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des métiers, à commencer par les tarifs (dont le cycle Capturer les barricades,
des renégociations rythme les grèves ouvrières), les
oublier les barricadeurs.
conseils de prud’hommes (dont on réclame la
réforme égalitaire), ou encore les sociétés de com- À la recherche de l’intention énigmatique
pagnonnage (en tant que lieux de socialisation, de du daguerréotypiste retrouvé de Juin 18481
solidarité et de résistance). C’est en effet à partir de
ces expériences que les idées d’une république uin fut une commotion. Et déjà par sa
sociale et démocratique surgissent et évoluent. En
opérant ce renversement des perspectives historio-
graphiques classiques proposé par M. Riot-Sarcey,
«J radicalité sociale. Ces clichés sont une
manière de le signifier en éternisant
l’histoire d’une rue, de son unité et de ses amitiés.
on pourrait parvenir à montrer dans quelle mesure Comme une adresse lancée à la postérité »
la Commission du Luxembourg de 1848, grâce aux (p. 127). Noyées au milieu du neuvième et dernier
ouvriers, fut une expérience d’apprentissage social chapitre, représentatives d’une plume directe, ces
et politique, voire républicain, pour des théoriciens quatre phrases illustrent l’énorme ambition
comme Louis Blanc ou Constantin Pecqueur. qu’Olivier Ihl accorde aux trois daguerréotypes
appréhendés en objets sociaux qu’il se propose de
Jusqu’ici, on a surtout fait référence aux deux situer dans un espace social, mais aussi culturel et
premières parties du livre. Si, dans les chapitres politique. Dans sa Barricade renversée, ce spécia-
consacrés au Second Empire, à la Commune et à liste des modalités de la conception républicaine
la Troisième République, le livre demeure structuré de la représentation politique se pose bien en
autour des resurgissements de l’expérience de 1848, récepteur curieux et rigoureux de cette mysté-
la manière de raconter tend à changer : elle devient rieuse adresse iconographique. Il s’attelle à l’his-
plus linéaire ainsi que les jeux de résonances plus toriciser, à la déchiffrer par une efficace mise en
sourds. D’ailleurs, à la fin, « la république sociale récit qui, par son rythme, ne va pas sans faire
n’est plus qu’une fantasmagorie de l’histoire » penser à celle des scénaristes des séries policières
(p. 291), l’idée de république se fait de plus en plus contemporaines. Une enquête que l’auteur, en
univoque, le prolétariat semble se destiner à filant la métaphore photographique, n’hésite pas
l’abandon d’une organisation autonome et également à « assimiler, la chimie en moins, à un
« l’œuvre souterraine de l’émancipation ouvrière se développement historique » (p. 60).
déplace et se poursuit ailleurs, notamment à Saint-
Pétersbourg en octobre 1905 » (p. 290). Un doute
vient à l’esprit : peut-être que le socialisme d’après Charles-François Thibault, daguerréotypiste des
la Commune ne peut être compris qu’à l’échelle barricades du faubourg du Temple
européenne. Il s’agirait de repenser, à partir des
discontinuités, les continuités souterraines étouf- « Histoire d’une photographie », d’abord. Ou
fées par la « fabrique de l’histoire » des courants plutôt, derrière ce sous-titre simplificateur et ana-
divergents du socialisme. 18 mars 1871-17 mars chronique, histoire d’un film photographique,
1921 : un demi-siècle exact sépare la proclamation histoire de la série de trois daguerréotypes pris les
de la Commune de la fin de la répression de Kron- 25 et 26 juin 1848 d’une rue de l’Est populaire
stadt, en passant par les soulèvements ouvriers dans parisien en insurrection. C’est cette histoire qui
toute l’Europe, par les débats grâce auxquels révi- s’avère la plus réussie. Le retour aux objets, aux
sionnistes et léninistes ont renversé la logique de plaques de cuivre, où O. Ihl découvre un minus-
la révolution sociale et par la trahison du pacifisme cule poinçon désignant « Daguerreotype Riche-
internationaliste perpétrée par la presque totalité bourg à Paris quai de l’Horloge 69 », lui permet
des partis socialistes. Cette histoire européenne de corriger sévèrement ce que les historiens de
reste à penser, et les intuitions de M. Riot-Sarcey l’art ou autres spécialistes de la photographie
ainsi que ses mises en discussion méthodologiques croyaient savoir de ces clichés aujourd’hui
peuvent servir d’inspiration féconde. conservés pour deux d’entre eux au Musée
d’Orsay et pour le troisième, souvent oublié,
Andrea Lanza – au Musée Carnavalet. Par l’exploitation des
Université de Toronto sources journalistiques, cadastrales et notariées,

