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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

(Third World Press, Chicago, 1991)

Un Commentaire suivi de Comptes-


Comptes-rendus des 25 Chapitres en Français de

Lillie Elizabeth Trent

Candidate au Doctorat en Littérature comparée à


l’Université de Paris X – Nanterre

Directeur de Thèse : Dr. Claude De Grève

PLAN

Chapitre 1: La théorie Cress de la Confrontation des Couleurs et du Racisme (suprématie blanche) :


une théorie psychogénétique et une vue du monde (1970)
Chapitre 2 : L’Origine de l’Aliénation, l’Anxiété et le Narcissisme (1980)
Chapitre 3 : La Théorie psychiatrique du champ unifié (1980)
Chapitre 4 : Apprendre à comprendre les symboles (1979)
Chapitre 5 : Le symbolisme du Christ, la Croix, le Crucifix, la Communion et les fêtes chrétiennes
(1977-79)
Chapitre 6 : La Politique derrière la Passivité, l’Efféminement, la bisexualité et l’Homosexualité du
mâle noir (1974)
Chapitre 7 : Ce que Freud voulait réellement signifier au sujet du Concept de « L’Envie du Pénis »
(1975)

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Chapitre 8 : Le Symbolisme des Pistolets (1975-77)


Chapitre 9 : L’Origine de l’expression « Tu baises ta mère !» (« Mother Fucker ») (1976)
Chapitre 10 : Les Jeux de Balles (ballons) et leur Symbolisme ; La Guerre des Balles (1976)
Chapitre 11 : Le Symbolisme des Objets à Fumée (1977)
Chapitre 12 : La Crainte des Noirs et l’Echec de l’Engagement analytique et idéologique noir (1979)
Chapitre 13 : Le Concept et la Couleur de Dieu et l’Equilibre mental des Noirs (1979)
Chapitre 14 : Le Symbolisme et la signification du viol (1980)
Chapitre 15 : Le Symbolisme, la logique et la signification de « l’Homicide légitime » pendant les
années 1980
Chapitre 16 : Le Symbolisme des billets de banque et de l’or (1980)
Chapitre 17 : Le Symbolisme de la Boxe (1982)
Chapitre 18 : La Théorie Cress de l’Holocauste (1980)
Chapitre 19 : Les Bases neurochimiques du Mal (1988)
Chapitre 20 : Les Enfants noirs et le Processus d’Infériorisation (1974)
Chapitre 21 : Le Racisme et l’Infériorisation de l’enfant et l’adolescent noirs (1987)
Chapitre 22 : Les Enfants noirs qui deviennent parents – nouveau facteur du Génocide des Noirs
(1977)
Chapitre 23 : La Crise dans les Relations entre l’Homme noir et la Femme noire, est-ce un faux
problème ? (1985)
Chapitre 24 : Les Femmes noires à l’aube du XXIè siècle (1975)
Chapitre 25 : Le Système de la Suprématie blanche, la Volonté blanche, et l’Holocauste du SIDA
(1988)

(Commentaire)

En 1969, Neely Fuller a publié un traité intitulé The United Independant


Compensatory Code/System/Concept: a textbook/workbook for thought, speech
and/or action for victims of racism (white supremacy). Il reconnaît qu’il n’y a qu’un seul
racisme fonctionnel dans le monde: la suprématie blanche. Pour Fuller, les modèles de
pensée, de langage, et d’actions pratiqués à des degrés divers par la plupart des gens du
monde blanc découlent d’un seul fait : la plupart des Blancs haïssent le Noir parce qu’ils ne
sont pas des Noirs.

Le Docteur Cress Welsing, une femme psychiatre exerçant à Washington, D.C. et qui
sert une jeune clientèle noire, a lu Neely Fuller à une période où elle cherchait des réponses
aux questions muettes que lui posaient ses patients. Impressionnée par le fait que le concept
d’un système de domination blanche sur le monde non-blanc pouvait expliquer la réalité

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sociale d’une situation difficile de « non-blanc », elle s’est appesantie, en tant que psychiatre,
sur une force motivante possible, à la fois aux niveaux individuels et de groupes. Elle a
pensé que cette force motivante pouvait expliquer l’évolution de ces modèles de
comportement social qui fonctionnent dans tous les domaines de l’activité humaine
(économie, éducation, divertissements, travail, législation, politique, religion, sexe et guerre).
Le résultat de sa réflexion fut La Théorie Cress de la Confrontation des Couleurs et du
Racisme (suprématie blanche) : (une théorie psychogénétique et une vue du monde)
(1970).

Pendant dix-neuf ans, le Dr Cress Welsing a écrit des traités (présentés devant
l’American Medical Association) exposant sa théorie, soutenue par sa connaissance
particulière des symboles qui aident à démasquer la suprématie blanche globale (ex.., le
symbolisme des pistolets et d’autres armes, le symbolisme des jeux de balles, le symbolisme
du viol, le symbolisme des billets de banque et de l’or, le symbolisme de la boxe, le
symbolisme des objets à fumée, etc.). Son œuvre est capitale pour les Noirs et tous les non-
Blancs du monde qui sont infériorisés par les racistes blancs. Cette œuvre propose des
réflexions, une théorie scientifique ainsi que sa formulation synthétique à tous ceux qui
veulent s’en sortir. Mais pour y parvenir il faut lire The Isis Papers.

Le Dr. Cress Welsing ne dit nulle part que les Blancs furent des esclaves des
Egyptiens nègres (les Blancs et les sémites furent esclaves sous les Ramsès et même
avant). Donc ils ont deux raisons de haïr la race noire :
1. d’avoir été écartés de l’Afrique à cause de leur état d’albinisme
2. d’avoir été combattus et réduits en esclavage à chaque fois qu’ils sont venus
s’attaquer à l’Egypte (voir Cheikh Anta Diop, Nations Nègres et Culture et/ou
Civilisation ou Barbarie).

Quand on est Noir, il faut faire preuve de patience et de dignité humaine pour ne pas
détester les Blancs, étant donné leur cruauté et leurs mensonges à notre égard. Et pourtant,
nous autres aliénés de la diaspora noire éprouvons difficilement de la haine pour notre
ennemi ; nous avons tendance même â le « singer ». Quant aux Africains, ils conservent leur
identité culturelle, mais les Blancs leur ont tout volé : richesses, peuples, autonomie, moyens
de survie économique, et mode de vie paisible. Les religions chrétiennes et musulmanes ne
nous ont pas rendu service non plus ! Disons que La Bible et Le Coran ont servi à nous
tranquilliser pendant que les militaires et les commerçants blancs faisaient la sale besogne.
Heureusement, à toutes les époques, certains individus des deux races, armés d’un
vrai amour de leur prochain, ont accompli l’impossible : vivre en harmonie (par des

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échanges intellectuels et culturels, par l’amitié et la fraternité entre jeunes, par


l’estime mutuelle dans les domaines du travail, du sport, et parfois par des relations
personnelles). La religion a parfois été pour quelque chose dans ces rapports. Mais
d’une façon ou d’une autre, les Noirs ont pu endurer les agressions des Blancs ; ils se sont
souvent montrés dignes, tolérants, et même supérieurs à leurs agresseurs. Selon Cheikh
Anta Diop :
Le berceau des Noirs (la vallée du Nil, depuis les Grands Lacs jusqu’au Delta, en
passant par le Soudan dit « anglo-égyptien ») était caractérisé par une abondance des
ressources de la vie. Le caractère sédentaire et agricole de la vie et les conditions
spécifiques de la vallée du Nil vont engendrer chez le Nègre une douce nature, idéaliste et
généreuse, pacifique, imbue de l’esprit de justice, gaie… Tandis que la férocité de la nature
dans les steppes eurasiatiques, l’infertilité de ces régions, l’ensemble des conditions
matérielles dans ce berceau géographique, forgeront chez l’homme les instincts nécessaires
à son adaptation au milieu… Tous les peuples de ce berceau, qu’ils soient blancs ou jaunes,
auront l’instinct de conquête, parce qu’ils auront tendance à s’évader de ce milieu hostile…
L’homme de ces régions est resté longtemps nomade. Il est cruel1 .

A mon avis, le but final qui devrait être visé par la Théorie Cress est de ramener
l’humanité à se comprendre, à vivre ensemble sur cette planète et dans l’univers. A cette fin,
tous les hommes et toutes les femmes de toutes les couleurs doivent accepter les origines
nègres de l’humanité, puisque des savants, à commencer par Cheikh Anta Diop, les ont
longuement mises à jour et puisque tous les Anciens constatèrent que l’Egypte ancienne
était nègre ! Tous les Blancs (leucodermes) doivent assumer leur part de responsabilité (ou
celle de leurs aïeux) pour le génocide des Noirs et des non-Blancs commis par l’Occident. Ils
doivent également avouer leur anxiété, leur aliénation et leur agression constante vis-à-vis
des mélanodermes. Les savants grecs sont les premiers coupables parce qu’ils faisaient
régulièrement des stages d’initiation dans les temples égyptiens (entre autres, Platon et
Eudoxe 13 ans, Démocrite 5 ans, Pythagore plus de 20 ans, Homère et Aristote plusieurs
années), mais une fois rentrés, ils faisaient figure d’innovateurs, passant sous silence leur
apprentissage des hiéroglyphes et des sciences égyptiennes. Ce refus des savants blancs et
de la collectivité blanche d’admettre, à voix haute, qu’ils doivent et leur origine et leur science
aux Noirs, est en partie responsable de tous nos maux. L’œuvre de Cheikh Anta Diop et ce
livre de Cress Welsing devraient figurer sur les listes de lectures exigées des lycéens et des
universitaires de tous les continents. Ensuite il incombe aux Peuples de couleur (noirs,
asiatiques, indiens, métis, sémites) mondiaux de connaître et d’intérioriser ces lectures. Pour

1
Cheikh Anta Diop, Nations Nègres et Culture, Paris, Présence Africaine, 1954, p. 173 - 175.

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les autodidactes et les analphabètes, les universités du tiers monde devraient mettre sur
pied un enseignement oral et/ou télévisé. Les Peuples de couleur pourront ainsi se
débarrasser, enfin de leur complexe d’infériorité (ou parfois de supériorité) vis-à-vis des
Blancs. Car ces complexes sont axés sur « ce que pensent les Blancs » ou bien « ce que je
suis par rapport aux Blancs ». Eventuellement, le pansement des plaies du racisme et la
cicatrisation pourront commencer et de nouveaux comportements (basés sur la
connaissance de la vérité) pourront s’affirmer.

Sur les plans politiques et culturels, les non-Blancs doivent s’unir, se forger des
alliances, commencer par l’unité africaine continentale et l’unité de l’Afrique et de sa
Diaspora. Quand cette unité se fera (et elle peut se faire en une génération), tous les autres
problèmes d’ordres économiques, sociaux ou militaires se résoudront sans trop de dégâts.

A ce propos, le premier sommet des Chefs d’Etat africains et des responsables


africains-américains s’est tenu à Abidjan en avril 1991. Ce rassemblement sans précédent
a précédé deux événements programmés en 1992 et qui auront un effet majeur sur le destin
des Africains et Africains-Américains : l’unification de l’Europe et la célébration du cinquième
centenaire de la rencontre de deux mondes, conséquences du voyage de Christophe
Colomb depuis l’Europe jusqu’à ce qui est devenu l’Amérique. Dans les paroles du Docteur
Sheila S. Walker, rapporteur du sommet :

Pour les Africains et les Africains-Américains, cette rencontre des deux mondes
devrait être appelée et comprise comme une séparation de deux mondes. C’est à dire il y a
cinq cents ans l’Afrique et ses enfants ont cessé d’être un monde unique pour devenir deux
mondes séparés par l’oppression, mais liés par un héritage commun… L’Afrique n’est plus
seulement un peuple continental, mais plutôt un peuple transnational, et pour nous de
penser et d’agir en conséquence… Il y eut des tentatives continuelles pour nous couper de
notre héritage culturel et du peuple qui le représente. L’intention sous-jacente a été de bien
faire de nous une population qui ne voit que ses origines dans la défaite et l’oppression ; et
que cette défaite et cette oppression soient pour nous les seules sources de références de
notre identité. L’Afrique offre aux Afro-Américains une chance de nous redéfinir et de nous
établir solidement comme ayant naturellement un important rôle à jouer dans les affaires
internationales. L’Afrique a besoin de l’aide des Africains-Américains pour le progrès
matériel. Ainsi par leur retour en Afrique et leur collaboration étroite avec les Africains, ils
contribueront à développer les immenses richesses potentielles du continent. Cette
collaboration permettra aux Africains-Américains de mettre fin à leur privation culturelle et
d’assumer en tant qu’acteur global toutes les potentialités qu’ils possèdent…

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Devant l’unité des Noirs, les autres non-Blancs cesseront de s’identifier aux Blancs,
de nier leur part de sang noir. Alors, des alliances se forgeront entre eux, en dépit de tout ce
que les Blancs pourront faire pour les casser. Entre eux, les non-Blancs du monde
possèdent toutes les richesses premières y compris les valeurs spirituelles et les matières
génétiques tant convoitées par les autres. Un petit pays comme le Japon a donné des leçons
à l’Occident. Les non-Blancs du monde doivent exiger que les pays blancs indemnisent les
autres pour leurs crimes contre l’humanité (rapt, viols, pillage, génocide) ! A cette fin, le chef
Abiola, milliardaire nigérian, a fait don à l’O.U.A. d’une somme de 500 000 dollars qui doit lui
permettre d’évaluer les réparations dues à l’Afrique pour la traite des esclaves et
l’exploitation coloniale. Il estime que la communauté internationale devrait au moins 25
milliards de dollars aux Africains2.

Comme disent Frantz Fanon et Aimé Césaire, il faut aller vers un nouvel humanisme, libérer
les hommes d’eux-mêmes.

Le tam tam baragouine le message cosmique. Seul le nègre est capable de le transmettre,
d’en déchiffrer le sens, la portée…3.

Et voici le nègre réhabilité, ‘debout à la barre’, gouvernant le monde de son intuition, le nègre
retrouvé, ramassé, revendiqué, assumé… alertant les antennes fécondes du monde, planté
dans l’avant-scène du monde, aspergeant le monde de sa puissance poétique… J’épouse le
monde ! Je suis le monde ! Le Blanc n’a jamais compris cette substitution magique. Le Blanc
veut le monde ; il le veut pour lui tout seul… Il l’asservit. Il s’établit entre le monde et lui un
rapport appropriatif. Mais il existe des valeurs qui ne s’accommodent qu’à ma sauce… Entre
le monde et moi s’établissait un rapport de co-existence. J’avais retrouvé l’Un primordial…4

La lecture de Cheikh Anta Diop, Frantz Fanon, Aimé Césaire, Cress Welsing (parmi d’autres)
nous convainc en tant que Noire, qu’effectivement, il existe des valeurs qui ne
s’accommodent pas aux Blancs. Afin de mieux faire ressortir ces valeurs, il nous faut la
lecture de Cheikh Anta pour la rigueur scientifique, la lecture de Césaire pour l’énonciation
poétique, la lecture de Fanon pour l’élément psycho révolutionnaire, et la lecture de Cress
Welsing pour une nouvelle explication psychologique des symboles et des comportements.

2
in Jeune Afrique, N° 1643 du 2 au 8 Juillet 1992, p. 19.
3
Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs, Paris, Editions du seuil, 1952, p. 100.
4
Ibidem., p. 103.

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D’aucuns trouveront que le Docteur Cress Welsing élabore une théorie raciste. Qu’ils lisent
tous les comptes-rendu jusqu’ici au bout avant de se prononcer, car sa théorie n’a pas été
élaborée au hasard. Elle dissèque chaque aspect de la vie aux Etats-Unis où les Noirs se
trouvent être une minorité. Depuis Gunnar Myrdal (Le Dilemme américain) elle est la
première à aller droit au but : démasquer le système de la suprématie blanche. Elle le fait
pour que les Noirs et les non-Blancs ne soient pas dupes, pour qu’ils puissent être libérés,
une fois pour toutes, de leurs angoisses, de leurs complexes. C’est un livre qui s’adresse
surtout au lecteur noir, mais peut intéresser tout le monde. Les Blancs de bonne foi ne
doivent pas craindre de découvrir certaines vérités qu’il n’est plus possible de passer sous
silence. La grande déesse noire, Isis, dont le culte a duré en Egypte plus de trente-cinq
siècles, et été observé comme religion universelle près de mille ans, a inculqué aux peuples
de la terre les principes de justice (maat, en égyptien) et d’humanisme5. C’est certainement
pour cette raison que Cress Welsing a intitulé son livre The Isis Papers. Isis, grande
patronne de la justice, dont le culte a ouvert la voie au judaïsme et au christianisme, veille
encore sur nous tous.

N.B. : Qu’il me soit permis de remercier mes amis, le Dr. Théodore Ette et Dr. Henri
Gadou, de leur aide précieuse. Lillie Elizabeth Trent, Juillet 1992
Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 1 : La Théorie Cress de la Confrontation des Couleurs et du Racisme


(suprématie blanche): une théorie psychogénétique et une vue du monde (1970)

Hormis la religion, une bonne partie de la connaissance, connue sous le nom de


science, postule que tous les phénomènes observables peuvent être expliqués, du moins
circonscrits par l’investigation et l’analyse de l’esprit humain. Le racisme (ou suprématie
blanche) étant perçu comme le phénomène observable le plus important de nos jours, les
sociologues et autres scientifiques devraient donc pouvoir y trouver une explication. Dans ce
petit monde d’aujourd’hui, au moins les trois quarts des humains sont « non-blancs » et sont
sujets à la domination, à travers leur quotidien, soit directement soit indirectement, par une

5
Sarwat Anis Al-Assiouty, Jésus le Non Juif, paris, Letourneur & Anet, 1987, p. 63-64

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minorité se définissant comme « blanche ». Le racisme a été décrit et défini de diverses


manières (Cf. Gullattee, Comer, Butts et Pinderhughes). Toujours est-il qu’à mon point de
vue, le commentaire fait par Oliver C. Cox dans Caste, Class and Race, qui affirme qu’il n’y
a jusqu’ici aucune théorie consistante des relations entre races, prévaut toujours.

Neely Fuller, dans son traité (1969), observe que contrairement aux idées actuelles, il
n’y a qu’un seul racisme fonctionnel dans le monde : la suprématie blanche. La seule
définition valide et opérationnelle du racisme est la suprématie blanche ; qu’elle que soit la
revendication des « non-Blanc » à l’indépendance économique et/ou politique, en dernière
analyse, ils seront toujours victimes du processus de la suprématie blanche. Fuller explique
que le racisme est un système opérationnel universel de la domination et de la suprématie
blanche auquel participe la majorité du monde blanc ; ce n’est pas une question d’évolution
économique qui en est à la base. Au contraire, il révèle l’inadéquate analyse de telles
théories en suggérant plutôt que les divers systèmes économiques tels le capitalisme, le
communisme et le socialisme sont autant de dispositifs raffinés utilisés pour atteindre les
buts primaires de la domination blanche : l’établissement, la maintenance, l’expansion et le
perfectionnement de la domination mondiale par des membres d’un groupe qui se classe lui
même comme « race » blanche. Fuller suggère que le mot race n’a plus sa signification
biologique et qu’il s’agirait plutôt d’organisation. Son concept de couleur amplifie l’assertion
faite par W.E.B. du Bois (1903) dans The Souls of Black Folk que le problème de la couleur
est un grand problème de ce vingtième siècle. Le poids crucial dans le travail de Fuller est la
description des relations entre « non Blancs » et « Blancs ».

Impressionnée par le fait que le concept d’un système de domination blanche sur le
monde « non blanc » pouvait expliquer la réalité sociale d’une situation difficile de « non
blanc », l’auteur (Dr. Cress Welsing) s’est appesantie, en tant que psychiatre, sur une force
motivante possible à la fois aux niveaux individuels et de groupes. Elle a pensé que cette
force motivante pouvait expliquer l’évolution de ces modèles de comportement social qui
fonctionnent dans tous les domaines de l’activité humaine (économie, éducation,
divertissements, travail, législation, politique, religion, sexe et guerre). Pour Fuller, tout ceci a
trait aux modèles de pensée, de langage et d’action pratiqués à des degrés divers par la
plupart des gens du monde blanc. Le seul commentaire qu’il a fait sur l ‘étiologie est que :

La raison qui fait que la plupart des Blancs haïssent le Noir est que les Blancs ne
sont pas des Noirs.

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Le Docteur Cress soutient que la qualité d’être blanc est effectivement une
insuffisance ou un état relatif de déficience génétique, basée sur l’incapacité génétique de
produire la mélanine pour la pigmentation de la peau. Ainsi, la grande majorité des habitants
de cette planète ne doit pas se croire condamnée au désespoir, la couleur étant normale
pour les êtres humains, et l’absence de couleur, anormale. En plus, cette absence de
couleur agit toujours comme une récession génétique par rapport au facteur génétique
dominant de la production de la couleur. La couleur annihile toujours (d’un point de vue
phénotypique et génétique) la non-couleur, blanche. Les Noirs possèdent le plus grand
potentiel de couleur, les bruns, les rouges et les jaunes possédant respectivement moins.
Ceci est la base génétique et psychologique de La Théorie Cress de la Confrontation des
Couleurs et du racisme (suprématie blanche).

La Théorie Cress affirme que les Blancs ou Européens, à la couleur déficiente,


ressentent une profonde insuffisance numérique et une infériorité de couleur, dans leurs
rapports avec les gens de couleur. Comme on peut s’y attendre dans le cadre des théories
psychologiques modernes, les Blancs, pour se défendre, ont développé un sens
incontrôlable de l’hostilité et de l’agression. Cette attitude a continué de se manifester à
travers l’histoire des confrontations des masses entre Blancs et hommes de couleur. Le fait
que l’hostilité et l’agression initiale viennent seulement des Blancs est rapporté dans de
nombreuses revues, journaux et livres écrits par des Blancs. Les faits enregistrés indiquent
aussi que ce n’est qu’après de longues périodes grands abus que les gens de couleur ont
répondu défensivement par toutes les formes de contre-attaque. Cette réaction
psychologique, expression d’un embarras, a été dirigée contre tous les gens capables de
produire de la mélanine. Cependant, l’agression la plus brutale a été dirigée contre les Noirs,
qui avaient le plus grand potentiel de couleur et, par conséquent, sont les plus enviés et les
plus craints dans la compétition génétique des couleurs.

L’expression de l’insuffisance numérique et de l’infériorité générique due à la couleur


conduisit les Blancs à mettre en œuvre un nombre impressionnant de mécanismes
psychologiques de défense dévastateurs pour les gens de couleur. La manœuvre initiale de
défense psychologique était la répression de la conscience initiale et douloureuse
d’insuffisance. La défense initiale de l’Ego fut renforcée par une foule d’autres mécanismes
de défense. Un des plus importants de ces mécanismes de défense a été la « formation par
réaction », une réponse qui convertit (au niveau psychologique) quelque chose de désiré et
envié mais totalement inaccessible en quelque chose de discrédité et de méprisé. Les

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Blancs désirant avoir une peau de couleur mais incapables d’atteindre ce but, proclamèrent
(consciemment ou inconsciemment) que la couleur de la peau les dégoûtait, et
commencèrent à attribuer des qualités négatives à la couleur -- spécialement à la couleur
noire. De façon intéressante, le terme « non blanc » est une double négation débordant sur
une affirmation positive. C’est peut être un lapsus freudien dans lequel l’utilisation du
langage révèle intimement la première dynamique psychologique.

L’envie pour les blancs d’avoir une peau de couleur peut se remarquer aux tout
premiers signes du printemps ou de l’été quand ils commencent à se dépouiller de leurs
vêtements (en autant de pièces que le permettent les lois), laissant souvent leurs peaux se
brûler sévèrement dans leur tentative d’ajouter quelque couleur à leurs corps pâles et se
rendant et se rendant ainsi vulnérables au cancer de la peau dans ce processus. La plupart
des produits cosmétiques sont autant de tentatives pour ajouter de la couleur à la peau
blanche. De telles compositions de couleur sont prévues pour les mâles et les femelles
blancs. Et finalement, d’énormes millions de francs sont dépensés annuellement en produits
chimiques annoncés comme étant capables d’augmenter le potentiel de tannage des blancs.
Le fait que des Noirs ont essayé de changer la couleur de leur peau en blanc ne diminue pas
la force de cette argumentation par le fait qu’il peut être facilement démontré que ces non-
blancs sont en train de répondre aux conditions sociales déjà établies, de la suprématie
blanche. Un tel processus, comme on l’a vu chez les Noirs et autres non-blancs, peut être
décrit comme une identification avec l’oppresseur.

Un autre exemple de défense du type « formation-réaction » est l’élaboration du


mythe de la supériorité génétique blanche qui continue d’être renforcé assidûment (noter
les analyses récentes de Jensen, acceptées à tous les niveaux de la structure sociale
blanche). Etant conscients de leur relative inaptitude à produire la couleur de peau, les
Blancs construisirent le mythe de la supériorité génétique blanche. En outre, les Blancs
entreprirent l’énorme tâche de développer une structure sociale, politique, et économique qui
supporterait le mythe de l’infériorité des Noirs et autres non-Blancs.

Une manœuvre de défense psychologique supplémentaire utilisée par les Blancs a


été celle de la projection. Sentant une extrême hostilité et une haine féroce envers les non-
Blancs, les Blancs commencèrent à élaborer des schémas faisant d’eux une race haïe par
les non-Blancs. Dans beaucoup de cas, ce mécanisme a servi à atténuer occasionnellement

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le sentiment de culpabilité des Blancs dans leur impulsion d’agression contre les Noirs et
autres gens de couleur. Un autre exemple, peut être spécial, de l’utilisation de la projection,
est le désir historique continuel des Blancs de relations sexuelles avec les non-Blancs, un
désir auquel les mâles blancs se donnent libre cours à travers le monde. Ce profond désir a
été projeté sur les mâles et femelles noirs et s’est manifesté par la notion que les gens de
couleur ont des désirs sexuels pour les mâles et femelles blancs. La Théorie de la
Confrontation des couleurs postule que les Blancs désirent encore et encore bien des
rapports sexuels avec les non-Blancs, mâles et femelles, parce que c’est seulement à
travers cette voie que les Blancs peuvent achever l’illustration d’être capable de produire de
la couleur.

La rage implacable suscitée contre l’idée d’une relation sexuelle entre l’homme noir et
la femme blanche, qui a été longtemps un thème dominant dans la culture de suprématie
blanche est considérée par la Théorie de la Confrontation des Couleurs comme la
résultante de l’intense crainte du mâle blanc de la capacité du mâle noir d’accomplir la plus
grande attente de la femelle blanche, qui est celle de concevoir et de mettre au monde un
enfant de couleur. Il y a d’autres conduites sexuelles pratiquées par quelques Blancs, qui
peuvent être éclairées par la thèse de la confrontation des couleurs. Par exemple, dans son
autobiographie, Malcolm X affirma que la perversion sexuelle qu’on lui demandait d’opérer le
plus souvent, était pour lui, en tant que mâle noir, d’avoir des relations sexuelles avec des
femelles blanches, en leur présence, pendant qu’ils (les Blancs) regardaient. Ce modèle de
conduite de la part des mâles blancs, au lieu d’être rejeté comme une perversion, peut être
compris quand il est vu comme l’identification fantasmée du mâle blanc avec la capacité du
mâle noir de donner les produits conceptuels de couleur aux femelles blanches – quelque
chose que les femelles blanches désirent désespérément mais que les mâles blancs ne
peuvent réaliser. D’autres témoignages vivants sont donnés par les mâles noirs qui se sont
engagés dans des rapports sexuels avec les femelles blanches. Ces hommes rapportent
qu’une expression fréquente des femelles est qu’elles souhaitent avoir des bébés noirs.

La Théorie de la Confrontation des Couleurs explique aussi pourquoi les testicules


des mâles noirs étaient les parties du corps que les mâles blancs attaquaient dans la plupart
des lynchages (contre les Noirs) : les testicules gardaient les éléments génétiques puissants
producteurs de couleur. De la même manière, la focalisation des mâles blancs et des
femelles blanches sur la taille des pénis des mâles noirs est vue par la Théorie Cress
comme un déplacement du sujet génétique de la production de couleur dans les testicules.

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Puisque le fait de l’envie de couleur doit être réprimé, le désir de couleur ne peut jamais être
mentionné dans les collapsus de la structure psychologique blanche entière. C’est pourquoi
l’attention est déplacée vers un objet ou symbole moins menaçant – le pénis.

Enfin, la dégradation du sexe dans la culture de suprématie blanche, offre un autre


comprendre la dynamique de l’auto aliénation des Blancs au plan de leur apparence
physique. Au niveau le plus important, le sexe du Blanc peut être considéré comme une
reproduction de sa propre image, de son « moi » et de son espèce. Selon la Théorie de la
Confrontation des Couleurs, la culture de suprématie blanche dégrade l’acte du sexe et le
processus de l’auto-reproduction parce que, pour les Blancs tous les deux sont réflecteurs
de la blancheur et, en retour, de leur incapacité à produire de la couleur. Cette déficience est
clairement méprisée et est affirmée plus explicitement dans les religions et les philosophies
morales de la culture de suprématie blanche. Cependant, cette manière de dégrader l’acte
sexuel ne se rencontre pas dans les cultures non blanches. En réalité, c’est le contraire :
l’acte de reproduction est tenu dans la plus grande estime, comme cela est reflété dans les
pratiques artistiques et religieuses des non-Blancs. Les pratiques artistiques et religieuses
de l’Inde et de l’Afrique offrent des témoignages forts et continus de ce fait. Chez les Blancs,
cette source initiale du sentiment d’aliénation de soi et de l’acte qui façonna leur image,
trouve une expression conséquente dans leur processus de pensée, leurs philosophies
religieuses, leurs codes moraux, leurs actes sociaux et la structure sociale entière.

Les psychiatres et autres scientifiques étudiant le comportement utilisent souvent les


modèles de comportement ouvert envers les autres comme une indication de ce qui est
ressenti fondamentalement au sujet de soi-même. Si la haine et le manque de respect sont
manifestés envers d’autres, la haine et le manque de respect sont ressentis le plus souvent
au niveau le plus profond envers soi-même. Les facettes des autres modèles de
comportement à l’intérieur du cadre culturel de la suprématie blanche supportent une telle
analyse. Par exemple, plusieurs écrivains blancs, dans toutes les parties du monde,
expérimentent et écrivent sur leur profond sens d’auto aliénation. En plus, quelques-uns des
comportements sociaux courants, considérés par les Blancs comme allant à l’encontre de
l’idéologie et des valeurs de la structure sociale blanche, bien que non décrits par la
terminologie utilisée ici, peuvent être, à un certain niveau, tenus pour l’expression du même
fond d’aliénation par rapport à la couleur blanche. Ainsi les « hippies » et les « marginaux »
en laissant la saleté s’accumuler sur eux, en un sens, ajoutent de la couleur à leur peau. En
laissant aussi leur chevelure faciale proliférer, ils se couvrent avec la seule partie de leurs

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The Isis Papers

corps qui ait une couleur substantielle, leur chevelure. Ces tentatives folles faites par les
Blancs pour contrecarrer ce sentiment d’aliénation prennent la forme de pratiques sexuelles
libres et ouvertes, et d’orgies sexuelles. De telles tentatives resteront sans effet parce que,
une fois encore, le centre du problème est un sentiment d’aliénation dû à leur propre
manque de couleur (décoloration) et, ensuite, aux constructions et représentations que les
Blancs ont élaborées autour de ce centre psychologique depuis des siècles.

L’incapacité foncière des Blancs à vivre et à fréquenter l’école avec des non-Blancs
se traduit dans la structure de l’habitat et dans le système éducatif à travers le monde entier.
En termes de confrontation des couleurs, cette incapacité est vue comme une gêne (un
malaise) vécue par les Blancs dans les situations où, en côtoyant leurs voisins de couleur, ils
doivent faire face quotidiennement à leur insuffisance de couleur. Il y aussi le fait que le
mythe de la supériorité blanche est mis en défaut dès que, au plan social et économique, les
mêmes opportunités s’offrent à la fois aux Blancs et aux non-Blancs. Par rapport au
paramètre de la couleur, la personnalité du Blanc ne peut être stabilisée qu’en maintenant
les Noirs et les non-Blancs dans des positions nécessairement inférieures. La situation d’une
proximité massive des Noirs est intolérable pour les Blancs parce que les Noirs sont, de
façon inhérente, plus que des égaux. Les gens de couleur auront toujours quelque chose de
nettement visible que les Blancs ne pourront jamais avoir ni produire : le facteur génétique
de couleur. Toujours, par rapport à la couleur, les Blancs se sentiront génétiquement
inférieurs. La difficulté qu’ont les Blancs à accorder aux non-Blancs l’égalité sociopolitique et
économique à l’intérieur de la structure de la suprématie blanche n’est issue ni d’une idée
morale, ni d’un besoin politique ou économique, mais plutôt profond de leur propre condition
d’inégalité au regard de leur infériorité numérique et de leur déficience de couleur. Ils ne
peuvent compenser leur insuffisance de couleur qu’en se plaçant dans des conditions
sociales supérieures. L’insuffisance de couleur de la blancheur nécessite une structure
sociale basée sur la supériorité blanche. Seul le « Tokenism » peut être toléré par un état
psychologique de motivation où l’évolution du mythe du non-Blanc exceptionnel est utilisée,
encore une fois, comme un mécanisme de défense.

