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2 ème Édition
2
ème
Édition

Avant Propos

Dix ans après le lancement de la politique de modernisation de la gestion des déchets
Dix ans après le lancement de la politique de modernisation de la gestion des
déchets engagée par l’État, les pratiques et les paysages des territoires picards
ont été profondément modifiés :

Plus de cent déchèteries ont été mises en place pour accueillir les déchets encombrants des ménages mais aussi dans bon nombre de cas, ceux des artisans et des petites entreprises ;

80% de la population est engagée dans la collecte sélective des déchets ménagers, et les matériaux récupérés ont alimenté les filières locales de recyclage ;

Des décharges « brutes » ont été fermées, et bon nombre de dépôts sauvages résorbés.

Cette politique a permis de créer plusieurs centaines d’emplois,

liés à l’exploitation des installations mises en place,

à l’information ou à la sensibilisation de la population, et surtout

au développement des filières régionales de recyclage et de valorisation ou de traitement : papier, carton, verre, aluminium, composts, plastiques….

Est-on arrivé au bout du chemin ? Certes non !

Parce que la quantité de déchets que nous produisons ne cesse de croître,

des actions de prévention sont à imaginer et à mettre en œuvre.

Parce que des flux importants de matériaux ou de matériels continuent

à aller en centre d’enfouissement alors que la valorisation ou la mise en place

de filières de traitement spécifique doivent être encore développées.

Pour favoriser les initiatives locales, le Conseil Régional de Picardie s’est associé avec l’ADEME et certains Conseils Généraux afin de proposer aux territoires picards de s’engager dans des contrats territoriaux déchets.

Cette deuxième édition du guide régional des déchets, après celle

de 1997, est au service des acteurs de ces initiatives locales : il a pour but non seulement de proposer de l’information, mais aussi de faire connaître

des solutions, des adresses et donc de créer un lien entre opérateurs.

Le guide des déchets est au service de l’environnement et de l’emploi picard. Il permet d’avancer sur le chemin du développement durable.

permet d’avancer sur le chemin du développement durable. Charles BAUR Christian FABRY Président du Conseil
permet d’avancer sur le chemin du développement durable. Charles BAUR Christian FABRY Président du Conseil

Charles BAUR

Christian FABRY

Président du Conseil Régional

Délégué Régional

de Picardie

de l’ADEME

Présentation du guide Pour sa deuxième édition, le guide régional des déchets industriels de Picardie

Présentation du guide

Pour sa deuxième édition, le guide régional des déchets industriels de Picardie s’est donné un nouveau souffle : des informations réactualisées, plus de clarté, un plus grand nombre d’adresses. La forme n’a pas changé, le principe reste fidèle à l’ancienne édition, les commentaires sont spécifiques et appropriés à chaque entreprise. Cette édition sera téléchargeable par internet, il est prévu ultérieurement une version interactive.

Ce guide est le fruit d’un travail de collaboration entre l’ADEME et le CONSEIL RÉGIONAL DE PICARDIE. Cette mise à jour s’est faite avec l’appui d’un comité de pilotage constitué de :

L’ADEME PICARDIE

L’AGENCE DE L’EAU ARTOIS PICARDIE

L’AGENCE DE L’EAU SEINE-NORMANDIE

Le CETIM

La CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE L’AISNE

La CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE L’OISE

Les CHAMBRES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE LA SOMME

La CHAMBRE D’AGRICULTURE - SATEGE

La CHAMBRE RÉGIONALE DE COMMERCE ET D ’INDUSTRIE DE PICARDIE

La CHAMBRE RÉGIONALE DE METIERS DE PICARDIE

Le CONSEIL RÉGIONAL DE PICARDIE

Le CRITT POLYMÈRES DE PICARDIE

La DRIRE DE PICARDIE

La FÉDÉRATION FRANÇAISE DU BÂTIMENT, la FÉDÉRATION DU BÂTIMENT DE PICARDIE

Le MEDEF DE L’AISNE

Le MEDEF DE L’OISE

Le cabinet conseil SEVEA

La réactualisation du guide a été réalisée en 2003 par le bureau d’étude SEVEA à
La réactualisation du guide a été réalisée en 2003 par le bureau d’étude SEVEA
à partir de la base de travail du guide précédent réalisée grâce au concours de
Valérie FRIANT.
Nous tenons à remercier également la DRASS de Picardie, la Délégation Régionale
de l’ADEME AQUITAINE ainsi que le Département Observatoire des Déchets et
Planification de l’ADEME pour leurs aides précieuses.

Ont contribué à l’élaboration de ce guide

Sophie AMAT, Bernard AMEIL, Ackli ASSAL, Michel AVENARD, Iman PIASECZNY, Gérald BARATTO, Pierre-Alexis BARBIER, Emmanuelle BINET-LEGRAND, Claudine BOULAY, Laurent BROUSSOLLES, Frédéric CABRY, Mireille CHASSIN, Maud CHATAIGNER, Julie COULHON, Christelle DEHAINE, Geneviève DELATTRE, Sonia DESTOMBES, Fanny DESTOMBES, Christian FEUILLETTE, Colette KEIL, Pierre LAURENT, Audrey LECOMMANDEUR, Moïse LEFRANC, Yves MACHU, Dany-Laure MINEZ, Céline MONTERO, Vincent MORIN, Maryse PARENT, Patrice PILLET, Didier ROSE, Sophie ROUAT, Fortuné ROUGEGREZ, Céline SZCZEPSKI, Sandrine TANNIERE, Emmanuel TEYS, Vincent TRELCAT, Yannick VAN ES, Bertrand VERON, Jérôme VEYRET.

La mention dans ce guide d’un organisme ou d‘une entreprise et des principales caractéristiques les décrivant, ne saurait engager la responsabilité du rédacteur, ni apporter une quelconque caution, ni valoir agrément de l’organisme ou de l’entreprise citée. En particulier, le rédacteur ne saurait s’engager sur la conformité des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) de leurs déclarations ou autorisations ainsi que de la validité de leurs agréments par rapport à leur activité déchet.

Les listes d’entreprises proposées ne peuvent être entièrement exhaustives, dans le cas où vous souhaitez figurer dans une prochaine édition ou dans la version future mise en ligne, nous vous suggérons de retourner la fiche de réactualisation que vous trouverez en annexe.

Nous souhaitons vivement que ce guide corresponde à vos attentes et qu’il continue à favoriser l’échange et la mobilisation régionale dans le secteur de l’environnement, dans un objectif de développement durable.

Valorisation et traitement des DÉCHETS en PICARDIE Avant Propos Présentation du guide 7 CONTEXTE 8
Valorisation
et traitement
des DÉCHETS
en PICARDIE
Avant Propos
Présentation du guide
7 CONTEXTE
8 • Chiffres clés (Carte)
9 • Différentes catégories de déchets
10
• Réglementation
17
• Planification

21

Conseils pratiques

 

> Les bourses des déchets

> Les logiciels

> L'étude déchets

> Les agréments des laboratoires d'analyses

> Les sites Internet de la législation et de la réglementation

27

Les aides financières

 

> Aides aux collectivités

> Aides aux entreprises

35

40

43

48

54

55

Traitement et stockage

58

Centres de compostage et de méthanisation

61

Centres de valorisation énergétique

62

Centres de stockage de classe 2

63 DÉCHETS DANGEREUX

64

65

67

69

70

74

74

78

80

83

86

89

92

95

99

103

107

Déchets amiantés

112

Déchets radioactifs

117

Déchets d'activités de soins

122

DTQD

128

Sables de fonderies

117 • Déchets d'activités de soins 122 • DTQD 1 2 8 • Sables de fonderies

131

157

197

219

DÉCHETS BANALS

(DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILES)

132• Déchets de métaux ferreux et non ferreux 135• Déchets de métaux précieux 137• Déchets de verre. 139• Déchets de papiers et cartons 143• Déchets de matières plastiques 149• Déchets de bois et sous-produits du bois 153• Déchets textiles 156• Déchets de caoutchouc

DÉCHETS SPÉCIFIQUES

158• Déchets de l'automobile 166• Déchets des équipements électriques et électroniques 171• Piles, batteries, tubes fluorescents, mercure 174• Déchets organiques 181• Déchets de la restauration - bacs à graisse 184• Déchets de chantiers 192• Déchets spécifiques de l'agriculture

CONSEILS - APPUIS

198• Bureaux d'études et centres techniques 204• Laboratoires 205• Organismes et associations

ANNEXES

220• Sigles 221• Bordereau de suivi de déchets industriels 222• Bordereau de suivi de déchets d'amiante 223• Liste des centres collectifs homologués par les Agences de l'Eau 223 • Tableau de conversion des volumes en poids 224• Fiche d’actualisation

7 157 63 131 197 Sommaire
7
157
63
131
197
Sommaire
CONTEXTE 1.1 l Chiffres clés l p 8 1.2 l Différentes catégories de déchets l
CONTEXTE
1.1
l
Chiffres clés l
p
8
1.2
l
Différentes catégories de déchets l
p
9
1.3
l
Réglementation l
p
10
1.4
l
Planification l
p
17
1.5
l
Conseils pratiques l
p
21
1.6
l
Les aides financières l
p 27
1.7
l
Mieux gérer
l
p 35
1.8
l
Tri - conditionnement - collecte l
p 40
1.9
l
Collecteurs l
p 43
1.10
l
Déchèteries de collectivités l
p 48
1.11
l
Centres de tri
l
p 54
1.12
l
Traitement et stockage l
p 55
1.13
l
Centres de compostage l
p 58
1.14
l
Centres de valorisation l
p 61
1.15
l
Centres de stockage
l
p 62
7
CONTEXTE 1.1| CHIFFRES CLÉS w Données régionales (Source : INSEE 2001) w Production de déchets
CONTEXTE
1.1| CHIFFRES CLÉS
w Données régionales
(Source : INSEE 2001)
w Production de déchets
en Picardie
(Source : DRIRE de Picardie 2001)
3 départements
l’Aisne, l’Oise et la Somme
Superficie
19 420 km 2
Aisne
DIB 104 129 T
DIS 112 571 T
Population totale
1 865 000 habitants (2001)
Somme DIB 103 115 T
DIS 373 700 T
Oise
DIB 142 157 T
DIS 283 180 T
Abbeville
Péronne
Amiens
Saint-Quentin
Vervins
Montdidier
Laon
Compiègne
Beauvais Clermont
Soissons
Senlis
Château-Thierry
w En Picardie 1100 installations classées pour
la protection de l’environnement (autorisation)
Aisne
Oise
Somme
Nombre d’habitants
535 489
766 441
555 551
Nombre d’entreprises
59 407
69 197
67 916
Effectif salarié
285 626
438 612
318 232
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
8
Tri, conditionnement, collecteChiffres
clés
Différentes catégories de déchets
Réglementation
Planification
Conseils pratiques
Les aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.1 l Chiffres clés
1.1 l Chiffres clés

1.2| DIFFÉRENTES CATÉGORIES DE DÉCHETS

w Définition

La loi du 15 juillet 1975 abrogée relative à l’élimination des déchets et à la récupération des matériaux est le texte législatif de référence qui

a donné la définition du déchet et a engagé la

responsabilité des producteurs et des éliminateurs

de déchets.

Est considéré comme déchet, « Tout résidu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l'abandon ».

(Article L. 541-1 du Code de l'environnement).

w Classification

La nomenclature des déchets est donnée par le décret 2002-540 du 18 avril 2002 (transposant la décision 2001/573/CE et de la directive 91/689/CE qui définit un déchet dangereux).

Ce décret établit une liste unique (Voir Annexe du guide) qui modifie et complète la codification et indique quels sont les déchets qui sont classés dangereux (les déchets classés comme dangereux sont indiqués avec un astérisque). Il précise également comment est déterminé le caractère dangereux d’un déchet.

La circulaire du 3 octobre 2002 complète et renseigne sur les conditions d’applications du décret.

Ce décret remplace à la fois la nomenclature des déchets publiée dans l’avis du 11 novembre 1997 et le décret n° 97-517 du 15 mai 1997 relatif à la classification des déchets dangereux.

Il est important de noter que la liste des

déchets n’est pas exhaustive et fera l’objet de modifications périodiques. Par ailleurs, l’inscription sur cette liste ne signifie pas que la matière ou l’objet en question soit un

déchet dans tous les cas. L’inscription ne vaut que si la matière ou l’objet en question répond à la définition du terme déchet figurant à l’article L. 541-1 du code de l’environnement.

Cette nomenclature est constituée de

20 catégories d’origine, subdivisées en

120 regroupements intermédiaires et 645 désignations de déchet, elle est non exhaustive Seules les désignations de six chiffres en caractères normaux désignent effectivement des déchets. Toutes les autres identifient des catégories d’origine ou des regroupements.

Les déchets des entreprises sont les déchets générés par une activité industrielle, artisanale, commerciale, agricole ou de service (y compris les administrations).

Les déchets dangereux ou spéciaux sont

ceux qui peuvent générer des nuisances pour l’homme ou pour l’environnement : ils peuvent présenter une ou plusieurs propriétés de danger énumérées à l‘Annexe I du décret du

18 avril 2002 (14 propriétés de danger sont

énumérées : explosif, nocif, cancérogène, mutagène…), ces propriétés justifient des précautions particulières. De ce fait, ils font l’objet d’un contrôle administratif renforcé (production, stockage, transport, prétraitement et élimination).