1. À propos d'Olivier Ihl, La barricade renversée. Histoire d'une photographie. Paris 1848, Vulaines-sur-Seine,
Éditions du Croquant, 2016 (Champ social), 148 p., illustrations.

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exploitation digne des meilleurs historiens des de juin 1848. Rétablir l’identité de ce quadragé-
espaces sociaux parisiens, l’auteur apporte effec- naire et inventeur parisien, qui une dizaine
tivement trois correctifs fondamentaux. d’années plus tôt avait déposé un brevet portant
sur une échelle à incendie, l’inscrire dans une
D’une part, en juillet 1848, loin d’être une nébuleuse scientifico-industrielle sensible aux
première, la traduction sous forme de gravures de nouvelles formes de représentation artistiques et
deux de ces daguerréotypes dans L’Illustration politiques, voilà un acquis définitif de La barricade
s’inscrit dans la vogue du recours à ce procédé renversée.
technique par une presse occidentale qui offre
depuis quelques années à ses lecteurs des repré-
sentations des manifestations politiques se vou- De l’ancrage socio-spatial du daguerréotypiste
lant plus réalistes ou objectives. Il faut donc amateur
pousser un peu plus loin si, comme encore récem- « Histoire d’une rue, de son unité, de ses ami-
ment dans la thèse citée de Thierry Gervais1, l’on tiés », ensuite. Si l’on ne peut souscrire à l’idée
souhaite remonter aux origines du photorepor- que ces trois images éterniseraient l’histoire du
tage politique, à sa préhistoire. Puisque, à l’image haut de la populaire rue du Faubourg-du-Temple,
de The Illustrated London News outre-Manche, il n’en demeure pas moins qu’elles possèdent le
L’Illustration publie dès sa première année d’exis- mérite d’avoir piqué la curiosité du chercheur qui,
tence, en 1843, une gravure d’après daguerréotype à son tour, tente effectivement de reconstruire une
des troubles politiques au Mexique ou encore, en telle histoire afin de placer les barricades photo-
avril 1848, du rassemblement chartiste de graphiées dans l’épaisseur historique d’un espace
Kennington Common. En outre, les barricades social. Ici, l’histoire spatiale de ce fragment de rue,
immortalisées ne sont point, comme le suggèrent l’histoire de son urbanisation, s’avère plus
les légendes de L’Illustration et désormais du convaincante ou, surtout, plus originale qu’une
Musée d’Orsay, celles également nombreuses de histoire de l’industrialisation et de la politisation
la rue Saint-Maur-Popincourt, mais trois barri- du quartier qui se limite à rappeler davantage les
cades érigées au travers de la douce pente de la noms que les itinéraires de quelques figures célè-
rue du Faubourg-du-Temple, aux intersections bres dont les liens avec les protagonistes des
avec la rue Bichat, le passage de Joinville – depuis daguerréotypes et des barricades ne sont jamais
supprimé par le percement haussmannien de véritablement établis.
l’avenue Parmentier – et la rue Saint-Maur !
En revanche, à nouveau principalement grâce
Enfin, grâce à cette relocalisation de la scène à l’usage d’actes notariés, O. Ihl exhume avec brio
représentée, ces clichés effectués depuis une les stratégies matrimoniales et économiques de
chambre du troisième étage du 92 de la rue du quelques familles de maraîchers s’investissant
Faubourg-du-Temple n’apparaissent plus comme dans une forme d’urbanisation typiquement fau-
l’œuvre d’un professionnel, mais comme celle bourienne qui, malgré la prudente hypothèse qui
d’un amateur vraisemblablement initié à cette séduit l’auteur (p. 33), n’a généralement rien d’un
« science mondaine » par son ami daguerréoty- projet phalanstérien d’inspiration fouriériste. Face
piste Pierre-Ambroise Richebourg. La démonstra- à la pression démographique, quoique plus tardi-
tion ne permet plus d’en douter : c’est le locataire vement que des collègues extra-muros – mais cela
de cette chambre, Charles-François Thibault, pré- ouvrirait vers une discussion trop longue –, ces
sent auprès de Richebourg lorsque celui-ci réali- maraîchers se convertissent à la spéculation
sera seulement quelques mois plus tard un immobilière en ouvrant sur leurs jardins des voies
daguerréotype d’un ami commun mettant en à urbaniser perpendiculairement au faubourg.
route sa nouvelle machine à vapeur dont ils cher- C’est le cas du riche jardinier Jean-Pierre Piver,
cheront ensemble à exploiter la commercialisa- dont la mémoire est encore aujourd’hui conservée
tion, c’est donc ce fils d’un garçon de caisse du par le nom du passage qu’il ouvrira à partir de
troisième arrondissement qui se cachait jusqu’ici l’emplacement de la maison dans laquelle il loue
derrière la simple signature de Thibault qui une chambre à son ami Thibault qui – pourquoi
accompagne ces trois daguerréotypes des journées pas en contrepartie de quelques mois de loyer

