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Kpmg Guide Assurances

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Sections

  • CHAPITRE 1
  • PRÉSENTATION DU SECTEUR
  • 1.1 Historique de l’assurance en Algérie
  • 1.1.1 Des années 1960 aux années 1990
  • 1.1.2 L’ouverture et la libéralisation du marché
  • 1.2 Les sociétés d’assurances
  • 1.2.1 Six sociétés publiques directes
  • 1.2.2 Une société publique de réassurance
  • 1.2.3 Sept sociétés privées
  • 1.2.4 Deux sociétés mutuelles pratiquent l’assurance directe
  • 1.3 Le marché algérien en chiffres
  • 1.3.1 Caractéristiques du marché
  • 1.3.3. Densité d’assurance et taux de pénétration
  • 1.3.4. La réassurance
  • 1.3.5 Production par sociétés d’assurances directes
  • 1.3.6 Tableau de la production du marché par branches d’assurance
  • 1.3.8 La présence étrangère
  • CHAPITRE 2
  • LES CONDITIONS D’EXERCICE DE L’ACTIVITÉ
  • 2.1 Les conditions de constitution
  • 2.1.1 L’octroi d’agrément
  • 2.1.2 Les conditions de forme
  • 2.1.2.1 La société
  • 2.1.2.2 Le bureau de représentation
  • 2.1.2.3 La succursale
  • 2.2 Les conditions d’exercice des métiers de l’assurance
  • 2.2.1 Le courtage en assurance
  • 2.2.1.1 Les conditions préalables d’exercice
  • 2.2.1.2 La constitution et le dépôt du dossier d’agrément des courtiers
  • 2.2.2 L’agent général d’assurance
  • 2.2.2.1 Les conditions préalables d’exercice
  • 2.2.2.2 Le dossier d’agrément
  • 2.2.2.3 Le contrat de nomination
  • 2.2.3 Les experts, commissaires d’avaries et actuaires
  • 2.2.3.1 Les conditions préalables d’exercice
  • 2.2.3.2 Le dossier d’agrément
  • 2.2.3.3 Missions et obligations
  • 2.3.3.4 Le contrat de nomination
  • CHAPITRE 3
  • OBLIGATIONS ET RÈGLES PRUDENTIELLES
  • 3.1 Les obligations
  • 3.2 Les règles prudentielles
  • CHAPITRE 4
  • 4.1 Contexte général
  • 4.1.1 Le plan comptable sectoriel, des ajouts au plan comptable de 1975
  • 4.1.2 Les états financiers
  • 4.2 Format du bilan
  • 4.3 Format du tableau des comptes de résultats
  • CHAPITRE 5
  • LES OBLIGATIONS DECLARATIVES
  • 5.1 Obligations déclaratives à l’administration de contrôle
  • 5.2 Obligations déclaratives aux administrations fiscaleetsociale
  • CHAPITRE 6
  • LES PRODUITS DE L’ASSURANCE
  • 6.1 Introduction
  • 6.2 Le contrat d’assurance
  • 6.3 Les assurances de biens et de responsabilité
  • 6.3.1 L’assurance automobile
  • 6.3.1.1 La responsabilité civile obligatoire
  • 6.3.1.2 Les garanties facultatives
  • 6.3.2 La responsabilité civile générale
  • 6.3.2.1 La responsabilité civile des professionnels
  • 6.3.2.2 La responsabilité civile produits
  • 6.3.2.3 La responsabilité civile décennale
  • 6.3.3 Les risques «incendie»
  • 6.3.3.1 Les dommages matériels résultant d’un incendie
  • 6.3.3.2 Les dommages immatériels résultant d’un incendie
  • 6.3.3.3 Les risques des articles 45 et 46 de l’ordonnance n° 95-07
  • 6.3.3.4 Les risques exclus
  • 6.3.3.4 Les obligations de déclaration
  • 6.3.3.5 La règle proportionnelle
  • 6.3.4 Les risques techniques
  • 6.3.4.1 Les contrats tous risques chantiers (TRC) et tous risques montage (TRM)
  • 6.3.4.2 Les risques «bris de machine» (BDM) et «matériel informatique» (TRI)
  • 6.3.5 Les assurances CAT-NAT
  • 6.3.5.1 Les événements concernés
  • 6.3.5.2 Les personnes concernées
  • 6.3.5.3 Les biens concernés
  • 6.3.5.4 La valeur assurée
  • 6.3.5.5 L’estimation des biens
  • 6.3.5.6 Le tarif
  • 6.3.6 Les multirisques
  • 6.3.6.1 Contrat multirisques habitations
  • 6.3.6.2 L’assurance «multirisques professionnels»
  • 6.3.7 Les assurances transports
  • 6.3.7.1 Les facultés maritimes
  • 6.3.7.2 Autres assurances transports
  • 6.4 Les assurances de personnes
  • 6.4.1 Assurance en cas de vie
  • 6.4.1.1 Assurance retraite
  • 6.4.1.2 Les assurances de groupe
  • 6.4.2 Assurance temporaire décès
  • 6.4.3 Individuelle voyages
  • 6.4.3.1 Le risque
  • 6.4.3.2 La couverture
  • 6.4.4 Individuelle accident
  • 6.4.4.1 Le risque
  • 6.4.4.2 La couverture
  • CHAPITRE 7
  • LES SINISTRES D’ASSURANCES
  • 7.1 Introduction
  • 7.2 Prise en charge des sinistres de la branche automobile
  • 7.2.1 L’obligation de déclaration du sinistre
  • 7.2.2 Le droit des victimes
  • 7.2.2.1 Indemnisation des dommages matériels
  • 7.2.2.2 Montant et limite de l’indemnité
  • 7.2.2.3 Dispositions spécifiquesrelativesauvol
  • 7.2.2.4 L’application d’une franchise
  • 7.2.2.5 Subrogation
  • 7.2.2.6 La sauvegarde des droits des victimes
  • 7.2.2.7 Les cas de refus, par l’assureur, de paiement d’un sinistre
  • 7.2.3 L’inopposabilité des restrictions de garanties à la victime
  • 7.3 Le sinistre dans les autres branches
  • 7.3.1 Les obligations
  • 7.3.2 Les procédures d’expertise
  • 7.3.3 Délaissement et sauvetage
  • 7.3.4 Règlement et paiement de l’indemnité
  • 7.4 La lutte contre la fraude à l’assurance
  • 7.5 Contentieux et jurisprudence
  • 7.5.1 Procédures en matière automobile
  • 7.5.1.1 Dispositions spéciales aux garanties responsabilité civile
  • 7.5.1.3 Dispositions spéciales à la garantie défense recours
  • 7.5.1.4 Dispositions spéciales aux garanties contractuelles
  • 7.5.1.5 Le barème d’invalidité
  • CHAPITRE 8
  • LES ACTEURS DU MARCHÉ DE L’ASSURANCE
  • 8.1 Introduction
  • 8.2 Les institutions en charge des assurances
  • 8.2.1 Le ministre des Finances
  • 8.2.2 Le Conseil national des assurances (CNA)
  • 8.2.2.1 Organisation du CNA
  • 8.2.2.2 Missions
  • 8.2.3 La «centrale des risques»
  • 8.2.4 La Commission de supervision des assurances (CSA)
  • 8.2.4.1 Missions
  • 8.2.4.2 Organisation
  • 8.2.5 L’organe de tarification
  • 8.2.6 Le fonds de garantie des assurés
  • 8.2.7 Les associations professionnelles
  • 8.3 Les assureurs
  • 8.3.2 Les sociétés d’assurances directes généralistes
  • 8.3.3 Les sociétés d’assurance directes spécialisées
  • 8.3.4 Les sociétés mutuelles pratiquant l’assurance directe
  • 8.4 Les agents généraux
  • 8.5 Les courtiers
  • 8.6 Les banquiers
  • 8.7 Les réassureurs
  • 8.8 Les experts

Guide des Assurances en Algérie

Audit  Legal  Tax  Advisory

2009 édition

Présentation
KPMG Algérie est une société de droit algérien, membre d’un réseau mondial qui met à la disposition de ses clients et investisseurs plus de 110 experts algériens formés aux standards internationaux de la finance, du droit, de la fiscalité et du conseil, notamment en système d’information pour les assister dans le développement de leur performance et dans la concrétisation de leurs projets. Premier des « Big Four » à s’être implanté en Algérie en 2002, KPMG Algérie n’a cessé depuis d’accroître son expérience et ses connaissances des réalités historiques, culturelles, politiques et économiques du pays, lui permettant de répondre au mieux aux besoins du marché. KPMG Algérie fournit aujourd’hui ses services à de nombreuses entreprises nationales et multinationales dans tous les secteurs d’activités et est leader sur le marché algérien. Le marché algérien ne peut se résumer en sa capitale, KPMG Algérie a décidé d’ouvrir un bureau à Oran afin de répondre aux attentes de ses clients et être présent pour répondre aux besoins des investisseurs de cette région dynamique qu’est l’ouest algérien et plus particulièrement l’Oranie. Vos services KPMG : AUDIT : une révision intègre et objective de la situation financière de votre entreprise ou de votre projet pour améliorer l’efficacité de votre activité et appuyer vos décisions financières ; TAX & LAW : l’audit pour l’identification de vos problèmes juridiques et fiscaux et des solutions adaptées pour accompagner l’implantation et le développement de vos activités ; CONSEIL : pour améliorer la qualité de votre stratégie, l’efficacité et la réactivité de votre organisation, le rendement et l’efficience de vos processus, l’efficacité et la réactivité de votre système d’information.

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Dépôt légal : 610-2009 ISBN : 978-9947-807-10-1 .GUIDE DES ASSURANCES EN ALGÉRIE 2009 (A jour au 1er janvier 2009) Le Guide des assurances en Algérie est une publication éditée par KPMG SPA. KPMG ne peut en aucun cas être tenu responsable de l’utilisation et de l’interprétation de l’information contenue dans cette publication qui ne vise pas à délivrer des conseils personnalisés qui supposent l’étude et l’analyse de cas particuliers. Elle a pour vocation l’information générale non exhaustive.

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.................. 31 2.................... Sept sociétés privées.......... Densité d’assurance et taux de pénétration ......................................................... 2...1 Historique de l’assurance en Algérie .....2................................................................................1............................................1....................................3 La succursale .......................................... 22 Evolution du chiffre d’affaires des compagnies d’assurances ..........................................1........................ 1..1.......................................................2 Les conditions d’exercice des métiers de l’assurance ...................... 21 Tableau de la production du marché par branches d’assurance ..................3.......4 Six sociétés publiques directes..................................4...........1.......................................... 31 31 2....2.2.........2 Des années 1960 aux années 1990 ...................................2.....................3........3.............1 La société 2............. 2......................................2 1..3 Le marché algérien en chiffres 1...... L’ouverture et la libéralisation du marché .......3..... 19 1............................ Une société publique de réassurance ..3....... 18 1.................2.....1 1.... 1....................................................... 23 La présence étrangère............. ............2...2 L’octroi d’agrément ..... ................................................ 1............6 1..................2...............................3....3............3 1........3......................1...........8 20 Production par sociétés d’assurances directes ..2 Le bureau de représentation ............................3...........5 1........................................................2 Les sociétés d’assurances ......... Chiffre d’affaires et taux de croissance du marché de 1995 à 2007 ................ 17 ................... 25 25 26 28 28 29 30 2........1 1....SOMMAIRE CHAPITRE 1 PRÉSENTATION DU SECTEUR 1..............................................................................................1 Les conditions préalables d’exercice ............1 2.......1 17 17 Caractéristiques du marché............ .1 Le courtage en assurance ... 1.... La réassurance ... 2.......................................................7 1...... 23 CHAPITRE 2 LES CONDITIONS D’EXERCICE DE L’ACTIVITÉ 2........ .............1 Les conditions de constitution ....................2... 13 13 13 14 16 16 16 16 1....... Les conditions de forme................................................. 1..........2......1.....2..................................... Deux sociétés mutuelles pratiquent l’assurance directe ............1............

. 2....2...1.............. CHAPITRE 3 OBLIGATIONS ET RÈGLES PRUDENTIELLES 3. ...................3 Format du tableau des comptes de résultats ..............2 Obligations déclaratives aux administrations fiscale et sociale ...2.................................. 2.........................1.........2.......................................................................................2 ... ..................2 La constitution et le dépôt du dossier d’agrément des courtiers .................................................2 Le dossier d’agrément ...........1 Les obligations ... 2.........................................2...3 Missions et obligations ..............2.......... 32 2................ 2.............................................................................................1 Contexte général 4..3.......... des ajouts au plan comptable de 1975 .............. .................................................2........3 Le contrat de nomination . 2............2..................2 Les règles prudentielles .....................2.............................................. .........................................1.....................1 4..2..............2.1 Les conditions préalables d’exercice 2.................3..................................3.................................................2.................................... 52 CHAPITRE 5 LES OBLIGATIONS DECLARATIVES ...................................2 Le dossier d’agrément ...2 Format du bilan 4....... 53 5................................................4 Le contrat de nomination ..............3....................1 Obligations déclaratives à l’administration de contrôle .... 55 ....................................... 34 34 35 35 2............................... commissaires d’avaries et actuaires ..........................2 L’agent général d’assurance.......................................................2......................... Le plan comptable sectoriel........ CHAPITRE 4 LES NORMES ET MÉTHODES COMPTABLES APPLICABLES AUX COMPAGNIES D’ASSURANCES ALGÉRIENNES ................................ 39 39 40 3..3 Les experts...... 53 5.......... ..................... 43 44 4......................... 36 36 36 37 38 2....................................................... 43 43 4...........................................................1 Les conditions préalables d’exercice .. 43 Les états financiers .............3.................2.............

...........3.....3......6 ..............5 La règle proportionnelle ......................3.......................................2....... 6......1.... 59 59 61 65 67 68 72 75 6.................2 Les personnes concernées .3....3..... ............................................................3....2 Les dommages immatériels résultant d’un incendie .................5 L’estimation des biens 6................................2................................................. 6........3...................4..... 6.. 6.....3 Les biens concernés ..... 84 6........2 .3... Les multirisques ..............3 Les risques «incendie» ................1 Contrat multirisques habitations ...... 6.................................5 Les assurances CAT-NAT .....3................... 6...............3..................5...........................3.....3......3.......3.............................3....... 87 6....3.........3.............2................................3...... 6.................... La responsabilité civile générale .....3 Les risques des articles 45 et 46 de l’ordonnance n° 95-07 .......4............................................................................................... .......................................... 6.................5....2 La responsabilité civile produits ..............3...............4 Les obligations de déclaration 6...............................................................3..................... 91 92 92 92 93 93 93 95 95 96 98 6.5..................6...................1 L’assurance automobile .......................................................... ..........3..........3..1 La responsabilité civile des professionnels .......1 Les dommages matériels résultant d’un incendie .... 56 56 57 6................................................ 6...5.........3....................4 La valeur assurée ..3. 6.3.................2 Le contrat d’assurance ............................................................ 6......4 Les risques techniques.................................5.. 6..................................... 6..3 Les assurances de biens et de responsabilité .3.................1 La responsabilité civile obligatoire ................5....................3... 6.....1 Les contrats tous risques chantiers (TRC) et tous risques montage (TRM) .. 59 6.......3.........3.3..2 Les garanties facultatives 6..1................................................................... 78 79 82 84 6............6 Le tarif 6...............6...2 L’assurance «multirisques professionnels» ......................4 Les risques exclus ............................................................ 6.2 Les risques «bris de machine» (BDM) et «matériel informatique» (TRI) ........ ....... 6.....................7 Les assurances transports .........................3......... .......1 Introduction ................. 76 6...............3.... 77 6... 75 6.................3..........1 Les événements concernés ..........3.............3 La responsabilité civile décennale ..............CHAPITRE 6 LES PRODUITS DE L’ASSURANCE 6.......

.........................4..................3 L’inopposabilité des restrictions de garanties à la victime .................................. 6............. ............................... 7............................4.............................................. 7........ .........4.....2................3. 6.................................................................. de paiement d’un sinistre .........2............1 Le risque 6..................1.........2 Prise en charge des sinistres de la branche automobile .....................4................2.....................7 Les cas de refus..............4 L’application d’une franchise ............2 Les assurances de groupe 6.2 La couverture 6.3 .............................................3..2 Montant et limite de l’indemnité ..........2 La couverture CHAPITRE 7 LES SINISTRES D’ASSURANCES 7....2 L’obligation de déclaration du sinistre .............2....... 106 106 106 107 107 107 108 108 7......2.....1 Le risque 6...... ... ................3......4...... 105 105 7.............3........................... Assurance temporaire décès ...4. Règlement et paiement de l’indemnité ...........4...... 6.......1.......................2...3 Dispositions spécifiques relatives au vol ..3...................3..............1 Introduction ...2... ..... 7.4...1 7...........4..........2 Autres assurances transports .6 La sauvegarde des droits des victimes ........................................4 Les obligations ......................................7. Individuelle voyages ........ .................6.........2.......................................................4...........1 Assurance en cas de vie ......................2.. Le droit des victimes ............................................ 108 7..........2 7..............2............2...........3............................................1 Indemnisation des dommages matériels ..2........ 109 109 109 110 111 111 7..................4 Individuelle accident...........3... 106 7.....................1 Les facultés maritimes ...........2 6................... 7.3 7.........2............. 7....................................2......................................7.. ... Les procédures d’expertise.............. Délaissement et sauvetage ...................................1 7...... ..5 Subrogation.................................... par l’assureur......................2............ 7............4..............................................4 Les assurances de personnes .........................1 Assurance retraite ....4.............. 6........ 6.2..... 7......2.............. 98 99 100 100 100 101 102 102 103 103 103 103 104 6.......... 6.......3 Le sinistre dans les autres branches ............

........................... ....4.............................4 Les agents généraux ..................................6 Les banquiers 8........................................................................... 8......3 Les assureurs 8................................................ 8......... 113 7......................1..............................2 8.............................................................5....................1 Procédures en matière automobile .4 ........................4 Les sociétés d’assurances directes généralistes .........3....................................2..................... . ..........................4 Le barème d’invalidité .........1 Dispositions spéciales aux garanties responsabilité civile ..............................5 Les courtiers 8. 127 Les sociétés d’assurance directes spécialisées ...5............................ 117 117 119 119 119 120 122 123 8.........................4 La lutte contre la fraude à l’assurance......................2......... Les associations professionnelles .....2............5 Contentieux et jurisprudence .................................5...........2 Organisation ................................................................... 8.............. ...................................... 128 Les sociétés mutuelles pratiquant l’assurance directe ......2..................................................... 8................ 8...........................4.... 8.1 8...7..........3......... .....................................7 Les réassureurs 8..........3...................... 112 7.3 Dispositions spéciales aux garanties contractuelles 7.........1 Organisation du CNA................2 Dispositions spéciales à la garantie défense recours ...2 Les institutions en charge des assurances .5.. La «centrale des risques» ................. 7.1...... 129 129 130 130 132 133 8..............2.....................5 8................................................................ 111 112 112 7..........................................3 8...... 124 ........................................................................................2......................... Le Conseil national des assurances (CNA) ..........8 Les experts .............................................2.....2............................ 7..............1 Introduction ...........3 8.......... ....................................... .......................................2 Missions 8.................2............1....................... 113 113 CHAPITRE 8 LES ACTEURS DU MARCHÉ DE L’ASSURANCE 8.......... La Commission de supervision des assurances (CSA) ...............................5............2..................................................7 L’organe de tarification ........2.............................................. 8.......................1 Missions 124 124 125 125 126 127 8.................................2 Le ministre des Finances ..............................................................2.............. Le fonds de garantie des assurés ..................2................1..................6 8..........

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Guide des Assurances en Algérie CHAPITRE 1 PRÉSENTATION DU SECTEUR 1.1 Historique de l’assurance en Algérie Au lendemain de l’indépendance. 13 . spécialisée dans les risques transports et industriels. En quittant le pays. outre la CAAR.1. au contraire. • Monopole d’Etat En 1966. Le législateur algérien a reconduit par la loi 62-157 du 21 décembre 1962. à la déspécialisation et à l’ouverture progressive du marché. Les entreprises publiques nationalisées étaient : la CAAR. Le processus qui a conduit à l’état du marché actuel peut être scindé en deux étapes. l’Algérie indépendante institue le monopole de l’Etat sur les opérations d’assurances (ordonnance n° 66-127 du 27 mai 1966).1 Des années 1960 aux années 1990 • Cession obligatoire de 10 % Obligation est faite aux compagnies d’assurances étrangères de céder 10 % de leur portefeuille au profit de la CAAR. créée en 1963. seule la Société algérienne d’assurances SAA (alors société algéro-égyptienne) a continué d’exercer ses activités avec la compagnie tunisienne STAR. En 1964. 1. la deuxième. tous les textes en attendant la mise en place d’une réglementation afin de sauvegarder les intérêts de la nation. aux côtés de deux Mutuelles d’assurances. plus de 160 compagnies d’assurances étrangères opéraient en Algérie. et la SAA (après rachat des parts égyptiennes) pour les risques automobiles. assurances de personnes et risques simples pendant la période 1973 à 1989. l’une pour les risques agricoles et l’autre pour l’enseignement. La première a consisté à la nationalisation de l’activité et à la spécialisation des compagnies. les compagnies étrangères ont laissé des engagements qui ont finalement été pris en charge par le marché algérien pour régler les indemnisations de leurs assurés.

prenant une part de marché de la CAAR qui détenait le monopole sur les risques industriels. • La loi n° 06-04 du 20 février 2006 Cette nouvelle loi modifie l’ordonnance 95-07 . • L’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995 Cette ordonnance est le texte de référence du droit algérien des assurances. . création de la bancassurance. • Accentuation de la spécialisation Accentuation de la spécialisation avec la création de la CAAT en 1982 qui s’est concentrée sur les risques de la branche transports.1. 1.• Création de la CCR La Compagnie centrale de réassurance est créée en 1975. Elle met fin au monopole de l’Etat en matière d’assurances et permet la création de sociétés privées algériennes. Les principaux apports sont : 14 renforcement de l’activité en assurances de personnes. Enfin. disparus avec l’institution du monopole de l’Etat sur l’activité d’assurance. Dès lors. généralisation de l’assurance de groupe. séparation des activités des compagnies (vie. non-vie). réforme du droit du bénéficiaire.2 L’ouverture et la libéralisation du marché • Déspécialisation En 1989. c’est par ce texte que sont «réintroduits» les intermédiaires d’assurances (agents généraux et courtiers). obligation a été faite aux compagnies d’assurances d’effectuer l’intégralité de leurs cessions au profit de la CCR. la parution des textes relatifs à l’autonomie des entreprises publiques entraîne la déspécialisation. A compter de cette date. les sociétés ont pu souscrire dans toutes les branches.

obligation de libération totale du capital pour agrément. à ce titre. * vérifier les informations sur l’origine des fonds servant à la constitution ou à l’augmentation du capital social de la société d’assurances et/ou de réassurance. ouverture du marché aux succursales des sociétés d’assurances et/ou de réassurance étrangères. les biens immobiliers acquis en contrepartie de ces engagements étaient restés juridiquement en possession des sociétés françaises. Cependant. au moment de la création du monopole de l’Etat sur l’activité d’assurance. MMA. ces engagements ont été honorés par les sociétés algériennes. création d’un fonds de garantie des assurés. d’une Commission de supervision des assurances institution chargée de : * veiller au respect. éligibles de plein droit à l’agrément pour effectuer des opérations d’assurance en Algérie. Elles sont 15 . par les sociétés et intermédiaires d’assurances agréés. * s’assurer que ces sociétés tiennent et sont toujours en mesure de tenir les engagements qu’elles ont contractés à l’égard des assurés. ce contentieux a été définitivement réglé en 2008. ouvrant ainsi la voie à la pénétration du marché algérien par les groupes d’assurances français qui en étaient jusqu’alors écartés : AGF . les sociétés françaises présentes sur le territoire de la République algérienne jusqu’au 31 mai 1966 avaient contracté des engagements auprès des assurés algériens. Groupama. Les sociétés françaises signataires de la convention sont désormais réputées avoir apuré leurs engagements et sont donc. des dispositions législatives et réglementaires relatives à l’assurance et à la réassurance. Aviva. Après de longues négociations. les sociétés algériennes ont dû régler les sinistres sans pouvoir utiliser pour ce faire les actifs correspondants. Une fois les sociétés françaises parties. AXA. • Le contentieux algéro-français des assurances Le contentieux entre l’Algérie et la France trouve son origine en 1966. De ce fait.Guide des Assurances en Algérie - renforcement de la sécurité financière. En effet.

leur gestion et leur transfert. • Salama Assurances (ex Al Baraka Oua Al Amane). 1. la CAAR. 1. sept sociétés privées et deux mutuelles. 16 .2.3 Sept sociétés privées Elles représentent 20 % de la production globale du marché.2. Ces compagnies sont : • CIAR. la SAA. 1. acquis en un peu plus de 10 ans.2 Les sociétés d’assurances Les compagnies d’assurances et de réassurance sont au nombre de seize. sept sociétés publiques. 1. • 2 compagnies publiques sont spécialisées dans l’assurance du risque crédit : la CAGEX (assurance crédit à l’exportation) et la SGCI (assurance crédit à l’immobilier).également réputées avoir apuré tous les passifs. • TRUST Algeria.2 Une société publique de réassurance La CCR. Algérienne des assurances.2. qui représentent ensemble 74 % de la production du marché. y compris fiscaux. concernant les opérations d’assurance et leurs actifs immobiliers en Algérie. • GAM. Générale d’assurance méditerranéenne. Compagnie internationale d’assurance et de réassurance. • 2A. bénéficie des cessions préférentielles du marché et de la garantie de l’Etat. en progression régulière. la CAAT et la CASH. Compagnie centrale de réassurance.1 Six sociétés publiques directes • 4 compagnies généralistes opèrent dans toutes les branches d’assurance.

Pour mémoire.3 % du marché de l’assurance du continent africain qui lui-même ne pèse guère plus de 1.016 % du marché mondial. deux sociétés privées.3.4 Deux sociétés mutuelles pratiquent l’assurance directe • CNMA. Les 16 sociétés du marché algérien des assurances totalisent un chiffre d’affaires annuel de 460 millions d’euros en 2006. héritière de la mutualité agricole française. L ’assurance automobile (obligatoire) prédomine avec 46 % du total. mais en croissance soutenue et régulière (13 % en 2006.Guide des Assurances en Algérie • Alliance Assurances. avec pourtant une population de plus de 900 millions d’habitants. liées à des groupes bancaires ayant cessé leurs activités bancaires. Cette 17 . L ’assurance algérienne occupe le 68e rang mondial avec une part de marché de 0. l’Algérie représente 7 % du marché africain.1 % du marché mondial de l’assurance. • MAATEC. ont arrêté de ce fait leurs opérations d’assurance.2. • Cardif El Djazaïr. représente une part de marché de 6 %. 1. faible dans l’absolu. 1. Sans tenir compte de l’Afrique du Sud qui totalise à elle seule 82 % du marché continental. mutuelle agricole. Star Hana (banque BCIA) et Al Rayan (Al Rayan Bank).3 Le marché algérien en chiffres 1. mutuelle des travailleurs de l’éducation nationale et de la culture.1 Caractéristiques du marché L ’Algérie se caractérise avant tout par la faiblesse relative de son marché. L ’année 2007 voit se poursuivre cette croissance avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 538 millions d’euros (+ 16 %). avec une moyenne supérieure à 10 % sur les cinq dernières années). L ’Algérie participe seulement à hauteur de 1.

