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IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui

ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
« C'est un vrai crève-coeur de voir disparaître les plus valeureux de nos compagnons d'armes... Ils aimaient leur famille, leur village, leurs amis, leur Corse et leur patrie. Ils aimaient la vie. Et cela ne donne que plus de valeur à leur sacrifice ». Maurice Choury, interview
Paul Silvani.

Louis Frediani, cheminot, membre du Front national de libération de la Corse, abattu sans somation par une sentinelle, le 29 mai 1943. Une rue d’Ajaccio porte son nom.

Charles Simon Andrei Débarque du sous-marin Saracen, le 11 février 1943 dans la baie de Cupabia. Torturé puis fusillé le 6 juillet 43 par les Italiens. « Vous allez me tuer, mais vous ne pouvez pas tuer la France, elle vivra! » Médaille militaire et Croix de guerre avec Palmes. Une école porte son nom à Bastia.

Dessin de Lucien Fontanarosa, pour Tous bandits d'honneur ! . le livre de Maurice Choury,

André Giusti, d'Occhiatana Responsable du renseignement au Comité départemental du Front national. Tué à 37 ans par l'OVRA, à Ajaccio, le 17 Juin 1943. Grièvement blessé, il continue à tirer pour protéger la retraite de ses camarades. « Jamais je ne me laisserai prendre par les Italiens »

Jules Mondoloni, de PetretoBicchisano Mort à 29 ans, à Ajaccio lors de la fusillade de la Brasserie nouvelle, à Ajaccio, le 17 juin 1943. A l’hôpital, où il lutte avec la mort, découvrant sa poitrine criblée de balles et meurtrie de coups, il souffle à son visiteur : « Je n’ai rien dit ».

Fred Scamaroni, alias Edmond Severi--Joseph Grimaldi , de Levie Abominablement torturé, il se suicide en prison le 19 mars 43 pour ne pas parler. «Devant Scamaroni, l'ennemi s'incline » Maurice Choury

Antoine Croce, de Pino Militant communiste, torturé et fusillé à Bastia le 2 juillet 1943. Une rue porte son nom à Bastia

Dominique Marchi, facteur Patriote fusillé à Bastia le 2 juillet 43.

Ils marchent vers le poteau d'exécution en criant : « Nous n'avons pas peur de mourir. A bas Mussolini! Vive la France! »

Guy Vesraete, alias Vlaminck ou Vermuge, radio de la mission « Frederic », débarque du sousmarin Saracen, le 11 février 43 dans la baie de Cupabia avec Cesari et Andrei, torturé puis fusillé à Bastia le 9 juillet 43. Il a écarté sa chemise et commandé le feu en criant : « Vive la France ! » . Il avait 25 ans !

Plaque de marbre en hommage à Fred Scamaroni, apposée dans la citadelle d'Ajaccio, sur le mur de sa cellule.

Un rapport italien témoigne : « Ils lui ont arraché les ongles, ils lui ont mis des morceaux de fer rouge. Il s'est tué avec un fil de fer. Il a fait passé celui-ci à travers sa gorge. Trois heures après il était mort... Sur le corps du supplicié, on a trouvé agrafé aux vêtements, avec un bout de fil de fer, un petit morceau de papier, sur lequel il avait écrit avec son sang : « Vive la France ! Vive de Gaulle ! ».

La cellule de Fred Scamaroni

Contru a barbaria è a scimizia di l'omi in quellu mese di maghju di u quaranta trè hai fattu u sacrifiziu di a to vita incu Nicoli, Scamaroni, è tutti i soldati di l'ombra ci hai lasciatu l'amore sacratu di a libertà
Texte de Michel Mallory chanté par Antoine Ciosi

Stèle à Propriano à la mémoire de Fred Scamaroni

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IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
« Je ne parlerai pas, je ne crierai pas. C'est moi le plus fort. (...) Je tiens dans mes mains mon honneur, la vie des autres, les espoirs d'une multitude. Mais Dieu que leurs coups font mal! Tenir, il faut tenir... » Maurice Choury. « Tous bandits d'honneur ».

Pierre Griffi, dit Denis, de Poggio di Nazza Fusillé le 18 aout 1943 à l'âge de 29 ans. Son dernier message : « Adieu les amis, bonne chance dans la vie ». Citation à l'ordre de l'armée : « Le bel exemple donné par M. Griffi fut une source d'énergie pour des centaines de patriotes corses"

Dominique Bighelli Responsable local du Front national à Petreto-Bicchisano, tombe les armes à la main le 7 aout 1943, face aux occupants fascistes, près du col de Foci-Livesi. Il avait 27 ans.

Jean-Baptiste Giacomini Responsable local du Front national à Petreto-Bicchisano, tombe les armes à la main le 7 aout 1943, face aux occupants fascistes, près du col de Foci-Livesi.

Plaque et monument square Griffi à Ajaccio.

Si tu passes par là, par cet endroit sauvage Au lieu nommé Casta, désert des Agriates Si tu passes par là, prends un peu de ton temps Un homme est tombé là, il avait vingt-sept ans. Sur le bord du chemin une petite stèle Pour la fin d'un destin et pour qu'on se rappelle Maison abandonnée derrière les chênes roux Sa vie s'est arrêtée un matin du mois d'août. Si tu passes par là, toi touriste en voyage Ou berger qui t'en vas vers d'autres pâturages Si tu passes par là, à l'aube ou au couchant, Quelques roses fanées rêvent encore du printemps. Le ciel et le maquis étaient remplis d'odeurs Quatre coups de fusil déchirant le silence Et le sang a rougi la pierre étincelante. Si tu passes par là, sous la lumière immense Au lieu nommé Casta, désert de roches blanches Si tu passes par là, la nature est si belle Mais la mort quelquefois attaque en plein soleil. Il y a dans l'air vibrant un souffle de promesses Dans les échos du vent, tu l'entendras peut-être, C'est là qu'il est tombé: Dumenicu Vincetti Mortu pè a libertà, Dumenicu Vincetti.
Maria Casanova nièce de Dominique Vincetti
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Plaque en hommage à Dominique Bighelli et Jean-Baptiste Giacomini, morts au combat à Foci-Livesi

Dominique Vincetti, de Silvareccio A la tête de 150 hommes, à SorboOccognano, combat les Italiens en novembre 1942. Abattu le 19 aout 43 dans le desert des Agriates lors du débarquement d'armes du sous-marin Casabianca.

IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
« Nous montrerons au procureur du roi qu'il y a des corses qui sont encore dignes de leurs aïeux (…) Je comprends à cette heure suprême le sourire des martyrs » Jean Nicoli

Robert Lapina, de Rapale, Blessé à Casta, arrêté le 25 août 1943 sur dénonciation d'un indicateur, torturé, fusillé le 26 aout 43. « Son corps affreusement mutilé restera exposé toute une journée, « pour l'exemple », au pied de l'église de Rapale » Maurice Choury. Tous bandits
d'honneur

Jean Nicoli, de San Gavino di Carbini, responsable du Front National en Corse, ayant en charge le Sartenais. Arrêté et torturé en Juillet 1943 à Ajaccio, fusillé dans le dos et décapité le 30 Août 1943, à Bastia.

« La tête de Maure et la fleur rouge, c'est le seul deuil que je vous demande. » Lettre d'adieu de Jean Nicoli à ses enfants.

Antoine-Michel Bozzi, dit Bianchi, de Coti-Chiavari Officier radio du réseau Pearl Harbour, arrêté avec Jean Nicoli et fusillé le 30 aout 1943. Une rue porte son nom à Ajaccio.

Le couloir entre la vie et l'au-delà envoie ceci aux amis de la cellule 3. Nous montrerons au procureur du roi qu'il y a des Corses qui sont encore dignes de leurs aïeux et qui sauront mourir en dignes fils de Cyrnos... Nous espérons que notre sang vous donnera le courage de supporter toutes les tristesses de la prison et qu'il vous donnera l'espoir en des jours meilleurs que nous sentons proches, nous qui mourons. Nous mourons heureux pour la cause que nous avons servie. Votre souvenir à vous, amis de la cellule 3, Acquaviva, Giuntini, Franchi, Faggianelli, nous sera cher et une pensée sera pour vous. Puisse-t-elle vous porter bonheur ! Nous mourrons en Corses français et le procureur du roi l'entendra de ses oreilles. Jean Nicoli A Sampiera de Jean Nicoli et Tony Ogliastroni (Extraits)
Eccu tanti è troppi mesi Chi u luccheso hè in terra corsa Prima timidu è curtesi Oghyi hè fieru è faci forza Senza rima nè raghjoni Ci vol'mettaci in prighjoni Cela fait beaucoup trop de mois Que les Lucquois sont en Corse Au début timides et courtois Aujourdhui fiers et hostiles Sans rime ni raison ils veulent nous mettre en prison Ch'à lu son'di u culombu Da li monti à la marina S'attruppi tuttu lu mondu L'annezzioni s'avoicina E com'è in u tempu anticu Femu fronti à u numicu Qu'au son du colombo Des montagnes à la mer Tout le monde se rassemble L'annexion nous menace Et comme aux temps jadis Nous ferons front à l'ennemi Chi da cità, da vangoni Da paciali è da paesi, Sortinu il battaglioni E treminu li lucchesi Un valemu d'altra sorti La liberta o la morti De la ville, des villages Des bergeries et de la campagne Formons le bataillon Et que tremblent les Lucquois Nous ne voulons d'autre sort Que la liberté ou la mort !

