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Partie 4:

Communication par fibre Optique


Mourad Menif
Professeur

Octobre 2020
École Supérieure des Communications
2083 El Ghazala Ariana, Tunisie
Sommaire
1. Communications par fibre optique
• Système de transmission: (codage, technique de modulation, …)
• Source d’erreurs: (bruit thermique, bruit de grenaille, bruit de battement, …)
• Calcul de performance: (diagramme d’œil, bilan de puissance & dispersion,…)
4. Communications par fibre optique

Mourad Menif Page 240


Système de transmission:
Numérique
Tb Tb

1 0 1
Émetteur : Fibre optique
4. Communications par fibre optique

Pulses d’entrée Laser ou LED Pulses d’entrée Atténuation et


électrique électrique distortion du signal

Photo détecteur : Amplificateur


PIN ou avalanche Courant électrique et filtre Pulses électriques
contenant du bruit et bruit
du photodétecteur d’amplification

1 0 1
Circuit de
décision et de
regénération Signal regénéré

Mourad Menif Page 241


Principe du -factor
Sonder le BER
Mesure du SNR électrique

Calcul du -factor
base sur les distributions des ‘‘0’’ and ‘‘1’’
stat. distribution

s1 µ1

| m -m | 
optical eye Q =  1 0 ÷ ÷
 s1 +s 0 

s0 µ0

Mourad Menif s Standard deviation


µ Mean value
Transmission par fibre optique : effets
de propagation
Émetteur Récepteur

Propagation

00 10 0 1 1 0 0 0 10 0 10 0
Signal Diagramme
Bit erroné : erreur de
de l’oeil
détection
Distorsions du signal → erreurs de détection
◼ Qualité du signal caractérisée par son taux d’erreurs binaires (BER) ou
par le facteur de qualité Q
◼ Signal « sans erreur » : BER  10-12 (Q > 17 dB)
◼ Codes correcteurs d’erreurs (FEC) : BER 10-3 (Q  10 dB) → BER 10-12
avec un sur-débit de 7 %
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Effets de propagation : l’atténuation
Émetteur Récepteur
Psignal
Pbruit

z
Nécessité d’une amplification périodique du signal
Génération de bruit optique d’émission spontanée amplifiée

Limitation par le bruit à faibles puissances

Mourad Menif Page 244


Effets de propagation : la dispersion
Émetteur Récepteur
Dispersion
cumulée
(ps/nm)
z

La dispersion chromatique : décalage temporel des différentes composantes


spectrales d’un signal après propagation
◼ Nécessité de fibres compensatrices de dispersion (DCF) ou autres dispositifs
(conjugaison de phase optique,…)
La dispersion de polarisation : élargissement temporel dû à la biréfringence
de la fibre

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Effets de propagation : effets non-
linéaires (effet Kerr)

Émetteur Récepteur

Effet Kerr + dispersion

Déphasage du signal suivant son intensité puis déformation par la


dispersion chromatique. Limitant à fortes puissances
Effets croisés : interactions entre deux ou plusieurs canaux
Dispersion
1 2
t t
Effets intra-canaux : interactions au sein d’un même canal
Dispersion
Mourad Menif t t
Evolution des systèmes WDM

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Conception de liens point-à-point sans
amplification
Avant de débuter la conception d’un lien optique, on doit connaître les
paramètres suivants:
4. Communications par fibre optique

 La longueur du lien
 Le taux de transmission
 Le taux d’erreur binaire (BER) requis

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Conception de liens point-à-point sans
amplification
Pour répondre aux requis, le concepteur aura le choix entre
les composants suivants et leurs caractéristiques associées:
Fibre optique: monomode ou multimode
4. Communications par fibre optique