L ’assurance vie est pratiquement inexistante (3 milliards de dinars. Les assurances de crédit ont connu une évolution de plus de 156 % par rapport à 2006. Les assurances de personnes ne représentent pour 2007 que 7 % du total (6 % en 2006) contre plus de 50 % sur les marchés européen. Les assurances agricoles. Au total. les assurances crédits ne représentent encore que 1 % des parts du marché des assurances. 1. de Sonelgaz et d’Air Algérie qui représentent à eux seuls une part significative). enregistrent même une légère baisse en 2007 et ne représentent que 1 % du marché. De 23 millions d’euros en 2006 à environ 60 millions d’euros en 2007 . qui sont en stagnation depuis quelques années. soit moins de 30 millions d’euros).2. ministère des Finances 18 . En milliards de dinars Chiffre d’affaires et taux de croissance du marché de 1995 à 2007 Source : D’après les chiffres du rapport annuel de 2007 de la direction des assurances. l’Algérie se classe au 60e rang mondial en assurances dommages. Suivent les assurances des risques industriels avec 31 % (dont les contrats de Sonatrach.branche enregistre la part la plus forte de l’accroissement des primes du marché. nord-américain ou japonais. chiffre très en deçà du potentiel d’assurance.3.

9 % et 3 % respectivement).Guide des Assurances en Algérie 1.6 % et reste quasiment invariable depuis 2001 (voir tableau ci-dessous). On parle d’ailleurs de «l’industrie des assurances».php?option=com_content&task=view&id=1836&Itemid=129 19 . Quant à la densité d’assurance (prime d’assurance par habitant). le taux de pénétration (primes d’assurance en pourcentage du PIB) est voisin de 0.3. les primes payées par habitant sont de 1561 DA contre 1373 DA en 2006 (voir tableau ci-dessous pour l’évolution des données entre 2001 et 2007). tant son rôle est prépondérant dans l’activité financière. elle est inférieure à 16 euros. Densité d’assurance et taux de pénétration Au niveau européen.3.57 % en 2007 . En 2007 . Ces chiffres significatifs mettent l’Algérie à un niveau très inférieur par rapport à ses voisins immédiats que sont la Tunisie et le Maroc (densité de 50 et 45 euros respectivement et pénétration de 1. En Algérie. Source : D’après les chiffres du rapport annuel 2007 de la direction des assurances. ministère des Finances 1 L’étude peut être consultée sur le site du CNA : http://www. Les raisons communément admises sont avant tout la mauvaise image de l’assurance et l’absence de culture assurantielle dans le pays.55 % en 2006 et de 0. l’assurance est une activité au poids considérable dans une économie. Les chiffres publiés par le ministère dénotent une légère amélioration de la densité. Elle est de 0.dz/index. la part des assurances dans le PIB reste inférieure à 1 %. Une étude diligentée par le Conseil national des assurances relative à «L ’attitude des Algériens face à l’assurance contre les effets des catastrophes naturelles»1 ajoute comme raison le manque de visibilité et de communication des entités agissant dans le secteur. En 2007 . puisqu’elle représente entre 4 % (Luxembourg) et 12 % (RoyaumeUni) du Produit intérieur brut de ces pays.cna. Le faible niveau de revenu des ménages ainsi que l’absence de marché financier structuré ne font qu’accentuer cet état de fait.

66 % sont réalisées sur le marché international et 34 % sur le marché national. La CCR en chiffres de 2004 à 2007 : En milliards de dinars 2004 Acceptations nationales Acceptations internationales Total en millions de dinars Taux de rétention Taux de rétrocession 4872 785 5657 35 % 65 % 2005 4602 651 5253 46 % 54 % 2006 4622 629 5251 49 % 51 % 2007 5382 637 6019 54 % 46 % Source : Direction des assurances. dont 30 % au réassureur national. Les compagnies directes mettent également en place des traités de réassurance pour couvrir les petits risques.3.2 milliards de dinars en 2006). Ces données restent pratiquement inchangées en 2007 : le montant des cessions (toutes sociétés confondues) atteint 17 milliards de dinars. 20 . la CCR. 67 % de ces cessions sont réalisées directement sur le marché international et 33 % sur le marché national. qui ne peuvent être cédées qu’à des réassureurs classés au moins BBB2 (ou notation équivalente). et de la garantie de l’Etat dans ses opérations de réassurance des risques de catastrophes naturelles.1. La réassurance La couverture des grands risques se fait par appel à la réassurance. La branche automobile n’est généralement pas réassurée.4. soit 32 % du total des primes émises. Ils sont pour la plupart réassurés sur une base facultative auprès de réassureurs étrangers cotés. 33 % des primes encaissées par le marché sont cédées en réassurance (15. la note BBB signifie «sûre». ministère des Finances 2 Note attribuée aux entreprises de réassurances. La Compagnie centrale de réassurance (CCR) bénéficie d’une cession obligatoire de 5 ou 10 % suivant les risques et d’une priorité pour les autres cessions.

3. signe d’une meilleure maîtrise des risques et d’une solidité financière accrue en 2007 . 1. du système basé sur les primes à celui basé sur les sinistres. Le taux de rétention représente 54 % de son portefeuille. qui passe du proportionnel au non proportionnel. SGCI) Variation Variation Année 2007 2005/06 2006/07 Montant Part Montant Part En valeur En % Montant Part En valeur En % Année 2005 Année 2006 SAA 12 532 30 % 6255 7392 2246 1499 1851 27 2991 4300 653 1511 361 2 15 % 18 % 5% 4% 4% 0% 7% 10 % 2% 4% 13 422 7573 8068 2830 1009 1852 29 2833 6174 1055 1337 302 29 % 16 % 17 % 6% 2% 4% 0% 6% 13 % 2% 3% 1% 890 1318 676 584 490 1 2 168 1874 402 174 7 21 9 26 33 0 7 6 44 62 2 14 719 8157 10 588 3345 1433 2118 32 3141 6563 1422 1322 932 17 41 620 100 % 46 474 100 % 4854 12 27 % 15 % 20 % 6% 3% 4% 0% 6% 12 % 3% 2% 2% 0% 1297 584 2520 515 424 266 3 318 389 367 15 630 10 8 31 18 42 14 10 11 6 35 1 209 CAAR CAAT CIAR Trust Algeria 2A MAATEC CNMA CASH Salama GAM Al Rayan Alliance Assurance 1% 0% 300 Cardif Al Djazair Total Source : Direction des assurances.5 Production par sociétés d’assurances directes En millions de dinars (hors Cagex.Guide des Assurances en Algérie Le fait marquant de ces trois dernières années est l’augmentation de la conservation de la CCR. ministère des Finances 17 7315 53 789 100 % 16 21 . L ’augmentation de la rétention de la CCR est liée au type de traité utilisé.

3. ministère des Finances 1. ministère des Finances 22 .Evolution graphique de la production entre 2005 et 2007 par société d’assurances (En millions de dinars) Source : D’après les chiffres du rapport annuel 2007 de la direction des assurances.6 Tableau de la production du marché par branches d’assurance En millions de dinars et pourcentage du total 2006-2007 Année 2006 Montant Automobile Assurances dommages aux biens Transport Risques agricoles Assurances de personnes Assurances crédits Total 21 064 17 357 4317 574 2931 231 46 474 Part 45 % 37 % 9% 1% 6% 0% 100 % Année 2007 Montant 24 525 19 455 5158 517 3542 592 53 589 Part 46 % 36 % 10 % 1% 7% 1% 100 % Variation 2006/07 En valeur 3461 2098 841 -57 611 361 7315 En % 16 12 19 -10 21 156 16 Source : Direction des assurances.

Avec ces opérateurs.7 Evolution du chiffre d’affaires des compagnies d’assurances Les sociétés publiques restent dominantes. Les quatre sociétés publiques ont généré en 2007 74 % de la production du marché (40 milliards de dinars) contre 20 % pour les sociétés privées (10 milliards de dinars) et 6 % pour les deux sociétés mutuelles (3. la tendance est nettement en faveur de la branche traditionnelle qu’est la branche automobile. Les chiffres 2007 expriment une nette tendance à la hausse en termes d’activité et de chiffres d’affaires malgré les faibles variations.4 milliards de dinars de chiffre d’affaires). restent loin derrière la branche automobile. en effet. 1. obtenu son agrément que fin 2006. notamment ceux liés aux particuliers (les assurances de personnes et les assurances CAT-NAT) bien qu’enregistrant une légère hausse.3. Cependant. 23 . La société Alliance Assurances triple son chiffre d’affaires qui de 302 millions de dinars en 2006 passe à 932 millions de dinars en 2007 . ce qui reste significatif pour une société qui a débuté ses activités il y a peu. sont apparues des assurances dites «takaful» (c’est-à-dire conformes à la Charia). Les autres risques.2 milliards de dinars). première société spécialisée dans la souscription de contrats d’assurances de personnes. elle réalise un chiffre d’affaires de 17 millions de dinars. il est à noter que ce sont là des produits récents sur le marché algérien des assurances. La progression pour les deux sociétés mutuelles se traduit par une évolution de +11 % par rapport à l’exercice précédent. hormis les participations des opérateurs du Proche et Moyen-Orient. les nouveaux entrants se développent rapidement. Toutefois. La CIAR demeure la première société privée (3. 1. La société Cardif Al Djazair n’a. leur part dans le marché des assurances étant amenée à se développer.8 La présence étrangère La présence étrangère est faible.Guide des Assurances en Algérie A la lumière du rapport annuel 2007 établi par la direction des assurances du ministère des Finances. L ’évolution des chiffres d’affaires des compagnies depuis 2001 montre que les sociétés publiques demeurent loin devant les sociétés privées.3. Quant à la société Cardif Al Djazair.

«Les conditions d’exercice des métiers d’assurance». 3 Voir infra. 24 . Quant aux grands courtiers internationaux (directs et réassurance). la levée du contentieux algéro-français paraît déjà se traduire par des opportunités de création ou de partenariat. la France et le Portugal. la présence française dans ce secteur s’illustre par les activités de la société Cardif Al Djazair présente dans le secteur depuis fin 2006. les pays qui ont manifesté le plus vif intérêt sont : l’Espagne. leur absence actuelle est liée à l’impossibilité pour eux de s’établir librement3. à l’image de l’accord de partenariat entre la Mutuelle assurance des commerçants et industriels de France (Macif) et la société nationale SAA.Pour les acteurs du marché français. Pour rappel. A ce jour. signé en avril 2008.

Les sociétés exerçant ces activités avant la promulgation de la nouvelle législation doivent se conformer aux nouvelles dispositions dans un délai de cinq ans à partir de la date de publication de la loi4. 2. Les règles prudentielles prévues par la loi soulignent la volonté du législateur d’encadrer un secteur d’activité qui jusqu’alors ne suscitait que peu d’intérêts auprès de l’opinion publique ou d’investisseurs locaux et encore moins auprès des étrangers.1 Les conditions de constitution La nouvelle législation distingue les sociétés d’assurances qui «contractent des engagements dont l’exécution dépend de la durée de vie humaine.O. en succursales ou en mutuelles d’assurances. Elles peuvent également opter pour la création d’un bureau de représentation depuis janvier 2007 . pays émergent. de la capitalisation et de l’assistance aux personnes» des sociétés qui contractent des engagements de toute autre nature. L ’Algérie. Les compagnies étrangères désireuses de s’implanter en Algérie peuvent se constituer en sociétés d’assurances de droit local.Guide des Assurances en Algérie CHAPITRE 2 LES CONDITIONS D’EXERCICE DE L’ACTIVITÉ Par l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995 relative aux assurances. n° 15. modifiant le décret n° 96-267 relatif aux modalités d’octroi d’agrément des sociétés d’assurances. Aucune société ne peut se voir accorder un agrément pour l’exercice de ces deux activités. En dehors des conditions du droit commun des sociétés. se dote ainsi de tout un arsenal juridique propre à assurer l’organisation et le développement de l’activité. de l’état de santé et de l’intégrité physique des personnes. le décret n° 07-152. 4 Loi n° 06-04 du 20 janvier 2006. A chacune de ces structures correspond un régime juridique qui lui est particulier. 25 . soumet la constitution des sociétés (entreprises et mutuelles) d’assurances et/ou de réassurance à des conditions propres à l’activité même d’assurance et de réassurance. 12 mars 2006. publiée au J. le législateur entendait ouvrir le secteur des assurances aux investisseurs tant nationaux qu’étrangers.

nationalité. il s’agira de justifier d’un diplôme universitaire et d’une expérience professionnelle minimale de cinq (5) années dans les domaines économique. 2.un diplôme de post-graduation en assurance et une expérience professionnelle minimale de cinq (5) années en matière d’assurance.1. les sociétés d’assurances et/ou de réassurance ne peuvent exercer leur activité qu’après avoir obtenu un agrément accordé par le ministre des Finances. le procès-verbal de l’assemblée générale constitutive de la société. domicile.un diplôme universitaire et une expérience professionnelle minimale de huit années en matière d’assurance. les administrateurs5 doivent signer une lettre d’engagement selon un modèle expressément prévu par la réglementation6 – la nomination des administrateurs et des dirigeants principaux des sociétés d’assurances • 5 Il doit s’agir du directeur général et. un document constatant la libération du capital.2. un exemplaire des statuts. justifier de l’une des capacités suivantes : . . une copie de l’acte constitutif de la société. date et lieu de naissance. . une demande indiquant l’opération ou les opérations d’assurance que la société se propose de pratiquer. et des décrets d’application.un diplôme universitaire et une expérience professionnelle minimale de dix années dans les domaines économique. la liste des dirigeants principaux et des administrateurs avec nom. financier. une personne parmi celles ayant le rang le plus élevé au sein de la société d’assurances 6 26 Décret exécutif 07-152. pour les dirigeants principaux. modifiée et complétée par la loi n° 06-04 du 20 janvier 2006. 3. Aussi et conformément aux textes (article 6 du décret 96-267 modifié et complété par le décret 07-152 du 22 mai 2007). 4.1 L’octroi d’agrément Aux termes de l’ordonnance. prénom. . le dossier d’agrément doit être adressé au ministre des Finances et doit comprendre : 1. 6. au moins. 22 mai 2007. commercial ou juridique. accompagnée des documents justifiant des qualifications professionnelles suivantes : • concernant les administrateurs. 7. 5. financier. commercial ou juridique.

Guide des Assurances en Algérie agréées et des succursales des sociétés d’assurances étrangères agréées est soumise à l’autorisation expresse de la Commission de supervision des assurances. pour chacune des opérations faisant l’objet de la demande d’agrément.la situation prévisionnelle de trésorerie. . 12. • les principes directeurs que la société se propose de suivre en matière de réassurance. 9. administrateurs et des dirigeants principaux de la société. . L ’octroi de l’agrément est soumis à l’avis de la Commission d’agrément du Conseil national des assurances7 (CNA). 7 Pour une présentation du Conseil national des assurances et des autres institutions en charge des assurances. notamment les frais généraux et les commissions d’intermédiaires.les prévisions relatives aux frais de gestion autres que les frais d’installation. 10. un extrait du casier judiciaire n° 3 de chacun des fondateurs.2 de ce guide. 27 . notamment : . 11.les prévisions relatives aux primes ou cotisations et aux sinistres. un exemplaire des polices et imprimés destinés à être distribués au public ou à être publiés.les prévisions relatives aux moyens financiers destinés à la couverture des engagements. . un exemplaire des tarifs pour chacune des opérations faisant l’objet de la demande d’agrément. 8. se reporter au chapitre 8.les prévisions relatives à la marge de solvabilité que la société doit posséder conformément à la réglementation en vigueur.le niveau de rétention de risques en adéquation avec ses capacités financières. comprenant les documents suivants : • pour les trois premiers exercices sociaux : .le plan de réassurance. un plan prévisionnel pour les trois premiers exercices sociaux. la liste et la qualité des réassureurs avec lesquels elle compte établir des relations d’affaires. . .

300 millions de dinars pour les sociétés par actions exerçant toutes les branches d’assurances sans cession en réassurance à l’étranger.2. que l’objet de la société soit réservé exclusivement à la pratique des opérations d’assurance à l’exclusion de toute autre activité commerciale (article 9 du décret 96-267). que le capital social ou le fonds d’établissement minimum soit fixé en fonction de la nature des branches d’assurances pour lesquelles il est demandé un agrément : • 200 millions de dinars pour les sociétés par actions exerçant exclusivement les opérations d’assurances de personnes sans cession en réassurance à l’étranger. Les spécificités liées à l’activité sont les suivantes : 1. mais les acceptations locales et internationales sont interdites). 450 millions de dinars pour les sociétés par actions exerçant toutes les branches d’assurances avec cession en réassurance à l’étranger ainsi que les acceptations en réassurance (la cession est autorisée pour la protection de la compagnie. 3. se constituent soit sous la forme de société par actions.1. • • • 28 . 50 millions de dinars pour les sociétés à forme mutuelle exerçant exclusivement les opérations d’assurances de personnes.1. 204 et 204 bis de l’ordonnance 95-07 modifiée et complétée). que les dirigeants principaux de la société soient d’une bonne moralité et justifient d’une qualification professionnelle établie. 2.2 Les conditions de forme 2. Les conditions de constitution des sociétés d’assurances sont régies par le droit commun des sociétés et par la législation portant sur les assurances. que la société opte pour la souscription d’opérations relevant soit des assurances de personnes.1 La société Les sociétés d’assurances et/ou de réassurance sont de droit algérien.2. soit sous la forme de société à forme mutuelle. 4. soit des assurances de dommages (articles 203.

L ’arrêté d’application de cet article. publication annuelle de KPMG Algérie Spa.2 Le bureau de représentation Une société d’assurances. Le dossier d’autorisation comprend : 1. le règlement intégral de leurs engagements et se conformer au statut-type fixé par le législateur. garantir à ses adhérents. Autre spécificité liée à la forme mutuelle. un extrait du registre du commerce ou tout document officiel en tenant lieu. 4. vous pouvez vous reporter au «Guide investir en Algérie». la recherche de relations d’affaires entre les opérateurs économiques et la société d’assurances et/ou de réassurance représentée. en date du 28 janvier 2007 . 5. la société mutuelle doit avoir un objet non commercial. peut choisir le bureau de représentation8 comme structure préalable.2. moyennant cotisation. La loi relative aux assurances (article 20 quinquiès – ajouté par la loi 06-04) permet l’ouverture du bureau de représentation des sociétés d’assurances et/ ou de réassurance et soumet cette ouverture à une autorisation délivrée par le ministre des Finances. 29 . une demande d’autorisation pour l’ouverture d’un bureau de représentation selon le spécimen à retirer auprès de la structure chargée des assurances au ministère des Finances. 5. par exemple par le nombre minimal d’adhérents qui ne peut être inférieur à 5000. un exemplaire des statuts de la société mère. et aux termes de l’article 215 bis de la loi relative aux assurances.1. avant toute décision de s’installer durablement en Algérie.Guide des Assurances en Algérie • 100 millions de dinars pour les sociétés à forme mutuelle exerçant toutes les branches d’assurances. la décision de nomination du responsable du bureau de représentation signée par la personne habilitée à engager la société mère. que ce capital social soit libéré totalement et en numéraire à la souscription (disposition de l’article 216 de l’ordonnance 95-07 modifiée et complétée). dispose que l’autorisation en cause porte sur le soutien des activités existantes de la société mère. le curriculum vitæ et tous documents justifiant des qualifications 8 Pour plus de détails sur les conditions de constitution des bureaux de représentation. 2. 2. 3.

l’attestation de versement d’un montant en devises correspondant au minimum aux frais de fonctionnement annuels du bureau de représentation dans un compte en dinars convertibles (CEDAC) libellé en son nom.1.professionnelles du responsable du bureau de représentation. un extrait du casier judiciaire des deux dirigeants principaux de la succursale. le curriculum vitæ et les documents justifiant des qualifications professionnelles des dirigeants principaux. Il est libéré sur mainlevée émise par le directeur général du Trésor public. 3. 6. 5. Le dossier de demande d’autorisation comporte les pièces suivantes : 1. 4. 6. 2.2. après avis de la Commission de supervision des assurances. Cette ouverture est soumise à une autorisation préalable du ministre des Finances sous réserve du principe de réciprocité.3 La succursale L ’article 204 quater de la loi permet l’ouverture de succursales des sociétés d’assurances étrangères. un extrait du registre du commerce ou tout document officiel en tenant lieu. 7. les éléments présentant l’organisation interne de la succursale. aux sociétés d’assurances et/ ou de réassurance agréées et doit être justifié à tout moment. selon les cas. un document justifiant l’agrément de la société dans son pays d’origine. La demande d’ouverture doit être adressée au ministre par le président du Conseil d’administration de la société d’assurances étrangère concernée. un extrait du casier judiciaire des administrateurs et des dirigeants principaux de la société d’assurances et/ou de réassurance. 30 . un exemplaire des statuts. Le dépôt de garantie est constitué auprès du Trésor public et doit être au moins égal au capital minimum exigible. 7. 2. un document justifiant le dépôt de garantie.

à titre de caution. les commissaires d’avaries et les actuaires. en effet.Guide des Assurances en Algérie La société d’assurances mère doit désigner deux personnes. et justifier d’une expérience professionnelle dans le domaine technique des assurances d’une durée de cinq (05) ans au moins. au moins. économique.1.2. disposer d’une garantie financière soit sous forme d’un dépôt auprès du Trésor public. l’agent général d’assurance.1 Les conditions préalables d’exercice 1) Pour les personnes physiques En application de la législation. auxquelles elle confie la gestion de sa succursale en Algérie. les personnes physiques doivent : 1.2 Les conditions d’exercice des métiers de l’assurance Les métiers de l’assurance sont tous soumis à la condition de nationalité. aussi bien pour le courtier que pour les dirigeants principaux de la société de courtage. financière ou commerciale. économique.2. soit d’une caution bancaire délivrée à 31 • • • . être titulaire d’un diplôme de premier cycle de l’enseignement supérieur dans une discipline juridique. 2. 3. La nationalité algérienne est requise. 4. être titulaire d’un diplôme d’études supérieures approfondies ou de troisième cycle dans une discipline juridique. posséder l’une des conditions de capacités professionnelles suivantes : • être titulaire d’un diplôme de fin d’études secondaires ou d’un titre reconnu équivalent. et justifier d’une expérience professionnelle dans le domaine technique des assurances d’une durée de trois (03) ans au moins. financière ou commerciale. avoir une bonne moralité. être de nationalité algérienne.1 Le courtage en assurance 2. les experts. 2. et justifier d’une expérience professionnelle dans le domaine technique des assurances d’une durée de dix (10) ans au moins. être âgées de 25 ans au moins. 2.

il faut : • • • • avoir une bonne moralité. un extrait d’acte de naissance. être de nationalité algérienne.2. un certificat de nationalité. 2. posséder les mêmes capacités professionnelles que celles qui sont requises pour les courtiers.1. être résident en Algérie. il faut : • • • • • avoir une bonne moralité. disposer de capacités financières suffisantes. 5. 2) Pour les personnes morales De la même manière. un certificat de résidence. personnes physiques. 3. disposer pour chacun des associés des mêmes garanties financières que celles qui sont requises pour les courtiers. 2. être âgé de 25 ans au moins.concurrence du montant de la garantie fixé à 1 500 000 DA. personnes physiques. 2. un extrait du casier judiciaire n° 3. doit comprendre : 1. Pour les associés. la demande indiquant l’opération ou les opérations d’assurance que le courtier se propose de pratiquer. à déposer soit à la direction des assurances au ministère des Finances. le législateur a prévu les conditions suivantes : 1.2 La constitution et le dépôt du dossier d’agrément des courtiers 1) Des personnes physiques Le dossier d’agrément. 4. être de nationalité algérienne. soit au secrétariat permanent du CNA. Pour les gérants des sociétés de courtage. 32 .

2. s’ajoutent des conditions spécifiques qui tiennent à la qualité de gérant ou d’associés. soit au secrétariat permanent du CNA. un certificat de résidence. 8. 33 . un extrait d’acte de naissance. un certificat de nationalité. le certificat de caution bancaire ou celui de dépôt délivré par le Trésor public justifiant des garanties financières requises. un exemplaire certifié conforme des statuts de la société de courtage.Guide des Assurances en Algérie 6. un extrait du casier judiciaire n° 3. 2) Des personnes morales Le dossier d’agrément est à déposer soit à la direction des assurances au ministère des Finances. a) Du gérant : 1. 2. un document justifiant la libération du capital. 5. les diplômes et autres attestations de scolarité et d’expérience professionnelle justifiant des conditions d’aptitudes professionnelles requises. 7 . une déclaration écrite du postulant confirmant qu’il n’exerce aucune activité professionnelle réputée incompatible avec la qualité de courtier d’assurance par la législation en vigueur. 4. la demande qui indique l’opération ou les opérations d’assurance que la société de courtage se propose de pratiquer. 3. 3. et doit comprendre : 1. Par ailleurs. les diplômes et autres attestations de scolarité et d’expérience professionnelle justifiant des conditions d’aptitudes professionnelles requises.

2. un certificat de nationalité. et justifier d’une expérience professionnelle dans le • • 34 . et justifier d’une expérience professionnelle dans le domaine technique des assurances d’une durée de dix (10) ans au moins. 4. les certificats de caution bancaire ou ceux de dépôt délivrés par le Trésor justifiant des garanties financières requises. être titulaire d’un diplôme d’études supérieures approfondies ou de troisième cycle dans une discipline juridique. un certificat de résidence. 3. 3.2. Suivant en cela la procédure d’agrément visée ci-dessus. économique. 2. 4.1 Les conditions préalables d’exercice L ’activité d’agent général d’assurance est subordonnée aux conditions suivantes : 1.2 L’agent général d’assurance 2. financière ou commerciale. et justifier d’une expérience professionnelle dans le domaine technique des assurances d’une durée de cinq (05) ans an moins. financière ou commerciale. être âgé de 25 ans au moins. économique. avoir une bonne moralité. être titulaire d’un diplôme de premier cycle de l’enseignement supérieur dans une discipline juridique. un casier judiciaire n° 3. le refus doit être motivé et est susceptible de recours devant le Conseil d’Etat.2. posséder l’une des conditions de capacités professionnelles suivantes : • être titulaire d’un diplôme de fin d’études secondaires ou d’un titre reconnu équivalent. l’agrément est délivré par le ministre des Finances . 2.b) Des associés : 1. être de nationalité algérienne.2.

soit d’une caution bancaire délivrée à concurrence du montant de la garantie fixé à 500 000 DA.Guide des Assurances en Algérie domaine technique des assurances d’une durée de trois (03) ans au moins. un extrait du casier judiciaire n° 3. 2. 7 . le certificat de caution bancaire ou celui de dépôt délivré par le Trésor justifiant des garanties financières requises. L ’agrément se délivre par la signature du contrat de nomination entre l’agent général d’assurance et la société d’assurances concernée. les diplômes et autres attestations de scolarité et d’expérience professionnelle justifiant des conditions d’aptitudes professionnelles requises. 3. 6. Il doit mentionner la circonscription de l’agent général d’assurance. un extrait d’acte de naissance.2. 5. 35 . 4. qu’il doit réserver l’exclusivité de sa production à la société mandante.2. 2. Le dossier d’agrément est examiné par les services compétents de la société d’assurances concernée. 2. disposer d’une garantie financière soit sous forme d’un dépôt auprès du Trésor public.2 Le dossier d’agrément Le dossier doit être déposé auprès de la société que l’agent général veut représenter et doit comprendre la demande d’agrément accompagnée de : 1. une déclaration écrite du postulant confirmant qu’il n’exerce aucune activité professionnelle réputée incompatible avec la qualité d’agent général d’assurance par la législation en vigueur. un certificat de résidence. un certificat de nationalité.2. 5.3 Le contrat de nomination Le contrat doit mentionner que l’agent général d’assurance ne représente la société d’assurances que pour les opérations d’assurance pour lesquelles il a été mandaté.2. à titre de caution.

