Vous êtes sur la page 1sur 37

Les ÉDITIONs DU cerib

Résistance au feu :

les performances des blocs béton

L es É DITION s DU cerib Résistance au feu : les performances des blocs béton
L es É DITION s DU cerib Résistance au feu : les performances des blocs béton
PSE/JRO PO 080 / Produits – Ouvrages ISSN 0249-6224 ISBN 2-85755-192-4 EAN 9782857551928 Résistance au feu

PSE/JRO PO 080 / Produits – Ouvrages

ISSN 0249-6224 ISBN 2-85755-192-4 EAN 9782857551928

Résistance au feu :

les performances des blocs en béton

Réf. 97.E

Octobre 2006

par

Paul SAUVAGE

PSE/JRO PO 080 / Produits – Ouvrages ISSN 0249-6224 ISBN 2-85755-192-4 EAN 9782857551928 Résistance au feu
PSE/JRO PO 080 / Produits – Ouvrages ISSN 0249-6224 ISBN 2-85755-192-4 EAN 9782857551928 Résistance au feu
PSE/JRO PO 080 / Produits – Ouvrages ISSN 0249-6224 ISBN 2-85755-192-4 EAN 9782857551928 Résistance au feu
PSE/JRO PO 080 / Produits – Ouvrages ISSN 0249-6224 ISBN 2-85755-192-4 EAN 9782857551928 Résistance au feu
PSE/JRO PO 080 / Produits – Ouvrages ISSN 0249-6224 ISBN 2-85755-192-4 EAN 9782857551928 Résistance au feu

© CERIB – 28 Épernon 97.E – octobre 2006 - ISSN 0249-6224 - ISBN 2-85755-192-4 – EAN 9782857551928

Tous droits de traduction, d’adaptation et de reproduction par tous procédés réservés pour tous pays La loi du 11 mars 1957 n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article 41, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1 er de l’article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.

SOMMAIRE

 

5

  • 1. Contexte ............................................................................................................

7

  • 2. Essais sur murs en blocs de béton (CSTB) ...................................................

8

  • 2.1. Calepinage et montage des murs ......................................................................

8

  • 2.2. Tableau des résultats de tenue au feu ..............................................................

10

  • 2.3. Analyse et commentaire .....................................................................................

11

  • 3. Essais comparatifs sur blocs en béton (CERIB) ............................................

13

  • 3.1. Identification des blocs ......................................................................................

13

  • 3.2. Répartition géographique de l’origine des blocs

.............................................

14

  • 3.3. Résultats des essais ...........................................................................................

15

  • 3.4. Analyse et commentaires ...................................................................................

15

  • 3.4.1. Répétabilité de la mesure ......................................................................................

15

  • 3.4.2. Comparaison des résultats d’essais sur éléments (essais CERIB) et sur ouvrages (essais CSTB) ..............................................................................

16

  • 3.4.3. Blocs à 6 alvéoles (2 rangées de lames d’air) .......................................................

16

  • 3.4.4. Blocs à 8 alvéoles (2 rangées de lames d’air) .......................................................

16

  • 3.4.5. Blocs à 9 alvéoles (3 rangées de lames d’air) .......................................................

17

  • 3.4.6. Synthèse des résultats selon le nombre d’alvéoles

...............................................

17

  • 4. Conclusion

........................................................................................................

19

Annexe 1 – Montage d’un mur d’essai ....................................................................

21

Annexe 2 – Courbes de températures au cours d’un essai de mur .....................

23

Annexe 3 – Dispositif d’essais des blocs ...............................................................

25

Annexe 4 – Courbes de températures au cours des essais de blocs ..................

28

Annexe 5 –

Exemples d’observation des parois après essais sur blocs

.............

30

Annexe 6 – Tableaux récapitulatifs des résultats d’essais CERIB sur blocs 500 x 200 x 200 ............................................................................

32

Résumé

Les blocs en béton sont très largement utilisés dans les ouvrages de maçonnerie en France. De ce fait, ils ont à répondre à un certain nombre d’exigences réglementaires, dont celles de la tenue au feu.

Le CERIB fait procéder depuis plus de vingt ans à des essais de résistance au feu en laboratoire. L’étude a eu pour but de confirmer le caractère générique du béton de bloc vis-à-vis de ce critère, c’est-à-dire l’indépendance des résultats vis-à-vis de l’origine géographique des granulats et donc du béton de bloc.

Il a été également démontré que le paramètre le plus important est la géométrie des éléments (nombre d’alvéoles et de rangées d’alvéoles).

Summary

Concrete blocks are widely used in masonry structures in France. As a result they must meet a certain number of regulatory requirements, among which those relating to fire resistance.

For more than twenty years, the CERIB has been conducting laboratory fire resistance tests. The aim of the study was to confirm the generic nature of concrete block with regard to this criterion, that is the independence of results from the geographic origin of the aggregates and thus the concrete of the blocks.

It was also demonstrated that the most important parameter is the geometry of the elements (number of voids and rows of voids).

- 5 -

1. Contexte

Les blocs en béton sont très largement utilisés dans les ouvrages de maçonnerie en France (bâtiments d’habitation, locaux industriels et tertiaires, ERP…). Afin d’accompagner les évolutions réglementaires, les premiers essais de tenue au feu ont été effectués au début des années 80. Depuis, le CERIB a régulièrement fait procéder à des essais au CSTB sur différentes configurations (types, dimensions, classes de résistance des blocs et différents chargements).

Les blocs testés répondent aux exigences des normes NF EN 771-3 et NF P 12 023-2 et sont certifiés .

1. Contexte Les blocs en béton sont très largement utilisés dans les ouvrages de maçonnerie en

Le présent document fait la synthèse des principaux essais :

  • - d’une part, qui ont été confiés au CSTB sur des murs ;

-

d’autre

part,

réalisés

au

CERIB

dans

le

cadre

d’essais

comparatifs destinés à étudier l’influence éventuelle de tel ou tel paramètre.