Les déchets banals sont les déchets qui peuvent être assimilés aux ordures ménagères de par leurs similitudes de composition avec celles-ci, ils ne sont ni inertes, ni dangereux. Ce sont, par exemple, des chutes, rebuts ou loupés de fabrication, des emballages, des déchets d’entretien et des matériels en fin de vie. Ils sont composés essentiellement de verre, de plastiques, de métaux, de caoutchouc, de textiles, de papiers, de bois, de matières organiques animales ou végétales, de mélanges de ces matières.

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PICARDIE

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ADEME

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CONSEIL

RÉGIONAL

DE

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CONTEXTE Les déchets inertes sont les déchets qui ne subissent aucune évolution physique, chimique ou
CONTEXTE
Les déchets inertes sont les déchets qui ne subissent aucune évolution physique,
chimique ou biologique. Ils sont constitués de gravats propres (déchets de démolition)
et déblais (terres et autres matériaux non pollués extraits avant une construction).
Les déchets inertes ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune
réaction physique ou chimique, ne sont pas biodégradables et ne détériorent pas
d'autres matières avec lesquelles ils entrent en contact, d'une manière susceptible
d'entraîner une pollution de l'environnement ou de nuire à la santé humaine.
Déchets ménagers et assimilés : déchets municipaux et déchets non dangereux
des commerçants et artisans.
Déchets municipaux : déchets dont l'élimination au sens du titre IV du livre V
du code de l'environnement relève de la compétence des communes (art. L. 2224-13
et L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales).
Déchet non dangereux : tout déchet qui n'est pas défini comme dangereux par
le décret en Conseil d'État pris en application de l'article L. 541-24 du code de
l'environnement .
1.3| RÉGLEMENTATION
w Code de l’Environnement
La création du Code de l’Environnement permet de regrouper l’ensemble des dispositions
réglementaires dans un même ouvrage selon une codification particulière.
Ce code comporte deux parties : une partie législative et une partie réglementaire.
La première regroupe les principales lois dans le domaine de l’environnement,
la deuxième les principaux décrets.
La partie législative du Code de l’Environnement a été publiée par Ordonnance
le 18 septembre 2000. La codification des lois a été réalisée à droit constant.
Les anciennes lois sont abrogées mais le fond du droit n’est pas modifié.
Nota : le fait de continuer à utiliser les anciennes références est sans conséquence juridique.
La publication de la partie réglementaire est en projet. Jusqu’à sa parution,
les références et le contenu des textes réglementaires actuels restent en vigueur.
w Structure du Code de l’Environnement
Le code est divisé en 6 livres.
L’essentiel des dispositions relatives aux déchets est repris dans le livre V intitulé
« Prévention des pollutions, des risques et des nuisances ».
Ce livre se décompose en 8 titres principaux ; les titres I et IV concernent
la gestion des déchets :
• Titre I : installations classées pour l’environnement
Le titre I (articles L.511-1 à L. 517-2) reprend la loi du 19 juillet 1976 relative
aux installations classées pour la protection de l'environnement
• Titre IV : déchets
Le chapitre premier du titre IV (articles L. 541-1 à L. 541-50) intègre la loi
du 15 juillet 1975 sur la gestion des déchets
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
10
Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Tri, conditionnement, collecteRéglementation
Planification
Conseils pratiques
Les aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.3 I Réglementation
1.3 I Réglementation

w Livre V - Titre IV

(Loi du 15 juillet 1975 relative à l’élimination des déchets et à la récupération des maté- riaux) Les objectifs et la description de ces dispositions sont repris ci-après :

1) Objectifs 2) Définitions : déchets et déchets ultimes 3) Principe de responsabilité du producteur de déchets 4) Limitation de la mise en centre de stockage 5) Taxe générale sur les activités polluantes 6) Les collectivités et leurs obligations 7) Renforcement du droit d’information du public 8) Importation et exportation de déchets 9) Transport, courtage et négoce de déchets générateurs de nuisances 10) Filières d’élimination agréées 11) Emballages 12) Plans territoriaux d’élimination des déchets 13) Intervention préventive et incitative de l’État

1) Objectifs

Les articles L. 541-1 et L. 124-1 fixent les objectifs suivants :

L541-1

Prévenir ou réduire la production et la nocivité des déchets

Organiser le transport des déchets et le limiter en distance et en volume

Valoriser les déchets par réemploi, recyclage ou toute autre action visant à obtenir à partir des déchets, des matériaux réutilisables ou de l’énergie

L124-1

Assurer l’information du public sur les effets pour l’environnement et la santé publique des opérations de production et d’élimination des déchets.

2) Définitions : déchets et déchets ultimes

L’article L. 541-1 définit la notion de déchets et précise également la notion de déchets ultimes.

3) Principe de responsabilité du producteur de déchets

L’article L. 541-2 fait obligation au producteur ou au détenteur de déchets d’en assurer ou d’en faire assurer l’élimination dans des conditions satisfaisantes pour l’environnement. Cette obligation est à l’origine du principe de la responsabilité du producteur ou du détenteur de déchets qui doit pouvoir justifier de la destination finale de ses déchets. Néanmoins, les prestataires de services qui interviennent dans les différentes opérations d’élimination (collecte, transport, stockage, tri et traitement) partagent cette responsabilité.

4) Limitation de la mise en centre de stockage

L’article L. 541-24 précise « qu’à compter du 1 er juillet 2002, les installations d’élimi- nation des déchets par stockage ne seront autorisées à accueillir que des déchets ultimes ».

5) Taxe générale sur les activités polluantes

Le 1 er janvier 1999, une Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP) a été créée. Cette taxe se substitue à l’ensemble des prélèvements fiscaux et parafiscaux actuellement en vigueur dans le domaine de l’environnement et notamment les taxes gérées par l’ADEME - la taxe sur le traitement et le stockage de déchets, la taxe parafiscale sur la pollution atmosphérique, la taxe parafiscale sur les huiles de base et la taxe d’atténuation des nuisances sonores.

Les dispositions sur la TGAP sont énoncées dans le code des douanes - articles 266 sexies et suivants - et évoquées au Titre V du Livre Premier du Code l’environnement. L’instruction des douanes du 20 novembre 2000 décrit les modalités de sa mise en œuvre pour la réception des déchets ménagers et des déchets industriels spéciaux.

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ADEME

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CONSEIL

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CONTEXTE Le taux de la TGAP a été fixé en 2001 à 9,15 Euros par
CONTEXTE
Le taux de la TGAP a été fixé en 2001 à 9,15 Euros par tonne. Une majoration
de 50 % est appliquée lorsque la provenance des déchets réceptionnés est extérieure
au périmètre du plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés.
La taxe est doublée lorsque les déchets industriels spéciaux sont éliminés dans
une installation de stockage.
Le montant minimal de la taxe s’élève à 457,35 Euros par installation et par an.
La recette des douanes de Nice-port est désignée comme service compétent
au niveau national.
6) Les collectivités et leurs obligations
L’ensemble des obligations des collectivités est régi par le Code Général des
Collectivités Territoriales dont certains articles portent application de l’article
L541-21 du Code de l’Environnement (c.f. articles L2224-13 à L2224-17, R2224-23
à R2224-29 et L2333-76 à L2333-80).
L’article L2224-13 fait obligation aux communes ou à leurs groupements, d’assurer
l’élimination des déchets des ménages. Elles peuvent également assurer l’élimination
des déchets d’origine commerciale ou artisanale sous réserve que ceux-ci puissent être
collectés ou traités par elles sans contraintes techniques particulières (L2224-14).
Une telle prise en charge fait l’objet d’une redevance spéciale désormais obligatoire,
calculée en fonction de l’importance du service rendu (L2333-78). Elle peut toutefois
être fixée de manière forfaitaire pour l’élimination de petites quantités de déchets.
7) Renforcement du droit d’information du public
Article L. 124-1 : « Toute personne a le droit d’être informée sur les effets préjudiciables
pour la santé de l’homme et l’environnement du ramassage, du transport, du traitement,
du stockage et du dépôt des déchets ainsi que des mesures prises pour prévenir
ou compenser ces effets ».
L’article précise, par ailleurs, les modalités de création et de fonctionnement des
commissions locales d’information et de surveillance (CLIS), pouvant être mises en
place à l’initiative de l’État ou de la commune qui accueille un site d’élimination ou
de stockage de déchets.
Ces CLIS sont composées à parts égales, de représentants des administrations
publiques concernées, des exploitants, des collectivités territoriales et des associations
de protection de l’environnement.
8) Importation et exportation de déchets
L’article L. 541-40 indique qu’afin de prévenir toute nuisance l’importation,
l’exportation ou le transit de certaines catégories de déchets peuvent être interdits,
réglementés ou subordonnés à l’accord préalable des États intéressés.
Déchets générateurs de nuisances
Le règlement du 1 er février 1993 définit les conditions d’application de cette disposition.
Il soumet à autorisation préalable toute importation de déchets générateurs de
nuisances et définit les conditions autorisant l’exportation et le transit de ces
mêmes déchets.
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
12
Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Tri, conditionnement, collecteRéglementation
Planification
Conseils pratiques
Les aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.3 l Réglementation
1.3 l Réglementation

Déchets ménagers et assimilés

Le décret du 23 mars 1990, modifié le 18 août 1992, interdit l’importation des déchets ménagers et assimilés en vue de leur stockage. Elle peut néanmoins être acceptée, en cas d’accord entre la France et l’État producteur. L’importation de ces déchets en vue d’un autre mode de traitement est soumise à la procédure d’autorisation s’appliquant aux déchets générateurs de nuisances.

9) Transport, courtage et négoce de déchets générateurs de nuisances

Les articles L. 541-7 et L. 541-8 soumettent les activités de transport, négoce et courtage

À autorisation les activités pour les déchets qui présentent de graves dangers ou inconvénients

À déclaration les activités pour les déchets qui ne présentent pas de tels dangers et inconvénients

Le décret d’application du 19 août 1977, relatif aux informations à fournir au sujet des déchets générateurs de nuisances, a été complété par l’arrêté du 4 janvier 1985 concernant le contrôle des circuits d’élimination de ces mêmes déchets. Ces deux textes permettent d’assujettir un certain nombre d’entreprises au suivi des « déchets générateurs de nuisances » (terme défini par une liste donnée dans l’arrêté du 4 janvier 1985) par la mise en place de trois types d’obligations :

L’émission de bordereaux de suivi de déchets

La transmission, au service chargé du contrôle des installations classées, d’une déclaration trimestrielle concernant la gestion des déchets, pour un certain nombre d’entreprises

La tenue d’un registre, pour l’ensemble des producteurs, transporteurs et élimi- nateurs de déchets, dans lequel apparaissent toutes les opérations d’élimination des déchets. Ce registre doit être mis à la disposition des services chargés du contrôle des installations classées

10) Filières d'élimination agréées

L’article L. 541-22 prévoit que seules les installations agréées par l’administration ont l’autorisation de traiter les déchets générateurs de nuisances dont les catégories sont précisées par décret. Quatre catégories de déchets sont concernées par ces dispositions :

Les huiles usagées, pour les activités de collecte et d’élimination (décret du 21 novembre 1979)

Les PCB/PCT, pour les activités de traitement des déchets contenant des PCB/PCT (décret du 2 février 1987)

Les déchets d’emballages dont les détenteurs finaux ne sont pas les ménages, pour les activités de valorisation (décret du 13 juillet 1994)

Les piles, pour les activités de collecte et de traitement (décret du 12 mai 1999)

11) Emballages

L’article L. 541-10 fait « obligation aux producteurs, importateurs et distributeurs de produits générateurs de déchets de pourvoir ou de contribuer à l’élimination des déchets qui en proviennent ».

Décret du 1 er avril 1992 relatif à tous les déchets d’emballages dont les détenteurs finaux sont les ménages (applicable depuis le 1 er janvier 1993) Au terme de ce décret, tout producteur, tout importateur et tout responsable de la mise sur le marché de produits emballés, utilisés par les ménages, est tenu de pourvoir lui-même à l’élimination de l’ensemble de ses emballages usés ou d’y contribuer par l’intermédiaire d’un tiers agréé par l’État.