La croyance en la supériorité sur les gens de couleur, l’attrait de l’accumulation des


richesses matérielles et l’attrait de la culture technologique et la puissance sont les pierres
angulaires de la culture universelle de suprématie blanche et sont vus, en termes de
confrontation de couleurs, comme des réponses au profond sentiment d’insuffisance. Cette
insuffisance (imperfection) n’est pas mesurée en termes de taille d’enfant comparée à celle

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The Isis Papers

de l’adulte, contrairement à ce que postulait Alfred Adler. C’est plutôt une insuffisance qui
prend racine dans l’incapacité à produire de la mélanine. Cet état génétique est, dans le cas
actuel, une variante de l’albinisme.

La Théorie de la Confrontation des Couleurs postule plus loin que les Blancs sont
vulnérables du fait de leur insuffisance numérique. Cette insuffisance est apparente dans
leur besoin instinctif de diviser la vaste majorité des non-Blancs en minorités partielles
sujettes à la friction. Ceci est considéré comme une réponse fondamentale du comportement
des Blancs à leur propre statut de minoritaire. La « race » blanche a structuré et manipulé
ses propres processus de pensée et modèles de comportement, aussi bien que ceux de la
majorité du monde non-blanc, de telle sorte que la minorité numérique réelle (les
Blancs), se sente et se représente illusoirement comme la majorité dans le monde,
tandis que la vraie majorité numérique (les non-Blancs), se sent et se considère elle-
même comme une minorité. De façon intéressante, le fait demeure que le collectif blanc,
chaque fois qu’il discute de la question de couleur, ne discute jamais d’aucun de ses
groupes ethniques particuliers comme (étant) des minorités, mais se focalise constamment
sur les divers groupes ethniques, groupes de langues et de religion des non-Blancs comme
des minorités. Alors de gros efforts sont faits pour créer des conflits entre les groupes
arbitraires. Ceci est une des méthodes clé par laquelle une minorité peut demeurer au
pouvoir. Le modèle de « division de friction et de conquête », observable à travers l’histoire
partout où les non-Blancs sont confrontés aux Blancs, résulte de façon primaire de la
déficience de couleur chez les Blancs, et secondairement de leur sentiment d’insuffisance
numérique. Ce modèle, alors, est un ajustement compensatoire pour permettre le confort
psychologique à travers la domination et le contrôle. (Voir Diagramme I). De façon similaire,
la focalisation effrénée sur le contrôle des naissances du monde non-blanc tout entier
est un autre exemple de la prise de, avouée ou non, Blancs de leur état de déficience
numérique. La naissance des Blancs n’a jamais fait l’objet d’un accent particulier ; en réalité,
il existe quelques gouvernements blancs qui donnent des dividendes aux citoyens pour une
plus grande procréation. Ce qui est mentionné ci-dessus représente seulement quelques
exemples choisis parmi des millions de grands et petits modèles de comportement pratiqués
par les Blancs à une échelle variable.

Cependant ces exemples démontrent effectivement le besoin névrotique individuel et


collectif de se focaliser sur la couleur, le sexe, la génétique, le nombre, la supériorité,
l’infériorité, la suprématie blanche et le pouvoir. La Théorie de la Confrontation des
Couleurs soutient que les faits ci-dessus mentionnés peuvent être expliqués à partir du

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The Isis Papers

sentiment psychologique de la déficience de couleur et de l’insuffisance numérique. Les


modèles de comportement individuels qui, au fil du temps, se développent en modèles
collectifs, sociaux, institutionnels maintenant systématiques, sont perçus comme les origines
du « système de suprématie blanche », opérant à un niveau universel comme les seuls
racismes effectifs fonctionnels existant dans le monde d’aujourd’hui. De plus, le racisme
(suprématie blanche), cette époque historique, est vu comme une contradiction sociale
éclatée et la dynamique sociale majeure dominant toutes les autres en influençant les
pratiques et décisions sociales universelles. La Théorie de la Confrontation des Couleurs
reconnaît le racisme comme un des forces dominantes, déterminant le développement du
caractère, la personnalité et le type de formation. C’est pourquoi une définition fonctionnelle
du racisme (suprématie blanche) serait le syndrome de comportement de l’infériorité de
couleur et de l’insuffisance numérique, individuel et collectif, qui inclut les modèles de
pensée, de langage et d’action, comme cela a été vu parmi les membres de l’organisation
blanche (race).

Quelles sont maintenant les implications de cette théorie ? Le fait majeur important
est que pour la première fois depuis des siècles, les non-Blancs à travers le monde ont une
base rationnelle pour comprendre, dans leurs nuances, les motivations du comportement
individuel et collectif blanc. La thèse de la Théorie de la confrontation des couleurs est que
la majorité des gens de ce monde, les non-Blancs, ont été placés dans des positions de
subordonnés parce que, n’ayant jamais expérimenté un tel statut en termes de leurs propres
processus et prémisses de pensée, ils n’étaient pas préparés à comprendre des modèles de
comportement définis sur la base d’un sens des couleurs déficientes et des insuffisances
numériques. Ceci est analogue à l’homme aux deux yeux, qui trouve, sinon impossible, du
moins difficile de comprendre les modèles de comportement et les motivations de l’homme
né congénitalement avec un œil, qui a toujours regardé la condition de l’homme aux deux
yeux avec un antagonisme jaloux et, peut être, avec une certaine agressivité. Forts de cette
intuition, de ce savoir et de cette compréhension des choses, les non-Blancs cesseront
d’être vulnérables aux manœuvres de comportement individuel ou collectif des Blancs. Les
non-Blancs seront moins vulnérables aux messages de supériorité blanche qui rayonnent à
travers l’univers connu et s’infiltrent dans les cultures qui sont dominées par le système de la
suprématie blanche. Cette compréhension aura une grande influence sur les ego en
développement et sur les images qu’ont d’eux-mêmes tous les enfants des non-Blancs, ces
enfants qui subissent les graves préjudices de la culture de la suprématie blanche. Et qui
plus est, toutes les fois qu’ils seront confrontés à l’idéologie de la supériorité ou la
suprématie blanche, les non-Blancs comprendront que ce n’est qu’un ajustement

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The Isis Papers

psychologique compensatoire à un état de déficience génétique et générique ; ainsi, le


message de la suprématie blanche peut être évalué et nié plus promptement. Ceci permet
aux non-Blancs d’obtenir leur libération psychologique de la domination idéologique blanche
qui affecte gravement le fonctionnement général des nin-Blancs. De plus, les non-Blancs
seront moins exposés à être entraînés dans des conflits les une avec les autres, ce qui
affaiblirait la domination continue du système de la suprématie blanche. En outre, les Blancs
du monde entier pourraient vraisemblablement bénéficier d’une telle prise de conscience de
ce qui est à la base des comportement qui les défient souvent. S’ils sont sincères dans leurs
tentatives d’arrêter les pratiques de la suprématie blanche (racisme), les Blancs peuvent être
capables de trouver des méthodes pour y parvenir, une fois la cause entendue. Peut-être
qu’un psychiatre pourra développer une psychothérapie de masse (un théâtre thérapeutique
anti-raciste) pour aider les Blancs à se sentir à l’aise avec leur couleur et leur nombre.
Cependant, on peut prévoir un problème majeur qui naîtrait de la difficulté éventuelle qu’il y
aurait à inciter les Blancs à renoncer (en partie) aux gains secondaires historiquement
acquis à partir du système raciste. Il ne m’appartient pas de répondre à la possibilité, pour
les Blancs, d’accepter cette analyse du problème blanc dans les relations humaines. Je sais
que la plupart des gens de ce monde sont entrain de chercher une réponse au dilemme
qu’on a appelé à un moment « le Dilemme américain ». Ils sont à la recherche d’un
changement. Peut être la Théorie Cress de la Confrontation des Couleurs les aidera-t-il à
réaliser ce changement. En tout cas, je me souviens du mot du biographe de Freud, Ernst
Jones :

En dernière analyse, la justification de toutes les généralisations scientifiques est


qu’elle nous permet de comprendre quelque chose qui autrement reste obscure.

Et, comme James B. Conant l’a affirmé :

Le critère d’une idée nouvelle réside non seulement dans son aptitude à relier des
faits connus jusque-là, mais beaucoup plus dans sa capacité ou non à stimuler d’autres
expériences et d’autres observations qui s’avéreront, à leur tour, fructueuses. Cet aspect
dynamique de la science vu non comme une entreprise pratique mais comme un
développement de schémas conceptuels, me semble être proche du cœur de la meilleure
définition de la science.

Cet essai analyse le phénomène comportemental universel de la suprématie blanche


(racisme), et le place dans le cadre et le contexte conceptuels d’une formation théorique. Les

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The Isis Papers

principes de base inhérents au spectre des relations couvrent tous les domaines d’activité de
la vie entre les gens qui se classent eux-mêmes comme Blancs, et ceux que les Blancs ont
classés comme étant des non-Blancs.

Diagramme I
La dynamique psychogénétique et sociale du racisme (suprématie blanche)

Facteur génétique : état d’insuffisance de couleur (blanche) ; un albinisme ou variante

Réponse psychologique individuelle ou de groupe ; développement de mécanismes


psychologiques de défense

Système logique compensatoire : suprématie blanche

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The Isis Papers

Pratiques comportementales compensatoires : (économie, éducation, divertissements, travail,


législation, politique, religion, sexe, guerre)

« Système » et culture du comportement de la suprématie blanche à l’échelle du monde

Oppression systématique, domination et infériorisation de tout le monde pourvu de la capacité


de produire des quantités suffisantes de mélanine de pigmentation de la peau : noirs, bruns, rouges et
jaunes de la Terre

(Traduction de Lillie Trent)

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 2 : L’origine de l’Aliénation, l’Anxiété et le Narcissisme (1980)

Cet essai est dédié à Geneviève Ekaete, une journaliste nigériane qui perdit la vie le
25 juin 1978 aux Etats-Unis, du fait de la profonde peine qui lui a causé l’aliénation subie.
C’est aussi ma contribution à la compréhension de la dynamique destructive de l’aliénation.

La psychiatrie en tant que discipline est en train de fleurir sur ses premières
fondations conceptuelles et théoriques importées d’Europe depuis le XIXè siècle. La question
continuelle que je me pose en tant que psychiatre de ce XXè siècle exerçant dans la
puissante capitale mondiale (Washington, D. C.) est : « Est-il possible qu’on parvienne à une
meilleure compréhension des choses par l’étude du comportement humain telle qu’elle est
organisée et qu’elle se manifeste dans le système (la culture) du pouvoir dominant dans le
monde ? » Ma réponse est affirmative. De ce chaos nous pouvons extraire une échelle plus
élevée d’ordre. En tant que spécialiste des sciences sociales et du comportement, je suis
convaincue que c’est possible de comprendre en profondeur les modèles et système de

130 18
The Isis Papers

comportement rencontrés au niveau individuel et collectif. Les points de focalisation majeurs


dans les sciences sociales et du comportement occidentales, particulièrement en psychiatrie
– aliénation, anxiété et narcissisme – ne sont pas des syndromes abstraits sans relations
entre eux, tels qu’ils ont été examinés par les spécialistes (des sciences sociales et du
comportement) occidentaux ; ils ont une origine et une cause communes. Quoique cette
dynamique soit restée non identifiée, la source de ces trois phénomènes est l’origine de la
civilisation occidentale elle-même.

L’Aliénation

Dans la Théorie de la Confrontation des Couleurs, j’affirmais que le racisme


(suprématie blanche) ayant commencé comme une forme d’aliénation envers soi-même,
s’est développé ensuite en la forme d’aliénation la plus hautement raffinée envers les autres.
La Théorie de la Confrontation des Couleurs considère tous les champs de bataille dans
le monde d’aujourd’hui comme des reflets vivants de cette aliénation vis-à-vis des autres.
Les modèles de comportement destructeurs et agressifs répandus à travers le monde par les
Blancs envers les non-Blancs est la raison évidente de la haine, de l’hostilité et du rejet
secrets qu’ils ressentent envers eux-mêmes, et de la profonde auto-aliénation qui est née de
leur insuffisance génétique.

La peau blanche est une sorte d’albinisme. A l’examen au microscope, il n’y a pas de
différence entre la peau d’une personne blanche et la peau d’une personne dite « albinos ».
Ma thèse est que, il y a des milliers d’années, des enfants à la peau blanche sont nés, par
mutation, de parents noirs d’Afrique. Bon nombre de parents noirs ont rejeté ces albinos, les
forçant à vivre à part (comme dans des colonies de lépreux), isolés de la population à peau
noire mais ressentant vivement leur rejet et leur aliénation. Ils migrèrent par la suite vers le
nord (En Europe) où leur brassage a formé la race blanche. Ma thèse se trouve confirmée
par les travaux de Carl Witkop et Clyde Keeler sur l’albinisme, la philosophie de
Schopenhauer, les travaux de Cheikh Anta Diop et même le symbolisme d’Adam et Eve
dans la mythologie biblique. La « chute » d’Adam et Eve est l’expression symbolique de la
mutation génétique à l’albinisme et des attitudes négatives sur la peau blanche dans un
monde où il est « normal » d’avoir la peau noire ou brune.

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The Isis Papers

Ma définition par extension de l’aliénation est centrée sur le fait que c’est une
dynamique comportementale fondamentale dans la civilisation et la culture occidentales,
depuis les Grecs et l’Empire romain. L’aliénation est précisément la même dynamique qui
éloigne les êtres humains des relations harmonieuses et respectueuses avec
l’environnement physique, conduisant à la pollution et à la destruction de la planète. Mieux,
la dynamique de l’aliénation force l’individu à s’éloigner de toutes les manifestations de la
compréhension de soi, et du respect de soi, incluant le respect fondamental – le respect de
son propre caractère génétique.

De façon sommaire, il y a au moins cinq causes théoriques de l’aliénation : les


causes économique, technologique, sociale, philosophique ou existentielle et la cause
psychologique. Karl Marx a identifié la cause économique. L’Encyclopédie Britannica
rappelle que les racines de l’idée d’aliénation se trouvent dans les travaux de Plotin, un
philosophe romain né en Egypte, aussi bien que dans les théologies de Saint Auguste et
Martin Luther. Aucune référence ensuite dans la plupart des livres de sciences sociales
jusqu’en 1935, mais le concept d’aliénation était présent dans les textes de la sociologie
classique des XIXè et XXè siècles, dans les travaux de Marx, Durkheim, Tonnies, Weber et
Simmel.
Il faut signaler que les théories psychologiques de l’aliénation sont dominées par
l’œuvre de Sigmund Freud qui mit le doigt sur le conflit d’Œdipe et les frustrations inhérentes
aux sociétés civilisées, tels qu’il les exprima dans son Civilisation et se Mécontentements.
Quelques manifestations de l’aliénation sont : sévices sur enfants, psychose, suicide,
dépression névrotique, délinquance, désordres psychosomatiques, préjudice, émeutes
civiles, montée du fascisme et grève sauvage. Toutes sont dérivées de l’isolement social, de
l’auto – aliénation, de la pauvreté, du non-sens et de l’aliénation culturelle.

Anxiété

Le Docteur Rollo May dans son livre The Meaning of Anxiety, après avoir fait l’éloge
de Freud et de Kierkegaard, reconnaît qu’une nouvelle théorie audacieuse de l’Anxiété doit
être formulée qui comprendra non seulement les travaux psychologiques, mais également
les œuvres littéraires, artistiques et philosophiques. Ensuite, il passe en revue les
observations faites par des experts au sujet de l’anxiété. Pour Freud, l’anxiété névrotique est
relative au trauma de la naissance et la peur d’être castré. Otto Rank croît que l’anxiété
prend racine d’abord dans le problème central d’individuation, et puis dans la crainte de la

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The Isis Papers

vie et de la mort. Selon Adler, l’anxiété est relative au sens d’infériorité. Selon Jung, ce serait
plutôt la réaction de l’individu à l’invasion du conscient par des forces irrationnelles et des
images venant de l’inconscient collectif. Le Docteur May, lui-même, explique que l’anxiété
est l’expérience de l’Etre qui s’affirme contre le Néant. Mais toutes ces théories, selon lui,
sont insuffisantes pour expliquer l’anxiété.

Pour moi, l’anxiété, comme l’aliénation dans la culture occidentale, est le résultat du
rejet de ces albinos à cause de leur état de déficience génétique et leur abandon subséquent
et leur migration vers le nord pour former ce qui est maintenant reconnu comme étant la race
blanche. Cette collectivité globale blanche ne ressemble pas aux autres humains parce que
leur peau est différente ; ils n’aiment pas cette différence. C’est pour cela qu’ils se maquillent
et essayent de bronzer. Ils ne sont qu’une minorité de la population globale (noire et non-
blanche), et ils craignent l’annihilation génétique. Cette crainte ou « anxiété » se trouve au
cœur de la civilisation occidentale, une civilisation structurée pour assurer la survie
génétique blanche. C’est pourquoi le tranquillisant « Valium » (diazepam) est prescrit à des
millions d’Américains. Cette anxiété expliquerait également la préoccupation de l’Occident de
fabriquer les armes (automatiques et nucléaires) et de les placer stratégiquement autour des
pays non-blancs, voire de leur fournir assez d’armes pour qu’ils s’entretuent.

Narcissisme

De même que l’aliénation et l’anxiété sont devenues le principal centre d’intérêt des
spécialistes en sciences du comportement et autres savants, le narcissisme est devenu la
création la plus récente pour alimenter une intense activité intellectuelle.

D’après le mythe grec (la mythologie grecque) du narcissisme, Narcisse était le fils du
dieu de la rivière, Céphise, et de la nymphe, Leiriope ; il se distinguait par sa beauté. Sa
mère était prévenue qu’il aurait une longue vie, pourvu que son regard ne s’attarde jamais
sur les traits de son propre corps. Néanmoins, son refus d’aimer la nymphe Echo, ou d’être
l’amant d’Anémias attira sur lui la vengeance des dieux. Il tomba amoureux de sa propre
image dans les eaux d’une source et périt. Cet ancien symbolisme mythologique montre
la difficulté qu’ont les Blancs à se regarder dans le miroir pour voir ce qu’ils sont
réellement dans leur relation avec la majorité des gens de ce monde. En effet, si cette

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The Isis Papers

communauté blanche se retrouvait face à elle même, avec son attitude de dédain et de
supériorité, elle se désintègreraient.
Le Narcissisme décrit par Freud n’a pas été bien compris par lui-même. Freud voyait
le narcissisme comme un désordre du caractère dans lequel il y avait une fixation de
l’énergie libidinale sur le « moi ». A cause d’un manque d’amour ou de réponse de la part
des parents, l’énergie libidinale ne peut jamais se reporter sur une autre personne avec
satisfaction. La défiance envers les autres personnes persiste dans les relations, à l’âge
adulte, de sorte que le caractère narcissique préfère l’auto-érotisme (c’est à dire, la
masturbation) aux relations sexuelles normales.

Freud et les autres n’ont pas compris que la perte de l’amour parental est enracinée
dans le rejet initial par les mères et les pères noirs en Afrique, de leurs descendances
albinos (blanches), mutantes, qui étaient forcées d’essayer de s’aimer pour survivre ; mais ils
ne pouvaient parvenir à la vraie auto-acceptation car il n’y a jamais eu ni acceptation ni
validation parentale ou de groupe à l’époque où la mutation s’est produite du Noir au Blanc.
Pour ne pas avoir été acceptés par les parents noirs originaux, ils développèrent le modèle
compensatoire subséquent de la suprématie blanche.
(Résumé français de Lillie Trent)
Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 3 : La Théorie Psychiatrique du champ unifié (1980)

Le concept de théorie du champ unifié vient des travaux du grand physicien Albert
Einstein, qui voulait réunir en une seule théorie mathématique le champ de gravitation et le
champ électromagnétique. Non seulement Einstein mourut avant d’atteindre son but mais
encore avant sa mort son concept de champ unifié était rejeté par de jeunes physiciens
comme étant dépassé et usé. La physique quantique et la physique de l’incertitude et des
probabilités (la physique de Born et Heisenberg) supplanta la physique d’Einstein. Ce fut la
nouvelle physique de l’indétermination. Je suis presque certaine que la plupart de ceux qui
travaillent dans le domaine de la psychiatrie ne sont pas conscients qu’eux aussi ont choisi
une position dans l’un des camps, Einstein ou Born et Heisenberg. Quant à moi, je choisis le
camp d’Albert Einstein, le camp du déterminisme. En effet j’ai la conviction que la confusion
actuelle est due à notre incapacité de voir, dans la culture occidentale, les
interconnexions qui existent entre beaucoup de phénomènes d’énergie
comportementale, apparemment isolés et déconnectés. Il y a en vérité très peu, sinon
pas du tout de travaux en sciences du comportement qui perçoivent la nécessité de chercher

130 22
The Isis Papers

d’une part ces interconnexions, et d’autre part de dévoiler la forme unifiée résultante,
structurée par ces interconnexions et leur cause fondamentales (étiologie). Cela peut être dit
dans l’ordre inverse : parce qu’il y a incapacité chez la plupart des chercheurs de saisir le
contour entier de la dynamique culturelle occidentale, il est sinon impossible, du moins
difficile pour eux de donner un sens aux modèles isolés de comportement à l’intérieur du
corps de système de comportement global. Les spécialistes des sciences du comportement,
ainsi frustrés, ont essayé de trouver des réponses dans la statistique, les molécules
neurochimiques et les gènes. Ce fut cette même limitation et cette dépendance de l’analyse
des phénomènes d’énergie et de la méthode statistique qui a déçu Einstein dans les travaux
de ses collègues en physique. Il a déploré qu’ils n’aient pas pu avoir une large vision des
choses. Ils n’avaient pas sa faculté d’intuition pour voir à un niveau plus profond et plus
global. Un système d’énergie de comportement peut aussi être vu et compris comme un
champ unifié de phénomènes d’énergie. Une fois que ce champ unifié d’énergie de
comportement est perçu et décrit, son étiologie et sa dynamique définies, les phénomènes
individuels d’énergie de comportement à l’intérieur du champ, (autrefois apparemment
isolés, peu compris, souvent non examinés), montrent une cohérence patente, alors
qu’avant, ils n’étaient ni perçus ni compris de façon adéquate.
Le système global de la suprématie blanche (racisme) est un système
hautement spécifique d’énergie de comportement. La force et l’énergie de ce système, à
travers leur objectif ultime et leurs modèles de logique, de pensée, de langage, d’action, de
réponse émotionnelle, de perception et de symboles, dans tous les domaines de l’activité
humaine (économie, éducation, divertissements, travail, législation, politique, religion, sexe
et guerre), déterminent les modèles dominants de comportement dans le monde
d’aujourd’hui. Le système global de suprématie blanche est de façon euphémique appelé
« civilisation occidentale ».

La théorie psychiatrique du champ unifié est une théorie qui perçoit un tout
définissable, un système global d’énergie de comportement, à l’intérieur duquel les
événements de comportement se prêtent à la prédiction parce que l’objectif ultime du
système reste constant. Les considérations de base que proposa Einstein pour l’énergie
physique dans son concept de la théorie du champ unifié peuvent être tout à fait à fait
appliquées à l’énergie de comportement dans le concept de la théorie psychiatrique du
champ unifié. Ainsi, les rôles de tous les modèles majeurs et mineurs de comportement à
l’intérieur du champ peuvent être compris et même prédits. La science sociale et du
comportement de l’Occident, particulièrement la psychiatrie, s’est contentée d’analyses
fragmentaires du comportement et d’explications théoriques multiples pour différents

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The Isis Papers

comportements. Ceci démontre l’impossibilité de comprendre la forêt entière, quand on se


focalise sur des arbres isolés ou des groupes d’arbres.

Jusque-là, aucun scientifique occidental des sciences sociales et du comportement


n’a reconnu le fil conducteur des phénomènes apparemment sans rapport : le lynchage, les
objets à fumée, les courses de taureau, les bonbons chocolats (aux noisettes), le café, les
revolvers, les parapluies, les automobiles, le ski, les courses, la mythologie d’Adam et Eve,
Moby Dick, Dracula, Frankenstein, la pièce de théâtre Equus (de Peter Schafer), les billets
de banque, l’or, le symbolisme religieux chrétien, le symbole des Nazis (la croix gammée),
l’antisémitisme, les perversions sexuelles, l’apartheid, l’abus des enfants, le capitalisme, le
nudisme, l’holocauste, l’aliénation, le sexisme, l’homosexualité, la pornographie, le
narcissisme, les jeux d’argent, le viol, les drapeaux, etc. Ces phénomènes font partie
intégrante des entités d’énergie de comportement, des mythes et symboles, présents dans le
système (la culture) de suprématie blanche qui se rattachent à l’unique loi qui gouverne
l’origine de la survie de la civilisation occidentale.

Résumé français de Lillie Trent)


Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 4 : Apprendre à comprendre les symboles (1979)

Une culture peut être comparée à un patchwork avec dessins géométriques


complexes, dans lequel toutes les nombreuses pièces, leurs formes et leurs traits,
s’enchâssent les uns les autres, constituent le tout. Cette analogie est encore pertinente
pour une deuxième raison. Souvent, les dessins sur le côté supérieur du patchwork sont
différents du modèle en dessous de la surface. Encore que les dessins sous la surface
soient essentiels pour l’apparence de la surface donnant vers l’extérieur.

Je me suis donné comme tâche de décoder la culture dans laquelle je me


trouve, dans le temps et dans l’espace. Cette culture est le système (la culture) du pouvoir
global dominateur de la suprématie blanche (racisme). Ce décodage revient à retourner, à
examiner et mettre à nu les pièces de modèles enchevêtrées sur lesquelles reposent la
culture et le système de pouvoir, où se dressent, bien en relief, leurs lignes de force et leur

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The Isis Papers

détermination et, leur projet global. Ce n’est qu’en procédant ainsi qu’il est possible de voir
où nous allons dans le dense brouillard blanc actuel.

Le processus de décodage d’un système de pouvoir et de sa culture est un premier


pas nécessaire pour atteindre une maîtrise de comportement de ce système (cette culture).
Atteindre cette maîtrise est un pas essentiel dans le processus de totale libération pour les
victimes qui veulent mettre fin à cette oppression et retrouver leur respect de soi et leur
santé mentale.

Les symboles sont des messages hautement abstraits, condensés et codés, qui sont
développés et élaborés à partir des données de l’énergie (des sens) reçues dans le cerveau
et provenant de l’environnement externe. Différentes lignes de données énergétiques
forment le recouvrement environnemental total du cerveau électronique, à travers le système
nerveux, qui peut alors, dans des circonstances propres, conduire au développement du
symbole. Ainsi, les symboles reflètent certains aspects de l’environnement externe et la
réponse environnementale interne de tout le corps. Les notes de musique sur papier sont
des symboles, aussi bien écrits que parlés. Il y a d’autres sortes de symboles qui ne sont
pas immédiatement traduits ou entièrement compris à cause de leurs formes hautement
abstraites et de leur complexité. L’impact de ces symboles complexes atteint des niveaux
conscients ou inconscients de l’activité du cerveau. Les symboles complexes sont, en effet,
des phrases entières, des paragraphes ou des livres entiers de données formulées dans une
image simple hautement abstraite ou en configuration linéaire.

Une fois le symbole formé, il est capable d’agir sur le cerveau électronique qui reçoit
comme une énergie ou un message de donnée informatif. Ce message réalise le produit fini
de comportement tel qu’il est présenté dans n’importe quel domaine de l’activité humaine. Le
symbole en retour agît sur l’environnement externe. Ces « simples figures de phrase » ou
« simples figures de paragraphes » commencent dans le cerveau électronique et agissent
comme des facteurs de persuasion non détectés et, partant, comme des déterminants
puissants des modèles de comportement. Ces symboles complexes sont usuellement
relatés dans les thèmes culturels les plus profonds d’un peuple et ont des messages
significatifs à transmettre sur la raison d’être des gens et des cultures. En plus, ces raisons
sont introduites dans la conscience sans censure, à travers l’expérience environnementale
totale, depuis le début de « l’humanité », de génération en génération. De cette manière, les

130 25
The Isis Papers

symboles agissent comme une baguette magique (excitante) qui agite l’inconscient,
renvoyant à l’extérieur les réponses d’énergie sous forme de pensée, de langage, action et
émotions.

Les formes majeures de symbolisme dans un système (une culture) de pouvoir,


constituent des messages puissants et subtils sur le comment et le pourquoi de la venue à
l’existence de cette culture, et ce que les gens doivent faire pour survivre et se maintenir. Le
symbolisme est aussi la colle qui retient ensemble la psyché individuelle et collective des
gens et leur culture. Les clés du système (de la culture) se trouvent dans le symbolisme
décodé de ce système (cette culture).

Symbolisme et processus du cerveau : Carl Gustave Jung était le plus grand


spécialiste européen de l’étude du comportement qui mit en relief l’importance des
symboles, leur production et leur signification dans le processus total du cerveau et la
production du comportement. Néanmoins, l’énorme volume de son travail a occupé une
moindre place que celle accordée à Sigmund Freud, à la fin des XIXè et XXè siècles de la
pensée occidentale (blanche). Cependant, on doit rappeler que la compréhension et
l’utilisation des symboles (y compris l’interprétation des rêves), atteignirent leur plus haut
développement dans les cultures africaines et asiatiques et étaient d’une grande signification
dans ces cultures datant des temps les plus reculés (préhistoire), longtemps avant qu’il n’y
ait de développement culturel européen.

Selon Jung, le symbole est l’expression primitive de l’inconscient, mais en même


temps c’est aussi une idée correspondant à la plus haute intuition produite par la conscience.
On a aussi dit que les symboles sont aussi paradoxaux puisqu’ils contiennent des éléments
qui n’existent pas en logique. Jung pensait que les éléments qui sont combinés dans les
symboles sont contradictoires seulement par la logique de la conscience, mais que,
néanmoins, ils se conforment à une réalité de base qui élude les processus de pensée de la
conscience.

Un symbole authentique est une image qui possède deux traits essentiels ; il est
produit à l’intérieur du motif archétype de la psyché, et deuxièmement, il existe une
conscience pour l’appréhender.

130 26
The Isis Papers

Les travaux de Jung (Psyché and Symbols ; Man and his Symbols ; etc.) indiquent
qu’un vrai symbole apparaît seulement quand il y a besoin d’exprimer une pensée que l’on
ne peut pas penser ouvertement ou d’exprimer ce qui seulement deviné ou senti. En
résumé, le Diagramme 1b (ci dessous) illustre le processus par lequel le cerveau
électronique utilise les données sensorielles, reçues de l’espace environnant, pour former
des symboles et autres produits du cerveau électronique.

Diagramme 1b

Environnement total
Physique
Socio politique
Culturel

Cerveau électronique

Symboles
Pensées logiques
Langage
Action
Réponse émotionnelle
Perception
Rêves

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 5 : Le symbolisme du Christ, la Croix, le Crucifix, la Communion et les Fêtes


Chrétiennes (1977-79)

Dédicace

Cet essai est dédié à tous les Noirs qui sont en « réclusion perpétuelle » (prisons et
détentions) avec l’espoir qu’ils n’abandonneront jamais la lutte contre la domination
(injustice) de la suprématie blanche, une fois qu’ils auront compris tout ce que la lutte a
réellement pour objet. Alors ils ne retourneront jamais plus en prison et leur conduite ne sera
jamais plus anti-raciste (réaction aveugle au stress due à l’ignorance, à la colère et à la
peur), mais effectivement contre-raciste. Plusieurs de ces Noirs, dans les lettres qu’ils m’ont
adressées, m’ont aussi apporté un grand encouragement, un grand support et une grande
aide pour continuer notre lutte pour la justice.

Avant Propos

Cet essai n’a pas l’intention d’être une offense ou un sacrilège envers quiconque. Je
fus baptisée dans l’église baptiste et dans l’église épiscopale méthodiste africaine. Cet essai
a pour objet d’examiner la question que les Noirs se posent depuis longtemps. « Qu’est ce
qui nous arrive ? » Nous posons cette question à tout ceux que nous rencontrons parce

130 28
The Isis Papers

que nous n’avons pas réellement compris et ne comprenons pas encore aujourd’hui ce qui
se passe vraiment. Il est en général de la responsabilité des hommes de science noirs,
spécialistes du comportement, et des psychiatres noirs en particulier de répondre à cette
question.

La question fondamentale de la survivance génétique de la race blanche (à travers la


possession et le contrôle de l’appareil génital du mâle noir), est mise en avant
inconsciemment, dans les préceptes et les pratiques de la religion principale du système
global de la suprématie blanche : le christianisme. En effet, c’est dans l’activité religieuse
qu’émerge au plus haut niveau la discussion symbolique.

Tandis que les testicules sont ces aspects de l’anatomie mâle qui contiennent le
matériel génétique dominant, le pénis est l’aspect qui transporte le matériel génétique, qui
initie la production de la vie et de la couleur de la peau. Si l’on devait faire un diagramme
schématique simple des organes génitaux de l’anatomie mâle, il ressemblerait au
Diagramme 1.

(les organes génitaux mâle : pénis et testicules ; vue frontale) Diagramme 1

Une abstraction ultérieure du même dessin, pourrait être représentée par le


Diagramme 2. Ou, si on pousse plus loin l’abstraction, cela pourrait être représenté
simplement comme deux lignes, l’une verticale, l’autre horizontale – l’une croisant l’autre
presque à son sommet.

