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La Volonte

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SOMMAIRE

REMERCIEMENTS

INTRODUCTION

I- DEFINITION

II- DIFFÉRENCE ENTRE LE DÉSIR ET LE VOULOIR

1- La volonté selon la psychologie

2- que nous pouvons faire une chose ou ne la faire pas

3- La volonté selon la métaphysique

CONCLUSION

La volonté 1
REMERCIEMENTS

La réalisation de ce travail est le fruit des efforts conjugués des personnes ici
présentes.

Nous remercions surtout notre professeur

Nous remercions également les enseignants de l’établissement ISCAE pour tous


les enseignements.

Je ne saurais terminer sans exprimer ma profonde gratitude à mes ami(e)s.

La volonté 2
INTRODUCTION

Considérée dans sa manifestation, la volonté est le pouvoir de prendre une


détermination; dans sa nature, c'est la liberté spontanée éclairée et conseillée par
l'intelligence. Vouloir, c'est se diriger soi-même au lieu de se laisser diriger; c'est, à
la place d'une détermination qui vient du dehors, en prendre une qui vient de nous;
c'est user de nos facultés pour atteindre un but. La volonté a dû s'éveiller en nous
spontanément; il faut que nous ayons voulu spontanément, pour savoir que nous
pouvons vouloir; mais il suffit d'un seul fait pur nous l'apprendre à toujours, et
pour que la conscience nous atteste que, même quand nous ne voulons pas, nous
pouvons toujours vouloir. La volonté se confond avec l'existence et
la causalité du moi; aussi, comme dit Descartes, elle est ce qu'il y a en nous de plus
proprement nôtre, ou plutôt elle est nous-même, et constitue pour ainsi dire à elle
seule la personne humaine. C'est par la volonté que l'humain est réellement cause
et responsable; c'est ce qui la distingue de la sensibilité et de l'intelligence, qui sont
de leur nature fatales. C'est par suite de cette différence qu'on oppose
la volition qui est libre et imputable, au désir qui est instinctif, spontané, non
imputable en lui-même. L'être humain a la volonté, pour qu'il tende lui-même à son
bien; il en résulte qu'elle est en rapport constant avec les autres facultés, dont elle
subit l'influence et sur lesquelles elle réagit d'une manière puissante.

La volonté peut être envisagée, et, de fait, l'a été, soit comme une des facultés, la
plus importante peut-être chez les humains, soit comme un principe possible
d'explication universelle. Nous l'examinerons successivement à ces deux points de
vue dont le
premier est celui de la psychologie (entendue ici comme branche de la philosophie)
et le second celui de la métaphysique.

La volonté 3
I- DEFINITION

La volonté est, en psychologie, la capacité à accomplir un acte intentionnel,


consciemment. Ce concept appartient à la fois au champ de la psychologie
cognitive, de la philosophie, de la neurologie et de la criminologie.

L'action volontaire entraîne l'« effet de l'action », quand un individu apprend à


associer une action particulière avec un résultat particulier. Ainsi, la volonté est
démontrée lorsque l'on identifie cognitivement le résultat souhaité et l'action qu'il
faudra réaliser pour y parvenir. Selon le psychologue Edward C. Tolman, ce
concept est applicable à la fois à l'être humain et aux animaux1. Cependant, il y a
des critiques à la théorie de l'action volontaire. Le psychologue Charles Nuckolls
explique dans son article que l'action volontaire est basée sur le principe d'un
contrôle de nos propres actions. Il déclare qu'il ne sait pas comment nous arrivons à
planifier les actions qui seront exécutées.

II- DIFFÉRENCE ENTRE LE DÉSIR ET LE VOULOIR

« Il s'agit maintenant d'établir les titres essentiels de distinction qui séparent le


désir du vouloir; car, comme le dit si bien Locke, sans paraître lui-même se douter
de tout ce qu'il y a de profondément vrai dans ses paroles, le vouloir de l'homme
s'arrête aux choses dont il dispose, c'est-à-dire aux choses qu'il sait ou qu'il sent
immédiatement être en son pouvoir, et ne va pas plus loin. Le désir s'étend aux
choses qui sont hors du moi et indépendantes de lui, c'est-à-dire du vouloir et de
l'effort qui le constitue. Entrons plus avant dans l'analyse de ce sujet.