2. Le contrat de nomination doit être transmis à la direction des assurances du ministère des Finances dans un délai de 45 jours avant sa date d’effet.3 Les experts. Le dossier d’agrément à présenter comprend : 1. Les experts.1 Les conditions préalables d’exercice Il n’y a pas de conditions préalables particulières telles qu’elles sont expressément prévues pour les intermédiaires d’assurance hormis la condition de nationalité. les taux de commissions d’apport et de gestion que la société d’assurances consent à lui accorder pour chaque catégorie d’assurance. commissaires d’avaries et actuaires 2. tout comme ne sont plus prévues les incompatibilités professionnelles avec les activités ou les missions (disposition qui était prévue dans le décret exécutif.2.3. de commissaire d’avaries et d’actuaire peuvent être exercées par des personnes physiques ou morales. 2. Pour les personnes physiques : • 36 une demande écrite précisant la spécialité sollicitée. L ’administration fiscale doit être informée. abrogé. l’expérience professionnelle dans le domaine d’exercice de l’expertise ou encore les diplômes universitaires requis pour chaque activité . L ’agrément est délivré par l’Association des sociétés d’assurances. du 17 janvier 1996).qui constitue l’étendue territoriale dans laquelle celui-ci exerce ses fonctions. les commissaires d’avaries et les actuaires doivent être agréés et inscrits sur la liste que publie l’Association des sociétés d’assurances.2.2.3. Cette liste est communiquée aux sociétés d’assurances et affichée en tout endroit que l’Association juge nécessaire. de tout agrément délivré pour l’exercice de la profession d’agent général d’assurance.2 Le dossier d’agrément Les activités d’expert. . dans la limite des taux maximums fixés par arrêté du ministre des Finances. par les sociétés d’assurances.

d’estimer et/ou d’évaluer le dommage.Guide des Assurances en Algérie • le ou les diplômes universitaires en rapport avec la spécialité demandée et une expérience professionnelle de cinq (5) ans justifiée par un certificat de travail. L ’actuaire a pour mission d’analyser les paramètres économiques.3. financiers et statistiques en vue de déterminer les conditions d’assurance. Le commissaire d’avaries est habilité à recommander des mesures conservatoires dans l’intérêt des propriétaires de la cargaison et de l’assureur. un exemplaire des statuts de la société. d’examiner les conditions de rentabilité et de solvabilité d’une société d’assurances.3 Missions et obligations L ’expert et le commissaire d’avaries ont pour mission générale de rechercher les causes du sinistre et d’établir sa matérialité. 2. d’évaluer les risques et les coûts pour les assurés et/ou les assureurs. un certificat de nationalité. un document justifiant la disposition d’un local permettant l’exercice de l’activité. le ou les diplômes universitaires des intervenants en rapport avec la spécialité demandée. certificat de cessation de travail salarial. Pour les personnes morales qui doivent être de droit algérien : • • • • une demande écrite du dirigeant principal de la société précisant la ou les spécialités sollicitées. et à entreprendre toutes actions qui visent la prévention des dommages causés aux marchandises. de suivre les résultats d’exploitation et de surveiller les réserves financières de la société. un extrait du casier judiciaire n° 3. • • • • • 2. d’établir un rapport sur l’ensemble des constatations. un extrait de naissance. de déterminer la nature et l’étendue des dommages. un récépissé d’inscription au registre du commerce.2. enfin de proposer ou de donner un avis sur les méthodes de tarification des 37 .

d’exercer avec diligence leurs missions conformément aux usages et règles de la profession.risques. de remettre une copie de leur rapport à l’assureur et à l’assuré dans le délai prévu aux conditions générales du contrat d’assurance.3. commissaires d’avaries et actuaires auprès des sociétés d’assurances. d’exercice et de radiation des experts. 4. dispose que «l’expert.4 Le contrat de nomination L ’article 12 du décret exécutif (n° 07-220 du 14 juillet 2007). Pour finir. Les experts. 3. qui fixe les conditions d’agrément. le contrat de nomination est un mandat soumis au régime juridique des articles 571 et suivants du code civil. au secret professionnel et au respect des règles de la profession. 2. d’avoir une bonne moralité. les commissaires d’avaries et les actuaires sont tenus. le commissaire d’avaries et l’actuaire agréés auprès des sociétés d’assurances ou de succursales de sociétés d’assurances étrangères sont désignés conformément aux conditions fixées au contrat de nomination». 2.3. sous peine de sanctions prévues par la loi : 1. 38 .

l’assureur doit mettre en demeure l’assuré. en vertu des articles 134 à 136 du code civil. quelles que soient la nature et la gravité de la faute commise. s’attacher à éviter toute clause ambiguë. l’assureur doit. A ce titre. en respect de la charte déontologique des assureurs. répondre des pertes et dommages qui résultent de cas fortuits. pour ce dernier. par lettre recommandée avec accusé de réception. Il est tenu aussi des pertes et dommages causés par les choses ou les animaux dont l’assuré est civilement responsable. efficiente et adaptée à ses besoins. Il ne peut être tenu au-delà. ou causés par les personnes dont l’assuré est civilement responsable. il doit. de payer la prime due dans les trente jours suivants. ou provenant de la faute non intentionnelle de l’assuré. Dans le cas de contrats renouvelables par tacite reconduction et de par la loi. non apparente ou abusive et toute rédaction susceptible d’induire en erreur le contractant. en outre.1 Les obligations Selon les dispositions légales. en lui indiquant la somme à payer et le délai de règlement. en vue. la prestation est déterminée par le contrat. 2. l’assureur doit avoir le souci permanent d’établir une relation de confiance mutuelle avec sa clientèle. Il doit. sur la base du respect du contrat et des engagements qui y sont rattachés.Guide des Assurances en Algérie CHAPITRE 3 OBLIGATIONS ET RÈGLES PRUDENTIELLES 3. après l’expiration du délai légal accordé à l’assuré 39 . il doit répondre à l’attente de l’assuré par une prestation juste. en vertu des articles 138 à 140 du code civil. éviter tout comportement qui pourrait nuire ou porter préjudice aux intérêts des assurés. les droits et obligations de l’assureur sont les suivants : 1. En tant que professionnel. lors de l’élaboration des contrats. S’agissant de l’exécution du contrat d’assurance. Lors de la réalisation du risque assuré ou à l’échéance du contrat. l’assureur est tenu de rappeler à l’assuré l’échéance de la prime au moins un mois à l’avance. en particulier lorsqu’il s’agit des clauses d’exclusion et de déchéance.

l’assureur peut. 6. passé ce délai de trente jours. 40 10 . à la centrale des risques. 7 . du réseau de distribution. et sous réserve des dispositions concernant les assurances de personnes. 4. s’abstenir de pratiquer toute publicité mensongère.qui doit procéder au paiement de la prime due au plus tard dans les quinze jours de l’échéance. Il doit veiller à la bonne compréhension par l’assuré de toutes les clauses contractuelles. l’assureur doit mettre à la disposition du public des supports destinés à la présentation des produits. la portion de prime afférente à la période garantie reste due à l’assureur. les sociétés d’assurances doivent déclarer. Cf. 3. l’assurance non résiliée reprend. en particulier. les informations relatives aux contrats qu’elles émettent suivant les états modèles dûment arrêtés par la loi. 3. pour l’avenir. suspendre automatiquement les garanties. ses effets le lendemain à midi du jour où la prime arriérée a été payée. En application de l’article 225 de l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995 9 Les obligations déclaratives et les méthodes comptables relatives aux activités d’assurance seront traitées de manière plus exhaustive aux chapitres 4 et 5 de ce présent guide. En cas de résiliation. l’assureur doit veiller à ce qu’aucun de ses préposés et/ou représentants ne puisse exploiter ni abuser de l’ignorance desdits assurés et bénéficiaires de contrats. des procédures d’indemnisation et de recours et de toute information utile. les sociétés d’assurances doivent transmettre chaque année à l’administration de contrôle un dossier annuel relatif aux opérations effectuées au cours de l’exercice10. En vertu de ces principes. sans autre avis. trimestriellement. infra. en particulier de celles qui limitent les engagements des assureurs. chapitre 5. La résiliation doit être notifiée à l’assuré par lettre recommandée avec accusé de réception.2 Les règles prudentielles Se conformant au principe de règles prudentielles9 édictées par le législateur. La remise en vigueur des garanties ne peut intervenir qu’après paiement de la prime due. 5. Il doit. vis-à-vis des tiers et des assurés. Ces informations doivent être communiquées à la centrale des risques dans le mois qui suit le trimestre d’inventaire. l’assureur a le droit de résilier le contrat dix jours après la suspension des garanties.

enregistrées par ordre chronologique. un registre des sinistres enregistrés. un registre des bordereaux de prises. un livre des balances trimestrielles de vérification donnant au dernier jour de chaque trimestre la récapitulation des soldes de tous comptes ouverts au grand livre journal. banque et CCP . un registre des contrats. 4. 3. un registre des opérations de réassurance. un livre permanent des titres mobiliers immeubles et prêts. un registre des bordereaux de quittances retournées. 2. Les intermédiaires d’assurance doivent tenir les livres et registres suivants : 1. 5. les sociétés d’assurances et/ou de réassurance ainsi que les intermédiaires doivent tenir les livres suivants : 1. un registre des bordereaux de sinistres réglés. reprenant tous les contrats d’assurance. un grand livre général dans lequel sont tenus tous les comptes. 3. un livre-journal sur lequel sont reportées les récapitulations périodiques des différentes opérations. un livre des disponibilités : caisse. banque. la société d’assurances doit tenir pour chacun d’eux : 1. 5. des livres caisse. un registre des bordereaux de primes impayées. 2. 4. CCP . un livre des inventaires annuels. 6. pour la quote-part souscrite. S’y ajoutent : 1. les opérations de coassurance effectuées directement ou par l’intermédiaire d’un groupement de sociétés d’assurances doivent être. 41 . Concernant les opérations souscrites par l’entremise d’intermédiaires.Guide des Assurances en Algérie relative aux assurances et d’un arrêté pris conformément à l’ordonnance. 3. 4. un registre des contrats. 2.

les projets de tarifs d’assurances facultatives qu’elles élaborent. à tout moment. Ces derniers sont relatifs aux réserves. 7 . Les conditions générales des constats et polices d’assurances doivent être visées par l’administration de contrôle. au moins. 42 . La société doit transmettre à la Commission de supervision au plus tard le 30 juin de chaque année. préalablement à leur application. deux quotidiens nationaux (dont l’un en langue arabe) les bilans et comptes de résultats au plus tard 60 jours après leur adoption par l’organe gestionnaire de la société. dont la liste est dressée par l’administration compétente. dépôts et prêts. valeurs mobilières et titres assimilés. Les sociétés d’assurances doivent être en mesure de justifier. un relevé de compte. 5. Les sociétés d’assurances doivent communiquer à l’administration de contrôle.2. 4. Les ressources du fonds de garantie des assurés sont constituées d’une cotisation annuelle des sociétés d’assurances dont le montant ne peut dépasser 1 % des primes nettes d’annulation. le rapport d’activité ainsi que les états comptables. provisions et dettes techniques. La société doit en outre publier annuellement dans. l’évaluation des engagements réglementés qu’elles sont tenues de constituer. Toute prise de participation d’une société d’assurances dépassant la proportion de 20 % de ses fonds propres est soumise à l’accord préalable de la Commission de supervision. le bilan. Toute société agréée doit prendre à l’égard de l’administration de contrôle l’engagement de ne réassurer aucun risque souscrit sur le territoire national auprès d’entreprises déterminées ou appartenant à un pays déterminé. 8. 3. 2. Ils doivent être représentés par des actifs équivalents en bons. 6. actifs immobiliers et autre actifs. Autres règles auxquelles les sociétés d’assurances sont soumises : 1. statistiques et tout autre document connexe.

Il s’agit des dix-sept tableaux préconisés par le PCN : 43 . Les limites du PCN 1975 soulevées dans le cadre de la réflexion sur le nouveau plan comptable inspiré des normes internationales s’appliquent donc aussi au plan comptable spécifique. une approche administrative et non pas économique.1. des ajouts au plan comptable de 1975 Les principes et méthodes comptables applicables aux compagnies d’assurances et de réassurance exerçant en Algérie sont largement inspirés du «Plan comptable national de 1975». absence de tableau de trésorerie ou de tableau des capitaux propres…).2 Les états financiers Les états financiers à produire dans le cas d’une compagnie d’assurances et de réassurance sont identiques à ceux d’une société industrielle ou commerciale. un Plan comptable sectoriel a été adopté dès 1987 . Ce Plan comptable sectoriel s’entend toutefois comme un plan comptable national «amélioré» plutôt que comme un plan comptable dédié. Ce sont ces limitations que visent à pallier le nouveau plan comptable qui entrera en vigueur dès 2010. c’est celui-ci qui est traité ici en détail. Pour traduire les spécificités du métier de l’assurance dans les états financiers. initialement pensé pour les entreprises publiques à vocation industrielle ou commerciale.Guide des Assurances en Algérie CHAPITRE 4 LES NORMES ET MÉTHODES COMPTABLES APPLICABLES AUX COMPAGNIES D’ASSURANCES ALGERIENNES 4. Les états financiers devraient être très proches de ce qui est pratiqué à l’international.1 Le plan comptable sectoriel.1 Contexte général 4. la difficulté à dégager la contribution des différentes activités au résultat de l’entreprise. Citons entre autres des états financiers pauvres (une seule année de référence. 4.1.

3. Tableau des créances. Seuls les comptes spécifiques assurances sont commentés ci-après. Tableaux des sinistres et commissions versées.2 Format du bilan Le bilan est le bilan standard d’une compagnie industrielle ou commerciale auquel on a ajouté des comptes dits techniques. 5. Bilan (Actif-Passif). Tableau des investissements. Tableau des amortissements. Tableau des capitaux propres. 6. 10. Tableau des provisions.1. tableau des prestations fournies. Tableau des comptes de résultats. Tableau des mouvements patrimoniaux. tableau de présentation des autres engagements. Tableau des autres produits. 17 . 2. 7 . Le format standard du bilan assurance est le suivant : 44 . Nous pouvons citer les comptes de provisions techniques. Tableau des renseignements divers. 4. Tableau des stocks. tableau des matières et fournitures. Tableau de détail des frais de gestion. 14. Tableau des résultats sur cession d’investissement. 4. Tableau de présentation des engagements techniques. spécifiques à l’activité d’assurance et de réassurance. Tableau des primes et commissions reçues. 9. 11. 12. 13. 8. les dettes techniques et les créances techniques. 16. 15. Tableau des dettes.

cédants et rétrocédants Disponibilités Comptes débiteurs du passif Total 3 Total général Dettes techniques Dettes d’investissement Dettes de stocks Détentions pour compte Dettes envers associés et sociétés apparentées Dettes d’exploitations Dettes envers les assurés.Guide des Assurances en Algérie N° des comptes 20 21 22 24 25 28 Actif Investissements Frais préliminaires Valeurs incorporelles Terrains Equipements de production Equipements sociaux Investissements en cours Total 2 Stocks Montants Amortissements Montants Totaux N° des bruts cumulés nets partiels comptes 10 12 13 16 18 19 Passif Fonds propres Fonds social Primes d’apport Réserves Provisions techniques Résultat en instance d’affectation Provisions pour pertes et charges Total 1 Dettes Montants Totaux partiels 31 37 Matières et fournitures Stocks à l’exterieur Total 3 Créances 51 52 53 54 55 56 57 58 50 41 42 43 44 45 46 47 48 40 Créances techniques Créances d’investissement Créances de stocks Créances sur associés et sociétés apparentées Avances pour compte Avances d’exploitation Créances sur assurés. cessionnaires et rétrocessionnaires Dettes financières Compte créditeur de l’actif Total 5 88 Résultat de l’exercice Total général 45 .

46 . La dotation annuelle représente 1 % des primes nettes émises au cours de l’exercice. la provision pour complément obligatoire et la provision pour catastrophes naturelles. Elle est constituée en complément des dettes techniques résultant notamment de leur sous-évaluation. Provision pour risque catastrophique : cette provision couvre les charges de sinistres exceptionnelles résultant d’opérations d’assurance des effets des catastrophes naturelles.5 % du total des primes ou cotisations émises ou acceptées au cours du dernier exercice. Les provisions de garantie relatives à l’assurance des personnes doivent apparaître séparément des autres. cette garantie doit ressortir expressément dans le tableau des comptes de provisions prévu par le Plan comptable sectoriel des assurances. Lorsque la provision de garantie relève des opérations d’assurance de personnes. 10 % de la moyenne annuelle de la charge de sinistres des trois derniers exercices. on distingue le compte des provisions techniques régies par les décrets exécutifs n° 95-342 (30 octobre 1995) et n° 4-272 (29 août 2004). Elle est alimentée par une dotation annuelle égale à 95 % du résultat technique bénéficiaire des opérations garantissant les effets des catastrophes naturelles. Provision pour complément obligatoire aux dettes techniques : cette provision représente 5 % du montant des sinistres et frais restant à payer au titre des opérations d’assurance. Les provisions techniques regroupent la provision de garantie.Classe 1 : Fonds propres et provisions techniques A côté des comptes classiques d’apport des actionnaires/associés et/ou de réserves. Cette provision cesse d’être alimentée lorsque son montant augmenté du capital social dépasse le plus élevé des ratios suivants : • • • 5 % du total des dettes techniques. Provision de garantie : elle enregistre les dotations annuelles destinées à renforcer la solvabilité de l’organisme d’assurances. nettes d’annulations et de taxes. 7 . de déclaration tardive de sinistres (sinistres et frais de gestion y afférents déclarés après la clôture de l’exercice).

on entend : 1. Les dettes certaines : ce sont les sinistres réglés administrativement. Les dettes évaluées : il s’agit des sinistres non encore réglés administrativement. Les provisions non utilisées sont libérées au terme de la 21e année suivant celle de leur constitution. Les sinistres à payer (SAP) Conformément au décret exécutif n° 95-342 (30 octobre 1995). 3. Nous aurons donc constaté que ce type de dettes présente un double emploi avec les provisions pour complément obligatoire (voir supra) puisqu’elles ont exactement le même objectif. • Evaluation de la provision pour SAP pour les dommages autres que l’automobile Le calcul de cette provision se fait dossier par dossier. Par sinistres déclarés et non payés. La réserve pour sinistres à payer doit être suffisante quelle que soit la méthode utilisée. Les dettes estimées : ce sont les sinistres survenus mais non encore déclarés à la société. mais non financièrement.Guide des Assurances en Algérie Cette provision sert à compenser le résultat technique déficitaire. pour primes émises reportées et pour primes par anticipation. 47 . elle doit être calculée exercice par exercice. 2. l’assureur est tenu de constater une provision pour les sinistres déclarés et non encore payés. appelés aussi sinistres tardifs. Les dettes spécifiques à l’assurance dites dettes techniques sont constituées des provisions pour sinistres à payer. brute de réassurance et de recours à recevoir. Lorsqu’une indemnité a été fixée par une décision de justice. définitive ou non. Classe 5 : Dettes Les comptes de dettes enregistrent les obligations contractées par l’entreprise vis-à-vis des tiers.

. les risques et les frais généraux que l’assureur devra supporter entre la date de clôture et la date d’échéance du contrat d’assurance.Evaluation basée sur la cadence de règlement observée au niveau de l’assureur au cours des cinq derniers exercices. pour chaque contrat à prime payable d’avance. .Evaluation par référence au coût moyen de sinistres réglés par l’assureur au cours des trois derniers exercices. Il apparaît bien évident que la première méthode est celle qui permet d’obtenir l’estimation la plus fiable. il y a plusieurs méthodes de calcul : . La constitution d’une provision pour primes émises reportées permet de couvrir.Evaluation basée sur le calcul du rapport sinistres/primes acquises. les primes sont facturées dès l’émission du contrat pour la période contractuelle qui est généralement de 12 mois. . des acomptes déjà versés.la dette à considérer doit être au moins égale à cette indemnité diminuée. En matière de sinistres corporels et compte tenu des règlements sous forme de rente. Pour les deux types de sinistres. La loi autorise deux méthodes d’évaluation pour reconnaître les primes émises reportées : la méthode dite des 36 % et la méthode du prorata temporis. les entreprises algériennes d’assurances et/ou de réassurance lui préfèrent les trois autres. Cette méthode est appelée méthode forfaitaire ou méthode de blocage de prime. 48 . l’organisme d’assurances doit calculer une provision mathématique représentant la valeur à l’inventaire des capitaux constitutifs mis à la charge de l’organisme d’assurances. mais comme elle nécessite un système d’information puissant. Primes émises reportées : les risques en cours (REC) En Algérie.Evaluation dossier par dossier. • Evaluation de la provision pour SAP pour les dommages en assurance automobile Une évaluation distincte se fait pour les sinistres matériels et corporels. le cas échéant.

• La méthode forfaitaire des 36 % On applique aux primes émises sur la période un taux de 36 % calculé à partir d’une base 100 représentant la prime commerciale. les primes émises. ainsi que les placements et leurs revenus doivent ressortir distinctement dans les comptes de fin d’année. après déduction des frais d’acquisition (commission versée à l’intermédiaire et frais de gestion). est divisé par 2 pour être réparti sur deux exercices. la part de la prime qui n’est pas acquise à l’exercice selon la formule suivante : Réserves pour risques en cours = (p-a)*(365-X)/365 p : la prime commerciale nette de taxes à la date de clôture a : les frais de gestion X : nombre de jours de garantie dus par l’assureur avant la date de l’inventaire Cette méthode implique un système d’information puissant. Il est à noter qu’en matière d’assurance de personnes. Les provisions mathématiques liées aux accidents corporels Elles représentent la valeur des engagements de l’assureur pour les rentes à sa charge en assurances accidents corporels. les provisions mathématiques. 49 .Guide des Assurances en Algérie • Calcul au prorata temporis (contrat par contrat) Il s’agit ici de reporter. soit 72 %. de laquelle sont retranchés les frais d’acquisition évalués en moyenne à 28 % de la prime commerciale. La méthode forfaitaire des 36 % s’entend pour des primes régulièrement échelonnées tout au long de l’année. Le solde. Provisions mathématiques Les provisions mathématiques en assurances de personnes Elles représentent les différences entre les valeurs actuelles des dettes de l’assureur (paiement ultérieur des sinistres) et de l’assuré (paiement ultérieur des primes) sur une période déterminée pour les assurances de personnes. De nombreuses sociétés algériennes lui préfèrent la méthode forfaitaire des 36 %.

Les primes reportées durant l’exercice (par le crédit d’un compte de produit) doivent être reprises au cours de l’exercice suivant lors du renouvellement de la police. Tout encaissement ou annulation de prime ainsi que les effets acceptés sont enregistrés au crédit. Les primes reportées sur 1 an et plus d’un an Ce compte enregistre la portion de prime sur 1 an cédée. ainsi que les disponibilités. les écritures de régularisation des produits. Les primes émises à recouvrer (droits et taxes inclus) ainsi que les droits de timbres sur avenants négatifs ou ristournes sont enregistrés au débit du compte. les dépenses en attente d’imputation. Primes émises à recouvrer Ce compte enregistre les créances sur les assurés (clients) résultant du droit acquis par l’entreprise lors de la conclusion (signature) du contrat d’assurance. Les sinistres et frais à recevoir sur cessions Ce compte enregistre les remboursements des sinistres et frais à recevoir des réassureurs de l’exercice en cours ou des exercices antérieurs. les primes reportées sur un an et plus. aussi. les soldes débiteurs des comptes de dettes.Classe 4 : Cette classe enregistre les droits acquis par la société suite à des relations avec des tiers. Il enregistre. Le calcul se fait par police au prorata-temporis. non acquise à l’exercice. la part cédée par anticipation en réassurance. les primes émises à recouvrer et les recours à recevoir. Les principaux comptes relatifs aux contrats d’assurance sont les sinistres et frais à recevoir sur cessions. comprise entre la date d’inventaire et la prochaine échéance de la prime en question. Recours à recevoir Ce compte enregistre les montants des recours à recevoir suite à des actions 50 .

ces engagements doivent être représentés à l’actif du bilan par les catégories d’éléments d’actifs suivants : . Lors de l’encaissement des fonds. Les placements énumérés ci-dessus sont à enregistrer dans les comptes préconisés par le PCN.Autres placements : marché monétaire et tout autre type de placement fixé par les lois et règlements. . dépôts auprès du Trésor public et obligations émises par l’Etat ou qui bénéficient de sa garantie. .Autres valeurs mobilières et titres assimilés : actions d’entreprises algériennes d’assurances ou de réassurance et autres institutions financières. le compte est crédité par le débit d’un compte de disponibilités. de sous-évaluation ou d’annulation. actions d’entreprises étrangères d’assurances ou de réassurance après accord du ministre des Finances et actions d’entreprises algériennes industrielles et commerciales. c’est-à-dire le compte «42» pour les placements financiers et sous la rubrique adéquate de la classe 2 pour les placements immobiliers. . Cette dernière sera appelée à augmenter ou diminuer en cas de sur. 51 . Lors de la constatation des recours à recevoir sur l’exercice. les écritures ci-dessus sont reprises. La proportion minimum des valeurs d’Etat à détenir en portefeuille est de 50 %.Valeurs d’état : bons de trésor. Des écritures de transfert des charges et produits sont rajoutées.Actifs immobiliers : terrains et immeubles bâtis situés sur le territoire algérien et droits réels immobiliers. Concernant les sinistres et frais à recevoir des exercices antérieurs. Placement des engagements réglementés Les provisions et dettes techniques sont des engagements réglementés détenus par l’organisme d’assurances et/ou de réassurance .Guide des Assurances en Algérie entreprises à l’encontre de tiers responsables de sinistres. la charge est diminuée par le débit de ce compte d’un montant estimé.

Ils ne renseignent pas.3 Format du tableau des comptes de résultats N° de comptes 70 71 72 75 60 67 80 80 74 77 78 61 62 63 64 65 66 68 83 79 69 84 83 84 880 888 889 88 Désignation des comptes Primes Primes reportées Commissions reçues des cessionnaires Transfert de charge d’assurance ou de réassurance Sinistres Commissions versées au cédant et au rétrocédant Total Marge d’assurance ou de réassurance Marge d’assurance ou de réassurance Prestations fournies Produits divers Transferts de charges d’exploitation Matières et fournitures consommées services Frais personnel Impôts et taxes Frais financiers Frais divers Dotation aux amortissements et aux provisions Total Résultat d’exploitation Produits hors exploitation Charges hors exploitation Résultat hors exploitation Résultat d’exploitation Résultat hors exploitation Résultat brut de l’exercice Dotation pour provision de garantie Impôts sur les bénéfices Résultat de l’exercice Débit Crédit Les lignes du compte de résultat sont plus explicites que les lignes du bilan.4. sur l’activité de la société d’assurances. Les états financiers tels qu’ils sont conçus répondent plus à des logiques administrative et fiscale qu’à une logique économique. 52 . A cet égard. Il fait partie des différentes obligations déclaratives que doivent remplir les sociétés d’assurances. On peut regretter l’absence de détail par nature d’assurance et le recours abusif dans la pratique aux comptes hors exploitation qui imposent des retraitements nombreux mais indispensables pour aboutir à un résultat d’exploitation normalisé. ou de manière très limitée. le dossier transmis au ministère des Finances pour contrôle présente beaucoup plus d’intérêt.

Le bilan. 3. 53 . état 4 : sinistres responsabilité civile automobile.Guide des Assurances en Algérie CHAPITRE 5 LES OBLIGATIONS DECLARATIVES 5. état 2 : résultats de la branche «vie». Les tableaux annexes prévus par le PCN (les dix-sept tableaux cités plus haut). état 6 : résultats des acceptations. Les états suivants : • • • • • • état 1 : résultats techniques par branches. Le rapport du commissaire aux comptes et le rapport du conseil d’administration à l’assemblée générale. à l’administration de contrôle (la Commission de supervision des assurances) des documents énoncés par l’arrêté du ministre des Finances daté du 22 juillet 1996 (JO n° 56 du 24 août 1997). annuellement. 7 . Les documents concernés par l’obligation de déclaration sont les suivants : 1. état 5 : résultats des cessions.1 Obligations déclaratives à l’administration de contrôle Les sociétés d’assurances et/ou de réassurance sont tenues de transmettre. Le plan de réassurance. Des renseignements généraux. et cela avant le 30 juin de chaque année conformément à l’article 226 de l’ordonnance 95-07 modifiée par la loi n° 06-04. 2. 5. 6. état 3 : sinistres et provisions pour sinistres à payer par branche et en récapitulation. Le rapport d’activité détaillé. 4.

