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LA DIFFERENCE ENTRE LE CADRE

CONCEPTUEL ET UNE NORME COMPTABLE


Publié le 8 Juillet 2015
Le cadre conceptuel est un ensemble d’objectifs, de concepts fondamentaux et d’éléments qui
entretiennent entre eux, des liens de cohérence et de complémentarité. C’est un environnement
organisé, pertinent, cohérent et stable dans lequel sont énoncés les objectifs des états financiers,
les principes comptables, les définitions et les mesures nécessaires à leur préparation et à leur
présentation en vue d’atteindre les objectifs fixés.

En clair, le cadre conceptuel est la structure de référence théorique qui sert de support et de
guide à l’élaboration des normes comptables.

Alors qu’une norme comptable est un texte qui s’attache à définir le sens des concepts
fondamentaux de la comptabilité et à indiquer la manière dont-il convient de s’y prendre pour
traiter convenablement une transaction sur le plan comptable.

Toute norme comptable comporte trois volets :

· Les opérations que l’on comptabilise et que l’on reconnaît dans le bilan et le compte de résultat
;

· La manière dont-on évalue ou mesure les actifs et passifs ;

· Les informations complémentaires qui sont données pour expliquer les comptes.

La normalisation comptable consiste à éditer des méthodes, conventions, règles, principes


communs susceptibles de s’imposer à toute organisation et nécessaire pour la présentation de
l’information financière. Elle doit être :

· Être connue de l’ensemble des parties prenantes

· Permettre l’établissement de règles communes pour uniformiser et rationaliser la Présentation


des informations comptables

· Contribuer à l’harmonisation des pratiques comptables

· Favoriser les comparaisons dans le temps et dans l’espace des données économiques

· Permettre une évaluation rationnelle et sérieuse des opérations économiques de l’entité

Attention : Un plan comptable est l’ensemble des règles et modalités permettant de remplir
correctement les fonctions comptables. A ce titre il est perçu comme un cadre qui comprend un
environnement juridique qui délimite, détermine les principes, des règles de comptabilisation,
d’évaluation, de tenue de comptes et de présentation des états financiers.
Normes comptables : directives nationales
et internationales.
En France, les règles comptables applicables aux entreprises sont généralement issues du plan
comptable général (PCG) qui est édicté par l’ANC (Autorité des normes comptables) notamment
pour la présentation des comptes annuels : le bilan, le compte de résultat et les annexes. Les
commerçants ont en effet l’obligation de tenir un livre journal, qui consiste en un enregistrement
chronologique de tout mouvement affectant le patrimoine de l’entreprise (achats, ventes etc.)
ainsi que de présenter des comptes annuels comme le résume le site officiel de l’administration
française. Les états financiers sont la présentation financière des transactions d’une entreprise
et contiennent le bilan, le compte de résultat et l’annexe. Lorsqu’il s’agit d’un groupe (entité
constituée de plusieurs entreprises) on parle de consolidation comptable ou d’états financiers
consolidés.

Les commerçants indépendants qui sont assujetties au RSI (régime réel simplifié d’imposition)
peuvent simplifier la présentation comptable. Ceci est réservé pour les micro-
entreprises (bilan inférieur à 350 000 euros, chiffre d’affaires à 700 000 euros notamment) et
les petites entreprises (total du bilan inférieur à 4 000 000 euros et chiffre d’affaires inférieur à 8
000 000 euros).

Les normes comptables ont notamment un rôle de protection, particulièrement pour les
créanciers, elles permettent aussi d’améliorer la confiance dans les échanges
commerciaux (en particulier avec une harmonisation des règles) et enfin elles permettent
le contrôle des fonds investis dans les entreprises. Cette règlementation est importante afin
de prendre des décisions, notamment pour les préteurs et pour les actionnaires. Enfin les normes
comptables sont utiles pour la planification fiscale et l’imposition.

Une comptabilité systématique, exhaustive et chronologique et la divulgation obligatoire sous


formes de bilans pour une entreprise est un instrument deprotection pour les créanciers de
cette dernière. En effet les créanciers d’une société peuvent ainsi normalement avoir toutes les
informations nécessaires pour pouvoir prendre une décision de prêt. L’objectif est
donc d’informer les investisseurs tiers et d’apporter des connaissances sur les
risques d’insolvabilité du débiteur.