Le vouloir est un acte simple, pur et instantané de l'âme, en qui ou par qui cette
force intelligente et active se manifeste au dehors et à elle-même intérieurement.
Aussi l'effort est-il le mode permanent de l'âme (moi) tant que la veille dure : cet
effort cessant, l'âme cesse de se manifester, et la personne ou le moi s'enveloppe
dans le sommeil.

Le désir est un mode mixte ou composé, où l'action et la passion se combinent et se


succèdent l'une à l'autre. Si le vouloir est l'attribut essentiel d'un être simple, le
désir, comme toute passion, ne peut être que l'attribut d'un être mixte, ou composa
de deux natures qui se limitent en s'opposant l'une à l'autre. Les affections qui

La volonté 4
prédominent toujours dans le désir sont attachées au jeu de certains organes
sensitifs qui, loin de servir l'intelligence, ne font guère qu'obscurcir sa lumière et
absorber son activité. Dans le vouloir, ou dans l'action directe exercée sur les
parties du corps qui lui sont soumises, l'âme s'approprie véritablement ces parties
par l'action immédiate, instantanée, qui la manifeste intérieurement à elle-même.
Dans le désir, ou sous l'influence sympathique exercée par l'imagination sur les
organes sensitifs et involontaires, ce sont plutôt les organes sensitifs qui
s'approprient l'âme, l'attirent à eux et peuvent absorber dans leur impressions toutes
les facultés de sa nature [...].

Continuons à bien marquer cette différence qui vient d'être établie entre le désir (ou
toute tendance passionnée de l'âme vers des objets quelconques hors d'elle ou de
son pouvoir) et la volonté, ou le mode essentiellement et purement actif de l'âme,
en qui ou par qui seul l'âme se manifeste à elle-même. Tandis que le plus haut
degré de clarté de cette manifestation du moi est précisément le plus haut point
d'énergie du vouloir ou de l'effort luttant contre une résistance; au contraire,
l'enveloppement et l'absorption la plus complète de la personne ou du moi
correspondent au plus haut point d'exaltation du désir ou de la tendance de l'âme à
s'identifier avec un objet idéal, ou imaginaire et sensible, qui n'est pas elle.
Comment donc serait-il possible que la personnalité prit sa source, ou son caractère
individuel de conscience, dans le même mode de l'âme où elle s'absorbe et
s'évanouit à un tel degré?

Dans tout vouloir, l'exécution ne peut être qu'immédiate, actuelle et instantanée,


comme nous le savons par les faits mêmes de conscience. La force manifestée et
son produit sensible, externe ou interne, coexistent donc En un seul point
indivisible du temps et sont inséparables, quoique distincts, dans la dualité
primitive qui constitue l'existence même du moi. À mettez le moindre intervalle ou
le plus simple intermédiaire sensible entre un acte de vouloir et son effet, vous
dénaturez cet acte, vous détruisez la force même dans sou principe, ou dans son
mode essentiel de manifestation.

Au contraire, dans cette tendance de l'âme appelée désir, ce qui se manifeste à


l'âme ou au moi, ce sont les bornes de sa force propre et constitutive, c'est le temps,
la succession des moyens employés pour atteindre l'objet désiré. Composé
d'éléments hétérogènes où la passion prédomine nécessairement sur l'action, le
désir ni est jamais la cause efficace, mais l'occasion à la suite de laquelle arrivent

La volonté 5
tels phénomènes éventuels, tels effets sensibles internes ou externes toujours
involontaires par leur nature. »

1- La volonté selon la psychologie.

Les philosophes anciens ne semblent pas avoir assigné à la volonté une place bien
distincte dans leurs théories de l'âme humaine.

Ainsi Socrate n'admet que deux grandes facultés, les sens et l'intelligence, qui l'une
et l'autre inclinent et déterminent l'humain à l'action.

Platon, il est vrai, entre les sens qu'il ne distingue pas de l'appétit ou du désir et la
raison qu'il identifie avec l'intelligence, intercale un troisième terme qu'il nomme le
cœur ou le courage et qu'il décrit comme une activité généreuse et irréfléchie, tour
à tour soumise aux influences de l'appétit et de la raison; et il est facile de
reconnaître dans le thumos platonicien quelques-uns des traits de la volonté; mais
cette conception s'efface à peine ébauchée.

