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PROPOSITION DE TERMES DE REFERENCE DU DIAGNOSTIC

Annexe A. Proposition d’indicateurs et de variables pour le diagnostic d’éclairage public

Thématique Indicateurs et variables


1. Niveau de service de - Nombre de points lumineux – par habitant, par km de voie éclairée
l’éclairage public - Puissance installée totale (kW) – par habitant (kW/hab), par km de voie éclairée (kW/km), par point lumineux (kW/point)
- Puissance consommée par armoire (kVA)
- % de voiries éclairées au sein de la commune (éclairage fonctionnel)
- % de monuments mis en valeur par l’éclairage public (éclairage esthétique)
- % de places publiques et de rues piétonnes éclairées au sein de la commune (éclairage d’ambiance)
- Nombre de demandes pour de l’éclairage public supplémentaire (non-répondues)
2. Qualité d’éclairement - Classification des voiries de la ville - Type de voie : rocade périphérique, autoroute urbaine, pénétrante urbaine et voie
urbaines importantes (boulevards, avenues principales, etc.)
(Performance photométrique - Adaptation de l’éclairage à l’usage et à la nature - Exemple de codification « très performant, performant, moyen, faible et très
mesurée d’un échantillon de du patrimoine (espaces publics, bâtiments, faible »
points lumineux et de voiries) chemins piétons) - Consommation théorique (fournisseur)
- Consommation annuelle en kWh/m2 de chaussée - Classification (A+ jusqu’ à E) selon type de voies
selon le type de voie (rapide, express, autres)
- Efficacité lumineuse - Flux lumineux / puissance consommée – lm/W
- Efficacité énergétique d’éclairage sur les voies - Valeurs de référence accordés (p. ex. ADEME : < 0,03 et 0,045 W/m2·lux)
- Luminance (cd/m2) - Distances d’observation conventionnelles de la luminance d’une chaussée
- Rendement des points lumineux (puissance - Mesures photométriques prises au niveau du sol (99 points, 8mX25cm, etc.) – avec
consommée / éclairement moyen – W/lux) luxmètre embarqué ou capteur de roue (400 à 30 000 mesures/ km) (EN 13201-3)
- Valeurs de référence accordés (p. ex. > 0,15 jusqu’à < 0,02)
- Uniformité de l’éclairement (Emin/Emoy) - Niveau d’éclairement minimum (Emin en lux)
- Niveau d’éclairement moyen (Emoy en lux)
- Caractérisation d’éclairement - Indice de rendu des couleurs (IRC) (fournisseur)
Température des couleurs (K) (fournisseur)
- Nuisance lumineuse/ de lampes - ULOR, éblouissement, vers le voisinage)
3. Etat des lieux des composantes du réseau
3.1 Points lumineux - Identification - Numéro (identifiant unique)
- Adresse
- Géolocalisation
- Numéro de l'armoire associée
- Numéro source/poste
- Classification de chaussée et implantation - Largeur de la voie (L)
- Classification proposée (ME - voies pour véhicules motorisés ; CE - zones

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PROPOSITION DE TERMES DE REFERENCE DU DIAGNOSTIC

Thématique Indicateurs et variables


conflictuelles tous usagers ; S - zones piétonnières et cyclistes)
- Nombre de voies
- Largeur terre-plein central
- Simple/double
- Niveau de trafic (exemple codification « fort, moyen, faible »)
- Unilatéral/axial
- Bilatéral en quinconce/vis-à-vis
- Classification de support - Type de support (candélabre/façade/poteau)
- Date de pose
- Hauteur du support
- Espacement
- Avancée
- Inclinaison
- Etat (exemple codification « bon, moyen, mauvais, action requise »)
- Porte de visite (fermée/mal fermée/manque)
- Plaque à bornes (codification)
- Plaque d’appui (codification)
- Massif (codification)
- Etat et classification des luminaires - Date de pose
- Hauteur du luminaire
- Marque de la lampe
- Modèle
- Type de lampe
- Puissance de la lampe (W)
- Ancienneté (date de maintenance/renouvellement)
- Etat (codification)
- Nature du ballast
- Appareillage (ferromagnétique, électronique)
- Indice de protection (0-6, 0-6)
- Pollution (codification)
- Type de vasque (verre plat, bombé, semi-bombé, polycarbonates bombé, sans
vasque, autres, scellé/non-scellé)
- Capot (ouvert/fermé/manquant)
- Performance technique des luminaires - Nombre de jours d’allumage de point lumineux par an total
- Nombre d’heures d’allumage par jour (h)
- La fonctionnalité des équipements (% de lampes fonctionnant comme prévu)

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PROPOSITION DE TERMES DE REFERENCE DU DIAGNOSTIC

Thématique Indicateurs et variables


- Le type de lampe (% MHP, % SHP, % LED, % autres)
- La durée de vie moyenne d’une lampe (h) – par type de lampe
- % de point lumineux avec un variateur (ballast)
- % de points lumineux avec une horloge astronomique – électrique
- % de points lumineux ne s’éclairant qu’une partie de la nuit
- Etat des câbles - Etat (codification)
- Date de pose
- Réseau mixte bâtiment et éclairage public (BT+EP) ?
- Type du câble d'alimentation (souterrain/aérien cuivre nu/aérien torsadé)
- Section
- Longueur du câble
3.2 Armoires de - Identification et maintenance - Numéro (identifiant unique)
commande - Adresse
- Géolocalisation (x,y)
- Numéro de l'armoire
- Numéro source/poste
- Numéro de compteur (identifiant unique)
- Numéro de contrat
- Type de tarif
- Coût par kWh
- Maintenances effectuées dans les cinq (5) dernières années et prévues
- Etat général de l’enveloppe/du coffret - Génie civil (codification)
- Porte (codification)
- Accessibilité aux armoires et compteurs (codification)
- Sécurité armoire/coffret (codification)
- Chassie (codification)
- Interrupteur (codification)
- Disjoncteur général (codification)
- Compteur (codification)
- Contacteur (codification)
- Circuit de terre
- Etat de l’arrivée - Section câble:
- Trois phases (Ph1-3, N-V, A)
- Niveau de protection - Disjoncteur (calibre)
- Interrupteur (calibre)

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PROPOSITION DE TERMES DE REFERENCE DU DIAGNOSTIC

Thématique Indicateurs et variables


- Etat de l’horloge - Etat (codification)
- Technologie (mécanique, astronomique, autre)
- Etat des départs - Nombre de départs
- Section du câble
- Protection (fusible, disjoncteur)
- Calibre
- Mesures d’isolement des conducteurs
- Charge (Ph1-3)
- Différentiel (existence, état, etc.)
- Calibre différentiel
- Nombre de points lumineux par départ/totaux
- Mode d’allumage/gradation/extinction
- Cellule photoélectrique (image digital, localisation et état de propreté)
4. Performance - Comptage - Puissance souscrite
énergétique - Pollution harmonique - Taux de distorsion - Puissance installée (lampes seules)
harmonique global (THD-I et THD-V) - Puissance appelée par les départs (W)
- Le facteur d'utilisation moyen - Cosf si mesuré : xx %
- Ratio consommation réelle/puissance mesurée - Intensités (A) : f1-f3
(heures) - Tension
- Indicateur d’efficacité énergétique des - Consommation par départ
équipements (en W/m2·lux) - Les pertes en ligne (Différentiel de tension en bout de réseau et au début)
5. Performance financière - Prix de l’électricité (MAD/kWh) – par tarif
- Coût de consommation énergétique annuel (MAD) totale – par habitant, par km de voie éclairée, par point lumineux
- Part de l’éclairage public dans le coût total de consommation d’électricité (MAD)
- Economie d’énergie par an / état actuel (MAD et kWh)
- Consommation énergétique (kWh) par trimestre et par an – par habitant (kWh/hab), par km de voie éclairée (kWh/km), par point lumineux
(kWh/poste
- Economie d’énergie par an / état actuel (Kwh)
- Coût total annuel des abonnements (MAD) – coût par armoire, par tarif
- Economie sur l’abonnement par an / état actuel (MAD)
- Coût de la maintenance (MAD) – par point lumineux
 Ratio coût net d’amortissement / coût de remplacement brut
 Coût moyen d’une réparation courante
 Coût des lampes à remplacer par an
 Coût annuel de l’inspection de nuit de l’éclairage public
- Coût annuel d'exploitation (maintenance + énergie) (MAD) – par point lumineux

