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Stratégie nutritionnelle de santé


digestive et générale
par isallen · Publié 30 juillet 2018 · Mis à jour 23 septembre 2018

Santé : Notre alimentation moderne est transformée, dénaturée, dévitalisée, frelatée, polluée...
Non seulement elle ne remplit plus sa fonction nourricière et de préservation de la santé de
notre organisme, mais elle est devenue source de maladies modernes, dites maladie de
civilisation, que la médecine moderne n’arrive pas à enrayer. Revenir à une alimentation telle
que Dieu nous l’a prévue, et à un mode de vie conforme aux sunan, ces lois qui régissent la
Création et règlent notre vie sur terre, est la condition sine qua non pour lutter contre les
maladies chroniques dégénératives.

— Rachid Messoudi

INTRODUCTION
Nous devons bien comprendre que notre santé se maintient, non pas par les
médicaments des compagnies pharmaceutiques (Big Pharma), mais par une
alimentation naturelle telle que Dieu nous l’a créée : c’est-à-dire biologique, non
transformée, non raffinée, sans engrais chimiques, sans être aspergée d’insecticides
et d’herbicides et sans additifs alimentaires et colorants. Si on transforme notre
nourriture un tant soit peu, notre corps ne la reconnait pas, car sa structure n’est
plus celle que Dieu a établie à l’origine pour être accepté par nos cellules. Raffiner
ou transformer nos aliments un tant soit peu, c’est comme si on disait que Dieu n’a
pas bien fait les choses et que l’homme les fait mieux. Cette attitude de l’homme
qui s’érige en dieu sur terre est celle de la civilisation occidentale depuis la
révolution industrielle. C’est précisément à partir de ce moment-là que les fameuses
« maladies de civilisation », les maladies chroniques dégénératives invalidantes ont
surgi, causent toujours des ravages et la médecine occidentale chimique ne trouve
aucune solution pour les enrayer. On se demande même si les médicaments en
usage courant ont été créés pour guérir…

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Informez-vous et vous constaterez que je ne dis pas


des bêtises.
À la fin de leurs études, les médecins prêtent le sermon d’Hippocrate de soigner
avec désintérêt et sans nuire aux patients. Hippocrate est considéré aujourd’hui
comme le père de la médecine occidentale moderne qu’on utilise dans nos pays.
Hippocrate disait pourtant : « Que ton alimentation soit ton médicament ». Mais la
médecine moderne et une bonne partie des médecins ont « oublié » cette
recommandation, sous l’influence du tout chimique qui remplit les poches des
compagnies pharmaceutiques occidentales (informez-vous des grands scandales des
médicaments qui ont tué des milliers de personnes au 20e siècle et qui continuent
de tuer — prenez vos responsabilités et évitez d’en être victime un jour !). C’est
dire que lorsqu’on est malade le premier réflexe, après certains traitements naturels
initiaux (recommandés ici pour vous, ou bien prescrits par un praticien de médecine
naturelle), c’est de revenir à une alimentation naturelle non polluée, non
transformée. Revenir à certaines notions de base dans l’alimentation et dans le
mode de vie, vous permettra de traiter avec une efficacité étonnante un grand
nombre de maladies. « L’alimentation d’hier doit prendre une grande place dans la
médecine de demain », nous dit le docteur Jean Seignal et qui a passé une bonne
partie de sa vie à étudier les relations entre alimentation et santé.

C’est-là le but de l’émission Dwakoum fi


Yeddikoum d’Al-Magharibia.
En effet, à travers cette émission, nous visons à informer les Maghrébins, partout
où ils se trouvent, et à leur donner les moyens de se prendre en charge dans la vie
quotidienne en vue d’éviter les maladies graves ou de les soigner. Il s’agit pour
nous, en somme, de responsabiliser les gens les malades comme les bien-portants,
leur faire prendre conscience que ce sont eux les responsables de leur santé et non
pas le médecin, que ce sont les remèdes de la nature, de leur cuisine et leur mode de
vie qui les protègent des maladies et non pas les médicaments chimiques dont la
plupart ont des effets secondaires très néfastes. De nos jours, les maladies graves se
répandent rapidement, discrètement encouragées par certains milieux idéologico-
financiers, et si nous ne prenons pas nos responsabilités vis-à-vis de nous-mêmes et
de nos familles, nous le paierons très cher en tant que personnes, familles et
peuples. Alors, n’attendons pas qu’un cancer frappe dans la famille pour ensuite
nous faire intoxiquer avec la chimiothérapie ou bien nous faire griller avec la
radiothérapie…

Avancer aveuglément vers le précipice ?

