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3 octobre 2013
3 octobre 2013

La richesse de la typologie de Le Senne

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La typologie des caractères ellaborée par Heymans et Wiersma présente 8 types de caractères. S'arrêter là serait très réducteur. Les travaux de Le Senne nous montrent que si chacun de ces huit types correspond à un caractèrere typique, que l'on peut rencontrer, la variation d'intensité interne et relative, des trois facteurs constitutifs que sont l'émotivité, l'activité et le retentissement déterminent des familles de caractères plus larges. Autour de chaque type "central" se dessine un halo de caractères bien décrits dans le Traité de Caractérologie de Le Senne.

décrits dans le Traité de Caractérologie de Le Senne . C'est ainsi qu'un passionné (EAS) surémotif,

C'est ainsi qu'un passionné (EAS) surémotif, sous-actif et sous-secondaire pourra avoir un comportement proche de celui d'un nerveux (EnAP) à cer- tains moments de fatigue nerveuse, par exemple.

A ce sujet, Paul Grieger explique :

"Il ne s'agit là que des types repères, en fonction desquels le caractérologue devra se rapprocher de la description des individus. La caractérologie générale ne considère que ces types abstraits qui, en tant que tels, rassemblent des propriétés communes à des individus multiples. Dès que l'on voudra serrer l'individu, on sera amené à ajouter, à la considération du caractère d'autres propriétés, non moins congénitales, par lesquelles tel indi- vidu se distingue des autres individus du même caractère général. Il faudra donc passer, du caractère considéré dans son asbtraction, à ce tout ulté- rieur que l'on appellera individualité ou personnalité; en d'autres termes, le caractérologue devra viser au travers du caractère, l'originalité singulière d'un sujet donné."

in "Le diagnostic caractérologique" Editions Ligel - p77

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3 octobre 2013

Personnalité et analyse caractérologique

Un lecteur de ce blog me pose la question suivante :

une analyse caractérologique est-elle suffisante pour déterminer la personnalité d'un individu?

Pour y répondre, je propose de retenir les propos de quelques auteurs :

« La personnalité qui comprend le caractère d’abord, mais en plus tous les éléments acquis au cours de la vie et ayant spécifié le caractère d’une manière qui aurait pu être différente, et enfin leur orientation synthétique. » Le Senne - Traité de caractérologie.

De même, Roger Mucchielli dans La caractérologie à l’âge scientifique explique :

« Tout comportement observable, tout sujet qu’il nous est proposé de « comprendre » est l’expression de la totalité de ces « facteurs de la personna- lité » ».

On peut rappeler que dans ce même ouvrage, R. Mucchielli analyse ces facteurs de la personnalité, comprenant entre autres : le caractère, les apti- tudes extra-caractérielles (intelligences et dons), l’histoire individuelle et les événements conditionnants, le milieu culturel et historique, le cadre natu-

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rel… La personnalité est donc la résultante non seulement du caractère mais de nombreuses autres
rel…
La personnalité est donc la résultante non seulement du caractère mais de nombreuses autres déterminations correspondant aux multiples réalités qui
emplissent la vie de chacun.
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Enfin, au centre de la relation entre la caractère et la personnalité, se situe le moi. A ce sujet, Le Senne nous dit « c’est en tant qu’il use de sa liberté qu’il est le moi » Il ajoute ensuite que cette liberté trouve une seule limite dans le caractère stable. Finalement, cette liberté « a engendré et ne cesse de susciter une personnalité toujours susceptible de croître ou de déchoir ».

Je vous invite également à consulter l’article suivant :

http://www.caracterologie.org/article-4522797.html

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Published by Olivier ARNAULT - dans Bases de la caractérologie Voir le commentaire 3 octobre 2013

Combinaisons des facteurs

Le premier niveau d’interprétation que l’on peut avoir en caractérologie, une fois que vous avez identifié si vous êtes émotif - non émotif (E – nE), actif – non actif (A – nA), primaire – secondaire (P – S), c’est de croiser les facteurs.