L’étude vise, en outre, à démontrer le caractère générique du béton de blocs vis-à-vis des essais de résistance au feu.

- 7 -

2. Essais sur murs en blocs de béton (CSTB)

Les essais sur murs ont été réalisés à la demande du CERIB depuis plus de vingt ans sur le banc d’essais du CSTB à Champs- sur-Marne. Les procès-verbaux d’essais correspondants sont régulièrement reconduits.

2.1. Calepinage et montage des murs

Le montage des blocs est réalisé conformément aux dispositions du DTU 20.1 « Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Parois et murs ». Les blocs sont hourdés à l’aide d’un mortier de ciment type CEM II/B – M (L-S-V) 32.5 R CP1 conditionné en sac. Le dosage (1 volume de ciment pour 3 volumes de sable) correspond au dosage, d’environ 350 kg/m 3 de sable, utilisé pour les mortiers de chantier. Le sable employé est un sable de Seine de granulométrie 0/4, le rapport eau/ciment est d’environ 0,45.

Nota. Le DTU 20.1 actuel ne donne pas de correspondance entre la composition des mortiers et leur classe de résistance. En revanche, le projet d’annexe nationale de l’Eurocode 6 partie 1.1 propose une classe M10 selon la norme NF EN 998.2 pour ce type de mortier.

La pose des blocs est réalisée à bain de mortier par assises horizontales successives et joints croisés. Les blocs d’un même rang sont posés jointifs. Le remplissage des joints verticaux est effectué avant la réalisation du joint horizontal, assurant ainsi la continuité entre joints verticaux et horizontaux de chaque rangée de blocs. Les joints horizontaux entre chaque rangée de blocs ont une épaisseur moyenne d’environ 12 mm. Le montage complet du mur est réalisé principalement à l’aide de blocs entiers, excepté aux extrémités et en tête de mur où sont utilisés des blocs préalablement découpés afin de réaliser l’appareillage des blocs aux dimensions de la baie du cadre d’essai.

Dans tous les cas, les deux faces du mur sont laissées brutes (sans aucun enduit).

Les dimensions du poste d’essais sont de 3,0 m x 3,0 m environ. Le calepinage du mur est réalisé tel qu’indiqué sur la figure ci- après. Selon la configuration testée, la poutre applique (murs porteurs) ou non (murs non porteurs) une charge sur l’ouvrage.

- 8 -

Figure 1 - Calepinage du mur d’essai L’annexe 1 présente les photographies d’un montage de mur.

Figure 1 - Calepinage du mur d’essai

L’annexe 1 présente les photographies d’un montage de mur.

L’annexe 2 présente des courbes de température sur divers thermocouples obtenues au cours d’un essai de mur (voir courbes échauffement moyen et maxi).

Elles mettent en évidence des comportements typiques de températures de parois de blocs faisant apparaître les phases suivantes :

  • - élévation assez rapide de la température jusqu’à un palier situé un peu en dessous de la température T = 100 °C ;

  • - palier correspondant à la phase de vaporisation de l’eau (température du béton stabilisée pendant toute la phase) ;

  • - élévation à nouveau rapide de la température jusqu’à environ T = 350 °C.

- 9 -

2.2. Tableau des résultats de tenue au feu

Le tableau ci-dessous présente les principaux résultats obtenus :

 

Dimensions

   

Classe de

023-2

           

Date

des blocs

(L*l*h)

Type de

bloc

Groupe

EC 6

résistance NF P 12-

Degré

C.F.

Degré

P.F.

Degré

S.F.

N° du PV d'essai

Référence de

reconduction

limite de

validité

 
  • 500 NF creux

x 100 x 200

   
  • 3 CSTB RS

B 40

0

h 30

1

h

-

99.050

 

-

20

*

juin 04

  • 500 NF plein

x 100 x 200

   
  • 1 CSTB

B 80

1

h 30

6

h

-

92.33345

SF.DE.02/2

12

mai 07

 

NF creux

               
  • 500 x 200 x 200

2

rangées

d'alvéoles

  • 3 CSTB RS

B 40

1 h 30
1
h 30

4

h

-

01.095

 

-

21

sept. 06

Configuration

 

NF creux

               

d’essais

murs non

  • 500 d'alvéoles

x 200 x 200

3

rangées

  • 3 CSTB RS

B40

EI 240

E 120

-

05.059

20

mai 10

porteurs

(9 alvéoles)

 
 

NF creux

               
  • 500 d'alvéoles

x 200 x 200

3

rangées

(9 alvéoles)

  • 3 04-117

B40

3

h

6

h

-

CSTB RS

(Fabemi)

 

NF creux

               
  • 400 apparent 1

x 200 x 200

1

rangée

d'alvéoles

  • 2 CSTB RS

P 60

2

h

6

h

-

01.096

 

-

25

sept. 06

   

NF creux

               
  • 500 x 150 x 200

1

rangée

d'alvéoles

  • 3 B 40

1

h 30

3

h

  • 4 h

CSTB

85.22776

AR 542/01.3

25

fév. 06

 

NF creux

               
  • 500 x 150 x 200

2

rangées

d'alvéoles

  • 3 B 40

2

h

6

h

  • 6 h

CSTB

85.22030

AR 542/00.3

07

mai 05*

 

NF creux

               

2

rangées

  • 500 alvéoles

x 200 x 200

(8 alvéoles

et parois

  • 3 B 40

3

h

6

h

  • 6 h

CSTB

85.22031

AR 542/00.3

19

juin 05*

épaisses)

 
 

NF creux

               
  • 500 x 200 x 200

2

rangées

d'alvéoles

  • 3 B40

2 h
2
h

6

h

h

CSTB

  • 6 RS02-096

Configuration

 

