SOMMAIRE

ÉDITO (1 – 2) TRIBUNE (3-10)
p.1 : Jean-Pierre Saez Quand j’étais ministre de la Culture.
Culture, un temps de transition Conseil exceptionnel des anciens ministres

p.4 : Jacques Toubon
p.4 : Catherine Trautmann
p.5 : Catherine Tasca
p.6 : Jean-Jacques Aillagon
p.7 : Christine Albanel
p.8 : Aurélie Filippetti
p.9 : Fleur Pellerin

LE DÉSIR D’ÉVÉNEMENT
DOSSIER (11 – 69) p.33 : Bénédicte Dumeige p.54 : Jean-Marie Songy
Dossier coordonné par Lisa Pignot Les festivals du spectacle vivant : une galaxie Théâtre de rue : désir de gaieté, sentiment
et Jean-Pierre Saez d’acteurs aux pieds d’argile d’insécurité, esprit de liberté

p.12 : Olivier Ihl p.36 : Jules Desgoutte p.59 : Benoit Vreux
Commemoratio Annulé ! L’art au temps du terrorisme. Lettre à My

p.16 : Pascale Goetschel p.37 : Benoit Thiebergien p.63 : Stéphane Hoarau
La fabrique événementielle Agilité et créativité des festivals Fêter une date régionale, s’affirmer dans
un contexte national : la fêt kaf à l’île de
p.41 : Emmanuel Négrier La Réunion.
p.19 : Jean Blaise, Fazette Bordage
Le festival, ses publics et l’économie de la
L’événement : agitateur d’urbanité
création p.67 : Michel Agier
Le rite carnavalesque. Toujours recommencé,
p.25 : Christian Bernard
p.45 : Myriam Stoffen entre transgression et sédition
Capillarité vs Cymbales
La Zinneke : faire ville ensemble à travers les
différences
p.29 : Juliette Pinard, Elsa Vivant
La mise en évènement de l’occupation
p.51 : Nicolas Canova
temporaire : quand les lieux artistiques off Inscrire l’événement dans l’espace et le
inspirent les opérateurs in de la production temps
urbaine

BIBLIO (70-78) p.74 : Sylvia Girel
Le cosmopolitisme esthético-culturel des jeunes
p.71 : François Deschamps
Quelle évaluation pour la culture ? p.76 : Dominique Poulot
Histoire de la politique culturelle québécoise
p.73 : Sylvia Girel
Que recouvre le terme de « culture » pour les Français ?
COMMEMORATIO
Olivier Ihl

Se rappeler, n’est-ce pas la première condition pour désirer l’évènement ? L’idée serait facile à
admettre si le présent ne venait constamment déformer notre relation à l’Histoire. Il faut le
relever : à l’échelle d’un groupe social comme d’une nation, on parle plutôt de mémoire. Et celle-
ci s’avère forcément sélective et changeante. Pourtant, beaucoup attendent de ces évènements
commémorés qu’ils enseignent, autrement dit, qu’au revers de l’actualité, ils préparent l’avenir.

