récente, et se concentre plutôt dans les grandes agglomérations comme Chambéry, Annecy et
l'aire genevoise mais également dans des bassins d'emplois comme la vallée de l'Arve (industrie du décolletage), et les bassins sidérurgiques de Tarentaise et
de Maurienne.

Littérature et tradition orale


La Savoie compte de nombreux auteurs ayant laissé leur empreinte dans la littérature. On peut à ce titre citer Henry Bordeaux, Amélie Gex et bien d'autres.

Musique
Cinéma
De nombreux acteurs viennent du territoire savoyard, comme Agnès Soral ou André Dussollier, ainsi que plusieurs films, produits ou tournés en Savoie.

Certains d'entre eux ont précisément pour thème la Savoie et sa culture, comme la Trace ou la Dernière saison (pour plus de détails, voir La Savoie au
56
cinéma, dans la collection L'histoire en Savoie de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie ).

En 1999 est fondée la Cinémathèque des Pays de Savoie.

La Savoie est ou a été aussi le lieu de festivals du cinéma :

à Avoriaz avec le festival du film fantastique.


à Annecy avec le festival international du film d'animation (FIFA) organisé par le Centre international du cinéma d'animation (CICA), qui
se pose aujourd'hui comme le « premier festival compétitif au niveau international » entièrement consacré à l'animation, et « la
référence mondiale pour tous les professionnels de l'animation ».
à Annecy, le festival du cinéma italien au début du mois d'octobre chaque année.
57
ou encore la biennale du cinéma espagnol, à Annecy également .
D'autre part, Annecy abrite la Cité de l'image en mouvement (CITIA).
58
Le festival du film rural à La Biolle .

Gastronomie
La gastronomie savoyarde est essentiellement basée sur des produits du terroir riches et adaptés aux rigueurs
du climat montagnard, fromages, et charcuterie en tête. Les vins et alcools forts dont les typiques liqueurs de
Genépi et de Gentiane dont chaque famille garde leur recette de fabrication, font également partie intégrante
du patrimoine culturel.

Plats et ingrédients typiques :

Fromages : abondance, beaufort, reblochon, tomme de Savoie, tome des Bauges, Bleu de
Termignon, etc.
Plats régionaux: fondue, tartiflette, crozets, rissoles, matafan, farçon ou farcement,
polente, etc. Le reblochon de Savoie, un fromage
59 AOC
Charcuterie : pormonaise (Chablais), attriaux (Thonon-les-Bains), longeoles (au carvi à
Annemasse et au fenouil en Haute-Savoie), Diots, dans la région viticole de Montmélian
, etc.
Pommes et Poires : Doyenne de comice, Conférence, William verte et rouge, Golden, Gala, Canada Grise ou Blanche, Fuji, etc.
Vin de Savoie : Chignin-bergeron, Seyssel, Mondeuse, etc.

Costumes
Il existe une vingtaine de costumes folkloriques savoyards différents selon la vallée ou le village, constitués pour les femmes d'un châle, d'un jupon, d'un
tablier et d'une coiffe (par exemple : la « frontière » en Tarentaise), agrémentés de bijoux, de dentelles…, et pour les hommes d'une chemise ample, d'un
e e
gilet, d'un pantalon et d'un chapeau l'été associé à un bonnet l'hiver. Ces costumes apparaissent dès le XVII siècle et sont portés jusqu'au XX siècle dans
Note 8
certaines vallées. Aujourd'hui, ceux-ci sont portés lors de représentations de folklore local . Par exemple la procession du 15 août en Haute Maurienne,
ou un grand nombre d'habitants se parent de costumes traditionnels.