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PROPOSITION DE TERMES DE REFERENCE DU DIAGNOSTIC

Thématique Indicateurs et variables


- Economie d’exploitation par an / état actuel (MAD)
- Investissements de mise à niveau du réseau de l’éclairage public total (MAD) – par point lumineux
- Economie d’énergie (kWh) par MAD investis (dernière année)
6. Qualité de la - Durées et fréquences des pannes d’électricité et des interruptions de service – par secteur, par armoire et par zone d’éclairage
maintenance - Le temps moyen de réparation d’une défaillance non-urgente
- Le temps moyen pour effectuer une réparation urgente
- % du nombre de visites répétées associées à des défaillances non-urgentes
- Nombre annuel de lampes remplacées
- Le taux de vétusté des installations
- Le taux de panne (% de lampes défaillantes)
- Le taux de vandalisme
- La période moyenne entre les défaillances (années)
- L’âge du matériel (% des équipements ayant plus de 25 ans)
7. Performance - La part d’énergies non polluantes utilisées pour alimenter le réseau EP
environnementale - La part des lampes sans mercure
- Emissions de CO2 (kg) par an par le réseau EP – par habitant, par km de voirie éclairée, par point lumineux
- Mode de recyclage des lampes remplacées
8. Sécurité et satisfaction - Satisfaction des utilisateurs (population) - Niveau de satisfaction relatif au niveau d’éclairement (éclat) de l’éclairage public
de la population - Niveau de satisfaction relatif à la vitesse de réparation et aux perturbations causées
par les opérations de maintenance
- Indicateurs de sécurité liés à l’éclairage public - Nombre de morts liés au transport
- Nombre d’agressions et d’effractions nocturnes
- Nombre d’accidents de circulation nocturnes

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Termes de référence

Projet : Deutsche Klima - und Technologie initiative - DKTI IV


PN xxxxxxxx
Objectif : Réalisation d’une étude de recensement et diagnostic du réseau d’éclairage public
de la commune de Tétouan
Consultant/e : Tbd
Client : Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH
Durée : Du 01.06.2018 au 30.10.2018

Sommaire
1. Généralités............................................................................................................................................. 2
2. Contexte ................................................................................................................................................ 2
2.1. Projet DKTI IV de la GIZ au Maroc .................................................................................................. 2
2.2. Projet de la commune de Tétouan ................................................................................................ 2
2.3. Etat de lieu général du réseau d’éclairage public de la commune de Tétouan ............................. 3
3. Objet de la consultance ......................................................................................................................... 4
4. Description des tâches et phases de mise en œuvre ............................................................................. 4
4.1. Phase 1 : Lancement de l’étude, étude organisationnelle, et analyse documentaire ................... 4
4.2. Phase 2 : Recensement, diagnostic, base de données, et mesures photométriques .................... 6
4.3. Phase 3 : Elaboration d’un schéma directeur d’investissement pluriannuel ................................. 8
4.4. Phase 4 : Développement de compétences et renforcement de capacités................................... 8
5. Livrables ................................................................................................................................................. 9
6. Durée de réalisation............................................................................................................................... 9
7. Offre....................................................................................................................................................... 9
8. Ethique................................................................................................................................................. 10

1
1. Généralités
Ce document définit les termes de référence (TdR) pour un contrat entre la GIZ et le prestataire, pour l’appui
technique à la commune de Tétouan dans le recensement et diagnostic du Réseau d’Eclairage Public (REP)
de la commune.

2. Contexte
2.1. Projet DKTI IV de la GIZ au Maroc

La dynamique de développement du Maroc mise en évidence par les grands chantiers achevés ou en cours
de réalisation dans tous les secteurs économiques et sociaux, notamment en matière d’infrastructures
portuaires et aéroportuaires, d’autoroutes, d’industrie, d’agriculture, de tourisme, de création de nouvelles
villes, entraîne une croissance soutenue de la demande énergétique qui ne pourra être satisfaite que par le
renforcement de l’offre, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la maîtrise de la consommation
d’énergie.
L’ambition du Royaume du Maroc est d’assurer une meilleure utilisation de l’énergie dans tous les domaines
d’activité économique et sociale, considérant la nécessité de rationaliser et d’améliorer la consommation
de l’énergie pour répondre aux besoins énergétiques croissants du pays.
La politique d’Efficacité Energétique visant la réduction de la consommation énergétique de 12 % à l’horizon
2020 notamment dans les secteurs clés de développement à savoir le bâtiment, l’industrie et le transport,
s’est concrétisée entre autres par l’adoption de la loi 47-09 en 2009.
Cinq ans après l’avènement de la nouvelle stratégie énergétique, des avancées encourageantes ont donc
été accomplies dans le processus de transition énergétique nationale visant un ancrage plus prononcé des
sources énergétiques « vertes » conjugué à une meilleure efficacité énergétique. Toutefois, d’importants
défis restent à relever afin de surmonter les contraintes et d’assoir, au mieux, un modèle énergétique
efficient, durable et créateur de nouvelles sources de croissance durable.
Depuis 2008 la GIZ appuie ses partenaires marocains dans la mise en œuvre de la stratégie nationale des
Energies Renouvelables, dans le cadre d’un portefeuille qui ne cesse de s’élargir. Les volumes de
financement augmentent, de manière à satisfaire le besoin des partenaires marocains et afin de couvrir les
trois thématiques principales de ce secteur :

• L’appui à la politique énergétique du Maroc ;


• Le développement des ER/EE au niveau national ;
• La promotion des ER/EE au niveau régional.
Le projet DKTI IV – « L’initiative allemande pour les technologies favorables au climat », fait partie de ce large
portefeuille et a pour objectif de renforcer les capacités des institutions, des entreprises, des acteurs du
secteur privé, de la formation et de la recherche ainsi que le cadre réglementaire pour l’opérationnalisation
du volet efficacité énergétique de la stratégie nationale de l’énergie dans les secteurs du transport, de
l’industrie et du bâtiment.

2.2. Projet de la commune de Tétouan

En matière d’éclairage public, les collectivités locales supportent des dépenses de consommation d’énergie
qui pèsent lourdement sur leurs budgets de fonctionnement, et sont par conséquent appelées à rationaliser
leur consommation énergétique en adoptant de nouvelles approches de gestion et technologies. Dans cette

2
perspective, et dans le cadre de la stratégie du développement durable et de rationalisation de la
consommation énergétique, la commune de Tétouan a décidé de lancer un projet qui consiste à passer de
la gestion directe du service d’éclairage public vers un nouveau mode de gestion qui se base sur un
partenariat Public – Privé, et ce via la création d’une société de développement local (SDL). La commune de
Tétouan a adopté cette vision dans un objectif de professionnaliser la gestion du service de l’éclairage public
et de hisser au rang de ses priorités l’efficacité énergétique. Le prérequis indispensable pour la mise en
œuvre opérationnelle de ce projet est de disposer d’un diagnostic détaillé de son patrimoine d’éclairage
public.