Revendiquer le passé ne se limite pas à un l’action de la société demeure essentielle. Ce phénomène est bien connu de la
exercice mental, celui par lequel chaque Elle ne tient pas, comme dans la lecture criminologie moderne. On lui doit, par
individu tente de retrouver ce qui lui est chère à Henri Bergson, au surgissement exemple, les limites du témoignage oculaire
arrivé personnellement, ni à simplement de «  souvenirs enfouis  » ni, comme le en matière de preuve sur le terrain pénal :
entretenir le lien qui le rattache à soutiennent la plupart des psychologues, il reflète un point de vue et des a priori au
l’évènement. Les controverses que suscitent « aux consciences » ayant fait « l’expérience moins autant que la scène d’homicide4.
tant de commémorations le montrent. Un de l’évènement »2. Elle se rapporte, en fait, L’interprétation ? Elle joue un rôle aussi
tel geste reste inséparable des groupes à des « cadres sociaux » : le sociologue décisif que l’expérience pour fixer le sens
sociaux et culturels qui s’y engagent. C’est les associe, pour sa part, à la famille, à la et la valeur d’un évènement remémoré.
pourquoi, assigner le passé suppose de se religion, aux classes sociales… C’est pourquoi il existe, sur un plan plus
référer à des « cadres de mémoire ». Des général, une histoire des commémorations
règles de mise en scène qui en disent plus (entendues ici comme les mises en scène
sur ceux qui font vivre une telle filiation que – rites, symboles, manifestations – qui
sur les faits portés en exemple. Essayons permettent d’indexer le présent à un passé
alors, ce constat posé, de saisir à quelles revendiqué).
lois de propagation peuvent bien obéir ces
lumières du passé. Depuis la Renaissance, cette commemoratio
constitue en Europe une dimension
 SE REMÉMORER privilégiée des politiques d’unification
culturelle. Dérivée du langage liturgique
(commemorare, c’est évoquer pour assigner
Si des conflits émaillent chaque mémoire sur une base collective), cette pratique
culturelle ou nationale, c’est en raison de désigne l’ensemble des dispositifs servant
représentations qui forment et déforment à fixer le mémorable dans une communauté
nos souvenirs, que ceux-ci soient vécus ou une institution. Les sciences sociales nous
directement ou non. Phénomènes ont appris que pour l’État ou les collectivités
d’opinion, ces représentations sont là pour locales, commémorer, c’est administrer ce
fixer les leçons du passé au présent. En rapport au passé. C’est reconstituer ce qui
somme, pour édifier nos contemporains. fut en partant de finalités présentes. On
On doit à un sociologue français, Maurice Figure 1 : 14 juillet 2012, affiche de la parlera même de politique symbolique
Halbwachs, d’avoir mis en évidence cette Mairie de Paris (détail), cliché personnel pour désigner cet enrôlement des savoirs
réalité  devant laquelle philosophes et et des opinions au service de représentations
psychologues restent trop souvent interdits : Ces cadres sociaux, ce sont donc des cherchant à sacraliser l’évènement. Pour
« la mémoire collective » est essentiellement matrices de signification qui, en exerçant chaque commemoratio, il est donc nécessaire
un processus de « reconstruction du passé ». une pression institutionnelle, poussent les d’analyser les récits et les pratiques qui
Elle consiste, explique-t-il, à « adapter individus à faire confiance au jugement la gouvernent, ceux qui permettent
l’image des faits historiques » aux croyances de leurs groupes de rattachement. Cette d’expérimenter la signification qui lui est
et aux attentes du présent1. Pour le dire distorsion peut aller jusqu’à opposer ce associée. Chacune de ces mises en scène
autrement, dans ce travail de mémoire, jugement à leurs propres aspirations3. donne lieu à des cérémonies (de caerimonia,

