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COURS AU ATE2 DE l’ENESA /2016-2017

ELEVAGE DES BOVINS

Chargé du cours : Drissa SALOU

Nombre d’heures: 30
savoir: 20 TD: 08
Evaluation : 02
Prérequis/corequis : connaissance des bovins sur le plan ethnologie /
extérieur, anatomie, physiologie, pathologies, alimentation, Hygiène et
prophylaxie etc.

Objectifs :
Etre capable de :
- connaître les différentes races bovines et les différents systèmes
d’élevage;
- faire une bonne production laitière;
- reconnaître un lait impropre à la consommation ;
- faire la traite dans des bonnes conditions d’hygiène
- conduire une unité d’embouche
- dresser et d’alimenter un bovin de trait
PLAN DU COURS

CHAPITRE I. GENERALITES
1.1. Définitions de quelques mots
1.2. Les systèmes d’élevage
1.2.1. Le système pastoral
1.2.2. Les systèmes agro-pastoraux
1.2.3. Les systèmes intensifs
1.3. Les différentes races bovines
1.3.1. Les races taurines
13.2. Les races zébu
CHAPITRE II. CONDUITE D’UN TROUPEAU LAITIER

2.1. Les races laitières


2.1.1. Les races locales
2.2.2. Les races exotiques
2.2. L’habitat des races laitières
2.3. Les besoins alimentaires de la vache laitière
2.4. Santé des vaches laitières
2.5. Reproduction des vaches laitières
2.5.1.Le mode de reproduction
2.5.2. Intervalle entre vêlage
2.5.3. Les chaleurs
2.5.4. L’âge de la reproduction
2.5.5. Période de saillie.
2.6. Identification des animaux
2.7. Elevage des veaux
CHAPITRE III. : CONNAISSANCE DES LAITS ANORMAUX
3.1. Le lait mammiteux
3.2. Les laits contenants des résidus d’antibiotiques et de pesticides
3.3. Autres laits anormaux
CHAPITRE IV. : LA TRAITE
4.1. La traite
4.2. L’hygiène de la traite
CHAPITRE V. : L’EMBOUCHE BOVINE
5.1. Les systèmes de production
5.2. Les races bouchères
5.3. Les facteurs qualitatifs d’un bovin de boucherie
5.4. Les facteurs de production
5.5. Considérations économiques de l’embouche
CHAPITRE VI. : ELEVAGE DES BŒUFS DE TRAIT
6.1. Alimentation du bovin de trait
6.2. Dressage du bovin de trait
Chapitre I: GENERALITES
1.1.Définitions de quelques mots
1.1.1. La zootechnie
La zootechnie est une science qui traite de l’élevage des animaux domestiques,
de leur reproduction et de leur amélioration en vue d’en obtenir des productions
dans les meilleures conditions économiques possibles.
La zootechnie est une discipline d'application procédant des sciences les plus
diverses et dont le but est l'étude technique et économique des productions
animales, et de l'élevage en général.
La zootechnie générale étudie les méthodes d'amélioration de l'élevage des
animaux domestiques et comprend plusieurs disciplines (anatomie et physiologie,
connaissance des animaux, amélioration génétique, alimentation, hygiène,
conduite des élevages…)
La zootechnie spéciale est l'application de l'ensemble de ces méthodes à une
production donnée (lait, viande, œufs, laine, etc.)
1.1.2. Le bovin
Le bovin est un animal au corps lourd, au crâne large surmonté de cornes chez
les deux sexes et au mufle toujours humide. Il appartient à la famille des
bovidés.
C’est un mammifère ruminant à sabots et à nombre pair de doigts.
Il comprend deux espèces : Bos taurus (appelé communément taurin) et Bos
indicus (le zébu).
1.1.3. Le lait
 Le lait est un liquide sécrété par les glandes mammaires des femelles
mammifères après la naissance du jeune.
 C’est un liquide de composition complexe, opaque, d’une saveur douce,
d’un PH voisin de la neutralité (6,6 –6,8).Il est constitué d’eau, de lipides de
protides, de glucides, de sels minéraux et de vitamines dont les proportions
respectives varient d’une espèce à l’autre.
 Le Congrès International pour la répression des fraudes alimentaires tenues à
Genève en 1908 définit le lait comme suit :
le lait est un produit intégral de la traite totale et ininterrompue d’une femelle
laitière bien portante, bien nourrie et non surmenée
1.1.4. Le colostrum
Il correspond au produit élaboré et sécrété par la glande mammaire dans les cinq
jours qui suivent la mise bas.
1.1.5. La transhumance
Elle se définit comme un mouvement pendulaire ou cyclique et saisonnier des
animaux sous le gardiennage de bergers, suivant des itinéraires précis en vue de
l’exploitation des ressources pastorales.
On distingue la transhumance nationale et la transhumance transfrontalière.
1.1.6. Le nomadisme
La transhumance se distingue du nomadisme qui se caractérise par des
déplacements plus aléatoires et suivis par toute la famille de l’éleveur.
1.1.7. Le pastoralisme
au terme de la loi d’orientation relative au pastoralisme au Burkina Faso du 14
novembre 2002 , le pastoralisme se définit comme « toute activité d’élevage
consistant à assurer l’alimentation et l’abreuvement des animaux par l’exploitation
directe des ressources naturelles sur des espaces déterminés et impliquant la
mobilité des animaux ».
Le pastoralisme désigne également les activités associant de manière
complémentaire l’élevage, l’agriculture et la sylviculture.
1.1.8. Le pasteur
Toute personne qui exerce à titre d’occupation principale l’activité d’élevage pastoral
et qui en tire l’essentiel de ses revenus, qu’il soit propriétaire de tout ou partie du
troupeau est appelée pasteur.
1.1.9. les ressources pastorales
ressources végétales, hydriques et minérales exploitées dans le cadre de l’élevage
pastoral, elles sont comprises soit dans les espaces affectés à la pâture des
animaux, soit dans les espaces ouverts à la pâture des animaux
1.1.10.. La viande
 Selon le petit Larousse viande vient du mot latin vivenda qui veut dire ce qui
sert à la vie. La viande est donc un aliment tiré des muscles des animaux
principalement des mammifères et des oiseaux.
 On parle de viande rouge pour le bœuf, le mouton, la chèvre et le cheval, la
viande blanche pour le veau, le porc, le lapin et la volaille et la viande noire pour
le gibier.
 En zootechnie on définit la viande comme étant la chair des animaux
domestiques ou sauvages, tués pour être consommés. Par extension on
comprend également sous le nom de viande les viscères consommables.
 La viande provenant des animaux domestiques est appelée viande de
boucherie, celle qui provient des animaux sauvages est appelée viande de
chasse.
1.2. Les systèmes d’élevage des Bovins

Le système d’élevage peut être défini comme un ensemble de pratiques ou de


techniques mises en œuvre par un acteur pour exploiter les ressources naturelles
par des animaux et obtenir une production animale. Ils sont aujourd’hui sous
l’influence des changements climatiques et de la forte pression démographique.
La typologie des systèmes d’élevage des ruminants domestiques qui prend en
compte la description de plusieurs auteurs sont de deux sortes :
•les systèmes traditionnels extensifs comme les systèmes sédentaire,
agropastoral, transhumant et nomade.
•les systèmes d’élevage améliorés prennent en compte le semi-intensif à
l’intensif surtout autour des grands centres urbains.
1.2.1. Les systèmes pastoraux
Les systèmes pastoraux se caractérisent par un recours important sinon exclusif aux
parcours naturels pour l’alimentation des animaux qui sont en mobilité. Ils
concernent essentiellement les herbivores domestiques.(bovins, PR, camelins).
Atouts :
- coût minime de l’alimentation sur parcours ;
-opportunité de valoriser les ressources renouvelables de zones défavorables pour
les cultures ;
- rapprochement à faible coût des animaux des marchés.
Contraintes et limites :
- Charges animales souvent importantes dans un contexte climatique aléatoire ;
- Le manque ou l’insuffisance des pistes à bétail et des zones de pâture sont sources
de nombreux conflits entre les utilisateurs des ressources naturelles ;
- Les rendements zootechniques restent peu satisfaisants. Par exemple, les jeunes
bovins sevrés ne dépassent pas un gain annuel de 50 kg dans le système de
transhumance ; dans ces conditions, il faut 5 à 6 ans pour produire un bœuf de 250
1.2.2. Les systèmes mixtes agriculture-élevage ou agropastoraux
Dénommés aussi systèmes paysans, ils sont les plus répandus et dominent le paysage des
savanes subhumides dans les pays de l’Afrique de l’Ouest. Les systèmes agropastoraux
utilisent une combinaison de pâturage sur des terres non cultivées, de cultures fourragères, de
sous-produits agricoles et agroindustriels et d’aliments achetés, dans une exploitation de
polyculture et d’élevage.
Ils se caractérisent par une intégration des activités d’élevage dans les exploitations de
production végétale.
 Atouts :
- les animaux fournissent aux systèmes de culture, énergie (traction animale) et éléments
fertilisants (déjections et fumier….) ;
- les animaux bénéficient d’apports alimentaires de l’espace cultivé : SPA ;
-les aspects de complémentarités économiques essentielles entre culture et élevage.
 Contraintes et limites :
- la traction animale est parfois un facteur d’extension des surfaces au lieu d’être un facteur
d’intensification ;
- la valorisation de la fumure organique est souvent loin d’être optimisée.
Quelques paramètres de productivité des bovins dans les systèmes d’élevage
traditionnels en Afrique subsaharienne
Remarque : la baisse de la productivité du bétail dans les systèmes
agropastoraux est conditionnée par plusieurs facteurs dont les plus importants
sont :
la pratique de la transhumance;
l’inefficacité et la non utilisation optimale des trypanocides;
la réduction de l’espace pastoral due à l’expansion des cultures et autres modes
d’occupation des sols;
Le génotype animal (race locale peu performante en lait et en viande) utilisé ;
le mode de gestion des troupeaux (non rationnel).
1.2.2. Les systèmes intensifs
Ce sont des systèmes d’élevage souvent intensifs développés autour des gros
centres où la demande en produits animaux est forte.
Ex : les systèmes bovins laitiers péri-urbains, l’embouche bovine)
Les systèmes intensifs sont totalement indépendants de toute exploitation agricole
de la terre et représentent le second type d’élevage pur. Ils n’utilisent que des
aliments achetés sur le marché intérieur ou importés : fourrages cultivés, sous-
produits agroindustriels (concentrés ou grossiers), céréales, tourteaux, sons,
pailles et fanes.
1.2.3. Les élevages hors-sol
Ce sont des élevages péri-urbains caractérisés par le niveau élevé
d’intensification, de l’alimentation non produite dans l’unité de production et du
nombre assez élevé des animaux.
C’est dans l’aviculture moderne que l’on rencontre souvent des cas d’élevage hors
sol dans notre pays
Proportion d’éleveurs par espèce dans les systèmes d’élevage du Burkina Faso
1.3. Les races bovines
Les principales races bovines en Afrique offrent des mélanges de caractères liés aux
déplacements tout azimut des animaux.
On distingue deux grands groupes : les zébus (76,9%) et les taurins (12,5 %) avec
leurs métis (10,6%).
 Les bœufs à bosse ou zébus : supportent la sécheresse et la chaleur .On a :
- Les zébus sahéliens à courtes cornes  comme le Zébu peul soudanien ;
- Les zébus sahéliens à longues cornes comme le zébu M’bororo, le zébu Gobra…
 Les bœufs sans bosse ou taurins : localisés en zone subhumide sud du Burkina ils
supportent bien l’humidité et tolèrent les températures élevées. Ce sont des animaux
dits trypanotolérants ou trypanorésistants On distingue  :
-Les taurins à longues cornes représentés par les N’Dama avec les variétés Boenga,
N’Gabou (Guinée Bissau), Gambia cattle (Gambie), Petite et Grande N’Dama (Sénégal)
et le Kouri (Tchad);
Les taurins à courtes cornes avec des variétés lagunaire (Bénin, Togo), Lagoon cattle
(Ghana), Muturu, (Nigéria), Baoulé (RCI), Lobi (BF), Somba (Atakora, Benin), Mango
Zébu à longues cornes

