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Essai sur la théorie des proportions chimiques et sur l'influence chimique de l'électricité , par

Essai sur la théorie des

proportions chimiques et sur l'influence chimique de l'électricité , par J. J.

Berzélius,

[

]

Source gallica.bnf.fr / Université Paris Sud

Berzelius, Jöns Jacob (1779-1848 ; baron). Essai sur la théorie des proportions chimiques et sur

Berzelius, Jöns Jacob (1779-1848 ; baron). Essai sur la théorie des proportions chimiques et sur l'influence chimique de l'électricité ,

par J. J. Berzélius,

publié par lui-même. 1819.

Traduit du suédois sous les yeux de l'auteur et

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BERZELÏUS~ JÔNS JACOB

E~~ sur la ~~n~

~P~~C~~ C&Ï~~M~

sur

rïFï/?M~C<? chimique de

r~~nc~.

Paris

1819

ESSAI

SUK LA TH&QRtE

DES PROPORTIONS CHIMIQUES

ET

SUR L'INFLUENCE CHIMIQUE

DE L'ÉLECTMCÏTË.

ESSA~

t

f

<t\~t

SU&LATHÉOM<

L 111 M 1

ET

QU Jp~NLïOTB~aUX ~)

~??9~3~

SUR INFLUENCE CHïMï~UE

DE L'ËLECTRICITË;

PAR J. J. BERZELÏUS,

MBMBaB DB Ï.'ACAD~MÏE DM SOÏ.BNCM DE STOeXHOttÏ.

TRADUtT DU SCËDOM

M<!<Ma <MX as ~WBO&

<T MBM~ Mtt Mt~ttN.

A PARIS,

Che< MÉQUÏGNON-MA&VÏS, Ltbra:M

M~eciae,Me

Jbla Harpe<Hopt

pour ta prtte

rËcoIe de Mëdedae, m' 3, près <&Ue de

ï8l<3<

208TQ8

A L'AUTEUR.

DE

L'ESSAI DE STATIQUE CHIMIQUE,

COMM TN T~MOMM&E M tt~ MOMNM ESTIME Er BE MON

IN~tO~BLEATTtCBEMBNT.

INTRODUCTION.

Ce petit Ouvrage~ que je

des chimistes, forme

soumets à l'examen

de la,.

de

le complément

.M~r~

chimie inorganique dans les

chimie que j'ai publiés en suédois.

11 est impossible de réunir la connaissance

d'une foule de phénomènes, sans tâcher de

les classer sous des rapporta généraux, et après avoir trouvé, ou du moins après avoir a

cru trouver ces rapports on ne saurait s'em-

pêcher de former des conjectures sur leurs causes. Que cette réflexion me serve d'excuse,

pour avoir confondu dansles

pages suivantes

de faits et des

la relation d'un petit nombre

lois qui paraissent déterminer ces faits avec un grand nombre de conjectures sur

leurs causes intérieures. Je ne mets d'autre

importance à ces conjectures

celle qu'il

général; je

que

faut attacher à une conjecture en

n'ai aucune conviction de leur conformité

avec la nature intérieure des choses, j'ai seu-

lementvoulu démontrer comment il est pos~

sible que cela soit. Plusieurs autres jectures seront sans dôNte mises ~i avant

le champ où cesse l'expérience

et les opinions individuelles et divergentes

des savants entraînentchacun de son cote, est

si vaste, qu'il se présentera un grand nombre

con.

avec le temps

de méthodes explicatives conformes

aux pro.

habilités. 'La seile manière véritable o'é.

tudier la théorie de la science sera désormais,

coNMtM ~qu'tci~de chercher «iows les

propres

moyens

com-

~x~iquer Aes phénomènes, de

parer leuf probabilité, mais de ne jamais

être convaincu

qu'uneexplicationmême

très-

pr~Me est la véntaMe, autrement on ne

conna~a jamais les

limi~s (OBtre ce

que

l~s sait

que A~n

comme

sait avec ceï~i~de et ce

SMaopleprobab<Iité, etchaq~ essai de<théome

tendrait plus ou moins à nous égarer. Il

comme des ~MiMts 'en

pcMque~ Us ont

en

est des hypothèses dans l'empirie des sciences

près'-

qae tou)OUMquelque fbnidement qui les rend

pro~aMtBs; mais

aurait grand toit d'y

soient pleinement

on

coaiÈrmés.