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les formes qui encadrent un rapport de justifiait l’obéissance réclamée de chaque
déférence). Leur objet est de consacrer une sujet. Si rois et peuples pouvaient écrire
date, une figure, voire une simple conduite, leurs annales, c’est toujours Dieu qui faisait
tous posés comme un héritage qui oblige. l’histoire. Il en fut ainsi jusqu’à ce que la
Essentielle à ce que l’anthropologue Robert sécularisation du pouvoir et l’irruption
Redfield désigne comme « l’organisation des masses sur la scène de l’Histoire n’en
sociale de la tradition »5, cette commemoratio décident autrement.
passe donc par des procédures spécifiques.
Elle s’énonce comme une expression, à   LA NATIONALISATION
la fois solennelle et pédagogique, de la
gratitude que les vivants doivent à certains DE LA MÉMOIRE
défunts ou symboles.
À partir de la fin du XVIIIe siècle,
Dans l’Europe chrétienne et monarchique, une autre ingénierie commémorative
les commanditaires attendaient de la se déploie en Europe. Une double
commemoratio qu’elle donne corps à abstraction la caractérise  : celle d’une
plusieurs prescriptions. Elle devait d’abord « opinion publique » à laquelle le suffrage
montrer la fidélité à une ancestralité universel va bientôt donner son expression
revendiquée. Il s’agissait le plus souvent de souveraine (la démocratie électorale) ; celle
mettre en évidence une filiation dynastique. Figure 2 : Hyacinthe Rigaud, Portrait de d’une représentation d’État qui substitue au
Celle d’un sang surmontant les épreuves du Louis XIV dans le Château de Versailles, roi, tantôt une figure purement allégorique
temps. Car les sujets du royaume devaient 1701 ©Musée du Louvre. (Germania, Marianne), tantôt le visage
trouver destin dans la magie de tel ou tel d’un tenant lieu (le « chef de l’État »). C’est
nom. Couleur des yeux, teint, démarche, Enfin, ne l’oublions pas : les souverains de cette recomposition fondamentale que
contenance : chaque trait du souverain étaient aussi délégataires de Dieu sur terre. la commemoratio porte la marque tout au
exemplifiait l’idée d’une soumission Une intercession qui dévoile le statut de long du XIXe siècle6. Avec l’apparition d’un
bienveillante. L’âge classique étoffera ce leur pouvoir, au moins jusqu’à l’avènement État bureaucratisé et le développement de
dispositif cérémoniel dans le sillage du du siècle des Lumières. Dans la tradition la société industrielle s’ouvrait, il est vrai,
Miroir historial ou des Grandes chroniques catholique, la figure du roi avait pour tâche un défi qui reste encore, pour une part, le
de Saint-Denis. Surtout, il en confiera de monter la garde autour de l’Arche du nôtre. Par quels rituels donner une visibilité
l’entretien à des légistes et mémorialistes Nouveau Testament. Une vocation qui au Peuple désormais tenu pour souverain ?
proclamés gardiens des vérités essentielles.

Cette mise en scène attestait, ensuite,
l’immortalité de la royauté. Et donc la
grandeur de l’État qui, en surplomb, en
fixait l’éclat. Mais comment représenter
ce pouvoir, ce deuxième corps présenté
tantôt comme un « automate surpuissant »,
tantôt comme un « monstre froid » ou une
« machine inflexible » ? Ce fut justement
la fonction de l’apparat. Ici, le roi se fait
voir avec un sceptre fleurdelisé, vêtu du
manteau royal, portant un globe ou une
main de justice, là, on le retrouve debout
portant l’épée, avec une cuirasse ornée de
rinceaux et fleurons. Des emblèmes par
lesquels son image se relie à un concept
(le Christ du Jugement dernier, le héros de
l’antique, etc.) et donc circonscrit un type Figure 3 : Fédération générale des Français au Champ de Mars, le 14 juillet 1790, estampe
d’usage. Le roi n’est vraiment monarque que dessinée par Charles Monet, peintre du Roi et gravée par Isidore-Stanislas Helman, de
dans et par ces signes de filiation. Dans et l’Académie des Arts de Lille en Flandre ; eau-forte de Antoine Jean Duclos, éditeur :
par cet appareil qui réaffirme son autorité chez M. Ponce, Paris, 1790, 27,5 x 44 cm (tr. c.), source : Bibliothèque nationale de
souveraine. France, département Estampes et photographie.

l’Observatoire - No 50, été 2017 - dossier | page 13
“La visibilité du pouvoir ?
Elle s’est, de son côté, déplacée…
du corps du Prince à l’opinion publique.”
Dans les démocraties électorales, la
commemoratio conserve une fonction
majeure. Mais elle s’organise désormais
autour de figures civiques et culturelles
qui tendent à défaire la représentation
du passé de ses traits monarchiques ou
impériaux. On pourrait se référer au
Shakespeare tercentenary commemoration
de 1916 étudié par Frederik C. Wellstood
ou à l’exposition « républicanisée » de
la commémoration du bicentenaire de
la naissance de Goethe à Baden-Baden
en 19497. C’est qu’il s’agit de mettre en
majesté une autre grandeur, celle du
corps électoral lui-même. Son empreinte
se retrouve dans les musées, salles de
classe, services d’archives, paysages,

