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Choix de la tension du parc de batteries

Calcul de la tension

Le calcul de la tension du parc de batteries repose sur 2 contraintes :

 minimiser la chute de tension dans les câbles (contrainte de performance),


 éviter les échauffements des câbles (contrainte de sécurité).

=> MINIMISER LA CHUTE DE TENSION

La 1ère contrainte consiste à minimiser la chute de tension dans les câbles. En effet, un câble se comporte, dans la
pratique, comme une résistance électrique ce qui induit une chute de tension entre les 2 extrémités.

Notons ε la chute de tension, en %. Il convient qu'elle ne soit pas trop importante entre le lieu où est générée la
tension (le parc de batteries) et le lieu où est délivrée cette tension (régulateur). Or, cette chute de tension dépend
des paramètres suivants :

 U : tension au départ des câbles, en l'occurrence dans ce cas précis, la tension du parc de batteries UBat.
 ρ : résistivité du matériau conducteur (cuivre ou aluminium) dans les conditions de température d’exploitation,
exprimée en Ω.mm²/m.
 L : Longueur des câbles, exprimée en m.
 P est la puissance électrique traversant les câbles, exprimée en W.
 S : Section des câbles, exprimée en mm².

On peut alors démontrer que la chute de tension s'exprime de la façon suivante :

On peut, par suite, extraire la formule permettant d'exprimer la tension de la batterie :


Longueur L à considérer dans le cadre du calcul de la tension du parc de batteries

Analyse de cette formule

 Le facteur 2 permet de prendre en compte les distances allé et retour du câble.


 Plus la longueur L est importante, plus la tension du parc de batteries doit être élevée. On privilégiera donc une
forte proximité entre le parc de batteries et l'onduleur. Notons que le régulateur ne devra néanmoins pas se
situer à moins de 50 cm du parc de batteries pour des raisons de sécurité.
 En augmentant la section la section des câbles, on peut se permettre de diminuer la tension du parc de
batteries.

Résistivité d'un conducteur

La résistivité du conducteur est une donnée du fabricant et dépend du matériau :

 ρ = 1.851 × 10-8 Ωm pour un conducteur en cuivre


 ρ = 2.941 × 10-8 Ωm pour un conducteur en aluminium

Il est de coutume d’exprimer la résistivité d’un conducteur en Ω.mm²/m. Cette unité permet, lors du calcul des sections
de câbles, d’exprimer les longueurs directement en mètre et les sections en mm².

 ρ = 0.01851 Ω.mm²/m pour un conducteur en cuivre


 ρ = 0.02941 Ω.mm²/m pour un conducteur en aluminium
Pour une longueur typique L=3 m entre le parc de batteries et l'onduleur, on peut tracer le graphique suivant donnant la
section des câbles en fonction de la tension, pour une chute de tension de 1% :

Abaque donnant la section des câbles entre le parc de batteries et l'onduleur en fonction de la puissance des appareils
électriques (consommateurs) et de la tension, pour une longueur de câble de L=2×3m et une chute de tension ε=1%.

Au vue de ce graphique, on identifie 3 domaines de puissance :

500 W < Puissance ≤ 2


0 W < Puissance ≤ 500 W 2 000 W < Puissance ≤ 10 000 W
000 W

Petite habitation Habitation importante pour 4 à 8


pour 2 personnes personnes
- Eclairage - Eclairage
Abri ou Cabanne
- Téléviseur - Téléviseurs & multimédias
- 2 à 5 lampes basse consommation
- Ordinateur - Ordinateurs
Type d'usage - 1 téléviseur
- Réfrigérateur & - Réfrigérateur & Congélateur
- 1 radio
Congélateur - Four électrique micro-onde
- 1 réfrigérateur
- Divers appareils - Aspirateur & Fer à repasser &
électroménagers de Machine à laver
faible puissance. - Etc.