Morts sous la torture en prison : Jean-Baptiste Acquaviva, membre de la mission « Pearl Harbor en avril 43 , arrêté en juin 43 par les Italiens, il est torturé et condamné à 28 ans de réclusion. Il décède des suites de mauvais traitements subis en prison. Reconnu « Mort pour la France », son nom figure sur le Monument au Morts de la commune de Bastia. Joseph Angelini, arrêté par les Italiens, mort sous la torture en juin 43, à la prison de Bastia. Médecin colonel Joseph Crudeli, meurt en juin 43, à la suite de tortures subies à la prison de Bastia. Paul-Marie Mattei, mort en juin 43, à la suite de tortures subies à la prison de Bastia. Louis Leca, de San Nicolao, arrêté en août 43 par les Italiens, mort des suites des mauvais traitements subis.

Chopitel, dit « Tintin » Radio débarqué sur la plage d'Arone, dans la nuit du 5 au 6 février 1943, avec Michel Bozzi et deux marins du Casabianca, Asso et Cardo. Porté disparu, en mission entre Ajaccio et Galdaniccia, une semaine avant la libération.

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IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
La zone de Levie est devenue un verrou. Le 17 septembre 43, malgré une intervention de leur aviation, les Allemands y sont vaincus. Le général von Senger, convaincu du coût excessif de toute action vers l'ouest, se consacre par la suite à l'évacuation de ses forces vers Bastia.

Antoine Loi Fusillé par les Allemands vers Sartène le 10 septembre 1943. Une rue porte son nom à Sartène.

Jacques Nicolai Tombé à Sartène le 10 septembre 1943 Un boulevard et une plaque portent son nom à Sartène.

Joseph Ferraci Tombé face à l’ennemi, à Levie le 10 septembre 1943.

Joseph Tafanelli Tombé le 9 septembre 1943 à Sartène. Une place porte son nom dans cette ville.

Une lourde menace pesait sur Levie. Une puissante colonne de 3 000 hommes appuyée de sept chars a forcé le tunnel d'Usciolo défendu par les patriotes de Sotta, le col de baccino (808m) et les vingt et un barrages des partisans de Carbini... … les patriotes de Levie et la garnison italienne résistent pendant toute la journée du 16 septembre. Après une lutte meurtrière, l'ennemi pénètre dans le village mais la colonne est stoppée devant le pont de la Rajo que les francs-tireurs ont fait sauter. Le lieutenant de Peretti, chef militaire des patriotes de Levie, descend à Ajaccio pour exiger l'aide du bataillon de choc.

Paul-Noel Beretti, de Zonza Responsable du front national de Bonifacio, mort à Poggio d’Olmole, le 12 septembre 1943. Une rue porte son nom à Bonifacio.

Paul Nicolaï, de Bonifacio Pesponsable de l'armement de l'Extrême Sud. Fusillé par les Allemands le 12 septembre 1943, au lieu dit "Bocca di i Gendarmi" au Francolo. Une rue porte son nom à Bonifacio.

Une stèle à l'entrée du cimetière de Carbini rend hommage aux patriotes morts au combat contre les SS à Carbini :
Jean-Paul Pandolfi, de Carbini.
Tué par les Allemands, lors des combats de Carbini, le 13 Septembre 1943, il avait 16 ans. Reconnu Mort pour la France.

Americo Alfonso, le 15 septembre. Nicolas Canarelli, le 13 septembre François Cucchi, le 13 septembre. Il avait 22 ans. Nicolas Dominati, le 13 septembre Antoine Malfatti, le 13 septembre Jeannot Pandolfi, le 13 septembre Il avait 16 ans ! Une rue porte son nom à Propriano.

Dominique-Antoine Cucchi Tué à 67 ans par un éclat d’obus à la tête, au lieu dit Zuccale, le 15 septembre 1943.

Stèle sur la route entre Levie et Carbini, ICI EST TOMBE JEROME COMPARETTI MORT GLORIEUSEMENT POUR LA FRANCE LE 17 – 9 – 43 AGE DE 32 ANS

Jérome Comparetti, de Bonifaccio Arrêté lors des combats de Livia le 17 septembre 1943 et fusillé le lendemain entre Carbini et Orone . Un quai porte son nom à Bonifacio (de la Senola au début de Branda di Ferru).
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Louis Pini, de Levie, pris au combat entre Carbini et Orone, le 17 septembre 1943 et fusillé le lendemain

IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
Les patriotes qui avaient libéré Bastia une première fois, subissent trois semaines d'occupation hitlérienne jusqu'au départ des derniers Allemands le 3 octobre 1943.

Jean-Pierre Marcel Michelin Aspirant au 1er Bataillon de Chasseurs Alpins, est le premier officier français mort avec JeanBaptiste Leccia et Paul Cavalloni le éé septembre 1943 en défendant Conce. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Une rue porte son nom à Ajaccio

Jean-François Casanova, de Lugodi-Nozza, Tombé face à l’ennemi le 27 septembre 1943 à Lupino.

Don Jacques Martinetti et Marcel Nicolaï, deux responsables du Front national sont arrêtés à 500m de San Gavino, alors qu'ils revenaient de Sartène à moto avec l'ordre de faire sauter le pont de Zonza, Ils sont fusillés sur place, le 11 septembre 1943, à la hauteur du cimetière, leurs corps arrosés d’essence et brûlés.

Cliché Pascal Dolémieux

Joseph Sisco, Mort un an après sa communion, le 2 octobre 1943 dans les combats libérateurs de Bastia.

Lévie et Petreto-Bicchisano ont reçu en même temps que Bastia une citation à l'Ordre de la Nation ainsi que la Croix de Guerre.munion, le 2
octobre 43 dans les combats libérateurs de Bastia.

Caporal Drouart et Chasseur Touilleux Deux soldats du 1° Bataillon de Choc, abattus par les Allemands dans le canton de Capo Bianco le 1er octobre 1943,

Les Allemands ont rembarqué, abandonnant un important matériel.

Le 4 octobre, un bombardement allié inutile fait de nombreuses victimes civiles à Bastia.

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Le 28 septembre 1943, des jeunes francs-tireurs de Sorbo Ocagnano-Querciolo, Fiumaltu Casinca, hauts-lieux de la Résistance corse, ont trouvé la mort sur la route qui mène de Querciolo à Sorbu, victimes d'une mine que les Allemands avaient placée à un barrage. Le plus jeune d’entre eux avait 16 ans !
Inscription sur la stèle Honneur au 23 patriotes résistants de Sorbo-Occognano-Querciolo armés de mitrailleuses, mitraillettes et grenades, ils ont attaqué ici-même, le 10 septembre 43, un convoi de 1ère armée allemande, 17 camions venant du sud de la Corse. Les dégâts causés aux hommes et au matériel ont neutralisé le convoi
Paul-Antoine Casalta, de Sorbu-Occagnagu, agent de liaison du Front national. Il avait 16 ans ! Ours-Marie Franceschi, agent de liaison du Front national Jean Isola, de Sorbu-Occagnagu Pierre-Marie Semidei, de Sorbu-Occagnagu. Bernard Croce, de Sorbu-Occagnagu (U Querciolu),

Fin septembre 43, d'autres patriotes ont sauté sur des mines au cours de mission, notamment : Dominique Alessandri et JeanCharles Leonelli, de Castellaredi·Casinca; Isidore Bazziconi et Jean Medina, de Rapale; Henri Bove. Pierre Fratani, JeanFrançois Luciani et Paul Sisti, de Pietroso; Philippe Lancioni, Philippe-Antoine Mattei, Félix Olivesi, Ange Orlanducci, Nicolas Pierrucci de Vescovato; Fernand-Aimé Lucien, responsable du Front National de Ventiseri; Toussaint Salvatorini et Laurent Varesi, de Lento

Jean-Baptiste Bastelica, de Rutali Tué au combat contre les Allemands, à Bastia, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Rutali.

Monument des Francs-Tireurs de U Querciolu, de la commune de Sorbu Occagnanu.

Martin Sorba Résistant en Corse, tué pendant les combats libérateurs en aout 1944 à Paris. Une rue porte son nom à Propriano Son oncle Ziu Francescu Martinu et ses frères Joseph, André, Jacques et Dominique , âgé de 14 ans, ont participé à la résistance aux Martini.

