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Module : Bases de données / 2ème année LMD Chap I : Introduction aux bases de données

Chapitre 1 : Introduction aux bases de données

Les activités humaines génèrent des données. Il en a toujours été ainsi et, plus notre
civilisation se développe, plus le volume de ces données croît. Aujourd'hui, les données sont
de plus en plus souvent gérées par des moyens informatiques. Le mot "informatique" lui-
même résulte de la contraction de "information" et "automatique" -- l'informatique est donc
la technique qui permet le traitement automatique de l'information.
Dans les entreprises, on manipule souvent des données ayant la même structure. Prenons
l'exemple de la liste des membres du personnel : pour chaque personne, on enregistre le
nom, le prénom, la date de naissance, l'adresse, la fonction dans l'entreprise, etc. Toutes ces
données ont la même structure ; si elles sont gérées par des moyens informatiques, on dit
qu'elles constituent une base de données.

Les bases de données sont utiles dans bien des domaines. Pour n'en citer que quelques-
uns :
1. Gestion des listes de contacts et des clients
2. Suivi des projets et des tâches
3. Création d'un inventaire avec des photos
4. Coordination des activités de groupe
5. Création rapide et simple de rapports
6. Organisation d'une vente de charité
7. Suivi des employés
8. Impression de factures, de lettres et d'étiquettes d'expédition
9. Mise en relation de données : étudiants et classes par exemple
10. Enregistrement de ressources numériques et de leurs descriptions

1. Contexte d'apparition

Les bases de données existaient avant l'introduction de l'informatique au milieu du


vingtième siècle, mais elles ne portaient pas encore ce nom. Pour stocker l'information, on
utilisait des fiches, regroupées dans des boites appelées fichiers. Initialement, les fiches
étaient triées manuellement.

Avec l'introduction des perforations, le tri devint mécanique, puis électromécanique. Le


développement des bases de données gérées par des moyens informatiques a rendu
obsolètes ces anciennes techniques manuelles.

Des Systèmes de Gestion de Fichiers (SGF) ont, par la suite, pris en charge les
mécanismes d'accès aux données organisées en fichiers: séquentiel, relatif, indexé,
séquentiel indexé...

Les SGF permettent une relative «indépendance» entre les programmes et les données.
Mais posent un certain nombre de contraintes :
 La description du fichier figurant explicitement à l'intérieur des programmes; cela
demeure très contraignant puisque toute remise en question des structures des fichiers
entraîne des modifications au sein des programmes y accédant;

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 Les SGF sont généralement incompatibles entre eux; la notion même de structure de
fichiers n'est pas uniforme; ceci rend les applications peu portables et difficilement
évolutives;
 Les langages supports restent des langages procéduraux pour lesquels la gestion
d'application multi-fichiers devient rapidement pénible (programmation explicite des
mécanismes d'accès, vérification de nombreuses contraintes d'intégrité, mise-à-jour
éclatées induisant des risques d'incohérence...),
 Une proportion importante du code des programmes d'application ne se rapporte pas à
l'application traitée mais prend en compte les techniques d'accès du SGF sous-jacent;
en plus d'un alourdissement des programmes, la programmation devient fastidieuse.
 De plus, l'informatisation s'effectue de façon verticale (on privilégie l'aspect traitement).
Le découpage fonctionnel d'un système d'information se traduit par la prise en charge
par différents «services» de ses fonctionnalités. Chacun d'eux exploitant des
traitements spécifiques sur des fichiers propriétaires .

Ces limitations constatées, les avancées technologiques vont permettre l'émergence du


concept de base de données et donc des systèmes de gestion de base de données.

2. Qu'est qu'une base de données (BD)?

Une Base de Données (BD), en anglais Data Base (DB), est une collection d'informations
structurées, cohérentes et persistantes. C’est un recueil d'informations liées à un sujet
donné. Les informations sont placées dans des fichiers, et organisées de manière à pouvoir
être facilement triées, classées et modifiées

Exemple 1 : dans un stock d’un magasin, on retrouve les renseignements liés aux produits
vendus tels que les prix, les fournisseurs, les quantités en stocks, les dates de fabrication,
etc.

Exemple 2 : dans une agence de voyage, on retrouve les informations liées aux clients
(nom, prénom, date de naissance), les réservations (date de réservation, numéro des vols,
les prix des billets, etc.

Exemple 3 : dans un établissement scolaire, on retrouve les renseignements liés aux


étudiants (nom, prénom, date de naissance, lieu de naissance, adresse. …), aux enseignants
(nom, prénom, date de naissance, lieu de naissance, adresse, diplôme, spécialité, date de
recrutement…), aux matières enseignées (désignation, volume horaire, coefficient), etc.

3. Base de données avec ou sans informatique

Comme cela a été déjà cité, Les bases de données existaient avant l'introduction de
l'informatique. On peut ainsi distinguer des bases de données avec ou sans informatique :

a- BD sans informatique
Une BD sans informatique est constituée:
 d'un ensemble de fichiers,
 de liens logiques entre ces fichiers.

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Chaque fichier est composé d'une collection de fiches. Une fiche comporte un ou
plusieurs renseignements sur un élément (objet ou personne) de la BD. Chacun de ces
renseignements (appelés aussi champs) est une information indivisible.

Exemple : reprenons l’exemple du stock magasin. Les renseignements liés aux


produits vendus tels que les prix, les fournisseurs, les quantités en stocks, les dates de
fabrication, etc, sont inscrites sur des fiches (une fiche par produit) et l’ensemble des
fiches constitue le fichier STOCK

 b- BD avec informatique

 Dans ce contexte, une base de données est un ensemble structuré de données,


géré à l'aide d'un ordinateur.
 Usuellement abrégée en BD ou BDD, c’est un ensemble structuré et organisé
d'informations et avec le moins de redondance possible. Les informations sont
placées dans des fichiers, et organisées de manière à pouvoir être facilement
triées, classées et modifiées par le biais d'un logiciel spécialisé appelé système
de gestion de base de données (abrégé: SGBD).
 Elle se traduit physiquement par un ensemble de fichiers présent sur une
mémoire de masse (bien souvent un disque).
 L'un des avantages d'une base de données est que les informations qui la
constituent peuvent être accessibles aisément par plusieurs programmes qui les
utilisent simultanément avec des objectifs différents.
 La notion de base de données est généralement couplée à celle de réseau, afin
de pouvoir mettre en commun ces informations, d'où le nom de base.
 Une base de données peut être locale ou répartie. Elle est dite locale quand elle
est utilisée sur une machine par un utilisateur et repartie quand les informations
sont stockées sur des machines distantes (serveur) et accessibles par réseau.

 On rajoute parfois deux conditions supplémentaires:


o exhaustivité : la base contient toutes les informations requises pour le
service que l'on en attend ;
o unicité : la même information n'est présente qu'une seule fois (pas de
doublons).

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Exemple :

Prenons l'exemple de la base de données du personnel. Elle est utilisée pour la


paye mensuelle, pour l'avancement, les mutations, les mises à la retraite, etc.
L'exhaustivité est indispensable pour le personnel, car la personne qui est
absente de la base... n'est pas payée. L'unicité est importante pour l'employeur,
car la personne qui est enregistré deux fois... risque de toucher double paye !

3. Modèles de bases de données

D'autres modèles de bases de données ont été proposés : hiérarchique, en réseau, orienté
objet, relationnel objet. Aucun d'entre eux n'a pu détrôner le modèle relationnel, ni se faire
une place notable sur le marché (sauf le relationnel objet, prôné par Oracle, qui connaît un
certain développement).

 jusqu'à 1960 : organisation classique en fichiers


: apparition des premiers SGBD, systèmes réseaux
 Fin 1960
hiérarchiques
 début 1970 : 2ème génération des SGBD , systèmes relationnels
 Début 1980 : 3ème génération des SGBD, systèmes orientés objets

Les bases de données du modèle "relationnel" sont les plus répandues (depuis le milieu des
années 80 environ), car elles conviennent bien à la majorité des besoins des entreprises.

Actuellement, on distingue trois principaux types de bases de données :


 relationnelles
 objet-relationnels
 objets

3.1 Base de données hiérarchique

Une base de données hiérarchique est une base de données dont le système de gestion
lie les enregistrements dans une structure arborescente où chaque enregistrement n'a qu'un
seul possesseur.

Exemple :
PERSONNE

ENSEIGANT ETUDIANT

PERMANENT VACATAIRE LMD INGENIEUR

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Comme on le voit dans l'exemple cité plus haut, l'organisation hiérarchique des bases de
données est particulièrement adaptée à la modélisation de nomenclatures. Mais n’offre pas la
possibilité d'établir des liaisons de type 1-n (exemple, un malade peut être en relation avec
plusieurs médecins). Ce modèle a montré des limites pour décrire des structures complexes,
répondre aux besoins réels et suivre l'évolution des systèmes d'information.

3.2 Base de données réseau

Le modèle réseau est une manière de représenter les données dans le cadre d'une base de
données. Ce modèle est en mesure de lever de nombreuses difficultés du modèle
hiérarchique grâce à la possibilité d'établir des liaisons de type 1-n en définissant des
associations entre tous les types d'enregistrements.
Ce modèle est une extension du modèle précédent (hiérarchique), les liens entre objets
peuvent exister sans restriction. Pour retrouver une donnée dans une telle modélisation, il
faut connaître le chemin d'accès (les liens), ceci rend encore les programmes dépendants de
la structure de données.

Client Catégorie
Produit

Commande Facture

Exemple :
Un produit peut figurer dans plusieurs commandes
Une client peut passer plusieurs commandes

3.3 Base de données relationnelle

Une base de données relationnelle est une base de données structurée suivant les
principes de l’algèbre relationnelle.
Le concept permet de stocker et d’organiser une grande quantité d’informations
Les données apparaissent comme stockées dans des tables qu'on peut mettre en relation.
Une table elle-même est une relation, mais entre les différents champs qui la composent.
Le modèle relationnel conduit à :
 Une grande simplicité d’usage
 Une transparence pour l’utilisateur de toute réorganisation technique de la base (la
seule différence pour l’utilisateur se situera, si l’opération est réussie, dans les temps
de réponse).
 Une facilité de combinaison du contenu de plusieurs tables (opération join ou jointure).

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Exemple :
PERSONNE
On a une table « personne » Pers ID Nom Prénom date_naiss Ville ID
contenant le nom, le prénom, la date 1 Dupont bob 01-01-1950 1
de naissance et la ville de naissance
pour chaque personne. Une ligne de 2 Durant merise 29-04-1999 2
la table contiendra donc les 3 Dina cod 26-12-2000 1
informations relatives à une
personne.

VILLE
De même, on a une table « ville » Ville ID Nom Population Superficie Région
contenant la population et la 1 Paris 123456 123456 12
superficie de chaque ville. 2 Lyon 12345 12345 22
3 Grenoble 1234 1234 22

Si on veut pouvoir connaître, pour chaque personne, la population et la superficie de sa ville


de naissance, il est utile, au lieu de stocker le nom de la ville de naissance dans la table
« personne », de stocker un identifiant (clé étrangère) se référant à un numéro unique pour
chaque ville (clé primaire). Ainsi, les informations concernant chaque ville sont stockées
unitairement.

Dans une table, les termes ligne et enregistrement sont synonymes. Il en est de même pour
les termes colonnes et champs. En anglais : row et column.