Voici quelques exemples :

E + A

Activité extérieure importante voire fiévreuse, grande sociabilité, puissance de travail

E + nA

Ennui, crainte des obstacles, de l’action, sublimation des désirs, risque de sentiment d’écrasement par les évènements

E + P

Imaginatif, spontané, cyclothymique, agitation, papillonnage, excitabilité, réactivité, mobilité des sentiments, recherche des émotions, démonstrativité,

expansivité, syntonie, changeant, contradictoire, emballements, réactivité, impulsivité, précipitation

E + S

Extraversion élective, réservé, exigent, inhibition, émotions nombreuses, durables, profondes, anxiété, moments d’introversion, hiérarchisation des

centres d’intérêts, attaché au passé

A + P

Entreprenant, prompt, rapide dans l’action et les décision, aisance relationnelle, disponible, enthousiasme, présence d’esprit

A + S

Sens de l’organisation, goût pour les considérations sociales, travail régulier, persévérance

nA + P Vit dans l’instant, difficulté à résister à des sollicitations, négligence, risque de gaspillage, fatigable

nA + S Recueillement intérieur, repli sur soi, mélancolie, indécision, hésitant, découragement, recherche de la solitude, de l’intimité, grande conscience profes- sionnelle, personne d’habitudes

nE + A Activité froide, objectivité, calme et courage, persévérance, méfiance à l’égard des émotions, réalisme, objectivité, rationnalisation

nE + nA indifférent, manque d’initiative, passivité, manque de ressort, s’économise,

nE + P Grande adaptabilité (aux personnes et aux évènements), diplomate, peu sensible au danger, lucidité, recherche les contacts humains

nE + S Patience, régularité, fidélité, suit les principes et les règles, égalité d’humeur, peu susceptible, capacité d’abstraction, peu bavard, direct et sobre dans le discours

Les qualificatifs donnés ne s’appliquent pas intégralement à tous les cas. Ils donnent des tendances, des dispositions particulières. Ils sont bien sûr modulés par d’autres facteurs de caractérologie que je décrirai plus tard. Ce qu’il faut également retenir, c’est que dans chaque combinaison, il y a des traits de caractère qui peuvent avoir des conséquences favorables sur le comportement et d’autres des conséquences moins favorables.

C’est un premier niveau d’interprétation qui apporte déjà beaucoup de réponses au quotidien.

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Published by Olivier ARNAULT - dans Bases de la caractérologie 1 octobre 2013

Les facteurs du caractère

Cerner le caractère de quelqu'un passe par la découverte des principaux traits qui le composent. Les caractérologues ont donc travaillé à établir ces traits de caractères ou facteurs. Leur connaissance est très importante car elle permet, même au débutant, d'avoir les premières clés pour comprendre une personnalité. Je parlerai d'abord de la typologie la plus connue, celle d'Heymans-Wiersma-Le Senne-Berger.

La structure de Heymans et Wiersma

Heymans et Wiersma ont dégagé de leurs travaux trois facteurs constitutifs du caractère :

Le croisement entre ces trois facteurs donne les 8 types de base :

EnAP

(ou nerveux)

EnAS

(ou sentimental)

EAP

(ou colérique)

EAS

(ou passionné)

nEAP

(ou sanguin)

nEAS

(ou flegmatique)

nEnAP

(ou amorphe)

nEnAS

(ou apathique)

Les facteurs de Le Senne et Berger

Pour compléter ce premier tableau, René Le Senne puis Gaston Berger enrichissent de propriétés complémentaires la structure d’un caractère :

Il faut préciser que les appellations mars et venus n’ont rien à voir avec de l’astrologie. Il s’agit tout simplement d’une appellation métaphorique de deux types de relations aux autres : affrontement ou séduction. Autre remarque les facteurs Av, T, Is et Pi sont appelés facteurs de tendance.

Nous arrivons alors à la structure la plus répandue qui permet d’avoir une approche fine de la personnalité.

