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ma 1

Concours Commun National 1997 - MAROC


MATHEMATIQUES I
Epreuve d’analyse durée : 4 heures

Option M-M’

Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction
seront des éléments pris en compte dans la notation.


n
1
Dans tout le problème on notera (an )n≥1 = (an ) la suite de terme général an = − ln(n).
k
k=1
Par convention, pour tout réel x > 0 on pose x0 = 1.

I – Première partie
1. Montrer que la suite (an ) est convergente (on pourra par exemple étudier le terme an+1 − an ).
On note γ la limite de la suite (an ).

1
2. (a) En remarquant que pour n dans N∗ on a = (1 − t)n−1 dt, montrer que :
n [0,1]

  n   n
∗ 1− 1 − nu 1 − nu
∀n ∈ N , an = du − du.
[0,1] u [1,n] u
 
1 − e−u e−u
(b) Montrer que les deux intégrales α = du et β = du existent.
[0,1] u [1,+∞[ u
  n 
1 − nu e−u
(c) Prouver la convergence de la suite de terme général du vers du.
[1,n] u [1,+∞[ u
  n
1− 1 − nu
(d) Prouver de même la convergence de la suite de terme général du vers
u
 [0,1]
1 − e−u
du.
[0,1] u
 n
Indication : pour n ≥ 2 et 0 ≤ u ≤ 1 on pourra établir l’inégalité e−2u ≤ 1 − nu .
3. (a) Prouver l’égalité :  
1 − e−u e−u
γ= du − du − ln(5).
[0,5] u [5,+∞] u
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  (−1)k 5k+1
+∞
1 − e−u
(b) Montrer que l’on a du = .
[0,5] u (k + 1)(k + 1)!
k=0

16
(−1) 5 k k+1
518
On admet l’égalité = 2, 18782 à 10−5 près, et ≤ 5 × 10−5 .
(k + 1)(k + 1)! 18 × 18!
k=0
+∞
(−1)k 5k+1 

Justifier l’inégalité   ≤ 10−4 .
(k + 1)(k + 1)!
k=17
(c) Pour tout x > 0, montrer que l’on peut écrire :

e−t e−x e−x e−x
dt = − 2 + 2 3 + R(x)
[x,+∞[ t x x x

e−x
avec | R(x) |≤ 6 .
x4
(d) En déduire une valeur approchée de γ à 2 × 10−4 près.

II – Seconde partie

+∞
On cherche un équivalent simple, puis un développement asymptotique de la somme f (x) = ln(n)xn
n=2
lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures.

1. Montrer que la série entière ln(n)xn possède un rayon de convergence égal à 1, et que
n≥2

+∞
ln(n)xn tend vers +∞ lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures.
n=2
2. Trouver le rayon de convergence, puis la somme, de la série entière :
 1 1 n
1+ + ... + x .
2 n
n≥1


+∞ 
+∞
1 n
Indication : on pourra calculer xn et x .
n=0 n=1
n
ln(1 − x)
3. En déduire que f est équivalente à g : x → quand x tend vers 1 par valeurs inférieures.
x−1
4. En considérant la fonction x → (x − 1)f (x), retrouver le résultat de la question précédente.
n
1 1
5. Soit (bn )n≥1 la suite définie par le terme général bn = − ln(n + ).
k 2
k=1
(a) Montrer que la suite (bn ) converge vers γ.
3 1 1
(b) Pour tout x > − 12 , on pose h(x) = ln(x + ) − ln(x + ) − . Prouver les inégalités
2 2 x+1
suivantes :
1 1 1
∀x ∈] , +∞[, 3 ≤ h(x) ≤ .
2 12(x + 2 )3 12(x + 12 )3
(c) Montrer qu’il existe une constante k telle que :

k k
∀n ∈ N∗ , ≤ bn − γ ≤ .
(n + 32 )2 (n − 12 )2
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6. Justifier l’existence de constantes k1 et k2 (que l’on explicitera) telles qu’au voisinage de +∞ on


ait :
k1 k2 1
an = γ + + 2 + O( 3 ).
n n n
  
7. En déduire l’existence de trois constantes k1 , k2 et k3 telles que la fonction qui à x ∈] − 1, 1[

+∞
ln(1 − x)

k1  
associe ln(n)xn − − − k2 ln(1 − x) − k3 (1 − x)ln(1 − x) soit prolongeable au
n=2
x−1 1−x
point x = 1 en une fonction dérivable en ce point.
1 1 1
Indication : on pourra remarquer que pour tout n dans N∗ , 2 = +O 3 .
n n(n + 1) n

III – Troisième partie


+∞
Dans cette partie, on cherche un équivalent simple de la somme fα (x) = lnα (n)xn lorsque x tend
n=2
vers 1 par valeurs inférieures, α étant un réel quelconque.

1. Soit n0 un élément de N et φ une application définie sur [n0 , +∞[ à valeurs dans R+ continue,

décroissante et telle que la série φ(n) diverge.
n≥n0

+∞
Déterminer le rayon de convergence de la série entière φ(k)xk , puis montrer que :
k=n0


+∞ 
φ(k)xk ∼ φ(t)xt dt
k=n0 [n0 ,+∞[

quand x tend vers 1 par valeurs inférieures.


 (ln(n))α−1
2. Pour α > 0, discuter de la convergence de la série .
n
n≥2
3. Montrer que pour tout réel α on a :

fα (x) ∼ lnα (t)xt dt
[2,+∞[

lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures.


Indication : lorsque α est positif, on pourra s’inspirer de la question II - 4.
4. Dans cette question, α désigne un réel positif ou nul.
Pour y ∈ ]0, e−1 [, on définit la fonction hy par :

0 α si 0 ≤ u < 2y
∀u ∈ R+ , hy (u) =
1 − ln(u)
ln(y) e−u si 2y ≤ u.
 α
(a) Montrer que pour tout y ∈ ]0, e−1 [ et tout u ∈ R∗+ on a : |hy (u)| ≤ 1 + |ln(u)| e−u .
Indication : on pourra discuter selon que u est plus petit ou plus grand que 1.
(b) Etablir l’équivalence : 
|ln(y)|α
lnα (t)e−yt dt ∼
[2, +∞[ y
lorsque y tend vers 0 par valeurs supérieures.
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(c) Trouver un équivalent simple de fα (x) lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures.
5. Dans cette question α désigne un réel négatif et, pour y ∈ ]0, e−1 [, hy est la fonction définie à la
question précédente.
(a) On veut montrer à nouveau l’équivalence :

|ln(y)|α
lnα (t)e−yt dt ∼
[2, +∞[ y

lorsque y tend vers 0 par valeurs supérieures.


Indiquer pourquoi la méthode de la question précédente ne peut être utilisée sans modifica-
tion.
(b) Pour y ∈ ]0, 14 [, on définit la fonction gy par :


0 si 0 ≤ u < y
∀u ∈ R+ , gy (u) = √
hy (u) si y ≤ u.

A l’aide de cette famille de fonctions, montrer l’équivalence annoncée à la question précédente.


(c) En déduire un équivalent simple de fα (x) lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures.