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DEDICACES

A
TOUTE
MA
FAMILLE
REMERCIEMRNTS
Mes remerciements vont particulièrement à :

 DIEU le seigneur tout puissant, pour toutes les miséricordes qu’il ne cesse de m’accorder dans
ma vie ;

 M. Joël NANA KONTCHOU, directeur général d’ENEO et M.HAMADOU NDOTTI


Directeur de l’usine de la centrale hydroélectrique d’ENEO Cameroun d’Edéa, pour
m’avoir permis d’effectuer mon stage au sein de cette entreprise ;

M. le Doyen de la Faculté de génie industriel de l’Université de Douala, Pr. Robert


NZENGWA et tout son personnel administratif pour les efforts qu’ils ne cessent de mener afin
d’assurer notre formation de qualité
 Mon encadreur professionnel M. DIWOU TONGO Max Géraldin pour sa disponibilité et
son professionnalisme qui m’ont permis d’appréhender plusieurs notions ;

M.AZANFACK superviseur de l’équipe A au département électrique pour sa disponibilité ;

M.MESSI chef de l’équipe A des courants faibles du département électrique ;

 M. DJEUDJI Jean Marc de l’équipe des coutants forts du département électrique pour sa
disponibilité ;

M.BILLONG chef service de quart à la division exploitation pour les conseils durant le stage ;

Mes collègues stagiaires : Jules SOUMELE, TOKMANA ISSA, HAMADOU NASSOUROU, Yvan LEBONGO,
Samuel NDONGO pour le partage de connaissances et les bons moments passés ensemble ;
RESUME
Ce travail a été effectué au cours d’un stage académique, du mois d’aout au mois d’octobre
2019 à ENEO Cameroun, précisément à la centrale hydroélectrique d’Edéa et le thème
de notre étude a été intitulé « Optimisation du système de refroidissement des transformateurs de
puissance cas d’Edéa ». Optimisation d’un tel système a pour objectif d’éviter un arrêt
sur incident par déclenchement d’un transformateur. Le déclenchement d’un TR dû au fait que la
température ait atteint le seuil de déclenchement, pourrait entraîner d’éventuel délestage aux
heures de pointe en l’occurrence, d’autant plus qu’elle injectant une puissance 276, 3 MW sur le
réseau interconnecté Sud-Cameroun. Cependant, pour mener à bien notre travail, nous nous
sommes d’abord imprégné du fonctionnement des transformateurs et avons étudié le système
d’évacuation de chaleur en place en collectant certains informations sur les valeurs de la
température, tout en veillant sur les valeurs de consigne qui correspondent aux seuils d’alarme et
de déclenchement du transformateur Tout ceci en vue d’optimiser le refroidissement actuel par
conséquent réduire quelconque arrêt sur incident.
ABSTRACT
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION
L’énergie électrique est d’une grande une importance dans la concrétisation du développement
durable dans le monde entier. Elle est un facteur très sensible de nos jours et caractérise parfois le
niveau de développement d’un pays. La consommation énergétique connait une ascension rapide,

soutenue par la croissance de la population, par le développement fulgurant des entreprises de


production, par l’amélioration du niveau de vie et la croissance technologique.

La production de l’énergie électrique à la centrale hydroélectrique d’Edéa se fait


grâce à quatorze groupes turboalternateurs à turbine Kaplan. Cette énergie électrique est
essentiellement distribuée aux utilisateurs sous forme de courant alternatif par des réseaux haute,
moyenne et basse tension. Aussi, la centrale hydroélectrique d’Edéa produit la plus
grande quantité d’énergie électrique avec une capacité de production installée de 276 MW.
D’autant plus que l’usine dispose de neuf transformateurs ayant pour rôle d’élever la tension et
de baisser le courant enfin de minimiser les pertes en lignes, l’arrêt d’un transformateur suite à un
incident causé par le système d’évacuation de la chaleur n’est pas souhaitable.
Comme on ne conserve pas le courant alternatif, lorsque la charge devient très important
et que le système de refroidissement ne parviens pas à jouer son rôle, qui est souvent l’une des
causes du délestage, la centrale demande au gridispach (poste de contrôle) de procède au
délestage d’une partie des utilisateurs ce qui n’est pas souhaitable vu les pertes qui en découlent
tant bien pour ENEO que pour les utilisateurs. Il est donc question pour nous d’améliorer le
système présent et non de changer le système C’est dans l’optique d’assurer la disponibilité de la
capacité totale de production installée, afin d’éviter d’éventuel déclenchement d’un
transformateur occasionnant les délestages ; que notre travail a été orienté sur le thème intitulé «
OPTIMISATION DU SYSTÈME DEREFROIDISSEMENT DES TRANSFORMATEURS
CAS D’EDEA».
CHAPITRE 1 CONTEXTE ET PROBLEMATIQUE

1.1 Contexte

En charge, un transformateur est le siège de pertes thermiques dans son noyau (pertes fer)
et dans ses enroulements (pertes joules). Cette énergie qui se manifeste par une
augmentation locale de la température, doit être évacuée à l'extérieur de la cuve. Compte
tenu de la quantité de chaleur entrant en jeu dans les transformateurs de puissance, la
conception du système de refroidissement est particulièrement importante. Lorsque le
transformateur fonctionne normalement, la circulation de l'huile assure son
refroidissement: la chaleur produite est véhiculée par la circulation naturelle ou forcée du
diélectrique liquide (huile) vers les dispositifs de refroidissement. Un transfert de chaleur
bien organise permet d'éviter la présence de zones dont la température locale est
particulièrement élevée. Ceci est obtenu par la circulation d'huile abondante et bien
repartie. L'efficacité est directement influencée par la viscosité et la chaleur spécifique du
diélectrique utilisé. Le transfert de chaleur a lieu en deux étapes à l'intérieur de la cuve de la
partie active (enroulements, noyau) à l'huile; puis de l'huile au réfrigérant à travers un
échangeur de chaleur externe.

A cet effet, ENEO Cameroun, comme toute autre entreprise de production qui voudra
fonctionner dans continuité de service sans panne et répondre à la demande de ses clients.
C’est dans cette vision que nous avons réalisé nos études au sein de la centrale
hydroélectrique d’Edéa qui est l’une des plus grandes centrales hydroélectriques de notre
pays ce qui a connu quelques dysfonctionnements en raison de certains problèmes affectant
le système de
refroidissement des transformateurs. Cela a donné lieu aux études menées dans ce travail.

1.2 Présentation d’Eneo


1.3 Présentation de la centrale hydroélectrique d’Edéa

1.4 Déroulement du stage


1.5 Problématique
Les centrales électriques étant souvent éloignées du consommateur, le rôle du
transformateur, élément essentiel de ce réseau électrique est d'acheminer l'énergie
électrique de son point de production jusqu'à son point de consommation. Leur cout
d'investissement élevé et les pertes financières associées à leur indisponibilité justifient
largement la mise en place de moyens de surveillance. Les anomalies des transformateurs
sont de différentes catégories (interne ou externe). L'objectif visé consiste à optimiser le
système de refroidissement des transformateurs, afin de limiter leurs risques de défaillances
liés à une élévation de température et d'éviter toute indisponibilité prolongée. Par ailleurs,
dans l'optique de la réduction des couts d'exploitation, la connaissance de l'état effective du
transformateur doit permette d'optimiser la planification de la maintenance.

1.6 Objectifs du stage


Assurer le meilleur fonctionnement des transformateurs,

Assurer que le produit énergétique est transporté dans de bonnes conditions,

limiter le nombre d'incidents enregistrés,

Maintenir la durée de vie du transformateur


CHAPITRE 2 REVUE DE LA LITTÉRATURE

2.1 Généralités sur les transformateurs

2.1.1 Définitions
Transformateur de puissance est un appareil statique à deux enroulements ou plus
qui, par induction électromagnétique, transforme un système de tension et courant
alternatif en
un autre système de tension et de courant de valeurs généralement différentes à la
même
fréquence dans le but de transmettre de la puissance électrique norme (IEC 6 0076
-1 , 2000)
Les transformateurs sont réversibles ct permettent, soit l'élévation, soit
l'abaissement de
la tension; d'ou la possibilité de choisir la meilleure tension pour la production, le
transport, la
distribution, I ‘utilisation de l'énergie électrique, et de passer facilement de l'une à
l'autre,
Un transformateur électrique permet donc de faire transiter la puissance électrique
en courant
alternatif (AC) depuis la centrale de production d'électricité jusqu'à son utilisateur
final avec
un minimum de pertes, à différents niveaux de tensions. Le transformateur est
l'élément du
réseau qui permet le passage d'une tension alternative donnée à une autre c'est un
convertisseur AC/AC à fréquence fixe, celle du réseau.