4. Pourquoi organiser une base de données?

Il existe des bases de données de toutes tailles, depuis les plus modestes (une liste des
numéros de téléphone utilisée par une seule personne), jusqu'aux plus grandes (la base des
données commerciales d'un magasin à succursales multiples, contenant des téraoctets de
données ou plus, et utilisée par le service marketing).

Le nombre d'utilisateurs utilisant une base de données est également extrêmement variable.
Une BDD peut servir à une seule personne, laquelle l'utilise sur son poste de travail, ou être
à la disposition de dizaines de milliers d'agents (comme dans les systèmes de réservation
des billets d'avion par exemple).

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La prise en compte de masse d'informations importantes dans des environnements riches


soulève plusieurs difficultés:

 Maîtrise de la représentation de données complexes:


Comment représenter des informations très diverses, très complexes, relevant de
différents domaines (à l'intérieur de l'entreprise) et malgré tout interdépendantes.

 Maîtrise des accès personnalisés:


Comment mettre à disposition les informations dont un utilisateur a besoin sans le
noyer sous des tonnes de données, sans l'empoisonner avec des données dont il n'a
que faire, et en garantissant le bon usage des informations.

 Maîtrise des traitements:


Dès lors que la masse d'information est riche, complexe, en constante évolution,
accessible à de multiples intervenants les traitements, auxquels seront soumises ces
informations auront tendance à être eux aussi riches et complexes. Alors que dans des
contextes plus restreints, avec une moindre diversité des situations, les traitements
seront souvent plus simples.

Exemple : l'élaboration de la paye, chez un commerçant employant quelques vendeurs et


agents de service, sera sans comparaison avec celle d’une grande entreprise employant une
grande variété de salariés sur quantité de régimes différents.

Afin de pouvoir contrôler les données ainsi que les utilisateurs, le besoin d'un système de
gestion s'est vite fait ressentir. La gestion de la base de données se fait grâce à un système
appelé SGBD (système de gestion de bases de données) qui représente un ensemble de
services (applications logicielles) permettant de gérer les bases de données, c'est-à-dire :

 permettre l'accès aux données de façon simple


 autoriser un accès aux informations à de multiples utilisateurs
 manipuler les données présentes dans la base de données (insertion,
suppression, modification)

5. Système de gestion de base de données (SGBD)

La gestion de base de données se fait au moyen d'un logiciel appelé SGBD, acronyme de
Système de Gestion de Base de Données, en anglais DBMS (Data Base Management
System). Ce logiciel prend en charge tous les accès à la base de données (la structuration, le
stockage, la maintenance (accès concurrents, sauvegarde, restauration de données),
l'insertion, la mise à jour, la consultation et la suppression d'une base de données, etc.

Le SGBD peut se décomposer en trois sous-systèmes :


 Le système de gestion de fichiers : il permet le stockage des informations sur un
support physique
 Le SGBD interne : il gère l'ordonnancement des informations
 Le SGBD externe : il représente l'interface avec l'utilisateur

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6. Rôle des SGBD

Tous les SGBD présentent à peu près les mêmes fonctionnalités. Ils se distinguent par leur
coût, par le volume de données qu'ils sont capables de gérer, par le nombre d'utilisateurs qui
peuvent interroger la base simultanément, par la facilité avec laquelle ils s'interfacent avec
les autres logiciels d'application utilisés par l'entreprise, etc.
Un SGBD permet de gérer des données structurées et persistantes de façon intègre, fiable,
concurrente et efficace :

 Structuration des données : Le SGBD doit offrir un système de typage


 Persistance des données : La durée de vie des données doivent être
supérieure à la durée des programmes qui les manipulent. La persistance peut
être obtenue en effectuant un stockage permanent (sur le disque).
 Intégrité des données : Le SGBD assure une vue cohérente des données, en
dépit des accès concurrents.
 Fiabilité des données
Le SGBD
 vérifie les contraintes des données (intégrité référentielle, reflexes, etc.)
 gère des transactions (atomicité des transactions) et sécurité (mot de passe,
etc.).
 récupère des données en cas de crash logiciel, OS (Operating System) ou
disque.
 Concurrente : Le SGBD gère les accès multi-utilisateurs, notamment en cas de
modification.