Les normes comptables permettent donc de fournir un aperçu objectif de la situation


économiqued’une entreprise pour les actionnaires notamment, ainsi ces derniers peuvent
estimer les retours sur investissement et les risques éventuels. Enfin les rapports annuels et
livres de compte servent d’instrument de planification et d’optimisation fiscale. Le compte annuel
a donc principalement deux fonctions : une d’évaluation et l’autre d’information :

 Fonction d’évaluation : un calcul de l’exercice d’activité est utilisé comme base pour
l’imposition d’une entreprise et sert aussi à déterminer et à évaluer les distributions liées
aux bénéfices (par exemple les dividendes)
 Fonction d‘information : le bilan annuel renseigne sur la situation économique et
financière d’une entreprise et sert de base pour la planification.

Le bilan (ou bilan annuel), présente tous les éléments actifs et passifs de l’entreprise et doit faire
apparaitre de façon distincte les capitaux propres. Le compte de résultat rassemble tous les
produits (ventes, intérêts de capitaux placés etc.) et charges (achats, salaires, impôts etc.) et doit
faire apparaitre le bénéfice ou la perte de l’exercice, après déduction des amortissements et des
provisions. Ces documents comptables sont évidemment fiables et significatifs uniquement si les
normes comptables ont étés respectés : notamment celles du PCG afin d’avoir une
uniformisation. C’est aussi pourquoi une entreprise doit également fournir l’annexe, qui
commente et complète le bilan et le compte de résultat (méthodes comptables utilisées, montant
des pensions par exemple). Vous pouvez retrouver l’ensemble des normes du PCG et les
télécharger sur le site officiel de l’ANC.

Sommaire
1. Quelles sont les normes comptables ?

Quelles sont les normes comptables ?

Les normes comptables sont des normes nationales ou internationales qui englobent
plusieurs domaines de la comptabilité pour les sociétés. Elles visent à harmoniser et à
standardiser la compatibilité ainsi que le domaine du droit par des dispositions légales et donc
de rendre compte et de comparer la situation et le développent des entreprises ainsi que
l’utilisation des ressources financières.

Les obligations comptables peuvent se trouver dans les législations nationales, dans les règles
boursières, les normes comptables des organismes de droit privé mandatés par l’Etat ou
dans des accords contractuels. Au niveau de la comptabilité des grandes entreprises, les
normes internationales se concentrent également sur l’avancement et l’accompagnement de la
mondialisation et de l’intégration des marchés de capitaux. Ceci notamment pour les entreprises
basées dans l’Union européenne avec en particulier les normes internationales IFRS
(International Financial Reporting Standard) produites par le Bureau international des normes
comptables ou IASB (International Accounting Standards Board). Elles s’appliquent
désormais pour les sociétés cotées dans l’espace européen. Vous pouvez retrouver plus de
détails sur ce projet international de standardisation de normes comptables sur le site officiel de
l’ISAB/IFRS.

Normes comptables nationales


Les normes comptables ont une longue tradition. Il y a déjà plus de 5000 ans, les commerçants
et les premières administrations d’Egypte, d’Assyrie et de Mésopotamie ont organisés et
encadrés le commerce avec la production de rapports comptables. Les innombrables tablettes
d’argiles gravées de caractères cunéiformes sont bien souvent les témoignages de cette
première comptabilité. Sous l’Empire romain, les banquiers avaient l’obligation de réaliser un
système comptable déjà bien développé et encadré. La célèbre comptabilité en partie double, qui
reste encore aujourd’hui le système actuel de l’enregistrement commercial des revenus et des
dépenses d’une entreprise, remonte au moins au XVème siècle avec le traité de comptabilité de
Luca Pacioli « Tractatus XI particularis de computibus et scripturis » publié à Venise en 1494.
Des pratiques de comptabilité ont été instaurées dans toute l’Europe pendant la période la
Renaissance notamment par les célèbres dynasties commerciales des Fugger et des Welser. En
France, la tenue de livres comptables est restée facultative jusqu’à l’ordonnance sur le
commerce de Colbert en mars 1673. Texte précurseur du Plan comptable général, il sera
repris dans le code de commerce de 1807. A la suite du krach boursier de 1929 et la crise
économique mondiale qui s’ensuivit, de nombreux états ont commencés à mieux légiférer au
niveau de la comptabilité dans le but de faire connaitre la véritable situation d’une
entreprise, c’est le cas de la France avec les décrets et lois de 1935 et 1937. Le premier plan
comptable général (PCG) en France fut instauré sous le régime de Vichy en 1942 dans le but
d’instaurer une économie dirigée. Après-guerre il est cependant gardé et simplement modifié
pour la reconstruction et la planification de l’économie nationale et ce n’est donc qu’en 1947
qu’on assiste véritablement à la mise en place du Plan comptable général (PCG). Malgré
l’expansion de la mondialisation et de l’internationalisation des échanges, la comptabilité
commerciale jusqu’à la fin du XXème siècle était encore règlementée par les différents pays.