ajouter ~M amnt qu'ib

se

Je ne considère .point comme une hypo-

thèse ce que je vais exposer ici sur les

portions chimiques

ce que je vais exposer ici sur les pro-

pro-

}e n'y sors point du

cercle de

l'expérience, et les lois que j'ai tâ-

le résultat général

ché d'établir ne sont

que de l'expérience acquise. Mais il est possible que notM expérience, qui s'accroît journel- lement, nous présente encore d'autres

rap-

ports de combinaison, qui modifient plus

ou moins les résultats généraux

~ai éta-

que

blis comme lois. J'espère que dans ce cas on ne me reprochera pas de ne point les avoir

prévus.

Plusieurs savants anglaism'entraitle

repro-

cha au ~contcair~ d'âvoirtirédes conclusions

générales d'un trop petit nombre de faits par-

ticuliers. Ce reproche n'est pas sans fonde-

ment m~is tout homme qui entreprend une

recherche doit s'y exposer. Notre unique res"

source est de tirer une conclusion générale de l'expérience que l'on possède, et de la

recd&er ensuite par l'expérience qu'on peut acquérir quelquefois cette expérience con- firme nos conclusions) quelquefois elle les

réfute, Que celui qui espérera se

davantage dans la science en critiquant avec

distinguer

trop de sévérité de telles conclusions, l'entre-

prenne, j'y consens, et que

cette route il

par

arrive,s'il le peut, à la célébrité.

Après avoirexposé ce qui concerne les

pro-

portions chimiques, j'ai essayé de démon- trer que la manière dont jusqu'à présent on a

expliqué le phénomène de la chaleur et de

la lumière dans la combustion, est mainte-

nant contraire à des faits bien constatés, et

par conséquent inexacte. J'ai essayé de dé-

duire le phénomène du feu dans la combus-

tion

du principe qui

le produit

dans la

décharge électrique et dans le

tonnerre;

j'ai

introduit, au lieu d'une hypothèse qui ne sumtplus, une autre qui, jusqu'à présent,

est conforme à l'expérience acquise, mais qui peut-être sous peu aura le sort de la première, et ne sera plus d'accord avec une expérience plus étendue.

La nouvelle explication a naturellement

conduit à des

les corps

conjectures sur la manière dont

sont électriques, à des essais pour se

ceque

c'est qu'un

corps

électro-po-

représenter

sitif et électro-négatif, et à l'examen de l'in-

iluence des phénomènes électriques sur les

phénomèneschimiques.Ceci a conduit ensuite

à la combinaison de la théorie corpusculaire avec l'hypothèseélectrique.J'ai démontré

que

non-seulement les phénomènes des propor-

tionsfixes peuvent être

hypothèses réunies, mais aussi

expliquées par les deux

tous les

que phénomènes des effets de la masse chimique

mis au jour

M. Berthollet, loin d'être con-

peu-

par

traires aux lois qui règlent les premiers,

vent être dérivés a~rK~ de cette hypothèse.

C'est seulement la cohésion entre les mo-

lécules

qui n'est pas facilement expliquée

par cette méthode. II

n'est pas prouvé ce-

pas être un effet de

puisque l'on ne

pendantqu'elle ne puisse

la même force primitive,

conçoit

à présent comment cette force

pas

l'a produit. Je ne trouve donc point dans

cette circonstance une réfutation de l'hypo- thèse électrique.

Enfin j'ai tâché de

que

déterminer le nom*

corps com-

hre des atomes simples dans les

posés, ainsi

le poids relatif de l'atome

de chaque corps élémentaire. Quelques sa-

vants ont fait des essais

vants

ont

fait

des

essais sur

sur le ïneme

le

ïn~me

mjet

d'une manière arbitraire,

je

regarde

que

comme contraire a l'esprit de la science.