 Accès efficace
Le SGBD intègre des techniques spécifiques pour avoir de bonnes performances:
 index, hash-coding
 regroupement des données sur disque
 optimisation des requêtes
 Cache mémoire ( utilisation du principe LRU)
 Langage de requête, comme le SQL (Strutured Query Language)
 Indépendance logique/physique
L'organisation physique de la base de données est transparente pour le développeur
d'applications. Un remaniement de l'organisation physique des données n'entraîne pas
des modifications dans les programmes d'application.
On doit pouvoir changer la répartition des données sur le disque (une nouvelle
rubrique, un regroupement, la pose d'un index) sans modifier les programmes
d'application non concernés.

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7. Les principaux systèmes de gestion de bases de données

Un SGBD est principalement constitué d'un moteur et d'une interface graphique.


Le moteur est le coeur du logiciel, c'est à dire qu'il assure les fonctions essentielles : saisir
les données, les stocker, les manipuler, etc.
L'interface graphique permet à l'utilisateur de communiquer commodément avec le logiciel.
Pour dialoguer avec les SGBD qui ne sont pas équipés d'une interface graphique, il faut
utiliser le langage SQL (Structured Query Language), et introduire les instructions à l'aide
d'un éditeur de lignes.

Langage normalisé de manipulation des bases de données, SQL est utilisable avec
pratiquement tous les SGBD du marché. Cependant, chaque éditeur ayant développé son
propre "dialecte" -- comme c'est toujours le cas en informatique -- il faut pouvoir disposer d'un
"dictionnaire" pour transporter une BDD d'un SGBD à l'autre. Ce "dictionnaire" a été
développé par Microsoft sous le nom ODBC (Open Data Base Connectivity).

En une vingtaine d'années, le marché des SGBD s'est fortement consolidé. Ainsi dBase, le
SGBD le plus utilisé des années 80-90, n'a plus qu'une importance mineure. Paradox, qui eut
son heure de gloire, semble avoir totalement disparu, bien que son format soit encore utilisé.
Les principaux systèmes de gestion de bases de données sont les suivants :
 IBM DB2
 Microsoft SQL server
 Microsoft Access
 Microsoft FoxPro
 Oracle
 Sybase
 MySQL
 etc …

Répartition du marché :

 IBM (36 %), éditeur des SGBD DB2 (développé en interne - mis sur le marché en
1984) et Informix
 Oracle (34 %), éditeur du SGBD qui porte le même nom. Cette entreprise a été créée
en 1977 ;
 Microsoft (18 %), éditeur de trois SGBD. SQL Server est destiné aux gros systèmes,
Access est un produit de bureautique professionnelle, et Foxpro est destiné aux
développeurs. L'arrivée de Microsoft sur le marché des SGBD date du début des
années 90 ;
 Sybase (<3 %). Cette entreprise, qui a été créée en 1984, est aujourd'hui marginalisée.

Ces chiffres recouvrent des réalités contrastées, quand on les fractionne par plate-forme.
Dans le monde Unix, Oracle est en tête avec 62 %, suivi d'IBM (Informix compris) avec 27 %,
alors que Microsoft n'est pas présent sur ce marché. Dans le monde Windows, Microsoft a
pris la tête avec 45 %, suivi d'Oracle avec 27 % et d'IBM avec 22 %.