Cependant les différences dans les systèmes comptables nationaux s’avèrent rapidement être
un frein de croissance pour les entreprises à caractère international. De plus, la construction
européenne, l’introduction de la monnaie unique et suite aussi à certains scandales financiers
internationaux comme le cas Enron ont permis de réaliser une harmonisation des normes
comptables avec l’introduction des normes IFRS appliqués obligatoirement à partir de 2005 en
Europe.

Le tableau ci-dessous permet d’effectuer un petit tour d’horizon des principales normes
comptables et instituions régulatrices des principaux pays européens :

Normes comptables de différents pays européens :

Le code du commerce allemand :


le Handelsgesetzbuch (HGB), c’est la base juridique
en Allemagne pour la gestion des affaires et du
commerce ainsi que pour la préparation des comptes
annuels. Il s’applique pour tous les commerçants, ces
derniers doivent mener les activités de négoce et
évaluer les actifs conformément aux principes
comptables. Ce code du commerce est composé de
cinq livres. Par contre on ne trouve pas dans le code
HGB les détails et la manière d’appliquer les principes
comptables. Il s’agit davantage de termes juridiques du
législateur indéterminés et non définis explicitement. En
effet, les principes comptables sont souvent composés
de jurisprudences et des recommandations des
associations d’entreprises qui sont dans la pratique
généralement acceptées. Contrairement à la France il
n’existe pas de plan comptable général obligatoire.
Allemagne
DeutscheRechnungslegungsstandards (DRS)

Les grands principes et règles comptables en


Allemagne sont contenus dans les « German
Accounting Standards » : Deutsche Rechnungslegungs
Stanards (DRS). Ils sont édités par l’office de
normalisation allemand : le Deutsches
Rechnungslegungs Standards Committee (DRSC). Les
DRS interprètent donc les règles comptables et
remplissent les lacunes réglementaires et apportent de
exigences détaillés pour la comptabilité. Les entreprise
peuvent désormais simplement se conformer aux
normes internationales IFRS (International Financial
Reporting Standards) à condition que le droit
additionnel soit respecté.

Unternehmensgesetzbuch (UGB)

En Autriche, les comptes annuels doivent être établis


conformément aux exigences du code UGB
: Unternehmensgesetzbuchs. La loi autrichienne fait
Autriche également référence pour les principes comptables.

IFRS

Comme pour l’Allemagnes, les sociétés autrichiennes


ont le droit de choisir entre les IFRS et les normes
nationales. Les sociétés cotées doivent se conformer
aux IFRS conformément aux règlements de l’Union
européenne.

Le code des obligations (CO ou OR


pour Obligationenrecht)

Ce code qui fait partie du code civil suisse réglemente


les obligations en droit privé suisse et a été adopté en
1911. Il contient les exigences légales minimales
concernant la comptabilité en Suisse. Les dispositions
sont contraignantes pour toutes les transactions
commerciales et sociétés ayant un devoir de
comptabilité. Des règles plus strictes s’appliquent pour
les entreprises inscrites à la bourse. Dans ce cas ces
dernières doivent suivent les normes du Swiss GAAP
FER ou les normes internationales (IFRS ou US-
GAPP).

