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LES METHODES DE CALCUL DES DEBITS DE BASSINS VERSANTS NATURELS

a) Préambule

DES DEBITS DE BASSINS VERSANTS NATURELS a) Préambule Les méthodes décrites ci-après s’adressent aux

Les méthodes décrites ci-après s’adressent aux projeteurs donc, à priori et sauf exception, à des non-spécialistes du domaine de l’hydrologie et de l’hydraulique. Ces derniers pourront utiliser toute autre méthode justifiée.

En conséquence ces méthodes répondent à des critères de simplicité, de rusticité et, si possible de facilité d’utilisation.

Ces critères ont cependant surtout prévalu au choix de formules hydrologiques permettant la détermination du débit de projet dans le cadre du rétablissement d’écoulements extérieurs à la plate-forme routière. En effet dans ce domaine, appartenant aux sciences naturelles, le nombre de formules fournies par la littérature est important et cependant aucune de ces formules n’a de caractère définitif.

Le choix des paramètres et la prise en compte de leur incertitude, pour une formule donnée, ont été préférés à l’utilisation conjointe de multiples formules souvent disparates. Afin d’en permettre une mise à jour régulière les paramètres hydropluviométriques sont fournis dans un fascicule spécifique.

Dans le domaine de l’hydraulique ce problème de choix de formules ne se pose pas puisqu’il s’agit d’un domaine dérivé de la mécanique des fluides plus proche des sciences exactes.

Les bassins concernés par ces méthodes sont majoritairement des bassins de petite taille (jusqu’à quelques dizaines de km²), sans exclure des bassins versants de quelques centaines de km². Contrairement à ces bassins versants dits « courants », certains nécessitent une étude spécifique et ne peuvent être traités par les méthodes proposées ci-après. En exemples de bassins versants nécessitant une étude spécifique, on peut citer sans être exhaustif les principaux cas suivant :

Les bassins versants karstiques Il existe une grande incertitude sur les contours du B.V. réel qui peut être très supérieur au B.V. apparent.

B.V. réel Bassin versant karstique R R Exutoire R: Résurgences B.V. apparent
B.V. réel
Bassin
versant
karstique
R
R
Exutoire
R: Résurgences
B.V. apparent

Les bassins versants comportant de grandes zones de stockage Naturelles : zones inondables, étangs, lacs, … Artificielles : réservoirs de barrage, …

Les débits sont écrêtés par ces zones de stockage.

A priori la méthode proposée surestime le débit. Bassin versant avec retenues d'eau Barrage coteau
A priori la méthode proposée surestime le débit.
Bassin
versant avec
retenues d'eau
Barrage
coteau
ZONE INONDABLE
étang
retenues d'eau Barrage coteau ZONE INONDABLE étang Les bassins versants urbains Selon l’Instruction

Les bassins versants urbains Selon l’Instruction Technique Relative à l’Assainissement des Agglomérations un bassin est réputé « urbain » si son taux d’imperméabilisation est < à environ 20 %. Ce taux est le rapport de la totalité des surfaces imperméabilisées à la superficie totale du B.V. Conditions de superficie du bassin versant urbain :

SBVU 2 km² :

. SBVU > 2 km² :

les formules de l’Instruction s’appliquent les formules de l’Instruction ne s’appliquent plus.

A priori une étude spécifique est nécessaire mais, à la limite, la méthode préconisée

(méthode rationnelle) peut fournir une première évaluation et ce d’autant plus que le taux d’imperméabilisation sera faible.

Dans le cas particulier d’une urbanisation située en aval du bassin versant (voir ci- contre) une étude spécifique est nécessaire dans tous les cas.

Urbanisation diffuse Zonesurbanisées
Urbanisation
diffuse
Zonesurbanisées
Urbanisation aval Zoneurbanisée
Urbanisation
aval
Zoneurbanisée

Les bassins versants jaugés L’existence d’une station de jaugeage, même située assez loin en aval (Cf. ci-contre) implique la réalisation d’une étude spécifique.

Station de jaugeage sur le cours d'eau B.V. à la station Station de jaugeage B.V.
Station de jaugeage
sur le cours d'eau
B.V.
à la station
Station
de jaugeage
B.V. au
franchissement
Projet routier

b) Détermination des caractéristiques du bassin versant

Il convient tout d’abord de déterminer les caractéristiques du bassin versant concerné. De celles-ci découlent les formules à employer et les valeurs des paramètres à considérer.