Zébu M’bororo (convexiligne,


longiligne hypermétrique)

 Zébus à courtes cornes

Zébu peulh soudanien


Taurins à courtes cornes

Troupeau de taurins

Race baoulé (rectiligne,


bréviligne, ellipométrique)
Métis issu d’un croisement Goudali X Azawak
CHAPITRE II. CONDUITE D’UN TROUPEAU LAITIER

2.1. Les races laitières rencontrées au Burkina Faso et leurs


caractéristiques.
On distingue des races locales et des races exotiques
2.1.1. Les races locales
Les principales races productrices de lait élevées au Burkina Faso sont le zébu
peulh, l’azawak, le goudali.
 Zébu Peulh
•Couleur de la robe
•Très variée
•Taille au garrot
•115 à 125 cm
•Poids moyen
•400 kg
•Aptitude laitière
•2-3 litres par jour
•Aptitude bouchère
•Rendement carcasse: 50%
 Zébu Goudali
Couleur de la robe
•Blanc crème et variée
•Taille au garrot
•145 cm
•Poids moyen
•300 à 500 kg
•Aptitude laitière
•3-6 litres par jour
•Aptitude bouchère
•Rendement carcasse: 55-60
%
Zébu Azawak
Couleur de la robe
•Fauve
•Taille au garrot
•145 cm
•Poids moyen
•300 à 500 kg
•Aptitude laitière
•3-10 litres par jour
•Aptitude bouchère
•Rendement carcasse: 55-60 %
2.1.2. Les races exotiques introduites pour améliorer les performances
laitières de nos races locales
Le gyr ;
La girolando ;
-La tarentaise ou la tarine;
- La jersiaise;
- La montbéliarde;
- La Holstein;
- La brune des Alpes
Ces races ont été parfois introduites dans les élevages périurbains grâce à
l’insémination artificielle. Elles ont amélioré considérablement la production
laitière des races locales.
 Le Gyr

Origine : Inde.
Couleur  robe: variable
Aptitudes : bouchère et laitière
Production laitière pouvant
atteindre 7000 kg en une lactation
soit 20 à 25 litres par jour.

La Girolando
C’est un bovin qui est une croisée
Gyr x Holstein. Cela signifie que la
race s’adapte bien à nos conditions
d’élevage.
La vache produit 20 à 25 litres de
lait par jour
 La tarine ou Tarentaise
Robe : fauve, le bord des paupières, le
contour des yeux, les onglons et le mufle
sont noirs
Aptitude : Bonne laitière importée
d’Europe.
Production : 16 litres par jour en moyenne
4654 litres de lait en 289 jours de lactation
Poids : femelle adulte pèse entre 400 à
500 kg et le mâle environ 750 kg.
Les petits à la naissance ont 35 à 40 kg

La Montbéliarde
Robe : pie-rouge ou marron-clair avec
pattes et tête de couleur blanche
HG: 1,40 m
Poids: 600 à 750 kg
Production laitière: 6000 kg /an
 La Brune des Alpes
Origine: Suisse.
•La robe est uniformément brune. C’est un
animal précoce.
•Elle peut produire de 15 – 18 litres dans
les fermes laitières du B.F.
•Elle a une bonne valeur bouchère. Elle a
une bonne aptitude en pâturage.

 La Holstein
Origine : Hollande mais très
répandue en France
Production : 40 l/jour au
moment des pics
Robe : pie-noire ou pie-
marron
Holstein pie noire Holstein pie marron Poids : 650 kg pour la
vache et 1000 kg pour le
mâle
2.2. L’habitat des vaches laitières
Un bon habitat est un habitat relativement simple, facile d’accès offrant un cadre
hygiénique et assurant la sécurité et le confort des animaux qui y vivent. Selon le
type d’élevage on distingue les types d’habitat suivants :
2.2.1. L’habitat traditionnel
Peu d’investissement, mais la rentabilité est médiocre.

Habitat dans un
système d’élevage
agropastoral
2.2.2. L’habitat semi – amélioré
Il demande un investissement avec des matériaux locaux non définitifs, relativement
accessibles à l’éleveur. Les bâtiments servant d’étable et de magasin de
stockage des aliments peuvent être dressés.

Habitat dans un
système d’élevage
semi-intensif
2.2.3. L’habitat moderne
Il utilise de gros investissements, utilisation de matériaux définitifs, une alimentation
améliorée, mais faible rentabilité dans nos conditions actuelles d’élevage et de
mondialisation des marchés.

Habitat dans un
système d’élevage
intensif
2.3. Alimentation des vaches laitières
Les animaux ont besoin d’eau et de nourriture pour vivre, grandir, travailler et
donner du lait et de la viande. Ce sont les besoins alimentaires des animaux. On
distingue différents types de besoins fournis par les aliments grossiers et les
concentrés.