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8. Critères pouvant participer à l'évaluation d'un SGBD

 Le système induit une certaine centralisation (une seule et même base pour tout le
monde); on peut donc réduire les redondances, et veiller à leur cohérence (une mise à
jour est faite pour tout le monde et non pas uniquement pour celui qui en est à
l'origine);
 le système supporte au moins un modèle (abstrait) de données ;
 indépendance physique: le stockage physique des données dépend uniquement du
site sur lequel elles sont implantées et tient compte des critères de performances,
facilités d'accès, encombrement des volumes...
 indépendance logique: les données manipulées modélisent une certaine réalité
perçue de façon différente suivant les utilisateurs; ainsi chacun doit pouvoir
appréhender sa propre vision du réel au travers de la base (ne voir qu'une partie des
données, les associer de manière différente...);
 environnement de développement non procédural: l'utilisateur doit spécifier ce qu'il
désire extraire de la base et non comment l'extraire (QUOI et non COMMENT); les
applications sont indépendantes des chemins d'accès. La complexité des systèmes
sous-jacents impose pratiquement un langage de requêtes; c'est donc au système
d'effectuer la conversion et d'optimiser la procédure interne de réponse à la requête);
ces indépendances facilitent l'évolutivité des applications;
 convivialité permettant la manipulation de la base pour des utilisateurs banalisés en
particulier non informaticiens;
 les garanties au niveau de la sécurité et de l'intégrité des données sont prises en
charge automatiquement: les accès sont restrictifs (tout le monde n'a pas accès à tout),
différents niveaux d'autorisation sont possibles (d'où confidentialité); les données
entrées dans la base passent par un crible qui en assure l'intégrité;
 gestion des accès concurrents, notion de transaction; partageabilité: utilisation
transactionnelle en temps réel dans un environnement multi-utilisateurs; ces
possibilités sont à la base de certains types d'applications dans le domaine de la
banque, de systèmes de réservations...
 sécurité contre les destructions: journalisation, sauvegarde, reprise après panne;
 standardisation des systèmes permettant une portabilité maximale des données et des
applications;
 administration: seul l'administrateur a tous les droits sur la base: il l'a créée, suit son
évolution, gère les sauvegardes, ajuste les paramètres système, accorde les droits
d'accès, résoud les conflits; il est le responsable de l'efficacité des accès et de la
sécurité des données.

9. Acteurs intervenants dans la mise en place d’une BD

La mise en place d'une base de données (de grande envergure) nécessite la compétence de
toute une équipe. Le tableau suivant présente les acteurs (ainsi que leur rôle) intervenant
dans la réalisation d'une base de données.

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Acteurs Rôles
MOA Demandeur du projet
MOE Réalisateur du projet
 coordonne les acteurs
 suit la réalisation du projet
Chef de Projet
 contrôle coûts et délais
 met en oeuvre une démarche qualité
définit le MCD et le dictionnaire de données en interaction avec les
Concepteur
utilisateurs futurs
 suit l'évolution du dictionnaire de données
Administrateur de
 participe aux spécification du produit , interface entre BD et
Données
utilisateur d'une part, et BD et SGBD d'autre part
Architecte définit l'architecture du système et le déploiement des applications
 gère l'implantation physique de la base
Administrateur Système  met en oeuvre des procédures d'optimisation, de sauvegarde,
etc.
Développeur
réalise les applicatifs relatifs à l'utilisateur
d'applications

10. L'administration de la base de données

L'ensemble "serveur de BDD + SGBD" constitue un système informatique dont


l'importance ne cesse de croître dans l'entreprise. La personne responsable de la
maintenance et de l'évolution de ce système s'appelle l'administrateur de la base de
données. Dès que l'entreprise atteint la taille d'une grosse PME, l'administration de la BDD
peut nécessiter la présence d'une personne à temps plein, voire plus.

Être administrateur de BDD requiert des compétences particulières, très différentes de celles
requises pour être administrateur de réseau ou de système informatique. Il en résulte le
développement de deux pôles de compétences informatiques dans l'entreprise. On
remarque que, dans l'entreprise toujours, la spécialisation des informaticiens s'accroît.