NF creux

               

d’essais

murs

  • 500 x 200 x 200

2

rangées

d'alvéoles

  • 3 RS05-005

B40

2

h

REI 120

EI 360

EI 360

CSTB

6 fév. 10

porteurs

(8 alvéoles)

  • 500 x 200 x 250

NF creux à emboîtement 2

 
  • 3 B 40

2

h

6

h

  • 6 h

CSTB

AR 542/01.2

14

août 06

2

rangées

91.31532

 

d’alvéoles

  • 500 NF perforé

x 150 x 200

   
  • 1 B 80

3

h

6

h

  • 6 h

CSTB

86.24014

02

/ 03

05

mars 07

  • 500 NF perforé

x 175 x 200

   
  • 1 B 80

4

h

6

h

  • 6 h

CSTB

86.24013

20

/ 03

23

mars07

  • 500 NF perforé

x 200 x 200

   
  • 1 B 120

6

h

6

h

h

  • 6 CSTB RS

97.023

02

/ 01

12

juin 07

  • 500 NF perforé

x 200 x 250

   
  • 1 B 80

3

h

6

h

  • 6 h

CSTB

90.30453

AR 542/01.2

29

nov. 05*

  • 400 NF plein

x 200 x 200

   
  • 1 B 160

6

h

6

h

  • 6 h

CSTB

93.35280

38020

26

oct. 08

*

Procès-verbaux valides jusqu'au 1 er avril 2011 en application de l'article 22 de l'arrêté du 22 mars 2004 relatif à la résistance au feu des produits et ouvrages. 1 Alvéoles non débouchantes. 2 Joint et about vertical central rempli.

- 10 -

Nota.

  • - Sauf indication contraire, le type de blocs NF creux à 2 rangées d’alvéoles signifie 6 alvéoles réparties sur 2 rangées.

-

L’épaisseur

des

parois

des

blocs

creux

est

de

17 mm ;

l’indication parois épaisses signifie supérieures à 20 mm.

  • - Contrairement aux murs porteurs, les murs non chargés ne possèdent pas de caractéristique de stabilité au feu ; ceci s’explique par le fait qu’ils ne concourent pas à la stabilité globale de l’ouvrage.

2.3. Analyse et commentaire

Le degré coupe-feu varie de 0 h 30 à 6 h selon l’épaisseur et le type de bloc (creux, perforé ou plein).

Les paramètres qui semblent ne pas avoir d’impact sur les caractéristiques sont les suivants :

  • - la classe de résistance pour un même type de blocs ;

Analyse concernant les blocs creux

  • - la hauteur des blocs ;

  • - la forme des abouts.

Les blocs creux d’épaisseur 200 mm ont fait l’objet de nombreux essais, desquels il ressort les éléments suivants :

-

le

nombre

de

rangées

d’alvéoles,

et

donc

de

parois

longitudinales, est un critère fondamental ;

  • - à épaisseur de parois identiques, le nombre d’alvéoles par rangée est indifférent ;

  • - degré

un

coupe-feu

de

2 heures

est

obtenu

en

bloc

de

200 mm :

 

.

soit

avec

des

blocs

à

6

alvéoles

à

parois

épaisses

.

(supérieures à 20 mm), soit avec des blocs à 8 alvéoles,

.

soit avec des blocs de parement à une rangée d’alvéoles (épaisseurs de parois de 30 mm) ;

  • - des degrés coupe-feu jusqu’à 4 heures peuvent être obtenus grâce à des blocs à 3 rangées d’alvéoles (9 alvéoles par exemple).

Les blocs perforés et pleins permettent d’obtenir des degrés coupe-feu compris entre 3 heures et 6 heures.

Comparaison entre murs porteurs et murs non porteurs

Nous ne disposons d’aucun essai strictement comparatif (à type et épaisseur de blocs identiques).

Néanmoins, les observations suivantes ont pu être faites dans le cas des blocs creux :

  • - les essais non chargés induisent des déformations importantes (bombement) ; mais l’absence de chargement permet au mur de conserver une certaine tenue, même lorsque la paroi extérieure des blocs est totalement dénaturée par le feu ;

- 11 -

  • - à l’inverse, les observations ont montré que les essais chargés induisent des déformations (bombement) beaucoup moins importantes dans le plan du mur ; en revanche, la présence d’une charge est reportée sur les éléments restants (cloison intermédiaire et paroi intérieure) lorsque la paroi extérieure des blocs est totalement dénaturée par le feu.

Dans chacun des cas, chargés et non chargés, il y a donc là deux effets contradictoires dont il est difficile de déterminer lequel est prédominant pour le résultat global.

Par ailleurs, deux essais réalisés en 2003 n’ont fait l’objet d’aucun rapport d’essai. Les résultats figurent dans le tableau ci-dessous :

                   

Date

Dimensions

des blocs

 

Type de

bloc

Groupe

EC6

Classe de résistance NF P 12-023-2

Degré

C.F.

Degré

P.F.

Degré

S.F.

N° du

PV

d'essai

Référence de

reconduction

limite

de

validité

   

Creux

               
  • 500 x 200 x 200

2

rangées

  • 3 B 60

1 h

1 h

1 h

-

-

-

d’alvéoles

Murs

                   

porteurs

creux

  • 500 x 200 x 200

2

rangées

  • 3 B 60

30 min

-

-

-

d'alvéoles

Ces deux essais ont fait apparaître une dégradation importante, en pied de mur, des deux premiers rangs avec désaffleurement des parois extérieures et ouverture de fissures. Une recherche destinée à expliquer ces deux résultats « aberrants » a motivé les expérimentations complémentaires réalisées au CERIB (voir chapitre 3).

- 12 -

3. Essais comparatifs sur blocs en béton (CERIB)

Il s’agit d’évaluer le comportement au feu de différents blocs béton provenant de 25 centres de production répartis sur le territoire national.

Les corps d'épreuve sont soumis à un feu normalisé en vue d’évaluer le critère d’isolation thermique selon l’arrêté du 22 mars

2004.