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The Isis Papers

(dessins des abstractions des organes génitaux mâle : pénis et testicules) Diagramme 2

(dessins de la ligne hautement abstraite des organes génitaux mâle : pénis et testicules)
Diagramme 3
Il est évident que le diagramme 3, la ligne hautement abstraite des organes génitaux
mâles est une « croix ». Ma thèse est que la croix, en tant que symbole important et
provocateur dans le système (la culture) de suprématie blanche, n’est rien d’autre qu’un
produit de la distillation par le cerveau électronique, de l’obsession de peur induite de la
collectivité blanche, vis à vis des organes génitaux de tous les non-Blancs (des Noirs en
particulier), qui ont le potentiel pour annihiler génétiquement la race blanche. De plus, la
croix représente les organes génitaux du mâle noir, extraits de son corps, signifiant ainsi la
castration des organes génitaux. Ainsi, la croix est un symbole critique dans le processus de
pensée du système de suprématie blanche, qui a commencé son évolution il y a presque
2000 ans durant la première agression blanche contre les Noirs en Afrique et en Asie. Cette
interprétation particulière de la croix n’a jamais été donnée auparavant. On peut trouver un
support de cette interprétation en examinant l’épée comme un symbole critique secondaire
dans la culture de suprématie blanche. Je me réfère ici à la soi-disant épée de « Western »
avec sa lame droite (rectiligne), par contraste avec l’épée « orientale » qui a une lame
courbe.

Le Dictionnaire des symboles de Cirlot, à l’article du symbolisme de l’épée, dit


ceci : Ici l’on doit se rappeler la signification générale des armes, qui est l’antithèse du
monstre. Dans la même discussion, Cirlot, Il ne se fait pas de doute qu’il y a un facteur
sociologique dans le symbolisme de l’épée puisque l’épée est instrument propre au
chevalier, qui est le défenseur des forces de la lumière contre les forces de l’ombre. Dans le
système (la culture) de la suprématie blanche, le « monstre » est toujours le mâle noir
(exemple King Kong) et, plus spécifiquement, ses organes génitaux d’annihilation de la race
blanche. Quand le mâle blanc (le chevalier) se déplace pour contrôler le monstre (les
organes génitaux mâles noirs), il devient forcément « le défenseur des forces de la lumière
contre les forces de l’ombre ». L’épée de Western est taillée exactement comme « la croix »,
la distillation par le cerveau électronique des organes génitaux mâles.

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The Isis Papers

Dans un article intitulé « Values, Myths and Symbols », paru dans le numéro de juillet
1973 du American Journal of Psychiatry, Rollo May avait ceci à dire sur la croix : Par
exemple, la croix chrétienne rassemble les dimensions horizontale et verticale de la vie et les
unit perpendiculairement l’une à l’autre, contenant ainsi leur conflit. Cependant, cela n’est
qu’une description superficielle de la croix, et c’est totalement insuffisant en tant
qu’interprétation en profondeur de ce symbole majeur dans le système (la culture) de
suprématie blanche. La communauté blanche semble incapable de décoder complètement
son propre symbole. Leurs propres traductions de leurs symboles majeurs, et leurs analyses
de leur inconscient demeurent superficielles et non convaincantes. C’est pourquoi la
communauté blanche n’a pas conscience d’elle-même, ses réactions demeurant
imprévisibles à elle-même et aux autres qui ne disposent d’aucun repère pour comprendre.

Si mon interprétation du symbole de la croix est correcte (à savoir que dans la psyché
du mâle blanc elle représente les organes génitaux du mâle noir dans le contexte du
système global de suprématie blanche), alors il est possible de comprendre le portrait de la
femelle blanche dans le livre ou le film populaire, l’Exorciste. Dans ce livre, la femelle
utilisait la croix pour se masturber quand elle était possédée par le diable (le monstre noir).
Ce portrait symbolique est né à une période où un nombre croissant de femmes blanches
choisissaient des hommes noirs comme copains ou, plus correctement, où les femmes
blanches ont commencé les agressions sexuelles contre les hommes noirs, socialement
sans pouvoir, pour prendre possession du phallus noir. L’utilisation de la croix, comme un
objet symbolique dans la masturbation de la femelle blanche, apparut aussi quand un bon
nombre de femmes blanches se mirent à fantasmer activement qu’elles étaient violées par
les mâles noir et à former des organisations et des sociétés pour empêcher cela. C’était une
formation par réaction devant leurs propres désirs inconscients. La préoccupation de la
femme blanche d’écrire des livres sur son viol apparut aussi pendant cette période de temps.
Dans la culture de suprématie blanche, le symbole historique du violeur de femmes blanches
est le mâle noir. La femme blanche, jusqu’à une période récente a été retenue dans ses
désirs sexuels du mâle noir par la contrainte du mâle blanc. Puisque la « libération de la
femelle blanche » a été octroyée aux femmes blanches dans une faible mesure, la femme
blanche se sent incapable de contrôler ses propres désirs et agressions. Elle est aussi
incapable d’admettre ces désirs et ses agressions consciemment. (C’est bien connu que
l’homme idéal pour la femme blanche est « grand, foncé de peau, et beau »). A la suite de
L’Exorciste, le film King Kong devint, en 1976 un centre d’intérêt majeur. Le film entier

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The Isis Papers

suggère une attaque sexuelle imminente de la femelle blanche par le géant singe noir (le
symbole du mâle noir). Finalement, le singe noir est abattu par les mâles blancs. Le fusil est
aussi un symbole phallique dans la culture de suprématie blanche (voir chapitre 8).

A un autre niveau encore de la dynamique de suprématie blanche, les femelles


blanches (Jane Goodall, Diane Fossey et Birute Galdikas Brindamour) dans le rôle de
« scientifiques » traquent de grands singes noirs dans les jungles africaines et asiatiques.
Certaines de ces femelles blanches ont essayé d’approcher de très, très près, ces grands
singes noirs, de telle sorte qu’elle puisse toucher les singes, et peut être inconsciemment,
que les grands singes puissent les toucher. C’est intéressant de voir plus loin que les films
ci-dessus mentionnés L’Exorciste et King Kong, surgirent simultanément dans une
atmosphère où une attention plus grande avait été prêtée à la religion et au symbolisme
chrétiens et pendant la période où l’homme qui fut élu à la Maison blanche disait de lui-
même qu’il était le symbole du renouveau de la foi chrétienne. Il faisait des références
fréquentes aux symboles et aux écritures chrétiens. La culture se focalisa en même temps
sur la menace (organes génitaux des mâles noirs) et le besoin de contrôler cette menace par
la castration des dits organes (symbole de la croix).

Le débat sur la croix en tant que symbole des organes génitaux des mâles noirs,
dans le contexte du système (de la culture) de suprématie blanche ne serait pas complet si
l’on oublie que certains des mâles et des femelles blancs les plus agressifs du système se
réclament du Ku Klux Klan. Depuis la fin de l’esclavage formel des Noirs, le Klan a
ouvertement épousé l’idée de la pureté et de la survivance génétiques blanches, par la
castration, lynchant et tuant les hommes noirs. Le symbole historique de ce groupe, dans la
culture de suprématie blanche, est la croix et, plus spécifiquement, la croix en feu. Après
avoir été lynchés et castrés, les Noirs étaient souvent brûlés, ce qui renforce de ce fait
l’interprétation que la croix est symboliquement attachée aux organes génitaux du mâle noir
et que la croix en feu est l’embrasement du mâle noir et de ses organes génitaux. Quand les
organes génitaux du mâle noir et les gènes dominateurs du Noir sont brûlés, coupés ou
détruits, la survivance génétique des Blancs est assurée.

130 32
The Isis Papers

Constantine Premier, l’empereur romain qui régna de 337 à 306 av. J. C., bâtit
Constantinople et légalisa le culte chrétien dans les débuts du système de suprématie
blanche, avait placé ces mots sur la croix In hoc signo, Vinces (signifiant, « par ce signe, tu
vaincras »). En effet, en contrôlant les organes génitaux du Noir (non-Blanc) que symbolise
la croix, les Blancs ont conquis les Noirs et l’entière majorité non blanche du monde.
Présentement, la majorité des membres des églises chrétiennes est non blanche, et tous
sont tenus en respect sous le signe de la croix. L’autorité est maintenue par les Blancs, sous
la suprématie blanche, au bénéfice de la pureté et de la survivance blanches.

Plus récemment, la furie de la dynamique de la suprématie blanche s’est exprimée


sous la forme du nazisme. Le symbole dominateur utilisé par ce groupe était (et reste
encore) le swastika noir. L’élément central du swastika est la croix. Une croix pivotante et
tourbillonnante (croix en mouvement) donne une illusion visuelle du swastika (voir
Diagramme 4).

Le thème central du mouvement d’Hitler et des Nazi était la pureté génétique de la


race blanche et l’élimination de toutes les personnes classées comme non blanches (c’est à
dire les Sémites et les Gitans) qui étaient vus comme ayant un héritage génétique noir
depuis l’Afrique et qui étaient considérés génétiquement dominants par rapport aux Aryens
(Blancs). Le symbole du swastika, la croix gammée, incita les Blancs à continuer de détruire
ceux qui étaient classés comme non-blancs et génétiquement dominants.

Le Swastika : diagramme 4

Par extension, si on accepte qu’un homme du nom de Jésus a vécu en Afrique il y a


quelques 2000 ans et qu’il était un membre de la population indigène, et homme était
indubitablement un Noir, un homme avec une peau pigmentée, et non un Blanc dépourvu

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The Isis Papers

de pigmentation de peau. L’albinisme, comme la lèpre, fait que la peau devient blanche ;
c’était considéré comme une maladie sérieuse dans l’Afrique ancienne. Les victimes de
l’albinisme et de la lèpre étaient rejetées du lot des gens à peau pigmentée. Jamais il n’avait
été question que Jésus présentait une telle maladie (on se rappelle que la peau pigmentée
est la norme pour la teinte de la race humaine, non l’albinisme).

Par contraste avec ce Noir et les Noirs d’Afrique, les gens de la côte nord de la mer
Méditerranée dont certains se disaient Romains, agressèrent l’Afrique et y organisèrent des
conquêtes. C’était des hommes sans pigmentation de peau (des Blancs).
L’essence la plus vraisemblable de l’histoire de Jésus, à qui on référa plus tard sous
le nom de Christ, c’est qu’il était un pauvre homme noir, un charpentier, un membre de la
population non-blanche opprimée, dont les idées, telles qu’elles étaient exprimées dans les
Béatitudes, menaçaient le pouvoir, le contrôle et l’autorité des conquérants romains. Si
Jésus et les autres Noirs étaient hors de contrôle, les Romains (les Blancs) auraient pu être
annihilés génétiquement. Evidemment, comme maintenant, sous la domination de la
suprématie blanche, Jésus (le non Blanc) fut livré aux oppresseurs blancs qui utilisèrent
alors certains de ses camarades victimes (des non Blancs qui se détestaient et qui
souhaitaient se faire bien voir par les oppresseurs blancs) pour le tuer. Jésus, cet homme
noir, fut alors pendu sur la croix, qui était une invention particulière de la psyché romaine
(blanche). En d’autres termes, le cerveau électronique blanc, qui craignait l’annihilation par
les organes génitaux noirs, inventa inconsciemment un instrument ou une arme de
destruction du mâle noir, exactement (dans sa forme abstraite) analogue à la partie de
l’anatomie du mâle noir dont il savait la puissance de destruction du Blanc. Jésus fut non
seulement pendu sur la croix et tué à coups de couteau (poignardé) mais sans doute aussi
castré.

Dans la tradition religieuse chrétienne, il est dit que Jésus mourut sur la croix et
souffrit pour que « nous » (les Blancs) puissions être « sauvés » (survivre). La théologie
(chrétienne) blanche va même plus loin en parlant de Jésus qui répand son sang pour que
nous (Blancs) puissions « vivre » et avoir une vie éternelle. C’est seulement dans les
dernières années que l’on cessa de référer au matériau génétique comme étant le « sang ».
Il y a toujours eu (et cela continue dans certains cercles) des discussions sur des individus
ayant du « sang noir » ou du « sang blanc » quand ce qu’on voulait réellement signifier était
des individus à matériau génétique ou gènes blancs ou noirs, respectivement. Ainsi, la

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The Isis Papers

théologie chrétienne (suprématie blanche) peut être traduite par : Jésus (un homme noir)
répandit son matériau génétique noir par la crucifixion qui, en réalité, était une
castration et un meurtre, pour que la population récessive génétique blanche, dans la
crainte de son annihilation, puisse être sauvée (génétiquement survivre). Ainsi, Jésus
est appelé « sauveur » par les Blancs. Est-il curieux qu’on se réfère au jour saint célébré
pour la mort de Jésus comme « vendredi saint » ? Et on fit référence, de la même façon, à
une série de télévision qui représentait un mâle noir socialement et politiquement castré,
comme « Bon Temps » (Good Times). Le « bon nègre » historiquement, était le « nègre
mort ». En suivant cet ordre symbolique, il existe une chanson dans la religion chrétienne,
appelée « Rien que le sang de Jésus » (Nothing but the blood of Jesus). Le chœur est
comme suit :

Oh ! Précieux est le flot


Qui me rend blanc comme la neige
Je ne connais pas d’autres fonts baptismaux
Rien que le sang de Jésus !

Ce que traduit par Aussi longtemps que le matériau génétique du mâle noir se
répandra sur le sol par la castration, les Blancs pourront rester blancs comme neige.
Le principe du culte de Jésus souffrant et mourant sur la croix ne se conçoit parfaitement
que si on comprend que Jésus était un Noir et que la croix de bois noir représente les
organes génitaux mâles extraits de cet homme. Les Blancs ne peuvent avoir la « vie
éternelle » au sens génétique fondamental que par l’ablation et la destruction des organes
génitaux mâles noirs. On devait évidemment rationaliser Jésus et montrer qu’il voulait ce
« sacrifice de castration », abandonnant ses gènes pour que les Blancs puissent vivre.

Il y a un parallèle profond et frappant entre l’interprétation ci-dessus de la crucifixion


et la destruction des taureaux noirs à l’épée dans les corridas. Les corridas devinrent un
sport prédominant en Espagne après les Maures (Noirs) eurent été chassés d’Europe,
repoussés derrière la Méditerranée, en Afrique. Les Maures avaient conquis l’Espagne
pendant sept cent ans. Quand ils la quittèrent, la population jadis blanche était devenue
foncée (par le matériau génétique dominant noir) : peau foncée, cheveux noirs et yeux noirs.
Dans son Dictionnaire des symboles, Cirlot affirme que le taureau, en tant que symbole
historique, représente la supériorité des Aryens sur les Nègres. Ceci ne pouvait pas être le

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The Isis Papers

sens logique correct du symbole. Si cette analyse était correcte, les « Blancs » n’auraient
pas eu besoin de tuer les taureaux noirs avec une épée. Manifestement, une interprétation
plus logique et plus appropriée du symbole du taureau est l’opposée de l’interprétation de
Cirlot. Le taureau représente la supériorité ou dominance génétique des Noirs sur les Blancs
génétiques récessifs. Encore une fois, l’épée utilisée pour tuer le taureau noir, comme l’a
aussi noté Cirlot, intervient dans le jeu comme l’arme des « forces de la lumière » sur les
« forces de l’ombre ». L’épée signifie l’arme du possesseur des organes génitaux blancs ou
du matériau génétique blanc récessif, contre les organes génitaux dominants noirs et leur
matériau génétique. Au IVè siècle, Jésus fut changé de couleur, de « Jésus » noir en
« Christ » blanc (pour être alors connu sous le nom de « Jésus-Christ » ou
simplement, « Christ »). Ceci fut la tentative consciente ou inconsciente pour refouler plus
tard de la conscience collective blanche la vraie source de l’anxiété et de la peur blanches –
le mâle noir et ses organes génitaux. Au lieu d’un Jésus noir lynché, un Christ blanc, frêle,
faible, efféminé, souffrant et moribond, était pendu contre une croix de bois comme le
symbole dominant dans les pratiques religieuses du système (de la culture) de suprématie
blanche. Au lieu de la chevelure cotonneuse et frisée de « l’agneau de Dieu », il y avait la
chevelure raide, presque blonde du Christ blanc pendu contre la croix de bois. Pourtant,
cette image symbolique eut une portée plus grande. Elle dit plutôt : Le mâle blanc,
génétiquement récessif, sera détruit génétiquement parlant, quand il se lèvera contre les
appareils génitaux du mâle noir (la croix), destructeurs du Blanc.

Arnold Toynbee, dans Mankind and Mother Earth, dit ceci:

Les chrétiens occidentaux du XVè siècle étaient obsédés par l’horreur de la mort (ce
qui était l’antithèse du phénomène de la très agréable anticipation de la vie éternelle post
mortem des Egyptiens pharaoniques), et ils étaient fascinés par la souffrance physique du
Christ sur la Croix. Les peintres occidentaux contemporains, les graveurs et les sculpteurs,
spécialement dans les pays transalpins, étendirent leur art à faire des portraits de ces
thèmes avec un réalisme horrible.

Le XVè siècle annonça aussi le voyage à travers le monde des Européens (des
Blancs) pour conquérir et contrôler le monde entier non-blanc, dans le but d’empêcher
l’annihilation et la mort génétique blanche. Cette peur horrible fut alors traduite dans l’art
européen.

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The Isis Papers

Joel Kowel, dans son livre White Racism (a Psychohistory), écrit ceci :

La chrétienté se répandit à l’Ouest et créa une communauté d’où sortirent des


groupes de barbares dissidents. Elle fit cela à travers le pouvoir d’une institution concrète,
l’Eglise catholique. Ce fut l’influence immédiate de l’église qui donna l’essor à l’idéal de
sublimation du Christ et, à travers cet idéal, donna aux Européens un repère d’identification
autour duquel ils pouvaient se rassembler dans une civilisation unifiée… Les hommes,
cependant restèrent hommes, déchirés et poussés par leurs passions obscures, leur avidité
et leur soif de domination que la culture pouvait à peine freiner…

La Communion

Depuis le XVIè siècle, les protestants croient que la communion est une reconstitution
de la crucifixion, le pain et le vin se transformant en le corps et le sang véritables du Christ
pour effacer le péché. Le péché originel fut l’acte sexuel qui produisit un corps nu (blanc) et
la honte de ne pas être noir (symboliquement). Donc j’interprète que par l’acte rituel de
communier, à l’église, la psyché blanche ingère le corps et le sang de Jésus (les gènes du
mâle noir) dans un effort inconscient de corriger la carence génétique. Les Blancs déplorent
l’anthropophagie chez les Noirs tout en la pratiquant symboliquement dans les rites
chrétiens.

Mon idée se trouve renforcée par l’obsession des Blancs à se bronzer, à porter des
vêtements noirs (surtout par des religieux), et à intégrer (manger et boire) toute une gamme
de produits de couleur brun foncé : le chocolat, le café, le thé, le coca cola, la bière, le
whisky, le steak, les hot-dogs et les saucisses, les cacahuètes, les noix. Ce sont tous des
symboles du sang et du corps de Jésus ou du mâle noir.

De même, le symbolisme des fêtes chrétiennes importantes est révélateur. A Noël les
occidentaux font couper un sapin dans la forêt, l’amènent chez eux et le décorent de
guirlandes et de boules colorées. L’arbre de Noël dans sa forme abstraite, est une croix
(symbole des organes génitaux des mâles noirs). Quand on se débarrasse de l’arbre, on
enlève d’abord les boules et ensuite on brûle l’arbre. Alors, on peut enfin rêver d’un « Noël

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blanc » et d’un Christ blanc survivant. En Europe on place sur l’arbre de Noël des petites
bougies blanches. Pour les catholiques, l’arbre représente « l’arbre de la croix », et les
bougies, le corps du Christ (corpus Christi). Encore le symbolisme d’un Christ blanc, frêle
(fondant), pendu contre une croix de bois noir.

A Pâques, la tradition veut que l’on place dans un panier des œufs colorés, des
dragées à la gelée de sucre colorées et un lapin de chocolat avec des œufs de chocolat.
Tout doit être mangé. Seul le petit lapin blanc (albinos) n’est pas mangé. Le symbolisme est
clair. Pour les Fêtes des Mères et de la Saint Valentin, les mâles blancs offrent à leurs
chéries des bonbons au chocolat (de préférence aux noisettes). Quand elles mangent le
chocolat, ils peuvent fantasmer qu’ils sont les égaux génétiques des mâles noirs. Ces
bonbons prennent la forme d’un cœur (pense t-on), mais symboliquement nous sommes en
face de l’orifice du vagin. A d’autres occasions les Blancs offrent souvent à leur amante de la
lingerie noire : des bas, des déshabillés, des porte-jarretelles.

En conclusion, l’acceptation et l’intériorisation, consciente ou inconsciente, d’un


système de symboles basés sur les organes génitaux castrés du mâle noir, est essentiel au
système global de survie génétique blanche, même en matière de religion.

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 6 : La politique derrière la Passivité, l’Efféminement, la Bisexualité et


l’Homosexualité du mâle noir (1974)

Les psychiatres noirs ayant une clientèle noire rencontrent de plus en plus chez les
mâles noirs, la passivité, l’efféminement, la bisexualité et l’homosexualité. Ces problèmes
sont exposés par les membres des familles, le personnel travaillant dans des écoles, les
institutions sociales ou par les hommes noirs eux-mêmes. Dans la population noire
beaucoup e gens en arrivent à la conclusion que de telles considérations sont devenues des
problèmes à dimension épidémique parmi les Noirs aux Etats-Unis, bien que ce soit des
phénomènes de comportement presque inexistants parmi les Noirs indigènes en Afrique. En
tant que psychiatres noirs et spécialistes des sciences sociales et du comportement, nous
avons besoin de comprendre pleinement les dynamiques individuelles et sociales sous-
tendant ces modèles de comportement.

En 1973, je présentais ma définition de la santé mentale du Noir : c’est le


comportement de résistance à la négation et à la destruction de soi et du groupe. Ce qui ne
rejoint pas évidemment la définition donnée par Freud, ni par la Société américaine de
psychiatrie, qui affirme en outre que l’homosexualité n’est plus classée comme une forme de
maladie du comportement. Cette déclaration n’a rien à faire avec la santé mentale de
l’homme noir. Le cerveau humain étant l’organe responsable de tous les modèles de
pensée, de logique, de langage, d’action et de réponse émotionnelle, quand ce but du
cerveau est compris, les modèles de la passivité, de l’efféminement, de la bisexualité et de
l’homosexualité mâles peuvent être considérées comme des solutions fonctionnelles ou
dysfonctionnelles à des problèmes spécifiques posés dans l’environnement même quoique,

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The Isis Papers

consciemment ils ne sont pas compris comme tels. Mes pour quels problèmes
environnementaux ces comportements sont-ils considérés comme solutions fonctionnelles
ou dysfonctionnelles – et pourquoi ? Pendant les quatre cents dernières années (20
générations), les hommes noirs ont été contraints à des soumissions passives et
coopératives envers les hommes blancs. La stratégie majeure a été l’installation d’une peur
irrésistible. Les tactiques particulières vont des actuels castrations physiques et lynchages à
d’autres formes déclarées ou subtiles d’abus, de violence et de cruauté. En dernière
analyse, c’est ça la signification de l’oppression noire. Tous les Noirs sont opprimés. Si les
hommes d’un peuple sont opprimés, les femmes le sont également, étant dépendantes de
leurs hommes pour la protection et la défense.

L’ensemble des Blancs comprend la priorité de la domination blanche. Ils


s’aperçoivent aussi qu’en fin de compte la vaste majorité des femelles doit se soumettre aux
mâles à cause de leur faible masse musculaire. En plus, les mâles Blancs comprennent bien
que des mâles qui sont forcés de s’identifier comme femelles, sont par ce fait même destinés
à se soumettre à des mâles qu’ils appellent « L’Homme » (The Man) plutôt que de préparer
une quelconque agression contre ces mêmes hommes. Les Blancs de cette partie du monde
se rendent vaguement compte, et peut-être de façon inconsciente, qu’après 20 générations
(400 ans), la passivité mâle s’est muée efféminement, bisexualité et homosexualité mâles.
Ces modèles de comportement sont des expressions de l’auto soumission mâle à d’autres
mâles dans le domaine de l’activité humaine appelée « sexe ». Des mâles peuvent aussi se
soumettre à des mâles dans n’importe lequel des huit domaines d’activité humaine
(économie, éducation, divertissements, travail, législation, politique, religion et guerre).
L’oppression est la soumission et la coopération forcées dans l’un quelconque des
domaines de l’activité humaine. La conscience de l’infériorité génétique du Blanc le
pousse à projeter sa faiblesse, sa passivité, son efféminement, sa bisexualité et son
homosexualité sur le mâle noir qui est son challenger potentiel par excellence. Par ailleurs,
la communauté mâle blanche structure l’environnement social pour transformer sa protection
mentale en une réalité fonctionnelle. Plus le mâle noir s’efforce à rester debout, plus le
mâle blanc se sent faible par comparaison, et plus grande est la détermination de
l’homme blanc à rendre efféminé le mâle noir, à affaiblir le potentiel psychologique de
l’homme noir pour un défi agressif et décisif, le forçant à rester soumis à L’Homme (« The
Man » ; voir les chapitres 10, 11 et 17).

Quelques unes des méthodes utilisées pour parvenir à la soumission ou à


l’efféminement du mâle noir nécessitent un examen ultérieur. A la différence du mâle blanc,

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The Isis Papers

le mâle noir n’arrive pas à l’état efféminé, bisexuel et homosexuel à partir d’un sentiment
profondément refoulé de faiblesse génétique, d’insuffisance (d’inadaptation) ou de dégoût –
ce que j’appelle efféminement primaire – (efféminement qui est soumission et non imposé
par des forces extérieures). Au contraire, le mâle noir n’arrive à ce stade qu’en étape
secondaire, le résultat du pouvoir imposé et de la cruauté du mâle blanc et de la totalité de
l’appareil social et politique de la suprématie blanche qui a forcé 20 générations de mâles
noirs à la soumission. Ce mode de soumission imposée est renforcé pour toutes les
institutions à l’intérieur du système de suprématie blanche, mais plus spécialement dans
l’institution fondamentale de la famille ou, dans ce cas présent, dans l’unité de survie du
Noir. On fait ici la différence entre « la famille » et l’unité de survie (pour les Noirs, parce que
les Noirs ne sont pas appelés à se développer de façon maximale).

La dynamique interne de l’unité de survie, comme à l’intérieur du système raciste en


général, fonctionne de façon à nier la maturité du Noir, comme cela se trouve
essentiellement traduit dans la relation entre le travail comme gagne pain et la source du vrai
pouvoir.

Dans le système esclavagiste de la suprématie blanche, l’identité de « sex


machines » était imposée aux mâles noirs, spécialement parce qu’on demandait beaucoup
de bras dans les champs pour les travaux durs. Les nombres bébés qui furent produits
ouvrirent aux mâles leur plus grande avenue vers un semblant de maturité. Mais les pilules
de contrôle des naissances et la pression pour une population -zéro – pour les non-Blancs,
leur enlevèrent ce support majeur de leur ego. Sans travail, sans revenus, sans pouvoir et
même sans bébés, il n’y a aucune preuve d’un fonctionnement sexuel. Quand cette réalité
est ajoutée à la prise que beaucoup de femmes peuvent avoir beaucoup plus d’avantages
sociaux de l’état que de leurs partenaires, les raisons pour que les femmes respectent les
hommes et restent avec eux diminuent, et l’aliénation de l’homme et de la femme noirs
augmente. Les statistiques récentes révèlent qu’aujourd’hui (1974) 34% des familles noires
sont dirigées par des femelles ; 10%, comparées aux familles blanches, et ce cas de figure
augmente chaque année1.

1
Note de la traductrice : The State of Black America, publié par la Ligue nationale urbaine (organe
de presse noir), donne les chiffres de 45,5% pour les Noirs, comparés à 16,9% pour les Blancs, en
1992.

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The Isis Papers

Dans la région métropolitaine de Washington, D.C., il y a 61000 enfants noirs mâles


qui grandissent sans leurs pères, pendant que 90% de leurs enseignants dans le public sont
aussi des femmes. Ceci produit un déficit massif de mâles adultes pour imprimer un modèle.
Un tel modèle à imiter et à imprimer est essentiel aux enfants mâles noirs pour comprendre
le fonctionnement du rôle du mâle adulte. Etant donné que les Noirs sont soumis à des
comportements reposant sur une logique à la fois consciente et inconsciente, on assiste à la
croissance des cas de passivité, d’efféminement, de bisexualité et d’homosexualité que,
chez les Noirs, on peut comprendre logiquement et prévoir avec précision. Il y a seulement
une solution : que les mâles noirs collectivement fassent face à l’horrible présence des
mâles blancs et dominent la peur qui est engendrée par cet acte. Après qu’ils ont affronté
l’homme blanc, ils doivent lui résister fermement et le combattre s’il continue à faire la guerre
au peuple noir comme il a démontré historiquement son intention de le faire. Et ce sont les
mâles noirs et non les femelles noires qui doivent livrer ce combat.

L’homosexualité et la bisexualité des mâles noirs ne sont que les produits du long
parcours de la soumission, par la peur, à d’autres hommes dans l’arène sociale. Une
méthode que j’ai utilisée avec ces Noirs, que leur désordre psychologique particulier soit la
passivité, l’efféminement, la bisexualité, l’homosexualité ou autre, est de les faire se relaxer
et s’imaginer opposé dans un combat actuel, à la collectivité mâle blanche.

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 7: Ce que Freud voulait réellement signifier au sujet du Concept de « l’Envie


du Pénis » (1975)

Tous les systèmes sociaux (y compris le reflet de leur culture) ont un objectif
prioritaire, que cet objectif soit articulé clairement ou déguisé hypocritement. En somme, un
système social est un système de comportement consistant en des modèles spécifiquement
désignés de conduites, de logique, de pensée, de langage, d’action et de réponse
émotionnelle, structures à la fois conscientes et inconscientes, qui sont utilisées comme des
outils sociaux pour accomplir l’objectif prioritaire d’un peuple. Ces modèles de conduite
(comportement) sont mis en avant dans tous les domaines d’activité de ce peuple :
économie, éducation, divertissements, travail, législation, politique, religion, sexe et guerre.
Ayant suivi des cours et lu la théorie de Sigmund Freud, j’ai conclu depuis longtemps qu’une
grande partie de l’analyse de Freud avait, sinon aucun, du moins peu de sens réel. Après
avoir étudié l’histoire et analysé soigneusement ce que je voyais m’arriver chaque jour, je
conclu que j’avais tous les droits, même toute l’obligation et la responsabilité en tant
qu’habitant de cette planète, d’avancer mes idées sur tout le bruit qui a été fait à propos des
travaux et pensées de Freud. Si je devais avoir besoin de justifications ultérieures pour mes
activités, je présente ce qui suit à toutes fins utiles :

1. Beaucoup de psychiatres blancs concluent déjà et affirment tout haut que


(leur) psychiatrie est morte, une psychiatrie qui pour les 50 dernières années,
a été basée sur les thèses de Freud (apparemment ils sont entrain de
reconnaître par l’expérience que la théorie a peu d’utilisation pratique).

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The Isis Papers

2. Si Sigmund Freud était réellement un analyste et un scientifique avisé des


comportements, pourquoi a t-il été incapable, en tant que juif, d’expliquer et de
prédire le comportement de ceux qui partageaient le même environnement
que lui – un environnement dans lequel un tiers de la population mondiale
juive allait être détruite ?

Certainement, si Freud, en tant que juif, devait perdre beaucoup de son énergie à
réfléchir sur les comportements et à les décoder, il aurait dû réfléchir plus aux motivations de
ceux qui historiquement, attaquaient son peuple à travers toute leur expérience européenne.
Le fait que Freud dise aux autres ce qu’ils doivent faire de leur comportement alors qu’il faillit
de fournir des réponses pour lui même et pour tout son groupe suggère qu’on ne peut pas
prendre ses idées au pied de la lettre ; mais comme je l’ai démontré, peut être que Freud
timidement et inconsciemment, luttait pour débattre le sujet majeur de son existence en tant
que victime opprimée, « non-blanche » dans une culture à suprématie blanche. C’est
pourquoi sa discussion, énoncée dans le langage de l’abstraction et du déplacement, est
restée complètement obscure et, en dernière analyse, sans utilité.

C’est mon point de vue que le mot sémite est dérivé du préfixe latin semi qui veut dire
demi (moitié). Les Sémites de la religion juive sont des gens d’Afrique, qui étaient moitié
noirs, moitié blancs. Noir plus blanc égale toujours colorés (de couleur), c’est à dire des
personnes portant dans leur constitution génétique quelque capacité à produire de la
pigmentation de mélanine et, dans quelques cas, une capacité génétique à produire des
cheveux crépus. Les Juifs qui quittèrent l’Afrique et allèrent en Europe étaient des hommes
de couleur quand ils arrivèrent, des centaines d’années auparavant. Les Européens (les
Blancs) n’ont jamais oublié la capacité des Sémites quant à la domination génétique des
Aryens (population blanche). Bien qu’après beaucoup de mélanges les Juifs aient largement
perdu beaucoup de la couleur de leur peau, ils ont continué à être identifiés comme des
gens de couleur venant d’Afrique, par les Blancs ! Ceci est la raison fondamentale de
l’oppression historique des Sémites à l’intérieur du système (de la culture) de suprématie
blanche. Hitler articula ceci plus clairement quand, d’une part, il insista que les Juifs étaient
génétiquement inférieurs aux Aryens, mais d’autre part continuait à parler de leur domination
génétique sur les Aryens (Blancs).