1.
- Dimensions et profil d’indice du coeur
- Dispersion
- Atténuation
- Ouverture numérique
2. Source: DEL ou laser à semi-conducteur (LSC)
- Longueur d’onde d’émission
- Largeur spectrale et nombre de modes
- Puissance émise
- Patron d’émission
3. Détecteur: pin ou APD
- Responsivité
- Longueur d’onde d’opération
- Temps de réponse
- Sensibilité

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Conception de liens point-à-point sans
amplification
Étapes de base pour le design d’un lien point à point:

1. Choix de la longueur d’onde (Atténuation)


4. Communications par fibre optique

- Courte distance (< 1 km): 800-900 nm


- Longue distance (> 1 km): 1300 ou 1550 nm

2. Choix du récepteur
- À partir du BER requis au taux de transmission donné, on cherche un détecteur avec une
bonne sensibilité
- Le coût et la complexité du récepteur doivent cependant être pris en compte
• pin: moins sensible mais moins cher et plus simple à opérer
• APD: plus sensible mais plus cher et plus complexe à opérer

- Il est judicieux de choisir un APD si cela permet d’éviter une étape de


regénération/amplification

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Conception de liens point-à-point sans
amplification
Étapes de base pour le design d’un lien point à point:

3. Choix du transmetteur
4. Communications par fibre optique

- À partir de la distance et du taux de transmission on détermine le type de source: DEL


(spectre large) ou LSC (spectre étroit)
- DEL @ 800-900 nm: en général la dispersion limite le produit BL à ~150 (Mb/s)-km
- LSC @ 800-900 nm: BL limité à ~2500 (Mb/s)-km
- DEL @ 1300 nm: BL limité à ~1500 (Mb/s)-km
- LSC @ 1300 nm: BL limité à ~25 (Gb/s)-km
- LSC @ 1550 nm: BL limité à ~500 (Gb/s)-km dans fibre monomode

- Pour B > 2,5 Gb/s, un modulateur externe sera à envisager


- Un LSC couple 10-15 dB de plus en puissance optique dans une fibre comparativement à
une DEL. Ceci combiné à sa plus grande résistance à la dispersion le rende intéressant pour
les longues distances.
- Un LSC est cependant plus cher qu’une DEL et son opération est plus complexe.

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Conception de liens point-à-point sans
amplification
Étapes de base pour le design d’un lien point à point:
4. Choix de la fibre
4. Communications par fibre optique

- Fibre multimodes (distance plus courte, taux de transmission plus faible)


- À saut d’indice
- À gradient d’indice
- Fibres monomodes:
- Fibre standard (NDSF)
- Fibre à dispersion décallée non-nulle (NZDSF)
- Fibre à large bande (AllWaveMC)
- Fibre à grande surface effective (LEAFMC)
- En général
- DEL → Fibre multimode
- LSC → Fibre monomode
- L’atténuation et la dispersion varient d’un type de fibre à l’autre pour différentes longueurs
d’onde. Il y a parfois des compromis à faire entre ces deux facteurs.
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Conception de liens point-à-point sans
amplification
Étapes de base pour le design d’un lien point à point:

5.
4. Communications par fibre optique

Établir un bilan de puissance


- À partir des composants sélectionnés, un bilan des pertes de puissance sur le lien sera
établi.

- Si le choix des composants ne permet pas d’atteindre le niveau de puissance requis au


récepteur, certains composants devront être changés ou des amplificateurs ajoutés.

6. Établir un bilan de temps de montée


- Une analyse de la dégradation du temps de montée des impulsions sera effectuée pour
s’assurer que le système répond à certains standards de performances.