Les dispositifs d’essais sont décrits en annexe 3 avec le

positionnement des thermocouples, la description du matériel utilisé, la courbe de référence (ISO) température-temps.

Nous avons retenu dans ces expérimentations des blocs creux de dimensions 500 x 200 x 200 mm, pour les raisons évoquées au chapitre précédent. Il s’agit du type de bloc le plus largement utilisé et répandu en France.

Afin de compléter notre analyse, trois géométries ont également été retenues :

3.1. Identification des blocs

  • - 6 alvéoles réparties en 2 rangées ;

  • - 8 alvéoles réparties en 2 rangées ;

  • - 9 alvéoles réparties en 3 rangées.

Tous

les

blocs testés

répondent aux exigences des normes

NF EN 771-3 et NF P 12 023-2 et sont certifiés

3. Essais comparatifs sur blocs en béton (CERIB) Il s’agit d’évaluer le comportem ent au feu

. Les blocs

sont communément définis par un certain nombre de critères, parmi lesquels :

  • - dimensions et classe de tolérance dimensionnelle ;

  • - aspect de surface ;

  • - épaisseur minimale de paroi ;

  • - masses volumiques du béton et des blocs ;

  • - résistance caractéristique à la compression

  • - variation dimensionnelle (retrait-gonflement) ;

  • - etc.

Tous ces critères sont donc largement suffisants pour procéder à l’identification des produits, en particulier par rapport à leur classe de résistance.

Néanmoins, à titre exploratoire dans le cadre de cette étude, nous avons fait figurer les indications suivantes (voir tableau en annexe 6) :

  • - usine/département ;

-

nombre

de

rangées de

lames d’air et

d’alvéoles : dans ce

dernier cas, il s’agit du nombre total d’alvéoles ;

  • - épaisseur moyenne des parois externes et cloison médiane ;

- 13 -

-

poids moyen des blocs et masse volumique du béton ;

 

-

composition

du

béton

(sable/granulats/ciment/ajout

et

adjuvants) : type et quantité en pourcentage ou en masse.

L’indication NC signifie que l’information n’a pas été acquise (non mesurée par le laboratoire ou non fournie par le fabricant). En outre, nous avons mesuré ponctuellement en laboratoire la résistance en compression de certains lots de 3 échantillons (blocs à 6 et 8 alvéoles) afin de pouvoir déterminer la sensibilité du comportement au feu à ce paramètre (cf. § 3.4.3 et 3.4.4).

3.2. Répartition géographique de l’origine des blocs

La carte ci-dessous met en évidence la répartition géographique, et donc l’origine variée des granulats de blocs choisis et retenus dans le cadre des essais réalisés au CERIB.

- poids moyen des blocs et masse volumique du béton ; - composition du béton (sable/

Figure 2 – Localisation des usines de production concernées

- 14 -

3.3. Résultats des essais

Il

a

été

procédé à vingt-neuf essais. Pour chacun d’eux,

les

résultats présentés correspondent aux moyennes obtenues sur trois échantillons.

L’annexe 4 présente des courbes de température de blocs au cours des essais. Nous avons retenu, dans l’exemple, les essais des centres de production 1 à 14. L’allure de ces courbes est totalement similaire à celle des essais sur murs (voir annexe 2) et fait apparaître le plateau de la phase de vaporisation de l’eau. L’axe horizontal correspond à la température T = 160 °C et permet de déterminer une équivalence pour le degré coupe-feu. La température de 160 °C correspond à une élévation de 140 °C par rapport à la température ambiante.

Les tableaux complets des résultats en annexe 6 comportent, outre les données présentées en 3.1, les indications suivantes :

Durées

  • - Isolation thermique

à

140 °C

minimum : permet

de

déterminer la durée la plus courte mesurée par n’importe

quel

capteur

(celui

qui

subit le

premier une élévation de

le

température

de

140 °C) ;

c’est

critère que nous avons

retenu dans le paragraphe « Analyse et commentaires »

(§ 3.4).

 
  • - Isolation thermique à 140 °C moyenne : durée moyenne sur l’ensemble des capteurs.

  • - Isolation thermique à 140 °C maximum : durée la plus longue mesurée par n’importe quel capteur (celui qui subit le dernier une élévation de température de 140 °C).

Observations

 

Après la fin de l’essai, les différentes parois sont observées. La

manutention des blocs permet d’apprécier qualitativement la résistance résiduelle des parois.

L'annexe 5 présente des photographies de blocs après essais montrant le comportement de différentes parois.

3.4. Analyse et commentaires

3.4.1. Répétabilité de la mesure

Les essais 12 et 20 ont été réalis és dans les conditions suivantes :

  • - même dispositif d’essai ;

  • - même origine des blocs (même usine) ;

  • - même produit (nombre d’alvéoles identiques) ;

  • - fourniture décalée de 4 mois.

Les résultats (1 h 30 et 1 h 27) montrent que la répétabilité de l’essai est satisfaisante.

Nota. Il s’agit ici des mêmes blocs qui ont fait l’objet des deux résultats d’essais « aberrants » au CSTB (voir tableau § 2.3.).

- 15 -

3.4.2. Comparaison des résultats d’essais sur éléments (essais CERIB) et sur ouvrages (essais CSTB)

Des blocs de trois fabricants ont été testés à la fois au CERIB et au CSTB. Ils correspondent aux essais 3, 15 et 18. Le tableau ci- dessous fournit les valeurs comparatives obtenues :

N° essai CERIB

3

15

18

Nbre d’alvéoles

9

8

9

Durée 140 °C

2

h

1 h 42

2 h 49

Conditions d’essai CSTB

non chargé

chargé

non chargé

Degré CF

3

h

2 h

4 h

L’ordre des performances est le même, mais il n’existe pas de relation directe entre les deux types d’essais. Les essais sur éléments ont tendance à pénaliser le résultat puisque la diffusion de chaleur ne se produit pas sur un ouvrage complet (éléments + joints).