130 44
The Isis Papers

Freud ne pouvait pas se focaliser sur ce point parce qu’il désirait son acceptation
dans la culture de suprématie blanche et ne voulait pas que sa science de la psychanalyse
soit considérée comme une « science juive dégradée ». Donc, il ne pouvait pas accepter sa
propre identité ni la dynamique affectant ceux ainsi identifiés par le système social
environnant. Au lieu de se focaliser sur la dynamique de l’auto-repression, un déplacement
très convenable pour le cerveau électronique, qui a un lien naturel, ininterrompu, entre « le
sexe » et « le moi » (le sexe est l’acte responsable de l’existence du « moi » et le seul acte à
travers lequel le « moi » peut être reproduit), Freud se trouva en train de se focaliser, en tant
que Sémite, sur la « répression de sexe ». La répression de sexe est apparue, en effet, dans
la culture de suprématie blanche, comme cela a été démontré, par l’aliénation historique à
partir de la condition d’albinisme et l’acte du péché originel (sexe) qui ont été vus comme
étant responsables de l’apparence de la blancheur dans un monde de gens de couleur.

Mon centre d’intérêt ici est le thème de « L’Envie du Pénis », pierre angulaire majeure
de l’édifice freudien. (Dans d’autres chapitres, je discute du complexe d’Œdipe et de
l’angoisse de la castration). En bref, selon la théorie de Freud, la petite fille (blanche) est
frappée par un sens intense de privation et de préjudice (mal) et par une envie du mâle
(blanc) quand elle réalise que son clitoris est un organe inférieur au pénis mâle (souhaitant
qu’elle aussi ait un tel joli pénis). C’est à croire qu’elle n’est pas satisfaite jusqu’à ce qu’elle
ait un pénis propre à elle ou une forme symbolique du pénis. Une grande partie de la
personnalité de la femelle est présumée être affirmée par la réalisation de ce traumatisme.

Comme mentionné précédemment, Freud était une victime sémite dans une culture
de suprématie blanche, une culture qui a sa vraie genèse non en Grèce mais en Afrique. Les
premières mutations albinos (les Blancs) se sont produites à partir des Noirs en Afrique. Ces
albinos, je présume, étaient chassés vers le nord par les Noirs ou errèrent vers le nord loin
du soleil intense de telle sorte qu’ils puissent survivre (Voir Chapitre 2). Ils aboutirent en fin
de migration en Europe, directement au nord de l’Afrique. A partir des premières véritables
expériences de la communauté albinos mutante, avec la reconnaissance du fait que la
condition d’albinisme de peau (blancheur) pouvait être annihilée génétiquement par ceux à la
peau noire et brune (phénomène maintenant connu sous le nom de domination génétique
sur un état génétique récessif tel l’albinisme), il y eut une peur blanche du pouvoir génétique
noir ou crainte du mâle noir et envie du (pénis) phallus noir et de l’appareil génital

130 45
The Isis Papers

entier. Cette peur, en retour produisit une sensation d’insuffisance et d’infériorité chez
l’homme blanc quand il s’est comparé aux mâles de couleur. L’éveil conscient ou inconscient
de tout le groupe blanc à sa faiblesse génétique et son annihilation potentielle s’accentua,
en tant que thème culturel, lorsque les Blancs commencèrent à naviguer autour du globe au
XVè siècle et après. A cette période, les Blancs découvrirent qu’ils étaient une minuscule
minorité sur une planète à l’intérieur de laquelle tous les autres étaient de couleur.
Cela ne prit pas longtemps au groupe pour se rendre compte qu’à la fois les hommes et les
femmes de couleur pouvaient annihiler génétiquement les Blancs. Alors, les mâles blancs se
sentirent génétiquement plus faibles non seulement en comparaison avec les mâles noirs
mais aussi avec les femelles noires. Le mâle noir devait être plus craint parce que ce sont
les mâles qui initient l’acte de reproduction.

Les dynamiques génétiques ci-dessus ne sont évidemment jamais discutées


directement et ouvertement à l’intérieur du système (de la culture) de suprématie blanche.
Des discussions génétiques plus ouvertes sont centrées autour de « l’infériorité » des Noirs
et autres populations non blanches, ce qui évidemment est une compensation projective. La
vraie discussion cependant, qui continue secrètement et inconsciemment, passe par les
structures logiques, à l’intérieur de la culture. Peut être serait-il juste de dire que la vraie
conscience de l’issue génétique fondamentale est refoulée ?

L’envie blanche du phallus noir est exprimée inconsciemment quand les blancs se
soucient de la comparaison de la taille du phallus noir avec la taille du phallus blanc. Cette
préoccupation se traduit par la question suivante : « Est-ce que le pénis du Noir est
réellement plus grand en taille que celui du mâle blanc ? » N’importe quel écolier
pourrait suggérer qu’un simple mètre à ruban peut régler la question une fois pour toute, à
moins que les questionneurs et les « chercheurs » aient peur de mesurer. Dans ma pratique,
une mère noire m’informa que son garçon de six ans fréquentant une école élémentaire à
prédominance blanche, lui rapporta qu’un de ses camarades de classe blanc lui avait dit que
les enfants noirs avaient un grand pénis. La mère affirma qu’elle demanda à son fils quelle a
été sa réponse. Son fils dit au garçon blanc que tous les garçons noirs avaient de gros pénis.

Il est clair que dans la situation ci-dessus, dans une école à majorité d’enfants blancs,
à l’heure de la douche, l’enfant mâle blanc aurait eu une ample opportunité de voir les tailles
des pénis blancs. Il aurait eu la même opportunité chez lui. Son besoin de commenter la

130 46
The Isis Papers

taille du pénis de l’enfant noir indique que ce pénis noir a dû dominer toutes les autres
formes de comparaison, même depuis sa plus tendre enfance. Il est aussi certainement clair
que l’enfant noir n’a aucun soucis ni aucune crainte quant à la taille du pénis du mâle noir.
Par ailleurs, je pense que le problème majeur est le pouvoir génétique de la matière
contenue dans les testicules des noirs et que ce problème se trouve déplacé vers un
objet moins menaçant (le phallus) et sa taille. Pour apprécier mon analyse, rappelez-vous
que le pourcentage majeur des mâles noirs qui ont été lynchés par les mâles blancs, ont eu
leurs appareils génitaux attaqués, enlevés et emportés par les mâles blancs (c’est à dire,
transportés avec eux, sur leur personne). Cette conduite est particulière aux mâles blancs
dans leurs relations avec les hommes de couleur. J’interprète cette conduite comme la peur
des organes génitaux du mâle noir. Ainsi, ils doivent être attaqués et détruits, mais aussi il y
a l’envie et le désir de possession des mêmes choses.

Ceci devrait aider à expliquer pourquoi les mâles blancs qui souhaitent se faire voir
ou qui souhaitent se considérer comme forts, puissants et importants, sucent et tirent les
bouffées d’énormes cigares noirs. En réalité, plus ils souhaitent que les autres croient qu’ils
sont importants, plus long est le cigare. Peut-être que l’odeur infecte est pour attirer
l’attention des autres sur eux avec leurs longs cigares noirs (leur phallus symbolique). Aussi,
plus le mâle blanc se perçoit puissant et important, plus longue est sa limousine noire. La
voiture et le cigare peuvent tous les deux être vus comme des symboles du phallus (Voir
Chapitre 11). C’est encore un peu étonnant que les Blancs construisent des missiles en
forme de phallus, les peignent en blanc et les utilisent pour détruire les peuples de
couleur à travers le globe.

Tout ce que j’ai dit ci-dessus revient à affirmer qu’en vérité il y a une « envie du
pénis » dans la culture de suprématie blanche, mais qu’elle commence avec l’envie du
mâle blanc du pouvoir génétique se trouvant dans les testicules du mâle noir et dans
son phallus. Peut-être y avait-il aussi l’envie du phallus du Noir, comparativement plus long.
La conscience de sa faiblesse génétique relative ou infériorité par rapport aux mâles noirs
(parce que le Noir est toujours génétiquement dominant par rapport au Blanc) a poussé le
mâle blanc à essayer de projeter « l’infériorité » sur la femelle blanche également (Voir
Chapitre 6). L’insistance du mâle blanc à être supérieur à la femelle blanche et le fait qu’il
introduit cette dynamique psychologique dans la vie de la famille blanche, a suscité chez la
femelle blanche en retour, l’espoir qu’elle pourrait partager son pouvoir et son statut, et
symboliquement avoir son propre pénis. L’importance du rôle que jouent les femmes

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The Isis Papers

blanches en tant que mères dans la transformation de leurs fils en homosexuels efféminés
(des hommes munis de pénis mais ayant un comportement de femelles), est aussi une
tentative de résoudre le conflit sous un de ses aspects.

Certaines femelles blanches réagissent à ce sens imposé de leur infériorité génital en


cherchant à se « libérer » et à s’assurer des pénis noirs pour elles-mêmes, pénis que les
blancs considèrent plus puissants que les leurs. Ceci est le dialogue qu’un nombre croissant
de femmes blanches, secrètement et peut-être inconsciemment, ont avec les mâles blancs
quand elles font la parade devant les mâles blancs avec les mâles noirs (pénis noirs)
qu’elles ont capturés pour elles-mêmes. Le dialogue silencieux entre le mâle blanc et la
femelle blanche dans ces confrontations sociales à l’allure suivant : « maintenant j’en ai un
(de pénis) qui est plus gros et plus fort que le tien, un dont je sais que tu as envie ». En tant
que mères, épouses et sœurs des mâles blancs, les femelles blanches consciemment ou
inconsciemment ont déjà compris l’envie par les mâles blancs des mâles noirs même si
l’envie était exprimée en termes d’une hystérie du mâle blanc sur les femelles blanches
violées par les mâles noirs. Les mâles blancs savent ou suspectent que la femelle blanche
désire le pénis noir plus que le pénis blanc parce que les Blancs, eux-mêmes, désirent le
pénis noir plus que leur propre pénis (sinon pourquoi couper les appareils génitaux du Noir
et les emporter chez soi ?). Donc, il n’est pas surprenant qu’il y ait des échanges (sexuels)
accrus entre les femelles blanches et mâles noirs (initiés dans la plupart des cas par les
femelles blanches qui ont signalé aux mâles noirs qu’elles sont disponibles). Au même
moment, d’autres femelles blanches disent vouloir être « policières, pompiers et
footballeuses juste comme les hommes », et vont discuter ouvertement de leur penchant de
lesbiennes.

Les mâles blancs avec l’aide de Freud, ont projeté leur propre sentiment de privation,
de préjudice, d’insuffisance et d’envie, en tant que mutants albinos génétiquement récessifs
annihilés génétiquement à la fois par les mâles et femelles noirs (non-Blancs). Ce sont eux
(les mâles blancs) qui ont eu l’envie primaire du pénis qui s’est manifestée dans leur envie
des pénis des mâles noirs. Ils ont projeté alors leur sentiment d’infériorité sur les femelles
blanches, provoquant en elles en retour, le développement de l’envie secondaire du pénis.
L’accusateur devient lui même l’accusé.

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The Isis Papers

Ces dynamiques sont à la base de la crainte de toute vraie compétition que les mâles
blancs ressentent envers les mâles noirs, empêchant ainsi la vraie compétition
(concurrence) dans tous les domaines de l’activité humaine : économie, éducation,
divertissements, travail, législation, politique, religion, sexe et guerre. L’obscurité des idées
de Freud peut être dissipée seulement si les systèmes et dynamiques culturels de la
suprématie blanche sont analysés et compris pleinement, car ceci est le contexte dans
lequel Freud a écrit, a souffert et est mort. Freud essayant d’échapper à sa propre réalité en
tant que Sémite (dans le sens complet de ce terme), était incapable de faire face pleinement
à ce qu’il voyait et éprouvait autour de lui, c’est-à-dire, l’anti-sémitisme (une dynamique de la
suprématie blanche). Il le ressentait, mais ne pouvait le décrire de façon précise ; peut-être
avait-il peur pour sa vie. Ainsi l’expérience de sa vie lui sortit du cerveau électronique
transformée en idées abstraites et déplacées.

Pour parler clairement, Freud aurait eu à reconnaître qu’il était perçu comme un
« non-Blanc » (un Sémite, c’est à dire un mulâtre) et non un « Autrichien » qui, comme
« Allemand » et « Américain », veut dire Blanc pur. Freud essayait désespérément, comme
le autres Sémites en Europe et en Amérique, d’être intégré et accepté en tant que « Blanc ».
C’est pourquoi il finit par ne voir qu’à travers un miroir obscurément ou, en réalité par ne pas
voir du tout. Peut-être, après tout, Freud avait-il le sentiment que le fait d’offenser les Aryens
par une analyse complète et précise aurait conduit au désastre avant que, en fin de compte,
celui ne survint : l’holocauste nazi. Personnellement, je ne vois aucune utilité de répéter sa
crainte et sa folie même si le même danger subsiste.

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 8: Le Symbolisme des Pistolets (1975-77)

Anthony Sampson, dans son livre, The Arms Bazaar : from Lebanon to Lockheed
(1977), nous informe que jusqu’au XIVè siècle, le mot arme était synonyme de pénis.

Chaque année, plus de 25000 personnes sont abattues à coups de pistolet aux
Etats-Unis. En 1975, il y eut deux tentatives d’assassinat sur un Président par coups de feu ;
ce président était contre la réglementation des lois sur le port d’armes.

Joseph Kraft a écrit dans un article rédigé pour le Washington Post (septembre
1975) :

Pour le meilleur et pour le pire, les Etats-Unis sont un pays obsédé par les armes.
Cela découle de l’ère du Far West. Le droit de porter des armes est même garanti par notre
Constitution. Des millions d’Américains vont à la chasse pour se détendre et des dizaines de
milliers collectionnent des pistolets et des fusils. Un collectionneur acharné est devenu
Procureur de la République.

Je suis d’accord avec M. Kraft que le port d’armes était très important pour les
pionniers américains. Mais était-ce seulement pour survivre, ou était-ce pour mieux chasser

130 50
The Isis Papers

les Américains natifs, les Peaux rouges (non-Blancs) de leurs terres ? Le massacre de ces
populations par les Européens est bien connu et il n’est pas dans mon intention de revenir
là-dessus. J’écris cet article plutôt pour sortir de ce dilemme : malgré le carnage passé et
présent dû à l’usage des armes, la majorité de la population des USA lutte contre la
réglementation des armes (pistolets, fusils, bombes nucléaires). A mon avis, le pistolet est
un symbole crucial qui opère partout au niveau subconscient de la psyché des Blancs.

Parmi les Noirs, les spécialistes du comportement commencent à comprendre que la


civilisation occidentale équivaut au racisme. Les Blancs ont un profond sentiment
d’insuffisance numérique et d’infériorité de couleur génétique face aux non-Blancs (et surtout
aux Noirs). Aussi peut-on comprendre que dans leur culture, ils dévaluent l’acte sexuel qui
est responsable de soi. Comme dit Mark Twain, dès que les teints foncés s’amassent, ils font
que les teints blancs par contraste sont décolorés, malsains et parfois mortellement pâles.
Dans le cerveau électronique blanc, non seulement l’acte sexuel est dévalué mais les
organes génitaux mâles et femelles sont avilis. Le Dr. P. W. Tousseing, dans la revue
Medical Aspects of Human Sexuality (mai 1977), écrit un article intitulé La Peur des
Hommes d’avoir un pénis trop petit. Il dit :

Il est difficile de déterminer l’origine exacte du mythe du grand pénis. Dans beaucoup
de cultures, telle l’Egypte ancienne, le pénis fut un symbole de fertilité et on le représenta
aux énormes dimensions. En Grèce antique pourtant, on considéra les petits organes
génitaux plus beaux que les grands organes. Les Romains inversèrent ce concept et la
culture occidentale à tendance à suivre les Romains.

Mais Tousseing ne mentionne aucune tentative de mesurer les pénis d’hommes


blancs et noirs pour comparer, et ceci dans une culture préoccupée par la question de la
taille des organes génitaux. Dans l’arène du sport (où le mâle noir domine), cette
comparaison serait facile à effectuer.

Claude Keeler, dans un article Cuna Monn-Child Abinism 1950-1970 (Journal of Heredity),
mentionne que les mâles albinos ont la voix plus douce et plus haute que celle des morènes.
Ils sont déficients en hormones sexuels ; le phallus et les muscles sont plus mous. Je trouve
cette constatation très intéressante, dans la mesure où à mon avis, la blancheur de la peau
peut être une variante de l’albinisme.

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The Isis Papers

La peur des Blancs d’être annihilés génétiquement a deux bases, génétique et


anatomique ou physiologique. Le problème majeur est le pouvoir génétique de la matière
contenue dans les testicules des Noirs ; cet intérêt est déplacé vers un objet moins
menaçant, le phallus et sa taille. La technologie s’est développée ; pour continuer là où
l’organisme humain est limité anatomiquement et physiologiquement. Ainsi, le cerveau
électronique blanc a inventé une arme pour combler la déficience blanche, une arme qui
serait une copie exacte des organes génitaux mâles.

Un examen des quatre diagrammes ci-dessus montre clairement que le


pistolet est l’équivalent exact des organes génitaux mâles et du pénis en érection.
Autrement dit, le manche et la chambre sont analogues aux testicules ; le canon est
analogue au pénis, les balles sont analogues au sperme contenant le matériel
génétique. Le coup de feu accomplit donc pour les Blancs la destruction des vies
noires (non-blanches), assurant ainsi la survie blanche. Le pistolet (fusil, canon,
fusée) est non seulement une arme mais le symbole du pénis du Blanc. Ce n’est pas
un accident que certains Blancs appellent d’autres « Son of a Gun » (fils d’un pistolet)
sans comprendre d’où vient cette expression (qui veut dire, à la vérité, que le mâle
blanc préfère le pistolet à son propre phallus et à celui de son père qui sont
inférieurs). Une autre expression que l’on entendait dans le Far West : Dieu n’a pas

130 52
The Isis Papers

créé les hommes égaux, mais le Colt les a égalisés (le fameux revolver Colt).
N’oublions pas deux faits :
l’homme apparu pour la première fois en Afrique
le mot arme était synonyme de pénis jusqu’au XIVè siècle.

A part le pistolet, il y a aussi le canon (noir) et ses grandes boules noires projetées
vers l’objectif. De même, les balles et les bombes sont toujours de couleur foncé (sinon noir)
et ressemblent à du sperme individuel. Presque toutes les armes sont noires ou d’une
couleur très foncée. Par contraste, les fusées ou missiles en forme d’énormes phallus sont
peints en blanc mais placés stratégiquement tout autour des pays non-Blancs du monde
pour procéder à leur annihilation (et empêcher l’annihilation génétique blanche).

Et si on comprend ces symboles, on peut décoder les structures architecturales


géantes de Washington, D.C.

Monuments de Washington & Jefferson vus de loin ; symbole de l’Exposition de


1941-42 à New York.

Examinons maintenant le langage des bandits armés du Far West.

On portait le pistolet sur les hanches (suspendus à une ceinture noire) au niveau
exact des organes génitaux.
Ejaculer en anglais se dit « To shoot off » (tirer un coup)
Le héros populaire des USA est toujours le bandit armé ou le policier/détective armé
(le plus rapide sur la détente). La plupart de ces héros dans le Far West furent des

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The Isis Papers

Sudistes vaincus, humiliés d’avoir perdu leurs esclaves et enragés de voir les Nègres
affranchis ayant quelques droits. Jesse James, Billy The Kid, et d’autres comme eux,
terrorisèrent le pays à l’aide du pistolet pour combler leur sentiment d’insécurité et
d’impuissance devant les faits. Leur arme fut l’égalisateur.
Les combats de coq furent très populaires chez les fermiers et les éleveurs du Far
West. Souvent ces Blancs (car les Noirs furent exclus) appelèrent leur pénis « cock »
(coq) ! Armer un pistolet se dit en anglais « to cock a gun ».
Un détective privé armé d’un pistolet est appelé en anglais « a dick » (bitte, ou
petit/gros malin). On pense au célèbre héros de bande dessiné Dick Tracy. Les Blancs
aiment appeler leur pénis « my dick » (ma bitte ou mon pistolet).
Les premiers personnages que les enfants américains rencontrent à l’école primaire
sont « Dick and Jane », deux enfants blancs. Les petits Blancs apprennent que leur
identité est synonyme de pénis (pistolet), d’où la nécessité de violence à l’aide d’armes à
la télévision et plus tard, dans leur vie. Les petits Noirs s’habituent également à la
violence à l’aide d’armes, mais sans cette association de pénis (pistolet), puisque la taille
de leur organe n’est jamais mise en cause.

Le port d’armes préoccupe le système (la culture) de suprématie blanche. Sachant ce


que le pistolet symbolise pour eux, il n’est pas étonnant que toute tentative de réglementer
les lois sur le port d’armes échoue. Empêcher le port d’armes égalerait la castration du mâle
blanc et la fin de sa survie génétique mondiale.

John Ellis dans son livre The Social History of the Machine Gun (l’Histoire sociale
de la mitrailleuse) déclare:

En Afrique, des petites bandes d’Européens, soldats et pionniers armés, durent


souvent combattre la résistance de forces supérieures d’indigènes mal armés, de telle sorte
qu’ils furent obligés d’utiliser des armes qui maximisèrent leur puissance de feu. Partout sur
le continent, contre les Zulus, les Derviches, etc., ils abattirent à l’aide de Gatlings, de
Gardners et de Maxims (mitrailleuses) tous ceux qui osèrent se dresser contre l’avance
impérialiste… Sans les mitrailleuses de la Compagnie britannique, l’Afrique du Sud aurait
perdu la Rhodésie ; Lugard aurait été repoussé hors d’Ouganda et les Allemands auraient
été chassés du Tanganyika. Sans Hiram Maxim (armurier) une bonne partie de l’histoire
mondiale aurait été différente… Les armes automatiques aidèrent les Blancs à s’emparer de
millions de kilomètres carrés de terres et à discipliner ceux qui fuiraient les bienfaits de la
civilisation européenne. A l’aide de leurs arsenaux de mitrailleuses, de poignées de Blancs,

130 54
The Isis Papers

pillards et visionnaires, civiles et militaires, purent balayer les objections des Africains eux-
mêmes et imposer leur loi sur tout le Continent.

Après une de mes conférences donnée à Los Angeles en mai 1977, concernant le
symbolisme du pistolet dans la psyché mâle blanche, un locuteur blanc a cité un symbolisme
parallèle trouvé dans le grand parapluie noir que les Blancs portent souvent sur eux, (en
particulier les Anglais dont l’étendard ne voyait jamais de coucher de soleil, tant leur Empire
était grand). Et cet empire se composait surtout de non-Blancs.

Un dernier point. Les armes, et surtout le pistolet, sont perçues par la collectivité
blanche comme des aspects de l’anatomie et la physiologie du mâle blanc. Ce n’est pas un
accident que les jeunes Blancs apprennent à manier un fusil avant d’apprendre à faire
l’amour, tandis que les jeunes Noirs apprennent à faire l’amour avant d’apprendre à manier
un pistolet.

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 9: L’Origine de l’expression « Tu baises ta mère ! » (« Mother Fucker »)


(1976)

Lors du Congrès annuel de l’Association américaine de Psychiatrie en 1969, le


caractère destructeur spécifique au racisme a été détaillé par le Comité des Psychiatres
noirs. Ce comité affirma que non seulement le racisme est le premier problème de santé
mentale de la nation, mais il est également à l’origine de tous les autres problèmes de santé
mentale.

Le racisme fonctionne dans tous les domaines de l’activité humaine : (économie,


éducation, divertissements, travail, législation, politique, religion, sexe et guerre). Or, si les
motivations psychogénétiques sous-jacentes de la psyché individuelle et collective blanche
sont comprises, c’est à dire leur survie en tant que minorité génétiquement déficiente et
mutante (y compris l’évolution d’un système de pouvoir pour assurer cette survie), alors il est
possible de décoder et de bien dégager tous les modèles du comportement blanc, qu’ils
soient des modèles de logique, de pensée, de langue, d’action, de réponse émotionnelle
et/ou de perception dans chacun des neuf domaines de l’activité humaine. Pareillement,
puisque tous les non-Blancs de notre planète sont sujets à être affectés par le système de la
suprématie blanche globale, une fois que la psyché blanche est décodée et comprise, il est
possible de décoder et comprendre les manifestations comportementales de tous ceux qui
sont les victimes de la domination de la suprématie blanche.

L’expression « Tu baises ta mère ! » (« Mother Fucker ») est un idiotisme utilisé très


fréquemment par les Noirs, et surtout par les mâles noirs, aux U.S.A. Afin de décoder et

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The Isis Papers

comprendre cet idiotisme particulier, j’ai dû me rappeler que les Noirs, comme tous les
autres non-Blancs, sont des victimes relativement sans pouvoir dans un système de
suprématie blanche, quelque soit leur niveau de vie.

J’ai alors procédé à un examen d’autres idiotismes particuliers aux Noirs


(américains). Pour commencer, les mâles (mais aussi les femelles) noirs appellent le mâle
blanc « The Man » (L’Homme). Une fois que le cerveau a enregistré cette donnée, son
ordinateur pense que, puisqu’il n’existe que cinq catégories de personnes (homme, femme,
garçon, fille, et bébé), si le mâle blanc est l’Homme (et logiquement le seul de cette
catégorie), alors tout autre mâle doit appartenir à une des quatre catégories qui demeurent.
Historiquement, les Blancs (mâles et femelles) appelaient le mâle noir « Boy » (garçon), et
ce n’est que tout récemment qu’ils cessèrent de le faire. Dans un feuilleton télévisé (des
années 1970) intitulé « Chico and the Man », The Man est bien sûr un Blanc et Chico est un
mâle non-Blanc.

Mais si les Blancs cessèrent d’appeler les mâles noirs « Boy », cela ne voulait pas
dire qu’ils avaient droit à être appelés « Man » (en tout cas, pas dans le système de
suprématie blanche). Les mâles noirs commencèrent à s’appeler « Baby » comme dans
l’idiotisme, « What’s happening, Baby ? » (« qu’est-ce qui se passe, bébé ? »). Et même
récemment, sous l’influence de la mode unisexe, on les observait qui portaient des talons,
des bracelets, des sacs à main, des cheveux décrêpés, des bigoudis, etc., ce qui suggère
que l’on pouvait facilement les confondre avec les « girls » ou les « women » (femmes).

Il est parfaitement acceptable, dans la communauté noire, d’entendre des mâles


parler à d’autres en disant « Baby », et même des femmes qui disent « Baby » à leurs
compagnes. De plus, certains mâles noirs ont tendance à appeler leurs copines/compagnes
« Momma » (maman) et même à attendre que les femmes leur procurent nourriture,
vêtements et logement. Et enfin, certains mâles noirs, en se référant à l’endroit où ils
dorment, disent « Crib » (berceau) ! Ainsi l’ordinateur du cerveau calcule : un adulte mâle qui
appelle un autre mâle « The Man », qui s’appelle « Baby », qui appelle sa femme
« Momma » et sa demeure « Crib » s’appellera et appellera tout autre mâle noir comme lui,
« Celui qui baise sa mère » (« Mother Fucker ») !

Il est clair que dans le système de suprématie blanche, le pouvoir reste entre les
mains des mâles blancs, et par rapport au mâle blanc le mâle noir est un bébé sans pouvoir.
Il s’en rend compte, mais plutôt au niveau du subconscient. Si un mâle dit à un autre « Tu
baises ta mère ! », avec une intonation négative, l’autre explose et c’est la bagarre. J’estime

130 57
The Isis Papers

que 70% des homicides commis par des Noirs sur des Noirs suivent l’utilisation de cette
expression péjorative, qui veut dire en réalité, Tu es un pauvre bébé impuissant. Le cerveau
rend en langage codé et symbolique la phraséologie qui cache à l’esprit conscient l’existence
et l’activité continues d’une réalité totalement inacceptable.

Dans d’autres chapitres, j’ai proposé la théorie que la race blanche est issue du
phénomène de mutation et que leurs parents originaux furent des Noirs de l’Afrique qui
rejetèrent et chassèrent leur progéniture albinos. La génétique nous apprend que les
personnes à peau pigmentée de mélanine peuvent produire des albinos, mais il est
impossible que les albinos (ou Blancs) produisent des noirs. Même des gorilles, noirs
comme du charbon, ont produit un enfant albinos en Afrique.

Le mâle blanc doit reconnaître (dans son subconscient) que sa mère originelle fut
une femme noire (comme son père originel fut un Noir). Malgré le besoin psychologique de
refouler cette vérité pour ne pas avoir à confronter cette déficience génétique (la peau
blanche), les mâles blancs ont montré qu’ils en sont conscients, car pendant l’esclavage on
donnait toujours les mâles blancs aux « Mammies » noires qui allaitaient, et ceci en dépit de
leur statut inférieur. Ils appelaient les Noires « Mammy » ou « Auntie » (tante) et les Noirs
« Pappy » ou « Uncle » (oncle).

Encore plus significatif est le fait que le mâle blanc a toujours agressé sexuellement
la femme noire. Des pères fondateurs des Etats-Unis (et d’autres pays) comme George
Washington et Thomas Jefferson avaient des liaisons continues avec des femmes noires,
reconnaissant parfois la paternité de certains de leurs enfants. La lingerie noire est un
stimulus sexuel pour la collectivité mâle blanche. Et dans la littérature pornographique, on
trouve souvent des photographies de Blancs qui ont des rapports sexuels avec des Noires. A
vrai dire, à chaque fois qu’un mâle blanc s’impose sexuellement à une Noire, sur le plan
symbolique il couche avec le reflet de sa mère originelle. Alors, c’est lui le premier « Celui
qui baise sa mère » (« Mother Fucker »). C’est d’ailleurs la vraie base du Complexe
d’Œdipe (Œdipe qui couche avec sa mère noire et tue son père noir). Ceci a son parallèle
dans le mythe biblique d’Adam et Eve, qui en langage codé, relate l’origine des premiers
Blancs (albinos) issus des parents noirs.

Ce désir du mâle blanc de coucher avec la femme noire peut être aussi perçu
symboliquement comme le désir de rentrer dans l’utérus. Autrement dit, le mâle blanc a le
désir inconscient de renaître mais sans la déficience génétique d’albinisme. Les Chrétiens
souhaitent renaître (« to be born again ») sans le péché originel (l’acte sexuel qui a produit

130 58
The Isis Papers

l’apparence de nudité ou la mutation génétique d’albinisme, ou la peau blanche). La sainte


Bible a presque toujours une couverture noire, presque jamais blanche.

Al Johnson et d’autres chanteurs de « Minstrels » s’enduisaient de suie pour faire


semblant d’être un petit négrillon qui chante la mémoire de sa « mammy » noire originelle qui
l’a mis au monde avec une déficience (blanche) et l’a rejeté. La preuve que cette
interprétation est la bonne est le fait que beaucoup de Noires relatent que les Blancs veulent
uriner et déféquer sur elles pendant l’acte sexuel.

L’expression « Mother Fucker » est utilisée fréquemment par les mâles noirs, mais
les mâles blancs ont du mal à le formuler. Pourtant pour les deux, « Tu baises ta mère »
traduit une impuissance fonctionnelle et imposée de l’extérieur pour le Noir, génétique et
interne pour le Blanc. Quoique les Noirs utilisent fréquemment cette expression, le Blanc est
considéré comme le « Mother Fucker » originel.

La race blanche, historiquement, a cherché à cacher (nier) ses origines génétiques


en Afrique, tout comme elle a nié les origines de sa civilisation occidentale, préférant
privilégier la Grèce. Les Blancs ont toujours dégradé l’Afrique et tout ce qui est noir. Agir
ainsi leur évite d’affronter la vraie signification de leur peau blanche, leur mutation et leur
déficience génétique (carence de mélanine).

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 10: Les Jeux de Balles (ballons) et leur Symbolisme ; La Guerre des Balles
(1976)

Ce chapitre est un hommage à tous les hommes noirs qui, à travers les sports et les
jeux de balles en particulier, sont en train de reconquérir les balles, d’acculer les
oppresseurs des Noirs contre un mur psychologique, intensifiant ainsi la contradiction.

Parfois, pendant certaines périodes, on se concentre sur des secteurs particuliers de


certaines données, et plus tard, à cause de la dynamique de l’environnement total, toutes les
données glissent dans le domaine de l’inconscient, pour les individus aussi bien que pour la
collectivité. Par exemple les « suprémistes » blancs qui lynchent des Noirs et les émasculent
par la suite ne sont plus en vogue, pas plus que parler de tuer ouvertement des Nègres.
Donc beaucoup de gens (aux U.S.A.) croient que ces activités et ces pensées sont révolues.
Mais dans le passé, on les traitait consciemment et ouvertement, jusqu’à ce que les jeux de
balles furent établis comme divertissement national (voire global) de la civilisation
occidentale.

Le système (la culture) de la suprématie blanche globale est la somme des tactiques,
stratégies et méthodologies, conscientes et inconscientes, élaborées dans tous les
domaines de l’activité humaine. Ces manœuvres cherchent à empêcher l’annihilation
génétique blanche et essayent de résoudre l’anxiété et la tension psychologique associés à
cette situation. Dans la psyché blanche, il y a une préoccupation névrotique concernant les
gènes, la matière génétique, et l’appareil génital de l’acte sexuel (auto-reproduction ou auto-
annihilation dans le cas des Blancs). Puisque les Noirs ou autres mâles de couleur sont les
seuls à pouvoir initier et exécuter cette annihilation par l’acte sexuel, les Blancs se
préoccupent de l’appareil génital mâle (opposé à celui de la femme), à savoir les testicules

130 60
The Isis Papers

(les balles) et le pénis. Les testicules contiennent la matière génétique et le pénis la


transporte dans l’acte d’éjaculation. Ainsi, dans l’ordinateur du cerveau blanc, il y a une
association dominante entre les balles (testicules) et les luttes de pouvoir. Le conflit de
survie génétique n’est pas conscient ou ouvert, d’où cette préoccupation concernant les
organes génitaux. Sur le plan conscient, on est préoccupé à faire la guerre (la domination et
la destruction des gens de couleur, en particulier les mâles noirs et leurs balles par tous les
moyens disponibles, y compris les épidémies d’infertilité en Afrique). Qui possède
finalement les balles ou qui est le plus fort, le plus astucieux à les contrôler. Les Blancs
poussent leur fantaisie jusqu’à se dire « Si les balles peuvent être contrôlées sur le
terrain ou par l’entreprise du mécénat, elles peuvent être contrôlées dans la vie
réelle ». Ainsi, souvent pour dire faire l’amour les Blancs disent « baller » (« to ball »). Dans
le monde des affaires ou le monde de la haute société, « to blackball » veut dire « exclure
quelqu’un » (lui passer la balle noire).