Foin en vrac de mauvaise qualité Stock de résidus de récolte (tiges de


sorgho)
Foin et fanes d’arachides
herbe fauchée et bien conservée
2.3.1. Les besoins d’entretien
On appelle besoins d’entretien, les besoins de base nécessaires au maintien d’un
état général stable. Ils varient en fonction de la taille, du poids et de la race.
2.3.2. Les besoins de productions
Les besoins de productions sont les quantités d’aliments ingérés par l’animal qui
lui permettront de donner une certaine quantité de lait et/ou de viande ou fournir
une force de travail donnée.
Ces besoins varient donc en fonction du poids de l’animal et de la quantité des
productions. Par exemple pour produire 10 litres de lait la vache consommera plus
d’aliment que pour produire 5 litres de lait.
2.3.3. Les besoins en eau
80% de la composition du lait est constituée d’eau ; à ce titre la vache doit
consommer beaucoup d’eau et à volonté. L’eau doit être propre et fraîche. Elle
peut consommer jusqu’à 45 litres et plus en fonction de sa taille et des aliments
ingérés. Si les aliments ingérés sont secs l’animal aura tendance à boire plus
d’eau.
2.3.4. Les besoins de protéines et d’énergie
Pour obtenir une bonne production laitière, il faut amener la vache à consommer des
bonnes quantités d'aliments de qualité. Tous les éléments nutritifs nécessaires à la
production du lait sont contenus dans la matière sèche. Ces besoins comprennent
les besoins d’entretien de l’animal et ceux de sa production. Il est recommandé en
sus des besoins d’entretien de fournir à la vache par litre de lait produit, 0,4 UF et 60
g de MAD.
2.3.5. Les minéraux et les vitamines
Les minéraux sont indispensables au bon fonctionnement de l'organisme de l'animal.
Les plus importants sont le calcium, le phosphore et le chlorure de sodium. Les
normes recommandées sont:
- Calcium : 5g /100 kg de poids vif et 3 g/kg de lait produit;
- Phosphore: 3g/100 kg de poids vif et 1,5 g/kg de lait produit;
- Chlorure de sodium: 5g/100 kg de poids vif et 2 g/kg de lait produit. Ces éléments
minéraux sont présents dans les aliments mais de façon générale en quantité
insuffisante pour couvrir les besoins de production des animaux. Ils sont apportés
aux animaux sous forme de bloc ou de pierre à lécher.
2.3.6. Recommandations pour le rationnement
Pour le calcul des rations, il faut connaitre :
– les besoins des animaux ;
– la valeur alimentaire des aliments disponibles ;
Les besoins journaliers des animaux sont la somme de :
– besoins d'entretien (ceux de l'animal inactif qui ne produit rien) ;
– besoins de production (croissance, lait, gestation, …).
La ration doit couvrir des besoins qualitatifs en apportant :
– l'énergie;
– les protéines et acides aminés essentiels;
– les matières minérales (macro-éléments et oligo-éléments);
– les vitamines;
– les acides gras essentiels;
– la structure physique pour les ruminants;
– l'eau.
Comme l'alimentation représente +/- 70% des frais variables des productions
animales, les rations doivent être les plus économiques possibles.
 Normes d’une bonne production laitière,
il faut amener la vache à consommer des bonnes quantités d'aliments de
qualité.
• Il est recommandé en sus des besoins d’entretien de fournir à la vache par
litre de lait produit, 0,4 UF et 60 g de MAD.
Les normes recommandées en sels minéraux sont:
- Calcium : 5g /100 kg de poids vif et 3 g/kg de lait produit;
- Phosphore: 3g/100 kg de poids vif et 1,5 g/kg de lait produit;
- Chlorure de sodium: 5g/100 kg de poids vif et 2 g/kg de lait produit.
 Conséquences d’une mauvaise alimentation
L’alimentation joue un rôle primordial dans l’établissement des maladies
métaboliques, des maladies de production et de la reproduction.
D’où l’importance d’une ration équilibrée sur le plan quantitatif et qualitatif
(proportion de fibres de la ration, équilibre en énergie et matières protéiques…).
2.4. Sante des vaches laitières
« Vaut mieux prévenir que guérir ». Les mesures générales de prévention sont :
-l’hygiène : il faut nettoyer et désinfecter régulièrement votre environnement. La
désinfection est inutile sans nettoyage soigneux ;
- L’eau : assurer toujours un accès libre à de l’eau propre et fraîche ;
-L’alimentation : Assurer une alimentation régulière et de bonne qualité ;
-L’habitat : Abriter les animaux contre les intempéries (pluie, vent, froid, soleil
intense) ;
- L’exercice : Assurer un exercice léger régulier ;
-L’environnement : Assurer un environnement paisible (éviter le stress et
l’agitation) ;
- La santé : Vacciner contre les maladies épizootiques et assurer des traitements
préventifs antiparasitaires.
Il faudra observer régulièrement votre troupeau pour contrôler son état sanitaire et si
vous constatez quelque chose d’anormale, une réaction rapide vous permettra de
limiter les dégâts.
2.5. Reproduction des vaches laitières
2.5.1. Le mode de reproduction
Il existe deux modes : la monte naturelle et l’insémination artificielle.
 La monte naturelle. Deux situations peuvent se présenter :
• Le taureau vit avec les vaches
Dans ce cas la reproduction se fait toute seule sans contrôle particulier de
l’éleveur. La saillie se fait naturellement et les chaleurs sont détectées par le
taureau. Mais il ne sera pas facile de suivre la généalogie des animaux.
• Le taureau vit, séparé des femelles
Dans ce cas la détection des chaleurs par l’éleveur est obligatoire pour effectuer
les saillies. Il sera en ce moment très facile d’établir la généalogie des animaux.
 L’insémination artificielle
Dans le cas où c’est l’insémination qui doit être pratiquée, l’éleveur doit maîtriser
la détection des chaleurs pour faire appel à l’inséminateur au moment idoine afin
d’effectuer une insémination fécondante. Ensuite il doit surveiller sa vache pour
voir s’il n’y a pas de retour de chaleur.
2.5.2. L’intervalle entre vêlage
L’intervalle de vêlage est le temps compris entre deux mises – bas d’une même
femelle. Il exprime l’importance économique de la reproduction. Il faut travailler à
rendre cet intervalle le plus court possible pour rentabiliser son élevage. Car dans
cette situation, non seulement vous aurez plus de veau mais en plus vous aurez
plus de lait. Par exemple une vache dont l’intervalle de vêlage est de 12 mois
donnera un veau tous les 12 mois, tandis –que celle qui en aura de trois ans
donnera un veau tous les trois ans.
Dans nos fermes de production laitière assez bien suivies, l’intervalle de vêlage est
de 14 mois.
2.5.3. Les chaleurs
Les chaleurs sont les périodes pendant les quelles la vache peut être saillie par un
taureau ou éventuellement par un inséminateur. Dans le meilleur des cas, les
chaleurs se produisent généralement toutes les trois semaines on parle alors de
cycle de 21 jours. Il y a donc une ovulation toutes les trois semaines si le cycle est
régulier. Mais cette durée peut être modifiée par les facteurs suivants :
- Le stress des chaleurs dû à des températures élevées et une humidité forte ;
- Le stress nutritionnel dû à un déséquilibre alimentaire (protéines et minéraux) ou
un manque de nourriture pendant les périodes de soudure;
- L’allaitement des veaux.
Ces facteurs peuvent supprimer les chaleurs ou leur manifestation. La durée des
chaleurs (période pendant laquelle une saillie fécondante peut être obtenue) est de
6 à 12 heures environ chez nos animaux. Pour connaître donc cette période il faut
observer le comportement de la vache plusieurs fois dans la journée (au moins trois
à quatre fois). Dès que vous constatez qu’elle est en chaleur il faut la faire saillir
sans attendre. Une longue attente peut amener la vache à refuser la saillie.
2.5.4. L’âge de la reproduction
Une génisse peut être mise à la reproduction dès l’âge de deux ans si elle est dans
de bonnes conditions d’élevage (alimentation, état sanitaire, qualité de suivi). Avant
cet âge la mise en reproduction de l’animal est risquée car un vêlage précoce peut
influencer négativement la carrière de cet animal. Les taureaux par contre peuvent
être mis à la reproduction à l’âge d ‘un an s’il a une bonne conformation. Si ses
saillies ne sont pas fécondantes il faudra vérifier qu’il n’est pas stérile en le faisant
examiner par un vétérinaire. Les vaches primipares (ayant déjà mis bas) peuvent
être saillies deux mois après le vêlage si vous voulez avoir un veau tous les 12
mois. Elle doit être surveillée trois semaines plus tard pour voir s’il n’y a pas de
retour de chaleur. Si c’est le cas il faut saillir à nouveau. En cas de saillie
fécondante, la suivre pendant les 6 premières semaines pour s'assurer qu’il n’y a
pas eu d’avortement.
2.5.5. La détection des chaleurs
Les chaleurs sont naturellement détectées par les taureaux et ils effectuent la
saillie s’il n’y a pas de barrière entre eux et les vaches. Il existe des signes de
chaleurs qui ne sont pas toujours faciles à détecter par l’homme. Les signes de
chaleur visibles sont :
- La vache est agitée, elle marche le long de la clôture en quête d’un taureau ;
- Elle essaie de sauter sur d’autres vaches ;
- Elle se baisse pour attirer un taureau.
-Des signes qui montrent que l’animal se laisse sauter (tâches de boues sur le
flanc, …) ;
- Les lèvres de la vulve rouges et légèrement gonflées ;
- Un mucus clair qui s’écoule de la vulve ou colle à la queue.
2.5.6. La saillie
Elle a plus de chance de réussir si elle est effectuée pendant la seconde moitié
des chaleurs c’est à dire environ 6 heures après leur détection.
2.6. L’élevage des veaux
L’administration du colostrum va protéger le veau contre les divers agents microbiens
avec lesquels il va se trouver en contact et diminuer ainsi les mortalités.
L’alimentation du veau au début est constituée de lait. Un veau sain peut boire jusqu'à
20% de son PV en lait/jour sans développer de diarrhée alimentaire (à condition de
multiplier les repas).
Avec le sevrage qui peut intervenir vers 4-5 mois, on procédera progressivement à
donner de l’herbe jeune et tendre en diminuant la quantité de lait.
Un sevrage correct est indispensable à une bonne croissance.
Chez un de nos producteurs de lait averti, il donne 4 l de lait au veau pendant 90 jrs ;
3 l pendant 30 jrs et 1 l pendant 14 jrs . Deux semaines après la naissance , on fournit
au veau des concentrés et un peu de foin.
2.7. L’identification des animaux
L’identification des animaux va permettre de suivre individuellement les animaux (recueil de
données zootechniques). Elle doit être pérenne et facilement lisible. Les différentes formes
d’identification couramment utilisés sont : les boucles, le marquage à l’azote liquide, les entailles

aux oreilles.
CHAPITRE III. : CONNAISSANCE DES LAITS ANORMAUX

3.1. Le lait mammiteux


La mammite ou inflammation de la glande mammaire, est la maladie la plus
répandue et la plus coûteuse qui afflige les vaches laitières à travers le monde.
Les mammites peuvent être provoquées par une blessure physique, mais la cause
la plus fréquente est l’invasion de la glande mammaire par des bactéries.
les différents types de mammites 
3.2. Détection du lait mammiteux
La détection du lait mammiteux peut se faire de trois (3) manières.
3.2.1. Le comptage des cellules somatiques
Les mammites se traduisent par une augmentation du nombre de globules blancs
dans le lait en réponse à l’invasion bactérienne. La perte de production de lait est
d’autant plus importante que le nombre de cellules somatiques est élevé.
Le comptage des cellules somatiques pour apprécier l’incidence des mammites est
indiqué dans le tableau suivant:
3.2.2. Les bactéries dans le lait
Une culture bactérienne d’un échantillon de lait permet de dénombrer et d’identifier
l’espèce ou la ou les diverses souches bactériennes responsables du nombre élevé
de cellules somatiques.
Si le nombre de bactéries est >50 000 /ml de lait, on a affaire à plusieurs types de
bactéries le plus souvent. Un nombre de 1 000 bactéries/ml de lait est obtenu dans
les élevages propres où les pratiques d’hygiène sont bien respectées.
3.2.3. Détection au niveau de l’animal
 La surveillance par contrôle du pis :
une mammite aiguë se reconnaît par un quartier gonflé douloureux et chaud au
toucher. La détection du gonflement et de la présence de tissus enflammés peut se
faire plus facilement après la traite, lorsque le pis est plus souple.
 L’apparence du lait :
l’observation de la consistance des premiers jets de lait permet de détecter un lait
anormal qui doit être mis à part. Un lait anormal contient des callots de lait, parfois il
peut être décoloré comme le lait écrémé.
 Le test au plateau CMT :
dans ce test, le lait de chaque quartier est récupéré dans une des 4 coupelles du
plateau ; puis on lui ajoute une quantité équivalente de solution C M T. le mélange
est agité pendant dix secondes.
Suite au test le lait normal coule comme un liquide et le lait contaminé est très
visqueux et permet d’identifier les trayons contaminés. Cette réaction positive
indique la présence de mammites.
Quand utiliser ce test ?
- Quand on introduit dans le cheptel un animal dont le statut mammaire est
inconnu ; - Pour confirmer l’infection chez une vache dont le taux cellulaire a
augmenté ;
- Pour déterminer le ou les quartiers infectés en cas de mammite ;
- En cas de doute sur l’état d’un quartier ;
- Au vêlage pour prendre le colostrum de quartiers sains ;
- De façon routinière 3 à 4 jours après la mise-bas ;
- Pour connaître le statut du pis avant un traitement au tarissement.
test au CMT
3.3. Les laits contenants des résidus d’antibiotiques et de pesticides