2.1.2 Symboles
Figure 2.1 : symbole d’un transformateur
2.1.3 Constitution

Les transformateurs de puissance, rencontrés dans la pratique, sont


presqu’exclusivement
triphasés. Ils peuvent être constitués soit d’une unité triphasée, soit de trois
unités monophasées.
Cette dernière possibilité est généralement utilisée pour les transformateurs
de grandes
puissances.
Un transformateur de puissance se compose généralement de quatre parties
:
Un circuit magnétique fermé constitué de colonnes et culasses,
supérieures et inférieures ;
Un circuit électrique comprenant les enroulements primaires et
secondaires et leurs
isolations ;
Des organes mécaniques, de support, de manutention, de refroidissement ;
Des organes de sécurité contre les défauts internes et externes à
l’appareil.
La construction des transformateurs est fortement influencée par leur
système d’isolation. La
figure 1 présente la constitution des transformateurs de puissance dont les
parties actives sont
immergées dans de l’huile. Ce travail est uniquement basé sur ce type de
transformateur dans
lesquels, l’huile joue plusieurs rôles.
Un transformateur immergé dans de l’huile est constitué des parties
suivantes :
1) Une cuve contenant de l’huile ;
2) Le noyau constitué de tôles d’acier isolées entre elles par du vernis ;
3) Les enroulements multi spires en cuivre (parfois en aluminium) montés
sur le noyau ;
4) Les bornes de traversée basse et haute tension qui peuvent être
respectivement isolées par
de la porcelaine et du papier imprégné d’huile ou de résine époxy
Figure 2.2 : Constitution typique d’un transformateur :a)vue générale, b)
circuit magnétique, c )détail de la partie active

2.1.3.1 Circuit magnétique

Le noyau est composé d’un empilage de tôles ferromagnétiques haute perméabilité et à


cristaux orientés, isolées électriquement entre elles. Il doit être conçu de façon à réduire les
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pertes par courant de Foucault et par hystérésis qui se produisent lors de la variation périodique
du flux magnétique. On parvient à résoudre ce problème en prenant des mesures à savoir :
Emploi d’acier magnétiquement doux ayant une petite surface du cycle d’hystérésis et de
faible perte par hystérésis;
Emploi d’aciers spéciaux présentant, grâce à des additifs, une résistivité élevée;
Emploi de tôles dont l’épaisseur est choisie tel que les courants de Foucault soient
pratiquement sans effet. Suivant la forme du circuit magnétique, on distingue deux
dispositions principales qui sont :
Type cuirassé
Pour ce type de transformateur, le circuit magnétique entour complètement l’enroulement des
deux cotés.la cuve assure le serrage de l’ensemble et le transformateur ainsi constitué est alors
assuré d’une excellente rigidité mécanique associée à une grande compacité. Ces transformateurs
sont utilisés principalement au sein des réseaux de transport et de répartition, ou les surtensions
transitoires sont fréquentes. Pour cela des écrans sont utilisés a fin de réduire les contraintes
liées aux champs électriques dans les bobinages

Figure 2.3 : transformateur type cuirassé


Type à colonnes
Le transformateur à colonnes est constitué de deux enroulements concentriques par phase. ces
enroulements sont montés sur le noyau ferromagnétique qui se referme à ses extrémités via des
culasses afin d’assurer une bonne canalisation du flux magnétique. Dans cette technologie, ce
sont les enroulements qui entourent le circuit magnétique de manière à maximiser le couplage
tout en minimisant le volume des conducteurs [6], [7]. Cette disposition plus simple que la
précédente est utilisée pour les transformateurs à haute tension et les grandes puissances. Les
enroulements peuvent être disposés sur un circuit magnétique comportant trois colonnes ou
noyaux, ce type de circuit magnétique est dit à flux forcé. Si le déséquilibre est important, on
utilise les transformateurs à quatre ou cinq colonnes, dont trois sont bobinées, les autres servent
au retour des flux.
2.1.3.2 Circuit électrique

Il est constitué de deux bobines ou enroulements diamétralement sur le même


circuit
magnétique et dont l’âme conductrice est souvent en cuivre
Un enroulement relie au réseau, appelé Primaire et toutes les grandeurs
relatives sont écrites avec pour indice 1
-Un enroulement relie a la charge appelé secondaire et toutes les grandeurs
relatives sont écrites avec pour indice 2

2.1.3.3 Disposition des enroulements

Les enroulements du transformateur ont généralement les nombres de spires


différents. A celui
qui a le plus grand nombre des spires de files fins, on lui donne le nom d'un
enroulement Haute
tension (HT ). A l'autre on donne le nom d'un enroulement Basse tension (BT ).
L'enroulement HT peut être soit relié au primaire, soit au secondaire selon le mode
d'emploi

Exemple d'une bobine de transformateur

Figure 2.4 : Exemple d'une bobine de transformateur

2.1.3.4 Rôle et fonctionnement

Le transformateur peut fonctionner à vide ou en charge, ainsi qu'en court-circuit


dans le cas d'un
essai
Lors d'un essai à vide, on p eut déterminer le rapport de transformation du
transformateur noté m
qui a pour expression

(2.1)
On eut à partir de ce rapport de transformation, distinguer trois modes de
fonctionnement du
transformateur
-En abaisseur de tension (Élévateur de courant) si m<1
- En élévateur de tension (Abaisseur de courant) si m>1
-En isolateur (Tension et Courant) si m=1

2.1.4 Critères de choix des transformateurs

Les transformateurs sont des équipements très délicats dont on ne peut pas mettre
en usage sans
toutefois remplir certaines conditio ns de choix. C'est pour cette raison que le
transformateur a des
critères de choix à respecter tels que :
-la valeur nominale du courant (In)
-la tension nominale (Un)
-la fréquence de fonctionnement (f en Hz)
-le courant de court-circuit (cc)
-la puissance apparente(S en VA)
-la tension primaire (U1)
-la tension secondaire à vide (U20 en volt)
le couplage (∆/Ү)
-le type de refroidissement (ODAFONAF/ADWF /ADWF)
-le rendement (η)
-le niveau d'isolement

2.1.5 Description et systèmes de fonctionnement

2.1.5.1 Description

NOYAU MAGNETIQUE

Il est construit en tôle magnétique à faible pertes spécifiques, pourvues d’un isolement
céramique des deux côtés lui garantissant une longue durée de fonctionnement correct. Le
système d’installation du noyau et des bobinages a été conçu de façon à supporter sans
dommages les efforts mécaniques des courts-circuits. De plus, il est doté de canaux de
refroidissement facilitant la circulation de l’huile à l’intérieur.
BOBINAGE

Les conducteurs sont fabriqués en cuivre électrolytique de haute pureté, isolés avec
plusieurs couches de papiers ou émaillés. Avant d’être installés sur le noyau, les bobinages sont
stabilisés mécaniquement
REGLEUR DE TENSION
Le réglage de tension peut s’effectuer sur le bobinage H.T. L’opérateur est réalisée par un
commutateur à vide activable sans charge ni tension. Pouvant intervenir sur n’importe quel
bobinage, ce dernier agit généralement sur celui de haute tension. La commande est placée sur le
capot et intervient directement sur le mécanisme de changement par l’intermédiaire de pignon et
crémaillère.
LA CUVE
Elle est construite en tôles d’acier laminées à chaud et renforcées par profilés. Sa
conception lui permet de supporter un vide total et une pression interne 1,5 fois supérieure à la
plus haute colonne d’huile qui peut être obtenue en service. Son socle abrite les éléments d’appui
logeant les roues bidirectionnelles. Elle dispose également d’éléments permettant son
déplacement et levage par vérin.
LE CONSERVATEUR
Dimensionné pour absorber la dilatation thermique subie par l’huile entre les températures
minimales et maximales de fonctionnement. Il est conçu de façon à s’auto-supporter une fois
installé sur le capot du transformateur. A ses extrémités, il dispose de registres démontables
permettant son accès pour les opérations de maintenance.
LE RADIATEUR
Construis à base d’éléments emboutis et soudés entre eux, ils sont dimensionnés pour
supporter un vide totale ainsi qu’une pression interne supérieure à 1Kg /Cm2 .Ils sont
généralement adossés à la cuve, sur les deux grands cotés afin de faciliter l’installation ultérieure
d’une ventilation forcée.
LES ISOLATEURS
Conçus pour les tensions les plus élevées du matériel, leur composition (en porcelaine en
générale) et leur configuration particulière (en « jupes » juxtaposées) leurs permettent de mettre
le T.R à l’abri d’agressions spécifiques telles que les surtensions, les décharges brutales
d’électricité (foudre), les incursions d’humidité ou d’adhésion de saletés. Ils sont de type
condensateur et contiennent leur propre huile
LA ROUE
Chacun des éléments compte 4 roues bidirectionnelles et isolantes ; en effet elle contribue
à la séparation électrique entre la Terre et la partie active du transformateur.
CONNECTION DE MISE A LA TERRE
Dans la partie inférieure droite de chaque grand côté de la cuve, une plaque a été disposée
pour la liaison à la Terre de la cuve du transformateur. Chaque connexion, en matière inoxydable,
comporte 2 orifices d’une dizaine de millimètres de diamètre.