La solvabilité des sociétés d’assurances et de réassurance doit être matérialisée par la justification de l’existence d’un supplément aux dettes techniques ou marge de solvabilité. de concurrence et de gestion financière. 4. même si elles ne correspondent pas à des engagements envers les assurés ou les tiers. d’organisation professionnelle. 6. 2. Les renseignements généraux demandés par l’administration de contrôle sont les suivants : 1.Etat 9 : marge de solvabilité. La portion de capital social ou de fonds d’établissement libérée. de conditions générales de contrat.Etat 10 : les placements. Les modifications apportées aux statuts (avec un exemplaire des nouveaux statuts. Ce supplément ou marge de solvabilité est constitué par : 1. Les réserves réglementées ou non constituées par l’organisme d’assurances. La liste des pays où la société possède des relations d’affaires en matière de cession. En plus des déclarations annuelles. état 8 : la coassurance. dates de naissance et domiciles des membres du conseil d’administration et personnel de direction. La liste des accords en vigueur en matière de tarifs. rétrocession et/ou acceptation en réassurance. le cas échéant). Les noms. 2. Les listes des branches pratiquées et dates des agréments administratifs y afférents. . 5.• • état 7 : réassurances nationale et internationale. 3. 7 . Raison sociale de la société. 54 . Date de constitution. les organismes d’assurances et/ou de réassurance doivent transmettre à l’administration de contrôle des états trimestriels (à transmettre dans le mois suivant le trimestre d’inventaire) qui sont : .

Les déclarations sociales. des provisions pour engagement prévisible ou pour dépréciation d’éléments d’actifs. L ’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) est un impôt annuel. il est calculé sur le résultat comptable de l’exercice corrigé en fonction des incidences fiscales. Lorsque la marge de solvabilité est inférieure à 20 % du chiffre d’affaires. 4. reprenant l’assiette globale de cotisation. Une déclaration annuelle des salaires doit être transmise à l’administration sociale. Les déclarations fiscales mensuelles à transmettre à l’administration fiscale sont relatives aux impôts suivants : la taxe sur l’activité professionnelle (TAP). 55 . La provision pour complément obligatoire aux dettes techniques. 5. la société d’assurances ou de réassurance est tenue au plus tard six mois après la constatation de l’insuffisance de procéder à la libération du capital social (ou fonds d’établissement). La marge de solvabilité des sociétés d’assurances ou de réassurance doit être égale au moins à 15 % des dettes techniques. sont elles aussi mensuelles. vous pouvez vous reporter au «Guide investir en Algérie». Celle-ci détaille l’assiette de cotisation par salarié en plus de fournir des informations sur celui-ci. l’impôt sur le revenu global (IRG) et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). ou de déposer une caution auprès du Trésor public dans la limite de la proportion légale. ou d’augmenter son capital social.Guide des Assurances en Algérie 3. 5. A tout moment de l’année. Les autres provisions réglementées ou non. La provision de garantie. la marge de solvabilité ne doit pas être inférieure à 20 % du chiffre d’affaires toutes taxes comprises nettes d’annulation et de réassurance. le droit de timbre. publication annuelle de KPMG Algérie Spa. 11 Pour plus de détails sur les obligations sociales et fiscales des entreprises. qui ne correspondent pas à des engagements envers les assurés ou des tiers à l’exclusion.2 Obligations déclaratives aux administrations fiscale et sociale Les organismes d’assurances et/ou de réassurance sont tenus par les mêmes obligations déclaratives11 que n’importe quelle entreprise commerciale ou industrielle. néanmoins.

En Europe. les risques industriels représentent 31 % du marché auxquels il convient d’ajouter les risques simples qui représentent 6 % du total du marché. 56 . l’assurance automobile est le produit phare de l’assurance algérienne.1 Introduction Les produits en assurance qui existent en Algérie peuvent être présentés de façon liminaire. Les nouveaux projets sont bâtis selon des normes plus rigoureuses. le poids de l’assurance obligatoire par rapport au total de l’assurance automobile varie de 30 % (pays nordiques) à 80 % (Italie. En Algérie. La plupart des constructions modernes bâties après l’indépendance répondent à des normes de sécurité standards et sont généralement solides. Grèce). la prime moyenne tourne autour de 1500 DA. Pour les autres pays. La majeure partie de ces risques est constituée des assurances incendie (Property Business) qui représentaient plus de 20 % du marché total en 2006. assez anciens. Deuxième branche d’activité en volume de primes. un niveau de tarification insuffisant pour faire face à une sinistralité extrêmement élevée (entre 400 à 500 000 sinistres par an). Les bâtiments des zones résidentielles et industrielles sont. où seule l’assurance de responsabilité civile est obligatoire. Les bâtiments plus petits sont moins sophistiqués. en grande partie. 12 Responsabilité sans faute. chiffre constant depuis les trois années précédentes. Avec 46 % du total en 2007 . la moyenne tourne autour de 50 %. Des garanties complémentaires facultatives permettent à la fois d’équilibrer et de mieux couvrir le risque. Les bâtiments ne sont généralement pas hauts.CHAPITRE 6 LES PRODUITS DE L’ASSURANCE 6. soit environ 15 euros pour une assurance de responsabilité civile illimitée objective (no fault)12. 10 à 15 étages étant le maximum.

doivent s’assurer contre les risques d’incendie et d’explosion. Des polices «multirisques» commerciales et professionnelles sont faites sur les mêmes bases que pour les risques simples. La couverture des grands risques peut nécessiter l’accord préalable des réassureurs. dégât des eaux et catastrophes naturelles. Des assurances «multirisques habitations» existent. commercial ou industriel. Les marchandises transportées par navire ou «facultés maritimes» représentent l’essentiel de l’activité. Toutes les sociétés. 6. responsabilité civile. essentiellement les corps d’aéronefs ou de navires.explosion. à savoir incendie . Pour les biens à usage d’habitation. en fort développement en raison de la mise en œuvre progressive des plans de relance économique. 10 % en 2007) couvre les marchandises transportées et les moyens de transport. qu’elles soient publiques ou privées. La couverture se fait sur une base «tous risques» incluant les tremblements de terre et le bris de machines. Les petits risques sont souvent packagés et couverts par les traités de réassurance de l’assureur.Guide des Assurances en Algérie A ceci s’ajoutent les risques techniques (Engineering) relatifs aux chantiers et machines. ainsi que par les dispositions du code civil. pour la plupart étrangers. 57 . les assurances liées aux crédits et les assurances liées aux voyages à l’étranger. le dégât des eaux. les risques de personnes ou assurances vie ne représentent que 7 % du marché en 2007 . il existe une obligation d’assurance contre les catastrophes naturelles (tremblements de terre et inondations). vol.2 Le contrat d’assurance Les contrats sont régis par l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995 (modifiée par la loi 06-04) relative aux assurances. Les grands risques sont réassurés sur une base facultative. Ces dernières ne sont pas obligatoires et couvrent l’incendie. L ’assurance «transports» (9 % du marché en 2006. Enfin. le vol et la responsabilité à l’égard des tiers (responsabilité civile du chef de famille). tirés pour l’essentiel de la vente de deux produits.

Le contrat d’assurance est une convention passée entre l’assuré et la société. alinéas 1 et 2 de l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995). sont payables au plus tard dans les quinze jours qui suivent la date d’échéance fixée au contrat. Il se matérialise par une police d’assurance qui comprend : 1. à l’exception de la première payable au comptant. Le contrat s’appuie sur les déclarations de l’assuré et sur celles éventuellement du souscripteur. sans autre avis. en lui indiquant la somme à payer et le délai de règlement (article 15. 2. alinéa 2 et article 16. et sauf convention contraire. Les conditions particulières. les engagements réciproques des parties. la durée de garantie du contrat et sa date d’effet. le montant de(s) franchise(s) et. A défaut de paiement dans les délais prévus à l’alinéa ci-dessus. s’il s’agit d’une tierce personne. la prime à payer. alinéa 3 de l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995). en tenant compte des dispositions légales et réglementaires en vigueur. Ce sont les textes non personnalisés qui définissent les garanties. Cas des pénalités pour retard ou non-paiement de la prime Les primes d’assurance. l’assureur est tenu de mettre en demeure l’assuré. les surprimes et majorations. éventuellement. suspendre 58 . les garanties souscrites et le montant des capitaux. leurs exclusions. la situation où s’exerce la garantie. Le contrat n’a d’effet qu’après sa signature par les parties et qu’après paiement de la première prime. Les conditions générales. Passé ce délai de trente jours. étant bien précisé que l’assureur est tenu de rappeler à l’assuré l’échéance de la prime au moins un mois à l’avance. les caractéristiques du risque. leurs limites. d’avoir à payer la prime dans les trente jours qui suivent (article 16. par lettre recommandée avec accusé de réception. • • • • • • les nom et adresse de la personne physique ou morale qui souscrit. l’assureur peut. C’est le document qui précise notamment : Peuvent s’y ajouter éventuellement des clauses annexes.

et tout récemment l’assistance. La remise en vigueur des garanties ne peut intervenir que le lendemain à midi du jour où la prime aurait été payée (article 16. c’est-àdire la protection des victimes en cas d’accident. les catastrophes naturelles.1.Guide des Assurances en Algérie automatiquement les garanties. la responsabilité civile générale.3. On peut y associer une couverture individuelle accident qui est une assurance de personnes qui couvre le conducteur. En cas de résiliation.3. l’incendie. alinéa 5 de l’ordonnance n° 95/07 du 25 janvier 1995). ce sont les assurances dites de «dommages» qui couvrent l’automobile. 6.1 La responsabilité civile obligatoire L ’assurance obligatoire ne porte que sur la garantie responsabilité civile. les transports. 6. la construction. les biens agricoles. les pertes pécuniaires et l’assistance. Peuvent s’y greffer un certain nombre de couvertures spécifiques telles que la défense et le recours contre les tiers. le vol. 6. les habitations.1 L’assurance automobile Le contrat d’assurance automobile est en général un contrat «multirisques» destiné à couvrir des risques aussi divers que la responsabilité civile. Dix jours après la suspension des garanties.3 Les assurances de biens et de responsabilité Par opposition aux assurances de «personnes». L ’assurance de responsabilité obligatoire garantit les dommages causés par la circulation des véhicules terrestres à moteur. mais aussi les propres dommages subis par l’assuré. la portion de prime afférente à la période garantie reste due à l’assureur (article 16. le crédit caution. Autrement dit. alinéas 4 et 6 de l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995). la protection juridique. Son rôle est de permettre aux victimes d’accidents ou à leurs proches de percevoir des indemnités. les biens professionnels. l’assureur est en droit de résilier le contrat. cette garantie permet de compenser financièrement les dommages matériels et corporels 59 .

électricité…) et la puissance de ce moteur. Même si les conditions précitées tenant au permis et à l’âge du conducteur ne sont pas réunies. 2) Le conducteur du véhicule assuré Le conducteur du véhicule assuré doit être titulaire du permis de conduire en état de validité conformément à la réglementation en vigueur. au type du véhicule utilisé et à la nature du transport pour conduire le véhicule assuré.subis par la victime lorsque le véhicule assuré en est à l’origine et que la responsabilité de l’assuré et des personnes ayant la qualité d’assuré est engagée. ne respectant pas les obligations mentionnées sur son permis de conduire. il est destiné à se déplacer sur la terre ferme sans être guidé par des rails. 3. est conduit à la suite d’un abus de confiance par une personne ne possédant pas le permis de conduire. 60 . l’ayant induit en erreur sur l’existence ou la validité de son permis de conduire. les garanties souscrites ne sont pas acquises en cas de sinistre. 2. mais il exerce contre le (ou les) responsable(s) du sinistre une action en remboursement de toutes les sommes versées. la plupart du temps. En outre. 3. il doit respecter les conditions restrictives éventuellement mentionnées sur ce permis. notamment. les garanties à l’assuré lorsque. le véhicule doit être muni d’un moteur quels que soient le mode de propulsion (essence. ne possédant pas le permis de conduire. l’assureur accorde. 2. il doit comporter un siège pour le conducteur. L ’assureur est tenu d’indemniser la (ou les) victime(s) au titre de la garantie responsabilité civile. gazole. le véhicule assuré est utilisé à son insu ou à la suite d’un vol ou violence par un conducteur : 1. 1) Définition d’un véhicule terrestre à moteur Les critères qui permettent de déterminer les engins qui répondent à cette définition sont au nombre de trois : 1. 4. Si ces conditions ne sont pas réunies.

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La garantie entre en vigueur le jour de l’acceptation par la personne assujettie à l’obligation d’assurance. Cette garantie est valable un an et est ensuite renouvelable. 3) Les notions d’assuré et de tiers L ’assurance de responsabilité civile obligatoire permet de prendre en charge les conséquences de la responsabilité des personnes qui ont la qualité d’assuré. Les contrats d’assurance doivent couvrir la responsabilité civile de toute personne ayant la garde ou la conduite, même non autorisée, du véhicule ainsi que la responsabilité civile des passagers du véhicule objet de l’assurance. Les contrats doivent couvrir, en plus de la responsabilité civile des personnes mentionnées ci-dessus, celle du souscripteur du contrat et du propriétaire du véhicule. L ’assurance automobile obligatoire couvre la responsabilité civile de l’assuré en raison de dommages subis par des tiers. Les membres de la famille du conducteur ou de l’assuré sont considérés comme des tiers. Les dommages causés aux membres de la famille du conducteur, qu’ils soient passagers ou non du véhicule assuré, sont donc couverts dans tous les cas. 6.3.1.2 Les garanties facultatives Il existe deux formules classiques : la garantie «tierce collision» ou «dommage collision» et la garantie dite «tous risques». La garantie «tierce collision» ou «dommage collision» ne joue que s’il y a heurt avec un tiers identifié. En règle générale, les événements garantis sont : 1. le choc avec un véhicule en mouvement ou à l’arrêt appartenant à une personne identifiée,

2. le choc avec un piéton identifié, 3. le choc avec un animal dont le propriétaire est identifié.
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A contrario, ne sont généralement pas garantis : 1. le choc avec un véhicule en stationnement, 2. le choc avec un véhicule ou un animal appartenant à un membre de la famille de l’assuré ou de la famille du conducteur, 3. les dommages consécutifs à un événement prévu dans le cadre de la garantie vol. La garantie dite «tous risques» couvre les événements de la garantie tierce collision complétés par les événements suivants : 1. le choc avec un corps fixe ou mobile extérieur au véhicule (arbre, pierre, automobile, bicyclette, piéton, animal…),

2. le renversement du véhicule assuré, 3. la chute accidentelle du véhicule assuré (dans un cours d’eau, un étang…), 4. l’inondation imprévisible du véhicule assuré en stationnement résultant de la brusque montée des eaux, 5. les actes de vandalisme ou de malveillance. La mise en jeu de cette garantie est subordonnée à la remise par l’assuré d’un certificat de dépôt de plainte. Le terme «tous risques» peut être source de confusion. En effet, cette garantie comporte toujours des exclusions de risques et quasiment toujours des franchises. Les événements de base à garantir sont : 1. Les dommages corporels du conducteur Après un accident garanti, la garantie des dommages corporels du conducteur a pour objet de permettre au conducteur assuré ou à ses proches (en cas de blessures ou de décès consécutifs à cet accident) de percevoir une aide financière immédiate, des indemnités s’il est responsable ou des avances de fonds s’il ne l’est pas. Variables selon les contrats, les garanties qui peuvent être accordées au titre du contrat ou en option sont, en cas de blessures du conducteur, un capital invalidité au montant variable selon le taux d’invalidité
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permanente subsistant après consolidation et, en cas de décès du conducteur, un capital versé au conjoint de l’assuré. Un capital est parfois accordé pour les enfants mineurs de l’assuré. 2. L ’incendie-explosion La garantie incendie-explosion couvre les détériorations du véhicule consécutives à un incendie, c’est-à-dire à une combustion spontanée vive, à la chute de la foudre sur le véhicule ou une explosion, autre que celle causée par des explosifs transportés. 3. Le bris de glace Cette garantie couvre non seulement le pare-brise, mais aussi la lunette arrière et les glaces latérales du véhicule assuré, par projection de cailloux, de gravillons ou autres corps. Sur option, la garantie peut être étendue au bris du toit ouvrant et des optiques de phares. La garantie est acquise que le véhicule soit en mouvement ou à l’arrêt. 4. Les dommages naturels Les événements garantis couvrent les hautes eaux, inondations, grêle, pour autant qu’ils aient été imprévisibles, ainsi que les chutes de pierres, les éboulements de rochers, les glissements de terrain. Ces garanties sont accordées à l’exclusion de tout autre cataclysme, notamment les tremblements de terre. 5. Le vol En cas de vol ou tentative de vol du véhicule assuré, sont couverts au titre de la garantie vol les dommages résultant de sa disparition ou de sa détérioration, à l’exclusion des dommages indirects et les frais engagés par l’assuré, légitimement ou avec l’accord de l’assureur, pour sa récupération. En outre, les garanties complémentaires souscrites par l’assuré peuvent produire leurs effets. Sont couverts les pneumatiques, accessoires et pièces de rechange fournis avec le véhicule.
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subis par les personnes assurées à la suite d’un accident de la circulation impliquant le véhicule assuré et causé par un tiers responsable (garantie recours). corporels ou matériels. 7. 2. Par exemple. au sein du contrat d’assurance automobile. leurs conjoints. la réparation des dommages. l’assureur s’engage à réclamer. Le remboursement des amendes. Cette garantie a. La protection juridique La garantie de protection juridique propre à l’usage d’un véhicule à moteur est également appelée «défense recours». au cours d’un départ en vacances. Son rôle est d’aider l’automobiliste à résoudre les difficultés rencontrées au cours de ses déplacements avec le véhicule assuré. n’est jamais couvert. Toutes les personnes dont l’assureur garantit les responsabilités bénéficient. L ’assureur prend en charge les frais provoqués par la défense de l’assuré devant toute juridiction.6. qui constituent une peine que la loi interdit d’assurer. L ’assistance L ’assuré peut bénéficier. le conducteur (ou le gardien) autorisé du véhicule assuré. à l’amiable ou devant les tribunaux. à ses frais. le propriétaire du véhicule assuré. dans les mêmes conditions. Cette garantie est automatiquement associée à la garantie responsabilité civile. suite à un accident susceptible de mettre en jeu la garantie responsabilité civile. de prestations d’assistance. l’assuré et sa famille sont 64 . le plus souvent. En outre. ascendants et descendants. Les personnes bénéficiaires de la garantie sont : 1. à l’amiable ou par voie judiciaire. l’assuré. y compris devant les juridictions pénales devant lesquelles il serait poursuivi pour des faits liés au véhicule assuré (garantie défense). de la garantie défense à l’exception des personnes poursuivies pour la conduite en état d’ivresse ou délit de fuite et des personnes utilisant le véhicule de l’assuré sans son accord ou contre son gré. pour objectif de défendre l’assuré ainsi que les personnes ayant la qualité d’assuré.

ainsi que l’assuré. ses enfants et ascendants à charge vivant sous son toit. Il peut s’agir ainsi de la garantie «accessoires hors série». ou enfin la garantie «immobilisation du véhicule». toute personne voyageant à bord du véhicule de l’assuré. Un véhicule de remplacement est parfois prévu (en option) pour la période d’immobilisation du véhicule. 2. Deux catégories de prestations sont fréquemment proposées : 1. d’accident ou de vol : les frais de dépannage. la couverture des frais médicaux engagés à l’étranger. le rapatriement du véhicule irréparable sur place. la garantie «aménagement professionnel» ou encore la garantie «du contenu privé».2 La responsabilité civile générale Ce contrat a pour objet de garantir l’assuré contre les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile qu’il peut encourir aux termes des articles 124. Par ailleurs. les frais de voyage d’un proche pour se rendre au chevet d’un blessé hospitalisé à l’étranger. Les prestations destinées au véhicule en cas de panne. Les garanties complémentaires Des garanties complémentaires peuvent. Les prestations offertes sont proches d’un contrat à un autre. A défaut. faire l’objet d’une assurance. la garantie «à neuf du véhicule». son conjoint. un déplacement effectué à l’étranger doit impérativement être signalé à l’assureur. selon les contrats. 65 . 8. 6.3. l’assuré est exposé à des difficultés en cas de sinistre. Les bénéficiaires de cette assistance sont toute personne conduisant le véhicule assuré avec l’autorisation de l’assuré. en sa compagnie ou celle de son conjoint ou de ses enfants à charge.Guide des Assurances en Algérie immobilisés à la suite d’une panne de leur véhicule ou d’un accident de la circulation. Et en règle générale. Les prestations relatives aux personnes : le rapatriement en cas d’accident en dehors du domicile de l’assuré. l’assuré bénéficie des garanties de son contrat sur tout le territoire algérien.

des eaux. choses ou animaux. Les amendes pénales et pénalités de toutes natures. 138 et 140 du code civil. ainsi que des effets de radiation provoquée par l’accélération artificielle de particules. appartenant à l’assuré ou à lui confiés. 4. Les dommages résultant des effets directs ou indirects d’explosion. panique. à quelque titre que ce soit. les mouvements populaires. pour quelque cause que ce soit. étant entendu que les dommages corporels sont couverts dans les limites de garantie de la présente police. de pollution de l’atmosphère. d’écrasement ou d’effondrement ou d’étouffement provoqué par des manifestations de peur. chaque fois que cette responsabilité civile est recherchée. Sont également exclus. le lock-out et la réquisition des biens de 66 . Sont formellement exclus de la garantie : 1. les actes de terrorisme ou de sabotage. les émeutes. 4. matériels et immatériels subis à la suite d’un accident. Les dommages résultant d’intoxication alimentaire. par les tiers. sauf convention contraire : 1. la guerre civile. Les dommages subis par tous biens meubles ou immeubles. descendants et préposés pendant leur service. quelle qu’en soit la cause. directement ou indirectement. Les dommages et pertes occasionnés par la guerre étrangère. 3. Les dommages résultant d’effondrement d’ouvrages ou construction. une explosion ou par l’action de l’eau survenue dans les locaux dont l’assuré est propriétaire ou occupant à titre quelconque. ses ascendants. 2.136. en raison des dommages corporels. 5. Les dommages résultant d’une faute intentionnelle. 3. Les dommages subis par l’assuré ou son (ses) conjoint(s). de dégagement de chaleur. d’irradiation. du fait de l’activité déclarée. y compris passerelles et tribunes. provenant de transmutation de noyaux d’atomes ou de la radioactivité. 2. ainsi que la grève. Les dommages matériels et immatériels causés par un incendie.

locataire ou occupant. tâcherons. 67 . en raison des dommages corporels. 3. 2. solidarités conventionnelles) dans la mesure où les obligations qui en résultent excèdent celles dont l’assuré est tenu en vertu des textes légaux sur la responsabilité. La charge de la preuve que le sinistre résulte d’un fait de guerre étrangère incombe à l’assureur (article 39 de l’ordonnance 95-07 du 25 janvier 1995). matériels et immatériels consécutifs causés aux tiers. du fait des activités professionnelles assurées et décrites dans les conditions particulières. Les dommages qui sont la conséquence des obligations contractuelles de l’assuré et les responsabilités spécifiques à sa profession. 4. que ce soit par l’assuré. ses sous-traitants.3. dégâts des eaux ayant pris naissance ou survenus dans les locaux dont l’assuré est propriétaire.Guide des Assurances en Algérie l’assuré. Cette assurance garantit également. Les conséquences d’engagements particuliers (tels que clauses compromissoires. pactes de garanties.1 La responsabilité civile des professionnels Ce contrat garantit les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile que peut encourir l’assuré en vertu des articles 124 et suivants du code civil. qui effectuent des stages dans les différents services de l’établissement de l’assuré. renonciation à recours. Les dommages matériels et immatériels causés par un événement relevant des garanties incendie et risques annexes.2. façonniers. les ouvriers ou employés effectuant pour l’entreprise un essai professionnel rémunéré ou non. 6. les stagiaires. Sont exclus de cette assurance les dommages spécifiques ci-après : 1. Les dommages découlant de la législation sur la construction ou la rénovation des bâtiments. engagements sur délais performances ou résultats. en cas de dommages subis par les préposés de l’assuré. 2. les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile qui peut incomber à l’assuré du fait des dommages corporels dont seraient victimes : 1. rémunérés ou non. ses préposés et apprentis.

Les dommages corporels provenant d’intoxications alimentaires ou d’empoisonnements provoqués par l’absorption d’aliments préparés ou non par l’assuré et fournis dans le cadre de sa profession à titre onéreux ou gratuit. 6. 8.2. Les dommages causés par tous véhicules terrestres à moteur. 9. Les dommages résultant de l’utilisation ou de la détention d’explosifs ou d’engins de guerre.2 La responsabilité civile produits Ce contrat garantit les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile incombant à l’assuré. après leur livraison. 13. La perte subie lorsque l’assuré est tenu soit de remplacer tout ou partie de ses fournitures de recommencer sa prestation. matériels et pécuniaires indirects causés aux tiers et aux acquéreurs. 6. de leur usage ou de leur consommation. soit d’en rembourser le prix. exclusivement par les produits désignés. objets. Les dommages qui sont la conséquence d’une faute ou d’une erreur de conception. dans le cadre des seules activités définies et du fait de leur utilisation. de calcul ou de plan. outils ou machines dont l’assuré a la propriété. Les dommages subis par les biens. Les dommages résultant des modifications d’aspect de caractère esthétique relatives à la couleur ou à la planéité d’un produit. 12. 68 . Les dommages imputables à des activités de prestations de services spécifiquement intellectuelles ou administratives. 11. la garde ou l’usage.5. matériels. ainsi que tous frais engagés pour remédier à leur défectuosité ou impropriété. Les dommages résultant de travaux accomplis en dehors de l’exercice normal de l’activité ou relevant d’une activité différente de celle assurée et décrite dans les conditions particulières.3. en raison des dommages corporels. 10. 7 . Les dommages qui sont la conséquence inévitable et prévisible de la conception et/ou des modalités d’exécution des travaux de l’entreprise telles qu’elles ont été acceptées ou fixées par l’assuré ou la personne qui lui est substituée dans la direction technique des travaux. 14. ou qu’il utilise pour l’exécution de ses prestations.

de contrôle. de conditionnement. de préconisation d’utilisation. de chargement. d’une maladresse. notamment. de démontage et de remontage. quant à la dangerosité des produits assurés reconnus défectueux. selon les normes ou conditions légales. La garantie de l’assureur n’est acquise que lorsque cette responsabilité est encourue du fait d’une erreur. 4. conventionnelles ou usuelles y afférentes. de transformation. de dépose. normalement vigilant. à ce titre. de déchargement. de fabrication. de chargement. de démontage de ces produits. de dépose. de pose. Les frais de procès engagés. de préparation. Les frais raisonnables et réellement nécessaires engagés tant dans le cadre de l’information. de l’avertissement et de la mise en garde des acquéreurs et des tiers. les frais de transport. tout défaut ou toute anomalie technique. que les données techniques en vigueur lors de l’exécution de la mission assurée concernant le produit couvert par la police ne permettent pas à un technicien. quelle que soit la date d’existence ou de révélation du fait générateur à l’origine des dommages et quelle que soit la date de livraison des produits assurés. matériels et pécuniaires indirects causés aux acquéreurs et aux tiers à concurrence des montants de la limite de garantie et de la franchise prévus aux conditions particulières de la police. non apparent. 3. suite à la survenance d’un sinistre ou par expertise. de mise au point.Guide des Assurances en Algérie conformément à leur mode d’emploi. de déceler. 1) Les types de dommages et de préjudices pécuniaires garantis Sont garantis : 1. 2. d’une faute involontaire. qu’au titre du retrait du marché de tels produits à l’exclusion des pertes subies au cours et à l’occasion des opérations de transport. Elle est accordée pour la couverture des dommages survenus pendant la période de validité du contrat d’assurance. d’étiquetage ou de stockage des produits assurés. dans le cadre de la défense des intérêts communs devant les juridictions civiles et mêmes pénales. Pour les produits à consommation humaine ou animale (aliments. en cas de sinistre garanti. Est considéré malfaçon ou vice caché. de déchargement. Les dommages corporels. d’une malfaçon ou d’un vice caché trouvant son origine dans les opérations intellectuelles ou matérielles de conception. en ce qui concerne les intérêts civils seulement. Cette garantie prend en charge. 69 .

de déchargement. avant ou après livraison. du remboursement aux acquéreurs des produits défectueux. à l’exclusion de tous autres). et ce. dans le but soit de prévenir la survenance de dommages potentiels mais certains. Les dommages résultant d’une faute intentionnelle ou d’un acte frauduleux commis par les mandataires sociaux. de contrôle destructif des produits destinés à la destruction. doivent être prises d’un commun accord avec l’assureur pour la mise en jeu conventionnelle des garanties. imposé de fait (la survenance d’un sinistre) ou de droit. 6. sous peine de leur exclusion de l’assurance. 2) Les exclusions absolues 1. Cette garantie couvre également les pertes subies au cours et à l’occasion des opérations de chargement.médicaments. 2. règlements. nonobstant toute disposition contraire. Le coût de la réparation. en cas de responsabilité commune. 3. normes et 70 . lors de l’utilisation. La défectuosité et la dangerosité des produits ne sont admises que sur expertise. Les dommages résultant de l’inobservation des normes. en vue de leur destruction. cosmétiques. 4. conventionnelles ou d’usage. Les dommages subis par les produits pour une autre cause que celle du fait de leur destruction. au prorata de sa part de responsabilité dans le préjudice subi par les tiers. nonobstant toute disposition contraire. en raison de la défectuosité des produits assurés. Les dommages consécutifs à une violation délibérée ou à l’inobservation volontaire ou inexcusable par l’assuré des lois. et ce. ainsi que celles inhérentes à leur retrait du marché. soit de limiter l’ampleur ou l’importance de ceux déjà survenus et constatés. du remplacement. le coût de revient des produits ayant fait l’objet d’un retrait du marché. nonobstant toute disposition contraire. la manipulation ou la consommation des produits assurés. 5. L ’étendue de la garantie du contrat est limitée. et ce. Il peut être convenu entre les parties que les décisions d’engagement des frais nécessaires à l’information et à l’avertissement du public quant à la défectuosité des produits assurés et à leur dangerosité. prescriptions ou conditions légales. conjointe ou solidaire de l’assuré avec d’autres intervenants. 5.