  • 3.4.3. Blocs

à 6 alvéoles (2 rangées de lames d’air)

Les durées sont comprises entre 1 h 12 et 1 h 52. L’étendue des

résultats

pour

tous

les

blocs

fabriqués à

partir

de

sable

et

de

gravier silico-calcaire est de 1 h 12 à 1 h 40 : il est donc clair que

d’autres facteurs que le type de granulat a un impact sur les

résultats. Par ailleurs, le résultat du bloc concerné par les deux résultats « aberrants » au CSTB est de 1 h 30 au CERIB, soit au milieu de la fourchette de tous les résultats de blocs à 6 alvéoles testés.

Ces essais permettent également d’analyser l’absence d’influence de la résistance en compression des blocs (lorsqu’elle a été mesurée individuellement), comme l’indique le graphique ci- dessous :

3.4.2. Comparaison des résultats d’essais sur éléments (essais CERIB) et sur ouvrages (essais CSTB) Des blocs

Il apparaît clairement que ce paramètre n’a pas d’impact sur le résultat.

  • 3.4.4. Blocs

à 8 alvéoles (2 rangées de lames d’air)

Les durées sont comprises entre 1 h 35 et 1 h 56. L’essai 15 est utile pour la comparaison essai sur élément/essai sur ouvrage (voir chapitre 3.4.2.).

- 16 -

Comme dans le cas des blocs à 6 alvéoles, la résistance à la compression n’a pas

Comme dans le cas des blocs à 6 alvéoles, la résistance à la compression n’a pas d’impact sur le résultat.

3.4.5. Blocs à 9 alvéoles (3 rangées de lames d’air)

Les durées sont comprises entre 2 h 06 et 2 h 51. Les essais 3 et 18 sont utiles pour la comparaison essai sur élément/essai sur ouvrage (voir chapitre 3.4.2.).

Influence du dosage en ciment : les essais 17 à 19 ont été réalisés sur des blocs de géométrie identique en provenance du même site de production. La seule différence est le dosage d’un même ciment (52.5R).

Essai

 

17

   

18

19

   

X

 

X + 10 %

X - 10 %

Dosage en kg Durée

2 h 35

     

2 h 49

2 h 53

Les résultats montrent qu’il

n’y

a

pas

de corrélation avec ce

paramètre. Le dosage en ciment (pour la place de ceux couramment utilisés dans l’industrie du bloc en béton) n’est donc pas un paramètre essentiel pour la tenue au feu.

3.4.6. Synthèse des résultats selon le nombre d’alvéoles

Les chapitres précédents montrent que ce paramètre est très pertinent pour expliquer le comportement au feu des ouvrages maçonnés. Le graphique ci-dessous résume l’ensemble des résultats :

Comme dans le cas des blocs à 6 alvéoles, la résistance à la compression n’a pas

- 17 -

Note complémentaire :

analyse minéralogique

Complémentairement aux essais présentés dans ce document, des analyses minéralogiques ont été confiées au Laboratoire Environnement et Minéralogie de l’École Supérieure de Géologie de Nancy. Elles ont consisté à procéder à des mesures de spectroscopie infrarouge en mode réflexion diffuse ainsi que des mesures par diffraction des rayons X.

Ces essais ont porté sur les éléments suivants provenant de quelques fabricants :

-

granulats de différentes origines géographiques ;

-

béton de blocs recueilli après essai de tenue au feu au CERIB.

Le principal objectif de cette analyse a été de déceler si une ou plusieurs phases minéralogiques spécifiques pouvaient expliquer des différences de résultat de tenue au feu. Nous avons ainsi

sélectionné, en particulier, les

granulats constituant le bloc

concerné par les 2 résultats « aberrants » au CSTB indiqués au

tableau du chapitre 2.3. Dans ce dernier cas, nous avons également intégré des granulats provenant de carrières différentes.

 

Les

mesures

mettent en évidence les phases minérales

suivantes :

 

-

quartz ;

-

calcite ;

-

kaolinite ;

-

sépiolite ;

en proportions très importantes pour les deux premières, ce qui est normal pour des granulats silico-calcaires. Aucune phase minéralogique spécifique n’a été décelée dans le cas des granulats constituant le bloc concerné.

- 18 -

4. Conclusion

L’étude a permis d’établir un point d’avancement sur les connaissances acquises dans le domaine du comportement au feu de murs en bloc de béton. Des essais ont été réalisés au CERIB sur des blocs représentatifs de la production nationale (500 x 200 x 200 classe B40). Les 25 centres de production retenus sont géographiquement répartis sur tout le territoire. La nature du sable et du gravier est principalement silico-calcaire.

Ces essais ont permis de mettre en évidence les points suivants :

Les résultats obtenus au CERIB sont plus pénalisants que ceux obtenus au CSTB, ceci est dû au fait qu’ils sont réalisés sur des éléments seuls et non des murs complets. Toutefois, la hiérarchie des résultats est conservée.

Bien

que

le

nombre

d’essais

concernant

le

sujet reste

globalement faible, la répétabilité des mesures au CERIB semble satisfaisante. Ni le dosage en ciment, ni la résistance en compression des

blocs n’ont d’influence sur le résultat final de la tenue au feu,

dans

la

limite

les blocs sont

résistance garantie.

conformes à leur classe de

Les essais montrent clairement que les résultats de tenue au feu sont meilleurs pour les blocs à 8 alvéoles (2 rangées) par rapport aux blocs à 6 alvéoles (2 rangées), et pour les blocs à 9 alvéoles (3 rangées) par rapport aux blocs à 8 alvéoles (2 rangées).

Pour la tenue au feu, les paramètres importants concernant la géométrie des blocs sont les suivants :

  • - d’abord, le nombre total de parois et de cloisons longitudinales ;

  • - à un degré moindre, le nombre de cloisons transversales.