Informons-nous et regardons les statistiques :


nous verrons que ni la chimio ni la radiothérapie ne guérissent vraiment, mais, au
contraire, ils nous font beaucoup plus de mal que la maladie elle-même. Un cancer
sur deux est dû à de mauvaises habitudes alimentaires, nous dit le professeur Henri
joyeux, vieux routier de la cancérologie. Alors, allons-nous continuer à faire preuve
d’irresponsabilité, d’inconscience même si notre conduite nous mène fatalement au
danger ? Allons-nous continuer à jouer avec le feu, à faire la politique de l’autruche
et avancer aveuglément vers le précipice ?

En définitive
Le but de notre émission est de remettre en cause notre culture de dépendance
totale sur le médecin et sur les médicaments chimiques. Nous devons développer
chez nous tous une culture du « compter sur soi-même » en premier lieu, de faire de
la prévention. Évidemment, lorsqu’une maladie grave se développe, revenir à une
alimentation saine ne suffit pas à elle seule. Les patients doivent, dans ce cas,
d’abord et avant tout consulter le médecin conventionnel et éventuellement faire les
analyses requises. Mais, la médecine conventionnelle peut s’avérer impuissante : le
médecin n’arrive pas à poser un diagnostic certain, ce qui arrive souvent ; les
médicaments prescrits s’avèrent inefficaces ou bien causent des effets secondaires
dangereux… C’est à ce moment-là qu’il faut agir, sans attendre qu’une maladie
devienne impossible à traiter, pour se faire traiter par des médications et thérapies
naturelles. Dans ce il faudra une consultation en bonne et due forme chez un
praticien diplômé en thérapies naturelles, un traitement bien personnalisé et un
suivi.

Ce qu’il faut bien se mettre dans la tête d’emblée c’est que les maladies
chroniques dégénératives, une fois déclarées, ne sont pas une fatalité inévitable.

Le docteur Alexandre Salmanoff, médecin privé du leader soviétique Lénine et de


sa famille, et fondateur de la capillothérapie, affirme qu’il n’y a pas de maladies
incurables.

Nous sommes de cet avis également, car les preuves de guérisons dans des
pathologies lourdes ne manquent pas, même dans les cancers qui font des ravages.

Des médecins et des praticiens en médecines naturelles ici en Occident, et même


dans nos pays du Maghreb, ont guéri des cas classés comme‘incurables ».

Dans notre modeste pratique, qui allie une formation médicale allopathique
(médecine moderne) et les traitements naturels, nous avons eu des résultats
spectaculaires, inespérés chez des patients souffrant d’obésité, d’hypertension,
d’hypercholestérolémie, de diabète type 2 (ces quatre pathologies vont ensemble
en général), ainsi qu’un cas de lupus érythémateux disséminé juvénile, un cas
d’Alzheimer (vielle de 84 ans) et un cas de Parkinson (vielle de 78 ans) pour ne
citer que ceux-là.
Guérisons obtenues sans utilisation de médicaments chimiques ! Cela rappelle le
médecins-chirurgien José Avendano de l’hôpital de Cusco (Pérou) qui a utilisé
le chou (pensez-vous, le chou !) comme médicament dans son service hospitalier
pendant 10 ans et a guéri de nombreuses pathologies lourdes, « des guérisons
100 % naturelles — l’usage des médicaments ou produits chimiques a été proscrit –
bon marché, seulement du chou pour à peine quelques euros au plus et sans effets
collatéraux ! » 1