Swiss GAAP FER

Pour les sociétés suisses cotées au niveau du SIX


Swiss Exchange, les recommandations comptables
du Swiss GAAP FER s’appliquent comme la norme
minimale. Les sociétés non cotées ont toutefois la
Suisse possibilité de suivre volontairement les
recommandations du Swiss GAAP FER. C’est à
l’initiative de la chambre fiduciaire suisse que depuis le
années 80 cette institution indépendante existe. Le but
des normes Swiss GAAP RPC est de donner une
image fidèle du patrimoine et de la situation financière
des entreprises. Le concept s’articule notamment
autour :

 d’un cadre conceptuel


 des RPC fondamentales (pour les entités de
taille moyenne)
 des normes Swiss GAAP RPC 30 (pour les
groupes)
 des normes Swiss GAPP RPC 31 (pour les
entreprises cotées)

IFRS ou US-GAAP

Pour les entreprises suisses cotées sur le SIX Swiss


Echange, le respect des normes internationales (IFRS
ou US-GAAP) est obligatoire depuis 2005.

New UK-GAAP Generally Accepted Accounting


Practice (New UK-GAAP)
Royaume-Uni
Depuis le 1 er janvier 2015, Le Royaume-Uni a une
nouvelle règlementation comptable nationale : le New
UK-GAAP. Il est dérivé des normes
européennes IFRS. Le cadre comptable s’adresse aux
entreprises et comprend cinq normes de FRS 100 à
FRS 105.

 FRS 100 – Application of Financial


Reporting Requirements : il détaille le cadre
en accord avec la législation nationale pour
les exigences et normes des règlements de la
comptabilité.

 FRS 101 – Reduced Disclosure Framework


: il fournit un concept de comptabilité réduite
notamment pour les groupes, les normes son
similaires des normes IFRS tout en étant
aussi exonérées de certaines règles et
clauses de l’IFRS.

 FRS 102 – The Financiel Reporting


Standard Applicable in the UK and
Republic of Ireland : c’est la norme
comptable et financière pour le Royaume-Un
et la république d’Irlande et comporte 250
pages qui remplacent toutes les normes
précédentes de l’ancien UK-GAAP.

 FRS 103 – : ce sont les règles comptables


pour les assurances, en effet des règles
spécifiques pour les entreprises qui
fournissent des contrats d’assurance existent

 FRS 104 – Interim Financial Reporting


: FRS 104 est basé sur les normes
internationales relatives aux rapports
provisoires IAS 34 et sert les entreprises qui
tiennent comptes des FRS 101 ou FRS 102
comme base pour l’établissement des
rapports intermédiaires.

 FRS 105 – The Financial Reporting


Standard applicable to the Micro-entieties
Regime : c’est une version personnalisée du
FRS 102, qui est directement adaptée pour
les besoins des micro-entreprises.

Le responsable des normes FRS est l’Accounting


Standards Board (ASB), qui fait partie
du FRC (Financial Reporting Council).

IFRS

Les sociétés cotées en bourse au Royaume-Uni doiven


respecter les normes internationales de l’IFRS.

France Plan comptable général (PCG)


Comme nous l’avons vu plus haut, en France le Plan
comptable général (PCG) est considéré comme la
norme minimale de comptabilité. Ce plan comporte
notamment :

 Une vue d’ensemble des principes de


comptabilité
 La définition des notions de bases comme le
bilan, le compte de résultats ainsi que les
actifs, revenus, pertes et profits.
 Présentation des règles comptables et
d‘évaluation
 Régles pour les comptes
 Exigences en matière de documentation et
d‘archivage
 règles spéciales de comptabilité

IFRS

Comme tous les autres états membres de l’UE, la


France oblige également les sociétés cotées en bourse
à se conformer aux règles et normes internationales de
l’IFRS.

Código de comercio (CCom) et Ley de sociedades


anónimas (LSA)

En Espagne aussi les commerçants et entreprises sont


obligés de tenir des livres de compte. C’est le code de
commerce espagnol (CCom) et la loi sur les sociétés
(LSA) qui encadrent et définissent les normes de
comptabilité du royaume ibérique. Elles sont largement
basées sur les lignes directives européennes et
diffèrent donc peu de la réglementation des autres pays
de l’UE.

Plan general de contabilidad


Espagne
Le plan général de comptabilité est l’expression
concrète des règles du CCom et du LSA, ce plan (PCG
a été approuvé en 2007 par le décret Royal 1514/2017
et représente un ajustement aux normes internationale
IFRS. De plus conformément à ce plan, il existe aussi
une comptabilité simplifié pour les petites et moyennes
entreprises.