2.2 Les pertes électromagnétiques

Dans le transformateur, l'énergie électrique arrivant dans l'enroulement primaire n'est pas
entièrement restituée au secondaire. Une partie est, en effet, perdue lors du processus de transfert
énergétique.
Ces puissances perdues sont désignées sous le nom de "pertes électromagnétiques".
Les différentes formes sous lesquelles se manifestent les pertes sont les suivantes:
-les pertes par effet JOULE dans les enroulements notées PJ,
- les pertes par hystérésis dans le circuit magnétique notées PH,
- les pertes par courants de FOUCAULT dans le circuit magnétique notées PF,
- les pertes par courants induits dans les bobinages notées PI,
- les pertes par courants induits dans la cuve et les parties métalliques passives, appelées
également pertes supplémentaires et notées PS.
Les pertes par effet JOULE (en W) correspondent au dégagement de chaleur accompagnant le
passage du courant dans les enroulements. Elles se calculent pour chaque enroulement (indicés 1
et 2) par le produit de sa résistance totale R (en Ω) et du carré du courant efficace I (en A) le
traversant.

(2.2)
Les pertes par hystérésis sont dues à la relation particulière entre le champ magnétique et
l'induction dans les tôles du circuit magnétique. Le champ magnétique, créé par un courant
alternatif, est lui-même alternatif. Pour une valeur donnée du champ, l'induction n'est pas la
même lorsque le champ augmente ou lorsqu'il diminue.
D'un point de vue énergétique, l'énergie nécessaire à augmenter l'induction n'est pas entièrement
restituée lorsque l'induction diminue. C'est la différence qui constitue les pertes par hystérésis.
Celles-ci sont proportionnelles à l'intégrale de l'aire délimitée par le cycle d'hystérésis. La forme
du cycle dépend du matériau constituant la tôle, et ses limites (en particulier l'induction
maximale) sont proportionnelles à la tension de l'enroulement primaire.

Figure 2.5 : Cycle d'hystérésis pour deux matériaux. Les pertes par hystérésis du matériau
désigné par la courbe en trait plein sont plus fortes que celles du matériau désigné en pointillé

Les autres pertes sont dues à la circulation de courants parasites dans les parties conductrices
(c'est-à-dire métalliques) du transformateur. On distingue les courants de FOUCAULT se
refermant dans le circuit magnétique, et les courants induits (qui ne sont pas seulement des
courants de FOUCAULT) situés dans les autres conducteurs.
On a vu que la variation du flux magnétique dans le circuit crée une force électromotrice puis un
courant dans l'enroulement secondaire. Par le même phénomène, ce flux génère également des
courants circulant à l'intérieur même du circuit magnétique.
Les pertes par courants de FOUCAULT représentent la dissipation thermique accompagnant la
circulation de ces courants. Elles sont proportionnelles au carré de l'induction, et à l'inverse de la
résistance de la tôle.
La somme des pertes par hystérésis et des pertes par courants de FOUCAULT représente les
pertes totales du circuit magnétique appelées pertes fer et notées Pf. Elles sont
approximativement indépendantes de la charge. Pour cela, on les assimile aux pertes mesurées
lorsque le secondaire est ouvert, appelées pertes à vide et notées Po.
Pf = PH + PF = Po (2.3)
Les pertes par courants induits désignent les pertes liées au flux de fuite. Le flux magnétique créé
par la circulation du courant primaire ne se referme pas toujours dans le circuit magnétique.
Une partie du flux appelée flux de fuite se referme dans les enroulements ou à l'extérieur du
circuit dans la cuve et les dispositifs de blindage.
La présence du flux de fuite dans les enroulements provoque la circulation de courants induits
dont le trajet se referme à l'intérieur d'un même conducteur (et qui sont dans ce cas des courants
de FOUCAULT). Dans le but de réduire les pertes, les conducteurs sont habituellement
subdivisés en brins. Les brins sont ensuite brasés ensemble, au moins au niveau des entrées et
sorties du courant dans un groupe de bobines. Cette opération a pour effet de créer des boucles
dans lesquelles le champ de fuite induit des courants appelés courants de circulation. Les
transpositions ou permutations habituellement réalisées dans les bobines permettent de réduire
l'amplitude de ces courants de circulation.
On retient qu'elles sont proportionnelles au carré de la charge et à l'inverse de la résistance des
enroulements, et donc diminuent lorsque la température augmente.
Il reste à évoquer les pertes par courants induits dans la cuve et les dispositifs de blindage de la
cuve appelées parfois pertes supplémentaires. Dans la suite de cette étude, on se limite au cas où
le transformateur est dimensionné de façon à ce que les pertes supplémentaires dans les parties
métalliques passives soient faibles devant les pertes de la partie active, et donc négligeables.

PS = 0 (2.4)
En résumé; les pertes sont des sources d'échauffements dans les différents éléments conducteurs
du transformateur. Pour cela, on les regroupe en deux catégories:
Les pertes cuivre dans les enroulements, notées Pc, sont dues à l'effet JOULE, aux courants
induits (et circulant) et sont proportionnelles au carré du courant. De plus, une augmentation de la
température dans les enroulements augmente les pertes JOULE et diminue les pertes par courants
induits.
Pc = PJ + PI (2.5)
Les pertes fer regroupent les pertes par hystérésis et celles par courants de FOUCAULT dans le
circuit magnétique. Elles peuvent être estimées constantes et assimilées aux pertes mesurées à
vide.
Pf = PH + PF = Po (2.6)
Les pertes totales du transformateur, notées PT, s'expriment donc par:

PT = Pc + Pf (2.7)

2.4 Modes de transfert de chaleur

Le mécanisme de transfert de chaleur dans un transformateur s'effectue par trois modes, à savoir:
la conduction, la convection et le rayonnement. Dans les transformateurs refroidis par huile, la
convection joue le rôle le plus important et la conduite le moins important. Un traitement
mathématique excite pour exprimer ces modes de transfert de chaleur est assez difficile et donc
les concepteurs s'appuient principalement sur des formules empiriques.
2.4.1 Conduction

Presque tous les types de transformateurs sont soit de pétrole ou de gaz remplis, et la chaleur
s'écoule dans le noyau et les enroulements dans le milieu de refroidissement. Du noyau, la
chaleur peut s'écouler directement, mais de l'enroulement, il traverse l'isolation fournie sur le
conducteur enroulement. Dans les grands transformateurs, au moins un côté des conducteurs
isolés est exposé au milieu de refroidissement, et la chaleur s'écoule à travers une petite épaisseur
de l'isolation des conducteurs. Mais dans les petits transformateurs, la chaleur peut s'écouler à
travers plusieurs couches de cuivre et d'isolation avant d'atteindre le refroidissement moyen. La
chute de température à travers l'isolation en raison du transfert de chaleur de conduction
Le mécanisme peut être calculé par la loi thermique de base:
Systèmes de refroidissement

(2.8)
Où Q est le flux de chaleur (perte de puissance) en W et RT est une résistance thermique en ° C /
W. La résistance thermique est donnée par

(2.9)
Où ti est l'épaisseur d'isolation en m, A est une surface en coupe transversale en m2, et k est
conductivité thermique en W / (m ° C). Si q désigne un flux de chaleur par unité de transfert, la
baisse de température à travers l'isolant peut être réécrite comme

(2.10)

Il convient de noter que la conductivité thermique du papier imprégné d'huile l'isolation dépend
de la température et sa bonne valeur doit être prise dans le calcul
2.4.2 Radiation

Tout corps, à une température élevée par rapport à son environnement, rayonne de la chaleur
L'énergie sous forme d'ondes. La dissipation de chaleur d'un réservoir de transformateur se
produit à la fois par rayonnement et par convection naturelle. Le refroidissement des radiateurs
aussi se produit par rayonnement, mais il est beaucoup moins par rapport à celui par convection.
En raison de proximité des ailettes du radiateur, toute la surface du radiateur ne participe pas
mécanisme de transfert de chaleur par rayonnement. Ainsi, la zone efficace pour le rayonnement
peut être prise comme surface extérieure de l'enveloppe du radiateur. Par conséquent, pour le cas
le réservoir avec les radiateurs connectés à celui-ci, la surface de rayonnement réelle est cette
zone sûr qu'une ficelle bien tendue se trouverait. L'émissivité de la surface rayonnante affecte le
rayonnement. Le transfert de chaleur en watts par rayonnement est exprimé par
La loi Stephan-Boltzmann:

(2.11)