 

L’origine des granulats n’est pas un critère prépondérant pour la tenue au feu : en effet, l’étendue des résultats obtenus sur des blocs fabriqués avec des granulats silico-calcaires est du même ordre de grandeur que celle obtenue lorsqu’on intègre toutes les origines (silice, basalte, laitier).

Aucune phase minéralogique spécifique n’a été décelée sur le bloc utilisé lors des essais de 2003 au CSTB. Il présente au CERIB des performances identiques à celles des autres blocs de même géométrie. Les résultats de 2003 n’ayant pas trouvé d’explication rationnelle, nous ne pouvons que les considérer comme aberrants au sens du DTU Feu.

Par conséquent, le caractère générique de l’identification des

blocs selon la conformité aux normes (marquage référentiel est confirmé.

blocs selon la conformité aux normes (marquage référentiel est confirmé.
blocs selon la conformité aux normes (marquage référentiel est confirmé. ) et au
)
)

et

au

- 19 -

En intégrant les conclusions évoquées ci-dessus et les essais réalisés au CSTB, il apparaît ainsi clairement que pour les blocs 500 x 200 x 200 :

seuls

les

blocs

creux

à

9

alvéoles

(3

rangées

de

3

alvéoles), de classe au moins B40, peuvent prétendre à un degré coupe-feu de 3 heures et plus (PV CSTB RS 05.059) ;

les blocs creux à 8 alvéoles (2 rangées de 4 alvéoles), de classe au moins B40, permettent d’obtenir un degré coupe- feu de 2 heures (PV CSTB RS 05.005) ;

les blocs creux à 6 alvéoles (2 rangées de 3 alvéoles), de classe au moins B40, permettent d’obtenir un degré coupe- feu de 1 h 30 (PV CSTB RS 01.095) ;

d’autres configurations de blocs peuvent permettre de viser des performances particulières (3 heures pour les 8 alvéoles à parois épaisses, soit supérieures à 20 mm, PV CSTB

85.22031).

Enfin, et dans le but de répondre à des questions souvent posées par les maîtres d’ouvrage et les contrôleurs techniques, il pourrait être utile d’engager une réflexion destinée à établir, par calcul ou équivalence, les performances d’ouvrages en maçonnerie de blocs de béton de grandes dimensions (cas des locaux de stockage, par exemple).

- 20 -

Annexe 1 – Montage d’un mur d’essai

Annexe 1 – Montage d’un mur d’essai Figure 1 - Mur en cours de montage Figure

Figure 1 - Mur en cours de montage

Annexe 1 – Montage d’un mur d’essai Figure 1 - Mur en cours de montage Figure

Figure 2 - Mur en cours d’essai

- 21 -

Figure 3 - Mur après refroidissement du côté exposé - 22 -

Figure 3 - Mur après refroidissement du côté exposé

- 22 -

Annexe 2 – Courbes de températures au cours d’un essai de mur

Annexe 2 – Courbes de températures au cours d’un essai de mur - 23 -
Annexe 2 – Courbes de températures au cours d’un essai de mur - 23 -

- 23 -

- 24 -

- 24 -

Annexe 3 – Dispositif d’essais des blocs

Équipements des blocs

Chaque bloc est équipé de thermocouples type K :

  • - la

sur

face

exposée au feu

(réf. dc111 avec carré cuivre

à

l’extrémité) ;

 
  • - sur la ou les parois intermédiaires suivant la structure des blocs (réf cc1.5) ;

  • - un sur la paroi non exposée (réf. cc1.5).

Les schémas ci-dessous présentent les équipements des blocs en thermocouples ainsi que les positionnements des blocs dans le four :

Annexe 3 – Dispositif d’essais des blocs Chaque bloc est équipé de thermocouples type K :

Figure 1 – Exemple de positionnement des thermocouples sur les blocs à 6 alvéoles

Annexe 3 – Dispositif d’essais des blocs Chaque bloc est équipé de thermocouples type K :
Annexe 3 – Dispositif d’essais des blocs Chaque bloc est équipé de thermocouples type K :

Figure 2 – Exemple de positionnement des thermocouples sur blocs à 3 lames d’air et 9 alvéoles

Annexe 3 – Dispositif d’essais des blocs Chaque bloc est équipé de thermocouples type K :

Figure 3 – Exemple de disposition des blocs dans le four, vue de dessus faces exposées

- 25 -

Dispositif d’essai et mode opératoire

Le four d’essai (figures 4 à 6) est muni de quatre brûleurs à gaz pilotés de manière automatique au moyen de thermocouples à plaque (1 par brûleur). La consigne correspond à la courbe normalisée (courbe figure 7). Les thermocouples à plaque sont disposés à 100 mm de la paroi des éléments à tester.

Les éléments à tester au feu, placés horizontalement dans le four, reposent sur différents supports. Un isolant en laine minérale assure l’étanchéité au feu autour des éléments. La température ambiante est maintenue à l’aide d'un extracteur d'air.

Nota

Les

blocs

ont

été

préalablement

exposés en salle

conditionnée de sorte qu’ils aient atteint leur état d’équilibre avant l’essai.

Les surfaces exposées au feu ont été observées au travers des hublots (4 par porte) et après refroidissement du four.

Des observations et photographies ont été réalisées après essai (après refroidissement du corps d'épreuve).

LLeess mmaattéérriieellss uuttiilliissééss sont :

  • - thermocouples à plaque (pilotage du four) : marque : CIM N° 26210504 ;

  • - programmateur de four : marque : EUROTHERM ;

  • - type 2400 Centrale d’acquisition de données :

marque : EUROTHERM, type 2500, précision : MAX (1 °C ; 0,2 % de la mesure).
marque : EUROTHERM,
type 2500,
précision : MAX (1 °C ; 0,2 % de la mesure).