3.3.1. Notions de résidus d’antibiotiques


L’antibiotique est une substance thérapeutique administrée à l’animal pour traiter
une pathologie. On appelle résidus d’antibiotique une partie de cette substance qui
reste dans l’organisme animal pendant un temps et qui peut se retrouver dans les
produits d’origine animale tels que le lait, la viande.
3.3.2. Notions de résidus de pesticides
Les pesticides sont des substances chimiques utilisés pour l’entretien des plantes
en phytosanitaire. Des restes de ces pesticides peuvent se retrouver dans
l’organisme des animaux qui auront ingéré du fourrage ou des aliments ayant été
en contact avec ces produits.
.3.3. Les différentes causes de contamination du lait par ces résidus.
On peut retenir les causes suivantes :
Une vache traitée et ayant subi la traite sans respecter le délai d’attente ;
Un déficit de communication entre le trayeur et celui qui a administré le traitement ;
Une négligence ou le refus de mettre de côté les laits traits avant les délais
d’attente ;
Une mauvaise conduite de la traite qui ne sépare pas les animaux malades des
animaux sains.etc.
3.3.4. Les conséquences des résidus d’antibiotiques et de pesticides dans le
lait.
Les résidus d’antibiotiques et de pesticides dans le lait peuvent perturber ou bloquer
l’activité des ferments en fabrication de yaourt, de fromage ou de lait fermenté. Ils
peuvent également perturber la santé des consommateurs en provoquant des
allergies ou en induisant des antibio-résistances.
3.3.5. La détection des résidus dans le lait
Un lait contenant des résidus d’antibiotique ou de pesticides ne peut se reconnaître
ni par la vue ni par l’odorat ni par la couleur comme les autres laits impropres à la
consommation.
Une attention particulière dans les fiches de traitement quand elles existent
permettront d’identifier les vaches qui sont en traitement ou qui n’ont pas encore
épuré leur délai d’attente.
Leur lait doit être trait en dernière position et versé dans une fosse sceptique pour
éviter tout risque de consommation par d’autres animaux.
La détection se fait dans un laboratoire agroalimentaire ou tout autre laboratoire
agréé.
3.4. Autres laits anormaux
L’odorat et le goût permettent de discerner beaucoup d’anomalies (odeurs,
acidité et goût anormaux).
La dégustation permet de détecter les laits altérés ou anormaux ;
La filtration permet de détecter la présence de corps anormaux (petits grumeaux
de caséine coagulés, débris de fourrage, ou de litière, poils, insectes etc.),
signes de lait malpropre récolté sans hygiène ;
La couleur : elle doit être blanche tirant légèrement sur le jaune, l’opacité étant
une caractéristique de lait riche particulièrement en matières grasse et en
caséine. Une couleur bleuâtre est l’indice d’un lait écrémé ou tout au moins
pauvre en matière grasse.
Les couleurs anormales (rose, bleu, jaune etc.) sont très rares et peuvent être
dues à une alimentation spéciale des animaux ou à la présence dans le lait soit
des globules de sang provenant des déchirures des tissus du pis, soit des
microbes spéciaux (microbes chromogènes) ;
L’aspect : le lait doit être visqueux et mousseux à l’agitation, s’il ne l’est pas
suffisamment on peut avoir à faire à un lait mouillé ou écrémé;
Un commencement de coagulation est l’indice d’un lait en état d’altération avancé
L’odeur doit être faible et agréable et la saveur douce.
On distingue :
– les laits mouillés (addition d’eau dans le lait),
– acides (degrés dornic > à 21°dornic,
Le lait normal : acidité comprise entre 16 et 18° dornic,
les laits dont l’acidité est comprise entre 26 et 27 ° dornic caille au chauffage) ;
– amers ;
– salés etc.
CHAPITRE IV : LA TRAITE
4.1. Les techniques de la traite
Après avoir, si nécessaire, laissé le veau téter quelques secondes (10 à 30 s), on
masse vigoureusement la mamelle et les trayons en lavant la mamelle avec un linge
imprégné de désinfectant. On laisse égoutter et sécher puis on élimine les premiers
jets de lait riches en microbes. Ces opérations doivent être rapides. La traite
proprement dite peut être manuelle ou mécanique. Une traite complète doit durer 7 à
10 mn.
A la fin, il faut tremper les trayons dans une solution désinfectante.

 
4.2. Le mécanisme de la sécrétion du lait au niveau du pis
4.2.1. La structure du pis
Le pis est l’organe qui produit le lait et permet ainsi l’alimentation du veau. Il est
suspendu à l’extérieur de la cavité abdominale et n’est donc pas supporté ou
protégé par les structures du squelette. Le pis de la vache est composé de quatre
glandes mammaires ou « quartiers ».
Chaque quartier est une unité fonctionnelle indépendante des autres qui délivre le
lait à travers sa propre mamelle ou « trayon »
En général, les quartiers arrière sont un peu plus développés et produisent plus de
lait (60%) que ceux de devant (40%).

Schéma de l’anatomie de la
mamelle
4.2.2. La sécrétion du lait
La sécrétion lactée dans les cellules sécrétrices est un processus composé de
multiples étapes biochimiques complexes. Une fois lancée en début de lactation,
cette sécrétion du lait ne s’arrête jamais complètement sauf au tarissement.
Entre les traites, le lait qui s’accumule dans le pis augmente la pression et
diminue la vitesse de synthèse.
4.2.3. L’intervalle entre les traites
Quand la traite est faite deux fois par jour, un intervalle de 12 heures maximise
la production laitière. Pour la plupart des vaches, la réduction de production est
minime jusqu’aux intervalles de 16 et 8 heures.
L’effet négatif d’intervalles inégaux est plus prononcé chez les primipares et les
hautes productrices. Traire ces vaches les premières le matin et les dernières le
soir permet de maintenir une production maximale.
4.2.4. La fréquence de la traite
La récolte fréquente du lait empêche l’augmentation de pression.
En conséquence, passer de deux à trois traites par jour peut augmenter la
production de 10 à 20% sans modification de la composition de lait.
4.3. L’hygiène de la traite
4.3.1. Les règles à suivre
Pour avoir un lait de qualité, il faut :
aménager un endroit propre pour la traite;
y conduire la vache juste au moment de la traite ;
avoir des heures de traite régulières (matin et soir) ;
traire sans stresser ni faire mal ;
Avoir les mains propres et les ongles courts au moment de la traite ;
Être calme et gentil vis-à-vis des vaches ;
Leur présenter de quoi grignoter pendant la traite;
Porter une blouse si possible et des habits propres ;
Ne pas être malade au moment de la traite ;
Enlever régulièrement les poils longs qui se trouvent sur le flanc et la mamelle
Traire toujours les vaches malades en dernière position pour éviter la propagation
des germes.
4.3.2. L’hygiène de la mamelle
Immobiliser la vache: (pattes postérieures et queue liées avec une corde) ;
Nettoyer le flanc et la mamelle avec de l’eau propre et désinfectée;
Sécher la mamelle avec une serviette (à usage unique).
4.3.3. Observation du pis et des premiers jets de lait
Avant de commencer la traite proprement dite, il faut :
Examiner chaque partie de la mamelle pour détecter des anomalies d'ordre
pathogènes (parties dures, plaies, boutons---) ;
Observer les premiers jets du lait pour rechercher des anomalies éventuelles
(décoloration, présence de flocons, des lambeaux, des caillots ou une grande
aquosité).
4.4. Conduite à tenir en présence d'une mammite
Traire plus souvent la partie infectée (plusieurs fois par jour le plus souvent
/et mettre le lait à part (non commercialisable) ;
Faire appel à un vétérinaire quand le problème persiste.

4.5. Conduite à tenir pour minimiser les risques de contamination


Maintenir les vaches debout au moins une ½ heure, après la traite, afin
que l'extrémité des trayons se referment ;
Tremper les trayons dans un léger désinfectant (solution d'iode ou
chlorhexidine).
4.6. Le matériel de traite
• Nettoyer et désinfecter le matériel de traite:
-Rincer d’abord à l’eau propre ;
-Laver à la brosse ou avec un filet propre pendant au moins une minute avec
une solution chaude de soude (une petite cuillère et demie de soude à laver
pour cinq litres d'eau).
-rincer de nouveau à l'eau propre;
• placer le matériel nettoyé, retourné sur un râtelier pour les protéger de la
poussière
• désinfecter avec une solution chlorée juste avant l'usage du matériel (2
petites cuillerées d'eau de javel pour 4,5 litres d'eau);
• Rincer plusieurs fois à l'eau chaude propre pour enlever les restes du
chlore.
4.7. Conservation du lait après la traite
4.7.1. Filtration du lait récolté
Filtrer le lait avant le stockage dans un tank de réception réfrigéré.
4.7.2. Réfrigération du lait récolté
• Réfrigérer le lait à 4°C et en moins de deux heures pour ralentir la
multiplication des bactéries et la perte de la qualité du lait.
CHAPITRE V. L’EMBOUCHE BOVINE
5.1. Les systèmes de production de viande
5.1.1. L’élevage naisseur
L’élevage naisseur consiste à l’entretien de quelques femelles et reproducteurs pour
la production de petits sevrés.
L’alimentation se fait à partir de fourrages récoltés ou pâturages. Dans cette activité
les éléments importants suivants sont à prendre en considération :
5.1.1.1. Le choix des génisses de remplacement.
Les génisses de remplacement seront choisies parmi les veaux femelles les plus
lourdes présentant une bonne conformation et ayant les caractéristiques de
première mise bas à 24 mois et des premières chaleurs à l’âge de 12 - 14 mois ;
.1.1.2. La conduite des vaches en gestation.
Une bonne alimentation pendant le dernier tiers de la gestation va donner un veau lourd
et viable à la naissance et une production laitière suffisante. Néanmoins il faut éviter
l’excès alimentaire qui peut entraîner un développement du fœtus et un dépôt de gras
importants qui provoqueront à leur tour des difficultés à la mise bas. Le gain de poids de
la femelle pendant la gestation ne devrait pas excéder 50 à 60 kg représentants le poids
du liquide amniotique, des enveloppes fœtales, et du fœtus.
La conduite des vaches allaitantes.
L’alimentation des vaches allaitantes pourrait être constituée de :
- pâturages naturels en saison pluvieuse ;
- une complémentation en saison sèche, surtout pendant les 8 premières semaines de
la lactation ;
- une complémentation minérale en toute saison (calcium, magnésium, phosphore).
Une bonne complémentation va entraîner une bonne lactation du veau et éviter les
pertes de poids chez la femelle et un retour précoce des chaleurs. Les veaux seront
sevrés à 7 mois dans les élevages traditionnels et entre 3 et 4 mois dans les élevages
intensifs. Les vielles vaches seront reformées (10 à 12 ans ou après 7 mises bas)
5.1.1.4. La conduite des géniteurs.
Les géniteurs seront conduits de la même façon que les femelles. Leur alimentation sera
constituée de fourrages et d’aliments concentrés tout en évitant l’embouche chez les
adultes. Les taurillons recevront la même alimentation que les génisses en lactation, du
foin de qualité mais avec complémentation si le pâturage est pauvre. Il faut surveiller les
taureaux pour voir s’ils effectuent la monte et s’assurer que les vaches ne reviennent
pas en chaleur.
5.1.1.5. L’élevage des veaux sevrés.
L’objectif premier de cet élevage est le dépôt des muscles. Il permet de valoriser au maximum les
pâturages par l’utilisation du foin et de l’ensilage.
L’élevage des veaux sevrés dure entre 4 et 12 mois dans les pays développés mais au Burkina il
peut durer entre 1 et 2 ans. Il faut satisfaire les besoins de croissance des veaux sevrés. Pour les
animaux présentant déjà un certain niveau d’engraissement on améliore leur niveau énergétique et
on les conduit au marché. Cette activité convient aux fermes qui ont une bonne disponibilité de
fourrage naturel, cultivé et des sous produits agricoles. L’élevage des veaux sevrés nécessite des
précautions à prendre au niveau sanitaire pour éviter des stress et certaines pathologies liées à
l’appareil digestif et respiratoire.
Elevage des veaux sevrées
5.2. L’embouche ou finition
5.2.1. Les types d’embouche : atouts et faiblesses
L'embouche est la préparation des animaux pour la boucherie par des techniques
d'engraissement.