Cliché Louis Luciani

Jean-Toussaint Luciani Blessé à Suarte et incarcéré à Sartène, il s'engage et meurt en Alsace à 21 ans . Une rue porte son nom à Luri.

Tombés fin septembre 43 dans la région d'Orezza et la Casinca : Jean-Baptiste Nicodemi, de Vescovato, dans une embuscade au lieudit Fiscouli. Ange Raffaeli sur la route de Vescovato, Dominique Mariotti dans la lutte pour Campile, José Maingado-Balangari, dans une opération combinée avec les bataillons de choc, Pierre Battesti, Jules Franchi et Ange-Pierre Vincensini, d’Antisanti, en poursuivant l’ennemi dans la région de Muniglia.

Paul Poggionovo, de Sollacaro Le 5 juin 1944, il hisse le drapeau français sur le palais Farnèse à Rome. Il sera tué à l'ennemi le 29 septembre 1944, dans la forêt de Ronchamp (Haute-Saône), à l’âge de 20 ans.
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César Mamelli, de Moltifao Combattant de la libération de la Corse, engagé au 1er bataillon de choc, tombé le 20 novembre 1944 à l'âge de 22 ans, dans la lutte pour la libération de Belfort.

IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
« Le héros est un être de chair et de sang comme l'homme ordinaire que les circonstances ont élevé au dessus de lui-même. Tous ces lutteurs volontaires sont tombés dans la sérénité que donne le sentiment du devoir accompli ». Maurice Choury, interview Paul Silvani.

Cliché Isis Carton

François Buresi Né à Petreto-Bicchisano, le 10 mai 1896, mort à Auschwitz en 1942, à l'âge de 46 ans.

Paul-Baptiste Guido Pardi, de Sotta Condamné à mort par les Italiens, il rejoint Londres. Parachuté en France, arrêté et torturé par la gestapo, il meurt en déportation, le 19 mai 1944, dans la forteresse de Ravitsch en Silésie

Ange-Brand Defendini Mort à Buchenvald le 14 septembre 1944. Une plaque est apposée devant sa maison à Bastia

Charles Bonafedi, de PetretoBicchisano Raflé à 17 ans et déporté à l'ïle d'Elbe, puis au camp de Wolsberg, en Autriche. Il s'évade et rejoint les patriotes de Tito en Yougoslavie, il meurt au combat à Prinsko, le 2 mars 1945.

Charles Bonafedi écrit à ses parents le 25 aout 1944 : « (…) J’ai vu, Papa, les sacrifices que tu as consentis pour m’envoyer à l’école. Si je vais combattre c’est pour que d’autres papas n’aient pas besoin de se saigner pour élever leurs enfants. C’est pour que tout le monde travaille dans un monde de paix et de prospérité. Si je tombe, d’autres resteront et finiront notre oeuvre. Maman, ne te fais pas de mauvais sang. Ton fils, vois-tu, va lutter pour que les futures mamans n’aient plus peur pour leur gosse. Sois courageuse comme j’essaie de l’être en ce moment. je ne veux pas pleurer, non, c’est mon devoir que je vais faire (...) Si vous recevez la nouvelle de ma mort, plantez une croix à côté de la tombe de Jules Mondoloni. Si je ne reviens pas, sachez que ma dernière pensée aura été pour vous et pour la cause ». « Au cimetière de Petreto-Bicchisano, une petite croix est plantée, près de la tombe de Jules Mondoloni. Que l'herbe jamais ne l'étouffe ! » Maurice Choury

Antoine Gaetan Corneani, de PetretoBicchisano Arrêté en juin 1943, mort en déportation à Wolfsberg le 2 avril 1945.

Pierre-André Olivesi Déporté au camp de Wolfsberg en Autriche, s'évade et meurt des suites de la déportation en 1946. Une rue porte son nom à Casalabriva.

Jules Secondi, de Petréto-Bicchisano, Arrêté en juin 1943, il meurt des suites de sa déportation en Allemagne. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

Dessin de Lucien Fontanarosa pour « Tous bandits d'honneur ! »

« Si je tombe, d'autres resteront qui finiront notre œuvre ».
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IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
En hommage aux patriotes corses de Petreto-Bicchisano, arrêtés lors de la rafle du 6 juillet 1943, internés à Ajaccio, déportés à l'ile d'Elbe puis à Wolfsberg en Autriche.
Mathieu Arrii, né le 30/08/1898 à Casalabriva Paul-Louis Benedetti, né le 30/05/1908 à Petreto-Bicchisano Pancrace Louis-Marie Bighelli, né le 16/03/1915 à PetretoBicchisano Charles Bonafedi, né le 10/07/1925 à Petreto-Bicchisano mort au combat dans les rangs de Tito le 02/03/1945 Armand-Henri Bossus, né le 10/02/1914 à Perrignier (74) Michel Bungelmi, né le 11/11/1920 à Petreto-Bicchisano Jean-Dominique Buresi, né le 03/01/1912 à Petreto-Bicchisano Jacques-François Casabianca, né le 27/03/1920 à Olivesi Marc Casabianca, né le 27/01/1923 à Casalabriva François-Xavier Carabelli, né le 29/12/1898 à Petreto-Bicchisano Jean-Maria Cesari, né le 14/11/1922 à Moca Croce Antoine-Gaetan Corneani, né le 10/03/1891 à Petreto-Bicchisano , mort en déportation le 02/04/1945, à Wolfsberg Jacques-Antoine Ettori, né le 08/01/1923 à Petreto-Bicchisano Enée-François Franchi, né le 12/02/1917 à Petreto-Bicchisano Jacques-Antoine Giacomini, né le 11/07/1889 à Petreto-Bicchisano Jean-Baptiste Giacomini, né le 17/10/1894, à Zigavo Noël-Édouard Giacomini, né le 08/07/1906 Paul-Noël Giacomini, né le 05/02/1925 à Cauro Pierre-Paul Giacomini, né le 17/12/1886 à Petreto-Bicchisano Dominique Leandri, né le 17/11/1903 à Ajaccio Jean-Noël Leonetti, né le 01/01/1923 à Petreto-Bicchisano Léonard-Nicolas Magni, né le 26/05/1925 à Petreto-Bicchisano Georges-Ange Matteacioli, né le 09/12/1920 à Petreto-Bicchisano Jacques-Antoine Mondoloni, né le 16/10/1919 à Petreto-Bicchisano Jean-François Mondoloni, né le 20/04/1912 à Petreto-Bicchisano Jules-Antoine Mondoloni, né le 02/09/1910 à Petreto-Bicchisano Jules-Séraphin Mondoloni, né le 30/10/1912 à Petreto-Bicchisano Paul-Antoine Mondoloni, né le 12/01/1912 à Petreto-Bicchisano Pierre-André Olivesi, né le 27/10/1898 à Casalabriva Antoine-Jérome Pianelli, né le 09/12/1885 à Petreto-Bicchisano Jean Sarti, né le 15/03/1913 à Petreto-Bicchisano Jules-Mathieu Secondi, né le 15/05/1910 à Sari-Solenzara Jean-Paul Tafanelli, né le 05/01/1923 à Petreto-Bicchisano Antoine-Jérome Vellutini, né le 24/04/1897 à Petreto-Bicchisano Jules Vellutini, né le 04/01/1922 à Petreto-Bicchisano

Debouts de gauche à droite : Jacques Mondoloni, Noël-Edouard Giacomini, Michel Bungelmi, Jean-François Mondoloni, Paul-Antoine Mondoloni, Léonard Magni, Antoine-Jérome Vellutini, (???), Jean-Dominique Buresi, Jacques Casabianca, Paul-Noêl Giacomini.

Tenant le drapeau dont la tête de maure a le bandeau baissé : Jean-Noel Leonetti, Marc Casabianca. Accroupis au premier rang : Jean-Paul Tafanelli, Jacques-Antoine Ettori, Jean-Marie Cesari, Jules Vellutini, Jean Sarti.

Recherches effectuées par Madame Catherine Arrii, fille du déporté Mathieu Arii
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IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
Sept patriotes, déportés au camp d'internement de Castelfranco en Italie, périrent le 17 septembre 44, sous le bombardement du camp par les Alliés.
Dominique Benedetti, dit Vincenti, d’Aullene. Matricule n°8836 Son nom est inscrit sur le monument aux morts d'Aullene.

Cliché Marie Biancarelli

Dominique Benedetti, dit Vincenti, d’Aullene. Matricule n°8836 Son nom est inscrit sur le monument aux morts d'Aullene.

Gaston Gullaud, dit Carlo, de Vico. Matricule n°8845 Son nom est inscrit sur une stèle et une rue porte son nom à Vico.