Approches complémentaires

D’autres caractérologues ont enrichit la liste de facteurs afin de la compléter mais aussi de la préciser. On peut citer les facteurs :

sociabilité – isolement

in Roger Mucchielli « la caractérologie à l’âge scientifique » - Editions du Griffon

( ou Jupiter – Saturne)

intelligence généralisante – intelligence particularisante in Roger Maistriaux dans « l’intelligence et le caractère » éditions PUF

Enfin, R Denis et S. Torkomian (in « Caractérologie appliquée » éditions SABRI), nous donnent un complément important en détaillant douze disposi- tions fondamentales du caractère, dont certaines correspondent à celles vues ci-dessus :

Plan végétatif-moteur :

Vitalité – non Vitalité (V – nV) Activité – non Activité (A - nA) Masculinité – Féminité (M – F) Sensorialité – non Sensorialité (Se – nSe)

Plan émotif-affectif :

Emotivité – non Emotivité (E – nE) Affectivité – non Affectivité (Af – nAf)

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Sociabilité – non-Sociabilité (So – nSo) Allocentrisme – Egocentrisme (All – Eg) Plan réflexif-idéatif :
Sociabilité – non-Sociabilité (So – nSo)
Allocentrisme – Egocentrisme (All – Eg)
Plan réflexif-idéatif :
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Primarité – Secondarité (P – S)

Energie psychique – non Energie psychique ( Ps – nPs) Champ de conscience large – Champ de Conscience étroit (L – nL) Intelligence sensorielle (Is – nIs) Intelligence rationnelle (Ir – nIr) Intelligence intuitionnelle (Ii – nIi)

Cette approche est très complémentaire de celle de Le Senne et Berger et présente de grands intérêts dans son application au champ professionnel.

Autres classifications

Il existe d’autres classifications plus anciennes des caractères qui sont considérées comme intéressantes mais moins complètes que celles citées ci-dessus : typologies de Ribot, Fouillée, Paulhan, Malapert.

On peut également citer d’autres typologies dans des domaines proches de la caractérologie que vous pourrez rencontrer :

Typologies psycho-somatiques :

tempéraments d’Hippocrate : bilieux, sanguin, nerveux, lymphatique, typologie de Sheldon : viscérotonique, cérébrotonique, somatotonique, typologie de Kretschmer : cyclothyme, schizothyme, typologie de Pende : bréviligne, longiline, typologie de Sigaud et Mac Auliffe : musculaire, respiratoire, digestif, cérébral

La typologie de Jung basée sur les attitudes (introverti – extraverti) et les fonctions (pensée, sentiment, sensation, intuition).

Les typologies morpho-psychologiques et planétaires.

Facteur Emotivité Activité Retentissement Facteur Largeur du champ de conscience Polarité Avidité Tendresse Intérêts sensoriels Passion intellectuelle

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sensoriels Passion intellectuelle Partager cet article 0 Modalités émotif - non émotif actif - non actif

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Modalités émotif - non émotif actif - non actif primaire - secondaire Modalités large - non large mars - vénus avide - non avide tendresse - sécheresse affective interêts sensoriels - indifférence sensorielle forme concrète - abstraite des intérêts intellectuels

Symbole E - nE A - nA P - S Symbole L - nL M - V

Av - nAv

T - nT

Is - nIs Pi - nPi

Published by Olivier ARNAULT - dans Bases de la caractérologie Voir le commentaire 1 septembre 2013

Emotivité - Activité - Retentissement

Bien, je me lance. Un blog dédié à la caractérologie sans quelques éléments sur la fameuse typologie est incomplet. Vous trouverez dans tous les ou- vrages cités en référence bibliographique de nombreuses et riches monographies sur les types centraux de chaque famille de caractère.

Je ne vais donc donner ici que quelques éléments de base.

Nous allons commencer par découvrir les 3 facteurs fondamentaux structurant le caractère :

émotivité, activité, retentissement

Emotivité

C'est la charge nerveuse du sujet. Elle est plus ou moins forte selon que le sujet est plus ou moins émotif. C'est la capacité de réaction émotionnelle à

un événement (rire, crainte, rougissement,

Tout le monde a des émotions. L ‘émotivité est la capacité à être ébranlé, à gérer ses émotions. L’émotif éprouvera des émotions plus intenses que la

moyenne. On distingue les Emotifs (E) et les non-Emotifs (nE).

).