Figure 4 – Schéma du four d’essai

- 26 -

Figures 5 et 6 – Photographies du dispositif d’essai Figure 7 – Courbe de référence température
Figures 5 et 6 – Photographies du dispositif d’essai Figure 7 – Courbe de référence température

Figures 5 et 6 – Photographies du dispositif d’essai

Figures 5 et 6 – Photographies du dispositif d’essai Figure 7 – Courbe de référence température

Figure 7 – Courbe de référence température – temps (ISO) et enregistrement des températures des thermocouples à plaque (pilotage du four)

Figures 5 et 6 – Photographies du dispositif d’essai Figure 7 – Courbe de référence température
Thermocouples à plaque
Thermocouples
à plaque

Thermocouples de surface avec protections

Série de 3 blocs
Série
de 3
blocs
Figures 5 et 6 – Photographies du dispositif d’essai Figure 7 – Courbe de référence température
Calfeutrement
Calfeutrement

Figure 8 – Positionnement des blocs dans le four

- 27 -

Annexe 4 – Courbes de températures au cours des essais de blocs

Annexe 4 – Courbes de températures au cours des essais de blocs - 28 -
Annexe 4 – Courbes de températures au cours des essais de blocs - 28 -
Annexe 4 – Courbes de températures au cours des essais de blocs - 28 -

- 28 -

- 29 -
- 29 -

- 29 -

Annexe 5 – Exemples d’observation des parois après essais sur blocs

Paroi intermédiaire fissurée Paroi Parois non exposée exposées dénaturée résistantes Paroi exposée dénaturée mais résistante
Paroi
intermédiaire
fissurée
Paroi
Parois non
exposée
exposées
dénaturée
résistantes
Paroi exposée
dénaturée
mais résistante

Figure 1 – Exemple de blocs après refroidissement et soumis au feu durant 120 min

Annexe 5 – Exemples d’observation des parois après essais sur blocs Paroi intermédiaire fissurée Paroi Parois

Figure 2 – Exemple de blocs de granulats à prédominance calcaire après refroidissement et soumis au feu durant 120 min

- 30 -

Paroi exposée non dénaturée, mais peu résistante Parois non exposées résistantes et non détériorées
Paroi exposée
non dénaturée,
mais peu
résistante
Parois non
exposées
résistantes et
non
détériorées
Paroi exposée non dénaturée, mais peu résistante Parois non exposées résistantes et non détériorées Figure 3

Figure 3 – Exemple d’un bloc de granulats à prédominance sillico-calcaire soumis au feu durant 120 min et après refroidissement

Paroi exposée non dénaturée, mais peu résistante Parois non exposées résistantes et non détériorées Figure 3
Figure 4 – Même bloc, après manipulation de la paroi exposée Parois exposées résistantes Parois exposées
Figure 4 – Même bloc, après manipulation de la paroi exposée
Parois
exposées
résistantes
Parois
exposées
détériorées

Figure 5 – Exemple de séries de blocs soumis au feu

- 31 -

Annexe 6 – Tableaux récapitulatifs des résultats d’essais CERIB sur blocs 500 x 200 x 200

Essais 1 à 8

Essai

 

1

 

2

 

3

 

4

 

5

 

6

 

7

 

8

Usine

Béziers

Nîmes

Donzère

 

Laon

Bordeaux

Geneston

Ukange

Rixhem

Département

 

34

 

30

 

26

 

59

 

33

 

44

 

57

 

57

Nbre de

               

rangées de

 

2

 

3

 

3

 

2

 

2

 

2

 

2

 

2

lames d’air

               

Nbre total

               

d’alvéoles

 

6

 

9

 

9

 

6

 

6

 

6

 

6

 

6

Épais. moy.

               

paroi externe

 

17,8

 

18,1

 

16,2

 

17,5

 

16,2

 

19,1

 

16,6

 

18,5

mm

               

Épais. moy.

               

cloison

 

17,9

 

17,4

 

16

 

18,6

 

14,5

 

18,8

 

16,7

 

16,4

médiane mm

               

Poids moy. kg

 

18,5

 

19,6

 

18,2

 

17,5

 

17

 

17,6

 

17,1

 

17,1

Masse vol. béton kg/m 3

2

048

 

1 847

1 965

2

071

2

138

 

1 924

2

088

2

011

Nature sable

Basalte

SilicCalc

SilicCalc

Calcaire

SilicCalc

Siliceux

Laitier

SilicCalc

Quantité

47

%

 

43

%

 

NC

41,5 %

 

26

%

 

37

%

 

NC

 

NC

Nature gravier

Basalte

Calcaire

SilicCalc+

SilicCalc

SilicCalc

 

Niaise

Laitier

SilicCalc

Quantité

47

%

 

49

%

 

NC

52 %

 

65

%

 

54

%

 

NC

 

NC

Type ciment

52,5 R

52,5 R

52.5 R

52,5 N

52,5R

CPAHPR

52,5 N

52,5 R

Qt ciment

 

6 %

 

7,5 %

 

NC

 

5 %

 

5 %

 

6.8 %

 

NC

 

NC

Ajout

 

Sans

 

Sans

 

NC

 

Filler

 

Filler

 

Filler

 

Sans

Sans

Adjuvant

 

Sans

 

Sans

 

NC

Sans

 

Oui

 

Oui

 

Sans

Sans

Date essai

28/09/04

28/09/04

28/09/04

5/10/04

5/10/04

5/10/04

12/10/04

12/10/04

Isolation therm. à 140° mini

1

h 51

2

h 29

 

2 h

1

h 33

1

h 12

1

h 33

1

h 50

1

h 16

Isolation therm.