La commune de Tétouan a ainsi fait parvenir au secteur Energie de la GIZ au Maroc une demande d’appui
pour la réalisation d’une étude de recensement et de diagnostic énergétique du réseau d’éclairage public
(REP). Le projet DKTI IV de la GIZ au Maroc a manifesté sa disposition à appuyer la commune de Tétouan
dans la réalisation de cette étude.

2.3. Etat de lieu général du réseau d’éclairage public de la commune de Tétouan

Le tableau ci-dessous résume les principales caractéristiques du réseau d’éclairage public de la commune
de Tétouan :

Nombre estimatif des points lumineux Entre 30 000 et 32 000


Nombre d’armoires 370
Taille du réseau Estimation de l’évolution annuelle de la
10%
taille du REP
Taux de disponibilité 94% - 95%
Sodium à haute pression, vapeur de
Types de lampes prédominants
mercure, et iodure métallique
Caractéristiques du
Candélabres métalliques et consoles
réseau Types de supports prédominants
sur façade
Nature des câbles (aériens, souterrains) Câble torsadé et câble armé
Mode de gestion Gestion directe
Gestion du réseau Moyens humains 59 fonctionnaires
Base de données REP -
Consommation annuelle en KWh 20 597 287 KWh (2016)
Facture énergétique 30 519 120,29 DHS (2016)
Budget entretien 2 704 403,78 DH
Coût d’exploitation Coût total (Facture + entretien) 33 223 524,60 DH (2016)
Budget investissement EP -
Part des dépenses EP en % du budget
10%
total de fonctionnement communal
Nacelles 6
Moyens matériels Voitures 3
Autres -

3
L’état de lieu général et les échanges avec la commune ont permis de constater plusieurs défis liés à la
gestion du REP de la commune, notamment :

• Une facture énergétique qui pèse lourd sur le budget de fonctionnement communal (10%) ;
• Un taux moyen d’évolution de la taille du réseau d’éclairage public élevé et constant (10% par année
en moyenne) ;
• Un besoin croissant de mobiliser davantage de ressources humaines et financières pour une gestion
optimisée du réseau (état actuel des ratios de gestion : 1 nacelle pour 5000 points lumineux, 1
ressource humaine pour 500 points lumineux) ;
• Et une difficulté à maîtriser la consommation énergétique du réseau.

3. Objet de la consultance
La présente mission de conseil mandatée par la GIZ a pour objectifs de :

• Réaliser un recensement géolocalisé et un diagnostic du réseau d’éclairage public de la commune


de Tétouan, afin d’identifier les mises à niveau nécessaires et les potentiels de rationalisation de la
consommation énergétique dans le REP ;
• Doter la commune de Tétouan d’une base de données du REP ;
• Doter la commune de Tétouan d’un schéma directeur d’investissement en éclairage public axé sur
la mise à niveau du REP et l’efficacité énergétique du REP ;
• Renforcer les capacités de l’équipe technique du service d’éclairage public.

4. Description des tâches et phases de mise en œuvre


Le prestataire à retenir fournira l’ensemble des prestations et livrables ci-après en étroite concertation avec
le coordinateur du projet côté GIZ et le point focal au niveau de la commune de Tétouan.

4.1. Phase 1 : Lancement de l’étude, étude organisationnelle, et analyse documentaire

4.1.1. Lancement de l’étude

Le prestataire est tenu à préparer une présentation pour la réunion de lancement incluant :

• L’objectif du projet et les résultats escomptés ;


• Les étapes de mise en œuvre ;
• Le chronogramme prévisionnel ;
• Et la liste de documents/données à fournir par la commune.

La réunion aura pour objectifs de :

• Présenter le projet et les résultats escomptés ;


• Présenter le chronogramme prévisionnel ;

4
• Définir le périmètre d’action ;
• Définir l’appui logistique éventuellement mobilisable par de la commune pour la facilitation des
travaux sur le terrain (véhicules, ouverture des armoires de commande, autres…)
• Instaurer le comité de suivi du projet et définir les fréquences de ses réunions.

Livrable 1 : Présentation PPT de lancement du projet.

4.1.2. Etude organisationnelle du service de l’éclairage public

L’objectif de l’étude organisationnelle est de dresser un état des lieux de l’organisation du service de
l’éclairage public au sein de la commune. L’étude organisationnelle doit décrire les éléments suivants :

• Mode de gestion de l’éclairage public


• Organigramme en place
• Moyens humains
 Le personnel, sa fonction et ses qualifications
 Les besoins en renforcement de capacités
• Moyens matériels
 Camions nacelles et leur état (Bon, moyen, ou mauvais état)
 Grues et leur état (Bon, moyen, ou mauvais état)
• Procédures opérationnelles
 Gestion du stock
 Maintenance curative
 Maintenance préventive
 Plans de comptage et de suivi des consommations
• Etat des moyens dédiés à la gestion et la maintenance, à travers une identification des contrats et
accords-cadres en cours (avec les prestataires, ONEE, microentreprises…), une estimation des
dépenses liées et de leur évolution ;
• Indicateurs
 Nombre de points lumineux par employé
 Nombre de points lumineux par nacelle
 Nombre d’interventions par jour

Livrable 2 : Etude organisationnelle du service de l’éclairage public de la commune

4.1.3. Analyse énergétique et coûts d’exploitation

Sur la base des documents et données fournis par la commune, le prestataire est tenu de produire une
analyse de la consommation énergétique et des coûts d’exploitation du REP de la commune. L’analyse
devrait inclure, à minima, les éléments suivants :

• Evolution de la taille du réseau d’éclairage public sur 5 années en termes de nombre de points
lumineux : tableau + graphique Excel ;
• Evolution de la consommation énergétique en KWh et de la facture énergétique sur 5 années :
tableau + graphique Excel ;

5
• Evolution des coûts de maintenance sur 5 années : tableau + graphique Excel ;
• Calcul du coût moyen de la consommation par point lumineux pour chaque année, tracer
l’évolution sur 5 années, et comparaison avec la moyenne nationale ;
• Calcul du coût total moyen par point lumineux (consommation + coût de maintenance) ;
• Evolution du budget d’investissement en éclairage public ;
• Tarifs d’achat du KWh ;
• Formuler des conclusions par rapport à la consommation énergétique du REP de la commune de
Tétouan.

Livrable 3 : Analyse énergétique et coûts d’exploitation

4.2. Phase 2 : Recensement, diagnostic, base de données, et mesures photométriques

4.2.1. Recensement et diagnostic du REP

Le prestataire est tenu à effectuer un recensement géolocalisé des composantes du réseau d’éclairage
public de la commune de Tétouan et un diagnostic de leur état et de leur consommation énergétique. Le
prestataire est mené à proposer une fiche de recensement et diagnostic pour validation par la commune
de Tétouan et la GIZ avant de procéder aux travaux sur le terrain. Le recensement géolocalisé et diagnostic
devrait faire ressortir les éléments principaux suivants :

• Nombre de points lumineux disponibles et leurs coordonnées géographiques


• Etat de marche des points lumineux exprimé en % de luminaires hors service
• Taux de disponibilité
• Armoires :
o Nombre total
o Type de compteurs
o Type de dispositif de commande
o Anomalies détectées
• Supports :
o Types : candélabres, poteaux en béton, consoles sur façade, caténaires, mâts, …
o Crosse : simple, double
o Hauteurs
o Disposition : Unilatérale, bilatérale vis-à-vis, bilatérale en quinconce, rétro-bilatérale, …
o Etat physique : à remplacer, à repeindre, à redresser, …
• Luminaires :
o Types : SHP, vapeur de mercure, LED, …
o Etat : à changer, inexistant, vasque à remplacer, vétusté, réflecteur, puissance totale
(lampe + appareillage)
• Sources lumineuses :
o Marques et % des hors services décliné par marque.
• Câbles d’alimentation :
o Nature : aériens, souterrains
o Longueur

6
o Part de chaque type en % du total
• Illuminations festives : type et puissance du motif lumineux.