Jean- Donat Leandri, dit Pietro, de Propriano. Matricule n°8851 A participé à la mission Frederick. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Propriano.

Charles Tomasini, dit Micheli, de Sainte-Marie de Figanella (Valinco). Matricule n°8862 Armurier, il a participé à la mission Frederic.

La prison de Castelfranco, avant le bombardement

La prison de Castelfranco, après le bombardement

Plaque apposée à Propriano, en hommage à Charles Tomasini

Le 26 décembre 1942, Emile Reboli, (avec Robert Pedini, italien antifasciste dont le père est en prison en Italie), déroba les cadres et les caractères à l'imprimerie du consulat d'Italie à Bastia qui servirent aux imprimeries clandestines de la résistance, notamment à celle de la grotte de Porri di Casinca. Plus de 50 000 tracts et les journaux "Le Patriote" et "Terre Corse" seront édités par l'imprimerie du maquis. La grotte était bien gardée par les Vincetti, les Vittori, Bébé Arrighi, Antoine Battesti, Noël Agostini et tant d'autres ...

Emile Reboli, alias Blaise, de Corte. Matricule n° 8857 Responsable de la CGT clandestine, arrêté le 29 décembre 1942, torturé à la caserne Watrin et déporté en Italie. Incarcéré le 3 août 1943 à Aquila puis à Castelfranco le 12 avril 1944. « Je vous prie de dire à mes filles et à ma femme que je les aime tendrement et que je me suis battu pour la liberté de la Corse contre le fascisme nazi ignorant toutes les valeurs humaines ».

Pascal Nicolaï S'est évadé de la prison de Castelfranco. Une rue porte son nom à Casalabriva

Deux autres patriotes périrent dans le bombardement de la prison de Castelfranco : Jacques Paoli dit Liberato, Matricule n° 8855 ; Joseph Valeri, Matricule n° 8405 Carlo Tosi, voisin de cellule d'Emile Reboli, s'est évadé de Castelfranco Se sont évadés de la prison d'Aquila : Luciani de Moca Croce, Ambrosini de Calvi, le docteur Zicavo de Cargèse et Antonini.

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IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
Dans l'exaltation du combat, on a tendance à présenter la fin des martyrs comme un holocauste volontaire de surhommes. C'est minimiser leur sacrifice. Avec courage et abnégation, ils se sont surpassés en surmontant leur peur pour nous donner la liberté.
Jacques Albertini, de Corscia,, fusillé par les Allemands le 15 juin 1944 à Bourcoudroy (Manche). Antoine Andréani, combattant de la Résistance, tué le 29 mars 1945 en franchissant le Rhin, dans les rangs du 4° R.S.M. Pascal Andréani, de Serra-di-Fium'Orbo, mort pour la France dans les rangs du 2° bataillon de zouaves. Pierre-Felix Andréani, fusillé par les Allemands le 26 septembre 1943, à Niellucciu. Antoine Angeli , dit John, lieutenant F.T.P., évadé de la prison du Puy, tué le 18 août 1944 près de Bellevue-la-Montagne (Haute-Loire) en protégeant la retraite de sa compagnie. Joseph Angelini, arrêté par les Italiens, mort sous la torture en juin 1943, à la prison de Bastia. Antonelli, tué au combat, à Barchetta le 15 septembre 1943. Antoniotti, instituteur, membre du Réseau Frédérick, il débarque clandestinement en Février 1943 par le sous-marin britannique Copobia. Il est arrêté par les Italiens en Juillet 1943. Il parvient à s'évader, est repris et fusillé. Mathieu Barbolini, de Rogliano, mort le 20 janvier 1945 au camp de Dachau. Titus Bartoli, de Palneca, instituteur, fusillé comme otage par les Allemands le 22 octobre 1941 à Châteaubriant (Loire-Inférieure). Edouard Bassignano, tué au combati le 22 septembre 1943, à Sari de Porto-Vecchio. Pierre Battesti, d'Antisanti, membre du rtéseau F.F.L R2 Corse, chef du secteur d'Aleria, mort au combat en 1943, en poursuivant l'ennemi dans la région de Muniglia. Jean-Bastien Battistini, patriote de Scola, fait prisonnier au cours d’un engagement à Lagani le 15 septembre 1943, et fusillé le soir même à Barchetta. Guillaume Bellucci, de Pruno, mort le 10 septembre 1943, lors de l'attaque du dépôt de Champlan (près de Folelli). Sébastienne Bergasso, tombée face à l’ennemi le 3 octobre 1943 lors des combats libérateurs de Bastia. Nicodème Berghen, tombé face à l’ennemi, le 19 septembre 1943 à Barchetta. Nicolas Berner, le prêtre de Ghjunchetu. Arrêté par les Allemands, il est fusillé en Septembre 1943.. Bartélémy Biaggi, patriote du vieux port, tué par les Allemands lors des combats de Bastia, en Septembre 1943. Jacques Bruschini, tué dans le maquis du Var en août 1944. Joseph Buresi, fusillé à Bastia en juillet 1943. L'Abbé Bytonski, curé de Furzzà, arrêté à Arbellara, fusillé par les Allemands à Quenza le 10 septembre 1943, inhumé au cimetière de Fozzano François Campini, de Casaglione, mort au champ d’honneur sur le front français. Jean Canali, d'Evisa, tué le 22 août 1944 à Nyons (Drôme) dans les rangs des F.F.I. Gianni Canioni, Colonel italien de « Chemises noires », rallié à la résistance à laquelle il fournit de précieux renseignements militaires, il appuie avec ses troupes les patriotes lors des combats de la libération de la Corse et notamment dès l'insurrection de Bastia (10-13 septembre1943). Replié en Sardaigne après la libération, il y meurt assassiné par des fascistes. Jean-Luis Carlini, de Nonza, assassiné le 1 septembre 1943 par les Italiens à Canari, en arrêtant un traitre. Dominique Carta, d’Au1lène, mort pour la France le 11 novembre 1944 dans le Doubs. Dominique Casanova, de Casanova, blessé au combat, à Prunelli, arrêté, et fusillé par les Allemands, à Bastia, en Septembre 1943. Paul-André Cassetari, de Sollacaro, cheminot résistant à Avignon. Assassiné au camp de Buchenwald, le 8 février 1944. Antoine-François Castellani, de Santa-Reparata-di-Balagna, tué le 16 aout 1943, à Saleccia, lors d'un débarquement d'armes du sous-marin Casabianca. Bruno Chiodi, de Ghisonaccia, pris le 13 septembre 1943 au défilé de l’Inzecca. Il sera fusillé. Jacques Cinquini, de Zonza, Italiens, en Septembre 1943. tué lors des combats de Nonza, par les André Dane, de Bastia, tué par les Chemises Noires italiens, à Livia, lors des combats de Libération de la Corse le 13 Septembre 1943. Eugène Dani, d'Aullène, tombé au cours de la bataille de Cassino (Italie). Jean Dominati, tué par les Allemands lors des combats de Libération de la Corse de Barchetta-Campile, le 15 Septembre 1943. Pascal Ettori, de Petreto-Bicchisano, disparu dans le naufrage du Sidi Bel Abbes coulé par la marine de guerre allemande. Ange Falconetti, de Moltifao, mort pour la France à l’âge de 21 ans, le 11 juin 1944. Joseph Ferraci, tombé face à l’ennemi le 10 septembre 1943, à Levie. Jean Ferrandi, dit Mémé, de Cuttoli-Cortichiato, instituteur, lieutenant F.T.P., tué le 26 août 1944 sur une barricade, près de l'Hôtel de Ville de Paris. François Fieschi, de Casaglione, mort au champ d’honneur sur le front français. Etienne Filippi, de Livia, tué par les Chemises Noires italiens lors des combats de Libération de la Corse, à Figari, en Septembre 1943. Joseph Filippi, de Sotta, tué par les Allemands lors des combats de Libération de la Corse, à San Gavinu di Carbini, en Septembre 1943. Théodore Filippini, tombé face à l’ennemi, le 19 septembre 1943, à Barchetta. Jean Finidori, de Pianottoli. Grand mutilé de 1914-1918. Il est arrêté par les Chemises Noires à Figari, en Septembre 1943, torturé, forcé à avaler du pétrole, pour avoir sonné les cloches de l'église du village lors de la libération de Tunis. Jean-Baptiste Fontanarosa, de Corte, fusillé par les Allemands à Lyon. Antoine Fratucci, de Moltifao, combattant de la résistance à Paris, fusillé par les Allemands le 11 août 1944 à Toussus-le-Noble. Jacques-Marie Gabrielli, de Casalta, sergent-chef au 28ème Escadron du Train des Equipages Militaires (28ETEM), tué en service commandé sur la route de Corti, en 1944. Jean Giafferi, d’Aullène, tombé le 1er septembre 1943 à Pianotoli-Caldarello. Benoit Giamarchi, de Soveria, tué le 12 mai 1944 sur le Garigliano (Italie). Paul Giani, lycéen, organisateur de la Résistance au lycée Buffon, déporté, mort à Auschwitz. Jean-Baptiste Giorgetti, de Venaco, mort pour la libération de la France. Pierre-Dominique Giorgi, de Ghisunaccia, fusillé par les Allemands en 1943, à Niellucciu, sur la commune de Ghisunaccia. Archange Giovanelli, de Piana, déporté du travail, évadé d'Allemagne, combattant F.T.P., fusillé par les Allemands au mont Valerien. Nicolas Giudicelli, de Serra-di-Fium’Orbo, adjudant-chef au 1°Bataillon de Marche, mort le 21 septembre 1944, à Grance-la-Ville (Haute-Saône). Robert Giudicelli, un des dirigeants de la jeunesse à Marseille, colonel F.T.P., tué à Lyon en août 1944, dans les combats de la libération. Richard Guyomard de Preaudet, de Paris, adjudant-chef au Bataillon de Choc, tué par les Allemands à Morta Maggiore, près de Patrimonio Jean-Baptiste Hellier, radiotélégraphiste, rejoint la Corse en Janvier 1943 avec Fred Scamaroni. Il est arrêté à Ajaccio et fusillé le 14 juillet 1943. Dominique Leandri, arrêté en juin 43, déporté, meurt le 17 septembre 1944 en Italie. Roger Leandri, de Giuncheto, engagé volontaire dans un régiment de tirailleurs algériens, tué en juin 1944 sur le front d’ltalie. Sauveur Lelli, patriote du vieux port, tombé face à l’ennemi le 3 octobre 1943. Vanni Lemire, fusillé le 11 septembre 1943, par les Allemands qui se replient sur Bonifaccio. Leonzi, tombé face à l’ennemi, le 19 septembre 1943. Jacques Lorenzi, tué le 23 août 1944, à l’âge de quinze ans. Louis Lucchesi, tombé face à l’ennemi, le 11 septembre 1943. Dominique-Thomas Lucchetti, de Rogliano, fusillé le 24 août 1944 par les Allemands, au cours de la libération de Marseille. Tristan Lucchetti, de Rogliano, docteur en médecine, condamné pour détention d'armes en 1943, tué lors d'un bombardement en regagnant l'hôpital de Bastia, en Mai 1944. Marcel Luciani, blessé au combat à la mi septembre 1943, reprend la lutte dans les rangs de la 2ème DB, tué le 3 septembre 1944 à Marcilly d'Azergues. Joseph-Jean Luigi, Lieutenant des Forces Françaises Libres (FFL). Il est fusillé par les Italiens, avec Jean Nicoli, lors des combats de la libération de la Corse, le 30 août 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia. Jacques Maïnetti, membre de la section corse de l'armée secrète de Paris. Arrêté en 1944, mort en déportation. Lillus Marcellesi, tombe à Figari, mortellement blessé le 20 septembre 1943.