Les Jeux spécifiques : Un examen des jeux de populaires du système (la culture)
de la suprématie blanche confirme ma théorie.

Le billard américain : Dans ce jeu il y a huit boules de couleur, une boule blanche,
et une langue de couleur foncé, placées sur une table. L’objet du jeu est, à l’aide de la
canne, de faire en sorte que la boule blanche envoie toutes les boules de couleur dans ma
poche et sous la table. La dernière boule à être mise hors-jeu est la boule noire. A la fin du
jeu, il ne reste que la boule blanche sur la table (mais accompagnée d’une longue canne de
couleur foncé).

Le Bowling (jeux de quilles) : Une grande balle noire doit être roulée avec force le
long d’une allée où elle doit renverser dix quilles blanches ; la quille centrale s’appelle
« kingpin » (quille roi). Les quilles blanches sont visiblement des symboles phalliques qui
sont renversés par une grande balle noire que le lanceur doit maîtriser. Puisqu’il maîtrise la
balle noire, il est censé contrôler le mal qu’il peut faire aux organes génitaux blancs. Ce jeu
(et d’autres semblables) fut souvent pratiqué par les Grecs et les Romains, qui avaient des
contacts étroits avec les Noirs de l’Afrique. Les Français s’acharnent à jouer aux boules ;
une partie de l’histoire française se résume à leur contrôle des hommes noirs et bruns en
Afrique et en Asie.

Le Football (américain) et le Basket-Ball : Les jeux qui utilisent de grandes balles


brunes sont très populaires en Occident, depuis l’Antiquité. Ce n’est que récemment que les

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The Isis Papers

joueurs noirs (ou non-blancs) furent autorisés à jouer ; est-ce un accident qu’ils soient
devenus rapidement les meilleurs joueurs ?
Est-ce un accident que le « Quater back » (général de division) doit presque sans
exception être un Blanc, quelque soit la couleur des autres joueurs ?
Est-ce également un accident que les propriétaires d’équipe soient toujours blancs ?
Ainsi même si les joueurs ou les vedettes sont des Noirs (ou des non-Blancs), c’est le Blanc
qui contrôle les balles brunes et décide qui peut jouer. En Basket-Ball, une grande balle
brune est projetée dans une ouverture circulaire, « Le Basket » (un filet blanc) qui est vue
symboliquement comme le vagin féminin. En football (américain) la grande balle brune est
projetée (par un coup de pied) à travers une ouverture ou « Goal Post » (lignes verticales de
but) qui est perçue symboliquement comme les jambes soulevées d’une femme blanche qui
fait l’amour. Peut-être dans l’inconscient, le Blanc considère que la Blanche préfère
sexuellement un homme grand, foncé et beau (tall, dark and handsome). Donc, en faisant un
but, il entretient la fantaisie que c’est lui qui la satisfait, puisqu’il contrôle le jeu. Même si c’est
un Noir qui fait le but, le Blanc s’identifie à lui par fantaisie. Il est bien connu que dans
l’entourage des vedettes noires de basket et de football se trouvent toujours un grand
nombre de femelles blanches qui les incitent à des liaisons sexuelles. Les joueurs noirs à
leur tour, sont conditionnés à vouloir placer leurs balles brunes dans des filets blancs
(orifices vaginales) pour prouver leur virilité d’autant plus qu’ils appellent le Blanc « The
Man » et s’identifient à lui par fantaisie. Finalement, beaucoup de Blancs (en Amérique) ne
se considèrent pas comme de vrais hommes avant d’avoir fait l’amour à une Noire. Ainsi, sur
le plan symbolique ils s’identifient au mâle noir dont ils admirent et envient les organes
génitaux.

Le Hockey : C’est un sport dont sont exclus les mâles noirs. Il consiste à essayer de
placer un objet rond et noir (le palet) dans une ouverture à filet blanc (le vagin d’une femme
blanche). On place le palet dans le filet à l’aide d’un long bâton de couleur (le phallus noir).
Dans leur psyché, ce serait une abomination d’avoir à concurrencer un mâle noir dans ce
jeu, car en réalité il possède les balles et le phallus considérés comme tellement puissants.

Le Football européen : C’est moins populaire aux U.S.A. mais très populaire en
Europe, en Amérique centrale et du Sud. Il est joué avec une balle blanche, plus petite que
la grande balle brune. Il ne faut pas toucher la balle mais seulement la faire avancer par des
coups de pied (ou de tête) vicieux. Le joueur le plus célèbre de tous les temps fut le Brésilien
noir Pelé, qui épousa une femme blanche. Les propriétaires des équipes furent bien sûr des
Blancs.

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The Isis Papers

Le Baseball : Ce jeu est joué avec une petite balle blanche. C’était le sport le plus
populaire aux U.S.A jusqu’à ce qu’un joueur noir, Hank Aaron, devint le meilleur batteur
(contrôleur) de la balle blanche, la frappant avec un bâton brun ou noir. Quand Aaron
s’approchait du record du célèbre Babe Ruth, il recevait des lettres de menace écrites par
des Blancs. Cela se comprend, puisque la balle blanche est symbolique des testicules
blancs qu’un Noir a frappé et projeté hors du parc. Par cet acte la collectivité « suprémiste »
blanche se voit annihilée. La preuve que cette interprétation est bonne est la suivante : il y a
quelques années, à Taïwan, une équipe de la « Little League » américaine (blanche), battue
constamment par une équipe chinoise (des non-Blancs), s’est vue interdire de participer à
des jeux de baseball entre équipes américaines et équipes chinoises (par ordre de la « Little
League » américaine). Des enfants mâles blancs ne doivent pas avoir à affronter des mâles
non-blancs qui contrôlent les balles blanches (testicules).

Le Tennis : A cette date il n’y a eu qu’un seul champion noir de tennis (et contrôleur
d’une petite balle blanche), Arthur Ashe. Ashe a formé Yannick Noah, champion français et
maintenant entraîneur de l’Equipe de France. Est-ce une coïncidence si des balles de tennis
en couleur furent autorisées aux championnats au moment où Arthur Ashe devint
champion ? Un mâle noir ne doit pas démolir une balle blanche (même petite) sur un terrain.
Dans les country clubs exclusifs où les terrains de tennis sont presque tous installés, les
Noirs et les Juifs ne sont pas les bienvenus !

Le Golf : Dans la série des balles blanches, la plus petite est la balle de golf. Comme
le tennis, le golf est le jeu favori des mâles puissants du système (culture) de
suprématie blanche, joué par les présidents des nations et les directeurs
d’entreprises. Il consiste à tenir entre les jambes un long club de couleur « an iron », qui
doit smasher la balle blanche pour la faire tomber dans un trou de terre (la terre mère – ou la
matrice de la femme noire). Jouant ainsi, le mâle blanc s’identifie comme possesseur des
organes génitaux du mâle noir, véritable partenaire d’une femme noire. C’est l’essence du
symbolisme mâle génital et du conflit névrotique dans la psyché du Blanc ! Le tournoi
s’appelle le « Masters » (joué par les maîtres de la race supérieure).

Une dernière réflexion. Les jeux joués avec de petites balles blanches consistent à
attaquer, frapper, smasher la balle pour la projeter loin du corps (du masochisme ?). Par
contre, quand on joue avec des grandes balles brunes, l’objet est de garder et de posséder
la balle. On ne frappe jamais les balles brunes, et en boules il faut que la balle noire
renverse les quilles blanches. Tout ceci reflète la haine de soi et le rejet de soi ressenti par le

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The Isis Papers

mâle blanc, à propos de ses testicules (balles) qui ne possèdent pas la matière génétique
des mâles noirs. N’oublions pas que les généraux (presque tous des Blancs) jouent au golf
et au tennis pendant qu’ils font des stratégies militaires pour éliminer les non-Blancs. Quand
les Chinois jouent au ping-pong et les Japonais jouent au baseball, est-ce qu’ils imitent leur
anciens conquérants qu’ils admirent, ou est-ce que dans l’inconscient c’est une revanche
pour l’humiliation imposée d’antan. Après l’humiliation du Vietnam (les Américains blancs
vaincus par une petite nation de non-blancs), et encore après la débâcle du Watergate, le
tennis est devenu très populaire (tout le monde procédait à smasher les petites balles
blanches). Les féministes blanches jouent beaucoup au tennis, qui commence à monter en
popularité également parmi les Noirs américains. Est-ce parce que l’on peut
symboliquement, s’attaquer aux balles (testicules) blanches ?

En conclusion, les jeux de balle reflètent tout simplement l’admiration et la peur


des testicules noirs et le mépris des testicules blancs, de la part des Blancs.
Autrefois, les Blancs procédaient au lynchage et à la castration des mâles noirs.
Maintenant ils le font d’une façon symbolique dans le jeu, en contrôlant les balles de
couleur qui représentent, néanmoins, une menace à leur survie génétique.

Note de la traductrice : En 1992, plus personne ne s’étonne de voir les athlètes


noirs mondiaux s’emparer de tous les titres dans toutes les catégories du sport. Quelle
équivoque de regarder ces superbes athlètes noirs (hommes et femmes) brandir le drapeau
de leur pays en faisant le tour de victoire aux Jeux Olympiques. D’habitude, ce sont des
drapeaux des pays occidentaux, anciens colonisateurs. Souvent, ces athlètes bénéficient de
traitement et de salaires spéciaux, tandis que chez eux, leurs frères et sœurs noirs militent
encore pour le droit de travailler, d’être logé, d’être instruit à titre égal avec le Blanc. On se
demande jusqu’à quel point ces pays peuvent pousser l’hypocrisie. Pareillement, en temps
de guerre, les Noirs sont toujours les premiers appelés au front, les plus courageux, mais les
premiers licenciés, une fois la guerre terminée.

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 11: Le Symbolisme des Objets à Fumée (1977)

Etre incapable de décoder et de comprendre l’objectif ultime d’un système évolué de


comportement humain équivaut, pour un physicien, à essayer d’analyser l’univers physique
sans l’équation de Einstein (E=MC²), la Théorie de la Relativité. Un système d’énergie de
comportement peut également être perçu et compris comme un champ unifié de
phénomènes d’énergie. Une fois ce champ unifié d’énergie de comportement perçu et décrit,
son étiologie et sa dynamique définies, les phénomènes individuels d’énergie de
comportement à l’intérieur du champ (au départ apparemment isolés, peu compris, et
souvent non examinés), apparaissent sous un angle singulier, alors qu’avant, ils n’étaient ni
appréhendés ni compris de façon adéquate.

L’usage oral du tabac est un modèle majeur de comportement mondial. En 1976, on


a fabriqué 680 milliards de cigarettes rien qu’aux Etats-Unis. 53 millions d’adultes américains
fument un genre de tabac. Chaque année, 89000 Américains meurent du cancer des
poumons (à raison de 244 personnes par jour). Et la controverse sur le tabagisme continue,
malgré le rapport du Chirurgien général en 1964 qui, le premier, a lié le cancer à l’usage du
tabac. Il faut ajouter à ces statiques le nombre croissant de morts survenus dans des
incendies causés par ceux qui fument sans précaution. On se pose des questions à propos
du comportement des fumeurs et des motivations qui les poussent à fumer.

En raison du statut minoritaire de la collectivité blanche mondiale, et en raison de leur


déficience génétique par rapport à la majorité mondiale à peau pigmentée de mélanine, la
psyché collective blanche éprouve un sentiment profond de faiblesse, d’inéquation génétique
et génitale. Les mâles blancs le ressentent (consciemment ou inconsciemment) plus que les
femmes, étant donné que ce sont les hommes qui initient, physiquement et
physiologiquement l’acte de propagation. Ces mâles sont toujours préoccupés par la

130 65
The Isis Papers

question « Qui a le plus grand pénis, le mâle noir ou le mâle blanc ? » Les mâles noirs ne se
posent même pas la question (voir le chapitre 7) ; ils sont vus par le système (la culture) de
la suprématie blanche comme étant plus puissants, plus virils sexuellement. L’homme idéal
pour une Blanche a toujours été celui qui est « grand, brun et beau » (tall, dark and
handsome). D’où la popularité de deux mâles blancs, Rudolph Valentino et Elvis Presley.

Elvis se rendit célèbre par les mouvements giratoires de son bassin et l’imitation
vocale des chanteurs noirs (« Elvis the Pelvis »).
Valentino captivait ses fans blancs (surtout les femmes) en jouant les rôles de mâles
non-blancs (cheiks arabes et maures) qui faisaient l’amour passionnément à des
Blanches.

Le symbolisme de la couleur noire est de nature péjorative en Occident, mais ceci


démontre justement que les Blancs éprouvent le besoin de dénigrer ce qui reste inaccessible
pour eux, une peau noire (ou dorée). En décodant leur comportement, nous arrivons à mieux
les démasquer. En dépit du racisme, la couleur noire reste l’idéal (qu’ils l’admettent
consciemment ou non). Ainsi, la tenue de rigueur pour les mariages et les cérémonies
officielles en Occident est l’habit ou le smoking noir et la cravate noire (pour les hommes).
Quoique les queues de pie pendent en arrière, ils demeurent des symboles phalliques. On
peut dire en quelque sorte que la marâtre nature leur a fait défaut (en leur donnant une peau
blanche) et la mode vestimentaire répond à ce manque. N’oublions pas que malgré les
cas fréquents de cancer de la peau, les Blancs ont hâte de se bronzer lors des
vacances pour se sentir plus beaux, plus virils !

Aux U.S.A., certains mâles blancs ont toujours aimé lyncher et castrer des mâles
noirs, coupant leurs organes génitaux pour les amener chez eux comme des souvenirs de
valeur. D’ailleurs, les compétitions sportives jouées par les hommes les plus virils
nécessitent le jeu et la capture des grandes balles brunes. De même, les hommes qui
veulent que l’on les considère puissants, choisissent de fumer de grands objets de couleur
brun foncé (des cigares, des pipes, des cigarettes).

Le défunt premier ministre, Winston Churchill, fuma de son vivant à peu près 300 000
cigares coronas (longs de 8 à 9 pouces). John F. Kennedy appréciait également le cigare
havane. Et Fidel Castro, qui se considère comme blanc, n’est jamais aperçu sans un long
cigare brun à la bouche. Je maintiens que les balles brunes et blanches utilisées dans les
jeux sportifs de la culture de suprématie blanche sont les symboles des testicules des Noirs
et des Blancs. Par ailleurs, je maintiens que les tabacs bruns et blancs sont des symboles du

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The Isis Papers

pénis du Noir et du Blanc. Ensemble, les balles des jeux et des tabacs constituent un
progiciel symbolique important des organes génitaux mâles, le pénis et les testicules.

Le système (la culture) de la suprématie blanche ne se préoccupe pas


fondamentalement de s’enrichir, mais il assure plutôt sa survie génitale et génétique
mondiale. Puisque cette survie n’est pas discutée au niveau conscient de la culture, elle doit
se manifester dans les activités comportementales au sein de ce système/cette culture au
niveau du subconscient. Donc, il n’est pas étonnant que ces deux séries de symboles (les
balles et les tabacs) soient une préoccupation qui ne diminue pas malgré la violence des
jeux sportifs et le cancer associé au tabagisme. Ce système est dominé par les mâles blancs
qui ont peur d’être annihilés génétiquement par des mâles de couleur. Par conséquent, une
de leurs activités majeures consiste à augmenter le niveau de leur masculinité ou ingérer
une plus grande quantité de substance mâle, par tous les moyens possibles. Autrement dit,
dans un système/une culture de comportement où la caractéristique dominante est un
sentiment de déficience mâle génitale et génétique (chez les mâles albinos), la tentative de
compenser cette déficience se manifestera dans des modèles de comportement.

Fumer, c’est placer un phallus symbolique dans la cavité orale comme moyen
d’ingérer plus de masculinité (puisque le pénis symbolise la masculinité). Les pratiques
sexuelles des homosexuels accomplissent symboliquement les résultats d’injecter, d’ingérer
(par l’anus) de la substance mâle. Dans ce cas, on ingère l’éjaculation, ce qui s’identifie à
avaler de la fumée et de la salive quand on tient dans sa bouche un cigare ou une pipe. A
l’époque où les Noirs, sous la conduite de leurs mâles, commencèrent à défier le système de
suprématie blanche aux cris de « Black Power », l’importation de cigares augmenta aux
U.S.A. ; entre 1967 et 1974 elle est montée de 30 à 80 millions par an. Un grand nombre de
gens fumait pour la première fois, des petites longues cigarettes de couleur brune foncée
(ex. les Mores).

La mythologie autour du cigare est intrigante. Pendant leur manufacture, les feuilles
de tabac sont entassées manuellement, tenues entre les jambes des femmes cubaines (non-
blanches). Cette référence à la proximité du cigare (symbole phallique), à l’anatomie génitale
de la femme non-blanche corrobore ma théorie de la fonction symbolique jouée par le cigare
dans les représentations de la psyché mâle blanche. D’ailleurs, beaucoup de Blancs
prétendent (selon les ouï dire) qu’un mâle n’est pas un vrai homme tant qu’il n’a pas eu de
rapports sexuels avec une femme noire (c’est à dire, démontré que son phallus blanc est
aussi adéquat que celui du Noir).

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The Isis Papers

Si le symbolisme ci-dessus est compris, il sera facile de comprendre cette publicité


pour des cigarettes « More » parue dans le magazine du New York Times en décembre
1976 :

Pourquoi est-ce que More n’est pas blanche ? Parce que More est une brune dorée,
pour que son allure longue, mince, paraisse aussi bonne que son goût. Et quant au goût
d’une cigarette More, vous pouvez jouir plus longtemps de sa saveur douce parce que More
brûle plus lentement. Donc, fumer une cigarette More ne veut pas dire seulement apprécier
son allure, mais savourer en plus son bon goût. C’est comme n’importe quelle bonne
cigarette, seulement c’est More (Plus) !

Cette publicité est d’une plus grande signification à cause de l’emphase mise sur le
sexe oral dans la culture de suprématie blanche, par contraste avec les comportements des
non-Blancs. Il faut aussi se rappeler que dans les magazines pornographiques, les mâles
noirs sont toujours les objets du sexe oral pour les mâles et les femelles blancs. On peut se
poser la question : Est-ce que la marque More est un substitut pour « Maure » ?

Au chapitre 8, j’ai discuté du pistolet comme symbole phallique dans le système (la
culture) de la suprématie blanche. J’ai démontré que l’on ne peut pas abolir la législation sur
le contrôle d’armes à cause de sa signification symbolique pour le mâle blanc. Le mâle blanc
ne peut pas annihiler les Noirs et les non-Blancs à l’aide de ses organes génitaux, mais il le
peut à l’aide de son pistolet, ses fusils, ses fusées. Donc, abolir les armes c’est castrer le
Blanc symboliquement.

Nous sommes bien placés maintenant pour comprendre les concepts mal expliqués
et mal compris de l’envie du pénis, l’angoisse de castration et le complexe de castration,
tous des concepts clés dans l’édifice psychanalytique freudien. Ces concepts sont relatifs
aux anxiétés, craintes et tensions des mâles blancs qui dominent la culture de suprématie
blanche. Ils projettent ces anxiétés et ces craintes sur les autres (les femelles blanches et les
mâles et femelles noirs et non-blancs).

En réalité, c’est le mâle blanc qui envie le pouvoir génétique des mâles noirs et non-
blancs. Sans ses armes, il se sent castré en présence des non-Blancs. Cette angoisse de
castration a été expliquée par Freud dans le contexte familial, mais nous savons maintenant
que c’est plutôt la crainte des Blancs d’être annihilés génétiquement par les Noirs et d’autres
non-Blancs. Cette crainte, cette anxiété s’amplifie depuis la création des albinos (blancs)
mutants à partir des Noirs en Afrique il y a des milliers d’années, une courte période de

130 68
The Isis Papers

temps dans le contexte des 3,5 millions d’années que les Noirs peuplent la Terre. Le
système de suprématie blanche globale est la méthode évoluée de compensation. Mais la
pensée et la perception occidentales sont incapables de reconnaître et décoder ces
données. Voilà pourquoi on voit les armes, les balles, les supports du tabagisme, etc., dans
leur abstraction isolée et jamais comme des symboles de la crainte blanche pour sa survie.
Ainsi, la collectivité blanche doit nécessairement nier le continent de l’Afrique comme son
berceau et le point d’origine de sa civilisation. (Voir Appendices, Cheikh Anta Diop).

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 12: La Crainte des Noirs et l’Echec de l’Engagement analytique et


idéologique noir (1979)

Il a été établi qu’un niveau extrêmement élevé de peur et un sentiment profond de


vulnérabilité de l’existence peuvent entraîner l’ordinateur du cerveau humain dans des
modèles inefficaces de la pensée circulaire. Dans te tels cas, les problèmes perçus sont
évités et jamais résolus. Ceci est en opposition directe avec les modèles efficaces de la
pensée linéaire qui procède en lignes droites, de la perception du problème et de l’analyse
en profondeur aux modes définitifs de solution. Ces procédés sont valables tant pour les
individus que pour les collectivités. Le sentiment d’impuissance naît de la peur et de la
vulnérabilité, et des modèles de pensée circulaire résultants (par contraste avec la pensée
linéaire) préparent une mise en scène de maladie mentale (comportementale et
émotionnelle), remarquée de plus en plus parmi les populations opprimées.

La pensée circulaire part de la perception du problème, contourne le problème (par


des lignes divergentes), pour retourner à la perception du problème sans l’avoir résolu. Les
symptômes de cette pensée circulaire sont l’inquiétude et la plainte, les doléances
obsessionnelles suivies d’une profonde crainte. Les structures logiques de l’ordinateur du
cerveau sont court-circuitées par ce procédé de pensée. Par contre, la pensée linéaire
évoque un mouvement progressif, de la perception du problème à sa solution, compatible
avec le fonctionnement et la structure du cerveau en tant qu’organe qui résout les
problèmes.

Les Noirs, partout où ils se trouvent sur la Terre, sont victimes du système dominant
de la suprématie blanche qui les opprime ; ils ne sont pas les maîtres de leurs destins
individuels et collectifs. Et ceci est le problème majeur, voire le seul problème qui les guette !
Ils ont été classés par les Blancs comme Noirs (et non-Blancs) par opposition à la réalité
génétique du blanc. Cette réalité (de condition d’opprimés) est si horrifiante et douloureuse

130 70
The Isis Papers

qu’elle entraîne la pensée circulaire. Aux U.S.A. surtout les Noirs refusent de reconnaître
consciemment les faits des implications spécifiques de leur impuissance et de leur
destruction dans le système de suprématie blanche. Donc, ils sont désorientés ; ils se
débattent en pataugeant dans un vide idéologique, sans une perception où une analyse du
racisme, ou du contre racisme scientifique. Il ne leur reste à faire que se quereller et rivaliser
d’efforts pour dénicher quelques emplois, quelques subventions. Or, ils s’imaginent que la
vraie lutte est dans la différence entre les classes sociales noires ou entre les mâles noirs et
les femelles noires. Toutes leurs énergies et tous leurs efforts psychologiques sont
consacrés (individuellement et collectivement) à nier le vrai problème de la confrontation
Noirs/Blancs, de la suprématie blanche. Car se focaliser sur ce problème d’une façon
réaliste peut entraîner une mort certaine dans les mains des racistes blancs.

La communauté noire aux U.S.A. n’a pas encore affronté consciemment la logique
ahurissante, le choc et la peur dénaturante qui suivirent l’assassinat de presque tous les
leaders mâles noirs courageux : Malcolm X, Martin Luther King, Jr., Whitney Young, Medgar
Evers, Fred Hampton, sans parler de l’holocauste de Jonestown de la Guyane (1000 noirs
massacrés avec la complicité du gouvernement américains). Depuis ces événements, les
Noirs refusent d’affronter la réalité meurtrière de la suprématie blanche. La lutte pour la
justice, la lutte pour le pouvoir des noirs est perçue à travers un miroir déformant, parce que
les Noirs ont peur ! Depuis la mort de tous ces hommes noirs qui étaient tous conscients de
la nécessité de résiste, de détruire la suprématie blanche, la rhétorique venant de la
communauté noire est celle de la soumission, de la coopération avec la dynamique raciste.
On se contente d’énumérer simplement les doléances, gardant l’illusion que dans un
système de suprématie blanche, les Noirs et les non-Blancs peuvent former une
communauté homogène. Par contraste, Malcolm X et les autres ont démontré que la
conséquence certaine de la résistance est la mort. La population noire a refoulé la peur de
mourir par la logique protectrice qu’il n’existe plus de problème de suprématie blanche,
excepté en Angleterre et en Afrique du Sud, que le racisme n’existe presque plus aux U.S.A.
On prétend d’ailleurs, que la seule source de stress au sein de la communauté noire provient
des Noirs qui rejettent d’autres Noirs (mâle contre femelle, femelle contre mâle, femelle
contre femelle, mâle contre mâle), ou de la soi-disant bourgeoisie noire contre les soi-disant
couches inférieures ! La vérité est que la notion de classe réfère non seulement à l’argent
mais au pouvoir exercé. Et puisque tous les noirs sont opprimés par le système raciste,
aucun ne détient le moindre pouvoir. Par conséquent, il n’existe pas de classe parmi
les Noirs !

130 71
The Isis Papers

Pour revenir à la question de la logique de défense des Noirs, la logique décrite ci-
dessus reflète la haine de soi noire. Cette haine de soi est intensifiée et renforcée par une
augmentation de suicide noir, de l’homicide noir par des Noirs, des sévices sur enfants noirs,
sur épouses noires. Outre ces comportements, d’autres comportements se manifestent, qui
provoquent un état semi-hypnotique : taper des mains et claquer des doigts d’une façon
rythmée, chanter, danser, jouer excessivement la musique « rock », écouter la radio,
pousser des cris déchirants à l’église. Ces comportements des Noirs ont l’effet de calmer la
douleur, de faire oublier le danger qu’ils ne peuvent pas contrôler. Bien sûr, cela ne sert qu’à
éviter les problèmes et empêcher les solutions. Certains Noirs pensent échapper à cette
situation en faisant des mariages mixtes. Mais on doit se rappeler que les plus célèbres cas
de mariages mixtes entre les Sémites et Aryens en Allemagne eurent lieu juste avant
l’Holocauste. On considéra néanmoins les Sémites de religion juive comme des non-Blancs,
à cause de leur origine africaine (voir chapitre 18). Pareillement, certains Noirs épousent la
cause marxiste et s’identifient au prolétariat. Mais ils ne voient pas que Marx, un Sémite
(non-Blanc), fut lui-même victime de l’anti-Sémite.

Un tiers des Sémites du monde a péri dans l’Holocauste, mais Karl Marx n’a
pas parlé de leur horrible sort potentiel, pour la simple raison qu’il n’a pas compris la
confrontation entre Blancs et non-Blanc. Il ne s’est pas rendu compte qu’en tant que
Sémites (non-Blancs) les Juifs se trouvaient en dehors de la notion de classe (supérieur,
moyenne, inférieur) qui est un concept blanc référant à un rapport de pouvoir. Donc, les
Noirs se leurrent en pensant qu’il y a des ouvriers blancs qui veulent s’unir aux non-Blancs
par communauté d’intérêts ; il n’y a pas de preuves pour soutenir une telle idée.

Ainsi donc, les Noirs doivent admettre clairement leur peur de mourir en se dressant
contre le système de suprématie blanche mondiale. Alors, les ordinateurs de cerveaux
collectifs cesseront d’imprimer des modèles inefficaces de la pensée circulaire, qui est la
logique de la peur et de l’évasion. Suivra une analyse rigoureuse et efficace de la dynamique
de la suprématie blanche et les moyens de la neutraliser. Pour parvenir à cette domination
de la peur de noire, il suffit de cultiver le respect de soi individuel et collectif. Résoudre le
problème de l’oppression politique et sociale revient à résoudre le problème d’une maladie
corporelle. Il est essentiel de bien diagnostiquer le problème par l’observation, l’examen
médical, et les tests cliniques divers. Le diagnostique comprend un résumé des modèles
spécifiques de dérangement physiologique et une formulation des causes majeures et
mineures. Un programme de traitement et cure est proposé, basé sur des mesures prises
pour neutraliser les causes et empêcher la maladie de survenir à nouveau. Il existe des
dynamiques environnementales externes qui agissent sur le corps sain et le corps malade ;

130 72
The Isis Papers

un bon médecin se doit de se mettre au courant et de bien observer toutes les données
avant de faire son diagnostic.

En tant que Noirs, si nous n’avons pas confiance en notre capacité de faire nos
propres observations de Noirs, nos propres analyses de Noirs et nos plans d’action de Noirs,
pourquoi parler de la libération noire ? Il ne faut jamais attenté à l’indépendance de ceux de
qui on dépend si l’on se sent éternellement dépendant, car se serait le suicide. Même si
nous gagnions l’indépendance, l’état de dépendance prendrait le dessus étant donné notre
état d’âme. D’ailleurs, si en tant que Noirs, nous nous croyons vraiment inférieurs aux
Blancs, si nous nous croyons vraiment incapables de faire nos propres observations et
établir nos propres corrélations, disons le tout haut : « Les Noirs sont inférieurs aux
Blancs ! ». Si nos savants noirs du comportement social, nos hommes politiques noirs, nos
psychiatres noirs sont incapables de diagnostiquer la situation mondiale des Noirs, si les
médecins noirs sont incapables de soigner leurs patients, si les avocats noirs, les instituteurs
noirs sont incapables de remplir leur fonction, autant capituler et s’adresser aux Blancs !
Autant demander à toutes les femmes noires d’épouser des Blancs et à tous les hommes
noirs d’épouser des Blanches.

Si nous ne voulons pas, en tant que communauté noire, conclure que nous
sommes des incapables, alors levons-nous et résolvons le problème de l’oppression
des Noirs sous la suprématie blanche ! Que chaque personne noire se fasse un devoir de
savoir et comprendre comment la dynamique de la suprématie blanche s’exprime dans tous
les domaines de l’activité humaine : économie, éducation, divertissements, législation,
travail, politique, religion, sexe et guerre.

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 13: Le Concept et la Couleur de Dieu et l’Equilibre mental des Noirs (1979)

La vaste majorité des peuples du monde ont une conceptualisation d’une croyance
en l’existence de Dieu (quel que soit son nom), la force suprême (être suprême) responsable
de la création de l’univers. Ils lui vouent leur culte, leur dévotion et leur obéissance, en se
conformant à des rites qui ont évolué au cours de milliers d’années. Les enfants y prennent
part dès le bas âge, et avant même de comprendre, ils reconnaissent Dieu (ou un dieu).
Cette reconnaissance et cette pratique font partie intégrante du concept et de l’image de soi
en relation avec l’environnement total, et également en relation avec une obéissance à l’être
suprême.

L’image et le concept de soi formés dans l’ordinateur du cerveau de chaque être,


viennent de la totalité de l’expérience de l’environnement depuis la naissance ; les
comportements, à leur tour, évoluent à partir de l’image et du concept de soi. En tant que
clinicien pratiquant, ma définition de l’équilibre mental est comme suit : les modèles de
logique, de pensée, de discours, d’action et de réponse émotionnelle dans tous les
domaines de l’activité humaine, reflètent simultanément le respect de soi et du groupe, ainsi
que le respect de l’harmonie dans l’univers. Qu’est-ce que le concept et la couleur de Dieu
ont à voir avec l’équilibre mental des Noirs ? TOUT !

L’oppression des Noirs et des non-Blancs signifie qu’ils n’ont pas


d’autodétermination, qu’ils n’ont pas de respect de soi fonctionnel. Dans tous les domaines
de l’activité humaine (économie, éducation, divertissements, travail, lois, politique, religion,
sexe et guerre), les non-Blancs sont constamment infériorisés par le système global de la
suprématie blanche. De là découlent des niveaux assez bas de respect de soi et des
comportements négatifs. Le concept et la couleur de Dieu relèvent du domaine de la religion,
quoique tous les domaines d’activité humaine fusionnent. Le christianisme est le modèle de

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The Isis Papers

pensée religieuse créé par la suprématie globale. Les modèles de pensée économique créés
par la suprématie blanche sont : le capitalisme, le communisme, le socialisme, et le « multi
nationalisme ». Cette même suprématie s’organise politiquement comme suit : la
démocratie, le nazisme, l’hégémonie soviétique, le fascisme, et le nationalisme.

Malgré le fait historique que Jésus fut un Noir (ex : les vierges noires tenant dans
leur bras le fils, Jésus), l’église chrétienne a changé l’image ; Marie est devenue blanche et
Jésus également (son nom changé en « Christ »). Si Jésus est le fils de Dieu, alors Dieu doit
être Blanc, (selon la logique blanche). Depuis deux mille ans, tous les ordinateurs du
cerveau (à l’échelle du monde) sont programmés pour reconnaître un Dieu blanc, être
suprême, parfait, sage, bon créateur de l’univers. Comme les Blancs dominent les non-
Blancs et font du prosélytisme (par leurs missionnaires) mondial pour implanter cette image
d’un Dieu blanc (d’autant plus que le christianisme va de pair avec la conquête blanche),
tous les non-Blancs du monde entier finissent par accepter qu’effectivement, Dieu est un
Blanc ! Un Noir qui se considère chrétien doit accepter cette image de Dieu (les faits
historiques ayant été cachés, niés, refoulés depuis longtemps par les Blancs). Comment un
Noir (ou autre non-Blanc) peut-il se libérer de cette image de Dieu ? Comment peut-il libérer
de l’oppression blanche ? Et s’il arrive à se libérer de l’idée d’un Dieu blanc (dans l’ordinateur
de cerveau), en quoi ou en qui va t’il croire ?