Photo : © Tudor Macovei
monuments, célébrations privées ou
publiques… Autant de lieux au sein
desquels la souveraineté se propose

comme modèle aux regards. Depuis
la seconde moitié du XIXe siècle, les Figure 4 : Affiche du festival de musique de Bucarest en mai 2013 à l’occasion de la
commémorations obéissent à ce cadrage Fête de l’Europe.
civique. La visibilité du pouvoir ? Elle
s’est, de son côté, déplacée… du corps  LE DÉFI EUROPÉEN de Rome le 25 mars 1957 : ces motifs
du Prince à l’opinion publique. La peinent à susciter de la déférence, au
majesté du cérémonial monarchique a, L’avènement de l’Union européenne ouvre point de faire douter d’un « peuple de
de son côté, cédé le pas à des dispositifs – qui n’en est pas conscient aujourd’hui ? – l’Europe »8. Parviendront-ils à provoquer
(la fête nationale, le monument aux une rupture dans l’art de scénographier la le même attachement que les évènements
morts, le timbre-poste, l’effigie des mémoire. La commemoratio doit prendre que commémorent les États-nations,
pièces de monnaie) qui redéfinissent les place dans une société de marché. Elle est voire ceux, innombrables, que créent et
fondements mêmes de la commemoratio. affrontée, de surcroît, à un espace public diffusent des considérations simplement
que l’on peut qualifier de multiculturel et touristiques ou commerciales ?
Reste à savoir comment, avec le processus de post-industriel. Malgré les incidences
de globalisation, la commemoratio peut des nouvelles technologies, malgré aussi Si la majesté du roi a laissé la place à un
se recomposer. Avec l’européanisation l’individualisation des rapports à la corps allégorique, si elle s’est effacée
des politiques symboliques (dont morale et à la citoyenneté, la politique devant l’unité proclamée de la nation, la
témoignent le drapeau aux douze étoiles, symbolique reste son horizon. Certes, majesté de l’Union européenne, elle, ne
l’hymne européen ou le passeport les nouveaux agencements mémoriels parvient que difficilement à faire naître un
aux emblèmes de l’Union), va-t-elle demeurent faiblement institutionnalisés. sentiment d’appartenance9. Et déjà parce
continuer à refluer de l’emblématique La figure de Charlemagne, avec le lieu qu’elle reste perçue comme concurrente
de la nation pour se réfugier dans une sacralisé d’Aix-la-Chapelle, le discours de des États-nations. Un « cadre social de
nouvelle scénographie, celle d’une Robert Schuman en 1950 commémoré la mémoire » qui souffre d’un manque
souveraineté pluri-nationale ? par la « Fête de l’Europe » du 9 mai, le évident d’exemplarité. Constituer un
cinquantenaire de la signature des traités sentiment de filiation et de gratitude,