Activité L’activité correspond à la réaction face à un obstacle, à la facilité à agir. Est considéré comme " actif " tout individu dont le besoin régulier est " l'action ". Normalement les difficultés décuplent son besoin d'agir; il se sent une raison supplémentaire pour poursuivre son but. Sera " inactif " celui qui agit avec peine et parce qu'il ne peut pas faire autrement, en essayant d’éviter

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les obstacles. On distingue les Actifs (A) et les non-Actifs (nA). Retentissement Connexion Créer mon
les obstacles.
On distingue les Actifs (A) et les non-Actifs (nA).
Retentissement
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C’est la manière de recevoir les impressions, soit par une réaction immédiate et brève (Primarité), soit par une réaction à retardement et prolongée, du-

rable (Secondarité). Le retentissement, c'est la durée des impressions ressenties. Certains sujets ne les ressentent que brièvement (colère rapide, joie immédiate, une im- pression chassant la précédente = primaire) D'autres les ressentent de façon durable et réagissent avec un certain retard (le sujet rumine, il boude = secondaire) Un sujet primaire a des impressions rapides, brèves et en surface. Un sujet secondaire a des réactions retardées et des impressions durables et profondes. On distingue les Primaires (P) et les Secondaires (S).

Quelques descriptions sommaires viendront par la suite sur chacun des huits types caractérologiques.

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des huits types caractérologiques. Partager cet article 0 Published by Olivier ARNAULT - dans Bases de

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Published by Olivier ARNAULT - dans Bases de la caractérologie 1 septembre 2013

Caractère, personnalité et psychodialectique

La personnalité est définie comme étant le caractère avec en plus tout ce que la vie a apporté au caractère (influences naturelles, sociales, de la for- mation, de la profession )

La personnalité manifeste extérieurement, non pas le caractère pris dans son acception abstraite, mais dans ce qui lui donne une expression singu- lière, individualisée.

Louise Pépin nous dit "les virtualités du caractère permettaient la construction de personnalités autres et pourtant clivées par les données origi- nelles". in La caractérologie et ses applications.

Le caractère est la forme solide, stable, invariable qui est le noyau central de la personnalité.

Le moi est au centre du lien entre la personnalité et le caractère. Les caractérologues considérent le moi comme libre, car il spécifie et peut encore

spécifier le caractère par une personnalité qui a évolué et qui peut encore évoluer. Toutefois, cette liberté du moi garde une limite, celle que lui confère

le caractère et ses puissances.

celle que lui confère le caractère et ses puissances. Le Senne définit ce qu'il nomme la

Le Senne définit ce qu'il nomme la psychodialectique du moi :

"c'est l'ensemble des réactions par lesquelles le moi répond aux problèmes qui lui sont posés, soit par son caractère même, soit par le rapport entre ce caractère et son milieu." in Traité de caractérologie.

En termes simplifiés, Louise Pépin résume : "la psychodialectique du caractère est la prise en charge de ce caractère par le moi". Ibid.

Ces quelques lignes résument fort bien ce que nous expérimentons quotidiennement. Les évènements de la vie, les situations, nos relations avec les autres nous dévoilent chaque jour un peu plus les facettes de notre caractère. Et nous savons très bien, même de manière intuitive, que notre adapta- tion aux circonstances, notre souci d'harmoniser les relations avec les autres nous plongent au coeur de cette psychodialectique.

Une des causes de tension intérieure que certains d'entre nous peuvent connaître, une des causes de maladresse dans les relations humaines, une des causes de manque de maîtrise de soi, une des cause de manque de confiance en soi se trouve dans la façon dont cet ajustement qui se fait entre la personnalité et le caractère.

La première étape est de découvrir son caractère

A l'heure du développement personnel et du coaching, il y a là une matière riche et originale à creuser.

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Published by Olivier ARNAULT - Connexion dans Bases Créer de la mon caractérologie blog Voir le commentaire 1 septembre 2013

L'émotivité (1)

L'émotivité est un sujet fréquemment abordé dès que l'on parle de connaissance de soi : gestion des émotions, intelligence émotionnelle, rôle des émotions dans le management, les relations, le commerce. J'ai souvent remarqué au cours de formations, que beaucoup de personnes en parlent sans être capable de la définir, ni de la décrire précisément. Il me semble que la première étape dans l'approche de la gestion de l'émotivité, est de bien comprendre ce que c'est, de l'identifier, d'en comprendre le fonctionnement.

de l'identifier, d'en comprendre le fonctionnement. Je ferai en préambule une remarque : l'émotivité est

Je ferai en préambule une remarque : l'émotivité est modulée dans ses manifestations par d'autres facteurs de la personna- lité. Il serait trop restrictif de se contenter de chercher à comprendre une personnalité à travers son degré d'émotivité et ses modalités. Toutefois, il est clair que c'est un facteur important de la personnalité et que ses conséquences dans le comportement et les relations humaines sont importantes.