Le recensement doit être complété par des photos de chaque composante recensée.

4.2.2. Mesures électriques

Le prestataire est tenu d’effectuer les mesures électriques suivantes au niveau des armoires :

• Mesure de tension
• Mesure de courant
• Puissance appelée
• Facteur de puissance cos Phi
• Harmoniques de tension
• Harmoniques de courant
• Calculer la différence entre les puissances installées et les puissances consommées

Le prestataire est tenu d’interpréter les résultats de mesures obtenues et énumérer les actions de
corrections à mettre en place pour remédier aux anomalies détectées.

4.2.3. Base de données du REP

Le prestataire est tenu d’intégrer les composantes recensées du REP de la commune de Tétouan dans une
base de données qui répond aux exigences suivantes :

• Base de données exploitable et modifiable


• Codification des composantes du REP
• Intégration des coordonnées géographiques de chaque composante
• Intégration des noms des rues et quartiers

4.2.4. Mesures photométriques

Le prestataire est tenu d’effectuer des mesures photométriques sur un échantillon représentatif et
prioritaire de la commune, choisi en concertation avec la commune.

À l’issue des mesures photométriques, les principaux éléments suivants doivent ressortir :

• Cartographie des classes d’éclairage selon la norme 13201 ;


• Cartographie de l’éclairement moyen ;
• Liste des voies/zones à mettre en conformité avec les exigences photométriques de la norme
13201.
• Les valeurs des indicateurs de performance photométrique :
o L’efficacité lumineuse (Flux Lumineux/puissance consommée)
o Rendement des points lumineux (puissance consommée/éclairement moyen)
o Et l’uniformité de l’éclairement (Eclairement min/Eclairement moyen)

4.2.5. Evaluation du rendement des luminaires existant adaptés en LED

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Le prestataire est mené de présenter une note de calcul, bien justifiée, des performances photométriques
des luminaires de style conventionnels existants installées dans les axes principaux de la ville, après leurs
adaptation et transformation en luminaires LED.

Une étude de cas sur le terrain s’avère obligatoire.

Livrable 4 : Rapport du recensement et diagnostic de l’éclairage public de la commune de Tétouan

Livrable 5 : Base de données du REP de la commune de Tétouan

Livrable 6 : Carte lumière de la commune de Tétouan et liste des mises en conformité nécessaires

Livrable 7 : Note d’évaluation du rendement des luminaires existants adaptés en LED

4.3. Phase 3 : Elaboration d’un schéma directeur d’investissement pluriannuel

A l’issue des résultats du diagnostic du REP, le prestataire est mené à proposer un schéma directeur
d’investissement en éclairage public chiffré décliné en 3 axes :

• Investissements liés à la mise en conformité sécuritaire des installations (armoires, luminaires…) ;


• Investissements liés à la mise à niveau des composantes vétustes du réseau d’éclairage public
(remplacement du matériel vétuste) ;
• Investissements liés à l’amélioration du rendement énergétique (mise en place de sources plus
performantes et économiques, maîtrise du temps d’allumage…) ;
Le schéma directeur doit chiffrer les éléments suivants :
• Montant total d’investissement initial ;
• Economies d’énergies réalisables à l’issue de chaque action d’amélioration du rendement
énergétique ;
• Nombre d’années de retour sur investissement ;
• Taux d’amortissement de l’investissement ;
• Tableau et graphique comparatif entre l’évolution au fil des années de la consommation et la
facture énergétique sans investissement, et l’évolution prévue de la consommation et la facture si
l’investissement est réalisé.
Livrable 8 : Schéma directeur d’investissement en éclairage public de la commune de Tétouan

4.4. Phase 4 : Développement de compétences et renforcement de capacités

Le prestataire est mené à organiser des ateliers de formation au profit de l’équipe d’éclairage public de la
commune de Tétouan pourrait porter sur :

• La mise à jour de la base de données du REP avec proposition de procédures de mise à jour
• L’entretien du REP
• Les contrats de performance énergétique

Les thèmes de formation sont à ajuster et à approfondir selon les besoins qui seront exprimés par la
commune de Tétouan au cours de la réalisation de la présente étude.

Livrable 9 : Rapport de formations avec supports de formation et listes des participants

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5. Livrables
Ci-dessous un récapitulatif des livrables. Le prestataire est mené à fournir les livrables suivants à l’issue de
chaque phase :

• Livrable 1 : Présentation PPT de lancement du projet.


• Livrable 2 : Etude organisationnelle du service de l’éclairage public de la commune
• Livrable 3 : Analyse énergétique et coûts d’exploitation
• Livrable 4 : Rapport du recensement et diagnostic de l’éclairage public de la commune de Tétouan
• Livrable 5 : Base de données du REP de la commune de Tétouan
• Livrable 6 : Carte lumière de la commune de Tétouan et liste des mises en conformité nécessaires
• Livrable 7 : Note d’évaluation du rendement des luminaires existants adaptés en LED
• Livrable 8 : Schéma directeur d’investissement en éclairage public de la commune de Tétouan
• Livrable 9 : Rapport de formations avec supports de formation et listes des participants

Tous les livrables, intermédiaires et finaux, doivent être bien structurés, rédigés dans un style parfait et
remis en version électronique accessible et éditable pour utilisation libre de la GIZ et la commune de
Tétouan.

Les livrables revêtent un caractère confidentiel et privé. Par conséquent aucune communication ou
publication, quelle que soit sa forme, ne serait autorisée sans l’accord préalable et écrit de la part de la GIZ
et la commune de Tétouan.

6. Durée de réalisation
La durée de réalisation de la présente mission de conseil est estimée de s’étaler sur une période totale de
6 mois maximum à compter du 01.06.18 au 30.11.18. La phase de recensement et diagnostic ne doit pas
dépasser 4 mois maximum à compter de la réunion du lancement du projet. La GIZ et la commune de Tétouan
se réservent le droit d’ajuster après concertation la durée de la mission. Elle sera close quand l’objectif qui
lui est assigné aura été atteint et que la GIZ et la commune de Tétouan auront reçu et validé les versions
finales de tous les livrables.

7. Offre
Le prestataire est mené à fournir :

• Curriculum Vitae des consultant(e)s


• Références pour des missions similaires.
• Une offre technique détaillée présentant :
o La méthodologie et le déroulement de la mission
o La méthodologie et instruments de prise des coordonnées géographiques
o La méthodologie et instruments de prise des mesures photométriques
o La méthodologie et instruments de prise des mesures électriques
o L’organisation de l’équipe de recensement/inventaire sur terrain
o Planning prévisionnel de la mission et livrable

9
• Une offre financière détaillée décrivant le nombre d’H/J ou F/J par étape et phase (Hébergement,
per diem et transport sont à intégrer dans l’offre).

8. Ethique
Le prestataire est lié au secret professionnel pour toutes les questions relatives au personnel et aux affaires
commerciales du bureau et des projets de la GIZ.

Il s'engage à préserver le contenu des documents mis à sa disposition, les informations et les résultats de
sa mission en confiance et également à l'observation de la confidentialité vis-à-vis des tiers.