Emblèmes et symboles de Savoie

Drapeau
Le drapeau de la Savoie est la reprise des armes des comtes de Savoie. La première apparition de ce blason remonte au XIIe siècle, durant le règne du comte
60 60
Amédée III de Savoie . Il est composé d'une croix blanche sur fond rouge ou en héraldique De gueules à la croix d'argent . Aujourd'hui, on peut
apercevoir de nombreux drapeaux flotter au fronton des mairies ou de certains bâtiments publics et historiques dans les deux départements savoyards.
Version de l'hôtel de ville Version du château de Blason de Savoie figuré
de Chambéry (croix fine) Chambéry (croix large) en carreaux de
céramique sur une pile
du pont autoroutier
d'Alby-sur-Chéran,
Haute-Savoie

Hymne

« Allobroges vaillants ! Dans vos vertes campagnes


Accordez-moi toujours asile et sûreté
Car j'aime à respirer l'air pur de vos montagnes :
Je suis la Liberté ! la Liberté ! »

61, 62
Le chant des Allobroges est considéré comme l'hymne savoyard, bien qu'il n'ait pas été officialisé . Ce chant patriotique est composé en 1856 à
63
Chambéry, durant la guerre de Crimée, par Joseph Dessaix, écrivain et journaliste libéral. Il se popularise après l'Annexion de 1860 .

Quelques autres emblèmes et symboles


64, 65
Le 19 février est considéré comme une fête nationale par des mouvements identitaires . Ce jour correspond à l'érection du comté de Savoie en duché, le
66 e
19 février 1416 . Le choix de cette date est à associer avec l'éveil du nationalisme savoyard du XX siècle. En 1970, le Cercle de l'Annonciade fait la
67
promotion de cette date, reprenant les idées du fondateur du mouvement antérieur Savoie Libre, Henri Dénarié . Le mouvement savoisien officialisera lui
aussi cette coutume.
68, 69
Maurice d'Agaune était le saint patron de l'ancien duché de Savoie, puis par extension à la Savoie, célébré le 22 septembre .

Quelques autres symboles, moins importants mais bien répandus, identifient la Savoie et les Savoyards, et que l'on retrouve dans la plupart des échoppes des
e e
lieux touristiques. On peut citer le personnage caricatural du ramoneur, symbole de la migration savoyarde du XVII siècle au XIX siècle et principalement
enfantine.

La tartiflette devient le symbole gastronomique du territoire depuis les années 1980. Toutefois, la Savoie jouit d'une culture gastronomique riche et
diversifiée, en fonction des provinces qui la constitue. Des crozets tarins, en passant par les diots, les pormoniers, des recettes fromagères comme la fondue.
Des boissons alcoolisées sont aussi typiques de la région telle que la liqueur de génépi, dont chaque famille des hautes vallées alpines conserve jalousement
leur propre recette.

La chanson Étoile des neiges, qui trouve son origine dans un chant allemand, également devenu un standard américain en 1947, dont Jacques Hélian et le
parolier Jacques Plante réalise une traduction française en 1949. Le thème de la Savoie est choisi. Il devient une sorte d'hymne repris à la sauce rock par un
groupe local, Simon et les Modanais, formé en 1987. Le groupe vend un million de disque et arrive en seconde place du hit-parade, obtenant un disque d'or
70
en 1988 .

La proximité avec la Suisse fait que les représentations associent les deux cultures notamment autour des chalets d'alpage, des chiens saint-bernards élevés à
la base sur les deux cols, savoyard et suisse, de la raclette, de même que des expressions comme « ça va ou bien », retrouvées dans des parodies, notamment
Les Inconnus et leur représentation d'un journal régional à l'heure des Jeux olympiques d'hiver de 1992.

Voir aussi

Bibliographie
Ouvrages dans l'ordre chronologique inversé de parution.
Thérèse Leguay, Jean-Pierre Leguay, La Savoie, des origines à nos jours, Rennes, Éditions Ouest-France, coll. « Histoire des
provinces », 2014, 128 p.
Johannès Pallière, Sur l'origine mystérieuse du nom Savoie, La Fontaine de Siloé, 2011, 292 p. (ISBN 978-2-84206-450-1)
Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, 2007, 399 p.
(ISBN 978-2-8420-6374-0). .
Christian Sorrel (dir.), Histoire de la Savoie en images : images & récits, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », 2006, 461 p.
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Jean-Marie Jeudy, Les mots pour dire la Savoie : Et demain, j'aurai autre chose à vous raconter, La Fontaine de Siloé, 2006, 540 p.
(ISBN 978-2-8420-6315-3)
Emmanuel Le Roy Ladurie, Jacques Julliard, Histoire de France des régions : la périphérie française des origines à nos jours, Éditions
du Seuil, coll. « Points », 2005, 438 p. (ISBN 978-2-0207-8850-2)
Association pour le développement de l'Université de Savoie, Réalités des pays de Savoie. Rencontres à l'Université de Savoie,
Montmélian, 1986, 230 p.
Valéry Amboise (d'), Dictionnaire d'Amboise : Pays de Savoie, Éditions d'Amboise, 1993 (1re éd. 1988), 431 p. (ISBN 978-2-90379-513-9)
Réalités des pays de Savoie: rencontres à l'Université de Savoie, Éditions ADUS, 1986, 230 p.
Louis Terreaux, Pays de Savoie : petite encyclopédie Savoyarde, Éditions C. Bonneton, 1985, 191 p. (ISBN 978-2-86253-058-1)
Pour la thématique historique, on pourra consulter la Bibliographie sur l'article Histoire de la Savoie.