Les conséquences d’engagements contractuels dans la mesure où ils entraînent. et dus aux faits. nonobstant toute disposition contraire. que les tiers. Les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile de l’assuré en cas de vol des produits assurés et celles de tout autre acte similaire de dépossession de l’assuré de ses produits sans son consentement. du fait du retrait ou de l’arrêt d’approvisionnement du marché en produits assurés. ou tout autre organisme. 15. 11. ainsi que les dommages subis par ces biens ou animaux. 7 . ou par les animaux dont l’assuré est propriétaire ou locataire ou dont il a la garde à quelque titre que ce soit. directs ou indirects. meubles ou immeubles. 14. Le manque à gagner et le préjudice pécuniaire subis tant par l’assuré et les acquéreurs. ainsi que des effets de radiations 71 . Les conséquences d’une clause compromissoire équivalente à une décision en dernier ressort. sur la mauvaise exécution des obligations de l’assuré à l’égard de ses clients. dûment habilité à cette fin. Les dommages subis par les tiers au cours et à l’occasion de l’exploitation des activités assurées.Guide des Assurances en Algérie usages auxquels il doit se conformer dans l’exercice des activités garanties. des préposés de l’assuré. 13. 9. 10. de nature à entraîner la garantie et qu’il n’avait pas déclaré. d’irradiation provenant de transmutation de noyaux d’atomes ou de la radioactivité. ou de dégagement de chaleur. Les dommages causés par les produits ayant fait l’objet de réserves de la part de l’organisme de contrôle de la qualité et de la normalisation. Les dommages résultant des effets directs ou indirects d’explosion. pour l’assuré. ou au cours de sa validité. des obligations exorbitantes du droit commun. notamment. Les dommages causés aux tiers par tous biens. 8. Les dommages faisant l’objet de réclamations fondées en l’absence de tout dommage corporel. matériel ou pécuniaire indirect sur le fait que les produits ne remplissent pas les fonctions ou ne satisfont pas aux besoins ou aux performances auxquels l’assuré les a destinés et de toute autre réclamation à caractère commercial fondée. 12. 6. Les dommages résultant d’un fait ou d’un événement dont l’assuré avait connaissance lors de la souscription de la présente police.

même partiel. Les dommages dus à la renonciation de l’assuré au droit de recours dont il dispose. suite à des erreurs d’exécution des travaux . et ce. Les bénéficiaires de l’assurance sont le maître de l’ouvrage ou les propriétaires successifs de cet ouvrage. légalement ou conventionnellement. le lock-out et la réquisition des biens de l’assuré. du sinistre couvert par l’assureur. la guerre civile.2.3. Les garanties prennent effet à compter de la réception définitive des ouvrages. à l’encontre du responsable. ainsi que les dommages liés à l’exploitation de l’édifice restent exclus. 6. 2. les actes de terrorisme ou de sabotage. laquelle est fixée par le procès-verbal de réception définitive. Les dommages résultant de la responsabilité civile incombant aux soustraitants. 3) Les exclusions relatives Sont exclus de la garantie. Ce contrat couvre essentiellement les dommages liés à l’effondrement partiel ou total de l’ouvrage.provoquées par l’accélération artificielle de particules. le paiement des dépenses relatives aux travaux de réparation des dommages dont les assurés sont responsables lors de la construction d’un ouvrage.3 La responsabilité civile décennale Ce contrat a pour objet de garantir. 17 . Les dommages résultant de pollution de l’atmosphère. 16. sauf convention contraire expressément consignée aux conditions particulières : 1. Elles expirent dix années après cette date. les émeutes ou mouvements populaires. les catastrophes naturelles. avant toute recherche de responsabilité. L ’ouvrage est tout ce qui est édifié à demeure par l’utilisation des matériaux 72 . Les dommages et pertes occasionnés par la guerre étrangère. La notion d’impropriété à la destination n’est pas assurable en Algérie. ainsi que la grève. des eaux et des sols.

L ’indemnisation des frais de remise en état des dommages matériels à l’ouvrage ayant pour origine le gros œuvre. électriques. carrelages. le second œuvre et les équipements. huisseries des portes. Les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile décennale incombent aux assurés aux termes des articles 554 et 555 du code civil. tout complexe d’étanchéité. faux plafonds. 73 . persiennes ou volets. On distingue le gros œuvre. charpentes) et les éléments assurant le clos et le couvert du bâtiment à l’exclusion des parties mobiles et du complexe d’étanchéité. est pris en charge par l’assureur en sus du montant de la limite de garantie fixé par les conditions particulières du contrat. à la suite d’un sinistre garanti. fenêtres. revêtements. compromettant la stabilité ou la solidité de l’ouvrage et engageant la responsabilité décennale des assurés. en cas de sinistre garanti. voûtes. installations fixes et sécurité. On entend par gros œuvre les éléments porteurs concourant à la stabilité ou à la solidité de l’ouvrage (tels que fondations. Les frais de procès engagés. cloisons fixes. matériels et immatériels causés aux tiers. phoniques. 2. soit au-dessus du sol ou à son niveau. concernant les intérêts civils seulement. au propriétaire de l’ouvrage et au propriétaire successif de celui-ci. Par équipements du bâtiment. canalisations. dans le cadre de la défense des intérêts communs devant les juridictions civiles et même pénales. soit au-dessus de l’eau. 3. 4. tuyauteries. soit sous le sol. aérauliques. Les frais de démolition et de déblaiement découlant des sinistres garantis au titre de l’article 554 du code civil. gaines. mécaniques. conduites. voies et réseaux divers. les éléments relevant des installations courantes : thermiques. volées et paliers d’escaliers. éléments mobiles assurant le clos et le couvert tels que portes. 1) Les risques garantis 1. poutres. téléphoniques. poteaux et murs. hydrauliques. Les conséquences pécuniaires des responsabilités encourues par les assurés aux termes des articles 124 et suivants du code civil en raison des dommages corporels. planchers. Le montant de ces frais. télévisuelles. Par second œuvre.Guide des Assurances en Algérie de construction.

11. 10. émeute. guerre étrangère.2) Les risques exclus 1. 4. 74 . Les modifications ultérieures à l’achèvement de l’ouvrage ainsi que les conséquences dommageables pouvant en résulter à son égard. 5. Les travaux de parachèvement auxquels sont tenus contractuellement les entrepreneurs. cyclone. 7 . Les fissurations ne compromettant pas. 2. la stabilité et la solidité des éléments qu’elles affectent. 12. Les dommages ayant leur origine dans l’objet même des réserves techniques notifiées antérieurement à la réception des travaux ou lors de celle-ci par le contrôleur technique agréé tant que celui-ci ne les aura pas levées au moyen d’un rapport complémentaire après constat des réparations. acte de terrorisme ou sabotage. et dont l’exécution n’aurait pas été réalisée. objet du contrat. mouvement populaire. incendie ou explosion. Tous dommages à des tiers et/ou au maître de l’ouvrage non prévus dans les conditions générales. fraude. Les dommages subis par l’assuré dans les biens autres que la construction. 6. rébellion. Les dommages aux équipements mécaniques et électriques autres que ceux définis dans les équipements du bâtiment. Les dommages ne rentrant pas dans le champ d’application de la responsabilité décennale et ne pouvant en aucun cas ouvrir droit à une indemnité au titre de l’assurance décennale objet du contrat. Les dommages résultant exclusivement d’un défaut d’entretien. guerre civile. Tous dommages immatériels non couverts. ainsi que les conséquences résultant de cette inexécution. de l’usure normale ou d’un usage non approprié de l’ouvrage. révolution. 3. Tout dommage affectant le second œuvre et/ou les équipements ne trouvant pas son origine dans le gros œuvre ou le vice de sol. dol. 9. inondation ou tremblement de terre. à dire d’expert. Les dommages résultant des exclusions absolues : fait intentionnel. 8.

la règle proportionnelle est applicable. Tout dommage affectant le complexe d’étanchéité. Toutefois. aménagements exécutés à leurs frais par les locataires ou occupants. sauf stipulation contraire. Aux biens immobiliers.3. Aux embellissements. L ’assureur répond de tous dommages causés par le feu et dont la couverture est stipulée aux conditions particulières. 6. vêtements et effets personnels appartenant à l’assuré. collections. à ses préposés travaillant à son domicile et aux personnes habitant ordinairement avec lui.3. objets rares et précieux. à l’exclusion des clôtures ne faisant pas partie intégrante des bâtiments. 2. perles fines.3. 6. Cette garantie est accordée sous réserve d’exclusions et. Au mobilier personnel. 3. statues et tableaux de valeur. pour chaque catégorie de dommages. Dans ces biens sont compris les bijoux. aux membres de sa famille. ou sous. c’est-à-dire aux bâtiments et à leurs dépendances. 3. ainsi qu’à toutes les installations qui ne peuvent être détachées des bâtiments sans être détériorées ou sans détériorer la partie de la construction à laquelle elles sont attachées.Guide des Assurances en Algérie 3) Les exclusions susceptibles d’être rachetées 1. 75 . pierreries. Tout dommage matériel aux existants : les parties anciennes de l’ouvrage existantes avant l’ouverture du chantier sur. 2. Tout dommage dû aux matériaux ou procédés nouveaux non éprouvés et non agréés par les organismes habilités. l’indemnité due en cas de sinistre sur les objets énumérés au présent alinéa ne peut dépasser 30 % du capital assuré sur l’ensemble du mobilier. En cas d’insuffisance d’assurance.3 Les risques «incendie» Ce contrat a pour objet de garantir l’assuré contre l’incendie. dans la limite du capital fixé aux conditions particulières.1 Les dommages matériels résultant d’un incendie Il s’agit de garanties des dommages causés : 1. ou dans lesquelles sont exécutés les travaux neufs de construction.

3.2 Les dommages immatériels résultant d’un incendie Il s’agit des dommages suivants : 1. par suite de vice de construction ou de défaut d’entretien. Aux marchandises de tous états. installations de bureaux et d’ateliers. Cette garantie couvre exclusivement les dommages liés à l’incendie. mobilier. c’est-à-dire la perte de valeur locative résultant de l’impossibilité pour l’occupant (propriétaire ou locataire) d’utiliser temporairement tout ou partie des locaux dont il a la jouissance. les vêtements et effets personnels peuvent se trouver momentanément dans un lieu autre que celui désigné dans la police. commercial. Cette garantie s’étend à la privation de jouissance dont pourraient être victimes les locataires atteints par le sinistre. Le recours des locataires contre le propriétaire fondé sur l’article 483 du 76 . c’està-dire le montant des loyers dont l’assuré peut. Cette garantie s’étend à la privation de jouissance. effets d’habillement des préposés. comme propriétaire. 4. 5. Au matériel industriel. 488 et 489 du code civil. 136. 6. 4. matières premières. telle que définie ci-dessus. 5. La perte de loyer. dont pourraient être victimes les voisins et les tiers. La privation de jouissance. en vertu des articles 124. 3. Aux équipements. 2. 134. se trouver privé par suite d’un risque couvert. pour tous dommages matériels causés aux biens desdits locataires.Il n’est pas dérogé pour autant à la règle proportionnelle qui reste applicable en cas d’insuffisance du capital assuré sur l’ensemble du mobilier.3. c’est-à-dire les conséquences pécuniaires de la responsabilité que ce dernier peut encourir. c’est-à-dire les conséquences pécuniaires de la responsabilité que l’assuré peut encourir. Le recours des locataires contre le propriétaire fondé sur les articles 479. Par exception. fournitures et approvisionnements se rapportant à la profession de l’assuré. Le recours des voisins et des tiers. 6. 138 et 140 du code civil pour tous dommages matériels résultant d’un incendie survenu dans les biens assurés (et ayant causé des dommages aux voisins par propagation) par le présent contrat ou dans des locaux loués ou occupés par l’assuré au lieu indiqué aux conditions particulières.

3. ainsi que les explosions et coups d’eau des appareils à vapeur. encourir envers le propriétaire tant pour le montant des loyers de ses colocataires que pour celui de la privation de jouissance des locaux occupés par le propriétaire. La perte des loyers. 6. Il est convenu que pour les risques de simple habitation.Guide des Assurances en Algérie code civil. dûment constatée sur les biens assurés. à raison du trouble de jouissance dû au fait d’un colocataire.3 Les risques des articles 45 et 46 de l’ordonnance n° 95-07 Toutes les garanties énumérées ci-dessus. des matières ou substances autres que les explosifs proprement dits. c’est-à-dire la responsabilité que l’assuré peut. L ’explosion est communément définie comme une action subite et violente de la pression ou de la dépression de gaz ou de vapeurs. comme locataire.3. selon les dispositions légales qui leur sont applicables et notamment en vertu de l’article 495 du code civil. Sont également à la charge de l’assureur les dommages matériels et directs occasionnés par les secours et les mesures de sauvetage aux objets assurés. de la dynamite et autres explosifs analogues. sont étendues aux dommages matériels autres que ceux d’incendie occasionnés directement : 1. 4. c’est-à-dire les conséquences pécuniaires de la responsabilité que ce dernier peut encourir pour tous dommages matériels. au gel et aux coups de feu (coups de bélier). recours compris. Par les explosions de toute nature et notamment des gaz servant au chauffage. Par la chute de la foudre. peuvent également faire l’objet de l’assurance selon des conditions spéciales de couverture et de tarification : 77 . Par ailleurs. à l’exception des crevasses et fissures dues notamment à l’usure. sous réserve des dispositions concernant les dommages subis par les appareils électriques et leurs accessoires prévus au contrat. 2. 6. les extensions de garanties prévues au contrat sont accordées sans surprimes et d’office.3. à l’éclairage et à la force motrice. que ceux-ci aient existé avant cette action ou que leur formation lui ait été concomitante. Par l’électricité.

78 . les remboursements des honoraires payés par l’assuré à l’expert choisi par lui à l’occasion d’un sinistre. 6.3. Dans ce dernier cas. Les dommages causés ou provoqués intentionnellement par l’assuré ou avec sa complicité. aux tremblements de terre. tentures. 2. tapisseries. aux inondations. aux frais de démolition et de déblais consécutifs à un sinistre garanti sans que l’indemnité totale excède le montant du capital assuré. transformateurs. Les dommages matériels autres que ceux d’incendie et d’explosion : • • • occasionnés par le choc ou la chute des appareils de navigation aérienne. la garantie est accordée sans surprime et d’office. ou de partie d’appareils ou d’objets tombant de ceux-ci.1. appareils électriques ou électroniques quelconques et canalisations électriques. résultant de l’ébranlement dû au franchissement du mur du son par un aéronef. les frais de déplacement et replacement de tous objets mobiliers.4 Les risques exclus Sont formellement exclus des garanties : 1. La tarification sera précisée séparément aux conditions particulières et arrêtée conformément aux conditions spécifiques liées à la garantie catastrophes naturelles. le règlement ne peut intervenir qu’après déclaration officielle de l’état de catastrophe naturelle par les pouvoirs publics. La perte ou la disparition des objets assurés survenue pendant l’incendie : • • • • Dans la limite de 5 % du montant de l’indemnité payée. d’ordre électrique subis par les machines électriques. tableaux. consécutive aux éruptions volcaniques. dans le cas où le déplacement serait indispensable pour effectuer à l’immeuble des réparations nécessitées par un sinistre garanti.3. aux tempêtes et mouvements de terrain suivis ou non d’incendie.

alinéa 1 de l’ordonnance n° 95-07 . administrateur pour compte d’autrui).3. Guerre civile. de leur fermentation ou oxydation lente (les pertes dues à la combustion vive étant seules couvertes). 79 .3.4 Les obligations de déclaration 1) La déclaration des risques à la souscription Conformément à l’article 15. 4. Guerre étrangère (la charge de la preuve que le sinistre résulte d’un fait de guerre étrangère incombe à l’assureur (art. l’assuré est tenu. occupant. la qualité en laquelle il agit (propriétaire de tout ou partie. de dégagement de chaleur. dépositaire. locataire. nu-propriétaire. 2. Sont exclus (sauf convention contraire aux conditions particulières et moyennant une prime additionnelle) les pertes et dommages résultant des événements ciaprès : 1. ainsi que les sinistres dus aux effets de radiations provoquées par l’accélération artificielle de particules. 3. Les dommages autres que ceux d’incendie dus à une explosion se produisant dans une fabrique ou un dépôt d’explosifs voisins. Les dommages dus aux effets directs ou indirects d’explosion. Les dommages autres que ceux d’incendie ou d’explosion causés aux objets assurés et provenant d’un vice propre (les dommages d’incendie qui en sont la suite sont garantis) d’un défaut de fabrication. lors de la souscription du contrat d’assurance. 6.Guide des Assurances en Algérie 2. 4. 39 de l’ordonnance n° 95-07). de répondre exactement à toutes les questions écrites et/ou orales de l’assureur concernant l’appréciation du risque et déclarer notamment : 1. actes de terrorisme ou de sabotage ayant un mobile politique. 3. Emeutes ou mouvements populaires (étendus ou restreints aux actes de vandalisme et au vol). La disparition des objets assurés survenus pendant un incendie par la faute de l’assuré (article 47 de l’ordonnance n° 95-07). d’irradiation provenant de transmutation de noyaux d’atomes ou de la radioactivité. usufruitier.

l’assureur peut. L ’assuré est tenu dans un délai de trente jours à partir de la réception de la proposition du nouveau taux de prime additionnelle de s’acquitter de la différence de la prime réclamée par l’assureur. 3. les contiguïtés avec ou sans communication à des risques plus grave. dans les sept jours à compter de la date où il en a eu connaissance.2. les procédés de fabrication. 2) Les déclarations en cours de contrat L ’assuré est tenu lorsque la modification ou l’aggravation du risque assuré est indépendante de sa volonté d’en faire la déclaration exacte. les dépôts de denrées. les marchandises. 6. En cas de modification ou d’aggravation du risque assuré par son fait. 5. l’assuré est tenu d’en faire déclaration préalable à l’assureur. les modes d’éclairage. toute renonciation à recours contre un responsable ou garant. sauf cas fortuit ou de force majeure. En cas de non-paiement. l’assureur a le droit de résilier le contrat. proposer un nouveau taux de prime. s’il s’agit d’une industrie. En cas d’aggravation du risque assuré. dans un délai de trente jours à partir de la connaissance de l’aggravation. les moyens de secours de son établissement. l’assuré a droit à une 80 . l’affectation des bâtiments et. le cloisonnement et les étages. la proximité de risques plus graves s’ils sont distants de moins de 10 mètres. L ’assureur qui n’a pas fait de propositions dans le délai prévu à l’alinéa précédent garantit les aggravations des risques intervenus sans prime additionnelle. le chauffage et la force motrice. les conditions d’installation matérielle du risque et en particulier la nature de la construction et de la couverture des bâtiments assurés ou renfermant les objets assurés. 4. la déclaration doit être faite à l’assureur par lettre recommandée avec accusé de réception (article 15. Dans les deux cas. Lorsque l’aggravation de risque dont il a été tenu compte pour la détermination de la prime vient à disparaître en cours de contrat. alinéa 3 de l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995). les produits ou objets augmentant les dangers d’incendie.

3) Les sanctions Si. l’indemnité est réduite dans la proportion des primes payées par rapport aux primes réellement dues pour les risques considérés. de mauvaise foi. alinéas 1 et 2 de l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995). A titre de dommages et intérêts. Par ailleurs. l’omission volontaire de la part de l’assuré de déclarer un fait de nature à modifier l’opinion que l’assureur se fait du risque (article 21.Guide des Assurances en Algérie diminution de la prime correspondante à compter de la date de la notification faite à son assureur (article 18 de l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995). Si la surestimation est faite de bonne foi. Le paiement de celle-ci doit intervenir quinze jours après la date de la notification. sous réserve des dispositions prévues dans l’ordonnance n° 95-07 . des dommages et intérêts. On entend par réticence. alinéas 1. la portion de prime payée pour le temps où l’assurance ne court plus est restituée à l’assuré. l’assureur conserve les primes échues et procède au réajustement des primes à échoir. il peut maintenir le contrat moyennant une prime plus élevée et acceptée par l’assuré. Toute réticence ou fausse déclaration intentionnelle de la part de l’assuré ayant pour conséquence de fausser l’appréciation du risque par l’assureur entraîne la nullité du contrat. lorsqu’un assuré a. 2. 81 . le contrat doit être réajusté pour l’avenir (article 19 de l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995). En cas de résiliation. l’indemnité ne peut excéder la valeur réajustée (article 31 de l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995). l’assureur constate qu’il y a eu omission ou déclaration inexacte de la part de l’assuré. Dans tous les cas. en outre. les primes payées demeurent acquises à l’assureur qui a droit également aux primes échues (article 21. l’assureur constate qu’il y a eu. ou résilier le contrat si l’assuré refuse de payer l’augmentation de prime. 3 de l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995). omission ou déclaration inexacte. surestimé la valeur du bien assuré. l’assureur est en droit de demander la nullité du contrat et de réclamer. avant le sinistre. Si. par application du principe indemnitaire. En outre. de la part de l’assuré. après sinistre.

par celles des autres polices d’assurances souscrites sur ce même bien (article 33 de l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995). La législation prévoit en effet une réduction des indemnités en cas de sinistre s’il s’avère qu’il y a une insuffisance dans les capitaux assurés (règle proportionnelle de capitaux) ou si les déclarations faites à la souscription ne sont pas conformes à la réalité du risque (règle proportionnelle de prime). La perte des loyers.3. conformément aux dispositions applicables. Plus précisément. la règle dite règle proportionnelle de capitaux s’applique s’il résulte des estimations que la valeur du bien assuré excédait. 6. elles seront complétées. si les garanties de cette assurance s’avèrent insuffisantes. éprouvée par le propriétaire. l’assuré doit alors supporter la totalité de l’excédent en cas de sinistre total et une part proportionnelle du dommage en cas de sinistre partiel.5 La règle proportionnelle La règle dite proportionnelle a vocation à s’appliquer. en cas d’insuffisance d’assurance au regard de la valeur garantie. jusqu’à concurrence de la valeur d’un bien assuré.3. la plus favorable reste la seule valable. l’indemnité est alors réduite dans la proportion des primes payées par rapport aux primes réellement dues pour les risques considérés. et la privation de jouissance doivent être garanties à concurrence d’une somme égale au moins à une année des loyers considérés. Les capitaux assurés sur chaque article doivent correspondre à la valeur des risques. faute de quoi l’indemnité sera réduite dans la proportion de la prime payée par rapport au montant d’une année des loyers considérés à la date du sinistre. Si plusieurs assurances sont contractées. la somme garantie. le contrat doit être réajusté pour l’avenir (alinéa 3 de l’article 19 de l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995). au jour du sinistre. la règle proportionnelle de prime aura à s’appliquer si. En outre. De la même façon. Toutefois. 82 . après sinistre. sauf convention contraire (article 32 de l’ordonnance n° 95-07 du 25 janvier 1995).4) Le cumul d’assurances Tout assuré ne peut souscrire qu’une seule assurance de même nature pour un même risque. l’assureur constate qu’il y a eu omission ou déclaration inexacte de la part de l’assuré. par rapport aux existants au moment du sinistre.

L ’assuré peut toujours souscrire une assurance de risque locatif supplémentaire. La règle proportionnelle ne s’applique pas aux assurances de responsabilité dont l’assuré ne peut à l’avance connaître l’étendue. S’il y a pluralité d’occupants. • Il ne sera pas fait application de la règle proportionnelle au locataire ou occupant partiel s’il est constaté qu’au jour du sinistre. payant un taux de prime égal ou inférieur et réparti au prorata des insuffisances constatées.Guide des Assurances en Algérie En ce qui concerne la responsabilité des locataires ou occupants (risque locatif). alors le dommage est réglé dans la proportion qui existe entre la somme assurée et le montant de cinquante fois le loyer des douze mois précédant le sinistre (charges et prestations non comprises) ou de cinquante fois la valeur locative annuelle. Les excédents d’assurances qui pourraient être constatés au jour du sinistre sur un ou plusieurs articles. pour couvrir la responsabilité éventuelle qui excéderait le minimum ci-dessus décrit. vétusté déduite. des locaux occupés par lui n’excède pas le montant du capital assuré. réunis ou groupés dans des conditions telles qu’aucun des bâtiments composant l’établissement ne soit séparé du bâtiment le plus voisin par une distance supérieure à 200 mètres. concourant à la même exploitation. vétusté déduite). c’est-à-dire en cas de recours des voisins et des tiers . Le report des excédents n’est possible que pour les articles garantissant les risques d’un même établissement. il y a lieu d’appliquer la règle proportionnelle dans les cas suivants : • Si les bâtiments sont loués ou occupés par un seul locataire. de recours des locataires contre le propriétaire . lorsque l’assuré n’a pas fait garantir une somme au moins égale à cinquante fois le montant de son loyer annuel (charges et prestations non comprises) ou de la valeur locative annuelle. de perte des loyers (assurance souscrite par le locataire). seront reportés sur l’ensemble des autres articles insuffisamment assurés. lorsque la somme assurée est inférieure à la valeur totale de ces bâtiments (valeur de reconstruction au jour du sinistre. Sera considéré comme un seul établissement un risque ou un ensemble de risques appartenant au même propriétaire ou à la même société. la valeur de reconstruction. non soumise à la règle proportionnelle. soumis à la règle proportionnelle. si aucun loyer n’a été fixé. 83 .

6.3.4

Les risques techniques

6.3.4.1 Les contrats tous risques chantiers (TRC) et tous risques montage (TRM) Les contrats tous risques chantiers et tous risques montage concernent l’assurance des entreprises et font partie des «risques techniques». 1) L ’objet de la garantie a) Les garanties avant réception provisoire Toutes pertes ou dommages subis par les biens suivants (alors qu’ils se trouvent sur le lieu du chantier, appartenant à l’assuré ou dont il a la garde, la détention ou la possession) : 1. L ’ouvrage, objet du marché spécifié aux conditions particulières, jusqu’à sa réception provisoire.