Les objectifs sont :

Améliorer l’élimination des déchets ménagers par l’obligation du tri et de la valorisation des emballages ménagers et notamment réduire les quantités enfouies

Obliger les industriels à contribuer ou à pourvoir à l’élimination de l’ensemble des déchets d’emballages qu’ils ont mis sur le marché

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CONTEXTE Dans la pratique, trois possibilités s’offrent aux industriels pour remplir leurs obligations. • La
CONTEXTE
Dans la pratique, trois possibilités s’offrent aux industriels pour remplir leurs obligations.
• La consigne
• La mise en place d’un système de récupération des emballages avec
des emplacements spécifiques
• Le recours à un organisme agréé par l’État qui se chargera de reprendre
et de valoriser les emballages
Le décret ne fait pas de distinction, ni de hiérarchisation, entre les différents modes
de valorisation : réutilisation, recyclage et valorisation énergétique.
Les objectifs de valorisation ne sont pas mentionnés précisément, mais ils doivent respecter
le décret du 18 novembre 1996, relatif aux plans territoriaux d’élimination des déchets.
Décret du 13 juillet 1994 relatif aux déchets d’emballages dont les détenteurs
finaux ne sont pas les ménages.
Champ d’application
Ce décret ne s’applique pas aux détenteurs de déchets d’emballages qui produisent
un volume hebdomadaire de déchets inférieur à 1 100 litres et qui les remettent
au service de collecte et de traitement des communes (article 3).
D’autre part, les déchets d’emballages de produits soumis aux dispositions du décret
du 28 septembre 1979 (produits pyrotechniques) sortent du champ d’application
de ce décret.
Obligations des détenteurs visés
Valorisation des déchets d’emballages par réemploi, recyclage ou toute autre
action visant à obtenir des matériaux réutilisables ou de l’énergie (article 2).
À cette fin, les détenteurs de déchets d’emballages doivent :
• soit procéder eux-mêmes à leur valorisation dans des installations agréées
• soit les céder par contrat à l’exploitant d’une installation agréée
• soit les céder par contrat à un intermédiaire assurant une activité de
transport par route, négoce ou courtage de déchets, dûment déclarée
auprès du Préfet de département
Tri à la source des déchets d’emballages pour éviter le mélange avec d’autres
déchets qui ne peuvent être valorisés selon les mêmes voies (article 4).
Signature d’un contrat entre le détenteur et le tiers, habilité par le Préfet, à qui
le détenteur remet, s’il y a lieu, ses déchets d’emballages pour en assurer
le transport, le négoce, le courtage ou la valorisation (articles 2 et 5).
Mise à la disposition des agents de l’État des informations relatives aux conditions
d’élimination des déchets d’emballages (article 9).
Conditions d’élimination des déchets d’emballages
La valorisation concerne le détenteur ou tout exploitant disposant d’une installation
agréée à cet effet et inscrite à la nomenclature des installations classées (articles 2,
6 et 7). La procédure d’agrément conduit à tenir informé le Préfet de la nature des
déchets qui peuvent être traités dans cette installation, des quantités maximales admises
et des conditions de leur élimination. Si l’installation est soumise à autorisation, l’arrêté
doit comporter les informations mentionnées ci-dessus.
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
14
Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Tri, conditionnement, collecteRéglementation
Planification
Conseils pratiques
Les aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
Déchets de 1.3 papiers l Réglementation et cartons
Déchets de 1.3 papiers l Réglementation et cartons

12) Plans territoriaux d'élimination des déchets

Définis par les articles L. 541-11 à L. 241-15, ils sont précisés par deux décrets d’application du 18 novembre 1996, relatifs, pour l’un, au plan d’élimination des déchets ménagers et assimilés, et pour l’autre, au plan d’éli- mination des déchets industriels spéciaux.

Les plans départementaux sont établis, sous la responsabilité des Préfets ou à leur demande, au sein d’une Commission réunissant tous les acteurs concernés.

L'élaboration du plan régional d’élimination des déchets industriels spéciaux et du plan régional d’élimination des déchets à risques d’activités de soins est placée sous l'autorité du Président du Conseil Régional conformément à la loi dite « démocratie de proximité » du 27 février 2002.

L’objectif est de définir les conditions d’élimination des déchets sur un territoire précisément délimité. Ils sont respectivement élaborés à l’échelle départementale ou interdépartementale pour le premier et à l’échelle régionale ou interrégionale pour le second.

Ces plans prévoient notamment les locali- sations préférentielles des futures installations de stockage et de traitement. Ils s’imposent aux personnes morales de droit public et à leurs concessionnaires, tant pour leurs projets futurs que pour leurs organisations actuelles qui doivent être compatibles ou rendues compatibles avec les plans dans un délai de cinq ans à compter de leur publication.

13) Intervention préventive et incitative de l’État

Les pouvoirs publics peuvent intervenir pour inciter les industriels à participer à l’élimination des déchets issus de leurs produits (article L. 541-10). Dans ce cadre, des accords contractuels ont été conclus entre l’administration et des industriels ou groupements professionnels pour réglementer,

interdire ou recommander l’utilisation de certains matériaux ou procédés et fixer des objectifs de taux de récupération minimum.

Le propriétaire ou l’exploitant d’une installation de stockage des déchets doit constituer des garanties financières, selon les modalités fixées par décret, pour assurer la surveillance du site, sa remise en état après fermeture et les interventions éventuelles en cas d’accident avant ou après fermeture (article L. 541-26). Les garanties financières doivent être décrites dans le dossier de demande d’autorisation.

w Livre V - Titre I

(Loi du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l’environnement)

Champ d’application

Elle réglemente les conditions d’ouverture, d’exploitation ou de fermeture de toute entreprise qui peut provoquer des nuisances du fait de sa présence ou de son fonctionnement. Les installations soumises à cette réglementation figurent dans la nomenclature des installations classées et elles doivent faire l’objet :

Soit d’une déclaration pour les établissements dont l’impact sur l’environnement est réduit. La procédure est simplifiée. L’exploitant adresse au Préfet une déclaration précisant notamment la nature de l’activité qu’il souhaite exercer. Le Préfet prend alors un arrêté-type qui fixe les règles d’exploitation

Soit d’une autorisation pour les établissements ou les installations qui génèrent des nuisances ou présentent des risques importants pour l’environnement. Ces installations ne peuvent fonctionner sans une autorisation préfectorale. Toutes les installations de transit et d’élimination de déchets ménagers et industriels, et la plupart des industries produisant des déchets spéciaux, sont soumises à autorisation préalable

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CONSEIL

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CONTEXTE Modalités d’application Le décret du 21 septembre 1977, modifié par ceux du 9 juin
CONTEXTE
Modalités d’application
Le décret du 21 septembre 1977, modifié par ceux du 9 juin 1994, du 5 janvier 1996,
du 20 mars 2000 et du 12 février 2001, établit les modalités d’application, notamment pour :
• Les procédures de demande d’autorisation et d’enquête publique et de constitution
du dossier de demande
• Le contenu de l’étude d’impact ; en particulier, « l’étude indiquera les dispositions
prévues pour l’élimination des déchets et résidus d’exploitation »
• La mission de l’inspection des installations classées
• La remise en état du site après cessation d’activité
Étude déchets
Une circulaire du 28 décembre 1990, relative aux installations classées pour la protection
de l’environnement instaure une nouvelle procédure, « l’étude déchets », qui vient compléter
l’étude d’impact. Cette étude, obligatoire pour toute nouvelle demande d’autorisation,
peut sous certaines conditions, être imposée à des industries déjà existantes. Cette
obligation est reprise par l’arrêté du 2 février 1998.
Arrêté du 2 février 1998 modifié relatif « aux prélèvements et à la consommation
d'eau ainsi qu'aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection
de l'environnement soumises à autorisation » demande que les installations soient
conçues de manière à limiter les émissions polluantes dans l'environnement, notamment
par la mise en œuvre de technologies propres, le développement de techniques de
valorisation, la collecte sélective et le traitement des effluents et déchets en fonction
de leurs caractéristiques, et la réduction des quantités rejetées.
AUTRES DISPOSITIONS
w Livre II - Titre I
(Loi sur l’eau du 16 décembre 1964)
La loi sur l’eau est intégrée en totalité dans le Code de l’Environnement, et plus
particulièrement dans son Livre II - milieux physiques, Titre I : Eau et milieu aquatique.
Les dispositions contenues dans le code interdisent le déversement de déchets susceptibles
de porter atteinte à la santé publique et à l’environnement, d’altérer la qualité des
eaux superficielles, souterraines intérieures et marines. Il soumet les rejets et les
dépôts de déchets en milieu aquatique à l’autorisation de l’administration.
Les décrets en date du 29 mars 1993 précisent à cet égard les conditions techniques
d’octroi des autorisations de rejet (flux polluants autorisés, débits, teneurs, contrôle
des caractéristiques physiques, chimiques et bactériologiques, échantillonnage).
Des niveaux de qualité particuliers doivent être respectés sur certains cours d’eau en
fonction des objectifs de qualité qui leur sont fixés.
Depuis 1983, pour les installations classées, l’arrêté préfectoral d’autorisation vaut
autorisation de rejet.
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
16
Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Tri, conditionnement, collecteRéglementation
Planification
Conseils pratiques
Les aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.4 l Planification
1.4 l Planification

Divers textes de police des eaux fixent les pénalités auxquelles s’exposent les contrevenants. La loi sur l’eau du 16 décembre 1964 avait créé les Agences de Bassin appelées aujourd'hui Agences de l’Eau. Elles ont principalement une mission d’incitation et d’aide à la réalisation

de travaux anti-pollution et d’aménagement hydraulique. Les Agences de l’Eau intervien- nent aussi dans le domaine de l’élimination des déchets industriels susceptibles de polluer les eaux, en accordant des subventions pour leur collecte et leur élimination.

1.4| PLANIFICATION

w Planification nationale

Les déchets dangereux dont la liste est fixée par décret, doivent faire l’objet d’une planifi- cation nationale établie par le ministre de l’environnement. Ils ne peuvent être traités que dans des installations autorisées.

w Planification régionale

Les plans d’élimination des déchets industriels spéciaux

Chaque région doit faire l’objet d’un plan régional ou interrégional d’élimination des DIS pris en application de l’article L.541-13 du Code de l’Environnement.

Le décret n°96-1009 du 18 novembre 1996 précise les modalités d’établissement du plan.

Pratiquement ce plan comprend :

Ce plan est ensuite soumis pour avis à différents conseils et commissions, puis mis à la disposition du public pour consultation durant deux mois, puis enfin soumis pour approbation à l’autorité qui l’a élaboré. Sa révision interviendra dans un délai de 10 ans à compter de son approbation dans les formes prévues pour son élaboration (sauf si l’économie du plan n’est pas remise en cause dans ce cas il n’y a pas lieu à enquête publique).

Le plan régional d’élimination des déchets industriels spéciaux en Picardie

Approuvé le 1 er février 1996 par arrêté du Préfet de Région rappelle les grands principes :

L’information du public

L’incitation à la réduction à la source et à la valorisation

 

Les mesures qu’il est recommandé de prendre pour prévenir l’augmentation de la production des déchets

Le recensement des installations existantes d’élimination de ces déchets notamment par valorisation, incinération, co-incinération, stockage, traitement physico-chimique ou biologique

 
 

La préférence régionale pour l’élimination

 
 

L’amélioration de la connaissance et de la gestion des déchets industriels spéciaux diffus

Il prévoit notamment de disposer :

 

D’une capacité d’incinération de 160 000 t/an

 

La localisation des installations qui seront nécessaires à l’avenir

 

D’un centre de stabilisation d’une capacité de 70 000 à 100 000 t/an

Un inventaire prospectif sur 10 ans des quantités de déchets à éliminer selon leur origine, leur nature et leur composition

D’un centre de stockage des déchets ultimes d’une capacité de 70 000 à 100 000 t/an

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CONTEXTE Le plan régional d’élimination des déchets à risque des activités de soins La loi
CONTEXTE
Le plan régional d’élimination des déchets à risque des activités de soins
La loi du 15 juillet 1975 modifiée et son décret d'application n°93-140 du 3 février
1993, prévoient l'établissement dans chaque région, d'ici le 4 février 1996, de plans
régionaux ou interrégionaux d'élimination des déchets autres que les déchets ménagers
et assimilés.
Une circulaire du 4 octobre 1995 précise que les déchets d'activités de soins sont
inclus dans ces plans avec obligation toutefois d’une coordination étroite avec les
plans départementaux ou interdépartementaux d'élimination des déchets ménagers
et assimilés (les déchets contaminés pouvant notamment être incinérés dans les
mêmes installations que les ordures ménagères).
Pour la Picardie, le Plan Régional d’Élimination des Déchets à Risques des Activités
de Soins prévoit :
• De rationaliser la collecte des déchets de soins en organisant le regroupement
des producteurs à l’échelon départemental, voire régional
• Pour satisfaire au mieux le principe de proximité et améliorer la protection de
l’environnement, des dispositifs de traitement des déchets à risque des activités
de soins devront être créés en Picardie en remplacement des actuels incinérateurs
hospitaliers. Le traitement sur des plates-formes communes aux déchets ménagers
et aux déchets de soins sera privilégié
• Des mouvements limités et contrôlés de déchets de soins entre la Picardie et les seules
régions limitrophes pourront être autorisés, soit à titre permanent (franges géographique,
organisation interrégionale de soins…) soit à titre temporaire (incident sur des unités de
traitement…)
• L’élimination des déchets à risques des activités de soins sera organisée dans la plus
grande transparence. A cette fin une commission de suivi du plan sera mise en place
Ce Plan Régional d‘Élimination des Déchets à Risques des Activités de Soins de
Picardie (PREDRAS) a été approuvé par arrêté préfectoral du 1 er février 1996.
w Planification départementale
Les plans d’élimination des déchets ménagers et assimilés
Selon les dispositions du décret n°96-1008 du 18 novembre 1996 relatif aux plans
d’élimination des déchets ménagers et assimilés, ceux-ci ont pour objet de coordonner
l’ensemble des actions à mener tant par les pouvoirs publics que par des organismes
privés en vue notamment d’assurer l’élimination des déchets ménagers ainsi que tous
déchets qui par leur nature peuvent être traités dans les mêmes installations que les
déchets ménagers.
Ces plans d’élimination élaborés sous l’autorité du Préfet (excepté lorsque le Conseil
Général demande à en prendre la responsabilité) comprennent des mesures pour :
Prévenir la production des dits déchets notamment les déchets d’emballages dont les
détenteurs finaux sont les ménages et promouvoir, le cas échéant, la réutilisation de
ces déchets
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
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Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Réglementation
Tri, conditionnement, collectePlanification
Conseils pratiques
Les aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.4 l Planification
1.4 l Planification

Établir un inventaire prospectif de 5 à 10 ans sur les quantités de déchets à éliminer en fonction de leur nature et de leur origine

Fixer pour les diverses catégories de déchets ceux qui doivent à terme être soit valorisés, soit incinérés et détruits, soit stockés

Recenser les installations d’élimination déjà existantes ainsi que celles qu’il sera nécessaire de créer

Le projet de plan est soumis à enquête publique et révisé dans un délai de 10 ans à compter de son approbation dans les formes prévues pour son élaboration (sauf si l’économie du plan n’est pas remise en cause dans ce cas il n’y a pas lieu à enquête publique).