Où η = 5.67 × 10-8W / (m2 ° K4) est la constante de Stephan-Boltzmann, E est la surface facteur
d'émissivité, est une surface spécifique pour le rayonnement en m2, Ts est la température
moyenne de surface rayonnante en ° K, et Ta est la température de l'air ambiant en ° K.
L'émissivité de surface est une propriété, qui dépend de plusieurs facteurs comme la surface fini,
type de peinture appliquée à la surface, etc. Lorsque le facteur d'émissivité est moins élevé que
l'unité, la surface rayonnante efficace est proportionnellement inférieure (comme l'indique
l'équation ci-dessus). Pour le réservoir et les radiateurs peints avec une couleur grise ayant
Émissivité de 0,95, la zone de rayonnement efficace est généralement supposée être celle de
l’enveloppe extérieure sans présenter beaucoup d'erreur

2.4.3 Convection

L'huile, étant un liquide, possède une importante propriété mécanique dont son volume
changements avec la température et la pression. Le changement de volume avec la température
fournit le refroidissement essentiel par convection ou thermosiphon. Le changement de volume
avec une pression affecte la quantité de vibrations transférées dans le noyau du réservoir.
La dissipation thermique du noyau et des enroulements se produit principalement en raison de
convection. Lorsqu'une surface chauffée est immergée dans un fluide, la chaleur s'écoule de la
surface au milieu de refroidissement. En raison de l'augmentation de la température du fluide, la
densité (ou la gravité spécifique) se réduit. Le fluide (huile) dans les transformateurs à l'huile,
monte vers le haut et transfère sa chaleur à l'extérieur de l'environnement à travers le réservoir et
le radiateur. L'huile montante est remplacée par l'huile plus froide du bas et donc la circulation
continue de l'huile se produit. Le transfert de chaleur par convection est exprimé par la relation:

Q = hA (Tsurface-Tfluid) (2.12)

Où Q est le flux de chaleur en W, h est le coefficient de transfert de chaleur en W / (m2 ° C), A


est la surface en m2, et les températures Tsurface et Tfluid sont en ° C. Puisque h dépend des
deux la géométrie ainsi que les propriétés fluides, son estimation est très difficile. Cependant,
beaucoup
Des corrélations empiriques sont disponibles, qui peuvent être utilisées en grande partie dans la
conception calculs. Dans une telle corrélation, la chaleur dissipée par unité de surface est
exprimée en une constante multipliée par l'augmentation de température élevée à un coefficient
empirique.
La dissipation de chaleur du réservoir du transformateur à l'air ambiant se produit de manière
similaire mais l'air chaud après refroidissement ne revient pas et sa place est occupée par
nouvelle quantité d'air frais. Dans le cas du réservoir, la dissipation de chaleur par convection et
les mécanismes de rayonnement sont comparables puisque la surface disponible pour le
refroidissement par convection est identique à celui du refroidissement par rayonnement. La
chaleur dissipée par Le réservoir à travers la convection et le rayonnement est également
habituellement calculé par les relations empiriques dans lesquelles l'effet résultant des deux
mécanismes est pris en compte

2.5 Différents modes de refroidissement des transformateurs

La chaleur produite dans un transformateur doit être dissipée par un fluide de refroidissement
externe afin de maintenir la température dans une limite spécifiée. Si l'isolation du transformateur
connaît une température plus élevée que la valeur autorisée pendant une longue période, elle
entraînera une dégradation rapide de l'isolation et, par conséquent, affectera gravement la durée
de vie du transformateur.
Dans le transformateur immergé à l'huile, la chaleur est transférée des pièces actives (noyau,
enroulement et composants structurels) vers le fluide de refroidissement externe par l'huile. La
chaleur provenant des parties actives est transférée par le processus de circulation de l'huile. Le
processus de transfert de chaleur implique trois mécanismes de transfert de chaleur différents qui
sont la conduction, convection et rayonnement. Le processus de conduction implique le transfert
de chaleur entre les parties solides, alors que le procédé de convection implique le transfert de
chaleur entre une surface solide vers un liquide ou vice versa. Le transfert de chaleur par
rayonnement est entre solide ou liquide à la température ambiante environnante.
Le mécanisme de transfert de chaleur le plus important dans un transformateur immergé est à
travers la convection. Le processus de convection se produit entre l'enroulement du
transformateur et l'huile. Il est toujours négligé dans le calcul thermique en raison de la faible
température de la surface et de la petite zone disponible sur un transformateur pour que les
rayonnements se produisent. Nous parlerons d’abord de la circulation de l’huile avant de parler
des différents refroidissements.
2.5.1 Circulation de l’huile

Le mouvement des fluides peut être soit naturel par thermosiphon, soit force au moyen d’un
équipement tel qu’une pompe ou un ventilateur. Plusieurs types de réfrigération ayant des
caractéristiques propres leur correspondent. Leurs denominations sont rassemblées dans le
tableau 2.1 : Symboles des caractéristiques du transformateur
Le coefficient de transmission de chaleur de l’huile dans l’air (réfrigérant) est essentiellement
fonction des conditions coté air. Par la mise en mouvement de l’air au voisinage des surfaces des
d’échange thermique au moyen d’un ventilateur, la réfrigération est améliorée. Cependant, un
refroidissement plus intense de l’huile entraine une augmentation sensible de sa viscosité. Ceci
freine sa circulation et limite l’ augmentation de puissance.
2.5.2 Refroidissement naturel de l’huile et de l’air (ONAN)

C’est le type de refroidissement le plus simple et le plus courant utilisé dans la pratique est
ONAN. ONAN se réfère à Oil Natural Air Natural. Le refroidissement ONAN est réalisé lorsque
le débit d'huile à travers l'enroulement du transformateur est entraîné par une différence
dépression entre l'huile du réservoir et l'huile du refroidisseur. Cette différence de pression est
due à une différence de température entre la température de l'huile dans le réservoir et la
température de l'huile dans les radiateurs. Cette circulation naturelle du pétrole a parfois été
désignée comme un effet "thermo siphon". La conception ONAN est illustrée à la figure 8 et les
flèches de la figure montrent le sens d'écoulement d'huile dans le transformateur .Le terme effet
siphon se produit lorsque la chaleur générée dans le noyau et l'enroulement du transformateur est
dissipée à l'huile environnante principalement à travers le processus de convection. La densité de
l'huile est inversement proportionnelle à la température et est proportionnelle à la pression et à la
hauteur. À mesure que la température de l'huile augmente, sa densité diminue. L'huile devient
légère et, en raison de son effet de flottabilité, elle se déplace vers le haut vers le haut du
réservoir. Son endroit est pris par l'huile fraîche du fond qui a une densité plus élevée. Lorsque
l'huile entre dans le refroidisseur, la chaleur est dissipée sur des surfaces plus froides du, tandis
que l'huile augmente sa densité. L'huile s'écoule vers le bas à travers le refroidisseur et pénètre
dans le fond du réservoir du transformateur depuis l'entrée, de sorte que la circulation continue de
l'huile se produit .La vitesse de l'huile dans cette circulation naturelle est relativement lente dans
tout le transformateur et les radiateurs. Pour cette raison, les transformateurs ONAN ont une
grande différence de température entre l'huile supérieure et l'huile de fond. Ils ont également une
différence de température relativement importante entre la température d'enroulement et la
température de l'huile.

Figure 2.6 : refroidissements ONAN

Ce mode de refroidissement ONAN est normalement utilisé pour un transformateur de


distribution plus petit (transformateur de distribution). Le mode de refroidissement ONAN
présente quelques avantages. Ils sont :
- Il nécessite moins d'entretien et plus fiables car aucun contrôleur de refroidissement n'est
impliqué.
- Il est utile lorsque des transformateurs nécessitent un faible bruit. Le faible niveau de bruit est
plus facile lorsque le transformateur est sans les ventilateurs.
- Aucune perte de refroidissement due au dysfonctionnement des ventilateurs et des pompes.