2. L ’ouvrage provisoire prévu à ce marché ou nécessaire à son exécution. 3. Les matériaux sur chantier pour l’exécution du marché. 4. Les matériels et installations de chantier utilisés pour l’exécution du marché. b) Garanties après réception provisoire (période dite de maintenance) L ’assurance couvre pendant la période de maintenance, dans les limites des conditions prévues dans le contrat de travaux, la responsabilité de l’assuré pour les pertes physiques ou les dommages à l’un quelconque des biens assurés, qu’il s’agisse d’ouvrages définitifs ou provisoires, survenant pendant la période de maintenance et dus à un acte ou à une omission commis par l’assuré sur le chantier pendant la période des travaux ou lorsqu’il revient sur le chantier pour l’accomplissement des obligations contractuelles qui lui incombent conformément au marché. La responsabilité totale de l’assureur n’excédera en aucun cas la valeur des objets assurés portée dans les conditions particulières. L ’assureur sera également responsable de tous frais de procès encourus avec son consentement donné par écrit pour la contestation de toute réclamation.
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c) Risques couverts pendant toute la période de validité du contrat Sont garanties depuis l’ouverture du chantier jusqu’à la réception définitive des travaux les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile délictuelle ou quasi-délictuelle pouvant incomber à l’assuré, en raison des dommages corporels et/ou matériels et des dommages immatériels qui en sont les conséquences à la suite d’accidents causés à un tiers, imputables à l’exécution de l’ouvrage et trouvant leur origine sur le lieu du chantier, étant précisé que les participants au marché et/ou aux travaux ayant la qualité d’assurés sont considérés comme tiers entre eux, mais seulement en ce qui concerne les dommages corporels (suivant la clause de la responsabilité civile croisée). Par disposition particulière, la garantie peut être étendue à certaines conséquences pécuniaires de la responsabilité civile pouvant incomber à l’assuré en raison des dommages corporels, matériels et immatériels qui en sont les conséquences mises conventionnellement à sa charge par les clauses et conditions du marché. On entend par «accident» pour l’application de la garantie tout événement soudain et extérieur à la victime et à la chose endommagée, y compris l’incendie, l’explosion, constituant la cause d’une atteinte corporelle à un être vivant ou d’une détérioration, destruction ou perte d’une chose ou substance. Ne peuvent donc en aucun cas être considérés comme constituant un accident les dommages résultant d’une façon normalement prévisible et inéluctable de la nature même de l’activité de l’assuré ou des modalités d’exécution des travaux effectués par lui. 2) Les exclusions relatives aux dommages à l’ouvrage Sont exclus des garanties : 1. La franchise qui est indiquée aux conditions particulières et qui est à la charge de l’assuré pour chaque sinistre.

2. Les pertes indirectes, de quelque nature que ce soit, y compris les pénalités contractuelles, les pertes causées par des retards de non-exécution du contrat, la perte du contrat, sauf stipulation contraire. 3. Les pertes ou les dommages dus à des erreurs de conception, de calcul ou de plan, sauf stipulation contraire.
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4. Les frais engagés pour la rectification ou la réparation de fautes d’exécution sans que des dommages soient survenus. 5. Les frais encourus pour remplacer des matériaux et/ou rectifier des malfaçons ou une mauvaise exécution des travaux. 6. Les pertes ou dommages aux biens assurés causés par/ou résultant d’un bris ou dérangement électrique ou mécanique. Cette exclusion ne s’appliquera cependant qu’à la partie ou aux parties de l’ouvrage directement perdues ou non, aux parties de l’ouvrage directement perdues ou endommagées suite à ce bris ou dérangement. Il est précisé également que cette exclusion ne s’appliquera pas pendant les périodes d’essais à vide et en charge. 7 . Les pertes ou dommages causés aux véhicules immatriculés pour la circulation sur les voies publiques, aux engins flottants ou aux aéronefs.

8. Les pertes ou dommages aux dossiers, dessins, comptes, factures, espèces monétaires, timbres, actes, titres de créance, billets de banque, valeurs ou chèques. 9. Les pertes découvertes à l’occasion d’un inventaire. 3) Les exclusions relatives à la responsabilité civile Sont exclus des garanties : 1. Les dommages corporels provenant d’accident de travail dont seraient victimes toutes personnes au service de l’assuré, au cas où la législation en la matière serait applicable.

2. Du fait de dommages causés aux biens appartenant à ou se trouvant à disposition, sous la garde ou sous la surveillance des entrepreneurs, du maître de l’œuvre ou de toute autre entreprise exécutant des travaux prévus au contrat. 3. Du fait d’accidents causés par des véhicules immatriculés pour la circulation sur les voies publiques, des engins flottants ou des aéronefs. 4. Du fait d’un accord quelconque par lequel l’assuré se serait engagé à payer une somme quelconque sous forme d’indemnité ou autre, sauf dans le cas où cette responsabilité existerait indépendamment de tout accord semblable.
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comme l’introduction. comme le coup du bélier. et pendant toute la durée du leasing ou du crédit-bail aux frais financiers restant à la charge de l’assuré après un sinistre garanti au titre du contrat. lorsqu’il s’agit de biens n’appartenant pas à l’assuré et dès lors qu’elles sont en état normal de fonctionnement. pour les dommages dus : 1. Cette formulation revêt la forme très large des contrats «tous risques sauf».4. 2.3. En effet. la malveillance des préposés ou de tiers. à des causes externes. les dommages d’origine électrique. pour les biens acquis en leasing/crédit-bail.. le grippage. Les événements garantis peuvent être étendus. etc.2 Les risques «bris de machine» (BDM) et «matériel informatique» (TRI) Le bris de machine et du matériel informatique (tout risque informatique) concerne également l’assurance des entreprises et fait partie des «risques techniques» qui comprennent également les pertes d’exploitation après bris. l’inexpérience. les déséquilibres des organes rotatifs. 1) Le bris de machines a) L ’objet de la garantie La garantie concerne les dommages matériels directs causés par le bris. comme la maladresse. seuls les dommages figurant dans la liste des exclusions du contrat ne seront pas couverts. la négligence. 3. à des causes internes. la survitesse.Guide des Assurances en Algérie 6. la destruction ou la détérioration atteignant de façon soudaine et fortuite les machines assurées après transfert de la propriété ou après réception et essais. à des facteurs humains. 87 . la force centrifuge. Les machines sont assurées lorsqu’elles sont au repos ou en exploitation. Les risques bris de machines et informatiques peuvent être couverts dans le cadre de contrats spécifiques ou bien de contrats multirisques tout en conservant la même philosophie. la chute ou le heurt de corps étrangers.

chute à l’eau. le risque nucléaire. 6. etc. les pertes et les dommages aux produits ou fluides nécessaires au fonctionnement des machines. aux dommages résultant d’un incendie ou d’une explosion d’origine extérieure. les parties non métalliques. par leur fonction. ne sont pas couverts : 1. 88 . 2. 4. aux dommages résultant d’un accident de circulation : collision. vendeur ou loueur.b) Les exclusions En dehors des exclusions générales applicables à tous les contrats d’assurance dommages comme la guerre étrangère. 10. 11. matériels ou immatériels. les indemnisations dues aux causes externes précitées (voir supra) sont étendues : 1. les dommages dus à l’usure. de l’action d’une tentative de vol ou de la disparition des machines assurées. la guerre civile. Toutefois. 7 .. 5. Cas particulier des machines mobiles Pour ce type de machines (matériels mobiles. renversement. 9. 2. 3. 8. les moules et modèles. les dommages résultant d’un incendie ou d’une explosion d’origine extérieure. les parties en verre. ainsi que les dommages consécutifs. le coût des réparations provisoires et les dommages en résultant. de l’action des liquides de toute nature. la prise en masse ou le durcissement des produits dans les machines. l’assureur peut prendre les dommages en charge et exercer le recours s’il y a lieu. un remplacement périodique (défaut d’entretien). les dommages atteignant les pièces nécessitant. la responsabilité civile. les dommages d’ordre esthétique. à la corrosion. engins et installations de chantiers). les dommages entrant dans le cadre de la garantie contractuelle du constructeur. les dommages indirects.

aux frais de déblaiement nécessaires aux travaux de réparation. que les dommages aient eu lieu en cours de transport chez les clients. par voie terrestre. Outre les exclusions citées. nécessités par les activités d’exploitation. les contrats excluent en général les dommages d’origine interne atteignant les machines de plus de 5 ans au jour du sinistre. Certaines professions (notamment les imprimeries) utilisent des machines reconditionnées. La garantie porte sur les dommages matériels directs causés par détérioration. des biens assurés. c) La valeur à garantir L ’assurance bris de machines porte sur la valeur de remplacement à neuf du matériel. Il convient de rajouter que la formulation «tous risques sauf» prévoit une liste d’exclusions spécifiques que sont : 1. La valeur à prendre en compte13 est alors celle de la date du reconditionnement (rénové). lorsqu’ils se trouvent dans les locaux au lieu d’assurance. hors TVA. en exploitation. dans les lieux de sauvegarde ou dans les locaux au lieu d’assurance.Guide des Assurances en Algérie 3. devant être normalement pris en charge par un contrat de maintenance ou d’entretien. en état normal d’entretien et de fonctionnement. justificatif à l’appui. 2. 2) Les risques informatiques a) L ’objet de la garantie La garantie concerne généralement le matériel informatique de gestion (unités centrales. 13 L’évaluation se fait à dire d’expert pour valider une valeur agréée. standard téléphonique). les frais. 89 . destruction ou vol : 1. à l’occasion de leurs déplacements. Ce dernier est en général désigné aux conditions particulières du contrat. périphériques) et bureautique (télécopieur. des supports informatiques. Les machines sont garanties au repos.

ou commis sans violence. 6. l’assureur peut prendre en charge les dommages et exercer le recours s’il y a lieu. les dommages et frais entrant dans le cadre de la garantie du constructeur. 3. Les événements garantis peuvent être étendus : 1. 4. Il doit être en général désigné aux conditions particulières du contrat. mais il est de plus en plus courant d’assurer une valeur globale sans désignation sachant que l’existence du matériel sera prouvée par une facture produite au moment du sinistre. et notamment ceux résultant de privation de jouissance. b) La valeur à garantir Le matériel doit être assuré en valeur de remplacement à neuf hors TVA. de l’humidité. la détérioration ou la dépréciation normale et progressive des matériels assurés.2. aux intérêts de découvert bancaire lorsque l’assuré ne peut normalement effectuer ses opérations de facturation ou de relance sur facturation déjà réalisée et que cette opération le met dans l’impossibilité de négocier des découverts bancaires. aux frais de reconstitution des supports d’information pour autant qu’il existe une sauvegarde des données perdues. les dommages indirects. 7 . les dommages et frais résultant d’une exploitation ou de modifications des matériels assurés non conformes aux normes des constructeurs ou fournisseurs des matériels et équipements. aux frais supplémentaires d’exploitation destinés à maintenir l’activité de l’assuré pendant l’indisponibilité de son matériel. vendeur ou loueur. 90 . 2. les dommages résultant de la sécheresse. de la corrosion ou de la présence de poussières. sauf si ces événements sont consécutifs à un dommage matériel subi par l’installation de la climatisation. 5. chômage. l’usure. d’un excès de température. ralentissement de la production. les vols commis sans escalade ou effraction des locaux renfermant les biens assurés. augmentation de son coût ou inexécution de contrats. 3. Toutefois.

et remplacent les pouvoirs publics dans l’organisation de l’indemnisation. 2. 2. pour toute opération de cession ou location d’un bien immobilier. tous les contrats excluaient les dommages dus aux catastrophes naturelles («tous risques chantier» et «tous risques montage»). Elle vise d’abord les biens des particuliers. Y sont tenues les personnes physiques ou morales propriétaires d’un bien immobilier construit ainsi que celles exerçant une activité industrielle et/ou commerciale. l’exclusion de toute indemnisation des personnes n’ayant pas satisfait à l’obligation d’assurance.3. majorée de 20 %. leur capacité financière pourrait être élargie par la réassurance et la constitution de réserves. une obligation d’assurance a été édictée. le paiement d’une amende égale au montant de la prime à payer. Le système bénéficie du soutien financier de l’Etat en cas de déséquilibre des résultats (garantie de l’Etat accordée à la CCR). Après les conséquences catastrophiques des inondations de Bab El Oued et du tremblement de terre de Zemmouri. La loi sur les assurances de 1980 a introduit la couverture des CAT-NAT (pour catastrophes naturelles) dans le cadre du contrat «incendie». un fonds d’indemnisation des victimes des calamités naturelles (FCN). L ’ordonnance de 1995 a étendu la possibilité de couvrir les risques de catastrophes naturelles à l’ensemble des contrats d’assurance «dommages». Cependant. 91 . Un document justifiant la satisfaction de l’obligation d’assurance est exigé : 1. Par ailleurs.5 Les assurances CAT-NAT Jusqu’au début des années 1980. Le non-respect de cette obligation d’assurance par les personnes assujetties entraîne les sanctions suivantes : 1. Les assureurs algériens sont de la même façon obligés d’accorder la couverture des risques de CAT-NAT. mais également les biens industriels et commerciaux. depuis 1990. il existe.Guide des Assurances en Algérie 6. Il ne s’agissait jusqu’alors que de la couverture des risques d’entreprise. pour toutes déclarations fiscales effectuées par les personnes assujetties à cette obligation.

Les mouvements de terrain (déplacements du sol ou du sous-sol par l’action d’agents naturels tels que séismes. 6.3.2 Les personnes concernées L ’assurance en cause couvre toute personne physique ou morale : 1. résultant de fortes pluies ou d’orages).3 Les biens concernés L ’assurance ne concerne que les dommages directs aux : 1.3. neige. 3. biens immobiliers. équipements et marchandises des assurés exerçant une activité commerciale ou industrielle. .1 Les événements concernés 1. exerçant une activité commerciale ou industrielle (bâtiment + contenu). Tempêtes et vents violents. digues et réseaux d’assainissement. 3. aux sols et cheptel vif hors bâtiment. sont exclus du champ d’application de ce dispositif : • • • 92 les dommages causés aux récoltes non engrangées. les dommages subis par les corps de véhicules aériens et maritimes. 3. les dommages causés aux véhicules terrestres à moteur. propriétaire d’un bien immobilier. ruissellements. 2.5.3. sécheresse. pluie. Le tremblement de terre.6. aux cultures. 4. débordements et ruptures d’ouvrages tels que barrages. Les inondations et coulées de boue (débordements de cours d’eau de toutes natures.5. pour le bâtiment (contenu exclu). remontées de nappes phréatiques. action de la mer). ainsi que les marchandises transportées.5. 2. 6. 2. l’Etat reste son propre assureur.

de 50 % pour les installations industrielles et/ou commerciales et leur contenu.5. Concernant les biens immobiliers.Guide des Assurances en Algérie L ’indemnisation des assurés au titre de la garantie contre les effets de catastrophes naturelles n’intervient que dans les conditions suivantes : 1. Il s’agit d’un taux appliqué au capital assuré. expertise des dommages subis.3.3. ce qui donne un découpage où certaines wilayas figurent plusieurs fois : 93 . Pour les installations industrielles et/ou commerciales et leur contenu.3.5 L’estimation des biens Ici s’appliquera le principe indemnitaire.5. elle est d’ordre public. 2.6 Le tarif Le tarif est imposé par les pouvoirs publics.5. Enfin. de l’exposition aux risques inondation et mouvements de terrain. de l’exposition au risque tempête. c’est-à-dire la valeur de reconstruction ou de remplacement après déduction de la vétusté et des valeurs résiduelles. déclaration de l’Etat de catastrophe naturelle par un arrêté interministériel. mais les assureurs conservent la liberté de fixer les frais et coûts de police. la valeur assurée est la valeur choisie par l’assuré sans pouvoir être inférieure au «prix normatif» fixé par arrêté ministériel. la valeur est celle choisie par l’assuré. Le plafond pour les biens immobiliers est de 80 % de la valeur assurée. 6. 6. Quant à la franchise. 6. Ce taux est déterminé en fonction de l’exposition au risque sismique selon 5 zones. les communes ont été classées selon le risque sismique. la franchise est de 2 % des dommages avec un minimum de 30 000 dinars et de 10 % des dommages concernant les installations industrielles et/ou commerciales et leur contenu.4 La valeur assurée Pour les biens immobiliers.

Wilayas Adrar Zone sismique 0 2a 2b 3 2a 3 2a 1 0 2a 1 2b 3 2a 2a Wilayas Boumerdès Boumerdès Chlef Chlef Chlef Constantine Djelfa El Bayed El Oued El Tarf Ghardaïa Guelma Illizi Jijel Khenchela Zone sismique 2b S3 2a 2b 3 2a 1 1 0 2a 0 2a 0 2a 1 Wilayas Mascara Mascara Médéa Médéa Médéa Mila Mostaganem Mostaganem Mostaganem M’sila M’sila Naâma Oran Ouargla Oum El Bouaghi Zone sismique 1 2a 1 2a 2b 2° 2a 2b 3 1 2a 1 2a 0 1 Wilayas Relizane Relizane Saïda Sétif Sidi Bel Abbès Skikda Souk Ahras Tamanrasset Tébessa Tiaret Tindouf Tipaza Tissemsilt Tizi Ouzou Tizi Ouzou Zone sismique 2b Aïn Defla Aïn Defla Aïn Defla Aïn Témouchent 3 1 2a 1 2a Alger Annaba Batna Béchar Béjaïa Biskra 1 0 1 1 0 Blida Blida 3 2 Bordj Bou Arréridj Bouira 2a 2b 94 .

Les contrats multirisques habitations peuvent être commercialisés auprès des particuliers par les réseaux traditionnels ainsi que par les établissements financiers.05 0. vol.3.1 Contrat multirisques habitations Contrairement à d’autres pays. Pour un exemple. bâtiments d’habitation.25 La prise en compte de la vulnérabilité aux autres risques (tempêtes.30 0. les assurances de dommages aux biens : incendie et risques annexes.15 0.20 0. l’assurance «multirisques habitations» n’est pas obligatoire. Les différents risques garantis sont les suivants : 1. les mêmes que celles qui concernent les garanties souscrites individuellement dans les contrats d’assurance décrits plus haut. voir tableau récapitulatif du tarif de base applicable à l’assurance des risques CAT-NAT. 95 .05 0.6.75 0.05 0. occupation. dégâts des eaux.50 0. réquisition des locaux contenant les biens assurés. inondations.3.6 Les multirisques Les règles qui s’appliquent aux contrats multirisques sont.11 0.35 Construction non conforme ou non vérifiée 0.15 0. ci-dessous. glissements de terrain) donne lieu à des majorations tarifaires.Guide des Assurances en Algérie Il existe un tarif risques commerciaux et industriels et un tarif bâtiments d’habitation. 6. évacuation. 6.26 0. 2. sauf spécification contraire. Taux exprimé en pour mille des capitaux assurés Construction conforme aux règles parasismiques Zone 0 Zone 1 Zone 2a Zone 2b Zone 3 Construction conforme aux règles parasismiques antérieures 0.10 0. bris des glaces. les assurances de responsabilités : responsabilité civile du chef de famille.18 0.

convention «pertes indirectes». bris des glaces et enseignes lumineuses. incendie. honoraires d’expert. convention «valeur à neuf». frais de démolition et de déblais.Concernant les garanties supplémentaires : privation de jouissance.6. 96 . 3. 6. 2. convention «intoxications alimentaires». Concernant les garanties supplémentaires : frais et pertes supplémentaires. les risques garantis sont les suivants : 1. garantie «défense et recours».2 L’assurance «multirisques professionnels» Dans les contrats multirisques professionnels. convention «pertes indirectes». Pour garanties complémentaires : convention «valeur à neuf».3. voyage et villégiature. Pour les garanties complémentaires : convention «tempêtes et grêle sur les toitures». explosion et risques annexes. frais de déplacement et de replacement des objets mobiliers. dégâts des eaux. garantie défense et recours. 4. pertes des loyers. 6. 5. convention «tempêtes et grêle sur les toitures». vol et vandalisme. responsabilité civile liée à l’exploitation.

Recours des locataires explosions et risques annexes 6. matériel.Embellissements.Privation de jouissance ci-dessus : X % du montant de .Perte de loyers l’indemnité .Marchandises. marchandises. compris dans la civile et défense Dommages corporels garantie «dommages corporels» et recours . marchandises.Détériorations immobilières (y compris celles causées De X % à l’installation d’alarme) Franchise X 000 DA .Guide des Assurances en Algérie Un tableau des garanties est généralement établi sur le modèle suivant : Evénements Définition des garanties assurés 1.Extension de garantie : honoraires d’expert Bris de glaces 4.Pertes indirectes incendieexplosions 97 . 3.Défense et recours .Intoxications alimentaires X 0 000 DA . matériels et mobiliers cas) personnel Globalement.Recours des voisins et des tiers Compris dans le montant global eaux . le montant spécifié aux Recours des locataires conditions particulières Dégâts des .Honoraires d’expert A concurrence du montant des 8.Limitation spéciale : risques électriques (moyennant dommages avec un maximum de surprime) X 000 000 DA X % du montant de l’indemnité Le montant spécifié aux conditions particulières .Dommages corporels X 000 000 DA Dommages matériels et immatériels consécutifs X 00 000 DA Responsabilité Extension de garantie : moyennant surprime de 50 % X 00 000 DA.Privation de jouissance Incendie.Bâtiment et/ou responsabilité locative 2.Perte de loyers Selon définition des objets de la convention spéciale A concurrence du montant spécifié aux conditions particulières Le pourcentage fixé aux conditions particulières Garantie Selon mention spéciale aux conditions particulières complémentaire .Machines de bureau A concurrence de X0 % Vol .Embellissements. mobilier personnel sauf Le montant spécifié aux conditions machines de bureau particulières . matériels et mobiliers personnels.Bâtiments et/ou responsabilité locative Franchise X 000 DA (dans tous les . 5.Recours des voisins et des tiers Montants assurés par sinistre A concurrence du montant réel des dommages Le montant spécifié aux conditions particulières Une année de valeur locative ou une année de loyer Une année de loyers A concurrence du montant des dommages avec un maximum de X 00 000 DA 7.

2) Assurance «FAP SAUF» Dans l’assurance «FAP SAUF». dans les conditions déterminées par la police. les dommages et pertes matériels. renversement. débâcle de glaces . rupture de digues ou de conduites d’eau . échouement ou naufrage de l’embarcation ou du navire transporteur . de débarquement ou de transbordement . tunnels. heurt du navire ou de cette embarcation contre un corps fixe. 1) Assurance «tous risques» Dans l’assurance «tous risques». nous nous bornerons ici à décrire les principaux modes d’assurance des facultés maritimes. raz de marée . écroulement de bâtiments. sont aux risques de l’assureur. explosion . chute d’arbres . ou autres ouvrages d’art . éboulement . les dommages et pertes matériels. débordement de fleuves ou de rivières . ainsi que les pertes de poids ou de quantités causés aux objets assurés. heurt .3. inondation . incendie . par un des événements figurant dans l’énumération limitative ci-après : abordage.7. soit aux conditions «tous risques». chute du colis assuré lui-même pendant les opérations maritimes d’embarquement.7 Les assurances transports 6. éruption volcanique et tremblement de terre. ponts. cyclone ou trombe caractérisé . avalanche .3. ainsi que les pertes de poids ou de quantités causés aux objets assurés tant par un des événements prévus dans les conditions générales de la police d’assurance que par fortunes de mer ou événements fortuits ou de force majeure. mobile ou flottant. y compris les glaces . déraillement . voie d’eau ayant obligé le navire à entrer dans un port de relâche et à y décharger les trois quarts au moins de sa cargaison . soit aux conditions «franc d’avaries particulières sauf (FAP SAUF)». foudre . elles sont assurées aux conditions «FAP SAUF». Les facultés couvertes par la police peuvent être assurées. 98 . sont aux risques de l’assureur dans les conditions déterminées par la police. chute ou bris du véhicule de transport .6. A défaut de stipulation expresse accordant la garantie «tous risques».1 Les facultés maritimes Les assurances des transports maritimes étant régies par le droit commercial international.

2 Autres assurances transports 1) Les facultés aériennes et facultés terrestres Ce sont les marchandises transportées par voie aérienne ou par voie terrestre (routes ou trains). et les parties demeurent toujours libres de convenir de tout autre mode d’assurance. Toutes les autres dispositions des conditions générales de la police. la responsabilité des propriétaires et navigants. ainsi qu’en cas de fuite du capitaine. l’assureur interviendra au bénéfice de l’assuré pour accorder cette garantie. même en cas de relâche forcée ou de changement forcé de route. L ’assureur garantit. 2) Les corps de navire Il s’agit des assurances des navires eux-mêmes. supertankers et méthaniers. l’assuré doit fournir une garantie pour éviter ou pour lever la saisie des biens assurés. les frais nécessaires et raisonnables exposés par suite d’un risque couvert pour préserver les biens assurés contre un risque imminent garanti ou en atténuer les conséquences. les corps de navires de passagers et les bateaux de plaisance. Les risques de l’assureur commencent au moment où les facultés assurées. des gens de mer ou des pilotes. Les contrats «corps de navire» sont des multirisques couvrant. On distingue les corps de pêche. Les risques à la charge de l’assureur demeurent couverts dans les mêmes conditions.7. outre les navires eux-mêmes. 99 .Guide des Assurances en Algérie 3) Dispositions communes aux deux modes d’assurance Sont également aux risques de l’assureur. individuels ou en flottille. Si en raison de la résiliation d’un risque couvert. de voyage ou de navire. conditionnées pour l’expédition. sont également communes aux deux modes d’assurance. quittent les magasins au point extrême de départ du voyage assuré et finissent au moment où elles entrent dans les magasins du destinataire ou de ses représentants ou ayants droit. à moins qu’elles ne résultent d’un risque exclu. en outre. 6. la contribution des objets assurés aux avaries communes. incluant les tankers. sauf indication contraire.3. au lieu de destination dudit voyage. les corps de commerce.

1 Assurance retraite 1) Le risque C’est une épargne souscrite à titre individuel ou par adhésion à un groupe. 2) La couverture a) La retraite anticipée Une retraite anticipée avant l’âge de 60 ans est possible pour les assurés âgés de 50 ans. de la motorisation et de l’usage. 100 . Dans les deux cas (rente ou capital).4 Les assurances de personnes Par opposition aux assurances de biens. en cas de vie.4. le contrat comprend une clause permettant de rembourser les cotisations versées ou l’épargne acquise lors du décès prématuré de l’assuré. ce sont des contrats d’assurance classiques (assurances maladie et accident).1 Assurance en cas de vie 6. ce sont des contrats d’assurance et des contrats d’épargne.4. en cas de décès ou par une combinaison des deux dans les contrats mixtes. d’autres assurances couvrent les personnes. Le contrat peut prévoir au choix de l’assuré le versement d’une retraite complémentaire à 60 ans sous forme de rente viagère sous forme de capital. 6. en cas de maladie ou en cas d’accident corporel. On peut les distinguer selon leurs couvertures : 1.3) Les corps d’aéronefs On distingue les corps d’aéronefs en fonction de la taille. 2.1. 6.

Dans le dernier cas.1. tout assuré classé par la Sécurité sociale dans la catégorie du troisième groupe. de la durée du contrat et de l’âge au moment de la souscription. b) L ’invalidité permanente totale Est considéré comme atteint d’une invalidité permanente et totale. 3) Les garanties complémentaires Le décès consécutif à un accident : lorsque le décès de l’assuré est consécutif 101 . elle est payable à terme échu le premier jour du trimestre civil. etc. Elle peut être unique ou périodique.4. 2) Les garanties de base a) Le décès En cas de décès de l’assuré. Elle peut être contractée dans le cadre d’une convention collective couvrant par exemple une catégorie de personnel (cadres.Guide des Assurances en Algérie b) La réversion de la rente Une pension de réversion égale à 60 % de la pension de l’assuré décédé peut être versée au bénéficiaire désigné dans le contrat. cadres supérieurs.).2 Les assurances de groupe 1) Le risque Le contrat d’assurance de groupe est souscrit par une personne morale ou chef d’entreprise en vue de l’adhésion d’un ensemble de personnes répondant aux conditions définies au contrat pour la couverture d’un ou plusieurs risques relatifs aux assurances de personnes. c) La cotisation La cotisation en cause dépendra de la rente choisie. La compagnie verse à l’assuré par anticipation le capital prévu en cas de décès. peut être une couverture d’activité commune de caractère non professionnel ou encore une couverture à caractère économique telle que les opérations de crédit. 6. le paiement d’un capital est garanti au(x) bénéficiaire(s) désigné(s).