Une circulaire (Ministère de l’Aménagement et du Territoire et de l’Environnement) du 28/04/1998 relative « à la mise en œuvre et aux évolutions des plans départementaux » réoriente les plans adoptés ou en cours d’adoption afin d’intégrer davantage de recyclage matière et organique et de limiter ainsi le recours à l’incinération et à la décharge.

L’objectif retenu est qu’à terme, la moitié de la production de déchets dont l’élimination est de la responsabilité des collectivités locales soit collectée pour récupérer des matériaux en vue de leur réutilisation, de leur recyclage, et de leur traitement biologique ou de l’épandage agricole.

w Pour la Picardie, les plans départementaux d’élimination des déchets ménagers et assimilés prévoient notamment

(Source : Profil Environnemental Régional de Picardie)

 

Aisne

Oise

Somme

(1995 et révision mars 2000)

(1994 et révision septembre 1999)

(1995 et révision octobre 1999)

Échéance 2005

Échéance 2009

De 1999 à 2013 (3 périodes)

Échéance 2003

Valorisation matière

52% des déchets des ménages ainsi extraits à l’échéance 2009.

40% en 2007 et 50% en 2013 des déchets ménagers extraits 30% DIB

15% des déchets ménagers extraits 37,5% des emballages 40% DIB

par recyclage

 

25% de la population concernée

80% de la population concernée

Compostage déchets fermentescibles et déchets verts

Valorisation organique :

Valorisation organique

22% des déchets ménagers

Unités de tri

6 centres de tri pour capacité de 26 000 t/an

5 centres de tri

4 centres de tri

Plates-formes de compostage

8 plates-formes de compostage et 38 900 t compostées

9 plates-formes de compostage et 62 000 t compostées

4 plates-formes dont une pour déchets verts+boues

 

Unités de traitement

Incinération : projet de 80 tonnes/an

Incinération : projet de 80 tonnes/an

Incinération : 1 usine prévue

Incinération : extension unité à 95 000 tonnes/an + création d’une usine à Amiens.

7 CET II (comme aujourd’hui)

CET II et III :

CET II et III :

 

155 100 t/an (DM+gravats) + 60 000 t/an pour DIB 4 CET II

133 100 t/an (DM+gravats) + 60 000 t/an pour DIB 4 CET II

7 CET II

Méthanisation : tri progressif de la partie fermentescible des déchets des ménages du district du Grand Amiens.

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CONTEXTE Plan d’élimination des déchets de chantiers du bâtiment et des travaux publics La circulaire
CONTEXTE
Plan d’élimination des déchets de chantiers du bâtiment
et des travaux publics
La circulaire interministérielle de 15 février 2000, relative à la planification des déchets
de chantiers du bâtiment et des travaux publics vise la mise en place d’un réseau
de décharges et d’installations de traitement des déchets. Elle demande aux Préfets :
d’initier et d’animer une réflexion locale en vue de planifier la gestion des déchets
du BTP dans une logique volontaire et consensuelle ».
«
Actuellement, le code de l’urbanisme confie au maire le pouvoir d’autoriser, de refuser
et de réglementer les conditions d’aménagement et d’exploitation de ces décharges.
Les pistes de réflexions sont les suivantes :
• Assurer un respect de la réglementation en luttant contre les décharges sauvages
• Mettre en place un réseau de traitement en prenant en considération :
- la quantification des déchets de chantiers prenant en compte la catégorie
des déchets et si possible les filières matériaux
- le recensement de filières existantes et futures ainsi que leurs capacités
- la détermination des installations nouvelles nécessaires dans une logique
de proximité
- un bilan de la gestion des ressources en matériaux et du recours
aux matériaux recyclés
• Permettre au secteur du BTP de participer au principe de réduction à la source des déchets
• Réduire les mises en décharges et favoriser le recyclage des déchets
• Mieux impliquer les maîtres d’ouvrage publics dans l’élimination des déchets générés
par la réalisation de leurs commandes
En Picardie, l'ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de la construction travaille
à l'élaboration des plans départementaux de gestion des déchets du BTP. Un de ces
plans (qui s’appuient sur une première réflexion régionale) est en cours de validation pour
l’Oise. Pour l’Aisne et la Somme ils sont en cours d’élaboration. L'un des principaux
enseignements issu de cette concertation est la nécessité de sensibiliser les maîtres
d’œuvre afin qu’ils intègrent non seulement des critères de déconstruction, de chantiers
verts, de Haute Qualité Environnementale, mais aussi des taux ou propositions d’utilisation
de matériaux recyclés.
Enfin, précisons que la circulaire du 18 juin 2001 relative à la gestion des déchets du
réseau routier national demande :
• La valorisation et le recyclage des déchets issus de la route
• La réutilisation des matériaux recyclés issus du BTP
Un guide technique relatif aux installations de stockage de déchets inertes » a été édité
par le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement en avril 2001, il a
été conçu pour répondre aux nombreuses demandes des autorités municipales.
Il traduit les exigences réglementaires de la directive européenne du 26 avril 1999
et préfigure le prochain texte réglementaire. Il donne les conditions d’aménagement
des sites adaptées au caractère inerte des déchets.
«
Ce guide est disponible sur le site du Ministère :
www.environnement.gouv.fr/telch/2001-t2/guide-dechets-inertes.pdf
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
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Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Réglementation
Planification
Tri, conditionnement, collecteConseils
pratiques
Les aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.5 l Conseils pratiques
1.5 l Conseils pratiques

1.5| CONSEILS PRATIQUES

LES BOURSES DES DÉCHETS

Les déchets des uns sont parfois les matières premières des autres, ce qui peut rendre intéressants les transferts de ces matériaux entre entreprises. Les bourses de déchets ont ainsi vocation de mettre en relation des offreurs et des repreneurs potentiels de déchets, en leur permettant de consulter et de publier sur Internet des petites annonces d’offres et de demandes de déchets. Parmi les bourses de déchets, on peut citer :

w En France

La bourse des déchets du CIEPE (Centre d’Information Environnement Pour les Entreprises)

Fruit d’un partenariat entre :

- La Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP)

- L’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie (ACFCI)

- Des Chambres locales et Régionales de Commerce et d’Industrie dont

- La Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie de Picardie (CRCI)

Ce service est proposé aux entreprises sous l’égide du CIEPE, les annonces sont diffusées sur le site Internet de la CCIP :

www.bourse-des-déchets.fr

La bourse des déchets de la CCI Moselle Cette bourse est accessible par le biais du site Internet de la CCI : www.moselle.cci.fr

w

La Bourse Belge de Déchets organisée par

le Ministère fédéral des Affaires économiques, division Compétitivité de l’Administration de

la qualité et de la sécurité, les annonces de la Bourse Belge de Déchets sont collectées

et diffusées par le biais d’une publication expédiée 6 fois par an. Pour s’inscrire et recevoir gratuitement un exemplaire du bulletin d’information de la Bourse Belge de Déchets, vous pouvez envoyer un email à l’adresse suivante : bourse.dechets@mineco.fgov.be

LES LOGICIELS DE GESTION DES DÉCHETS ET D AIDE RÉGLEMENTAIRE ET LEGISLATIVE

Afin d’aider les entreprises dans leur démarche de gestion des déchets, plusieurs sociétés ont développé des outils d’aide à la gestion :

connaissance de la réglementation, établissement des différentes déclarations et analyse des flux de déchets de l’entreprise. La configuration requise consiste le plus souvent en un matériel de type micro ordinateur compatible PC.

Les coûts de logiciels comprennent au minimum le coût d’exploitation et le coût de maintenance et diffèrent selon leur utilisation (monoposte ou réseau). Ils peuvent aussi comprendre des coûts d’installation et de sessions de formation.

On distingue 2 types de logiciels :

Les logiciels de gestion des déchets, Les logiciels d’aide réglementaire et législative.

Les listes ci-dessous ne sont pas exhaustives.

Logiciel de gestion de déchets

w Oise

ENVIROPACK

275, rue Roger Duquenois 60170 CAMBRONNE LES RIBÉCOURT Tél : 03 44 96 06 96 E-mail : siege@envirolog.fr

EN

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CONSEIL

RÉGIONAL

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CONTEXTE w Autres départements ALISON 1, rue François Carco CAKTUS 69120 VAULX EN VELIN 6,
CONTEXTE
w Autres départements
ALISON
1, rue François Carco
CAKTUS
69120
VAULX EN VELIN
6, boulevard Clémenceau
BP 77
18012
BOURGES CEDEX
Tél : 02 48 48 04 80
Fax : 02 48 70 61 20
E-mail : info@caktus.fr
www.caktus.fr
Tél : 04 37 45 29 29
Fax : 04 37 45 29 30
E-mail : info@alison-envir.com
www.alisson-envir.com
ECOMASTER
Ecomaster France
36, rue Dombasle
ADATIRE
75015
PARIS
25, avenue Auguste Cot
34600
BEDARIEUX
Tél : 04 67 95 01 02
Fax : 04 67 95 14 04
E-mail : adatire@wanadoo.fr
www.pro.wanadoo.fr/adatire
Tél : 01 45 33 72 05
Fax : 01 45 33 63 27
E-mail : info@ecomaster.com
DECADE
TGS Provence S.A.
36, rue Dombasle
LOGIDEC
75015
PARIS
Inter Service Environnement (IES)
45, route de Lyon
38000
GRENOBLE
Tél : 01 45 33 72 05
Fax. : 01 45 33 63 27
E-mail : jean-michel.mechin@ecomaster.com
Tél : 04 76 85 47 51
CLARIDIS
Fax
: 04 76 85 47 50
TERIS
E-mail : ienvironnement@wanadoo.fr
54, rue Pierre Curie
TENNAXIA DECHET
ZI des Gâtines BP 131
6, rue Leonard de Vinci
78373
PLAISIR CEDEX
53001
LAVAL
Tél : 02 43 49 75 50
Fax : 02 43 49 75 77
E-mail : contact@tennaxia.com
www.tennaxia.com
Tél : 01 30 79 31 50 (04 72 49 24 29)
Fax : 01 30 79 31 30
GEDAM PRO
Zone portuaire
427, route de Hazay
ALOATEC
78520
LIMAY
ZA Marcel Doret
825, rue Marcel Doret
Tél : 01 34 97 91 80
Fax : 01 34 97 91 89
62100
CALAIS
WISARD
Tél : 03 21 34 96 45
Fax : 03 21 97 56 20
E-mail : contact@aloatec.com
www.aloatec.com
Ecobilan S.A.
Tour AIG
34 Place des Corolles
92908
PARIS LA DÉFENSE
GREENWORLD
1 A, rue de la Verdure
67640
FEGERSHEIM
Tél : 01 56 57 11 00
Fax : 01 56 57 16 36
E-mail : info@ecobilan.com
Tél : 03 88 68 51 41
Fax : 03 88 68 56 02
E-mail : greenworld@wanadoo.fr
www.greenworld.fr
IMEDIA
Allée de la Gare
Bât. ISBA
95570
BOUFFEMONT
QALITEL FOREC
27, rue des alliés
67117
ESCHAU
Tél : 03 88 64 32 33
Fax : 03 88 68 59 45
E-mail : forec@wanadoo.fr
Tél : 01 39 35 04 33
Fax : 01 39 35 05 28
E-mail : info@imedia.fr
www.imedia.fr
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
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Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Réglementation
Planification
Tri, conditionnement, collecteConseils
pratiques
Les aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.5 l Conseils pratiques
1.5 l Conseils pratiques

Logiciel d’aide réglementaire ou législative

w Oise

AIDA de l’INERIS

Parc Technologique ALATA BP 2

60550 VERNEUIL-EN HALATTE

Tél : 03 44 55 66 77 Fax : 03 44 55 66 99 www.ineris.fr

w Autres départements

Juridisque ICPE/EAU/DÉCHETS de LAMY

LAMY SA

21/23, rue des Ardennes

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L ÉTUDE DÉCHETS

Selon la circulaire du 28 décembre 1990, une étude déchets comporte trois volets :

La description de la situation existante en matière de gestion des déchets dans l’entreprise

Une étude technico-économique des solutions alternatives pour la gestion des déchets dans l’entreprise

La présentation et la justification des choix retenus par l’industriel pour la gestion des déchets dans son entreprise

Dans le cadre de l’étude déchets, on considère qu’il y a quatre niveaux en matière de gestion des déchets dans l’entreprise :

Niveau 0 : réduction à la source de la quantité et de la toxicité des déchets produits. C’est le concept de technologie propre

Niveau 1 : recyclage ou valorisation des sous-produits de fabrication

Niveau 2 : traitement ou prétraitement des déchets. Ceci inclut notamment les traitements physico-chimiques, la détoxication, l’évapo-incinération ou l’incinération

Niveau 3 : mise en décharge ou enfouissement en site profond

w Première partie de l’étude déchets

Description de la situation existante en matière de gestion des déchets dans l’entreprise.