Qu'est ce que l'émotivité ?

Voici quelques définitions données par les caractérologues :

« Etre ému, c'est être troublé » Gaston Berger in Traité Pratique d'Analyse du Caractère

René Le Senne décrit ce trait général de notre vie mentale qui fait que tout événement subi par nous (perception ou pensée) provoque dans notre vie organique et psychologique un ébranlement plus ou moins fort : « l'événement agit comme un agent de déflagration ; une quantité plus ou moins grande d'énergie, antérieurement en réserve dans notre organisme, est libérée. » in Traité de Caractérologie.

« L'émotivité est la facilité à éprouver des troubles dont l'importance est hors de proportion avec les stimulations d'origine externe (évènements, situa- tions) ou internes (pensées, sentiments) qui en sont la source » Source revue La Personnalité - 2004-46 - SIEPEC - ISSN 0247-204X

Il ressort donc que l'émotivité est cette capacité que nous avons tous à être ébranlé psychologiquement et/ou physiologiquement par une influence intérieure ou extérieure.

Nous notons également que chacun de nous a un degré d'émotivité plus ou moins marqué, un seuil d'excitabilité plus ou moins élevé.

D'autre part, les stimuli provoquant l'émotivité sont variés selon les personnes : situations relationnelles, circonstances, pensées, perceptions sen- sibles (musique, poésie, spectacle, pleurs, évocations, rires, odeurs ) Etant donné la grande variabilité, il est impossible d'en établir une liste exacte. Pour une même personne, l'émotivité peut varier (en plus ou en moins) avec la fatigue, la maladie, l'histoire personnelle (perte d'un proche par exemple).

« Cette sensibilité à l'événement qui va évoluer au cours de l'existence et qui peut être masquée ou maîtrisée bien que toujours sous-jacente, peut

prendre dans la vie des formes différentes, voire opposées, de la violence destructrice jusqu'à la créativité la plus sublime et susciter souffrance ou joie intense, enthousiasme ou haine avec des passages parfois de l'un à l'autre. » Claude Guilmault - La Nouvelle Caractérologie Comportementale.

Continuons plutôt à essayer de cerner cette notion d'émotivité.

Etes-vous émotif ? Quelques symptômes

La conséquence de cette réaction organique et psychologique peut être d'intensité variable, plus ou moins durable et se traduire par des effets viscé- raux intérieurs (accroissement de la conscience de l'émotion) ou par des réactions sur le monde extérieur.

La première remarque importante est que l'émotivité ne se manifeste pas forcément par des symptômes extérieurs évidents à l'observation. Elle peut rester sous forme de « crise intérieure » et se manifester par des petits signes discrets : changement de la modulation de la voix, légère mimique sur le visage, geste parasite

Voici quelques points de repère pour détecter l'émotivité chez vous ou dans votre entourage. Encore une fois, il ne s'agit pas d'une liste exhaustive, mais plutôt de points de repères que vous pourrez enrichir par votre expérience personnelle et vos observations.

Dans ses études statistiques, René Le Senne identifie les symptômes les plus courants de l'émotivité :

mobilité, humeur alternante, impulsivité, excitabilité (et même auto-excitabilité),

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utilisation de superlatifs, de mots excessifs On peut également trouver dans la liste des symptômes
utilisation de superlatifs, de mots excessifs
On peut également trouver dans la liste des symptômes de l'émotivité :
disproportion entre l'importance objective d'un événement et l'ébranlement de la personne, exagération de la menace, réactions vives (même si elles
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sont intérieures), impressionnable, subjectivité

La personne chez qui l'émotivité est vive est souvent l'objet de tension nerveuse, de tension intérieure. On peut également la repérer par des attitudes :

voix forte, criarde, abondance de gestes, contractions du visage, mimiques, mouvements amples, accélération du débit des paroles, variation du ton

Sous l'emprise de l'émotivité, la personne sursaute à un bruit soudain, est troublée par une nouvelle imprévue, éprouve de grandes joies ou de grandes tristesses, ne peut faire un travail que s'il plaît, est très sensible à l'ambiance, prend tout très à coeur (peut se montrer facilement blessé, est susceptible en cas de critique ou au contraire heureux en cas de compliment), donne trop d'importances à de petites choses

Voilà une première approche qui vous permettra peut-être de mieux vous y retrouver. N'hésitez pas à enrichir ces observations par vos commentaires.