Mais, les gens doivent prendre conscience que leurs santés est d’abord et avant tout
entre leurs mains, qu’ils peuvent faire beaucoup de choses, par eux-mêmes, chez
eux, dans leur vie quotidienne, et sans médicaments pharmaceutiques, pour éviter
ces maladies ou pour les soigner avant même, dans bien des cas, de penser à voir le
médecin. C’est bien trop facile, dira-t-on. C’est en fait très facile ! Simplement à la
base, il faut :

1.  prendre conscience de l’importance incontournable de l’alimentation saine,


c’est-à-dire naturelle, biologique, non transformée et non polluée par des
produits chimiques ;
2.  avoir le désir, la volonté et la détermination de changer nos habitudes
alimentaires et notre mode de vie. La clef de ce changement est la
correction nutritionnelle et du mode de vie : sans changement des
habitudes alimentaires et du mode de vie, on ne peut pas éviter les
maladies chroniques et dégénératives, dites justement « maladies de
civilisation ». Nous répétons que la médecine moderne n’arrive pas à enrayer
ce type de maladies par les médications synthétiques, ce qui la conduit à les
juger comme « incurables ». Peut-être cela convient-il également à Big
Pharma, ces compagnies pharmaceutiques occidentales dont le profit se
chiffrait à plus de 500 milliards de dollars en 2004). Hippocrate, le « père de
la médecine moderne » dit : « Il y a des maladies qui ne se soignent que
par l’alimentation », entendons par là une alimentation biologique, saine,
non frelatée tel que Dieu l’a créée pour l’humanité. Répétons qu’il dit
également : « Que ton alimentation soit ton médicament ».

La réforme alimentaire est l’épine dorsale de notre médecine naturelle. Cette


médecine est dite holistique, c.-à-d. qu’elle est la médecine de l’homme total : elle
traite l’individu2 en tant qu’un tout organisé fonctionnant en harmonie comme une
horloge la maladie comme symptôme n’est pas sa priorité. Elle n’aborde pas le
patient comme un ensemble d’organes que l’on soigne séparément (les maladies du
foie traitées séparément des maladies de l’estomac, séparément des troubles
cardiaques, séparément des conditions neurologiques, séparément des désordres
hormonaux, séparément des affections ostéo-articulaires, etc.). Fondamentalement,
notre médecine holistique est ce qu’on appelle une médecine de terrain : elle
cherche à trouver puis à traiter les causes profondes des déséquilibres de la santé et
non pas à soigner les maladies qui sont, en réalité, l’aboutissement final de ces
causes. C’est ce qui a fait dire au célèbre docteur Alexandre Salmanoff ci-haut
mentionné : « La question n’est pas de trouver un traitement pour une maladie
bien définie, mais de restaurer le corps endommagé du patient,
indépendamment du diagnostic. »

COMMENT SE TRAITE-T-ON ET
COMMENT GUÉRIR ?
Quand on aborde la question de guérir, on est confronté à un grand problème
double :

1. Notre alimentation moderne — on l’a déjà dit — est raffinée, dénaturée,


dévitalisée et polluée par les engrais chimiques, les pesticides, les
insecticides et les fongicides ; par les colorants de gâteaux et de pâtisserie,
les additifs alimentaires de tout genre, y compris les perturbateurs
endocriniens (MSG, Bisphénol A, etc.), les métaux lourds : tous énormément
nocifs à la santé à plus d’un titre, voire facteurs de cancérisation, de maladies
neurologiques… Notre nourriture est déficiente et chimique de ce fait, donc
normalement impropre à la consommation : c’est un cocktail explosif dans
notre organisme, qui justement mène inévitablement à la dégénérescence du
corps humain qui se traduit par les maladies chroniques dégénératives :
cancers, polyarthrite, sclérose-en-plaque, Alzheimer, Parkinson, maladies du
colon, etc. Il faut donc procéder à une correction de notre nutrition, à une
réforme alimentaire comme condition incontournable si l’on veut retrouver
notre santé perdue, et en même temps, éliminer de notre vie les facteurs de
perturbation : produits chimiques de tous genres à la maison, perturbateurs
endocriniens, ondes électromagnétiques… Ce changement doit être à vie si
l’on veut bien se porter et éviter les maladies modernes dites de
civilisation.
2. Mais la réalité est que les gens n’ont pas le désir, la volonté et la
détermination de changer les habitudes incompatibles avec la nature,
incompatibles avec le rythme naturel de la vie, incompatible avec le régime
ancestral sain de nos grands-parents, régime oublié ou considéré comme
désuet, voire méprisé. Conditionnés à consommer tout et n’importe quoi, les
gens préfèrent attendre de tomber malades pour ensuite compter,
aveuglément, sur le médecin comme détenteur ultime de la solution miracle
à leurs maux, et sur les médicaments de synthèse qui devraient être le dernier
recours ou seulement l’acte médical d’urgence. Ceux qui sont dans cette
catégorie doivent bien réfléchir aux conséquences… et nous ne pouvons pas
les aider.