Les caractéristiques à déterminer

- Morphologique :

* Superficie : S

H

* Pente moyenne : L avec H : dénivelée entre point haut et point bas L : Longueur d’écoulement

- Occupation du sol :

.

Zones boisées :

.

Zone urbanisées :

.

Autres (cultures, prairies, ….) :

S

S

S

B

U

A

Unité :

km²

m/m ou % m m

km²

km²

km²

- Géologie :

- Nature du réseau hydrographique : sections des lits et des ouvrages existants, érosions, zones inondables ou retenues d’eau …. Moyens d’étude :

.

Cartes topographiques : 1/25.000ème IGN principalement

.

Plans topographiques du projet routier

.

Carte géologique

.

Reconnaissance pédestre

LES PRINCIPALES METHODES DE CALCUL

Il existe trois grandes familles de méthodes pour l’estimation des débits des bassins versants :

- méthodes statistiques

- méthodes analytiques

- méthodes déterministes

Dans ce chapitre, nous ne traiterons que la dernière dans la mesure où les méthodes analytiques et statistiques nécessitent la connaissance des données statistiques observées sur de très longues périodes (20 à 100 ans) pour être fiables alors que les méthodes déterministes s’appuient sur des données pluviométriques (paramètres a et b de Montana, α et β de Grissolet). Ils caractérisent la pluviométrie de la région où se situe le projet ; Ces paramètres sont disponibles dans tous les ouvrages spécialisés.

Sur l’ensemble des méthodes décrites dans le présent document, les trois méthodes les plus utilisées sont les suivantes :

- méthode rationnelle avec la détermination du temps de concentration à partir du tableau des vitesses d’écoulement.

- méthode CRUPEDIX utilisant un coefficient régional.

- méthode SOGREAH par l’utilisation de l’abaque de synthèse.

Ces trois méthodes donnent des résultats équivalents dans la mesure où elles sont utilisées dans leur domaine de validité. Par expérience et connaissance détaillée du comportement du bassin versant étudié, les autres méthodes peuvent être utilisées.

Trois méthodes ont été retenues

- Rationnelle

- Crupedix

- Abaques de synthèse (méthode SOGREAH)

Une formule de transition est également développée pour assurer un ajustement des débits fournis par la méthode rationnelle et la méthode CRUPERIX.

1. METHODE RATIONNELLE

Domaine de validité - jusqu’à 1 km 2 en France métropolitaine, façade méditerranéenne exceptée. - jusqu’à 10 km 2 sur la façade méditerranéenne.

Formule

Avec :

Avec

Q

(

T

)

=

C

(

T

)

×

i

(

T

)

×

S

BVN

3,6

Q

C

(T )

(T )

: débit de pointe de période de retour T , en m 3 /s

: coefficient de ruissellement* pondéré pour la période de

retour* T

i ( T )

: intensité moyenne en mm/h, pour la période de retour* T

pendant le

temps de concentration* t C

S BVN

: surface totale de bassin versant en km².

S J

:

C

(

T

)

=

Σ

(

S

j

C

j

)

S BVN

surface partiel du V BN de coefficient C J en km 2

i

(T)

=

a

(T)

× tc

b

(T)

t c

:

temps de concentration t c en minutes

tc = Σ

L

j

V

j

L j

d’écoulement est V j (en m/s).

:

longueur d’écoulement (en m) sur un tronçon où la vitesse

Les coefficients de Montana a et b sont obtenus, sur un pluviographe*, donné par ajustement statistique à partir des hauteurs d'eau observés pendant un temps donné. Les données de base ou la reconstitution des coefficients de Montana peuvent être obtenues auprès des services de la Météo.

Coefficient de ruissellement *C 10 : pour T = 10 ans (valeurs indicatives) :

Couverture

Morphologie

Pente %

Terrain sable

Terrain

Terrain

végétale

grossier

limoneux

argileux

Bois

presque plat

 

p

< 5

0,10

0,30

0,40

ondulé

5

p < 10

0,25

0,35

0,50

montagneux

10

p < 30

0,30

0,50

0,60

Pâturage

presque plat

 

p

< 5

0,10

0,30

0,40

ondulé

5

p < 10

0,15

0,36

0,55

montagneux

10

p < 30

0,22

0,42

0,60

Culture

presque plat

 

p

< 5

0,30

0,50

0,60

ondulé

5

p < 10

0,40

0,60

0,70

montagneux

10

p < 30

0,52

0,72

0,82

Variabilité du coefficient de ruissellement*

Toute chose égale par ailleurs, la valeur des coefficients croît avec l'intensité de la précipitation mais cette variation diffère beaucoup selon le degré de perméabilité et de rétention des sols constituant le bassin.