Nous verrons dans un autre article, quelles sont les conséquences de l'émotivité dans les relations humaines et dans l'activité professionnelle.

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L'émotivité (2)

Après avoir cerné les ressorts de l'émotivité, je vous propose maintenant d'en voir les conséquences, et plus précisément les avantages et les points de vigilance. Les traits que je vais donner constituent le fond de l'émotivité mais ces effets peuvent varier en intensité et en qualité en fonction selon les circonstances, des personnes et de l'association à d'autres facteurs du caractère (activité et retentissement essentiellement).

Effet sur les capacités cognitives

L'émotivité peut vivifier les capacités cognitives ou les troubler. L'émotivité teinte l'intelligence d'intuitivité, de capacité à « sentir » les réalités avec tout le risque de subjectivité qui en découle, de fourmillement imaginatif, créatif et même de capacités artistiques. L'intelligence émotive est plus pénétrante qu'abstraite. L'émotivité conserve à l'intelligence une capacité d'émerveillement aux perceptions, un « oeil neuf ». Elle prédispose, par exemple, au goût pour les ac- tivités artistiques. L'émotif peut être submergé par les impressions sensibles, d'où un risque de débordement par la pression de l'environnement, par des activités mul- tiples, un risque de dispersion, qui conduit à un trouble du jugement, du discernement et à la difficulté de prendre du recul. L'émotivité va également influer sur le niveau de perturbation de la personne en cas d'échec. Elle peut conduire à une mauvaise appréciation de l'importance réelle des risques, des obstacles, à un manque de réalisme, d'où le risque de se « faire une montagne » des choses. Le « sur-émotif » peut également être déconcerté par des données nouvelles et imprévues qu'il va avoir du mal intégrer.

Effets sur la capacité d'action

Comme pour les capacités cognitives, l'émotivité peut renforcer, stimuler les capacités d'actions ou au contraire les paralyser, les amoindrir. Par exemple, dans la conduite d'un projet où l'émotif trouve un intérêt de départ, elle peut renforcer l'énergie de démarrage, l'allant initial, elle peut être un facteur de soutien pendant la réalisation. Poussée à l'extrême, cette interaction dynamisante entre l'émotivité et l'activité peut conduire à l'usure, au surmenage, par sur-estimation des limites organiques. Elle peut aussi avoir un effet contraire et conduisant donc plutôt à un risque d'instabilité, d'action par saccades, de désorganisation. Elle peut entraîner un décuplement de l'activité sous l'influence d'un choc émotionnel : le sujet opère des prélèvements d'énergie sur ses réserves pro- fondes. En cas d'évènements graves, l'émotif peut se transformer en héros. L'émotivité a dans ce cas un impact évident sur la réactivité. Il peut aussi être paralysé. Enfin, l'émotivité peut conduire à la lassitude devant la régularité de tâches à accomplir : il faut alors varier les aspects de sa fonction pour entretenir l'intérêt

Effets sur les relations humaines

« La réponse émotionnelle, variée et contrastée souvent, mais toujours perturbatrice, suit immédiatement la stimulation » Source revue La Personnalité ? 2004-46 ? SIEPEC Ce qui implique dans la relation humaines des risques d'irritabilité, de réactions déconcertantes pour l'entourage (éclats, bouderies, rumination affec- tive, susceptibilité, versatilité dans les affections, agressivité). L'émotivité donne une grande réceptivité et de la châleur dans les relations. Mais l'émotivité faisant subir fortement les influences du milieu, elle peut mettre en défaut la maîtrise de soi. Il faut bien sûr mentionner le décalage de perception réciproque entre une personne peu émotive et une personne plus émotive. Le « sur-émotif » peut regarder le « sous-émotif » comme quelqu'un de froid, de distant, manquant d'élan, lent. Inversement, le « sous-émotif » peut regarder le « sur-émotif » comme un agité, dispersé, superficiel, peu fiable C'est là un facteur de nombreuses incompréhensions entre personnes. Harmoniser les relations par la mise en évidence des différences et des com-