Une tension de 12 V du parc de batterie Au-delà de 2 000 W, les sections de


Choix de la est acceptable. La section du câble entre le câbles deviennent trop importante (=
Une tension de 24 V
tension du parc de batterie et l'onduleur augmente 50 mm²) sous une tension de 24 V.
du parc de batterie
parc de très vite et atteint 35 mm² pour une Une tension de 48 V est donc requise
est raisonnable.
batteries puissance des appareils électriques de 500 afin de minimiser la section des
W. câbles.

Ces indications sont valables pour une longueur linéaire entre le parc de batterie et l'onduleur de l'ordre de 3 m. Si cette
longueur est plus importante, il conviendra soit d'augmenter les sections des câbles, soit augmenter la tension. Nous
comprenons alors qu'il convient de privilégier un rapprochement maximal de ces deux composants (parc de batteries et
onduleur).
Exemple de calcul

=> Calcul de la résistivité électrique


Les câbles utilisés sont en cuivre : ρ0 = 0.01851 Ω.mm²/m

La prise en compte de l'effet de la température amène : ρ = ρ0 × 1.25 = 0.02314 Ω.mm²/m.

=> Calcul de la puissance électrique


Considérons une installation photovoltaïque autonome alimentant les équipements électriques suivants :

 Une télévision d’une puissance de 80 W.


 L’éclairage d’une puissance totale de 90 W.
 Un réfrigérateur d’une puissance de 150 W.
 Un four micro-onde d’une puissance de 600 W.
 Un aspirateur d’une puissance de 500 W.

Pour le calcul de la tension de la batterie, il convient de prendre en compte la configuration la plus défavorable (§ 11.4
du guide UTE C15-712-2), à savoir que l’ensemble des équipements électriques fonctionnent simultanément. Nous
considérons donc que la puissance électrique que doit fournir la batterie est P = 1 420 W.

=> Calcul de la longueur de câble


L’emplacement de la batterie par rapport à l'onduleur induit une longueur linéaire L=3 m.

=> Choix de la chute de tension tolérée


Afin d'assurer un fonctionnement optimum de la régulation du parc de batteries, La chute de tension entre le parc de
batteries et l'onduleur devra être au maximum de 1%, soit ε = 0,01.

=> Calcul de la tension de la batterie


Hormis la section S des câbles, l’ensemble des paramètres permettant de calculer la tension du parc de batteries ont été
identifiés.

Nous nous donnons comme contrainte que la section des câbles ne doit pas dépasser 50 mm², soit S ≤ 50 mm², ou
encore (19 715)/(UBatterie²) ≤ 50 mm², c'est-à-dire : UBatterie ≥ 19.8 V. Nous pouvons donc prendre une tension du parc de
batteries égale à 24 V.
Avec cette tension de 24 V, la section du câble entre le parc de batteries et l'onduleur sera égale à S = (19
715)/(UBatterie²)=34.2 mm². Nous pourrons donc la section commerciale directement supérieure, soit 35 mm².

Il convient également de vérifier que le câble de 35 mm² peut supporter le courant le traversant. En effet, sous une
tension de 24 V et une puissance de 1 420 W, le courant résultant s’élève à IBatterie=PBatterie/UBatterie = 1 420/24 = 59 A.

Et, d’après le tableau suivant, le courant admissible d’un câble en cuivre de section 35 mm² est de 160 A, ce qui est bien
supérieur aux 59 A calculés.

Le courant admissible d’un câble en cuivre de section 35 mm² est de 160 A

Choix du régulateur et de l'onduleur dans le cadre


d'une installation PV autonome
Choix du régulateur

Le régulateur photovoltaïque, pièce centrale de l'installation, doit être compatible avec les autres éléments
(champ photovoltaïque et parc de batteries).