Ainsi un bassin très imperméable aura un coefficient vite élevé et qui augmentera peu avec le temps de retour (en limite une surface totalement imperméable aura un coefficient de 1 pour tout temps de retour).

A l’inverse un bassin très perméable* et/ou, offrant une grande capacité de rétention, aura un coefficient de ruissellement* quasiment nul jusqu’à ce qu’un seuil soit atteint et augmentera alors très rapidement pour éventuellement atteindre des valeurs comparables à celles d’un bassin imperméable.

Ce comportement est typique des bassins versants* à effet de seuil, notamment en régime méditerranéen du fait de la violence des averses. La rétention initiale P 0 du bassin versant peut-être évaluée par la relation ci-après :

Pour C (10) <0,8 on a

P

0

=

1

C

(10)

0,8

×

P

10

P 0 en mm et P 10 = pluie journalière en mm/j Si C (10) 0,8, on admettra généralement : P 0 = 0 et C (T) = C (10)

Coefficient de ruissellement* pour une période de retour* T > 10ans

C

T

=

0,8

1

P

(0)

P

(

T

)

P (T) = pluie journalière de temps de retour T . Pour les pluies journalières, il s'agit de la pluie non centrée mesurée de 6 h ( Temps universel) le Jour J à 6h, (Temps universel) le Jour J+1.

Paramètres pluviométriques à commander aux services de Météo France

coefficients de Montana a(T) et b(T) de la pluie i = a . tc -b

pluie journalière non centrée décennale P10

pluie journalière non centrée de période de retour donnée PT

Détermination du temps de concentration* tc pour T = 10 ans

de

l’écoulement de l’eau sur le bassin versant.

La

détermination

ce

paramètre

nécessite

l’évaluation

de

. - A PARTIR DU CALCUL DES VITESSES

la

vitesse

de

On pourra utiliser les vitesses fournies dans les tableaux ci-dessous.

T=10 ans

Ecoulement en nappe écoulement en nappe
Ecoulement en nappe
écoulement en nappe

pente

0,01

0,02

0,03

0,05

0,1

0,15

0,2

0,30

en m/m

vitesse

0,14

0,20

0,24

0,31

0,44

0,54

0,62

0,76

en m/s

Ces valeurs sont établies à partir de :

V =1,4 × p

1 / 2

avec K = 7 et une lame d'eau de 0,10m)

V en m/s p en m/m

(formule de Manning Strickler

Ecoulement concentré Ce type d’écoulement est caractérisé par les talwegs et ravins alimentés par les versants ainsi que par les lits mineurs des cours d’eau.

versants ainsi que par les lits mineurs des cours d’eau. pente 0,00 0,00 0,00 0,01 0,01

pente

0,00

0,00

0,00

0,01

0,01

0,02

0,03

0,04

0,05

0,07

0,10

0,15

0,20

en m/m

3

5

7

5

0

0

0

0

0

0

0

0

vitesse

0,8

1,1

1,25

1,5

1,85

2,1

2,6

3

3,35

4

4,75

5,8

6,7

en m/s

Ces valeurs sont établies à partir de :

V = 15 × p

1/ 2

pour un rayon hydraulique Rh

de 1. Si Rh < 1 il faut multiplier les vitesses du tableau par Rh 2/3.

Pour un fossé trapézoïdal de 1,5 m de largeur au miroir, de 0,5 m au plat fond et de 0,5 m de hauteur, le Rh calculé est de 0,26 donc Rh 2/3 = 0,41.

Si le coefficient de Manning-Strickler* (Cf. annexe 4-2-1) traduisant la rugosité est notablement différent de 15, V sera corrigé en conséquence.

Détermination du temps de concentration pour une période de retour >10 ans

tc

(

T

)

=

tc

10

P

×

P

(

T )

P

10

0

P

0

0,23

Avec :

tc(T) :

temps de concentration* pour la crue de temps de retour T,

en mn.