La rentes éducation : suite au décès de l’assuré. l’entrée sur 102 . A titre d’exemple.4. La maladie et soins annexes : cette assurance garantit le remboursement des frais de traitements médicaux occasionnés par une maladie ou un accident dont l’assuré pourrait être atteint ou victime. Cette assurance répond au besoin de préserver la famille pendant quelques années. la maladie et une assistance à l’étranger pour le rapatriement de la personne ou du corps.à un accident.2 Assurance temporaire décès Ce contrat prévoit le versement au bénéficiaire désigné d’un capital au décès de l’assuré. 6. C’est une assurance qui n’est pas obligatoire mais qui s’impose en fait. le décès devant survenir avant une date déterminée. est dans l’obligation de cesser son activité. 6. Il existe également des temporaires décès au capital décroissant. l’assurance lui garantit une rente d’invalidité.3 Individuelle voyages Il s’agit d’une assurance qui couvre le décès. L ’incapacité temporaire : l’assurance garantit le paiement d’une indemnité quotidienne à l’assuré qui.4. L ’invalidité permanente et totale de l’assuré entraîne le paiement anticipé du capital si elle survient avant le terme du contrat et avant l’âge de 60 ans. L ’invalidité : lorsque l’assuré est atteint d’une incapacité permanente de travail qui ne lui permet plus de tirer un revenu de son travail. il sera réglé un capital supplémentaire cumulable aux garanties citées ci-dessus. Le décès consécutif à un accident de la circulation : lorsque le décès de l’assuré est consécutif à un accident de la circulation. par exemple aussi longtemps que les enfants ne sont pas élevés. par suite d’une maladie ou d’accident. un capital supplémentaire sera versé au(x) bénéficiaire(s). particulièrement indiquées lorsque le contrat est souscrit en garantie d’une dette amortissable. ces rentes sont destinées à faire face à l’entretien des orphelins jusqu’à l’âge de 18 ou 21 ans ou jusqu’à la fin des études.

103 .4 Individuelle accident 6. 6. La garantie est valable dans le monde entier pour les indemnités dues en cas de décès ou d’incapacité permanente.3.1 Le risque Ce contrat a pour objet de garantir le paiement des sommes assurées dans les cas où l’assuré serait victime d’accidents tant au cours de sa vie professionnelle qu’en dehors de celle-ci.4. le capital convenu ou une proportion de ce capital déterminée d’après le barème des invalidités fixé au contrat. Frais de rapatriement : la compagnie garantit les frais de rapatriement du corps de l’assuré décédé à la suite d’un accident couvert et dans les limites fixées au contrat.3. 6. Infirmité permanente : lorsque l’accident entraîne une infirmité permanente dans les douze mois qui suivent l’accident. soit immédiatement soit dans un délai maximum d’un an à compter de l’accident.4.4. Il importe de souligner que l’événement dommageable est défini comme toute atteinte corporelle non intentionnelle de la part de l’assuré. selon le degré de cette infirmité. la compagnie verse le capital convenu au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) au contrat. C’est une assurance qui est de fait limitée dans le temps. il est versé à l’assuré.2 La couverture Décès : si l’assuré décède suite à un accident.4.1 Le risque C’est un contrat qui garantit l’assuré en cas d’accidents survenus en cours de voyages. 6.4. et provenant de l’action soudaine d’une cause extérieure. privés ou d’affaires.Guide des Assurances en Algérie le territoire Schengen ne peut se faire que sur la production d’une attestation d’assurance spécifique couvrant les frais médicaux et le rapatriement.

mais au plus jusqu’au 365e jour qui suit l’accident. il lui sera versé l’indemnité journalière convenue. à compter du point de départ stipulé et jusqu’à guérison ou consolidation. selon le degré de cette infirmité. Incapacité temporaire : lorsque l’assuré est dans l’impossibilité d’exercer son activité. dans les douze mois qui suivent l’accident.2 La couverture Décès : si l’assuré meurt des suites d’un accident. Infirmité permanente : lorsque l’accident entraîne une infirmité permanente. soit immédiatement soit dans un délai maximum d’un an à compter de l’accident. Frais médicaux : la compagnie assure le remboursement à l’assuré des dépenses engagées jusqu’à concurrence des limites fixées. le capital convenu ou une proportion de ce capital déterminée d’après le barème des invalidités fixé au contrat. il est versé à l’assuré.4.4. 104 . la compagnie verse le capital convenu au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) au contrat.6.

Ces simples chiffres montrent à l’évidence que ce sont en fait les autres branches qui subventionnent la branche automobile.Guide des Assurances en Algérie CHAPITRE 7 LES SINISTRES D’ASSURANCES 7. S’agissant de la mortalité due aux accidents de la route. alors qu’elle atteint le chiffre record de 10 pour 10 000 véhicules en Algérie. devant la CAAT (22 %) et la CAAR (16 %). ministère des Finances. Le montant des indemnisations pour la branche automobile a été de 18 milliards de dinars en 200714 sur un total toutes branches d’un peu plus de 25 milliards. qui sont les paramètres qui participent le plus à l’amélioration de la sinistralité exprimée comme le rapport entre les coûts des sinistres et les encaissements de primes.1 Introduction En matière de sinistralité. 2007. la branche automobile totalise 71 % des règlements du marché. 105 . la SAA est en tête du palmarès avec 34 % des indemnisations. L ’impact des sinistres des autres branches d’assurance est amoindri par leur prise en charge par les réassureurs dans le cadre des traités ou des contrats facultatifs. l’état des routes. rapport annuel. Avec une part de marché de 46 %. Le développement du marché entier nécessite sans doute une revalorisation des tarifs de responsabilité ainsi qu’une révision des procédures de gestion et de contrôle. D’autres facteurs peuvent paraître déterminants tels que l’éducation des conducteurs. soit plus des 2/3 des sinistres pour moins de la moitié des primes. l’état des véhicules. et pour finir la vétusté du parc automobile. en 2007 . Par société. elle est de 1. la branche automobile occupe une place encore trop importante. la qualité des pièces détachées et des réparations.4 pour 10 000 véhicules en France. 14 Chiffres. direction des assurances.

7. Si l’accident a mis en cause plusieurs auteurs. En tout état de cause. dans les 7 jours ouvrables de la date à laquelle il a eu connaissance d’un sinistre affectant l’une des garanties souscrites.2. à la déclaration du sinistre.2 Le droit des victimes Les victimes d’un accident de la circulation disposent d’un droit à indemnisation contre l’auteur du dommage.7. En cas de contestation de l’évaluation des dommages. l’assuré a la possibilité de se faire assister par un expert. sauf cas fortuit ou de force majeure. S’il s’agit d’un vol. aura un recours contre les autres coauteurs pour obtenir le remboursement correspondant à leur part de responsabilité dans l’accident. ceux-ci sont responsables in solidum envers la victime qui peut donc s’adresser à n’importe lequel des coauteurs pour lui demander réparation de manière intégrale. L ’indemnisation versée par l’assureur ne pourra être supérieure à la valeur des biens garantis au jour du sinistre : c’est le principe indemnitaire défini par la loi. 106 . ce délai est réduit à 3 jours ouvrables. l’assuré doit. ils font appel à un troisième et opèrent en commun et à la majorité des voix. Les dommages sont évalués de gré à gré par un expert.2.2.1 Indemnisation des dommages matériels Le bénéficiaire de l’indemnité est le propriétaire du véhicule assuré. Si les experts de l’assureur et de l’assuré ne parviennent pas à un accord.2 Prise en charge des sinistres de la branche automobile 7. 7.1 L’obligation de déclaration du sinistre Sous peine de déchéance. procéder. Celui qui aura réparé. par écrit ou oralement contre récépissé. le recours ne doit pas priver la victime d’une réparation intégrale.2.

l’assuré conserve à sa charge les franchises correspondantes. déduction faite du prix de l’épave si le véhicule n’est pas réparé.2. Lorsque plusieurs garanties sont mises en jeu à l’occasion d’un même sinistre.Guide des Assurances en Algérie 7. l’assureur verse une indemnité égale à sa valeur vénale. 107 . Si le véhicule est récupéré ultérieurement. On parle de valeur de remplacement (en cas de destruction. sous déduction d’une somme correspondant aux dommages et aux frais garantis. si le véhicule est retrouvé dans un délai de 30 jours à compter de la réception de la déclaration. Si le véhicule n’est pas retrouvé dans le délai de 30 jours à compter de la réception de la déclaration. inférieure à la valeur de remplacement. 7.2. L ’indemnité versée est égale à la valeur du véhicule augmentée des frais engagés pour la récupération du véhicule.2. L ’indemnité est égale au montant des réparations dans la limite de la valeur vénale du véhicule assuré. augmentée des frais engagés par l’assuré pour la récupération du véhicule.2. 7.2 Montant et limite de l’indemnité L ’essentiel de l’indemnisation est celle des dommages directement subis par le véhicule.4 L’application d’une franchise Le plus souvent. la faculté d’en reprendre possession moyennant le remboursement de l’indemnité. à différencier de la valeur vénale qui correspond au prix qu’aurait retiré le propriétaire de la vente de ce véhicule. dans les 30 jours.2. somme nécessaire à l’acquisition d’un bien équivalent).2. l’assuré aura. l’assuré conserve à sa charge une franchise pour tout sinistre mettant en jeu les garanties contractuelles de base et complémentaires. l’assuré s’engage à en reprendre possession.3 Dispositions spécifiques relatives au vol En règle générale.

7.2.2.5 Subrogation Après règlement des indemnités dues au titre des garanties choisies, l’assureur est subrogé dans les droits et actions de l’assuré pour agir contre le responsable des dommages. L ’assureur dispose auprès du responsable d’une action en remboursement des indemnités versées à l’assuré. 7.2.2.6 La sauvegarde des droits des victimes Ne sont pas opposables aux victimes ou à leurs ayants droit : 1. les déchéances à l’exception de la suspension régulière de la garantie pour non-paiement de la cotisation de l’assuré,

2. la réduction de l’indemnité en cas de déclaration inexacte ou incomplète du risque, 3. les exclusions portant notamment sur le défaut ou la non-validité du permis de conduire et le transport des passagers dans des conditions de sécurité insuffisante. Dans tous les cas, l’assureur indemnise la ou les victime(s) ou leurs ayants droit pour le compte du ou des responsable(s). Il exerce ensuite contre celui-ci (ceuxci) une action en remboursement de toutes les sommes versées. 7.2.2.7 Les cas de refus, par l’assureur, de paiement d’un sinistre Le refus de règlement d’un sinistre peut se rencontrer dans deux cas : 1. La nullité du contrat : elle est prononcée en cas de fausse déclaration effectuée de mauvaise foi puisqu’il y a changement de l’objet du risque ou diminution de l’opinion pour l’assureur. Cette nullité du contrat n’assure plus aucune garantie incombant à l’assureur en cas de sinistre. Par ailleurs, l’assureur est en droit de conserver les cotisations encaissées et échues.

2. L ’absence d’assurance : en dépit d’une apparence d’assurance, lors d’un sinistre, l’automobiliste a pu présenter une attestation d’assurance valant présomption d’assurance. Cependant, l’assureur est autorisé à faire tomber
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Guide des Assurances en Algérie

cette présomption en amenant la preuve que la garantie n’est pas due. C’est le cas lorsque la garantie a été suspendue ou que le contrat a été résilié pour défaut de paiement des primes. 7.2.3 L’inopposabilité des restrictions de garanties à la victime

L ’assurance automobile est particulièrement protectrice eu égard à la victime. En effet, la franchise est inopposable à la victime. Cette règle s’explique par le souhait d’éviter à la victime la nécessité d’un double recours : contre l’assureur pour l’essentiel, contre le responsable, probablement insolvable, pour le montant de la franchise.

7.3 Le sinistre dans les autres branches
L ’assurance des biens donne à l’assuré, en cas d’événement prévu par le contrat, le droit à une indemnité selon les conditions d’assurance. Cette indemnité ne peut dépasser le montant de la valeur de remplacement du bien assuré au moment du sinistre. Il peut être stipulé que l’assuré supportera une déduction fixée d’avance sur l’indemnité sous forme de franchise. L ’assurance ne peut être une cause de bénéfice pour l’assuré. En effet, cette dernière ne lui garantit que la réparation de ses pertes réelles ou de celles dont il est responsable. La somme assurée ne pouvant être considérée comme preuve de la valeur, au moment du sinistre, des biens sinistrés, l’assuré est tenu d’en justifier par tous les moyens et documents en son pouvoir, ainsi que de l’importance du dommage. L ’indemnité due à l’assuré, à la suite d’un sinistre, résulte d’un accord amiable entre l’assureur et l’assuré victime du dommage sur l’état et le montant des pertes ou d’une expertise. 7.3.1 Les obligations

En cas de sinistre, l’assuré doit : 1. aviser, par écrit ou verbalement contre récépissé, l’assureur, et ce, dès qu’il
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a eu connaissance du sinistre, et au plus tard dans les sept jours, sauf cas fortuit ou de force majeure, 2. prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour en limiter l’importance, sauvegarder les biens garantis et veiller à leur conservation, 3. observer les obligations dont il a été convenu avec l’assureur et celles édictées par la législation en vigueur, notamment en matière d’hygiène et de sécurité pour en limiter l’étendue, 4. donner toutes les explications exactes concernant ce sinistre et son étendue dans une déclaration qui doit indiquer en outre la date de survenance du sinistre, les circonstances du sinistre, ses causes connues ou présumées, ainsi que la nature et le montant approximatif des dommages, 5. fournir à l’assureur un état estimatif, certifié sincère et signé par lui, des objets assurés endommagés, détruits et sauvés.

7.3.2

Les procédures d’expertise

Lorsqu’une expertise est jugée nécessaire par l’assureur, elle doit être diligentée dans un délai maximum de sept jours à partir de la réception du sinistre. Dans le cas contraire, les deux parties disposent d’un délai de trois mois pour conclure un accord amiable sur la base des documents justificatifs permettant le règlement du sinistre. Au-delà du délai de règlement visé ci-dessus, l’assuré peut réclamer, outre l’indemnité due, des dommages et intérêts. En cas de désaccord sur l’expertise, chacune des parties choisit un expert. Si les experts désignés ne sont pas d’accord, ils s’adjoignent un troisième expert. Les trois experts opèrent en commun et à la majorité des voix. Faute par l’une des parties de nommer son expert ou par les deux experts de s’entendre sur le choix du troisième, la désignation sera effectuée par le tribunal dans le ressort duquel le sinistre s’est produit. Chaque partie paie les frais et honoraires de son expert et, s’il y a lieu, la moitié des honoraires du tiers expert.
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Dans ce cas. les fraudes du deuxième type sont les plus importantes. fraude de «professionnels» pratiquée de façon internationale. La fraude pratiquée par l’assuré. En cas de sinistre.4 La lutte contre la fraude à l’assurance On distingue deux types de fraude à l’assurance : 1.3 Délaissement et sauvetage L ’assuré ne peut faire aucun délaissement des objets garantis. En nombre. sauf convention contraire aux conditions particulières. l’assuré peut réclamer. fournir son rapport dans les trois mois de sa désignation. Au-delà des délais visés ci-dessus. 2.4 Règlement et paiement de l’indemnité L ’assureur est tenu de régler l’indemnité due dans les trente jours qui suivent le dépôt du rapport définitif de l’expert. sans préjudice des poursuites pénales. 111 . La fraude qui relève du grand banditisme. permettant d’identifier et de résilier les contrats des fraudeurs. mais pas forcément en volume où les grosses fraudes pèsent très lourd financièrement. des dommages et intérêts. outre l’indemnité due. les frais nécessaires et raisonnables engagés par l’assuré en vue d’en limiter les conséquences.3.Guide des Assurances en Algérie 7. Le sauvetage reste sa propriété même en cas de contestation sur sa valeur. de préserver les objets non atteints et de retrouver les objets disparus seront pris en compte par l’assureur. 7. l’expert doit. 7.3. L ’indemnité payable à l’assuré est calculée déduction faite de la valeur des objets récupérables. Le seul moyen de luttes efficaces contre les fraudes massives est la mise en place de systèmes de surveillance des portefeuilles. sauf cas de force majeure. Il s’agit par exemple des véhicules volés pour être maquillés et revendus ou exportés.

la compagnie se réserve la faculté de diriger sa défense ou de s’y associer. Devant les juridictions pénales.2 Dispositions spéciales aux garanties dommages éprouvés par le véhicule assuré En cas de contestation portant sur le montant des réparations remboursables au titre de la garantie défense-recours. et également par un suivi rigoureux de l’évolution du coût moyen des sinistres. Faute de nomination par une partie ou d’entente sur la nomination du troisième expert. travaillant en étroite collaboration avec les services de police. 112 . garage. Chaque partie supporte les honoraires et frais de nomination de son expert ainsi que la moitié des honoraires et frais de nomination du troisième.Cela passe à la fois par un contrôle étroit de la fréquence des sinistres par type.5. etc. région. si la ou les victimes n’ont pas été désintéressées. là encore par type. 7. commerciales ou administratives et dirigées contre l’assuré. 7.5. En cas d’action portée devant les juridictions pénales. la compagnie pourra. exercer toutes voies de recours. les experts opèrent en commun à la majorité des voix. toujours au nom de son assuré civilement responsable. agence. etc.. Ainsi formés.5 Contentieux et jurisprudence 7. les sociétés algériennes se sont organisées et ont créé une filiale spécialisée appelée ALFA pour Agence de lutte contre la fraude à l’assurance. catégorie.1 Dispositions spéciales aux garanties responsabilité civile En cas d’action portée devant les juridictions civiles. profil d’assuré. la compagnie assure sa défense et dirige le procès. Si les experts ne peuvent se mettre d’accord. ils s’adjoignent un troisième expert. Pour mieux lutter contre la fraude à un niveau de marché.1.1 Procédures en matière automobile 7. la nomination est faite par le président du tribunal du lieu du sinistre. chaque partie nomme un expert.1.5.

contrairement à l’avis des arbitres.Perte totale des deux yeux .1. les frais exposés dans la mesure où ils n’ont pas été mis à la charge de l’adversaire. 7.Guide des Assurances en Algérie 7. le degré d’invalidité est déterminé sur la base d’un barème d’invalidité. la compagnie lui rembourse.5.5. le différend est soumis à deux arbitres désignés par chacune des parties.Surdité complète des deux oreilles d’origine traumatique . l’assuré plaide à son compte et obtient une solution plus favorable que celle proposée par les arbitres. le différend est soumis à deux médecins désignés par chacune des parties.5 Le barème d’invalidité En cas d’infirmité permanente partielle ou totale. comme suit : En cas d’incapacité permanente totale .1. En cas de contestation d’ordre médical portant sur les causes ou les conséquences du sinistre. le différend est réglé selon la procédure décrite ci-dessus. Si.5. Si les deux médecins ne peuvent se mettre d’accord.1. Si les deux arbitres ne peuvent se mettre d’accord.4 Dispositions spéciales aux garanties contractuelles Ces dispositions sont en faveur des occupants du véhicule assuré.3 Dispositions spéciales à la garantie défense recours En cas de désaccord entre la compagnie et l’assuré sur l’opportunité d’engager ou de poursuivre une action judiciaire. sur justification.Perte des deux bras ou des deux mains . 7.Aliénation mentale incurable et totale . le différend est réglé selon la procédure décrite plus haut.Ablation de la mâchoire inférieure 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 113 .

Paralysie complète du nerf circonflexe .Perte de substance osseuse du crâne dans toute son épaisseur.Droit/Gauche (à inverser pour un gaucher) 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 40 % 40 % 40 % 30 % 60 %-50 % .Perte des deux jambes .Ablation partielle de la mâchoire inférieure branche montante en totalité ou moitié du corps du maxillaire .Ankylose du coude (en position défavorable) 65 %-55 % 20 %-15 % 40 %-30 % 25 %-20 % 40 %-35 % .Ankylose du coude (en position favorable 15 degrés autour de l’angle droit) .Surdité complète d’une oreille En cas d’incapacité permanente partielle Membre supérieur .Perte d’un bras et d’une jambe .Perte d’un œil .Ankylose de l’épaule .Perte d’une main et d’un pied .Perte de substance osseuse étendue du bras (lésion définitive et incurable) 40 %-50 % .Perte de substance osseuse étendue des deux os de l’avant-bras 114 . surface d’au moins 6 centimètres carrés .Paralysie totale du membre supérieur (lésion incurable des nerfs) .Perte d’une main et d’une jambe .Perte de la parole ..Perte des deux pieds En cas d’incapacité permanente partielle – tête .Perte d’un bras et d’un pied .

l’index et le médius 7 %-3 % Membre inférieur .Paralysie complète radial à la main .Amputation de trois doigts autres que le pouce et l’index .Paralysie complète cubitale .Paralysie complète du nerf radial à la gouttière de torsion .Amputation de la phalange unguéale de l’index .Ankylose totale du pouce .Perte totale du pouce .Ankylose du poignet en position défavorable (flexion ou extension forcée ou en supination) .Amputation d’un doigt autre que le pouce.Amputation de deux doigts autres que le pouce et l’index .Amputation de quatre doigts.Paralysie complète du nerf médian . le pouce étant conservé .Amputation de deux phalanges de l’index .Ankylose du poignet en position favorable (dans la rectitude et en pronation) .Paralysie complète radiale à l’avant-bras .Guide des Assurances en Algérie (lésion définitive et incurable) .Amputation de cuisse (moitié inférieure) et de jambe 60 % 50 % 115 .Amputation de quatre doigts y compris le pouce .Paralysie complète du nerf de torsion .Amputation simultanée du pouce et de l’index .Amputation du médius 40 %-30 % 45 %-35 % 40 %-35 % 40 %-35 % 30 %-25 % 20 %-15 % 30 %-25 % 20 %-15 % 30 %-25 % 20 %-15 % 10 %-5 % 20 %-15 % 15 %-10 % 10 %-8 % 5 %-3 % 35 %-25 % 25 %-20 % 2 %-8 % 20 %-8 % 45 %-40 % 40 %-35 % 10 %-8 % .Amputation du pouce et d’un doigt autre que l’index .Amputation de cuisse (moitié supérieure) .Amputation totale de l’index .Perte partielle du pouce (phalange unguéale) .

Amputation totale de 4 orteils. externe et interne) .Amputation de deux orteils .Amputation totale de tous les orteils .Paralysie complète du nerf sciatique poplité externe .Paralysie complète des deux nerfs (sciatique..Amputation de quatre orteils .Perte partielle du pied (désarticulation médico-tarsienne) . poplité.Paralysie complète du nerf sciatique poplité interne .Raccourcissement du membre inférieur de 3 à 5 cm .Perte partielle du pied (désarticulation tarso-métarsienne) .Perte partielle du pied (désarticulation sous-astragalienne) .Raccourcissement du membre inférieur de 1 à 3 cm .Ankylose du gros orteil .Amputation d’un orteil (autre que le gros) 45 % 40 % 35 % 30 % 30 % 20 % 40 % 20 % 10 % 25 % 20 % 10 % 10 % 5% 3% .Perte totale du pied (désarticulation tibio-tarsienne) . dont le gros orteil .Paralysie totale du membre inférieur (lésion incurable des nerfs) 60 % 116 .

117 . Les conditions d’accès limitent le développement à grande échelle de cette forme de distribution. Des avocats spécialisés peuvent enfin intervenir en cas de litiges impliquant soit une négociation. professionnels en charge de l’évaluation des biens à assurer et du conseil en assurance. Ces mêmes experts interviennent également en cas de sinistre pour évaluer le montant des dommages.1 Introduction Plusieurs professions sont ici considérées. en amont ou en aval de la production des contrats. Pour leur part. soit un arbitrage ou même lorsque une instance judiciaire est engagée. Cette situation résulte de l’ancien monopole où seules les compagnies d’assurances publiques pouvaient intervenir sur le marché. d’autres professionnels interviennent. En premier lieu les professionnels chargés de la vente des contrats d’assurances. Souvent. S’agissant de la vente. encore que l’évolution récente consiste à transformer les points de vente directs en agences.Guide des Assurances en Algérie CHAPITRE 8 LES ACTEURS DU MARCHÉ DE L’ASSURANCE 8. Les compagnies elles-mêmes disposent d’un réseau étendu de points de vente. le réseau de distribution de l’assurance est composé de quatre types d’intervenants : 1. dits «agences directes». Des médecins peuvent être saisis dans l’évaluation lorsque les dommages touchent les personnes. allant de la proposition d’assurance à la gestion complète de la relation entre l’assuré et la compagnie. Ce sont essentiellement les agents et courtiers. les nouveaux assureurs se partagent entre la constitution d’un réseau formé de salariés et le recours à des agents généraux. ce réseau est très présent chez les assureurs publics traditionnels. Ensuite. C’est le cas des experts et Risk Managers. ils effectuent une partie de la gestion du contrat. De ce fait. y compris en cas de sinistre. Ce sont des salariés des compagnies qui assurent la vente des produits.

est apparue une quatrième forme de distribution des produits d’assurance. proposent aux clients de la banque des produits d’assurance. le réseau de distribution était constitué comme suit : En millions de dinars Réseau direct Production Part Nombre 41 972 78 % 847 Réseau des intermédiaires AGA Courtiers Total 9032 2785 11 817 17 % 5% 22 % 433 24 457 Total général 53 789 100 % 1304 Source : Rapport annuel. 4. Enfin.2. dans le cadre du réseau de distribution bancaire. 2007. 2007. ministère des Finances L ’évolution de la structure de la production du réseau commercial des assurances a. Il s’agit de la bancassurance. mais leur nombre est en progression constante et ils sont maintenant représentés au niveau du Conseil national des assurances. Ce sont des mandataires commissionnés des compagnies d’assurances. Beaucoup d’agents généraux sont d’anciens cadres des compagnies publiques. ce sont des guichetiers formés à cet effet qui. direction des assurances. Les courtiers d’assurance sont mandataires des assurés pour lesquels ils recherchent auprès des différentes compagnies du marché les meilleures couvertures aux meilleurs prix. les courtiers travaillent avec un nombre limité de compagnies. Ici. Dans la pratique. enregistré une hausse. légèrement en faveur des réseaux des intermédiaires. Ils sont peu nombreux. ministère des Finances 118 . récemment. Le deuxième réseau de distribution est constitué des agents généraux. 3. Pour l’année 2007 . habilités à distribuer tout ou partie des produits de la compagnie. direction des assurances. durant ces dernières années (voir tableau ci-dessous). Réseau direct 2002 2003 2004 2005 2006 2007 82 % 83 % 79 % 78 % 77 % 78 % Réseau des intermédiaires AGA Courtiers Total 16 % 2% 18 % 14 % 3% 17 % 17 % 4% 21 % 19 % 3% 22 % 19 % 4% 23 % 17 % 5% 22 % Total général 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % Source : Rapport annuel.