Description des modes de génération des déchets (niveau 0)

Cette description doit être brève mais néanmoins exhaustive en ce qui concerne la production des déchets à chaque étape de la fabrication.

Tous les types de déchets, au sens large du terme, devront être pris en compte (rebus de fabrication, chutes de produits qui font l’objet d’un recyclage dans l’usine elle-même.

Pour chaque déchet produit, il devra être indiqué :

La désignation

Le code déchet au titre de la nomenclature

La quantité

Le mode d’élimination ou de valorisation qu’il soit interne ou externe à l’établissement ainsi que son mode de conditionnement

La composition ainsi que les principales caractéristiques pertinentes au vu de la filière d’élimination actuellement mise en œuvre

Pour la composition, l’industriel devra essayer dans la mesure du possible d’apprécier la variabilité tant qualitative que quantitative de son déchet. En effet étant donné que les produits finis doivent rester invariants, c’est dans les déchets que se répercutent finalement les aléas de production.

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CONTEXTE Pour les principales caractéristiques du déchet, compte tenu de la filière d’élimination choisie,
CONTEXTE
Pour les principales caractéristiques du déchet, compte tenu de la filière d’élimination
choisie, celles-ci sont résumées dans le tableau ci-après.
Pour les déchets devant subir des traitements préalables à leur élimination finale il est
difficile de fixer a priori les caractéristiques pertinentes, mais il est fréquent d’avoir à
déterminer le nombre de phases, les pH, les potentiels d’oxydo-réduction, la capacité
des boues à l’épaississement gravitaire ou à la filtration ainsi que leur siccité.
w Caractérisation des déchets
Liste indicative des paramètres
Caractérisation physique
• Nombre de phase
• Nature des phases et proportion
• Couleur
• Odeur
• % de matières volatiles
• Consistance dans la phase solide
• Pouvoir calorifique
• Teneur en eau
• Point éclair
Teneur en cendre
Présence de substances toxiques
• Alcalins
• Métaux lourds
• Soufre
• Halogènes
Analyses des lixiviats pour tous les déchets solides
Lixiviation suivant la norme AFNOR X 31.210
Analyses des liquides
• DCO, pH, résistivité
• Métaux lourds
• Arsenic, cyanures, phénols, solvant, hydrocarbures
Ces listes ne sont pas exhaustives, elles peuvent être complétées par d’autres
éléments constituants du déchet. Pour l’analyse des déchets liquides ou lixiviats,
le tableau ci-dessous regroupe les normes AFNOR les plus courantes.
Substances toxiques à doser
ou grandeurs à mesurer
Normes
Substances toxiques à doser
ou grandeurs à mesurer
Normes
pH
NFT 90 008
Phénols
NFT 90 204
Conductivité
NFT 90 031
Sulfates
NFT 90 009
DCO
NFT 90 101
Nitrates
NFT 90 012
Métaux lourds
NFT 90 027
Chlorures
NFT 90.014
Chrome VI
NFT 90 112
Nitrites
NFT 90 013
Chrome total
NFT 90 028
Ammonium
NFT 90 015
Plomb
NFT 90 012
Fluorures
NFT 90 004
Zinc
NFT 90 112
Sulfures
NFT 90 026
Nickel
NFT 90 112
Arsenic
NFT 90 120
Cadmium
NFT 90 022
Cuivre
Polychlorobiphényles, Phtalates
pesticides organochlorés
NFT 90 113
Cyanures totaux
NFT 90 107
Mercure total
NFT 90 114
Cyanures libres
NFT 90 108
Hydrocarbures
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
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Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Réglementation
Planification
Tri, conditionnement, collecteConseils
pratiques
Les aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.5 l Conseils pratiques
1.5 l Conseils pratiques

w Description des opérations de recyclage ou de valorisation (niveau 1)

Lorsqu’il existe, le recyclage de déchets intermédiaires en fabrication après traitement complémentaire éventuel, devra être décrit de façon détaillée.

Outre la description proprement dite, il faudra indiquer si ce recyclage a fait l’objet d’études particulières ainsi que les avantages ou inconvénients mis en évidence.

Toute étude sur le recyclage réalisée dans le passé et ayant conclu négativement devra également être brièvement résumée avec la date, le déchet visé, la technique envisagée et les raisons de la non réalisation (coût, détérioration du produit fini…)

w Description des filières de traitement ou de prétraitement (niveau 2)

En face de chaque installation de traitement ou de prétraitement devra figurer un récapitulatif des déchets traités par elle (désignation, caractérisation, tonnages annuels moyens) avec des indications sur les conditions d’apport.

Modes de traitement ou de prétraitement externes.

Les noms et adresses des centres de traitement devront être indiqués et les arrêtés d’auto- risation correspondants figurer en annexe.

Modes de traitement ou de prétraitement internes.

Pour chaque installation interne de traitement ou prétraitement, il faudra faire une description extensive de ces traitements et de leurs impacts sur l’environnement et indiquer la partie d’arrêté préfectoral correspondant et son respect article par article.

w Description de filières d’élimination par la mise en décharge (niveau 3)

De même que pour les filières de traitement il conviendra de préciser en face de chaque installation d’élimination un récapitulatif des déchets traités par elle (désignation, caractérisation, tonnages annuels moyens) avec des indications sur les conditions d’apport.

Modes d’élimination externes

Modes d’élimination internes

Pour les décharges internes à l’entreprise, il conviendra pour chacune d’elle de rappeler la situation géographique, hydrogéologique (présence de nappes…) et géologique. Des études complémentaires pourront être nécessaires dans le cas d’anciennes décharges internes n’ayant jamais fait l’objet d’étude d’impact.

w Stockages intermédiaires, modalités de transport

La description des filières de traitement ou de prétraitement (niveau 2) et des filières d’élimination par la mise en décharge devra comporter la présentation des éventuels stockages intermédiaires et aborder la question des modalités de transport des déchets.

En particulier, il faudra préciser, si l’entreprise dispose de stockages intermédiaires de déchets en y indiquant le type de déchets concernés, les conditions techniques de stockage, la durée moyenne de stockage pour un déchet donné, la variation dans le temps de la quantité de déchets stockée au même moment. Il pourra être nécessaire de s’assurer de la non pollution de la nappe au droit des stockages.

Enfin, l’existence de stockage de déchets due à l’absence (conjoncturelle ou « permamente ») devra être signalée.

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CONTEXTE Devra figurer un état récapitulatif des déchets transportés à l’extérieur du site de l’entreprise
CONTEXTE
Devra figurer un état récapitulatif des déchets transportés à l’extérieur du site de
l’entreprise (désignation, références, tonnages annuels, distances parcourues…) avec
le nom et l’adresse des transporteurs auxquels l’entreprise fait appel. Les copies
d’agréments et récépissés de déclaration transport, négoce et courtage seront collectés
en annexe
w Deuxième partie de l’étude déchets
Étude technico-économique des solutions alternatives pour la gestion des déchets
dans l’entreprise
Dans cette seconde partie, il s’agit d’analyser de façon critique la gestion actuelle des
déchets dans l’entreprise, puis d’inventorier et d’étudier au plan technique comme au
plan économique, les solutions alternatives qui pourraient être mises en œuvre en vue
de réduire la quantité de déchets produits ou diminuer leur toxicité.
En reprenant le plan et la méthodologie de la première partie et pour chacun des
déchets produits pour lequel il est actuellement mis en œuvre une gestion de niveau n,
l’industriel devra étudier les possibilités de mettre en œuvre une gestion de niveau n-1
ou n-2.
Ainsi il devra rechercher s’il n’existe pas de nouvelles technologies propres susceptibles
d’être utilisées dans son entreprise (niveau 0), il devra également recenser et étudier
toutes les possibilités de valorisation ou de recyclage tout ou long du processus de
production, notamment pour les déchets actuellement traités ou prétraités.
Dans une seconde partie l’industriel cherchera sur le plan technique et économique
toutes les solutions de traitement ou de prétraitement pour les déchets que l’on ne
pourra éviter de produire et qui ne pourront pas être recyclés ou valorisés. L’industriel
enfin étudiera les possibilités de traitement ou prétraitement des déchets actuellement
mis en décharge.
w Troisième partie de l’étude déchets
Présentation et
justification technico-économique des choix retenus pour la
gestion des déchets dans l’entreprise.
Pour chacun des déchets produits dans l’entreprise pour lequel l’industriel propose
une gestion de niveau n, il devra justifier qu’il n’est pas techniquement possible,
à un coût économiquement acceptable d’opter pour une gestion de niveau n-1.
Principe n°1
Un résidu ne deviendra un déchet et ne pourra être éliminé par incinération,
détoxication, mise en décharge, etc… que s’il est démontré qu’il n’est pas possible
de le recycler ou de le valoriser à un coût économiquement acceptable.
Principe n°2
Un déchet ne pourra être éliminé en décharge (ou dans un stockage souterrain),
qu’elle soit interne ou externe, que s’il ne peut être ni recyclé, ni valorisé,
ni détoxiqué, ni incinéré, etc… à un coût économiquement acceptable.
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
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Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Réglementation
Planification
Conseils pratiques
Tri, conditionnement, collecteLes
aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.6 l Les aides financières
1.6 l Les aides financières

LES AGRÉMENTS DES LABORATOIRES DANALYSES

Dans ce guide vous trouverez une liste des laboratoires dans le Chapitre Conseils et appuis.

Nous ne pouvons attester la qualité de leurs prestations, cependant chaque année les agréments pour l’analyse des émissions à l’atmosphère et des émissions dans l’eau sont diffusés par arrêtés ministériels.

En 2002, les deux arrêtés cités ci-dessous ont répertorié les agréments :

Arrêté du 24 décembre 2002 portant agrément des labora- toires ou des organismes pour effectuer certains types de prélèvements et d'analyses à l'émission des substances dans l'atmosphère

Arrêté du 19 novembre 2002 portant agrément des labora- toires pour exécuter certains types d’analyses des eaux ou des sédiments

1.6| LES AIDES FINANCIÈRES

Les opérations de collecte ou de traitement peuvent bénéficier d’aides financières.

Elles peuvent être sollicitées auprès :

De l’État

Du Conseil Régional

Du Conseil Général

De l’Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (ADEME)

De l’Agence de l’Eau

Des sociétés agréées (Eco-Emballages, Adelphe)

Chaque organisme applique des critères d’attribution et des taux de subvention spécifiques. Les programmes d’aides sont révisés régulièrement. Ces aides peuvent intervenir à différents stades du projet dans la mesure où ce dernier est en cohérence avec le plan départemental.

On notera l’existence d’aides aux études, à l’investissement et à l’exploitation.

On distinguera les grands

principes d’aides en fonction

de l’origine du projet.

AIDES AUX COLLECTIVITÉS
AIDES
AUX
COLLECTIVITÉS

w Aides de L’ADEME

Le système d'aides financières à la gestion des déchets a été modifié au 1 er janvier 2003. Les aides actuellement octroyées sont

Les aides à la décision, y compris les aides aux chargés de missions

Les aides à la Recherche et au Développement

SITES INTERNET Les sites internet de la législation et de la réglementation www.aida.ineris.fr Site juridique
SITES INTERNET
Les sites internet de la législation
et de la réglementation
www.aida.ineris.fr
Site juridique officiel du gouvernement
français, géré par l’INERIS
www.droit.org/jo
Portail du droit français, recherche
dans le Journal Officiel
www.envirodroit.net
Service d’externalisation de la veille
réglementaire des entreprises
www.environnement.gouv.fr
Site Officiel du Ministère de l’Écologie
et du Développement Durable
www.environet.fr
L’Internet environnement au service
des entreprises
www.enviroveille.com
Base de données juridiques sur
l’environnement éditée par l’ACFCI - CFDE
www.europa.eu.int/eur-lex/fr/index.html
Portail d’accès au droit
de l’Union Européenne
www.europa.eu.int/scadplus
Synthèse de la législation
de l’Union Européenne
www.journal-officiel.gouv.fr
Journal Officiel
www.industrie.gouv.fr
Actualité Européenne, notamment
sur l’énergie et l’environnement
www.legifrance.gouv.fr
www.senat.fr
Site du Sénat où il est possible
de trouver les propositions de lois…

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CONTEXTE Sont exclues toutes les aides aux équipements ou aux travaux (par exemple : réhabilitation
CONTEXTE
Sont exclues toutes les aides aux équipements ou aux travaux (par exemple : réhabilitation
des décharges), ainsi que les anciennes aides aux départements prenant la compétence
des plans.
Toutefois les délégations régionales de l'ADEME apportent un soutien technique aux
collectivités locales.
Champ des aides
Les aides à la décision concernent les opérations suivantes
• Les études locales
• L'information/sensibilisation des acteurs locaux
• La sensibilisation liée au comportement des usagers
• Le soutien à un chargé de mission dans le cadre des contrats territoriaux déchets
Le taux d'aide et l’assiette de l’aide sont donnés sur le site Internet de l’ADEME
Contact : voir aides aux entreprises
w Aides de l’Agence de L’Eau Seine-Normandie
Création de déchèteries
L’Agence de l’Eau Seine-Normandie apporte des aides pour les investissements
de collecte et de stockage des déchets dangereux des ménages et/ou des artisans
et petites entreprises en accordant aux collectivités des subventions pour la création
de déchèteries.
Élimination des déchets dangereux des ménages
L’Agence de l’Eau Seine-Normandie apporte des aides au fonctionnement en accordant
aux collectivités des subventions pour l’élimination des déchets dangereux des ménages
qu’elles collectent.
w Aides des sociétés agréées
Les aides des sociétés agréées telles que Eco-Emballages et Adelphe sont surtout des
aides à l'exploitation. Elles peuvent apporter leur soutien aux Collectivités locales dans
le développement de leurs dispositifs de collecte sélective et de valorisation des
emballages ménagers.
Ces aides sont conditionnées par l'adoption d'un contrat programme d'une durée de
six ans entre la collectivité et la société agréée. Dans ce cas, cette dernière garantit la
reprise des matériaux triés et paie la collectivité à la tonne valorisée suivant un barème
prédéfini.
Eco-Emballages reverse chaque année environ 90% de son budget pour aider les collectivités
dans l'organisation de la collecte sélective.
Un système de redistribution qui porte ses fruits puisque plus de 29 400 communes
sont déjà bénéficiaires des aides Eco-Emballages
Pour Adelphe, des partenariats multimatériaux s’étendent aujourd’hui dans plus de 25
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
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Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Réglementation
Planification
Conseils pratiques
Tri, conditionnement, collecteLes
aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.6 l Les aides financières
1.6 l Les aides financières
départements et concernent des collectivités très diverses : syndicats ruraux ou semi-urbains, villes moyennes et
départements et concernent des collectivités
très diverses : syndicats ruraux ou semi-urbains,
villes moyennes et grandes agglomérations.
AIDES
AUX
ENTREPRISES

Toute entreprise doit, de plus en plus, prendre en considération les questions liées à l'environ- nement et à l'énergie dans ses pratiques quotidiennes de management.