=> Les 3 paramètres de dimensionnement


Le dimensionnement du régulateur s'effectue selon 3 paramètres majeurs, indiqués sur le schéma ci-après :
Compatibilité du régulateur avec les autres éléments de l'installation photovoltaïque

=> Identifier les paramètres de dimensionnement sur la fiche technique


Afin de pouvoir dimensionner le régulateur photovoltaïque, conformément aux 3 paramètres exposés
précédemment, il convient de connaître ses propriétés électriques. Aussi, est-il important d'avoir accès à la fiche
technique du régulateur (fournie par le fabricant).

A titre d'exemple, nous présentons ci-dessous la fiche technique du régulateur TriStar de la marque Morningstar
Corporation. Nous constatons que les 3 paramètres essentiels au dimensionnement sont présentes.
Exemple de fiche technique d'un régulateur - Identification des 3 paramètres de dimensionnement du
régulateur

Choix de l'onduleur

Le choix de l'onduleur dans une installation photovoltaïque autonome est décrit dans le chapitre
Dimensionnement de l'onduleur photovoltaïque autonome

Dimensionnement de l'onduleur photovoltaïque


autonome
Partie CC

Côté CC, l'onduleur doit être adapté à la tension du système imposé par le parc de batteries. Les fabricants prévoient
généralement des tensions d'entrée de 12 V, 24 V ou 48 V.

Partie CA

Côté CA, l'onduleur imposera un signal de sortie adaptée aux appareils qu'il alimente, par exemple (cas général) :

 Tension alternative de fréquence 50 Hz


 Valeur de la tension efficace : Ueff = 230 V
Puissance nominale

L’onduleur doit être dimensionné de manière à ce que sa puissance nominale couvre la somme des puissances de tous
les utilisateurs que l’on souhaite utiliser en même temps. Une marge de dimensionnement de 20 à 30% est
recommandée pour garantir le bon fonctionnement de l'onduleur à une température ambiante supérieure à 25°C.

Courants de démarrage des appareils électriques

Certains appareils électriques fonctionnant sous une tension alternative nécessitent un fort courant au démarrage. C’est
le cas par exemple des réfrigérateurs, ou plus généralement tous les appareils disposant d’un moteur électrique. Ainsi,
l’onduleur doit être capable de délivrer un courant élevé pendant une période brève.

Certains appareils électriques nécessitent un courant de démarrage très important par rapport au courant nominal
d’utilisation normale

Les onduleurs doivent donc être capables de fournir ce courant de démarrage, sinon l’appareil électrique ne se mettra
jamais en marche.

Nous dressons ci-dessous un tableau des coefficients de démarrage pour différents appareils électriques.

Récepteur électrique Intensité IMAX du courant de démarrage (A)

Réfrigérateur IMAX ≈ 5 × IN

Congélateur IMAX ≈ 2.5 × IN

Climatiseur IMAX ≈ 4 × IN

Machine à laver IMAX ≈ 3 × IN

Sèche-linge IMAX ≈ 5 × IN

Ventilateur IMAX ≈ 2 × IN
Récepteur électrique Intensité IMAX du courant de démarrage (A)

Sèche-cheveux IMAX ≈ 1.5 × IN

Aspirateur IMAX ≈ 1.5 × IN

Four micro-ondes IMAX ≈ 2 × IN

Eclairage fluorescent IMAX ≈ 2 × IN

Système d'ouverture d'une porte de garage IMAX ≈ 3 × IN

Cafetière

Téléviseur
Pas de courant de démarrage
Ordinateur
IMAX ≈ 1 × IN
Photocopieur

Ampoule halogène

Tableau des coefficients de démarrage pour différents appareils électriques

Pourquoi faut-il connecter l'onduleur directement aux batteries ?

Les régulateurs ne sont pas en mesure d'absorber les forts courants de démarrage appelé côté CA. De ce fait, il est
proscrit de connecter l'onduleur à une des sorties CC du régulateur. Il convient de le brancher directement sur les
batteries, car les batteries jouent le rôle de tampon et sont en mesure de délivrer de forts courants d'appel.