1

h 55

2

h 33

2

h 09

1

h 33

1

h 18

1

h 34

1

h 50

1

h 20

à 140° moy. Isolation therm. à 140° maxi

2

h 20

2

h 48

2

h 09

2

h 02

1

h 29

1

h 46

2

h 06

1

h 36

 

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Observations

exposée

exposée

après

peu

exposée fissurée,

exposée fissurée,

exposée fissurée,

exposée fissurée,

exposée fissurée,

non pas

exposée fissurée,

refroidissement

fissurée,

fissurée,

dans le four

le béton

le béton est dénaturé

le béton est dénaturé

le béton est dénaturé

le béton est dénaturé

le béton est dénaturé

le béton

le béton est dénaturé

se tient

se tient

             

Paroi

 

Observations

après sortie

du four

Cloison

centrale peu

endommagée

Paroi

exposée

désagrégée.

Cloison

centrale

fissurée

Paroi

exposée

désagrégée.

Cloison

centrale

fissurée

Paroi

exposée

désagrégée.

Cloison

centrale

fissurée

Paroi

exposée

désagrégée.

Cloison

centrale

fissurée

Paroi

exposée

désagrégée.

Cloison

centrale

fissurée

exposée

peu

désagrégée.

Cloison

centrale non

fissurée

Paroi

exposée

désagrégée.

Cloison

centrale

fissurée

Paroi(s) non

Reste

Reste

Reste

Moins

Moins

Moins

Reste

Moins

exposée(s)

résistante

résistante

résistante

résistante

résistante

résistante

résistante

résistante

Niaise : roche métamorphique (ni silico, ni calcaire)

- 32 -

Essais 9 à 16

Essai

 

9

 

10

 

11

 

12

 

13

 

14

 

15

 

16

   

St

             

Usine

Georges

Piolenc

Vedene

Puiseux

La Garde

 

Redon

Cavaillon

Salsogne

Département

 

28

 

84

 

84

 

95

 

13

 

35

 

13

 

02

Nbre de

               

rangées lames

 

2

 

2

 

2

 

2

 

2

 

2

 

2

 

2

d’air

               

Nbre total

               

d’alvéoles

 

6

 

8

 

8

 

6

 

6

 

6

 

8

 

8

Épais. moy.

               

paroi externe

 

17,5

 

18,8

 

18,2

 

17,6

 

18,5

 

18.5

 

17,5

 

17,3

mm

               

Épais. moy.

               

cloison

 

17,8

 

17,7

 

17,2

 

17,3

 

18,0

 

18.1

 

17,5

 

17,6

médiane mm

               

Poids moy. kg

 

16,1

 

17

 

17,7

 

17,2

 

17,9

 

16.5

 

17.5

 

17,1

Masse vol. béton kg/m 3

 

1 911

 

1 849

 

1 884

 

-

 

-

 

1 930

 

1 950

 

1 930

Nature sable

SilicCalc

SilicCalc

Calcaire

SilicCalc

SilicCalc

SilicCalc

SilicCalc

SilicCalc

Quantité

 

43

%

 

40

%

47.5

%

 

50

%

 

39

%

 

35

%

 

37

%

 

40

%

Nature gravier

 

Silex

SilicCalc

Calcaire

SilicCalc

SilicCalc

SilicCalc

SilicCalc

SilicCalc

Quantité

 

51

%

 

54

%

46.5

%

 

50

%

 

61

%

 

65

%

 

55

%

 

60

%

Type ciment

 

52.5 R

 

52,5 R

 

52,5 R

 

52.5

 

52,5 R

 

42.5 II

52,5 R

52,5 R

Qt ciment

 

6 %

 

6 %

 

6 %

 

6.9 %

 

5.9 %

 

6.4 %

 

6.1 %

 

5,5 %

Ajout

 

Oui

 

Non

 

Non

 

Filler

 

Non

 

Filler

 

Filler

 

Filler

Adjuvant

 

Oui

 

Non

 

Non

 

Non

 

Oui

 

Non

 

Non

 

Oui

Date essai

12/10/04

29/10/04

29/10/04

21/12/04

21/012/04

21/12/04

18/01/05

18/01/05

Isolation therm. à 140° mini

1

h 23

1

h 56

1

h 35

1

h 30

1

h 40

1

h 37

1

h 42

1

h 36

Isolation therm.

1

h 23

1

h 56

1

h 35

1

h 33

1

h 40

1

h 45

1

h 41

2

h 12

à 140° moy Isolation therm. à 140° maxi

1

h 35

1

h 58

1

h 36

1

h 33

1

h 45

1

h 45

2

h 12

2

h 16

 

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Observations

exposée

exposée

exposée

exposée

exposée

exposée

exposée

exposée

après

fissurée, le

fissurée, le

fissurée, le

fissurée, le

fissurée, le

fissurée, le

fissurée, le

fissurée, le

refroidissement

béton est

béton est +

béton est

béton est +

béton est

béton est

béton est

béton est

dans le four

dénaturé

dénaturé

dénaturé

dénaturé

dénaturé

dénaturé

dénaturé

dénaturé

 

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Paroi

Observations

après sortie

du four

exposée

désagrégée.

Cloison

exposée +

désagrégée.

Cloison

exposée

désagrégée.

Cloison

exposée +

désagrégée.

Cloison

exposée

désagrégée.

Cloison

exposée

désagrégée.

Cloison

exposée

désagrégée.

Cloison

exposée

désagrégée.

Cloison

centrale

centrale +

centrale

centrale est

centrale

centrale

centrale

centrale

fissurée

fissurée

fissurée

+ fissurée

fissurée

fissurée

fissurée

fissurée

Paroi(s) non

Moins

Reste

Reste

Moins

Reste

Reste

Reste

Reste

exposée(s)

résistante

résistante

résistante

résistante

résistante

résistante

résistante

résistante

- 33 -

Essais 17 à 24

Essai

 

17

 

18

 

19

 

20

21

 

22

 

23

 

24

         

Bernière

     

Usine

 

Lagny

 

Lagny

 

Lagny

Puiseux

s/Seine