2.5.3 Refroidissement naturel de l’huile et air forcé (ONAF)

Une façon d'augmenter le taux de circulation d'huile est d'améliorer l'efficacité de la dissipation
de chaleur externe. Cela peut se faire en utilisant les ventilateurs pour souffler de l'air sur les
surfaces de refroidissement des radiateurs. L'air forcé des ventilateurs enlève la chaleur des
radiateurs (refroidissement) à un rythme plus rapide que l'air naturel, ce qui donne un meilleur
taux de refroidissement. Cela conduit à une température d'huile moyenne inférieure (MO), ce qui
augmente la capacité du transformateur à fonctionner à une charge plus élevée. Ce type de
refroidissement est appelé ONAF (Oil Natural and Air Forced) comme le montre la figure 9
L'introduction des ventilateurs aux radiateurs améliore les caractéristiques de refroidissement des
radiateurs, réduisant ainsi le nombre de radiateurs requis pour obtenir la même quantité de
refroidissement. Cela conduit également à des dimensions globales plus petites de la conception
du transformateur / refroidissement.
Figure 2.7 : refroidissement ONAF
En mode de refroidissement ONAF, l'huile circule à travers le noyau et son enroulement comme
dans le mode de refroidissement ONAN. Le débit dans l'enroulement sous ONAN et ONAF est
contrôlé par l'effet thermosiphon. Normalement, ce débit est relativement faible. Pour cette
raison, la dissipation thermique de l'huile est faible. La capacité calorifique peut être exprimée
comme :

(2.13)

Où Q est le flux de chaleur en W, m est le débit massique en kg / s, Cp est une chaleur spécifique
en J / (kg° C), et les températures tout et l'étain sont en ° C. Pour l'entrée d'huile
2.5.4 Refroidissement par huile forcé et par air forcée (OFAF)

Une façon d'améliorer la capacité de dissipation de chaleur est d'augmenter la valeur du débit
massique; m et cela peut se faire en utilisant une pompe pour faire circuler l'huile. En outre, pour
augmenter le taux de transfert de chaleur, les ventilateurs doivent toujours fonctionner dans les
radiateurs. Cela améliore le transfert de chaleur aux radiateurs (refroidissement) et réduit

considérablement la différence de température entre le haut et le bas des radiateurs, de sorte que
l'élévation de la température de l'huile dans les parties supérieures du transformateur diminue. Ce
type de refroidissement s'appelle OFAF (Oil Forced and Air Forced), comme le montre la Figure
Figure 2.8 : Refroidissement OFAF

Même à travers l'huile est pompé des radiateurs au réservoir du transformateur, l'huile dans
l'enroulement tend à circuler à une vitesse plus proche des modes de circulation d'huile naturelle,
puisque la majeure partie de la circulation d'huile par les pompes s'écoule dans le réservoir à
l'extérieur du bobinage , en raison du fait que l'huile a tendance à circuler dans le chemin de
résistance le moins élevé, qui est l'huile en vrac espace entre les barrières d'enroulement et le
réservoir. Par conséquent, l'élévation de la température de l'huile au sommet de l'enroulement
peut être supérieure à l'augmentation de la température supérieure de l'huile mesurée.

2.5.5 Refroidissement par huile dirigée et par air forcée (ODAF)

Figure ci dessous Affiche un groupe de conducteurs entourés de conduits de refroidissement


verticaux et
horizontaux. La chaleur générée dans chaque conducteur doit être transférée à l'huile pour
maintenir la température dans les limites. Le flux de chaleur dans le sens horizontal à partir d'un
conducteur central est limité par les conducteurs de température similaires de chaque côté de
celui-ci. Par conséquent, la chaleur peut être transférée par des directions verticales.
Figure 2.9 : coupe transversale d'un disque ou d'un enroulement hélicoïdal montrant des chemins
d'écoulement de chaleur

Naturellement, l'huile tend à augmenter quand elle devient chaude. Les conduits verticaux
fournissent un chemin de circulation naturel pour cette huile chaude. Cela provoque l'écoulement
d'huile à travers les canaux horizontaux est beaucoup moins important que dans les conduits
verticaux et donc un faible transfert de chaleur entre les conducteurs et l'huile dans les conduits
horizontaux. Cependant, les disques dépendent des conduits d'huile horizontaux pour leur
refroidissement. C'est la raison pour laquelle la direction de l'huile à travers l'enroulement avec
une rondelle de blocage pour bloquer occasionnellement les conduits verticaux est si importante
pour obtenir des transferts de chaleur efficaces des conducteurs. Le flux d'huile entre les disques
pour une conception d'huile dirigée.

Figure 2.10 : Flux d'huile dans un enroulement de flux dirigé


Le transformateur avec refroidissement forcé et dirigé s'appelle ODAF (Oil Directored Air
Forced). L'agencement atypique est détaillé à la figure 12. Lorsque les pompes sont utilisées pour
déplacer l'huile dans le transformateur, la rondelle de blocage sert à diriger l'huile dans

l'enroulement. La conception de l'OD entraînera des gradients d'enroulement plus faibles que les
ON et OF. Cela réduit également la hausse de la température du pétrole et, par conséquent,
l'augmentation du point chaud est considérablement réduite par rapport au mode de
refroidissement ON et OF.
Comme on le voit sur la figure 2.11, la rondelle de blocage est souvent ajoutée alternativement
aux diamètres intérieur et extérieur de l'enroulement. La rondelle de blocage diriger l'huile à
circuler dans des conduits horizontaux entre les disques afin d'améliorer le transfert de chaleur
conducteur-huile.
Figure 2.11: diagramme de refroidissement de l'ODAF

2.5.6 Refroidissement OFWF

Pour la plupart des transformateurs installés dans les centrales hydroélectriques, l'abondance de
l'eau, des échangeurs de chaleur huile-eau sont utilisés. Comme la chaleur de surface
Le coefficient de transfert d'eau est supérieur à l'air, ce type de refroidissement résulte des petits
radiateurs. Ce type de refroidissement est appelé refroidissement par eau (WF). Selon le type de
circulation d'huile, le système de refroidissement du transformateur est appelé comme OFWF ou
ODWF type de refroidissement. Pendant le fonctionnement, il est très important de rassurez-vous
que la pression d'huile est toujours supérieure à la pression de l'eau la possibilité d'une fuite

d'eau dans l'huile est éliminée. Un différentiel dédié le manomètre et le circuit de protection
correspondant sont utilisés pour transformateur si une valeur spécifique de différence de pression
entre l'huile et l’eau n’est pas maintenue pendant l'opération

CHAPITRE 3 METHODOLOGIE
Introduction

L'augmentation de la température dans l'enroulement du transformateur est non seulement une


mesure importante des mérites de la conception de l'enroulement, mais aussi un facteur limitant
majeur affectant la capacité de la charge du transformateur. L’objectif visé dans ce chapitre est
principalement de proposer des solutions à notre problème et d’en choisir une parmi les trois
proposée.
3.1-solutions proposées

Ici il sera question pour nous de parler des différentes solutions et d’en choisir une pour mener à
bien notre projet d’étude. Comme solution nous pouvons citer :
- Variation de la vitesse des moteurs ventilateurs à l’aide d’un variateur de vitesse;
- Redimensionnement d’un nouveau système d’échange de chaleur;
- Analyse d’huile et gestion de la maintenance
3.2-analyse des solutions proposées

Ce paragraphe nous permet de faire une brève analyse sur les solutions proposées et d’en choisir
une parmi les trois données.
Le problème pose pas la première solution est que les moteurs ventilateurs du système en place
tourne déjà à leurs vitesses maximales, donc il ne sera pas adopté pour cela.
La deuxième solution consiste quant à elle permet d’augmenter un autre système de
refroidissement sur l’actuel.
La troisième solution reste la meilleure car il est question pour nous d’améliorer le système
présent et non de changer entièrement le système, donc cette
solution sera adoptée
3.3-Analyse de l’huile et gestion de la maintenance

3.3.1 Analyse d’huile

Selon une périodicité mise en place par les gestionnaires du transformateur,


une certaine
quantité d’huile est prélevée et analysée. Les caractéristiques de l’huile se
dégradent sous l’effet de
la contamination, de l’humidité et du vieillissement. La connaissance de
l’état de l’huile et des gaz
dissous, renseignent sur son état et celui des parties internes, ce qui permet
de détecter plusieurs
défauts en évolution ou déjà affirmés qui doivent corrigés en vu d’un
refroidissement optimal
Les aspects les plus significatifs à vérifier sur l’huile reposent sur un nombre
important
d’analyses :
- Les analyses physico-chimiques ;
- L’analyse des furanes ;
- L’analyse des gaz dissous.
3.3.1.1 Analyse physico-chimiques

C’est un test visuel de l’huile qui permet de déterminer la présence des


corps en
suspension et d’évaluer la couleur et la viscosité. En bon état, l’huile à un
aspect limpide. La
couleur est une propriété intrinsèque de l’huile neuve. Elle renseigne sur la
dégradation et la
contamination de l’huile neuve, et évolue depuis une couleur jaunâtre
presque transparente vers
une couleur rougeâtre ou rouge foncée pour une huile vieillie [22].
L’acidité

Elle permet de détecter la présence de composés acides (carboxyliques et


hydropyroxliques) dont la formation dans l’huile est favorisée par l’effet de
la température, de la
pression et de l’oxygène. Elle est mesurée par la quantité d’hydroxyde de
potassium en mg
nécessaire pour neutraliser l’acidité dans un gramme d’huile (mg KOH/g).
D’après la norme CEI
296, une bonne huile possède une acidité inférieure à 0,03 mg KOH/g.
L’acidité de l’huile
accélère la dégradation du papier, la corrosion du métal et augmente la
conductivité électrique de
l’huile
La teneur en eau