Mourad Menif Page 253


Bilan de puissance
Le bilan de puissance permet d’établir la marge de puissance entre la sortie
du transmetteur et la sensibilité du récepteur pour un BER donné. Cette
marge est alors allouée aux pertes de la fibre, des connecteurs et des épissures
ainsi qu’à une marge de sécurité pour de futures dégradations.
4. Communications par fibre optique

Pout
Perte = 10 log Perte d’un élément en dB
Pin
PT (dBm) = PR (dBm) + pertes+ marge
Pertes =  f L + Nclc + N splsp

Contributions aux pertes


Mourad Menif
dans
Page 254un lien point-à-point
Bilan de puissance:
la puissance de sensibilité
La puissance minimum reçue correspond à la sensibilité (dBm)
du récepteur au taux de transmission pour un BER donné.
4. Communications par fibre optique

Sensibilités de récepteurs en
fonction du taux de transmission.

Courbes de pin Si, APD Si et pin


InGaAs pour BER = 10-9

Courbe de APD InGaAs pour


BER=10-11

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Bilan de puissance:
Représentation graphique
Des normes exigent qu’une
marge de sécurité soit
incluse dans le calcul d’un
bilan de puissance. En effet,
4. Communications par fibre optique

des composants peuvent


se détériorer avec le
temps, certains peuvent
être ajoutés et la
température peut causer
des fluctuations.

Une marge de 3-6 dB est


généralement requise.

Représentation graphique d’un bilan de puissance pour


un système à DEL@800nm/pin opérant à 20 Mb/s.
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Bilan de puissance:
Feuille de calcul
4. Communications par fibre optique

Feuille de calcul d’un bilan de puissance optique pour un système LSC/APD opérant à OC-48.

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Performance limité par l’atténuation
4. Communications par fibre optique

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Performance limité par l’atténuation
4. Communications par fibre optique

Mourad Menif Page 259


Performance limité par l’atténuation
4. Communications par fibre optique

Mourad Menif Page 260


Performance limité par la dispersion
 Dispersion modale (MMF)
◼ Saut d’indice
◼ Gradient d’indice
4. Communications par fibre optique

 Dispersion chromatique (SMF)

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Dispersion chromatique
2.5. Propriétés de la fibre optique

SMF DSF NZDSF

Mourad Menif Page 263


Dispersion chromatique:
4. Communications par fibre optique

Mourad Menif Page 264


PMD
État de
L’élargissement d’une impulsion polarisation
initial
causée par la PMD dans une fibre
monomode dégrade le temps de Variation de la biréfringence
4. Communications par fibre optique

le long de la fibre
montée. Il est donnée par:

t PMD = DPMD L

où DPMD est le paramètre de dispersion des modes de polarisation en


ps/(km)1/2. Ce paramètre est fourni dans les spécifications de fibres.

Mourad Menif Page 265


Dispersion modale de polarisation:
4. Communications par fibre optique

Mourad Menif Page 266


4. Communications par fibre optique

Mourad Menif
PMD

Page 267
Bilan du temps du montée
L’analyse du bilan de temps de montée permet de déterminer la limitation causée
par la dispersion et des autres composants dans un lien optique numérique.
12
 N 2
Le temps de montée du système est donné par: t sys =   ti 
4. Communications par fibre optique

 i =1 
où ti est le temps de montée de chaque élément (transmetteur, fibre, récepteur)
contribuant à la dégradation du temps de montée de l’impulsion initiale.

Temps de montée associé à un système de largeur de bande limitée.

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Bilan du temps du montée:
Émetteur
Effet du temps de montée:
(a) Temps de montée court,
(b) Temps de montée long
4. Communications par fibre optique

t sys  0.35 B → RZ
0.70 B → NRZ
B = 1/ T
Il dépend de la vitesse à laquelle la source et de son circuit d’opération
réponde à une impulsion de courant.

DEL: ttx ~ 1-2 ns


LSC: ttx ~ 100-200 ps
Mourad Menif Page 269
Bilan du temps du montée:
Récepteur
Ce temps de montée dépend du temps de réponse du photodétecteur et de
l’étage d’entrée du récepteur. Ces paramètres sont reliés à la bande passante
(électrique à 3 dB) du récepteur (fournie dans les spécifications).
4. Communications par fibre optique

Le temps de montée est


typiquement spécifié comme le
temps requis pour que le sortie du
détecteur passe de 10% à 90 %
de son amplitude maximale.