Mais lorsque,d'un autre côté,j'ai voulu trou-

ver des points fixes de

découvert un seul

départ, je n'en ai pas

ait

me mettre à

pu même de rien déterminer d'~M manière dé-

cisive. H a donc faUu ras&embLer une foule de

considératjtons indirectes, et en tirer la con- clusion qui m'~ paru plus conforme avec

toutes ces cocmid~atiûCiS à4a~is. Il est aisé

de concevoir que cette méthode ne conduit pas à des résultats parfaitement certains, et que j'ai souvent d'à rester indécis, quant au choix, entre des nombres également proba- bles, dont cependant la rédaction des tables qui terminent cet ouvrage demandait que l'un f&t adopté.

Quand on commence à s'occuper de re-

cherches à ce sujet, ce qui parait le plus pro-

bable, c'est que deux corps, par

radical combustibleR, et l'oxigène0, doivent

exemple un

combiner dans les deux séries

0~

se

0, R+3 0, etc., et O~R,

R-4-0,R-t-~a

R, 0-~3 R,

précisément comme dans les différents de-

grés de sursatuKmon des sels, l'onvoit

que

tantôtla qu&ïitlté d'acides tantôt la quantité

de base est un multiple de ce qu'est cette même quantitédans le sel neutre. Mais lors-

que je comparailes degrésd'oxidation connus

des 6orps simple~ et que je cherchai la combi-

naison R

0

parmi eux sur-tout lorsque

je la cherchai dans le degré d'oxidation qui

se forme de préférence)e trouvai presquetou-

jours les autres degrés d'oxidation composés

d'une manièretrès- compliquée, et

consé-

par quent peu probable. Si~ par exemple,l'oxidule

de fer et l'acide solfureuxsontchacun

R'+'0, 1

et l'oxide de fer et l'acide sulfuriqueaR.~30~

il résulte de cette composition

dans les com-

binaisons de ces derniers avec d'autres

corps,

une multiplicitéactuellement improbable.La quantité relative d'oxigène dans les trois oxi-

des de l'antimoine est comme 3y4. et

et

quel que soit celui de

dère comme R ~t- 0,

ces oxides que l'onconsi-

les autres seront com-

posés de plusieurs atomes de chaque élément

probable. Lors. corps composés l'élément le

qu'ensuite je comparai les

d'une manièrequi n'est

pas

entre eux, je crus trouver

que

plus électro-positif y entrait pour un moindre

nombre d'atomes

que de manière que dans la plupart

des cas le premier peut se réduire à un atome,

tro-négatif

Félément le plus élec-

et cela à compter des moins composés aux

plus composés

exemple, dans le sulfate

par

de potasse, le nombre des atomes du soufre et de l'oxigène est plus grand que le nombredes

atomes du potassium, et dans l'alun un atome de potassium répond à plusieurs atomes d'a-

luminium, à encore plus d'atomes

et à un très-grand nombre d'atomes d'oxi-

gène. J'ai cru en pouvoir conclure que l'élé- ment positif a toujours une propension à se réunirà plusieurs atomes de l'élément négatif

dans un sens inverse~ l'élément néga-

que, tif ne se réunit

que atomes de l'élémentpositif.En faisant ensuite l'application de cette probabilité aux ana-

lyses de plusieurs corps composés que j'avais

à comparer, il en est résulté une plus grande simplicité dans la composition des

de soufre i

et

rarement à plusieurs

corps, s et le nombre des atomes simples, nécessaire

pour la production de tout atome composé,

devintbeaucoup moindre, quand je suppo- sai, par exemple, que l'acide sulfureux, l'oxi-

dule de fer, la soude,

étaient R-t-~ 0, et l'a-

cide sulfurique,l'oxidede fer et le

Kfue. l'oxidede fer

de sodium R-4-3 0,

dérais comme R-t-0

que

et

et

le suDeroxide

superoxide

lorsque je les consi-

a R-t-3 0. C'est ce

qui m'a engagé à adopter de préférencel'hy-

pothèse qui offrait les résultats les plus sim- ples. Je ne dissimulerai pas, toutefois, nia crainte secrète que plusieurs atomes des corps

combustibles ne soient trop légers de

et j'ai, dans plusieurs endroits, fixé l'atten- tion du lecteur sur les motifs de cette crainte.

moitié,

Cette question est au reste indifférente à

l'égard des tables et de leur

l'essen-

usage; tiel est d'observerla simplicité dans les for- mules et l'exactitude dans les rapports des

nombres.