C’est un paramètre qui détermine s’il y a condensation ou infiltration d’eau


à l’intérieure du
transformateur. L’eau est un polluant qui favorise la détérioration de l’huile
en influençant ses
propriétés diélectriques. La teneur en eau s’exprime en mg/kg. La valeur
limite admissible est de
30 ppm (partie par million) [23].
Le DBPC (2,6-ditertiary-butyl paracrésol)
C’est un indicateur de l’oxydation de l’huile. C’est en fait un antioxydant qui
est ajouté
régulièrement à l’huile pour éviter son oxydation. L’oxydation de l’huile se
caractérise par des
réactions en chaîne qui donnent naissance à des produits de décomposition
tels que les alcools,
les aldéhydes et les acides. Elle contribue aussi à la décomposition du papier
et donc à la
formation de boues. Le DBPC est mesuré en ppm (partie par million). Pour
une quantité de
DBPC dans l’huile supérieure à 200 ppm, l’huile doit être régénérée [24].
Facteur de dissipation diélectrique (tanδ)
Tout diélectrique soumis à une tension continue ou alternative est le siège
de pertes
électriques qui se traduisent par un échauffement. Le facteur de dissipation
est la tangente de
l’angle complémentaire du déphasage entre la tension appliquée et le
courant de fuite. C’est un
paramètre significatif pour la conductivité du diélectrique, plus il est grand,
moins l’huile est
isolante. Le facteur de dissipation révèle la présence d’humidité au sein de
la résine , des vernis ou
d’autres produits d’oxydation de l’huile ou de contaminants étrangers tels
que de l’huile moteur
ou une huile combustible.
La tension interfaciale
C’est une mesure de la force d’attraction moléculaire entre l’eau et l’huile.
C’est en fait la
force (dynes/centimètres) requise pour rompre le film d’huile existant à une
interface huile-eau.
Elle est sensible à la présence de produits de dégradation de l’huile et les
contaminants polarisés
solubles (ions) provenant des matériaux isolants solides. Elle indique la
présence de la boue dans
l’huile. Plus il y a de contaminants dans l’huile, plus la tension interfaciale
diminue. Elle est
mesurée en mN/m ou en dynes/cm selon la norme ASTM D971 [25] . Une
bonne huile aura une
tension interfaciale comprise entre 40 et 50 dynes /cm.
La densité relative
C’est le rapport de poids entre un volume d’huile et le même volume d’eau.
Elle permet de
déceler la contamination de l’huile. Elle est de moins en moins utilisée.
La rigidité diélectrique

C’est une mesure de l’aptitude de l’huile à résister à une contrainte


électrique sans qu’il y ait
claquage. C’est un test électrique qui mesure la tension de claquage entre
deux électrodes. Elle est
exprimée en kV/mm. Certains contaminants tels que l’eau, les sédiments et
les diverses
particules, réduisent cette propriété d’huile isolante.
3.3.1.2- Analyse des furanes
Les composés furaniques sont générés lors de la décomposition de la
cellulose (papier)
sous l’action de la contrainte thermique. Fondamentalement, la
température, l’oxygène, l’humidité
et les acides sont des facteurs qui contribuent à la dégradation du papier.
L’analyse des composés
furaniques est effectuée après leur obtention par chromatographie en phase
liquide à haute
performance dans un laboratoire. Cinq composés furaniques ont été
identifiés par Burton et al en
1984 [26], [27], [28], [29], [30], et [31] :
- Le 2-Furfuraldéhyde (2 FAL) ;
- Le 5-Hydroxyméthyl-2-furaldéhyde (5 HMF) ;
- Le 2-Furyl méthyl cétone (2 ACF) ;

- Le 5-Méthyl-2-furfuraldéhyde ou 5-Méthyl 2-furfural (5 MEF);


- Le 2 Furfurol (2 FOL).
Le 2 FAL est le composé le plus important issu de la décomposition du
papier. Il est
directement lié au degré de polymérisation (DP) du papier à l’intérieur du
transformateur. Ces
composés présentent un problème de stabilité en dessous d’une certaine
température (100°C).
Leur utilisation dans la détermination de l’état du papier d’un
transformateur en service doit tenir
compte de la température de l’huile au moment du prélèvement [32], [33].
Le degré de
polymérisation est en fait l’indicateur le plus fiable dans la détermination du
niveau de
dégradation de papier. A partir des tests sur l’échantillon d’huile, on
détermine le 2-FAL. Il existe
plusieurs relations qui démontrent l’existence d’une corrélation entre le DP
et le 2-FAL. Nous en
présentons dans le tableau 1.4, quelques unes. Toutefois, il faut souligner
que la détermination du
DP à partir de la teneur en 2-FAL de l’huile est encore entachée de
beaucoup d’incertitudes,
comme le démontre la variété des relations rencontrées dans la littérature
[34], [33]
Tableau 3.1 : Relation de corrélation entre la teneur en 2-FAL de huile et
le DP [35]
Tableau 3.2 : Critère d’évaluation de l’état de l’isolation à partir du DP et
de la teneur en 2- FAL

 3.3.1.3-Analyse des gaz dissous

L’Analyse des Gaz dissous (ADG) consiste à l’interprétation des


concentrations des gaz
dissous dans l’huile. L’huile isolante sous l’action de stress électriques et
thermiques se
décompose en libérant de petites quantités de gaz. Ces gaz sont séparés et
quantifiés par une
technique appelée chromatographie en phase gazeuse. Plusieurs types de
gaz peuvent être
extraits de l’huile. Sont distingués, les gaz combustibles: hydrogène (H2),
méthane (CH4), éthane
(C2H6), éthylène (C2H4), acétylène (C2H2), monoxyde de carbone CO, et les
gaz non
combustibles, l’anhydride carbonique (CO2), l’azote (N2) et l’oxygène (O2).
Chaque type de gaz
est généralement lié à un défaut. Les proportions des concentrations dans
un échantillon
permettent de caractériser la sévérité et le type de défauts naissants dans
les parties internes du
transformateur. L’analyse des concentrations de gaz obtenues d’un
échantillon permet d’une part
de détecter la présence d’une anomalie dans le transformateur dès son
apparition et de suivre son
évolution et d’autre part, de réunir des hypothèses sur le type de défaut
(point chaud, mauvaise
connexion d’un contact, décharge partielle...): c’est l’analyse des gaz dissous
(ADG). C’est donc
une activité de diagnostic de défauts dans les transformateurs. Elle est régie
par les normes CEI
60599 et IEEE C57-140. Plusieurs méthodes sont utilisées comme base
d’investigation
d’éventuels défauts. Elles mettent en œuvre soient les concentrations des
gaz de manière
individuelle (méthode des gaz clés), soient les rapports des concentrations
(méthodes de Rogers
et de Doernenburg), soient les pourcentages de ces rapports dans un
échantillon, illustrés dans un
graphique comme dans les cas des triangles de Duval et des graphiques des
rapports [42], [43].
Ces méthodes sont présentées et mises en œuvre dans ce travail au chapitre
2, dans le cadre de la
mise en œuvre de la maintenance des transformateurs.
Le tableau 1.6 ci-dessous présente les gaz clés, et les défauts potentiels
responsables de leur
production. L’équation (1.1) présente les cinq rapports généralement
utilisés. Notons que
l’utilisation des rapports de gaz clés dans le diagnostic des défauts a été
introduite par
Doernenburg puis confirmée par Rogers et la communauté européenne
(3.1)
La méthode de Doernenburg [43] utilise quatre rapports R1, R2, R3 et R4.
Cette méthode
requiert des concentrations significatives des gaz pour qu’elle soit valide.
La méthode de Rogers met en œuvre trois rapports, R1, R2 et R4. Il est
indiqué dans la
norme IEEE C57.104-2008 [43] que cette méthode ne doit être appliquée
que lorsque les limites
normales (tableau 3.4 ) des gaz individuels ont été dépassées.
Tableau 3.3 : Les principaux gaz et les defaults responsables

D’autres techniques sont développées dans la littérature. Elles intègrent les


méthodes
traditionnelles aux techniques d’intelligence artificielle pour affiner le
diagnostic des défauts par
l’ADG [41], [45], [46], [47], [48], [49]. Toutefois il faut noter que
l’interprétation de ces gaz n’est
pas une science exacte. Le taux élevé des concentrations des différents gaz
doit provoquer une
alarme qui devrait déclencher une analyse profonde par d’autres méthodes.
Tableau 3.4 : Limites admissibles des gaz dissous en ppm [43]

Il est souhaitable de noter que les limites admises des concentrations des
gaz combustibles
et non combustibles sont différentes d’un pays à un autre et d’un
transformateur à un autre. Les
différentes concentrations des gaz dans l’huile dépendent :
- Du volume d’huile dans la cuve ;
- De l’âge du transformateur ;
- Du type de transformateur (sortie des générateurs ou transmission ;
hermétique ou à
respiration ; de la construction des changeurs de prises.)
Après les analyses d’huiles, les résultats peuvent conduire à la mise en
œuvre d’autres
méthodes d’investigation pour confirmer ou approfondir l’évaluation de
l’état des
transformateurs. C’est le cas de certaines mesures électriques.
3.3.2 Gestion de la maintenance
Pendant la vie du transformateur, un ensemble d’informations concernant
les évènements
opérationnels de son utilisation doit être collecté, analysé et utilisé. Une
organisation qui exige
une minutie particulière doit être élaborée pour faciliter la prise de décision.
La maintenance des
transformateurs est donc une activité assez structurée qui suit un processus
bien établi. Ce
processus s’intègre dans la gestion de la maintenance et se résume en
quatre étapes comme le
présente la figure 4. À ces quatre étapes de planification, d’organisation,
d’exécution et d’enregistrement des données, il est associé une phase de
retour d’information pour
l’optimisation de la maintenance du transformateur.