Aristote, en effet, fonde toute sa psychologie sur la distinction et l'opposition des


facultés sensitives et des facultés intellectuelles. L'activité n'est pas considérée
comme une troisième puissance de l'âme humaine, mais comme un simple aspect
des deux autres : intelligence et sensibilité. Pour mieux dire, la volonté résulte
d'une sorte de rencontre et de fusion des facultés sensitives et des facultés
intellectuelles : elle est une synthèse de l'appétit et de la raison; c'est un « appétit
rationnel ». Néanmoins, Aristote attribue à la volonté un pouvoir tout à fait
singulier, qui n'appartient à aucun des éléments dont elle est la résultante, à savoir :
la liberté, comme si l'instinct, en devenant éclairé, changeait de nature. En un sens,
la volonté n'est pas libre, car elle tend nécessairement et universellement au bien,
mais le choix des moyens propres à la conduire à cette fin dépend de son libre
arbitre.

Telle est la doctrine qui prévaut dans la philosophie scolastique, en particulier


chez saint Thomas.

C'est seulement à partir de Descartes que la volonté commence à se séparer de


l'intelligence et à se poser en quelque sorte en face d'elle, comme une puissance
distincte et autonome. A l'antithèse : sensibilité et intelligence, se substitue
l'antithèse : intelligence et volonté. L'intelligence, en effet, d'après Descartes, est
passive et par conséquent ne se distingue pas, au fond, de la sensibilité. Il n'y a de

La volonté 6
véritable activité que dans la volonté. D'autre part, l'intelligence est bornée et
fatale, la volonté est infinie et libre; et sa liberté consiste en ceci :

2- que nous pouvons faire une chose ou ne la faire pas

Les successeurs de Descartes, Pascal, Malebranche, Leibniz, etc., adopteront cette;


vue fondamentale de la dualité des facultés intellectuelles et des facultés morales.
Pour Condillac et son école, la volonté était la réunion de la sensation agréable ou
désagréable, du besoin, du malaise, de l'inquiétude, du désir, de la passion, de
l'espérance, et du phénomène spécial que l'espérance, jointe à la passion,
détermine.

La psychologie du XIXe siècle réconciliera en quelque sorte les conceptions


opposées d'Aristote et de Descartes en ramenant toutes les facultés de
l'âme humaine à ces trois facultés principales : sensibilité, intelligence, volonté, et
en considérant la volonté comme le point culminant où viennent se rejoindre et se
pénétrer les deux autres.
A partir de cette époque, les philosophes s'accordent généralement à définir la
volonté comme étant le pouvoir de se déterminer à agir, et ils distinguent dans tout
acte volontaire trois parties successives : la délibération, la détermination,
l'exécution.

La délibération est plutôt affaire d'intelligence ou de sensibilité, et l'on peut même


remarquer que, parmi les humains, les uns délibèrent plutôt avec leur intelligence «
dans leur tête », les autres avec leur sensibilité « dans leur cœur »; ou plus
exactement un même individu peut, selon les circonstances délibérer d'une manière
à un certain moment, et de l'autre à un autre moment.

L'acte propre de la volonté réside dans la détermination qu'on appelle


encore volition, résolution, décision, etc. Quelque nom qu'on lui donne, elle
consiste essentiellement dans un choix; deux actes possibles sont en présence - se
déterminer ou se résoudre, c'est choisir celui des deux qui se réalisera. D'autre part,
si l'on considère que de ces deux actes possibles, il y en a presque toujours un vers
lequel l'âme se sent plus fortement inclinée par le désir, on peut dire encore que la
détermination consiste essentiellement dans un consentement ou un refus.
L'exécution ou l'acte proprement dit est l'effet extérieur et final de la volonté. Elle
manque parfois quand l'acte se trouve devenu impossible par suite de quelque

La volonté 7
changement imprévu dans les circonstances extérieures. Parfois aussi elle est
séparée de la détermination par un plus moins long intervalle : c'est le cas des
projets, des intentions, des velléités.

D'ordinaire, cependant, vouloir et agir ne font qu'un, et la détermination coïncide


avec le point de départ de l'exécution. Au moment même où on se décide, on a
conscience d'un effort qui est le commencement et comme le signal de l'action.
Dans les cas très simples, l'acte volontaire se réduit à ces trois éléments : l'idée de
l'acte possible, le consentement et l'effort. J'ai besoin de consulter un livre qui est
devant moi sur ma table : penser à prendre ce livre, le vouloir et le faire, tout cela
se passe en un clin d'œil.