Les conseils qui suivent couvriront aussi bien les pathologies digestives que bien
d’autres ennuis de la santé générale.
Plus précisément les pathologies suivantes : troubles du colon et de l’estomac —
gaz intestinaux — cholestérol — triglycerides – hypertension — obésité/surpoids —
diabète type 2 — rhumatismes et arthrose — hyperplasie de la prostate — foie
gras (stéatose hépatique) — affections de la peau, et bien d’autres symptômes
systémiques « bizarres » que la médecine conventionnelle n’a pu élucider.
LES RECOMMANDATIONS
JEÛNE THÉRAPEUTIQUE
Note : N’adoptez pas ce jeûne avant de consulter votre médecin si vous souffrez
d’une maladie importante, ou si votre médecin vous a prescrit de ne pas jeûner
Pour commencer une réforme alimentaire, il faut commencer par détoxifier notre
corps, « déboucher les tuyaux intérieurs ».
On fait cela avec un jeûne partiel (thérapeutique) de 3 à 56 jours selon sa capacité
personnelle. Ce jeûne est très possible et on ne mourra pas de faim : des
expérimentations menées depuis les années 1930 ont montré que l’on peut jeûner
jusqu’à 45 jours d’affilée juste en buvant uniquement de l’eau… et faire disparaître
des maladies jugées incurables.
Même le Cheikh al-Albani est connu pour avoir jeûné pendant 40 jours. Et des
patients ont pu guérir la colite ulcéreuse hémorragique, des maladies mentales
(schizophrénie, etc.), les maladies ostéo-articulaires en jeûnant pendant un certain
nombre de jours.
En 1956 le docteur Bertholet qui a expérimenté ce genre de jeûne jusqu’à 40 jours
en prenant uniquement de l’eau, déclara : « Le jeûne est une opération sans
couteau, ce qu’il ne guérit pas, rien ne peut le guérir. » Depuis, les études et
expérimentations scientifiques qui confirment ces affirmations font légion.
Pendant ces jours de jeûne, ne prendre que :

1.  Eau minérale : Ajouter à deux litres d’eau un/deux citrons fraîchement


pressés (le citron n’est pas acide dans l’estomac). Boire le tout dans la
journée (environ un verre de cette eau toutes les heures.
2.  Jus de légumes : à extraire à l’aide d’un extracteur de jus. Utiliser de
préférence : céleri + fenouil + concombre + carotte + persil + 1gousse d’ail.
Remplacer le concombre par le chou et/ou la betterave, l’épinard et le
cresson en cas d’anémie ou de cancer. Prendre un verre 3 fois/jour et jusqu’à
12 verres en cas de cancer (cure Gerson, cure de Breuss). Extraire le jus
fraîchement à chaque fois, car il s’oxyde très vite et donc ne se conserve pas,
même au frigo.