Figure 3.1 : Processus de maintenance


À chaque étape de ce processus détaillé ci-dessous, les informations
pertinentes sur les
performances du transformateur doivent être disponibles. Elles permettent
à l’exploitant d’avoir
un regard assez large dans la gestion de chaque transformateur, mais aussi
d’un groupe de
transformateurs comme c’est généralement le cas. Tout ceci implique de
tenir compte non
seulement de l’état de chaque unité, mais aussi d’autres facteurs liés à
l’environnement et aux
moyens économiques disponibles.
3.3.2.1- Planification de la maintenance
C’est une étape très importante dans le processus de gestion de
transformateurs. Elle
intègre non seulement l’historique des évènements et actions antérieures,
mais aussi l’état de tous
les éléments associés à la ligne de production où se trouve le
transformateur.
Il est question de répondre à ce stade, aux questions suivantes: Que doit-on
faire sur le
transformateur ? Quand doit- on le faire ? Et comment le faire?
En faisant référence aux suggestions du manuel constructeur de chaque
transformateur et
de l’état des autres unités, l’exploitant fait une planification sous forme de
directives à suivre. Il
est donc produit des documents bien conservés qui regroupent entre autres:
Les informations générales sur le transformateur (type, tension,
Puissance,...);
Le type de travaux de maintenance à effectuer avec des critères
pertinents les motivant
(résultats des diagnostics). Il est fait référence aux méthodes qui précisent
l’organisation
des actions et l’état opérationnel du transformateur (Intervalle de temps,
évènements
divers, hors tension et déconnecté, etc.);
La qualification et les compétences de l’équipe qui doit effectuer les
travaux;
La liste de travaux à effectuer et le temps requis pour le faire;
Un extrait du manuel du fabricant avec des informations détaillées;
Les formulaires de rapport de maintenance et d’autres sources
d’informations.
Les exploitants utilisent dans cette tâche de planification des
systèmes de gestion de la
maintenance assistée par ordinateur. Ces outils permettent de gérer un
ensemble d’informations
pour planifier les actions de maintenance conditionnelle et corrective. La
figure 2.5 ci-dessous
présente les informations gérées par un tel système
Figure 3.2: Illustration des informations gérées par un système d’aide à
la maintenance
3.3.2.2 Organisation de la maintenance
C’est la phase de la mise en place et de l’opérationnalisation de la
planification. Les
transformateurs sur lesquels il faut agir sont identifiés en même temps que
les différentes tâches
et les ressources nécessaires pour la phase d’exécution. Le gestionnaire de
la maintenance
organise les actions quotidiennes qui impliquent la mobilisation et la
disponibilité de toutes les
ressources et compétences, la passation des marchés, la planification des
interruptions. Il est
question de répondre aux questions opérationnelles dont les réponses
conduiraient à
l’identification des équipes et des tâches qui leurs seront assignées d’une
part et d’autres par de
déterminer la durée de chaque tâche et si le transformateur devrait être en
arrêt ou pas.
Cette organisation doit tenir compte de l’exigence de continuité de service
et de respect des
normes selon la philosophie de l’entreprise. Il est aussi question d’avoir une
vue générale de
toutes les opérations pratiques qui doivent intervenir, afin de les coordonner
et rendre la
maintenance efficace et efficiente (d’autres éléments peuvent être
maintenus pendant l’arrêt du transformateur et certaines tâches peuvent
être faites sur plusieurs transformateurs au même
moment). Dans cette organisation, le gestionnaire doit aussi tenir compte de
la possibilité de faire
des investigations supplémentaires
3.3.2.3 Exécution de la maintenance
Dans la phase d’organisation, les différentes ressources et compétences ont
été identifiées.
Le choix peut être fait sur l’externalisation de certaines tâches qui exigent
des compétences qui ne
sont pas disponibles dans l’entreprise. La politique générale de l’entreprise
décide des tâches à
sous-traiter. Il est aussi question dans cette phase de veiller aux respects
des conditions de
sécurité. La mise à la terre, le travail en hauteur, le port des équipements de
protection
individuelle (inhalation des gaz), gestion du système de prévention
d’incendie.
L’exécution opérationnelle de la maintenance consiste en l’application de la
politique
générale mise en place. Les actions de maintenance peuvent alors
s’appliquer sur chaque unité,
ou sur un groupe d’appareils identifiés. Ces actions s’organisent autour des
composantes du
transformateur comme développé au paragraphe de la mise œuvre de la
maintenance des transformateurs 
3.3.2.4- L’enregistrement des données de maintenance
L’enregistrement des données de maintenance est une phase assez
importante dans le
processus de gestion du transformateur. Les données enregistrées peuvent
être utiles au service
financier comme au service technique.
Pour le service financier, il est important de quantifier le coût de toutes les
ressources
mobilisées dans la gestion de chaque transformateur. Cet aspect est évoqué
lors de la prise de
décision stratégique de gestion de l’entreprise.
Pour le service technique, l’historique de maintenance est consulté pendant
le diagnostic du
transformateur et peut être décisif dans l’identification de certains défauts.
L’enregistrement des données commence dès la mise en fonctionnement du
transformateur. Ces données doivent être bien conservées et disponibles
pour toute consultation
utile. Il s’agit des données de toutes les actions de maintenance préventive
ou corrective et des
différents essais électriques et analyses d’huile.
3.3.2.5- Optimisation de la maintenance
À ce niveau, les gestionnaires de la maintenance des transformateurs
mettent à contribution
toutes les informations et expériences enregistrées tout au long de la vie de
chaque
transformateur. Une étude statistique est généralement faite pour avoir des
indices de performance de chaque unité, les caractéristiques des groupes de
transformateurs, en fonction de
leur âges, du nombre de défauts et de défaillances, de l’usure cumulée. Ces
indices qui intègrent
entre autres, l’évaluation de la valeur future nette de chaque
transformateur, l’état réel et
immédiat, l’accessibilité à la réparation, la disponibilité des pièces de
rechange et documentations
technique, l’expérience opérationnelle générale, sont utilisés pour améliorer
la maintenance
systématique et conditionnelle. Un ensemble de données de fiabilité est
analysé à ce niveau pour
guider la prise de décision dans la planification de la maintenance. Toutes
les stratégies de
maintenance sont mises à contribution pour prendre des mesures telles que:
- La mise à niveau de la protection du transformateur;
- L’exécution des contrôles et de la maintenance des appareils de coupure et
de protection contre
les surtensions;
- La commutation de charge d’urgence et délestage;
- la mise en place d’un plan d’urgence;
- Le déploiement d’un transformateur de rechange;
- L’installation de murs pare-feu et de retenue d’huile (dans les cas où les
dommages collatéraux
peuvent être un problème);
- La vérification de l’état des murs coupe-feu et du confinement de l’huile (là
où ils existent déjà)
[58], [59], [60].

3.3.2.6 Mise en œuvre de la maintenance des transformateurs


Le transformateur est un système complexe constitué de composantes
interconnectées.
Chaque composante a une fonction bien précise et joue un rôle dans le
fonctionnement de
l’ensemble. Certaines composantes peuvent remplir des fonctions
importantes ou critiques plus
que d’autres. Les composantes d’un tel système peuvent être catégorisées
selon un point de vue
opérationnel en composantes « essentielles »s ou « non-essentielles ». La
maintenance de ces
composantes pourra aussi dans une certaine mesure tenir compte de cette
criticité. En effet, un
composant « essentiel » désigne tout composant dont la défaillance conduit
à une indisponibilité
du transformateur. Autrement dit, l’altération ou la cessation de l’aptitude
de la composante à
accomplir son rôle conduit à l’indisponibilité de tout le système. Un
composant « non-essentiel »
désigne toute composante d’un système dont la défaillance conduit à un
fonctionnement
d’exception ou dégradé. Dans ce cas, la défaillance est rendue tolérable
grâce à l’intégration des
techniques de reconfiguration réactive. La mise en œuvre de la maintenance
consiste à
opérationnaliser la politique de maintenance établie. Elle consiste à
l’application de différentes
stratégies de maintenance évoquées ci-dessus. Dans l’opérationnalisation de
la maintenance d’un
transformateur, les actions s’articulent autour de ses composantes. Dans cet
ordre d’idée, les
composantes d’un transformateur peuvent se distinguer en deux groupes,
les composantes
externes et les composantes internes. Les paragraphes ci-après présentent
les différentes actions
de maintenance des composantes externes et internes d’un transformateur
et leur périodicité.
L’annexe 4 récapitule dans un tableau, la synthèse des actions de
maintenance à effectuer sur un
transformateur et leur périodicité
3.3.2.7 Maintenance des composantes externes du transformateur
La maintenance régulière des différentes composantes du transformateur de
puissance est
vitale pour sa vie, quel que soit son âge. Le tableau 2.1 ci-dessous présente
une synthèse d’actions
de maintenances à entreprendre sur les composantes externes et leur
périodicité.
Tableau 3.5 : Actions de maintenance sur les composantes externes d’un
transformateur et leur
périodicité [61], [62]