Le protocole de Kyoto va induire, pour chacun des pays signataires, un effort de réduction des consommations énergétiques et notamment une amélioration de l'efficacité énergétique dans le secteur de l'industrie. Les investissements nécessaires pour une modernisation des procédés de production, conduisent les entreprises à rechercher des capacités de financement.

Par ailleurs, qu'il s'agisse de la réduction des rejets atmosphériques, du traitement des déchets dangereux, de la valorisation des emballages ou du diagnostic de la pollution des sols, les réglementations sont complexes et en constante évolution. La connaissance de l'ensemble des réglementations applicables et mieux encore de leur évolution prévisible à moyen terme, est pourtant une nécessité primordiale pour assumer la responsabilité d'un site industriel et adapter sa politique d'équipement.

Dans le domaine de la pollution atmosphérique, les engagements internationaux contractés par la France et l'Union européenne vont imposer au plan national un effort très important de réduction des émissions, de l'ordre de 50%, ce qui va induire des investissements lourds pour les entreprises.

De même, la limitation de la mise en décharge et les obligations de valorisation de certaines catégories de déchets industriels, ainsi que le montage de filières organisées pour certains produits de consommation en fin de vie, vont nécessiter de la part des producteurs ou de leurs prestataires de service, des investissements importants.

Des entreprises se trouvent également confrontées à la pollution des sols engendrée

par les activités industrielles présentes ou passées. Les décisions à prendre dans ce domaine peuvent s'avérer lourdes de conséquences et doivent s'appuyer sur des études préalables.

Enfin, le management environnemental permet aux entreprises d'intégrer la gestion de l'environ- nement et de l'énergie dans l'ensemble des pratiques managériales de l'entreprise. Il permet à ces dernières, à travers par exemple la certification, de valoriser les efforts réalisés et d'améliorer ainsi leur compétitivité.

w ADEME et Conseil Régional Fonds FREMEDE et FEDER

FREMEDE (Fonds Régional pour l’Environnement, la Maîtrise de l’Énergie, des Déchets et des Ecofilières) FEDER (Fonds Européen de Développement Régional)

Dans le cadre de leurs activités et concernant les domaines de l’énergie et l’environnement, l’entreprise est confrontée à :

La réduction des consommations d’énergie

La gestion des déchets

La pollution des sols

La réduction des émissions atmosphériques

La gestion d’un parc de véhicules

La prise en compte de la dimension environ- nementale dans l’organisation de l’entreprise (management environnemental)

Dans tous ces domaines, l’ADEME et le Conseil Régional de Picardie, dans le cadre du FREMEDE ou du FEDER accompagnent et proposent un soutien financier.

Soutien à la recherche et au développement

- Recherche fondamentale

- Recherche industrielle

- Développement

Aides à la décision

- Pré-diagnostic

- Diagnostic

- Étude de faisabilité

- Conseil d’orientation pour un groupe d’entreprises

Aides à l'investissement

- Aides aux opérations de démonstration

- Aides aux opérations exemplaires

- Aides à la diffusion

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CONTEXTE Les aides sur les investissements des équipements de déchets ne sont possibles que que
CONTEXTE
Les aides sur les investissements des équipements de déchets ne sont possibles que
que dans certains cas.
D’autres aides sont proposées par l’ADEME :
• FOGIME (Fonds de Garantie des Investissements de Maîtrise de l'Énergie)
En partenariat avec la BDPME - SOFARIS, afin d’obtenir une garantie supplémentaire
pour les prêts contractés.
- Acquisition de matériels permettant des économies globales d’énergie
- Modifications d’installations industrielles et de procédés
- Utilisation d’énergies renouvelables
- Fabrication de matériels
• FIDEME (Fonds d’Investissements de l’Environnement et de la Maîtrise d’Énergie)
Relevant de la catégorie des fonds communs de placement à risques (FCPR),
ce fonds est destiné à promouvoir et à faciliter le financement de projet utilisant
des technologies connues et éprouvées, et non des innovations technologiques,
dans les secteurs suivants :
- Le recyclage et la valorisation des déchets
- Les équipementiers, des secteurs de la maîtrise d’énergie et de la valorisation
des déchets, qui sont des PME au sens communautaire du terme
Pour connaître précisément les modalités d’aides (éligibilité, dossier…), renseignez
vous auprès de l’ADEME ou du Conseil Régional de Picardie.
w Agence de L’Eau Seine-Normandie
Dans le cadre de leurs activités, les entreprises produisent des déchets dangereux.
L'Agence de l'Eau les aide à :
• Produire moins ou mieux les valoriser
-
Aides aux investissements de mise en œuvre d'une technologie propre ou d’un recyclage
sous forme de subvention couvrant 20% des travaux (30% pour les PME*) et de prêt à
taux zéro sur 8 ans couvrant 50% des travaux.
• Prévenir
- Aides aux investissements de prévention des pollutions accidentelles ou dispersées
sous forme de prêt à taux zéro sur 8 ans couvrant 70% des travaux (80% pour les
PME*).
- Aides aux « études déchets » pour la phase d'étude de solutions alternatives de gestion
des déchets sous forme de subvention à hauteur de 50% du coût de l'étude.
• Mieux les éliminer
-
Subvention sur la dépense de collecte et de traitement (dans la limite d'un prix plafond) si
l’élimination des déchets est réalisée en installation collective conventionnée par
l’Agence. Cette aide est limitée aux PME*
• Investir pour une installation de stockage ou de traitement
- Aide à l'investissement de création ou d'amélioration d'une installation de traitement
propre à votre entreprise : subvention couvrant 20% des travaux (30% pour les PME*) et
prêt à taux zéro sur 8 ans couvrant 50% des travaux.
- Aide à l'investissement de collecte et stockage
intermédiaire des déchets sur le lieu de production (mêmes aides que ci-dessus).
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
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Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Réglementation
Planification
Conseils pratiques
Tri, conditionnement, collecteLes
aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.6 l Les aides financières
1.6 l Les aides financières

* est une PME, au sens du règlement européen n°70-2001 du 12 janvier 2001, une entreprise :

- qui emploie moins de 250 personnes

- dont le chiffre d’affaires annuel est < à 40 millions d’Euros ou dont le bilan annuel est < à 27 millions d’Euros

- qui respecte le critère d’indépendance (part du capital détenue par une ou plusieurs entreprises non PME < à 25 %)

- Une nouvelle définition des micros, petites et moyennes entreprises s’appliquera au 1 er janvier 2005 (J.D.U.E. l.124/36 du 20/05/2003).

w Aide financière à l’élimination d'un déchet en centre de traitement

Mode d’emploi

Y avez-vous droit ? Quatre conditions doivent être réunies

(1) Les listes des filières de traitement conventionnées, des centres et des collecteurs conventionnés sont disponibles auprès de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie et sont en annexe du guide.

w Agence de l’Eau Artois-Picardie

L'Agence de l'Eau Artois-Picardie vous assiste sur tous les projets concernant :

Investir pour mieux gérer

Votre consommation d'eau (optimisation, mesure)

Vos rejets liquides (installation de traitement, gestion des déchets dangereux liquides)

La réduction des risques de pollution accidentelle (sécurisation des stockages de matières dangereuses, aménagements divers)

Éliminer les déchets

Subvention sur la dépense de collecte et de traitement (dans la limite d'un prix plafond) si vous faites éliminer vos déchets en installation collective conventionnée par l’Agence (2)

Votre entreprise est une PME ou vous représentez une collectivité ou un établissement public

Le déchet est produit sur le territoire du bassin Seine-Normandie

Le déchet justifie une filière de traitement aidée par l'Agence

Le centre de traitement est homologué par les Agences de l’Eau pour cette filière

Comment obtenir cette aide ?

 

Vérifiez que le traitement du déchet est aidé par l'Agence de l'Eau (1) et que le centre de traitement ou le collecteur que vous avez choisi est conventionné (1) pour cette opération

Le taux et les modalités d’aide de l’Agence à l’élimination des DTQD (Déchets Toxiques en Quantités Dispersées) sont :

 

Faites analyser un échantillon du déchet par le centre de traitement choisi. Il vous

Pour Qui ?

Les petits producteurs de déchets dangereux

 

délivrera un certificat d'acceptation préalable mentionnant le mode de traitement proposé

pour l'eau (PME, PMI, TPE 20 tonnes par an.

)

dans la limite de

 

Signer un contrat de collecte avec le collecteur ou le centre de traitement conventionné choisi

Pour Quoi ?

 

Faites enlever vos déchets par le collecteur conventionné choisi ou envoyez directement

Les déchets dangereux pour l'eau en référence au décret n°2002-540 du 18/04/2002.

 
 

Combien ?

 

vos déchets au centre de traitement conventionné choisi. Les aides de l'Agence de l'Eau seront déduites directement par le centre ou le collecteur du montant de sa facture

Aide forfaitaire par filière sur la base du surcoût de transport, de regroupement et de traitement des déchets toxiques en quantités dispersées.

 

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CONTEXTE Comment ? Versées par l'Agence de l'Eau au bénéficiaire via l'entreprise conventionnée. Les
CONTEXTE
Comment ?
Versées par l'Agence de l'Eau au bénéficiaire via l'entreprise conventionnée. Les aides
sont déduites sur votre facture et figurent sous la forme d'une ligne négative « aides
de l'Agence de l'Eau Artois-Picardie ». Un contrat de collecte doit être préalablement
signé avec l'entreprise conventionnée.
(2) Les listes des filières de traitement conventionnées, des centres et des collecteurs conventionnés sont disponibles
auprès de l’Agence de l’Eau Artois Picardie et sont en annexe du guide.
w DRIRE
Aides à l’environnement
Objectifs encourager les entreprises à mener une politique environnementale dynamique.
• Anticiper les normes
• Dépasser les simples obligations réglementaires
• Intégrer cette politique environnementale dans le cadre de la norme ISO 14 000,
dans le marketing, dans la communication grand public, etc.
Secteurs économiques éligibles
Tous les secteurs sont éligibles (industrie, tourisme et services aux entreprises, bâtiment et
travaux publics). La nature des dépenses pouvant faire l'objet d'une aide oriente fortement
l'accompagnement financier vers les entreprises.
• De production
• De la filière environnement (traitement des effluents, des déchets, …)
Entreprises éligibles
Sont éligibles les entreprises satisfaisant aux critères suivants.
• En situation financière saine, ce caractère visant à ne pas retenir les entreprises
en difficultés
• À jour de leurs obligations fiscales, sociales et environnementales
(législation sur les Installations Classées)
Programmes éligibles
Sont en particulier éligibles aux interventions « Environnement » les projets.
• Immatériels (conseils, études, développements technologiques…)
• D'investissement
À titre d'exemple, voici deux opérations susceptibles d’être aidées.
• Accompagnement par un conseil en vue de la certification ISO 14 000
• Modification de l'outil de production conduisant à réduire une pollution
« à la source »
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
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Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Réglementation
Planification
Conseils pratiques
Tri, conditionnement, collecteLes
aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.6 l Les aides financières
1.6 l Les aides financières

Aides aux technologies propres

L'aide aux technologies propres, qui élargit les critères normaux de l'aide à l'investissement (taux plus intéressants, conditions d'éligibilité plus souples, éligibilité des entreprises de plus de 250 personnes), est explicitée ci-après.

Assiette Technologies Propres L’assiette éligible doit être supérieure à 40 000 pour les entreprises de moins de 50 personnes et à 150 000 pour les entreprises de plus de 50 personnes.