Cette approche permet de complètement détoxifier le corps, éliminer les carences


dues à une mauvaise alimentation et redonner à l’organisme les moyens
physiologiques pour combattre les maladies. Le jeûne thérapeutique prolongé bien
mené n’affame pas, il redonne la santé et l’énergie. Au bout de 5 jours, on sera
étonné de l’amélioration spectaculaire — je dis bien spectaculaire — de notre
santé. On peut refaire ce jeûne à chaque fois que l’on tombe malade ou bien
occasionnellement par mesure préventive pour éviter les maladies.
APRÈS LE JEÛNE : Corriger l’alimentation
Cette correction nutritionnelle, on dit aussi « reforme alimentaire », est la condition
fondamentale pour que l’on puisse recouvrer une santé perdue. Sans elle, aucun
espoir de guérir de ces maladies chroniques invalidantes. Il faut se mettre bien dans
la tête que les médicaments du toubib ne changeront rien à vos maladies
chroniques ; pire encore, les médications chimiques ne sont pas naturelles à notre
organisme (et à celui des animaux) ; notre corps les accepte mal et elles finissent
par nous empoisonner, ce qui nécessitera d’autres médicaments qui causeront
d’autres effets secondaires pour lesquels il faudra d’autres médicaments et… le
malade entre dans le cercle infernal qui peut le délabrer progressivement et mettre
fin à ses jours. Ainsi, pourquoi ne pas faire les efforts nécessaires pour revenir à
une alimentation naturelle et a un mode de vie tel qu’Allah nous les a prévus alors,
comment corrige-t-on l’alimentation ?

1 — Supprimer les Trois Blancs


Ce sont des denrées transformées (action contre les sunan ou lois cosmiques),
dévitalisées (contre les sunan), dénaturées (contre les sunan), polluées (contre les
sunan)., ce qui en fait les causes premières des maladies chroniques dégénératives.

Les Trois Blancs sont :


1. Farine blanche : On lui a arraché ses principaux nutriments. Je parle de la
baguette, du couscous blanc, du Bercoukès, des macaronis, des spaghettis,
etc. Il faut faire l’effort de chercher et trouver (ou faire) de la farine
complète et le couscous complet.
2. Sucre blanc : et les produits dont il fait partie : pâtisseries, confiseries, jus,
Gazouz, Pepsi et Coca Cola, etc.Pour sucrer, on peut recourir au miel pur
ou au sirop de dattes (pour les gâteaux).
3. Sel blanc : lui préférer le sel de mer où… du Sahara.

Ces trois denrées ont été raffinées, dénaturées et dévitalisées, dépossédées de


plusieurs des minéraux, diastases et vitamines qui en font partie. Elles n’ont donc
pas une grande valeur nutritionnelle en réalité et, au contraire, sont devenues les
sources fondamentales des dérèglements intestinaux et de l’organisme tout entier.
Retourner à ces denrées dans la composition naturelle que Dieu leur a donnée =
redonner à votre corps tous les nutriments qui maintiennent votre santé. Si vous
dites « où va-t-on les trouver ? », cela veut dire que vous ne voulez pas faire l’effort
de penser à quoi faire, car vous n’avez pas vraiment pris conscience de l’ampleur
du problème. La transformation par l’homme de ces denrées naturelles de base est
en fait un défi au Créateur qui a créé toutes choses dans la perfection à notre
intention. C’est comme si on lui disait : « Dieu, tu n’as pas parfait les choses que tu
as créées ; nous savons mieux que toi et nous allons les transformer à notre façon. Il
va sembler bizarre à certains que l’on puisse raisonner de cette manière, et pourtant
c’est là le fond du problème : Dieu a créé l’univers et lui a mis en place les sunan,
ces lois cosmiques de la Création, pour le régir. Ce sont des lois naturelles que
l’être humain ne peut changer. Si on tente de les transgresser, on paie le prix : par
exemple, qui tenterait de sauter du 14e étage ? On ne le fait pas parce que la loi de
la pesanteur est une loi cosmique (sunna kawniya) que personne ne peut
transgresser.

2 — Donner la priorité aux légumes


Crus en salade, en soupe/potage, cuits-vapeur, en ragoûts.