N’oublions pas que les Blancs furent à l’origine des mutants (albinos) issus des
peuples noirs d’Afrique. Chassés, isolés, ils migrèrent au Nord (l’Europe) pour éviter les
rayons puissants du soleil, mais ils sont revenus en conquérants (et beaucoup d’entre eux se
sont mêlés aux populations noires d’Afrique et du Proche Orient, puisqu’ils désiraient avoir
une peau de satin ou peau brune dorée). La psyché blanche n’a pas pu tolérer un
concept de quelque chose de supérieur à elle, même pas un Dieu ! De plus, elle en
voulait à Dieu de lui avoir légué une peau blanche au lieu d’une peau noire ! Ce sont
eux qui cherchent à recréer la vie, (leur quête des gènes à base de mélanine). Ce sont eux
qui visent la destruction de l’univers ! L’image miroir du mot « God » est « Dog », et tout le
monde sait que le meilleur ami de l’homme c’est le chien (et pas Dieu).

Il n’existe point de configurations d’énergie dans l’univers qui n’émanent pas de Dieu
(et qui ne sont pas Dieu). La mélanine est capable d’absorber beaucoup d’énergie, et les
Noirs et les non-Blancs en possèdent en grandes quantités. Cette capacité leur permet une
supériorité sur le plan de l’intuition, sur le plan de l’énergie (« the power connection »).
Jésus, le fils de Dieu, fut bel et bien un Noir, donc pour les peuples non-blancs, DIEU NE

130 75
The Isis Papers

PEUT PAS ETRE BLANC ! Il faut nous enlever cela de notre esprit et de notre ordinateur de
cerveau !

Même les Blancs reconnaissent que la couleur noire est essentielle pour
communiquer avec la force imminente dans le monde de déité, de justice et de sagesse.
C’est pour cela qu’ils fournissent des robes noires aux pasteurs, aux prêtres, aux juges, aux
savants. Une fois que les Noirs et les non-Blancs se seront débarrassés des mentalités et
des comportements d’infériorité imposés par les Blancs, ils vont pouvoir se connecter à la
source de l’énergie et retrouver leur équilibre mental (consciemment détruit par le système
global de la suprématie blanche).

Etre Noir et accepter consciemment ou inconsciemment l’image d’un Dieu


blanc est la forme la plus haute de négation de soi et de mépris de soi dans les
conditions spécifiques de la domination blanche. Une telle perception, réponse
émotionnelle ou pensée est démente. Ce processus logique est une garantie que les Noirs
(et les non-Blancs) vont idéaliser les Blancs et se sous-estimer. Il faut couper le circuit pour
libérer tous les Noirs et les non-Blancs sur la planète maintenant, à l’aube du XXIè siècle !!

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 14: Le Symbolisme et la Signification du Viol (1980)

Une partie de notre héritage en tant que Peuple Noir (africain) est la connaissance du
symbole. Cette connaissance pratique comprend la capacité de parler, d’écrire et de décoder
le langage et la pensée symboliques. La mélanine est essentielle pour posséder une
profonde connaissance du symbole, car elle est capable d’absorber des spectres larges de
fréquences énergétiques ou de données.

Le Noir est considéré comme un parfait absorbeur d’énergie (ex. Osiris, « Lord of the
Perfect Black »). Einstein a fait des recherches sur l’énergie grâce à sa connaissance en
physique de la boite noire et ses expériences sur l’absorption de l’énergie ; les trous noirs
dans l’espace cosmique ont de grandes capacités d’absorber toutes les formes d’énergie.
Les gens noirs et bruns possédant de grandes quantités de mélanine fonctionnent avec un
sixième sens, tandis que les Occidentaux fonctionnent seulement avec cinq sens. Des
éducateurs déficients en mélanine ne peuvent apprendre aux non-Blancs à utiliser au mieux
qu’une partie de leur système nerveux. Donc, il incombe aux peuples non-blancs de
s’assumer et de développer au maximum leur potentiel de mélanine, et ceci par la pratique
du « self-respect » (respect de soi).
Ces questions sont nécessaires pour mieux examiner le symbole du viol dans le
système (la culture) de suprématie blanche. Le viol est un comportement injuste et malsain
qui reflète un niveau très bas du respect de soi, donc une maladie mentale. Simultanément,
le viol reflète des niveaux très bas de respect d’autrui.

La forme la plus courante du viol se manifeste par un mâle qui agresse et impose ses
organes génitaux à une femme. On le constate fréquemment dans des situations de
détention : prisons, maisons de correction juvénile, institutions psychiatriques qui manquent
de personnel de surveillance. Quand il viole, un mâle utilise ses organes génitaux pour

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The Isis Papers

prendre de force une personne considérée plus faible que lui. C’est une agression et les
organes génitaux servent d’arme !

Dans le monde occidental le viol est courant. Aux Etats-Unis des fréquences très
élevées de viol sont relevées dans la population noire où des mâles violent des femmes :
mais on constate des fréquences aussi élevées de mâles blancs qui violent des femmes
noires. La fréquence de mâles blancs qui violent des femmes blanches est basse. Comme
j’ai déjà souligné dans mes articles depuis dix ans, aucun comportement ne peut être bien
compris et décodé en dehors du contexte des rapports de pouvoir existant entre les peuples.
Dans notre monde actuel, le rapport de pouvoir fondamental est celui du pouvoir blanc
contre l’absence de pouvoir non-blanc (noir, brun, rouge, jaune). Les facteurs et les forces
derrière l’évolution de cet état de rapports sont les suivants :

1. Les peuples de peau blanche sont une minorité globale

2. La peau blanche est récessive au potentiel génétique dominant producteur de


mélanine.

Si les Blancs n’avaient pas établi des rapports de pouvoir/force avec les non-Blancs
ils auraient été annihilés. Cette peur d’être annihilé a amené la collectivité blanche à
fabriquer, au cours des siècles, des systèmes d’armes horrifiantes et destructrices, et ceci
dans le but d’égaliser le pouvoir génétique (dominant chez les non-Blancs, récessif chez les
Blancs).
La capacité de décoder les symboles est essentielle pour nous aider à comprendre la
signification des armes majeures de destruction inventées par les Blancs, ainsi que leur
FORME, qui imite toujours celle des organes génitaux mâles : pistolets, bombes, canons,
balles, avions et missiles nucléaires. Le pistolet-mitrailleuse est appelé LE GRAND
EGALISATEUR, et un Blanc qui se fait respecter est baptisé « a pistol » (un pistolet) !

Dans la guerre des armes, les deux superpuissances blanches accumulent assez
d’armes nucléaires pour empêcher l’annihilation génétique des Blancs mondiaux. Ces armes
entourent tous les pays non-blancs. Mais ils mentent et prétendent s’armer l’un contre
l’autre. En anglais, « the arms race » veut dire symboliquement la course des peuples
violents (blancs) pour s’armer contre l’ennemi (non-blancs). L’anagramme du mot
« America » cache la phrase « I AM RACE » ; il ne faut pas oublier que les Blancs sont
l’unique groupe sur notre planète qui a développé le concept de race.

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The Isis Papers

De toutes les cultures du monde, l’occidentale (suprématie blanche) a le plus grand


taux de mâles qui ressentent leur insuffisance et leur conscience de vulnérabilité génétique
et génitale, d’où le besoin de posséder des armes d’agression. Cette culture sans aucun
doute, mais en équation le armes et l’agression. La collectivité blanche considère que le
mâle noir possède les organes génitaux capables de précipiter son annihilation. En anglais
« to blackball someone » (offrir une balle noire) veut dire exclure de la vie sociale. C’est clair
si l’on ait lire le symbole.

Par conséquent, les femmes blanches sont conditionnées à voir en tout mâle un
violeur potentiel. Mais en même temps ces femmes ont appris à décrire leur idéal d’attrait
physique comme étant « tall, dark and handsome » (grand, noir et beau). Une fois sa
libération féminine acquise, la Blanche prenait délibérément tous les mâles non-blancs et le
mâle noir en particulier. Tout en commettant ces agressions contre des mâles non-blancs,
elles ne pouvaient pas admettre leur attirance sexuelle, donc elles créèrent des
organisations contre le viol (ex. WAR = « women against rape »). Il y a eu des cas de viol de
femmes blanches par des Noirs, mais de tout temps les fréquences de viol femmes noires
par des Blancs ont été supérieures.

D’ailleurs, un Noir qui touchait à une Blanche risquait l’incarcération, voire le


lynchage, tandis qu’en Afrique et aux Amériques de la Traite, un Blanc violait une Noire
impunément.

Le phénomène de mâles noirs qui violent des femmes noires peut s’expliquer par le
fait que les Noirs se sentent frustrés et privés de pouvoir dans un système raciste les
prenant pour cible. D’ailleurs, les Noirs sont plus stressés que leurs sœurs et leurs épouses,
et ils sont jaloux du pouvoir de la femme noire, sans mentionner son dédain (à elle) pour un
homme qui ne fait pas souvent le poids. Pour ces raisons, les Noirs violent des femmes
noires pour prouver leur dominance sur elles.

Tout cela se passe sans discussion ouverte et sans analyses conscientes, mais des
modèles de conduites demeurent et certains les imitent sans réfléchir, qu’ils soient Noirs ou
Blancs. Le sexe et la violence sont encouragées, en Occident, par les média (films de
violence et sexe) et par la culture du « rock » (ex.., les « Sex Pistols »). Mais les individus ne
semblent pas voir la connexion entre les actes de violence sexuelle et le nombre et la forme
des missiles, bombes, pistolets et gadgets imitant les organes génitaux mâles.

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The Isis Papers

Dans un numéro du magazine India Today (1-15 août 1980), le lecteur trouvait sur
une page un article sur l’épidémie de viols en Inde, et sur l’autre page un article décrivant le
développement des missiles et armes d’agression dans le sous-continent de l’Inde.
L’association est logique mais inconsciente. L’Inde se trouve être un des pays les plus
pauvres du monde. Sa population à peau noire et brune déteste cette peau jusqu’à vouloir
blanchir et maintenir le système de caste où les Noirs sont des intouchables. Mais les
Blancs, qui y ont instauré leur système de suprématie blanche et de mépris pour le Noir, en
sont responsables.

Les mâles noirs cesseront de violer dès qu’ils commenceront à s’estimer et cesseront
de réagir inconsciemment aux attaques du système de la suprématie blanche. Ils auront à
lutter efficacement pour neutraliser les effets du racisme et chercher à détruire ce système,
au lieu de le subir !

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 15: Le Symbolisme, la logique et la signification de " l’Homicide légitime "


pendant les années 1980

La guerre a été déclarée contre la communauté noire et les Noirs ont peur, mais:

1. les Noirs doivent surmonter leur peur.

2. les Noirs doivent comprendre la stratégie de cette guerre déclarée par la


communauté blanche.

3. les Noirs doivent réfléchir, analyser, faire des projets.

4. les Noirs doivent pratiquer le self-respect.

5. les Noirs doivent cesser les comportements stéréotypés (gémir, pleurer, se plaindre,
quémander, faire le clown, danser, claquer des doigts en chantant, faire rire d'eux, se
promener avec des "box" gigantesques en augmentant le volume au maximum).

Nous, les Noirs, nous ne voyons pas la guerre déclarée et engagée contre nous parce
que nous avons des blocages, et nous avons peur! Au contraire, notre comportement nous
force à avoir une attitude malsaine d'espoir et de soumission, au lieu de faire des analyses
saines pour créer des stratégies, des types de comportement bénéfiques à notre race.

Une stratégie majeure dans cette guerre contre la communauté noire est le meurtre
quotidien de mâles noirs par des mâles blancs en uniforme, autorisés à porter des armes;
cela s'appelle l'homicide légitime! Et ce n'est que la poursuite de la Guerre de

130 81
The Isis Papers

Reconstruction, commencée il y a cent ans, où les mâles noirs furent lynchés et castrés pour
que la suprématie blanche soit rétablie (semer la peur parmi les Noirs fraîchement
émancipés; défendre "l'honneur" des femmes blanches).

A cause de notre captivité en Afrique et notre asservissement aux Amériques, nous ne


comprenons pas très bien le jeu du Blanc, d'où notre ignorance, impuissance, frustration, et
incapacité d'agir. Nous avons mis notre foi en les pasteurs et les églises, et nous avons trop
fait confiance au système et aux Blancs au pouvoir.

Il est temps d'utiliser tout notre cerveau/ordinateur: l'hémisphère cérébral droit qui nous
permet de mettre en œuvre la rhétorique, le rythme et la rime, ainsi que l'hémisphère
cérébral gauche qui nous permet de faire des analyses critiques, de décoder ce qui se
passe, et d'organiser des comportements basés sur un respect de soi. Comme dit Mao Tse-
Tsung, avant de faire quelque chose il faut bien comprendre sa nature, ses relations
avec d'autres choses, les circonstances actuelles et les lois qui gouvernent le tout.

Pourquoi est-ce que la communauté noire (et les mâles en particulier) est attaquée si
intensément depuis plus de deux mille ans? Jésus fut un mâle noir lynché par des soldats
romains blancs dans la même guerre qui avait déjà été entamée et qui continue.

Quand la communauté blanche locale ou globale se sent vulnérable (par exemple à


cause de l'inflation, le chômage, la perte d'une guerre ou l'insurrection d'un peuple non-
blanc), le massacre quotidien des mâles noirs et non-blancs est toujours accéléré. Car tous
les peuples blancs ont la consigne de lutter pour leur survie génétique globale. De tous les
non-Blancs, les mâles noirs ont le plus grand pouvoir d'annihiler génétiquement la
communauté blanche.

Les mâles blancs se maintiennent en forme physiquement et psychologiquement en


pratiquant la chasse pour tuer des animaux à peau/fourrure noire ou brune. Par ces tueries
renouvelées chaque année, ils détruisent (symboliquement) la menace qui pèse sur leur vie,
contrairement aux non-blancs qui, traditionnellement, ne tuent les animaux que pour nourrir
ou vêtir leur famille. Aucun mâle noir ne traque systématiquement des Blancs à l'aide de
fusils et de chiens, mais c'est une pratique courante parmi les Blancs qui date de la période
de la Reconstruction.

Dans le même temps que les Noirs et les non-Blancs se font descendre dans les rues,
les communautés blanches resserrent les rangs pour s'entraider. Le capitalisme et le

130 82
The Isis Papers

communisme ne sont pas des ennemis, mais plutôt, les deux extrêmes des pratiques
économiques et sociales des spectres de la suprématie blanche. Les Noirs doivent se
demander qui est le vrai ennemi? Les U.S.A. donnent des subventions et de l'aide
financière à tout le bloc communiste sauf les Chinois (des non-Blancs). Les réfugiés cubains
blancs sont reçus à bras ouverts tandis que les réfugiés haïtiens sont refoulés! Le système
de la suprématie blanche sait qui est le vrai ennemi: toutes les personnes classées comme
Noirs ou non-Blancs, et elles sont toujours manipulées ou exterminées.

L'homicide légitime n'est pas seulement le meurtre de mâles noirs dans les rues. C'est
aussi priver les familles noires et non-blanches d'aide sociale, de travail et d'éducation. Pour
recevoir les allocations familiales, une femme doit prouver que le mâle ne vit pas sous le
même toit. Par conséquent, en 1980, plus de 49% des familles noires aux U.S.A. se
retrouvaient sans père. Là où la femme noire se retrouve seule à élever ses enfants, non
seulement ils sont privés de "rôle model" mais ils vivent dans la misère2. Mais ce n'est pas
tout. Le génocide des mâles noirs s'accomplit subtilement quand le système raciste
encourage leur bisexualité, leur homosexualité, leur abus d'alcool et de stupéfiants, leur
incarcération à vie ou à de peines très lourdes, et leur participation à de guerres où ils sont
envoyés à l'infanterie pour servir de chair à canon. Le suicide mâle noir s'accroît chaque
année.
Les média contribuent à dénigrer les mâles noirs et à miner leur image. Les feuilletons
télévisés noirs les plus célèbres des années 1970 et 1980 représentaient les Noirs dans des
rôles de clowns, de débiles, de drogués, de nains, de travestis, d'éternels paresseux,
renforçant ainsi des "rôle model" négatifs! Le Dr. Shockley (prix Nobel) publiait et commentait
sa théorie de l'infériorité génétique (supposée) des Noirs. Tous les éditeurs, propriétaires et
cadres supérieurs des chaînes télévisées ou journaux importants sont des mâles blancs.

Quand est-ce que les Noirs vont capter le vrai message (le symbole) au lieu de demeurer
aveugles et sourds-muets? Il y a même des Noirs qui sont d'accord avec le Blanc sur le fait
que leur race ne vaut rien, et que le seul recourt reste le suicide ou l'extermination (on
encourage les femmes comme les hommes noirs à se faire stériliser). Nous pouvons nous
en sortir mais il faut réhabiliter l'image du mâle noir pour rendre sa dignité à la race. Les
mâles eux-mêmes devraient refuser les comportements indignes et néfastes et revendiquer
leur droit au travail pour faire vivre leur famille. En plus ils devraient servir de "rôle model"
positif à leurs enfants (et surtout à leurs fils) et chérir leurs épouses. Les femmes noires, de
leur côté, doivent refuser une activité sexuelle avec des drogués, des bisexuels et des mâles

130 83
The Isis Papers

qui ne se comportent pas en hommes. Toute la communauté noire doit comprendre que les
filles-mères ne font pas de bonnes mères, et cette activité doit cesser! Si les enfants sont
mieux encadrés, la promiscuité adolescente diminuera. Enfin, la masculinité noire ne veut
pas dire macho et argenté mais plutôt guerrier et soldat contre le système de suprématie qui
cherche à exterminer le Peuple noir! Il faut d'autres comportements et d'autres stratégies
que ceux qui ont échoué jusqu'ici!!

(Résumé français de Lillie Trent)

2
Note personnelle de la traductrice: En 1990, le taux de chômage parmi les Blancs était de 7%

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 16: Le Symbolisme des billets de banque et de l'or (1980)

L'ordinateur du cerveau dans lequel l'image ou le concept de l'EGO est programmé à


travers l'environnement total en conjonction avec la base génétique et physique, détermine
tous les modèles de symboles, de logique, de pensée, d'action, de réponse émotionnelle et
de perception dans toutes les sphères de l'activité humaine. L'image de soi est le centre d'où
tout émane dans l'ordinateur du cerveau. Donc cette profonde "image de soi" est l'intérêt clé
du psychiatre.

Pourquoi devrait-on se concentrer sur des symboles profonds? Parce que derrière les
symboles se cache La Vérité. La Vérité, une énergie spécifique dans l'univers crie à être
révélée – surtout quand l'hypocrisie et la déception tendent à dominer. Le symbole est le
produit de la condensation de l'énergie environnementale. R.A. Schwaller de Lubicz, dans
son livre, Symbols and the Symbolic, explique:

La faculté symbolisante de l'intelligence humaine, développée et raffinée dans la culture


du temple égyptien et reflétée dans les hiéroglyphes qui nous sont parvenus intacts, est le
seul moyen de faire progresser la pensée humaine. Le symbolisme = les moyens intuitifs de
surmonter les limitations de la raison et d'accomplir un humanisme plus élevé. L'Egypte et
d'autres cultures marquées par la méthode symbolique, éduquaient par des symboles, les
structures neurologiques du cerveau maintenant une connexion active et consciente entre
les lobes du cortex cérébral et les pulsions et les renseignements subliminaux venant des
centres limbaires profonds et anciens.

mais parmi les Noirs, il s'élevait à 14%.

130 85
The Isis Papers

Dans la civilisation occidentale on n'étudie pas beaucoup les symboles et leur décodage.
C'est regrettable, mais à un niveau profond c'est compréhensible. Le décodage du symbole
est une activité pareille à celle du physicien qui examine la matière sous un microscope.
Dans les deux cas, le processus d'investigation sert à raffiner notre connaissance plus
profonde de l'Ego, le libérant ainsi. Pour ce processus, seule est nécessaire l'activité de
l'hémisphère cérébral droit et des chaînes neurochimiques sensorielles qui l'alimentent.
Comme extension théorique, je suis convaincue que le neuropigment mélanine joue un rôle
crucial dans ce système neurochimique. La Mélanine réagit comme un pigment biologique
absorbant les données énergétiques dans le système nerveux qui mène spécifiquement à
l'hémisphère cérébral droit. La mélanine comme neuropigment a la capacité d'absorber des
niveaux d'activité énergétique en dehors des spectres des fréquences énergétiques traités
par les cinq sens traditionnels (la vue, le toucher, l'ouïe, le goût et l'odorat) reconnus par la
civilisation occidentale, civilisation promue par la collectivité leucoderme qui, elle, n'a pas
une quantité suffisante de mélanine dans la pigmentation et le système nerveux et qui, ainsi,
a une moindre capacité d'absorber des données énergétiques.

Examinons quelques points de vue sur l'argent.

1. La Bible (Timothée. 6:11). "Car l'amour de l'argent est la racine de toutes sortes
de choses mauvaises".

2. Ernest Becker, Escape from Evil. "Dans l'histoire l'évolution de la monnaie est un
chapitre qui reste à écrire, parce qu'elle est ensevelie dans la préhistoire.
L'homme moderne semble difficilement comprendre l'argent; il est trop près de lui
et fait partie intégrante de sa vie. Néanmoins, l'argent est un objet magique,
sacré, sur lequel nous comptons pour notre entrée dans l'immortalité. L'analyse
de la monnaie s'obscurcit parce que la monnaie reste encore un mythe vivant,
une religion. Comment expliquer autrement ce manque d'histoire de la monnaie
malgré les collections massives de monographies anthropologiques, les
observations de Platon, d'Aristote, de Saint. Auguste sur les fétichismes de
l'argent, les remarques de Marx et enfin de la psychanalyse? On conquiert la mort
par accumulation de monuments en pierre et en or qui défient le temps. Ces
monuments permettent de découvrir l'âme. L'argent prime; l'immortalité… réside
dans les choses mortes qui seules demeurent".

3. Norman O. Brown, Life vs. Death. "Pour l'homme moderne, la maison, la voiture,
de gros comptes en banque sont ses symboles d'immortalité. Par exemple, si un

130 86
The Isis Papers

Noir aménage dans la maison d'à côté, non seulement votre maison diminue en
valeurs immobilières mais vous vous trouver diminué(s) au niveau de l'immortalité
visible, et ainsi vous mourez!"

4. Sandor Ferenczi, The Ontogenesis of the Interest in Money. "Tout


psychanalyste connaît la signification symbolique de l'argent découverte par
Freud… Dans les mythes, les contes de fée, les superstitions, la pensée
inconsciente, les rêves, les névroses, la monnaie s'associe à la saleté. Il y a une
transformation de l'intérêt anal-érotique en un intérêt monétaire où l'individu peut
posséder quelque chose de couleur qui a de la valeur, qui est dur (et non mou),
qui est inodore et qui ne salit pas la personne qui le touche".

5. Edmond Bergler, Money & Emotional Conflict. "La névrose de l'argent peut être
décelée dans chaque pays, chaque culture, chaque groupe d'une société
particulière, d'où l'incapacité de l'utiliser pour mettre en accusation notre système
de libre-entreprise, car la névrose de l'argent est un dérivé indépendant de tout
système externe."

6. Ernest Becker dans Escape from Evil, relate un point de vue africain sur l'argent.
Un vieux Bantu parle des évolués européanisés de son pays: "Ce sont des
hommes de 'lupeto' (l'argent); ils ne connaissent que l'argent, c'est la seule chose
qui a de la valeur pour eux. Ils abandonnent leur philosophie Bantu pour une
philosophie de l'argent. Cette nouvelle valeur (lupeto) détruit tout".

Pour comprendre ces commentaires, il faudrait examiner de plus près le "self-image"


occidental et son origine.

7. Mark Twain, The Damned Human Race (Commentaire sur une assemblée
d'indigènes en Inde; leurs costumes, leur teint, etc.):

"… Le teint blanc n'est pas déplaisant quand les Blancs font bande à part. Mais, quand ils
entrent en compétition avec des masses de brun et de noir, on doit admettre que nous
supportons le teint blanc uniquement parce que nous y sommes habitués. Presque toutes
les peaux noires et brunes sont belles mais une belle peau blanche est rare. Dès que les
teints foncés s'amassent ils font que les teints blancs par contraste sont décolorés, malsains
et parfois mortellement pâles. J'ai constaté ceci au Sud des U.S.A. en regardant les esclaves

130 87
The Isis Papers

d'avant guerre (de Sécession). La splendide peau satin des Zulus de Durban me semble
s'approcher de la perfection (N.B. Osiris, 'le type même du parfait noir').

8. Roger C. Sharpe, How to Get a tan without frying.


"L'été c'est la saison où l'on fait le tri entre deux sortes de personnes: ceux qui
bronzent et ceux qui regrettent de ne pouvoir bronzer… C'est l'heure d'apparaître
resplendissant d'un bronzage sain. Admettons le; un beau bronzage vous fait
rajeunir, vous donne l'allure sexy, relaxé. Un peu de couleur peut vous amener loin;
vous vous sentez mieux et d'autres se retournent pour vous regarder… Mais ceux
d'entre vous qui n'ont que de brèves vacances se précipitent sous le soleil avec des
résultats catastrophiques – des brûlures. Au Lieu de bien bronzer Vous êtes tout
rouge; la peau se desquame, elle vous démange…Donc profitez de conseils de
bronzage donnés dans les pages suivantes; les aspects positifs et les dangers. Ainsi
vous vous procurerez un bronzage superbe et vous le garderez!"

La mélanine est le pigment noir qui permet à la peau de paraître autre que blanc
(noir, brun, rouge, jaune). La coloration par le pigment de mélanine est normale pour la
famille "humaine" ("hue-man = homme teint, donc humain). Les Blancs rejettent leur peau
blanche et c'est pour cela qu'ils souhaitent bronzer à toute occasion, jusqu'à se ruer dans les
salons de bronzage: "Bronzer à tout prix! Si bronzer doit me tuer, au moins je ferais un joli
cadavre!"

La collectivité globale blanche désire avoir une peau qui brille, une peau satin, noire
ou bronzée, une peau qui ne montre pas la carence du pigment de mélanine. L'expression
l'habit fait l'homme, implique qu'il faut se couvrir, cacher sa peau blanche (et à défaut, bien
se maquiller).
Lors du scandale du Watergate aux U.S.A. (le pays par excellence de l'organisation
globale blanche), un président s'est vu obligé de démissionner à cause d'un comportement
honteux. A la même époque, sur tous les campus universitaires, des mâles blancs faisaient
du "streaking" (apparaître en plein air, en plein public, tout nu, courir, et puis se cacher).
Symboliquement, cela veut dire que dans l'ordinateur du cerveau de la collectivité blanche,
le corps blanc nu égale la honte.

Pareillement, les "topless" et "bottomless" bars furent à la mode lors de la défaite du


Vietnam (une grande honte pour les américains). Au fur et à mesure que l'Amérique perd de
son prestige mondial la pratique du nudisme se répand!

130 88
The Isis Papers

Examinons maintenant un billet d'un dollar. Le papier original est blanc. Au recto
l'imprimerie et la gravure sont faites à l'encre verte sur papier blanc. Au verso l'imprimerie et
la gravure sont faites à l'encre noire sur papier blanc. Autre symbole sur le dollar: la
pyramide africaine et l'œil divin d'Osiris. Osiris était le type même du parfait noir.
L'expression "la monnaie ne pousse pas sur les arbres", signifie une pénurie. Mais à un
niveau psychique plus profond, la monnaie de papier équivaut aux feuilles d'un arbre, les
"greenbacks". Dans la culture occidentale, les billets de banque sont l'équivalent symbolique
des feuilles de figue, feuilles qui furent utilisées pour couvrir les organes génitaux des corps
blancs d'Adam et Eve, pour couvrir leur nudité et leur honte! La face du dollar imprimée en
noir représente symboliquement (et dans l'inconscient) la peau noire (pigment de mélanine)
que les Albinos ou les Blancs auraient dû posséder, n'eût été leur défaut génétique
d'albinisme (la raison pour laquelle ils ont été expulsés d'Afrique par leurs parents noirs).

Ce n'est pas un accident qu'à Washington, D. C., capitale du système global de la


suprématie blanche, la grande majorité de la population soit composée de Noirs et que la
monnaie soit imprimée en majorité par des ouvriers noirs. Autrement dit, des "black backs"
produisent des "greenbacks" qui équivalent aux black backs. Dans l'esprit de la communauté
blanche, les Blancs devraient posséder des dos noirs (black backs), et ils ne devraient pas
avoir recours aux "greenbacks" pour couvrir leurs dos blancs. C'est le même constat qui fait
que les Blancs veulent bronzer, comme si la couleur du bronze (noir) était leur véritable
couleur!

Dans le ghetto noir on dit souvent "Give me some skin!" pour dire serre-moi la main,
mais l'implication est donne-moi de l'argent! Les Noirs, qui vivent avec la communauté
blanche, ont intériorisé sur le plan de l'inconscient, l'argent en tant qu'objet servant à
camoufler la peau blanche détestée.

9. Herb Goldberg et Robert Lewis constatent dans Money Madness: "Les études
sur les "self-made men" richissimes révèlent un taux élevé de décès ou de
divorces de leurs parents, d'où leur insécurité. Très jeunes, ces hommes ont
décidé d'accumuler suffisamment d'argent pour qu'ils ne soient plus jamais
abandonnés. N'y a t-il pas un parallèle avec les mutants albinos qui ont crée la
civilisation et la culture occidentales?"

Une fois la symbolique de l'argent dans la culture de la suprématie blanche décodée,


les phénomènes des jeux d'argent, les cycles de l'inflation monétaire et d'autres
comportements occidentaux peuvent être mieux compris.

130 89
The Isis Papers

L'Argent, comme les feuilles de figue, est la couverture symbolique de la honte


corporelle blanche, et il est conçu pour donner un semblant de valeur quand aucune valeur
n'est présente. Dans la psyché occidentale blanche, l'argent possède une haute valeur (ce
qui revient à dire que le Blanc est génétiquement supérieur). Néanmoins, puisque dans la
réalité profonde, l'argent est conçu pour couvrir la honte corporelle blanche et représente la
honte, la vraie valeur de l'argent sera toujours sujette à des hausses et à des baisses. Donc,
en réalité l'argent est sans valeur et dégradé (ce qui revient à bronzer la peau blanche après
avoir dit que le Blanc est supérieur). Ceci reflète le fait que les Blancs, tout en disant qu'ils
sont supérieurs, se sentent inconsciemment inférieurs à la majorité globale à peau de
mélanine.

Dans le phénomène hautement symbolique des jeux d'argent, on tente d'obtenir de


l'argent à cause de sa valeur présumée. Cependant, la réalité des jeux est non de gagner
mais plutôt de perdre de l'argent et d'être disgracié - - ceci révélant la honte corporelle
blanche, au sens littéral et au sens figuré. Pendant les récentes crises monétaires, des
Blancs riches se suicidèrent (ayant perdu leur couverture pour la honte blanche), mais les
Noirs et les gens de couleur n'en firent pas autant pour deux raisons:
1. Ils n'avaient pas d'argent à perdre et
2. psychologiquement leur pigment de mélanine les préservait de la honte corporelle
fondamentale.

En décodant le symbolisme de l'argent, on peut mieux comprendre pourquoi Freud et


ses disciples associèrent l'argent à la matière fécale et à la saleté, qui sont brunes ou noires.
La psyché blanche ne peut pas voir que l'argent est la couverture pour la honte corporelle
blanche. Donc, elle déplace l'association de l'argent avec le pigment de mélanine pour
associer l'argent avec l'unique autre pigment brun ou noir produit par le corps, le
coprobilirubins, responsable de la couleur de la matière fécale. Les psychiatres, et surtout
les Freudiens, disent qu'un enfant noir (et les Noirs en général) se déteste parce qu'il est la
couleur des fèces. La psyché blanche dit consciemment qu'elle désire bronzer comme les
fèces au lieu d'admettre le désir de posséder le pigment de la mélanine et d'être comme les
Noirs que les Blancs, par compensation psychologique, doivent dégrader.

Cela explique en plus, pourquoi pendant l'acte sexuel, certains Blancs aiment être
enduits d'excréments humains. Pareillement, on comprend la signification des mots
communs à tous les niveaux "shit" (merde) et "shithead" (merdeux). Cela explique aussi

130 90
The Isis Papers

pourquoi, au niveau de l'inconscient, les Blancs pensent que les Noirs n'ont pas besoin
d'argent autant qu'eux!

(Résumé français de Lillie Trent)

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 17: Le Symbolisme de la Boxe (1982)

La suprématie blanche globale est un système de survie basé sur la position


numérique minoritaire des Blancs. Ce système relève de la peur causée par la vulnérabilité
génétique et l'annihilation qui pourraient s'en suivre.

Tous comme les symboles déjà discutés dans les chapitres précédents, la boxe est
encore un exemple spécifique du symbolisme du comportement blanc devant sa vulnérabilité
génétique. Lors des championnats de boxe opposant le champion des poids lourds, Larry
Holmes (un Noir) au prétendant et futur perdant, Gerry Cooney (un Blanc), la question de la
race primait. Cooney faisait figure d'un Great White Hope (le grand espoir des Blancs) et une
ambiance des films Rocky planait sur le ring.