Articles connexes
Culture en Savoie Histoire de la Savoie Savoyards
Culture en Haute-Savoie Chronologie de la Savoie Nationalisme savoyard

Liens externes
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Bibliothèque nationale de France (http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb11933188q) (données (http://data.bnf.fr/ark:/12148/cb11933188q)) ·


Gemeinsame Normdatei (http://d-nb.info/gnd/4051850-4)

Institutionnels

L’Assemblée des Pays de Savoie (http://www.cg73.fr/index.php?id=410) sur le site www.cg73.fr


Dossiers (http://www.sabaudia.org/v2/index.php) sur le site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie -
Sabaudia.org

Touristiques et culturels

Fondation Facim, Action culturelle en montagne (http://www.fondation-facim.fr)


Guides du Patrimoine des Pays de Savoie (http://pays-savoie-patrimoine.com)
Conservatoire du Patrimoine Naturel de la Savoie (http://www.patrimoine-naturel-savoie.org)
Observatoire de la Biodiversité Savoie (http://www.biodiversite-savoie.org)
Collectif, « Savoie (https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/006641/) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
15 janvier 2015.

Notes et références

Notes
1. Le conservateur des Archives départementales de la Savoie, Jules-Joseph Vernier, précise ces quatre espaces géologiques : « La
structure géologique de la Savoie est très simple dans ses grandes lignes. On y distingue quatre régions bien marquées en allant de
l'ouest à l'est : le Jura ; les Pré-Alpes ; l'arête des Alpes, et enfin la région alpine. » (désignant l'espace entre le mur des Alpes et la
frontière italienne) 15.
2. Unde sine jactura rerum per Sapaudiam fertur et Sequanos (...) 7, 28.
3. Lugdunensem, Saboiam, Moriannam, Tarentasiam, montem Cinisium, vallem Segusianam usque ad clusas 28.
4. Il y a six différents actes, dont on conserve une copie, qui dont la mention du comté de Savoie 30, 31. Les documents sont :

Cartulaires de l'église cathédrale de Grenoble, Notre-Dame de Grenoble (v. 976-1031), Chartularium B, n° CXVIII : « comitatu
Savogensi » ;
Cartulaire de l'abbaye de Savigny (1013), abbaye Saint -Martin de Savigny, n°582 : « in agro Savogensi » ;
Regum Burgundia e stripe Rudolfina diplomata et acta n°108, d'après le cartulaire de Saint-Maurice de Vienne (1016) : « in comitatu
Savoignese », « in pago Gratiopolitano vel Savoiense » (deux mentions) ;
Archives du prieuré du Bourget (v. 994-1048) : « in comitatu Savogensi » (cité par Samuel Guichenon, Histoire de la royale Maison
de Savoie, t. III, p. 5) ;
Monumenta Novaliciensia vetustiora, Abbaye de la Novalaise, t.I, n°LXVIII, (1036) : « in pago Savogiense ».
5. Le découpage départemental a déjà été expérimenté au cours des conquêtes napoléoniennes avec le Département du Mont-Blanc entre
1792 et 1815 avec pour chef-lieu Chambéry, puis celui du Léman, entre 1798 et 1815, avec Genève. Organisation partiellement reprise
lors de la restauration sarde en 1815 et confirmée à la suite de l'annexion.
6. La liste « Renaissance savoisienne », menée par Patrice Abeille en Haute-Savoie, obtiendra plus de 5 % des suffrages exprimés et donc
un siège de conseiller régional pour sa tête de liste. Celle pour le département de la Savoie obtiendra un peu plus de 4 %.
7. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une
commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands,
qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires 49.
8. Sur les costumes, se reporter aux détails édités dans la revue de Savoie de 1941 à 1947 et de 1956 à 1960, notamment les articles écrits
par le C.T. Emile Gaillard et D. Freppaz, d'autres livres traitent des différentes traditions vestimentaires de la région, voir la bibliographie.