11. Le matériel (serveur de BDD)

Le choix du matériel informatique sur lequel on installe un SGBD est fonction, comme ce
dernier, du volume des données stockées dans la base et du nombre maximum d'utilisateurs
simultanés.
Lorsque le nombre d'enregistrements par table n'excède pas le million, et que le nombre
d'utilisateurs varie de une à quelques personnes, un micro-ordinateur actuel de bonnes
performances, un logiciel système pour poste de travail, et un SGBD "bureautique" suffisent.

Exemple : le logiciel Access 2002 de Microsoft, installé sur un PC récent, doté de 1 Go de


mémoire vive et fonctionnant sous Windows XP.

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Si ces chiffres sont dépassés, ou si le temps de traitement des données devient prohibitif, il
faut viser plus haut. Le micro-ordinateur doit être remplacé par un serveur de BDD, dont les
accès aux disques durs sont nettement plus rapides. Le logiciel système client doit être
remplacé par un logiciel système serveur (donc multi-utilisateurs), et le SGBD bureautique
par un SGBD prévu pour les grosses BDD multi-clients.

12 . Etapes d'élaboration d'une base de données

Il nécessite un recensement exhaustif de toutes les informations brassées par le système:


La déstructuration : Cette phase fournit un «dictionnaire» de toutes les informations
évoluant dans le cadre du SI. Cette vision très éclatée des informations du SI doit être
considérée comme le point de départ d'une recomposition, d'une structuration de ces
informations qui mettra en évidence:
 des «objets», individualités identifiables, séparables de leur contexte, caractérisés par
certaines propriétés: les entités ;
 des «relations» entre ces entités car dès lors qu'elles interviennent à l'intérieur d'un
même système, il existe des relations (d'inter-dépendances) entre elles.

L'idée théorique de déstructuration/restructuration se concrétise par un travail de


recollement de tous les documents circulant dans l'organisation (avec le souci de tout
rassembler).

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Principes

Cette architecture est organisée en une hiérarchie de niveaux correspondant à des


perceptions différentes de la base de données. On peut distinguer les niveaux suivants:
 le niveau conceptuel ;
 le niveau logique ;
 le niveau physique.

a- Niveau conceptuel

Il s’agit à ce niveau de décrire les données indépendamment de toute contrainte


d'organisation ou technique. Le modèle obtenu est dit modèle conceptuel des
données ( Schéma conceptuel ). Il correspond à la structure générale des données
acceptable par tous les utilisateurs potentiels; c'est le dépositaire de la sémantique de
la BD; il doit représenter l'abstraction la plus fidèle possible de l'univers modélisé.
Il permet le passage d'un concret inaccessible (informatiquement parlant) à une
abstraction manipulable. Ce schéma peut être complété par l'expression de contraintes
d'intégrité (gamme de valeurs, unicité de clé...) garantissant la cohérence et la
vraisemblance des données.

Plusieurs types de schémas conceptuels existent: modèle binaire, réseaux


sémantiques, le modèle E/A (entités/associations).

b- Niveau logique ou organisationnel

Les modèles logiques peuvent être classés selon un petit nombre de familles:
hiérarchiques (gestion par des fichiers «classiques»), réseaux (modèle CODASYL) ,
objets, relationnels .

Le schéma logique obtenu à ce niveau est la traduction du schéma conceptuel


selon un modèle existant (hiérarchique-réseau-relationnel). Il servira de référence aux
différentes vues particulières. Ces schémas sont totalement indépendants de la
technologie utilisée (matérielle et logicielle).

c- Niveau physique ou opérationnel

A ce niveau, le logiciel de développement ainsi que le type de matériel qui sera utilisé
sont choisis.
Le modèle physique des données est une description de l'implantation «physique»
en termes de fichiers, adresses, pointeurs...

C’est une perception technique de l'organisation des données. On décrit à ce niveau


un ensemble d'objets informatiques (fichiers, index, listes, pointeurs, zones de
débordements, tables d'allocation...)

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