Les crudités doivent constituer 70 % de nos repas : il s’agit de préparer des salades
variées avec des légumes aussi importants que la betterave, la carotte, le cèleri, la
tomate, l’oignon, l’ail, le navet, le chou. Les 30 % restant peuvent se composer de :

a. Légumes cuits vapeur et servis avec citron/vinaigre de pomme et huile


d’olive non transformée, ou bien sautés (plutôt que frit) dans un peu d’huile
d’olive. Il faut penser aux pommes de terre en robe des champs, au chou,
chou-fleur, céleri, poireau
b. ragoûts (djouaz, tadjines) cuit dans très peu d’huile d’olive et pas trop
longtemps ;
c. plats cuits au four.
d. Viande plutôt blanche que rouge, biologique autant que possible. En
consommer peu à cause des produits chimiques cancérigènes utilisés dans
l’élevage des volailles et des vaches (voir le rapport de l’OMS — Centre
international de Recherche sur le Cancer — concernant la viande rouge et les
viandes rouges transformées, 26 octobre 2015). Préférer à la viande, dans la
mesure du possible, les poissons, surtout les gras (sardines, hareng, thon,
etc.).

3 — Les épices
Ils sont d’une importance capitale : surtout cannelle, girofle, gingembre, cumin,
carvi et curcuma. Leur utilisation quotidienne dans l’alimentation est un très bon
préventif du des maladies digestives et du cancer entre autres. Pour plus
d’information sur les épices, voir mes émissions Dwakoum fi Yeddikoum
(Almagharibia channel/Playlist/Dwakoum fi Yeddikoum).

4 — Le cas du chou : médecin du pauvre


NOTE : Les personnes souffrant d’insuffisance thyroïdienne doivent utiliser le
chou avec précaution, ou consulter d’abord leur médecin, car il peut freiner la
glande thyroïde.
Les propriétés thérapeutiques du chou sont innombrables et nous ne pouvons ici
que vous donner les principales. Consulter des livres pour plus de précision.

Ce qu’il faut retenir du chou en priorité :


C’est un GRAND et TRÈS IMPORTANT reminéralisant, reconstituant,
réparateur général à essayer dans toutes les affections chroniques et
dégénératives, prises intérieurement en salade, en jus fraîchement extrait à la
centrifugeuse, ou en application externe en sur les affections de tout genre.

C’est un remède à une multitude de désordres et de problèmes de santé :

 Affections digestives : ulcères gastriques et du duodénum, indigestion,


colite, gastrite, etc.
 Également : fatigue générale, diabète, anémie et une foule d’autres
déséquilibres de santé.
 Concernant la colite (ulcéreuse ou non), le Dr Jean Valnet propose ce qui
suit :
en application externe, 3 ou 4 épaisseurs de feuilles sur le ventre chaque soir,
à garder toute la nuit. Intérieurement, on prend 1, 2 ou 3 verres par jour entre
les repas jusqu’à la cessation des symptômes. Poursuivre aussi longtemps
que nécessaire. Mais si la durée dépasse un mois, faire une pause d’une
semaine puis reprendre jusqu’à amélioration. On peut mélanger le jus de
chou avec le jus de carotte pour en améliorer le goût.
 Problèmes hépatiques et vésiculaires, cirrhose hépatique :
stimulant dans l’insuffisance hépatique, apaisant les douleurs dans les
coliques et favorisant l’élimination dans les troubles de la vésicule biliaire.
Appliquer sur la région du foie 3 ou 4 épaisseurs la nuit et maintenir
jusqu’au matin. En applications externes, le chou décongestionne et rétablit
la circulation sanguine là où les feuilles sont appliquées (foie, cœur, bas
ventre, pancréas, etc.).
 Rhumatisme, goutte, varices, douleurs musculaires, hémorroïdes,
lumbago, sciatique :
prendre 4 ou 5 feuilles, enlever la cote centrale et les repasser rapidement
avec un fer à repasser ensuite les appliquer chaud sur l’endroit affecté et les
maintenir en place pendant quelques heures (ou bien toute la nuit).