IFRS

Comme tous les autres états membres de l’UE,


l’Espagne oblige également les sociétés cotées en
bourse à se conformer aux règles et normes
internationales de l’IFRS.

Italie Codice Civile


Les principes commerciaux et de la comptabilité en
Italie sont énoncés dans l’article 2423FF du code civile
(Codice Civile). La possibilité de réaliser une
comptabilité simplifiée est actée par l’article 2435.

Organismo Italiano di ContabilitàOIC

Une interprétation et une description de la


réglementation du code civil italien pour les entreprises
se trouvent dans l‘Organismo Italiano di Contabilità
(OIC). Mais le recours aux normes internationales (en
général celles de l’IFRS) est possible pour combler les
lacunes du droit national.

IFRS

Les sociétés cotées en bourse et les compagnies


d’assurances sont obligés de respecter les normes
internationales de l’IFRS: Les sociétés non cotées
peuvent choisir entre les exigences nationales et celles
de l’IFRS.

Les normes comptables internationales


Une harmonisation des règlementations commerciales et des normes comptables est en cours
depuis des années au niveau international. Le but est bien évidemment d’accompagner et de
faciliter la mondialisation et de fournir aux entreprises un ensemble plus uniforme des
règlementations. En plus des règles internationales IFRS de l’IASB, les normes comptables
américaines (US GAAP) du Financial Accounting Standards Board (FASB) tiennent aussi parfois
lieu de référence au niveau international pour la réglementation de la comptabilité.

Normes comptables internationnelement reconnues.

Les normes International Financial Reporting


Standards (IFRS) sont émises par l’IASB (Internationa
Accounting Standards Boards) pour les entreprises.
L’objectif est une harmonisation globale de la
comptabilité.

L’ensemble des normes se compose en trois parties :

 Le cadre : le cadre de l’IFRS constitue la


IFRS base théorique des réglementations. Il décrit
les objectifs et les hypothèses de lignes
directrices internationales et les exigences
qualitatives. De plus, le cadre apporte des
définitions de concepts clés comme actif,
passif, revenu et dépense.

 Standards (IFRS/IAS) : les réelles exigences


en matière de comptabilité et d’évaluation
financière sont disponibles sous la forme de
normes individuelles. Il s’agit notamment des
IFRS de l’IASB et de l’IAS (International
Accounting Standards) et de la précédente
administration IASC (Accounting Stanadards
Committee).

 Interprétation : afin d’harmoniser


l’interprétation des normes internationales, la
troisième partie du règlement comporte des
interprétations officielles des normes
internationales publiés par le Financial
Commitee (IFRIC).

pour l’application des IFRS et en cas de conflit,


l’interprétation des normes IFRS est plus contraignante
que les informations générales du cadre. Le cadre lui-
même n’a par défaut aucun statut.

Depuis 2005, l’Union européenne impose à toutes


les sociétés cotées d’établir des états financiers en
accord avec les IFRS. L’Union européenne reste le
principal utilisateur de ces normes comptables.

Les « Generally Accepted Accounting


Principles » des Etats-Unis (ou US-GAAP) sont les
normes américaines émises par le Comité des normes
comptables et financières ou Financial Accounting
Standards Board (FASB). Ce dernier est reconnu par la
Securities and Exchange Commission (SEC) et par
l’Amercian Institute of Cetrified Public Accountants
US-GAAP (AICPA) qui est la plus grande association
professionnelle des comptables américains.

Les US-GAAP sont aussi devenus des standards


internationaux, car en effet pour avoir une cotation à l
bourse américaine il est nécessaire de réaliser des
rapports et états financiers conformes aux dispositions
de la Securities and Exchange Commission (SEC).

Comptabilité en France : comparaison entre le PCG et les IFRS.


Le plan comptable général(PCG) reste le principal standard de comptabilité pour les états
financiers annuels de toutes les entreprises françaises, aussi bien pour les états financiers
consolidés (pour les groupes) que pour les états financiers de nombreuses petites et moyennes
entreprises.