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Document élaboré conjointement par CoMun et l'IDE-E
pour révision et considération par le Conseil communal de la
Commune urbaine de Chefchaouen

Pour un éclairement juste, durable, de qualité et au moindre coût :


Proposition des Termes de référence pour la réalisation du diagnostic
d’éclairage public de la Commune urbaine de Chefchaouen

Pour révision et commentaires du Conseil Communal


Brouillon v2.1/oct2015

TERMES DE REFERENCE

1. Résumé des services devant être fournis par le prestataire


2. Introduction
3. Contexte, objectif et impacts attendus d’une approche intégrée à la modernisation de l’éclairage public de
la Commune urbaine de Chefchaouen
4. Description des services à rendre par le prestataire et des activités associées
5. Coordination et supervision des travaux
6. Livrables et calendrier
7. Rémunération et paiements
8. Confidentialité et exploitation des données

Annexes
A. Proposition préliminaire des indicateurs et variables pour le diagnostic

1. Résumé des services devant être fournis par le prestataire


Ces termes de référence (TdR) décrivent les services attendus du prestataire désigné pour la réalisation d’un
diagnostic du réseau d’éclairage public (REP) de la Commune urbaine de Chefchaouen (CUCh). Le
prestataire devra fournir des informations qualitatives et quantitatives détaillées et actualisées jusqu’au 4ème
trimestre 2015, dans le cadre des prestations suivantes :
A. En étroite coordination avec la CUCh et ses partenaires, le prestataire devra conduire un processus de
consultation et de concertation avec les associations et les représentants du secteur privé (notamment
touristique) dans la ville de Chefchaouen pour identifier les priorités de la population locale dans la
perspective de développement urbaine de la ville.
B. État des lieux opérationnel et de la gestion (maintenance, renouvèlement) du REP, et contrôle des
contrats d’entretien, de maintenance et de travaux, y compris le gros entretien et renouvellement
(GER) et les extensions de réseau effectuées pendant la période 2013–2015 ;
C. Mise à jour (2013–2015) de l’inventaire physique, technique et sécuritaire (état actuel/vétusté) des
composantes du REP (armoires de commande/coffrets, point lumineux, compteurs, câbles,
alimentation électrique), et des consommations (kWh) associées ;
D. Prise de mesures photométriques et électriques sur les points lumineux et les voiries sélectionnées
(échantillon prioritaire et/ou représentatif) ;
E. Mise à jour de l’analyse relative à la performance énergétique et environnementale du REP ;
F. Analyse de l’éclairage privé situé au niveau des espaces publics (échantillonnage, p. ex. l’ancienne
médina) ;
G. Mise à jour de la géolocalisation des éléments du REP et de leur contexte d’usage (voiries, espaces
publics, bâtiments, monuments, autres), sous format numérisé exploitable ;
H. Traitement et structuration des données récoltées (et numérisées), conception et intégration d’une base
de données validée et exploitable ;
I. Importation des données sur une plateforme SIG convenue avec la CUCh et ses partenaires ;
J. Analyse financière concernant le budget et les coûts consacrés à la maintenance, à l’exploitation, au
GER, aux extensions de réseaux et les investissements effectués au cours de la période 2013-2015 ;
K. Considérant les résultats des points précédents, le prestataire fournira un plan d’investissement
prioritaire sur 5 à 10 ans (documenté et argumenté) avec des recommandations spécifiques pour le
renouvellement/remplacement et la mise à niveau des installations, pour l’amélioration du service et
des performances énergétiques et environnementales, et pour la formation des agents communaux.
Pour ce faire, il prendra en compte les priorités établies par la CUCh, les besoins identifiés dans le
cadre du diagnostic ainsi que des besoins en aménagement lumière futurs, liés à la croissance
démographique, à l’aménagement urbain (y compris la mobilité urbaine) et à l’évolution des secteurs
clés de la ville (p. ex. tourisme, l’hôtellerie et services associés).

La prestation des services A-K pourra ensuite servir de base (i) au développement d’objectifs internes et
publics de performance énergétique de la Commune ; (ii) à l’établissement des termes d’un Contrat de
performance énergétique (CPE) pouvant s’établir entre la CUCh et le futur gestionnaire du REP (p. ex. SDL
Patrimoine/ESCO), ainsi que (iii) au dimensionnement des équipements requis et à la préparation des appels
d’offres pour l’aménagement lumière/le renouvellement du REP relatifs à des zones prioritaires. Ces
prestations feront l’objet d’une consultation ultérieure, complémentaire.
En fonction de l’étendue de l’expertise des prestataires potentiels, certains services listés (A-K) peuvent faire
l’objet d’une consultation spécifique, individuellement ou en étant regroupés. Une proposition préliminaire
des indicateurs et variables à considérer par le prestataire pour la mise en œuvre du diagnostic est présentée
en Annexe A de ces TdR et concerne les huit (8) thématiques suivantes :
1. Niveau de service de l’éclairage public
2. Qualité d’éclairement (Performance photométrique mesurée d’un échantillon de points lumineux et de voiries)
3. Etat des lieux des composantes du réseau (points lumineux, armoires de commande/ coffrets)
4. Performance énergétique
5. Performance financière
6. Qualité de la maintenance
7. Performance environnementale
8. Sécurité et satisfaction de la population

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2. Introduction
Située dans la région administrative de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, la Commune urbaine de Chefchaouen
est la seule commune urbaine de la province du même nom. Avec une affluence d’entre 70 000 et 95 000
touristes nationaux et internationaux par an, et consciente de ses atouts ainsi que des défis qu’elle doit relever
en matière d’urbanisme et de modernisation de ses services, la CUCh a ciblé le développement d’un éco-
tourisme de plus en plus structuré et conscient. Les services associés au développement de la ville sont
importants, et la CUCh ne cesse de chercher des solutions lui permettant d’en optimiser la qualité, tout en
améliorant la qualité de vie du citoyen.
La Commune a en effet marqué un engagement remarquable ces dernières années en matière de
développement énergétique durable. En avril 2010, le Conseil municipal a proclamé la ville comme « ville
écologique ». En 2013, elle s’est jointe aux Communes urbaines d’Agadir et d’Oujda pour participer à la phase
pilote de Jiha Tinou (2012-2014), stratégie territoriale de l’Agence nationale pour le développement des énergies
renouvelables et de l’efficacité énergétique (ADEREE). Depuis 2013, la ville adhère au Réseau marocain de la maîtrise de
l’énergie (REMME) et abrite le siège de l’Association marocaine des éco-villes (AMEV).
En 2013-2014, bénéficiant de l’appui fourni dans le cadre de la phase pilote de Jiha Tinou, la Commune a saisi
l’occasion de la révision à mi-parcours de son Plan communal de développement (PCD) pour formuler les
implications énergétiques des projets y étant inscrits et pour identifier les mesures de maîtrise de l’énergie
pouvant en découler. Cette action a constitué un premier exercice concret de la Commune dans la
préparation de son futur PCD 2017-2023 qui devra intégrer, de manière systématique et transversale, des
considérations énergétiques durables.
En 2015, Chefchaouen a rejoint les 12 villes du Sud de la Méditerranée pour la mise en œuvre du programme
européen « Projets de démonstration d’énergie durable en milieu urbain » (SUDEP-South)1 visant l’appui des
villes à la mise en œuvre de projets en matière de développement énergétique territorial durable. Dans le
cadre de sa participation à ce projet, la Commune réalise actuellement une analyse de ses données
énergétiques et patrimoniales parallèlement aux travaux liés à la mise à jour de la gestion du REP et de son
renouvellement.