MÉTHODE : 

a. En cuisine : ne pas faire bouillir le chou dans l’eau. Par contre, l’utiliser en
salade finement coupé avec huile d’olive et citron.
On peut le faire cuire à la vapeur douce sans trop cuire ;
b. Le prendre en jus (fraîchement extrait à chaque fois — un/deux verres par
jour). À couper avec du jus de carotte et quelques gouttes de citron si vous
trouvez le goût insupportable.
c. À l’extérieur en cataplasme sur les blessures, endroits enflammés3 ou
douloureux, les congestions pelviennes (métrites, règles douloureuses, etc.) :
Enlever la cote centrale de trois à cinq feuilles, les repasser au fer et les
placer sur les endroits affectés. On peut aussi les ébouillanter quelques
minutes dans de l’eau très chaude avant de les utiliser. Dans ce dernier cas,
utiliser les feuilles de chou le soir et maintenir toute la nuit ; répéter jusqu’à
obtention des effets voulus.
d. Pour les masques de beauté (femmes et hommes !), faire des cataplasmes de
chou pillé et les maintenir toute la nuit (visage/coup, etc..) ; pour les
affections de la peau, recourir aux lotions de suc de chou pour baigner les
parties affectées.

5 — L’Oignon
Grand stimulant général (nerveux, hépatique, urinaire) ; régulateur de la glycémie
(antidiabétique), dépuratif, décongestionnant pelvien (anti-prostatique — voir plus
loin la recette), entre autres effets.

MÉTHODE : Son acide phosphorique fait pleurer, mais c’est lui qui pénètre dans
le sang et aide à le purifier des bactéries diverses et autres déchets qui s’y
accumulent.

6 — L’huile
Celle du commerce (l’huile « sans goût », etc.) a été dénaturée pour lui permettre
de ne pas s’altérer à l’air, à la lumière et à la chaleur lors du stockage. Mais comme
telle, elle ne convient pas à notre organisme. Donc utiliser très peu d’huile pour la
cuisson — si vraiment on ne peut pas s’en passer.

Par contre, deux cuillerées 3 fois/jour d’une huile d’olive de qualité, non raffinée,
doivent être utilisées directement dans votre propre assiette une fois votre repas
servi. De cette façon, l’huile d’olive est d’un grand bénéfice pour la santé.

7 — Les boissons gazeuses et jus du commerce :


Pleins d’additifs chimiques entre autre.
Les éviter, car ils détraquent le système digestif et polluent l’organisme à long
terme.

Préférer de la limonade fraîche au citron, à la cannelle, au gingembre, etc. (les


recettes algériennes et maghrébines anciennes existent et sont excellentes pour le
système digestif en particulier — à vous de les faire revivre.) – Jus fraîchement
exprimé de carotte : 1 ou 2 petits verres/jour loin des repas. À alterner avec les
autres jus de légumes si vous en prenez.
8 — Repas :
En résumé, donner la place de choix aux : salades très variées (incluant le chou) +
citron + huile d’olive.

 Le petit déjeuner : dois, normalement, être le repas principal, un repas


copieux ; c’est l’essence pour le « voyage » de la journée : céréales
complètes fraîchement moulues, crues ou cuites, fromage blanc maigre, huile
d’olive bio, noix, noisettes, fruits de saison ;
 Déjeuner : Djouaz/grillades + grande salade variée avec huile d’olive et
citron ;
 Dîner : très léger, car on n’a pas besoin de « remplir l’essence » pour aller
dormir et quand le corps est fatigué. Donc bouillon léger (comme décrit plus
bas) + fruits de saison — et pas plus tard que 18 – 19 heures si possible. Ceci
est particulièrement recommandé à ceux qui ont dépassé la cinquantaine.

PROSTATE : l’hyperplasie bénigne de la


prostate
L’hyperplasie ou « gonflement » de la prostate est très courant principalement après
la soixantaine. Voici un remède facile à faire et à utiliser. Il décongestionne la
prostate et vous vous sentirez mieux. Mais il ne dispense pas du médecin :
Prendre sept (7) oignons de taille moyenne avec leur peau (ne pas les éplucher).
Entiers ou coupés en deux n’ont pas d’importance. Vous les faites bouillir dans un
litre et ¼ d’eau à feu doux pendant 20 minutes. Boire tout le liquide dans la
journée. Répéter l’opération pendant 3 – 5 jours.