Enfin j'ai fait connaître les bases de la

nomenclature latine dont je me suis servi dans les tables, et j'ai donné une descrip-

tion spéciale de la manière de les employer

pour les calculs.

Je dois ajouter

que les nombres de ces

par

M. Lagerhj elm,

tables ont été calculés

d'après les poids des atomes simples, et d'a-

près les

près

les

dans

formules ptac~es daïM

formules placées

la seconde

la

colonne des tables. Je pro6te de cette oc"

casion pour

lui témoigner ma reconnaissance

pour le

zèle qu'il a mis dans ce travail, en

ïD~me temps long et fastidieux.

On a tâché d'éviter des fautes tant de cal"

cul

d'impression. Quelques" unes, qui

que

s'étaient introduites dans la première édi- tion, ont été découvertes et corrigées dans cette seconde; s'il en restait encore, le lecteur voudra bien sans doute m'excuser en neper"

dant point de vue

corriger un très-

que pour

petit nombre de fautes, j'aurais été oMig~ de

refaire tous les calculs, travail trop dispen-

dieux, sur-tout pour un ouvrage dont le dé-

bit est encore incertain.

ESSAI

SUR LA THEORIE

DES PROPORTIONS CHIMIQUES,

ET

SUR L'INFLUENCE CHIMIQUE

DE L'ËLECTRICITË/

§ i~

JE'J~o~MKori~MC<~K~epe&~e~e

~0~'<M~C~~M~.

DÈS que l'on comment à considérer les

comme composés d'ëMn~nts

corps

simples,il paraît

composés

qu'on admit aussi que dans les cprpa

les mêmes caractères extérieurs et les mêmes propriétés internes indiquent une combjmaison~

des mêmes élémentsdans les mêmes proportions~

On trouve. cette idée adoptée par les phHosophes.

dèsles temps les plus anciens, rexpénence n'é-, tait pas encore samsantepour servir d'appuiàla

spéculation. Ellefait déjà partie de

philosophie

de Pythagore

et Philon, auteur du Livre de la

Sagesse

compris parmiles livres apocryphes de

l'Ecriture sainte, et

temps de Caligula

que

dit

l'on croit avoir vécu au

dans le chap. II, v. 22,

2?~MafOM<<~Pec MC~Mre,/M)7M~C~OM~.ToUtC-

fois

qu'un pressentiment obscur de cette vérité; mais

c'est sans douteà la convictionde la j ustesse d'une pareille idée,qu'estdù le premieressaid'une exacte

jusqu'à nos jours, les philosophes n'ont eu

analyse chimique. Cet essai n'est pas ancien

et

quoiqu'on ne puisse

désigner avec certitude

pas

quel fut le premier chimiste qui tenta de déter-

miner, par l'analyse d'un

corps, la proportion de

est néanmoins suffi- faire ces expériences de la seconde moi-

que c'est à son perfec-

ses principes constituants,il

samment constaté que l'artde

que

avec précision

ne date

tié du siècle dernier, et

tionnement

que noù~dévbnsla théorie des pro-

portions chimiques.

Wenzel, chimiste allemand, parait être !e

~remKr qui ait fixé son attention sur

ports, et qui ait cherché à les vériner

ces rap-

par

des

e~ériences. Il examina un phénomène qui avait

dé~à frappé les chimistes

savoir, que deux sels

Neutres conservent leur neutralité âpres s'être mutuellement décomposés. Il exposa le résultat