La réponse de l’entrée d’un récepteur est généralement est de type filtre passe-bas
du 1er ordre. Si la bande passante est Brx (MHz), le temps de montée du récepteur
est alors:

trx =
350
ns
Brx Page 270
Mourad Menif
Bilan du temps du montée:
Fibre
La dégradation du temps de montée des impulsions lors de leurs propagations
dans la fibre optique est causée par ces facteurs:
 Temps de montée de la fibre résultant de la dispersion chromatique (ou dispersion
4. Communications par fibre optique

de la vitesse de groupe):
◼ Pour les fibres monomode et multimode
tGVD

 Temps de montée de la fibre résultant de la dispersion modale:


◼ Pour les fibres multimodes t mod
 Temps de montée de la fibre résultant de la dispersion des modes de polarisation
(PMD):
◼ Pour les fibres monomodes
t PMD
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Bilan du temps du montée:
Dispersion Chromatique
Le temps de montée de la fibre résultant de la dispersion chromatique (ou
dispersion de la vitesse de groupe) sur une distance L est approximativement:

tGVD  D Ls 
4. Communications par fibre optique

où s est la largeur spectrale à mi-hauteur de la source et D [ps/(nm-km)] est le


paramètre de dispersion de la fibre:
Fibre standard: Classe IVa Fibre à dispersion décalée: Classe IVb
(dispersion non-décalée) (valide sur 1500-1600 nm)

  0  
S 0
D = ( - 0 )S 0
4

D= 1 -   
4     
  Longueur d' onde d' opération
0  Longueur d' onde de dispersion nulle
S0  Pente de dispersion à 0
Mourad Menif Page 272
Bilan du temps du montée:
PMD
État de
L’élargissement d’une impulsion polarisation
initial
causée par la PMD dans une fibre
monomode dégrade le temps de Variation de la biréfringence
4. Communications par fibre optique

le long de la fibre
montée. Il est donnée par:

t PMD = DPMD L

où DPMD est le paramètre de dispersion des modes de polarisation en


ps/(km)1/2. Ce paramètre est fourni dans les spécifications de fibres.

Mourad Menif Page 274


Bilan du temps du montée:
cas SMF
(
t sys = t + t
2
tx
2
GVD +t 2
PMD +t )
2 12
rx
Temps de montée
avec fibre monomode
4. Communications par fibre optique

Exemple: Lien SONET OC-48, L = 30 km, B = 2.5 Gb/s (NRZ)

 Laser de 1 nm de largeur spectrale avec un temps de montée de 0.1 ns


 Récepteur APD de largeur de bande Brx = 2500 MHz
 Fibre monomode NZDSF avec D = 4 ps/(nm-km) et DPMD = 0.1 ps/(km)1/2
 350 
( )
2
 
= ttx + ( D Ls  ) + DPMD L + 
2
 
2 2
t sys
  Brx  


t sys = (0.1) + (0.12) + (0.001) + (0.14)
2 2 2

2 12
= 0.21 ns

t sys  0.7 / BNRZ = 0.28 ns  OK


Mourad Menif Page 275
Systèmes optiques amplifiés
4. Communications par fibre optique

Mourad Menif
Systèmes optiques amplifiés
Chaine d’amplificateurs

4. Communications par fibre optique

Pout ,i = Gi ( LPout ,i -1 ) + 2 ( Gi - 1) nsp h Bo


Modélisation d’un amplificateur PASE (2 polarisations )

Amplificateur Puissance de sortie constante


Pout (fonction de puissance de pompe)
Pin
G  → auto-contrôle automatique du gain

ASEN ampli = N ASE1 ampli


ASE Puissance signal diminuée (GL < 1)

Le S/B se dégrade avec le nombre d’amplificateurs


Mourad Menif Page 277
Systèmes optiques amplifiés
4. Communications par fibre optique