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“Un ordre politique, pour s’expérimenter,
doit recourir à des rituels. Des rituels qui
viennent lier publiquement les membres de la
communauté les uns aux autres.”
en faire un héritage au travers duquel importe que des dispositifs socialisent le Des rituels qui viennent lier publiquement
l’Union européenne pourrait s’adosser plus grand nombre en devenant tuteurs les membres de la communauté les uns
à un sacré tenu pour une expression des sens, armatures de la conviction, aux autres. Proclamer l’équivalence entre
souveraine du politique : tel est pourtant ressorts de la fidélité11. À chaque grande les individus (« un homme, une voix »)
son but revendiqué. Il s’agit bel et bien crise sociale et politique, leur rôle est ne suffit pas. Donner à voir et à vivre
de faire de certains évènements, passés d’ailleurs mis en avant. l’interdépendance qui existe entre les
et présents, une mémoire proprement membres d’une même communauté est
européenne. Comme le 11 janvier 2015 lorsqu’en nécessaire. N’est-ce pas finalement à
France le chef de l’État s’est tourné cela qu’il convient de mesurer en Europe
Sauf que la sociohistoire nous l’enseigne. vers des « marches républicaines » pour le désir d’évènements refondateurs ?
Mettre en forme une interdépendance réactiver l’évidence du lien civique. Au Au souci de solenniser l’appartenance
citoyenne requiert un long processus lendemain des attentats du journal commune. La commemoratio est une
d’acculturation10. Sa réalisation ne tient satirique Charlie Hebdo, plus de quatre école qui ancre l’intégration civique
pas seulement à des préparatifs efficaces millions de Français se sont ainsi non pas sur le mythe de l’individu ou
(cortèges enjoués, rues pavoisées, retrouvés pour traduire leur attachement les mystères de l’État mais sur une vie
déploiement de drapeaux) mais à à la République. Une célébration qui collective portée par des signes partagés.
un ordonnancement spécifique des fait entrevoir l’importance de ce que
appartenances sociales et culturelles. En l’on peut appeler les rituels d’agrégation Olivier Ihl
un mot, il ne suffit pas d’impressionner civique. Qu’entendre par ce terme  ? Professeur des universités en science politique.
Directeur honoraire de Sciences Po Grenoble
(par des décors de carton-pâte ou une Simplement qu’un ordre politique, pour
emblématique riche en couleurs). Il s’expérimenter, doit recourir à des rituels.

Commemoratio
NOTES

1– On se reportera ici à son livre, aujourd’hui bien peu lu, Les cadres sociaux de la mémoire, Paris, 6– On se permet de renvoyer ici à Olivier Ihl, La fête républicaine, Paris, Gallimard, 1996.
Librairie Félix Alcan, 1925. À signaler toutefois l’utilisation originale qu’en a fait l’historien 7– Friedman, Régine-Mihal, « Commissioned memory: politics of commemoration in
Barry Schwartz dans le contexte des États-Unis, Abraham Lincoln and the Forge of National contemporary Germany”, Tel Aviver Jahrbuch für deutsche Geschichte, (1999), Band 28, pp.
Memory, Chicago, University of Chicago Press, 2000. 341-366.
2– De Bergson, l’ouvrage de référence est, bien sûr, Matière et mémoire. Essai sur la relation du 8– Pine, Frances, Kaneff, Deema, Haukanes, Haldis (dir.) Memory, politics and religion : the
corps à l’esprit écrit en 1896. Sur les psychologies, voir en particulier Rebecca G. Thompson, past meets the present in Europe, Münster, Lit, cop. 2004.
« Collaborative and Social Remembering » dans Gillian Cohen et Martin Conway, Memory 9– Pour une présentation des politiques de mémoire en Grande-Bretagne, voir Pickering, Paul
in the Real World, New York, Psychology Press, éd. de 2008. A., Tyrrell, Alex, Contested sites: commemoration, memorial and popular politics in nineteenth-
3– Comme le montrent Micah Edelson, Tali Sharot, Raymond Dolan et Yadin Dubai, « Following century Britain, Aldershot, Hants, Burlington, VT, Ashgate, Londres, 2004.
the Crowd: Brain Substrates of Long Term Memory Conformity » Science, 333, 2011, p. 10– Olivier Ihl et Yves Déloye, “Deux figures de l’universel. La république et le sacré”, dans
108-111. Marc Sadoun (dir.), La démocratie française, T. 1 Idéologies, Paris, Gallimard, 2000, p. 138-246.
4– Daniel I. Schacter, « Constructive Memory : Past and Present », Dialogues in Clinical 11–  Olivier Ihl, « Socialisation et évènements politiques », Revue française de Science Politique,
Neurosciences, 14, 2012, p. 7-18. 2002, 52, pp. 125-144.
5– Voir son livre classique, The primitive world and its transformations. Ithaca, Cornell University
Press, 1953.

l’Observatoire - No 50, été 2017 - dossier | page 15

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