Sont éligibles

Les investissements matériels à contenu technologique et innovant spécifique du programme de l’entreprise (matériel de production, robots, machines outils,

informatique de production, équipements de laboratoires et de contrôle) hors coût de fonctionnement

Les travaux d’agencement et d’aménagement liés aux équipements matériels du programme

Les investissements immatériels directement liés à ces investis- sements, logiciels, acquisition de technologies

Les frais externes de formation directement liés à la mise en œuvre du programme et donnant lieu à facture

Le montant de ces investissements immatériels pris en compte dans l’assiette de l’aide ne pourra dépasser 35% de cette assiette. Seuls sont éligibles les investis- sements qui correspondent à un achat effectif en pleine propriété (crédit bail exclu).

CONTACT ADEME Picardie Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie 2, rue Delpech
CONTACT
ADEME Picardie
Agence De l’Environnement
et de la Maîtrise de l’Énergie
2, rue Delpech / 80000 Amiens
Tél : 03 22 45 18 90 / Fax : 03 22 45 19 47
ademe.picardie@ademe.fr
www.ademe.fr
Conseil Régional de Picardie
Direction de l’Action Économique
11, mail Albert 1 er - BP 2616
80026 Amiens Cedex 1
Tél : 03 22 97 37 37
/ Fax : 03 22 97 39 00
www.cr-picardie.fr
Agence de l'Eau Seine-Normandie
51, rue Salvador-Allende
92027 Nanterre Cedex
Tél : 01 41 20 16 00 / Fax : 01 41 20 16 09
www.eau-seine-normandie.fr
Agence de l'Eau Artois-Picardie
200, rue Marceline BP 818
59508 Douai Cedex
Tél : 03 27 99 90 00 / Fax : 03 27 99 90 15
www.eau-artois-picardie.fr
Direction Régionale de l'Industrie,
de la Recherche et de
l'Environnement de Picardie
44, rue Alexandre Dumas
80094 Amiens Cedex 03
Tél : 03 22 33 66 00 / Fax : 03 22 33 66 01
E-mail : ddi.drire-picardie@industrie.gouv.fr
www.picardie.drire.gouv.fr

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CONTEXTE 1.7| MIEUX GÉRER - GESTION ENVIRONNEMENTALE, ECO-CONCEPTION « Le meilleur déchet est celui que
CONTEXTE
1.7| MIEUX GÉRER - GESTION ENVIRONNEMENTALE,
ECO-CONCEPTION
« Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ».
La gestion des déchets0 se traduit par des coûts, quelquefois élevés, que l’industriel
a tout intérêt à réduire, et chaque fois que cela est possible, à ne pas le générer.
Pour atteindre cet objectif, il est possible de :
1) utiliser les technologies propres
2) pratiquer la prévention de la production de déchets
3) étudier le meilleur traitement des déchets
4) mettre en place une gestion collective des déchets
5) mettre en œuvre une démarche de management environnemental
6) analyser le cycle de vie des produits
7) certifier les services et/ou les produits
8) mettre en place une démarche d’éco-conception
9) les outils
1) Les technologies propres
Une technologie propre est un procédé industriel intégré, innovant qui réduit
ou élimine les sources de pollution tout en restant économiquement compétitif.
Un grand nombre de secteurs industriels est susceptible d’adopter des procédés
propres. Leur mise en œuvre peut s’adapter à tous les stades d’évolution d’une
unité de production.
• Lors de la création en adaptant la conception avec le souci de l’environnement
• Lors de la modernisation d’une unité existante
• Lors de la mise en conformité avec une nouvelle réglementation
3 grands types de mesures
• Optimisation d’un procédé existant : la limitation des pertes de matières premières,
un contrôle strict des rebuts de fabrication, les lavages à contre courant, les rinçages
en cascade, le tri, la collecte
• La modification d’une unité existante : il peut s’agir de la séparation et de la réutilisation
de matières premières autrefois perdues, de la mise en place de refroidissement
en circuit fermé
• Changement complet de processus de fabrication, de nombreux exemples existent :
- Le décalaminage mécanique en remplacement d’un traitement chimique
- L’oxydation avec du peroxyde d’hydrogène au lieu d’hypochlorite de sodium
- Les peintures poudres au lieu des peintures en phase solvant
- Les encres à l’eau au lieu des encres solvantées
- Les traitements de surface sous vide
La mise en œuvre d’une technologie propre
Chaque cas industriel est un cas particulier, la démarche commence par un examen
qualitatif et quantitatif des sources de pollution : solide, liquide, gazeuse, matières
premières, c’est le diagnostic. Puis une étude d’amélioration approfondie permettra
de vérifier les possibilités d’aménagement interne ou de modifications de procédés
susceptibles d’être appliquées.
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
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Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Tri, conditionnement, collecteRéglementation
Planification
Conseils pratiques
Les aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.7 l Mieux gérer,
1.7 l Mieux gérer,

gestion environnementale, Éco-conception

1.7 l Mieux gérer, gestion environnementale, Éco-conception 2) La réduction à la source La plupart des

2) La réduction à la source

La plupart des activités génèrent des déchets.

Produits fatals

Déchets d’usinage

Fabrication hors normes (rebuts de fabrication)

Produits renversés au sol

Liquides souillés du lavage et du nettoyage des équipements

Emballages

Ces quantités de déchets peuvent souvent être réduites à la source.

S’interroger sur les causes de l’apparition du déchet et remédier, si possible, en éliminant ou limitant la cause

Réfléchir au problème avec les opérateurs

Réutiliser et valoriser les sous-produits

Réétudier le procédé lui-même pour vérifier si une modification peut conduire à la réduction de la production de déchets

Consulter le service achat et les fournisseurs pour mieux connaître les produits entrants en nature et quantité, étudier leur substitution ou diminution des emballages

Cette démarche, bien menée, va très souvent réduire très sensiblement les coûts de gestion des déchets et se situe dans une perspective d’amélioration.

3) L’étude « déchets »

Une étude « déchets » comporte trois volets selon le Guide technique de la circulaire du 28 décembre 1990.

(Voir paragraphe 1.5 - Conseils Pratiques)

4) Gestion collective des déchets industriels banals

La gestion collective des déchets, c’est-à-dire le regroupement des déchets de plusieurs entreprises pour en optimiser la gestion, est une solution à envisager dans des zones de concentration d’activités (zones industrielles par exemple).

5) Management environnemental

La problématique de gestion des déchets peut s’inscrire dans une démarche globale de management environnemental de l’entreprise.

Les entreprises, dans leur démarche volontaire de gestion de leurs interactions avec l’environ- nement, peuvent choisir entre deux types de référentiels.

Les normes de la série ISO 14 000

Le règlement européen d’Éco-Audit ou le Système de Management Environnemental et d'Audit (S.M.E.A.)

Ces deux référentiels qualifient l’approche organisationnelle de l’entreprise (maîtrise des processus) comme « système de management ». Elle est évaluée et pilotée par des audits, qui encadrent les objectifs et le suivi des performances environne- mentales.

La norme ISO 14 001

Les normes de la série ISO 14 000 prescrivent les exigences relatives à l’élaboration, la mise en œuvre, la maintenance et l’évaluation d’un système de management environnemental. La norme ISO 14 001 vise les aspects environ- nementaux liés aux activités, produits et services.

Elle permet à une entreprise de chercher à faire attester la conformité de sa politique et de ses processus, conciliant démarche volontaire et amélioration continue dans le cadre d’un développement durable.

Lors du processus d’identification des aspects environnementaux significatifs, il convient de prendre en compte les facteurs suivants (si cela est approprié) :

Émission de l’air

Rejets dans l’eau

Gestion des déchets

Contamination du sol

Utilisation des matières premières et des ressources naturelles

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CONTEXTE Le règlement communautaire SMEA dit « Éco-Audit » Le règlement propose aux entreprises industrielles
CONTEXTE
Le règlement communautaire SMEA dit « Éco-Audit »
Le règlement propose aux entreprises industrielles d’adhérer volontairement à un
système voisin de celui de la norme ISO 14 001 plus exigeant que la norme, notamment
en matière de communication externe.
Adopté à Bruxelles le 29 juin 1993, puis modifié le 19 mars 2001, le règlement
communautaire SMEA (Système de Management Environnemental et d’Audit),
constitue un instrument qui s’applique aux industriels selon une procédure volontaire
d’engagement. Le SMEA institutionnalise l’intégration de l’environnement dans les
entreprises en leur fixant une méthodologie.
Le règlement Communautaire indique la possibilité pour les entreprises d’appliquer
les normes nationales, européennes ou internationales de SMEA à condition que
ces normes soient reconnues par la Commission des Communautés Européennes
(article 12).
6) Analyse du cycle de vie des produits
L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) est un outil qui permet d’évaluer l’impact global
sur l’environnement d’un produit ou d’un service en considérant tous les stades de
son cycle de vie : production, fabrication, distribution, consommation, élimination
après usage.
Elle peut, de ce fait, constituer une aide à la décision (développement de produits,
choix d’investissements, choix de filières de traitement…).
L’analyse du cycle de vie et la certification écologique (ou labellisation écologique)
qui peut en découler constituent une approche de la gestion de l’environnement
par le produit (ou le service).
7) La certification écologique de produits ou de services
De nombreux produits « verts », encore appelés écoproduits, sont apparus sur le
marché. Devant l’importance de ce phénomène et du développement anarchique
de « marketing vert », il était nécessaire qu’un organisme indépendant fixe les critères
écologiques objectifs à prendre en compte pour normaliser l’appellation écoproduit
et permettre ainsi au consommateur de repérer facilement et en toute confiance
les produits respectueux de l’environnement. C’est pourquoi des labels officiels
ont été institués.
La marque NF ENVIRONNEMENT
Le Label écologique français « NF Environnement » a été mis au point en 1991 par
le Ministère de l’Environnement, le Ministère de l’Industrie et le Secrétariat d’État,
chargé de la Consommation.
Son objectif est de promouvoir la conception, la production, la commercialisation
et l’utilisation de produits ayant une incidence moindre sur l’environnement et une
qualité d’aptitude à l’usage convenable par rapport à d’autres produits analogues
présents sur le marché.
Gérée par l’AFNOR, la marque « NF Environnement » atteste la conformité des produits
aux critères écologiques (consommation de matières premières et d’énergie, pollution
de l’air, de l’eau, du sol, gestion des déchets) et aux exigences de sécurité et de
performance, fixées dans les règlements techniques. Ces derniers sont applicables
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
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Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Tri, conditionnement, collecteRéglementation
Planification
Conseils pratiques
Les aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.7 l Mieux gérer,
1.7 l Mieux gérer,

gestion environnementale, Éco-conception

1.7 l Mieux gérer, gestion environnementale, Éco-conception selon la catégorie de produits et sont rédigés à

selon la catégorie de produits et sont rédigés à partir de l’ACV selon une approche multi-critères. Les règlements techniques sont élaborés par l’AFNOR en concertation avec les divers partenaires concernés : producteurs, distributeurs, associations de consommateurs et de protection de l’environnement, pouvoirs publics.

Catégories de produits concernées à ce jour

Peintures, vernis et produits connexes

Sacs-poubelles

Colles pour revêtement de sols

Auxiliaires mécaniques de lavage

Aspirateurs à traîneaux

Composteurs individuels de jardin

Filtres à café

Ameublement : mobilier scolaire et d’éducation

Sacs sorties de caisse, enveloppes et pochettes postales

Produits de signalisation horizontale

Profilés d’aménagement et de décoration à l’usage des consommateurs

Les performances de ces produits sont contrôlées régulièrement par le fabricant et l’AFNOR.

Le label écologique communautaire

Ce label écologique propre à tous les pays membres de l’Union Européenne a été institué par le règlement (CEE) N°800/92 du Conseil du 23 mars 1992, révisé le 17 juillet 2000. Cette révision envisage de placer le label écologique communautaire comme référentiel unique. Cependant elle précise que les labels nationaux sont maintenus et dorénavant coordonnés à l’échelle européenne. Ce label est volontaire, ce qui signifie qu’il appartient aux industriels qui souhaitent l’obtenir d’en faire la demande. Tous les produits sont labellisables à l’exception des denrées alimentaires, des boissons et des produits pharmaceutiques. Depuis juillet 2000, les services peuvent être labellisés.

Lorsque l’Ecolabel est attribué par l’organisme compétent d’un État membre, il peut être utilisé dans tous les États membres de l’Union Européenne.

Catégories de produits concernés à ce jour

Amendements pour sols

Papiers hygiéniques, papiers de cuisine, et autres

Produits en papier absorbant à usage domestique

Détergents textiles

Peintures et vernis de décoration intérieure

Détergents pour vaisselle à la main

Lave-linge

Papiers à copier

Ampoules et tubes électriques

Produits nettoyants (universels ou sanitaires)

Lave-vaisselle

Détergents pour lave-vaisselle

Produits textiles

Ordinateurs personnels

Ordinateurs portables

Réfrigérateurs/congélateurs

Articles chaussants

Matelas

Catégories en cours d’élaboration

Hébergements touristiques

Pneus

Ameublement

Téléviseurs

Aspirateurs

Revêtements pour sols

L’AFNOR, gestionnaire de la marque « NF Environnement », a été désigné comme organisme compétent pour recevoir les demandes d’attribution de l’Ecolabel communautaire, pour les produits dont le règlement technique a été adopté.