Références
1. Populations légales 2016 (https://www.insee.fr/fr/statistiques/3677771?sommaire=3677855), (1er janvier 2016, selon le Recensement de
la population), INSEE, consulté sur www.insee.fr le 7 janvier 2019
2. André Palluel-Guillard, L'aigle et la croix : Genève et la Savoie, 1798-1815, Éditions Cabedita, 1999, 662 p. (ISBN 978-2-8829-5260-8),
p. 14-16.
3. Jean-Marie Jeudy, Les mots pour dire la Savoie : Et demain, j'aurai autre chose à vous raconter, La Fontaine de Siloé, 2006, 540 p.
(ISBN 978-2-8420-6315-3), p. 466-467.
4. Bernard Demotz, « La frontière au Moyen Âge d'après l'exemple du comté de Savoie (début XIIIe - début XVe siècles) », Actes des
congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, vol. 4, no 4, 1973, p. 95-116 (lire en ligne (http://ww
w.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/shmes_1261-9078_1979_act_4_1_1253)).
5. Laurent Ripart, « Du royaume aux principautés : Savoie-Dauphiné, Xe-XIe siècles », dans Op. cit. (lire en ligne (https://www.academia.ed
u/6778612/_Du_royaume_aux_principaut%C3%A9s_Savoie-Dauphin%C3%A9_Xe-XIe_si%C3%A8cles_dans_Christian_Guiller%C3%A
9_Jean-Marie_Poisson_Laurent_Ripart_Cyrille_Ducourthial_dir._Le_royaume_de_Bourgogne_autour_de_l_an_mil_Chamb%C3%A9ry_2
008_p._247-276)), p. 210-214.
6. Henry Suter, « Savoie » (http://henrysuter.ch/glossaires/topoS0.html#Savoie), sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse
romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le 30 mai 2015).
7. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p.
(ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne (https://books.google.com/books?id=JV-hg4Ul-iEC&pg=PA443)), p. 443.
8. Guichonnet 2007, p. 19.
9. Pierre Préau, « La Savoie dans l'organisation régionale française », dans Collectif, La région et la vie régionale : actes du Colloque sur la
région et la vie régionale tenu à l'Université de Saint-Étienne, les 16, 17, 18 novembre 1973, Université de Saint-Etienne, 1975 (lire en
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10. Dominique Stich, Parlons francoprovençal : Une langue méconnue, L'Harmattan, 1998, 432 p. (ISBN 978-2-73847-203-8), p. 150.
11. On trouve cependant l'ouvrage de Herzog (M), Oursel (R), 1960, Les Pays de Savoie, Ed. J. Delmas & Cie.
12. La Rédaction, « Doit-on écrire Savoie ou Savoies ? », Le Dauphiné libéré, 7 avril 2013 (lire en ligne (http://www.ledauphine.com/savoie/2
013/04/06/doit-on-ecrire-savoie-ou-savoies)).
13. L'Obs avec AFP, « Adieu les deux Savoies, bonjour la Savoie Mont-Blanc ? », L'Obs, 11 juillet 2014 (lire en ligne (http://tempsreel.nouvel
obs.com/politique/20140711.OBS3523/adieu-les-deux-savoies-bonjour-la-savoie-mont-blanc.html)).
14. Raoul Blanchard, « La Savoie. Tableau géographique », p. 25, in Mémorial de Savoie. Le Livre du Centenaire 1860 - 1960, sous les
auspices du Comité d'organisation des fêtes du centenaire du Rattachement de la Savoie à la France, Presses des imprimeries réunis de
Chambéry, 1959.
15. Jules-Joseph Vernier, Étude historique et géographique sur la Savoie, Le Livre d'Histoire - Res Universis (réimpr. 1993) (1re éd. 1896),
137 p. (ISBN 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129 (http://worldcat.org/issn/0993-7129&lang=fr)), p. 10.
16. Voir ainsi les ponts suspendus de l'Abîme sur le Chéran et de la Caille sur Les Usses.
17. Paul Guichonnet, Maurice Morel, Henri Menabrea, Émile Vesco, Visages de la Savoie, éditions Horizons de France, coll. les Provinciales,
