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BPCO : Symptômes, Causes et Traitements

Le document décrit la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), notamment sa définition, ses symptômes, son diagnostic et sa prise en charge. Il aborde également les exacerbations de la BPCO, leurs causes et leur traitement d'urgence.

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BPCO : Symptômes, Causes et Traitements

Le document décrit la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), notamment sa définition, ses symptômes, son diagnostic et sa prise en charge. Il aborde également les exacerbations de la BPCO, leurs causes et leur traitement d'urgence.

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• Bronchite chronique : toux + expectoration ≥ 3

mois / an ≥ 2 ans
• Emphysème : élargissement anormal et
permanent des espaces aériens distaux au-delà
d’une bronchiole terminale
• BPCO : obstruction permanente et progressive
des voies aériennes dont la cause la plus fréquente
est le tabagisme

Les mots clés : « obstruction », « permanente »,


« progressive », « tabagisme »

• L’étape bronchite chronique n’est pas


obligatoire ; l’absence de bronchite chronique
n’élimine pas le diagnostic de BPCO
• Un patient qui a une BPCO peut avoir plus ou
moins d’emphysème (lésion anatomique).
• On peut parfois observer de l’emphysème sur le
scanner d’un patient dont les EFR ne montrent pas
encore de Trouble Ventilatoire Obstructif

• Insuffisance respiratoire chronique :


Etape ultime de l’évolution de la BPCO mais
aussi d’autres maladies respiratoires
Diagnostiquée sur les gaz du sang
Hypoxémie chronique < 70 mm Hg +
perturbations de la fonction respiratoire

• Insuffisance respiratoire chronique grave :


En air ambiant, au repos, à distance d’un
épisode aigu
Mesures répétées (intervalle ≥ 3 semaines)
PA02 < 55 mm Hg ou 60 mm Hg + IVD ou
polyglobulie
C’est le seuil pour la prescription d’une
oxygénothérapie de longue durée

• IVD : l’hypoxémie entraine une vasoconstriction


des vaisseaux pulmonaires, donc augmente le
travail du cœur droit puisque c’est lui qui envoie
le sang dans ces vaisseaux.
• Lorsqu’il y a une hypoxémie, l’organisme
« compense » en produisant plus d’hématies pour
optimiser le transport d l’oxygène présent.

• Le tabac domine tous les autres facteurs


• Autres facteurs : pollution intérieure et extérieure
• Facteurs génétiques : déficit en alpha-1
antitrypsine emphysème précoce et grave

• Clinique :
Age (plutôt à partir de 50 ans), tabac
Symptôme le plus important : la dyspnée
chronique ++
± toux, expectoration
• Confirmation par les EFR

• Dyspnée :
Gêne respiratoire subjective
Perception anormale et désagréable de la
respiration
• Dyspnée aigue :
Phénomène d’apparition récente
D’apparition brutale ou d’aggravation rapide
• Dyspnée chronique : l’inverse.
Le plus souvent à l’effort
Pas toujours bien corrélée à la gazométrie
Plusieurs modes d’évaluation :
Auto-évaluation : EVA
Scores : New York Heart Association,
Sadoul
Buts : mesurer la dyspnée et en suivre
l’évolution

• Peut-être normal en période stable, surtout dans


les formes peu sévères. On peut trouver plusieurs
« morphotypes » de patients : obèses ou dénutris.
Patient emphysémateux sévère « typique » :
distension du thorax, frein expiratoire,
expiration à lèvres pincées.

• TVO VEMS/CV < 70%


VEMS plus ou moins diminué selon le stade de
la BPCO
Pas de réversibilité ou réversibilité incomplète
• Parfois distension thoracique :
Volumes « non mobilisables » augmentés
• Déclin du VEMS émaillé d’exacerbations (dites
« décompensations » si sévères) hospitalisation
• Décès par insuffisance respiratoire, cause
cardiovasculaire ou cancer
• Sevrage tabagique ++++++ : c’est le seul
traitement qui ralentit le déclin du VEMS
• Bronchodilatateurs en fonction de la sévérité de
la BPCO
• Prévention des surinfections par la vaccination
(grippe, pneumocoque)
• Oxygénothérapie de longue durée si insuffisance
respiratoire chronique grave
• Réhabilitation

• Traitement de fond :
Bronchodilatateurs longue durée d’action ±
corticoïdes inhalés
Importance de l’observance et de la technique
de prise
Rôle infirmier dans l’éducation +++
• Traitement « de crise »
Bronchodilatateurs de courte durée d’action
A domicile : bricanyl turbuhaler, ventoline
A l’hôpital : nébulisations
• Prise en charge globale, pluridisciplinaire, de la
BPCO :
Optimisation du traitement pharmacologique
Aide à l’arrêt du tabac, réentrainement à
l’exercice, kiné respi de drainage bronchique
Prise en charge psychosociale (BPCO souvent
dépressifs), éducation
Prise en charge nutritionnelle (la dénutrition est
de mauvais pronostic)
• En pratique, c’est une sorte de stage qui peut
avoir lieu en externe ou lors d’une hospitalisation
dans un centre spécialisé pour une durée de
quelques semaines

• Définitions :
Exacerbation : aggravation des symptômes
respiratoires (dyspnée ± toux, expectoration)
d’un patient atteint de BPCO par rapport à son
état habituel
Décompensation : exacerbation sévère =
mettant en jeu le pronostic vital
• Attention : l’aggravation des symptômes doit être
suffisamment prolongée pour parler
d’exacerbation (≠ augmentation de la dyspnée
juste après un effort)
• Ils ne sont pas spécifiques de la BPCO. Ce sont
les signes d’insuffisance respiratoire aigüe. A
noter le risque d’hypercapnie particulièrement
important chez ces patients.
• Exacerbation grave : mesures thérapeutiques
urgentes, alerter le médecin

• Bronchite/pneumonie : le plus fréquent +++,


par forcément d’origine bactérienne
• Embolie pulmonaire, Œdème pulmonaire
• Traumatisme thoracique, Pneumothorax
• Médicaments dépresseurs respiratoires : certains
anxiolytiques et antalgiques

• Interrogatoire et examen clinique


• Radiographie de thorax
• Bilan biologique
• ECG
• Dès les urgences
• Corriger l’hypoxémie : oxygénothérapie nasale
• Diminuer l’obstruction bronchique : broncho-
dilatateurs
Béta-2 mimétiques : bricanyl ou ventoline
Atropiniques : atrovent

• Risque d’aggravation de l’hypercapnie chez un


patient BPCO lors de la mise sous oxygène mais
risque d’arrêt cardiaque hypoxique si hypoxie
trop profond
• Donc monitorage de la saturation ++ et
demander au médecin quelle est la saturation cible

• Pour la suite du traitement (en salle)


Traitement de la cause : souvent
antibiothérapie
Améliorer le drainage bronchique : kiné
respiratoire
Parfois corticoïdes per os (plutôt si pas de
facteur déclenchant retrouvé)
Nutrition
• Parfois, nécessité d’une VNI ou intubation
réanimation

• Pathologie très fréquente


Première cause d’insuffisance respiratoire
chronique
Motif fréquent de consultation,
d’hospitalisation
• Connaitre les signes de gravité de l’exacerbation
et le traitement d’urgence.

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