Dimensionnent des câbles photovoltaïques


Le choix de la section des câbles de polarité côté CC s’effectue selon deux critères majeurs :

 Le courant admissible IZ dans le câble.


 La chute de tension e admissible dans le câble.

Courant admissible des câbles


Le premier paramètre à prendre en compte pour le calcul de la section des câbles est le courant admissible. Le courant
admissible IZ des câbles dépend notamment du mode de pose et de la température du conducteur.

Courant admissible d'un câble

Le courant admissible d’un câble est la valeur maximale de l’intensité du courant pouvant parcourir en permanence ce
conducteur sans que sa température soit supérieure à sa température spécifiée.
Courant admissible d'un câble en cuivre - Température ambiante de 60°C - Température maximale à l'âme de 120°C

Courant admissible d'un câble en cuivre - Température ambiante de 70°C - Température maximale à l'âme de 120°C
Courant admissible d'un câble en cuivre - Température ambiante de 80°C - Température maximale à l'âme de 120°C

Afin d’éviter tout phénomène de surchauffe des câbles, il convient de choisir des sections de câbles présentant un
courant admissible (IZ) supérieur au courant maximal d’emploi (IB) du circuit électrique.

En fonctionnement normal, le courant maximal d’emploi, côté Champ Photovoltaïque, doit être pris égal à 1.25 × ICC.
Ainsi, on choisira toujours des sections de câbles dont le courant admissible IZ = 1.25 × ICC. Il va de soi que les courants
s’ajoutent en présence de jonctions parallèles de plusieurs chaînes photovoltaïques.

ATTENTION ! La règle IZ = 1.25 × ICC ne peut pas s’appliquer lorsque plusieurs chaînes photovoltaïques sont susceptibles
de produire des courants retours. Le tableau ci-après récapitule l'intensité du courant retour en fonction du nombre de
chaînes en parallèle.

Courant retour

L’apparition de courant-retour est partiellement traité dans la partie « Effets des ombrages sur une installation
photovoltaïque ».

Ainsi, on se rend compte que le courant susceptible de circuler dans les câbles des chaînes photovoltaïques peut
dépasser la valeur normale de 1.25 × ICC, à cause des courants retours. Nous savons que les courants retours
endommagent les modules photovoltaïques à partir d’une certaine intensité de l’ordre de 2 × ICC. Des dispositifs de
protection de type fusible sont alors installés pour couper le courant de la chaîne lorsque le courant retour devient trop
important. La partie « Fusible CC » de ce présent chapitre donne plus de détail sur le choix et le calibrage de ces fusibles.

Nonobstant, les câbles des chaînes photovoltaïques doivent quand-même être dimensionnés afin de supporter les
courants retours, sans risque d’échauffement. Ainsi, il convient de choisir une section de câble présentant un courant
maximal admissible IZ supérieur au courant retour calculé dans le tableau précédent. Le tableau suivant donne la valeur
du courant maximal admissible IZ en fonction du nombre de chaînes en parallèles :
NC : Nombre de chaîne en Valeur maximal du courant retour dans
Courant maximal admissible IZ (A)
parallèle une chaîne (A)

NC = 1 0 IZ ≥ 1.25 × ICC

NC = 2 1.25 × ICC IZ ≥ 1.25 × ICC

IZ ≥ 2 × 1.25 × ICC
OU
NC = 2 2 × 1.25 × ICC
IZ ≥ 1.45 × In(en cas de présence d’un fusible de
courant nominal In*)

IZ ≥ (NC – 1) × 1.25 × ICC


OU
NC ≥ 4 (NC – 1) × 1.25 × ICC
IZ ≥ 1.45 × In(en cas de présence d’un fusible de
courant nominal In*)

Valeur du courant admissible IZ dans les câbles CC en fonction du courant retour


*En cas de présence d'un fusible de courant nominal In, celui-ci va couper le circuit lorsque le courant retour dépasse la
valeur de 1,45 × In. Le courant retour ne dépassera donc jamais cette valeur. Le courant maximal admissible IZ peut être
pris au moins égal à 1,45 × In

Chute de tension dans une installation


photovoltaïque
Le deuxième paramètre à prendre en compte pour le calcul de la section des câbles est la chute de tension admissible.