 

tc10 :

temps de concentration* décennal, en mn.

P(T) :

pluie journalière non centrée de temps de retour T, en mn.

P10 :

pluie journalière non centrée décennale, en mm.

P0

:

seuil de ruissellement, en mm.

. - METHODE DE VENTURA

Données :

- Superficie du bassin versant

S

-

source : caractéristiques du bassin versant

-

unité : km²

- Pente du bassin versant

P

-

source : caractéristiques du bassin versant

-

unité : m.p.m

Formulation

tc = 0,127 x

S
S

P x60

(tc est exprimé en minutes)

Limites de validité - Superficie de bassin versant supérieure à 10 km² - Terrain de plaine ou pente moyenne

. - METHODE DE PASSINI

Données :

- Superficie

S

- source : caractéristiques du bassin versant

- unité : km²

- Longueur du bassin versant

L

- source : caractéristiques du bassin versant

- unité : km

P
P

- Racine carrée de la pente pondérée

- source : caractéristiques du bassin versant

Formulation :

- unité : m/m 3 SL tc = 60 x 0 , 108 P
- unité : m/m
3 SL
tc = 60 x 0 , 108
P

Limites de validité :

Superficie supérieure à 40 km²

(tc en minutes)

. - METHODE DE KIRPICH

Cette méthode est purement empirique

Données :

- L

Longueur du bassin versant

- source : caractéristiques du bassin versant

- unité : mètre

- H

Dénivelé entre l’exutoire et le point le plus éloigné du BV

- source : caractéristiques du bassin

- unité : mètre

Formulation

tc =

1

1 , 15

L

52 H

0 38

,

Limites de validité :

Pas de restrictions particulières

(tc en minutes)

2 - METHODE CRUPEDIX

Elle provient du Ministère de l’Agriculture (CEMAGREF 1980).

Domaine de validité

- à partir de 10 km² ou jusqu'à 100 km²

- formule valable pour le seul débit décennal.

- l'intervalle (Q/2,2Q) représente un intervalle de confiance qui a une probabilité de plus de 80% d'encadrer la valeur vraie.

Formule :

Avec

Le débit

Q

10

=

R

× P

10

80

2

× S

BV

0,8

Q10 :

débit décennal, en m3/s,

R

:

coefficient régional traduisant l’aptitude au ruissellement

P10

:

pluie journalière décennale non centrée, en mm

SBV

:

surface en km²

Evaluation du débit centennal à partir du débit décennal de la formule Crupédix

A partir d’un paramètre régional

On obtient :

b'= Q100 / Q10

Q100 = b'. Q10

a priori : 1,4 b'4

Choix des paramètres R, P10, b' :

Le coefficient R est à confirmer localement. En cas de non possibilité (absence de cours d'eau jaugé sur des bassins versants représentatifs à proximité du projet), les valeurs des coefficients ci-après peuvent être retenues : R = 0,2 pour des terrains perméables (Champagne, Beauce), R = 1,5 à 1,8 pour des terrains imperméables (plateau lorrain,

Vendée) R = 1 pour des terrains intermédiaires. Ci-après à titre indicatif, une carte de France indique de manière succinte les valeurs possibles du coefficient R selon la région d’étude considérée.

La pluie P10 non centrée , hauteur de pluie journalière de fréquence décennale en mm, devra être demandée aux services de la Météorologie Nationale. (Cf. formule rationnelle).

Le paramètre b'est dépendant de la superficie du bassin versant :

- jusqu'à 20 km2

Q10

, b'est déterminé en appliquant la formule rationnelle (calcul de

et Q100 comme si la formule rationnelle était applicable),

- au delà de 20 km2 , b'est déterminé à partir des données provenant des cours d'eau jaugés sur des bassins versants représentatifs à proximité du projet. A défaut, b'= 2 a minima.

VALEUR DU COEFFICIENT REGIONAL

défaut, b'= 2 a minima. VALEUR DU COEFFICIENT REGIONAL Evaluation du débit de période de retour*

Evaluation du débit de période de retour* T

L’évaluation d’un débit de temps de retour T compris entre 10 et 100 ans peut être obtenue par la formule suivante en admettant que la répartition statistique des valeurs observées suive la loi de Gumbel :

Q

(

T

)

Avec

Si T = 20 ans Si T = 30 ans

Q = Q100 – Q10

=

Q

10

+ ∆

Q

y

2,3

1

1

y = (-ln (-ln (1- T ))) y = 2,97 y = 3,38

3. Formule de Transition

Cette formule peut être justifiée dans la mesure où le débit décennal fourni par la formule rationnelle peut être parfois plus de 2 fois supérieur à celui fourni par la formule Crupédix.