3. Contexte, objectif et impacts attendus du développement d’une approche intégrée à la


modernisation de l’éclairage public de la Commune urbaine de Chefchaouen
Depuis 1996 et jusqu’à fin 2013, le parc du REP de la CUCh était géré par l’Office nationale de l’électricité et de
l’eau potable (ONEE), dans le cadre d’une convention de gestion déléguée. En janvier 2014, la Commune a
repris la gestion directe de son REP et fait appel à certaines microentreprises de la ville de Tétouan pour des
opérations d’entretien ponctuelles, ainsi que pour les opérations d’extension du réseau. Les coûts associés au
REP de la commune urbaine de Chefchaouen sont aux alentours de 3.5 millions de MAD par an, répartis
entre l’entretien (28,3 %), l’extension (32,6 %) et la consommation (39,2 %), et représentent environ 10% du
budget communal. Le tableau 3.1 présente un résumé du REP de la Commune (données 2013).

1 De l’anglais « Sustainable Urban Demonstration Projects – South ».


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Tableau 3.1 Aperçu du réseau d’éclairage public de la
Commune urbaine de Chefchaouen (2013)

Nombre de compteurs 43
Nombre de coffrets 48
Nombre d’horloges 47
Puissance installée (kW) 511
Nombre de points lumineux 3 311
Nombre de points lumineux Medina 600
Consommation moyenne en kWh 1 921 561
Source : CUCh 2015.

Comme de nombreuses communes au Maroc, Chefchaouen est confrontée au phénomène d’extension des
zones urbaines, notamment depuis l’intégration récente de quartiers périphériques au sein du territoire.
Egalement, la ville a identifié des zones prioritaires, comme l’ancienne médina, qui présentent un fort besoin
de modernisation permettant d’améliorer le confort de vie de ses habitants et de valoriser son patrimoine
architectural et historique. Dans ce contexte et avec l’accompagnement des acteurs locaux de la société civile
et le secteur privé, ainsi que de ses partenaires institutionnels, la Commune a décidé de poursuivre une
approche intégrée de la modernisation et de la gestion de son réseau d’éclairage public avec comme objectif
d’assurer un éclairement juste, durable et de qualité à moindre coût.
Le tableau 3.2 présente les impacts attendus de l’engagement de la Commune urbaine de Chefchaouen pour la
modernisation de l’éclairage public.

Tableau 3.2 L’éclairage public dans une perspective de développement durable communal

Gestion communale - Réduction des coûts de maintenance, d’exploitation et du


poids dans le budget communal

Qualité de service - Sécurité des usagers (véhicules, DRM, piétons, vélos)


- Mise en valeur du patrimoine communal (et privé)
- Valorisation du cadre de vie

Protection de l’environnement - Efficacité énergétique pour la réduction des émissions de GES


- Durabilité des technologies et du matériel (toxicité des
éléments de lampes, recyclage et perspective du cycle de vie)
- Réduction des nuisances dues à la lumière

Développement économique - L’éclairage public au service : des commerces, du tourisme, des


évènements urbains, des sports et loisirs

Parité et égalité sociale - Réhabilitation des quartiers


- Continuité des liaisons inter-quartiers
- Attention portée aux douars
- Suppression des zones exclues et de « non droit »

Source : Adapté de l’AFE (B. Duval), 2009.

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4. Description des services à rendre par le prestataire et des activités associées
Les services à rendre par le prestataire et les activités associées sont les suivants :
A. Le prestataire devra conduire un processus de consultation et de concertation avec les
associations et les représentants du secteur privé (notamment touristique) dans la ville de
Chefchaouen pour identifier les priorités de la population locale, et considérant les indicateurs
de la thématique 8 de l’Annexe A « Sécurité et satisfaction de la population ».
A1. Le prestataire devra également conduire des entretiens semi-dirigés avec les membres de l’équipe
communale directement associés au service de l’éclairage public, tels que le Vice-président en
charge de l’éclairage public, le Secrétaire général et les services d’EP, afin de comprendre les
perspectives d’évolution à moyen terme (à l’horizon de 10 ans), et les considérations prioritaires.
Ces facteurs vont informer la définition de l’échantillon de points lumineux, voiries,
monuments/espaces publics, pour la prise de mesures in situ (voir service D), et le plan de
travail pour la mise en œuvre du diagnostic qui sera développé par le prestataire.

B. État des lieux opérationnel et de la gestion (maintenance, renouvèlement) du REP, et contrôle


des contrats d’entretien, de maintenance et de travaux, y compris le gros entretien et
renouvellement (GER) et les extensions de réseau effectuées pendant la période 2013–2015.
B1. De part le changement du mode de gestion du REP par la CUCh en 2013, le prestataire devra
fournir un aperçu détaillé de la gestion et du renouvèlement du REP entre 2013 et 2015, y
compris l’évolution des dépenses de la maintenance, de l’exploitation, des investissements de
réparation et de mise à niveau de l’existant. Une analyse des documents disponibles sera
nécessaire. La CUCh remettra au prestataire au début de la mission l’ensemble des documents
nécessaires à l’analyse (Annexe B), y compris :
 Les contrats en cours : maintenance, entretien et travaux (les accords-cadres avec les
prestataires, voire microentreprises, avec l’ONEE et les derniers travaux réalisés) pour
établir le rythme d’entretien et de renouvellement des armoires, candélabres et luminaires,
et le devenir des déchets électriques/équipements remplacés ;
 La facturation de la consommation d’électricité (par poste/lieu de consommation) pour la
période 2013-2015 (en kWh et MAD) ;
 Les plans des réseaux, sous format papier et numérique et fichiers de cartographie de la
commune et du REP ;
 L’inventaire du patrimoine du REP, détaillé par armoire/coffret, si existant ;
 Les résultats des inventaires, audits et diagnostics effectués sur le REP (notamment celles
de 2011) ; et
 Les documents de planification pouvant encadrer et orienter les travaux de diagnostic :
Plan communal de développement (PCD – original et révision à mi-parcours), Schéma
directeur d’aménagement urbain (SDAU), Schéma directeur d’aménagement lumière
(SDAL), Schéma directeur de circulation et de plan de stationnement de la ville, entre
autres.

B2. Le prestataire devra réviser la proposition des indicateurs et variables pour le diagnostic
(Annexe A), faire des propositions d’ajouts/modifications et les soumettre pour validation. Le
cadre validé des indicateurs et variables servira comme base pour la planification du diagnostic,
l’organisation du travail de terrain, et le contenu des livrables attendus. Les données récoltées
et les livrables du diagnostic vont refléter exactement le cadre validé.

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C. Mise à jour (2013–2015) de l’inventaire physique, technique et sécuritaire (état actuel/vétusté)
des composantes du REP (armoires de commande/coffrets, point lumineux, compteurs,
câbles, alimentation électrique), et des consommations (kWh) associées.
C1. Le prestataire est chargé de réaliser un inventaire détaillé de l’ensemble des armoires/ coffrets et
des équipements qu’ils comprennent, y compris les compteurs, en se basant sur le cadre validé
d’indicateurs de variables et de la « fiche type » à développer pour chaque armoire/ coffret et les
sorties. Le prestataire devra réviser les résultats de l’inventaire/ audit conduit en 2010-2011 et
présenté des résultats mis à jour et complétés pour chaque armoire/ coffret.
C2. Le prestataire est chargé de prendre des mesures physiques et électriques exactes et précises in situ
(voir Annexe A) pour différents éléments contenus dans les armoires, ainsi que des mesures
d’isolement des conducteurs souterrains du REP. Préalablement au début du travail de terrain, le
prestataire fournira une Note Méthodologique en précisant le protocole, le processus et
équipements à utiliser pour les mesures, la récolte des données et les calculs à effectuer pour les
indicateurs. Dans le rapport présentant les résultats du travail de terrain, le prestataire expliquera
les mesures faites in situ et leurs limites d’interprétation (marge de précision, considérations sur
l’exactitude et facteurs potentiellement perturbateurs).
C3. En tant que partie intégrante de la présentation des résultats de l’inventaire réalisé, le prestataire
est chargé de fournir des « fiches » détaillées pour chaque armoire/coffret et pour chaque « type »
de candélabre et luminaires du REP. Ces fiches devront contenir une image numérique, des
informations descriptives, les résultats des mesures prises in situ, ainsi que toute autre information
pertinente. Le prestataire proposera un modèle pour la « fiche » qui devra être approuvée avant le
début de la collecte des données sur le terrain.