L'Encyclopédie Brittanica nous renseigne sur la boxe antique:

De toute évidence la boxe existait en Crête ancienne avant l'arrivée des Grecs. A
cette époque, les boxeurs enlaçaient des lanières de cuir doux autour de leurs poings et
leurs avant bras, mais vers le IVè siècle av. J.C., le cuir dur fut remplacé du fait que ces
lanières devinrent des armes plutôt que des protections. Vers la fin de l'époque romane, les
Grecs adoptèrent le cestus à clous de fer ou de cuivre et entraînèrent les esclaves à la lutte
à mort, spectacle qui donnait le frisson aux milliers de Romains dans les arènes de l'ère
chrétienne.

130 91
The Isis Papers

Dans Londres des XVIIè et XVIIIè siècles, la boxe fut populaire et un ancien esclave
noir américain, Bill Richmond, l'emportait souvent sur les pugilistes anglais. En Europe
comme en Amérique, on associait toujours les pugilistes à leurs origines ethniques, et, à
cause des préjugés de race, les Noirs furent toujours défavorisés, quoique maintenant ils
dominent le sport depuis plus de trente ans.

Dans la boxe comme dans toute forme d'activité humaine, il faut savoir décoder les
symboles et les comportements symboliques. Dans l'Egypte antique, le dieu le plus
important fut Osiris (Lord of the perfect black), représenté symboliquement par le taureau
noir Apis. Dans le Dictionnaire des symboles de Cirlot, on lit que le taureau est le symbole
historique de la supériorité du blanc sur le noir. Mais nous savons que Cirlot, consciemment
ou inconsciemment, a renversé la signification puisque le taureau noir représente Osiris, un
dieu africain. Donc dans la psyché blanche c'est le noir qui est véritablement supérieur
au blanc.

La course de taureau est devenue un sport populaire un peu après que les Maures
(des Africains noirs) furent chassés de l'Espagne qu'ils dominèrent pendant plus de sept cent
ans. Bien sûr, les Espagnols furent noircis littéralement par le matériel génétique africain de
leurs conquérants. Ils eurent leur revanche en créant des courses de taureau, au cours
desquelles un mâle habillé en costume scintillant "suit of lights" (donc blanc) parade devant
un taureau noir, risquant sa peau et sa vie avant de le tuer, à l'aide d'autres toreros. Le
toréador prenait comme souvenir la queue ou l'oreille du taureau, toutes les deux symboles
phalliques. Souvent on mangeait la viande, et les testicules furent considérés comme une
friandise puissante.

Après la guerre de Sécession américaine, les Sudistes, perdirent la guerre et leurs


esclaves noirs. Les anciens soldats cherchèrent leur fortune allant vers le Far West et
massacrant les buffles noirs, symboles des mâles noirs. Quelques soldats noirs tentèrent
aussi leur fortune et les peaux rouges les appelèrent les soldats buffle (à cause de la
similarité de cheveux).

Une fois les buffles exterminés, les cow-boys se consacrèrent à l'élevage. Le bétail
supérieur était toujours le "black angus", qu'ils attrapaient à l'aide d'un lasso jeté autour du
cou (tout comme ils font pour lyncher un Nègre). Aux U.S.A., les bœufs sont souvent castrés
(ex.., les bouvillons, exactement comme les Nègres qu'ils viennent de lyncher). La viande
préférée des Américains est le steak ou le hamburger qui rend, selon eux, une personne
plus masculine, plus puissante.

130 92
The Isis Papers

A part la viande, le bétail fournit le cuir qui sert à la fabrication des chaussures, des
gants, des vêtements, des valises, tous de couleur noire de préférence. Les nazis portaient
exclusivement le cuir noir pour paraître puissants; le noir reste la couleur préférée des gangs
à motocyclettes composés surtout de Blancs. Il est donc évident que le taureau noir et ses
usages symboliques - - nourriture et vêtements - - démontrent la puissance originale d'Osiris,
le type même du parfait Noir, souvent représenté par Apis, le taureau.

La boxe s'associe également à cette puissance. Les gants sont toujours noirs, bruns
ou de couleur, jamais blancs. Une paire de gants portée à l'avant du corps au début du
match, c'est le symbole de la matière génétique des testicules qui contiennent la vraie
puissance de l'homme. Les testicules se trouvent "below the belt" (au-dessous de la
ceinture); un boxeur est sévèrement pénalisé s'il y frappe. En apparence c'est pour protéger
le boxeur contre les dommages et les douleurs, mais symboliquement il faut à tout prix
empêcher l'association du symbole avec les vrais objets contestés, les testicules et leur
puissance génétique. Comme pour dire "les testicules n'ont rien à voir avec ce match!" Les
deux pieds chaussés de bottes de cuir noir deviennent des symboles des testicules, alignés
parallèlement au-dessus. Cela expliquerait certains fétichismes du pied et de la chaussure
dans le système de la suprématie blanche globale.

Lors du match Holmes contre Cooney, le ring (qui, décodé signifie l'orifice du vagin)
était décoré en rouge blanc et bleu, les couleurs symboliques des nations blanches. Le
drapeau monté sur un mât représente une vue latérale du phallus et les testicules. Un tissu
rouge blanc bleu symbolise la matière génétique qui reproduit la peau blanche; à
travers la peau blanche, on peut voir des artères rouges et des veines bleues (d'où le terme
"blueblood"). Ce n'est pas le cas des peaux noires à pigment de mélanine. (Nous ajouterions
volontiers que cela explique l'hystérie ressentie par les Blancs à chaque fois qu'ils voient leur
drapeau tomber ou traîner par terre. Ils masquent cette hystérie sous le terme de
patriotisme. Des millions de Noirs se sont fait tuer dans des guerres qui défendent le
drapeau mais n'apportent pas d'amélioration à leur vie)3.

Les poings des boxeurs sont gantés de cuir noir, brun ou d'une autre couleur, mais
jamais de couleur blanche. Tout cela nous révèle qu'au niveau profond de la psyché blanche
individuelle et collective, la puissance est associée à une peau de couleur, par
opposition à l'absence de couleur. En fin de compte, il importe peu qui gagne, le boxeur

3
Réflexion personnelle de la traductrice

130 93
The Isis Papers

blanc ou non-blanc, puisque les gants du gagnant sont toujours de couleur. Un boxeur blanc
qui se revêt de noir, brun, etc. s'identifie à la puissance et la couleur du taureau Apis (ou
Osiris) qui est le noir. Dans la psyché la couleur est gagnante tout comme dans la réalité la
peau noire domine génétiquement.

Un examen des milieux "gay" confirme cette théorie. L'homosexualité mâle est basée
sur le sens, conscient ou inconscient, de la déficience en substance mâle. Ainsi ces mâles
se livrent à des pratiques sexuelles représentant une forme de pathologie clinique:
fréquenter des "leather bars" tout vêtu de cuir noir et se faire fouetter par un Noir ou
un mâle blanc vêtu de noir;
se faire introduire un fouet de cuir noir dans le rectum;
se faire envoyer un poing et parfois l'avant bras de l'anus, "le fisting".

Il y a un lien direct au symbolisme de la boxe où le poing représente les testicules. La


puissance génétique dominante du mâle noir préoccupe les boxeurs et même les
homosexuels.

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 18: La Théorie Cress de l'Holocauste (1980)

On représente la destruction des Sémites de religion juive et des gitans comme une
énigme. Mais l'énigme peut être résolue, avec de implications horrifiantes pour le Peuple
Noir.

Il existe deux centres juifs pour l'étude des causes de l'Holocauste:


1. L'Université hébreu à Jérusalem qui s'intéresse aux années 1930-45
2. L'Université de Brandeis aux U.S.A. qui se penche sur l'histoire occidentale depuis
l'émancipation napoléonienne des Juifs français.

Depuis les années 1950, j'étudie la question de l'antisémitisme en Europe et la


destruction des peuples de religion juive. Je reste convaincue que le traitement des Juifs en
Europe et en Amérique a toujours été liée à la destruction progressive des Noirs et des
millions d'Américains indigènes par les immigrés blancs d'Europe. De plus, je sais que la
solution finale pour les Sémites d'Europe était associée à la solution de la bombe atomique
pour les Japonais; tout comme l'antisémitisme en Europe et de l'Amérique était intimement
lié à l'apartheid de l'Afrique du Sud et au scénario historique du mauvais traitement des
peuples non-blancs par des peuples se disant blancs. Il apparaît que la logique et la pensée
occidentales commettent l'erreur de ne pas appréhender un tout, optant plutôt pour des
abstractions fragmentées. Le fait de voir la question juive comme existant hors du contexte
de la totalité de la civilisation occidentale et de son impératif culturel (les 2000 dernières
années, au moins), explique pourquoi on ne comprend pas l'holocauste. La perspective de
150 ans est trop limitée!

130 95
The Isis Papers

Parfois au niveau du subconscient profond, les gens ne veulent pas réellement


trouver les réponses aux problèmes qui les tracassent. On a besoin de savoir, de
comprendre, mais sous la surface se cache le besoin de maintenir le statut quo, qui
risquerait de voler en éclats une fois le savoir profond acquis. Les Sémites de religion de
juive ne veulent pas affronter la totalité de l'histoire de leurs expériences vécues parmi les
Blancs d'Europe, ajoutées à leur expérience du Blanc pendant qu'ils résidaient encore en
Afrique. Ce n'est pas mon cas; je veux voir l'irruption du volcan pour mieux apprécier la terre
fertile de la justice qui en jaillira. Cet essai s'adresse donc aux Noirs et à ceux qui veulent
comprendre la destruction des Sémites et des gitans en Europe entre 1933 et 1945.

Il faut réitérer les questions clé de la Théorie Cress de la Confrontation des


Couleurs et du Racisme (suprématie blanche). L'impératif de la suprématie blanche (la
survie) est d'établir, de maintenir et d'étendre l'équation du pouvoir blanc sur les non-Blancs.
Le phénotype génétique blanc ne peut se maintenir que par ces moyens.
Implications de cette théorie: tous les comportements de la communauté globale blanche
commencent et finissent avec la préoccupation (consciente ou inconsciente) de la survie
génétique blanche et la préoccupation corollaire de la menace globale de l'annihilation
génétique blanche par la majorité non-blanche. Sans ces préoccupations les populations
blanches auraient déjà disparu et n'auraient pas eu l'occasion de s'organiser sur le plan
psychologique et militaire.

En quoi est-ce que cela concerne la destruction des Juifs en Europe? Pour
commencer, la confusion est semée quand on mêle une question de religion à une question
de race, surtout en ce qui concerne la population sémite qui pratique la religion judaïque.
Cette population a émigré de l'Afrique et voilà deux mille ans qu'elle réside en Europe.
L'holocauste en Europe était le résultat final d'une dynamique ancienne d'anti-sémitisme.
Sémite réfère à un groupe racial.

Un Sémite, par définition, est un membre des peuples dont la langue est sémitique:
les Hébreux, les Arabes, les Assyriens, les Phéniciens, les Babyloniens, etc. "L'adjectif
sémitique désigne un groupe majeur de langues de l'Asie du Sud-Ouest et de l'Afrique du
Nord, parenté aux langues hamitiques et divisées en sémitiques oriental (akkadien),
sémitiques du nord-ouest (phénicien, punique, aramaïque, hébreu, hébreu moderne, etc.) et
sémitique du sud-ouest (l'arabe, l'éthiopien, l'amharique). Selon le Dictionnaire Webster, le
préfixe semi "Gr. hemi, sank, sami veut dire moitié comme dans le terme semi-diamètre".
Donc, les deux termes Sémite et Hamite pourraient référer aux peuples qui étaient des Noirs
mais sont devenus des mulâtres par un métissage entre les Noirs et Blancs - - pratiquement

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The Isis Papers

comme les métis aux U.S.A. et d'autres régions où les mâles blancs ont agressé
sexuellement les femmes africaines (noires). Un autre exemple serait l'agression sexuelle
des femmes africaines par des soldats romans (blancs). Selon mon décodage, le mot sémite
(lat. semi) veut dire quelqu'un dont l'ascendance était un mélange de Noirs et de Blancs,
donc un Noir (puisque le noir domine génétiquement).

L'icône la plus sacrée en Pologne est la mystérieuse Madone noire de Czestochowa.


En juin 1979, le Pape Jean Paul II a fait un pèlerinage au monastère qui l'héberge. C'est
l'une des rares madones noires qui existent encore dans le monde entier. La plupart des
madones peintes aux premiers siècles chrétiens furent noires. Ce n'est qu'à la Renaissance
que la mère du Christ fut représentée aux traits d'une jeune Florentine, donc une Blanche.
L'histoire de l'art religieux confirme ainsi que les Sémites étaient des Noirs, la preuve étant
les personnages de Jésus et sa Mère.

Après l'exil babylonien, les Sémites ont quitté l'Afrique pour s'installer en Europe où
ils se sont mêlés aux populations blanches, néanmoins selon la règle qu'un Juif est
quelqu'un dont la mère est juive. Au cours de deux mille ans ou cent générations, la
population noire d'antan blanchissait considérablement!

Il est intéressant de parler de plusieurs hommes célèbres, Sémites de la religion


juive. Karl Marx avait la peau si foncée que ses enfants l'appelaient Le Maure (qui veut dire
le Noir). Marx ressemblait beaucoup à Frédéric Douglas, l'orateur noir américain issu d'une
esclave noire et de son maître qui l'avait violentée. D'après le Dictionnaire Webster,
Einstein avait un teint basané ou foncé, des cheveux très noirs et frisés saupoudrés de gris,
et de grosses lèvres. Et Sigmund Freud idolâtrait tant le génie militaire Hannibal (un Noir)
qu'il refusa pendant des années d'entrer à Rome parce qu'Hannibal n'y fut pas entré. Et dans
son Moses and Monotheism, Freud parlait de Moïse l'Egyptien et l'homme noir. Si ces trois
Juifs renommés ressemblaient à des Noirs où s'identifiaient à des Noirs, c'est parce que les
origines juives sont bien noires.

Les Sémites d'Europe ont voulu oublier leurs origines nègres, mais la communauté
globale blanche, elle, ne les ont pas oublié. Hitler et ses acolytes veillaient à la destruction
des Juifs parce que leurs origines les plaçaient parmi les peuples non-blancs. Les gitans, un
peuple venant de la Caucasie, à la peau foncée et aux cheveux noirs, furent exterminés pour
les mêmes raisons. Toujours selon le Webster, gitan en anglais devient "gypsy" qui vient de
gypscien, diminutif d'Egypcien (égyptien). Contrairement à ce que les gens croient,
caucasien se réfère souvent à des peuples non-blancs aux cheveux lisses. De toute façon,

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The Isis Papers

pour Hitler, les origines des Juifs et des Gitans étaient africaines, donc noires et, comme
telles, elles menaçaient la survie génétique blanche. N'oublions pas que l'Allemagne avait
perdu la Première Guerre mondiale avec, pour conséquences, l'inflation et le chômage qui
suivent la défaite. Nous avons déjà dit que le Blanc se sent dénudé quand les armes et
l'argent lui font défaut, d'où le besoin de s'attaquer à ceux qui peuvent le détruire sur le plan
génétique. C'est exactement le cas des U.S.A. après notre perte de la Guerre du Vietnam. Il
y a depuis, la montée du nazisme, du phénomène "skinhead", l'éclosion du Ku Klux Klan et
de savants tels que le Dr. Shockley (Prix Nobel) soutenant l'infériorité génétique des nègres
et des sémites.

Le terme anti-sémite veut dire suprématie blanche ou racisme. Ce n'est pas une
position immorale qui peut être changée par une persuasion morale. La logique du racisme
(logique, pensée, paroles, actions, réponse émotionnelle, perception) est d'une nécessité
absolue pour un peuple qui craint d'être annihilé génétiquement par les Noirs et les non-
Blancs. Cette crainte mène à un holocauste quand trois conditions sont réunies:

1) La population blanche se sent suffisamment anxieuse quant à son annihilation


génétique.
2) Il n'existe pas de plans pour détruire ceux qui le menacent.
3) Il devient trop cher d'enfermer les non-Blancs dans des ghettos, des prisons,
des barrios, des bantustans, des camps de concentration, des réservations,
des conditions de "welfare" (mendiants).

Les holocaustes ont lieu également quand les Blancs décident qu'il faut installer des
non-Blancs ailleurs pour des raisons de travail ou pour s'emparer de leurs terres
(l'esclavage pour fournir la main d'œuvre aux Amériques; extermination des populations
indigènes des Amériques).

Les Sémites de religion juive se disent les élus de Dieu. Mais élus pourquoi et pour
quoi faire? Moi, je pense qu'ils ont été choisis pour aider les autres peuples non-blancs du
monde à comprendre les vraies motivations de la suprématie blanche. Si vous êtes des non-
Blancs, peu importe vos efforts pour blanchir, vos efforts pour vous défriser les cheveux
ou affiner le nez, le fait d'avoir fourni au monde des génies comme Einstein, Freud, Marx,
Rubenstein, le fait d'avoir amassé de l'argent, des diamants, de l'or. Peu importe tout cela si
la population blanche se sent suffisamment menacée pour se débarrasser de vous!

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The Isis Papers

Finalement je dirais que nous pouvons tirer une importante leçon de l'histoire des
Juifs.
N'ayez jamais honte de votre héritage noir d'Afrique; soyez fiers d'être des
Noirs ou des non-Blancs. Soyez fiers de ce que vous êtes!

(Résumé français de Lillie Trent)


Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 19: Les Bases neurochimiques du mal (1988)

A propos du Mal ("Evil", en anglais), le philosophe américain William James dit que
l'équilibre mental est insuffisant comme doctrine philosophique, car il refuse d'expliquer les
faits du mal qui demeurent une partie de la réalité, de la vérité. A propos de Satan, la
Kabbale déclare: "Il y a en Dieu un principe qui s'appelle le Mal (evil)… et du Nord il se
déchaînera contre tous les habitants du pays…"

Dans la tradition égyptienne antique, le mal fut associé à Seth, frère d'Osiris qui l'a
tué et démembré. Seth est censé représenté le frère blanc, tandis qu'Osiris est le type même
du Parfait Noir. Dans La Bible le Mal est représenté par Lucifer, l'ange déchu, Lucifer qui
veut dire lumière (et peut-être blanc). Mais au Moyen Age, pour certains Européens Lucifer
ou le diable s'associait à un homme noir au phallus très long.

La définition du Mal selon le Dictionnaire Webster est le suivant:

1) moralement mauvais, malfaisant, dépravé

2) qui cause de la peine, des difficultés; néfaste; injurieux

3) qui menace ou porte malheur; malchanceux; désastreux; malheureux

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The Isis Papers

4) résultat de ou basé sur une conduite immorale, une mauvaise réputation.

Selon la Théorie Cress de la Confrontation des Couleurs et du Racisme


(suprématie blanche), le mauvais comportement des Blancs envers les non-Blancs est
lié à l'incapacité des Blancs à produire le pigment de mélanine dans la mélanocyte de la
peau. Ils agressent les non-Blancs par peur d'être annihilés globalement, car ils sont
minoritaires par rapport aux non-Blancs qui sont génétiquement dominants et très
supérieurs en nombre. On peut dire que dans le monde les Blancs tuent pour ne pas être
tués!

Lors d'une conférence de neurologie et de psychiatrie en 1972, j'ai présenté la théorie


que la présence de la mélanine hautement concentrée chez les Noirs peut expliquer
certaines différences appréciables dans les comportements entre Noirs et Blancs (ex.,
rythme, spiritualité, émotivité, niveaux de sensibilité). Et en 1975, j'ai avancé l'idée que la
mélanine est un neurotransmetteur et les mélanocytes de la peau les bases du sixième
sens - - la connaissance de l'invisible, y compris une connaissance plus profonde du
mauvais. D'ailleurs les gens à peau noie sont plus sensibles aux courants d'énergie
autour d'eux, plus hypersensibles. George W. Carver, le savant qui découvrit des
centaines d'usage pour la cacahuète, avait la peau très foncée et la haute concentration
de mélanine lui a permis de communiquer avec les fréquences d'énergie émanant des
plantes.

Depuis ma présentation de 1972, j'ai souvent réfléchi aux bases neurochimiques du


Mal. Les Noirs ont du "soul" (leur façon de ressentir les choses) qui est r attaché à
l'ordre, à la spiritualité, à l'affirmation de la vie. Pour moi, Le Mal est l'anti-thèse du "soul";
il est assimilé au chaos, à la destruction, et surtout de la destruction de la vie. La
psychiatrie a des antécédents dans la religion et dans la philosophie. Le rôle du
psychiatre – médecin est de comprendre les spectres totaux du comportement humain,
qui doit inclure les phénomènes du mal. La physique moderne, depuis Einstein, a
chercher à unir les spectres des forces - - en un champ unifié "united field". De même, la
psychiatre doit chercher à découvrir s'il n'y a pas de champ unifié de comportement qui
pourrait expliquer le mal ainsi que d'autres phénomènes de comportement.

Pour la fourmi, le plus grand mal c'est tuer des fourmis. Pour l'être humain, le plus
grand mal c'est de dénigrer et tuer d'autres humains de manière obsessionnelle. La
planète entière baigne dans cette atmosphère de dégradation et de meurtre. D'un côté,

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The Isis Papers

ignorer cette évidence du mal, cette obsession du massacre des masses, c'est y
participer et l'entretenir. De l'autre côté, interpeller cette mauvaise obsession du mal,
c'est affirmer la dignité des êtres humains et de l'univers. Ernest Becker dans son livre
Escape from Evil, a dit ceci à propos du mal:

Tous les organismes veulent se perpétuer, continuer à sentir et à vivre … pour tous
les organismes, alors, le pouvoir de détruire est mauvais; c'est une menace pour la vie.
Nous voyons, donc, qu'en tant qu'organisme, l'homme doit s'épanouir et en tant
qu'organisme conscient il doit identifier le mal comme étant une menace à cet
épanouissement. Le plus grand talent humain serait de contribuer à la lutte contre le mal.
Mais avant de lutter on doit se poser certaines questions.
1) Quelles sont les conditions dynamiques d'une société ou d'une culture qui
stimulerait une activité telle que l'adoration du diable?

2) Quelle est la dynamique d'une société ou d'une culture responsable d'une


épidémie de meurtres de mâles noirs (quotidiennement et annuellement)?

3) Quelle est la dynamique d'une société ou d'une culture qui fait que le plus grand
pourcentage de ses ressources est utilisé pour le développement et la fabrication
d'instruments de mort et de destruction?

4) Quelles sont les composantes dynamiques exactes d'une puissance ou d'une


culture qui entraînent la destruction de cinquante millions de Noirs pendant
l'esclavage?

5) Quelles sont les conditions dynamiques exactes d'une puissance ou d'une culture
qui entraînent la destruction de six millions de Juifs ou de vingt millions de gens
en Union Soviétique pendant la deuxième guerre mondiale?

6) Quelles est la dynamique d'une société ou d'une culture qui permet la mort de
centaines de milliers, voire de millions d'êtres humains par infection d'un virus
délibérément fabriqué par l'homme?
Pour comprendre le mal, un psychiatre doit être motivé à trouver les réponses à ces
questions.
Dans son livre Raids on the Unspeakable, Thomas Mecton nous apprend que le
criminel Rudolph Eichman a été examiné par un psychiatre et déclaré "normal, équilibré.
L'équilibre mental est assimilé à un sens de la justice, de l'humain, à la prudence, à la

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The Isis Papers

capacité d'aimer et de comprendre les autres. Ce sont des gens équilibrés qui doivent
préserver le monde de la barbarie et de la destruction. Et nous nous rendons compte que ce
sont les gens normaux qui sont généralement les plus dangereux. Ce sera un homme
équilibré qui, sans hésiter, poussera des boutons qui guideront des missiles qui ont été
préparés par d'autres équilibrés". Le psychiatre M. Scott Peck a écrit un best seller, People
of the Lie, the Hope for Healing Human Evil. Il constate: "Ceux d'entre nous qui sont
Blancs ont moins de scrupules à tuer des Noirs, des Indiens ou des Orientaux qu'à tuer
d'autres Blancs. Un Blanc lynchera un nègre plus facilement qu'un rustre …les savants
auront à se pencher sur les aspects raciaux des tueries entre espèces. De nos jours, la
guerre est autant une question de fierté nationale que de fierté raciale".

Un des chefs d'œuvre de la littérature occidentale est Moby Dick de Herman Melville
qui examine la question du Mal. Un chapitre entier exploite le thème "la blancheur de la
baleine". Melville fait des associations positives avec la blancheur, mais il parle de l'albinisme
effrayant et hideux qui choque, bouleverse. Mon interprétation du symbolisme de ce roman
est le suivant: Le boiteux Capitaine Ahab représente la population blanche mutante
(globale), frappée d'albinisme. La baleine blanche symbolise le racisme (suprématie
blanche), la poursuite majeure de la collectivité globale blanche - - et leur objectif destructeur
du Mal. Dans le roman tous périssent (Noirs et Blancs) sauf un survivant qui prédit la fin de
la baleine blanche.

Melville relie le Mal et l'épouvante à la condition de l'albinisme, tout comme moi - - ma


thèse selon laquelle l'absence de mélanine diminue la sensibilité profonde du système
nerveux et la capacité de capter les fréquences d'énergie de l'univers. Cette carence
entraîne une absence d'harmonie (le chaos et la destruction) qui est le Mal.

Donc, l'injustice et le mal dans le système de la suprématie blanche sont fondés sur trois
choses:
- le statut minoritaire global des populations blanches
- leur statut génétique récessif en ce qui concerne le pigment mélanine dans la peau
- l'absence de mélanine dans leur système nerveux (qui diminue le "input" sensoriel de
la sensibilité). Il incombe aux non-Blancs, possesseurs de mélanine, de
contrebalancer le Mal.

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The Isis Papers

(Résumé français de Lillie Trent)

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 20: Les Enfants noirs et le Processus d'Infériorisation (1974)

Le Peuple Noir doit opter pour l'équilibre mental (s'analyser, être responsable de ses
comportements). Les enfants noirs sont nos possessions les plus chères et notre plus
grande ressource. Notre survie dépend d'eux. Si leurs vies sont gâchées, nous devenons
susceptibles d'attaques non seulement par la collectivité blanche mais par nos propres
enfants, (ce qui est déjà le cas dans toutes les grandes villes des U.S.A.). En tant que Noirs
nous devons répondre aux questions suivantes:

1) Les enfants noirs américains pourront-ils développer leur potentiel génétique


maximal?

2) Qui assumera la responsabilité pour ce développement maximal, les Noirs eux-


mêmes ou les Blancs?

3) Si les enfants noirs ne peuvent pas développer leur potentiel génétique


maximal, que vont devenir ces masses laissées pour compte?

4) Est-ce que les Blancs s'attendent à ce que les Noirs s'occupent du


développement maximal de leurs enfants?

Un nouveau né doit être moulé, façonné afin de pouvoir assumer son rôle social
prédéterminé. Ceci est accompli par l'expérience sociale totale qui agit sur le potentiel
génétique de l'enfant. Les enfants sont nés de parents qui occupent déjà leur place dans la

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The Isis Papers

structure sociale. Les rôles sociaux dépendent du pouvoir fondamental qu'on détient.
L'identité est déterminée par ce facteur clé de pouvoir. Dans un système social oppressif, on
s'identifie soit à l'oppresseur soit à l'opprimé.

Là où les Blancs dominent, ils élèvent les enfants blancs de façon à ce qu'ils deviennent les
oppresseurs ou les supérieurs fonctionnels.
Dans ce même système (suprématie blanche) les enfants non-blancs sont élevés de façon à
ce qu'ils deviennent les opprimés ou les inférieurs fonctionnels.

Pour cette raison, un système social de suprématie blanche est incapable d'offrir
l'égalité totale des chances aux Noirs.
S'ils donnent une éducation égale, ils font tout pour saboter la famille noire;
S’ils offrent quelques emplois, ils font du racisme pour le logement;
S’ils offrent des services sociaux, ils trichent sur le salaire des hommes;
S’ils votent des lois justes, ils ne les respectent pas.

L'infériorité fonctionnelle n'est pas la même chose que l'infériorité génétique. Mais
l'expérience sociale préétablie dans un système raciste est conçue délibérément pour
empêcher le potentiel génétique de fonctionner dans la société, d'où l'impression que les
non-Blancs sont inférieurs. L'infériorisation est le processus conscient, délibéré et
systématique employé par un système social raciste (suprématie blanche) afin de
façonner des gens spécifiques (non-blancs) en des inférieurs fonctionnels, malgré
leur vrai potentiel génétique de fonctionner. Sous la suprématie blanche, plus la
pigmentation de mélanine est grande, plus la pression d'infériorisation imposée par le
système raciste est forte. Curieusement, ce schéma fonctionne parmi les Noirs eux-mêmes:
n'épouser jamais quelqu'un de plus foncé que vous-même. De tels schémas de pensée
agissent sur l'enfant, qui connaît très tôt le rejet et la négation. Cette négation durera toute
sa vie.

Tout simplement, l'infériorisation veut dire que par des schémas de pensée et des
expériences sociales négatives (logements inférieurs, services de santé inférieurs, éducation
dégradée, familles brisées, salaires inadéquats) un enfant noir ou non-blanc:

- qui aurait pu être un génie devient un criminel

- qui pourrait devenir un politicien brillant ou un père idéal devient un drogué

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The Isis Papers

- qui aurait pu devenir une femme de science, femme médecin ou une excellente mère
se prostitue.

Cette infériorisation transforme des parents modèles potentiels en des bourreaux d'enfants.
- Elle transforme des instituteurs qui pourraient aimer leurs élèves noirs en des
bourreaux qui ne savent plus éduquer.
- L'infériorisation empile négation sur négation, de façon que les jeunes Noirs préfèrent
vivre cool, fumer du marijuana, employer des gros mots, danser cool, au lieu
d'apprendre à lire et à aimer les maths.
- Elle encourage le Noir à faire le clown au lieu de construire la nation nègre.

Elle encourage la bourgeoisie noire à singer le blanc en accumulant des possessions


matérielles au lieu de servir leur communauté.
- Elle pousse les Noirs à fringuer comme des "superfly" au lieu de s'occuper de leurs
enfants (et surtout de leur fils).
- Et enfin, elle incite les Noirs à se percevoir comme des "sex machines", plutôt que
comme des bâtisseurs d'une humanité digne.

Toute cette infériorisation mène à une idée négative de soi, à une perte d'estime, un
développement des modèles de comportements destructeurs pour soi et pour le groupe. Les
comportements négatifs indiquent une haine de soi-même. Cette haine mène à l'homicide et
au suicide croissants ou à l'extermination par la drogue. Ce sont autant de chaînes et des
fers invisibles autour des cous et des chevilles des Noirs déjà assez opprimés. Le pire est
que les enfants noirs apprennent la leçon que les Noirs ne s'estiment pas, ne s'aiment pas; à
leur tour, ils apprennent la même chose à leur propres enfants (par leurs attitudes et leurs
comportements négatifs).

L'infériorisation est essentielle à l'oppression. Les oppresseurs éduquent leurs opprimés


de façon à ce qu'ils participent à leur propre destruction. On leur permet tout juste de
survivre pour mieux les opprimer. Mais aucun système d'oppression n'est structuré
sciemment pour son auto-destruction. Le développement maximal des Noirs montrerait
éventuellement la fausseté de l'idéologie de la suprématie blanche. Après 127 années d'une
soi-disant émancipation des Noirs, la communauté blanche a démontré qu'elle ne compte
pas donner leur chance aux enfants noirs. Toujours est-il que les Blancs osent parler de
l'infériorité génétique des Noirs.

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The Isis Papers

Au lieu de faire des "sit in protest", les Noirs feraient mieux de cultiver des modèles "self
help" et de "self development". Puisque le système raciste s'attaque à la famille, les noirs
feraient mieux de comprendre:
a) le vrai fonctionnement d'une vie de famille

b) comment les aspects importants d'infériorisation s'y présentent

c) comment mieux gérer l'institution et la famille.

Les comportements de dysfonctionnement peuvent être changés par l'exercice de la


volonté. Une unité de famille consiste en un père, une mère et leurs enfants. Ce ne sont que
les unités cellulaires d'un peuple ou d'une nation.

La socialisation n'est que le façonnement du comportement (par des "role models") pour
un développement maximal qui permettra de bien fonctionner dans un environnement précis.
- La tâche du père est d'apprendre aux enfants mâles leur rôle sociétaire; sa
responsabilité est de gagner le pain et de protéger sa famille.
- La tâche de la mère est d'apprendre aux enfants femelles leur rôle sociétaire; sa
responsabilité est de s'occuper de la maison et de veiller à la socialisation des
enfants.

Les féministes blanches veulent changer tout cela, mais nous les Noirs ne devons pas
nous laisser influencer, étant donné que nos unités familiales sont déjà brisées. Il nous faut
nous rappeler également que la suprématie blanche s'est toujours attaquée au mâle noir par
intimidation et par la destruction fonctionnelle et physique, de sorte que la femme noire a
joué de plus en plus le rôle du mâle au sein de la famille. Le couple noir américain est aliéné
et il vit le syndrome social et pathologique de la femme forte/homme faible. Par réaction les
hommes noirs deviennent passifs et/ou coureurs (choisissant même des Blanches comme
partenaires). Les plus affectés sont les jeunes mâles noirs privés de leur père. Très jeune ils
constatent qu'il est plus intéressant d'être femme si on est de race noire.