Les actions présentées sur le tableau 3.5 rentrent pour la plupart, dans de
cadre de
l’entretien du transformateur. La maintenance de ces composantes
externes est tout aussi
importante que celle des composantes internes qui constituent le cœur du
transformateur.
3.3.2 8 Maintenance des composantes internes du transformateur
Les composantes internes d’un transformateur sont constituées : du noyau
magnétique,
des bobinages et du système d’isolation. Le noyau magnétique et le
bobinage peuvent être sujets
aux courts - circuits et autre contraintes mécaniques qui conduisent aux
déformations de leur
structure. Il existe des actions de maintenance adaptées à la recherche de
ce type de défauts. Ces
actions sont généralement mises en œuvre à la suite d’alarmes analytiques
obtenues à partir des
informations d’analyse liées au système d’isolation
Tableau 3.6 : Analyses d’huile de transformateurs et leur périodicité
3.4 Diagnostic à partir d’Analyses physico-chimiques
Les analyses physico-chimiques de l’huile permettent de déterminer l’état
de santé de l’huile
et sa capacité à remplir efficacement son rôle d’isolation et celui de
transfert de chaleur. Le
diagnostic dans ce cas consiste, à partir des indicateurs présentés dans le
tableau 2.2, à évaluer
l’état de santé de l’huile en vue de déterminer l’action de maintenance à
entreprendre. Les
différentes actions de maintenance à mener suivant les résultats d’analyse
consiste soit:
- à régénérer l’huile par une action dite de traitement, lorsque sa qualité
intrinsèque est
dégradée;
- à la filtrer et/ou sécher lorsque sa qualité d’isolation s’est dégradée ;
- à procéder à un dégazage, lorsque la quantité de gaz dans la cuve présente
des valeurs
inquiétantes;
- à la remplacer complètement par une huile neuve, lorsqu’elle a atteint un
état
irréversible.

La régénération : c’est un processus qui utilise les moyens chimiques et


des absorbants
pour éliminer les contaminants et les produits acides entrainant la
dégradation de l’huile afin
d’obtenir une huile présentant des caractéristiques similaires à celle d’une
huile neuve [64], [65].
Lorsque l’indice d’acidité, la tension inter faciale, et le facteur de puissance
présentent des valeurs
non acceptables, l’huile doit être régénérée. Le tableau 2.8 suivant donne
les valeurs limites
recommandées pour la régénération de l’huile d’un transformateur en
service.
Tableau 3.7 : Critères de régénération d’huile de transformateur

Le séchage: Il consiste à l’élimination de l’humidité de l’huile ou celle des


parties actives
du transformateur par évaporation ou vaporisation.
L’action effectuée sur l’huile est la déshydratation. Elle consiste à extraire
de l’eau de l’huile. Cette
eau provient généralement de la dégradation du papier.
En ce qui concerne le séchage de l’intérieur du transformateur, deux
procédés sont
principalement appliqués :
Séchage sous vide avec technologie à basse fréquence (LFH)
C’est un procédé qui vise le séchage de l’isolation solide. C’est une
combinaison du séchage
sous vide et du chauffage basse fréquence des bobines. Le réchauffement de
la pièce active est
réalisé par chauffage de l’huile. Le moyen utilisé est une installation de
traitement d’huile dans
laquelle, l’alimentation simultanée des bobines haute tension est faite avec
du courant basse
fréquence (< 1 Hz) et la bobine d’inductance court-circuitée [64].
Technique Vapour Phase [66]
C’est actuellement le procédé de séchage le plus efficace de la partie active
des
transformateurs de puissance. La totalité du processus de séchage est
réalisée suivant une
conception spécifique sous vide de l’installation et à l’aide d’un solvant. Il
est alors important de
prendre en compte les rapports entre vide, pression de vapeur et
température.
La filtration: elle aide à éliminer les particules solides (papier, acier,
cuivre).

Le dégazage: Il consiste à extraire les gaz dissous dans l’huile. Ces gaz
proviennent de
l’échauffement créé par les arcs électriques et les décharges partielles.
Il faut noter qu’il existe des appareils industriels de nos jours qui, dans une
seule action
régénèrent, déshumidifient et filtrent l’huile [64].
Conclusion
Dans ce chapitre, il était question pour nous de montrer la démarche adoptée pour la solution
choisie. Dans la suite, nous l’interprèterons.
CHAPITRE 4 RESULTATS ET INTERPRETATIONS
Introduction

Le présent chapitre a pour but de présenter et d’interpréter l’ensemble des résultats du travail
effectué.
4.1 Evaluation de l’état de santé de l’huile
Evaluer la qualité de l’huile revient donc à se prononcer sur sa fiabilité,
c’est-à-dire son
aptitude à assurer ses différents rôles dans le transformateur en service de
manière sûre. Les
exploitants de transformateurs utilisent une classification suivant quatre
critères pour s’assurer de
l’état de l’huile.

Tableau 4.1 : Critères d’évaluation de la qualité de l’huile


Tableau 4.2 : Critères d’évaluation de la qualité de l’isolation.
Les critères présentés dans les tableaux 4.3 et 4.4 s’avèrent plus rigoureux
que les
recommandations de la norme CEI- 60422 [64]. Cette norme présente une
expérience industrielle
qui classe l’huile isolante en fonction de l’évaluation de ses propriétés et de
sa capacité à retrouver
les caractéristiques désirées. L’état de l’huile en service peut être qualifié
de «Bon», «Passable», ou
«Mauvais». Ces recommandations concernent les transformateurs de la
catégorie B dont la
tension est comprise entre 72,5 kV et 170 Kv

Tableau 4.3 : Classification de l’état de l’huile


4.2 Interprétations
Le tableau 4.3 permet d’avoir l’état du transformateur à partir des gaz
individuels. Les états
décrits dans ce tableau se trouvent dans les tableaux 4.4 et 4.5. Dans ces
tableaux l’évaluation de
l’état du transformateur est faite sur les indicateurs TCG (Total des gaz
combustibles identifiés
dans l’espace au-dessus de l’huile) et TDCG (le total des gaz combustibles
dissous dans l’huile)

Tableau 4.4 : Etat du transformateur suivant les concentrations des gaz


a: Inhibé; b; Non inhibé

Tableau 4.5 : Actions de maintenance basées sur les valeurs du TCG


Maintenir les transformateurs dans leur niveau de fiabilité consiste à mettre
en œuvre des
stratégies qui s’opérationnalisent dans le but d’assurer leur disponibilité et
la continuité de service. Une analyse périodique d’huile utilisée dans le
transformateur haute tension a été reconnue par la majorité des industriels
comme étant le moyen le plus performant pour détecter les problèmes du
transformateur même avant ce problème atteigne un niveau dangereux et
couteux . L’huile est un bon conducteur thermique, et sa circulation au
travers des radiateurs permet d’évacuer la chaleur produite par les bobines
et le circuit magnétique .De ce fait, elle doit posséder un haut point d’éclair
pour permettre une bonne exploitation.
CONCLUSION
Ce travail réalisé dans le cadre de mon stage académique nous a permis de voir comment mettre
en pratique des idées théoriques. Comme il a été mentionné plus haut, le problème de la
surchauffe du transformateur va beaucoup affecter non seulement l'entreprise mais aussi les
consommateurs de la façon dont ils sont généralement tenus dans une panne qui fait baisser
l'efficacité et le slogan de l’entreprise. Pour cette raison, il nous a poussé à
voir comment nous pourrions remédier à cette situation et nous sommes arrivés à l'étude sur le
système de refroidissement de ces équipements pour voir comment nous pouvions optimiser la
fonction qui a donné lieu au thème de ce travail qu'est l'optimisation du système de
refroidissement des transformateurs. Les résultats que nous avons obtenus dans ce travail étaient
satisfaisants. En effet, les objectifs de ce travail qui étaient: l'optimisation du système de
refroidissement qui permettra d'assurer le bon fonctionnement du transformateur, de réduire le
nombre de défaillances de registre, d'améliorer également la durée de vie du transformateur ont é
totalement atteints. Ces objectifs ont été atteints grâce à une méthodologie particulière, analyse de
l’huile qui conditionne le gestion de la maintenance et sa périodicité.