de

ses expériences dans

mémoire intitulé

J~e~

~n~~M! /ou y%corM des

un

~&M~ publié & Dresde en ~7, et prouva, par

des analysessingulièrement exactes

nomène était du à la circonstance

ports relatifs entre les quantités d'alors et

que ce phé- les

qce

rap-

de

terres .qui saturent une quantité donnée du même

acide, sont les mêmes pour

en du nitrate de chaux

étant décompose par du sulfate de potasse, 1~

tous les acides

sorte que,

par exemple

nitrate

de potasse et le sulfate de <~aux qui

en résultent, conservent leur neutralité, parce

que la quantité de potasae qui sature un ppi<~

donné d'acide nitrMïue, est à ia qaaaa~té

chaux qui sature la même quantité 4'ac]~Le nitrt-

que tomme la potasse est à la chaux qiM neu- tralise une portion donnée d'aciûe eulfarique. Les résultats numériques des expériences d~

Wenzel sont plus exacts

que et la plupart ont ét~

et

ceux jcTaucuNt autM

ponL-

~ad-

chimiste de son temps

firméspar les ïneilleares analysesfaites <~piuis.

Néanmoins on y fit à peine attention

mit, sur rautorité de noms plus connusses !r<é-

sultats moins exacts

qui étaient contredits d'a~

`

leurs par le phénomène que Wenzel avait si jbnen

expliqué:.

Bergmann, dont.les travaux jobtinreat Mne si

juste célébrité, s~apepçut aussi desphé~Mnènes

produits

les proportions chimiques~ :et les

une dissertation publiée à ~Jpsail,

le titre

2~ <~e~a c~oa~~

par

exposa dans

en t~8&, sous

~M<«<!<e M ~M&x~M. Il y rapporte un ~Eand

i.

nombre

nombre

métaux l'un

conclusion:

d'expériences sur

d'expériences

sur la

la précipitation

précipitation dea

des

l'autre et il en tire cette

par

P/~g~~M<M<M ~M~M<<<<!<~ ~r<B-

~OM~MJf esse t/KW~P

et ~~OPC~

cipitantis

proportionales:Bergmann travailla beaucou pau

afnnités, et

développement de la théorie des

le phénomène de la conser-

vation de la

neutres après

leur décomposition mutuelle; cependant ses

tâcha d'expliquer

neutralité des sels

analyses n'étant pas

Wenzel ne lui

aussi exactes

que celles de

belle ex-

révélèrent point'la ce dernier.

plication trouvée par

Mais

c'est principalementàJ.B. Richter, chi-

miste de Berlin,

devons la première

que nous

indication positivedes

proportions chimiques

fondée

sur de nombreuses expériences, aux-

quelles il parait que ce savant

grande partie de son temps.

à la chimie une forme

consacra une

Il tâcha de donner

entièrement mathéma-

tique dans un ouvrage

laissa.

pas

nous occuper que

les proportions

der

Chemie

<<

où il avait

intitulé

.SfeMc~K~M~?

où cependant son imagination. ne se

de ses travaux essentiels sur chimiques. On en trouve l'ex-

périodique publié par

neuen Gegenstdnde

C~e

les J~VoM~e~M~ o&/<~ ~3

ou sur

pris pour épigraphe le pas-

chimique,

toujours guider par l'expérience. Mais

nous laisserons de côté ses erreurs, pour ne

position dans un ouvrage

lui sous le titre de

de

sage

sage dëtà

déjà cité du Livre de la Sagesse.

cité du

Livre

la Sagesse. C~est

C'est sur-

sur-

tout dans les cahiers 7, 8. et

1706 a 17~8,

que

imprimés de

o,

l'on trouve des expériences

bien dignes d'attention sur tes proportions chi-

miques. C'est qu'il examinele phénomène ob-

servé par W enzel, et qu'il l'explique de la même

manière

ce dernier. Il cherche à déterminer

que

la capacité de saturation relative des bases et des

acides. Il fait ensuite

dans ~pré-

remarquerque cipitation des métaux les

neutralité du liquide n'est point altérée, et il

en donne

core

les autres, la

uns par

explicationdont on reconnaît en-

la justesse.