Paris, 1947, 210 pages, p. 26.
18. Paul Vidal de la Blache, Tableau de la géographie de la France, édition de La Table Ronde, première édition en 1903, réimpression en
2000, p. 378.
19. Aiguilles d'Arves (http://www.geol-alp.com/h_maurienne/_lieux_maurienne_Sud/Aig_dArves.html) sur le site http://www.geol-alp.com.
20. [PDF]Thèse sur l'évolution structurale et métamorphique d’une croûte continentale subductée (Grand Paradis) (http://www.geosciences.u
niv-rennes1.fr/IMG/pdf/LeBayon.pdf), auteur: Le Bayon, p. 32.
21. [PDF] Lucien Richard, Annie Tonnel, « Contribution à l'étude bioclimatique de l'arc alpin », Document de la Cartographie Écologique,
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22. « La capture du Sillon alpin », Mappemonde, avril 2008, p. L'image du mois (lire en ligne (http://mappemonde.mgm.fr/actualites/sillon_al
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24. « Les 60 premières aires urbaines en 2012 » (http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF01203), sur le site de
l'INSEE (consulté le 30 mai 2015).
25. Seule la partie française de l'unité ou de l’aire urbaine est prise en compte.
26. Partie française de l’agglomération : 114 communes, dont 90 sont situées dans la Haute-Savoie et 24 dans l'Ain. Voir également Unité
urbaine de Genève - Annemasse (partie française).
27. [PDF] « Archives de l'ancien duché de Savoie » (http://www.sabaudia.org/v2/archives73/inventai/seriesa/IR101a_intro.pdf), sur
www.sabaudia.org (consulté le 19 avril 2009) : « « Avant-Propos » Archives de l'ancien duché de Savoie (série SA), Inventaire, tomé 1 :
« Archives de cour », Gardet, 1966. ».
28. Pierre Duparc, « La Sapaudia », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 102, no 4, 1958,
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29. Histoire de la Savoie en images, 2006, p. 98 (Lire en ligne (https://books.google.fr/books?id=T2FnC3WZBBMC&pg=PT98)).
30. Cyrille Ducourthial, « Géographie du pouvoir en pays de Savoie au tournant de l’an mil », dans Op. cit., p. 207-245 paru dans Christian
Guilleré, Jean-Michel Poisson, Laurent Ripart et Cyrille Ducourthial, Le royaume de Bourgogne autour de l'an mil, Université de Savoie,
coll. « Sociétés, Religions, Politiques », 2008, 286 p. (ISBN 978-2915797350).
31. Les différents actes sont étudiés aussi dans le volume 3 de la thèse de Laurent Ripart, « Les fondements idéologiques du pouvoir des
comtes de la maison de Savoie (de la fin du Xe au début du XIIIe siècle) », Université de Nice, 1999, 3 volumes (sous la direction d'Henri
Bresc).
32. Mention faites dans la « donation d'Arbin par l'évêque de Maurienne au monastère de Savigny (1022) », in Revue savoisienne, Académie
florimontane, 1867, p. 51. Ou encore dans le capitulaire appelé testament de Charlemagne.
33. Guichonnet 2007, p. 49.
34. AK, « Déception des élus des Pays de Savoie après le refus des Alsaciens de fusionner Haut et Bas-Rhin » (https://france3-regions.franc
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-230867.html), sur le site de France 3 Régions, 8 avril 2013 (consulté le 9 juin 2015).
35. Guichonnet 2007, p. 50.
36. Xavier Crettiez, Isabelle Sommier, La France rebelle, Éditions Michalon, 2000, 569 p. (ISBN 978-2-84186-178-1), p. 79.
37. Le Monde.fr avec AFP, « Réforme territoriale : la Savoie et la Haute-Savoie veulent s'unir », Le Monde, 11 juillet 2014 (lire en ligne (http
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38. Le Nouvel Observateur avec AFP, « Adieu les deux Savoies, bonjour la Savoie Mont-Blanc ? », Le Nouvel Observateur, 11 juillet 2014