Ange-Simon Codaccioni, de Propriano, fusillé le 1er septembre 1943 par les chemises noires à Bonifaccio. Vincent Colonna d'Istria, de Petreto-Bichisano, mort au combat à 31 ans, le 25 août 1944 à Allègre, dans le Gard. Colonna d’Ornano, lieutenant-colonel des Forces Françaises libres, tué à Mourzouk, à la tête des soldats du Tchad, le 11 janvier 1941. Pierre Cossu, de Casaglione, mort au champ d’honneur sur le front français. Jules Costa, de Venaco, mort pour la libération de la France.

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IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
« Les patriotes font face à l'ennemi, seuls avec leurs mitraillettes et leurs fusils de chasse contre les colonnes blindées, soutenues le plus souvent par l'aviation. » Maurice Choury. Tous bandits d'honneur !
Paul-Toussaint Martelli, pris le 13 septembre 1943 au défilé de l’Inzecca; fusillé le 23 septembre 1943. Antoine-Martin Martelli, pris le 13 septembre 1943 au défilé de l’Inzecca; fusillé le 23 septembre 1943. Général Henri Martin, mort en Sardaigne après la libération de la Corse. Charles Martini, d'Aullène, étudiant en médecine, chef de groupe F.T.P., capitaine F.F.I., tué à Paris quai Henri-IV le 21 juillet 1944. André Mattei, de Croce, Résistant. Il participe aux combats pour la libération de la Corse en 1943. Engagé volontaire, il est tué au combat à Cernay, dans le Haut-Rhin, le 25 janvier 1945. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia. Charles Mattei, sous-officier F.F.L., tué le 22 août 1944 à Hyères (Var), au cours du débarquement. Paul-Marie Mattei, Membre du Front National. Il est arrêté, avec le médecin colonel Joseph Crudeli, et torturé par les Italiens en juin 1943, à Bastia. Il est exécuté en prison. Pierre Mattei, combattant de la résistance corse, il a participé à la campagne d'Italie et au débarquement en Provence. Tué le 6 septembre 1944 à Crosey-lePetit (Doubs). Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia. Lucien Maurel, Résistant, il est tué par les Allemands, lors des combats pour la libération de Bastia, en Septembre 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia. Ange Mazetti, tombé face à l’ennemi, le 10 septembre 1943. Jean Medina, de Rapale, Résistant, il est tué par les Allemands, lors des combats pour la libération de Bastia, en Septembre 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia. Pierre Melgrani, arrêté le 23 septembre 1943 à Angers. Mort en déportation au camp de Natzillers. Moenne, du bataillon de choc, un œil arraché, une grosse blessure au ventre et une jambe cassée, a été transporté par les patriotes à dos de mulet pendant vingt-cinq kilomètres. Il mourra le lendemain à l'hôpital de Corte. Catherine Monti, Résistante, elle est tuée par les Allemands, lors des combats pour la libération de Bastia, en Septembre 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia. Mathieu Morracchini, un des chefs de la Résistance dans le midi. Arrêté en mars 1944. Mort des suites de la déportation. Joseph Mosconi, de Zonza. Résistant, il est tué par les Italiens, lors des combats de Libération de la Corse, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Dominique Muraccioli, de Casaglione, mort au champ d’honneur sur le front français Muscatelli, de Bigorno, tué au combat, à Barchetta le 15 septembre 1943. Luc Negroni, ingénieur, assassiné par les nazis le 10 juin 1944. Antoine Nicolaï, membre du Front National et du Front Patriotique des Jeunes, tué par les Italiens de l'OVRA, à Ajaccio, avec Jules Mondoloni et André Giusti, le 17 juin 1943. Don Georges Nicoli, mitraillé à San Gavino, le 10 septembre 1943. Raoul Nivaggioni, ingénieur électricien, de Corte, organisateur des premiers maquis du Dauphiné, fusillé à Roche (Isère) le 18 juin 1944. Michel Orsini, d'Ortiporio, instituteur, sergent-chef F.F.I., fusillé par les Allemands le 19 août 1944 au fort de Vincennes. Ange Pantalacci, de Cozzano, mort au champ d’honneur. Jean Paolini, fusillé à Barchetta le 17 septembre 1943. Pardini, de Cargiaca, tombé face à l’ennemi, le 19 septembre 1943. Renzo Pelucchi, tué en septembre 1943, lors de l'attaque d'une garnison allemande installée dans une ancienne usine à tanin, sur la route d’Orezza. Se sont battu à ses côtés Joseph Luccioni, Orlando Angelini, Bébé Arrighi, Nene Angelini, Ange Fratti, JeanFrançois Fillipini, Jules Filippini, Jean Franchini, et un Italien prénommé Renzo ( nom de famille non connu). Toussaint Peraldi, de Corrano, tombé au cours des opérations combinées avec le bataillon de choc. Simon François de Peretti, meurt au combat à 75 ans, son fusil de chasse à la main, à Levie, le 16 septembre 1943. Pierre-François Perfetti, et son frère, patriotes de Scolca, fait prisonniers au cours d’un engagement à Iagani et fusillés le 15 septembre 1943 à Barchetta. Gabriel Péri, journaliste, membre du Comité central du Parti communiste français, résistant, il a été arrêté puis fusillé par les Allemands au Mont-Valérien le 15 décembre 1941. Yves Perini, déporté du travail, réfractaire, F.F.I., combattant de la libération de Paris, prisonnier le 5 septembre 1944 en Belgique, considéré comme franc-tireur et fusillé. Toussaint Pieri, pris le 13 septembre 1943 au défilé de l’Inzecca. Il sera fusillé. Placide Pietri, tué à San Gavino, le 10 septembre 1943. Joseph Pietri, bloque la route forestière de l'Ospedale à la tête des patriotes de PortoVecchio et trouve la mort en mai 1944 au cours de la campagne d'Italie. Antoine Pina, patriote tué lors du bombardement ennemi du village de Vignale. André Poggioli, fils du grand peintre Marcel Poggioli, de Marseille, mort dans les rangs de la Résistance. Jean-Paul Polidori, de Sartène, ravitailleur du maquis corse. Il est assassiné par les fascistes, en Septembre 1943, dans sa propriété de la vallée de L'Ortolu. Gallien Prestini, de Bastia, tombé face à l’ennemi le 3 octobre 1943. Lieutenant Albert Preziosi, pilote de l'escadrille « Normandie-Niemen », disparu en combat aérien dans le ciel d’Orel (U.R.S.S.) en juillet 1943. Assomption Pruneta, de Bastia, tombé face à l’ennemi le 3 octobre 1943. Randam Rebora, tombé face à l’ennemi le 14 septembre 1943. Emile Roccaserra, de Sorbollano, mort de privations le 10 mai 1945 à Sandbostel (Allemagne). Léon Rovelli, de Scola, fait prisonnier au cours d’un engagement à Iagani le 15 septembre 1943, et fusillé le soir même à Barchetta à l’âge de 18 ans. Louis Santoni, arrêté par la Gestapo le 27 mars 1944, mort en déportation. Nicolas Sauli, de Sorio, sous-officier retraité qui ravitaille les troupes en vivres et munitions par un temps affreux, contracte une pleurésie purulente et meurt un mois plus tard à l'hôpital militaire de Saint-Florent. Louis Selventi, de Pietrapola, prisonnier de guerre, évadé. Tué le 22 février 1943 dans les rangs de la France Combattante. Nicolas Sergent, tué par les SS, le 13 septembre 1943, à l'entrée de Carbini. Charles-Marie Sicurani, de Scata tombé face à l’ennemi, le 16 septembre 1943, au PonteBianco. Pierre Simonetti, lieutenant F.T.P., fusillé au mont Valérien, le 7 février1944. Antoine-Dominique Simoni, de Focicchia, adjudant F.F.I., tué le 22 août 1944, au cours des combats pour la libération de Toulon. Simonpoli, fusillé à Paris. Jean Susini, d’Ota, combattant de la résistance continentale, mort en déportation à Dachau. Paul Tardi, capitaine aviateur, a combattu en Corse, fusillé au camp de Dachau. Joseph Tibozzi, de Tavera, F.T.P., tué à Paris en août 1944. Marc Tomasi, évadé des camps de jeunesse, arrêté et déporté. Mort à Paris, au retour des camps. Mathieu Torre, tombé face à l’ennemi, le 19 septembre 1943. François Valery, de Petra di Verde, FTP, mort le 12 septembre 1943 lors des combats entre Aleria et Alistro. Paul Valery, mort face à l'ennemi le 10 septembre 1943. Pierre-Paul Versini, de Calacuccia, poursuit la lutte sur le continent et y trouvera la mort. Antoine-Joseph Vescovali, de Santa-Reparata-di-Balagna, tué à Villedi-Pietrabugna, au cours d’une mission de transport d'armes, le 16 août 1943. Joseph Vinciguerra, tué le 13 octobre 1943, au cours d'une mission près de Borgo, par une rafale de mitrailleuse tirée d'un avion ennemi. Vitus Vitani, arrête les Allemands au col d’Arcarotta avec les patriotes de Tarrano, meurt en 1944 à la suite de maladie contractée pendant la Résistance.