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plémentarités est aussi le rôle d'une formation à la caractérologie. Conclusion Connexion Créer mon blog
plémentarités est aussi le rôle d'une formation à la caractérologie.
Conclusion
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Retenons en synthèse que l'émotivité peut agir de deux façons sur le relationnel, la capacité d?action et sur les capacités cognitives : dynamisante ou perturbantes. Comme on peut le voir, l'émotivité est une richesse de la personnalité qu'il faut apprendre à connaître dans sa nature et apprendre à reconnaître dans son fonctionnement en chacun de nous. La prise en compte de l'émotivité est également incontournable dans toute approche de gestion du stress ou de gestion de l'agressivité. C'est ce que permet une formation à la connaissance des caractères : découvrir les modalités d'action de l'émotivité en soi et chez les autres, ap- prendre à mieux gérer ses conséquences dans les relations et dans l'activité professionnelle. Sans oublier que la maîtrise de soi passe par une fine connaissance de soi.

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Published by Olivier ARNAULT - dans Bases de la caractérologie Voir le commentaire 1 septembre 2013

Le caractère

Définition du caractère

Commençons par la définition donnée par René Le Senne :

« Le caractère signifie l’ensemble des dispositions congénitales qui forme le squelette mental d’un homme ». Il ajoute : « ce caractère est solide et per- manent » in Traité de Caractérologie – Editions PUF

« Il assure l’identité de l’être humain à travers la durée », « Il est à la charnière de l’organique et du mental » Louise Pépin – La caractérologie et ses applications – Editions Universitaires

« Le caractère, schème dynamique de la manière d’être au monde, antérieurement à toutes les spécifications, évolue selon les lois propres de sa structure, et ceci nous conduit fort loin d’un fixisme ridicule dans lequel on a voulu souvent enfermer la définition du caractère » Roger Mucchielli – La caractérologie à l’âge scientifique – Editions du Griffon

Paul Grieger, dans Le diagnostic caractérologique – Editions Ligel, attire notre attention sur trois niveaux d’acception possibles du mot caractère :

- sens moral et fort : utilisé pour désigner ce qu’un individu peut devenir, à travers des expressions telles que « il a du caractère ».

- sens psychologique large : il ne désigne pas toute la personnalité, mais ce qui singularise ou individualise, souvent à travers la description des conduites humaines (Exemple : les caractères de La Bruyère).

- sens caractérologique étroit : ensemble des dispositions natives qui inclinent un individu toujours dans le même sens.

Il explique également que le caractère est le fondement de la personnalité, marquée dès la naissance. La première couche sur laquelle le reste s’édifie- ra.

S'intéresser au caractère revient donc à s'intéresser à la personnalité de ceux qui nous entourent afin de mieux les comprendre.

Caractère et personnalité

« La personnalité est la résultante du caractère et de tout ce que les circonstances qu’il a permises lui ont apporté, les influences naturelles et so- ciales, particulièrement celle de l’enfance, de la famille et de la formation professionnelle. » Louise Pépin – La caractérologie et ses applications – Editions Universitaires

et ses applications – Editions Universitaires Ce même auteur nous dit que la marge de progression

Ce même auteur nous dit que la marge de progression se situe d’un homme ou d’un enfant se situe dans l’écart qui existe entre le caractère et la personnalité, marge qu’il faut utiliser et valoriser.

La caractérologie n'est donc pas quelque chose de figé qui consiste à classer des personnes dans des catégories de façon définitive. Toute sa ri- chesse découle de la façon dont elle va permettre d'accompagner le développement des richesses de chaque caractère et d'aider à en prévenir les dé- fauts.

Enfin, le caractérologue ne doit jamais oublier que le caractère n'existe que dans la personne qu'il a en face de lui avec tout ce qui la distingue des autres personnes.

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Nous sommes bien loin d'une approche mécanique et systématique de la personnalité et des relations
Nous sommes bien loin d'une approche mécanique et systématique de la personnalité et des relations humaines.
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