En théorie, un câble est un conducteur de courant parfait, c'est-à-dire que sa résistance est nulle. En pratique, un câble
n'est pas un conducteur parfait : il se comporte comme une résistance.

Modélisation d’un câble

Il est recommandé que la chute de tension maximale entre le champ photovoltaïque et le régulateur soit de 3%.
Idéalement, on visera une chute de tension de 1%.
Notons ε la chute de tension dans les câbles. On cherche donc à vérifier la condition suivante : ε = 0.03.

Par définition : ε = (VA - VB) / VA

Par ailleurs, nous savons aussi que U = VA – VB = R×I.

Dans un câble, nous savons que R=(ρ1×L)/S, donc on en déduit :

Puis, en divisant cette égalité par VA, on trouve :

Puis :

D’où on peut extraire la formule exprimant la section S d’un câble :

Avec :

 ρ1 : Résistivité du matériau conducteur (cuivre ou aluminium) en service normal. Conformément au guide de


l’UTE C15-712-2 et de la partie 5-52 de la NF C 15-100, ρ1=1.25×ρ0 où ρ0 est la résistivité du conducteur à 20°C.
On exprimera la résistivité en Ω.mm²/m.
 L : Longueur du câble (m)
 S : Section du câble (mm²)
 I : Courant circulant dans le câble (A)
 ε : chute de tension, ε = 0.03
 VA : Tension à l’origine du câble (V)

Résistivité d’un conducteur

La résistivité du conducteur est une donnée du fabricant. Elle dépend du matériau et de la température :

 ρ0 = 1.851 × 10-8 Ωm pour un conducteur en cuivre sous 20°C


 ρ0 = 2.941 × 10-8 Ωm pour un conducteur en aluminium sous 20°C
Il est de coutume d’exprimer la résistivité d’un conducteur en Ω.mm²/m. Cette unité permet, lors du calcul des sections
de câbles, d’exprimer les longueurs directement en mètre et les sections en mm².

 ρ0 = 0.01851 Ω.mm²/m pour un conducteur en cuivre sous 20°C


 ρ0 = 0.02941 Ω.mm²/m pour un conducteur en aluminium sous 20°C

Exemple de calcul de la section des câbles du champ


photovoltaïque
Considérons une installation photovoltaïque autonome alimentant l'éclairage d'un petit chalet en courant continu de 24
V, composé de 4 modules, d'un parc de batteries et d'un régulateur.

Chalet alimenté par une installation photovoltaïque autonome - Schéma électrique de l'installation

L’objectif de cet exemple est de calculer la section adaptée des câbles côté Champ Photovoltaïque. Pour cela, les
hypothèses sont les suivantes :

 Les modules utilisés présentent les propriétés électriques suivantes :


o UMPP=17.3 V
o IMPP=3.2 A
o ICC=3.45 A
 Le champ photovoltaïque est constitué de 2 chaînes de 2 modules en série, soit un total de 4 modules. La
jonction de ces deux chaînes est effectuée dans une boîte de jonction au niveau du champ photovoltaïque.
 Les câbles utilisés sont en cuivre : ρ1 = 0.02314 Ω.mm²/m
 La longueur des câbles est donnée ci-après :

Détermination de la longueur des câbles

Quelles longueurs de câbles faut-il considérer ?

Les longueurs de câbles à considérer, dans le calcul de la chute de tension, sont toutes les longueurs de câbles, entre
deux points du circuit, sauf les câbles propres des modules. En effet, la chute de tension dans les câbles des modules est
déjà prise en compte dans les propriétés électriques des modules.