1. Thierry Gervais, « L'illustration photographique : naissance d'un spectacle de l'information, 1843-1914 », thèse
de doctorat en histoire et civilisations, Paris, EHESS, 2007.

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difficiles à payer en ce temps de crise écono- très futur engagement dans la pédagogie philan-
mique – lui cède les deux daguerréotypes repro- thropique auprès d’ouvriers, l’auteur suppose un
duits sous forme de gravure par L’Illustration et peu rapidement qu’il s’agit d’un vieux « scienti-
désormais consultables au Musée d’Orsay. C’est fique aspirant à un socialisme républicain »
le cas aussi de Thibault lui-même qui, comme (p. 139), pourquoi ce président d’un éphémère
Piver, se marie dès l’année suivante à la fille d’une « Club fraternel du faubourg du Temple », qui
famille aisée de maraîchers locaux, les Dulac, de néanmoins se proclame très tôt publiquement
qui il héritera vite des terres qu’il lotira à Saint- contre un éventuel droit constitutionnel d’insur-
Mandé où, toujours en 1849, il déménage et rection, décide-t-il de faire publier un film
devient conseiller municipal. Dommage qu’O. Ihl daguerréotypique qui présente la répression de
n’ait pas trouvé le temps ou la place pour en dire Juin comme la libération républicaine d’une ville
davantage sur cette opération spéculative. prise en otage par « une insurrection contre la
République » (p. 77) ? Un film où, à des barri-
cades vides, succède la fraternisation festive entre
Au-delà de la commotion, la légitimation d’une voisins et forces répressives.
République antirévolutionnaire ?
Histoire d’une « commotion », enfin. Celle C’est le paradoxe qui existerait entre la
que l’insurrection populaire de Juin – dont l’his- volonté de magnifier la rue populaire et la volonté
toriographie récente ne retient malheureusement de « défendre le suffrage universel » (p. 123)
pas l’attention de l’auteur – aurait provoquée chez contre une insurrection qui ne le reconnaîtrait
Thibault. Histoire donc, éminemment ambitieuse, pas, c’est le désir qu’aurait Thibault de légitimer
d’une subjectivée confrontée à l’événement pour la répression tout en disculpant les insurgés
laquelle, d’emblée, le mot « commotion » semble qu’O. Ihl croit surmonter par le maniement
peu approprié puisque les trois daguerréotypes quelque peu hésitant et confus des mots de « com-
viennent justement prouver que la conscience de motion » ou de « rupture ». Il convient ici de le
leur opérateur n’est point paralysée par ce qu’il citer longuement : « On peut voir les daguerréo-
observe, voire capture, au sens fort du terme. Sont types de Thibault comme l’expression du soula-
une nouvelle fois très convaincants les propos sur gement du monde bourgeois devant le
l’originalité de ces daguerréotypes par rapport à renversement des barricades. Mais l’image prend
la majorité des représentations iconographiques aussi parti pour légitimer l’entrée des masses en
et scripturaires qui, aux lendemains de l’affronte- politique. [...] La rue prolétaire avait désormais
ment, circulent dans un espace public restreint droit à son image. La représentation était rendue
quasiment à la seule participation des vain- à sa valeur républicaine. [...] Comme si juin 1848
queurs1 : « son objectif est posé derrière les lignes avait été dans ce parcours non un point de départ
défendues par les insurgés et non, comme nombre mais un point d’arrivée, la fin d’un rêve, celui de
de descriptions littéraires ou lithographiques, à réconcilier la science et la politique. La représen-
l’arrière des troupes du général Lamoricière » tation classique ? Elle déterminait un rapport à
(p. 54). l’autorité et à la vérité que le jeune inventeur
engagé avait combattu. Résolu, le républicain ne
Si cette représentation ne se pose donc pas voulait plus en dépendre. Mais, déçu par la radi-
« sur les épaules du général » (p. 51) pour décrire calisation du monde ouvrier, il avait pris ses dis-
son renversement des barricades en exagérant leur tances. Si Thibault a cherché à rendre publiques
hauteur et leur résistance pour valoriser la bra- de telles images, c’est peut-être d’abord pour
voure des forces de l’ordre, si « la photographie, signifier à son entourage qu’une rupture, en lui,
elle, n’a pas de préjugé », il n’en demeure pas s’était produite. En publiant dans un journal
moins que « le photographe peut en nourrir » comme L’Illustration l’image d’une barricade ren-
(p. 55). Or, c’est cette motivation du daguerréo- versée, Thibault montrait la fin de sa république »
typiste amateur qui hante profondément l’enquête (p. 129-130). Sauf que non seulement Thibault
ihlienne. Pourquoi cet habitant d’une rue popu- lègue une représentation d’une « rue prolétaire »
laire dont, à partir de l’ancien positionnement sans prolétaires, d’une rue barricadée sans barri-
politique d’un ami de son ami Richebourg et d’un cadeurs, mais qu’en outre, l’insurrection résulte

1. Emmanuel Fureix, « De “l'autel de l'anarchie” au Golgotha : la barricade de juin 1848 en représentation », dans
Alain Corbin, Jean-Marie Mayeur (dir.), La barricade, Paris, Publications de la Sorbonne, 1997, p. 221-223.