D. Prise de mesures photométriques et électriques sur un échantillon prioritaire et représentatif


des points lumineux et des voiries sélectionnées.
D1. Le prestataire devra présenter une Note Méthodologique sur les mesures qui seront prise sur le
terrain (électriques et photométriques) sur les points lumineux et les voiries, en spécifiant
l’échantillonnage, le protocole de mesures, et le matériel/les équipements qui seront utilisés. Le
protocole de mesures devra également décrire les normes2 utilisées comme références (p. ex. pour
définir la grille de points de mesures et en fonction des différents types de revêtement de sol).
D2. Pour la définition de l’échantillon, le prestataire devra prendre en compte les résultats des
entretiens avec les équipes de la CUCh, ainsi que les résultats de l’enquête avec les associations et
représentants du secteur privé (hôtelier, touristique, etc.) afin de définir les « zones prioritaires ».
Les autres critères pour la définition de l’échantillon sont la sécurité, la mise en valeur des
monuments et du patrimoine de la CUCh, les consommations d’électricité (en valeur absolue et
relative), et les extensions du REP qui n’ont pas été recensés.
D3. Les mesures électriques et photométriques qui seront prises in situ seront établies par le cadre des
indicateurs et variables validé à la base de la proposition initiale présentée dans l’Annexe A. Ces
mesures incluront nécessairement les mesures de la qualité d’éclairement au luxmètre, des
mesures de luminances (notamment pour l’échantillon de voiries prioritaires rapides ou
périphériques), d’éblouissement, entre autres.

2 Les normes marocaines actuelles relatives aux exigences du réseau d’éclairage public et aux niveaux d’éclairement à maintenir
reprennent textuellement les quatre (4) normes européennes EN 13201-1/2004, -2, -3, et -4.
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D4. Les mesures sur le terrain seront préparées, planifiées et prises avec la participation des agents de
l’équipe communale désignés expressément pour le faire.
D5. La présentation des résultats de la prise des mesures incluront des courbes isolux pour les secteurs
de voiries/points lumineux pertinents, les images numérisées, les informations des équipements
obtenus par les fournisseurs (CRI, etc.), et les valeurs pour les indicateurs comme le critère
d’efficacité énergétique d’éclairage public de voiries (SLEEC, Street Lighting Energy Efficiency
Criterion), exprimé en W/m2 · lux, et l’efficacité lumineuse (lm/W), entre autres. Les résultats
feront également état de la concordance des équipements et appareillages (p. ex. la variation de
tension des lampes iodures métalliques (IM), les ballasts électroniques (non-adaptés) utilisés avec
les lampes sodium haute pression (SHP), etc.). La façon dont les données ont été obtenues devra
être indiquée clairement (mesurées, relevées sur catalogue du fournisseur, estimées, ou « à dire
d’expert »).

E. Mise à jour de l’analyse relative à performance énergétique et environnementale du REP.


E1. Le prestataire devra fournir des résultats pour les indicateurs et variables associés à la performance
énergétique et environnementale du REP, tels que décris par les thématiques 4 et 7 en Annexe A.
Il peut proposer des indicateurs alternatifs et/ou additionnels pour ces thèmes.

F. Analyse de l’éclairage privé situé au niveau des espaces publics (échantillonnage, p. ex.
l’ancienne médina).
F1. Le prestataire devra identifier l’échantillon approprié des zones prioritaires, telles que l’ancienne
médina et les rues piétonnes, en consultant les équipes de la CUCh et les représentants des
associations locales et du secteur privé. Il devra fournir un protocole succinct des mesures et
observations à prendre in situ.
F2. En se basant sur l’échantillon et le protocole approuvés, le prestataire devra conduire les visites de
terrain pour prendre des mesures et formulé des observations en étant accompagné d’agents
communaux. Les résultats seront présentés en tant que partie intégrante du rapport global et
seront analysés en combinaison avec d’autres éléments du diagnostic.

G. Mise à jour de la géolocalisation des éléments du REP et de leur contexte d’usage (voiries,
espaces publics, bâtiments, monuments, autres), sous format numérisé exploitable.
G1. Le prestataire effectuera la mise à jour du géo-référencement (coordonnées x,y) de l’ensemble des
équipements du réseau d’éclairage public (armoires/coffrets, postes/compteurs, luminaires, etc.).
G2. Le prestataire est également chargé de l’actualisation du géo-référencement (coordonnées x,y et
polygones/shapefiles) des éléments de contexte liés à l’usage du REP, tels que la voirie, les espaces
publics et les structures (bâtiments, monuments, écoles, parkings, etc.) pour connaitre le contexte
d’usage d’éclairage public.

H. Traitement et structuration des données récoltées (et numérisées) et intégration d’une base de
données validée et exploitable.
H1. En suivant les méthodes admises dans le domaine, le prestataire fournira un guide de codage qui
devra être approuvé pour toutes les données collectées dans le diagnostic.
H2. Le prestataire devra fournir une brève note technique décrivant le processus du codage, de la
saisie des données, de la vérification et validation des données, ainsi que les logiciels et
plateforme(s) qui seront utilisées. La base de données devra être validée.

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I. Importation des données sur une plateforme SIG convenue avec la CUCh et ses partenaires.
I1. Le prestataire devra proposer la plateforme de référence à utiliser pour l’importation de la base de
données validée. Cela devra inclure la cartographie qui sera utilisée et la plateforme logicielle
recommandée en considérant les priorités et les besoins de la Commune, actuels et à l’horizon de
10 ans. En fonction des propositions techniques et financières des prestataires potentiels, la
CUCh se réserve le droit d’octroyer ce service séparément.

J. Analyse financière concernant le budget et coûts consacrés à la maintenance et à


l’exploitation, le GER, les extensions de réseaux et les investissements effectués au cours de la
période 2013-2015.
J1. En se basant sur les documents fournis par la CUCh et l’ONEE relatifs à la maintenance,
l’exploitation, les travaux du REP entre 2013 et 2015, y compris les GER, le prestataire devra
fournir une analyse financière détaillée (voir thématique 5, Annexe A).
J2. Le prestataire devra établir les coûts de référence actualisés du matériel, des équipements et du
génie civil, en se basant sur les coûts actuels du marché marocain et en considérant les coûts
additionnels potentiels dans le contexte local de Chefchaouen.