La méthodologie consiste à calculer la section des câbles pour chaque portion de la partie Champ Photovoltaïque. Dans
notre exemple, on distingue 3 portions :
Définition des portions pour le calcul de la section des câbles

Section calculée (chute de tension ε=0.03)


Portion Courant IMPP (A) Tension UMPP (V) Longueur totale des câbles (m)

Portion 1 1 × IMPP = 3.2 A 2 × UMPP = 34.6 V L1 + L'1 = 2 m S=0.14 mm²

Portion 2 1 × IMPP = 3.2 A 2 × UMPP = 34.6 V L2 + L'2 = 5 m S=0.36 mm²

Portion 3 2 × IMPP = 6.4 A 2 × UMPP = 34.6 V 2×L3 = 20 m S=2.85 mm²

Calcul des sections de câbles pour chaque portion du circuit

A partir des sections calculées, il convient ensuite de choisir la section commerciale supérieure et calculer la chute de
tension associée à cette section commerciale :
Chute de tension ε calculée
Portion Section calculée (chute de tension ε=0.03) Section proposée

Portion 1 S=0.14 mm² S1=1.5 mm² ε1 = 0.0029 = 0.29 %

Portion 2 S=0.36 mm² S2=1.5 mm² ε2 = 0.0071 = 0.71 %

Portion 3 S=1.28 mm² S3=4 mm² ε3 = 0.021 = 2.1 %

Calcul des chutes de tensions pour chaque portion du circuit

Nous venons, dans le tableau ci-dessus, de calculer la chute de tension sur chacune des portions du circuit électrique.
Pour calculer la chute de tension sur l’ensemble du circuit du champ photovoltaïque, il convient, lorsque deux chaînes
sont en parallèle, de considérer la chute de tension la plus défavorable, et de l’ajouter à la chute de tension dans la
chaîne principale. Ainsi, dans notre exemple, la chute de tension totale côté Champ Photovoltaïque vaut : ε = ε 2 + ε3 =
2.81 %.

La chute de tension totale est bien inférieure à 3%. Si cela n'avait pas été le cas, il aurait fallu augmenter (par exemple)
la section dans la portion 3.

Par ailleurs, il est important de vérifier que le courant admissible IZ des câbles est bien supérieur à 1.25×ICC. Pour
connaître le courant admissible IZ des câbles, nous supposerons que :

 la température ambiante maximale est de 50°C dans les 3 portions,


 Les câbles sont tous posés de façon adjacente sur la paroi (le sol).

La valeur du courant admissible des câbles se trouve dans le chapitre Courant admissible des câbles. Après avoir
consulté ce tableau, nous rassemblons les données dans le tableau ci-dessous :
Section des câbles Courant admissible IZ dans les Courant d’emploi maximal (A) IZ ≥ 1.25×ICC
Portion
(mm²) câbles (A) 1.25×ICC ?

Portion
1.5 mm² 20 A 1.25 × 3.45 = 4.31 A OUI
1

Portion
1.5 mm² 20 A 1.25 × 3.45 = 4.31 A OUI
2

Portion
4 mm² 36 A 1.25 × 2 × 3.45 = 8.63 A OUI
3

Validation de la section des câbles vis-à-vis du courant admissible

Nous constatons donc que dans chacune des portions, le courant admissible IZ est bien supérieur au courant d’emploi
maximal préconisé (1.25 × ICC).

Les sections de câbles calculées sont donc validées.


Récapitulatif des sections de câbles calculées et validées

Conditions de fonctionnement des câbles


photovoltaïques
Les câbles de la partie du champ photovoltaïque doivent respectés plusieurs contraintes règlementaires
récapitulés dans le guide de l’UTE C32-502.

Ce sont des câbles spécifiques soumis à des conditions de fonctionnement particulières. Ils doivent être conçus
pour fonctionner avec des températures ambiantes comprises entre -35 °C et +70°C. Ainsi, il est prévu que :

 La température maximale admissible sur l’âme en régime permanent est de 90°C.


 La température maximale admissible sur l’âme en régime de surcharge est de 120°C.