Jeunes bovins en
embouche
Les objectifs visés par l’embouche sont :
- l’augmentation de la production de viande ;
- l’amélioration du rendement carcasse et de la qualité de la viande ;
- la conquête du marché extérieur ;
- l’amélioration des revenus des producteurs ;
- la valorisation des résidus de récolte et des sous produits agro – industriels.
Il existe plusieurs types ou formes d'embouche. Les formes couramment
pratiquées par les opérateurs locaux peuvent être décrites en trois groupes
principaux :
- l'embouche extensive ;
- l'embouche semi intensive ;
- l'embouche intensive.
5.2.2. L’embouche bovine extensive
L'embouche bovine extensive est souvent appelée embouche herbagère. Dans nos
régions, elle est essentiellement pratiquée dans le système de production agropastoral
des zones sahéliennes, soudano-sahéliennes et soudaniennes. Cette pratique consiste
à entretenir les animaux sur le pâturage naturel de saison des pluies, puis sur les
champs après les récoltes, avec ou sans un apport en concentrés constitués d'intrants
locaux (issues de céréales).
La pratique est admise comme embouche à cause de l’objectif de boucherie et de la
phase de complémentation qui peut soit se dérouler sur place soit dans les zones
pourvoyeuses de ressources alimentaires (sous-produits agricoles, sous-produits agro-
industriels) et proches de marchés plus rémunérateurs. Elle utilise généralement des
jeunes animaux et se fait sur une durée comprise entre 6 et 12 mois. Elle est aussi
pratiquée sur les animaux de réforme, mais sur une période moins longue allant de 5 à
6 mois (saison pluvieuse et période post-pluvieuse).
Cette forme d'embouche utilise également les pâturages naturels mais, à la
différence de l'embouche extensive, les animaux reçoivent un complément
alimentaire plus ou moins important. Elle se pratique aussi bien en zones semi
arides (soudano-sahéliennes) que subhumides soudaniennes
Les compléments alimentaires se composent généralement d’intrants locaux
(pailles de céréales, fanes de légumineuses, ressources ligneuses, sons
artisanaux, etc.) avec parfois une association d’intrants hors ferme (sous-produits
agroindustriels, CMV, etc.). La vitesse d'engraissement dépend essentiellement de
la valeur nutritive des pâturages, de la quantité et de la régularité de la
complémentation.
5.2.3. L’embouche bovine semi-intensive
L'embouche bovine semi-intensive est une pratique courante en milieu rural dans
le système de production agropastoral des zones sahéliennes, soudano-
sahéliennes et soudaniennes. La pratique concerne les jeunes mâles entiers
d’âge inférieur à deux ans, issus des troupeaux et non pressentis comme
géniteurs, ou des sujets achetés. Elle consiste à nourrir les jeunes mâles à base
d'herbe fraîche du pâturage naturel de saison des pluies in-situ ou fauchée et
offerte à l'auge avec une complémentation peu régulière, constituée d'issues de
céréales.
5.2.4. L’embouche bovine intensive
Cette forme d’embouche vise l'obtention des gains de poids plus rapides à travers
une utilisation optimale des nutriments à partir de rations riches et équilibrées.
Elle est pratiquée en mode stabulation libre ou entravée où les animaux reçoivent la
totalité de leur ration quotidienne sur place, formulée sur une base individuelle.
Généralement, en embouche intensive, les opérateurs investissent relativement plus
en intrants (aliments, produits vétérinaires), en infrastructures et en travail. En
fonction de l'intensité d'utilisation d'intrants et de la main d'œuvre dans les opérations,
du nombre de rotations par an et de la taille de l’atelier (nombre d’animaux à
emboucher), on distingue l'embouche intensive familiale et l'embouche intensive
commerciale ou entrepreneuriale.
 L’embouche bovine intensive familiale
L'embouche bovine intensive familiale est pratiquée par les agro-éleveurs
durant la saison sèche sur une période de 4 à 6 mois et en un seul cycle de
production par an. Elle est à faible intensité de main d'œuvre, basée
essentiellement sur les ressources humaines familiales.
Les animaux utilisés sont des mâles entiers avec un âge compris entre 3 et
4 ans (taurillons) ou entre 5 et 7 ans (taureaux). Certains utilisent également
des animaux de réforme.
L’alimentation se compose de résidus de récoltes (pailles de céréales, fanes
de légumineuses, etc.), de fourrages naturels (pailles de brousse et
fourrages ligneux), d'issues de céréales locales, d’aliments concentrés
(tourteau de coton, sons cubés, etc.) et de sels minéraux.
 L'embouche bovine commerciale/industrielle
Cette forme d'embouche est généralement pratiquée par des commerçants de
bétail ayant une capacité financière relativement élevée, bien outillés dans les
circuits spéculatifs des marchés locaux, voire sous-régionaux. Ils ont des
relais locaux dynamiques pour leur approvisionnement en animaux maigres,
des liens assez flexibles avec les marchés nationaux et sous-régionaux de
bétail-viande. Ces acteurs opèrent presque exclusivement autour des zones
urbaines, pour bénéficier des facilités de transport, d'accès aux fournisseurs
d'intrants et d'écoulement des produits finis.
Les animaux utilisés de préférence dans cette forme d'embouche, sont des
mâles entiers de race zébu pour la plupart et âgés de 3 à 4 ans (taurillons) ou
de 5 à 7 ans (taureaux). Le nombre d’opérations par an varie de 1 à 3 et
chaque opération comprend une à plusieurs dizaines d'animaux maigres,
choisis en fonction du format, de la conformation et de l’allure.
Les animaux reçoivent des pailles de céréales, de brousse, de fanes de
légumineuses, des gousses de ligneux et parfois de foin de qualité, de concentrés
SPAI (sous-produits agro-industriels) et des compléments minéraux et vitaminés.
Lorsque le nombre d'animaux dépasse la dizaine et qu'il y a suffisamment
d'espace, les emboucheurs font une stabulation libre de leurs animaux avec
distribution collective des aliments.
5.3. Atouts et faiblesses
Les atouts et les faiblesses des différents types d’embouches bovines sont
répertoriés dans les tableaux ci-dessous :
Embouche de vaches de reforme
5.4. Les races bouchères
5.4.1. Les races africaines
 Le zébu peulh
Son poids à la naissance tourne autour de 25 kg. A 9 mois il peut peser 146 kg, à 2
ans 247 kg. Le mâle peut peser 500 kg à 5 ans après embouche.
 Le zébu azawak
Son poids à la naissance est de 21 kg. Le mâle adulte peut peser de 450 à 500 kg après
embouche.
Le Goudali
Le mâle adulte peut peser de 450 à 500 kg après embouche.
La N’Dama
Poids naissance : 9-13,5 kg ; elle pèse 50 kg à 5 mois son poids adulte varie de 150 à
350 kg.
5.4.2. Les races exotiques
 La race Angus
C’est un taurin à robe noire d’origine écossaise, développé au Canada. C’est un
animal sans corne, précoce, (480 kg en un an), 1080 kg à maturité. Il a donc une
bonne aptitude bouchère et sa viande est bien marbrée. Il a un bon instinct
maternel.
 La race Simmental
C’est une race taurine originaire de la vallée du Sim en Suisse. Il est présent en
Europe, Amérique, et en Afrique. Il peut peser 600 kg à un an, et 1250 kg à
maturité, il a un bon instinct maternel et donne des veaux lourds au sevrage.
 La race Hereford
Originaire de la grande Bretagne ; elle a une robe rouge face et ventre blanc. Il
semble qu’un taureau aurait remporté le grand prix lors d’une foire en 1850 avec
un poids de 1587 kg.

 
 La race charolaise
Elle est originaire de la France mais on la rencontre en Europe, en Amérique. Elle a
une robe blanc crème. En un an, elle peut peser 500 kg et à maturité 1180 kg.
C’est une race rustique qui s’adapte aux conditions semi tropicales.
 La race Brahman
C’est un zébu d’origine britannique. Il convient à la traction bovine et à la
production laitière. Il peut peser 400 kg à un an et 1000 kg à maturité. Elle a
généralement une robe grise ou rouge. Elle est très adaptée au climat chaud. Il
semble qu’elle a des qualités particulières :
- la surface du corps est très étendue ce qui fait d’elle un bon dissipateur de la
chaleur interne ;
- elle a une peau épaisse, dure très mobile ;
- elle peut remuer n’importe quelle partie de son corps pour chasser les insectes ;
- elle secrète une substance grasse qui repousse les insectes ;
- elle résiste plus à certaines maladies par rapport à d’autres races britanniques.
5.5. Les facteurs qualitatifs d’un bovin d’embouche
5.5.1. L’état de santé et la conformation
Le bon état de santé est la première condition de sélection des animaux
d'embouche. Le jugement relatif au bon état de santé inclut les tares congénitales
(aplombs, etc.) ou acquises (denture défectueuse, etc.), les signes extérieurs de
dysfonctionnement de certaines fonctions vitales (présence de jetage, larmoiement,
etc.). Le tableau ci-dessous renseigne sur les indicateurs essentiels d’appréciation
de l’état de santé d’un animal.
• Les carcasses courtes et larges, gigot globuleux sont recherchés. Tout allongement
de la carcasse et des membres diminue la valeur de la carcasse.
• Un bovin vivant est un bon animal de boucherie s’il présente les caractères suivants
:
• être long avec une ligne du dessus droite ;
• avoir un train postérieur développé et des cuisses rebondies, descendant très bas
sur le jarret ;
• une poitrine descendue près de terre ;
• une musculature de l’épaule bien développée.
Notation des carcasses selon la qualité de la conformation :
E = conformation supérieure ;
U = très bonne conformation ;
R = bonne conformation ;
O = assez bonne conformation
P = conformation passable
5.5.2. L’importance des os
• Les membres doivent être aussi cours que possible, car ils ne représentent que des
morceaux de peu de valeur bouchère.
• L’animal doit être fin c’est à dire avoir des os, des cornes, des sabots aussi minces que
possible, mais solides. Il doit être précoce c’est à dire avoir une grande vitesse de
croissance et d’engraissement.
5.5.3 Le rendement carcasse
• Après abattage, on juge la valeur du bovin de boucherie sur la carcasse et on dispose
de critères : le rendement et la qualité. Le rendement est donné par la formule suivante :

• Rendement = (poids de la carcasse/ poids vif après 12 heures de jeûne) x 100;


• Exemple 1 : le poids d’un bœuf est de 400 kg ; le poids de la carcasse est de 220 kg ;
le rendement est de (220/400) x 100 = 55 %
• Exemple 2 : le poids d’un bœuf est de 400 kg ; le poids de la carcasse est de 190 kg ;
le rendement est : (190/400) x 100 = 47,5 %
• Le premier animal est un bon animal de boucherie tandis que le deuxième animal bien
5.5.4 L’état d’engraissement
C’est un caractère apprécié ou déprécié selon les pays. Par exemple aux États Unis on
préfère les viandes maigres parce que les graisses animales augmentent le taux de
cholestérol dans l’organisme entraînant ainsi les maladies cardiovasculaires. L’état
d’engraissement est lié à l’alimentation de l’animal par exemple les grains de sorgho
donnent un gras mou avec une forte teneur en eau.
Carcasses de bovins d’assez Carcasses de bovins de
bonne qualité qualité médiocre
5.6. Les facteurs de production
5.6.1. L’alimentation après le sevrage
La croissance du veau pendant cette période va dépendre du génotype de l’animal,
de sa capacité à valoriser l’aliment qui lui est apporté, des facteurs de
l’environnement (climat, humidité, température).
Les jeunes sous alimentés auront une croissance retardée et ne présenteront pas
une bonne conformation.
• Par contre une bonne alimentation va entraîner une croissance rapide, un bon
développement des muscles et du squelette.
• Chez les animaux d’embouche le taux de concentré est déterminant pour le type
de tissu qui va être déposé.
5.6.2. L’âge et le sexe pour l’embouche
Les jeunes auront une meilleure croissance et les mâles un meilleur GMQ.