Mourad Menif
Systèmes optiques amplifiés
◼ Les amplificateurs optiques (EDFA) dégrade S/B
 OSNR: optical signal to noise ratio
4. Communications par fibre optique

 Un OSNR minimale est requit (dépendamment du BER)


 Ceci limite le nombre d’amplificateur
OSNR = Pfi + 58 - A - Fa - 10 log(N )

◼ Pfi (dBm): puissance d’entrée d’un canal


◼ A (dB): atténuation d’un span entre deux EDFAs
◼ Fa (dB): Figure de bruit d’un EDFA
◼ N: nb de section de fibre entre deux régénérateurs

Mourad Menif
Systèmes optiques amplifiés
Accumulation de l’ASE
G 2P G 2P GP
Q= ~ → Q =
(s S2-Ase + s Ase - Ase )
s S - Ase
1/ 2
2
+ s Ase- Ase 2NspBe
4. Communications par fibre optique

1 amplificateur : PASE = 2(G - 1) h nsp Bo


GP
N amplificateurs : PASE = 2(G - 1) h nsp Bo + B0.1nm
OSNR0.1nm *
ASE
pre -amplificateur
Bo
2 zones de fonctionnement ASE accumulée

P 1
P  OSNR0.1nm * B0.1nm → Q =
2nsp h Belec
P Zone linéaire
Q=
 P 
2nsp h +  Belec
 OSNR0.1nm * B0.1nm 
OSNR0.1nm * B0.1nm
P  OSNR0.1nm * B0.1nm → Qplancher =
Belec

Mourad Menif Page 280 Plancher d’erreur


Systèmes optiques amplifiés
Rapport S/N requis en extrémité
G P1 - G P0 1- r P
Q~ Q= *
s S - Ase (' 1') + s S - Ase (' 0') 1+ r  P 
 sp
2n h +  Belec
4. Communications par fibre optique

(Influence du taux d’extinction)  OSNR0.1nm * B0.1nm 


1E-4
1E-4 Belec = 6.5 GHz
1E-7 Belec = 7.5 GHz
Belec = 6.5 dB Belec = 10 GHz
1E-10
TEx = 15 dB

TEB
1E-7
1E-13

1E-16 TEx = 15 dB
1E-10 OSNR = 18 dB
1E-19
-45 -40 -35 -30 -25 -20 -15 -10 -5
TEB

1E-4
TEx = 10 dB
1E-13 OSNR = 15 dB
1E-7 TEx = 15 dB
OSNR = 18 dB TEx = 20 dB
OSNR = 20 dB 1E-10 TEx = 25 dB
TEx = 30 dB

TEB
1E-16 OSNR = 25 dB 1E-13
OSNR = 30 dB
Belec = 6.5 dB
1E-16
OSNR = 18 dB
1E-19 1E-19
-45 -40 -35 -30 -25 -20 -15 -10 -5
-45 -40 -35 -30 -25 -20 -15 -10 -5
Input power (dBm)
Input power (dB)
10 Gb/s : OSNR0.1nm = 16-19 dB
Influence TEx & Belec
40 Gb/s : OSNR0.1nm = 22-25 dB
Mourad Menif Page 281
Systèmes optiques amplifiés
Pout
OSNR0.1nm =
2N(G - 1)h nsp B0.1nm

OSNR0.1nm (en dB ) = Pout (en dBm) - Span Loss - NF - 10 log(N ) + 58


5 à 6 dB
4. Communications par fibre optique

Fonction du débit G en dB nbre d ' ampli

30 20
Perte/tronçon 13 dB
Perte/tronçon 18 dB 1000 Km
Perte/tronçon 23 dB 10000 Km
25 Perte/tronçon 28 dB
Perte/tronçon 33 dB 10
OSNR (dB)