Le système raciste veille à ce que les images mâles noires positives et efficaces soient
éliminées (Malcolm X, Martin Luther King, Patrice Lumumba). Ils remplacent ces images
positives par des images pathétiques et négatives dans les médias (le chômeur, le travesti,
le clown, le drogué). Dans la vie réelle, une Noire universitaire gagnera seulement $300 de
moins qu'une blanche universitaire, tandis qu'un Noir universitaire gagnera $3000 de moins

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The Isis Papers

qu'un universitaire Blanc diplômé du lycée !! Doit-on s'étonner de ce que les mâles noirs
sombrent dans la passivité, l'efféminement et l'homosexualité?

Mais nous pouvons disposer des moyens de dire HALTE à l'infériorisation des Noirs.
- Les hommes noirs doivent se battre pour gagner des emplois et des salaires égaux à
ceux des Blancs.

- Ils doivent cesser de fonctionner comme des "sex machines" auprès des Blanches.

- Enfin, ils doivent refuser d'être passifs et dépendants de leurs femmes noires.

- Les femmes noires doivent se battre pour le droit de pouvoir rester à la maison et
s'occuper de leurs enfants comme les Blanches, mais pour accomplir cela leurs
époux doivent mieux gagner leur vie.

- Elles doivent cesser de se croire les plus fortes et chérir leur mari et leurs enfants.

- Les hommes et les femmes noires doivent lutter ensemble pour la survie de la
famille, faire un travail d'équipe.

- Enfin, ils doivent établir des codes de comportement positifs et des modèles de
compétence académiques pour leurs enfants.

Afin d’accomplir ce programme, ils devraient encourager le respect de soi par


l’enseignement aux enfants (avant l’âge de six ans) de certains exercices
fondamentaux de comportement à la maison, à l’école, à l’église, et dans la communauté
noire :

1) cesser de se maltraiter
2) cesser d’employer les injures et les gros mots
3) cesser de se quereller
4) cesser d’être de mauvaises langues
5) cesser de « rapporter » ce que font les autres
6) cesser d’être mal élevés et irrespectueux envers les autres
7) cesser de dévaliser les autres
8) cesser de voler les autres
9) cesser de se battre

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The Isis Papers

10) cesser de s’entre-tuer


11) cesser le trafic de drogues dans la communauté noire
12) cesser de salir les rues dans la communauté noire.

Bien sûr, les adultes doivent donner l’exemple si les enfants doivent les écouter. Chaque
quartier devrait distribuer des prix par groupes d’âge, aux enfants qui travaillent bien en
classe (« scientia potestas est »).

Pour terminer, avant l’âge de six ans les enfants doivent être convaincus, par l’exemple
qui leur est donné, que le peuple noir condamne l’activité sexuelle et la naissance d’enfants
pour de jeunes qui sont loin d’être matures émotionnellement (et qui plus est n’ont pas les
moyens financiers de s’occuper d’enfants).

Ce n’est qu’un début, mais les Noirs apprendront ainsi la responsabilité et le respect de
soi en dépit du système raciste créé et entretenu par les Blancs en Amérique.

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 21: Le Racisme et l’Infériorisation de l’enfant et l’adolescent noirs (1987)

 Trop de bébés noirs naissent avec une propension à la drogue ou infectés du virus du
SIDA, quand ils ne sont pas carrément mort-nés !
 Trop de bébés noirs naissent de filles mères qui ne sont pas équipées
psychologiquement ou financièrement pour les élever.

Ces enfants grandiront dans des circonstances lamentables :


- logements inadéquats
- vêtements et nourriture insuffisants
- mauvais traitements physiques et/ou sexuels par leurs parents
- abandon à des institutions sociales mal équipées
- frustration, stress
- manque de réussite à l’école.

Que leur reste t-il ?


- devenir trafiquants de drogue très jeune afin de survivre
- s’adonner eux-mêmes à la drogue et à l’alcool
- contracter le SIDA, les maladies vénériennes
- se tuer ou se faire tuer dans des règlements de comptes des gangs
- et enfin l’incarcération (parfois à vie) ou le suicide !

On part généralement de l’hypothèse que la société cherche à pourvoir au


développement de tous ses enfants et ses adolescents. Il est erroné de supposer une telle

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The Isis Papers

chose dans un pouvoir de système social bâti sur le racisme et destiné à la survie génétique
blanche, même si ce système est hautement raffiné et masqué (comme aux Etats – Unis).

Les savants et les cliniciens se doivent non seulement d’établir des données par leurs
recherches, mais de les examiner, les comprendre, les interpréter et les placer dans une
perspective correcte. Erik Erikson, auteur de Childhood and Society, nous indique les huit
stades du développement psycho - social d’un enfant quand il est appuyé par
l’environnement social (depuis le fœtus jusqu’ici à l’âge adulte), et leur contrepartie négative
si l’infériorisation triomphe :

1) confiance et foi / méfiance


2) autonomie / honte et doute
3) initiative / culpabilité (« je ne peux pas », au lieu de « je peux »)
4) ingéniosité / infériorité ou léthargie
5) identité / confusion de rôle
6) intimité / isolement
7) production / blocage
8) intégrité / désespoir

Tandis qu’un grand nombre d’enfants et d’adolescents blancs traversent les huit stades
de leur développement tranquillement, beaucoup trop d’enfants et d’adolescents noirs
(stressés et démunis) récoltent la contrepartie négative du développement. Pourquoi ?

Parce que c’est la guerre mais les Noirs ne comprennent pas les règles de la stratégie !
Cette guerre pour la survie génétique blanche est conduite simultanément sur neuf fronts :
- économie
- éducation
- divertissements
- travail
- lois
- politique
- religion
- sexe
- et militaire.

Les Blancs discutent activement entre eux du taux des naissances blanches.

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The Isis Papers

En 2073 les Blancs ne représenteront que 3% de la population mondiale.


Peu de Noirs et de non-Blancs savent que dans six à neuf générations la majorité de la
population des U.S.A. sera blanche. Puisque les statistiques ne mentent pas, il ne faut pas
se leurrer en continuant de croire à l’intégration. Il faut plutôt développer des stratégies
et des tactiques de courte et de longue durée pour contrecarrer les stratégies blanches (qui
visent nos enfants). Pour gagner aux échecs, il faut comprendre les objectifs et les règles du
jeu. Il est impératif que tous les Noirs comprennent qu’ils ne vivent pas dans un
environnement fait de bienveillance, mais dans un environnement mortel et hautement
structuré. Les racistes comptent gagner cette guerre par tous les moyens nécessaires, y
compris l’usage des armes chimiques et biologiques (des drogues comme me « crack » et le
PCP ; des virus comme le SIDA) ! De plus les Noirs doivent admettre les points suivants :

1) L’une des armes principales de la guerre pour la survie génétique blanche est
l’infériorisation (ou le développement psychosocial raté), qui crée l’indépendance,
l’image de soi négative, et la vulnérabilité.

2) Cette guerre vise les Noirs en général, mais spécifiquement le mâle noir, puisque
c’est lui qui menace le plus leur survie génétique.

3) Les Noirs doivent discuter ouvertement des moyens de supporter et de développer


au maximum les bébés, enfants et adolescents mâles noirs, en dépit des moyens
employés pour les supprimer.

4) Ces enfants mâles noirs ont besoin de leurs pères depuis la crèche jusqu’à la
maturité, et nous devons apprendre à tous les Noirs leur rôle de père responsable.

5) L’attaque raciste montée contre le mâle noir entraîne l’échec de la famille noire et
la distorsion du rôle de la femme noire. Ceci commence le processus d’infériorisation.

6) Les Noirs doivent cesser de supplier les Blancs d’arrêter leur offensive raciste (ils ne
le peuvent pas) et plutôt s’organiser pour de nouveaux comportements destinés à
neutraliser les effets de la suprématie blanche.

7) Il est vain de supplier les Blancs d’octroyer des fonds ou des subventions pour venir
en aide aux Noirs. S’ils le faisaient, ce serait courir à leur propre génocide.

130 111
The Isis Papers

8) Les Noirs doivent arriver à discuter ouvertement de la nécessité logique de


l’infériorisation des Noirs dans la lutte pour la survie génétique blanche.

9) Chanter « We shall overcome » ne peut pas combattre la suprématie blanche, pas


plus que chanter ne peut résoudre un problème en médecine ou en physique.

10) Des parents immatures et dépassés par les événements ne peuvent pas favoriser le
développement psychosocial de leurs enfants ni contrecarrer l’infériorisation.

11) Des filles - mères ne peuvent pas favoriser ce développement non plus, et elles ne
peuvent certainement pas élever des mâles. Elles ne peuvent que préparer leurs
propres filles à devenir, à leur tour, des filles - mères et préparer leurs fils pour la
prison.
12) Aucune femme noire ne devrait se marier avant l’âge de trente ans, aucun mâle noir
avant l’âge de trente-cinq ans. Chaque famille noire devrait se limiter à deux enfants,
avec une différence d’âge de trois ans. Les garçons et les filles noirs devraient au
moins obtenir leur diplôme du lycée et pouvoir bien gagner leur vie avant d’envisager
le mariage.

13) Le développement maximal du potentiel génétique et psychologique collectif des


Noirs se réalisera par les efforts des peuples noirs eux-mêmes, grâce à leurs
connaissances, leur compréhension de la lutte et leur comportement.

Il incombe aux cliniciens noirs de maîtriser les faits énumérés dans ce livre (The Isis
Papers) et d’en faire part à leurs patients noirs. Il y va de leur vie !!

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 22: Les Enfants noirs qui deviennent parents - - nouveau facteur du Génocide
des Noirs (1977)

Vingt-cinq pour cent de tous les bébés noirs nés aux Etats-Unis de nos jours ont pour
parents des adolescents noirs. Ceci implique qu’au moins 25% de tous les enfants noirs
souffriront dans leur développement psychosocial et succomberont au stress du racisme. Ce
gaspillage ultime de leur potentiel génétique s’appelle génocide noir.

Pendant l’esclavage en Amérique, les femelles noires furent forcées de mettre au


monde une succession de bébés sans pouvoir s’en occuper (on les vendait dans d’autres
plantations dès l’âge de six à sept ans). Personne ne s’occupait du développement de leur
potentiel génétique ! Les maîtres punirent sévèrement une mère qui essayait de venir en
aide à son enfant. De nos jours, tout comme avant, des jeunes filles noires mettent au
monde des enfants qui subissent un traitement inhumain. Le niveau de maturité atteint par
les enfants est en relation directe avec le niveau de maturité émotionnel de leurs parents
avant leur naissance. Peut-on demander à des adolescents d’être des parents efficaces et
de fonctionner dans une société de technologie complexe ?

Pourquoi est-ce qu’autant d’adolescents noirs ont des relations sexuelles (et les
enfants qui s’en suivent) ? Après tout, les Africains disent que la main qui balance le berceau
mène la nation. Beaucoup trop de Noirs croient qu’un père qui féconde une femme (ou une
fille), et qu’une mère est quelqu’un qui met au monde un bébé. C’est une vue simpliste
encouragée par nos chansons de blues et de rock (les promoteurs de disques font des
millions dans l’industrie de la musique noire ; ces promoteurs sont presque tous des Blancs).

130 113
The Isis Papers

Hélas, 93% des filles mères gardent leur bébé, qui grandit dans des circonstances
pénibles et répète le cycle. Parmi les filles mères le taux de mortalité infantile est plus élevé
que la moyenne ; elles sont sujettes à plus d’anémie, plus de toxémie, plus d’hémorragie, et
plus de bébés au poids en dessous du poids normal, sans parler des anomalies qui peuvent
guetter leur nouveaux – né. Quarante pour cent des enfants vivent dans des familles où il n’y
a que la mère pour les nourrir (par rapport à 12% des enfants blancs). A Washington, D.C.,
le taux de mortalité infantile est de 27,7% pour les Noirs et de 7,5% pour les Blancs.

Parmi les adolescents noirs un grand pourcentage des mères des filles mères étaient
également filles mères, tout comme leur propre mère ; cela fait quatre générations (parfois
plus) de filles mères ! Contrairement à ce que les gens croient, une fois qu’une adolescente
devient responsable d’une autre vie, son propre développement émotionnel s’arrête. Elle ne
peut pas faire face à cette responsabilité ; elle n’est qu’une enfant elle-même. D’où le
ressentiment, la colère, et même la haine ressentie pour le bébé (parfois des bébés). Les
enfants captent ce ressentiment, ces sentiments négatifs et se sentent rejetés. Ils
manifestent des comportements perturbés, surtout à l’école où il faut prêter attention et se
taire. Ils mangent mal, ils piquent des crises de nerfs, pleurent sans cesse, refusent d’obéir à
de simples ordres ? Ce qui manque à ces enfants, c’est l’amour, l’attention donnée par la
mère, une période assez longue (5 à 6 ans) de stabilité émotionnelle et sociale. Souvent ces
adolescentes abandonnent leurs enfants à l’assistance sociale ou à leur famille (ce qui n’est
pas un substitut de l’amour maternel). Puisque l’enfant est abandonné, il se sent coupable
(« je ne vaux rien puisque ma mère m’a abandonné ; c’est ma faute »).

Si 25% des enfants noirs périssaient dans un holocauste tout d’un coup, on allait crier
au génocide, mais le résultat est le même dans notre système raciste qui encourage la
promiscuité sans donner l’assistance et le support nécessaires aux enfants. Seulement les
enfants noirs dans cette situation meurent lentement - - des morts vivants. Quand ils arrivent
à l’adolescence ils ont les syndromes et les comportements qui mènent à la mort réelle :
suicide, overdose par drogues, homicide.

Tout cela est lié directement ou indirectement à la dynamique de la suprématie


blanche qui fonctionne par l’infériorisation du Noir. Le seul remède est d’éliminer totalement
les situations des parents adolescents noirs. Un enfant a besoin d’un support émotionnel
venant d’adultes mûrs, et ceci pendant les premières six années de sa vie. Des provisions
matérielles, des petits déjeuners à l’école, des institutrices accréditées peuvent aider, mais
ce ne sont pas des substituts pour la satisfaction des besoins ou des supports émotionnels.

130 114
The Isis Papers

La communauté noire doit comprendre que le pouvoir est directement lié non à
l’argent mais aux comportements organisés, disciplinés, contrôlés. Si le comportement
nuit à l’objectif de la libération noire il doit être éliminé ; s’il améliore les chances d’atteindre
l’objectif de la libération noire il doit être renforcé. Il faut honorer la naissance de chaque
enfant noir. Mais sachons que nous ne pouvons pas apprendre aux enfants un niveau de
maturité et de responsabilité que nous n’avons pas atteint nous-mêmes !

(Résumé français de Lillie Trent)


Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 23: La Crise dans les Relations entre l’Homme noir et la Femme noire, est-ce
un faux problème? (1985)

Y a-t-il une grave crise dans les relations entre hommes et femmes noirs à l’aube du
è
XXI siècle ? Par exemple :

- désenchantement quant à l’institution du mariage

- désaccord, manque de respect mutuel

- séparations et divorces

- la femme chef du foyer comme norme

- absence de modèles mâles pour les enfants noirs (surtout les garçons)

- grossesses rampantes d’adolescentes

- des milliers d’enfants abandonnés aux services sociaux et à l’adoption

- bisexualité et homosexualité mâle noire

- bisexualité et homosexualité femelle noire

- relation entre le mâle noir et la femme blanche

130 115
The Isis Papers

- relation entre la femme noire et le mâle blanc

- aliénation et suicide parmi les noirs.

Est-ce un faux problème ? Ne serait-il pas causé par d’autres phénomènes ?

La suprématie blanche existe dans le monde entier. De tout temps les Blancs ont tout
fait pour séparer l’homme noir de sa femme et de sa famille. En Afrique de Sud, en
Amérique, pendant l’esclavage et encore de nos jours, pour recevoir l’assistance sociale une
femme doit prouver que l’homme n’habite pas à la maison. Le mâle noir est toujours
brutalisé par la police ;

- on lui refuse un emploi ou bien on lui donne un emploi au dessous de ses capacités
- on le traque pour le jeter en prison
- on l’oblige à quitter tôt l’école pour devenir un homme (tandis que les mâles blancs
terminent le lycée)
- on le pousse à l’alcoolisme et à la drogue
- on le pousse au suicide
- on lui dit et prouve que sa femme lui est supérieure (puisqu’il est permis qu’elle
réussisse). La cause fondamentale de la crise dans les relations entre l’homme
et la femme noirs c’est la dynamique de la suprématie blanche !!

Une analogie peut se voir dans le jeu d’échecs. Le blanc attaque le premier et le noir
reste sur la défensive. Le roi et la reine blancs et tous leurs pions montent à l’offensive
contre le roi et la reine noirs et tous leurs pions. Si le noir veut gagner, le roi et la reine
doivent avoir une stratégie et se déplacer d’une façon harmonieuse. Avec finesse ils peuvent
mettre le roi et la reine blancs en échec et mat. Si une personne avec beaucoup
d’expérience au jeu s’assoit du côté blanc, en face d’une personne qui ne connaît pas bien le
jeu (côté noir), le noir n’a aucune chance de gagner.

Le système de la suprématie blanche doit nécessairement écarter l’homme noir du foyer


pour mieux contrôler la femme et les enfants. Les jeunes mâles noirs venant d’un foyer où
l’homme est absent deviennent vite passifs, efféminés, peu fonctionnels. L’union stable entre
l’homme et la femme noirs pourraient signaler la fin de la suprématie blanche. Hélas,
pendant que les Noirs et les non-Blancs sont restés confus, la collectivité blanche a
maîtrisé les stratégies qui mettent constamment les non-Blancs en échec et mat !

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The Isis Papers

L’homme et la femme noirs doivent maîtriser ensemble les perceptions, la logique, la


pensée, le discours, les actions et les réponses émotionnelles qui peuvent affronter la
dynamique de la suprématie blanche d’une façon scientifique. Ils doivent faire équipe et
échanger continuellement des informations, des connaissances et des points de vue, ainsi
que formuler des tactiques. Au lieu de se concentrer sur l’amour, la dépendance, le désir, ils
feraient mieux de regarder en dehors et au-delà d’eux-mêmes, unis pour combattre l’ennemi
commun : le racisme blanc. Nelson et Winnie Mandela sont l’exemple par excellence de ce
que les autres couples doivent faire pour durer1. Ce sont nos comportements néfastes et
notre manque de stratégies qui permettent au racisme blanc de continuer d’exister !

A lire : Neely Fuller, The United Independent Compensatory Code/System Concept


qui donne le détail des comportements spécifiques que les couples noirs doivent adopter
pour rester unis.

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 24: Les Femme noires à l’aube du XXIè siècle (1975)

Nous les femmes noires qui sommes les épouses, les mères, les sœurs, les individus
d’une collectivité qui a été opprimée pendant plus de 400 ans, nous sommes dans une
période de crise. Dans une période de crise la tendance est de gémir, pleurer, exprimer
notre douleur et notre désespoir, ou de sombrer dans l’alcool, la drogue, ou de nous évader
par l’imagination, les rires, le jeu ou les divertissements. Mais quand on réfléchit bien, on se
rend compte qu’il vaut mieux transformer les crises en des stimuli pour l’analyse, le défi, la
responsabilité, le progrès et la grande créativité.

L’identité des Noirs de la diaspora est faussée, car notre histoire a été faussée. On
veut nous faire croire que notre histoire s’arrête à l’arrivée des négriers aux Amériques. Mais
nos racines plongent plus profondément en terre africaine. L’Afrique fut le berceau de
l’humanité et les Africains (donc des Noirs) furent les initiateurs du progrès humain.
Non seulement les Noirs sont les parents génétiques de tous les peuples existant
dans le monde aujourd’hui, mais ce sont eux les premiers savants, architectes,
musiciens, mathématiciens, astronomes, astrologues, philosophes, hommes d’état,
prêtres, prophètes, et généraux !

Nous avons assez parlé dans ce livre, du fait que la peau blanche est tout
simplement le produit d’une mutation génétique récessive à l’albinisme. Seuls les Noirs
peuvent engendrer toutes les couleurs de l’humanité y compris le blanc. Les racistes (la
suprématie blanche) ont très tôt décidé de ne pas maîtriser les femmes de couleur mais de

1
Note de la traductrice : Leur séparation en 1992 n’enlève rien au fait que le mariage a duré
pendant les longues années d’emprisonnement de Nelson.

130 118
The Isis Papers

dompter les hommes, initiateurs de l’acte de procréation. Ils procédèrent au lynchage et à la


castration de milliers de Noirs, pour leur monter que ce sont les Blancs qui auront le contrôle
des balles sur les terrains et sur les courts comme ailleurs ! Les mâles blancs ont compris
qu’ils avaient besoin des femmes blanches et noires pour les aider à gagner et à maintenir le
pouvoir sur le mâle noir. Les Blanches ont toujours su qu’elles devaient se ranger du côté de
la survie blanche. Quant aux femmes noires, elles n’ont jamais compris qu’on les a leurré
pour obtenir leur coopération, qu’elles ne gagnent rien du tout dans ce jeu mortel de la
suprématie blanche sur les Noirs.

Les premières leçons enseignées aux Noires furent très cruelles : le harcèlement et
l’abus sexuels par les maîtres blancs, la torture, l’enlèvement de leurs enfants en bas âge
(vendus dans d’autres plantations) et le spectacle de leurs hommes qu’on lynchait et castrait.
Mais par la suite les maîtres et maîtresses faisaient comprendre aux femmes noires qu’elles
devaient tempérer la fougue de leurs mâles, quitte à recevoir en échange un peu de
nourriture, des vêtements, un peu d’argent pour élever leur famille misérable. Nous les
femmes noires avons dû être séduites par cette illusion du pouvoir, si près des Blancs. Nos
comportements étaient dictés par le besoin de survivre ; donc nous en venions à calmer nos
mâles et nos enfants et à faire la sale besogne du Blanc (coucher avec lui, souvent de
force). Mais encore, il aurait fallu nous référer à notre passé africain, à notre propre histoire
(il est vrai qu’après des générations en Amérique, le souvenir de l’Afrique s’est estompé
dans les mémoires).

Dans l’histoire de la femme africaine deux exemples peuvent nous servir d’illustration.

Cléopâtre, la reine qui s’est alliée à Jules César, l’a séduit ainsi que Marc Antoine pour
sauver l’Egypte de la domination romaine. Mais nous savons qu’elle a finit par se suicider et
l’Egypte est devenue, néanmoins, une colonie romaine.

Il y eut d’autres reines noires en Afrique (comme Hatshepsout, les Candaces, Anna
NZingha, Yaa Asantewa, Kimpa Vita, qui ont préféré lutter contre les envahisseurs jusqu’à la
mort. Elles n’ont pas coopéré, et elles ont incité leurs hommes à lutter aussi.

Entre les deux exemples, que devrons nous choisir en tant que femme noire en crise tout le
long du XXè siècle ? Car rien n’a changé depuis la Guerre de Sécession. Les Noirs
traversent une éternelle crise économique tandis que les Blancs ne connaissent que la
récession. Les Noirs sont les derniers engagés dans l’emploi et les premiers congédiés, en
dépit des programmes d’ « affirmative action ». De la population carcérale aux U.S.A.,

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The Isis Papers

90% des hommes sont des Noirs. Le Sida tue nos enfants et nos jeunes, la drogue et
l’alcool sévissent partout. Quarante pourcent de tous les enfants noirs vivent sans père, dans
des conditions sans espoir (parqués dans des ghettos, mal nourris, mal soignés, mal
enseignés à l’école).

C’est à la femme noire de décider si elle veut élever des guerriers ou des esclaves !
Nous sommes les génitrices, et les enfants reçoivent leurs premières leçons de nos mains.
C’est à nous de leur apprendre la première et plus importante leçon qui est l’estime de soi et
le respect de notre négritude culturelle, historique et génétique ! « Black is beautiful » tant
qu’une mère ne vante pas la beauté de telle ou telle de ses filles à la peau claire ou aux
cheveux lisses ! Qui mieux que la femme noire peut enseigner aux enfants le vrai sens d’être
mâle ou femelle ? Nous devons cesser d’appeler nos fils et nos maris bébé et veiller à ce
que nos filles n’aient pas de rapports sexuels avant la maturité. Nous devons refuser à ce
que nos hommes nous appellent « Mamma » (car si nous sommes les mamans, eux
deviennent nos bébés ; le Blanc n’a pas à craindre des bébés !).

Il faut créer des liens et forger une nouvelle solidarité entre femmes noires, mais qui
sera très différentes du féminisme blanc dont on n’a que faire. Enfin, nous devons cesser de
singer les femmes blanches en ce qui concerne la mode et les produits de beauté ; en un
mot cesser de blanchir et rester ce que nous sommes, des femmes noires d’une beauté
naturelle et sereine. Surtout, ne jamais oublier que le racisme, de nos jours comme à l’ère de
Cléopâtre, c’est la guerre contre le peuple noir. Nous ne sommes pas américains, pas plus
que les Juifs n’étaient allemands ! Les mots « allemand » ou « américain » veulent dire en
langage décodé blanc (et nous savons comment nous sommes arrivés aux Amériques,
enchaînés, pour peiner comme des bêtes de somme !).

Femmes noires, mères de l’humanité, notre destin est entre nos propres
mains !!

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The Isis Papers

(Résumé français de Lillie Trent)

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 25: Le Système de la Suprématie blanche, la Volonté blanche, et l’Holocauste


du SIDA (1988)

Le Virus du SIDA est reconnue comme une maladie, mais il peut être aussi le
symptôme d’une autre maladie qu’il reste à déterminer. Quatre questions nous viennent à
l’esprit à propos du SIDA :

1) Un gouvernement (une puissance spécifique) pourrait-il produire un phénomène tel


que l’épidémie du SIDA dont on prédit qu’il fera 75 millions de morts ?

2) Un gouvernement spécifique produirait-il un tel phénomène, et pourquoi le ferait-il ?

3) Existe-t-il des précédents où un gouvernement procéda à des meurtres massifs ?

4) Si un précédent existe, quelles sont les relations entre ce précédent et le phénomène


du SIDA ?

Le livre de Raul Hilberg, The Destruction of the European Jews, nous livre des
aperçus pénétrants de l’Holocauste Juif et de l’épidémie du SIDA. Les Nazis ont pu tuer
efficacement à cause de la technologie du XXè siècle, des armes à feu rapide, des gaz à
base de poison. Mais de nos jours, tuer à grande échelle devient encore plus facile. Les
appareils mortels facilitent des mouvements rapides et concertés. Non seulement ils peuvent
coincer un plus grand nombre de victimes, mais ils nécessitent une plus grande

130 121
The Isis Papers

spécialisation avec une division des tâches qui fait que la responsabilité morale est repartie
parmi les participants. Les bourreaux tuent leurs victimes sans les toucher, sans les
entendre, sans les voir. Ils sont sûrs de réussir, il n’y aura pas de répercussions sur eux, et
ils seront impunis !

Selon un article du New York Times, l’O.M.S. estime maintenant que la propagation du
SIDA s’accélère à une vitesse vertigineuse dans le monde, et plus de cinq à dix millions de
personnes sont porteuses du virus. Les savants ne sont pas près de trouver un vaccin.

Je vous rappelle les mots de Neely Fuller, Jr., dans The United Compensatory Code
System/Concept :
Si vous ne comprenez pas la suprématie blanche (racisme) - - ce qu’elle est et comment
elle fonctionne - - alors, tout ce que vous croyez comprendre ne fera que vous embrouiller.

Je vous rappelle les mots de Robert G.L. Waite dans The Psychopathic God : Adolf
Hitler :
Dans les dimensions d’un mensonge se cache un facteur de crédibilité, car des masses
de gens tomberont plus facilement victimes d’un grand mensonge que d’un petit mensonge,
puisque eux-mêmes mentent pour les petites choses. Donc, le fait d’un mensonge capital ne
leur viendra pas à l’idée - - et pour cette raison une partie du mensonge effronté demeura
crédible.

Et maintenant William Shakespeare : « Ce qui est passé est prologue ».


Et George Santanya : « Ceux qui ne connaissent pas l’histoire et n’apprennent pas les
leçons de l’histoire seront condamnés à le répéter ».

Des renseignements ci-dessus, je tire les conclusions suivantes :

- Si vous essayez de comprendre la guerre biologique et chimique sans


comprendre la suprématie blanche, vous serez toujours perplexes.

- Si vous essayez de comprendre le meurtre des gitans d’Allemagne sous


Adolph Hitler sans comprendre la suprématie blanche, vous serez toujours
embrouillé.

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The Isis Papers

- Si vous essayez de comprendre le meurtre des homosexuels d’Allemagne sous


Adolph Hitler sans comprendre la suprématie blanche, vous serez embarrassé.

- Si vous essayez de comprendre l’holocauste des Sémites de religion juive en


Europe entre 1933 et 1945 (six millions massacrés) sans comprendre la
suprématie blanche, alors vous serez perplexes et totalement embrouillé.

- Quiconque ne comprend pas l’holocauste des Juifs ne peut jamais comprendre


l’holocauste du SIDA de 1980 à 1991 qui projette la mort d’entre 50 000 000 à
75 000 000 de Noirs en Afrique et ailleurs ! Et si vous essayez de comprendre
ceci sans comprendre la suprématie blanche, alors vous serez peut-être
MORT !!!

En 1932, l’Université de Tuskegee dans l’Alabama a initié une étude de la syphilis,


utilisant comme cobaye plus de 400 hommes noirs ayant contracté cette maladie. Le
traitement était de « ne pas donner de médicaments » à ces hommes pour mieux s’en
débarrasser. Il a été dit verbalement que ce programme serait un moyen de tuer beaucoup
de Nègres aux U.S.A. (car ces hommes allaient en infecter d’autres). Cette grande duperie
n’a été démasquée qu’en 1972. Quelques années plus tard on commença à parler du virus
du SIDA, qui infecta d’abord les homosexuels blancs et ensuite des Noirs et des
Hispaniques. La source du virus était censée être des Africains mordus par le singe vervet
(ou singe vert).

En ce qui concerne l’origine du SIDA, les Blancs veulent à tout prix que le virus soit
d’origine africaine, d’où le mensonge à propos du singe vert d’Afrique. Grâce au travail de
John Cookson et Judith Nottingham A Survey of Chemical and Biological Warfare, paru
en 1969, nous savons beaucoup sur le virus (appelé « African Green Monkey Disease »).

- L’infection est déclenchée quand on manipule sans précautions, dans un laboratoire,


des échantillons de sang et de tissus.

- Aucune substance antibiotique ne peut agir sur le virus qui est fatal.

- Il peut être transmis par l’homme par des rapports sexuels.

- Il est d’intérêt militaire (la guerre biologique et chimique).

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The Isis Papers

- De nouvelles maladies paraissent continuellement dans les laboratoires, et on a la


possibilité de manipuler génétiquement des virus et des bactéries pou produire de
nouveaux organismes.

- Tout semble avoir commencé en Grande Bretagne où un biochimiste, un généticien


et un politicien ont fait une étude globale du sujet et des politiques adoptées par les
autorités aux Etats-Unis, au Canada, en Angleterre et en Allemagne.

- Plus de quarante laboratoires mondiaux possèdent le rapport sur le virus ; neuf


laboratoires possèdent des échantillons du virus du SIDA et/ou des vaccins dont
quatre aux U.S.A. et un dans les pays suivants : l’Allemagne, le Panama, l’Afrique du
Sud, l’Ouganda et la Russie. Un antigène stabilisant complémentaire et non
infectieux a été préparé dans les laboratoires de référence de l’O.M.S.

Le nom singe vert africain se répète sans cesse dès qu’il s’agit du SIDA. Mais nous
savons qu’il n’y a point de singe qui mord les Africains pour les infecter. Il s’agit plutôt
d’une arme dans la guerre biologique développée dans des laboratoires par des gens
qui se disent Blancs.

Je donne la définition suivante au mot holocauste :

Le massacre (délibéré à grande échelle (par tous les moyens nécessaires) dans des
conditions de duperie grossière, des peuples classés non-blancs) accompli par des peuples
qui se disent blancs, dans le but de dépeupler le monde de non-Blancs pour que la
suprématie blanche continue à dominer.

N’oublions pas que Hitler est le dieu des « suprémistes blancs ». Il a pu avoir leur
support et leur sympathie parce qu’il a su jouer sur le registre de leur crainte d’être annihilé
génétiquement par les non-Blancs. D’ailleurs, il a dit que la République de Weimar entraînait
la défaite de la nation allemande par la « syphilisation des Juifs et des Nègres. »
Hitler a bien menti à propos des Juifs, et le monde l’a cru. Les savants et les
gouvernements mentent à propos de l’origine du SIDA et les gens les croient. Pendant les
années 1980, les Blancs du monde commençaient à s’inquiéter du déclin des naissances
parmi la population blanche. N’oublions pas que certains annoncent qu’en 2073 seulement
3% de la population mondiale sera blanche.

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Et presto ! L’apparition du SIDA !! Mais la vérité finit toujours par se faire connaître. Nous
saurons bientôt quand le grand mensonge sera démasqué.

(Résumé français de Lillie Trent)

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The Isis Papers

Si ce point de vue a suscité votre intérêt, commandez la version


originale complète en anglais (que vous pourrez étayer par vos
observations) dont le titre est :

THE ISIS PAPERS


THE KEYS TO THE COLORS
Dr. Frances Cress Welsing

African American Studies/ Psychology


Third World Press,
Chicago 60619
Copyright 1991 by Frances Cress Welsing

Printed in the United States of America


04 03 02 01 00 99 98 13 12 11
ISBN: 0-88378-103-4 (cloth) 29.95$
ISBN: 0-88378-104-2 (paper) 14.95$
LCN: 90-071890
Manufactured in the United States of America

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