1. Moins de 2 ans : présence de 2


petites pinces
2. Agé de 2 ans  et 3 mois : (2
grosses dents)
3. Agé de 3 ans : premières
mitoyennes (4 grosses dents)
4. Agé de 4 ans : secondes
mitoyennes (6 grosses dents)
5. Agé de 5 ans : coins (8 grosses
dents)
6. Animal âgé de plus de 5 ans.
5.6.3. Infrastructures d’embouche
Les infrastructures ont un impact significatif sur la réussite de l’opération
d’embouche. Chez les bovins, elles se composent principalement :
- de l’atelier servant à abriter les animaux ;
- des infrastructures de stockage dont le magasin servant à stocker les sous-produits
agro-industriels (SPAI) et les sous-produits agricoles (SPA) sous forme concentrée
et le fenil/grange ou hangar servant à stocker les aliments fourragers ;
-de la fosse fumière servant à collecter et à valoriser le fumier (compostage).
 L’atelier d’embouche (Feedlot)
L’atelier d’embouche (étable) est une installation où des bovins destinés à la production
de viande sont rassemblés, surveillés, manipulés, alimentés, etc.
En pratique, l’atelier est l’une des pièces maîtresses de la réussite d’une opération
d’embouche car il permet de :
- offrir un cadre d’élevage approprié aux animaux (respect des normes techniques et de
confort) ;
- protéger les animaux contre les prédateurs ;
- faciliter la distribution des aliments et le rationnement des animaux ;
- faciliter l'application des mesures d'hygiène et de prophylaxie médicale ;
- collecter de façon efficiente le fumier ;
- d’augmenter le revenu monétaire des producteurs par l’efficacité des rendements
qu’elle procure lorsqu’elle est bien adaptée dans sa conception et sa construction.
Lorsque l’étable ou l’atelier d’embouche est construit conformément aux normes
techniques, hygiéniques et économiques, il permet une meilleure rentabilisation des
investissements réalisés.
 Types d’ateliers ou étables d’embouche

• Construction des murs en banco servant Hangar en paille servant d’habitat


d’habitat pour bovins pour bovins
Atelier d’embouche en semi-dur Atelier d’embouche en parpaings

Box fait à l’aide de tubes Box à l’aide de murettes


en acier galvanisé
Schémas d’ateliers d’embouche

• Modèle d’atelier d’embouche avec box en tubes en acier galvanisés (TAG)

• Une vue de l’intérieur de l’atelier d’embouche avec box en TAG


 Types de fenils ou/et magasins de stockage de fourrage et de SPAI

Fenil de type APESS vulgarisé par le Projet de Développement de l’Elevage


au Soum (PDES)
(Source : PDES, 1998)
Fenil type DOTOKA vulgarisé par le Projet de Développement de
l’Elevage au Soum (PDES)
(Source : PDES, 1998)
Fenil type PAVE vulgarisé par le Projet de Développement de
l’Elevage au Soum (PDES)
(Source : PDES, 1998)
•Magasin de stockage de fourrage d’un promoteur PAFASP
• Magasin contenant des stocks de concentré et de fourrage
 Fosse fumière
La fosse fumière construite à proximité de l’atelier permet d’avoir du fumier.
Le fumier diffère d’un tas d’ordures par son action physique, chimique et
biologique, ce qui lui confère le qualificatif d’amendement.
Pour minimiser les pertes , il faut utiliser de la litière et transférer régulièrement le
fumier collecté dans une fosse fumière.
On doit également prévoir dans l’atelier, des drains qui communiquent, soit avec
une fosse à purin, soit directement avec la fosse fumière, pour permettre
l’évacuation des déchets liquides et leur valorisation dans la production du fumier
(compost).
Les dimensions de la fosse fumière ou compostière, sont choisies en tenant
compte des types de sols et des possibilités de remplissage du promoteur. Les
dimensions les plus couramment utilisées sont :
- 4 à 5 m pour la longueur (5 m pour dimension type INERA) ;
- 3 à 5 m pour la largeur ;
- 0,7 à 1 m pour la profondeur (1 m pour le type-INERA avec 30 cm de margelle).
Une fosse fumière sur sol Représentation de compostière
latéritique type-INERA

Une vue de drain d’évacuation de purin à l’intérieur des ateliers d’embouche


5.7. Considérations économiques de l’embouche bovine
5.7.1 Les notions comptables de bases
Les notions de charge et de produits sont fondamentales pour connaître l’état de
santé de son entreprise.
 Charges
Les charges correspondent économiquement aux dépenses que l’on réalise soit
quotidiennement soit quelquefois. Il existe deux types de charges qui sont les
charges variables et les charges fixes.
Les charges variables correspondent aux dépenses c'est-à-dire les achats
effectués en fonction de l’activité.
• les achats • les charges diverses ;
- l’achat des animaux ; - les factures de téléphone ;
- le coût des aliments ; - les factures d’électricité ;
- le coût des produits vétérinaires ; - etc.
- l’achat des fournitures ; • les autres services consommés ;
• les frais de prestations diverses ; - les frais de transport des animaux ;
- les prestations vétérinaires ; - les frais de transport des aliments ;
- etc. ; - les frais commerciaux ;
- les impôts et taxes ;
- les transferts financiers
• les charges fixes représentent essentiellement des investissements qui
produisent des immobilisations, des salaires, des impôts, des taxes, etc. Elles ne
sont pas en fonction de l’activité de l’entreprise.
Les charges fixes sont les frais que l’on doit payer régulièrement (mensuellement
en général).
Exemples de charges fixes pour une entreprise :
- le loyer commercial ;
- l’assurance ;
- les salaires ;
- les intérêts liés au remboursement d’un emprunt bancaire ( les frais financiers) ;
- l’amortissement qui permet de conserver annuellement des sommes
correspondantes aux immobilisations destinées au renouvellement/remplacement
à la fin de leur durée de vie.
•Les éléments concernés par l’amortissement sont :
- le matériel de transport ;
- le matériel d’équipement tels les abreuvoirs, les mangeoires….etc ;
-le matériel et mobilier de bureau ;
- les brevets et frais d’établissement.
Les éléments non concernés par l’amortissement sont :
- les terrains ;
- le droit de bail ;
- les immobilisations en cours ;
-les immobilisations financières

• exemple type de tableau pour le calcul d’amortissement constant


 Produits en comptabilité
Les produits ou encore recettes sont des entrées d’argent. Ce sont des revenus obtenus
de la vente des animaux engraissés sur pied et des produits dérivés comme les
déjections et les refus.
5.7.2. Étude de la rentabilité de l'opération d'embouche
La rentabilité est le rapport entre un revenu obtenu ou prévu et les ressources (sommes)
utilisées pour l’obtenir.
Dans une opération d'embouche, l’étude de la rentabilité consiste habituellement à
déterminer les paramètres suivants :
- le revenu brut représente la valeur totale des produits ;
- la marge brute (MB) correspond à la différence entre la valeur des produits et la
valeur des charges variables ;
Marge brute = valeur produits – valeur charges variables
-le bénéfice est la différence entre la valeur des produits et la valeur des charges
totales (charges variables + charges fixes) ou encore la différence entre marge brute et
coûts fixes ; Marge nette = valeur produits – valeur charges totales
.Bases techniques pour l’analyse d’une unité d’élevage
 
Les paramètres techniques à prendre en compte pour une meilleure analyse
des performances sont :
- la composition ou paramètres statiques du troupeau : nombre de
reproducteurs/reproductrices présents dans l’exercice annuel, nombre de
femelles productrices de lait durant l’exercice, nombre d’agnelages ou de
chevrotages enregistrés, nombre de primipares de la période, rang moyen de
lactations enregistré, nombre d’animaux de réforme, etc.
- la reproduction : âge à la première mise-bas, intervalle entre mise-bas,
nombre de femelles à incidents de fertilité (avortements, anoetrus, chaleurs
non fécondantes), mise-bas difficiles, saison de pointe de mise-bas, nombre
de femelles à IA réussies.
 
- le contrôle sanitaire et de l’hygiène de l’habitat : poids à la naissance des
petits, mortalités des animaux, mesures de prophylaxie sanitaire, les maladies
rencontrées, hygiène des locaux et de matériel de production, etc.
- les indicateurs de l’alimentation : nature et quantité et qualité en fonction des
classes des animaux permettant d’apprécier les rations de base et les rations
complémentaires.
- la production de lait : répartition des mise-bas dans l’année, la production
moyenne du troupeau un mois après les mise-bas, la quantité de lait produite, la
production moyenne par femelle lactante au cours de l’exercice, la qualité du lait
(le taux butyreux moyen, le taux protéique moyen, état bactériologique, etc.)
- les indicateurs de l’état corporel et pondéral : Note d’état corporel (NEC),
poids moyens à la naissance des petits, poids à âge type (PAT) des petits, gain
moyens quotidien (GMQ), gains de poids totaux, courbes de l’évolution pondérale,
productivité pondérale, etc.
 Etude technico-économique
 