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39. Benoît Brassoud, « L'identité savoyarde : Défense ou recherche d'une identité ? », p. 113, paru dans CISM-LGUS, Cahiers Savoisiens de
Géographie, Chambéry, Université de Savoie - CISM-LGUS, 2001 (ISSN 1297-4064 (http://worldcat.org/issn/1297-4064&lang=fr)),
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40. Renaud Dely, « Patrice Abeille, le bourdon de Millon », Libération, 5 janvier 1999 (lire en ligne (http://www.liberation.fr/portrait/1998/04/11/
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41. André Palluel-Guillard, Christian Sorrel, A Fleury, J. Loup, La Savoie de Révolution française à nos jours, XIXe-XXe siècle, t. 4, Ouest
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42. Eco des Pays de Savoie , « Dossier Explosion démographique des 2 Savoie », 1998.
43. Site « Info-pla » (http://info-pla.fr/)
44. Site « TVNet Citoyenne » (https://www.tvnetcitoyenne.com)
45. Site « infohautetarentaise » (http://infohautetarentaise.blogspot.com)
46. Informations sur le rapport de la DIACT - ici (http://www.competitivite.gouv.fr/IMG/pdf/Dossier_CIADT_II_Fiches_presentation_poles_.pdf)
[PDF]
47. Justinien Raymond, La Haute-Savoie sous la IIIe République : histoire économique, sociale et politique, 1875-1940, vol. 1, Édition du
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48. Claudie Blanc-Eberhart, « Savoie Mont Blanc. La destination crée l’organisation touristique », Revue Espaces, no 303, mai 2012, p. 28-
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50. Eric Varnay, Patois arpitan et chansons de nos grands-pères savoyards, Romorantin : Éditions CPE, 2011 (ISBN 978-2845039384).
51. [PDF] Étude sur l'ensemble du périmètre de la région Rhône-Alpes (http://www.rhonealpes.fr/uploads/Document/6e/WEB_CHEMIN_456
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ISSN 0046-7510
57. Biennale du cinéma espagnol (http://www.annecinespagnol.fr/)
58. Festival du film rural de la Biolle (http://festcinerural-labiolle.org/)
59. Jean-Robert Pitte, « Delicatessen alpestres », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe no 42, Automne 2008, p. 8
60. Bernard Demotz, François Loridon, 1000 ans d'histoire de la Savoie : La Maurienne (Volume 2), vol. 2, Cléopas, 2008, 845 p.
(ISBN 978-2-9522-4597-5), p. 49.
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66. Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine, 2000, 496 p.
(ISBN 2-05101-676-3), p. 8, « En 1416 l'érection de la Savoie en duché marque à peu près l'apogée de la puissance du grand état
alpin ».
67. Brice Perrier, « Pour lui, c’était Savoie libre ! », La Voix des Allobroges, 28 février 2010 (lire en ligne (http://www.lavoixdesallobroges.org/h
istoire/340-hommage-a-henri-denarie-part-2)), Article publié dans le numéro 13 de la VDA (été 2007).
68. Jean Prieur et Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé, 1999, 191 p. (ISBN 978-2-8420-6465-5), p. 181-182.
69. Conférence de Christian Regat aux Amis du Val de Thônes, le 2 décembre 2011, « Saint Maurice et les foires de la Saint-Maurice » (Lire
en ligne (http://www.amisduvaldethones.fr/saint-maurice-et-les-foires-de-saint-maurice/)).
70. Bernard Demotz, François Loridon, 1000 ans d'histoire de la Savoie : La Maurienne, vol. 2, Cléopas, 2008, 845 p.
(ISBN 978-2-9522-4597-5), p. 446.

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