Le débit fourni par la formule de transition s’écrit :

Avec

Q

Q

Q

(T )

R(T )

C(T )

α, β

et

Q

(T)

=α×Q

R(T)

+β×Q

C(T)

: débit de projet de temps de retour T,

: débit fourni par la formule rationnelle, temps de retour T,

: débit fourni par la formule Crupédix, temps de retour T, coefficients de pondération avec 0 < α< 1 et 0 < β < 1. α + β = 1

:

α varie linéairement de 1 à 0 lorsque la superficie (S) croît de 1 à 10 km², d’où :

α =

10S

9

France sauf façade méditerranéenne

β = 1 - α

α varie linéairement de 1 à 0 lorsque la superficie (S) croît de 10 à 50 km2

50 S

α =

40

Façade méditerranéenne

β = 1 - α

Les plages d’utilisation pour chacune des trois formules sont les suivantes :

Superficie du bassin versant (en km²)

 

1

10

50

100

France sauf façade méditerranéenne

Formule

Formule

Formule

 

Formule

rationnelle

de transition

CRUPEDIX

CRUPEDIX

Façade

Formule

Formule

Formule

 

Formule

méditerranéenne

rationnelle

rationnelle

de transition

CRUPEDIX

4. - ABAQUE DE SYNTHESE

Principe :

Cette méthode permet de déterminer les débits à l’aide d’un abaque.

Données

- Surface du bassin versant

- source : caractéristiques topographiques du bassin versant

- Unité : km²

- Pente du bassin versant

- source : caractéristiques topographiques du bassin versant

- Unité : %

- P10 Pluie décennale - source : caractéristiques géologiques du bassin versant à identifier par l’utilisateur - Perméabilité du sol - source : caractéristiques géologiques du bassin versant à identifier par l’utilisateur - Unité : sans, il s’agit seulement de qualifier la perméabilité du sol :assez imperméable ou semi-perméable.

Limites de validité

- bassins versants de superficie comprise entre 1 et 100 km², voire 200 km²

- pluie décennale comprise entre 50 et 200 mm

- Les bassins versants de superficie importante et de forte pente sortent du domaine de validité de l’abaque.

ABAQUE DE SYNTHESE METHODE SOGREAH

Exemple S = 23 km p% = 3 abaque des débits des bassins versants de
Exemple
S
= 23 km
p% = 3
abaque des débits des bassins versants
de à km
P
= 100 mm
semi-perméable
Q
= 17 m3/s
S
km
p
%
P
mm
et la perméabilité
Sol assez imperméable (sables et limons argileux) Marnes
Cas général de sol
semi-perméable
sur des granites gneiss
roches volcaniques
schistes grés calcaires

Exemple d’application :

Il s’agit donc de quatre abaques, s’utilisant en chaîne, le résultat de l’une étant un paramètre de la suivante.

- Lecture de l’abaque de synthèse

données :

S = 23 km² P = 3 % P10 = 100 mm Perméabilité : sols semi-perméables

1) Abaque n°1.

Pour le couple p = 3 % et S = 23 km² (De l’intersection de la verticale S = 23 km² et l’horizontale issue de P = 3 %, obliquement suivant les courbes de pentes, soit P = 6 %), on tire horizontalement un trait jusqu’à l’intersection de la courbe caractérisant la précipitation P10 = 100 mm de l’abaque n°2.

2) Verticalement, on remonte jusqu’à l’intersection d’une des courbes caractérisant la perméabilité du sol (BV), abaque n°3 (sol semi-perméable).

3) du point d’intersection de cette courbe (abaque n°3) on passe horizontalement dans l’abaque n°4.

4) du point d’intersection de l’horizontal avec l’abaque n°4, on remonte obliquement jusqu’à l’intersection avec la verticale issue du point de superficie. S = 23 km².

5) à l’horizontal de ce point d’intersection, on lit la valeur du débit Q10 Soit Q10 = 17 m 3 /s.