K. Considérant les résultats des points précédents, le prestataire fournira un plan


d’investissement prioritaire sur 5 à 10 ans (documenté et argumenté) avec des
recommandations spécifiques pour le renouvellement/remplacement/ mise à niveau des
installations, l’amélioration du service et des performances énergétiques et
environnementales. Pour ce faire, il prendra en compte les priorités établies par la CUCh, les besoins
identifiés dans le cadre du diagnostic ainsi que des besoins en aménagement lumière futurs, liés à la
croissance démographique, à l’aménagement urbain (y compris la mobilité urbaine) et à l’évolution des
secteurs clés de la ville (ex. tourisme, l’hôtellerie et les services associés).
K1. En se basant sur les résultats préliminaires du diagnostic, le prestataire consultera les autorités de
la CUCh et ses partenaires afin confirmer/valider les « zones prioritaires » pour la modernisation
du REP de la CUCh, sur 5 et 10 ans.
K2. Le prestataire identifiera en détail les économies potentielles pouvant être réalisées, en matière
de consommations électriques et de coûts (exploitation et maintenance) à travers la
modernisation et le renouvellement du REP. Il présentera les améliorations potentielles prévues
en termes d’efficacité énergétique et de performances environnementales (p. ex. réduction de
l’utilisation de technologiques toxiques, amélioration de l’élimination des matériaux, baisse des
émissions de GES), ainsi que les autres bénéfices potentiels (sécurité routière, augmentation de
l’activité économique, etc.).
K3. Le prestataire devra fournir une proposition formelle pour la modernisation du REP avec les
extensions et renouvellements proposés, avec les coûts financiers associés, les investissements
requis et le potentiel retour sur investissement basé sur les économies électriques et budgétaires
et en explicitant les hypothèses de calcul.
K4. Les préconisations formulées par le prestataire dans le rapport serviront pour le développement
d’un Contrat de performance énergétique (CPE). Le prestataire devra donc veiller à utiliser les
normes appropriées.
K5. Le prestataire présentera des recommandations pour la formation des agents communaux sur les
thématiques spécifiques (p. ex. Suivi des indicateurs et variables de performance énergétique,
performance environnemental spécifiques à la gestion d’un réseau d’éclairage public ; gestion
informatisée et géo-référenciée d’éclairage public ; aspects techniques, juridiques et financiers du
contrat de performance énergétique).
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5. Coordination et supervision des travaux
La principale partie prenante du diagnostic est la CUCh. La Commune commissionnera formellement une
« Equipe de diagnostic EP » constituée des autorités communales telles que le Vice-président en charge de
l’éclairage public, le Secrétaire général et les agents des différents services concernés. Au sein de cette équipe,
la CUCh nommera un coordinateur/une coordinatrice qui sera le point focal de la communication avec le
prestataire et les partenaires concernés. Le coordinateur/la coordinatrice assumera la responsabilité de
recevoir les propositions du prestataire à approuver, les demandes de rendez-vous et d’entretien avec les
autorités communales, ainsi que d’assurer la participation du personnel concerné au cours du travail de terrain
in situ conduis par le prestataire. Le coordinateur/la coordinatrice sera également le canal par lequel les
retours, analyses et commentaires techniques sont fournis au prestataire. La CUCh peut également exiger que
les représentants de ses partenaires institutionnels, tels que la GIZ/CoMun et l’IDE-E, participent de manière
formelle en tant que membre de l’ « Equipe de diagnostic EP ».

6. Livrables et calendrier
Au cours d’une période de quatre (4) mois, le prestataire est chargé de fournir les livrables suivants avec un
calendrier indicatif pour guider le développement d’un plan de travail qui sera proposé par le prestataire au
commencement des activités :

Tableau 6.1 Livrables et calendrier indicatif M1 M2 M3 M4


1 2 1 2 1 2 1 2
I. Plan de travail détaillé
II. Proposition de la démarche pour la consultation avec les associations et
les représentants du secteurs privé et de la société civile
III. Note méthodologique : avec le cadre validé des indicateurs et variables, le
protocole de mesures (normes, valeurs de référence, etc.), l’échantillonnage
proposé, la proposition de « fiche modèle » pour les composantes du REP, le
guide de codage et le traitement des données proposé.
IV. Rapport « préliminaire » des résultats de diagnostic pour commentaires
V. Base de données validée
VI. Proposition d’investissements à 5 et 10 ans
VII. Rapport final d’étude avec résultats pour tous les services rendus, une
fiche de synthèse et présentation résumé (.pptx)

7. Rémunération et paiements
Les propositions soumises en réponse à l’appel d’offres seront évaluées en se basant sur la qualité technique
et la démonstration de la capacité du potentiel prestataire à fournir des services et livrables de qualité dans les
délais déterminés et l’enveloppe budgétaire disponible. Les paiements seront effectués selon le planning
suivant :
25% au moment de la signature du contrat ;
50% avec les livrables I à IV approuvés; et
25% avec les livrables V à VII approuvés.

8. Confidentialité et exploitation des données


La CUCh et ses partenaires détiennent à tous les égards les droits de propriété intellectuelle. Toute
technologie exclusive ou toute connaissance appartenant au prestataire restera la propriété du prestataire.
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Egalement, toutes les informations, données et résultats du diagnostic, quel qu’en soit le format (papier ou
numérique), dont les « work product » et les livrables, seront la propriété de la CUCh. Toute utilisation des
informations collectées par le prestataire après la durée du contrat requerra une autorisation de la CUCh suite
à l’envoie d’une demande écrite à la CUCh, soulignant notamment les informations qui seront
utilisées/présentées ainsi que le ou les objectif(s) visé(s).

Abréviations, acronymes, unités et symboles


ADEME Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
ADEREE Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique
C-MHL Lampe aux iodures métalliques et à bruleur céramique (metal-halide lamp)
CoMun Coopération municipale (Gouvernance locale et participative au Maghreb) – programme de la GIZ
CO2 Dioxyde de carbone
DGCL Direction générale des collectivités locales – Ministère de l’intérieur
DRM Deux roues motorisées
EDF Electricité de France
GER Gros entretien et renouvellement
GES Gaz à effet de serre
GIZ Agence de coopération allemande (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit GmbH)
HCI Type de lampe à halogénure de métal (Hydrargyrum (mercure en latin) ceramic iodide)
HT Haute tension
IDE-E Institute pour le développement, l’environnement et l’énergie
IM Iodures métalliques
IP Indice de protection (x,x)
IRC Indice de rendu des couleurs
LED Diode électroluminescente (light-emitting diode)
MCE Mesure de conservation d’énergie
MHP Mercure (vapeur) haute pression
ONEE Office nationale de l’électricité et de l’eau potable
PCD Plan communal de développement
PIMVR Protocole internationale de mesure et de vérification
REMME Réseau marocain de la maîtrise de l’énergie
SDAL Schéma directeur d’aménagement de la lumière
SDL Société de développement local
SHP Sodium (vapeur) haute pression
SIG Système d’information géographique
SLEEC Critère d’efficacité énergétique d’éclairage public de voiries (Street Lighting Energy Efficiency Criterion)
THD Taux de distorsion harmonique global (Total Harmonic Distortion)
TRACE Tool for Rapid Assessment of City Energy (Logiciel de la Banque Mondiale)
ULOR Flux lumineux vers l’hémisphère supérieur (Upward light output ratio)

Unités
cd Candela (unité d’intensité lumineuse) dans une direction donnée (symbole I)
E Eclairement (densité de flux lumineux tombant sur une surface, lm/m2, exprimé en lux - L)
I Symbol de candela (cd)
J Facteur d’uniformité d’éclairement (rapport de l’éclairement minimal à l’éclairement moyen, E min/Emoy)
K Kelvin (unité de température – des couleurs)
KVA Kilovoltampère (unité de puissance éclectique apparente – armoire)
kWh Kilowattheure (unité d’énergie)
L lux
Lvis Luminance visuelle (exprimée en candelas par mètre carré, cd/m 2)
lm Lumen (flux lumineux émis avec une intensité lumineuse de 1 candela)
lx Lux (unité d’éclairement, lumen/m2)
W Watt (unité de puissance)
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Annexe A. Proposition d’indicateurs et de variables pour le diagnostic d’éclairage public
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