Les pouvoirs publics y tiennent un rôle déterminant. chapitre 2.2. 8. Le ministre des Finances agrée pareillement une association professionnelle des agents généraux et des courtiers. Pour rappel15. S’agissant des recours dont disposent les assureurs.2 Les institutions en charge des assurances Le législateur a prévu un cadre institutionnel organisé autour de trois institutions autonomes à titre principal : le Conseil national des assurances (CNA).1 Le ministre des Finances Celui-ci intervient pour délivrer l’autorisation préalable pour l’ouverture en Algérie de succursales d’assurances étrangères et pour l’ouverture de bureaux de représentation des sociétés d’assurances et/ou de réassurance. supra.2. Il en est de même des décisions prises par la CSA en matière de désignation d’un administrateur provisoire (cas où la société met en péril les intérêts des assurés et des bénéficiaires des contrats d’assurances). le refus d’agrément de la part du ministre des Finances peut faire l’objet d’un recours devant le Conseil d’Etat16. 8. Cette organisation multipartite est la marque de la volonté des pouvoirs publics d’inscrire le secteur dans un cadre juridique qui a pour objectifs à la fois la protection des intérêts des assurés et le développement du secteur des assurances qui se veut social et économique. L ’ouverture de succursales étrangères est soumise à l’autorisation préalable sous réserve du principe de réciprocité. 119 .Guide des Assurances en Algérie 8. comme il établit la liste des documents que les sociétés d’assurances et/ou de réassurance doivent fournir à la CSA. un organe de centralisation des risques dit Centrale des risques et enfin la Commission de supervision des assurances (CSA).2 Le Conseil national des assurances (CNA) Le CNA se définit comme le cadre de concertation entre les diverses parties impliquées dans l’activité de l’assurance : les assureurs et intermédiaires 15 16 Cf. les sociétés d’assurances et/ou de réassurance ne peuvent exercer leur activité qu’après avoir obtenu l’agrément du ministre. C’est également le ministre qui agrée une association professionnelle d’assureurs de droit algérien à laquelle les sociétés d’assurances et/ou de réassurances étrangères sont tenues d’adhérer.

un expert en assurance désigné par le ministre des Finances. 4. Le Conseil comprend une assemblée délibérante et quatre commissions techniques. 8. 6.2. le président de la Commission de supervision des assurances. Son mode de fonctionnement est le suivant : 1) Une assemblée Le Conseil est une assemblée constituée des représentants de diverses parties : 1. modifié et complété par le décret exécutif n° 07-137 du 19 mai 2007 . la composition et le fonctionnement du CNA sont définis par les dispositions du décret exécutif n° 95-339. Enfin.d’assurance. un représentant des actuaires désigné par ses pairs. organe consultatif des pouvoirs publics et centre de conception et de réalisation des études techniques. Le CNA est présidé par le ministre des Finances. l’organisation. 3. 7 . le Conseil est financé par les sociétés et intermédiaires d’assurances. 2. un représentant du Conseil national économique et social. deux représentants des intermédiaires d’assurance. les assurés.2. quatre représentants des sociétés d’assurances désignés par leur association et ayant rang de dirigeant principal. 8. un représentant des experts agréés par l’association des assureurs et de réassureurs et désigné par elle. Mais aussi comme force de réflexion et de proposition. un représentant de la Banque d’Algérie ayant au moins rang de directeur général. l’un pour les agents généraux et l’autre pour les courtiers désignés par leurs pairs. 120 .1 Organisation du CNA Les attributions. 5. Le Conseil a compétence pour en instituer d’autres. le directeur des assurances au ministère des Finances. 9. les pouvoirs publics et enfin le personnel exerçant dans le secteur.

de la Banque d’Algérie. sur la demande du président de la Commission. de l’association des courtiers d’assurance. sur tout octroi ou retrait d’agrément et se prononce au vu du dossier de demande d’agrément qui lui est présenté par la direction des assurances du ministère des Finances. deux représentants des personnels du secteur des assurances dont l’un représentant les cadres désignés par les organes habilités. 2. consigné dans un procès-verbal. Lorsque la Commission est chargée de traiter un dossier de retrait d’agrément. Elle se réunit sur convocation de son président autant de fois que nécessaire. Enfin. 17 de son règlement intérieur). Les autres commissions techniques : • La Commission «protection des intérêts des assurés et de la tarification». Cette commission est chargée d’émettre des avis et des recommandations en matière de protection des intérêts des assurés. L ’agrément est accordé ou refusé selon les éléments du dossier qui permettent d’apprécier les conditions de faisabilité et de solvabilité de la société. de l’association des sociétés d’assurances et de réassurance. 11. Les décisions sont fondées au regard des conditions de forme édictées par la législation en vigueur et aussi sur le souci de protection des assurés et de la pérennité de l’entreprise d’assurances et/ou de réassurance (art. Son avis ne lie pas le ministère des Finances. La Commission dite «agrément». de l’administration fiscale. La Commission est composée de représentants du ministère de la Justice. Cette 121 • .Guide des Assurances en Algérie 10. d’examiner et d’émettre des avis sur tout dossier en relation avec son domaine de compétence. La Commission «développement et organisation du marché». elle est présidée par le directeur de la direction des assurances du ministère des Finances. 2) Des commissions 1. La Commission a pour objet d’émettre un avis. désignés par leurs associations ou organismes les plus représentatifs. le dirigeant principal ou le courtier concerné peuvent être admis à assister à la réunion afin de fournir tout complément d’information nécessaire à la prise de décision. sur tout projet lié à la tarification des risques. deux représentants des assurés.

• La Commission juridique.). 3) Un secrétariat permanent Les missions du secrétariat ne sont pas expressément prévues par la loi. d’être consultée sur la situation générale du secteur. etc. Le secrétariat «veille à la coordination des travaux intérieurs du Conseil.2 Missions 1) Un organe consultatif Le Conseil.2.commission a pour mission de faire des recommandations ou d’émettre des avis en matière d’organisation du marché des assurances. Le règlement intérieur détermine son rôle. Par ailleurs. ainsi que d’émettre des recommandations portant amélioration ou actualisation de la législation en vigueur en matière d’assurance. de production de règles et de normes professionnelles. compétente pour proposer des recommandations en matière de dispositions professionnelles particulières. L ’article 11 du décret n° 95-339 du 30 octobre 1995 modifié par le décret exécutif n° 07-137 du 19 mai 2007 portant attribution. 8. par ailleurs. Les membres de la Commission sont choisis par leurs pairs au sein du Conseil national des assurances (voir ci-dessus composition du CNA). les activités du secrétariat découlent de celles dévolues au Conseil. composition.2. d’information et de concertation. centralise les données et procède à toutes études ou travaux prescrits par le Conseil» (article 25 du règlement). organisation et fonctionnement du Conseil national des assurances dispose seulement la nomination du secrétaire. Son rôle est d’examiner et d’émettre un avis sur tout texte législatif ou règlementaire régissant l’activité de l’assurance. de formation de solutions consensuelles. séminaires. Elle est. Ce dernier est nommé par le président du Conseil national des assurances conformément à son règlement intérieur. Hormis celles qui ont trait à son rôle classique de secrétariat général (tâches de secrétariat. il est tenu d’élaborer des plans d’actions à court et moyen terme. délibère sur toutes questions relatives à 122 . organisation de rencontres. dresse son rapport d’activités et celui du Conseil. c’est-à-dire les activités de représentation des acteurs. conformément aux textes.

par le président du Conseil. de sa propre initiative.3 La «centrale des risques» Les sociétés d’assurances et succursales des sociétés d’assurances étrangères doivent fournir à la centrale des risques les informations nécessaires à l’accomplissement de ses missions17. d’avant-projets de textes législatifs ou règlementaires qui relèvent de ses compétences. Par ailleurs. 17 Cf. l’organisation et le développement de l’activité d’assurances et de réassurance. des mesures qui tiennent à l’organisation de la prévention des risques. Chapitre 5. Il peut se saisir lui-même. La centrale les informe de tout cas de pluralité d’assurances de même nature et pour un même risque. soit par son président (le ministre des Finances). il peut être saisi. soit à la demande de la majorité de ses membres. des mesures qui ont trait aux conditions générales des contrats d’assurances et des tarifs . 2) Un organe de concertation Le Conseil propose aux pouvoirs publics toutes actions ou toutes propositions qui ont pour objectifs de mettre en œuvre des mesures propres à rationaliser le fonctionnement de l’activité ou de sa promotion. Le décret exécutif n° 07-138 précise les contours de sa mission : la centrale collecte et centralise les informations relatives aux contrats d’assurances souscrits auprès des sociétés d’assurances et de réassurance et les succursales d’assurances étrangères. 123 . 8. il peut proposer des mesures relatives aux règles techniques et financières qui visent à améliorer les conditions générales de fonctionnement des sociétés d’assurances et de réassurance ainsi que celles des intermédiaires . De la même façon. supra.2.Guide des Assurances en Algérie la situation. La centrale des risques est créée auprès du ministère des Finances et rattachée à la direction des assurances. les sociétés doivent lui déclarer les contrats qu’elles émettent. En effet.

8. 3. Ses fonctions sont incompatibles avec tout mandat 124 . elle peut prendre trois types de mesures : 1. désigner une administration provisoire qui peut solliciter des expertises d’évaluation de tout ou partie de l’actif ou du passif lié aux engagements de la société d’assurances et/ou de réassurance ainsi que celles des succursales de sociétés d’assurances étrangères.protéger les intérêts des assurés et bénéficiaires de contrat d’assurance.1 Missions La Commission de supervision des assurances. Le rôle de la Commission de supervision des assurances est très important lorsque la gestion d’une société d’assurances et/ou de réassurance menace de mettre en péril les intérêts des assurés. en veillant à la régularité des opérations d’assurance ainsi qu’à la solvabilité des sociétés d’assurances. restreindre ou interdire la libre disposition d’une part de l’actif de la société jusqu’à mise en œuvre de mesures de redressement. . 2. pour elle. est l’organe qui exerce le contrôle de l’Etat sur l’activité des assurances.promouvoir et développer le marché national des assurances.2. Cette Commission est assistée par des inspecteurs d’assurance assermentés.4 La Commission de supervision des assurances (CSA) 8. A cette fin.8.2 Organisation Le président de la Commission est nommé par décret présidentiel sur proposition du ministre des Finances.2. Ceux-ci sont habilités à vérifier sur pièce et/ou sur place toutes les opérations relatives à l’activité d’assurance et/ou de réassurance.» Le décret exécutif n° 08-113 du 9 avril 2008 reprend ces fonctions et les fait suivre de l’obligation.4.2. Ses fonctions sont : «. en vue de son intégration dans l’activité économique et sociale. de vérifier les informations sur l’origine des fonds qui ont servi à la constitution ou à l’augmentation du capital social de la société d’assurances et/ou de réassurance. par dispositions de l’article 209 de l’ordonnance (modifié par la loi 06-04). restreindre l’activité de la société dans une ou plusieurs branches.4.

Le financement de ce fonds est assuré par une cotisation annuelle des sociétés d’assurances et/ou de réassurance et des succursales d’assurances étrangères. Ainsi. 8. il a été institué un organe de tarification. n° 04-103 du 5 avril 2004). 3. deux magistrats proposés par la Cour suprême. Ses décisions sont prises à la majorité des voix des membres présents.5 L’organe de tarification Aux fins d’élaborer des projets de tarifs. Les statuts et les modalités de fonctionnement du fonds seront fixés par voie réglementaire.Guide des Assurances en Algérie électif ou toutes fonctions gouvernementales. Il est institué auprès du ministre des Finances. Le montant de ce financement ne peut dépasser 1 % des primes émises nette d’annulation. la voix du président est prépondérante en cas de partage égal des voix. toute ou partie des dettes envers les assurés et les bénéficiaires des contrats d’assurance» (article 213 bis – ajouté par la loi 06-04). à ne pas confondre avec le fonds de garantie automobile18. Il a pour mission de supporter tout ou partie des indemnités allouées aux victimes en cas d’insolvabilité partielle ou totale du responsable des dommages ou s’il demeure inconnu. 8. d’étudier et d’actualiser les tarifs en vigueur. En plus de ces attributions. il n’est plus rattaché au ministère des Finances.2. 2. un expert en matière d’assurance proposé par le ministre des Finances. cet organe est . d’émettre des avis sur tout litige en matière de tarifs pour permettre à l’administration de contrôle de se prononcer. 18 Le fonds de garantie automobile a été institué par décret (D. A côté du président. la Commission est composée de : 1.6 Le fonds de garantie des assurés Ce fonds. 125 . a pour charge de «supporter. un représentant du ministre des Finances.E.2. La loi de finances complémentaire 2008 apporte des modifications de formes. en cas d’insolvabilité des sociétés d’assurances.

06-04). Elle est représentée à la Commission juridique.7 Les associations professionnelles Les sociétés d’assurances. 19 20 Article 214. Id.2. d’améliorer la qualité de prestation des assureurs. Par ses statuts. etc. il faut citer parmi d’autres actions. Les courtiers et les agents généraux s’organisent de la même façon que l’UAR à représenter les intérêts de leurs professions et à contribuer au développement du secteur des assurances. Elle pourra être chargée des questions liées à l’activité de la profession. la réalisation du fichier national des conducteurs. la mise en place de la convention d’indemnisation directe des assurés (convention IDA). l’introduction de l’actuariat dans le secteur des assurances. courtiers et agents généraux sont tenus par la loi d’adhérer à une association qui «a pour objet de représenter et de gérer les intérêts collectifs de ses membres. une association des agents généraux et des courtiers devra l’être tout autant20. A son actif. En fait d’associations. ord. ord. 33 L. modifié par l’art. 95-07 modifié L. elle a pour missions de développer l’activité de l’assurance. de la convention de marché risques CAT-NAT. Son rôle est reconnu comme important par les professionnels et les institutions du secteur. de coordonner les actions communes des membres et de représenter les intérêts de la corporation aux niveaux national et international. ainsi agréée.8. à la lutte contre les entraves à la concurrence et peut proposer à la Commission de supervision des assurances des sanctions à l’encontre de ses membres. aura pour missions de représenter et de gérer les intérêts collectifs de ses membres et de sensibiliser ses adhérents et le public. l’information et la sensibilisation de ses membres et du public» (article 214. la formation d’actuaires. De la même manière que cette association aurait à être agréée. 06-04. 126 . il y a principalement l’UAR (Union algérienne des sociétés d’assurances et de réassurance) qui est une association régie par la loi n° 90-31 et qui regroupe toutes les sociétés d’assurances exerçant en Algérie. 95-07 . Les nouvelles dispositions de l’ordonnance 95-07 (modifiée) traitent de la question des associations professionnelles et disposent que «le ministre des Finances [devra] agréer une association professionnelle d’assureurs de droit algérien à laquelle les sociétés d’assurances et/ou de réassurance et les succursales d’assurances étrangères agréées sont tenues d’adhérer».19 Cette association. à la Commission des agréments et à l’assemblée du CNA.

5 milliards de dinars en 2007 . spécialisée à l’origine dans les risques commerciaux et industriels. l’une pour les activités dommages et l’autre pour les activités vie. Elle est aujourd’hui la deuxième société du marché avec un chiffre d’affaires de 10. certaines opèrent dans toutes les branches de l’assurance. est la plus ancienne compagnie du marché. CAAT.3. Parmi les sociétés directes. tandis que d’autres sont spécialisées. les agences générales et les sous-agences et ses effectifs –. représentant une part de marché de 20 %. La Compagnie algérienne des assurances de transport. va de facto entraîner la création d’un certain nombre de sociétés dans l’une ou l’autre des activités. la compagnie a été spécialisée sur les risques transports. près de 15 milliards de dinars en 2007 . quatre sociétés publiques et six sociétés privées. La Compagnie algérienne d’assurance et de réassurance. CAAR.2 Les sociétés d’assurances directes généralistes Les compagnies généralistes qui opèrent dans toutes les branches d’assurance sont au nombre de dix en 2007 . avec un réseau composé de bureaux directs et d’agents généraux. dont 1300 en directions régionales et 1700 en agences directes. L ’ordonnance 95-07 (modifiée par la loi 06-04) qui impose aux sociétés de scinder leurs activités en deux sociétés distinctes. la CAAT a développé son activité sur l’ensemble des branches d’assurance. 3650 personnes. 8. SAA. La Société algérienne d’assurance. La SAA a signé en avril 2008 un accord de partenariat stratégique avec le groupe français d’assurances MACIF . La CAAT a signé en juillet 2008 un accord de partenariat avec le groupe 127 . Son capital social est de 8 milliards de dinars. est la première société du marché par son chiffre d’affaires. Son capital social est de 16 milliards de dinars. son réseau – 460 points de vente en comptant les agences directes. Par la suite.3 Les assureurs On peut classer les sociétés en sociétés directes et sociétés à forme mutuelle. est venue sur le marché par scission des activités de la CAAR . Elle est aujourd’hui la troisième société du marché.Guide des Assurances en Algérie 8.

tandis 128 . est opérationnelle depuis 2006. est spécialisée dans les produits «Takaful». filiale du groupe Salama Islamic Arab Insurance Company de Dubaï. GAM.3. Salama Assurances Algérie. Son capital social est de 1. est la première société privée du marché avec une part de marché de 6 %. Son capital social est de 7 . 8. les trois autres par des groupes étrangers. dont elle couvre environ 80 % des risques. est une filiale de la Sonatrach (50 %). de la CAAR (33 %) et de la CCR (17 %).espagnol FIATC pour la création d’une société d’assurances de personnes. du groupe algérien Khelifati. le premier réseau de distribution. ECP .2 milliard de dinars.5 milliards de dinars. La Compagnie internationale d’assurance et de réassurance. agréée en juillet 2005. L ’Algérienne des assurances. grâce notamment à la couverture des risques des hydrocarbures ainsi qu’un portefeuille développé en grands risques industriels. 2 A. CIAR. En termes de pénétration commerciale. Son capital social est de 1. les agences directes des compagnies d’assurances représentent. du groupe algérien Soufi. du groupe algérien Rahim. Alliance Assurances. la Sonatrach. avec près de 800 points de vente. La Compagnie d’assurances des hydrocarbures. Sa part de marché est passée de 5 % en 2004 à 13 % en 2006. Trois d’entre elles sont possédées par des groupes algériens privés. La Compagnie réalise son chiffre d’affaires à hauteur de 53 % par les affaires de son actionnaire principal. CASH. dont les actionnaires sont Trust Real Bahrein (95%) et Qatar General Insurance (5%). Les six sociétés privées d’assurances directes généralistes représentent 18 % du marché.3 Les sociétés d’assurance directes spécialisées La Cagex et la SGCI sont spécialisées dans l’assurance du risque crédit. La Trust Algeria Assurances et Réassurances. a un capital social de 1 milliard de dinars.8 milliards de dinars. a un capital social de 2.49 milliards de dinars.13 milliard de dinars. Son capital social est de 2. a été rachetée en 2007 par un fonds d’investissement spécialisé sur l’Afrique basé à Tunis. La Générale assurance méditerranéenne.

CAGEX. Son cœur de métier est constitué des assurances «emprunteurs». mutuelle agricole. 129 .4 Les sociétés mutuelles pratiquant l’assurance directe La Caisse nationale de mutualité agricole. Son actionnariat est également algérien. 8. soit un taux de couverture de moins de 5 %. essentiellement lors du financement d’acquisitions immobilières par les particuliers. En effet. sur les 77 milliards de dinars d’exportations hors hydrocarbures en 2006. représentant une part de marché de 6 % à travers son réseau de 62 caisses régionales (CRMA) et 147 bureaux locaux.5 % du chiffre d’affaires de l’assurance. spécialisée dans le Rating ou notation financière. 8. Le niveau reste toutefois très faible.Guide des Assurances en Algérie que Cardif El Djazaïr est spécialisée dans les assurances de personnes. Cardif El Djazaïr a obtenu en octobre 2006 son agrément pour les assurances vie.1 %. c’est-à-dire la garantie décès liée aux prêts accordés par les banquiers. La société est une filiale du groupe BNP Paribas. est une société généraliste avec une forte prédominance agricole. Ces compagnies ne représentent que 0. La Compagnie algérienne d’assurance et de garantie des exportations. créé une société de services. Cardif a dans ce but conclu en mars 2008 un accord de distribution de ces garanties par la CNEP . CNMA. Elle a passé des accords de partenariat avec la Coface qui a. La Maatec est la mutuelle algérienne d’assurance des travailleurs de l’éducation nationale et de la culture.4 Les agents généraux Près de 400 agents généraux exercent sur le territoire algérien. est spécialisée pour sa part dans l’assurance des crédits à l’immobilier. SGCI. La Société de garantie du crédit immobilier.8 milliards ont été garantis. de son côté. héritière de la mutualité agricole française. Sa part de marché est inférieure à 0. est spécialisée dans l’assurance des crédits à l’exportation. Les actionnaires de la Cagex sont les banquiers et assureurs publics algériens. Coface Algérie Services. le Scoring ou l’étalonnage des sociétés et la fourniture de renseignements sur la solvabilité des sociétés. Son capital social est de 1 milliard de dinars. seuls 3. essentiellement dus à l’assurance crédit à l’exportation.3.

Les agents généraux représentent globalement 17 % de la production des compagnies en 2007 . En revanche.6 Les banquiers La loi de février 2006 (L. de la TRUST avec 70 %. ce chiffre ne représente pas la diversité des situations de chaque société. rappelons-le. la CAAR 18 % et la CAAT 11 %. de Salama avec 66 % ou. Du côté des sociétés publiques. 5 % de la production des compagnies. La SAA produit 25 % de son chiffre par les agents généraux. 8. de la 2A avec 45 %. En effet. en 2007 . Ceci s’explique par le fait que les courtiers interviennent davantage dans les entreprises où les primes moyennes des contrats sont plus élevées. travaillent davantage avec des agents généraux qu’avec leurs propres salariés. le nombre d’agents généraux est plus proche de la moyenne du marché. 8. ils sont peu nombreux. pour le moment. Les courtiers représentent. La loi leur interdisant d’exercer directement leur activité. C’est le cas de la CIAR dont 75 % du chiffre d’affaires est réalisé par les agents généraux. présents sur le marché. d’un passé monopolistique où la seule forme de distribution était le guichet de la compagnie. Alliance et la GAM ont un réseau d’agents qui ne représente encore respectivement que 5 % et 1 % de leur chiffre d’affaires. Cependant.5 Les courtiers Au nombre de 24. très supérieur à la moyenne des points de vente. contre 2 % en 2002. héritières. surtout privées. Le chiffre d’affaires moyen généré par les courtiers a été de 82 millions de dinars en 2006. La CASH produit 1 % de son chiffre par son réseau d’agents généraux. dans une moindre mesure. certaines sociétés. exclusivement nationaux. Les courtiers internationaux ne sont pas. Quelques-uns de ces grands courtiers tentent des partenariats avec des courtiers algériens ou créent des structures de Risk Management. 06-04) a autorisé la distribution des produits d’assurance 130 .

3. Les taux fixés pour les assurances de personnes. qui doit mentionner un certain nombre d’éléments : 1.Guide des Assurances en Algérie par les banques. 2. les assurances agricoles. les pouvoirs de souscription. 5. Il en va de même pour la branche transports. Les taux de rémunération maximum sont fixés par arrêté ministériel. 2. 4. les assurances des risques simples d’habitation : multirisques habitation. les assurances crédits. Ce chiffre est en évolution constante et rapide en raison de l’ouverture de nouvelles agences 131 . établie selon une convention type élaborée par la profession. Le nombre de guichets bancaires en Algérie est de plus de 1300. Ils sont très proches des taux maximum accordés aux agents généraux d’assurance. L ’automobile en est exclue. vie-décès. établissements financiers et assimilés. ce qui risque d’en rendre le développement incertain. ainsi que les risques industriels ou techniques. Les produits d’assurance concernés sont limités à une liste où figurent : 1. le barème de commission. 4. 3. catastrophes naturelles. maladie. assistance. les modalités de la formation des vendeurs. La distribution ne peut se faire qu’en vertu d’une convention de distribution. règlement. et autres réseaux de distribution. les agences et points de vente habilités à souscrire. les assurances de personnes : accidents. les produits d’assurance qui seront distribués. capitalisation. gestion de la société. nouvelle en Algérie. préalablement soumise à la Commission de supervision des assurances. en particulier la capitalisation (40 % de la première prime et 10 % des primes annuelles suivantes durant toute la durée du contrat) ont été jugés excessifs et posent des problèmes d’équilibrage financier de ces contrats. est étroitement encadrée. Cette forme de distribution.

la détention d’une compagnie d’assurances par une banque est limitée par la loi à un maximum de 15 %. D’autres sociétés généralistes détiennent un agrément dans la branche réassurance. .La SAA s’est associée en avril avec la BDL et la BADR. de doubler au minimum ce nombre. En Algérie. on parle d’«assurbanque» et d’«assurfinance». la CCR draine aujourd’hui près d’un tiers des cessions du marché.Cardif avec la CNEP en mars. compagnie nationale. En termes de réseau. l’année 2008 a vu se concrétiser un certain nombre d’accords de bancassurance entre les assureurs et les banquiers : . Comme ce fut le cas dans d’autres pays ayant démarré l’activité de bancassurance depuis quelques années. aujourd’hui. si on y ajoute celui d’Algérie Poste (près de 3500 guichets). C’est la raison pour laquelle les modèles fondés sur la seule distribution évoluent vers des modèles intégrés où les banquiers créent leurs propres sociétés d’assurances. Dans la pratique.7 Les réassureurs Il n’existe qu’une seule société agréée exclusivement en réassurance : la Compagnie centrale de réassurance. essentiellement pour permettre la conservation d’une part des grands risques dans le pays. les assureurs ont créé leurs propres banques. 8. La bancarisation algérienne étant la plus faible du Maghreb. à moyen terme. Son capital social est de 132 . les banquiers finissent par réaliser que l’assurance représente une source de création de valeur importante et une manière très avantageuse de fidéliser le client. En réaction. . sur lesquelles elle conserve pour son compte environ la moitié des primes.La CAAT et la CAAR ont fait de même avec la BEA en mai.à un rythme soutenu par les nouveaux entrants. CCR. premier accord public-privé. on remarque que c’est plus de 4 fois le réseau actuel de distribution des compagnies d’assurances qui serait susceptible de distribuer dans l’avenir des produits d’assurance. l’objectif affirmé est. Créée en 1975 pour capter le flux des cessions du marché.

Ils sont au nombre de 510 concentrés pour la plus grande partie à Alger. 8. Les courtiers de réassurance pour leur part assistent les assureurs dans le placement de leurs risques sur ce marché complexe. Outre la CCR. filiale du groupe Sonatrach.8 Les experts Les experts doivent être agréés par l’UAR dans les différentes branches d’expertise : automobile. Par ailleurs. agricole. La Sonatrach a créé en novembre 2007 une filiale de réassurance captive. le contrôle des puits et les appareils de forage. La filiale doit permettre à Sonatrach de réassurer ces risques qui étaient jusqu’alors cédés par les assureurs algériens aux sociétés internationales de réassurances. pour peu qu’elle soit en mesure d’offrir des conditions au moins égales à celles offertes par les réassureurs étrangers. Sonatrach-Ré prendra en charge les risques du groupe à hauteur de 10 millions de dollars et couvrira pour sa première année d’exercice les risques industriels. etc. appelée Sonatrach-Ré. La CCR bénéficie d’un droit de priorité sur les cessions facultatives. cotés par les organismes de notation internationaux sur leurs capacités à faire face à leurs engagements. risques industriels. spécialisée dans la gestion des captives. et dans les wilayas du nord avec une prédominance 133 . le marché fait appel aux réassureurs étrangers. C’est la compagnie Aon Insurance Managers. qui compte près de 200 experts. a été retenue en qualité d’assureur «fronteur» en vue de placer la première ligne de 10 millions de dollars auprès de Sonatrach-Ré. La CASH.Guide des Assurances en Algérie 5 milliards de dinars. filiale du courtier d’assurances AON. basée au Luxembourg et dotée d’un capital social de 20 millions d’euros. qui a été retenue en qualité de gestionnaire agréé pour une période d’une année. la CCR bénéficie de la garantie de l’Etat pour la couverture en réassurance des risques de catastrophes naturelles.

Annaba. Sétif (23). Blida. habilités également à effectuer les contrôles techniques automobiles. filiales des sociétés publiques : 1. Tizi Ouzou (26). Exal. sachant que les experts des wilayas précitées peuvent être mandatés hors de leurs wilayas le cas échéant. Il existe deux sociétés d’expertise. qui dispose de 25 centres d’expertise dans le pays. Oran (25). 134 . Béjaïa. La SAE Exact. filiale de la CAAR et de la CAAT. 2. Biskra. filiale de la SAA. Les autres wilayas comptent moins de 15 experts agréés.pour les grands centres urbains et industriels : Constantine (31).

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