une

Lorsqu'on lit les travaux de Richter sur, les

proportionschimiques, on s'étonne que l'étude

pu être négligée un seul

instant. Cependant,il

en diminuer l'impression sur l'esprit du lecteur

c'est que les résultats numériques de ses expé- riences ne sont pas très-exacts. Dans ses com-

paraisons il part presque toujours du carbo-

nous savons

Ses expériences

de ces rapport

ait

a dans les

ouvrages de

y

Richter une circonstance qui contribue à

nate d'alumine

combinaison

que

maintenant ne pouvoir exister. avaient besoin d'être répétées soupçon qui naît naturellement

lecteur,

que

détruire le

pour dans l'espritdu

son désir de voir. confirmer son

système avait inûué sur leur résultat. D'ailleurs

son style est singulieril adopte les découvertes

dé FécoÏe anti-phlogistique sans pouvoir se T~sottdre à abandonner entièrement le langage dés pMogistiques; et en cherchant à tenir le milieu entré les deux partis, il déplut à Fun

et

Fautre.

ïl est cependant à présumer

que ce qui em-

pendant quelque temps, les chimistesde

pêcha

donner leur attention aux travaux sur les

pro-

la

portions déterminées, fut principalement

grande révolution qui se fit vers cette épo- que dansta théorie de cette science, d'où elle bannit avec !e phlogistique les spéculations va-

pour leur substituer le résultat des ex-

et des recherches. Le système de La-

gues

périences

~oisier était presque le seul objet des médita-

ce système

tions des chimistes, et la lutte,

que

eut

à soutenir, détourna leur'esprit de tout ce

qui n'appartenait

directement à la nouvelle

pas

son application pour expliquer les

théorie et à

faits connus. €e système fut enfin généralement adopté adversaires les plus décidés reconnurent qu'il

méritait là préférence sur ceux de StaM et de

Becker, et la plupartdes chimistesde nos jours

ses

l'ont suivi en étudiant la science. Alors se

par-

tagea l'attention longtemps fixée sur ce point,

et Ton commença, sous l'égide de la nouvelle théorie, à diriger Fétude de la chimie sur toutes les parties de cette science. On peut donc dire

que lede~ppeme~du~ri~ip~s pr~por~o~

chimiquesfut quelque temps suspendu par celui

d~ système antipMogïstique, qui prit naissance a

l~méineépoque.

On ne

trouve ~ans les e~its de I~v<Ms~'

rien de posi~f sttr ies proportions <~cMque~

si

~'est

i~ff~rea~q~'il etab~t en~re ht

~<?~;

l'~ne

po~t avow

~d~

que

d~so~s~

et~a~

coitps

~~M~~ ~t

lieu dans toutes i~ pr~or~oas

Fautre, t~nge~nt ia ~att~e du n'a<ha~et qw ppopo~io~6x~

Quelque temps ~pres rétabMssetn~nt da <s~-

teme de~avo~ieT, M, Berthollet

u~

<~e ~$

plus cé~brM~<Dopératews<

intitU~

p~Ua

&n f~wragp

~<!<~0(!~M~MC,~M;0~,

où il

~t~sa, d'M~ ~~m~ vraim~at pbilp$o~

les ~Bnites c~miqu~s etie~ phe~pmè~s

prouvef ~a~s ~t

pas

aNS~

~ique,

qui e~ d~M~eï~. H tac~a ~e

écrit q:ue~s

forces ac~v<es ne sont

nombreusesqu~ po~rraï~ le ~uppo~er :d*apr~s

la ~ve~é

qui aMa~

que

~~BOK~<s

il (~~ap~'a

par

ainsi ,q,ue

prp.

Mf~t

habilitede la pro<ihïctto~de ces derniers

d~e m~e ~p<~e prmc~pate

la ibrc'6

a~me

icorps ver~~a terre e~

CjeJAe qui rctieKt les

prêtes dai~ ~eurs or-

qu'onpar~e~dra~

bites a~Kw'duiso~L Il pj'e;dt

un jour

(~uïey les effets de J~ premièfe de

ces

forces

comme on avait calcul depuis

long-temps tes effets de la dernière. En déve-

lapant cés

Ibbpant

ces

idées, M. BerthoUet

idées,

M.

BerthoMet

s'attacha à

s'at~cha

à <~a.'

éta"