Comme tout projet sur une exploitation, la réflexion sur la mise en place d’un
atelier d’élevage ovin et caprin passe par la réalisation d’une étude technico-
économique.
Cela permet de définir le système d’élevage le plus cohérent sur l’exploitation.
Plusieurs points liés aux paramètres techniques sont abordés comme les
races, l’alimentation, les périodes de production, l’organisation du travail, les
équipements. L’étude permet de dégager une marge brute prévisionnelle et de
chiffrer le montant total des investissements.
  Constitution du troupeau
Un bon investissement rime avec un potentiel génétique des femelles
(prolificité et valeur laitière) et des mâles (valeur d’élevage et qualité bouchère).
A cela s’ajoute un état sanitaire irréprochable, d’où l’importance de bien choisir
les races et l’exploitation d’origine des animaux.
 Alimentation
L’alimentation est la principale charge d’un atelier d’élevage. Un plan de
rationnement doit être établi dès la mise en route de l’atelier. Si l’alimentation
des petits (agneaux, chevreaux) est linéaire, celle des femelles fluctue ; ce qui
nécessite d’ajuster régulièrement les rations. L’entretien, la fin de gestation et
la lactation sont donc à conduire différemment. L’intérêt d’ajuster est double :
économique et technique (une alimentation inadaptée a d’importantes
répercussions en matière de reproduction).
 Reproduction
Le « flushing » soigneusement appliqué consiste à favoriser la fertilité et la
prolificité des animaux, par une augmentation de l’alimentation énergétique. Le
« flushing » joue un rôle important dans les résultats de lutte et nécessite une
prévoyance dans l’organisation de l’éleveur. Les soins à la naissance des
agneaux et chevreaux seront primordiaux.
 Conduite sanitaire
Les petits ruminants demandent une attention particulière en termes de suivi
 Equipements
Des équipements et des matériels d’élevage apporteront un confort de travail
incontestable et une sécurité pour l’éleveur et les animaux.
 Commercialisation
Le marché des petits ruminants se caractérise par des moments de fortes
demandes (tabaski, fin d’année, noël, pâques etc). Cet aspect intervient donc
également pour définir la période d’agnelage ou chevrotage, qui elle-même
déterminera la sortie des animaux.
 Appui technique
Il est indispensable que l’éleveur opte pour un appui technique. Les services
de l’élevage (public et privé) de la recherche et les organisations de
producteurs expérimentées peuvent accompagner les exploitations.
Cet appui permet également de connaître chaque année les résultats de
l’exploitation et de peaufiner la conduite.
 Goût pour l’élevage
Dernière règle mais certainement la plus importante, l’élevage demande
une certaine technicité. Le goût et la motivation pour l’élevage permettront
à l’éleveur d’acquérir très facilement les bases techniques pour réussir
.Analyse des performances techniques du troupeau
 Productivité numérique
On distingue trois composantes :
•Taux de mise-bas
Le taux de mise - bas est un indicateur important de gestion des troupeaux.
Il correspond au nombre total de mises-bas (avortons compris) sur une année
rapporté au nombre total de femelles en reproduction exprimé en pour cent.
Des faibles taux de mises-bas traduisent :
Des problèmes alimentaires qui retardent les chaleurs ou les rendent moins
fécondes dans cette catégorie d’animaux ;
Des problèmes de carences minérales et vitaminiques qui affectent aussi la
fécondité ;
Des problèmes de performances du géniteur dans le troupeau.
• Taux d’avortement
Il exprime le nombre total d’avortement rapporté au nombre total de femelles
montées dans l’année exprimé en pour cent.
Des taux d’avortement élevés traduisent très souvent des problèmes sanitaires
importants. La brucellose est par exemple connue être une maladie responsable
de nombreux avortements dans les troupeaux.
•Taux de prolificité
Le taux de prolificité est égal au nombre total d’agneaux ou de chevreaux (vivants,
morts et avortés compris) dans l’année, rapporté au nombre total de mises-bas
(avortons compris) exprimé en pour cent.
Ce taux peut être supérieur à un dans le cas des petits ruminants au regard des
mises-bas jumellaires ou des triplets. Les faibles taux de prolificité traduisent des
problèmes alimentaires.
La productivité numérique représente le rapport entre le nombre d’agneaux ou
de chevreaux vivants obtenus dans une année et le nombre total de reproductrices
exprimé en pour cent.
Il exprime simplement le nombre d’agneaux ou de chevreaux obtenus par
reproductrice dans une année. Il peut être supérieur à 100% dans le cas des petits
ruminants.
• Le taux de mortalité des petits (agneaux et chevreaux) représente le rapport du
nombre total de petits morts au cours de l’année rapporté au nombre total de petits
enregistrés dans le troupeau sur la même année exprimé en pour cent.
En général, les taux de mortalité élevés des petits traduisent soit :
Des problèmes alimentaires au niveau de mères qui n’arrivent pas à produire
suffisamment de lait nécessaire au développement des petits ;
Des problèmes sanitaires qui affectent cette tranche d’animaux fragiles (hygiène du
cadre d’élevage, présence de maladies infectieuses….) ;
Des femelles de mauvaises aptitudes reproductrices refus de lécher le petit, refus
de faire téter le petit). Ce sont des femelles qu’il faut reformer et sortir du troupeau.
. Dynamique démographique du troupeau
Trois critères expriment la dynamique démographique du troupeau. Il s’agit de :
Taux de renouvellement
Le taux de renouvellement est le rapport entre le nombre de femelles en
reproduction (nés dans le troupeau ou achetés d’ailleurs) en fin d’année et le
nombre de femelles de reproductrices en début d’année exprimé en pour cent.
Il traduit l’orientation de l’éleveur dans la gestion du troupeau. Si ce taux est
constant d’une année à l’autre, c’est que l’éleveur veut équilibrer son effectif vers
un effectif maîtrisé. S’il baisse beaucoup, il y a un risque de régression du
troupeau. S’il augmente de beaucoup, soit le troupeau est en cours de
constitution, soit il va vers un élevage aux effectifs pléthoriques de type
contemplatif où les effectifs deviendront trop élevés par rapport aux ressources.
Taux de réforme
Le taux de réforme est le rapport entre le nombre de femelles reproductrices
sorties du troupeau au cours de l’année et le nombre de femelles reproductrices
en début d’année. Il est en rapport avec le précédent indicateur. S’il est trop
faible, cela traduit la tendance qu’à l’éleveur à garder toutes les femelles dans le
troupeau même si leur âge est avancé.
Taux de mortalité des reproductrices (brebis, chèvre)
Il est le rapport entre le nombre total de reproductrices mortes dans l’année et le
nombre de reproductrices présentes dans le troupeau en début d’année.
.Calcul et analyse des résultats économiques de l’unité d’élevage ovin et
caprin
L’analyse des résultats économiques de l’unité d’élevage peut se faire à travers
un compte d’exploitation simplifié qui est un tableau permettant de connaitre la
nature et le montant des recettes et des dépenses ainsi que la variation des
stocks de l’exploitation au cours d’un exercice.
 Les notions comptables de bases
Les notions de charge et de produits sont fondamentales pour connaître l’état de
santé de son entreprise.
 Charges
Les charges correspondent économiquement aux dépenses que l’on réalise soit
quotidiennement soit quelquefois. Il existe deux types de charges qui sont les
charges variables et les charges fixes.
Les charges variables
Elles correspondent aux dépenses c'est-à-dire les achats effectués en fonction
de l’activité.
on peut citer :
les achats
- l’achat des animaux ;
- le coût des aliments ;
- le coût des produits vétérinaires ;
- l’achat des fournitures ;
les frais de prestations diverses ;
- les prestations vétérinaires ;
- etc. ;
les charges diverses ;
- les factures de téléphone ;
- les factures d’électricité ;
- etc.
les autres services consommés ;
- les frais de transport des animaux ;
- les frais de transport des aliments ;
- les frais commerciaux ;
- les impôts et taxes ;
- les transferts financiers.
les charges fixes
Elles représentent essentiellement des investissements qui produisent des
immobilisations, des salaires, des impôts, des taxes, etc. Elles ne sont pas en
fonction de l’activité de l’entreprise.
Les charges fixes sont les frais que l’on doit payer régulièrement (mensuellement en
général).
Exemples de charges fixes pour une entreprise :
- le loyer commercial ;
- l’assurance ;
- les salaires ;
- les intérêts liés au remboursement d’un emprunt bancaire ( les frais financiers) ;
- l’amortissement qui permet de conserver annuellement des sommes
correspondantes aux immobilisations destinées au renouvellement/remplacement à
la fin de leur durée de vie.
Les éléments concernés par l’amortissement sont :
- le matériel de transport ;
- le matériel d’équipement tels les abreuvoirs, les mangeoires….etc ;
-le matériel et mobilier de bureau ;
- les brevets et frais d’établissement.
Les éléments non concernés par l’amortissement sont :
-les terrains ;
- le droit de bail
. exemple type d’amortissement constant

Dési qté Prix unitaire Prix total Durée de Amortissement Amortissement par
vie/an par an cycle
gnation

Bergerie en 1 1 500 000 20


dur

fenil 1 1 500 000 20

magasin 1 500 000 20

brouette 2 30 000 5

charrette 1 175 000 5

râteau 2 2 000 5

pelle 2 2 500 5
Produits en comptabilité
Les produits ou encore recettes sont des entrées d’argent. Ce sont des
revenus obtenus de la vente des animaux engraissés sur pied et des
produits dérivés comme les déjections et les refus
- le ratio avantages/coûts exprime ce que rapporte à l’emboucheur un (1)
franc investi. C'est la valeur des produits divisée par la valeur des charges
totales ;
Le ratio avantage/coût est la relation qui s’établit entre la production et la
quantité de capital qui a permis la production. Il est mesuré par le rapport de la
valeur produite à la valeur du capital fixe utilisé pour produire.
Valeur des produits
Ratio avantages/coût =
Valeur charges totales
- le seuil de rentabilité est le niveau de production ou les charges sont égales
aux produits ; il correspond au rapport entre les charges ou coûts fixes totaux
et la marge brute unitaire (marge brute par animal).
Le seuil de rentabilité est le niveau d'activité minimum à partir duquel une
entreprise commence à être rentable pour elle-même par ses économies
d'échelle, c'est-à-dire qu'elle cesse de perdre de l'argent sur ces activités.
Charges fixes
Seuil de rentabilité =
Prix de vente unitaire – charges variables unitaires
 
. Principaux déterminants des performances économiques de l’embouche

Les facteurs déterminants des performances économiques de l'embouche sont :


- la période d'achat des animaux maigres ;
-l’âge d’entrée à l’embouche ;
- la conformation de l'animal à la finition ;
- la taille de l'atelier d'embouche ;
- la durée du cycle ;
- la technicité de l'emboucheur ;
- les effets de castration ;
- le marché d’écoulement.
. Evaluation de la rentabilité des opérations d’embouche
Pour la réussite de toute campagne d’embouche, les promoteurs doivent mettre
en place un dispositif rigoureux de suivi de l’opération. Ce dispositif de suivi doit
permettre de collecter les informations relatives :
- aux dépenses (enregistrement des charges variables) : achat d’animaux, achat
d’aliments, achat de matériels, frais de santé, paiement de la main d’œuvre, frais
de transport, frais d’abreuvement;
- aux recettes (produits générés) : vente des animaux, fumier, etc.
- à la conduite alimentaire : les ressources utilisées, les quantités distribuées, la
qualité de l’alimentation, etc. ;
- aux performances zootechniques.
.Exemples de fiches de collecte de données
• Exemple n° 1 de fiche d’enregistrement
Suite de la fiche d’enregistrement n°1 des charges
• Exemple n°2 de fiche d’enregistrement des charges
Suite de la 2ème fiche d’enregistrement des charges
• Exemple n°3 de fiche d’enregistrement
. Exemple de fiche de suivi de la conduite alimentaire
. Elaboration d’un compte d’exploitation
Le compte d’élaboration peut être élaboré sous plusieurs variantes mais dans
tous les cas, il comprend trois parties : le produit brut, les charges globales et
le résultat d’exploitation.
 Exemples de présentation de compte d’exploitation

• Exemple n°1

CHARGES PRODUITS

Qtité PU Montant Qtité PU Montant

TOTAL TOTAL
Exemple n°2:
LIBELLE TEST

A. Coûts de production C U FCFA M T FCFA

1. Coûts variables

2. Coûts fixes

Total des coûts de production

B. Produits de l’embouche

Total des produits

Marge brute globale

Marge brute/Animal

Bénéfice (Total des produits-Coûts totaux)

