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ENSEM - 1ère année Année universitaire 2004-2005

MATHÉMATIQUES - ANALYSE COMPLEXE


Test de contrôle continu du 11 avril 2005 - Durée 45 minutes
Sans calculatrice ni documents
www.ensem.inpl-nancy.fr/Emmanuel.Plaut/ac

Je vous prie d’indiquer clairement en tête de votre copie la lettre de votre groupe de tutorat.

Je vous demande aussi de rédiger votre copie... Ainsi, par exemple, tout passage composé uniquement de
symboles mathématiques sans phrases de rédaction sera considéré comme nul. À ces facteurs correctifs près, le
barème qui sera utilisé pour vous évaluer devrait en première approximation être le suivant :
I. 6 points
II. 6 points
III. 9 points

Le corrigé de cette épreuve sera donné en amphi Mauduit à 11h15 ; un hyperdocument sera aussi publié dès cet
après-midi sur la page du réseau international susmentionnée.

I. Exercice « de cours » : trigonométrie complexe :

1. Rappelez les définitions des fonctions trigonométriques et hyperboliques à partir de la fonction exponentielle,
ainsi que les liens qui existent entre ces fonctions, i.e. les deux relations qui permettent de définir les fonctions
trigonométriques à partir des fonctions hyperboliques et les deux relations qui permettent de définir les fonctions
hyperboliques à partir des fonctions trigonométriques.

2. Pour z = x + iy complexe quelconque, avec (x, y) ∈ R2 , exprimez Re(cos z), Im(cos z) et | cos z|2 en termes
des fonctions trigonométriques et hyperboliques de x et y. Vous redémontrerez toutes les identités dont vous avez
besoin pour ce calcul.

3. Exhibez un nombre complexe z tel que

| cos z| > 106 .

II. Calcul d’une intégrale grâce à l’analyse complexe :

Calculez grâce à l’analyse complexe l’intégrale


Z +∞
dx
I = .
−∞ (x2 + 1)(x2 + 2)(x2 + 3)

Tournez la page S.V.P.


III. Intégrales, primitives et compagnie ou « une autre façon de voir le théorème des résidus » :

1. Soit f une fonction holomorphe sur un ouvert U et γ + un chemin orienté de U , d’origine z1 et d’extrémité z2 .
a. Rappelez comment on définit l’intégrale curviligne
Z
I = f (z) dz
γ+
en termes d’une intégrale de Riemann classique portant sur une variable t réelle
Z t2
g(t) dt .
t1

b. On suppose que f admet une primitive holomorphe F dans U . Que vaut alors l’intégrale I ?

2. On s’intéresse maintenant à une fonction f holomorphe sur un ouvert U contenant une couronne
C = {z tels que r1 < |z − z0 | < r2 }, et au calcul de
Z
J = f (z) dz ,
γ+

γ + étant un cercle de centre z0 , de rayon r ∈]r1 , r2 [, orienté dans le sens trigonométrique. On suppose que f est
donnée sous la forme d’un double développement en séries
+∞
X
f (z) = an (z − z0 )n . (1)
n=−∞

a. Comment s’appelle un développement de cette forme ?

b. Pourquoi peut on écrire que


+∞
X Z
J = an (z − z0 )n dz ? (2)
n=−∞ γ+

c. Calculez chacun des termes de (2) grâce aux résultats de la question 1.b, i.e. en définissant pour chacun
une primitive holomorphe du monôme correspondant (z − z0 )n . Pour n = −1 vous définirez cette primitive sur un
ouvert V de forme convenable qui ne contient pas tout γ + , mais remarquerez que l’on peut quand même estimer
Z
(z − z0 )−1 dz
γ+
à partir de Z
(z − z0 )−1 dz ,
γ+
où γ+ est un chemin inclus dans V dépendant de , approchant γ + quand  → 0, que vous définirez.
Indication : faire un dessin.

d. Par sommation de tous ces termes donnez la valeur de J. Concluez.