Cependant les groupes et entreprises axés sur les marchés financiers et cotés en
bourse doivent également se conformer aux exigences internationales IFRS selon le
référentiel IAS adopté par la Commission européenne. Pour les autres entreprises l’option
d’autoriser (donc de ne pas obliger) a été retenue par la France. C‘est l’article premier
de l’ordonnance n° 2004-1382 du 20 décembre 2004 qui modifie le code du commerce dans ce
sens : « Lorsqu’elles utilisent les normes comptables internationales adoptées par règlement de
la Commission européenne, les sociétés commerciales qui établissent et publient des comptes
consolidés au sens de l’article L. 233-16 sont dispensées de se conformer aux règles comptables
prévues par les articles L. 233-18 à L.233-23 pour l’établissement et la publication de leurs
comptes consolidés ». Ainsi les sociétés non cotées peuvent donc dès 2005 et sur option ne
plus appliquer le référentiel comptable français (du PCG) mais au contraire le référentiel de
l’IASB : les IFRS. Vous pouvez retrouver intégralement sur le site Légifrance l’ordonnance du 20
décembre 2004.

Comme nous l’avons vu plus haut, la comptabilité est surtout un système d’informations qui
présente l’activité d’une société et met en évidence ses relations avec différents partenaires. Les
cadres comptables ont pour objectif de fournir des informations notamment pour des
investisseurs et les préteurs ainsi que pour la direction générale des finances publiques. Une
différence importante entre le PCG et les normes IFRS est justement l’objectif ou le but de cette
présentation comptable. Les normes IFRS mettent davantage l’accent sur les besoins des
investisseurs ou préteurs et donc comportent une orientation actionnariale comme le tableau
comparatif entre le PCG et les normes IFRS ci-dessous le révèle :

4 PCG IFRS

 Résulte d’organismes privés


 Approche étatique et régalienne de et plutôt indépendants des
Instance de normalisation la comptabilité et découle pouvoirs publics : IASB
directement des pouvoirs publics (institut privé) mais
français. reconnaissance de la
Commission européenne.

 Deux référentiels : les comptes


consolidés et les comptes sociaux
ce qui provoque des écarts  Un référentiel unique pour
Référentiel
importants. l’ensemble des acteurs
économiques.

 A destination des
 Orientation vers les partenaires de
Orientation investisseurs avec une
l’entreprise. Conception davantage
conception plutôt
partenariale
actionnariale du
gouvernement d’entreprise.

 Bilan
 Compte de résultat
 Annexe
Les composants des états  Bilan  Tableau du flux de
financiers  Compte de résultat trésorerie
 Annexe  Tout document
supplémentaire utile à la
bonne appréhension des
comptes
Fonction d’évaluation vs. fonction informative
Comme le montre le tableau ci-dessus. Les normes comptables internationales IFRS sont donc
orientées vers le monde de l’actionnariat. En effet, ces normes sont principalement influencées
par l’économie libérale anglo-saxonne. Comme les US-GAAP, les IFRS sont axées sur le marché
des capitaux. Du fait de la mondialisation, de nombreuses entreprises françaises couvrent leurs
besoins en ressources financières principalement via des capitaux étrangers (souvent sous forme
de prêts), ou sur le marché boursier. Les destinataires des états financiers internationaux sont
donc généralement des actionnaires. Les normes IFRS répondent donc à cette situation et
permettent aux investisseurs, notamment étrangers de pouvoir avoir toutes les informations
nécessaires pour prendre des décisions. Cette fonction informative passe donc au premier plan
et remplace la fonction d‘évaluation qui elle reste centrale au niveau du PCG.

Autorité et la fonction d’évaluation


A la différence des états financiers conformes aux IFRS, les états financiers conformes au PCG
constitue davantage la base et la cadre de calcul de la taxation et de l’imposition sur les sociétés.
Les normes comptables sont aussi utiles aux états pour réglementer et évaluer l’imposition et
donc font office d’autorité dans ce domaine. En France, l’imposition (en particulier l’IS) est
principalement la taxation des bénéfices d’une société réalisés sur le territoire nationale. Ainsi le
bilan fiscal découle directement de la balance commerciale. Pour retrouver plus d’informations
sur les régimes d’imposition et les obligations déclaratives dans le cadre notamment du PCG,
vous pouvez consulter le site officiel de l’administration française.