Pout (dBm)
20
OSNR10 Gb/S 0

15
-10

Pout = 0dBm, NF = 5dB, loss = 0.2 dB/km


10 OSNR = 20 dB
-20
0 1 2 3 4 5 6 10 100
Distance (Mm) Tronçon de fibre (Km)

10 Gb/s / 1000 Km : pas 100 km


La dégradation de OSNR est une fonction de pertes/tronçon 10 Gb/s / 10000 Km : pas < 50 km

Mourad Menif Page 282


Gestion de la dispersion
Règles d’ingénieurie
- Limitation des puissances injectées (~ 0 dBm/ch)
- Espacement entre canaux suffisant
→ dégradation de l’efficacité spectrale
4. Communications par fibre optique

→ fonction du paramètre de dispersion de la fibre


fibre DSF < 1 ps/nm/km : qques nm
fibre NZ-DSF : espacement 50 GHz (0.4 nm) possible
fibre SMF : espacement 25 GHz envisageable
Système à gestion de dispersion

50 – 100 km Contrainte technologique


dDcomp dD
Fibre de ligne Fibre de compensation d = d
DL + Dcomp*Lcomp = 0 Dcomp D

Page 283 sur bande optique C&L


Mourad Menif
Gestion de la dispersion
4. Communications par fibre optique

Mourad Menif Page 284


Gestion de la dispersion
4. Communications par fibre optique

Mourad Menif Page 285


Comparaison 10/40 Gb/s des marges
système
N * 10 Gb/s N * 40 Gb/s N * 40 Gb/s
Dch = 50 GHz Dch = 100 GHz
0.2 bit/s/Hz 0.4 bit/s/Hz
Amplification
Erbium/Raman
4. Communications par fibre optique

(0 à 5 dB en fonction Limitation par


Puissance/canal

de la configuration) effects non-linéaires

Limitation par
6 dB FEC 5 dB Bruit optique
FEC 5 dB
FEC 5 dB

Mourad Menif Page 286


Avantages des amplificateurs
Raman
• Éviter que les signaux Gain
deviennent faible à la fin du
lien Effets de non linéarité
• Permettre d’envoyer

Puissance (dBm)
signaux avec des puissances Design sans gain Raman
4. Les amplificateurs Optiques

moins importantes
• Permettre d’augmenter Design avec gain
l’espacement entre deux Raman
amplificateurs
faible SNR

signal
Distance pompe

Mourad Menif Page 287


Avantages des amplificateurs
hybrides
Effet non linéaire
Puissance (dBm)

sans Raman

avec Raman
faible SNR
4. Les amplificateurs Optiques

EDFA EDFA EDFA EDFA

pompe pompe pompe


Peut être ajouter à un lien disposant d’une cascade EDFAs comme un pré-
amplificateur. Ce qui permet d’augmenter le taux de transmission comme à
40 Gbps sans réduire l’espacement entre deux amplificateurs et sans ajouter
un étage coûteux de regénération opto-électrique.
Mourad Menif Page 288
Liaison optique longue distance
Systèmes terrestres longues distances
Principaux fabricants
- Equipementiers historiques : Alcatel, Lucent, Nortel, NEC, CISCO (ex-Pirelli)
- Nouveaux acteurs : Ciena, Marconi, Mintera (40 Gb/s), Huawei (Chine), …
Familles de systèmes
- Nombres de longueurs d’onde (espacement 50 GHz)
Bande C (1529-1562 nm) 80 canaux
Bande L (1569-1603 nm) 80 canaux (optionnel)
- Chargement des canaux au fur et à mesure de la charge de trafic (limitation des coûts)
Caractéristiques techniques
- Utilisation de FEC généralisée
- EDFA : 20 dBm max, DG < 1 dB, NF < 5 dB
3.2 Les réseaux WDM

- EDFA : structure 2 étages → insertion de fibre DCF à mi-étage (pertes ~ 9dB)