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moins de la radicalisation ouvrière que du tour- par les daguerréotypes, mais aussi sans doute de
nant conservateur d’anciens et nouveaux républi- vérifier si Pompon, Piver et, surtout, Thibault
cains plutôt bourgeois qui, contrairement aux font, comme il est probable, partie des dizaines,
républicains et « socialistes fraternitaires »1 de la voire des centaines de milliers de Parisiens qui
décennie 1840, ne réclamaient qu’une extension témoignent à la barre ou signent attestations et
du corps électoral ou un suffrage semi-universel. pétitions pour sauver leurs voisins d’une condam-
Le tiraillement pourrait dès lors être moins celui nation à la transportation algérienne3. Avec un
de Thibault que celui de son historien. peu de chance, O. Ihl serait tombé sur des récits
qui permettent de comparer aussi la représenta-
À moins que ces expressions de rupture du tion surplombante de Thibault à celles qui se per-
soi et de commotion ne soient la marque de chent non plus « sur les épaules d’un général »,
l’humilité de l’auteur face à l’impossibilité de mais sur les épaules d’un insurgé4.
résoudre « l’énigme d’une intention » (p. 80)
en définitive insoluble. Ne faut-il pas lire une
seconde trace d’une telle humilité dans les
Alexandre Frondizi –
Centre d’histoire de Sciences Po
points suspensifs – « Elle s’appelait Pauline
Pompon... » – par lesquels O. Ihl (ne) clôt (pas)
l’épilogue de son livre ? Épilogue dans lequel est
développée une tout aussi énigmatique compa-
raison entre la veron’ikon de la Sainte Face Une histoire de la constitution politique
recueillie par sainte Véronique, patronne des du travail5
blanchisseuses et des photographes, et le daguer-
réotype conservé au Musée Carnavalet où, à la es innombrables réformes de la sécurité
fenêtre du troisième étage d’un immeuble voisin,
se distingue une jeune lingère au bonnet blanc qui
regarde en direction de Thibault (p. 140-141).
L sociale, du marché du travail, de la négo-
ciation collective ou de la représentation des
salariés qui se succèdent depuis la fin des années
« Inconscient optique » benjaminien, cette appa- 1980 sont souvent présentées comme un moyen
rition féminine et populaire révélerait dès lors de préserver le « modèle social français » face à la
aussi la face cachée d’une conception républicaine pression combinée du chômage et de la concur-
de la citoyenneté qui la limite à l’expression élec- rence internationale. Dans une veine similaire à