Aujourd’hui, si les écoproduits tendent à accroître leur efficacité et à réduire leurs impacts environnementaux, l’offre est encore hétérogène et le consommateur peut légitimement mettre en doute la validité et la sincérité de certaines déclarations environnementales.

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CONTEXTE 8) Éco-Conception L'éco-conception est une démarche progressive qui permet de choisir, pour chaque
CONTEXTE
8) Éco-Conception
L'éco-conception est une démarche progressive qui permet de choisir, pour chaque
produit, les pistes d'amélioration les plus profitables pour l'environnement, en fonction
de la situation propre de l'entreprise.
C'est une approche multi-étapes (intégrant la fabrication, la distribution, l'utilisation
et la fin de vie du produit) et multi-critères (prenant en compte les consommations
de matières premières et d'énergie, les rejets dans l'eau, l'air, les sols, la production
de déchets, et éventuellement la transformation des milieux naturels et du cadre
de vie).
Cette vision globale permet de repérer les principales sources d'impacts négatifs
sur l'environnement puis d'éviter les transferts de pollution. Les améliorations qui
en résultent sont variées.
Il peut s'agir :
D'améliorations ponctuelles
• Sélection de matériaux et de substances à moindres impacts
• Réduction des quantités de matières
• Optimisation des techniques de production
• Optimisation des emballages et de la logistique
• Réduction des impacts pendant l'utilisation du produit
• Optimisation de la durée de vie du produit
• Optimisation de la fin de vie du produit…
D'une remise en question profonde du produit
• Remise en question des fonctions offertes par le produit
• Substitution de l'offre de produit par l'offre d'un service…
9) Les outils
Module de sensibilisation à l’éco-conception
Réalisé par le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement,
l’ADEME et le cabinet BECA Environnement, ce module comporte des supports de
présentation et des textes explicatifs, il expose les principes de l’éco-conception
en douze fiches récapitulatives et un guide d’utilisation. La diffusion est gratuite,
les documents sont au format PDF téléchargeable sur le site : www.ademe.fr
Procédés de réduction à la source et de traitement des déchets industriels
DIADEME est un logiciel franco-anglais qui propose 84 procédés de réduction à la
source et de traitement des déchets industriels, avec 150 exemples de réalisations
industrielles et des fournisseurs référencés.
PEE : Plan Environnement Entreprise 2000
Cet outil méthodologique résultant d’une collaboration ADEME-CCI se présente
sous forme de 4 livrets méthodologiques, 129 fiches et un CD-Rom. Sous forme
d’une méthode opérationnelle cet outil permet de mener une démarche de management
environnemental, de mettre en place un système pouvant être certifié et de conduire
une amélioration des performances environnementales.
GUIDE
DE
VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
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Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Tri, conditionnement, collecteRéglementation
Planification
Conseils pratiques
Les aides financières
Mieux gérer
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.7 l Mieux gérer,
1.7 l Mieux gérer,

gestion environnementale, Éco-conception

1.7 l Mieux gérer, gestion environnementale, Éco-conception Le PEE comporte des décli- naisons sectorielles pour des

Le PEE comporte des décli- naisons sectorielles pour des secteurs d’activités spécifiques, notamment :

La fonderie

La mécanique

Le textile

La tannerie et la mégisserie

La chaussure et la maroquinerie

Le bois et l’ameublement

La papeterie

L’imprimerie

La démolition automobile

L’agroalimentaire

Ce sont des compléments au PEE général permettant d’adapter et d’approfondir les démarches de management environnemental pour chaque secteur d’activité.

PEC : Plan Environnement Collectivités

Le PEC propose une méthode de travail et constitue un guide opérationnel pour prendre en compte les questions environnementales dans la gestion d'un territoire et mener une politique sur le long terme. Modulable et polyvalent, il est par conséquent destiné à faciliter la prise en compte de la dimension envi- ronnementale dans la gestion d'un territoire.

Pour toutes les publications ci-dessus le bon de commande et les conditions de vente sont téléchargeables sur le site de l’ADEME.

Guide du management environnemental des zones d’activités

Élaboré par l'association Orée, l’ADEME, le Ministère de l'Écologie et du Développement Durable, la Caisse des Dépôts et

Consignations, la DATAR (Déléguation à l’Aménagement du territoire et à l’Action Régionale), la Fédération des

Parcs Naturels Régionaux de

France, l’ACFCI (l’Assemblée

des Chambres Française de

Commerce et d’Industrie),

SECOIA… Le guide se présente

sous la forme d'un classeur

comprenant une méthodologie

et des informations pratiques

pour :

Réaliser un état des lieux

Élaborer un programme d'améliorations

Mettre en place un suivi des performances environ- nementales

Des actions d'information et de communication

17

fiches prêtes à l'emploi

qui vous permettront de recueillir, structurer et tenir à jour les informations perti- nentes concernant votre zone d'activité.

Des compléments pour illustrer et faciliter la mise en œuvre de votre démarche : mémos juridiques, fiches pratiques, exemples…

Toute personne ayant acquis le classeur bénéficie d'un accès au site www.ecocartes-za.org qui permet notamment de télécharger sous un format directement utilisable les

17 fiches prêtes à l'emploi …

Pour se procurer le classeur :

VICTOIRE EDITIONS Service Vente,

38, rue Croix des Petits Champs 75001 PARIS Tél : 01 53 45 89 00 Fax : 01 53 45 89 11 E-mail : vente@victoire-editions.fr

BIBLIOGRAPHIE « Plan Environnement Collectivités » mars 2003 - ADEME « Industriels en démarche ISO
BIBLIOGRAPHIE
« Plan Environnement Collectivités »
mars 2003 - ADEME
« Industriels en démarche ISO 14 001
Manuel d’accompagnement » - 2000
Agence de l'Eau Seine-Normandie
E-mail : docu@aesn.fr
« Manuel du conducteur de station
d’épuration » - 1998
Agence de l'Eau Seine-Normandie,
CNFPT, SATESE ARSATESE,
Association Régionale des Personnels
des Services d’Assistance
E-mail : docu@aesn.fr
« Gestion collective des déchets
des entreprises » - 2001 - ADEME
« Gestion des déchets des commerces
de la restauration » - 2001 - ADEME
Les « logos écologiques » des produits
et de leurs emballages - 2000 - ADEME
« Atlas des déchets en France »
2000 - ADEME
« Les déchets de la restauration
en France » - 2000 - ADEME
« Déchets industriels dangereux :
valorisation et élimination en centres
collectifs de traitement »
2000 - ADEME
« CD ROM Procédés de réduction
à la source et de traitement
des déchets industriels »
1999 - ADEME
« Plan Environnement Entreprise 2000 »
1999 - ADEME
Conception de produits et environnement
« 90 exemples d'éco-conception »
1999 - ADEME
« La gestion de déchets et le management
environnemental dans la distribution »
1999 - ADEME
Les technologies propres « un enjeu
pour l'industrie et encore un défi »
1998 - ADEME
« Matériels de gestion des déchets
dans l'entreprise » - 1998 - ADEME
« Analyse & caractérisation des
déchets industriels » - 1997 - ADEME
« Les techniques de stabilisation
des déchets industriels spéciaux »
1996 - ADEME
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CONTEXTE 1.8| TRI, CONDITIONNEMENT, COLLECTE, STOCKAGE A l’intérieur de l’entreprise, la collecte doit
CONTEXTE
1.8| TRI, CONDITIONNEMENT, COLLECTE,
STOCKAGE
A
l’intérieur de l’entreprise, la collecte doit s’effectuer suivant certaines règles dont la
plus importante est d’éviter les mélanges, ceci pour diverses raisons :
• Ils peuvent induire des réactions dangereuses et présenter des risques pour la sécurité
• Ils peuvent empêcher le recours à la valorisation ou à la régénération de l’un des
composants
• Ils peuvent également rendre l’élimination plus coûteuse
Les mélanges ne peuvent s’effectuer que lorsque, pour chaque déchet la filière de
valorisation ou de régénération aura été explorée et que l’on aura obtenu l’accord
du centre de traitement concerné.
w Déchèterie
Définition
Une déchèterie (ou déchetterie) est un espace aménagé, gardienné et clôturé où les
particuliers, artisans et commerçants peuvent apporter certains déchets en les répartissant
dans des conteneurs spécifiques en vue de les valoriser ou de les éliminer.
La
déchèterie est un équipement d'apport volontaire et d'orientation et non de traitement
des déchets. En aval, les matériaux peuvent être réutilisés, recyclés, envoyés en centre
de traitement ou de stockage.
Une recyclerie (ou une ressourcerie) est une structure capable de gérer sur un territoire
donné des objets encombrants produits par les ménages. Portée par une association,
cette filière permet la valorisation des objets qu’elle reçoit, en priorité par réemploi et
par recyclage matière. Sur le site, on trouve un espace de collecte, des ateliers de
démontage, de tri, une zone de stockage et un magasin pour la revente d’objets d’occasion.
Cadre réglementaire
Les déchèteries sont classées sous la rubrique n° 2710 de la nomenclature.
Ce sont des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE).
L'exploitation des déchèteries est soumise à :
• Une déclaration, lorsque la superficie de l'installation est comprise entre 100 et 2 500 m 2 ,
• Une autorisation, au-delà de 2 500 m 2 (constitution et dépôt d'un dossier en
Préfecture, instruction par les administrations concernées, enquête publique,
avis du Conseil Départemental d'Hygiène et autorisation préfectorale).
Aspects techniques
A
partir d’une plate-forme surélevée, les utilisateurs peuvent déverser leurs déchets
dans des bennes placées en contrebas, une benne ne pouvant recevoir qu’un seul type
de matériau. Dans certains cas (faible population ou déchets professionnels), l’utilisation
d’un quai n’est pas nécessaire, les déchets peuvent être déposés selon leur nature sur
des zones aménagées.
GUIDE
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VALORISATION
ET
TRAITEMENT
DES
DÉCHETS
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Chiffres clés
Différentes catégories de déchets
Réglementation
Planification
Conseils pratiques
Les aides financières
Mieux gérer
Tri, conditionnement, collecte
Collecteurs
Déchèteries de collectivités
Centres de tri
Traitement et stockage
Centres de compostage
Centres de valorisation
Centres de stockage
1.8 l Tri, conditionnement, collecte
1.8 l Tri, conditionnement, collecte

La déchèterie remplit deux fonctions :

Cette charte a pour objectifs :

La prévention des dépôts sauvages, en proposant un exutoire aisé pour les déchets non recyclables qui en sont souvent la cause (encombrants, gravats…)

Le recyclage ultérieur, grâce au tri réalisé par les utilisateurs lors du déchargement dans les différentes bennes

Les déchets concernés

Les déchets encombrants Il s'agit des déchets ménagers non collectés de façon traditionnelle par le ramassage des ordures ménagères du fait de leur volume important (vieil électroménager, meubles, literies, gravats, déchets végétaux)

Les matières premières secondaires susceptibles d'être recyclées Papiers-cartons, verre, plastiques, métaux. Pour ce type de déchets, les déchèteries font office de points de collecte supplé- mentaires des réseaux de collecte par conteneurs sur la voie publique pour les particuliers

Certains déchets spéciaux des ménages Il s'agit des batteries, huiles usagées ainsi que des solvants, peintures, pesticides…

Les déchets des artisans et commerçants Ils sont acceptés selon les modalités définies dans une charte adoptée dans les départe- ments de la Somme et de l’Aisne et en cours d’adoption dans le département de l’Oise

Autres déchets (bois…)

À savoir
À savoir

D’harmoniser les conditions d’acceptation des déchets des particuliers et des profes- sionnels

D’optimiser le taux de valorisation des déchets

Cette démarche a été étendue aux départements de l'Aisne et de l'Oise.

w Centre de tri

Contexte

Le centre de tri permet d’affiner la séparation des déchets recyclables ménagers collectés sélectivement, et constitue l’un des maillons de la chaîne de valorisation des déchets recyclables. Il existe également des centres de tri pour déchets industriels banals. Ceux-ci ne recourent pas aux mêmes équipements et ne sont pas organisés de la même façon. Les déchets des entreprises peuvent ainsi être envoyés vers un centre où ils seront triés en fonction des potentialités locales de valorisation et conditionnés en lots de qualité homogène correspondant aux conditions de reprise définies par les industriels.

Cadre réglementaire

Tout centre de tri est soumis à la législation des installations classées, donc soumis à autorisation préfectorale. À ce titre, il doit satisfaire aux prescriptions techniques relatives aux activités de tri de déchets ménagers pré-triés et de déchets industriels et commerciaux assimilés définis par la circulaire n° 95-007 du 5 janvier 1995.

Conception d’un centre de tri

Pour le traitement des matériaux au centre de tri, on distingue cinq grandes étapes :

Une charte d’accueil des déchets des artisans en déchèterie

 

La réception (après collecte sélective)

Le tri, pour séparer les produits à valoriser

 

À l’initiative du Conseil Général de la Somme et de l’ADEME a été signée le 20 mars 2003 une charte qualité du « Réseau déchèteries de la Somme » par la Chambre d’Agriculture de la Somme, la Fédération régionale de bâtiment de Picardie, les Chambres de Commerce et d’Industrie de la Somme, l’ADEME et le Conseil Général de la Somme.

Le conditionnement pour faciliter le transport et le recyclage

L'enlèvement pour l'acheminement vers les repreneurs

L’évacuation des refus de tri vers des installations de traitement ou, dans le cas où ils sont considérés comme des déchets ultimes vers des centres de stockage

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