Adaptation des configurations (nbre de tronçons, débit/canal, …)
- atténuation = 25 dB → 10 tronçons de 100 km
- atténuation = 35 dB → 3 tronçons de 150 km
Accroissement des distances : utilisation de l’amplification Raman
solution proposée mais pas encore utilisée (normes de sécurité renforcées)

Systèmes sous-marins (Alcatel, Tyco (USA) , KDD (japon))


Atténuation = 15 dB → distance > 10000 km

Mourad Menif
Calcul de performance
 La performance d’un photodétecteur ou d’un récepteur (photodétecteur +
circuit) n’est pas déterminée tant par la force du signal, qu’on peut toujours
amplifier « à volonté », que par le rapport signal sur bruit.
4. Communications par fibre optique

 Le rapport signal sur bruit (SNR: de l’anglais « Signal to Noise Ratio ») est
défini comme le rapport de la puissance du signal sur la puissance du bruit:
Puissance du signal
SNR =
Puissance du bruit
On l’exprime généralement en dB:
 Puissance du signal 
SNR(dB ) = 10 log10  
 Puissance du bruit 
Le SNR visé peut varier de 10 à 20 dB selon les applications.

Mourad Menif Page 291


Calcul de performance: pin
Pour un circuit récepteur du type de
la figure suivante où un amplificateur Po
A (considéré sans bruit) est inclus, le
Ip + ID + IL
rapport signal à bruit est: +iN
4. Communications par fibre optique

n p
+ iT
RL A V sortie

V inv

RL i p2 i p2
SNRpin = =
+ 4k BTB 2q(I p + I D + I L )B +
RL i 2
N
4k BTB
RL
Mourad Menif Page 292
Calcul de performance:
4. Communications par fibre optique

Niveau 1

Seuil de
détection

Niveau 0
Bruit additif

Distribution des probabilités des signaux logiques 0 et 1.


La largeur des distributions dépend du bruit sur le signal.

P0(V): Probabilité de mesurer un « 0 » lorsqu’un « 1 » est transmis


P1(V): Probabilité de mesurer un « 1 » lorsqu’un « 0 » est transmis

Mourad Menif Page 293


Calcul de performance:
P ( i ) =  p ( y 1) dy Probabilité
is
que la tension soit sous le seuil de
1 - décision i lorsqu’un «1» est transmis.
s

p ( y 0 ) dy Probabilité
+
P0 ( i ) =  que la tension soit au-dessus du seuil
4. Communications par fibre optique

is de décision vth lorsqu’un « 0 » est transmis.

Probabilité d’erreur.
Pe = aP1 ( is ) + bP0 ( is ) a ≡ Probabilité de recevoir un « 1 »
b ≡ Probabilité de recevoir un « 0 »

Le codage des systèmes fait en sorte que les bits 1 et 0 sont également
probables donc a = b =1/2.

Le problème consiste alors à déterminer le seuil de décision qui minimise Pe.

Mourad Menif Page 294


Calcul de la probabilité d’erreur
Supposant que les symboles émis ont la même probabilité, que les courants sont
gaussiens avec les moyens sont I1 et I0 et que l’écart type est s1 et s0, la probabilité
d’erreur s’exprime par conséquent sous la forme :
1  I1 - is  1  is - I 0 
4. Communications par fibre optique

Pe = erfc   + erfc  
4  s 1 2  + 4 s 0 2 
avec:
2
erfc ( x ) =  e dt
-t 2


Le seuil optimal est la valeur is qui permet xd’annuler la dérivée de BER
2 2
 is - I 0   I1 - is   s1 
  =   + ln  
 s 0 2   s1 2   s0 
Si le rapport des variances est proche de l’unité, le seuil optimal est :
s1I 0 + s 0 I1
is _ opt =
s1 +295s 0
Page
Mourad Menif
Facteur de qualité
Le facteur Q est très utilisé pour spécifier
les performances d’un récepteur. Il est
relié au rapport signal à bruit (I/s) requis
pour atteindre un taux d’erreur spécifié.
4. Communications par fibre optique