EN GÉNÉRAL
 Précéder chaque repas, si possible, par un grand verre d’eau chaude (5 min
avant le repas) ;
 Diminuer la consommation de pain, même complet ;
 Éviter les conserves autant que possible ;
 Privilégier les salades et légumes crus (environ 60 %) et cuisson à la
vapeur/au four/en grillade/en ragoûts (40 %) ;
 Citron + huile d’olive tous les jours ;
 Djouaz varié cuit avec très peu d’huile d’olive, plusieurs fois/semaine
surtout pour le déjeuner. Surtout ne pas trop cuire (20 min) et à feu doux ;
 Poulet cuit/rôti ou poisson 1 ou 2 fois/semaine. Peu de viande ;
 Fruits autant qu’on peut se permettre ;
 Épices importantes : Habbat Hlawa, Qarfa, Qrounfoul, Zandjabil, Korkom,
Kemmoun, Besbès, Carouiya, Felfel Akhal… en fait, toutes les épices de
Rass-El-Hanout ;
 Bouillon de céleri + poireaux + oignons + carottes + navets + persil + épices.
Surtout pour le dîner pour que le réveil soit facile le matin ;
 Prendre le temps de manger, d’apprécier ce que l’on mange ;
 Ne pas manger lorsqu’on est en colère, sous stress ou sous un choc
émotionnel : boire de l’eau froide plutôt.
 Eau : Boire 2 litres d’eau au moins/jour, additionnés de citron fraîchement
pressé.
 Coucher : Pas plus tard que 23 heures, car cette heure est importante pour un
sommeil réparateur.

PLANTES MÉDICINALES
 Tisanes en décoction : (un jour sur deux) : Faire bouillir 15 min 2 s bâtons de
cannelle (Qarfa) + deux clous de girofle (qrounfoul) dans un litre d’eau.
Boire le tout en 4 fois dont une au coucher (normalement sans sucre, mais si
on aime les boissons sucrées, utiliser un bon miel).

À alterner avec :

 Tisane en infusion pour le soir : (un jour sur deux) : Mettre une cuillerée à
café d’un mélange de camomille (babounedj), de lavande (khuzama) et de
basilic (hbaqq) dans une tasse. Verser de l’eau bouillante ; couvrir et laisser
infuser 8 min ; passer et boire. 3 fois/jour loin des repas dont une au
coucher ; voir un herboriste localement pour vous conseiller des plantes du
pays.

Également pour bien digérer et perdre des kilos :

 Tisane des quatre graines « chaudes » : Habbat Hlawa (anis) + Kemmoun


(cumin) + karwiya (carvi) + Bèsbès — 5 g de chaque à faire infuser une
heure dans un litre d’eau bouillante. Prendre 3 – 4 tasses/jour.

Note : Tisane à utiliser 3 à 4 fois par jour et surtout lors d’un jeûne thérapeutique.

Résultat : perte de poids et autres soulagements.


Ce sont-là des conseils de base très efficaces. Si vous les suivez proprement, votre
santé s’améliorera très vite — wa al-chifa’ min « indi Allah.
Si, malgré tout, après trois semaines cela ne marche pas pour vous, il vous faudra
une consultation et une prescription bien personnalisées.

MOT DE LA FIN
Si vous avez bénéficié de ces conseils, écrivez – nous pour partager votre
expérience avec les téléspectateurs d’Al-Magharibia et surtout, faites-nous des
du’as. Mais ayons tous conscience du fait que dans le Coran, Allah nous dit : “En
vérité, Dieu ne change rien à l’état d’un peuple jusqu’à ce qu’il change ce qui est en
lui-même.”

Bonne santé.

L’émission Dwakoum fi Yeddikoum sur la chaîne Almagharibia est diffusée


chaque vendredi à 15h.30 (heure de Londres) et répétée plusieurs fois dans la
semaine. Toutes les émissions enregistrées peuvent être consultées sur le site
internet de la chaîne.
La chaîne insiste sur le fait que l’émission ne vise pas à donner des ordonnances
personnalisées, car toute ordonnance est strictement personnelle et, de ce fait,
nécessite une consultation en bonne et due forme du patient chez un praticien
qualifié en médecine naturelle. Que cela soit bien clair, s’il vous plait!