Aussi n'est-il pas surprenant que certains psychologues, surtout ceux de l'école
empirique ou associationniste, aient cru pouvoir ramener la volonté, soit au
jugement, soit au désir. Cette dernière théorie est celle de Condillac, qui définissait
la volonté comme « un désir prédominant et absolu ». Toutefois, il reste toujours,
entre le désir et la volonté, cette grande différence, que le désir nous apparaît
comme fatal, et la volonté comme libre. Ainsi que le plaisir et la douleur, ainsi que
toute sensation et toute passion, le désir naît sans notre consentement, souvent à
l'improviste, dès qu'un certain objet se présente ou qu'une certaine idée se réveille.
Le plus honnête homme du monde ne peut pas répondre qu'il n'éprouvera jamais de
mauvais désirs. Au contraire, nous nous croyons libre de céder au désir ou de lui
résister, de vouloir ou de ne pas vouloir l'action à laquelle il nous sollicite.

3- La volonté selon la métaphysique.

Au point de vue métaphysique, on a voulu se demander quel est le rôle que joue la
volonté dans l'ensemble des forces de la nature. N'est-elle, comme le disent
les matérialistes, qu'une simple résultante des forces nerveuses et vitales agissant
dans l'organisme humain, ou bien faut-il voir en elle, comme l'imaginent
les spiritualistes, un foyer d'énergie supérieur au temps et à l'espace, qui
commanderait, d'une façon d'ailleurs incompréhensible pour la science proprement
dite, nécessairement attaché au point de vue du mécanisme, les mouvements par
lesquels se manifeste notre vie intellectuelle et moral, et peut-être même notre vie
physique?

Mais ce problème se pose d'une manière plus générale encore en dehors et au-
dessus du matérialisme, entre deux philosophies opposées qu'on pourrait appeler,

La volonté 8
l'une philosophie de l'intelligence, et l'autre philosophie de la volonté. Il y a, en
effet, un idéalisme intellectualiste qui subordonne la volonté à l'intelligence, ou
plutôt qui considère la volonté comme une simple conséquence de l'intelligence.
Telle est la doctrine de Leibniz, telle aussi celle de Hegel. Le principe des choses
serait alors un entendement éternel, où toutes les idées s'engendreraient et se
détermineraient les unes les autres selon les nécessités évolutives d'une logique
inflexible : la volonté n'apparaîtrait au cours de cette évolution que comme un
produit des idées mêmes. Mais on peut aussi concevoir un idéalisme supra-
intellectualiste, si toutefois ce nom d'idéalisme peut encore convenir ici, pour
lequel le premier principe serait la volonté absolument libre, indéterminée, ayant
en quelque sorte pour devise le sum qui sum du Yahveh hébraïque. Il semble que
telle ait été la doctrine de Descartes attribuant à Dieu tout ensemble l'entendement
et la volonté, mais affirmant que la volonté en lui est antérieure et supérieure à
l'entendement.

Kant lui-même semble être revenu à cette conception, lorsqu'il a placé dans le
noumène le principe suprême, d'ailleurs inconnaissable pour nous, de l'univers
phénoménal, et lorsqu'il a opposé ce principe comme une liberté absolue au
déterminisme universel de la nature. Il n'est donc pas surprenant qu'après
lui Schopenhauer ait délibérément affirmé la volonté comme étant, à l'exclusion de
l'intelligence, le véritable principe métaphysique des choses. On retrouve, quoique
sous des formes bien différentes, la même tendance à affirmer la primauté de sa
volonté sur l'intelligence chez un grand nombre de philosophes du XIX e siècle et
du début du siècle suivant, particulièrement en France (Renouvier,
Secrétan, Lachelier, Boutroux, Bergson, etc.), et l'on peut considérer la philosophie
des idées forces de Fouillée comme une tentative pour concilier les deux principes
opposés de la volonté et de l'intelligence dans une ingénieuse synthèse.

La volonté 9
CONCLUSION

En conclusion nous pouvons retenir que la volonté est l’œuvre de toute une vie. Ce
sont les actes posés, répétés, orientés vers une direction unique, et animés par de
grands idéaux, qui font ce que nous sommes. Nous sommes ce que nous faisons, et
ce sont les actes posés (ou omis) que Dieu jugera le soir de notre vie.

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