Le BER obtenu avec la position optimale


du courant du seuil de décision est
donné par:

1  I1 - I 0  1 Q
Pe = erfc   = erfc  2
2  2 ( s 1 + s )
0  2  
BER 
1 e -Q
2
2

2 Q

I1 - I 0
Mourad Menif Page 296 Q=
s1 + s 0
Diagramme de l’oeil
 Il existe aussi un autre moyen pour estimer rapidement la performance d’une liaison
optique. Les diagrammes de l’œil, qui visualisent sur des oscilloscopes la
superposition de séquences aléatoires de bits à ‘‘0’’ et à ‘‘1’’, constituent un moyen
direct pour juger de la qualité du signal détecté.
4. Communications par fibre optique

 Tous types de bruits ou interférence inter-symboles vont apparaître comme un


étalement de la raie de la tension. Ceci donne une vue plus qualitative de l’empreinte
des bruits sur la transmission.

Équipement et montage pour des


Analyseur de signaux de
mesures de diagramme de l’œil.
Mourad Menif communications Page 297
Tektronix
Diagramme de l’oeil
4. Communications par fibre optique

Diagramme de l’œil et principaux paramètres de mesures.


Mourad Menif Page 298
Diagramme de l’oeil
On peut estimer avec précision le BER à partir d’un diagramme de l’œil. À partir
des échantillons, l’analyseur de signaux calcule les valeurs de tension de
moyennes V1 et V0 des niveaux 1 et 0 ainsi que leurs écarts-type (bruit) s1 et s0.
Le facteur Q est alors déduit et le BER estimé.
4. Communications par fibre optique

s1
V1
V (volt)

s0
V0

t (sec)
V1 - V0 1 e -Q
2
2
Q=  BER 
s 1 + s 0 Page 299 2 Q
Mourad Menif
Correction d’erreurs
 Pour atteindre des performances requises ou les augmenter, la
correction d’erreurs au niveau du protocole de
communication peut être utilisée.
4. Communications par fibre optique

 Deux méthodes existent:


◼ Automatic Repeat Request (ARQ)
◼ Forward Error Correction (FEC)

Mourad Menif Page 300


Correction d’erreurs: ARQ
 Canal de rétroaction pour demander une retransmission en cas d’erreur
 Induit de la latence
 Applications
4. Communications par fibre optique

◼ Services vidéo/voix
◼ Contrôle de procédés
◼ Senseurs à distance

Mourad Menif Page 301


Correction d’erreurs: FEC
 Bits d’information redondante ajoutés à l’information d’origine (encodage)
 Les séquences de bits transmises ont donc une signature (syndrome) que le
décodeur utilise pour vérifier la vrai nature du message envoyé
4. Communications par fibre optique

 Cette information redondante est utilisé pour reconstruire le signal en cas


d’erreur améliorant ainsi le BER
 Techniques:
◼ Codes cycliques (Hamming, Reed-Solomon)
◼ Digital Wrapper

 Le taux de transmission devient légèrement plus élevé à cause de l’information


supplémentaire à transmettre
◼ Ex.: Le code Reed-Solomon (255, 239) est très utilisé et change 239 bits de
données en 255 bits, ajoutant ainsi 7% “d’overhead”.
 Utilisé dans les systèmes à hauts débits requérant de faibles délais.
Mourad Menif Page 302
Codes Correcteurs d’erreurs
L’ajout de bit de redondance permet la correcteur d’erreurs
Redondance = Nbr de bits de redondance / Bits d’information
Exemple : code Reed/SalomomR(255,239) = 255-239/239 ~6.7%
4. Communications par fibre optique

Gain ~ 5.8 dB

(D’après T. Mizuochi, ECOC 2007)


Mourad Menif Page 303