Ils ont 15 août 1944,leursdans la chambre à gazla Rechelin (Allemagne). ·les oublions pas ! Résistance le donné exécutée vies pour de liberté. Ne Cette liste, sans doute encore incomplète, reste ouverte... Il convient donc d'associer à cet hommage l'ensemble des patriotes corses tombés sur tous les fronts pour la libération.

Maria de Peretti della Rocca, de Conca, docteur en médecine à Paris, déportée de la

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« Vois-tu, ils peuvent nous tuer, mais de notre vivant, ils n'arriveront jamais à nous ravir la flamme qui réchauffe nos coeurs (...) Je suis heureuse de cette joie que donne la haute conscience de n'avoir jamais failli et de sentir dans mes veines un sang impétueux et jeune ». Danielle Casanova. Lettres du Fort de Romainville adressées à sa mère

Danielle Casanova Morte le 9 mai 43 à Auschwitz : « N'ayez jamais le coeur serré en pensant à moi (...) Dites à ma mère que moi aussi je meurs pour la France. D'autres continueront... »

Des cendres des déportés d'Auschwitz sont scellées dans une stèle de granit surmontée d'un buste de Danielle Casanova, devant le tombeau de sa famille à Vistale.

Route allant de Piana à Vistale, le hameau où se trouve la maison de famille de Danielle Casanova

Les maquisardes - Magà Ettori / Patrice Bernardini.

Si, le vent du soir chante sans douceur fille au combat ensorceleur la liberté semblera lueur une victoire d’amour et de coeur Les maquisardes... Quand, l’aube maquillera les fleurs Sonnera l’heure du bonheur la dentelle deviendra fureur Les maquisardes...

Ici, les bandits pour l’honneur Fiers du courage de leurs soeurs Rêvent d’une vie, d’un monde meilleur Elles vivent dans l’histoire, dans nos mémoires Lella, Giovanna, Santa, Anna Maria Leur destinée telle une tour d’ivoire Elles vivent dans l’histoire, dans nos mémoires Une lumière bien au-delà du soir. Les maquisardes une source d’espoir.

En janvier 39, Gabriel Péri écrit dans l’humanité : « Pas de Munich pour la Corse, voilà l’exigence impérieuse des manifestations d’hier. Les travailleurs n’ont pas oublié la photographie des quatre (Chamberlain, Daladier, Hitler, Mussolini) penchés sur la carte des monts de Bohème et prêts à placer la Tchécoslovaquie sur le bloc opératoire » Au rendez-vous allemand Un homme est mort qui n'avait pour défense Que ses bras ouverts à la vie Un homme est mort qui n'avait d'autre route Que celle où l'on hait les fusils
(…)

Il y a des mots qui font vivre Et ce sont des mots innocents Le mot chaleur le mot confiance Amour justice et le mot liberté
(…)
Gabriel Péri Né le 9 février 1902, journaliste, membre du Comité central du Parti communiste français, résistant, il a été arrêté puis fusillé par les Allemands au Mont-Valérien le 15 décembre 1941

Ajoutons-y Péri Péri est mort pour ce qui nous fait vivre Tutoyons-le sa poitrine est trouée Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux Tutoyons-nous son espoir est vivant. Paul Eluard

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Dans toute la Corse, des stèles, des monuments, des plaques commémorent les exploits de la Résistance.

Stèle de la résistance à Azilone.

Plaque commémorative Bonifaccio

à

Plaque commémorative à Casalabriva

Plaque commémorative à Conca

Plaque sur la maison de Zia Antunietta e Ziu Petru, au hameau des Martini.

Monument de la Petreto -Bicchisano

résistance

à

Stèle au refuge de Prati.

Stèle à Rapale, en hommage à Robert Lapina

Stèle à Sari de Porto-Vecchio.

Stèle au col de Sio qui servait de terrain de parachutages Le 16 juin 1943 premier parachutage d’armes en Corse du sud : « Francette embrasse Victoria », code du terrain « fouine ».
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Monument de la résistance à Sartène.

IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
Dans la nuit du 13 au 14 décembre 1942, le sous-marin Casabianca débarque en baie de Topiti (entre Cargese et Piana) la mission Pearl Harbor, qui prit contact avec les patriotes corses de Marignana par l'intermédiaire du curé de Cargèse rencontré sur le chemin de Revinda.

Cliché Jeanne Pagnini

Plaque commémorative entre Cargèse et Piana

Plaque commémorative sur l'église de Revinda.