Bénéfice/animale (Marge globale/Nbre des animaux)

Ratio Avantage/coût (Total des produits/ Coûts totaux)

Seuil de rentabilité (Coûts fixes/(PU-CVU)


Exercice n°1 d’application

Monsieur Sombié Antoine est un emboucheur des ovins de race Djallonké dans
la région des Cascades.
Au cours d’un cycle de 90 jours, il a pu emboucher 20 têtes.
Les résultats de ses différentes opérations sont consignés sur le tableau ci-
dessous.
1)Complétez le tableau.
2)Quelles sont les conclusions pouvez-vous tirer de cette opération d’embouche
de Monsieur Sombié?
3)Quels conseils pouvez-vous lui prodiguer?
Tableau n°1 des résultats d’embouche de M. SOMBIE A.
Tableau n°1 (suite)
Exercice n°2 d’application

Monsieur Diallo Samba est un emboucheur des ovins du Sahel dans la


région du Nord.
Au cours d’un cycle de 90 jours, il a pu emboucher 20 têtes.
Les résultats de ses différentes opérations sont consignés sur le tableau
ci-dessous.
1)Complétez le tableau.
2)Quelles sont les conclusions pouvez-vous tirer de cette opération
d’embouche de Monsieur Diallo?
3)Quels conseils pouvez-vous lui prodiguer?
 Tableau n° 2 des résultats d’embouche de M. DIALLO
Tableau n° 2 (suite)
CHAPITRE VI. ELEVAGE DE BOVINS DE TRAIT
INTEODUCTION
La sécurité alimentaire est un objectif recherché par les autorités du Burkina Faso
La plupart de nos exploitations ont un caractère familial d’où la préférence de la
culture attelée comme forme de mécanisation.
La réussite de la culture attelée passe par une meilleure conduite de l’élevage des
animaux de trait dont les bovins qui sont les plus utilisés.
6.1.Les critères de choix des animaux de trait
Le choix de l’espèce animale comme source d’énergie peut être fonction de la zone
agro-écologique. L’effort libérable pour le travail du sol en dépend. D’une manière
générale, au Burkina Faso le choix est généralement portée sur les bœufs. Les
sources d’énergie animale utilisées dans la mécanisation agricole au Burkina Faso
sont : les bovins et les asins, dans une moindre mesure les équins et les camelins
au nord.
L’utilisation des animaux de trait reste toujours importante dans notre système de
production agropastorale.
Les bovidés les plus utilisés pour le travail en Afrique sont les zébus (Bos indicus)
et les taurins (Bos taurus). Ces animaux assurent certaines activités comme le
portage (élevage nomade), le transport et la traction pour la culture attelée.
Le tableau suivant donne les aptitudes et intérêts des races d’animaux de trait les
plus utilisés au Burkina Faso.
 La race : il importe d'insister tout particulièrement sur le critère racial dans les
zones infestées de glossines. Les choix doivent prioritairement porter sur les
races trypanotolérantes ensuite semi-trypanotolérantes qui doivent bénéficier
d'une attention toute particulière. Dans tous les cas, éviter les animaux
nouvellement introduits dans ces zones.

 L’animal : après avoir identifié l’espèce et la race de l’animal, le caractère de


l’animal, serait déterminant pour le choix final. Les critères de choix les plus
déterminants sont :
- caractère docile de l’animal;
- conformation (taille, bon état physique et corpulence homogène si paire
d’animaux;
- âge pour le choix d’une paire de bœufs: 3 à 4 ans;
6.2. Définition de quelques termes
Harnachement : ensemble des pièces constituant le harnais d’un animal de trait
Attelage : dispositif qui permet d’attacher ou d’accrocher un véhicule à un animal de
trait. L’attelage ou équipement d'attache permet à l'animal de tracter une
charge, sans se blesser.
Le joug
Les jougs s'utilisent exclusivement avec des animaux ayant le cou dans le même
alignement que celui de la colonne vertébrale comme les bovidés
Le plus ancien système serait le joug à cornes, une barre en bois était placée entre
les cornes d'un bovidé.
6.3. Les techniques de dressage et d’entretien des bovins de trait
 Les techniques de dressage
Le dressage est un ensemble d’apprentissages successifs, basé sur la
répétition des ordres et des contraintes imposées aux animaux, visant à obtenir
un comportement docile et volontaire à la fois, pour l’exécution des travaux.
De la qualité du dressage dépend l’efficacité et le rendement au travail des
animaux durant toute leur carrière.
Un bon dresseur doit être patient, calme et ferme.
La durée du dressage, malheureusement souvent écourtée devrait être
d’environ un mois. Elle dépend des qualités du dresseur et du caractère des
animaux.
Le dressage peut commencer à 3 ou 4 ans, voire sans brusquer les animaux
vers deux ans. La meilleure époque est la fin de la saison sèche, ce qui permet
de parfaire le dressage au moment des premiers labours. Un attelage devient
parfaitement opérationnel après 2 à 3 campagnes agricoles.
Le dressage peut se décliner en six étapes :
• Les premiers moments, attacher les bovins à deux piquets côte à côte s’il s’agit
de paire de bœufs pour les permettre de se tolérer ou de se familiariser ;
• L’étape suivante consistera à accoupler le joug à la paire de bovins sans
oublier que les deux bovins doivent avoir la même taille, le même âge et la
même conformation. On devra les faire porter le joug matin et soir ;
• Lorsqu'ils toléreront le joug, les bœufs pourront effectuer leur
première sortie. Un homme les maintient devant avec les cordes de
nez. Une corde peut être attachée au joug et tenue par une deuxième
personne.
• Attelage : après plusieurs jours d'apprentissage, la paire de bœufs
pourra essayer de tirer un outil, par exemple une houe-manga. Les
animaux s'habitueront au bruit.
• On les entrainera au mouvement de marche en ligne droite à tourner au bout
du champ avec la houe-manga sans faire de labour ;
• Au moment des pluies, la paire de bœuf peut maintenant travailler le sol. Il ne
faut pas immédiatement pas soumettre les animaux aux travaux pénibles et
intenses. Il faut aller progressivement selon le rythme des animaux surtout s’ils
sont jeunes. Même aptes à la culture attelée, Le régime de travail ne doit pas
dépasser 5h de temps par jour.
 L’attelage
Le joug de garrot est une évolution du joug à cornes qui permet
l'utilisation d'animaux sans cornes ou dont la forme des cornes ne
se prêtent pas au joug de cornes. Il consiste en une barre en bois
posée sur le garrot, avec une attache passant au-dessus des épaules.
 Le harnais
Chez le cheval, l’âne et le dromadaire l’attelage porte le nom de harnais et la
bricole large bande en cuir placé sur la cage thoracique remplace le joug. Le
harnais s’utilise aussi chez les bovidés.
• Critères d’un bon harnachement:
Liberté de mouvement des articulations
Facilité de circulation du sang 
Facilité de respiration ;
Faibles risques de blessures;
Optimisation de la transmission de l’énergie développée par les animaux

 L’entretien des animaux de trait


La faculté d'un animal à travailler avec et pour l'homme
s'entretien, en assurant régulièrement les soins, la nourriture et
en lui fournissant un endroit où il pourra se reposer.
• L’alimentation
Lorsque les animaux travaillent, les besoins en énergie sont
beaucoup plus importants. En plus de la ration de base, on
apportera des aliments riches en énergie comme du son cubé ou
des épis de mil ou de sorgho. Cette ration sera apportée après le
travail, ou au moment du travail au champ en petite quantité.
 L’ alimentation des animaux de trait
En période de repos, durant la saison sèche, une ration à base de
pâturage, de paille de mil, de sorgho et de fanes d'arachide est
suffisante pour les animaux de trait.
En période de repos, durant la saison sèche, une ration à base de
pâturage, de paille de mil, de sorgho et de fanes d'arachide est
suffisante pour les animaux de trait.
L'entretien d'une paire de bœufs demande de stocker au moins
1,5 tonnes de paille de mil ou de sorgho pour trois mois de saison
sèche.
L’eau: En plus de l'alimentation l’eau est un élément très
important car c’est elle qui permettra aux animaux de pouvoir
disposer de la salive nécessaire pour la rumination, l’épuration du
sang à travers les urines et la régulation de la température de son
Organisme à travers la sudation.
Les sels minéraux sous forme de pierre à lécher devront être
distribués à volonté durant toute l'année.
Proposition de ration pour bovins de trait
 Ration en saison sèche travail léger:
Foin : 5 kg =2 UF
Fane : 3 kg=2 UF
Son de riz : 2 kg=1,8 UF
L’eau et pierre à lécher à volonté
 Ration saison pluvieuse travail soutenu
Fourrage vert à volonté : 6 UF
Son de riz : 2 kg= 1,8 Kg
Eau et pierre à lécher à volonté

 La santé animale
Le traitement des animaux de trait est impératif pour les
permettre d’exprimer au mieux leurs performances.
Le protocole de traitement dépendra de la zone et des
pathologies qui y sont présentes.
Les maladies infectieuses telles que la pasteurellose, la fièvre
aphteuse, la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), le
charbon bactéridien peuvent être évitées par les vaccinations
Les maladies parasitaires, principalement les vers
dans l'appareil digestif et les parasites externes sont traités par
des vermifuges et d'autres médicaments.
Il faut traiter les plaies liées aux traumatismes des travaux.
Les plaies sont traitées avec un désinfectant par exemple de
l'alcool, de l'eau de javel, du permanganate de potassium ou
de l’eau oxygénée. Il faut prévoir un trousseau de
médicaments pour les pansements. Et s’adresser aux services
vétérinaires pour les plaies infectées.
L’habitat
L’habitat sert d’abri pour les animaux et permet de bien les
soigner, de veiller sur eux en même temps qu’on les préserve du
vol. Il doit répondre à des normes techniques et économiques :
L’emplacement sur un terrain surélevé, accessible et intégré à la concession pour
faciliter la surveillance.
Orientation des ouvertures : Nord-sud pour éviter la direction des vents dominants
et une forte insolation à l’intérieur du bâtiment
Prévoir une bonne aération : bonne ventilation à l’intérieur, éviter l’humidité
excessive, les mauvaises odeurs et les variations de température
importantes;
Stabiliser le sol avec la latérite et observer une pente légère de 1 à 2% pour
permettre l’écoulement du purin;
Crépir les mûrs de l’étable;
Construire une fosse fumière pour le compostage des déjections animales de
dimension 3x3X1,5m ;
Nettoyer régulièrement l’étable (minimum une fois par semaine

CONCLUSION
La culture attelée revêt une importance capitale pour le
producteur, car elle permet aux producteurs d’utiliser moins de
main d’œuvre, d’augmenter les superficies exploitées et d’avoir
du fertilisant organique pour son champ. La traction animale est
performante pour intensifier le travail agricole, mais son
développement est limité par la méconnaissance des techniques
(matériels, performance, avantage par rapport aux espèces
animales) et à celle de l’animal (élevage, dressage, alimentation
et suivi sanitaire).