torale et, jusqu’à leur incorporation à la citoyen- celle de son collègue Bernard Friot, qui dirige la
neté seulement un siècle plus tard, cantonne les collection « Travail et salariat » dans laquelle est
femmes au rôle de spectatrices2. Il est toutefois publié l’ouvrage, Claude Didry, sociologue, direc-
fort étonnant que l’auteur ait en quelque sorte teur de recherches au CNRS et membre du Centre
reproduit cette conception de Thibault en se refu- Maurice-Halbwachs, prend ses distances avec ce
sant de consulter, parmi les quelque 11 000 dos- sens commun réformateur qui assimile le travail
siers judiciaires des inculpés d’insurrection, ceux à l’emploi, subordonne le droit du travail aux
des individus domiciliés dans le haut du Fau- politiques de lutte contre le chômage et accrédite
bourg-du-Temple. Cela lui aurait permis non seu- l’idée de « rigidité » du droit du travail. En
lement de retrouver les figures d’insurgés effacées s’appuyant sur une synthèse de ses recherches, il

1. Andrea Lanza, All'abolizione del proletariato ! Il discorso socialista fraternitario, Parigi 1839-1847, Milan, Franco
Angeli, 2010. En français, cf. la recherche doctorale dont cet ouvrage est issu : « La recomposition de l'unité
sociale : étude des tensions démocratiques chez les socialistes fraternitaires (1839-1847) », thèse de doctorat
en études politiques, Paris, EHESS, 2006.
2. Maurizio Gribaudi, Michèle Riot-Sarcey, 1848, la révolution oubliée, Paris, La Découverte, 2008 ; Samuel Hayat,
Quand la République était révolutionnaire. Citoyenneté et représentation en 1848, Paris, Seuil, 2014.
3. Louis Hincker, Citoyens-combattants à Paris, 1848-1851, Villeneuve d'Ascq, Presses Universitaires du Septen-
trion, 2008 ; Laurent Clavier, « “Quartier” et expériences politiques dans les faubourgs du nord-est parisien en
1848 », Revue d'histoire du XIXe siècle, 33, 2006, p. 121-142.
4. Alexandre Frondizi, « Entre le “village” et la Ville : l'itinéraire politique de Martin Eugène Deloris à l'épreuve
de Juin 1848 », dans Julien Bouchet, Côme Simien (dir.), Les passeurs d'idées politiques nouvelles au village.
De la Révolution aux années 1930, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2015, p. 169-185 (cf.
infra le compte rendu de cet ouvrage par Déborah Cohen, p. 400-401).
5. À propos de Claude Didry, L'Institution du travail. Droit et salariat dans l'histoire, Paris, La Dispute, 2016
(Travail et salariat), 248 p.

❘ REVUE FRANÇAISE DE SCIENCE POLITIQUE ❘ VOL. 67 No 2 ❘ 2017

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