Plaque commémorative à Marignana

« Il revenait au Général Giraud, (...) audacieux jusqu'à la témérité, de concevoir l'opération dont il communique le plan au Général de Gaulle. L'opération fut confiée au Général Martin, commandant le 1er C.A. français qui constitue en plus du Bataillon de choc, une brigade alpine à base de Tabors et de Tirailleurs marocain avec un escadron de reconnaissance blindé du 4ième spahis et un groupe d'artillerie de montagne. Mais les alliés sont peu enclins à déclencher cette opération. Les Américains sont attirés par le Pacifique et les Anglais par les Balkans. La décision viendra de la Corse elle-même.(…)` Quant au bataillon de choc, c'est le 22 mai 1943 que j'avais pris le commandement de ce corps d'élite. La troupe est composée d'éléments hétéroclites : ceux d'Afrique du Nord, des évadés de France appartenant à toutes les classes sociales, ceux des chantiers de Jeunesse, enfin les «goumiers» marocains .(…) A leur tête je vais avoir l'honneur de mettre le pied sur le territoire national (...). C'est le 11 septembre 1943 qu'a lieu à bord du sous-marin Casabianca l'embarquement de 109 hommes, détachement précurseur du Bataillon de choc. (…) le glorieux Casa, accoste au port même d'Ajaccio le 13 septembre à 1 heure du matin. Il est accueilli par une foule délirante d'enthousiasme,.(…) Dès qu'il met pied à terre le commandant l'Herminier est reçu par Choury et Doudon qui l'informent sur les mouvements des Allemands et des Italiens. Ces renseignements précieux sont transmis aussitôt à Alger. Le complément du Bataillon de choc est embarqué sur le «Fantasque» et le «Terrible» (…) Sur le «Fantasque» ont pris place avec moi le préfet Luizet, le Général Mollard, le Colonel Deleuze, Chef d'Etat-Major du Général Henri Martin et Giovoni. Nous sommes à quai à 1 heure du matin. (…) Maurice Choury se présente au P.C. de Deleuze et Mollard muni d'un gros dossier de renseignements militaires. Choury demande que les Chocs aillent épauler les patriotes aux points critiques, notamment aux cols menacés d'un retour en force des Allemands. » Général Fernand Gambiez Créateur du Bataillon de choc Directeur de l'Institut d'Histoire Militaire Comparée

Cliché Isis Carton

Stèle du commandant Lherminier et tourelle du « Casabianca »

Dessin de Lucien Fontanarosa pour « Tous bandits d'honneur ! », le livre de Maurice Choury.
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Plaque commémorative à Bastia

IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
Tous les ans le 4 octobre, les patriotes de Bastia montent au col de Teghime renouveler leur hommage à nos frères marocains, aux goumiers, spahis, Italiens et à tous ceux qui, avec les troupes françaises soutenaient les patriotes corses dans leur combat libérateur, et qui sont tombés là pour la liberté.

Monument au col de Teghime, à la mémoire des goumiers du 2e GTM morts pour la libération de la Corse en 1943.

Etat Major du 1er R.T.M. en Corse a Oletta en mars 1944.

Remise de medailles au premier régiment de tirailleurs marocains (1er R.T.M par le Colonel de Butler en Corse 1943/1944.

Monument au col San Stefano, dédié aux soldats du 1er RTM tombés pour la libération de la Corse

La nécropole nationale de Saint-Florent, où reposent 49 goumiers.

Les Goumiers entrent dans Bastia le 4 octobre 43

Plaque commémorative inaugurée en Corse, en 1999, à l'initiative de la Commission Marocaine d'Histoire Militaire.

Dessin de Lucien Fontanarosa pour « Tous bandits d'honneur »

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IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
« De 1939 à 1943, au maquis, il n’est pas un seul lieu où les corses n’aient été présents au combat. La Corse fut le premier département français libéré. Il ne faut pas l'oublier !! (…) Parce que nous le devons à la mémoire de ces hommes et de ces femmes qui ne furent à aucun moment avares de leurs efforts, de leur pensée et de leur sang … » Site Curagio
La résistance au fascisme, écrit de prison.
Pierre-Jean Milanini (extraits)
A li franchi sentimenti Ci vol' a purtà rispettu Salut'a l'omu chi mori Par l'idea ch'ell'a cretu Ma lu spionu, lu ruffianu Ch'ellu sia maladettu Ch'ellu sia da licorbi Puzzendu ne lu filettu Trapassatu Monte d'oru Lucendu da matinata Ni sô ghiunt'a lu Cuscionu Duva l'erba è profumata Po'n'Alcudin'n'Bavella Duva la muvra * è piattata Corsica sarè piu bella Quandu sarè liberata Pens'a vo'cari zitelli Chi saret'omi dumani Sempri, sempri pinsareti A li lotti di l'anziani Par la Libertà, la Paci, Caduti l'arm'a la mani. Seguitendu li so'traci Sareti'brav'e umani. Aux sentiments sincères Nous devons le respect Je salue l’homme qui meurt Pour l’idée à laquelle il a cru Mais l’espion, le ruffian Qu’il soit maudit Qu’il soit jeté aux corbeaux Puants dans les fougères Par delà le Monte d’Oru A la lumière du matin Je suis arrivé au Cuscionu Là où l’herbe embaume Puis à l'Incudine à Bavella Là où la muvra* est tapie La Corse sera plus belle Quand elle sera libérée Je pense à vous chers enfants Qui serez des hommes demain Toujours toujours vous penserez Aux luttes des anciens Pour la liberté et la paix Tombés les armes à la main En suivant leurs traces Vous deviendrez des hommes courageux

60ème anniversaire de la libération de la Corse, (septembre 2008). Cérémonie du souvenir à Piedicorte di Gaggio, devant la plaque rappelant les noms de ceux qui sont tombés lors de l’attaque de l’aviation allemande en 1943 : Victor Antonetti, Marguerite Mariotti, Thérèse Massiani, Marius Pietri, Rose Simoni, Valérie Luccioni, Jeanne Rossi, Estelle Ottavi, Jean-Noël Corazzini. Les enfants de l'école de Piedicorte di Gaggio étaient associés à cette cérémonie

* Muvra : journal irrédentiste paru à Ajaccio, de 1923 à 1940

Chère Lella, Tu es née il y a 100 ans et tu as été une petite fille qui, comme nous, courait, jouait et riait dans les ruelles de notre beau village. Comme nous tous tu aimais la vie, ta famille et ta Corse natale. Quand tu as grandi tu t’es battue pour que ton pays, la France, soit libérée de l’armée allemande qui l’occupait. Ton courage t’a enlevé cette vie que tu aimais tant. Mais les ennemis n’auront pas réussi à te faire disparaître complétement si nous les enfants, 100 ans après ta naissance, nous ne t'oublions pas. Commémoration du centenaire de Danielle Casanova. Léa Secondi, classe de CM2 à Piana.
Commémoration de la mort de Danielle Casanova. en mai 2007 par le comité national de liaison des anciens déportés

Pour le 60ème anniversaire de la libération, une Plaque du Souvenir a été apposée au collège de Petreto-Bicchisano
IN MIMORIA COLLEGIEN DE PETRETO-BICCHISANO SOUVIENS-TOI QU'ILS ETAIENT TOUS ELEVES DE CETTE ECOLE 1939 – 1945 20 MORTS DANS LE MAQUIS DE LA RESISTANCE DANS LES CAMPS DE CONCENTRATION SUR LES CHAMPS DE BATAILLES 35 DEPORTES VERS L'ILE D'ELBE QUE LEUR MEMOIRE TOUJOURS NOUS ANIME 60ème ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION DE LA CORSE SEPTEMBRE 2003

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IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
« L'action des francs-tireurs a préservé la plupart des villages d'une occupation meurtrière et persuadé l'ennemi qu'une poussée au cœur de l'ile lui couterait de durs sacrifices ». Maurice
Choury « Tous bandits d'honneur »

Hommage aux combattants sur le plateau de Ciniccia

Commémoration en septembre 2009, devant monument du 1er bataillon de choc à Calvi.

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Cérémonie au monument de la résistance à Ajaccio.

65ème anniversaire de la libération de la Corse. En Octobre 2008, en présence du député-maire de Biguglia Sauveur Gandolfi-Scheit, cérémonie au Cimetière Militaire du Commonwealth, où reposent près de 60 jeunes soldats anglais, australiens et canadiens.

67ème anniversaire de la bataille du col de San Stefanu. Cérémonie en hommage aux anciens de la 4ème Division Marocaine de Montagne et du 1er Régiment de Tirailleurs Marocains.

Hommage aux combattants au monument du col de San stefano

Commémoration à Bastia, en Octobre 2004, devant le Monument des martyrs de la libération.

Commémoration à Arone, de la livraison, le 6 février 43, des premières armes destinées à la résistance (450 mitraillettes et 6000 cartouches) 2ème phase de la mission « Pearl Harbor ».

En septembre 2010, l'association du souvenir des combats du tunnel d'Usciolu-Baccinu et l'ANACR ont rappelé la lutte des résistants du massif de Cagna pour la libération de la Corse

Commémoration à Casta en hommage à Dominique Vincenti et aux résistants du Niebbu.

Commémoration le 22 septembre 2010 à Conca devant les tombes de l’aspirant Michelin, Jean Baptiste Leccia et Paul Cavalloni, qui perdirent la vie le 22 septembre 43 pour protéger Conca des représailles allemandes.

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IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
« Lorsque le temps aura apaisé les passions personnelles et les querelles partisanes, lorsque des historiens sereins auront élagué le folklore et les légendes, les distorsions volontaires ou non, en s’appuyant sur les documents de la clandestinité, la vérité historique se fera jour et retiendra l’immense élan de tout un peuple contre la tyrannie » Arthur Giovoni . Discours
d’inauguration de la rue Maurice Choury à Ajaccio (7 octobre 1989)

Cérémonie au square Griffi à Ajaccio devant le Buste de Pierre Griffi

Remise de la médaille militaire à Paul Antoine Serpaggi à Alata et dépôt de gerbe à la maison de Barthelemy Torresi

Dépôt de gerbe en hommage à Michel Bozzi, discours du maire et dépôt de gerbe le 9 septembre 2009 au monument au morts, en hommage aux combattants de Coti-Chiavari

Cérémonie du souvenir près de la plaque apposée à Foci-Livesi, là où tombèrent Dominique Bighelli et Jean-Baptiste Giacomini

Cérémonie du 9 septembre 2010 à Olmeto 67 anniversaire de la libération de la Corse Le rôle tenu par les femmes pendant la résistance a été souligné : « Le colonel TANGUY pouvait déclarer : sans les femmes la moitié de notre travail aurait été impossible (...) venues d’horizons et de milieux différents , elles ont été nombreuses à s’engager dans la lutte contre l’occupant fasciste. Leur rôle a été déterminant sous des aspects multiformes : agent de liaison, hébergement et ravitaillement des maquisards transport d’armes , faire le guet et veiller à la sécurité de tous. Ce sont ces petits faits qui ont contribué à faire la grande histoire ».
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IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
« S'ils sont morts Liberté, ces braves en ton nom, béni soit le sang pur qui fume vers ta gloire »

Cérémonie en hommage à Robert Lapina à Rapale, le 26 août 2009, jour anniversaire de sa mort.

Cérémonie en hommage aux Franc-tireurs de Sorbo Ocagnano-Querciolo, Fiumaltu Casinca, victimes le 28 septembre 1943 d'une mine que les Allemands avaient placée à un barrage.

Le 7 septembre 1996, dépôt de gerbe devant la plaque des 446 soldats italiens de la division Legnano-Friuli, tombés pour la libération de la Corse

Les anciens du 1er « Choc » ont fleuri le « Casabianca »

Le 53 ème anniversaire de la libération de la Corse : Cérémonies du souvenir à Bastia, du 7 au 9 septembre 1996. Battista Fusela et Pierre Orsoni (ANACR2B) ont invité les « Partigiani », anciens combattants italiens, à cette cérémonie.

Un hommage a été rendu à Gabriella Degli Espositi, présentée comme la « Danielle Casanova italienne » Cérémonie du souvenir le 17 septembre 1995 devant la prison « Forte Urbano » de Castelfranco où périrent, sous les bombardements alliés, le 17 septembre 1944, 7 résistants corses, 17 partisans italiens antifascistes, et 7 non identifiés.

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IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté
Le Chant Des Partisans - Paroles: Maurice Druon, Joseph Kessel Ce chant est devenu l’indicatif de l’émission de la radio britannique BBC Honneur et Patrie, puis signe de reconnaissance dans les maquis.
Ami entends-tu Le vol noir des corbeaux Sur nos plaines. Ami entends-tu Les cris sourds du pays Qu'on enchaîne, Ohé partisans Ouvriers et paysans C'est l'alarme! Ce soir l'ennemi Connaîtra le prix du sang Et des larmes… Ohé! les tueurs A la balle et au couteau Tuez vite! Ohé! saboteurs Attention à ton fardeau Dynamite C'est nous qui brisons Les barreaux des prisons Pour nos frères. La haine à nos trousses Et la faim qui nous pousse, La misère. Il y a des pays Où les gens au creux des lits Font des rêves. Ici, nous vois-tu Nous on marche et nous on tue Nous on crève… Ici, chacun sait Ce qu'il veut, ce qu'il fait Quand il passe Ami, si tu tombes, Un ami sort de l'ombre A ta place. Demain du sang noir Séchera au grand soleil Sur les routes. Chantez compagnons, Dans la nuit, la liberté Nous écoute… Ami, entends-tu Les cris sourds du pays qu'on enchaîne!… Ami, entends-tu Le vol noir des corbeaux Sur nos Plaines !…

Le Chant Des Partisans - Antoine Ciosi
Amicu un' senti i curbacci in la piegghja arrabiati Amicu un' senti lagna i paesi Incadenati Aio, patriotti di campagnao di citta chj ghje l'ora Sta sera un' dubita chi u nemicu l'avemu da lampa fora Ogn'unu he cusciente oramai di l'improntu di a mossa Amicu s'e tu caschi venera un'altr'omu a la riscossa Dumane sicchera u to sangue sott' a le so botte Cantate o'fratelli chi ci sente a liberta sta notte

Montez de la mine, Descendez des collines, Camarades. Sortez de la paille Les fusils, la mitraille, Les grenades.

Le temps du noir et blanc (l'occupation italienne). Antoine Ciosi
Le temps jaunit dans les mémoires et les couleurs sont délavées Quarante trois c'est de l'histoire, Quarante trois c'est du passé C'était le temps du noir et blanc Avec l'espoir comme soleil C'était le temps où les fascistes nous empêchaient de voir le ciel Lamentu a Nicoli O cum’è tù cunniscie Le bellezze di lu core Prima di piglià le vie Chì ti purtonu da more Quandu chì le negre spie Lentonu lu so furore A cità n’era durmente E le case insunnulite Quandu a quellu muru arrente S’apriinu le to ferite L’anima turnò dulente E le lacrime salite. Il y avait pourtant des hommes étranges qui se battaient dans les maquis Risquant la mort pour que tout change Ainsi pensaient Marchi et Croce, Bighelli e Giacomini e tanti altri Il y avait parfois des chansons roses qui flottaient dans le ciel tout gris L'amour, irrésistible chose Avait les traits de Bel ami Chemises noires et chars d'assaut C'était l'horreur qui défilait On ne savait rien de Tito, un frère à nous le connaissait C'était le temps du noir et blanc et de la France partagée C'était l'époque où le printemps voyait ses roses fusillées C'était le temps du noir et blanc et de la Corse abandonnée C'était le temps des Italiens Personne ne peut l'oublier Et depuis tout crie dans les vitrines Mais ma mémoire a encore faim Une autre espèce de famine La vie a changé de chemin Les documents de ce temps là sont devenus presque marrons Je me souviens d'un ciel tout ocre Et des hauts murs d'une prison C'était le temps d'un sous-marin Casabianca, le mystérieux Il a changé notre destin et eut un rôle merveilleux C'était le temps du noir et blanc Depuis la vie est en couleur Mais j'ai la nostalgie du temps où on pensait avec le coeur

Dessin de Lucien Fontanarosa pour Tous bandits d'honneur ! , le livre de Maurice Choury.

Quale sà cum’ellu fece Lu boia quella matina A imponeli la so legge Cù la so manu assassina Ma à tè n’ùn pobbe regge For di metteti in ruvina.

L'affiche rouge. Poème d'Aragon, mis en musique par Léo Ferré (hommage aux combattants de la MOI, et plus particulièrement au groupe Manouchian.)

Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes Ni l'orgue ni la prière aux agonisants Onze ans déjà que cela passe vite onze ans Vous vous étiez servis simplement de vos armes La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants L'affiche qui semblait une tache de sang Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles Y cherchait un effet de peur sur les passants Nul ne semblait vous voir Français de préférence Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants Avaient écrit sous vos photos morts pour la France Et les mornes matins en étaient différents Tout avait la couleur uniforme du givre A la fin février pour vos derniers moments Et c'est alors que l'un de vous dit calmement Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses Adieu la vie adieu la lumière et le vent Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses Quand tout sera fini plus tard en Erivan Un grand soleil d'hiver éclaire la colline Que la nature est belle et que le coeur me fend La justice viendra sur nos pas triomphants Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant

Quellu affissu Jacques Fusina

zifratu

par

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Sciacconu quell'affissu una maned'inguernu Nant'à li muri scalcinati di a cità À l'albore tristezza è senza umanità U carrughju paria a porta di l'infernu Chì sparitu ne era ogni segnu pietà Eranu una vintina d'omi ritrattati A faccia mascherata à tratti d'al di là Chì lasciavanu sola un'idea d'età È u penseru stancu à l'ochji tribulati Quale sò issi figlioli, dite per carità Ma nimu si frastorna è nimu si ribella Chì pesa tantu in core a guerra à sistemà Chì costa troppu tandu un attu libertà È si terne dinù la disgraziata stella Chì quella infamità fermava da inventà


 
 
 


IN MEMORIAM 1940 – 1945 Aux Corses qui ont donné leur vie pour la liberté A tous ceux qui ont donné leurs vies en Corse pour la liberté

Une plaque commémorative a été inaugurée sur le sous-marin Casabianca pour honorer les membres de la première mission en Corse occupée.

Le sous-marin anglais Saracen, parti d’Alger le 7 février 1943 débarque la Mission Frederick trois jours après, à Cupabia, au nord de Propriano

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